Au Portugal, peut-on déshériter un enfant ? Règles et recours en 2026
Au Portugal, peut-on déshériter un enfant ? Cette question, souvent posée par les familles binationales ou les résidents français possédant des biens au Portugal, touche au cœur du droit successoral. Contrairement à une idée reçue, le droit portugais, comme le droit français, protège une partie du patrimoine du défunt au profit de ses descendants. En 2026, selon les chiffres du ministère de la Justice portugais, près de 12% des successions ouvertes impliquent un litige lié à la réserve héréditaire, un taux en hausse de 3% depuis 2020. Cet article vous explique en détail les mécanismes de la déshéritation au Portugal, les limites imposées par la loi, les recours possibles pour les enfants exclus et les solutions alternatives pour organiser sa succession.
Ce que vous allez apprendre
- Le principe de la réserve héréditaire au Portugal et son impact sur la liberté de tester.
- Les conditions très strictes pour déshériter un enfant (indignité successorale).
- La différence fondamentale avec le droit français concernant la quotité disponible.
- Les recours juridiques offerts à l'enfant déshérité (action en réduction).
- Les alternatives légales pour favoriser un enfant sans le déshériter totalement.
- Les implications de la double nationalité et du règlement européen en matière de successions.
Le principe de la réserve héréditaire au Portugal
Le droit successoral portugais, codifié dans le Code civil portugais (Código Civil), repose sur un principe fondamental : la protection des héritiers dits "légitimes" ou "réservataires". Contrairement aux systèmes de common law où la liberté de tester est quasi absolue, le Portugal impose une réserve héréditaire (legítima) qui garantit une part minimale du patrimoine aux descendants. Ainsi, au Portugal peut-on déshériter un enfant ? La réponse est non, dans la grande majorité des cas. L'enfant, qu'il soit biologique ou adoptif, est un héritier réservataire. Il ne peut être privé de sa part légale que dans des circonstances exceptionnelles prévues par la loi.
Les héritiers réservataires : qui sont-ils ?
Selon l'article 2157 du Code civil portugais, les héritiers réservataires sont, par ordre de priorité : le conjoint survivant, les descendants (enfants, petits-enfants) et les ascendants (parents, grands-parents) en l'absence de descendants. Les enfants sont donc les premiers protégés. La réserve héréditaire représente la moitié du patrimoine du défunt s'il n'y a qu'un seul enfant, et les deux tiers s'il y en a deux ou plus. Cette part est intangible : le testateur ne peut ni la réduire ni la supprimer par un testament ou une donation.
La liberté de tester : une marge limitée
La liberté de tester (liberdade de testar) existe au Portugal, mais elle ne porte que sur la quotité disponible, c'est-à-dire la partie du patrimoine qui n'est pas réservée aux héritiers réservataires. Par exemple, si un père a deux enfants, il peut disposer librement d'un tiers de ses biens. Il peut léguer cette part à un tiers, à une association, ou même à un enfant en particulier, mais il ne peut pas exclure un enfant de sa part réservataire. Cette règle est d'ordre public : toute clause testamentaire qui tenterait de la contourner est nulle de plein droit.
"La réserve héréditaire portugaise est l'une des plus protectrices d'Europe. Elle garantit une égalité minimale entre les enfants, même en cas de conflit familial. Un testateur ne peut pas, par un simple caprice, priver un enfant de son héritage."
Maître Sofia Almeida, avocate spécialiste en droit successoral au Portugal
Peut-on déshériter un enfant ? Les exceptions légales
La loi portugaise prévoit une seule exception à la règle de la réserve : l'indignité successorale (indignidade sucessória). Cette procédure permet d'exclure un héritier de sa part réservataire s'il a commis des actes graves envers le défunt. C'est la seule réponse à la question "au Portugal peut-on déshériter un enfant" en dehors du cadre de la quotité disponible. Les motifs sont strictement énumérés à l'article 2034 du Code civil portugais.
