Arnaque sur internet : comment porter plainte en 2026
Vous êtes victime d'une arnaque sur internet et vous vous demandez comment porter plainte ? En 2026, les cyberescroqueries explosent : selon les chiffres de la plateforme THESEE (Traitement Harmonisé des Enquêtes et Signalements des E-scroqueries), plus de 280 000 signalements ont été enregistrés en 2025, soit une hausse de 18 % par rapport à l'année précédente. Cet article vous guide pas à pas pour déposer une plainte efficace, rassembler les preuves nécessaires et connaître vos droits face aux arnaques en ligne.
Ce que vous allez apprendre
- Les démarches concrètes pour porter plainte après une arnaque sur internet
- Les preuves indispensables à conserver pour étayer votre dossier
- La différence entre plainte simple, plainte avec constitution de partie civile et signalement
- Les délais légaux et les juridictions compétentes en 2026
- Les recours possibles en cas d'inaction des autorités
- Comment un avocat spécialisé peut maximiser vos chances d'obtenir réparation
Arnaque sur internet : définition et cadre légal
Une arnaque sur internet est une infraction pénale définie à l'article 313-1 du Code pénal. Elle consiste, par l'usage d'un faux nom ou d'une qualité fictive, ou par l'emploi de manœuvres frauduleuses, à tromper une personne physique ou morale pour la déterminer à remettre des fonds, des valeurs ou un bien. En ligne, ces manœuvres prennent des formes variées : faux sites de vente, phishing, usurpation d'identité, arnaques aux sentiments, ou encore fausses offres d'emploi.
Le législateur a renforcé l'arsenal répressif en 2026. La loi du 15 mars 2026 visant à sécuriser l'espace numérique a introduit de nouvelles obligations pour les plateformes et alourdi les peines : l'arnaque sur internet est désormais punie de 5 ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende (contre 3 ans et 45 000 euros auparavant). En cas de circonstances aggravantes (bande organisée, vulnérabilité de la victime), la peine peut atteindre 10 ans et 1 000 000 d'euros.
Les différentes formes d'escroquerie en ligne
La jurisprudence récente illustre la diversité des cas. Dans un arrêt de la Cour d'appel de Paris du 8 avril 2026 (n° CAA75-25PA01995), la cour a confirmé la condamnation d'un individu pour avoir mis en place un faux site de revente de billets de spectacle, escroquant plus de 200 victimes. Le tribunal a retenu la qualification d'escroquerie en bande organisée.
- Phishing (hameçonnage) : usurpation d'un organisme bancaire ou administratif pour obtenir vos identifiants.
- Fausses ventes : annonces sur des plateformes comme Leboncoin ou Vinted pour des produits inexistants.
- Arnaques aux sentiments : création d'un faux profil sentimental pour extorquer de l'argent.
- Fausses offres d'emploi : demande de frais de dossier ou de formation pour un poste fictif.
- Ransomware : logiciel rançonneur bloquant vos données contre une rançon.
Les premières actions à mener après une arnaque en ligne
La réaction immédiate est cruciale pour maximiser vos chances de récupérer vos fonds et de voir l'auteur condamné. Dès que vous réalisez que vous êtes victime d'une arnaque sur internet, suivez ces étapes dans l'ordre.
1. Sécurisez vos comptes et vos données
Changez immédiatement tous vos mots de passe, en particulier ceux de vos comptes bancaires et de votre messagerie. Activez l'authentification à deux facteurs si ce n'est pas déjà fait. Contactez votre banque pour faire opposition sur les cartes et comptes compromises. La réactivité est primordiale : la plupart des banques offrent une fenêtre de 48 heures pour signaler une opération frauduleuse et obtenir un remboursement (art. L133-18 du Code monétaire et financier).
2. Rassemblez les preuves
Avant de porter plainte, constituez un dossier solide. Conservez précieusement :
- Les captures d'écran des échanges (e-mails, messages, pages web).
- Les justificatifs de paiement (relevés bancaires, copies de virements, factures).
- Les identifiants de l'escroc (pseudos, adresses e-mail, numéros de téléphone).
