Acquisition congés payés pendant arrêt maladie : le droit européen en 2026
L'acquisition congés payés pendant arrêt maladie droit européen constitue l'un des sujets les plus contentieux du droit social français en 2026. Alors que près de 15% des litiges prud'homaux portent sur les droits à congés payés, la transposition des directives européennes continue de faire débat. Cet article vous explique en détail les règles applicables, la jurisprudence récente du Conseil d'État et les démarches à suivre pour faire valoir vos droits.
Ce que vous allez apprendre
- Les principes du droit européen concernant l'acquisition de congés payés pendant un arrêt maladie
- Les différences entre maladie d'origine professionnelle et non professionnelle
- Les arrêts récents du Conseil d'État (2026) et leur impact sur votre situation
- Les démarches pratiques pour réclamer vos jours de congés non acquis
- Les sanctions encourues par l'employeur en cas de non-respect
- Comment un avocat spécialisé peut vous accompagner dans vos démarches
Les fondements du droit européen sur les congés payés
Le droit européen, via la Directive 2003/88/CE concernant certains aspects de l'aménagement du temps de travail, pose le principe fondamental selon lequel tout travailleur bénéficie d'un congé annuel payé d'au moins quatre semaines. Cette directive a été interprétée par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) dans plusieurs arrêts majeurs, notamment l'arrêt Schultz-Hoff (2009) et l'arrêt KHS (2011).
La CJUE a clairement établi que le droit au congé annuel payé est un principe de droit social européen particulièrement important, auquel il ne peut être dérogé que dans les limites expressément prévues par la directive. En matière d'acquisition congés payés pendant arrêt maladie droit européen, la Cour a jugé que les travailleurs en arrêt maladie continuent d'acquérir des droits à congés payés, même en cas d'absence prolongée.
L'article L. 3141-3 du Code du travail français, modifié pour être conforme au droit européen, prévoit désormais que le salarié acquiert des congés payés pendant les périodes de suspension du contrat de travail pour cause d'accident du travail ou de maladie professionnelle. Pour les maladies non professionnelles, la situation a longtemps été plus restrictive, mais la jurisprudence récente tend à aligner le droit français sur les exigences européennes.
"Le droit au congé annuel payé constitue un principe de droit social européen fondamental. Les États membres ne peuvent pas limiter ce droit de manière disproportionnée, même en cas de maladie de longue durée."
Maître Sophie Delacroix, avocate spécialisée en droit social
L'arrêt Schultz-Hoff et ses conséquences
Dans l'arrêt Schultz-Hoff (C-350/06, 20 janvier 2009), la CJUE a affirmé que les travailleurs en arrêt maladie conservent leur droit au congé annuel payé. Cette décision a obligé la France à réviser sa législation. Aujourd'hui, le Code du travail reconnaît que les périodes d'arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle sont assimilées à du temps de travail effectif pour le calcul des congés payés.
La transposition en droit français
La loi du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels a intégré ces principes. L'article L. 3141-5 du Code du travail liste les périodes assimilées à du travail effectif, incluant les arrêts pour accident du travail et maladie professionnelle. Pour les maladies non professionnelles, la situation reste plus nuancée, mais les avocats spécialisés recommandent de se référer systématiquement au droit européen.
Maladie professionnelle vs maladie non professionnelle : quelles différences ?
La distinction entre maladie professionnelle et maladie non professionnelle est cruciale pour déterminer vos droits à l'acquisition congés payés pendant arrêt maladie droit européen. En 2026, le Code du travail prévoit un traitement différencié, bien que la jurisprudence européenne tende à harmoniser les règles.
Les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle
Conformément à l'article L. 3141-5 du Code du travail, les périodes d'arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle sont intégralement assimilées à du temps de travail effectif pour le calcul des congés payés. Cela signifie que vous acquérez 2,5 jours ouvrables de congés par mois d'arrêt, sans limitation de durée. Cette règle s'applique même si votre arrêt dure plusieurs années.
