| CELEX | 02025R2091-20260716 |
| Type | Règlement (consolidé) |
| Date | jeudi 16 juillet 2026 |
| Journal officiel | FR Série L |
| 2025/2091 | 27.10.2025 |
RÈGLEMENT D’EXÉCUTION (UE) 2025/2091 DE LA COMMISSION
du 17 octobre 2025
établissant les bonnes pratiques de fabrication des médicaments vétérinaires conformément au règlement (UE) 2019/6 du Parlement européen et du Conseil
(Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
LA COMMISSION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
vu le règlement (UE) 2019/6 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relatif aux médicaments vétérinaires et abrogeant la directive 2001/82/CE (1), et notamment son article 93, paragraphe 2,
considérant ce qui suit:
| (1) | Conformément au règlement (UE) 2019/6, les titulaires d’une autorisation de fabrication (ci-après les «fabricants») sont tenus de se conformer aux bonnes pratiques de fabrication. Le respect des bonnes pratiques de fabrication est requis pour la fabrication de médicaments vétérinaires dans l’Union, y compris la fabrication de médicaments vétérinaires destinés à l’exportation, ainsi que pour les importations de médicaments vétérinaires dans l’Union. |
| (2) | La Commission doit adopter de bonnes pratiques de fabrication des médicaments vétérinaires applicables dans l’Union. Les bonnes pratiques de fabrication des médicaments vétérinaires applicables dans l’Union doivent continuer à être alignées sur les normes internationales pertinentes. |
| (3) | La fabrication de certains types de médicaments vétérinaires mérite une attention particulière. Il convient de mettre en œuvre des exigences supplémentaires pour la fabrication de médicaments vétérinaires stériles et pour la fabrication aseptique. Un test de stérilité sur le produit final ne permet de détecter une contamination que dans une mesure limitée. En revanche, les données issues des contrôles en cours de fabrication et de la surveillance des paramètres de stérilisation pertinents peuvent fournir des informations plus précises et plus pertinentes pour étayer l’assurance de stérilité du produit. En conséquence, il n’est pas possible de se fonder uniquement sur des contrôles finaux pour démontrer la stérilité. |
| (4) | Des exigences supplémentaires doivent également être mises en œuvre dans la fabrication de médicaments vétérinaires biologiques et immunologiques, notamment des mesures de protection des travailleurs et de l’environnement, ainsi que des exigences spécifiques en matière de qualité et de traçabilité concernant l’utilisation de matières d’origine biologique. Lorsqu’il existe un processus continu depuis l’approvisionnement ou l’isolement de la substance active d’origine biologique jusqu’à la fabrication du produit fini (par exemple, les médicaments vétérinaires composés de cellules, les vaccins à base virale ou les phages), les exigences relatives aux bonnes pratiques de fabrication des substances actives ne s’appliquent pas; ce sont plutôt les exigences énoncées dans le présent règlement qui s’appliquent à l’ensemble du processus de fabrication. Toutefois, le présent règlement ne s’applique pas à la fabrication de médicaments vétérinaires immunologiques inactivés qui sont fabriqués à partir d’agents pathogènes ou d’antigènes issus d’un ou de plusieurs animaux appartenant à une unité épidémiologique et qui sont utilisés pour traiter le ou lesdits animaux appartenant à la même unité épidémiologique ou pour traiter un ou plusieurs animaux appartenant à une unité présentant un lien épidémiologique confirmé. |
| (5) | La fabrication des médicaments vétérinaires à base de plantes, des médicaments vétérinaires destinés à être incorporés dans des aliments médicamenteux pour animaux, des médicaments vétérinaires ectoparasiticides destinés à une application externe, des liquides, crèmes et pommades, des gaz médicinaux et des médicaments vétérinaires pressurisés en aérosol à inhaler présentés dans des récipients munis d’une valve doseuse mérite une attention particulière. Il est donc nécessaire de prévoir certaines adaptations des exigences relatives aux bonnes pratiques de fabrication ou, le cas échéant, des exigences supplémentaires pour ces produits. |
| (6) | La fabrication de médicaments vétérinaires homéopathiques soumis à une procédure d’enregistrement conformément à l’article 86, paragraphe 1, du règlement (UE) 2019/6 doit être conforme aux bonnes pratiques de fabrication. Les exigences énoncées dans le présent règlement doivent s’appliquer en tenant compte du fait que ces produits ne disposent pas d’une autorisation de mise sur le marché. En conséquence, les références aux termes de l’autorisation de mise sur le marché doivent, pour ces produits, s’entendre comme renvoyant aux termes de l’enregistrement. |
| (7) | Conformément au règlement (UE) 2019/6, les certificats de bonnes pratiques de fabrication doivent être délivrés lorsque le respect des exigences énoncées dans le présent règlement est démontré. Afin d’éviter toute restriction au développement de nouveaux concepts ou de nouvelles technologies, les fabricants ne devraient être autorisés à mettre en œuvre des méthodes autres que celles énoncées dans le présent règlement que s’ils sont en mesure de démontrer que cette autre méthode permet d’atteindre les mêmes objectifs et que la qualité, l’innocuité et l’efficacité du médicament vétérinaire ainsi que sa conformité avec les termes de l’autorisation de mise sur le marché sont garanties. |
| (8) | Les bonnes pratiques de fabrication doivent s’appliquer tout au long du cycle de vie du médicament vétérinaire, y compris le transfert de technologie, et jusqu’à l’arrêt de la production. |
| (9) | Pour que le fabricant puisse se conformer aux bonnes pratiques de fabrication, la coopération entre le fabricant et le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché est nécessaire. Lorsque le fabricant et le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché sont des entités juridiques différentes, les obligations du fabricant et du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché vis-à-vis l’un de l’autre doivent être précisées dans un accord technique conclu entre eux. |
| (10) | Les fabricants doivent veiller à ce que les produits soient adaptés à l’usage auquel ils sont destinés, qu’ils respectent les exigences de l’autorisation de mise sur le marché et qu’ils ne créent pas de risques pour les animaux traités ou l’utilisateur en raison d’une qualité inadéquate. Pour atteindre cet objectif, les fabricants doivent mettre en œuvre un système qualité pharmaceutique complet. |
| (11) | Au moyen des revues qualité produit, les fabricants doivent vérifier l’homogénéité des processus existants ainsi que la pertinence des spécifications actuelles, détecter les tendances et déterminer les améliorations à apporter aux produits et aux processus. Le cas échéant, les résultats de ces examens doivent conduire à la mise en œuvre de mesures correctives ou préventives. Des auto-inspections doivent également être effectuées régulièrement pour vérifier l’efficacité du système qualité pharmaceutique. |
| (12) | Afin de garantir la qualité des médicaments vétérinaires, les fabricants doivent disposer d’un personnel compétent en nombre suffisant dont les responsabilités sont clairement définies. Une formation initiale et continue doit être dispensée au personnel en rapport avec les tâches qui lui sont assignées. |
| (13) | Afin de garantir la qualité des médicaments vétérinaires, les fabricants doivent disposer de locaux et d’équipements appropriés pour la fabrication et le contrôle des médicaments vétérinaires, ainsi que de locaux appropriés pour le stockage des matières et des produits. Ces locaux et équipements doivent être correctement entretenus. La qualification et la validation des locaux et des équipements, y compris les utilités et les systèmes utilisés lors de la fabrication des médicaments vétérinaires, constituent une exigence fondamentale des bonnes pratiques de fabrication. |
| (14) | Afin de garantir la qualité des médicaments vétérinaires, les fabricants doivent veiller à ce que des normes d’hygiène appropriées soient maintenues en permanence au cours du processus de fabrication. |
| (15) | Un système de documentation complet doit être considéré comme un élément essentiel du système qualité pharmaceutique. Le système de documentation doit garantir l’établissement d’instructions et de spécifications appropriées, y compris les contrôles et les procédures de surveillance pertinents, afin de garantir la qualité des médicaments vétérinaires et le respect des termes de l’autorisation de mise sur le marché. En outre, le système de documentation doit garantir que toutes les activités qui, directement ou indirectement, peuvent avoir une incidence sur la qualité des médicaments vétérinaires sont dûment enregistrées et que l’intégrité des données est maintenue tout au long de la période de conservation concernée. |
| (16) | Dans le cadre de la validation des processus, les fabricants doivent veiller à ce que les aspects critiques du processus de fabrication soient dûment contrôlés et à ce qu’une production cohérente soit assurée conformément aux exigences de qualité énoncées dans l’autorisation de mise sur le marché. |
| (17) | Il convient de définir des exigences concernant la manipulation des matières et des produits, la qualification des fournisseurs, la prévention des contaminations croisées et les opérations de conditionnement. |
| (18) | Il convient de mettre en œuvre des procédures de contrôle de la qualité afin de garantir que les matières ne sont pas libérées en vue de leur utilisation et que les produits ne sont pas libérés en vue de leur distribution tant que leur qualité n’a pas été vérifiée. À ce titre, le contrôle de la qualité devrait englober les échantillonnages, les spécifications et les tests, ainsi que les mesures organisationnelles, la documentation et les procédures de libération. |
| (19) | Un échantillonnage correct est essentiel pour garantir la qualité des médicaments vétérinaires. Les échantillons de référence et les échantillons de rétention doivent être conservés comme trace du lot du produit fini ou des lots de matières utilisées dans la fabrication du médicament vétérinaire et à des fins d’évaluation en cas d’enquêtes sur la qualité. |
| (20) | Afin de garantir la qualité des médicaments vétérinaires et le respect des termes de l’autorisation de mise sur le marché, les fabricants doivent effectuer des contrôles à libération des lots et des contrôles en cours de fabrication. Un programme de suivi de la stabilité doit également être mis en œuvre. |
| (21) | Les contrôles en temps réel et les contrôles de libération paramétrique sont acceptables sous certaines conditions. |
| (22) | Il convient de préciser le processus de certification et de libération des lots par la personne qualifiée. Dans le cas des médicaments vétérinaires fabriqués en dehors de l’Union, le processus de certification devrait être considéré comme la dernière étape du processus de fabrication qui précède la mise sur le marché effective. |
| (23) | Afin de garantir que l’utilisation de systèmes informatisés n’augmente pas les risques pour la qualité des médicaments vétérinaires, il convient de fixer certaines exigences pour l’utilisation de ces systèmes. |
| (24) | Afin de garantir que l’externalisation des activités liées à la fabrication et au contrôle des médicaments vétérinaires n’augmente pas les risques pour la qualité du produit, il convient de fixer certaines exigences. En particulier, l’externalisation doit faire l’objet d’un contrat écrit et les responsabilités de chaque partie doivent être clairement définies. |
| (25) | Afin de veiller à ce que les problèmes qualité soient rapidement détectés et résolus, un système permettant d’enregistrer et d’examiner les défauts de qualité présumés et les réclamations relatives à la qualité doit être mis en place par les fabricants. En outre, des procédures doivent être mises en place pour gérer les rappels. |
| (26) | Il convient d’établir des exigences spécifiques pour l’utilisation des rayonnements ionisants dans la fabrication de médicaments vétérinaires. |
| (27) | Bien que les exigences relatives aux bonnes pratiques de fabrication énoncées dans le présent règlement restent alignées sur les exigences applicables en vertu de la directive 2001/82/CE du Parlement européen et du Conseil (2), il convient de laisser aux autorités compétentes et aux parties prenantes concernées le temps de prendre connaissance des dispositions du présent règlement. En conséquence, il y a lieu de reporter son application. |
| (28) | Les mesures prévues par le présent règlement sont conformes à l’avis du comité permanent des médicaments vétérinaires, |
A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
CHAPITRE I
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Article premier
Objet et champ d’application
1. Le présent règlement établit les exigences relatives aux bonnes pratiques de fabrication des médicaments vétérinaires.
2. La fabrication de médicaments vétérinaires stériles et la fabrication aseptique sont conformes aux exigences supplémentaires énoncées à l’annexe I.
3. La fabrication de médicaments vétérinaires biologiques et immunologiques est conforme aux exigences supplémentaires énoncées à l’annexe II. Toutefois, le présent règlement ne s’applique pas aux médicaments vétérinaires immunologiques inactivés qui sont fabriqués à partir d’agents pathogènes ou d’antigènes issus d’un ou de plusieurs animaux appartenant à une unité épidémiologique et qui sont utilisés pour traiter le ou lesdits animaux appartenant à la même unité épidémiologique ou pour traiter un ou plusieurs animaux appartenant à une unité présentant un lien épidémiologique confirmé.
4. Des exigences supplémentaires et des adaptations spécifiques aux exigences énoncées dans le présent règlement sont énoncées à l’annexe III pour les médicaments vétérinaires suivants:
| a) | les médicaments vétérinaires à base de plantes; |
| b) | les médicaments vétérinaires destinés à être incorporés dans des aliments médicamenteux pour animaux; |
| c) | les médicaments vétérinaires ectoparasiticides destinés à une application externe; |
| d) | les liquides, les crèmes et les pommades; |
| e) | les gaz médicinaux; |
| f) | les médicaments pressurisés en aérosol à inhaler présentés dans des récipients munis d’une valve doseuse. |
5. Bien que le respect des exigences énoncées dans le présent règlement démontre le respect des bonnes pratiques de fabrication des médicaments vétérinaires, d’autres méthodes que les exigences prévues par le présent règlement peuvent être mises en œuvre lorsqu’il est dûment justifié que cette autre méthode permet d’atteindre les mêmes objectifs et que la qualité, l’innocuité et l’efficacité du médicament vétérinaire concerné ainsi que le respect des termes de l’autorisation de mise sur le marché sont garantis.