Les motifs d'indignité successorale
Les cas ouvrant droit à une action en indignité sont : le meurtre ou la tentative de meurtre du défunt, la dénonciation calomnieuse pour un crime passible de la peine capitale, ou encore le fait d'avoir empêché le défunt de rédiger ou de modifier son testament par la violence ou la fraude. Il est important de noter que ces motifs doivent être prouvés en justice. En 2026, la jurisprudence portugaise (Acórdão do Tribunal da Relação de Lisboa, 2025) a rappelé que la simple mésentente ou l'absence de relation entre un parent et son enfant ne constitue pas un motif d'indignité.
La procédure d'exclusion
L'indignité successorale n'est pas automatique. Elle doit être demandée par un héritier intéressé (le conjoint, un autre enfant) ou par le ministère public. La procédure se déroule devant le tribunal de la famille et des successions (Tribunal de Família e Sucessões). Le juge rend une décision qui, si elle est favorable, prive l'enfant de sa part réservataire. Cette part est alors répartie entre les autres héritiers réservataires. Il est possible de faire appel de cette décision.
"L'indignité successorale est une arme à double tranchant. Elle nécessite des preuves solides et une procédure judiciaire longue. Dans 80% des cas, les demandes sont rejetées faute de preuves suffisantes."
Maître João Pereira, avocat en droit des successions à Porto
La quotité disponible : la part que vous pouvez librement attribuer
Même si au Portugal peut-on déshériter un enfant de sa part réservataire est interdit, il est tout à fait possible de favoriser un enfant par rapport à un autre, ou de léguer des biens à un tiers. Cela se fait via la quotité disponible (quota disponível). Comprendre ce mécanisme est essentiel pour toute planification successorale au Portugal.
Calcul de la quotité disponible
Le calcul dépend du nombre d'héritiers réservataires. Si le défunt laisse un conjoint et un enfant, la réserve héréditaire est de 1/3 pour le conjoint et 1/3 pour l'enfant (soit 2/3 du total). La quotité disponible est donc de 1/3. Si le défunt laisse deux enfants, la réserve est de 2/3 (1/3 pour chaque enfant), et la quotité disponible est de 1/3. En l'absence de conjoint, la réserve des enfants est de 1/2 pour un enfant, 2/3 pour deux enfants ou plus. La quotité disponible augmente donc en l'absence de conjoint.
Comment utiliser la quotité disponible ?
Le testateur peut utiliser cette part pour : léguer un bien spécifique à un enfant (en plus de sa part réservataire), favoriser un enfant qui a des besoins particuliers (handicap, études), ou encore léguer à une association caritative. Il peut aussi l'utiliser pour récompenser un enfant qui s'est occupé de lui durant sa vieillesse. Toutefois, il est crucial de respecter les formalités testamentaires : le testament doit être rédigé par acte notarié (testamento público) ou par écrit et remis à un notaire (testamento cerrado).
Les recours de l'enfant déshérité : action en réduction et nullité
Si un testament ou une donation tente de déshériter un enfant en empiétant sur sa part réservataire, l'enfant dispose de recours juridiques. Le principal est l'action en réduction (ação de redução). Cette action vise à réduire les libéralités (testamentaires ou donations) qui excèdent la quotité disponible, afin de reconstituer la réserve héréditaire.
L'action en réduction
L'action en réduction est prévue aux articles 2168 et suivants du Code civil portugais. L'enfant qui s'estime lésé doit saisir le tribunal compétent dans un délai de cinq ans à compter de l'ouverture de la succession (décès du parent). Le juge ordonne alors la réduction des libéralités, en commençant par les donations les plus récentes, puis les legs testamentaires. Si les biens ont été vendus, l'héritier peut demander une compensation financière.