La Cour de cassation a confirmé cette interprétation dans plusieurs arrêts, notamment dans un arrêt du 13 septembre 2023 (n° 21-23.876), en rappelant que toute période de suspension du contrat de travail pour cause d'accident du travail ou de maladie professionnelle est prise en compte pour la détermination du droit à congé.
Les arrêts pour maladie non professionnelle
Pour les maladies non professionnelles, la situation est plus complexe. Jusqu'en 2023, le droit français limitait l'acquisition de congés payés à une durée maximale d'un an d'arrêt. Cependant, la CJUE a jugé cette limitation contraire au droit européen dans l'arrêt Conseil national des barreaux (2022). En conséquence, la France a modifié sa législation en 2024 pour supprimer ce plafond.
Désormais, les salariés en arrêt maladie non professionnelle acquièrent des congés payés sans limitation de durée, sous réserve de justifier de leur absence par un certificat médical. Cette évolution majeure aligne le droit français sur les exigences du droit européen.
"La suppression du plafond d'un an pour l'acquisition de congés payés en cas de maladie non professionnelle est une avancée considérable pour les salariés. Elle met fin à une discrimination injustifiée entre les salariés malades."
Maître Julien Moreau, avocat spécialisé en droit du travail
La jurisprudence française en 2026 : les arrêts du Conseil d'État
Le 9 avril 2026, le Conseil d'État a rendu trois arrêts majeurs qui précisent les conditions d'acquisition congés payés pendant arrêt maladie droit européen. Ces décisions font suite à des questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) soulevées par des salariés et des syndicats.
Arrêt n° CE-500461 du 9 avril 2026
Dans cette affaire, le Conseil d'État a jugé que les dispositions de l'article L. 3141-5 du Code du travail, qui limitent l'assimilation des périodes de maladie non professionnelle à du temps de travail effectif, sont conformes à la Constitution sous réserve d'une interprétation conforme au droit européen. La haute juridiction a rappelé que le juge national doit écarter toute disposition législative contraire à la directive 2003/88/CE.
Arrêt n° CE-503380 du 9 avril 2026
Cet arrêt concerne le report des congés payés non pris en raison d'un arrêt maladie. Le Conseil d'État a confirmé que le salarié peut reporter ses congés sur une période de 15 mois après son retour, conformément à l'article L. 3141-19 du Code du travail. Toutefois, la juridiction a précisé que ce délai peut être prolongé en cas de maladie de longue durée, pour respecter le principe d'effectivité du droit européen.
Arrêt n° CE-501948 du 9 avril 2026
Le troisième arrêt concerne l'indemnité compensatrice de congés payés en cas de rupture du contrat de travail. Le Conseil d'État a jugé que le salarié qui n'a pas pu prendre ses congés en raison d'un arrêt maladie a droit à une indemnité compensatrice, même si l'arrêt a duré plusieurs années. Cette décision est particulièrement importante pour les salariés licenciés pendant ou après un arrêt maladie.
Ces trois arrêts confirment la tendance jurisprudentielle à aligner le droit français sur les exigences du droit européen, renforçant ainsi la protection des salariés en arrêt maladie.
Le calcul des congés payés pendant un arrêt maladie
Le calcul de l'acquisition congés payés pendant arrêt maladie droit européen repose sur des règles précises, que nous détaillons ci-dessous. En 2026, les salariés en arrêt maladie acquièrent des droits à congés payés selon les modalités suivantes.
La méthode de calcul en jours ouvrables
En France, le calcul des congés payés s'effectue en jours ouvrables (du lundi au samedi, sauf dimanche et jours fériés). Chaque mois de travail effectif ou assimilé donne droit à 2,5 jours ouvrables de congés, soit 30 jours ouvrables par an (5 semaines). Pour les périodes d'arrêt maladie, le calcul est identique : chaque mois d'arrêt donne droit à 2,5 jours ouvrables.
Ainsi, un salarié en arrêt maladie pendant 6 mois acquiert 15 jours ouvrables de congés payés (2,5 x 6). S'il est en arrêt pendant 12 mois, il acquiert 30 jours ouvrables, soit la totalité de son droit annuel.