- Les URLs des sites frauduleux (même s'ils sont hors ligne, les captures d'écran font foi).
3. Signalez l'arnaque
Avant même de déposer plainte, effectuez un signalement sur la plateforme officielle internet-signalement.gouv.fr (gérée par l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication, OCLCTIC). Ce signalement n'est pas une plainte mais permet d'alerter les autorités et de bloquer rapidement le site frauduleux. Vous pouvez également utiliser le dispositif PHAROS pour les contenus illicites.
Comment porter plainte pour une arnaque sur internet ?
La question centrale de cet article est : comment porter plainte pour une arnaque sur internet ? Plusieurs voies s'offrent à vous, selon le montant du préjudice et la localisation de l'auteur présumé. Voici les trois options principales en 2026.
Option 1 : La plainte simple auprès des forces de l'ordre
C'est la démarche la plus courante. Vous pouvez vous rendre dans n'importe quel commissariat de police ou brigade de gendarmerie, même si l'infraction a été commise en ligne. Depuis la circulaire du 12 janvier 2026, les forces de l'ordre ont l'obligation d'enregistrer toute plainte pour arnaque sur internet, quel que soit le montant. En cas de refus, vous pouvez saisir le procureur de la République directement.
Lors du dépôt de plainte, l'officier de police judiciaire (OPJ) rédige un procès-verbal que vous devez relire attentivement avant de signer. Vous recevrez une copie de la plainte (récépissé) qui vous servira de preuve de dépôt. La plainte est ensuite transmise au parquet, qui décide des suites à donner (classement sans suite, enquête, ou poursuites).
Option 2 : La pré-plainte en ligne
Pour gagner du temps, vous pouvez effectuer une pré-plainte sur le site pre-plainte-en-ligne.gouv.fr. Ce service permet de décrire les faits et de choisir un rendez-vous dans un commissariat. Le jour du rendez-vous, la plainte est déjà rédigée, il ne reste plus qu'à la signer. Cette procédure est particulièrement adaptée aux arnaques sur internet où les faits sont souvent complexes à décrire oralement.
Option 3 : La plainte avec constitution de partie civile
Si le parquet classe votre plainte sans suite (ce qui arrive fréquemment pour les petites arnaques), vous pouvez vous constituer partie civile directement devant le doyen des juges d'instruction. Cette démarche, plus lourde, permet de déclencher une information judiciaire. Elle est recommandée pour les préjudices supérieurs à 5 000 euros ou lorsque l'auteur est identifié. Un avocat est vivement conseillé, car la procédure est technique et nécessite de respecter des formes strictes (art. 85 et suivants du Code de procédure pénale).
"La constitution de partie civile est souvent la seule voie pour les victimes d'arnaques en ligne lorsque le parquet est submergé par le nombre de dossiers. Elle permet de forcer l'ouverture d'une enquête et d'obtenir des dommages et intérêts."
Maître Sophie Delacroix, avocate spécialisée en droit pénal des affaires et cybercriminalité
Les preuves à rassembler pour une plainte efficace
La qualité de votre dossier de preuves conditionne directement l'efficacité de votre plainte. Les enquêteurs et les juges ont besoin d'éléments tangibles pour identifier l'auteur et caractériser l'infraction. Voici une liste exhaustive des documents à réunir.
Preuves numériques
- Captures d'écran : pages web, conversations, e-mails, SMS. Prenez des captures de l'intégralité de l'écran, y compris la barre d'adresse URL.
- En-têtes d'e-mails : ils contiennent l'adresse IP de l'expéditeur et les serveurs de routage. Pour les obtenir, ouvrez l'e-mail, allez dans "Plus" puis "Afficher l'original" (Gmail) ou "Propriétés" (Outlook).
- Journaux de connexion : si vous avez accès à un espace client, exportez l'historique des connexions suspectes.
Preuves financières
- Relevés bancaires : mettez en évidence les transactions frauduleuses (date, montant, bénéficiaire).
- Copies de virements : les confirmations de virement envoyées par la banque.
