| CELEX | 02009R0669-20140701 |
| Type | Règlement (consolidé) |
| Date | mardi 1 juillet 2014 |
| 25.7.2009 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | L 194/11 |
RÈGLEMENT (CE) N o 669/2009 DE LA COMMISSION
du 24 juillet 2009
portant modalités d’exécution du règlement (CE) no 882/2004 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les contrôles officiels renforcés à l’importation de certains aliments pour animaux et certaines denrées alimentaires d’origine non animale et modifiant la décision 2006/504/CE
(Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)
LA COMMISSION DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES,
vu le traité instituant la Communauté européenne,
vu le règlement (CE) no 882/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relatif aux contrôles officiels effectués pour s’assurer de la conformité avec la législation sur les aliments pour animaux et les denrées alimentaires et avec les dispositions relatives à la santé animale et au bien-être des animaux (1), et notamment son article 15, paragraphe 5, et son article 63, paragraphe 1,
vu le règlement (CE) no 178/2002 du Parlement européen et du Conseil du 28 janvier 2002 établissant les principes généraux et les prescriptions générales de la législation alimentaire, instituant l’Autorité européenne de sécurité des aliments et fixant des procédures relatives à la sécurité des denrées alimentaires (2), et notamment son article 53, paragraphe 1,
considérant ce qui suit:
| (1) | Le règlement (CE) no 882/2004 établit un ensemble harmonisé de règles générales régissant l’organisation de contrôles officiels au niveau communautaire, y compris ceux effectués lors de l’introduction de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux en provenance de pays tiers. En outre, il prévoit l’établissement d’une liste des aliments pour animaux et des denrées alimentaires d’origine non animale qui, sur la base d’un risque connu ou nouveau, doivent être soumis à des contrôles officiels renforcés au point d’entrée sur l’un des territoires mentionnés en son annexe I (ci-après «la liste»). Ces contrôles renforcés doivent permettre, d’une part, de contrer plus efficacement le risque connu ou nouveau et, d’autre part, de recueillir des données de suivi précises sur l’occurrence et la prévalence de résultats d’analyses de laboratoire défavorables. |
| (2) | Pour établir la liste, il est opportun de tenir compte de certains critères devant permettre de déceler un risque connu ou nouveau lié à un aliment donné d’origine non animale destiné aux hommes ou aux animaux. |
| (3) | En attendant l’adoption d’une méthodologie uniformisée et de critères régissant l’élaboration de cette liste, il convient, pour la dresser et l’actualiser, de prendre en considération les données résultant des notifications reçues du système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) instauré par le règlement (CE) no 178/2002, les rapports de l’Office alimentaire et vétérinaire, les rapports des pays tiers, les échanges d’information entre la Commission, les États membres et l’Autorité européenne de sécurité des aliments, et les évaluations scientifiques disponibles. |
| (4) | Le règlement (CE) no 882/2004 prévoit que, pour l’organisation des contrôles renforcés, les États membres désignent des points spécifiques d’entrée ayant accès aux installations de contrôle appropriées pour les divers types d’aliments pour animaux et de denrées alimentaires. En conséquence, il convient, dans le présent règlement, de fixer les prescriptions minimales applicables aux points d’entrée désignés en vue de garantir une efficacité homogène des contrôles. |
| (5) | Le règlement (CE) no 882/2004 prévoit que, pour l’organisation des contrôles renforcés, les États membres imposent aux exploitants du secteur de l’alimentation animale ou du secteur alimentaire responsables des lots de notifier au préalable l’arrivée et la nature de ces derniers. Par conséquent, en vue de garantir une démarche uniforme dans toute la Communauté, il convient d’établir un modèle de document commun d’entrée (DCE), à utiliser pour les importations d’aliments pour animaux et de denrées alimentaires d’origine non animale couvertes par le présent règlement. Le DCE doit être mis à la disposition des autorités douanières lors de la déclaration des lots pour une mise en libre pratique. |