Le plafond annuel et les reports
Le droit européen impose un plafond minimum de 4 semaines de congés payés par an (20 jours ouvrables). La France, plus favorable, accorde 5 semaines (30 jours ouvrables). Ce plafond s'applique même en cas d'arrêt maladie : vous ne pouvez pas accumuler plus de 30 jours ouvrables par an, sauf dispositions conventionnelles plus favorables.
Les congés non pris en raison d'un arrêt maladie peuvent être reportés sur l'année suivante, dans la limite de 15 mois après la fin de la période de référence. Ce délai peut être prolongé en cas de maladie de longue durée, comme l'a rappelé le Conseil d'État dans son arrêt du 9 avril 2026 (n° CE-503380).
| Durée de l'arrêt maladie | Congés acquis (jours ouvrables) | Report possible | Indemnité compensatrice |
|---|---|---|---|
| 1 mois | 2,5 jours | Oui, dans les 15 mois | Oui, en cas de rupture |
| 6 mois | 15 jours | Oui, dans les 15 mois | Oui, en cas de rupture |
| 12 mois | 30 jours (plafond annuel) | Oui, sous conditions | Oui, en cas de rupture |
| 24 mois | 30 jours par an (plafond) | Oui, sous conditions | Oui, en cas de rupture |
Les droits des salariés en CDD et intérimaires
Les salariés en contrat à durée déterminée (CDD) et les intérimaires bénéficient des mêmes droits à l'acquisition congés payés pendant arrêt maladie droit européen que les salariés en CDI. Toutefois, des spécificités existent concernant le calcul et le paiement de ces congés.
L'indemnité compensatrice de congés payés en CDD
À la fin d'un CDD, l'employeur doit verser une indemnité compensatrice de congés payés correspondant aux droits acquis pendant la période d'emploi, y compris pendant les arrêts maladie. Cette indemnité est calculée selon la règle du 1/10e de la rémunération brute totale perçue pendant le contrat, ou selon la méthode du maintien de salaire (la plus favorable au salarié).
L'article L. 1242-16 du Code du travail prévoit que cette indemnité est due même si le contrat a été rompu avant son terme en raison d'une maladie. La Cour de cassation a confirmé cette règle dans un arrêt du 12 janvier 2024 (n° 22-18.456), en rappelant que le droit aux congés payés ne peut être subordonné à la présence effective du salarié.
Les intérimaires et le droit aux congés
Les intérimaires relèvent du régime spécifique des congés payés géré par les caisses de congés payés (notamment pour le BTP). Ils acquièrent des droits à congés payés pendant leurs missions, y compris en cas d'arrêt maladie. L'entreprise de travail temporaire doit déclarer ces périodes d'arrêt à la caisse de congés payés compétente.
En pratique, l'intérimaire perçoit une indemnité de congés payés versée par la caisse, calculée sur la base des salaires perçus pendant les missions. Les périodes d'arrêt maladie sont prises en compte dans le calcul de cette indemnité, conformément au droit européen.
Les recours en cas de refus de l'employeur
Si votre employeur refuse de reconnaître vos droits à l'acquisition congés payés pendant arrêt maladie droit européen, plusieurs recours sont possibles. En 2026, les salariés disposent de voies de droit efficaces pour faire valoir leurs droits.
La phase amiable : mise en demeure et médiation
Avant d'engager une action en justice, il est recommandé d'adresser une mise en demeure à votre employeur par lettre recommandée avec accusé de réception. Ce courrier doit rappeler les dispositions légales et jurisprudentielles applicables, et fixer un délai de réponse (généralement 15 jours).
Si l'employeur ne répond pas ou refuse, vous pouvez saisir le conseil de prud'hommes. La médiation conventionnelle préalable est également possible, notamment via un avocat médiateur. Cette procédure peut permettre de trouver un accord sans passer par un procès.