Article 2
Définitions
Aux fins du présent règlement, on entend par:
| 1) | «système qualité pharmaceutique», la somme totale des mesures mises en œuvre dans le cadre du processus de fabrication afin de garantir que les médicaments sont de la qualité requise pour l’usage auquel ils sont destinés; |
| 2) | «gestion du risque qualité», un processus systématique, appliqué à la fois proactivement et rétroactivement, d’évaluation, de contrôle, de communication et d’examen des risques pour la qualité du médicament vétérinaire tout au long du cycle de vie du produit; |
| 3) | «site de fabrication», un site exerçant l’une des activités pour lesquelles une autorisation de fabrication est requise conformément à l’article 88, paragraphe 1, du règlement (UE) 2019/6; |
| 4) | «lot», une quantité définie de matière ou de produit qui subit le ou les mêmes procédés, de telle sorte qu’elle soit homogène. Pour le contrôle du produit fini, le lot d’un médicament vétérinaire est l’ensemble des unités d’une forme pharmaceutique provenant d’une même masse initiale de matières et ayant été soumis à une seule série d’opérations de fabrication ou à une seule opération de stérilisation ou, dans le cas d’un processus de production en continu, l’ensemble des unités fabriquées dans un laps de temps déterminé. En cas de fabrication en continu, un lot correspond à une fraction définie de la production, caractérisée par son homogénéité attendue; |
| 5) | «produit vrac», tout produit qui a subi toutes les étapes de fabrication jusqu’au conditionnement final, celui-ci n’étant pas compris; |
| 6) | «produit intermédiaire», une matière partiellement transformée qui doit subir d’autres étapes de fabrication avant de devenir un produit vrac; |
| 7) | «produit fini», un médicament vétérinaire qui a subi toutes les étapes de la production, y compris le conditionnement dans son récipient final; |
| 8) | «conditionnement», toutes les opérations, y compris le remplissage (à l’exception du remplissage stérile) et l’étiquetage, qu’un produit vrac doit subir pour devenir un produit fini; |
| 9) | «article de conditionnement», tout matériau utilisé dans le conditionnement d’un médicament vétérinaire, à l’exclusion de tout emballage extérieur utilisé pour le transport ou l’expédition. Un article de conditionnement peut se rapporter au conditionnement primaire ou au conditionnement secondaire; |
| 10) | «contrôles en cours de fabrication», les contrôles effectués au cours de la production afin de surveiller et, si nécessaire, d’ajuster le procédé afin de veiller à ce que le produit soit conforme aux spécifications requises. La surveillance de l’environnement et les contrôles des équipements font partie des contrôles en cours de fabrication; |
| 11) | «qualification», le processus visant à démontrer que les entités, les locaux, les équipements, les utilités, les systèmes ou les matériaux sont adaptés à la tâche prévue et peuvent produire les résultats escomptés; |
| 12) | «validation», le processus consistant à démontrer qu’une méthode ou un procédé est adapté à l’usage prévu; |
| 13) | «échantillon de référence», un échantillon d’un lot de matières utilisées dans la fabrication d’un médicament vétérinaire ou un échantillon d’un produit fini qui est stocké en vue d’être analysé si nécessaire pendant la durée de conservation du lot concerné; |
| 14) | «échantillon modèle», un échantillon d’une unité entièrement conditionnée provenant d’un lot de produit fini qui est conservé dans un but d’identification; |
| 15) | «retraitement», le traitement de tout ou partie d’un lot de produit d’une qualité inacceptable à un stade déterminé de la production, de sorte que sa qualité puisse être rendue acceptable par une ou plusieurs opérations supplémentaires; |
| 16) | «zone», un espace. Un ensemble spécifique de pièces à l’intérieur d’un bâtiment associé à la fabrication d’un ou de plusieurs produits disposant d’une centrale de conditionnement d’air commune est considéré comme un espace unique; |
| 17) | «zone propre», une zone conçue, entretenue et contrôlée pour prévenir les contaminations particulaire et microbiologique; |
| 18) | «zone confinée», une zone conçue (y compris le traitement et la filtration de l’air), entretenue et contrôlée de manière à prévenir la contamination de l’environnement extérieur par des agents biologiques ou d’autres agents; |
| 19) | «zone séparée», une zone située sur un site de fabrication qui dispose d’un espace de stockage séparé, d’une chaîne de production séparée avec un système de chauffage, de ventilation et de climatisation (HVAC) séparé, d’équipements spécialisés réservés exclusivement à la production d’un type de produit présentant un profil de risque spécifique et qui est soumise à des restrictions en matière de déplacement du personnel et des équipements; |
| 20) | «sas», un espace clos muni de portes verrouillées, conçues pour maintenir le contrôle de la pression atmosphérique entre les pièces adjacentes (généralement soumises à des normes différentes en matière de propreté de l’air). Le sas a pour but d’empêcher la pénétration de particules et la contamination par des micro-organismes provenant d’une zone moins contrôlée. Une trappe de transferts désigne la même chose qu’un «sas», mais est généralement de plus petite taille; |
| 21) | «système clos», un système conçu et utilisé de manière à éviter l’exposition du produit ou de la matière à l’environnement ambiant. Des matières peuvent être introduites dans un système clos, mais l’ajout doit se faire de manière à éviter l’exposition du produit à l’environnement ambiant (par exemple au moyen de connecteurs stériles ou de systèmes de fusion). Un système clos peut devoir être ouvert (par exemple, pour installer un filtre ou effectuer un raccordement), mais il est remis à l’état clos par une étape de désinfection ou de stérilisation avant d’être utilisé dans le processus; |
| 22) | «contamination croisée», la contamination d’une matière ou d’un produit par une autre matière ou un autre produit; |
| 23) | «isolateur», une enceinte pouvant faire l’objet d’une biodécontamination interne reproductible, dont la zone de travail interne répond à des conditions de classe A et qui garantit une isolation constante et non compromise de son intérieur par rapport à l’environnement extérieur (par exemple, l’air ambiant de la salle blanche et le personnel). Il existe deux grands types d’isolateurs:
|
| 24) | «fabrication en campagne», la fabrication séquentielle d’une série de lots du même produit au cours d’une période donnée, suivie du strict respect de mesures de contrôle préétablies avant le changement vers un autre produit. Il est possible d’utiliser les mêmes équipements pour des produits distincts dans la fabrication en campagne, à condition que des mesures de contrôle appropriées soient appliquées; |
| 25) | «traitement/fabrication aseptique», des activités de traitement ou de fabrication effectuées dans des conditions qui empêchent toute contamination; |
| 26) | «quarantaine», l’isolement — physique ou par d’autres moyens efficaces — des matières, des produits intermédiaires, vrac ou finis, dans l’attente d’une décision quant à leur libération ou à leur refus; |
| 27) | «réconciliation», une comparaison, en tenant dûment compte des variations normales, entre les quantités de produit ou de matières théoriquement et réellement produites ou utilisées; |
| 28) | «échantillonnage par les extrêmes», une méthode consistant à ne tester ou valider que les extrêmes de certains facteurs prédéterminés. La conception suppose que la validation de tout niveau intermédiaire est couverte par les tests ou la validation des extrêmes; |
| 29) | «échantillonnage matriciel», une méthode dans laquelle un sous-ensemble du nombre total d’échantillons possibles pour toutes les combinaisons de facteurs est testé à un moment donné, et un autre sous-ensemble d’échantillons est testé pour toutes les combinaisons de facteurs à un autre moment. Les résultats de chaque sous-ensemble d’échantillons sont supposés être représentatifs de tous les échantillons à un moment donné; |
| 30) | «signé», l’enregistrement de la personne qui a réalisé une action ou une revue particulière. Cet enregistrement peut consister en une signature complète manuscrite, des initiales, un cachet personnel ou une signature électronique avancée au sens de l’article 3, point 11), du règlement (UE) no 910/2014 du Parlement européen et du Conseil (3). |
Article 3
Rôle du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché en ce qui concerne les bonnes pratiques de fabrication
1. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché veille à ce que les spécifications et instructions transmises au fabricant soient conformes aux termes de l’autorisation de mise sur le marché. Les modifications des spécifications ou instructions requises pour se conformer à une modification des termes de l’autorisation de mise sur le marché sont immédiatement notifiées au fabricant.
2. Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché communique rapidement au fabricant toute information pertinente pour le procédé de fabrication, ainsi que toute information pertinente susceptible d’avoir une incidence sur la qualité, l’innocuité et l’efficacité du médicament vétérinaire. À son tour, le fabricant informe le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché de toute information recueillie dans le cadre des activités de fabrication et qui est pertinente pour la qualité, l’innocuité ou l’efficacité du médicament vétérinaire.
3. Lorsque le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché est une entité différente du fabricant, il évalue les résultats de l’examen de revue qualité produit visée à l’article 6 et évalue s’il y a lieu de mettre en œuvre une quelconque mesure appropriée.
4. Les obligations du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché et du fabricant sont définies par écrit.
CHAPITRE II
SYSTÈME QUALITÉ PHARMACEUTIQUE
Article 4
Mise en œuvre d’un système qualité pharmaceutique
1. Les fabricants disposent d’un système complet de qualité pharmaceutique conçu pour garantir la qualité des médicaments vétérinaires.
2. Le respect des bonnes pratiques de fabrication et des termes de l’autorisation de mise sur le marché est un élément essentiel du système qualité pharmaceutique.
Article 5
Exigences du système qualité pharmaceutique
1. La conception du système qualité pharmaceutique repose sur les principes de gestion des risques suivants:
| a) | l’évaluation des risques pour la qualité repose sur les connaissances scientifiques et l’expérience acquise sur les procédés pour, au final, garantir la protection de l’utilisateur et la sécurité des animaux traités; |
| b) | le niveau d’effort, de formalisation et de documentation du processus de gestion du risque qualité est proportionné au niveau de risque. |
2. Bien que certains aspects puissent concerner l’ensemble de l’entreprise, le système qualité pharmaceutique est développé et mis en œuvre au niveau du site.
3. La taille de l’entreprise et la complexité des activités concernées sont prises en considération lors de l’élaboration d’un système qualité pharmaceutique ou de la modification d’un système existant. L’encadrement supérieur a la responsabilité ultime de veiller à l’efficacité du système qualité pharmaceutique et, à cette fin, veille à ce que des ressources appropriées soient allouées.
4. Le système qualité pharmaceutique est dûment documenté et son efficacité est contrôlée.
5. Le système qualité pharmaceutique garantit:
| a) | qu’il existe un nombre suffisant de membres du personnel possédant les qualifications et la formation nécessaires et une répartition claire des responsabilités, y compris des responsabilités managériales; |
| b) | que les locaux et équipements sont adaptés à l’usage prévu et sont entretenus de manière appropriée; |
| c) | qu’il existe un système de documentation adéquat garantissant que des spécifications appropriées sont établies pour les matières utilisées dans la fabrication du médicament vétérinaire, du produit intermédiaire, du produit vrac et du produit fini, que les procédures de production et de contrôle de la qualité sont clairement définies et que des enregistrements appropriés sont conservés; |
| d) | que des dispositions sont mises en place pour la sélection et le suivi des fournisseurs; |
| e) | que le procédé de fabrication est systématiquement réexaminé afin de faire en sorte qu’il soit capable de fournir de manière constante un produit de la qualité requise, conformément aux spécifications applicables et aux termes de l’autorisation de mise sur le marché; |
| f) | que des contrôles appropriés sont effectués sur les produits intermédiaires, de même que tout autre contrôle et validation en cours de fabrication; |
| g) | que les médicaments vétérinaires ne sont pas vendus ou fournis avant qu’une personne qualifiée ait certifié que chaque lot de production a été produit et contrôlé conformément aux exigences de l’autorisation de mise sur le marché et aux bonnes pratiques de fabrication; |
| h) | que les résultats de la surveillance des produits et des procédés sont pris en considération dans le cadre de la libération des lots et de l’investigation des déviations; |
| i) | que les défauts de qualité, les écarts et autres problèmes ou événements inhabituels susceptibles d’avoir une incidence sur la qualité du médicament vétérinaire sont détectés dès que possible, les causes recherchées et que des mesures correctives et/ou préventives appropriées sont prises. L’efficacité de ces mesures fait l’objet d’un suivi et d’une évaluation; |
| j) | que des dispositions sont mises en place pour l’évaluation prospective des changements planifiés et de leur approbation avant leur mise en œuvre, en tenant compte des exigences réglementaires applicables, ainsi que pour l’évaluation des changements mis en œuvre (maîtrise des changements); |
| k) | que des processus sont mis en œuvre pour garantir une gestion adéquate des activités externalisées; |
| l) | que les connaissances relatives au produit et à sa fabrication sont dûment gérées tout au long du cycle de vie du médicament vétérinaire et, en particulier, dans le contexte du transfert d’activités et de la mise en œuvre des changements apportés au procédés de fabrication ou aux procédures de contrôle; |
| m) | qu’il existe un processus d’auto-inspection et/ou d’audit de qualité qui évalue régulièrement l’efficacité du système qualité pharmaceutique. |
Article 6
Revues qualité des produits
1. Des revues qualité des produits sont réalisées et documentées chaque année pour chaque médicament vétérinaire, en tenant compte des examens précédents, et comprennent au moins un examen des éléments suivants:
| a) | les matières utilisées dans le procédé de fabrication, en particulier celles provenant de nouvelles sources; |
| b) | la traçabilité de la chaîne d’approvisionnement des substances actives; |
| c) | les contrôles critiques en cours de fabrication et les résultats sur le produit fini; |
| d) | tous les lots qui n’ont pas répondu aux spécifications établies et les investigations effectuées à leur sujet; |
| e) | les déviations ou cas de non-conformité importants, les investigations effectuées à leur sujet et l’efficacité des mesures correctives et préventives qui en résultent; |
| f) | les changements apportés au procédé de fabrication ou aux méthodes d’analyse; |
| g) | les modifications des termes de l’autorisation de mise sur le marché ayant une incidence sur la qualité qui ont été soumises, accordées ou refusées, ainsi qu’un réexamen des obligations postérieures à la mise sur le marché ayant une incidence sur la qualité, y compris celles applicables aux médicaments vétérinaires destinés uniquement à l’exportation; |
| h) | les résultats du programme de suivi de la stabilité et toute tendance négative; |
| i) | les retours, les réclamations et les rappels relatifs à la qualité, ainsi que les investigations effectuées à ce moment-là; |
| j) | l’adéquation de toute autre mesure corrective antérieure concernant un produit, un procédé ou un équipement; |
| k) | l’état de qualification des équipements nécessaires et des utilités tels que le système HVAC, l’eau ou les gaz comprimés; |
| l) | toute disposition contractuelle relative aux activités externalisées pour garantir qu’elles sont à jour. |
2. Des procédures sont établies pour la réalisation et l’évaluation des revues qualité produit et leur efficacité est vérifiée lors des auto-inspections visées à l’article 7. Les revues qualité produit peuvent être regroupées par type de produit (par exemple, formes pharmaceutiques solides, formes pharmaceutiques liquides, produits stériles), lorsque cela est scientifiquement justifié.