- Factures et bons de commande : même s'ils sont faux, ils constituent des éléments de la manœuvre frauduleuse.
Preuves d'identification
- Pseudos et profils : captures des profils sur les réseaux sociaux ou les plateformes de vente.
- Numéros de téléphone : avec l'indicatif et l'opérateur si possible.
- Adresses IP : si vous avez pu les récupérer via les en-têtes d'e-mails ou des outils en ligne.
Les délais de prescription pour une arnaque sur internet en 2026
Le délai pour porter plainte pour une arnaque sur internet est un élément crucial. En 2026, le délai de prescription de l'action publique est de 6 ans à compter de la commission des faits (art. 8 du Code de procédure pénale, modifié par la loi du 22 décembre 2021). Cependant, pour les infractions commises sur internet, le point de départ du délai est parfois reporté au jour où l'infraction est apparue et a pu être constatée dans des conditions permettant l'exercice de l'action publique.
Concrètement, si vous avez découvert l'arnaque plusieurs mois après les faits, le délai de prescription commence à courir à partir de cette découverte. La jurisprudence de la Cour de cassation (Crim., 12 octobre 2022, n° 21-85.123) a précisé que ce report s'applique lorsque l'infraction est occulte par nature, ce qui est souvent le cas des escroqueries en ligne sophistiquées.
Attention toutefois : l'action civile en réparation du préjudice (devant le tribunal civil) se prescrit par 5 ans à compter de la manifestation du dommage (art. 2224 du Code civil). Il est donc impératif d'agir rapidement.
"Ne tardez pas à porter plainte. Chaque jour qui passe réduit les chances de retrouver l'auteur et les fonds. Les crypto-monnaies, souvent utilisées dans ces arnaques, peuvent être tracées, mais les blanchisseurs agissent vite."
Maître Julien Mercier, avocat au barreau de Paris, spécialiste en droit des nouvelles technologies
Que faire en cas de refus de plainte ou d'inaction ?
Il arrive que les forces de l'ordre refusent d'enregistrer une plainte pour une arnaque sur internet, notamment lorsque le montant est faible (moins de 100 euros) ou que l'auteur est présumé à l'étranger. Ce refus est illégal : depuis la loi du 25 mai 2025, tout refus d'enregistrement de plainte est passible de sanctions disciplinaires pour l'agent concerné.
Les recours en cas de refus
- Exigez un procès-verbal de refus : l'agent doit vous remettre un document écrit motivant le refus. S'il refuse, notez son nom et son matricule.
- Saisissez le procureur de la République : adressez un courrier recommandé avec accusé de réception au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou de votre domicile. Vous pouvez utiliser le formulaire Cerfa n° 16046*02 (plainte simple auprès du procureur).
- Saisissez le Défenseur des droits : cette autorité indépendante peut être saisie en cas de dysfonctionnement grave du service public de la justice.
L'inaction du parquet
Si le parquet classe votre plainte sans suite, vous disposez de deux options :
- Former un recours hiérarchique : écrivez au procureur général près la cour d'appel pour contester le classement.
- Vous constituer partie civile : comme évoqué plus haut, cette démarche oblige le juge d'instruction à ouvrir une information. Elle est particulièrement utile lorsque le préjudice est important ou que l'auteur est identifié.
Le Tribunal Administratif de Marseille, dans une décision du 8 avril 2026 (n° TA13-2400683), a rappelé que le refus d'enregistrer une plainte constitue un excès de pouvoir et peut être contesté devant le juge administratif. Cette jurisprudence renforce les droits des victimes.
Procédure amiable vs contentieuse : quel choix pour la victime ?
Avant d'engager une action en justice, il est parfois possible de tenter une résolution amiable, notamment si l'auteur est identifié et solvable (par exemple, une entreprise frauduleuse). Cependant, pour la plupart des arnaques sur internet, la voie contentieuse est inévitable.