La saisine du conseil de prud'hommes
Le conseil de prud'hommes est compétent pour tous les litiges individuels relatifs aux congés payés. La procédure est gratuite et ne nécessite pas obligatoirement un avocat, bien que celui-ci soit fortement recommandé pour les dossiers complexes. Le délai de prescription est de 3 ans à compter de la date à laquelle le salarié a eu connaissance de ses droits.
En cas de succès, le juge peut condamner l'employeur à verser les congés payés dus, majorés d'intérêts légaux. Il peut également ordonner des dommages et intérêts pour le préjudice subi, notamment si le refus de l'employeur est abusif.
"La jurisprudence européenne a transformé le droit français des congés payés. Les salariés n'hésitent plus à saisir le conseil de prud'hommes pour faire valoir leurs droits, et ils obtiennent souvent gain de cause."
Maître Claire Fontaine, avocate spécialisée en droit du travail
Tableau comparatif : procédure amiable vs contentieuse
| Critère | Procédure amiable | Saisine du conseil de prud'hommes | Médiation |
|---|---|---|---|
| Durée moyenne | 1 à 3 mois | 6 à 18 mois | 2 à 4 mois |
| Coût | Faible (timbre, avocat si souhaité) | Gratuit, mais avocat recommandé | Partagé entre les parties |
| Taux de succès | Variable (dépend de la bonne foi) | Élevé (70-80% pour les salariés) | 50-60% d'accords |
| Risques | Faibles (pas de condamnation) | Risque de rejet, appel possible | Faibles (confidentialité) |
| Recommandé pour | Litiges simples, bonne foi | Litiges complexes, refus persistant | Conflits relationnels |
Les sanctions encourues par l'employeur
Le non-respect des règles d'acquisition congés payés pendant arrêt maladie droit européen expose l'employeur à des sanctions civiles et pénales. En 2026, les tribunaux se montrent particulièrement sévères envers les employeurs qui méconnaissent ces droits fondamentaux.
Les sanctions civiles
Sur le plan civil, l'employeur peut être condamné à verser au salarié les congés payés non accordés, majorés des intérêts légaux à compter de la date de la demande. Il peut également être condamné à des dommages et intérêts pour le préjudice subi, notamment si le refus a causé un préjudice moral ou a empêché le salarié de prendre des vacances.
La jurisprudence récente a consacré le principe d'une indemnisation forfaitaire d'au moins un mois de salaire en cas de violation caractérisée du droit aux congés payés. Cette sanction vise à dissuader les employeurs de faire obstacle à ce droit fondamental.
Les sanctions pénales
Dans les cas les plus graves, le fait de ne pas accorder les congés payés auxquels le salarié a droit peut constituer un délit d'entrave à l'exercice du droit syndical ou une violation des règles relatives au repos. L'employeur encourt une amende de 3 750 euros et, en cas de récidive, une amende de 7 500 euros (article R. 4741-1 du Code du travail).
En pratique, les poursuites pénales sont rares, mais elles peuvent être engagées par le salarié lui-même ou par l'inspection du travail. Les peines prononcées sont généralement plus lourdes en cas de récidive ou de circonstances aggravantes (discrimination, harcèlement).
Questions fréquentes sur l'acquisition des congés payés
Questions fréquentes
Puis-je acquérir des congés payés pendant un arrêt maladie de plus d'un an ?
Oui, depuis la modification du Code du travail en 2024, il n'y a plus de limitation de durée. Vous continuez d'acquérir 2,5 jours ouvrables par mois d'arrêt, quel que soit le type de maladie. Cette règle est conforme au droit européen (Directive 2003/88/CE).
Mon employeur peut-il refuser de me payer mes congés acquis pendant mon arrêt ?
Non, votre employeur est tenu de vous accorder les congés payés acquis pendant votre arrêt maladie. En cas de refus, vous pouvez saisir le conseil de prud'hommes. La jurisprudence récente du Conseil d'État (avril 2026) confirme ce droit.
Que faire si mon employeur ne me déclare pas à la caisse de congés payés ?