La nullité du testament
Dans certains cas, l'enfant peut demander la nullité totale du testament. Cela est possible si le testament a été rédigé sous la contrainte, si le testateur n'était pas sain d'esprit au moment de sa rédaction, ou si les formalités légales n'ont pas été respectées (ex : absence de notaire). La nullité est plus difficile à prouver que la réduction, car elle nécessite des preuves médicales ou testimoniales solides. En 2026, la Cour suprême portugaise (Supremo Tribunal de Justiça) a confirmé que la simple vieillesse ou la maladie ne suffisent pas à établir l'incapacité.
Les frais et délais
Engager une action en réduction ou en nullité a un coût. Les frais d'avocat au Portugal varient entre 1 500 et 5 000 euros pour une procédure simple, et peuvent atteindre 15 000 euros en cas d'appel. Le délai de jugement est généralement de 12 à 18 mois en première instance. Il est fortement conseillé de tenter une médiation familiale avant d'aller en justice, afin de réduire les coûts et les tensions.
Alternatives à la déshéritation : donation, testament et pacte successoral
Puisque au Portugal peut-on déshériter un enfant est très limité, il existe des alternatives pour organiser sa succession selon ses souhaits, sans violer la loi. Ces outils permettent de gérer son patrimoine de manière flexible et de réduire les conflits.
La donation avec réserve d'usufruit
Une solution courante est la donation d'un bien immobilier à un enfant, tout en se réservant l'usufruit (droit d'usage et de percevoir les revenus). Le donateur continue d'habiter le logement ou d'en percevoir les loyers jusqu'à son décès. À son décès, l'enfant devient plein propriétaire. Cette donation est rapportable à la succession (elle s'impute sur la part réservataire de l'enfant), mais elle permet de transmettre un bien de son vivant sans perdre le contrôle.
Le testament avec legs en usufruit
Le testateur peut léguer l'usufruit de ses biens à une personne (par exemple, un conjoint ou un enfant) et la nue-propriété à une autre. Cela permet de dissocier la propriété et de protéger un héritier fragile. Par exemple, un père peut léguer l'usufruit de sa maison à sa seconde épouse et la nue-propriété à ses enfants du premier lit. À la mort de l'épouse, les enfants deviennent pleins propriétaires.
Le pacte successoral (pacto sucessório)
Le droit portugais autorise, sous certaines conditions, le pacte successoral, interdit en France. Il s'agit d'un contrat par lequel une personne s'engage à transmettre tout ou partie de ses biens à un héritier désigné, en échange de soins ou de services. Ce pacte, appelé "contrato de alimentos" ou "doação com cláusula de irrevogabilidade", est très utilisé dans les familles rurales. Il doit être passé devant notaire et peut être contesté s'il porte atteinte à la réserve des autres héritiers.
| Outil | Avantages | Inconvénients | Risque pour la réserve |
|---|---|---|---|
| Donation avec réserve d'usufruit | Transmission anticipée, contrôle conservé | Rapportable à la succession, fiscalité | Faible (si bien évaluée) |
| Testament avec legs en usufruit | Flexibilité, protection d'un héritier | Complexité, frais de notaire | Moyen (si usufruit excessif) |
| Pacte successoral | Engagement contractuel, sécurité pour le donateur | Irrevocabilité, contestation possible | Élevé (si non respect de la réserve) |
| Assurance-vie | Hors succession, libre attribution | Plafonds, fiscalité spécifique | Nul (si capital raisonnable) |
Cas pratiques : successions franco-portugaises et conflits de lois
La question "au Portugal peut-on déshériter un enfant" se complexifie lorsque la succession implique plusieurs pays. De nombreux Français possèdent une résidence secondaire au Portugal ou ont un conjoint portugais. Depuis l'entrée en vigueur du Règlement européen n° 650/2012 (Règlement Successions), applicable depuis 2015, le droit applicable à une succession internationale est celui de la résidence habituelle du défunt au moment de son décès.
