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Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C..., ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du préfet de la Moselle du 4 février 2026 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le requérant invoquait notamment sa situation familiale, en tant qu'ascendant d'une fille ayant obtenu le statut de réfugié. Le tribunal a estimé que le préfet avait bien pris en compte les éléments personnels de l'intéressé, mais que ce dernier ne justifiait pas contribuer à l'éducation de son enfant ni entretenir de relation avec elle. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient l'édiction d'une interdiction de retour en cas de maintien irrégulier sur le territoire, en l'absence de circonstances humanitaires.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, contestant l’arrêté du préfet du Bas-Rhin du 6 février 2026 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an, ainsi que l’arrêté d’assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sur le fondement des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 21 janvier 2026 par lequel le préfet du Bas-Rhin avait décidé le transfert de Mme C..., ressortissante guinéenne, aux autorités espagnoles, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence du 28 janvier 2026. Le tribunal a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, compte tenu de la situation familiale de la requérante, dont l'époux avait déposé une demande d'asile en France et avec lequel elle attendait un enfant. En conséquence, il a enjoint au préfet d'admettre Mme C... au séjour au titre de l'asile et de lui remettre une attestation de demande d'asile en procédure normale.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral fixant la Tunisie comme pays de renvoi d'un étranger frappé d'une interdiction définitive du territoire français. Le tribunal écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'absence de délégation de signature, le défaut de motivation, l'absence d'interprète lors de la notification, et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il estime que la décision est régulière et que le requérant n'apporte pas la preuve que son état de santé l'exposerait, en Tunisie, à un traitement inhumain ou dégradant ou que son éloignement porterait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement sans délai d'un ressortissant marocain. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que la décision était régulièrement signée, fondée sur un examen sérieux de la situation (notamment des violences conjugales entraînant une condamnation), et que l'atteinte à la vie familiale au sens de l'article 8 de la CEDH était justifiée et proportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière et un arrêté d'assignation à résidence pris par le préfet du Bas-Rhin. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient légales, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et a rejeté les moyens tirés d'une prétendue absence de délégation de signature et d'une méconnaissance des conventions européennes des droits de l'homme et relative aux droits de l'enfant. La demande d'injonctions et de suppression du signalement Schengen a également été rejetée.
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'accorder les conditions matérielles d'accueil (CMA) à un demandeur d'asile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, considérant que le refus de l'OFII est légal. Il écarte notamment les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de la méconnaissance de la procédure d'évaluation de la vulnérabilité. **Textes appliqués** : Les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), fondant le refus des CMA pour dépôt de la demande d'asile hors délai (90 jours) sans motif légitime.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une notification de clôture d'instruction pour renouvellement de carte de séjour. La juridiction estime que cette notification, motivée par un dossier incomplet, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. Elle accorde en revanche l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article R. 431-10 et son annexe 10.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. B... C... visant à annuler son assignation à résidence. Le juge estime que l'arrêté préfectoral est légal, notamment car il est suffisamment motivé et que la procédure a respecté le droit d'être entendu. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante vénézuélienne, contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée était fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la présentation tardive de sa demande d'asile, au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours. Le tribunal a estimé que l'OFII avait pris en compte la vulnérabilité de la requérante, conformément aux articles L. 522-1 et L. 522-3 du même code, et que le refus n'était entaché ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, était saisi par Mme B... d’une opposition à une contrainte émise par la CAF du Haut-Rhin pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement sociale. Le tribunal a rejeté la requête comme présentée devant une juridiction incompétente. Il a jugé que, pour les indus d’aide au logement social antérieurs au 1er janvier 2020, le contentieux relève du juge judiciaire en application des articles L. 835-4 et L. 831-1 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, était saisi par Mme C... d’un recours contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 201,99 euros et une pénalité pour fraude. Le tribunal a d'abord limité le litige à la seule demande de remise gracieuse de l'indu, constatant que la contestation du bien-fondé de la dette n'avait pas été précédée du recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 845-2 du code de la sécurité sociale et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Il s'est ensuite déclaré incompétent pour connaître de la pénalité administrative et de la réparation du préjudice, ces contestations relevant, en application de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale, du tribunal des affaires de sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a examiné la requête de M. A... contestant des retraits de points sur son permis de conduire pour des infractions des 26 juillet 2021 et 6 octobre 2022. