| CELEX | 02025R1981-20260207 |
| Type | Règlement (consolidé) |
| Date | samedi 7 février 2026 |
| Journal officiel | FR Série L |
| 2025/1981 | 8.10.2025 |
RÈGLEMENT D’EXÉCUTION (UE) 2025/1981 DE LA COMMISSION
du 7 octobre 2025
instituant un droit antidumping définitif sur les importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine originaires de la République populaire de Chine à l’issue d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures effectué conformément à l’article 11, paragraphe 2, du règlement (UE) 2016/1036 du Parlement européen et du Conseil
LA COMMISSION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
vu le règlement (UE) 2016/1036 du Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2016 relatif à la défense contre les importations qui font l’objet d’un dumping de la part de pays non membres de l’Union européenne (1) (ci-après le «règlement de base»), et notamment son article 11, paragraphe 2,
considérant ce qui suit:
1. PROCÉDURE
1.1. Enquêtes précédentes et mesures en vigueur
| (1) | Par son règlement (UE) no 1072/2012 (2), la Commission a institué un droit antidumping provisoire sur les importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine originaires de la République populaire de Chine (ci-après la «Chine» ou la «RPC»). |
| (2) | Par son règlement d’exécution (UE) no 412/2013 (3), le Conseil a institué un droit antidumping sur les importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine originaires de la République populaire de Chine (ci-après les «mesures initiales»). L’enquête qui a abouti à l’institution des mesures initiales est ci-après dénommée «enquête initiale». |
| (3) | Par son règlement d’exécution (UE) 2017/1932 (4), la Commission a modifié la définition du produit telle qu’établie dans les mesures initiales, en excluant, à l’issue d’un réexamen intermédiaire partiel de la définition du produit, les importations de moulins à condiments ou à épices en céramique et de leurs éléments de broyage en céramique, de moulins à café en céramique, d’aiguiseurs à couteaux en céramique, de fusils à aiguiser en céramique et d’outils de cuisine en céramique destinés à être utilisés pour les opérations de découpe, broyage, grattage, tranchage, râpage et pelage, ainsi que les importations de pierres à pizza en céramique de cordiérite des types utilisés pour la cuisson de pizzas ou de pains. |
| (4) | Par son règlement d’exécution (UE) 2019/1198 (5), la Commission a réinstitué les mesures antidumping définitives sur les importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine originaires de la République populaire de Chine à l’issue d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures (ci-après le «précédent réexamen au titre de l’expiration des mesures»). |
| (5) | Par son règlement d’exécution (UE) 2019/2131 (6), la Commission a modifié les mesures existantes à la suite d’une enquête anti-contournement, en étendant le taux de droit résiduel de 36,1 % aux importations déclarées par 33 sociétés bénéficiant précédemment de taux de droit réduits et en révoquant leurs codes additionnels TARIC. |
| (6) | Les taux de droits antidumping individuels actuellement en vigueur sont compris entre 13,1 % et 18,3 %. Tous les producteurs-exportateurs non retenus dans l’échantillon ayant coopéré dans le cadre de l’enquête ayant donné lieu aux mesures initiales (ci-après l’«enquête initiale») se sont vu imposer un droit de 17,9 % et toutes les autres sociétés sont soumises au taux de droit résiduel de 36,1 % (ci-après les «mesures initiales»). |
1.2. Demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures
| (7) | À la suite de la publication d’un avis d’expiration prochaine (7), la Commission a été saisie d’une demande de réexamen au titre de l’article 11, paragraphe 2, du règlement de base. |
| (8) | La demande de réexamen a été présentée le 14 avril 2024 par Cerame-Unie/Fédération européenne des industries de porcelaine et de faïence de table et d’ornementation (ci-après la «FEPF») et une société tchèque isolée (ci-après les «requérants») au nom de l’industrie de l’Union des articles en céramique pour la table et la cuisine au sens de l’article 5, paragraphe 4, du règlement de base. La demande de réexamen faisait valoir que l’expiration des mesures favoriserait probablement la continuation du dumping et la réapparition du préjudice causé à l’industrie de l’Union. |
1.3. Ouverture d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures
| (9) | Ayant déterminé, après consultation du comité institué par l’article 15, paragraphe 1, du règlement de base, qu’il existait des éléments de preuve suffisants pour ouvrir un réexamen au titre de l’expiration des mesures, la Commission a ouvert le 12 juillet 2024 un réexamen au titre de l’expiration des mesures concernant les importations dans l’Union d’articles en céramique pour la table et la cuisine originaires de la République populaire de Chine (ci-après le «pays concerné») sur la base de l’article 11, paragraphe 2, du règlement de base. Elle a publié un avis d’ouverture au Journal officiel de l’Union européenne (8) (ci-après l’«avis d’ouverture»). |
| (10) | Le 19 décembre 2024, la Commission a donc ouvert un réexamen intermédiaire partiel portant sur les importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine originaires de la République populaire de Chine au titre de l’article 11, paragraphe 3, du règlement de base. Ce réexamen intermédiaire partiel a été demandé par Cerame-Unie/Fédération européenne des industries de porcelaine et de faïence de table et d’ornementation (ci-après la «FEPF») et porte uniquement sur l’examen du dumping. |
| (11) | La Chambre de commerce chinoise des produits de l’industrie légère et de l’artisanat (ci-après la «CCCLA») a présenté des observations lors de l’ouverture de l’enquête de réexamen au titre de l’expiration des mesures. Elle a attiré l’attention sur la durée pendant laquelle les mesures initiales avaient été mises en place, puisqu’elles avaient été instituées pour la première fois en 2012. Par conséquent, selon la CCCLA, l’industrie de l’Union bénéficiait déjà d’une protection du marché depuis près de 12 ans et, si le présent réexamen au titre de l’expiration des mesures devait aboutir à une prorogation des mesures pour une nouvelle période de cinq ans, cela signifierait une protection continue de près de 18 ans du marché de l’Union contre les importations d’articles en céramique chinois pour la table et la cuisine. La CCCLA a fait référence à l’article 11.3 de l’accord antidumping de l’OMC (ci-après l’«accord antidumping»), selon lequel les mesures antidumping devraient être abrogées après cinq ans, à moins qu’il n’existe des éléments de preuve suggérant qu’elles devraient être maintenues. La CCCLA a fait valoir qu’une prorogation des mesures frappant les importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine en provenance de Chine ne servirait qu’un objectif protectionniste et serait injustifiée, illégale et préjudiciable au marché de l’Union dans son ensemble. |
| (12) | La CCCLA a également fait valoir que l’industrie de l’Union était dans une situation saine, comme l’ont confirmé le règlement instituant des mesures provisoires, le règlement portant extension des mesures et la présente demande d’enquête de réexamen au titre de l’expiration des mesures, ce qui démontre que l’industrie de l’Union, à l’exception de l’année 2010 suivie d’une crise économique à grande échelle au sein de l’Union, a affiché depuis 2008 un taux de rentabilité compris entre 2 % et 5 %. Par conséquent, aucun préjudice ne doit être combattu. |
| (13) | Cet argument a dû être rejeté. La Commission rappelle que l’article 11.3 de l’accord antidumping de l’OMC et l’article 11, paragraphe 2, du règlement de base autorisent une exception à la règle de l’expiration des cinq ans s’il est établi lors d’un réexamen que l’expiration de la mesure serait susceptible d’entraîner la continuation ou la réapparition du dumping et du préjudice. |
| (14) | En ce qui concerne la situation de l’industrie de l’Union, la Commission a fait observer que l’objectif des mesures antidumping était d’éliminer les effets de distorsion des échanges d’un dumping préjudiciable et de restaurer une concurrence effective en ayant un effet positif sur la situation de l’industrie de l’Union. Même si l’industrie de l’Union n’avait pas subi de préjudice important au cours de la période considérée dans la demande, il conviendrait de déterminer si le préjudice résultant des importations en provenance de Chine pourrait réapparaître en cas d’expiration des mesures. En outre, l’avis d’ouverture précise, au point 4.2, que les requérants ont fait valoir une probabilité de continuation ou de réapparition du préjudice en provenance de la RPC. À cet égard, les requérants ont fourni des éléments de preuve suffisants montrant que, en cas d’expiration des mesures, le niveau actuel des importations du produit soumis au réexamen en provenance du pays concerné et à destination de l’Union serait susceptible d’augmenter considérablement et d’entraîner une aggravation du préjudice pour l’industrie de l’Union. Cet argument a donc été rejeté. |
| (15) | Lors de l’ouverture de la procédure, la CCCLA a demandé à la Commission de rejeter l’argument des requérants concernant les distorsions significatives alléguées et d’accepter les prix et les coûts en vigueur sur le marché intérieur déclarés par les exportateurs chinois ayant coopéré. À l’appui de cette allégation, la CCCLA a également fait valoir que:
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| (16) | Enfin, la CCCLA a invoqué la jurisprudence de l’OMC (11) (12), dans laquelle il est établi que les autorités chargées de l’enquête doivent utiliser les coûts réellement supportés par les producteurs ou les exportateurs pour le calcul des valeurs normales construites. Elle a également fait valoir que la jurisprudence de l’OMC étaye son affirmation selon laquelle l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base semble incompatible avec les articles 2.2 et 2.2.1.1 de l’accord antidumping de l’OMC. |
| (17) | La Commission a rappelé que son rapport représentait un faisceau de preuves inclus dans le dossier de l’enquête, dont elle peut se saisir pour établir l’existence de distorsions significatives, conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, point c), du règlement de base. Le rapport a été publié le 21 décembre 2017 et mis à jour le 10 avril 2024, après avoir donné à tout le monde (c’est-à-dire pas uniquement aux parties à une enquête antidumping spécifique) la possibilité de soumettre des observations et de réfuter ou compléter les éléments de preuve qu’il contenait. À ce jour, la Commission n’a reçu aucune contribution sur le rapport qui mettrait en cause l’objectivité de ce dernier. Par ailleurs, la CCCLA n’a fourni elle-même aucun élément spécifique visant à réfuter les éléments de preuve ou les conclusions juridiques incluses dans le rapport. Le manque d’objectivité du rapport n’a donc pas été démontré et l’allégation selon laquelle le rapport ne pouvait pas être utilisé dans le cadre de la présente enquête a été rejetée. |
| (18) | L’allégation selon laquelle les plans quinquennaux ne sont que des documents d’orientation est déjà invalidée dans le document de travail des services de la Commission intitulé «Significant Distortions in the Economy of the People’s Republic of China for the Purposes of the Trade Defence Investigations» («Distorsions significatives dans l’économie de la République populaire de Chine aux fins des enquêtes en matière de défense commerciale»), mentionné ci-dessus. |
| (19) | Le rapport anticipe cet argument et considère que «[l]e fait que les plans quinquennaux (ou les stratégies globales) n’aient pas de statut défini avec précision dans l’ordre juridique chinois ne remet pas en cause leur caractère contraignant qui ressort d’autres textes législatifs, tels que la loi organique des assemblées populaires locales et des pouvoirs populaires locaux de la RPC. Cette loi oblige sans équivoque lesdites autorités à mettre en œuvre les plans quinquennaux […]. Au vu de ce qui précède, il apparaît que la mise en œuvre et la référence aux plans de niveau supérieur sont résolument prises en compte dans l’ensemble des plans à tous les niveaux, souvent dans la partie introductive ou les derniers chapitres des plans quinquennaux correspondants et d’autres documents de planification. Ce principe ne saurait être écarté au motif qu’il constitue de simples déclarations d’intention, étant donné que la mise en œuvre des plans est imposée par la loi, y compris par la Constitution. En outre, la mise en œuvre et la réalisation des objectifs fixés par différents plans font l’objet d’une évaluation et d’un suivi réguliers […]» (13) . |
| (20) | En ce qui concerne le point c) et les autres allégations relatives à la conformité du calcul de la valeur normale avec la jurisprudence de l’OMC, la Commission a fait observer qu’en l’espèce, elle avait appliqué les règles pertinentes énoncées à l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base. Elle a estimé que la disposition dudit article est pleinement conforme aux obligations de l’Union européenne dans le cadre de l’OMC ainsi qu’à la jurisprudence. En effet, l’existence de distorsions significatives rend les coûts et les prix dans le pays exportateur inappropriés au calcul de la valeur normale. Dans ces circonstances, l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base envisage le calcul des coûts de production et de vente sur la base de prix ou de valeurs de référence non faussés, y compris ceux d’un pays représentatif approprié ayant un niveau de développement semblable à celui du pays exportateur. Comme l’Organe d’appel l’a explicitement clarifié dans l’affaire DS473 (14), les règles de l’OMC permettent l’utilisation de données d’un pays tiers, dûment ajustées, lorsqu’un tel ajustement est nécessaire et motivé. La Commission a rappelé à cet égard qu’une fois qu’il est jugé inapproprié, du fait de l’existence de distorsions significatives dans le pays exportateur au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, point b), du règlement de base, de se fonder sur les prix et les coûts sur le marché intérieur du pays exportateur, la valeur normale est calculée sur la base de prix ou de valeurs de référence non faussés dans un pays représentatif approprié pour chaque producteur-exportateur, conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, point a), du règlement de base. La même disposition du règlement de base autorise également l’utilisation des coûts sur le marché intérieur s’il est établi positivement que ces coûts ne sont pas faussés. Dans ce contexte, les producteurs-exportateurs ont eu la possibilité d’apporter la preuve que leurs coûts individuels n’étaient pas faussés. Toutefois, aucun élément de preuve positif quant à l’absence de distorsion des facteurs de production des différents producteurs-exportateurs n’a été fourni. |
| (21) | En ce qui concerne le calcul de la valeur normale proposée dans la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures, la CCCLA a fait valoir qu’en divulguant la structure des coûts et les prix sous la forme de fourchettes, les requérants enfreignaient les droits de la défense de la CCCLA et ne respectaient pas la pratique de l’OMC. En outre, la CCCLA a affirmé que le niveau des frais de vente, dépenses administratives et autres frais généraux, ainsi que le niveau de la marge bénéficiaire constatés par les requérants prouvaient que la valeur normale calculée (ci-après la «VNC») établie dans la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures ne pouvait être comparée au prix de vente des producteurs-exportateurs chinois. |
| (22) | En outre, la CCCLA a fait observer que, si, lors des enquêtes précédentes, les requérants avaient scindé le produit concerné en différents types de produit pour calculer la VNC, dans la présente procédure, ils ont utilisé une approche simplifiée ainsi que des valeurs agrégées, ce qui a donné lieu à une VNC non représentative. À l’appui de cette allégation, la CCCLA a également fait valoir que:
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| (23) | Par conséquent, la CCCLA a qualifié l’approche des requérants d’inacceptable et fait valoir que les données utilisées dans la section de la demande de réexamen relative à l’évaluation de la marge de dumping n’auraient pas dû être acceptées par la Commission. |
| (24) | Concernant les droits de la défense de la CCCLA, selon la Commission, la version de la plainte pouvant être consultée par les parties intéressées contenait tous les éléments de preuve essentiels et les résumés non confidentiels des données bénéficiant d’un traitement confidentiel pour que les parties intéressées puissent exercer leur droit de la défense tout au long de la procédure. Ces résumés étaient donc suffisamment détaillés pour permettre de comprendre raisonnablement la substance des informations communiquées à titre confidentiel conformément à l’article 19, paragraphe 2, du règlement de base. |
| (25) | Il est en outre rappelé que l’article 19, paragraphe 2, du règlement de base et l’article 6, paragraphe 5, de l’accord antidumping de l’OMC garantissent la protection de toute information de nature confidentielle dans les cas où sa divulgation avantagerait de façon notable un concurrent ou aurait un effet défavorable notable pour la personne qui a fourni l’information ou pour celle auprès de qui elle l’a obtenue. Les informations fournies à titre confidentiel relèvent de ces catégories. Par conséquent, la présentation des données numériques pertinentes sous la forme de fourchettes a été jugée appropriée et suffisante pour garantir les droits de la défense des parties intéressées. En conséquence, l’argument a été rejeté. |
| (26) | En ce qui concerne le niveau des frais de vente, dépenses administratives et autres frais généraux, ainsi que le niveau de la marge bénéficiaire utilisés dans le calcul de la valeur normale dans la demande de réexamen au titre de l’expiration, la CCCLA n’a fourni aucune explication quant aux raisons pour lesquelles la comparaison de la VNC et du prix à l’exportation du produit concerné en provenance de Chine ne serait pas représentative. Par conséquent, cet argument a été rejeté. |
| (27) | Enfin, en ce qui concerne les allégations selon lesquelles l’utilisation d’un seul type de produit aux fins du calcul de la valeur normale du produit concerné dans la plainte était inacceptable et n’aurait pas dû être autorisée par la Commission, il convient de rappeler que, conformément à l’article 5, paragraphe 3, du règlement de base, la Commission examine, dans la mesure du possible, l’exactitude et l’adéquation des éléments de preuve fournis dans la plainte afin de déterminer s’il y a des éléments de preuve suffisants pour justifier l’ouverture d’une enquête. Dans ce cadre, la Commission a rappelé à la CCCLA que les plaignants ne sont pas soumis au même niveau de preuve que la Commission au cours d’une enquête. En outre, il ne saurait être exigé des requérants qu’ils utilisent des informations dont ils ne disposent pas. En l’espèce, la Commission a analysé de manière approfondie la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures et a confirmé qu’il existait des éléments de preuve suffisants de la probabilité d’un dumping et d’un préjudice pour justifier l’ouverture d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures. Par conséquent, cet argument a été rejeté. |
1.4. Période d’enquête de réexamen et période considérée
| (28) | L’enquête relative à la continuation du dumping a couvert la période comprise entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2023 (ci-après la «période d’enquête de réexamen» ou «PER»). L’analyse des tendances utiles à l’évaluation de la probabilité d’une continuation ou d’une réapparition du préjudice a porté sur la période comprise entre le 1er janvier 2020 et la fin de la période d’enquête de réexamen (ci-après la «période considérée»). |
| (29) | La CCCLA a critiqué le choix tant de la période considérée que de la PER, car il ne satisferait pas au critère juridique prescrit par l’article 6, paragraphe 1, du règlement de base et fausserait considérablement les conclusions potentielles en aboutissant à des constats positifs quant à l’existence d’un dumping et à la réapparition du préjudice en raison essentiellement de deux facteurs. |
| (30) | Premièrement, la fixation de la PER du premier au quatrième trimestre de 2023 serait inacceptable car trop distante, étant donné que la demande d’enquête de réexamen a été déposée le 27 mai 2024 et qu’une procédure a été ouverte le 12 juillet. En outre, l’utilisation de 2020 comme année de référence pour analyser l’évolution des importations et la situation actuelle de l’industrie de l’Union donnerait une image faussée compte tenu de l’impact majeur des mesures administratives adoptées en réaction à la pandémie en 2020, et empêcherait un examen objectif de cette affaire sur la base d’éléments de preuve positifs. La CCCLA a conclu que les requérants auraient dû être invités à présenter à nouveau leur demande sur la base d’une période considérée qui ne soit pas faussée, c’est-à-dire à partir du 1er janvier 2019, à l’exclusion de l’année 2020, avec une date de fin aussi proche que possible de la date d’ouverture. |
| (31) | Pour déterminer la période d’enquête, l’approche générale de la Commission est conforme à l’article 6, paragraphe 1, second alinéa, du règlement de base (applicable aux réexamens au titre de l’article 11, paragraphe 5, premier alinéa, du règlement de base), qui dispose qu’une «période d’enquête est choisie qui, en cas de dumping, couvre normalement une période d’une durée minimale de six mois immédiatement antérieure à l’ouverture de la procédure». Dans le cadre du présent réexamen, contrairement à un cas normal, des circonstances exceptionnelles ont dû être prises en considération compte tenu de la composition de l’industrie de l’Union, qui est fortement fragmentée, avec une proportion très élevée de PME. Afin de garantir l’accès à cet instrument de défense commerciale pour une industrie aussi diverse et fragmentée, la Commission a utilisé la dernière année civile complète précédant l’année au cours de laquelle l’enquête a été ouverte. Il est courant que l’exercice financier des petites et moyennes entreprises corresponde à l’année civile. En faisant en sorte que la période d’enquête de réexamen coïncide avec l’année civile, et donc avec l’exercice financier, ainsi que le prévoit l’article 6, paragraphe 9, dernière phrase, du règlement de base, la Commission a cherché à réduire la charge pour les PME liée à la communication des informations à fournir dans le cadre de l’enquête. L’argument de la CCCLA a donc été rejeté. |
1.4.1. Parties intéressées
| (32) | Dans l’avis d’ouverture, la Commission a invité toutes les parties intéressées à participer à l’enquête. En particulier, la Commission a informé les parties suivantes de l’ouverture du réexamen au titre de l’expiration des mesures: les requérants, les producteurs connus dans l’Union et leurs associations, les producteurs-exportateurs connus en RPC, les importateurs indépendants connus dans l’Union ainsi que les autorités de la RPC. |
| (33) | Les parties intéressées ont eu l’occasion de formuler des observations sur l’ouverture du réexamen au titre de l’expiration des mesures et de demander à être entendues par la Commission et/ou le conseiller-auditeur dans le cadre des procédures commerciales. |
| (34) | La Commission a reçu, en même temps que la demande de réexamen datée du 14 avril 2024, une demande d’anonymat émanant de six producteurs de l’Union soutenant la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures. Toutes les parties ayant demandé l’anonymat ont exposé leur motivation pour ne pas révéler leur identité. Les sociétés ont fait état de craintes de représailles de la part de leurs clients en Chine, ainsi qu’indirectement de la part de concurrents chinois par l’intermédiaire des clients et distributeurs qu’elles ont en commun dans l’Union européenne et dans d’autres parties du monde. Afin d’éviter tout risque de représailles de la part d’acteurs privés chinois, qui pourraient avoir une incidence négative grave sur leurs activités commerciales, les sociétés ont demandé à la Commission de préserver la confidentialité de leur identité. |
| (35) | La Commission a examiné ces demandes ainsi que les éléments de preuve soumis. Elle a conclu que le risque allégué de représailles existait effectivement et, sur cette base, a accordé un traitement confidentiel à l’identité des sociétés en question (15). |
1.4.2. Échantillonnage
| (36) | Dans l’avis d’ouverture, la Commission a indiqué qu’elle était susceptible de procéder à un échantillonnage des parties intéressées conformément à l’article 17 du règlement de base. |
1.4.2.1.