3. Les résultats des revues qualité produit sont évalués et il convient de déterminer si des mesures correctives et/ou préventives ou une éventuelle revalidation sont nécessaires. Le cas échéant, les possibilités pour améliorer la qualité sont prises en considération.
Article 7
Auto-inspection
1. Des auto-inspections sont effectuées pour contrôler la mise en œuvre des dispositions relatives au personnel, aux locaux, aux équipements, à la documentation, à la production, au contrôle de la qualité, à la libération des lots et aux modalités de traitement des réclamations et des rappels relatifs à la qualité, dans le but de vérifier que les médicaments vétérinaires répondent aux normes de qualité requises et sont conformes aux termes de l’autorisation de mise sur le marché et aux bonnes pratiques de fabrication.
2. Les auto-inspections sont effectuées à des intervalles prédéfinis par des personnes ne participant pas aux activités auditées.
3. Les auto-inspections font l’objet d’enregistrements. Les rapports établis contiennent les observations formulées et, le cas échéant, des propositions de mesures correctives. Les mesures prises par la suite sont également consignées.
Article 8
Revue de direction
Il est procédé à un examen périodique du fonctionnement du système qualité pharmaceutique, avec la participation de l’encadrement supérieur, afin de déterminer les possibilités d’amélioration des médicaments vétérinaires, du procédé de fabrication et du système lui-même.
CHAPITRE III
PERSONNEL
Article 9
Exigences générales applicables au personnel
1. Chaque site de fabrication dispose d’un nombre suffisant de membres du personnel, possédant les qualifications et l’expérience pratique nécessaires compte tenu des opérations prévues. Les responsabilités individuelles du personnel sont clairement définies.
2. Les membres du personnel cadre, y compris les personnes qualifiées visées à l’article 97 du règlement (UE) 2019/6, le chef de production, le responsable du contrôle de la qualité et, le cas échéant, le responsable de l’assurance qualité ou le responsable de l’unité chargée de l’assurance de la qualité sont nommés par l’encadrement supérieur. Ils disposent de ressources suffisantes pour s’acquitter de leur mission.
3. Les obligations des membres du personnel cadre sont clairement définies dans leurs descriptions de tâches. Les relations hiérarchiques de ces personnes sont définies dans un organigramme. Il n’y a pas de lacunes ou de chevauchements inexpliqués. Le chef de production assume la responsabilité des activités décrites au chapitre VI, ainsi que de la formation du personnel et de la qualification et de l’entretien des équipements et des locaux utilisés pour la production. Le responsable du contrôle de la qualité est chargé des opérations de contrôle de la qualité prévues au chapitre VII et de la formation du personnel.
4. Le chef de production et le responsable du contrôle de la qualité sont indépendants l’un de l’autre. Dans les grandes organisations, il peut être nécessaire de déléguer certaines de leurs tâches. Toutefois, cette délégation de tâches n’entraîne pas une délégation de responsabilité. En outre, en fonction de la taille et de la structure organisationnelle de l’entreprise, un responsable de l’assurance qualité ou un responsable de l’unité chargée de l’assurance de la qualité distinct peut être nommé. Dans ce cas, les responsabilités du chef de production et du responsable du contrôle de la qualité peuvent être partagées avec le responsable de l’assurance qualité ou le responsable de l’unité chargée de l’assurance de la qualité.
5. Les consultants ont un niveau d’études, de formation et d’expérience adéquat pour pouvoir donner des conseils sur le sujet pour lequel ils sont engagés. Des informations relatives aux qualifications et au type de services fournis par les consultants sont conservées.
Article 10
Formation
1. Tous les membres du personnel reçoivent une formation initiale et continue en rapport avec les tâches qui leur sont assignées. Une formation sur le système qualité pharmaceutique et les bonnes pratiques de fabrication est dispensée aux membres du personnel dont les activités les amènent à intervenir dans les zones de production et de stockage ou dans les laboratoires de contrôle, ainsi qu’aux autres membres du personnel dont les activités peuvent avoir une incidence sur la qualité du produit. Les membres du personnel travaillant dans des zones présentant un risque de contamination, telles que des zones propres ou des zones où des matières hautement actives, toxiques, infectieuses ou sensibles sont manipulées, reçoivent une formation spécifique. La formation comprend également les programmes d’hygiène visés à l’article 11.
2. L’efficacité pratique de la formation fait l’objet d’une évaluation périodique. Des informations relatives aux formations sont conservées.
Article 11
Hygiène
1. Des programmes d’hygiène détaillés, adaptés aux différents besoins au sein du site de fabrication, sont établis. Ils comportent des procédures relatives à la santé, à l’hygiène et à l’habillement du personnel. Une attention particulière est accordée aux mesures d’hygiène nécessaires à la fabrication de préparations stériles et biologiques. Les procédures d’hygiène sont strictement suivies par toute personne entrant dans les zones de production et de contrôle.
2. Le personnel se voit proposer un examen médical lors du recrutement et un suivi médical ultérieur proportionné aux risques découlant des caractéristiques spécifiques du produit fabriqué et des tâches du personnel. Le personnel est encouragé à déclarer au fabricant les problèmes de santé qui peuvent avoir une incidence sur la qualité des produits.
3. Dans la mesure du possible, aucune personne atteinte d’une maladie infectieuse ou ayant des lésions ouvertes sur la surface exposée du corps n’intervient dans la fabrication de médicaments vétérinaires.
4. Toute personne entrant dans les zones de fabrication porte des vêtements de protection adaptés aux opérations à effectuer, qui sont changés lorsque cela est nécessaire. Les vêtements et leur qualité sont adaptés au procédé et à la classe de la zone de travail. Ils sont portés de manière à protéger l’opérateur et le produit contre le risque de contamination.
5. Le contact direct entre les mains de l’opérateur et les produits non protégés est évité, de même qu’avec les éléments du matériel qui entrent en contact avec les produits.
6. Il est interdit de manger, de boire, de mâcher ou de fumer, ou de stocker des aliments, des boissons, des articles pour fumeur ou des médicaments à usage personnel dans les zones de production et de stockage. Toute pratique non hygiénique dans la zone de fabrication ou dans toute autre zone où le produit pourrait être altéré est également interdite.
7. Les visiteurs ou le personnel non formés ne sont généralement pas admis dans les zones de production ou de contrôle de la qualité. Si cela est inévitable, les visiteurs ou le personnel non formé reçoivent des instructions à l’avance, notamment en ce qui concerne l’hygiène personnelle et les vêtements de protection prescrits, et ils sont étroitement surveillés.
CHAPITRE IV
LOCAUX ET ÉQUIPEMENTS
Article 12
Exigences générales applicables aux locaux
1. Les locaux utilisés pour la fabrication ou l’importation de médicaments vétérinaires sont adaptés aux opérations prévues. En particulier, les locaux sont conçus ou adaptés, équipés, utilisés, nettoyés et entretenus de manière à réduire à un niveau minimum les possibilités de contamination extérieure, de contamination croisée, les risques d’erreurs et tout effet nocif sur la qualité des produits.
2. Les locaux sont conçus et équipés de manière à garantir une protection maximale contre l’entrée d’insectes ou d’autres animaux. Des mesures visant à empêcher l’entrée de personnes non autorisées sont mises en œuvre.
3. Les zones de production, de stockage et de contrôle de la qualité ne sont pas utilisées comme lieu de passage par le personnel qui ne travaille pas dans ces zones.
Article 13
Zones de production
1. Toute contamination croisée est évitée grâce à une conception et à une gestion appropriées des locaux. Les mesures de prévention de la contamination croisée sont proportionnées aux risques. Les principes de gestion du risque qualité sont utilisés pour évaluer et contrôler les risques.
2. En fonction du niveau de risque et sur la base des résultats d’une évaluation de la gestion du risque qualité, il peut être nécessaire de réserver des locaux et des équipements destinés aux opérations de fabrication ou de conditionnement à un produit ou à une classe de produits en particulier. Des locaux réservés sont nécessaires lorsqu’un risque ne peut être valablement maîtrisé par des mesures opérationnelles ou techniques.
3. L’agencement des locaux permet d’effectuer la production dans des zones reliées entre elles dans un ordre logique correspondant à la séquence des opérations et au niveau de propreté requis.
4. L’aménagement de l’espace de travail et de l’espace de stockage en cours de fabrication permet de réduire à un niveau minimum le risque de confusion entre différents produits ou leurs composants, d’éviter toute contamination croisée et de réduire à un niveau minimum le risque d’omission ou d’exécution incorrecte de l’une des étapes de fabrication ou de contrôle.
5. Lorsque les matières utilisées pour la production d’un médicament vétérinaire, d’un produit intermédiaire ou d’un produit vrac sont exposées à l’environnement, les surfaces intérieures de la zone (murs, sols et plafonds) sont lisses, exemptes de fissures et de joints ouverts, ne contiennent pas de particules et permettent un nettoyage facile et efficace et, si nécessaire, une désinfection.
6. Les tuyauteries, les luminaires, les points de ventilation et autres équipements sont conçus et implantés de manière à éviter la création de recoins difficiles à nettoyer. Dans la mesure du possible, à des fins d’entretien, ils sont accessibles depuis l’extérieur des zones de fabrication.
7. Les canalisations d’évacuation sont d’une taille suffisante et sont équipées de siphons anti-retour. Les canalisations ouvertes sont évitées dans la mesure du possible et, lorsqu’elles se justifient, elles sont peu profondes pour faciliter le nettoyage et la désinfection.
8. Les zones de production sont convenablement ventilées par des installations de traitement d’air (température et, le cas échéant, humidité et filtration) adaptées aux produits manipulés, aux opérations effectuées en leur sein et à l’environnement extérieur.
9. En cas de production de poussière, par exemple lors des opérations d’échantillonnage, de pesage, de mélange et de traitement, ou lors du conditionnement des produits secs, des mesures spécifiques sont mises en œuvre pour éviter toute contamination croisée et faciliter le nettoyage.
Article 14
Zones de contrôle de la qualité
1. Les zones de contrôle de la qualité sont généralement séparées des zones de production. Les laboratoires de contrôle des produits biologiques, microbiologiques et radio-isotopes sont également séparés les uns des autres. Toutefois, des contrôles en cours de fabrication peuvent être effectués dans la zone de production à condition qu’ils ne présentent aucun risque pour les produits.
2. Les zones de contrôle de la qualité sont conçues en fonction des opérations à effectuer dans ces zones. Un espace suffisant est prévu pour éviter les mélanges et les contaminations croisées pendant les analyses. Un espace de stockage adéquat est également prévu pour les échantillons et les dossiers. Des pièces séparées peuvent également être nécessaires pour protéger les instruments sensibles contre les vibrations, les interférences électriques, l’humidité ou tout autre état susceptible d’avoir une incidence négative sur leurs performances.
3. Des précautions particulières sont prises dans les zones de contrôle de la qualité où des substances dangereuses sont manipulées, telles que des échantillons biologiques.
Article 15
Zones de stockage
1. Les zones de stockage sont d’une capacité suffisante pour permettre le stockage ordonné des différentes catégories de matières et de produits, y compris les produits en quarantaine, et les produits libérés, refusés, retournés ou rappelés.
2. Les aires de réception et d’expédition protègent les matières et les produits contre les intempéries. Les zones de réception sont conçues et équipées de manière à permettre, le cas échéant, le nettoyage des contenants avant leur stockage.