| (6) | En outre, pour garantir une certaine uniformité des contrôles officiels renforcés à l’échelle communautaire, il est opportun d’établir dans le présent règlement qu’ils doivent se composer de contrôles documentaires, de contrôles d’identité et de contrôles physiques. |
| (7) | Des ressources financières adéquates doivent être mises à disposition pour l’organisation des contrôles officiels renforcés. Par conséquent, les États membres doivent lever les redevances permettant de couvrir les coûts entraînés par ces contrôles. Ces redevances doivent être calculées conformément aux critères fixés à l’annexe VI du règlement (CE) no 882/2004. |
| (8) | La décision 2005/402/CE de la Commission du 23 mai 2005 relative à des mesures d’urgence concernant le piment, les produits à base de piment, le curcuma et l’huile de palme (3) prévoit que tous les lots de ces produits doivent être accompagnés d’un rapport d’analyse attestant qu’ils ne contiennent aucune des substances chimiques suivantes: le Soudan I (numéro CAS 842-07-9), le Soudan II (numéro CAS 3118-97-6), le Soudan III (numéro CAS 85-86-9) ou le Soudan IV (numéro CAS 85-83-6). Depuis l’adoption de ces mesures, la fréquence des notifications au RASFF a diminué, ce qui indique une amélioration significative de la situation concernant la présence de colorants Soudan dans les produits concernés. Il convient dès lors ne plus exiger la fourniture du rapport d’analyse pour chaque lot de produits importés qui est prévue par la décision 2005/402/CE, et d’établir à la place des contrôles renforcés uniformes de ces lots à leur point d’entrée dans la Communauté. Il convient par conséquent d’abroger la décision 2005/402/CE. |
| (9) | La décision 2006/504/CE de la Commission du 12 juillet 2006 relative aux conditions particulières applicables à certaines denrées alimentaires importées de certains pays tiers en raison des risques de contamination de ces produits par les aflatoxines (4) prévoit une fréquence accrue des contrôles (50 % de l’ensemble des lots) visant à détecter la présence d’aflatoxines dans les noix venant du Brésil. Depuis l’adoption de ces mesures, la fréquence des notifications au RASFF relatives à la présence d’aflatoxines dans les noix venant du Brésil a baissé. Il est dès lors opportun de mettre un terme aux mesures prévues par la décision 2006/504/CE concernant ces produits, qui doivent à la place faire l’objet de contrôles renforcés uniformes à leur point d’entrée dans la Communauté. Il convient dès lors de modifier en conséquence la décision 2006/504/CE. |
| (10) | L’application des prescriptions minimales concernant les points d’entrée désignés peut poser des difficultés pratiques aux États membres. Il convient dès lors que le présent règlement prévoie une période de transition au cours de laquelle ces prescriptions seront progressivement appliquées. En conséquence, pendant la période de transition, les autorités compétentes des États membres doivent être autorisées à réaliser les contrôles d’identité et les contrôles physiques nécessaires en des points de contrôle autres que ceux désignés comme points d’entrée. En pareil cas, ces points de contrôle doivent satisfaire aux prescriptions minimales définies par le présent règlement pour les points d’entrée désignés. |
| (11) | Les mesures prévues par le présent règlement sont conformes à l’avis du comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, |
A ARRÊTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
Article premier
Objet
Le présent règlement fixe des règles concernant les contrôles officiels renforcés devant être réalisés, conformément aux dispositions de l’article 15, paragraphe 5, du règlement (CE) no 882/2004, aux points d’entrée sur les territoires visés à l’annexe I dudit règlement, sur les importations d’aliments pour animaux et de denrées alimentaires d’origine non animale répertoriés à l’annexe I.
Article 2
Mises à jour de l’annexe I
Lors de l’établissement et de la mise à jour régulière de la liste figurant à l’annexe I, il est au moins tenu compte des sources d’information suivantes:
| a) | données obtenues à partir des notifications reçues du RASFF; |
| b) | rapports de l’Office alimentaire et vétérinaire et informations obtenues dans le cadre de ses activités; |
| c) | rapports et informations reçus de pays tiers; |
| d) | informations échangées entre la Commission, les États membres et l’Autorité européenne de sécurité des aliments; |
| e) | évaluations scientifiques, si nécessaire. |
La liste figurant à l’annexe I fait l’objet d’un réexamen régulier, au moins trimestriel.