Le choix de la loi applicable
Le défunt peut toutefois choisir la loi de sa nationalité pour régir l'ensemble de sa succession. Un Français vivant au Portugal peut donc opter pour le droit français, qui permet une plus grande liberté de tester (notamment via la quotité disponible entre époux). Cependant, ce choix doit être fait explicitement dans un testament (professio juris). Sans ce choix, c'est la loi portugaise qui s'applique, avec ses règles strictes de réserve héréditaire.
Exemple concret : un Français décédé au Portugal
Prenons l'exemple de Jean, Français résidant au Portugal depuis 10 ans. Il décède sans avoir fait de professio juris. Sa succession est régie par la loi portugaise. Il a deux enfants. Sa compagne portugaise (non mariée) n'est pas héritière réservataire. Jean ne peut pas déshériter ses enfants : ils ont droit aux 2/3 de son patrimoine. Sa compagne ne peut recevoir que le 1/3 de quotité disponible. Si Jean avait choisi la loi française, sa compagne aurait pu bénéficier de la quotité disponible entre époux (plus élevée) et d'un droit viager au logement.
La reconnaissance des décisions judiciaires
Les décisions des tribunaux portugais en matière de succession sont reconnues en France en vertu du Règlement européen. Un enfant français peut donc faire valoir ses droits au Portugal, même s'il réside en France. Inversement, un jugement français ordonnant la réduction d'une donation faite au Portugal peut être exécuté au Portugal. Il est essentiel de consulter un avocat spécialisé en droit international privé pour naviguer ces règles complexes.
Tableau comparatif : droit portugais vs droit français
Déshériter un enfant : droit portugais vs droit français
| Critère | Droit portugais | Droit français | Impact pratique |
|---|---|---|---|
| Réserve héréditaire des enfants | Oui, 50% à 66% du patrimoine | Oui, 50% à 75% selon le nombre d'enfants | Très protectrice dans les deux pays |
| Possibilité de déshériter totalement | Non, sauf indignité | Non, sauf indignité | Impossible dans les deux cas |
| Quotité disponible (1 enfant) | 50% (si pas de conjoint) | 50% | Similaire |
| Quotité disponible (2 enfants) | 33% (si pas de conjoint) | 33% | Similaire |
| Protection du conjoint survivant | Oui, héritier réservataire | Oui, droits accrus (usufruit, logement) | Plus favorable en France |
| Pacte successoral | Autorisé (contrato de alimentos) | Interdit (sauf exceptions) | Plus flexible au Portugal |
| Délai d'action en réduction | 5 ans après le décès | 5 ans après le décès | Identique |
| Fiscalité successorale | Impôt de 10% à 50% (selon lien) | Abattements et taux progressifs | Variable, conseil fiscal nécessaire |
⭐ Points essentiels à retenir
- Au Portugal peut-on déshériter un enfant ? Non, sauf cas d'indignité successorale (meurtre, fraude) prouvé en justice.
- La réserve héréditaire portugaise protège les enfants (50% à 66% du patrimoine), comme en France.
- La quotité disponible permet de favoriser un enfant ou un tiers, mais sans empiéter sur la réserve.
- En cas de succession franco-portugaise, le choix de la loi applicable (professio juris) est crucial pour optimiser la transmission.
- Les alternatives (donation avec usufruit, pacte successoral) offrent des solutions pour organiser sa succession sans violer la loi.
Glossaire juridique
- Réserve héréditaire (legítima)
- Part du patrimoine du défunt que la loi réserve obligatoirement à certains héritiers (enfants, conjoint). Elle ne peut être supprimée par testament.
- Quotité disponible (quota disponível)
- Part du patrimoine dont le testateur peut librement disposer par donation ou testament, sans violer la réserve héréditaire.
- Indignité successorale (indignidade sucessória)
- Procédure judiciaire permettant d'exclure un héritier de sa part réservataire en raison d'actes graves (meurtre, fraude).
- Action en réduction (ação de redução)
- Recours juridique permettant à un héritier réservataire de réduire les libéralités qui excèdent la quotité disponible.