| (37) | Dans l’avis d’ouverture, la Commission a annoncé qu’elle avait sélectionné un échantillon provisoire de producteurs de l’Union. Elle a sélectionné l’échantillon sur la base des volumes de production du produit similaire par les producteurs, de leur taille, de leur situation géographique dans l’Union et de leur segment de produits. L’échantillon se composait de trois producteurs de l’Union situés dans trois États membres, dont le Portugal et la Roumanie (16), et couvrait tous les principaux types de produits. Parmi ces trois producteurs, un était une petite et moyenne entreprise (PME) (17). L’échantillon provisoire représentait [19 à 24] % du volume total estimé de la production et [41 à 52] % des ventes totales estimées du produit similaire dans l’Union en 2023. |
| (38) | À la suite de la constitution de l’échantillon provisoire, la PME sélectionnée a informé la Commission qu’en raison de circonstances organisationnelles et financières, il était objectivement impossible pour cette société de participer à l’enquête en tant que producteur de l’Union retenu dans l’échantillon. Après avoir examiné les arguments présentés dans les observations reçues par Cerame-Unie/FEPF, la Commission a modifié son échantillon provisoire afin d’y inclure une autre PME de manière à conserver un échantillon représentatif (18). Par conséquent, l’échantillon final ainsi constitué comprenait trois producteurs de l’Union situés dans trois États membres, dont le Portugal et la Roumanie, parmi lesquels une PME, et couvrait tous les principaux types de produits (19). Cet échantillon représentait [16-21] % de la production totale estimée de l’Union et [35-46] % du volume total estimé des ventes de l’Union du produit similaire sur le marché de l’Union en 2023. |
| (39) | La CCCLA a formulé des observations sur l’échantillon de l’industrie de l’Union et a fait part de ses préoccupations concernant d’éventuelles stratégies d’autosélection au sein de ladite industrie, comme le démontre le refus de la PME susmentionnée de coopérer en prétextant des circonstances organisationnelles et financières plutôt que des critères substantiels de l’échantillon (c’est-à-dire les volumes de production, la gamme de produits, l’échelle de l’entreprise, ou la portée géographique). Cet exercice pourrait être répété afin que les entreprises dont les résultats sont inférieurs à la moyenne de l’ensemble de l’industrie de l’Union soient incluses dans l’échantillon par la Commission, ce qui fausserait l’établissement du préjudice. Dans ce contexte, la CCCLA a fait référence au rapport de l’Organe d’appel dans l’affaire Communautés européennes — Mesures antidumping définitives visant certains éléments de fixation en fer ou en acier en provenance de Chine (article 21.5), selon lequel l’autorité chargée de l’enquête ne doit pas définir la branche de production nationale de manière à inclure, exclusivement ou principalement, les producteurs qui s’estiment lésés par des importations dont il est allégué qu’elles font l’objet d’un dumping (20). |
| (40) | Conformément à l’article 17, paragraphe 1, du règlement de base, la Commission doit constituer un échantillon statistiquement valable d’après les renseignements disponibles au moment du choix et, conformément à l’article 17, paragraphe 4, dudit règlement, en cas de manque de coopération de l’une des entités retenues dans l’échantillon, de sorte que les résultats de l’enquête peuvent s’en trouver affectés de façon importante, un nouvel échantillon peut être constitué. L’échantillon modifié était tout à fait comparable à l’échantillon initial en termes de production et de ventes couvertes. En outre, conformément aux dispositions de l’article 17, paragraphe 2, du règlement de base, le choix final des parties effectué en application des dispositions relatives à l’échantillonnage appartient à la Commission et non aux parties concernées. Cet argument a donc été rejeté. |
1.4.2.2.
| (41) | Afin de décider s’il était nécessaire de procéder par échantillonnage et, dans l’affirmative, de déterminer la composition de l’échantillon, la Commission a invité les importateurs indépendants à fournir les informations indiquées dans l’avis d’ouverture. |
| (42) | La Commission européenne n’a reçu aucune réponse de la part d’importateurs indépendants contenant les informations demandées à l’annexe de l’avis d’ouverture dans le délai fixé dans celui-ci. Par conséquent, aucun échantillon d’importateurs indépendants n’a été constitué. |
1.4.2.3.
| (43) | Afin de décider s’il était nécessaire de procéder par échantillonnage et, dans l’affirmative, de sélectionner un échantillon, la Commission a invité tous les producteurs-exportateurs connus de la RPC à fournir les informations demandées dans l’avis d’ouverture. En outre, elle a demandé à la mission de la République populaire de Chine auprès de l’Union européenne d’identifier et/ou de contacter d’éventuels autres producteurs-exportateurs qui souhaiteraient participer à l’enquête. |
| (44) | Cent un (101) producteurs-exportateurs/groupes de producteurs-exportateurs chinois ont fourni les informations demandées et ont accepté d’être inclus dans l’échantillon. Ces producteurs-exportateurs chinois ayant coopéré représentaient ensemble environ 21 % des importations totales en provenance de Chine au cours de la PER et environ 8 % de la production et des capacités de production totales en Chine. Après avoir analysé les informations fournies par les producteurs-exportateurs chinois, la Commission a décidé de limiter son enquête à un nombre raisonnable de producteurs-exportateurs en utilisant un échantillon conformément à l’article 17, paragraphe 1, du règlement de base. Le 8 août 2024, la Commission a sélectionné un échantillon de trois groupes de producteurs-exportateurs sur la base du plus grand volume de ventes vers l’Union au cours de la période d’enquête de réexamen. Les trois groupes retenus dans l’échantillon couvraient environ 21 % du volume total des importations en provenance de Chine et environ 8 % de la production totale en Chine au cours de la PER (21). |
1.5. Réponses au questionnaire
| (45) | La Commission a envoyé aux pouvoirs publics de la République populaire de Chine (ci-après les «pouvoirs publics chinois») un questionnaire concernant l’existence de distorsions significatives en RPC au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, point b), du règlement de base, auquel les pouvoirs publics chinois n’ont pas répondu. |
| (46) | La Commission a envoyé des questionnaires aux trois groupes de producteurs-exportateurs chinois retenus dans l’échantillon, aux pouvoirs publics chinois, aux trois producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon ainsi qu’à Cerame-Unie/FEPF. |
| (47) | Un seul des producteurs-exportateurs chinois a fourni une réponse complète au questionnaire. Les trois producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon ainsi que Cerame-Unie/FEPF ont également fourni des réponses complètes au questionnaire. |
| (48) | Le seul producteur-exportateur ayant fourni une réponse complète au questionnaire représentait environ [1-2] % du volume total des importations dans l’Union européenne d’articles en céramique pour la table et la cuisine en provenance de la RPC au cours de la PER. Les services de la Commission ont estimé qu’un niveau d’importations aussi bas n’aurait pas fourni suffisamment d’informations pour évaluer le prix à l’exportation et l’existence d’un dumping au cours de la période d’enquête de réexamen et qu’il ne pouvait pas être considéré comme représentatif des importations totales en provenance de la République populaire de Chine. Compte tenu du niveau insuffisant de coopération, la Commission a informé les parties intéressées qu’elle pouvait fonder ses conclusions sur les données disponibles, conformément à l’article 18 du règlement de base (22). |
| (49) | La Commission a recherché et vérifié toutes les informations jugées nécessaires pour déterminer, d’une part, la probabilité d’une continuation ou d’une réapparition du dumping et du préjudice et, d’autre part, l’intérêt de l’Union. Conformément à l’article 16, des visites de vérification ont été effectuées dans les locaux des producteurs/associations de l’Union suivants:
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1.5.1. Demandes de traitement confidentiel
| (50) | À l’instar des producteurs de l’Union soutenant la demande d’enquête au stade de l’ouverture de la procédure, comme mentionné au considérant 35, les deux PME, dont l’une a été choisie pour l’échantillon préliminaire et l’autre pour l’échantillon final, respectivement, ont demandé que leur identité ne soit pas divulguée, par crainte de représailles de la part de clients ou de concurrents concernés par l’enquête, conformément à l’article 19, paragraphe 1, du règlement de base. À l’issue d’un examen individuel du bien-fondé des demandes, la Commission a estimé que toutes les demandes de traitement confidentiel étaient justifiées et a accepté que l’identité de ces sociétés ne soit pas divulguée (23). La Commission a par ailleurs considéré qu’il n’était pas approprié de divulguer quels étaient le ou les États membres d’implantation de ces PME, puisque cette information pouvait également dévoiler l’identité des sociétés concernées. |
| (51) | La CCCLA a affirmé que la non-divulgation de l’identité des producteurs de l’Union ayant soutenu la demande d’enquête ou coopéré en acceptant d’être inclus dans l’échantillon constituait une violation grave des droits de la défense d’autres parties intéressées. Premièrement, la CCCLA a fait valoir que, si l’identité de certains producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon final ou dans l’échantillon préliminaire n’était pas divulguée, les parties intéressées se voyaient empêchées de présenter des observations utiles sur la représentativité de cet échantillon. Deuxièmement, les conclusions de la Commission relatives au préjudice comprennent toujours une analyse de certains «indicateurs microéconomiques», qui sont uniquement liés aux producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon. Si l’un de ces producteurs restait anonyme tout au long de la procédure, les parties intéressées ne seraient pas en mesure de vérifier ou de commenter la validité des conclusions de la Commission relatives au préjudice. Troisièmement, compte tenu de la détermination correcte de la marge de préjudice, si la Commission refusait de dévoiler l’identité du producteur de l’Union inclus dans l’échantillon, les parties intéressées se verraient également empêchées de vérifier si ce producteur fabrique des produits de marque ou des produits génériques. |
| (52) | Il ressort de la jurisprudence de la Cour de justice que la protection des droits de la défense doit, le cas échéant, se concilier avec l’obligation de respecter les informations confidentielles, qui est expressément énoncée à l’article 19 du règlement de base, bien que cette obligation ne puisse vider de leur contenu essentiel les droits de la défense (24). Cette conciliation permet la réception de résumés non confidentiels de ces informations (effectués, par exemple, sous la forme de fourchettes et/ou d’indices). Toutefois, il convient toujours de veiller à ce que, même sous une forme résumée, les informations ne donnent pas lieu à la divulgation de secrets d’affaires. |
| (53) | Conformément au principe de conciliation mentionné dans la jurisprudence rappelée ci-dessus, la Commission s’est assurée, tout au long de la présente enquête, que toutes les questions pertinentes pouvaient être vérifiées et traitées dans les dossiers destinés à être consultés par les parties intéressées. Ces derniers comprenaient des notes relatives à la sélection et à la représentativité de l’échantillon, des observations publiques des producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon, y compris des fourchettes et/ou des informations sous forme d’indices et d’autres communications pertinentes avec ces sociétés et leurs représentants, par exemple sur le pourcentage de produits de marque fabriqués par les différentes sociétés retenues dans l’échantillon. Aucune information autre que celles dont une version publique a été communiquée aux parties intéressées n’a été utilisée pour la sélection des sociétés retenues dans l’échantillon ou la détermination des conclusions de la Commission concernant le préjudice. La divulgation de l’identité de ces sociétés n’aurait donc pas fourni aux parties intéressées des informations supplémentaires qui leur auraient été utiles pour s’assurer de l’exactitude des conclusions de la Commission. Celle-ci a donc jugé que les informations fournies dans les documents communiqués aux parties intéressées étaient suffisantes pour satisfaire aux droits de la défense de ces dernières, alors que la divulgation des identités des producteurs de l’Union aurait probablement causé à ceux-ci un préjudice économique disproportionné et irréparable. Cet argument a donc été rejeté. |
2. PRODUIT CONCERNÉ ET PRODUIT SIMILAIRE
2.1. Produit soumis au réexamen
| (54) | Le produit soumis au réexamen est le même que celui défini dans le règlement d’exécution (UE) 2017/1932 à l’issue d’un réexamen de la définition du produit entamé le 12 avril 2017 (25), à savoir les articles en céramique pour la table et la cuisine, à l’exclusion des moulins à condiments et à épices en céramique ainsi que leurs éléments de broyage en céramique, des moulins à café en céramique, des aiguiseurs à couteaux en céramique, des fusils à aiguiser en céramique, des outils de cuisine en céramique destinés à être utilisés pour les opérations de découpe, broyage, grattage, tranchage, râpage et pelage, et des pierres à pizza en céramique de cordiérite des types utilisés pour la cuisson de pizzas ou de pains (ci-après le «produit soumis au réexamen»), relevant actuellement des codes NC ex 6911 10 00 , ex 6912 00 21 , ex 6912 00 23 , ex 6912 00 25 et ex 6912 00 29 (codes TARIC 6911 10 00 90, 6912 00 21 11, 6912 00 21 91, 6912 00 23 10, 6912 00 25 10 et 6912 00 29 10) et originaires de la République populaire de Chine (ci-après le «produit concerné» ou les «articles en céramique pour la table et la cuisine»). |
| (55) | Les articles en céramique pour la table et la cuisine peuvent être en porcelaine (porcelaine/porcelaine à base d’os), en terre commune, en grès, en faïence, en poterie fine ou en d’autres matières. Le produit final en céramique dépend du type et de la composition des principales matières premières, telles que l’argile, le kaolin, le feldspath et le quartz. |
| (56) | Les articles en céramique pour la table ou la cuisine sont commercialisés sous des formes très variées qui ont évolué au fil du temps. Ils sont utilisés dans un grand nombre de lieux différents, par exemple dans les ménages, les hôtels, les restaurants ou les établissements de soins. Ils sont principalement destinés à entrer en contact avec des aliments. |
2.2. Produit concerné
| (57) | Le produit concerné par la présente enquête est le produit soumis au réexamen originaire de la République populaire de Chine relevant actuellement des codes NC 6911 10 00 , ex 6912 00 21 , ex 6912 00 23 , ex 6912 00 25 et ex 6912 00 29 (codes TARIC 6911 10 00 90, 6912 00 21 11, 6912 00 21 91, 6912 00 23 10, 6912 00 25 10 et 6912 00 29 10). |
2.3. Produit similaire
| (58) | Comme établi par l’enquête initiale et par la précédente enquête de réexamen au titre de l’expiration des mesures, la présente enquête de réexamen au titre de l’expiration des mesures a confirmé que les produits suivants présentaient les mêmes caractéristiques physiques et chimiques essentielles et étaient destinés aux mêmes usages de base:
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| (59) | Aussi sont-ils considérés comme des produits similaires, au sens de l’article 1er, paragraphe 4, du règlement de base. |
3. DUMPING
3.1. Procédure de détermination de la valeur normale conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base pour les importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine originaires de la RPC
| (60) | Au regard des éléments de preuve suffisants disponibles au moment de l’ouverture de l’enquête, qui tendaient à montrer l’existence, en RPC, de distorsions significatives au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, point b), du règlement de base, la Commission a jugé approprié d’ouvrir une enquête au titre dudit article 2, paragraphe 6 bis. |
| (61) | Par conséquent, pour recueillir les données nécessaires à l’application éventuelle de l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base, la Commission a invité, dans l’avis d’ouverture, l’ensemble des producteurs-exportateurs connus de RPC à fournir les informations demandées à l’annexe III dudit avis concernant les intrants utilisés aux fins de la production du produit faisant l’objet du réexamen. |
| (62) | Afin d’obtenir les informations jugées nécessaires à son enquête concernant les distorsions significatives présumées au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, point b), du règlement de base, la Commission a également envoyé un questionnaire aux pouvoirs publics chinois. Aucune réponse n’a été reçue des pouvoirs publics chinois. |
| (63) | Dans l’avis d’ouverture, la Commission a également invité l’ensemble des parties intéressées à faire connaître leur point de vue, à communiquer des informations et à fournir des éléments de preuve à l’appui en ce qui concerne le caractère approprié de l’application de l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base, dans les 37 jours suivant la date de publication dudit avis au Journal officiel de l’Union européenne. |
| (64) | Dans l’avis d’ouverture, la Commission a également précisé qu’au regard des éléments de preuve disponibles, il était possible que la sélection d’un pays représentatif approprié conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, point a), du règlement de base se révèle nécessaire aux fins de la détermination de la valeur normale à partir de prix ou de valeurs de référence non faussés. |
| (65) | Le 6 juin 2025, la Commission a publié une note au dossier (26) (ci-après la «note du 6 juin»), par laquelle elle demandait aux parties intéressées de faire connaître leur point de vue concernant les sources pertinentes pouvant être utilisées par la Commission aux fins de la détermination de la valeur normale, conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, point e), deuxième alinéa, du règlement de base. Sur la base des informations contenues dans la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures, mises à jour lorsqu’elles étaient disponibles, ainsi que d’autres sources d’informations disponibles jugées appropriées au regard des critères pertinents énoncés à l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base, la Commission a fourni, conformément à l’article 18, paragraphe 5, du règlement de base, une liste de tous les facteurs de production, tels que les matières premières, l’énergie et la main-d’œuvre, qui sont utilisés par les producteurs-exportateurs dans le cadre de la production d’articles en céramique pour la table et la cuisine. En outre, à partir des critères orientant le choix de prix ou de valeurs de référence non faussés, la Commission a identifié trois pays représentatifs potentiels, à savoir le Brésil, la Thaïlande et la Turquie, et est parvenue à la conclusion qu’à ce stade, la Turquie était le pays représentatif le plus approprié conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, point a), premier tiret, du règlement de base. |
| (66) | La Commission a donné la possibilité à toutes les parties intéressées de présenter leurs observations. La Commission a reçu des observations des requérants. |
| (67) | Le présent règlement traite de ces observations à la section 5.1.2 ci-dessous. |
3.2. Suite de la procédure
| (68) | Le 1er août 2025, la Commission a divulgué les faits et considérations essentiels sur la base desquels elle envisageait de maintenir les droits antidumping (ci-après l’«information finale»). Un délai a été accordé à l’ensemble des parties pour leur permettre de présenter des observations sur les informations communiquées. |
| (69) | Les observations formulées par les parties intéressées ont été examinées par la Commission et prises en considération, le cas échéant. Celles qui l’ont demandé ont également eu la possibilité d’être entendues. |
3.3. Valeur normale
| (70) | Conformément à l’article 2, paragraphe 1, du règlement de base, «[l]a valeur normale est normalement basée sur les prix payés ou à payer, au cours d’opérations commerciales normales, par des acheteurs indépendants dans le pays exportateur». |
| (71) | Toutefois, aux termes de l’article 2, paragraphe 6 bis, point a), du règlement de base, «[l]orsqu’il est jugé inapproprié […] de se fonder sur les prix et les coûts sur le marché intérieur du pays exportateur du fait de l’existence, dans ce pays, de distorsions significatives au sens du point b), la valeur normale est calculée exclusivement sur la base de coûts de production et de vente représentant des prix ou des valeurs de référence non faussés» et «comprend un montant non faussé et raisonnable pour les dépenses administratives, les frais de vente et les autres frais généraux ainsi que pour la marge bénéficiaire» (les «dépenses administratives, les frais de vente et les autres frais généraux» sont dénommés ci-après «frais VAG»). |
| (72) | Comme précisé ci-dessous, la Commission a conclu, dans le cadre de la présente enquête, que, sur la base des éléments de preuve disponibles, l’application de l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base était appropriée. |
3.4. Existence de distorsions significatives
| (73) | La Commission a examiné les éléments de preuve versés au dossier afin de déterminer s’il existait des distorsions significatives au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, point b), du règlement de base en République populaire de Chine, qui rendraient inappropriée l’utilisation des prix et des coûts sur le marché intérieur de ce pays. Cette analyse a porté sur les éléments de preuve décrits ci-après concernant les différents critères pertinents pour établir l’existence de distorsions significatives. |
| (74) | Premièrement, les éléments de preuve contenus dans la demande comprenaient les éléments ci-après, qui indiquaient l’existence de distorsions significatives. |
| (75) | Dans la demande, les requérants ont mentionné tout particulièrement, en tant que caractéristique importante de l’«économie socialiste de marché», les orientations actives du Parti communiste chinois (ci-après le «PCC»), tant dans le secteur public que dans le secteur privé de l’économie. En outre, les requérants ont souligné l’existence de distorsions systémiques transversales en Chine et ont analysé les interventions des pouvoirs publics à différents niveaux de l’économie, en particulier dans le secteur de la céramique et le marché des articles en céramique pour la table et la cuisine. |
| (76) | Dans la demande, les requérants faisaient observer en outre que le secteur chinois de la céramique, y compris le marché du produit soumis au réexamen, était desservi par des entreprises qui appartiennent aux autorités chinoises ou qui opéraient sous leur contrôle, supervision stratégique ou autorité. À cet égard, les requérants ont souligné l’ingérence des pouvoirs publics chinois dans l’économie en raison de liens étroits avec des entités tant publiques que privées et ont déclaré que les objectifs stratégiques des pouvoirs publics chinois étaient atteints au moyen de plusieurs mesures, parmi lesquelles les plans économiques nationaux. |
| (77) | La demande mentionnait en particulier le 13e plan quinquennal de développement pour 2016-2020 — le plan de développement de l’industrie légère — ainsi que les avis d’orientation y afférents, qui visent à renforcer et à améliorer les politiques de soutien budgétaire et financier au secteur et à encourager les pouvoirs publics locaux à poursuivre les objectifs fixés pour le secteur, y compris au niveau provincial et municipal (27). Les requérants ont fait observer que, compte tenu de son importance au sein des industries légères chinoises, l’industrie de la céramique est soumise à la supervision stratégique et à l’autorité des pouvoirs publics chinois afin de garantir le respect de ces plans. Le plan de travail pour une croissance soutenue de l’industrie légère (2023-2024), qui inclut également le secteur de la céramique, constitue un autre document stratégique mis en place par les pouvoirs publics chinois pour orienter le fonctionnement du secteur, par l’adoption de «mesures plus puissantes […] visant à renforcer la dynamique de développement, à optimiser la structure économique et à promouvoir la reprise continue de l’économie» (28). |
| (78) | Il était également indiqué dans la demande que la présence de l’État au sein des entreprises lui permettait d’influer sur les prix et les coûts du produit soumis au réexamen. Les requérants ont réitéré les conclusions que la Commission a tirées dans le cadre du premier réexamen au titre de l’expiration des mesures, notamment en ce qui concerne l’ingérence continue de la Chine par l’intermédiaire de l’établissement de cellules du PCC au sein d’entreprises tant publiques que privées. Elles ont fait référence à la présence du PCC dans des sociétés telles que Great Wall Group et Guangdong Sitong, dont des postes de direction étaient occupés par des membres du PCC. En outre, la demande soulignait l’inclusion des matières premières céramiques dans les plans provinciaux tels que le plan global de la province du Jiangxi pour les ressources minérales (2016-2020) et le plan directeur de la province de Guangdong pour les ressources minérales (2021-2025). |