Article 3
Définitions
Aux fins du présent règlement, les définitions suivantes s’appliquent:
| a) | «document commun d’entrée (DCE)»: le document, dont un modèle est joint à l’annexe II, que doivent compléter l’exploitant du secteur de l’alimentation animale ou du secteur alimentaire ou son représentant, comme le prévoit l’article 6, et l’autorité compétente confirmant l’achèvement des contrôles officiels; |
| b) | «point d’entrée désigné (PED)»: le point d’entrée, tel que prévu à l’article 17, paragraphe 1, premier tiret, du règlement (CE) no 882/2004, dans l’un des territoires visés à l’annexe I de ce dernier; pour les lots arrivant par voie maritime qui sont déchargés en vue d’être chargés sur un autre navire assurant leur acheminement ultérieur vers un port d’un autre État membre, le point d’entrée désigné est ce dernier port; |
| c) | «lot»: une quantité de tout aliment pour animaux ou toute denrée alimentaire répertorié à l’annexe I du présent règlement, relevant de la même classe ou description, couverte par le(s) même(s) document(s), convoyée par le même moyen de transport et provenant du même pays tiers ou de la même partie de celui-ci. |
Article 4
Prescriptions minimales applicables aux points d’entrée désignés
Sans préjudice des dispositions de l’article 19, les points d’entrée désignés disposent au moins:
| a) | d’un personnel dûment qualifié et expérimenté en nombre suffisant pour effectuer les contrôles des lots prescrits; |
| b) | d’installations adéquates où l’autorité compétente peut procéder aux contrôles nécessaires; |
| c) | d’instructions détaillées concernant l’échantillonnage et l’envoi des échantillons en vue de leur analyse par un laboratoire désigné conformément à l’article 12, paragraphe 1, du règlement (CE) no 882/2004 («le laboratoire désigné»); |
| d) | d’installations pour stocker les lots (y compris les lots conteneurisés) dans des conditions appropriées durant la période de consignation, si nécessaire, dans l’attente des résultats de l’analyse visée au point c) ainsi que d’un nombre suffisant de chambres de conservation, dont des chambres froides, si une température régulée est requise du fait de la nature du lot; |
| e) | d’équipements de déchargement et d’équipements appropriés pour la réalisation de l’échantillonnage pour analyse; |
| f) | de la possibilité d’effectuer le déchargement et l’échantillonnage pour analyse dans un endroit abrité, si nécessaire; |
| g) | d’un laboratoire désigné qui peut effectuer l’analyse visée au point c) et est situé dans un lieu vers lequel il est possible de transporter rapidement les échantillons. |
Article 5
Liste des points d’entrée désignés
Les États membres gèrent et mettent à la disposition de tous sur internet, pour chaque produit répertorié à l’annexe I, une liste actualisée des points d’entrée désignés. Les États membres communiquent à la Commission les adresses des pages internet présentant ces listes.
La Commission publie les liens des États pointant vers ces listes sur son site web, à des fins d’information.
Article 6
Notification préalable des lots
Les exploitants du secteur de l’alimentation animale ou du secteur alimentaire, ou leur représentant, notifient au préalable la date et l’heure prévues de l’arrivée du lot au point d’entrée désigné ainsi que la nature du lot.
À cette fin, ils complètent la partie I du document commun d’entrée et transmettent celui-ci à l’autorité compétente du point d’entrée désigné, au moins un jour ouvrable avant l’arrivée du lot.
Article 7
Langue des documents communs d’entrée
Les documents communs d’entrée sont établis dans la langue officielle ou l’une des langues officielles de l’État membre dans lequel se situe le point d’entrée désigné.
Cependant, un État membre peut consentir à ce que des documents communs d’entrée soient établis dans une autre langue officielle de la Communauté.
