59 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
59
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 720
Avec résumé IA
Avocat : ZAEGEL
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet d'Ille-et-Vilaine avait légalement fondé sa décision sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), après un examen suffisant de la situation personnelle de l'intéressé, notamment de son état de santé. Les moyens soulevés, dont la motivation insuffisante et la méconnaissance de l'accord franco-algérien, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant tunisien, visant à annuler un arrêté d'éloignement urgent. Le juge a estimé que le préfet d'Ille-et-Vilaine avait légalement pris sa décision, en relevant notamment la situation irrégulière de l'intéressé, ses précédentes obligations de quitter le territoire non exécutées et l'absence de justification suffisante de ses liens familiaux en France. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3).
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 6 mars 2025 refusant un titre de séjour à Mme A..., ressortissante géorgienne, et les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an). La solution retenue est fondée sur un défaut d'examen complet de la situation de la requérante, le préfet n'ayant pas mentionné dans sa décision les éléments relatifs à sa situation professionnelle pourtant transmis. Le tribunal a ainsi jugé que la décision de refus de séjour était entachée d'illégalité, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'ensemble des décisions contestées. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 613-1, et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 9 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et fondé sur un examen particulier de la situation de l'intéressé, entré irrégulièrement et condamné pour violences. La décision retient que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches stables en France.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant albanais, contestant un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH et du paragraphe 1 de l'article 3 de la CIDE étaient infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction de M. B....
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. C..., ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 26 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de son état de santé. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait correctement apprécié la situation, notamment la disponibilité du traitement nécessaire dans le pays d'origine. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. C....
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant togolais, contre un arrêté préfectoral du 2 avril 2025 refusant un titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a admis provisoirement M. A... à l'aide juridictionnelle. Il a ensuite analysé les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a rejeté la requête, estimant que les décisions attaquées étaient légales et suffisamment motivées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 10 octobre 2024. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, jugeant la requête recevable. Sur le fond, le tribunal a estimé que le moyen tiré du vice de procédure concernant la consultation du fichier TAJ était inopérant, dès lors que l'arrêté litigieux ne se fondait pas sur les informations issues de ce fichier. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la présence de M. A... constituait une menace pour l'ordre public, justifiant ainsi le refus de séjour et les mesures d'éloignement sur le fondement des articles L. 412-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour opposé à Mme C... par les autorités consulaires à Port-au-Prince. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa sollicité a été délivré le 26 août 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l’Etat à verser 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 15 septembre 2025 par laquelle l'OFII avait refusé à M. et Mme B..., demandeurs d'asile en réexamen, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a jugé que cette décision était entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de la situation de vulnérabilité de la famille, notamment en raison de la grave dépression post-partum de Mme B... et de leur isolement. En application des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation des requérants dans un délai de huit jours.