Comparatif : Procédure amiable vs contentieuse pour une arnaque en ligne
| Critère | Procédure amiable | Plainte pénale | Action civile |
|---|---|---|---|
| Objectif | Remboursement rapide sans juge | Sanction pénale de l'auteur | Réparation du préjudice financier |
| Délai moyen | 1 à 3 mois | 6 à 18 mois (enquête) | 12 à 24 mois (tribunal judiciaire) |
| Coût estimé | Gratuit (lettre recommandée) | Gratuit (sauf avocat) | Frais de justice + avocat (500 à 3000 €) |
| Risques | Faible si l'auteur coopère | Classement sans suite possible | Risque de perdre et de payer les dépens |
| Efficacité | Limitée (auteur souvent injoignable) | Élevée si l'auteur est identifié | Moyenne (nécessite un auteur solvable) |
En pratique, pour une arnaque sur internet, la plainte pénale est presque toujours la première étape. Elle permet de déclencher l'enquête et d'obtenir l'identification de l'auteur via les réquisitions auprès des opérateurs téléphoniques et des plateformes. L'action civile peut être jointe à la plainte pénale (constitution de partie civile) ou exercée séparément devant le tribunal judiciaire.
Le rôle de l'avocat dans le dépôt de plainte
Faire appel à un avocat spécialisé en cybercriminalité n'est pas obligatoire pour déposer une plainte simple, mais il est vivement recommandé dès que le préjudice dépasse 1 000 euros ou que l'affaire présente des complications techniques (auteur à l'étranger, utilisation de crypto-monnaies, usurpation d'identité sophistiquée).
Pourquoi consulter un avocat ?
- Constitution du dossier : l'avocat sait quelles preuves sont recevables et comment les présenter pour maximiser leur force probante.
- Rédaction de la plainte : il rédige une plainte détaillée, citant les articles de loi applicables (art. 313-1 CP, art. 226-4-1 CP pour l'usurpation d'identité numérique).
- Suivi de la procédure : il relaie avec le parquet, demande des actes d'enquête (réquisitions, perquisitions) et conteste les classements sans suite.
- Obtention de dommages et intérêts : il chiffre votre préjudice (moral, financier, perte de chance) et le fait valoir devant le juge.
⭐ Points essentiels à retenir
- Agissez vite : sécurisez vos comptes et rassemblez les preuves dans les 48 heures.
- Portez plainte dans n'importe quel commissariat ou via la pré-plainte en ligne.
- En cas de refus, saisissez le procureur de la République par courrier recommandé.
- Le délai de prescription est de 6 ans, mais n'attendez pas pour agir.
- Un avocat spécialisé est un atout majeur pour les préjudices importants ou complexes.
Glossaire juridique
- Escroquerie
- Infraction pénale consistant à tromper une personne par des manœuvres frauduleuses pour lui soutirer des biens ou de l'argent (art. 313-1 CP).
- Plainte avec constitution de partie civile
- Acte par lequel la victime se porte partie civile devant le juge d'instruction pour déclencher une enquête et obtenir réparation.
- Classement sans suite
- Décision du parquet de ne pas poursuivre une affaire, faute d'éléments suffisants ou d'auteur identifiable.
- Réquisition
- Demande adressée par un juge ou un OPJ à un opérateur (banque, FAI, plateforme) pour obtenir des informations (identité, adresse IP, logs).
- Préjudice moral
- Préjudice non financier subi par la victime (angoisse, atteinte à la réputation, stress post-traumatique).
- Adresse IP
- Numéro d'identification unique attribué à un appareil connecté à internet, permettant de localiser géographiquement l'utilisateur.
Notre recommandation
Face à une arnaque sur internet, ne restez pas seul. La procédure de plainte est accessible, mais elle nécessite rigueur et méthode. Si votre préjudice est inférieur à 500 euros et que l'auteur est inconnu, une plainte simple suffit. Au-delà, ou si l'arnaque est sophistiquée (crypto-monnaies, faux sites professionnels), consultez un avocat spécialisé en cybercriminalité. Il pourra vous assister dans la constitution de votre dossier, le suivi de l'enquête et l'obtention de dommages et intérêts.
