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**Sujet principal** : Recours en annulation d'un changement d'échelon d'affectation d'une directrice d'école, motivé par un conflit professionnel et des allégations de harcèlement moral. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (formation de 1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a jugé la requête recevable, écartant la qualification de mesure d'ordre intérieur, car la requérante soutenait que sa mutation constituait une sanction déguisée liée à des faits de harcèlement. Il a ordonné une mesure d'instruction complémentaire (une enquête) pour établir les faits et déterminer si la décision administrative était justifiée ou si elle portait atteinte à une liberté fondamentale (le droit de ne pas subir de harcèlement moral). **Textes appliqués** : L'article L.133-2 du code général de la fonction publique (interdiction du harcèlement moral) et l'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté).
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la SELARL MJ AIR, mandataire judiciaire de la SARL 2502 France, qui contestait des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés suite à une vérification de comptabilité. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant d'éventuelles irrégularités de procédure (remise tardive d'un fichier, refus de pièces, convocations), n'étaient pas établis ou étaient inopérants. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de la société Duho Immobilier visant à annuler la délibération du conseil municipal de Rettel cédant un terrain à la société B... Promotion. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment le défaut supposé de publication et d'information des conseillers municipaux (articles L. 2121-10 et L. 2121-13 du CGCT), sont inopérants ou non fondés, et que l'allégation de détournement de pouvoir n'est pas étayée par des preuves suffisantes. En conséquence, la délibération municipale est jugée légale.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de la préfète du Bas-Rhin visant à annuler la délibération municipale autorisant une cession immobilière. Le tribunal estime que les conseillers municipaux ont été suffisamment informés, respectant ainsi les articles L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, et que la délibération est régulièrement motivée au sens de l'article L. 2241-1 du même code. La demande d'annulation est donc rejetée.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. A..., qui contestait sa non-sélection et la nomination d'un autre candidat au poste de chef de bureau de l'armement et des munitions. Le tribunal a jugé que l'administration avait respecté les obligations légales de publicité du poste, notamment les délais de publication prévus par le code général de la fonction publique et le décret du 28 décembre 2018. Il a estimé que le requérant, ayant déposé sa candidature hors délai pour la publication interne, ne pouvait se prévaloir d'un vice de procédure.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté le recours en excès de pouvoir d'un brigadier de police contestant son reclassement au grade de brigadier-chef de classe normale. Le tribunal a jugé que la promotion contestée résultait de l'application mécanique des dispositions du décret n° 2023-676 du 28 juillet 2023 sur le reclassement statutaire, et non d'une appréciation discrétionnaire ou d'une sanction déguisée. Les moyens invoqués (erreur d'appréciation et détournement de procédure) ont été écartés, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'exception d'irrecevabilité soulevée par le ministre de l'intérieur.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir d'un officier de gendarmerie contre son arrêté de radiation des cadres. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal déclare la requête irrecevable car l'officier n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission des recours des militaires dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision contestée. **Textes appliqués** : Les articles R. 4125-1 et R. 4125-2 du code de la défense, qui imposent cette procédure préalable pour les militaires contestant un acte relatif à leur situation personnelle, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'arrêté n'est pas entaché d'incompétence, que l'administration a procédé à un examen individuel de la situation du requérant, et que le refus de séjour est légal, notamment au regard des conditions d'obtention d'une autorisation de travail. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 421-1 et L. 421-3) et Code du travail (articles L. 5221-2 et R. 5221-17).