Article 8
Contrôles officiels renforcés aux points d’entrée désignés
1. L’autorité compétente du point d’entrée désigné effectue dans les meilleurs délais:
| a) | les contrôles documentaires de tous les lots dans un délai de deux jours ouvrables à compter de leur arrivée au PED, sauf circonstances exceptionnelles et inévitables; |
| b) | des contrôles d’identité et des contrôles physiques, dont des analyses de laboratoire, à la fréquence indiquée à l’annexe I, et de façon telle qu’il ne soit pas possible aux exploitants du secteur de l’alimentation animale ou du secteur alimentaire ou à leur représentant de déterminer si un lot donné fera l’objet de tels contrôles; les résultats des contrôles physiques doivent être disponibles aussi rapidement que techniquement possible. |
2. Au terme des contrôles prévus au paragraphe 1, l’autorité compétente:
| a) | complète la partie concernée de la partie II du document commun d’entrée; l’agent responsable de l’autorité compétente cachette et signe l’original du document; |
| b) | fait une copie, qu’elle conserve, du document commun d’entrée signé et cacheté. |
L’original du document commun d’entrée accompagne le lot lors de son acheminement ultérieur jusqu’à son arrivée à la destination indiquée dans ledit document.
L’autorité compétente du PED peut autoriser l’acheminement ultérieur du lot pendant que les résultats des contrôles physiques sont attendus. Lorsqu’une telle autorisation est accordée, l’autorité compétente du PED informe l’autorité compétente du lieu de destination, et des dispositions appropriées sont prises pour que le lot reste sous le contrôle permanent des autorités compétentes et ne puisse être altéré en aucune manière avant que les résultats des contrôles physiques ne soient connus.
Lorsque le lot est acheminé alors que les résultats des contrôles physiques ne sont pas encore disponibles, une copie certifiée de l’original du DCE est délivrée à cet effet.
Article 9
Circonstances exceptionnelles
1. À la demande de l’État membre concerné, la Commission peut autoriser les autorités compétentes de certains points d’entrée désignés soumis à des contraintes géographiques particulières à réaliser les contrôles physiques dans les locaux d’un exploitant du secteur de l’alimentation animale ou du secteur alimentaire, pour autant que les conditions suivantes soient remplies:
| a) | l’efficacité des contrôles réalisés au PED n’en pâtit pas; |
| b) | les locaux satisfont aux exigences pertinentes indiquées à l’article 4, et sont approuvés à cet effet par l’État membre; |
| c) | des mesures appropriées ont été mises en place pour que le lot reste sous le contrôle permanent des autorités compétentes du PED dès son arrivée au PED et qu’il ne puisse être altéré d’une manière ou d’une autre pendant toute la durée des contrôles. |
2. Par dérogation à l’article 8, paragraphe 1, dans des circonstances exceptionnelles, la décision visant à inclure un nouveau produit dans la liste figurant à l’annexe I peut prévoir que les contrôles d’identité et les contrôles physiques sur les lots dudit produit soient effectués par l’autorité compétente du lieu de destination, tel qu’indiqué dans le DCE, s’il y a lieu dans les locaux de l’exploitant du secteur de l’alimentation animale ou du secteur alimentaire si les conditions fixées au paragraphe 1, points b) et c), sont remplies, dans la mesure où:
| a) | la nature extrêmement périssable du produit ou les caractéristiques particulières de l’emballage sont telles qu’inévitablement la réalisation des opérations d’échantillonnage au PED engendrerait un risque grave du point de vue de la sécurité alimentaire ou causerait un dommage d’une ampleur inacceptable au produit; |
| b) | des mesures appropriées de coopération sont établies par les autorités compétentes du PED et celles procédant aux contrôles physiques pour garantir:
|
Article 10
Mise en libre pratique
La mise en libre pratique des lots est subordonnée à la présentation aux autorités douanières, par l’exploitant du secteur de l’alimentation animale ou du secteur alimentaire ou par son représentant, d’un document commun d’entrée, ou de son équivalent électronique, dûment complété par l’autorité compétente, dès que tous les contrôles requis à l’article 8, paragraphe 1, ont été réalisés et que sont connus les résultats favorables des contrôles physiques, si de tels contrôles sont nécessaires.