3. Les matières ou produits qui présentent un risque spécifique sont stockés dans des zones sûres et sécurisées.
4. Lorsque le statut de quarantaine est garanti par le stockage dans des zones distinctes, ces zones sont clairement marquées et leur accès est limité au personnel autorisé. Tout système remplaçant une quarantaine physique garantit un niveau de sécurité équivalent.
5. Des zones séparées sont prévues pour le stockage des matières ou produits refusés, rappelés ou retournés. Lorsque l’échantillonnage est effectué dans la zone de stockage, il est réalisé de manière à éviter toute contamination ou contamination croisée.
Article 16
Zones annexes
1. Les salles de repos et les cafétérias sont séparées des zones de production, de stockage et de contrôle de la qualité. Les toilettes ne communiquent pas directement avec les zones de production, de stockage ou de contrôle de la qualité.
2. Les ateliers de maintenance sont, dans la mesure du possible, séparés des zones de production. Chaque fois que des pièces et des outils sont entreposés dans la zone de production, ils sont conservés dans des salles ou des casiers réservés à cet usage.
3. Les animaux sont détenus dans des zones séparées, avec une entrée et des installations de traitement de l’air séparées.
Article 17
Contrôles de la température et de l’environnement
1. L’éclairage, la température, l’humidité et les conditions de ventilation sont appropriés et n’ont pas, directement ou indirectement, d’incidence négative sur les médicaments vétérinaires au cours de leur fabrication et de leur stockage, ni sur le bon fonctionnement des équipements. Lorsque des conditions particulières sont requises (température, humidité, par exemple), elles sont spécifiées et contrôlées.
2. Des mesures appropriées de surveillance des paramètres environnementaux clés sont mises en œuvre sur le site de fabrication.
Article 18
Équipements
1. Les équipements utilisés dans des opérations de production ou de contrôle sont adaptés à l’usage auquel ils sont destinés et ne présentent aucun danger pour le produit. Les parties de l’équipement de production qui entrent en contact avec le produit n’ont pas de propriétés indésirables de réaction, d’addition, d’adsorption ou d’absorption susceptibles d’affecter la qualité du produit.
2. Les équipements qui sont essentiels pour la qualité des produits sont soumis à une qualification appropriée.
3. Les balances et les équipements de mesure sont d’une portée et d’une précision appropriées pour garantir l’exactitude des opérations de pesage.
4. Les équipements sont utilisés et entretenus de manière à réduire à un niveau minimum le risque d’erreur et à éviter toute contamination, contamination croisée et, en règle générale, tout effet nocif sur la qualité du produit.
5. Les équipements sont étalonnés, inspectés ou contrôlés, selon le cas, à intervalles définis afin de garantir leur bon fonctionnement. Dans le cas de systèmes informatisés, les contrôles comprennent une évaluation de la capacité du système à garantir l’intégrité des données. Des enregistrements appropriés de ces contrôles sont conservés. Des exigences supplémentaires relatives à l’utilisation de systèmes informatisés sont énoncées à l’annexe IV.
6. Les équipements sont nettoyés de manière appropriée afin d’éviter tout risque de contamination des produits. Les procédures de nettoyage ou de décontamination sont détaillées par écrit, en veillant à ce que le matériel de nettoyage ne devienne pas une source de contamination. Les équipements ne sont stockés que dans un endroit propre et sec.
7. L’emplacement et l’installation des équipements permettent de réduire à un niveau minimum les risques d’erreur ou de contamination. En général, les équipements, y compris les équipements de laboratoire, ne sont pas déplacés entre des zones à haut risque. Si des équipements sont déplacés entre des zones à haut risque, des mesures appropriées sont mises en œuvre pour éviter le risque de contamination croisée. Le cas échéant, le statut de qualification de l’équipement déplacé est également réexaminé.
8. Les tuyauteries fixes sont clairement étiquetées afin d’indiquer leur contenu et, le cas échéant, le sens d’écoulement.
9. L’eau à usage pharmaceutique et, le cas échéant, d’autres conduites d’eau sont désinfectées conformément à des procédures écrites qui précisent les limites d’action pour la contamination microbiologique et les mesures à prendre.
10. Les équipements défectueux sont retirés des zones de production et de contrôle de la qualité ou, si leur retrait n’est pas possible, sont clairement étiquetés comme défectueux.
Article 19
Qualification des locaux et équipements
1. Les locaux et équipements utilisés pour la fabrication de médicaments vétérinaires, y compris les utilités et les systèmes, sont qualifiés de manière appropriée pour garantir qu’ils sont adaptés aux opérations prévues. La qualification est effectuée selon les exigences énoncées à l’annexe V.
2. Les décisions relatives à la portée et à l’étendue de la qualification sont fondées sur une évaluation des risques, qui est documentée.
3. Avant de commencer la fabrication d’un nouveau type de médicament vétérinaire dans des locaux déjà qualifiés, le fabricant évalue s’il est nécessaire de procéder à une requalification compte tenu des risques et caractéristiques spécifiques du nouveau procédé de fabrication ou du nouveau produit.
4. Les locaux et équipements sont réévalués à intervalles appropriés afin de confirmer qu’ils restent adaptés aux opérations prévues.
CHAPITRE V
DOCUMENTATION
Article 20
Système de documentation
1. Un système de documentation adéquat pour atteindre les objectifs du système qualité pharmaceutique est mis en place et tenu à jour.
2. Le système de documentation couvre de manière exhaustive les instructions et spécifications ainsi que d’autres documents pertinents pour le système qualité pharmaceutique et garantit l’enregistrement des activités susceptibles d’avoir, directement ou indirectement, une incidence sur la qualité des médicaments vétérinaires.
3. Le contenu des documents est univoque et tenu à jour.
4. La documentation peut être conservée sous diverses formes et les exigences énoncées dans le présent chapitre sont applicables quelle que soit la forme. Lorsque des systèmes électroniques, photographiques, d’enregistrement vidéo ou d’autres systèmes de traitement de données sont utilisés, les systèmes concernés sont d’abord validés afin de garantir qu’ils sont adaptés au stockage approprié des données pendant la période de conservation requise.
Article 21
Spécifications et instructions
1. Les spécifications et instructions sont établies de manière ordonnée et sont rédigées clairement.
2. Les spécifications pour les matières utilisées dans la production de médicaments vétérinaires et pour le produit fini, ainsi que les instructions de fabrication, sont suffisantes pour garantir le respect des termes de l’autorisation de mise sur le marché et le niveau de qualité requis. Les éléments suivants, en particulier, sont dûment documentés:
| a) | les spécifications relatives aux matières premières utilisées dans la fabrication du médicament vétérinaire et aux articles de conditionnement primaire comprennent;
|
| b) | les spécifications applicables aux produits intermédiaires et aux produits vrac, y compris les critères de libération et la durée maximale de stockage, sont établies pour les opérations critiques et lors de l’achat ou de la distribution de ces produits; |
| c) | les spécifications applicables aux produits finis, notamment:
|
| d) | les instructions de fabrication (y compris une description du principal équipement à utiliser) et les contrôles en cours de fabrication, y compris les éléments suivants:
|
| e) | les instructions de conditionnement pour chaque médicament vétérinaire et la taille du conditionnement, y compris:
|
3. Les documents contenant les spécifications et les instructions, y compris toute modification qui y serait apportée, sont approuvés, signés et datés par les responsables habilités, et la date de mise en service est définie. Il convient de veiller à ce que seule la version en vigueur d’un document soit utilisée.
Article 22
Enregistrements
1. Des informations appropriées sont conservées pour permettre de retracer l’historique complet d’un lot. Au minimum, les éléments suivants sont documentés:
| a) | les enregistrements de réception de chaque livraison des matières utilisées dans la fabrication des médicaments vétérinaires, y compris les produits vrac, les produits intermédiaires et les matériaux d’emballage. Les enregistrements de réception comprennent:
|
| b) | un dossier de lot contenant les informations suivantes:
Lorsqu’un procédé validé fait l’objet d’une surveillance et d’un contrôle continus, le dossier de lot peut se limiter à des rapports générés automatiquement contenant des synthèses sur la conformité et aux rapports sur les évènements atypiques et résultats hors spécifications ou les données non conformes; |
| c) | un dossier de conditionnement du lot contenant les informations suivantes:
|
2. Les enregistrements sont effectués ou complétés au moment où chaque action est réalisée de manière à garantir la traçabilité de toutes les activités importantes concernant la fabrication des médicaments vétérinaires.
3. Des cahiers de vie sont conservés pour les analyses importantes ou critiques, pour les équipements et les zones de production. Ils sont utilisés pour consigner dans l’ordre chronologique, selon le cas, toute utilisation de la zone, de l’équipement ou de la méthode, les étalonnages, les opérations d’entretien, de nettoyage ou de réparation, y compris les dates et l’identité des personnes qui ont effectué ces opérations.
4. Les enregistrements pertinents servent de base à la certification et à la libération d’un lot donné.
Article 23
Autre documentation
1. Les politiques et procédures appliquées pour préserver la qualité du produit sont dûment documentées, en incluant les éléments suivants:
| a) | la formation; |
| b) | la validation du procédé de fabrication et des méthodes d’analyse pertinentes; |
| c) | la qualification des locaux et des équipements (y compris les utilités et les systèmes); |
| d) | les procédures ou instructions pour la manipulation des matières et des produits; |
| e) | les procédures de libération et de refus des matières et des produits; |
| f) | les procédures de nettoyage et leur validation, qui sont conformes aux exigences énoncées à l’annexe V; |
| g) | les procédures relatives au contrôle de la qualité; |
| h) | l’entretien et l’étalonnage des équipements; |
| i) | la surveillance de l’environnement; |
| j) | les investigations des déviations et des cas de non-conformité; |
| k) | les procédures de traitement des réclamations relatives aux défauts qualité, au rappel et ou retour des produits; |
| l) | les procédures de traitement des changements apportés au procédé de fabrication (maîtrise des changements); |
| m) | les audits internes ainsi que les audits des fournisseurs et des sous-traitants; |
| n) | les transferts de technologie, le cas échéant. |
2. Des procédures opératoires claires sont mises en place pour les principaux équipements de fabrication et d’analyse.
3. Un dossier d’établissement est préparé pour chaque site de fabrication intervenant dans la fabrication de médicaments vétérinaires, qui fournit une description détaillée des locaux, des activités menées sur le site de fabrication et du système qualité mis en œuvre. Un modèle figure à l’annexe VI.
Article 24
Périodes de conservation
1. La documentation relative au lot est conservée pendant un an après la date de péremption du lot auquel elle se rapporte ou au moins cinq ans après la certification du lot par la personne qualifiée, la durée la plus longue étant retenue.
2. La documentation critique à l’appui des informations contenues dans l’autorisation de mise sur le marché est conservée tant que l’autorisation reste en vigueur, y compris les données brutes pertinentes telles que les données relatives à la validation ou à la stabilité. Il peut être jugé acceptable de retirer certains documents, tels que les données brutes à l’appui des rapports de validation ou des rapports de stabilité, lorsque ces données ont été remplacées par un ensemble complet de nouvelles données. La justification de ce retrait est documentée et prend en compte les exigences relatives à la conservation des dossiers de lots. Dans le cas des données de validation du procédé, les données brutes afférentes sont conservées au moins pendant une durée couvrant celle de l’ensemble des lots libérés sur la base de cette validation.
3. Pour les autres types de documents, la période de conservation dépend de l’activité commerciale à laquelle ils se rapportent.
Article 25
Intégrité des données
1. Des mesures appropriées sont mises en œuvre pour garantir l’intégrité des données à partir du moment où les données sont générées et tout au long de la période de conservation concernée, notamment:
| a) | la mise en œuvre de mesures visant à protéger les données contre les pertes ou dommages accidentels par des méthodes appropriées telles que la duplication ou la sauvegarde et le transfert vers un autre système de stockage; |
| b) | la mise en œuvre de mesures visant à protéger les données contre toute manipulation illicite ou non autorisée. Dans le cas de systèmes informatisés, des contrôles appropriés sont mis en place pour limiter l’accès aux personnes habilitées, tels que l’utilisation de clés, de cartes, de codes personnels avec mots de passe, d’éléments biométriques ou d’accès restreint aux équipements informatiques et aux zones de stockage de données. Le type de contrôles de sûreté est adapté à la criticité du système informatisé; |
| c) | la mise en œuvre de mesures visant à garantir l’exactitude, l’exhaustivité, la disponibilité et la lisibilité des documents tout au long de la période de conservation. Les informations manuscrites sont consignées de manière claire, lisible et indélébile. |
Les mesures mises en œuvre sont proportionnées aux risques et à la criticité des données.
2. La délivrance, la révision, le remplacement et le retrait de tous les documents sont contrôlés par la tenue d’un registre de toutes les révisions (historiques de révision).
3. Toute modification apportée à un document est datée et signée. La modification n’empêche pas la lecture des informations originales. Le cas échéant, la raison de la modification est enregistrée.
CHAPITRE VI
PRODUCTION
Article 26
Exigences générales applicables à la production
1. Les opérations de fabrication (y compris les opérations de conditionnement) et les contrôles suivent des procédures clairement définies destinées à garantir la qualité du produit et le respect des exigences fixées dans l’autorisation de fabrication et l’autorisation de mise sur le marché correspondantes.
2. Les étapes de fabrication susceptibles d’avoir une incidence sur la qualité ou la reproductibilité de la production, y compris les changements importants qui y sont apportés, sont validées. Une revalidation périodique est requise pour garantir que ces procédés de fabrication restent en mesure d’atteindre les résultats escomptés. Le processus de validation est conforme aux exigences de l’annexe V.