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant la quitter le territoire. Le tribunal constate qu'un titre de séjour a été délivré à l'intéressé après l'introduction de sa requête, sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction, et rejette la demande de condamnation aux dépens.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a statué sur la demande d'une ancienne assistante hospitalo-universitaire visant à contraindre son employeur à lui délivrer des documents de fin de contrat. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la transmission de l'attestation employeur et de l'attestation de fin de fonctions, ces documents ayant été communiqués après l'introduction de la requête. En revanche, il a rejeté la demande concernant le certificat administratif de services, estimant que la requérante n'avait pas démontré l'utilité de cette mesure.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la requête d'une ressortissante ivoirienne demandant l'injonction de délivrer un titre de séjour et une indemnisation pour préjudice moral. Le juge estime que l'octroi définitif d'un titre excède sa compétence provisoire et que la réparation pécuniaire n'est pas possible dans cette procédure d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 511-1 du code de justice administrative, qui régissent les conditions de l'urgence et le caractère provisoire des mesures en référé.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande d'injonction du requérant visant à contraindre le préfet de la Moselle à statuer sur sa demande d'admission au séjour. Le juge a estimé que le silence de l'administration pendant plus de quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, ce qui rendait l'injonction impossible car elle ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La juridiction a également considéré que l'urgence n'était pas caractérisée, notamment après la convocation du requérant et la prolongation de son récépissé par la préfecture. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'un étranger sollicitant l'injonction au préfet de lui fixer un rendez-vous et de lui délivrer un récépissé. Cette décision fait suite à la délivrance, postérieurement à l'introduction de la requête, d'un récépissé valide par la préfecture. Le juge a également rejeté la demande d'allocation de somme au titre des frais du litige.
**Sujet principal** : Demande en référé d’injonction au préfet du Bas-Rhin de délivrer une attestation de prolongation d’instruction d’une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge constate qu’il n’y a plus lieu de statuer (non-lieu à statuer), car l’administration a, postérieurement à la requête, délivré au demandeur une attestation de décision favorable et a accordé la carte de séjour sollicitée. La demande a donc perdu son objet. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté une demande de suspension d'un permis de construire (référé-suspension). Le juge a estimé que la requête au fond, déposée parallèlement, était irrecevable en raison d'une notification irrégulière du recours gracieux préalable, ce qui rendait la demande tardive. Par conséquent, les conditions légales de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (urgence et doute sérieux sur la légalité) n'ont pas pu être examinées.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension d’une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas caractérisée, malgré les conséquences alléguées sur la situation de la requérante. En revanche, celle-ci a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exclusion définitive d'une étudiante en soins infirmiers. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, en raison d'un délai de plus de cinq mois entre la notification de la décision et la saisine du juge, non justifié par les circonstances invoquées. La requête est donc rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête d'un fonctionnaire de La Poste contestant le refus de lui verser une prime d'équipe pour deux périodes. La juridiction s'est d'abord déclarée compétente, considérant que le litige concernait la situation individuelle d'un agent de droit public. Sur le fond, elle a jugé que le refus d'attribution de la prime, motivé par l'exercice du droit de grève du requérant, était légal et ne constituait pas une sanction disproportionnée. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de la loi du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du service public de La Poste.
**Sujet principal** : Recours contre le refus implicite d'une maire d'attribuer un numéro de voie et de poser une signalisation sur un chemin. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (formation de 1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SCI EJB. Il estime que le chemin des Tilleuls est un chemin rural appartenant au domaine privé communal, et non une voie urbaine du domaine public. Par conséquent, la maire n'est pas tenue par les dispositions relatives à la numérotation des voies urbaines et n'a pas commis d'erreur de droit en refusant d'attribuer un numéro ou de poser une signalisation. **Textes appliqués** : Articles L. 111-1 du code de la voirie routière, L. 161-1 du code rural et de la pêche maritime, et l'ordonnance du 7 janvier 1959, pour déterminer la nature juridique de la voie.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête d'une proviseure-adjointe contestant son placement en délégation rectorale et son affectation provisoire dans un collège de catégorie inférieure pour l'année scolaire 2023-2024. La juridiction a estimé que ces décisions, prises suite à une contre-indication médicale dans son établissement d'origine et en l'absence d'obtention d'une mutation, étaient conformes aux préconisations médicales et aux règles applicables, notamment le décret n° 2001-1174 du 11 décembre 2001. Elle a également jugé irrecevable la demande d'annulation de la baisse de rémunération accessoire liée au changement de catégorie d'établissement.