Article 11
Obligations des exploitants du secteur de l’alimentation animale ou du secteur alimentaire
Lorsque les caractéristiques particulières du lot le justifient, l’exploitant du secteur de l’alimentation animale ou du secteur alimentaire, ou son représentant, met à la disposition de l’autorité compétente:
| a) | des ressources humaines et des moyens logistiques suffisants pour décharger le lot afin que les contrôles officiels puissent avoir lieu; |
| b) | l’équipement approprié en vue de l’échantillonnage pour analyse sous forme de transport spécial et/ou emballages spécifiques dans la mesure où un échantillonnage représentatif ne peut être réalisé avec l’équipement standard. |
Article 12
Fractionnement des lots
Les lots ne peuvent être fractionnés tant que les contrôles officiels renforcés n’ont pas été achevés et que le document commun d’entrée n’a pas été rempli par l’autorité compétente, comme prévu à l’article 8.
En cas de fractionnement ultérieur du lot, une copie authentifiée du document commun d’entrée accompagne chaque partie du lot jusqu’à sa mise en libre pratique.
Article 13
Manquement à la législation
Si les contrôles officiels établissent l’existence d’un manquement à la législation, l’agent responsable de l’autorité compétente complète la partie III du document commun d’entrée et une action en vertu des articles 19, 20 et 21 du règlement (CE) no 882/2004 est engagée.
Article 14
Redevances
1. Les États membres garantissent la levée des redevances nécessaires aux contrôles officiels renforcés prévus par le présent règlement, conformément à l’article 27, paragraphe 4, du règlement (CE) no 882/2004 et aux critères établis à l’annexe VI du règlement (CE) no 882/2004.
2. Les exploitants du secteur de l’alimentation animale ou du secteur alimentaire responsables des lots, ou leur représentant, payent les redevances visées au paragraphe 1.
Article 15
Présentation d’un rapport à la Commission
1. Les États membres présentent à la Commission un rapport sur les lots aux fins de l’évaluation continue des aliments pour animaux et des denrées alimentaires d’origine non animale répertoriés à l’annexe I.
Ce rapport trimestriel est transmis à la fin du mois suivant chaque trimestre.
2. Ce rapport fournit les informations suivantes:
| a) | des informations concernant chaque lot, dont:
|
| b) | le nombre de lots soumis à un échantillonnage pour analyse; |
| c) | les résultats des contrôles prévus à l’article 8, paragraphe 1. |
3. La Commission compile les rapports qu’elle reçoit en application du paragraphe 2 et les met à la disposition des États membres.
Article 16
Modification de la décision 2006/504/CE
La décision 2006/504/CE est modifiée comme suit:
| 1) | À l’article 1er, point a), les points iii), iv) et v) sont supprimés; |
| 2) | À l’article 5, paragraphe 2, le point a) est remplacé par le texte suivant:
|
| 3) | À l’article 7, le paragraphe 3 est supprimé. |
Article 17
Abrogation de la décision 2005/402/CE
La décision 2005/402/CE est abrogée.
Article 18
Applicabilité
Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Il est applicable à compter du 25 janvier 2010.
Article 19
Mesures transitoires
1. Pendant une période de cinq ans à compter de la date d’entrée en vigueur du présent règlement, lorsqu’un point d’entrée désigné ne dispose pas des installations requises pour procéder aux contrôles physiques prévus à l’article 8, paragraphe 1, point b), avant la déclaration des lots pour une mise en libre pratique, ces contrôles peuvent être effectués à un autre point de contrôle du même État membre autorisé à cette fin par l’autorité compétente, pour autant que ce point de contrôle satisfasse aux prescriptions minimales établies à l’article 4.
2. Les États membres mettent à la disposition de tous, sur leur site web, la liste des points de contrôle autorisés conformément au premier paragraphe.
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Fait à Bruxelles, le 24 juillet 2009.