3. Les procédés de fabrication sont dûment documentés et réexaminés régulièrement, et améliorés si nécessaire. Les effets des changements apportés au procédé de fabrication sur la qualité du produit fini et sur la nécessité de garantir l’homogénéité de la production sont pris en considération avant la mise en œuvre de tout changement. Aucun changement par rapport aux spécifications et procédés décrits dans le dossier accompagnant l’autorisation de mise sur le marché n’est mis en œuvre avant que l’approbation correspondante ne soit obtenue auprès des autorités compétentes, à l’exception des changements ne requérant pas d’évaluation conformément à l’article 61 du règlement (UE) 2019/6.
4. Des moyens suffisants et adaptés sont disponibles pour effectuer les contrôles en cours de fabrication.
5. Tout écart par rapport aux instructions ou aux procédures est évité autant que possible. Si une déviation se produit, elle est approuvée par écrit par une personne responsable après évaluation de son incidence sur la qualité, l’innocuité et l’efficacité du médicament vétérinaire, avec la participation de la personne qualifiée si nécessaire. Les déviations font l’objet d’une investigation afin de déterminer la cause racine et de mettre en œuvre des mesures correctives et préventives, le cas échéant.
6. Le fabricant informe le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché de toute contrainte dans les opérations de fabrication susceptible d’entraîner l’instauration de mesures de limitation de la distribution du médicament vétérinaire.
Article 27
Manipulation des matières et des produits
1. La manipulation des matières et des produits, notamment les aspects liés à la réception, à la mise en quarantaine, à l’échantillonnage, au stockage, à l’étiquetage et au conditionnement, est effectuée conformément aux procédures ou instructions écrites et consignée, le cas échéant.
2. Toutes les matières entrantes sont contrôlées pour déterminer si la livraison correspond à la commande.
3. Les contenants sont nettoyés si nécessaire. Les dommages causés aux contenants et tout autre problème (par exemple, preuve d’altération des scellés ou preuve de violation de l’intégrité de l’emballage) susceptibles d’avoir une incidence négative sur la qualité de la matière sont examinés, enregistrés et signalés au service responsable du contrôle de la qualité.
4. Les conditions de transport des produits vrac, des produits intermédiaires et des échantillons sont vérifiées afin de garantir le respect de toutes les conditions spécifiées.
5. Les matières entrantes sont mises en quarantaine physique ou administrative immédiatement après leur réception, jusqu’à ce que leur libération soit autorisée par une personne responsable, après vérification du respect des spécifications applicables. Si une livraison de matières est composée de différents lots, chaque lot est considéré séparément aux fins de l’échantillonnage, des contrôles et de la libération.
6. Toutes les matières sont stockées dans des conditions appropriées pour garantir la qualité et de manière ordonnée afin de permettre la séparation des lots (physique ou électronique) et la rotation des stocks.
7. Les récipients sont étiquetés de manière appropriée et comprennent les éléments suivants:
| d) | le nom désigné du produit et, le cas échéant, le code de référence interne; |
| e) | le numéro de lot attribué à la réception; |
| f) | le cas échéant, le statut du contenu (par exemple, en quarantaine, en cours de contrôle, libéré, refusé); |
| g) | le cas échéant, une date de péremption au-delà de laquelle de nouveaux contrôles sont nécessaires. |
En cas d’utilisation de systèmes de stockage entièrement informatisés, toutes les informations visées aux points a) à d) n’ont pas à figurer sous une forme lisible sur l’étiquette.
8. À tout moment de la production, tous les produits, les récipients contenant du vrac, le matériel le plus important sont étiquetés et le cas échéant, les locaux utilisés sont identifiés par tout moyen en indiquant le nom du produit fabriqué, son dosage si nécessaire et le numéro de lot. Le stade de production peut également être mentionné.
9. Des précautions particulières sont prises lors de la manipulation de substances ou de produits secs afin d’éviter la production et la diffusion de poussières, en particulier pour les matières hautement actives ou sensibles.
Article 28
Qualification des fournisseurs et respect des spécifications
1. Les fournisseurs de matières utilisées dans la fabrication du médicament vétérinaire sont approuvés après vérification de leur aptitude. Dans le cas des matières critiques, la qualification des fournisseurs est requise. Le niveau de surveillance des fournisseurs est proportionné aux risques que présentent les différentes matières pour la qualité du produit.
2. Les exigences de qualité (spécifications) applicables aux matières utilisées dans la fabrication des médicaments vétérinaires sont convenues avec le fournisseur et documentées.
3. Le respect des exigences énoncées dans l’autorisation de mise sur le marché est vérifié au moyen de contrôles appropriés. Le niveau de surveillance et les tests supplémentaires requis sont proportionnés aux risques. La stratégie de contrôle est justifiée et, au minimum, un essai d’identification est réalisé sur chaque lot à partir d’échantillons prélevés dans tous les contenants. L’échantillonnage d’une partie des contenants n’est acceptable que lorsque des procédures validées fondées sur les principes de gestion du risque qualité sont en place pour garantir l’étiquetage correct des contenants et que les risques potentiels pour la qualité sont pris en considération, par exemple grâce à la qualification du fournisseur.
À intervalles appropriés, compte tenu des risques, une analyse complète des substances actives et des autres matières critiques est effectuée et les résultats sont comparés avec le certificat d’analyse du fabricant ou du fournisseur afin de vérifier la fiabilité de ce dernier. Les analyses peuvent être externalisées. Si ces analyses révèlent une divergence, une investigation est effectuée et des mesures appropriées sont prises. L’acceptation des certificats d’analyse du fabricant ou du fournisseur des matériaux est suspendue jusqu’à la mise en œuvre de ces mesures.
4. Une expérience suffisante avec le fournisseur ou le fabricant de substances actives concerné, y compris l’évaluation des lots reçus précédemment et les antécédents de respect des spécifications, est requise avant de réduire le nombre de contrôles en interne. Tout changement significatif apporté aux procédés de fabrication ou de contrôle des substances actives est également considéré comme un facteur pertinent.
5. Des audits sur les sites des fabricants et des fournisseurs de substances actives sont réalisés à intervalles appropriés, selon une approche fondée sur les risques, afin de confirmer qu’ils sont conformes aux bonnes pratiques de fabrication et de distribution et aux spécifications fournies. Une attention particulière est accordée à toute contamination croisée potentielle par d’autres matières présentes sur le site. Les défaillances sont clairement établies et des mesures correctives et préventives sont mises en œuvre, le cas échéant.
Article 29
Prévention des contaminations croisées
1. La fabrication de produits autres que les médicaments est généralement évitée dans les zones et avec les équipements destinés à la fabrication de médicaments vétérinaires, à moins que des mesures visant à prévenir toute contamination croisée ne soient mises en œuvre de manière efficace. En particulier, la production ou le stockage de substances chimiques utilisées dans les biocides et les produits phytopharmaceutiques sont évités dans les zones utilisées pour la fabrication ou le stockage de médicaments vétérinaires, sauf lorsque la même substance, présentant la même qualité, est également utilisée pour la fabrication de médicaments vétérinaires.
2. Lorsque des médicaments vétérinaires sont produits dans une zone commune avec des produits autres que les médicaments, les bonnes pratiques de fabrication des médicaments sont mises en œuvre dans la zone.
3. Les opérations sur différents produits ne sont pas effectuées de manière simultanée ou consécutive dans le même local, sauf s’il n’y a pas de risque de mélange ou de contamination croisée.
4. Avant le début de toute opération de fabrication, il convient de veiller à ce que la zone de travail et les équipements soient propres et exempts de matières, de produits, de résidus de produits ou de documents non requis pour l’opération en cours. Les mélanges de matières et matériels sont évités.
5. À tous les stades de la production, les produits et les matières sont protégés contre toute contamination microbienne ou autre. Le risque de contamination croisée est évalué en tenant compte des caractéristiques du produit et du procédé de fabrication. Le risque de contamination croisée accidentelle résultant du rejet incontrôlé de poussières, de gaz, de vapeurs, d’aérosols, de matériel génétique ou d’organismes provenant de substances actives ou d’autres matières utilisées dans la production, de résidus présents sur les équipements et des vêtements des opérateurs est évalué.
6. Des mesures visant à prévenir toute contamination croisée établie sur la base des principes de gestion du risque qualité sont mises en place. Les mesures pouvant être envisagées pour prévenir toute contamination croisée sont notamment les suivantes:
| a) | l’installation d’un site de fabrication ou d’une zone de production confinée dédiés par campagne (affectation liée à une séparation temporelle), suivie d’un procédé de nettoyage dont l’efficacité est démontrée; |
| b) | l’utilisation de zones séparées; |
| c) | l’utilisation de systèmes clos pour le traitement et le transfert de matières ou de produits; |
| d) | l’utilisation de sas et de cascades de pression pour confiner les contaminants potentiels en suspension dans l’air à l’intérieur d’une zone déterminée; |
| e) | l’utilisation de systèmes de barrière physique, y compris des isolateurs, comme mesures de confinement; |
| f) | l’affectation d’équipements spécifiques ou de certaines parties de ceux-ci (par exemple, des filtres) à un type donné de produit présentant un profil de risque spécifique; |
| g) | l’utilisation de technologies jetables à usage unique; |
| h) | la mise en œuvre de procédures validées de nettoyage ou de décontamination adaptées aux caractéristiques spécifiques du produit et du procédé de fabrication. Les procédures de nettoyage ou de décontamination nécessaires, y compris leur fréquence, sont déterminées sur la base d’une évaluation des risques; |
| i) | d’autres mesures organisationnelles appropriées, telles que le port de vêtements de protection spécifiques à l’intérieur des zones où les produits présentant un risque élevé de contamination sont fabriqués, la mise en œuvre de mesures adéquates pour la manipulation des déchets, de l’eau de rinçage contaminée et des tenues souillées, ou l’imposition de restrictions à la circulation du personnel. |
7. La stratégie de contrôle porte sur tous les risques potentiels, y compris les mesures prises au niveau des locaux, des équipements et du personnel, les contrôles des matières utilisées dans la fabrication, la mise en œuvre de procédures efficaces de stérilisation et d’assainissement et des systèmes de surveillance adéquats. L’ensemble des mesures mises en œuvre garantit l’absence de contamination des produits fabriqués sur le site de fabrication. Il convient de ne pas se fier uniquement aux phases terminales des procédés ou aux analyses finales effectuées sur les produits finis.
8. L’efficacité des mesures mises en œuvre est réexaminée périodiquement selon des procédures établies. Cette évaluation donne lieu, si nécessaire, à la mise en œuvre de mesures correctives et préventives.
Article 30
Opérations de conditionnement
1. Le nom et le numéro de lot du produit manipulé sont affichés à chaque station ou chaîne de conditionnement.
2. Les articles de conditionnement primaires sont propres avant les opérations de répartition. L’étiquetage est effectué aussi rapidement que possible après la répartition et la fermeture. Si cela n’est pas possible, des procédures appropriées sont mises en œuvre pour éviter les mélanges ou les erreurs d’étiquetage.
3. La bonne exécution des opérations d’impression (par exemple, numéros de code, dates de péremption) est vérifiée et enregistrée. Les informations imprimées ou gaufrées sur les articles de conditionnement sont claires et résistantes à la décoloration ou à l’effacement.
4. Des contrôles sont effectués pour vérifier le bon fonctionnement des lecteurs de codes électroniques, des compteurs d’étiquettes ou des dispositifs similaires.
5. Des mesures appropriées sont mises en œuvre pour éviter les substitutions, telles que le stockage et le transport d’étiquettes prédécoupées et d’autres matières imprimées en vrac dans des récipients fermés distincts. Une attention particulière est apportée lors de l’utilisation des étiquettes prédécoupées et lors des opérations de surimpression hors ligne. Pour éviter les substitutions, il est préférable d’utiliser les étiquettes en rouleau plutôt que des étiquettes prédécoupées.
6. Les contrôles du produit en ligne de conditionnement doivent permettre de vérifier au moins les points suivants:
| a) | l’apparence générale du conditionnement ; |
| b) | la présence de tous les éléments de conditionnement ; |
| c) | l’utilisation des produits et des articles de conditionnement corrects ; |
| d) | l’exactitude des surimpressions ; |
| e) | le bon fonctionnement des contrôles de ligne. |
Les échantillons prélevés sur une ligne de conditionnement ne devraient pas être remis dans le lot.
7. Tout écart significatif ou inhabituel observé lors de la réconciliation entre la quantité de produits vrac mise en œuvre, le nombre d’article de conditionnement utilisés et le nombre d’unités produites est examiné et résolu avant la libération du produit.
8. Les articles de conditionnement primaire périmés ou obsolètes ou les articles de conditionnements imprimés sont détruits et cette élimination est enregistrée. Une procédure documentée est respectée pour le cas où des articles imprimés sans numéros de lot sont remis en stock. .
Article 31
Produits refusés, récupérés et retournés
1. Les produits refusés en portent clairement l’indication et sont stockés séparément, dans une zone d’accès réservé. Ils sont soit retournés au fournisseur, soit retraités, soit détruits. Quelle que soit l’action entreprise, elle est approuvée par une personne autorisée et fait l’objet d’un compte rendu.