| (79) | Les requérants ont par ailleurs souligné l’existence de mesures ou politiques publiques discriminatoires qui favorisaient les fournisseurs nationaux ou influençaient d’une autre manière le libre jeu des forces du marché. Ils ont mis en avant les conclusions de précédentes enquêtes antidumping, dans le cadre desquelles la Commission a établi que les ressources étaient allouées à des secteurs désignés comme stratégiques ou importants par ailleurs sur le plan économique, dont le secteur de la céramique, et ont rappelé que les pouvoirs publics chinois avaient mis en œuvre une «stratégie de développement de clusters industriels» afin de fournir des infrastructures stratégiques et des installations spécialisées. Par conséquent, les requérants ont conclu que l’État chinois allouait des ressources au secteur chinois de la céramique tout en exigeant des sociétés qu’elles adhèrent aux politiques de l’État, influençant ainsi le libre jeu des forces du marché dans ce secteur. |
| (80) | La demande portait également sur l’absence, l’application discriminatoire ou l’exécution inadéquate des lois relatives à la faillite, aux entreprises ou à la propriété dans le secteur de la céramique et sur le marché du produit soumis au réexamen. Les requérants ont souligné le rôle important des pouvoirs publics chinois dans les procédures d’insolvabilité, y compris le fait que la Cour populaire chinoise relève du gouvernement chinois. La Cour doit par la suite donner son accord préalable pour décider de l’approbation ou du rejet des demandes des sociétés cotées en. En ce qui concerne la législation chinoise en matière de propriété, les requérants ont indiqué que tous les terrains étaient la propriété de l’État, de sorte que leur attribution dépendait uniquement des pouvoirs publics chinois. Il a également été rappelé les conclusions du premier réexamen au titre de l’expiration des mesures, dans le cadre desquelles la Commission a établi que, malgré l’existence de dispositions juridiques régissant l’attribution transparente des droits d’utilisation du sol, celles-ci ne sont régulièrement pas respectées. |
| (81) | Enfin, la demande soulignait que les coûts salariaux étaient faussés en Chine, et plus particulièrement dans le secteur de la céramique et sur le marché du produit soumis au réexamen. Ces distorsions ont déjà été établies lors du premier réexamen au titre de l’expiration des mesures et les requérants n’ont trouvé aucun élément de preuve démontrant que le secteur des articles en céramique pour la table et la cuisine était protégé contre les distorsions des coûts salariaux. |
| (82) | Deuxièmement, lors d’une récente enquête concernant le secteur de la céramique en RPC (29), la Commission a constaté l’existence de distorsions significatives au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, point b), du règlement de base. Dans le cadre de cette enquête, la Commission a constaté qu’il existait une intervention étatique importante en RPC, source de distorsions dans la répartition effective des ressources conformément aux principes du marché (30). En particulier, la Commission a conclu que, dans le secteur de la céramique, non seulement les pouvoirs publics chinois conservaient une part importante de propriété au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, point b), premier tiret, du règlement de base (31), mais qu’ils étaient également en mesure d’influer sur les prix et les coûts du fait de leur présence dans des entreprises au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, point b), deuxième tiret, du règlement de base (32). La Commission a également constaté que la présence et l’intervention de l’État sur les marchés financiers, ainsi que dans la fourniture de matières premières et d’intrants, avaient également un effet de distorsion supplémentaire sur le marché. En effet, globalement, le système de planification en Chine a pour effet d’orienter les ressources vers des secteurs désignés par les pouvoirs publics chinois comme stratégiques ou autrement importants sur le plan politique; l’affectation de ces ressources n’est donc pas régie par les forces du marché (33). Par ailleurs, la Commission a conclu que les lois chinoises sur la faillite et la propriété ne fonctionnent pas de manière appropriée au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, point b), quatrième tiret, du règlement de base, ce qui donne lieu à des distorsions notamment par le maintien d’entreprises insolvables à flot et l’attribution de droits d’utilisation du sol en RPC (34). Dans le même ordre d’idées, la Commission a constaté des distorsions des coûts salariaux dans le secteur de la céramique au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, point b), cinquième tiret, du règlement de base (35), ainsi que des distorsions sur les marchés financiers au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, point b), sixième tiret, du règlement de base, en particulier en ce qui concerne l’accès des entreprises aux capitaux en RPC (36). |
| (83) | Troisièmement, lors du premier réexamen au titre de l’expiration des mesures concernant le produit soumis au réexamen (37), la Commission a conclu qu’il existait des distorsions significatives au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base. La Commission n’a connaissance d’aucun changement structurel majeur en RPC en général et/ou dans le secteur concerné en particulier susceptible de modifier cette conclusion. |
| (84) | Quatrièmement, des éléments de preuve supplémentaires disponibles dans le rapport sur les distorsions significatives dans l’économie chinoise (ci-après le «rapport») (38), élaboré par la Commission conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, point c), du règlement de base, et rappelé ci-dessus, ont également mis en évidence l’existence de distorsions significatives au cours de la période d’enquête de réexamen. |
| (85) | Cinquièmement, aucun élément de preuve ou argument démontrant le contraire n’a été présenté par les pouvoirs publics chinois ou par les producteurs-exportateurs dans le cadre de la présente enquête. |
| (86) | Eu égard à ce qui précède, il ressort des éléments de preuve disponibles que les prix ou coûts du produit soumis au réexamen, dont les coûts des matières premières, de l’énergie et de la main-d’œuvre, ne sont pas déterminés par le libre jeu des forces du marché car ils subissent l’effet d’une intervention étatique importante au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, point b), du règlement de base, comme le prouve l’incidence réelle ou potentielle d’un ou de plusieurs des facteurs pertinents qui y sont énumérés. Sur cette base, la Commission a conclu qu’il n’était pas approprié de se fonder sur les prix et les coûts sur le marché intérieur pour déterminer la valeur normale dans cette affaire. Par conséquent, la Commission a calculé la valeur normale exclusivement sur la base des coûts de production et de vente représentant des prix ou des valeurs de référence non faussés, c’est-à-dire, en l’espèce, sur la base des coûts de production et de vente correspondants dans un pays représentatif approprié, conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, point a), du règlement de base. |
| (87) | À la suite de l’information des parties, la CCCLA a instamment demandé à la Commission d’accepter les prix et les coûts sur le marché intérieur communiqués par les exportateurs chinois ayant coopéré et de revenir sur sa décision relative aux distorsions significatives. À l’appui de cette allégation, la CCCLA a également fait valoir que:
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| (88) | La Commission renvoie les parties intéressées à l’évaluation effectuée aux considérants 17 à 19. Sur cette base, et étant donné que la CCCLA n’a fourni aucun nouvel élément de preuve, l’argument a été rejeté. |
3.5. Pays représentatif
3.5.1. Généralités
| (89) | Après avoir établi que des distorsions significatives affectaient les prix et/ou les coûts dans le secteur des articles en céramique pour la table et la cuisine chinois, conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, point b), du règlement de base, la Commission a déterminé la valeur normale sur la base des coûts de production et de vente dans un pays représentatif approprié, conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, point a), du règlement de base. |
| (90) | Le choix du pays représentatif a été effectué sur la base des critères suivants, conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base:
|
| (91) | Comme expliqué au considérant 65, la Commission a publié une note au dossier relative aux sources utilisées pour le calcul de la valeur normale, à savoir la note du 6 juin. Cette note décrivait les faits et les éléments de preuve sur lesquels étaient fondés les critères pertinents. Dans cette note, la Commission a informé les parties intéressées de son intention de considérer la Turquie comme pays représentatif approprié en l’espèce, si l’existence de distorsions significatives au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base venait à être confirmée. |
| (92) | Tant la CCCLA que les requérants ont présenté des observations. |
3.5.2. Niveau de développement économique semblable à celui de la RPC
| (93) | Le Brésil, la Thaïlande et la Turquie sont tous trois considérés comme des pays ayant un niveau de développement économique semblable à celui de la RPC; en d’autres termes, ils sont tous classés par la Banque mondiale comme des pays «à revenu intermédiaire-supérieur». |
| (94) | Aucune observation n’a été reçue concernant le choix des pays désignés dans cette note. |
3.5.3. Production du produit faisant l’objet du réexamen dans le pays représentatif et disponibilité des données publiques pertinentes dans le pays représentatif
| (95) | La quasi-totalité des pays du monde produisent une certaine quantité du produit soumis au réexamen. À l’issue de l’analyse des données disponibles et, en particulier, des données provenant du Global Trade Atlas (42) (ci-après «GTA») et d’Orbis Bureau van Dijk (43) (ci-après «Orbis»), la Commission a retenu le Brésil, la Thaïlande et la Turquie en tant que pays représentatifs potentiels pour la présente enquête. |
| (96) | La Commission a soigneusement analysé l’ensemble des données pertinentes disponibles dans le dossier au sujet de tous les facteurs de production dans les trois pays représentatifs potentiels et a observé ce qui suit:
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| (97) | Le producteur identifié en Turquie a publié ses récents rapports financiers vérifiés, ce qui n’est pas le cas des entreprises identifiées au Brésil et en Thaïlande. S’ils ne sont pas obligatoires pour ce type d’analyse, les rapports financiers représentent tout de même un avantage, puisqu’ils permettent à la Commission de s’assurer que les chiffres les plus appropriés sont utilisés et que les effets d’éventuels événements extraordinaires sont exclus. |
| (98) | La Turquie a présenté des informations détaillées et publiquement accessibles sur les coûts de la main-d’œuvre sur son territoire, ainsi que des précisions sur les heures travaillées dans le secteur pertinent (secteur des minéraux non métalliques, incluant la production de céramique, de verre, de ciment et de chaux). Les données relatives à la Turquie incluent les cotisations sociales et autres coûts de main-d’œuvre payables par les entreprises. Les coûts de main-d’œuvre constituent un facteur important en l’espèce, puisqu’ils représentent en moyenne 45 % à 55 % du coût total de production. |
| (99) | Lors de l’ouverture de la procédure, la CCCLA a fait valoir que le choix de la Turquie comme pays représentatif approprié en l’espèce donnerait lieu à des marges de dumping artificiellement gonflées. Elle note que les prix de l’énergie ont augmenté de manière significative en Turquie en 2023, dans une mesure non observée en Chine, ce qui prouverait que les coûts de l’énergie, qui comptent parmi les principaux facteurs de coût, étaient soumis à des chocs économiques majeurs. Cette allégation a été réitérée lors d’une audience à un stade ultérieur. |
| (100) | La Commission tient à souligner que, si l’énergie est effectivement un intrant important dans la fabrication d’articles en céramique pour la table, ce n’est pas le principal facteur de coût, tant s’en faut, le principal facteur étant la main-d’œuvre. En outre, la CCCLA a fourni des données de référence concernant les prix de l’électricité à l’appui de son allégation, mais l’électricité ne représente qu’une petite partie du bouquet énergétique utilisé dans la fabrication du produit soumis à l’enquête qui, en raison de la coopération insuffisante des producteurs-exportateurs de la RPC, a dû se fonder sur les données disponibles. En réalité, les coûts de l’énergie sont déterminés par les prix du gaz naturel qui, bien qu’ayant connu une hausse considérable en 2022, étaient déjà en recul au début de la PER (44). |
| (101) | En ce qui concerne l’argument selon lequel les prix de l’énergie devraient être considérés comme faussés parce que la Chine n’a pas connu de hausses similaires et que, pour cette raison, la Turquie ne remplit pas la condition nécessaire pour être choisi en tant que pays représentatif approprié, la Commission fait observer que, compte tenu de l’existence avérée de distorsions significatives en Chine au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, point b), du règlement de base, l’évolution des prix en Chine n’est pas pertinente aux fins de l’évaluation des distorsions dans les pays représentatifs potentiels. Par conséquent, l’argument a été rejeté. |
| (102) | Compte tenu de l’effet combiné de tous ces facteurs, la Commission a considéré que la Turquie était le pays représentatif le plus approprié pour cette enquête. Dans la note du 6 juin, la Commission a informé les parties intéressées qu’elle envisageait d’utiliser la Turquie comme pays représentatif et a invité ces dernières à faire part de leurs observations. |
| (103) | Les requérants se sont félicités du choix du pays représentatif, notant que, sur les trois pays représentatifs possibles, la Turquie importait les plus grandes quantités des principales matières premières nécessaires à la fabrication du produit concerné, tout en n’ayant qu’une part minimale des importations en provenance de Chine. Les requérants ont ajouté que, parmi les trois pays représentatifs possibles, la Turquie disposait des informations les plus complètes concernant la main-d’œuvre, ainsi que d’états financiers vérifiés aisément disponibles. |
3.5.4. Niveau de protection sociale et environnementale
| (104) | Ayant établi que la Turquie était le seul pays représentatif approprié possible sur la base de l’ensemble des éléments susmentionnés, la Commission a jugé qu’il n’était pas nécessaire de procéder à l’évaluation du niveau de protection sociale et environnementale prévue à la dernière phrase de l’article 2, paragraphe 6 bis, point a), premier tiret, du règlement de base. |
3.5.5. Conclusion concernant le pays représentatif
| (105) | Compte tenu de l’analyse qui précède et des données disponibles dans le dossier, la Commission a utilisé les données de la Turquie et de l’entreprise turque Kutahya Porselen Sanayi A.S. pour déterminer les coûts de production et de vente correspondants dans un pays représentatif approprié conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, point a), du règlement de base. |
3.6. Sources utilisées pour déterminer les coûts non faussés
| (106) | Dans la première note, la Commission a énuméré les facteurs de production, tels que les matières premières, l’énergie et la main-d’œuvre, utilisés dans la fabrication du produit soumis au réexamen par les producteurs-exportateurs et a invité les parties intéressées à présenter leurs observations et à proposer des informations accessibles au public sur des valeurs non faussées pour chacun des facteurs de production mentionnés dans cette note. |
| (107) | Par la suite, dans la seconde note, la Commission a indiqué que, pour calculer la valeur normale conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, point a), du règlement de base, elle utiliserait le GTA pour déterminer le coût non faussé de la plupart des facteurs de production, notamment les matières premières. En outre, la Commission a indiqué qu’elle utiliserait les informations fournies par l’institut de statistique turc (45) (ci-après «Turkstat») sur la main-d’œuvre ainsi que les informations publiées par l’autorité turque de régulation du marché de l’énergie (46) pour établir des coûts de la main-d’œuvre et de l’énergie qui ne soient pas faussés. La Commission a également informé les parties intéressées qu’elle utiliserait les données financières de la société turque Kutahya Porselen Sanayi A.S, telles qu’elles figurent dans ses comptes vérifiés rendus publics sur son propre site web, pour déterminer les frais VAG et la marge bénéficiaire. |
| (108) | Compte tenu de toutes les informations obtenues sur la base de la précédente enquête de réexamen au titre de l’expiration des mesures, les facteurs de production suivants et leurs sources ont été recensés afin de déterminer la valeur normale conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, point a), du règlement de base: Tableau 2 Facteurs de production pour les articles en céramique pour la table et la cuisine
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3.6.1. Matières premières
| (109) | Afin d’établir le prix non faussé des matières premières livrées à l’entrée de l’usine d’un producteur du pays représentatif, la Commission s’est fondée sur le prix à l’importation moyen pondéré vers le pays représentatif tel qu’indiqué dans le GTA. Afin de déterminer le prix non faussé des matières premières livrées à l’entrée de l’usine d’un producteur du pays représentatif, la Commission aurait normalement ajouté le droit à l’importation du pays représentatif au prix à l’importation ainsi qu’une estimation des coûts du transport. Dans le présent cas, toutefois, étant donné que les marges de dumping, comme expliqué au considérant 145 ci-dessous, étaient déjà suffisamment élevées pour confirmer l’existence d’un dumping au cours de la période d’enquête de réexamen, une augmentation de la marge de dumping à la suite de cet ajustement ne serait pas pertinente pour les résultats du réexamen. |
| (110) | Le prix à l’importation dans le pays représentatif a été déterminé en tant que moyenne pondérée des prix unitaires des importations en provenance de tous les pays tiers, à l’exclusion de la RPC et des pays qui ne sont pas membres de l’OMC, énumérés à l’annexe 1 du règlement (UE) 2015/755 du Parlement européen et du Conseil (52). La Commission a décidé d’exclure les importations en provenance de la RPC dans le pays représentatif, car elle a conclu à la section 3.4 ci-dessus qu’il n’était pas approprié d’utiliser les prix et les coûts sur le marché intérieur de la RPC du fait de l’existence de distorsions significatives au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, point b), du règlement de base. À défaut d’éléments de preuve démontrant que les produits destinés à l’exportation ne subissent pas, eux aussi, les mêmes distorsions, la Commission a considéré que les mêmes distorsions affectaient les prix à l’exportation. Après l’exclusion des importations de la RPC vers le pays représentatif, le volume des importations en provenance d’autres pays tiers restait représentatif. |
3.6.2. Main-d’œuvre
| (111) | L’institut de statistique turc publie des informations détaillées sur les salaires dans différents secteurs économiques turcs. La Commission a utilisé les salaires déclarés dans le secteur manufacturier en 2022, pour l’activité économique C.23 (Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques) (53) selon la classification NACE Rév. 2 (54), qui sont les données statistiques disponibles les plus récentes. Les valeurs ont été dûment ajustées pour tenir compte de l’inflation en utilisant l’indice des prix à la production publié par l’institut de statistique turc (55). Le coût horaire moyen de la main-d’œuvre par ETP (56) s’élevait à 59,96 CNY (57). |
3.6.3. Électricité
| (112) | La Commission a l’intention d’utiliser les statistiques sur les prix de l’électricité publiées par l’autorité turque de régulation du marché de l’énergie (EMRA) (58) dans ses communiqués de presse réguliers, qui couvrent les tableaux tarifaires basés sur les factures d’électricité et sont publiées sur une base trimestrielle ou semestrielle (59). Elle a utilisé les données relatives aux prix industriels de l’électricité en kurus/kWh pour le secteur industriel pour l’année 2023 couvrant la période d’enquête de réexamen; une valeur de 0,93 CNY/kWh a ainsi été obtenue. |
3.6.4. Gaz naturel
| (113) | La Commission a utilisé le prix du gaz pour les utilisateurs industriels en Turquie tel que publié par l’autorité de régulation du marché de l’énergie (EMRA) (60) dans son rapport 2023 sur le secteur du marché du gaz naturel (61). La Commission envisage d’utiliser les données relatives aux prix du gaz industriel dans la fourchette de consommation en TRY/m3 standard correspondante couvrant la période d’enquête de réexamen. Le coût unitaire applicable est estimé à 3,40 CNY/m3 standard (62). |
| (114) | Dans les observations sur la note du 6 juin, les requérants ont relevé que le lien avec la source fournie pour les prix du gaz n’était pas fonctionnel. La Commission a mis à jour le lien, qui est désormais accessible. |
3.6.5. Eau
| (115) | La Commission a l’intention d’utiliser les prix applicables pour le coût de l’eau destinée à un usage industriel publiés par le bureau d’investissement de la présidence de la République de Turquie sur la base des données fournies par l’administration de l’eau et de l’assainissement d’Istanbul, d’Eskișehir et d’Antalya (63). La Commission envisage d’utiliser les données de la région d’Eskișehir puisque l’entreprise turque utilisée pour les frais VAG et les marges bénéficiaires se trouve dans cette région. Le coût unitaire applicable est estimé à 1,63 CNY/m3 (64). |
3.7. Frais généraux de fabrication, frais VAG et marge bénéficiaire
| (116) | Aux termes de l’article 2, paragraphe 6 bis, point a), deuxième alinéa, du règlement de base: «[l]a valeur normale ainsi calculée comprend un montant non faussé et raisonnable pour les dépenses administratives, les frais de vente et les autres frais généraux ainsi que pour la marge bénéficiaire». Il est en outre nécessaire de fixer la valeur des frais généraux de fabrication pour tenir compte des coûts non inclus dans les facteurs de production susmentionnés. |
| (117) | Le niveau des frais généraux de fabrication a été ajusté sur les valeurs de référence calculées ci-dessus à partir des informations utilisées lors de la précédente enquête de réexamen au titre de l’expiration des mesures. |
| (118) | Afin de déterminer une valeur non faussée pour les frais VAG et la marge bénéficiaire, la Commission a utilisé les données financières de l’entreprise turque Kutahya Porselen Sanayi A.S. Plus précisément, elle a utilisé les chiffres relatifs aux frais VAG et à la marge bénéficiaire déclarés dans les comptes vérifiés de l’entreprise pour l’exercice 2023. Sur la base des informations disponibles relatives à la société, la majorité des activités commerciales concernaient le produit concerné. Les états financiers ont été ajustés par la société conformément aux normes fixées par le Conseil des normes comptables internationales (IASB), qui impose aux sociétés turques d’appliquer à leurs états financiers des ajustements liés à l’inflation. Le pourcentage relatif aux frais VAG et à la marge bénéficiaire a été corrigé au niveau départ usine par la déduction des coûts d’emballage et de transport des frais VAG totaux et du chiffre d’affaires. |
3.8. Calcul de la valeur normale
| (119) | Sur la base des éléments précédents, la Commission a calculé la valeur normale au niveau départ usine, conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, point a), du règlement de base. |
| (120) | Afin de déterminer la valeur normale construite, la Commission a suivi les deux étapes suivantes. Premièrement, elle a établi les coûts de fabrication non faussés. À cette fin, et en raison du niveau insuffisant de coopération, la Commission a multiplié les facteurs d’utilisation observés lors du précédent réexamen au titre de l’expiration des mesures pour les matières premières, la main-d’œuvre, l’électricité et l’eau par les coûts unitaires non faussés observés dans le pays représentatif, à savoir la Turquie. |
| (121) | Deuxièmement, la Commission a appliqué aux coûts de fabrication susmentionnés le pourcentage des frais généraux mentionné ci-dessus, ainsi que les frais VAG et la marge bénéficiaire de Kutahya Porselen Sanayi A.S. |
| (122) | Les éléments suivants ont donc été ajoutés au coût de fabrication non faussé:
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3.9. Prix à l’exportation
| (123) | En l’absence de coopération suffisante, la Commission a calculé le prix à l’exportation sur la base des statistiques d’importation disponibles dans Eurostat, ajustées au niveau départ usine de manière à représenter le prix réellement payé ou à payer pour le produit concerné vendu à l’exportation vers l’Union, conformément à l’article 2, paragraphe 8, du règlement de base. Ainsi, les frais de transport maritime, d’assurance et de transport intérieur, tels qu’ils ont été estimés dans la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures, ont été déduits du prix CIF. |
| (124) | Lors de l’ouverture de la procédure, la CCCLA a fait valoir qu’en raison de la complexité et de la grande variété des types de produits inclus dans la définition du produit concerné, lesquels sont mélangés dans les statistiques commerciales officielles, les prix indiqués dans les statistiques commerciales officielles ne constituent pas une hypothèse adéquate de la marge de dumping potentielle. |
| (125) | La Commission a rappelé à la CCCLA que le manque de coopération de la part des producteurs-exportateurs chinois du produit soumis à l’enquête ne permettait aucune différenciation par NCP dans le calcul de la valeur normale. Dès lors, la Commission n’a eu d’autre choix que de calculer la marge de dumping sous la forme d’une comparaison des moyennes, pour lesquelles le niveau de précision des statistiques commerciales officielles utilisées était parfaitement raisonnable. Par conséquent, cet argument a été rejeté. |