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le retrait de points lié à l'infraction de 2021, le ministre de l'intérieur ayant retiré cette décision en cours d'instance. Pour l'infraction du 6 octobre 2022, le moyen de M. A... contestant l'imputabilité des faits a été jugé inopérant, car relevant de la compétence exclusive du juge pénal en vertu des articles 529-2, 530 et 530-1 du code de procédure pénale. En conséquence, le surplus des conclusions de la requête a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a examiné la demande de Mme B... visant à contester l’annulation de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. La requérante s’est désistée de ses conclusions concernant les infractions des 23 juin 2023, 24 juillet 2023 et 20 avril 2023, ainsi que de la décision 48SI du 27 février 2024, désistement dont il a été donné acte. Sur le fond, le tribunal a rejeté le surplus de la requête, considérant que la réalité de l’infraction du 25 juillet 2024 était établie par le relevé d’information intégral, conformément à l’article L. 223-1 du code de la route, et que l’obligation d’information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du même code avait été satisfaite lors d’une infraction antérieure. La solution retenue est donc le rejet des conclusions restantes de Mme B....
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 14 novembre 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a relevé que la décision avait été notifiée le 22 novembre 2024 et que la requête, enregistrée le 7 mai 2025, était tardive au regard du délai de recours contentieux de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, sans examen du fond.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A... pour contester une décision de la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin du 8 juillet 2025, qui lui accordait une remise gracieuse partielle d’une dette de prime d’activité (laissant 681,26 euros à sa charge) et refusait l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a rejeté la contestation relative au refus d’AAH, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 821-5 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Concernant la demande de remise gracieuse supplémentaire de la dette, le tribunal l’a jugée irrecevable, car Mme A... avait déjà vu sa demande rejetée par un jugement du 27 décembre 2024, devenu définitif. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une remise gracieuse totale de sa dette de revenu de solidarité active (RSA), après que la caisse d’allocations familiales du Bas-Rhin lui avait déjà accordé une remise partielle, laissant à sa charge 570,49 euros. Le juge unique a estimé que, bien que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, elle n’a apporté aucun document prouvant sa situation de précarité, condition nécessaire pour obtenir une remise supplémentaire. La décision s’appuie sur les articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, qui encadrent la récupération des indus et les conditions de remise gracieuse.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin de lui accorder une remise gracieuse d'une dette de 826,62 euros de prime d'activité. Le juge a estimé que, bien que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, celle-ci n'a pas apporté de justificatifs démontrant sa situation de précarité financière. En application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, la remise gracieuse est subordonnée à la réunion des conditions de bonne foi et de précarité, cette dernière n'étant pas établie en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision de la CAF.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a examiné le recours de Mme A... contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de la Moselle de lui accorder une remise gracieuse sur deux dettes : un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 843,23 euros et un trop-perçu de prime d'activité de 171,96 euros. Le tribunal a annulé la décision du 10 juillet 2025 concernant la dette de RSA, estimant que la bonne foi de la requérante n'était pas contestée et que sa situation de précarité justifiait une remise partielle. En application des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, une remise gracieuse de 800 euros a été accordée sur la dette de RSA.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition de M. B... à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin pour le recouvrement d'un indu d'aide au logement de 1 826 euros. Le tribunal a considéré que l'indu était fondé, M. B... ayant perçu l'aide pour un logement qu'il avait quitté en novembre 2022, sans justifier d'une demande valable pour son nouveau logement. La contrainte a été jugée régulière, la dette n'étant pas prescrite, la notification de l'indu datant du 29 août 2023 et une mise en demeure ayant été réceptionnée le 15 janvier 2025. La décision s'appuie sur les articles L.821-1 et L.823-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L.553-1 du code de la sécurité sociale.