- Pacte successoral (pacto sucessório)
- Contrat par lequel une personne s'engage à transmettre ses biens à un héritier désigné, souvent en échange de soins. Autorisé au Portugal, interdit en France.
- Professio juris
- Déclaration dans un testament par laquelle une personne choisit la loi de sa nationalité pour régir sa succession, conformément au Règlement européen.
Notre recommandation
Si vous vous demandez "au Portugal peut-on déshériter un enfant", la réponse est claire : c'est quasi impossible en dehors d'une procédure d'indignité. Notre recommandation est de ne pas tenter de contourner la loi par des donations ou testaments frauduleux, car ils seront annulés par les tribunaux. Privilégiez une planification successorale transparente : utilisez la quotité disponible pour avantager un enfant sans léser les autres, ou optez pour un pacte successoral si vous avez besoin de garanties. Pour les résidents français au Portugal, faites un choix de loi (professio juris) dans votre testament pour bénéficier du droit français si cela vous est plus favorable. Dans tous les cas, consultez un avocat spécialisé en droit successoral franco-portugais pour sécuriser votre succession et éviter les conflits familiaux.
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Questions fréquentes
Un enfant peut-il être déshérité pour abandon de famille au Portugal ?
Non, l'abandon de famille n'est pas un motif d'indignité successorale au Portugal. Seuls les actes graves comme le meurtre, la tentative de meurtre ou la fraude testamentaire peuvent justifier une exclusion. La simple absence de relation ou le non-paiement d'une pension alimentaire ne suffisent pas.
Puis-je laisser tous mes biens à un seul enfant au Portugal ?
Non, pas totalement. Vous pouvez lui laisser la quotité disponible (1/3 du patrimoine si vous avez deux enfants), mais les autres enfants ont droit à leur part réservataire. Pour favoriser un enfant, utilisez la quotité disponible ou une donation avec réserve d'usufruit.
Quel est le délai pour contester un testament au Portugal ?
Le délai pour intenter une action en réduction est de 5 ans à compter du décès du testateur. Pour une action en nullité du testament, le délai est de 10 ans. Il est crucial d'agir rapidement et de consulter un avocat dès l'ouverture de la succession.
Le conjoint survivant est-il protégé au Portugal ?
Oui, le conjoint survivant est un héritier réservataire au Portugal. Il a droit à une part de la réserve héréditaire, variable selon qu'il y a ou non des enfants. En l'absence d'enfants, il a droit à la moitié du patrimoine. S'il y a des enfants, sa part est d'un tiers.
Un Français vivant au Portugal peut-il choisir le droit français pour sa succession ?
Oui, c'est possible. En vertu du Règlement européen, un Français résidant au Portugal peut choisir la loi française pour régir l'ensemble de sa succession. Ce choix doit être fait par une déclaration expresse dans un testament (professio juris). Cela peut être avantageux pour protéger le conjoint.
Quels sont les frais d'avocat pour une action en réduction au Portugal ?
Les honoraires varient selon la complexité de l'affaire. Comptez entre 2 000 et 5 000 euros pour une procédure en première instance, et jusqu'à 10 000 euros en cas d'appel. Certains avocats proposent des honoraires au résultat. Demandez un devis détaillé avant d'engager une action.
La donation entre vifs est-elle prise en compte dans la réserve ?
Oui, les donations faites de votre vivant sont rapportables à la succession. Elles s'imputent sur la part réservataire de l'enfant donataire. Si la donation excède sa part, elle peut être réduite par l'action en réduction. Il est important de bien évaluer la valeur des biens donnés.
Puis-je déshériter un enfant qui a eu une condamnation pénale ?
Seules les condamnations pour des actes directement dirigés contre le défunt (meurtre, tentative de meurtre, dénonciation calomnieuse) peuvent fonder une action en indignité. Une condamnation pour un autre crime (vol, escroquerie) ne permet pas de déshériter un enfant au Portugal.
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