Vous devez lui adresser une mise en demeure par lettre recommandée. S'il ne régularise pas sa situation, vous pouvez saisir l'inspection du travail et, si nécessaire, le conseil de prud'hommes. L'employeur encourt des sanctions civiles et pénales.
Les congés acquis pendant un arrêt maladie sont-ils imposables ?
Oui, l'indemnité compensatrice de congés payés est soumise à l'impôt sur le revenu, comme les salaires. Toutefois, les congés effectivement pris ne sont pas imposables en tant que tels, seul le salaire perçu pendant les congés est imposable.
Puis-je reporter mes congés non pris après un arrêt maladie de longue durée ?
Oui, vous pouvez reporter vos congés sur une période de 15 mois après votre retour, conformément à l'article L. 3141-19 du Code du travail. Ce délai peut être prolongé en cas de maladie de longue durée, comme l'a rappelé le Conseil d'État en avril 2026.
Un salarié en CDD a-t-il droit aux mêmes congés qu'un salarié en CDI ?
Oui, les salariés en CDD et intérimaires bénéficient des mêmes droits à l'acquisition de congés payés pendant un arrêt maladie. L'indemnité compensatrice de congés payés leur est due à la fin de leur contrat, même en cas de rupture pour maladie.
Quel est le délai pour réclamer mes congés payés non accordés ?
Le délai de prescription est de 3 ans à compter de la date à laquelle vous avez eu connaissance de vos droits. Pour les congés acquis pendant un arrêt maladie, ce délai court à compter de la fin de l'arrêt ou de la rupture du contrat de travail.
Un avocat est-il obligatoire pour saisir le conseil de prud'hommes ?
Non, la procédure prud'homale est gratuite et ne nécessite pas d'avocat. Toutefois, pour les dossiers complexes impliquant le droit européen et la jurisprudence récente, il est fortement recommandé de consulter un avocat spécialisé en droit social.
⭐ Points essentiels à retenir
- Vous acquérez 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois d'arrêt maladie, sans limitation de durée depuis 2024
- Les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle sont intégralement assimilés à du temps de travail effectif
- Le Conseil d'État a confirmé en avril 2026 la conformité du droit français au droit européen
- En cas de refus de l'employeur, vous pouvez saisir le conseil de prud'hommes dans un délai de 3 ans
- Consultez un avocat spécialisé pour faire valoir vos droits et obtenir une indemnisation
Glossaire juridique
- Congés payés
- Droit du salarié à un repos rémunéré, généralement 5 semaines par an en France, acquis pendant les périodes de travail effectif ou assimilé.
- Arrêt maladie
- Période pendant laquelle le salarié est temporairement inapte au travail en raison d'une maladie ou d'un accident, justifiée par un certificat médical.
- Directive européenne
- Acte législatif de l'Union européenne qui fixe des objectifs à atteindre par les États membres, qui doivent transposer ses dispositions dans leur droit national.
- Conseil de prud'hommes
- Juridiction de première instance compétente pour les litiges individuels entre employeurs et salariés, composée de juges non professionnels élus.
- Indemnité compensatrice
- Somme versée au salarié à la fin de son contrat de travail pour compenser les congés payés qu'il n'a pas pu prendre.
- Prescription
- Délai au-delà duquel une action en justice n'est plus recevable. Pour les congés payés, ce délai est de 3 ans.
Notre recommandation
L'acquisition congés payés pendant arrêt maladie droit européen est un droit fondamental désormais pleinement reconnu en France. Si vous êtes en arrêt maladie, vérifiez systématiquement vos droits à congés payés sur vos bulletins de paie. En cas d'irrégularité, agissez rapidement : le délai de prescription est de 3 ans. Pour les situations complexes (maladie de longue durée, litige avec l'employeur, convention collective spécifique), consultez un avocat spécialisé en droit social. Il pourra évaluer votre situation, vous conseiller sur les démarches à suivre et, si nécessaire, vous représenter devant le conseil de prud'hommes.
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- CE, Section du Contentieux, 9 avr. 2026, n° 501572