2. Le retraitement des produits refusés ne peut être accepté qu’à titre exceptionnel et à condition que la qualité du produit final ne soit pas affectée et que les spécifications énoncées dans l’autorisation de mise sur le marché soient respectées. La récupération de produits conformes aux spécifications requises à partir d’un lot différent n’est possible qu’après une évaluation des risques, y compris tout effet éventuel sur la durée de conservation. Des enregistrements sont conservés à cet effet.
3. La nécessité de réaliser des contrôles supplémentaires sur tout produit fini qui a été retraité, ou dans lequel un produit récupéré a été incorporé, est évaluée par le département du contrôle de la qualité.
4. Les produits retournés, qui ne sont plus sous la responsabilité du fabricant, sont détruits, à moins que leur qualité ne soit confirmée par le service de contrôle de la qualité. Lors de cet examen, la nature du produit, les conditions de stockage, son état et l’historique de la situation ainsi que le temps écoulé depuis sa livraison, sont pris en considération. Ces produits ne sont pas jugés aptes à une remise sur le marché ou à une réutilisation s’il subsiste le moindre doute sur leur qualité. Toute action entreprise fait l’objet d’un compte rendu.
Article 32
Utilisation des rayonnements ionisants
L’utilisation des rayonnements ionisants dans la fabrication de médicaments vétérinaires est conforme aux exigences supplémentaires énoncées à l’annexe VII.
CHAPITRE VII
CONTRÔLE DE LA QUALITÉ
Article 33
Exigences générales applicables au contrôle de la qualité
1. Un service de contrôle de la qualité indépendant des autres services est mis en place et maintenu.
2. Le service de contrôle de la qualité se voit allouer des ressources suffisantes, notamment en ce qui concerne le personnel, les locaux et les équipements, afin de garantir que le contrôle de la qualité peut être effectué efficacement compte tenu de la nature et de l’ampleur des opérations de fabrication.
3. Le service de contrôle de la qualité veiller à ce que des contrôles appropriés soient effectués et que les matières ne soient pas libérées en vue de leur utilisation, ni les produits libérés en vue de leur vente ou de leur distribution, tant que leur qualité n’a pas été jugée satisfaisante. Le service de contrôle de la qualité est au moins responsable des tâches suivantes:
| a) | établir, valider et mettre en œuvre des procédures de contrôle de la qualité; |
| b) | superviser le contrôle des échantillons de référence et des échantillons modèles des matières et des produits, le cas échéant; |
| c) | veiller à l’étiquetage correct des contenants des matières et des produits; |
| d) | garantir le suivi de la stabilité des produits; |
| e) | participer aux investigations des réclamations relatives à la qualité du produit. |
Toutes les activités visées au premier alinéa, points a) à e), sont menées conformément à des procédures écrites et, si nécessaire, enregistrées.
4. Le responsable du contrôle de la qualité supervise toutes les procédures de contrôle de la qualité. Il est notamment chargé des tâches suivantes:
| a) | approuver les spécifications, les instructions d’échantillonnage, les méthodes d’analyses et autres procédures de contrôle de la qualité; |
| b) | veiller à ce que les contrôles requis soient effectués et les enregistrements correspondants évalués; |
| c) | veiller à ce que les validations appropriées soient effectuées; |
| d) | approuver ou refuser les matières premières utilisées dans la production, les produits intermédiaires, les produits vrac et les produits finis; |
| e) | assurer la qualification et l’entretien des locaux et des équipements utilisés pour le contrôle de la qualité; |
| f) | approuver et surveiller la performance des sous-traitants d’analyse. |
5. Le personnel participant au contrôle de la qualité a accès aux zones de production et à tous les documents nécessaires à l’évaluation du contrôle de la qualité, notamment:
| a) | les spécifications; |
| b) | les procédures décrivant les échantillonnages et les analyses; |
| c) | les rapports de contrôle et/ou les certificats d’analyse; |
| d) | les procédures et les enregistrements concernant l’étalonnage, la qualification des instruments et la maintenance du matériel; |
| e) | les dossiers de validation des méthodes d’analyses, le cas échéant; |
| f) | les données concernant la surveillance de l’environnement (air, eau et autres utilités), le cas échéant; |
| g) | les procédures d’examen des résultats hors spécifications et des résultats hors tendance. |
6. Les données pertinentes relatives au contrôle de la qualité, telles que les résultats des analyses, les rendements et les données environnementales, sont évaluées de manière à permettre l’analyse des tendances. En cas de tendances non conformes aux spécifications ou de tendances atypiques significatives, leur incidence éventuelle sur les lots sur le marché est évaluée. Lorsque, à la suite de cette évaluation, il est conclu que la qualité du médicament vétérinaire mis sur le marché peut être affectée ou qu’une pénurie d’approvisionnement est prévisible, les autorités compétentes en sont informées.
7. Un contrôle de la qualité est effectué avant la libération d’un médicament vétérinaire en vue de sa vente ou de sa distribution. Ce contrôle porte sur tous les facteurs pertinents, y compris les conditions de production, les résultats des tests effectués en cours de fabrication, l’examen de la documentation relative à la fabrication (y compris le conditionnement), le respect des spécifications du produit fini et l’examen du conditionnement final.
8. Les activités de contrôle de la qualité peuvent être externalisées pour autant que les exigences énoncées à l’article 43 soient respectées. Lorsque les contrôles sur les matières utilisées dans la fabrication des médicaments vétérinaires sont externalisés, des audits sont effectués par le fabricant ou par l’intermédiaire d’un tiers afin de garantir le respect des exigences applicables en matière de bonnes pratiques de fabrication et des spécifications ou méthodes fournies.
Article 34
Échantillonnage
1. Un plan d’échantillonnage est établi, qui tient compte des risques pour la qualité du médicament vétérinaire et porte sur les différentes matières utilisées dans le procédé de fabrication ainsi que sur les différentes étapes de la production.
2. Les échantillons sont représentatifs du lot de matières ou de produits dont ils sont issus. Le prélèvement d’échantillons est effectué conformément à des procédures écrites qui décrivent au moins les éléments suivants:
| a) | la quantité d’échantillons à prélever; |
| b) | les matériels et récipients à utiliser; |
| c) | les précautions à observer pour éviter toute contamination; |
| d) | toute autre précaution à observer, spécialement lors de l’échantillonnage de produits stériles ou dangereux; |
| e) | les conditions de stockage des échantillons prélevés; |
| f) | les consignes de nettoyage du matériel de prélèvement utilisé. |
3. Le personnel chargé de prélever des échantillons reçoit une formation sur les points suivants:
| a) | les techniques et matériels d’échantillonnage; |
| b) | les risques de contamination croisée; |
| c) | les précautions à prendre à l’égard des substances instables ou stériles; |
| d) | la nécessité d’enregistrer toute circonstance inattendue ou inhabituelle; |
| e) | d’autres aspects pertinents pour la mise en œuvre des procédures d’échantillonnage. |
4. Les récipients des échantillons portent une étiquette indiquant leur contenu, le numéro de lot, la date de prélèvement et les contenants à partir desquels les échantillons ont été prélevés. Lorsque les récipients sont trop petits, l’utilisation de codes-barres ou d’autres moyens permettant l’accès à ces informations peut être envisagée.
Les récipients des échantillons sont manipulés et stockés de manière à réduire à un niveau minimum le risque d’interversion ou de détérioration de leur contenu. Les conditions de stockage énoncées dans l’autorisation de mise sur le marché sont respectées.
5. Les échantillons sont tenus à la disposition des autorités compétentes pendant les durées suivantes:
| a) | des échantillons de référence et/ou des échantillons modèles de chaque lot de produits finis sont conservés au moins un an après la date de péremption. L’échantillon de référence est contenu dans son conditionnement primaire d’origine. Toutefois, dans le cas de présentations d’un volume important, lorsqu’il n’est pas possible de conserver des échantillons de chaque lot dans son conditionnement final, le fabricant veille à ce qu’un nombre suffisant d’échantillons représentatifs de chaque lot soit conservé et à ce que le contenant utilisé pour le stockage soit composé du même matériau que le conditionnement primaire dans lequel le produit est commercialisé; |
| b) | des échantillons de référence des matières utilisées dans la fabrication de médicaments vétérinaires, autres que les solvants, les gaz ou l’eau, sont conservés pendant au moins deux ans après la libération du produit. Cette période peut être raccourcie si la période de stabilité de la matière, indiquée dans la spécification correspondante, est plus courte; |
| c) | des échantillons des matériaux d’emballage sont conservés jusqu’à péremption du produit fini concerné. À cette fin, la conservation des supports imprimés dans le cadre des échantillons de référence et/ou des échantillons modèles est également acceptable. |
Pour les produits finis, les échantillons de référence et les échantillons modèles peuvent être considérés comme interchangeables.
6. Les échantillons de référence sont d’une taille suffisante pour permettre la réalisation, au moins à deux reprises, de l’ensemble des contrôles analytiques du lot conformément à l’autorisation de mise sur le marché.
7. Dans les cas où le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché n’est pas l’entité responsable de la libération des lots ou lorsque plusieurs sites sont responsables de la fabrication ou de la libération des lots, la responsabilité du prélèvement et du stockage des échantillons de référence et de rétention est définie par contrat.
8. La capacité à effectuer des contrôles appropriés jusqu’à péremption du médicament vétérinaire est garantie.
Article 35
Contrôles
1. Des contrôles sont effectués pour que chaque lot du produit fini réponde aux spécifications applicables et soit conforme aux termes de l’autorisation de mise sur le marché. Les contrôles sont effectués à des stades appropriés de la production afin de vérifier les conditions qui sont déterminantes pour la qualité du produit. Les méthodes de contrôle sont validées.
2. Les informations suivantes sont conservées dans le cadre des contrôles effectués:
| a) | le nom de la matière première ou du produit fini et, le cas échéant, son dosage; |
| b) | le numéro de lot et, le cas échéant, le nom du fabricant et/ou du fournisseur; |
| c) | les références aux spécifications correspondantes et aux procédures de contrôle; |
| d) | les résultats des analyses, y compris les observations et les calculs ainsi que les références à tout certificat d’analyse; |
| e) | les dates des contrôles; |
| f) | les initiales des opérateurs; |
| g) | les initiales des personnes qui ont vérifié les analyses et les calculs, le cas échéant; |
| h) | une décision claire d’acceptation ou de refus (ou toute autre décision sur le statut du produit), la date et la signature du responsable désigné; |
| i) | la référence au matériel utilisé. |
3. Les substances de référence sont appropriées à l’usage auquel elles sont destinées. La qualification et la certification de ces substances de référence sont clairement mentionnées et documentées. En cas d’existence de substances de référence officielles issues d’une source officiellement reconnue, celles-ci sont utilisées de préférence en tant que substances de référence primaires, sauf si cela se justifie pleinement. L’utilisation de substances secondaires doit être documentée et leur traçabilité par rapport aux substances primaires est démontrée. Ces substances officiellement répertoriées sont utilisées pour l’objet défini dans la monographie pharmacopée correspondante, sauf autorisation contraire de la part de l’autorité compétente concernée.
4. Les substances et matériels utilisés pour les contrôles effectués dans le cadre du contrôle de la qualité, tels que les réactifs, les milieux de culture, la verrerie et les substances de référence, sont de qualité appropriée et utilisées conformément aux instructions du fabricant, sauf exception scientifiquement justifiée. La date de péremption des réactifs et des milieux de culture est indiquée sur l’étiquette, ainsi que les conditions de stockage spécifiques. Si nécessaire, la vérification de l’identité ou les contrôles sont envisagés dès réception ou avant utilisation.
5. Le cas échéant, les animaux utilisés pour tester des composants, des matières ou des produits sont mis en quarantaine avant utilisation. Ils sont détenus et contrôlés de manière à garantir qu’ils sont adaptés à l’usage prévu. En outre, ils sont identifiés et font l’objet d’enregistrements appropriés pour consigner l’historique de leur utilisation.
6. Les milieux microbiologiques et les souches utilisés sont décontaminés selon une procédure standard et éliminés de manière à prévenir toute contamination croisée.
Article 36
Programme de suivi de la stabilité
1. Après l’octroi de l’autorisation de mise sur le marché, un programme est mis en œuvre pour vérifier que, dans les conditions de stockage pertinentes spécifiées dans l’autorisation de mise sur le marché et dans un conditionnement identique à celui destiné à la mise sur le marché, le médicament vétérinaire reste conforme aux spécifications pendant la durée de conservation (ci-après le «programme de suivi de la stabilité»).
2. Le programme de suivi de la stabilité est décrit dans un protocole écrit qui précise, entre autres, le nombre de lots, les méthodes de contrôle à utiliser, les critères d’acceptation et la fréquence des contrôles. La méthode utilisée dans le programme de suivi de la stabilité peut différer de l’approche suivie pour obtenir les données relatives à la stabilité présentées dans la demande d’autorisation de mise sur le marché (par exemple, une autre fréquence des analyses), pour autant que cela soit justifié.
3. Les études de suivi de la stabilité sont généralement réalisées sur le produit fini tel que libéré par le fabricant, sauf si une approche différente est dûment justifiée. Lorsque des produits intermédiaires ou des produits vrac sont stockés pendant de longues périodes, il est envisagé d’inclure dans le programme de suivi de la stabilité les lots qui ont été fabriqués à partir de ces produits stockés pendant la période de temps la plus longue. Il n’est pas nécessaire de réaliser des études de suivi de la stabilité sur le produit reconstitué dans le cadre du programme de suivi de la stabilité.