| (126) | Après l’information des parties, la CCCLA a fait valoir que les prix mentionnés dans les outils statistiques relatifs au commerce (par exemple, Eurostat) ne faisaient pas de distinction en fonction du NCP et que, par conséquent, les prix déclarés «ne constituaient pas une hypothèse adéquate de ce que pourrait être la marge de dumping». |
| (127) | Ceramie-Unie a souligné que la Commission s’était fondée sur cette méthode uniquement en raison de la coopération insuffisante de la part des producteurs-exportateurs chinois. Sur les cent un (101) producteurs-exportateurs ou groupes de producteurs-exportateurs chinois contactés par la Commission, un seul a répondu au questionnaire. |
| (128) | Ce producteur-exportateur unique représentait environ [1-2 %] du volume total des importations du produit concerné dans l’Union au cours de la PER. |
| (129) | Ainsi que l’a établi à juste titre la Commission, un niveau d’importations aussi faible ne pouvait pas être considéré comme représentatif des importations totales en provenance de Chine. |
| (130) | Ceramie-Unie a souligné que l’article 18, paragraphe 6, du règlement de base était dépourvu d’ambiguïté: si une partie ne coopère pas, «il peut en résulter pour ladite partie une situation moins favorable». Par conséquent, le calcul de la marge de dumping effectué par la Commission à titre de comparaison des moyennes est parfaitement raisonnable et s’inscrit dans les limites du droit de l’Union, compte tenu des circonstances de l’espèce. |
| (131) | Dans le cadre de cette analyse, Ceramie-Unie souligne les conclusions de la Commission selon lesquelles il a été constaté que la marge de dumping au cours de la PER était «supérieure à 100 %». La Commission a également fait observer que cette marge de dumping était «considérablement sous-évaluée, étant donné que la valeur normale n’a pas été ajustée pour tenir compte des frais de transport et des droits de douane sur le prix à l’importation des matières première (voir le considérant 106) et que le prix à l’exportation n’a pas été ajusté pour tenir compte des remboursements de TVA (voir le considérant 125)». |
| (132) | À la lumière de ce qui précède, Ceramie-Unie a souligné que les données démontrant la continuation du dumping au cours de la PER étayaient la nécessité de proroger le maintien des mesures antidumping. |
| (133) | Lors de l’information des parties, la CCCLA a insisté sur son allégation selon laquelle les prix mentionnés dans les outils statistiques relatifs au commerce (par exemple, Eurostat) ne faisaient pas de distinction en fonction du NCP et que, par conséquent, les prix déclarés «ne constituaient pas une hypothèse adéquate de ce que pourrait être la marge de dumping». Étant donné qu’aucune information ou preuve nouvelle n’a été présentée à l’appui de cette allégation, la Commission renvoie toutes les parties à son appréciation antérieure de la question, également exposée au considérant 125. |
3.10. Comparaison
| (134) | L’article 2, paragraphe 10, du règlement de base impose à la Commission de procéder à une comparaison équitable entre la valeur normale et le prix à l’exportation au même stade commercial, et de tenir compte des différences de facteurs qui affectent les prix et leur comparabilité. En l’espèce, la Commission a choisi de comparer la valeur normale et le prix à l’exportation des producteurs-exportateurs retenus dans l’échantillon au stade commercial départ usine. Comme expliqué plus en détail ci-dessous, le cas échéant, la valeur normale et le prix à l’exportation ont été ajustés pour: i) les ramener au niveau départ usine; et ii) tenir compte des différences au niveau des facteurs dont il a été affirmé et démontré qu’ils affectaient les prix et leur comparabilité. |
3.11. Ajustements apportés à la valeur normale
| (135) | Comme expliqué aux considérants 119 à 122, la valeur normale a été établie au niveau départ usine sur la base des coûts de production ainsi que des montants correspondant aux frais VAG et à la marge bénéficiaire, qui ont été jugés raisonnables pour ce stade commercial. |
| (136) | L’opportunité d’ajuster la valeur normale pour tenir compte des remboursements de TVA sur les exportations n’a pas été évaluée étant donné que, comme il sera démontré dans la section suivante, les marges de dumping déjà établies au cours de la période d’enquête de réexamen sont suffisamment élevées (plus de 100 %) pour confirmer la probabilité d’une continuation du dumping. Une augmentation de la marge de dumping en raison de l’ajustement lié à la TVA n’est donc pas pertinente pour les résultats du présent réexamen, dans la mesure où elle ne contredirait pas cette conclusion. |
3.12. Ajustements apportés au prix à l’exportation
| (137) | Comme exposé au considérant 123, afin de ramener le prix à l’exportation au niveau départ usine, des ajustements ont été opérés de sorte à prendre en considération: les frais de transport maritime, d’assurance et de transport intérieur tels qu’estimés dans la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures. |
3.13. Marge de dumping
| (138) | Sur cette base, la marge de dumping moyenne pondérée, exprimée en pourcentage du prix CIF frontière de l’Union, avant dédouanement, dépassait 100 %. Il convient de noter que la marge de dumping obtenue était largement sous-évaluée, étant donné que la valeur normale n’avait pas été ajustée pour tenir compte des frais de transport et des droits de douane sur le prix à l’importation des matières premières (voir considérant 109) et que le prix à l’exportation n’avait pas été ajusté pour tenir compte des remboursements de TVA (voir considérant 136). |
| (139) | Il a donc été conclu que le dumping avait continué pendant la période d’enquête de réexamen. |
| (140) | Lors de l’information des parties, la CCCLA a manifesté sa surprise quant au niveau de dumping constaté et a affirmé qu’il était la conséquence de prix de référence gonflés et de ratios exagérés concernant les frais VAG et la marge bénéficiaire, jugeant le choix de Kütahya Porselen inapproprié. À cet effet, la CCCLA a comparé les prix des matières premières utilisés lors du précédent réexamen au titre de l’expiration des mesures et dans la présente enquête, et a observé une augmentation généralisée. La CCCLA a évoqué le coût de la main-d’œuvre comme étant l’un des principaux facteurs de coût de la production d’articles en céramique pour la table et la cuisine et a laissé entendre que l’augmentation du coût de la main-d’œuvre entre le précédent réexamen au titre de l’expiration des mesures et la présente enquête ne reflétait pas l’augmentation réelle du coût de la main-d’œuvre en Chine. |
| (141) | La Commission a fait observer que, comme indiqué à l’annexe II de la note relative aux facteurs de production du 6 juin, les prix à l’importation en Turquie étaient conformes aux prix des importations à destination du Brésil et de la Thaïlande. En outre, la Commission a souligné que tous les facteurs de production n’avaient pas le même poids dans la structure des coûts du produit soumis à l’enquête. À cet égard, l’utilisation de matériaux à base de gypse pour les moules, dont le prix aurait été multiplié par 37, selon la CCCLA, est marginale et n’a eu pratiquement aucune incidence sur le calcul. En outre, la principale matière première utilisée dans la production du produit soumis à l’enquête est le kaolin, pour lequel, là encore, le prix de référence utilisé est cohérent avec celui du Brésil et de la Thaïlande. |
| (142) | En ce qui concerne le niveau des frais VAG et de la marge bénéficiaire utilisés pour le calcul de la valeur normale, la Commission a fait observer que les frais VAG et la marge bénéficiaire figurant dans les rapports audités de Kütahya Porselen étaient conformes aux niveaux du secteur en général (NACE C-234) déclarés par le gouvernement turc. |
| (143) | Enfin, en ce qui concerne l’allégation selon laquelle les augmentations du coût de la main-d’œuvre ne sont pas représentatives de la situation en Chine, la Commission a fait observer que, selon les sources disponibles, les coûts de la main-d’œuvre en Turquie ont augmenté à la suite des récentes hausses du salaire minimal instaurées par le gouvernement turc, qui visaient à rétablir le pouvoir d’achat des citoyens turcs. Cela signifie que le gouvernement turc a cherché à ramener les coûts de la main-d’œuvre à un niveau qui serait proportionné au niveau de développement économique global du pays, un niveau similaire à celui de la Chine. Compte tenu de ce qui précède, il n’y a aucune raison de considérer que l’augmentation du coût de la main-d’œuvre a été surestimée. En outre, l’évolution des coûts de la main-d’œuvre en Chine, dont il a été constaté qu’ils étaient influencés par des distorsions significatives relevées dans le cadre de la présente enquête, est dénuée de pertinence. |
| (144) | Par ailleurs, dans la première note relative aux facteurs de production, la Commission avait invité toutes les parties à proposer d’autres pays représentatifs appropriés, mais la CCCLA n’en a proposé aucun. Sur la base de ce qui précède, la Commission a rejeté les arguments de la CCCLA. |
3.14. Probabilité de continuation ou de réapparition du dumping de la part de la RPC
| (145) | Après avoir établi l’existence d’un dumping au cours de la période d’enquête de réexamen, la Commission a examiné la probabilité d’une continuation du dumping en cas d’abrogation des mesures. En conséquence, elle a analysé les éléments supplémentaires suivants: les capacités de production et les capacités inutilisées en RPC, la pratique tarifaire des producteurs-exportateurs chinois sur d’autres marchés et l’attrait du marché de l’Union. |
3.14.1. Capacité de production et capacités inutilisées en RPC
| (146) | La Chine est le plus grand exportateur mondial d’articles en céramique pour la table et la cuisine et compte des milliers de producteurs actifs (65). Dans les annexes de la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures, les requérants ont avancé des données indiquant que la Chine disposait d’une capacité de production quotidienne de 87,03 milliards d’articles en céramique d’usage quotidien au cours de la PER, avec des capacités inutilisées de 18,7 % (66). La capacité de production d’articles en céramique d’usage quotidien n’a cessé d’augmenter depuis le dernier réexamen, alors que le niveau d’utilisation des capacités est resté stable, autour de 81 %. De ce fait, les capacités inutilisées ont pu augmenter en passant de 12,9 milliards d’unités en 2019 à plus de 16 milliards d’unités au cours de la PER. Vu l’ampleur de ces capacités de production inutilisées, la Chine pourrait couvrir à elle seule plusieurs fois la consommation totale de l’Union, estimée à environ 491 264 tonnes au cours de la période d’enquête de réexamen (voir le considérant 161 ci-dessous). Ce problème de surcapacité a été reconnu dans les rapports financiers de certains grands producteurs chinois (67), ainsi que dans plusieurs documents d’information relatifs au marché (68) (69). |
| (147) | Depuis l’institution des mesures, des articles en céramique pour la table et la cuisine exportés de Chine sont entrés dans l’Union en grandes quantités et représentaient toujours près de 60 % de la consommation de l’Union au cours de la PER, comme détaillé à la section 4.3.1 ci-dessous. Cela indique également que les producteurs-exportateurs chinois d’articles en céramique pour la table et la cuisine entretiennent des relations commerciales solides avec leurs clients de l’Union. |
| (148) | Sur la base de ce qui précède, la Commission a conclu que la Chine comptait parmi les plus grands producteurs au monde d’articles en céramique pour la table et la cuisine et disposait de capacités inutilisées considérables qui, favorisées par les solides relations commerciales, pourraient aisément être exportées dans des volumes encore plus élevés vers l’Union en cas d’abrogation des mesures. |
3.14.2. Exportations vers des pays tiers
| (149) | Selon la base de données GTA, la Chine (70) a exporté 2 094 958 tonnes, soit 53 393 909 510 RMB ou une valeur CIF moyenne de 25,48 RMB/kg. |
| (150) | La Commission a comparé les prix moyens à l’exportation au niveau CIF des principaux marchés d’exportation d’articles en céramique pour la table et la cuisine en provenance de Chine, tels qu’indiqués dans la base de données GTA, avec les prix à l’exportation vers l’Union au même stade commercial. Elle a constaté que les prix à l’exportation chinois vers leurs principaux marchés d’exportation (États-Unis, Russie) étaient semblables ou inférieurs à ceux pratiqués vers l’Union, renforçant ainsi l’attrait du marché de l’Union pour les exportateurs chinois du produit concerné. |
3.14.3. Attrait du marché de l’Union
| (151) | L’Union est l’un des plus grands marchés au monde en ce qui concerne les articles en céramique pour la table et la cuisine. Comme déjà indiqué au considérant 147 ci-dessus, à la suite de l’institution des mesures antidumping en 2012, les exportations chinoises du produit concerné ont continué d’entrer dans l’Union dans des quantités significatives. Au cours de la période d’enquête de réexamen, les exportations chinoises d’articles en céramique pour la table et la cuisine vers l’Union représentaient près de 60 % de la consommation de l’Union (voir considérant 181). Cela démontre clairement que l’Union est restée un marché de destination attrayant et important pour les articles en céramique pour la table et la cuisine en provenance de Chine. |
| (152) | En outre, les informations sur le marché fournies par les requérants, ainsi que les rapports d’entreprise, indiquent que la croissance du marché intérieur des articles en céramique d’usage quotidien connaît un ralentissement. Étant donné que les capacités de production et la production quotidienne continuent de croître, les entreprises seront confrontées à une pression accrue pour accroître leurs volumes d’exportation, et l’attractivité du marché de l’Union augmentera. |
| (153) | Enfin, des mesures de défense commerciale portant sur les importations d’articles en céramique chinois pour la table et la cuisine sont en place dans d’autres pays tiers, ce qui illustre le même type de politique tarifaire que celle observée dans l’Union (71). Ces mesures de défense commerciale compliquent les exportations vers ces marchés pour les producteurs-exportateurs chinois et renforcent d’autant plus l’attractivité du marché de l’Union, vers lequel ces exportations peuvent être redirigées. |
3.14.4. Politique tarifaire des producteurs-exportateurs chinois
| (154) | La politique tarifaire des producteurs-exportateurs chinois constitue un autre élément démontrant l’attractivité du marché de l’Union. Les prix à l’exportation des producteurs-exportateurs chinois du produit concerné sont nettement inférieurs aux prix pratiqués par l’industrie de l’Union sur le marché de l’Union. De fait, les importations de produits chinois affichent les prix les plus bas sur le marché de l’Union. Les quelques pays tiers qui exportent à de plus faibles prix ne représentent qu’une fraction des importations totales dans l’Union, avec un potentiel de croissance qui n’est pas comparable à celui des capacités de production de la RPC. Dès lors, on peut raisonnablement s’attendre à ce que les importations de produits chinois entrent sur le marché de l’Union à des prix plus bas en cas d’expiration des mesures, même en tenant compte du montant des droits antidumping actuels. |
| (155) | En effet, au cours de la période considérée, le prix moyen des importations en provenance de Chine a augmenté de 17 %. Malgré cette hausse, il reste inférieur de 18 % au prix de vente moyen de l’industrie de l’Union. Sans les droits antidumping, l’écart s’élèverait à 38 % (voir le considérant 169). |
3.15. Conclusion sur la probabilité de continuation ou de réapparition du dumping
| (156) | Les importations du produit concerné originaires de Chine ont continué d’entrer sur le marché de l’Union à des prix faisant l’objet d’un dumping au cours de la période d’enquête de réexamen. La Commission a également constaté que la RPC était le plus grand producteur et exportateur d’articles en céramique pour la table et la cuisine au monde et disposait de capacités inutilisées considérables. |
| (157) | En outre, la Commission a constaté que la politique tarifaire des producteurs-exportateurs chinois sur les marchés tiers étayait le constat selon lequel la continuation ou la réapparition du dumping sur le marché de l’Union seraient probables en cas d’expiration des mesures. |
| (158) | Enfin, la Commission a établi que le marché de l’Union était resté un marché attrayant pour les producteurs-exportateurs chinois d’articles en céramique pour la table et la cuisine même après l’institution des mesures. |
| (159) | Compte tenu de ce qui précède, la Commission a conclu qu’il était fort probable que l’abrogation des mesures antidumping entraîne une augmentation des importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine à des prix faisant l’objet d’un dumping depuis la RPC vers l’Union. |
4. PRÉJUDICE
4.1. Production et industrie de l’Union
| (160) | Durant la période d’enquête de réexamen, le produit similaire a été fabriqué dans l’Union par plus de 140 producteurs connus. La production est concentrée en République tchèque, en France, en Allemagne, en Italie, en Pologne, au Portugal et en Roumanie. La production totale de l’Union a été établie à 226 147 tonnes au cours de la PER sur la base des réponses vérifiées au questionnaire fournies par les producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon et Cerame-Unie/FEPF. Les producteurs de l’Union représentant la production totale de l’Union constituent l’industrie de l’Union au sens de l’article 4, paragraphe 1, et de l’article 5, paragraphe 4, du règlement de base. |
4.2. Consommation de l’Union
| (161) | La consommation de l’Union a été établie sur la base des statistiques d’Eurostat relatives aux importations, des volumes des ventes de l’industrie de l’Union dans l’Union communiqués par Cerame-Unie/FEPF, et des informations fournies par les producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon, lesquelles ont été dûment vérifiées. |
| (162) | Au cours de la période considérée, la consommation de l’Union a évolué comme suit: Tableau 3
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| (163) | Au cours de la période considérée, la consommation de l’Union a augmenté de 23 %, en raison du regain d’intérêt des consommateurs européens pour les articles en céramique pour la table et la cuisine dont les effets ont continué à se faire sentir après la pandémie de Covid-19. Elle a augmenté régulièrement entre 2020 et 2022, année au cours de laquelle elle a atteint un pic de 555 832 tonnes, mais a chuté à 491 264 tonnes au cours de la PER. |
4.3. Importations dans l’Union en provenance de la RPC
4.3.1. Volume et part de marché
| (164) | Sur la base des données d’Eurostat et des données macroéconomiques fournies par Cerame-Unie/FEPF, le volume des importations, la part de marché et le prix moyen des importations du produit concerné ont évolué comme suit: Tableau 4
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| (165) | Alors que les mesures antidumping étaient en vigueur, le volume total des importations en provenance de la RPC a augmenté de 26 % au cours de la période considérée. Il a suivi l’augmentation de la consommation de l’Union de manière constante jusqu’en 2022, avant de chuter à 285 513 tonnes au cours de la PER. Dans un contexte de croissance du marché, la part des importations en provenance de Chine dans la consommation totale de l’Union (voir tableau 3) a augmenté au détriment de l’industrie de l’Union, atteignant 58,1 % au cours de la PER. |
4.3.2. Prix des importations en provenance du pays concerné et sous-cotation des prix
| (166) | Au cours de la période considérée, le prix des importations en provenance de la RPC dans l’Union a évolué comme suit: Tableau 5
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| (167) | Au cours de la période considérée, les prix des importations de produits chinois ont augmenté de 17 %, passant de 1 871 EUR/tonne à 2 188 EUR/tonne. Il s’agit du prix d’importation moyen par tonne pour l’ensemble des importations du produit concerné, de sorte que la tendance a pu être influencée par de nouvelles importations. |
| (168) | La Commission a déterminé la sous-cotation des prix pendant la période d’enquête de réexamen en comparant:
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| (169) | Le résultat de cette comparaison a été exprimé en pourcentage du chiffre d’affaires réalisé au cours de la période d’enquête de réexamen par les producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon. Sur la base de la méthode décrite ci-dessus, la comparaison a révélé qu’au cours de la période d’enquête de réexamen, les prix des importations du produit concerné étaient inférieurs de 18 % aux prix de l’industrie de l’Union. Sans les droits antidumping, la sous-cotation s’élevait à 38 %. |
| (170) | Dans ses observations sur le traitement anonyme de certains producteurs de l’Union retenus ou non dans l’échantillon par la Commission (voir considérant 51), la CCCLA a également affirmé que les producteurs chinois ne vendaient que des produits génériques, tandis que les producteurs de l’Union vendaient des produits haut de gamme et de marque. Par conséquent, la comparaison de produits potentiellement de marque fabriqués dans l’Union avec des produits génériques fabriqués en Chine entraînerait inévitablement un gonflement du calcul de la sous-cotation. |
| (171) | Toutefois, l’enquête a montré que pratiquement aucun produit de marque n’a été vendu par les producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon, ce qui représente une part importante du volume des ventes de l’Union au cours de la période considérée. Quand bien même il y aurait eu une incidence sur le calcul de la sous-cotation, celle-ci aurait été très limitée. En conséquence, l’argument a été rejeté. |
4.4. Importations en provenance de pays tiers autres que la RPC
| (172) | Le volume agrégé des importations dans l’Union ainsi que la part de marché et les prix des importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine en provenance de pays tiers autres que la RPC ont évolué comme suit: Tableau 6
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| (173) | Au cours de la PER, 69 802 tonnes d’articles en céramique pour la table et la cuisine ont été importées de pays tiers autres que la Chine. Les principaux exportateurs du produit concerné vers l’Union étaient la Turquie et la Thaïlande, qui représentaient respectivement 4,4 % et 2,6 % au cours de la PER. Le volume total des importations en provenance de pays tiers ne représentait toutefois que 14,2 % du marché de l’Union, soit une légère augmentation par rapport aux 13,6 % observés au début de la période considérée. Par conséquent, il peut être conclu que la Chine était de loin le plus grand exportateur du produit soumis au réexamen vers l’Union au cours de la période considérée, représentant plus de quatre fois le volume total des importations de l’ensemble des autres pays tiers au cours de la PER. |
| (174) | Les prix moyens à l’importation des autres pays tiers étaient constamment et nettement supérieurs au prix moyen à l’importation de la Chine au cours de la période considérée. |
4.5. Situation économique de l’industrie de l’Union
| (175) | En vertu de l’article 3, paragraphe 5, du règlement de base, l’examen de l’incidence des importations faisant l’objet d’un dumping sur l’industrie de l’Union a comporté une évaluation de tous les facteurs et indices économiques ayant influé sur la situation de cette industrie au cours de la période considérée. |
| (176) | Les indicateurs macroéconomiques (production, capacités de production, utilisation des capacités, volume des ventes, part de marché, emploi, productivité, importance des marges de dumping et rétablissement à la suite de pratiques de dumping antérieures) ont été évalués au niveau de l’industrie de l’Union dans son ensemble. L’évaluation a été effectuée sur la base des informations vérifiées fournies par Cerame-Unie/FEPF, des réponses au questionnaire données par les producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon et vérifiées, ainsi que des statistiques relatives aux importations. |
| (177) | L’analyse des indicateurs microéconomiques (stocks, prix de vente, rentabilité, flux de liquidités, investissements, retour sur investissements, aptitude à mobiliser des capitaux, salaires et coûts de production) a été réalisée au niveau des producteurs de l’Union inclus dans l’échantillon. L’évaluation s’est fondée sur leurs informations, dûment vérifiées lors de visites sur place. |
| (178) | L’industrie de l’Union est très fragmentée et peut être globalement divisée en deux segments: les PME et les grandes entreprises. Dans le cas de certains indicateurs microéconomiques (prix de vente, flux de liquidités, investissements, salaire moyen par salarié, stocks, rentabilité et coût de production), les résultats enregistrés pour les entreprises de l’échantillon ont été pondérés en fonction de la part que représente le segment auquel appartiennent les entreprises en question. À cet effet, tout comme dans l’enquête initiale et dans la dernière enquête de réexamen au titre de l’expiration des mesures, le poids spécifique en termes de volume de production de chaque segment dans le total du secteur des articles en céramique pour la table et la cuisine a été utilisé (42 % pour les PME et 58 % pour les grandes entreprises), afin de veiller à ce que la situation des plus petites entreprises soit dûment prise en considération, de manière à éviter tout déséquilibre dans l’analyse globale du préjudice en raison des résultats des grandes entreprises. |
4.5.1. Indicateurs macroéconomiques
4.5.1.1.