Par la Commission
Androulla VASSILIOU
Membre de la Commission
(1) JO L 165 du 30.4.2004, p. 1.
(2) JO L 31 du 1.2.2002, p. 1.
ANNEXE I
A. Aliments pour animaux et denrées alimentaires d’origine non animale soumis à des contrôles officiels renforcés au point d’entrée désigné
| Aliments pour animaux et denrées alimentaires (utilisation envisagée) | Code NC | Pays d’origine | Risque | Fréquence des contrôles physiques et des contrôles d’identité (1) (%) | ||||||||
| Arachides et produits dérivés (aliments pour animaux et denrées alimentaires) | 1202 10 90 ; 1202 20 00 ; 2008 11 ; | Argentine | Aflatoxines | 10 | ||||||||
| Arachides et produits dérivés (aliments pour animaux et denrées alimentaires) | 1202 10 90 ; 1202 20 00 ; 2008 11 ; | Brésil | Aflatoxines | 50 | ||||||||
| Oligoéléments (aliments pour animaux et denrées alimentaires) (2) (3) | 2817 00 00 ; 2820 ; 2821 ; 2825 50 00 ; 2833 25 00 ; 2833 29 20 ; 2833 29 80 ; 2836 99 ; | Chine | Cadmium et plomb | 50 | ||||||||
| Arachides et produits dérivés (aliments pour animaux et denrées alimentaires), notamment le beurre d’arachides (denrées alimentaires) | 1202 10 ; 1202 20 00 ; 2008 11 ; | Ghana | Aflatoxines | 50 | ||||||||
| Épices (denrées alimentaires):
| 0904 20 ; 0908 10 00 ; 0908 20 00 ; 0910 10 00 ; 0910 30 00 ; | Inde | Aflatoxines | 50 | ||||||||
| Arachides et produits dérivés (aliments pour animaux et denrées alimentaires) | 1202 10 90 ; 1202 20 00 ; 2008 11 | Inde | Aflatoxines | 10 | ||||||||
| Graines de courge (egusi) et produits dérivés (4) (denrées alimentaires) | ex 1207 99 | Nigeria | Aflatoxines | 50 | ||||||||
| Raisins secs (denrées alimentaires) | 0806 20 | Ouzbékistan | Ochratoxine A | 50 | ||||||||
| Piment, produits à base de piment, curcuma et huile de palme (denrées alimentaires) | 0904 20 90 ; 0910 99 60 ; 0910 30 00 ; 1511 10 90 | Tous les pays tiers | Colorants Soudan | 20 | ||||||||
| Arachides et produits dérivés (aliments pour animaux et denrées alimentaires) | 1202 10 90 ; 1202 20 00 ; 2008 11 | Viêt Nam | Aflatoxines | 10 | ||||||||
| Riz Basmati destiné à la consommation humaine directe (denrées alimentaires) | ex 1006 30 | Pakistan | Aflatoxines | 50 | ||||||||
| Riz Basmati destiné à la consommation humaine directe (denrées alimentaires) | ex 1006 30 | Inde | Aflatoxines | 10 | ||||||||
| Mangues, doliques asperges (Vigna sesquipedalis), melon amer (Momordica charantia), courges-bouteilles (Lagenaria siceraria), piments et aubergines (denrées alimentaires) | ex 0804 50 00 ; 0708 20 00 ; 0807 11 00 ; 0707 00 ; 0709 60 ; 0709 30 00 | République dominicaine | Résidus de pesticides analysés à l’aide de méthodes multirésidus fondées sur les couplages CG/SM et CL/SM (*1) | 50 | ||||||||
| Bananes | 0803 00 11 | République dominicaine | Résidus de pesticides analysés à l’aide de méthodes multirésidus fondées sur les couplages CG/SM et CL/SM (*1) | 10 | ||||||||
| Légumes, frais, réfrigérés ou congelés (piments, courgettes et tomates) | 0709 60 ; 0709 90 70 ; 0702 00 00 | Turquie | Pesticides: méthomyl et oxamyl | 10 | ||||||||
| Poires | 0808 20 10 | Turquie | Pesticides: amitraze | 10 | ||||||||
| Légumes, frais, réfrigérés ou congelés (denrées alimentaires)
| 0708 20 00 ; 0709 30 00 ; 0704 ; | Thaïlande | Résidus de pesticides organo-phosphorés | 50 |
B. Définitions
Aux fins de la présente annexe, les définitions suivantes s’appliquent:
| a) | «piment»: les fruits du genre Capsicum séchés et broyés ou pulvérisés, relevant du code NC 0904 20 90 , sous quelque forme que ce soit, destinés à la consommation humaine; |
| b) | «produits à base de piment»: la poudre de curry relevant du code NC 0910 99 60 , sous quelque forme que ce soit, destinée à la consommation humaine; |
| c) | «curcuma»: le curcuma séché et broyé ou pulvérisé, relevant du code NC 0910 30 00 , sous quelque forme que ce soit, destiné à la consommation humaine; |
| d) | «huile de palme»: l’huile de palme, relevant du code NC 1511 10 90 , destinée à la consommation humaine directe. |
| e) | Les «colorants Soudan» renvoient aux substances chimiques suivantes:
|
(*1) Notamment résidus des substances suivantes: amitraze, acéphate, aldicarbe, bénomyl, carbendazime, chlorofénapyr, chlorpyrifos, CS2 (dithiocarbamates), diafenthiuron, diazinon, dichlorvos, dicofol, diméthoate, endosulfan, fenamidone, imidaclopride, malathion, méthamidophos, méthiocarbe, méthomyl, monocrotophos, ométhoate, oxamyl, profénofos, propiconazole, thiabendazole, thiaclopride.
(1) Lorsque seuls certains produits relevant d’un code donné doivent être examinés et qu’aucune subdivision spécifique n’existe sous ce code dans la nomenclature des marchandises, ce dernier est précédé d’un «Ex» (par exemple Ex 2007 99 97 : seuls les produits contenant des noisettes doivent être inclus).
(2) Les oligoéléments visés sous cette rubrique sont les oligoéléments appartenant au groupe fonctionnel des composés d’oligoéléments visés à l’annexe I, point 3 b), du règlement (CE) no 1831/2003 du Parlement européen et du Conseil (JO L 268 du 18.10.2003, p. 29).
(3) Les teneurs maximales en plomb et en cadmium des additifs appartenant au groupe fonctionnel des composés d’oligoéléments établies à l’annexe I de la directive 2002/32/CE du Parlement européen et du Conseil (JO L 140 du 30.5.2002, p. 10) constituent les valeurs de référence. Si les oligoéléments sont mentionnés sur l’étiquette en tant que compléments alimentaires au sens de l’article 2 de la directive 2002/46/CE du Parlement européen et du Conseil du 10 juin 2002 relative au rapprochement des législations des États membres concernant les compléments alimentaires (JO L 183 du 12.7.2002, p. 51), les teneurs maximales établies dans le règlement (CE) no 1881/2006 s’appliquent.
(4) Les teneurs maximales en aflatoxines des arachides et de leurs produits dérivés établies à l’annexe du règlement (CE) no 1881/2006 (JO L 364 du 20.12.2006, p. 5) constituent les valeurs de référence.
ANNEXE II
DOCUMENT COMMUN D’ENTRÉE (DCE)
Règlement (CE) n o 428/2009 du Conseil du 5 mai 2009 instituant un régime communautaire de contrôle des exportations, des transferts, du courtage et du transit de biens à double usage (refonte) 31/12/2014 Règlement (UE) n o 1089/2010 de la Commission du 23 novembre 2010 portant modalités d'application de la directive 2007/2/CE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne l'interopérabilité des séries et des services de données géographiques 31/12/2014 Règlement (CE) n o 976/2009 de la Commission du 19 octobre 2009 portant modalités d’application de la directive 2007/2/CE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les services en réseau 31/12/2014 Règlement (UE) 2014/1382 (version consolidée) 30/12/2014Documents similaires
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