4. Le nombre de lots et la fréquence des contrôles sont appropriés pour permettre une analyse des tendances et tiennent compte des risques, tels que des changements importants dans la production, des déviations significatives, des opérations de reprise ou de retraitement. Pour chaque produit fabriqué, il est inclus dans le programme d’études de stabilité au moins un lot par an pour chaque dosage et chaque type de conditionnement primaire, sauf si aucun lot n’a été fabriqué durant cette année ou si une fréquence différente est justifiée). Pour les produits dont le programme de suivi de la stabilité nécessite l’utilisation d’animaux et lorsqu’aucune méthode alternative validée n’est disponible, la fréquence des contrôles peut être adaptée. Le principe d’une approche matricielle ou par les extrêmes peut être appliqué si cela est scientifiquement justifié dans le protocole.
5. Les résultats des études de suivi de la stabilité font l’objet d’un réexamen périodique et sont mis à la disposition du personnel cadre et, en particulier, de la personne qualifiée. Une synthèse de toutes les données générées est conservée.
Article 37
Transfert technique des méthodes d’analyse
1. Avant de transférer une méthode d’analyse, le site de transfert vérifie que la méthode d’analyse est conforme aux termes de l’autorisation de mise sur le marché et aux exigences réglementaires applicables.
2. Le transfert des méthodes d’analyse d’un laboratoire (le laboratoire procédant au transfert) à un autre laboratoire (le laboratoire de destination) est décrit dans un protocole détaillé.
3. Le protocole comporte notamment les éléments suivants:
| a) | l’identification de l’analyse à effectuer et de la méthode d’analyse à transférer; |
| b) | l’identification des éventuelles exigences de formation supplémentaires; |
| c) | l’identification des standards de référence et des échantillons à contrôler; |
| d) | l’identification de toute condition particulière de transport et de stockage des éléments de contrôle; |
| e) | les critères d’acceptation. |
4. Les déviations au protocole sont investiguées avant la clôture du processus de transfert technique. Le rapport de transfert technique documente les résultats comparatifs du processus et identifie, le cas échéant, les points où la méthode d’analyse nécessite une revalidation.
CHAPITRE VIII
CERTIFICATION ET LIBÉRATION DES LOTS
Article 38
Personne qualifiée
1. Chaque site de fabrication de médicaments vétérinaires dans l’Union dispose d’au moins une personne qualifiée.
2. Afin de se conformer à l’obligation énoncée à l’article 97, paragraphe 6, du règlement (UE) 2019/6, la personne qualifiée vérifie, au minimum, les aspects suivants:
| a) | l’origine et les spécifications des matières utilisées dans la fabrication des médicaments vétérinaires et des articles de conditionnement sont conformes à l’autorisation de mise sur le marché; |
| b) | les substances actives ont été fabriquées conformément aux bonnes pratiques de fabrication et distribuées conformément aux bonnes pratiques de distribution; |
| c) | le cas échéant, la sécurité virale et microbienne et le statut au regard de l’EST (encéphalopathie spongiforme transmissible) de toutes les matières utilisées dans la fabrication sont conformes à l’autorisation de mise sur le marché; |
| d) | toutes les étapes de la fabrication, y compris les contrôles et les essais, ont été effectuées conformément à l’autorisation de mise sur le marché et sur un site de fabrication autorisé dans le cadre de celle-ci, et dans le respect des bonnes pratiques de fabrication; |
| e) | tous les contrôles et vérifications en cours de fabrication requis, y compris la surveillance de l’environnement, ont été effectués et des enregistrements appropriés sont conservés; |
| f) | les données des essais effectués dans le cadre du contrôle de la qualité du produit fini démontrent la conformité avec les spécifications applicables ou, le cas échéant, avec le programme de tests de libération en temps réel; |
| g) | les données de suivi de la stabilité permettent d’appuyer la certification; |
| h) | l’impact de tout écart par rapport au processus de fabrication ou aux essais a été évaluée et toutes les vérifications et contrôles additionnels ont été terminés; |
| i) | l’impact de tout changement apporté au processus de fabrication ou aux essais a été évaluée et toutes les vérifications et contrôles additionnels ont été terminés; |
| j) | les audits des sites de fabrication et des sites participant à la fabrication des substances actives ou aux essais les concernant permettent d’appuyer la certification du lot; |
| k) | les mesures liées à l’externalisation des activités de fabrication ou de contrôle, telles que prévues dans les contrats de sous-traitance, sont en place; |
| l) | toutes les investigations en lien avec le lot à certifier et susceptibles d’avoir une incidence sur sa qualité ont été menées jusqu’à un niveau suffisant pour appuyer la certification du lot; |
| m) | le programme d’auto-inspection est actif. |
La personne qualifiée, tout en ayant la responsabilité de veiller à ce que les vérifications visées au premier alinéa soient effectuées, peut déléguer ces tâches à un personnel dûment formé ou à des tiers.
3. La personne qualifiée a accès à toute la documentation relative aux étapes dont elle assume la responsabilité, y compris les détails de l’autorisation de mise sur le marché nécessaires pour évaluer si les exigences applicables ont été respectées ainsi que les données pertinentes concernant l’ensemble du processus de fabrication du médicament vétérinaire, y compris les activités d’importation, le cas échéant.
4. Lorsque plusieurs personnes qualifiées participent à l’évaluation d’un lot de médicaments vétérinaires, la répartition des responsabilités entre elles, y compris les détails sur la responsabilité de l’évaluation de toute déviation, est clairement établie par écrit.
5. La personne qualifiée peut s’appuyer sur des audits réalisés par des tiers attestant le respect des bonnes pratiques de fabrication sur certains sites de fabrication. Dans de tels cas, les exigences énoncées à l’article 43 s’appliquent. La personne qualifiée a accès à toute documentation pertinente pour l’examen des résultats de l’audit.
Pour approuver le rapport d’audit, la personne qualifiée prend en considération les éléments suivants:
| a) | si le rapport d’audit répond aux exigences générales des bonnes pratiques de fabrication, telles que le système de gestion de la qualité et les procédures de contrôle de la production et de la qualité liées au produit fourni, avec un niveau de détail suffisant pour permettre de conclure que les activités concernées par l’audit sont conformes à l’autorisation de mise sur le marché et aux bonnes pratiques de fabrication; |
| b) | dans le cas d’activités externalisées, s’il y a eu vérification du respect de l’autorisation de mise sur le marché et des bonnes pratiques de fabrication. |
Article 39
Certification et libération des lots
1. Les lots de médicaments vétérinaires peuvent uniquement être libérés en vue de leur vente ou de leur distribution sur le marché après qu’une personne qualifiée a certifié — au moyen d’un rapport de contrôle — que chaque lot d’un médicament vétérinaire a été fabriqué et testé conformément aux exigences de l’autorisation de mise sur le marché et aux bonnes pratiques de fabrication. La certification ne peut être effectuée que par la personne qualifiée d’un fabricant citée dans l’autorisation de mise sur le marché. Un modèle de certificat de libération des lots figure à l’annexe VIII.
2. La personne qualifiée ne peut se fier aux essais de libération en temps réel ou à la libération paramétrique que si les conditions et exigences énoncées à l’annexe IX sont remplies.
3. La preuve de la certification visée au paragraphe 1 est consignée par la personne qualifiée dans un registre ou un document équivalent prévu à cet effet. Ce registre ou document équivalent est tenu à jour et tenu à la disposition de l’autorité compétente pendant un an après la date de péremption du lot auquel il se rapporte ou au moins cinq ans après la certification du lot par la personne qualifiée, la durée la plus longue étant retenue.
4. La personne qualifiée qui procède à la certification du lot d’un médicament vétérinaire peut assumer l’entière responsabilité de toutes les étapes de la fabrication du lot ou partager cette responsabilité avec d’autres personnes qualifiées qui ont confirmé le respect de certaines étapes de la fabrication et du contrôle d’un lot.
Si un site de fabrication n’effectue que des opérations de fabrication partielles, la personne qualifiée sur ce site confirme au moins que les opérations effectuées sur ce site de fabrication ont été réalisées conformément aux bonnes pratiques de fabrication et aux conditions de l’accord écrit détaillant les opérations dont le site de fabrication est responsable. La fabrication partielle n’a lieu que sur un site de fabrication autorisé conformément aux termes de l’autorisation de mise sur le marché. Un modèle de confirmation de la fabrication partielle figure à l’annexe VIII.
5. Lorsque différents lots de produits finis proviennent d’un même lot de produits vrac, la certification des différents lots de produits finis peut être fondée sur les analyses effectuées dans le cadre du contrôle de la qualité d’un lot précédemment certifié, pour autant que cela soit justifié sur la base des principes de gestion du risque qualité. La personne qualifiée vérifie au minimum les éléments suivants:
| a) | les exigences applicables au stockage du produit vrac avant le conditionnement ont été respectées; |
| b) | le lot du produit fini a été stocké et, le cas échéant, transporté dans les conditions requises; |
| c) | le chargement a été maintenu dans des conditions sécurisées et il n’existe aucune preuve de manipulation illicite pendant le stockage ou le transport; |
| d) | l’identification du produit a été établie; |
| e) | les échantillons testés sont représentatifs de tous les lots de produits finis issus du lot de produit vrac. |
6. Lorsque la personne qualifiée certifie un lot d’un médicament vétérinaire conformément au paragraphe 1, elle attribue le statut de libération à ce lot au moyen d’une notification formelle et univoque adressée au site de fabrication qui libère le produit.
7. Dans l’attente de l’attribution du statut de libération visé au paragraphe 6, le lot reste sur le site de fabrication ou est expédié en quarantaine vers un autre site de fabrication autorisé à cet effet. Des mesures visant à garantir que les lots non certifiés ne sont pas libérés sont mises en place. Ces mesures peuvent être physiques (par séparation et étiquetage) ou électroniques (au moyen de systèmes informatisés validés). Lorsque des lots non certifiés sont déplacés d’un site de fabrication autorisé à un autre, les mesures visant à empêcher la libération prématurée restent en place.
Article 40
Considérations supplémentaires pour les importations de médicaments vétérinaires
1. Afin de se conformer à l’obligation énoncée à l’article 97, paragraphe 7, du règlement (UE) 2019/6, la certification par la personne qualifiée ne peut avoir lieu qu’après une importation physique. Le site d’importation physique et le site où exerce la personne qualifiée responsable de la certification/confirmation sont autorisés conformément à l’article 88, paragraphe 1, du règlement (UE) 2019/6.
2. L’échantillonnage du produit importé est pleinement représentatif du lot. Les échantillons requis pour les essais du lot importé ainsi que les échantillons de référence et/ou échantillons modèles peuvent être prélevés après leur arrivée dans l’Union ou sur le site de fabrication du pays tiers conformément à une procédure documentée. Les responsabilités relatives à l’échantillonnage sont définies dans un accord écrit entre les sites de fabrication. Tout échantillon prélevé en dehors de l’Union est expédié dans des conditions de transport équivalentes à celles du lot qu’il représente.
3. Lorsque l’échantillonnage est effectué sur un site de fabrication d’un pays tiers, la procédure documentée visée au paragraphe 2 est justifiée conformément aux principes de gestion du risque qualité et comprend au moins les éléments suivants:
| a) | des audits des activités de fabrication, y compris l’échantillonnage, sur le site de fabrication du pays tiers et une évaluation des étapes ultérieures du transport du lot et des échantillons afin de faire en sorte que les échantillons soient représentatifs du lot importé; |
| b) | une analyse complète permettant de conclure que les échantillons prélevés dans le pays tiers sont représentatifs du lot après importation, comprenant au moins les éléments suivants:
|
| c) | une analyse périodique aléatoire des échantillons prélevés après l’importation est effectuée pour justifier à la fiabilité de la représentativité en routine des échantillons prélevés dans un pays tiers; |
| d) | les conditions de stockage et de transport du produit fini et des échantillons sont vérifiées avant la certification de tout lot; |
| e) | la documentation relative aux lots fournie par le site de fabrication du pays tiers est rédigée dans un format et une langue compréhensibles pour l’importateur; |
| f) | les documents pertinents relatifs à la commande et à la livraison sont disponibles pour inspection sur le site de fabrication responsable de la certification; |
| g) | lorsque les lots sont subdivisés et que des quantités partielles sont importées séparément, la réconciliation des quantités est vérifiée et documentée. Tout écart est investigué sous la responsabilité de la personne qualifiée responsable de la certification du lot; |
| h) | le site de fabrication responsable de la certification veille à ce qu’un programme de suivi de la stabilité soit en place et à ce que des échantillons de référence et de rétention aient été prélevés. Le programme de suivi de la stabilité peut être réalisé sur le site de fabrication du pays tiers. |
4. Le site de fabrication responsable de la certification qualifie le fabricant du pays tiers et effectue une surveillance périodique, y compris au moyen d’audits sur place, afin de garantir le respect des bonnes pratiques de fabrication et des termes de l’autorisation de mise sur le marché.
Article 41
Opérations de reconditionnement
La personne qualifiée d’un site de fabrication qui ne participe qu’aux opérations de reconditionnement certifie que le reconditionnement a été effectué conformément aux exigences applicables en matière de bonnes pratiques de fabrication.