| (179) | Au cours de la période considérée, la production, les capacités de production et l’utilisation des capacités de l’industrie de l’Union ont évolué comme suit: Tableau 7
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| (180) | Il s’ensuit que, parallèlement à l’augmentation de la consommation de l’Union au cours de la période considérée, le volume de production a augmenté (de 13 %). En ce qui concerne la consommation, elle a culminé en 2022 et a diminué au cours de la PER. En raison des gains d’efficacité liés aux investissements dans les équipements de production (voir considérant 193), les capacités de production ont augmenté de 7 %. Toutefois, malgré une croissance du marché, en raison des volumes élevés des importations en provenance de Chine, l’utilisation des capacités a diminué au cours de la période considérée, passant de 73 % à 68 %. |
4.5.1.2.
| (181) | Au cours de la période considérée, les ventes réalisées dans l’Union par l’industrie de l’Union ont évolué comme suit: Tableau 8
| |||||||||||||||||||||||||||
| (182) | Les ventes de l’industrie de l’Union sur le marché de l’Union ont suivi l’évolution de la consommation et ont augmenté en 2021 et 2022, lorsqu’elles ont atteint un pic de 150 875 tonnes. En ce qui concerne la consommation, les volumes de ventes ont de nouveau diminué au cours de la PER. Globalement, ils n’ont augmenté que de 15 % pendant la période considérée. Toutefois, dans le même temps, la part de marché de l’industrie de l’Union a diminué, passant de 29,7 % à 27,7 %, étant donné qu’elle n’a pas pu bénéficier de la croissance du marché de l’Union et qu’elle a perdu des ventes au profit des importations en provenance de Chine faisant l’objet d’un dumping. |
4.5.1.3.
| (183) | Au cours de la période considérée, le niveau d’emploi et la productivité au sein de l’industrie de l’Union ont évolué comme suit: Tableau 9
| ||||||||||||||||||||||||||||||||
| (184) | Parallèlement à l’augmentation de la production de l’industrie de l’Union, l’emploi a augmenté de 13 % tout au long de la période considérée. La productivité de la main-d’œuvre de l’industrie de l’Union, mesurée en production (tonnes) par personne occupée par an, est restée stable au cours de la période considérée. |
4.5.1.4.
| (185) | Au cours de la période considérée, la production de l’industrie de l’Union a augmenté de 13 %, tandis que le volume des ventes a augmenté de 15 % en réponse à la hausse de la consommation de l’Union. La consommation de l’Union a augmenté de 23 %, mais l’industrie de l’Union n’a pas été en mesure d’en bénéficier en raison des importations en provenance de Chine faisant l’objet d’un dumping et elle n’a donc pas été à même d’utiliser pleinement les augmentations des capacités de production de ses installations de production réalisées grâce aux gains d’efficacité résultant des investissements. |
4.5.1.5.
| (186) | Le dumping s’est poursuivi à un niveau élevé au cours de la période d’enquête de réexamen, comme expliqué à la section 3 ci-dessus. Il est noté que les producteurs chinois pratiquent dans une large mesure des prix de vente inférieurs à ceux de l’industrie de l’Union. |
| (187) | Au cours de la période considérée, l’industrie de l’Union n’a pas pu tirer pleinement parti de l’augmentation de la consommation de l’Union, laquelle n’a pas été suivie dans la même mesure par la production et les ventes de l’industrie de l’Union. En outre, malgré l’augmentation de la production et des ventes, les parts de marché des producteurs de l’Union ont même diminué au cours de la période considérée. En revanche, le volume des importations en provenance de la RPC a augmenté à un rythme plus soutenu que la consommation de l’Union, ce qui a permis d’accroître les parts de marché au cours de la même période. La Commission a donc conclu que, dans les faits, l’industrie de l’Union n’avait pas été en mesure, à cause des importations en provenance de Chine, de renforcer sa position économique sur un marché de l’Union en expansion. |
4.5.2. Indicateurs microéconomiques
4.5.2.1.
| (188) | Au cours de la période considérée, les prix de vente unitaires moyens à des acheteurs indépendants dans l’Union et le coût de production unitaire moyen des producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon ont évolué comme suit: Tableau 10
| ||||||||||||||||||||||||||||||||
| (189) | Au cours de la période considérée, les prix de l’industrie de l’Union étaient globalement constants en 2020 et 2021. Ils ont augmenté à partir de 2022, à la suite de l’augmentation du coût de production, qui s’explique par la hausse des coûts de l’énergie et par l’inflation. Or, les prix de l’industrie de l’Union étaient globalement inférieurs au coût de production pendant toute la période considérée en raison de la pression constante exercée sur les prix par les importations en provenance de Chine. |
4.5.2.2.
| (190) | Au cours de la période considérée, les niveaux de stocks des producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon ont évolué comme suit: Tableau 11
| ||||||||||||||||||||||
| (191) | Le niveau des stocks à la clôture de l’industrie de l’Union a augmenté en valeurs absolues de 85 % au cours de la période considérée. La forte tendance à la hausse, en particulier entre 2022 et la PER, est une source de préoccupation, étant donné que l’industrie opère normalement sur la base de commandes, comme cela a été constaté lors de l’enquête initiale et confirmé pour les producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon dans le cadre de la présente enquête de réexamen. |
4.5.2.3.
Tableau 12
|
| 2020 | 2021 | 2022 | PER | ||
| Rentabilité (en %) | –7,9 | –1,9 | –8,6 | –6,2 | ||
| Flux de liquidités (en EUR) | 4 454 901 | 4 836 800 | 538 686 | 163 925 | ||
| Indice (2020 = 100) | 100 | 109 | 12 | 4 | ||
| Investissements (en EUR) | 550 853 | 1 248 391 | 1 263 537 | 3 242 161 | ||
| Indice (2020 = 100) | 100 | 227 | 229 | 589 | ||
| Retour sur investissements (actifs nets) (en %) | –25,1 | –15,0 | –27,4 | –14,3 | ||
| Indice (2020 = – 100) | – 100 | –60 | – 109 | –57 | ||
| Coût annuel de la main-d’œuvre par salarié (en EUR) | 19 638 | 22 459 | 23 765 | 24 516 | ||
| Indice (2020 = 100) | 100 | 114 | 121 | 125 | ||
| ||||||
| (192) | La Commission a établi la rentabilité des producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon en exprimant le bénéfice net avant impôt tiré des ventes du produit similaire à des acheteurs indépendants dans l’Union sous forme de pourcentage du chiffre d’affaires généré par ces ventes. Au cours de la période considérée, l’industrie de l’Union était constamment déficitaire, passant progressivement de –7,9 % à –6,2 %. Ce chiffre était toujours inférieur au faible niveau de rentabilité atteint au cours de l’enquête initiale (3,5 %), et donc bien inférieur au bénéfice cible jugé acceptable lors de l’enquête initiale (à savoir 6,0 %). |
| (193) | Au cours de la période considérée, les flux de liquidités de l’industrie de l’Union sont tombés à presque zéro. En revanche, dans le même temps, le niveau des investissements a augmenté de 489 %. Il convient toutefois de noter que ces investissements ont été principalement financés par des fonds d’aide publique octroyés pour atténuer les effets de la crise de la COVID-19 en 2020 et 2021 ainsi que la forte hausse des coûts de l’énergie en 2022. Ces subventions ponctuelles de l’État, liées à la modernisation des équipements de production, ont permis aux entreprises de moderniser considérablement leurs équipements de production, comme en témoigne l’augmentation de la production. |
| (194) | Au cours de la période considérée, le rendement des investissements, défini comme étant le bénéfice exprimé en pourcentage de la valeur comptable nette des investissements, état constamment négatif. |
4.5.2.4.
Tableau 13
|
| 2020 | 2021 | 2022 | PER | ||
| Coût annuel de la main-d’œuvre par salarié (en EUR) | 19 638 | 22 459 | 23 765 | 24 516 | ||
| Indice (2020 = 100) | 100 | 114 | 121 | 125 | ||
| ||||||
| (195) | Sur la même période, les niveaux de salaire moyens ont augmenté de 25 %, c’est-à-dire à un taux plus élevé que l’augmentation globale du coût de production unitaire. |
4.6. Conclusion relative au préjudice
| (196) | L’analyse du préjudice montre que la situation de l’industrie de l’Union s’est détériorée au cours de la période considérée, malgré les efforts déployés pour suivre le rythme de la hausse de la consommation. Bien que les capacités de production et les volumes de production aient augmenté parallèlement au volume des ventes, les parts de marché n’ont pas pu être maintenues. Face à la hausse des coûts de production, notamment dans le secteur de l’énergie, l’industrie de l’Union n’a pas été en mesure d’augmenter ses prix de vente de manière suffisante. Cela s’explique en grande partie par le faible niveau des prix des importations en provenance de Chine qui, malgré les mesures en vigueur, étaient nettement inférieurs aux prix de l’industrie de l’Union. Eu égard à ce qui précède, la Commission a donc conclu qu’au cours de la période d’enquête de réexamen, l’industrie de l’Union avait effectivement subi un préjudice important au sens de l’article 3, paragraphe 5, du règlement de base. |
| (197) | Il est donc évident que l’industrie de l’Union n’a pas été en mesure de se remettre du préjudice subi par le passé au cours de la période considérée. Le maintien d’importants volumes d’importation en provenance de la RPC à des prix inférieurs à ceux de l’industrie de l’Union, qui étaient déjà en deçà du coût de production, a de nouveau placé l’industrie de l’Union dans une situation préjudiciable. |
| (198) | Après l’information des parties, Ceramie-Unie a souligné que, le 2 avril 2025, l’administration américaine avait annoncé une augmentation générale des droits de douane pour la plupart des partenaires commerciaux. Dans le cas des marchandises chinoises, les droits américains s’élevaient initialement à 67 %. Bien que ce pourcentage ait été réduit à la suite de négociations, la Chine est actuellement soumise à un taux de droit total de 55 % (pas encore en vigueur). Étant donné que la Commission a constaté que les États-Unis constituent l’un des principaux marchés d’exportation chinois du produit concerné, si le taux de droit américain était effectivement appliqué, il s’ensuivrait des exportations encore plus massives de la Chine vers l’Union, ce qui entraînerait un préjudice supplémentaire pour les producteurs d’articles en céramique pour la table de l’Union. Ceramie-Unie a donc fait valoir que les droits de douane dits «réciproques» imposés par les États-Unis pourraient avoir pour effet de renforcer encore l’attrait du marché de l’Union pour les exportateurs chinois d’articles en céramique pour la table et la cuisine, compte tenu notamment des importantes capacités inutilisées de l’industrie chinoise de la table. |
| (199) | La Commission a examiné cet argument et a convenu qu’en effet, l’imposition de tels droits de douane pourrait accroître l’attrait du marché de l’Union. |
| (200) | Après l’information des parties, la CCCLA a contesté les conclusions de la Commission sur le préjudice, affirmant que le lien de causalité entre les importations en provenance de Chine et le préjudice observé au cours de la période d’enquête de réexamen n’était pas étayé par des éléments de preuve positifs. |
| (201) | De l’avis de la CCCLA, les conclusions de la Commission relatives au préjudice reposent presque entièrement sur l’indicateur de rentabilité, tandis que plusieurs indicateurs macroéconomiques clés — dont la consommation, la production, le volume des ventes, l’emploi et les investissements dans l’Union — se sont améliorés au cours de la période considérée. |
| (202) | En outre, la CCCLA a fait valoir que certains indicateurs microéconomiques, tels que le coût de production unitaire, les investissements et le coût de la main-d’œuvre, étaient les principales causes à l’origine de la baisse de rentabilité, et non les importations en provenance de Chine. |
| (203) | Cet argument a dû être rejeté. Il est vrai qu’à la suite de l’augmentation de la consommation de l’Union, la production et le volume des ventes de l’industrie de l’Union ont augmenté en raison de l’effet actuel post-COVID et, afin de bénéficier du regain d’intérêt des consommateurs européens, l’industrie de l’Union a investi dans une augmentation des capacités. Toutefois, comme expliqué au considérant 182, malgré ces efforts, l’industrie de l’Union n’a pas pu bénéficier de la croissance du marché de l’Union et a perdu des parts de marché au profit des importations en provenance de Chine, comme en témoignent l’augmentation des stocks et la baisse de l’utilisation des capacités. |
| (204) | En ce qui concerne les indicateurs microéconomiques, la Commission convient que l’augmentation du coût de production unitaire de l’industrie de l’Union ne peut être attribuée aux effets des importations en provenance de Chine. Toutefois, ainsi que l’a reconnu la CCCLA elle-même dans ses observations, le prix moyen de l’industrie de l’Union est resté inférieur à ses coûts tout au long de la période considérée. Comme expliqué au considérant 189, la pression constante sur les prix exercée par les importations en provenance de Chine faisant l’objet d’un dumping n’a pas permis à l’industrie de l’Union de relever ses prix à un niveau viable permettant de couvrir l’augmentation des coûts, tels que la main-d’œuvre et l’énergie, et de récupérer les investissements réalisés. Cet argument a donc été rejeté. |
5. LIEN DE CAUSALITÉ
| (205) | Conformément à l’article 3, paragraphe 6, du règlement de base, la Commission a examiné si les importations faisant l’objet d’un dumping en provenance du pays concerné avaient causé un préjudice important à l’industrie de l’Union. Conformément à l’article 3, paragraphe 7, du règlement de base, la Commission a également examiné si d’autres facteurs connus avaient pu causer au même moment un préjudice à l’industrie de l’Union. Elle a veillé à ce que le préjudice éventuellement causé par des facteurs autres que les importations faisant l’objet d’un dumping en provenance du pays concerné ne soit pas attribué à l’incidence desdites importations. Ces facteurs sont les importations en provenance d’autres pays tiers et les résultats à l’exportation de l’industrie de l’Union. |
5.1. Effets des importations faisant l’objet d’un dumping
| (206) | Le volume des importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine en provenance de la RPC a augmenté de 26 % au cours de la période considérée, atteignant une part de marché de 58,1 % dans l’Union au cours de la PER. Dans le même temps, les ventes de l’industrie de l’Union, bien qu’en hausse, ont perdu des parts de marché au profit des importations en provenance de Chine. Le prix moyen des importations en provenance de Chine est resté constant et nettement inférieur aux prix et aux coûts de l’industrie de l’Union tout au long de la période considérée. Les prix moyens à l’importation étaient inférieurs de 18 % au prix de vente moyen de l’industrie de l’Union. Sans les droits antidumping, l’écart s’élèverait à 38 % (voir considérant 169). |
| (207) | Sur la base de ce qui précède, la Commission a conclu que les importations en provenance de Chine se situaient à un niveau élevé et exerçaient une pression à la baisse sur les prix et les volumes des ventes de l’industrie de l’Union, entraînant ainsi le préjudice subi par l’industrie de l’Union. |
| (208) | En outre, la Commission a considéré qu’il existait une coïncidence manifeste entre l’évolution à la hausse des importations en provenance de Chine et la situation préjudiciable de l’industrie de l’Union. |
5.2. Effets d’autres facteurs
5.2.1. Importations en provenance de pays tiers
| (209) | Sur la période considérée, le volume des importations en provenance d’autres pays tiers n’a augmenté que de manière marginale, comme indiqué au considérant 173 ci-dessus. Ces importations provenaient principalement de Turquie (4,4 % de part de marché au cours de la PER), de Thaïlande (2,6 %), du Royaume-Uni (1,4 %), du Bangladesh (1,3 %) et des Émirats arabes unis (1,3 %). |
| (210) | Dans le cas de la Turquie et des Émirats arabes unis, ces importations ont été effectuées à des prix nettement inférieurs à ceux des producteurs de l’Union tout au long de la période considérée, quoique bien au-dessus des prix pratiqués par la Chine. Ce n’est qu’au cours de la PER que les prix des importations du Bangladesh étaient inférieurs aux prix de vente des producteurs de l’Union, mais toujours supérieurs aux prix des importations en provenance de Chine au cours de la période considérée. Les prix des importations en provenance d’autres pays étaient, au contraire, beaucoup plus élevés que ceux des producteurs de l’Union. |
| (211) | Sur la base de ce qui précède, la Commission a conclu que les prix observés pour la Turquie, les Émirats arabes unis et le Bangladesh, qui étaient inférieurs aux prix moyens de l’industrie de l’Union, auraient pu contribuer au préjudice. Toutefois, compte tenu des faibles volumes de ces importations, ces effets auraient été limités. |
| (212) | Après l’information des parties, la CCCLA a fait valoir que la Commission n’avait pas correctement analysé l’effet des importations en provenance d’autres pays tiers étant donné que, de son point de vue, même les petits fournisseurs peuvent influencer les prix du marché, en particulier sur les segments de niche ou les sous-marchés géographiques. Toutefois, la CCCLA n’a fourni aucun élément de preuve à l’appui de son allégation, laquelle a donc été rejetée. |
5.2.2. Résultats à l’exportation de l’industrie de l’Union
| (213) | Les exportations des producteurs de l’Union ont évolué comme suit au cours de la période considérée: Tableau 14
| ||||||||||||||||||||||
| (214) | Les ventes à l’exportation représentaient environ 40 % des ventes totales des producteurs de l’Union. Alors qu’on observe une augmentation significative des ventes à l’exportation des producteurs de l’Union de 29 % en 2021, les chiffres de croissance étaient inférieurs à ceux enregistrés sur le marché de l’Union en 2022 et pendant la PER (voir tableau 8, 2022: 27 %, PER: 15 %, respectivement). Globalement, au cours de la période considérée, les ventes à l’exportation ont augmenté de 8 %, contre 15 % sur le marché de l’Union. En outre, l’utilisation insuffisante des capacités (voir tableau 7) et le niveau croissant des stocks (voir tableau 10) indiquent qu’il n’y a pas de réorientation vers les ventes à l’exportation au cours de cette période. Il a donc été conclu que les résultats à l’exportation n’avaient pas contribué au préjudice subi. |
| (215) | Après l’information des parties, la CCCLA a affirmé que l’augmentation des résultats à l’exportation de l’industrie de l’Union contredit la constatation de la Commission concluant à une industrie affaiblie dont les difficultés sont principalement dues à la concurrence des importations en provenance de Chine. La Commission conteste cette appréciation. Comme expliqué au considérant précédent ci-dessus, au cours de la période considérée, les ventes à l’exportation ont augmenté dans une bien moindre mesure que les ventes sur le marché de l’Union, à savoir de 8 % par rapport à 15 %. Aussi les résultats à l’exportation de l’industrie de l’Union n’ont-ils pas atténué le lien de causalité. |
5.2.3. Hausse des coûts de l’énergie
| (216) | Une augmentation des coûts de l’énergie due à la guerre en Ukraine a eu une incidence sur les coûts de production. Toutefois, au cours de la PER, cette tendance s’est inversée. Malgré cela, l’industrie de l’Union n’a toujours pas été en mesure de maintenir sa part de marché ni d’augmenter ses prix de vente au-dessus des coûts de production, en raison de la pression sur les prix et les volumes exercée par les importations en provenance de Chine faisant l’objet d’un dumping au cours de la PER. |
5.3. Conclusion concernant le lien de causalité
| (217) | Sur la base de ce qui précède, la Commission a conclu que les importations faisant l’objet d’un dumping en provenance de la RPC avaient causé un préjudice important à l’industrie de l’Union. |
| (218) | Les autres facteurs recensés, tels que les importations en provenance d’autres pays tiers, les résultats des ventes à l’exportation des producteurs de l’Union et la hausse des coûts de l’énergie, qu’ils soient considérés individuellement ou collectivement, n’ont pas atténué le lien de causalité entre les importations faisant l’objet d’un dumping et le préjudice subi. |
6. PROBABILITÉ DE CONTINUATION DU PRÉJUDICE
| (219) | Comme indiqué à la section 3 ci-dessus, les importations en provenance de Chine étaient effectuées à des niveaux de prix de dumping au cours de la période d’enquête de réexamen, et une probabilité de continuation du dumping en cas d’expiration des mesures a été mise en évidence. Conformément à l’article 11, paragraphe 2, du règlement de base, la Commission a donc examiné la probabilité que le préjudice se poursuive ou réapparaisse en cas d’expiration des mesures. |
| (220) | Afin d’établir la probabilité d’une continuation du préjudice, les éléments suivants ont été analysés: les capacités de production et capacités inutilisées en RPC, l’attrait du marché de l’Union, y compris l’existence de mesures antidumping ou compensatoires sur les articles en céramique pour la table et la cuisine dans d’autres pays tiers, la politique tarifaire des producteurs-exportateurs chinois sur les marchés des autres pays tiers, et les effets sur la situation de l’industrie de l’Union. |
6.1. Capacités de production et capacités inutilisées en RPC
