2 113 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 113
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 670
Avec résumé IA
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Cette décision du Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de Mme A... qui contestait des mises en demeure de payer un montant de 252 078 euros au titre de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux pour 2006 et 2007. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision de rejet de l'administration, le jugeant inopérant dans le cadre d'un recours en matière de recouvrement. Il considère que les impositions sont devenues exigibles après le jugement du tribunal administratif du 27 octobre 2021 ayant rejeté la contestation sur le fond, et que l'appel ou le pourvoi en cassation n'en suspendent pas l'exigibilité en l'absence de sursis à exécution. La solution est fondée sur les articles L. 281 et L. 277 du livre des procédures fiscales.
Avocat : YON
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de la société Ulysse Pila, qui contestait des rappels de cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 à 2017, suite à la remise en cause du crédit d'impôt recherche (CIR) dont elle avait bénéficié pour l'élaboration de nouvelles collections. Le tribunal a jugé que la société, bien que ne disposant pas de moyens de production prépondérants dans ses propres locaux, exerçait une activité industrielle au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts, en raison de l'intégration forte de son activité de fabrication avec ses sous-traitants et de l'utilisation d'importants moyens techniques. Toutefois, le tribunal a rejeté la demande de la société concernant l'inclusion de certaines dépenses de personnel à caractère commercial dans l'assiette du crédit d'impôt, faute de démonstration de leur éligibilité. La solution retenue est un rejet partiel de la requête, laissant à la charge de la société les rappels contestés pour les dépenses non éligibles.
Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la demande de la société easyJet visant à engager la responsabilité de l'État pour l'illégalité de la décision du 10 juillet 2008 autorisant le licenciement de M. A..., annulée par un jugement confirmé en appel. Le tribunal a reconnu une faute de l'État, mais a également retenu une faute de l'employeur, réduisant de moitié la responsabilité de l'État. La solution retenue est fondée sur les principes généraux de la responsabilité de la puissance publique et l'article L. 2422-4 du code du travail. Le tribunal a ainsi partagé la responsabilité entre l'État et la société easyJet.
Avocat : SCP LYON-CAEN & THIRIEZ
Avocat : GUYON
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du ministre de l'intérieur refusant la protection fonctionnelle à M. B..., agent contractuel. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les éléments fournis ne démontrant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat justifiant une intervention avant le jugement au fond. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., agent communal, d'une demande de suspension de la décision du maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône lui refusant le bénéfice de la protection fonctionnelle. Le juge des référés a rejeté la requête par une ordonnance motivée, en application de l'article L. 522-3 du même code, après avoir constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie. Il a estimé que le requérant n'avait pas apporté d'éléments suffisants démontrant que le refus de protection fonctionnelle lui causait une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en termes de conséquences financières ou sanitaires, justifiant une intervention urgente avant le jugement au fond.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... contestant un arrêté de transfert vers le Portugal, pris par le préfet de police le 22 septembre 2025. La requête a été jugée tardive car enregistrée le 12 novembre 2025, bien après l'expiration du délai de recours de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a précisé qu'une demande d'aide juridictionnelle ne proroge pas ce délai, l'étranger pouvant solliciter la désignation d'office d'un avocat auprès du président du tribunal. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste, fondé sur les articles R. 922-17, L. 572-4, L. 921-1 et R. 921-3 du même code.
Avocat : BAYONNE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser des préjudices résultant de la suspension de son contrat de travail pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19. La requête a été jugée prématurée car, à la date de l'ordonnance, l'administration n'avait pas encore pris de décision expresse ou implicite sur la demande indemnitaire préalable de la requérante. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension présentées par Mme et M. D... concernant le retrait des autorisations implicites d'instruction en famille pour leurs trois enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation ou à l'intérêt supérieur des enfants, compte tenu notamment du caractère tardif de leur saisine après le début de l'année scolaire. Les décisions contestées, prises par l'inspecteur d'académie du Rhône, ont donc été maintenues, et les conclusions accessoires (injonction, astreinte, frais) ont été rejetées.