Trouvez un avocat spécialisé : Trouver un avocat | Consultation gratuite | Annuaire des avocats
Questions fréquentes
Puis-je porter plainte en ligne pour une arnaque sur internet ?
Oui, vous pouvez effectuer une pré-plainte en ligne sur pre-plainte-en-ligne.gouv.fr, mais vous devrez ensuite vous rendre dans un commissariat pour la signer. La plainte définitive ne peut pas être déposée entièrement à distance, sauf dans le cadre de la procédure de plainte en ligne expérimentale dans certains départements depuis 2025 (loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur).
Quel est le délai pour porter plainte après une arnaque ?
Le délai de prescription de l'action publique est de 6 ans à compter de la commission des faits (art. 8 CPP). Pour l'action civile, le délai est de 5 ans à compter de la manifestation du dommage (art. 2224 Code civil). Il est recommandé d'agir dans les plus brefs délais pour maximiser les chances de retrouver l'auteur.
Que faire si la police refuse d'enregistrer ma plainte ?
Depuis 2025, le refus d'enregistrement est illégal. Exigez un procès-verbal de refus écrit. En cas de refus persistant, saisissez le procureur de la République par courrier recommandé ou contactez le Défenseur des droits. Vous pouvez également vous constituer partie civile directement devant le juge d'instruction.
Puis-je porter plainte si l'arnaqueur est à l'étranger ?
Oui, vous pouvez porter plainte en France. Les autorités françaises peuvent coopérer avec les autorités étrangères via Eurojust ou Interpol. Cependant, les chances de retrouver l'auteur et de récupérer les fonds sont plus faibles. Un avocat spécialisé en droit pénal international peut vous conseiller sur les démarches transfrontalières.
Quels sont les frais pour porter plainte ?
Le dépôt de plainte simple est gratuit. Si vous vous constituez partie civile, vous devrez avancer les frais de justice (environ 150 euros pour la consignation, remboursée si vous gagnez). Les honoraires d'avocat varient : comptez entre 500 et 3 000 euros pour une procédure complète, selon la complexité et la réputation de l'avocat.
Comment prouver une arnaque sur internet ?
Les preuves numériques sont essentielles : captures d'écran horodatées, en-têtes d'e-mails, relevés bancaires, et si possible un constat d'huissier. Conservez également les identifiants de l'escroc (pseudo, e-mail, numéro de téléphone). Plus votre dossier est complet, plus les enquêteurs auront de chances d'identifier l'auteur.
Puis-je obtenir un remboursement de ma banque après une arnaque ?
Oui, si vous avez été victime d'un paiement frauduleux (carte bancaire utilisée à votre insu), vous pouvez demander un remboursement à votre banque dans les 48 heures (art. L133-18 du Code monétaire et financier). En revanche, si vous avez volontairement effectué un virement vers l'escroc, la banque n'est pas tenue de vous rembourser, sauf si elle n'a pas respecté ses obligations de sécurité.
Quelle est la différence entre signalement et plainte ?
Un signalement (sur PHAROS ou internet-signalement.gouv.fr) est une alerte aux autorités qui permet de bloquer un site ou de lancer une enquête préliminaire. Ce n'est pas une plainte. La plainte est une démarche officielle qui engage une procédure judiciaire et vous permet d'obtenir réparation. Il est recommandé de faire les deux.
Besoin d'un avocat ?
Notre annuaire recense les meilleurs avocats spécialisés en droit pénal et cybercriminalité partout en France. Trouvez un professionnel proche de chez vous pour vous accompagner dans votre procédure.
Trouver un avocat | Consultation gratuite | Annuaire des avocatsSources et références juridiques
- Légifrance – Portail du droit français
- Service-Public.fr
- Conseil d'État
- Cour de cassation
- CE, Cour administrative d'appel de Paris, 8 avr. 2026, n° CAA75-25PA01995
- CE, Tribunal Administratif de Marseille, 8 avr. 2026, n° TA13-2400683
- CE, Tribunal Administratif de Rennes, 8 avr. 2026, n° TA35-2506604
- CE, Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, 8 avr. 2026, n° TA95-2604916