| (221) | La RPC est de loin le plus grand exportateur mondial d’articles en céramique pour la table et la cuisine. Elle représente environ 65 % des exportations à l’échelle mondiale (72). L’Union européenne est le deuxième marché d’exportation le plus important de la RPC, d’après la valeur totale exportée au cours de la PER (73). |
| (222) | Comme expliqué aux considérants 146 à 148 ci-dessus, les producteurs de la RPC disposent d’importantes capacités de production qui dépassent largement la consommation totale de l’Union au cours de la période d’enquête de réexamen. |
6.2. Attrait du marché de l’Union
| (223) | Comme indiqué aux considérants 151 à 153 ci-dessus, l’augmentation des niveaux de consommation sur le marché de l’Union ainsi que l’institution, sur les marchés tiers, de mesures sur les articles en céramique pour la table et la cuisine en provenance de Chine ont contribué à l’attractivité du marché de l’Union. |
| (224) | Le fait que la part de marché des importations en provenance de Chine ait augmenté au cours de la période considérée et que les importations soient significatives, même avec les mesures existantes, confirme que les producteurs-exportateurs chinois trouvent le marché de l’Union attractif et qu’ils continueront de vendre sur ce marché. |
6.3. Politique tarifaire des producteurs-exportateurs chinois
| (225) | Étant donné la stratégie tarifaire des producteurs chinois, telle que résumée au considérant 154, consistant à pratiquer des prix plus bas sur les principaux marchés d’importation de leurs produits, on peut raisonnablement s’attendre à ce que les importations en provenance de Chine entrent sur le marché de l’Union à des prix réduits en cas d’expiration des mesures. |
| (226) | Compte tenu du niveau élevé des capacités inutilisées en RPC, du ralentissement du marché intérieur chinois, de l’attrait du marché de l’Union et de la politique tarifaire des producteurs-exportateurs chinois, telle que résumée aux considérants 154 et 155, il est probable que des volumes importants d’articles en céramique pour la table et la cuisine à bas prix seront déjà disponibles à court terme pour la vente ou la réorientation vers l’Union en cas d’expiration des mesures, comme en témoigne le niveau de sous-cotation constaté s’il n’est pas tenu compte des droits antidumping, à savoir 38 % (voir considérant 169), ce qui est l’indice le plus probable de la politique tarifaire que pratiqueraient les exportateurs chinois en l’absence des mesures. |
6.4. Conclusion
| (227) | Compte tenu des conclusions ci-dessus, à savoir, les énormes capacités inutilisées en RPC, l’attrait du marché de l’Union, les niveaux de prix des importations en provenance de la RPC en l’absence de mesures antidumping et leur incidence probable sur l’industrie de l’Union, la Commission a conclu que l’absence de mesures entraînerait selon toute probabilité une augmentation significative des importations faisant l’objet d’un dumping en provenance de la RPC à des prix préjudiciables et que la continuation du préjudice serait probable. |
7. INTÉRÊT DE L’UNION
7.1. Introduction
| (228) | Conformément à l’article 21 du règlement de base, la Commission a examiné si le maintien des mesures serait ou non contraire à l’intérêt de l’Union dans son ensemble. La détermination de l’intérêt de l’Union repose sur une appréciation des divers intérêts en cause, c’est-à-dire ceux de l’industrie de l’Union, d’une part, et ceux des importateurs et d’autres parties, d’autre part. |
| (229) | La Commission a rappelé que l’enquête initiale avait abouti à la conclusion que l’institution de mesures n’était pas contraire à l’intérêt de l’Union. De plus, comme la présente enquête s’inscrit dans le cadre d’un réexamen et qu’elle analyse donc une situation dans laquelle des mesures antidumping sont déjà en vigueur, il est possible d’apprécier tout impact négatif anormal des mesures antidumping actuelles sur les parties concernées. |
| (230) | Sur cette base, il a été examiné si, en dépit des conclusions concernant la probabilité de continuation du dumping ou du préjudice, il existait des raisons impérieuses de conclure qu’il n’était pas dans l’intérêt de l’Union de maintenir les mesures dans ce cas particulier. |
7.2. Intérêt de l’industrie de l’Union
| (231) | L’enquête a montré que l’expiration des mesures aurait probablement une incidence négative importante sur l’industrie de l’Union. La situation de l’industrie de l’Union continuerait de se détériorer au niveau des volumes et des prix, ce qui entraînerait une forte diminution de la rentabilité. En revanche, le maintien des mesures permettrait à l’industrie de l’Union de se rétablir du préjudice subi antérieurement en raison des importations faisant l’objet d’un dumping et d’exploiter son potentiel sur un marché de l’Union non affecté par des pratiques commerciales déloyales. |
| (232) | La CCCLA a déclaré, et répété après l’information des parties, que les importations en provenance de Chine avaient certains effets complémentaires sur la production de l’Union, lesquels se traduiraient par un ensemble d’intérêts divers au sein de l’industrie de l’Union. Par conséquent, la prolongation des mesures ne semble pas être dans l’intérêt des producteurs de l’Union, étant donné que leurs indicateurs économiques (importations, production, ventes intérieures et ventes à l’exportation) montrent une situation saine. En outre, selon la CCCLA, certains producteurs de l’Union ne fabriquent pas tous les types d’articles en céramique pour la table et la cuisine, ce qui signifie que ces articles doivent être importés de pays tiers, dont la Chine. Les droits antidumping ont augmenté le prix des produits provenant de producteurs chinois, ce qui a eu un effet négatif continu sur ces producteurs de l’Union. |
| (233) | Toutefois, l’analyse du préjudice exposée à la section 4 ci-dessus (considérants 160 à 197) a montré qu’en réalité, l’industrie de l’Union a continué de souffrir, en dépit des mesures, des effets préjudiciables des importations en provenance de la RPC ayant fait l’objet d’un dumping. En effet, l’industrie de l’Union a enregistré une baisse de sa part de marché au cours de la période considérée, mais n’a pas été en mesure d’augmenter ses prix de vente à des niveaux rentables. En outre, l’affirmation contraire de la CCCLA mentionnée ci-dessus ne contenait pas d’éléments probants susceptibles d’être analysés de manière plus approfondie, ce qui a conduit la Commission à rejeter cet argument. |
| (234) | Sur la base de ce qui précède, il a été conclu que le maintien des mesures antidumping en vigueur était dans l’intérêt de l’industrie de l’Union. |
7.3. Intérêt des importateurs indépendants
| (235) | Au stade de l’ouverture de la présente enquête, 51 importateurs indépendants connus ont été contactés et invités à coopérer. Aucun de ces importateurs ne s’est manifesté au stade de l’échantillonnage. À un stade ultérieur, un seul importateur a spontanément communiqué quelques informations limitées sur les importations, sans soulever d’objections à une éventuelle prorogation des mesures actuelles. |
| (236) | Sur cette base, et conformément aux conclusions du précédent réexamen au titre de l’expiration des mesures, lequel a révélé des marges bénéficiaires solides chez les importateurs du produit concerné (74), il a été conclu que le maintien des mesures existantes n’aurait pas d’effet préjudiciable important sur l’activité des importateurs indépendants du produit concerné. |
7.4. Intérêt des consommateurs (ménages)
| (237) | Comme lors de la précédente enquête de réexamen au titre de l’expiration des mesures, aucune partie représentant les intérêts des utilisateurs finals, telle qu’une association de consommateurs, ne s’est fait connaître ou n’a coopéré d’une quelconque manière à l’enquête. En l’absence prolongée de toute coopération de la part des utilisateurs lors de la présente enquête de réexamen au titre de l’expiration des mesures, la Commission a considéré que ses conclusions dans l’enquête initiale restaient valables et que le maintien des mesures n’aurait pas d’effet négatif sur les consommateurs tels que les ménages, ou du moins pas dans une mesure significative. |
| (238) | La CCCLA a fait valoir et répété après l’information finale des parties que, dans la mesure où les articles en céramique pour la table et la cuisine étaient des produits finaux, les droits antidumping auraient une incidence directe sur les consommateurs de l’Union, puisqu’il n’y a aucune industrie intermédiaire pour absorber les coûts. |
| (239) | En réponse à l’argument ci-dessus, Cerame-Unie/FEPF a déclaré que, malgré les mesures antidumping actuellement en vigueur, les importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine en provenance de Chine ont continué d’entrer dans l’Union en grandes quantités et à des prix très bas. |
| (240) | La Commission a jugé qu’il était très improbable que l’abrogation des mesures entraîne une baisse des prix correspondant au montant total des droits. Même dans le cas improbable où les prix à la consommation diminueraient du montant total des droits antidumping actuels, le coût annuel pour les consommateurs serait réduit de moins d’un euro (75). Étant donné qu’on ne peut considérer que les mesures ont eu une incidence significative sur les consommateurs, la Commission a rejeté ces allégations. |
7.5. Mise en balance des intérêts
| (241) | En vue de mettre en balance les différents intérêts concurrents dans l’Union, la Commission a accordé une attention particulière à la nécessité d’éliminer les effets de distorsion des échanges résultant du dumping préjudiciable et de garantir une concurrence effective et loyale. D’une part, le maintien des mesures protégerait une industrie importante de l’Union, qui comprend de nombreuses petites et moyennes entreprises, contre une continuation probable du préjudice. D’autre part, l’évaluation de la situation des importateurs et des utilisateurs fondée sur les informations disponibles, compte tenu de l’absence de coopération, montre que le maintien des mesures n’aurait manifestement pas d’effet négatif disproportionné sur eux. |
7.6. Conclusion
| (242) | La Commission est donc arrivée à la conclusion qu’aucune raison impérieuse ayant trait à l’intérêt de l’Union ne s’oppose au maintien des mesures antidumping définitives actuellement applicables aux importations d’articles pour la table et la cuisine originaires de la RPC. |
8. MESURES ANTIDUMPING
| (243) | Il ressort de ce qui précède que les mesures antidumping applicables aux importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine originaires de Chine devraient être maintenues. |
| (244) | Afin de réduire autant que possible les risques de contournement liés à la différence existant entre les taux de droit, des mesures spéciales sont nécessaires pour garantir l’application des droits antidumping individuels. L’application de droits antidumping individuels ne s’applique que sur présentation d’une facture commerciale en bonne et due forme aux autorités douanières des États membres. La facture doit être conforme aux exigences énoncées à l’article 1er, paragraphe 4, du présent règlement. Jusqu’à présentation d’une telle facture, les importations devraient être soumises au droit antidumping applicable à «toutes les autres importations originaires de Chine». |
| (245) | Bien que la présentation de cette facture soit nécessaire pour que les autorités douanières des États membres appliquent les taux de droit antidumping individuels aux importations, cette facture n’est pas le seul élément que les autorités douanières doivent prendre en considération. De fait, même en présence d’une facture satisfaisant à toutes les exigences énoncées à l’article 1er, paragraphe 4, du présent règlement, les autorités douanières des États membres doivent effectuer leurs vérifications habituelles et peuvent, comme dans tous les autres cas, exiger des documents supplémentaires (documents d’expédition, etc.) afin de vérifier l’exactitude des renseignements contenus dans la déclaration et de garantir que l’application consécutive du taux de droit inférieur est justifiée, conformément à la législation douanière. |
| (246) | Si le volume des exportations de l’une des sociétés bénéficiant de taux de droit individuels plus bas devait augmenter de manière significative après l’institution des mesures concernées, cette augmentation de volume pourrait être considérée comme constituant en soi une modification de la configuration du commerce résultant de l’institution de mesures, au sens de l’article 13, paragraphe 1, du règlement de base. Dans de telles circonstances, et si les conditions sont remplies, une enquête anticontournement pourra être ouverte. Cette enquête pourra notamment examiner la nécessité de supprimer le(s) taux de droit individuel(s) et d’instituer à la place un droit à l’échelle nationale. |
| (247) | Les taux de droit antidumping individuels par société prévus dans le présent règlement s’appliquent exclusivement aux importations du produit soumis au réexamen originaire de Chine et produit par les entités juridiques citées. Il convient que les importations du produit soumis au réexamen produit par toute autre société dont le nom n’est pas spécifiquement mentionné dans le dispositif du présent règlement, y compris les entités liées aux sociétés spécifiquement mentionnées, soient soumises au taux de droit applicable à «toutes les autres importations originaires de Chine». Ces importations ne devraient pas être soumises à l’un des taux de droit antidumping individuels. |
| (248) | Les sociétés changeant ultérieurement de raison sociale peuvent solliciter l’application de taux de droit antidumping individuels. Une telle demande doit être adressée à la Commission (76). Elle doit contenir toutes les informations nécessaires permettant de démontrer que ce changement n’a pas d’effet sur le droit de la société à bénéficier du taux qui lui est applicable. Si le changement de raison sociale de la société n’affecte pas le droit de celle-ci à bénéficier du taux de droit qui lui est applicable, un avis signalant le changement de raison sociale sera publié au Journal officiel de l’Union européenne. |
| (249) | Toutes les parties intéressées ont été informées des faits et considérations essentiels sur la base desquels il était envisagé de recommander le maintien des mesures existantes. Un délai leur a également été accordé pour leur permettre de formuler des observations sur les informations ainsi communiquées. |
| (250) | Un exportateur ou un producteur qui n’a pas exporté le produit concerné vers l’Union au cours de la période utilisée pour fixer le niveau du droit applicable à ses exportations peut demander auprès de la Commission à être soumis au taux de droit antidumping applicable aux sociétés ayant coopéré non retenues dans l’échantillon. La Commission devrait faire droit à cette demande, pour autant que trois conditions soient remplies. Le nouveau producteur-exportateur devra démontrer: i) qu’il n’a pas exporté le produit concerné vers l’Union au cours de la période utilisée pour fixer le niveau du droit applicable à ses exportations; ii) qu’il n’est pas lié à une société qui, elle, a exporté le produit concerné et est donc soumise aux droits antidumping; et iii) qu’il a exporté le produit concerné par la suite ou a souscrit une obligation contractuelle et irrévocable d’exportation d’une quantité importante. |
| (251) | Compte tenu de l’article 109 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509 du Parlement européen et du Conseil (77), lorsqu’un montant doit être remboursé à la suite d’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne, le taux des intérêts à payer devrait être le taux appliqué par la Banque centrale européenne à ses opérations principales de refinancement tel qu’il est publié dans la série C du Journal officiel de l’Union européenne en vigueur le premier jour civil de chaque mois. |
| (252) | Les mesures prévues par le présent règlement sont conformes à l’avis du comité établi en vertu de l’article 15, paragraphe 1, du règlement de base, |
A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
Article premier
1. Il est institué un droit antidumping définitif sur les importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine, à l’exclusion des moulins à condiments et à épices en céramique ainsi que leurs éléments de broyage en céramique, des moulins à café en céramique, des aiguiseurs à couteaux en céramique, des fusils à aiguiser en céramique, des outils de cuisine en céramique destinés à être utilisés pour les opérations de découpe, broyage, grattage, tranchage, râpage et pelage, et des pierres à pizza en céramique de cordiérite des types utilisés pour la cuisson de pizzas ou de pains, relevant actuellement des codes NC ex 6911 10 00 , ex 6912 00 21 , ex 6912 00 23 , ex 6912 00 25 et ex 6912 00 29 (codes TARIC 6911 10 00 90, 6912 00 21 11, 6912 00 21 91, 6912 00 23 10, 6912 00 25 10 et 6912 00 29 10) et originaires de la République populaire de Chine.
2. Le taux du droit antidumping définitif applicable au prix net franco frontière de l’Union, avant dédouanement, du produit décrit au paragraphe 1 et fabriqué par les sociétés énumérées ci-après s’établit comme suit:
| Société | Droit (en %) | Code additionnel TARIC |
| Hunan Hualian China Industry Co., Ltd; Hunan Hualian Ebillion Industry Co., Ltd; Hunan Liling Hongguanyao China Industry Co., Ltd; Hunan Hualian Yuxiang China Industry Co., Ltd. | 18,3 | B349 |
| Guangxi Sanhuan Enterprise Group Holding Co., Ltd | 13,1 | B350 |
| Shandong Zibo Niceton-Marck Huaguang Ceramics Limited; Zibo Huatong Ceramics Co., Ltd; Shandong Silver Phoenix Co., Ltd; Niceton Ceramics (Linyi) Co., Ltd; Linyi Jingshi Ceramics Co., Ltd; Linyi Silver Phoenix Ceramics Co., Ltd; Linyi Chunguang Ceramics Co., Ltd; Linyi Zefeng Ceramics Co., Ltd. | 17,6 | B352 |
| Sociétés énumérées en annexe | 17,9 |
|
| Toutes les autres sociétés | 36,1 | B999 |
3. L’article 1er, paragraphe 2, peut être modifié pour ajouter un nouveau producteur-exportateur chinois et le soumettre au taux de droit antidumping moyen pondéré approprié pour les sociétés ayant coopéré non retenues dans l’échantillon. Un nouveau producteur-exportateur apporte la preuve:
| a) | qu’il n’a pas exporté les marchandises décrites à l’article 1er, paragraphe 1, originaires de la République populaire de Chine au cours de la période comprise entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2011 (ci-après la «période d’enquête initiale»); |
| b) | qu’il n’est pas lié à un exportateur ou à un producteur soumis aux mesures instituées par le présent règlement et qui a coopéré ou aurait pu coopérer à l’enquête ayant abouti à l’institution du droit; et |
| c) | qu’il a effectivement exporté le produit faisant l’objet du réexamen originaire de la République populaire de Chine ou qu’il s’est engagé irrévocablement, par contrat, à exporter une quantité importante vers l’Union après la fin de la période d’enquête initiale. |
4. L’application des taux de droit antidumping individuels précisés pour les sociétés mentionnées au paragraphe 2 est subordonnée à la présentation, aux autorités douanières des États membres, des documents suivants:
| a) | si l’importateur achète directement les articles auprès du producteur-exportateur chinois, la déclaration d’importation doit être accompagnée d’une facture commerciale en bonne et due forme, sur laquelle doit figurer une déclaration datée et signée par un représentant de l’entité délivrant cette facture, identifié par son nom et sa fonction, et rédigée comme suit («déclaration du fabricant pour la vente directe à l’exportation»): «Je, soussigné(e), certifie que les (volume) d’articles en céramique pour la table et la cuisine vendus à l’exportation vers l’Union européenne et faisant l’objet de la présente facture ont été fabriqués par (nom et adresse de la société) (code additionnel TARIC) en [pays concerné]. Je déclare que les informations fournies dans la présente facture sont complètes et correctes.» Tant que cette facture n’a pas été présentée, le taux de droit applicable à «toutes les autres sociétés» s’applique; |
| b) | si l’importateur achète les articles auprès d’un opérateur commercial ou d’une autre personne morale intermédiaire, qu’ils soient ou non installés en Chine continentale, la déclaration d’importation doit être accompagnée d’une facture commerciale en bonne et due forme délivrée par le fabricant à l’opérateur commercial, sur laquelle figure une déclaration, datée et signée par un responsable du fabricant délivrant la facture pour cette transaction à l’opérateur commercial, identifié par son nom et sa fonction, et rédigée comme suit («déclaration du fabricant pour la vente indirecte à l’exportation»): «Je, soussigné(e), certifie que les (volume en kg) d’articles en céramique pour la table et la cuisine vendus à l’opérateur commercial (nom de l’opérateur commercial) (pays de l’opérateur commercial), faisant l’objet de la présente facture, ont été fabriqués par notre société (nom et adresse de la société) (code additionnel TARIC) en République populaire de Chine. Je déclare que les informations fournies dans la présente facture sont complètes et correctes.» Tant que cette facture n’a pas été présentée, le taux de droit applicable à «toutes les autres sociétés» s’applique. |
5. Sauf indication contraire, les dispositions en vigueur en matière de droits de douane sont applicables.
Article 2
Le présent règlement entre en vigueur le jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Fait à Bruxelles, le 7 octobre 2025.
Par la Commission
La présidente
Ursula VON DER LEYEN
(1) JO L 176 du 30.6.2016, p. 21, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2016/1036/oj, tel que modifié en dernier lieu par le règlement délégué (UE) 2020/1173 de la Commission du 4 juin 2020 modifiant le règlement (UE) 2016/1036 relatif à la défense contre les importations qui font l’objet d’un dumping de la part de pays non membres de l’Union européenne et le règlement (UE) 2016/1037 relatif à la défense contre les importations qui font l’objet de subventions de la part de pays non membres de l’Union européenne en ce qui concerne la durée de la période de notification préalable (JO L 259 du 10.8.2020, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_del/2020/1173/oj).
(2) Règlement (UE) no 1072/2012 de la Commission du 14 novembre 2012 instituant un droit antidumping provisoire sur les importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine originaires de la République populaire de Chine (JO L 318 du 15.11.2012, p. 28, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2012/1072/oj).
(3) Règlement d’exécution (UE) no 412/2013 du Conseil du 13 mai 2013 instituant un droit antidumping définitif et portant perception définitive du droit provisoire institué sur les importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine originaires de la République populaire de Chine (JO L 131 du 15.5.2013, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2013/412/oj).
(4) Règlement d’exécution (UE) 2017/1932 de la Commission du 23 octobre 2017 modifiant le règlement d’exécution (UE) no 412/2013 du Conseil instituant un droit antidumping définitif et portant perception définitive du droit provisoire institué sur les importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine originaires de la République populaire de Chine (JO L 273 du 24.10.2017, p. 4, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2017/1932/oj).
(5) Règlement d’exécution (UE) 2019/1198 de la Commission du 12 juillet 2019 instituant un droit antidumping définitif sur les importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine originaires de la République populaire de Chine à l’issue d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures effectué conformément à l’article 11, paragraphe 2, du règlement (UE) 2016/1036 (JO L 189 du 15.7.2019, p. 8, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2019/1198/oj), tel que modifié en dernier lieu par le règlement d’exécution (UE) 2020/571 de la Commission du 24 avril 2020 modifiant le règlement d’exécution (UE) 2019/1198 instituant un droit antidumping définitif sur les importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine originaires de la République populaire de Chine tel que modifié par le règlement d’exécution (UE) 2019/2131 et portant remboursement des droits perçus (JO L 132 du 27.4.2020, p. 7, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2020/571/oj).
(6) Règlement d’exécution (UE) 2019/2131 de la Commission du 28 novembre 2019 modifiant le règlement d’exécution (UE) 2019/1198 instituant un droit antidumping définitif sur les importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine originaires de la République populaire de Chine à l’issue d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures effectué conformément à l’article 11, paragraphe 2, du règlement (UE) 2016/1036 du Parlement européen et du Conseil (JO L 321 du 12.12.2019, p. 139, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2019/2131/oj).
(7) JO C, C/2023/182, 16.10.2023, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/182/oj.
(8) JO C, C/2024/7456, 19.12.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/7456/oj.
(9) Document de travail des services de la Commission intitulé «Significant Distortions in the Economy of the People’s Republic of China for the purposes of Trade Defence Investigations» («Distorsions significatives dans l’économie de la République populaire de Chine aux fins des enquêtes en matière de défense commerciale»), 10 avril 2024 [SWD(2024) 91 final].
(10) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions [COM(2021) 350 final], disponible à l’adresse suivante: https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52021DC0350.
(11) DS473 Union européenne — Mesures antidumping visant le biodiesel en provenance d’Argentine.
(12) DS494: Union européenne — Méthodes d’ajustement des frais et certaines mesures antidumping visant les importations en provenance de Russie (deuxième plainte).
(13) Registre des documents de la Commission [SWD(2024) 91], p. 96-99.
(14) Union européenne — Mesures antidumping visant le biodiesel en provenance d’Argentine — AB-2016-4 — paragraphe 6.198.
(15) Note au dossier du 12 juillet 2024, no t24.005770 (disponible dans le dossier accessible au public).
(16) Pour des raisons de confidentialité, l’État membre de la PME ne peut pas être divulgué. Voir les considérants 50 à 53.
(17) La définition des PME est celle établie dans la recommandation de la Commission du 6 mai 2003 concernant la définition des micro, petites et moyennes entreprises (JO L 124 du 20.5.2003, p. 36, ELI: http://data.europa.eu/eli/reco/2003/361/oj).
(18) Note au dossier du 29 juillet 2024, no t24.006490 (disponible dans le dossier accessible au public).
(19) Pour des raisons de confidentialité, l’État membre de la PME ne peut pas être divulgué. Voir les considérants 50 à 53.
(20) Rapport de l’Organe d’appel, CE — Éléments de fixation (Chine) (article 21.5 — Chine), paragraphe 5.319.
(21) Les trois groupes de producteurs-exportateurs retenus dans l’échantillon étaient composés de Fujian Dehua Huilong Ceramic Co., Ltd.; Photo Usa Electronic Graphic Inc.; et Liling Kaiwei Ceramic Co. Ltd.
(22) Note au dossier du 16 septembre 2024, no t24.007850 (disponible dans le dossier accessible au public).
(23) Note au dossier du 12 juillet 2024, no t24.005770, et note au dossier du 18 juillet 2024, no t24.006100 (disponibles dans le dossier accessible au public).
(24) Arrêt de la Cour de justice du 20 mars 1985, Timex Corporation/Conseil et Commission, C-264/82, ECLI:EU:C:1985:119, point 24; et arrêt du 28 septembre 2023, Changmao Biochemical Engineering Co. Ltd/Commission, C-123/21 P, ECLI:EU:C:2023:708, point 168.
(25) Avis d’ouverture d’un réexamen intermédiaire partiel des mesures antidumping applicables aux importations d’articles en céramique pour la table et la cuisine originaires de la République populaire de Chine (JO C 117 du 12.4.2017, p. 12).
(26) Note au dossier du 6 juin 2025, no t25.006231 (disponible dans le dossier accessible au public).
(27) Conseil des affaires de l’État chinois — Avis d’orientation de cinq départements sur la promotion d’un développement de haute qualité pour l’industrie légère; disponible à l’adresse suivante: https://www.gov.cn/zhengce/zhengceku/2022-06/19/content_5696665.htm (consulté le 25 juin 2025).
(28) Ministère de l’industrie et des technologies de l’information — Interprétation du plan de travail pour une croissance soutenue de l’industrie légère (2023-2024), disponible à l’adresse suivante: https://www.gov.cn/zhengce/zhengceku/202307/content_6895224.htm (consulté le 25 juin 2025).
(29) Règlement d’exécution (UE) 2024/493 de la Commission du 12 février 2024 instituant un droit antidumping définitif sur les importations de carreaux en céramique originaires de la République populaire de Chine à l’issue d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures effectué en vertu de l’article 11, paragraphe 2, du règlement (UE) 2016/1036 du Parlement européen et du Conseil (JO L, 2024/493, 13.2.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2024/493/oj).
(30) Règlement d’exécution (UE) 2024/493, considérants 99 à 137.
(31) Règlement d’exécution (UE) 2024/493, considérant 104.
(32) Règlement d’exécution (UE) 2024/493, considérant 135.
(33) Règlement d’exécution (UE) 2024/493, considérant 108.
(34) Règlement d’exécution (UE) 2024/493, considérant 127.
(35) Règlement d’exécution (UE) 2024/493, considérant 128.
(36) Règlement d’exécution (UE) 2024/493, considérant 129.
(37) Règlement d’exécution (UE) 2019/1198.
(38) Document de travail des services de la Commission intitulé «Significant Distortions in the Economy of the People’s Republic of China for the purposes of Trade Defence Investigations» («Distorsions significatives dans l’économie de la République populaire de Chine aux fins des enquêtes en matière de défense commerciale»), 10 avril 2024 [SWD(2024) 91 final].
(39) Document de travail des services de la Commission intitulé «Significant Distortions in the Economy of the People’s Republic of China for the purposes of Trade Defence Investigations» («Distorsions significatives dans l’économie de la République populaire de Chine aux fins des enquêtes en matière de défense commerciale»), 10 avril 2024 [SWD(2024) 91 final].
(40) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions [COM(2021) 350 final], disponible à l’adresse suivante: https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52021DC0350.
(41) Données publiques de la Banque mondiale — Revenu intermédiaire, tranche supérieure, https://donnees.banquemondiale.org/niveau-de-revenu/revenu-intermediaire-tranche-superieure (consulté le 27 juin 2025).
(42) Disponibles à l’adresse: International Import Export Trade Data: Global Trade Atlas | S&P Global.
(43) Disponibles à l’adresse: https://orbis4.bvdinfo.com/version-201866/orbis/Companies.
(44) Source: Statistics | Eurostat.
(45) Institut de statistique turc, TÜİK - Veri Portalı (tuik.gov.tr).
(46) Autorité turque de régulation du marché de l’énergie, EMRA | Autorité de régulation du marché de l’énergie (epdk.gov.tr).
(47) http://www.gtis.com/gta/secure/default.cfm.
(48) EMRA | Autorité de régulation du marché de l’énergie (epdk.gov.tr).
(49) EMRA | Autorité de régulation du marché de l’énergie.
(50) TÜİK - Veri Portalı (tuik.gov.tr).
(51) https://www.invest.gov.tr/en/investmentguide/pages/cost-of-doing-business.aspx.
(52) Règlement (UE) 2015/755 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2015 relatif au régime commun applicable aux importations de certains pays tiers (JO L 123 du 19.5.2015, p. 33, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2015/755/oj). Selon l’article 2, paragraphe 7, du règlement de base, les prix sur le marché intérieur de ces pays ne peuvent pas être utilisés aux fins du calcul de la valeur normale.
(53) http://www.turkstat.gov.tr/PreIstatistikTablo.do?istab_id=2090, consulté pour la dernière fois le 11 juin 2025.
(54) Il s’agit d’une classification statistique des activités économiques utilisée par Eurostat, KS-RA-07-015-FR.PDF, consultée pour la dernière fois le 29 juin 2025.
(55) TÜİK — Veri Portalı (tuik.gov.tr) et TÜİK — Veri Portalı (tuik.gov.tr).
(56) Équivalent temps plein.
(57) TÜİK — Veri Portalı (tuik.gov.tr) et TÜİK — Veri Portalı (tuik.gov.tr).
(58) https://www.epdk.gov.tr/Detay/Icerik/3-0-39/kurul-kararlari-.
(59) EMRA | Autorité de régulation du marché de l’énergie.
(60) https://www.epdk.gov.tr/Anasayfa/Anasayfa.
(61) EPDK | Enerji Piyasası Düzenleme Kurumu.
(62) EPDK | Enerji Piyasası Düzenleme Kurumu.
(63) https://www.invest.gov.tr/en/investmentguide/pages/cost-of-doing-business.aspx.
(64) https://www.invest.gov.tr/en/investmentguide/pages/cost-of-doing-business.aspx.
(65) Rapport actualisé de 2024 de THINK!DESK intitulé «Market Distortions in the Chinese Tableware Ceramics Industry» (partie 6), inclus à l’annexe 3 de la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures accessible au public.
(66) Rapport de Hangzhou Zhongjing Zhisheng intitulé «Market Research — 2024 Report on Daily Ceramics Market in China», pages 32 à 36, inclus à l’annexe 5 de la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures accessible au public.
(67) Par exemple dans le rapport financier 2022 du groupe Sitong, p. 47, inclus à l’annexe 5 de la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures accessible au public.
(68) Rapport actualisé de 2024 de THINK!DESK intitulé «Market Distortions in the Chinese Tableware Ceramics Industry» (partie 2), inclus à l’annexe 3 de la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures accessible au public.
(69) Rapport de Hangzhou Zhongjing Zhisheng intitulé «Market Research — 2024 Report on Daily Ceramics Market in China», inclus à l’annexe 5 de la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures accessible au public.
(70) Exportations totales de la Chine, à l’exclusion des exportations vers l’Union, relevant des codes nationaux 6911 10 19 et 6912 00 10 .
(71) Dont des mesures antidumping instituées par le Brésil, l’Inde, le Mexique et le Royaume-Uni. Voir: le site web de l’OMC consacré aux rapports semestriels des différents pays au titre de l’article 16.4 de l’accord antidumping.
(72) The Observatory of Economic Complexity, «Tableware and kitchenware of porcelain or china in China».
(73) D’après des statistiques extraites de la base de données GTA.
(74) Règlement d’exécution (UE) 2019/1198, considérant 277.
(75) Ce calcul a été effectué au cours de l’enquête initiale, sur la base des volumes et des valeurs des importations, des droits antidumping et du nombre de ménages que comptait alors l’Union. Voir le considérant 217 du règlement d’exécution (UE) no 412/2013.
(76) Commission européenne, direction générale du commerce, direction G, rue de la Loi 170, 1040 Bruxelles, BELGIQUE.
(77) Règlement (UE, Euratom) 2024/2509 du Parlement européen et du Conseil du 23 septembre 2024 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union (JO L, 2024/2509, 26.9.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/2509/oj).
ANNEXE
Producteurs-exportateurs chinois ayant coopéré non retenus dans l’échantillon
| Société | Code additionnel TARIC |
| Amaida Ceramic Product Co., Ltd. | B357 |
| Asianera Porcelain (Tangshan) Ltd. | B358 |
| Beiliu Changlong Ceramics Co., Ltd. | B359 |
| Beiliu City Heyun Building Materials Co., Ltd. | B361 |
| Beiliu Quanli Ceramic Co., Ltd. | B363 |
| Beiliu Shimin Porcelain Co., Ltd. | B364 |
| Beiliu Windview Industries Ltd. | B365 |
| Cameo China (Fengfeng) Co., Ltd. | B366 |
| Changsha Happy Go Products Developing Co., Ltd. | B367 |
| Chao An Huadayu Craftwork Factory | B368 |
| Chaoan County Fengtang Town HaoYe Ceramic Fty | B369 |
| Chao’an Lian Xing Yuan Ceramics Co., Ltd. | B370 |
| Chaoan Oh Yeah Ceramics Industrial Co., Ltd. | B371 |
| Chaoan Shengyang Crafts Industrial Co., Ltd | B372 |
| Chaoan Xin Yuan Ceramics Factory | B373 |
| Chao’an Yongsheng Ceramic Industry Co., Ltd. | B374 |
| Guangdong Baodayi Porcelain Co., Ltd. | B375 |
| Chaozhou Baode Ceramics Co., Ltd, | B376 |
| Chaozhou Baolian Ceramics Co., Ltd. | B377 |
| Chaozhou Big Arrow Ceramics Industrial Co., Ltd. | B378 |
| Chaozhou Boshifa Ceramics Making Co., Ltd. | B379 |
| Chaozhou Cantake Craft Co., Ltd. | B380 |
| Chaozhou Ceramics Industry and Trade General Corp. | B381 |
| Chaozhou Chaofeng Ceramic Making Co., Ltd. | B382 |
| Chaozhou Chengxi Jijie Art & Craft Painted Porcelain Fty. | B383 |
| Chaozhou Chengxinda Ceramics Industry Co., Ltd. | B384 |
| Chaozhou Chenhui Ceramics Co., Ltd. | B385 |
| Chaozhou Chonvson Ceramics Industry Co., Ltd. | B386 |
| Chaozhou Daxin Arts & Crafts Co., Ltd. | B387 |
| Chaozhou DaXing Ceramics Manufactory Co., Ltd | B388 |
| Chaozhou Dayi Ceramics Industries Co., Ltd. | B389 |
| Chaozhou Dehong Ceramics Making Co., Ltd. | B390 |
| Chaozhou Deko Ceramic Co., Ltd. | B391 |
| Chaozhou Diamond Ceramics Industrial Co., Ltd. | B392 |
| Chaozhou Dongyi Ceramics Co., Ltd. | B393 |
| Chaozhou Dragon Porcelain Industrial Co., Ltd. | B394 |
| Chaozhou Fairway Ceramics Manufacturing Co., Ltd. | B395 |
| Chaozhou Feida Ceramics Industries Co., Ltd. | B396 |
| Chaozhou Fengxi Baita Ceramics Fty. | B397 |
| Chaozhou Fengxi Dongtian Porcelain Fty. No 2 | B398 |
| Chaozhou Fengxi Fenger Ceramics Craft Fty. | B399 |
| Chaozhou Fengxi Hongrong Color Porcelain Fty. | B400 |
| Chaozhou Fengxi Jiaxiang Ceramic Manufactory | B401 |
| Guangdong GMT Foreign Trade Service Corp. | B402 |
| Chaozhou Fengxi Shengshui Porcelain Art Factory | B403 |
| Chaozhou Fengxi Zone Jinbaichuan Porcelain Crafts Factory | B404 |
| Chaozhou Fromone Ceramic Co., Ltd. | B405 |
| Chaozhou Genol Ceramics Manufacture Co., Ltd. | B406 |
| Chaozhou Good Concept Ceramics Co., Ltd. | B407 |
| Chaozhou Grand Collection Ceramics Manufacturing Co. Ltd. | B408 |
| Chaozhou Guangjia Ceramics Manufacture Co., Ltd. | B409 |
| Chaozhou Guidu Ceramics Co., Ltd. | B410 |
| Chaozhou Haihong Ceramics Making Co., Ltd. | B411 |
| Chaozhou Hengchuang Porcelain Co., Ltd. | B412 |
| Chaozhou Henglibao Porcelain Industrial Co., Ltd. | B413 |
| Chaozhou Hongbo Ceramics Industrial Co., Ltd. | B414 |
| Chaozhou Hongjia Ceramics Making Co., Ltd. | B415 |
| Chaozhou Hongye Ceramics Manufactory Co., Ltd. | B416 |
| Chaozhou Hongye Porcelain Development Co., Ltd. | B417 |
| Chaozhou Hongyue Porcelain Industry Co., Ltd. | B418 |
| Chaozhou Hongzhan Ceramic Manufacture Co., Ltd. | B419 |
| Chaozhou Hua Da Ceramics Making Co., Ltd. | B420 |
| Chaozhou Huabo Ceramic Co., Ltd. | B421 |
| Chaozhou Huade Ceramics Manufacture Co., Ltd. | B422 |
| Chaozhou Huashan Industrial Co., Ltd. | B423 |
| Chaozhou Huayu Ceramics Co., Ltd. | B424 |
| Chaozhou Huazhong Ceramics Industries Co., Ltd. | B425 |
| Chaozhou Huifeng Ceramics Craft Making Co., Ltd. | B426 |
| Chaozhou J&M Ceramics Industrial Co., Ltd. | B427 |
| Chaozhou Jencymic Co., Ltd. | B428 |
| Chaozhou Jiahua Ceramics Co., Ltd. | B429 |
| Chaozhou Jiahuabao Ceramics Industrial Co., Ltd. | B430 |
| Chaozhou JiaHui Ceramic Factory | B431 |
| Chaozhou Jiaye Ceramics Making Co., Ltd. | B432 |
| Chaozhou Jiayi Ceramics Making Co., Ltd. | B433 |
| Chaozhou Jiayu Ceramics Making Co., Ltd. | B434 |
| Chaozhou Jin Jia Da Porcelain Industry Co., Ltd. | B435 |
| Chaozhou Jingfeng Ceramics Craft Co., Ltd. | B436 |
| Guangdong Jinqiangyi Ceramics Co., Ltd. | B437 |
| Chaozhou Jinxin Ceramics Making Co., Ltd | B438 |
| Chaozhou Jinyuanli Ceramics Manufacture Co., Ltd. | B439 |
| Chaozhou Kaibo Ceramics Making Co., Ltd. | B440 |
| Chaozhou Kedali Porcelain Industrial Co., Ltd. | B441 |
| Chaozhou King’s Porcelain Industry Co., Ltd. | B442 |
| Chaozhou Kingwave Porcelain & Pigment Co., Ltd. | B443 |
| Chaozhou Lemontree Tableware Co., Ltd. | B444 |
| Chaozhou Lianfeng Porcelain Co., Ltd. | B445 |
| Chaozhou Lianyu Ceramics Co., Ltd. | B447 |
| ChaoZhou Lianyuan Ceramic Making Co., Ltd. | B448 |
| Chaozhou Lisheng Ceramics Co., Ltd. | B449 |
| Chaozhou Loving Home Porcelain Co., Ltd. | B450 |
| Chaozhou Maocheng Industry Dve. Co., Ltd. | B451 |
| Chaozhou MBB Porcelain Factory | B452 |
| Guangdong Mingyu Technology Joint Stock Limited Company | B453 |
| Chaozhou New Power Co., Ltd. | B454 |
| Chaozhou Ohga Porcelain Co.,Ltd. | B455 |
| Chaozhou Oubo Ceramics Co., Ltd. | B456 |
| Chaozhou Pengfa Ceramics Manufactory Co., Ltd. | B457 |
| Chaozhou Pengxing Ceramics Co., Ltd. | B458 |
| Chaozhou Qingfa Ceramics Co., Ltd. | B459 |
| Chaozhou Ronghua Ceramics Making Co., Ltd. | B460 |
| Guangdong Ronglibao Homeware Co., Ltd. | B461 |
| Chaozhou Rui Cheng Porcelain Industry Co., Ltd. | B462 |
| Chaozhou Rui Xiang Porcelain Industrial Co., Ltd. | B463 |
| Chaozhou Ruilong Ceramics Co., Ltd. | B464 |
| Chaozhou Sanhua Ceramics Industrial Co., Ltd. | B465 |
| Chaozhou Sanming Industrial Co., Ltd. | B466 |
| Chaozhou Santai Porcelain Co., Ltd. | B467 |
| Chaozhou Shuntai Ceramic Manufactory Co., Ltd. | B468 |
| Chaozhou Songfa Ceramics Co.,Ltd. | B469 |
| Chaozhou Sundisk Ceramics Making Co., Ltd. | B470 |
| Chaozhou Teemjade Ceramics Co., Ltd. | B471 |
| Chaozhou Thyme Ceramics Co., Ltd. | B472 |
| Chaozhou Tongxing Huajiang Ceramics Making Co., Ltd | B473 |
| Guangdong Totye Ceramics Industrial Co., Ltd. | B474 |
| Chaozhou Trend Arts & Crafts Co., Ltd. | B475 |
| Chaozhou Uncommon Craft Industrial Co., Ltd. | B476 |
| Chaozhou Weida Ceramic Making Co., Ltd. | B477 |
| Chaozhou Weigao Ceramic Craft Co., Ltd. | B478 |
| Chaozhou Wingoal Ceramics Industrial Co., Ltd. | B479 |
| Chaozhou Wood House Porcelain Co., Ltd. | B480 |
| Chaozhou Xiangye Ceramics Craft Making Co., Ltd. | B481 |
| Chaozhou Xin Weicheng Co., Ltd. | B482 |
| Chaozhou Xincheng Ceramics Co., Ltd. | B483 |
| Chaozhou Xingguang Ceramics Co., Ltd. | B485 |
| Chaozhou Wenhui Porcelain Co., Ltd. | B486 |
| Chaozhou Xinkai Porcelain Co., Ltd. | B487 |
| Chaozhou Xinlong Porcelain Industrial Co., Ltd. | B488 |
| Chaozhou Xinyu Porcelain Industrial Co., Ltd. | B489 |
| Chaozhou Xinyue Ceramics Manufacture Co., Ltd. | B490 |
| Chaozhou Yangguang Ceramics Co., Ltd. | B491 |
| Chaozhou Yinhe Ceramics Co., Ltd. | B493 |
| Chaozhou Yongsheng Ceramics Manufacturing Co., Ltd. | B494 |
| Chaozhou Yongxuan Domestic Ceramics Manufactory Co., Ltd. | B495 |
| Chaozhou Yu Ri Ceramics Making Co., Ltd. | B496 |
| Chaozhou Yuefeng Ceramics Ind. Co., Ltd. | B497 |
| Chaozhou Yufeng Ceramics Making Factory | B498 |
| Chaozhou Zhongxia Porcelain Factory Co., Ltd. | B499 |
| Chaozhou Zhongye Ceramics Co., Ltd. | B500 |
| Dabu Yongxingxiang Ceramics Co., Ltd. | B501 |
| Dapu Fuda Ceramics Co., Ltd. | B502 |
| Dapu Taoyuan Porcelain Factory | B503 |
| Dasheng Ceramics Co., Ltd. Dehua | B504 |
| De Hua Hongshun Ceramic Co., Ltd. | B505 |
| Dehua Hongsheng Ceramic Co., Ltd. | B506 |
| Dehua Jianyi Porcelain Industry Co., Ltd. | B507 |
| Dehua Kaiyuan Porcelain Industry Co., Ltd. | B508 |
| Dehua Ruyuan Gifts Co., Ltd. | B509 |
| Dehua Xinmei Ceramics Co., Ltd. | B510 |
| Dongguan Kennex Ceramic Ltd. | B511 |
| Dongguan Shilong Kyocera Co., Ltd. | B512 |
| Dongguan Yongfuda Ceramics Co., Ltd. | B513 |
| Excellent Porcelain Co., Ltd. | B515 |
| Fair-Link Limited (Xiamen) | B516 |
| Far East (chaozhou) Ceramics Factory Co., Ltd. | B518 |
| Fengfeng Mining District Yuhang Ceramic Co. Ltd. (‘Yuhang’) | B519 |
| Foshan Metart Company Limited | B520 |
| Fujian Jiashun Art&Crafts Co., Ltd. | B521 |
| Fujian Dehua Chengyi Ceramics Co., Ltd. | B522 |
| Fujian Dehua Five Continents Ceramic Manufacturing Co., Ltd. | B523 |
| Fujian Dehua Fujue Ceramics Co., Ltd. | B524 |
| Fujian Dehua Full Win Crafts Co., Ltd. | B525 |
| Fujian Dehua Fusheng Ceramics Co., Ltd. | B526 |
| Fujian Dehua Gentle Porcelain Co., Ltd. | B527 |
| Fujian Dehua Guanhong Ceramic Co., Ltd. | B528 |
| Fujian Dehua Guanjie Ceramics Co., Ltd. | B529 |
| Luzerne (Fujian) Group Co., Ltd. | B530 |
| Fujian Dehua Hongda Ceramics Co., Ltd. | B531 |
| Fujian Dehua Hongsheng Arts & Crafts Co., Ltd. | B532 |
| Fujian Dehua Hongyu Ceramic Co., Ltd. | B533 |
| Fujian Dehua Huachen Ceramics Co., Ltd. | B534 |
| Fujian Dehua Huaxia Ceramics Co., Ltd. | B535 |
| Fujian Dehua Huilong Ceramic Co., Ltd. | B536 |
| Fujian Dehua Jingyi Ceramics Co., Ltd. | B537 |
| Fujian Dehua Jinhua Porcelain Co., Ltd. | B538 |
| Fujian Dehua Jinzhu Ceramics Co., Ltd. | B539 |
| Fujian Dehua Lianda Ceramic Co., Ltd. | B540 |
| Fujian Dehua Myinghua Ceramics Co., Ltd. | B541 |
| Fujian Dehua Pengxin Ceramics Co., Ltd. | B542 |
| Fujian Dehua Shisheng Ceramics Co., Ltd. | B544 |
| Fujian Dehua Will Ceramic Co., Ltd. | B545 |
| Fujian Dehua Xianda Ceramic Factory | B546 |
| Fujian Dehua Xianghui Ceramic Co., Ltd. | B547 |
| Fujian Dehua Yonghuang Ceramic Co., Ltd. | B549 |
| Fujian Dehua Yousheng Ceramics Co., Ltd. | B550 |
| Fujian Dehua You-Young Crafts Co., Ltd. | B551 |
| Fujian Dehua Zhenfeng Ceramics Co., Ltd. | B552 |
| Fujian Dehua Zhennan Ceramics Co., Ltd. | B553 |
| Fujian Jackson Arts and Crafts Co., Ltd. | B554 |
| Fujian Jiamei Group Corporation | B555 |
| Fujian Province Dehua County Beatrot Ceramic Co., Ltd. | B557 |
| Fujian Province Yongchun County Foreign Processing and Assembling Corporation | B558 |
| Fujian Quanzhou Longpeng Group Co., Ltd. | B559 |
| Fujian Dehua S&M Arts Co., Ltd., and Fujian Taigu Ceramics Co., Ltd. | B560 |
| Fung Lin Wah Group | B561 |
| Ganzhou Koin Structure Ceramics Co., Ltd. | B562 |
| Global Housewares Factory | B563 |
| Guangdong Baofeng Ceramic Technology Development Co., Ltd. | B564 |
| Guangdong Bening Ceramics Industries Co., Ltd. | B565 |
| Guangdong Daye Porcelain Co., Ltd. | B566 |
| Guangdong Dongbao Group Co., Ltd. | B567 |
| Guangdong Huaxing Ceramics Co., Ltd. | B568 |
| Guangdong Quanfu Ceramics Ind. Co., Ltd. | B569 |
| Guangdong Shunqiang Ceramics Co., Ltd | B570 |
| Guangdong Shunxiang Porcelain Co., Ltd. | B571 |
| Guangdong Sitong Group Co., Ltd. | B572 |
| GuangDong XingTaiYi Porcelain Co., Ltd | B574 |
| Guangdong Yutai Porcelain Co., Ltd. | B575 |
| Guangdong Zhentong Ceramics Co., Ltd | B576 |
| Guangxi Baian Ceramic Co. Ltd | B577 |
| Guangxi Beiliu City Ming Chao Porcelain Co., Ltd. | B578 |
| Guangxi Beiliu Huasheng Porcelain Ltd. | B580 |
| Guangxi Beiliu Newcentury Ceramic Llc. | B581 |
| Guangxi Beiliu Qinglang Porcelain Trade Co., Ltd. | B582 |
| Guangxi Beiliu Xiongfa Ceramics Co., Ltd. | B584 |
| Guangxi Beiliu Yujie Porcelain Co., Ltd. | B585 |
| Guangxi Beiliu Zhongli Ceramics Co., Ltd | B586 |
| Guangxi Nanshan Porcelain Co., Ltd. | B587 |
| Guangxi Yulin Rongxing Ceramics Co., Ltd. | B589 |
| Guangzhou Chaintime Porcelain Co., Ltd. | B590 |
| Haofa Ceramics Co., Ltd., Dehua Fujian | B591 |
| Hebei Dersun Ceramic Co., Ltd. | B592 |
| Hebei Great Wall Ceramic Co., Ltd. | B593 |
| Henan Ruilong Ceramics Co., Ltd | B594 |
| Henghui Porcelain Plant Liling Hunan China | B595 |
| Huanyu Ceramic Industrial Co., Ltd. Liling Hunan China | B596 |
| Hunan Baihua Ceramics Co., Ltd. | B597 |
| Hunan Eka Ceramics Co., Ltd. | B598 |
| Hunan Fungdeli Ceramics Co., Ltd. | B599 |
| Hunan Gaofeng Ceramic Manufacturing Co., Ltd. | B600 |
| Hunan Huari Ceramic Industry Co., Ltd | B601 |
| Hunan Huayun Ceramics Factory Co., Ltd | B603 |
| Hunan Liling Tianxin China Industry Ltd. | B604 |
| Hunan Provincial Liling Chuhua Ceramic Industrial Co., Ltd. | B605 |
| Hunan Quanxiang Ceramics Corp. Ltd. | B606 |
| Hunan Rslee Ceramics Co., Ltd | B607 |
| Hunan Taisun Ceramics Co., Ltd. | B608 |
| Hunan Victor Imp. & Exp. Co., Ltd | B609 |
| Hunan Xianfeng Ceramic Industry Co.,Ltd | B611 |
| Jiangsu Gaochun Ceramics Co., Ltd. | B612 |
| Jiangsu Yixing Fine Pottery Corp., Ltd. | B613 |
| Jiangxi Global Ceramic Co., Ltd. | B614 |
| Jiangxi Kangshu Porcelain Co.,Ltd. | B615 |
| Jingdezhen F&B Porcelain Co., Ltd. | B616 |
| Jingdezhen Yuanjing Porcelain Industry Co., Ltd. | B617 |
| Jiyuan Jukang Xinxing Ceramics Co., Ltd. | B618 |
| Junior Star Ent’s Co., Ltd. | B620 |
| K&T Ceramics International Co., Ltd. | B621 |
| Kam Lee (Xing Guo) Metal and Plastic Fty. Co., Ltd. | B622 |
| Karpery Industrial Co., Ltd. Hunan China | B623 |
| Kilncraft Ceramics Ltd. | B624 |
| Lian Jiang Golden Faith Porcelain Co., Ltd. | B625 |
| Liling Gaojia Ceramic Industry Co., Ltd | B626 |
| Liling GuanQian Ceramic Manufacture Co., Ltd. | B627 |
| Liling Huahui Ceramic Manufacturing Co., Ltd. | B628 |
| Liling Huawang Ceramics Manufacturing Co., Ltd. | B629 |
| Liling Jiahua Porcelain Manufacturing Co., Ltd | B630 |
| Liling Jialong Porcelain Industry Co., Ltd | B631 |
| Liling Jiaxing Ceramic Industrial Co., Ltd | B632 |
| Liling Kaiwei Ceramic Co., Ltd. | B633 |
| Liling Liangsheng Ceramic Manufacture Co., Ltd. | B634 |
| Liling Liuxingtan Ceramics Co., Ltd | B635 |
| Liling Minghui Ceramics Factory | B636 |
| Liling Pengxing Ceramic Factory | B637 |
| Liling Quanhu Industries General Company | B638 |
| Liling Ruixiang Ceramics Industrial Co., Ltd. | B640 |
| Liling Santang Ceramics Manufacturing Co., Ltd. | B641 |
| Liling Shenghua Industrial Co., Ltd. | B642 |
| Liling Spring Ceramic Industry Co., Ltd | B643 |
| Liling Tengrui Industrial and Trading Co.,Ltd. | B644 |
| Liling Top Collection Industrial Co., Ltd | B645 |
| Liling United Ceramic-Ware Manufacturing Co., Ltd. | B646 |
| Liling Yonghe Porcelain Factory | B647 |
| Liling Yucha Ceramics Co., Ltd. | B648 |
| Liling Zhengcai Ceramic Manufacturing Co., Ltd | B649 |
| Linyi Jinli Ceramics Co., Ltd. | B650 |
| Linyi Pengcheng Industry Co., Ltd. | B651 |
| Linyi Wanqiang Ceramics Co., Ltd. | B652 |
| Linyi Zhaogang Ceramics Co., Ltd. | B653 |
| Liveon Industrial Co., Ltd. | B654 |
| Long Da Bone China Co., Ltd. | B655 |
| Meizhou Lianshunchang Trading Co., Ltd. | B657 |
| Meizhou Xinma Ceramics Co., Ltd. | B658 |
| Meizhou Yuanfeng Ceramic Industry Co., Ltd. | B659 |
| Meizhou Zhong Guang Industrial Co., Ltd. | B660 |
| Miracle Dynasty Fine Bone China (Shanghai) Co., Ltd. | B661 |
| Photo USA Electronic Graphic Inc. | B662 |
| Quanzhou Allen Light Industry Co., Ltd. | B663 |
| Quanzhou Chuangli Craft Co., Ltd. | B664 |
| Quanzhou Dehua Fangsheng Arts Co., Ltd. | B665 |
| Quanzhou Haofu Gifts Co., Ltd. | B666 |
| Quanzhou Hongsheng Group Corporation | B667 |
| Quanzhou Jianwen Craft Co., Ltd. | B668 |
| Quanzhou Kunda Gifts Co., Ltd. | B669 |
| Quanzhou Yongchun Shengyi Ceramics Co., Ltd. | B670 |
| Raoping Bright Future Porcelain Factory (‘RBF’) | B671 |
| Raoping Sanrao Yicheng Porcelain Factory | B672 |
| Raoping Sanyi Industrial Co., Ltd. | B673 |
| Raoping Suifeng Ceramics and Glass Factory | B674 |
| Raoping Xinfeng Yangda Colour Porcelain FTY | B675 |
| Red Star Ceramics Limited | B676 |
| Rong Lin Wah Industrial (Shenzhen) Co., Ltd. | B677 |
| Shandong Futai Ceramics Co., Ltd. | B679 |
| Shandong Gaode Hongye Ceramics Co., Ltd. | B680 |
| Shandong Kunlun Ceramic Co., Ltd. | B681 |
| Shandong Zhaoding Porcelain Co., Ltd. | B682 |
| Shantou Ceramics Industry Supply & Marketing Corp. | B683 |
| Sheng Hua Ceramics Co., Ltd. | B684 |
| Shenzhen Baoshengfeng Imp. & Exp. Co., Ltd. | B685 |
| Shenzhen Bright Future Industry Co., Ltd. (‘SBF’) | B686 |
| Shenzhen Ehome Enterprise Ltd | B688 |
| Shenzhen Ever Nice Industry Co., Ltd. | B689 |
| Shenzhen Fuliyuan Porcelain Co., Ltd. | B690 |
| Shenzhen Full Amass Ind. Dev. Co. Ltd | B691 |
| Shenzhen Gottawa Industrial Ltd. | B694 |
| Shenzhen Hiker Housewares Ltd. | B695 |
| Shenzhen Hua Mei Industry Development Ltd | B696 |
| Shenzhen Mingsheng Ceramic Ltd. | B697 |
| Shenzhen Senyi Porcelain Industry Co. Ltd. | B698 |
| Shenzhen SMF Investment Co., Ltd | B699 |
| Shenzhen Tao Hui Industrial Co., Ltd. | B700 |
| Shenzhen Topchoice Industries Limited | B701 |
| Shenzhen Trueland Industrial Co., Ltd. | B702 |
| Shenzhen Universal Industrial Co., Ltd. | B703 |
| Shenzhen Zhan Peng Xiang Industrial Co., Ltd. | B704 |
| Shijiazhuang Kuangqu Huakang Porcelain Co., Ltd. | B705 |
| Shun Sheng Da Group Co., Ltd. Quanzhou Fujian | B706 |
| Stechcol Ceramic Crafts Development (Shenzhen) Co., Ltd. | B707 |
| Taiyu Ceramic Co., Ltd. Liling Hunan China | B708 |
| Tangshan Beifangcidu Ceramic Group Co., Ltd. | B709 |
| Tangshan Boyu Osseous Ceramic Co., Ltd. | B710 |
| Tangshan Chinawares Trading Co., Ltd | B711 |
| Tangshan Golden Ceramic Co., Ltd. | B713 |
| Tangshan Haigelei Fine Bone Porcelain Co., Ltd. | B714 |
| Tangshan Hengrui Porcelain Industry Co., Ltd. | B715 |
| Tangshan Huamei Porcelain Co., Ltd. | B716 |
| Tangshan Huaxincheng Ceramic Products Co., Ltd. | B717 |
| Tangshan Huyuan Bone China Co., Ltd. | B718 |
| Tangshan Imperial-Hero Ceramics Co., Ltd. | B719 |
| Tangshan Jinfangyuan Bone China Manufacturing Co., Ltd. | B720 |
| Tangshan Keyhandle Ceramic Co., Ltd. | B721 |
| Tangshan Longchang Ceramics Co., Ltd. | B722 |
| Tangshan Masterwell Ceramic Co., Ltd. | B723 |
| Tangshan Shiyu Commerce Co., Ltd. | B725 |
| Tangshan Xueyan Industrial Co., Ltd. | B726 |
| Tangshan Yida Industrial Corp. | B727 |
| Tao Yuan Porcelain Factory | B728 |
| Teammann Co., Ltd. | B729 |
| The China & Hong Kong Resources Co., Ltd. | B730 |
| The Great Wall of Culture Group Holding Co., Ltd Guangdong | B731 |
| Tienshan (Handan) Tableware Co., Ltd. (‘Tienshan’) | B732 |
| Topking Industry (China) Ltd. | B733 |
| Weijian Ceramic Industrial Co., Ltd. | B734 |
| Weiye Ceramics Co., Ltd. | B735 |
| Winpat Industrial Co., Ltd. | B736 |
| Xiamen Acrobat Splendor Ceramics Co., Ltd. | B737 |
| Xiamen Johnchina Fine Polishing Tech Co., Ltd. | B738 |
| Xiangqiang Ceramic Manufacturing Co., Ltd. Liling City Hunan | B739 |
| Xin Xing Xian XinJiang Pottery Co., Ltd. | B740 |
| Xinhua County Huayang Porcelain Co., Ltd. | B741 |
| Yangjiang Shi Ba Zi Kitchen Ware Manufacturing Co., Ltd. | B743 |
| Yanling Hongyi Import N Export Trade Co., Ltd. | B744 |
| Ying-Hai (Shenzhen) Industry Dev. Co., Ltd. | B745 |
| Yiyang Red Star Ceramics Ltd. | B746 |
| China Yong Feng Yuan Co., Ltd. | B747 |
| Yongchun Dahui Crafts Co., Ltd. | B748 |
| Yu Yuan Ceramics Co., Ltd. | B749 |
| Yuzhou City Kongjia Porcelain Co., Ltd. | B750 |
| Zeal Ceramics Development Co., Ltd, Shenzhen, China | B753 |
| Zhangjiakou Xuanhua Yici Ceramics Co., Ltd. (‘Xuanhua Yici’) | B754 |
| Zhejiang Nansong Ceramics Co., Ltd. | B755 |
| Zibo Boshan Shantou Ceramic Factory | B756 |
| Zibo CAC Chinaware Co., Ltd. | B757 |
| Zibo Fortune Light Industrial Products Co., Ltd. | B758 |
| Zibo GaoDe Ceramic Technology & Development Co., Ltd. | B760 |
| Zibo Hongda Ceramics Co., Ltd. | B761 |
| Zibo Jinxin Light Industrial Products Co., Ltd. | B762 |
| Zibo Kunyang Ceramic Corporation Limited | B763 |
| Liling Xinyi Ceramics Industry Ltd. | B957 |
| Gemmi (Shantou) Industrial Co., Ltd. | B958 |
| Jing He Ceramics Co., Ltd | B959 |
| Fujian Dehua Huamao Ceramics Co., Ltd | C303 |
| Fujian Dehua Jiawei Ceramics Co., Ltd | C304 |
| Fujian Dehua New Qili Arts Co., Ltd | C305 |
| Quanzhou Dehua Hengfeng Ceramics Co., Ltd | C306 |
| Fujian Dehua Sanfeng Ceramics Co. Ltd | C485 |
| Huatai Ceramics Industry Limited, Hunan, China and Kerun Ceramics Manufactory Ltd. | C551 |
| Hunan Huazhi Ceramic Co., Ltd. | C550 |
| Liling Yuanmei Ceramic Co., Ltd. | C556 |
| Hunan Legend Porcelain Industry Co., Ltd. | C608 |
| Liling Taichang Ceramics Co., Ltd | C685 |
| Hunan Jewelmoon Ceramics Co., Ltd | C764 |
| Raoping Jinde Ceramics Co. Ltd | C879 |
| Linyi Hongshun Porcelain Co., Ltd | 899C |
| Fujian Dehua Longnan Ceramics Co., Ltd | 899D |
| Shenzhen M&G Ceramics Co., Ltd. | C932 |
| Chaozhou Jingmei Craft Products Co., Ltd. | C933 |
ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2025/1981/oj
ISSN 1977-0693 (electronic edition)
Règlement (UE) 2019/1020 (version consolidée)
12/08/2026
Règlement (UE) 2015/640 (version consolidée)
09/08/2026
Règlement (UE) 2012/748 (version consolidée)
07/08/2026
Règlement (UE) 2013/168 (version consolidée)
02/08/2026