Article 42
Gestion des déviations non planifiées
En cas d’écart imprévu par rapport au processus de fabrication ou aux méthodes de contrôle analytique, une personne qualifiée ne peut confirmer la conformité ou certifier le lot que si les conditions suivantes sont remplies:
| a) | les spécifications applicables aux substances actives, aux excipients, aux articles de conditionnement et aux produits finis sont respectées; |
| b) | il existe une évaluation approfondie de l’impact de la déviation permettant de conclure que celle-ci n’a pas d’effet négatif sur la qualité, l’innocuité ou l’efficacité du produit; |
| c) | le cas échéant, la nécessité d’inclure le ou les lots concernés dans le programme de suivi de la stabilité a été évaluée. |
CHAPITRE IX
ACTIVITÉS EXTERNALISÉES
Article 43
Exigences applicables aux activités externalisées
1. L’externalisation d’opérations liées à la fabrication ou au contrôle de médicaments vétérinaires est couverte par un contrat écrit qui prévoit une délimitation claire des responsabilités de chaque partie.
2. Le fabricant («donneur d’ordre») évalue l’aptitude du contractant («sous-traitant») à réaliser les activités externalisées.
3. Le donneur d’ordre veille à ce que des informations adéquates soient transmises au sous-traitant aux fins de l’exécution des activités externalisées et à ce qu’il soit conscient de tout problème lié au produit ou aux travaux, susceptible de présenter un danger pour les locaux, les équipements, le personnel, d’autres matières ou d’autres produits.
4. Les aspects supplémentaires suivants sont couverts dans le contrat:
| a) | le sous-traitant respecte les bonnes pratiques de fabrication; |
| b) | le sous-traitant autorise le donneur d’ordre et les autorités compétentes à effectuer des audits ou des inspections en lien avec les activités externalisées; |
| c) | toutes les informations relatives aux activités externalisées ainsi que les échantillons de référence sont soit transférés au donneur d’ordre ou, à défaut, le donneur d’ordre y a accès; |
| d) | le sous-traitant ne sous-traite pas lui-même tout ou partie du travail qui lui a été confié en vertu du contrat, sans l’autorisation écrite du donneur d’ordre. |
5. Le donneur d’ordre examine et évalue les informations et les résultats relatifs aux activités externalisées et prend les mesures appropriées le cas échéant.
CHAPITRE X
DÉFAUTS DE QUALITÉ ET RAPPEL DES PRODUITS
Article 44
Défauts de qualité
1. Un système est mis en place pour garantir que toutes les réclamations relatives à la qualité, qu’elles soient reçues oralement ou par écrit, sont enregistrées et investiguées de manière approfondie et que des mesures appropriées sont mises en œuvre, y compris le rappel de médicaments vétérinaires, le cas échéant.
2. Le personnel chargé de la gestion des réclamations relatives à la qualité et de l’investigation des défauts qualité est indépendant des services commerciaux, à moins que cela ne soit justifié. Si la personne qualifiée impliquée dans la certification des lots concernés ne participe pas à l’examen, elle en est informée rapidement.
3. Des procédures opérationnelles sont élaborées pour décrire les mesures à prendre à la réception d’une réclamation relative à la qualité. Ces procédures opérationnelles portent au moins sur les éléments suivants:
| a) | la détermination de l’étendue du défaut qualité; |
| b) | l’évaluation des risques posés par le défaut qualité; |
| c) | l’identification des causes racines potentielles du défaut qualité ou, lorsque ces causes racines ne peuvent être établies, la raison la plus probable; |
| d) | la nécessité de prendre des mesures appropriées de réduction des risques; |
| e) | la nécessité de prendre des mesures correctives ou préventives; |
| f) | l’évaluation de l’incidence que toute mesure de rappel peut avoir sur la disponibilité du médicament vétérinaire; |
| g) | les communications internes et externes à effectuer. |
4. Si le traitement des réclamations relatives à la qualité et des défauts qualité présumés est géré de manière centralisée au sein d’une organisation, les rôles et responsabilités correspondants des parties concernées sont documentés.
5. Si le médicament vétérinaire est fabriqué par une entité qui n’est pas le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché, le rôle et les responsabilités du fabricant, du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché et de tout autre tiers concerné sont définis par écrit.
6. Lorsqu’un défaut qualité est découvert ou suspecté dans un lot, il convient d’examiner s’il est nécessaire de contrôler d’autres lots ou, le cas échéant, d’autres produits afin de déterminer s’ils sont également touchés. Les lots qui peuvent contenir des parties du lot ou des composants défectueux sont examinés.
7. Les investigations sur les défauts qualité intègrent la revue des rapports antérieurs sur les défauts qualité ou de toute autre information pertinente indiquant l’existence de problèmes spécifiques ou récurrents.
8. Au cours d’une investigation, la priorité est de veiller à ce que des mesures appropriées de réduction des risques soient prises. Toutes les décisions et mesures adoptées correspondent au niveau de risque et sont documentées. L’efficacité des mesures correctives et préventives mises en œuvre fait l’objet d’un suivi.
9. Les défauts de qualité sont signalés dès que possible au titulaire de l’autorisation de mise sur le marché. Les autorités compétentes sont également informées en cas de confirmation d’un défaut de qualité susceptible d’entraîner le rappel du produit ou d’une restriction de sa distribution. Les déviations non planifiées telles que décrites à l’article 42 ne doivent pas être notifiées.
10. Les mesures visant à remédier aux défauts de qualité sont proportionnées aux risques, la priorité étant la protection des animaux traités et la sécurité des utilisateurs. Dans la mesure du possible, les mesures à prendre font l’objet d’une discussion préalable avec les autorités compétentes concernées.
Article 45
Rappels de produits
1. Des procédures de rappel de produits sont établies, précisant notamment comment un rappel doit être initié, qui doit être informé en cas de rappel (y compris les autorités compétentes) et comment les produits rappelés doivent être traités. Le rôle et les tâches respectifs du fabricant et du titulaire de l’autorisation de mise sur le marché en ce qui concerne l’initiation et l’organisation des rappels sont clairement établis.
2. Il convient de veiller à ce que les opérations de rappel puissent être initiées rapidement et à tout moment. Dans certains cas, et afin de protéger la santé des consommateurs ou des animaux, il peut être nécessaire de rappeler les produits avant d’établir la cause racine ou l’ampleur totale du défaut qualité.
3. L’efficacité de la procédure de rappel est évaluée périodiquement, y compris pendant les heures de bureau et en dehors des heures de bureau. La possibilité d’effectuer des simulations de rappel est envisagée et le résultat de cette évaluation est documenté.
4. Les produits rappelés sont identifiés et stockés séparément dans une zone sécurisée dans l’attente d’une décision sur leur sort. L’état d’avancement du rappel est enregistré jusqu’à la clôture de la procédure de rappel et un rapport final comportant un comparatif entre les quantités distribuées et récupérées des produits ou lots concernés est établi.
5. Toutes les autorités compétentes concernées sont informées avant l’initiation d’un rappel, sauf si une action urgente est nécessaire pour protéger la santé des consommateurs ou des animaux. Les autorités compétentes sont également informées des situations dans lesquelles aucune mesure de rappel n’est proposée pour un lot défectueux parce que sa date de péremption a expiré.
6. Outre les rappels, d’autres mesures de réduction des risques peuvent être envisagées pour gérer les risques présentés par des défauts qualité, telles que la transmission d’informations appropriées aux professionnels de santé. Ces mesures sont examinées avec les autorités compétentes et approuvées par celles-ci.
CHAPITRE XI
DISPOSITIONS FINALES
Article 46
Entrée en vigueur et application
Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Il s’applique à compter du 16 juillet 2026.
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Fait à Bruxelles, le 17 octobre 2025.
Par la Commission
La présidente
Ursula VON DER LEYEN
(1) JO L 4 du 7.1.2019, p. 43, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2019/6/oj.
(2) Directive 2001/82/CE du Parlement européen et du Conseil du 6 novembre 2001 instituant un code communautaire relatif aux médicaments vétérinaires (JO L 311 du 28.11.2001, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2001/82/oj).
(3) Règlement (UE) no 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l’identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur et abrogeant la directive 1999/93/CE (JO L 257 du 28.8.2014, p. 73, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2014/910/oj).
ANNEXE I
PRODUITS STÉRILES ET FABRICATION ASEPTIQUE
SECTION I
CHAMP D’APPLICATION
Les exigences supplémentaires énoncées dans la présente annexe s’appliquent à la fabrication de produits stériles et de produits nécessitant une fabrication aseptique.
SECTION II
PRINCIPES GÉNÉRAUX
| II.1. | La fabrication de produits stériles est soumise à des exigences particulières afin de réduire à un niveau minimum les risques de contamination microbienne, particulaire et par des endotoxines/pyrogènes. Les aspects suivants sont tout particulièrement pris en considération:
|
| II.2. | Les procédés, les équipements, les locaux et les activités de fabrication sont gérés conformément aux principes de gestion du risque qualité, de manière à détecter, à évaluer et à maîtriser de manière proactive les risques potentiels pour la qualité. La surveillance ou les tests ne sont pas considérés à eux seuls comme suffisants pour garantir la stérilité. |
| II.3. | Une stratégie de contrôle de la contamination est élaborée par le fabricant et mise en œuvre sur le site. Cette stratégie vise à éviter la contamination en identifiant tous les points critiques de contrôle et en évaluant l’efficacité des moyens de maitrise (conception, procédures, documentation technique et organisationnelle) et des mesures de surveillance mis en œuvre pour gérer les risques. L’efficacité de la stratégie de contrôle de la contamination fait l’objet d’un examen périodique et, le cas échéant, la stratégie est mise à jour afin d’améliorer en permanence les méthodes de fabrication et de contrôle. |
| II.4. | Bien que la stratégie de contrôle de la contamination comprenne une série de mesures interdépendantes qui sont généralement évaluées, contrôlées et surveillées individuellement, l’efficacité des mesures mises en œuvre fait l’objet d’une évaluation globale. |
| II.5. | L’élaboration de la stratégie de contrôle de la contamination requiert une connaissance détaillée des techniques et des procédés. Les sources potentielles de contamination sont imputables aux débris microbiens et cellulaires (par exemple, pyrogènes, endotoxines) ainsi qu’aux particules (par exemple, verre et autres particules visibles et subvisibles). Les éléments à prendre en considération dans le cadre d’une stratégie de contrôle de la contamination sont, sans s’y limiter, les suivants:
|
| II.6. | Les changements apportés aux systèmes en place font l’objet d’une évaluation de leur incidence éventuelle sur la stratégie de contrôle de la contamination avant et après leur mise en œuvre. |
| II.7 | Le fabricant prend toutes les mesures et précautions nécessaires pour garantir la stérilité des produits fabriqués dans ses installations. Il convient de ne pas se fier uniquement aux procédés de stérilisation terminale ou aux contrôles qualité effectués sur les produits finis. |
SECTION III
LOCAUX
III.1. Exigences générales
| III.1.1. | La fabrication de produits stériles est effectuée dans des salles blanches appropriées, dont l’accès se fait par des vestiaires qui servent de sas au personnel et par des sas pour les équipements et les matières. |
| III.1.2. | Les salles blanches et les vestiaires sont entretenus selon un standard de propreté approprié et alimentés en air qui passe par des filtres d’une efficacité appropriée. Les contrôles et la surveillance sont scientifiquement justifiés et évaluent efficacement l’état des conditions environnementales des salles blanches, des sas et des trappes de transfert. |
| III.1.3. | Les différentes opérations de préparation des composants, de préparation des produits et de répartition sont effectuées au moyen de mesures de séparation techniques et opérationnelles appropriées dans la salle blanche ou dans les locaux afin d’éviter tout mélange et toute contamination. |
| III.1.4. | Les systèmes barrières à accès restreint (ci-après les «RABS») (1) ou les isolateurs peuvent réduire à un niveau minimum la contamination microbienne liée aux interventions humaines directes dans la zone critique (2). Leur utilisation est donc envisagée dans le cadre de la stratégie de contrôle de la contamination; le recours à d’autres méthodes est justifié. |
| III.1.5. | Les zones/salles blanches sont réparties selon les classes suivantes:
|
| III.1.6. | Dans les salles blanches et les zones critiques, toutes les surfaces exposées sont lisses, imperméables et sans fissures afin de réduire à un niveau minimum la libération ou l’accumulation de particules ou de micro-organismes. |
| III.1.7. | Afin de réduire l’accumulation de poussières et de faciliter le nettoyage, il n’y a pas de recoins difficiles à nettoyer. La présence de rebords, d’étagères, d’armoires et d’équipements est donc réduite à un niveau minimum. Les portes sont conçues de manière à éviter les recoins qui ne peuvent pas être nettoyés. Les portes coulissantes ne sont généralement pas souhaitables pour cette raison. |
| III.1.8. | Les matériaux utilisés dans les salles blanches, tant pour la construction de la salle que pour les éléments utilisés dans la pièce, sont choisis de manière à réduire à un niveau minimum la génération de particules et à permettre si nécessaire l’utilisation répétée d’agents de nettoyage, de désinfectants et de sporicides. |
| III.1.9. | Les plafonds sont conçus et scellés de manière à éviter toute contamination provenant de l’espace situé au-dessus. |
| III.1.10. | Les éviers et les siphons ne sont pas autorisés dans les zones de classe A et B. Dans les zones de classe inférieure, des systèmes anti-retours sont installés entre la machine ou les éviers et les siphons. Les siphons de sol dans les salles blanches de classe inférieure sont équipés de système anti-retour ou de garde d’eau pour éviter tout reflux et sont régulièrement nettoyés, désinfectés et entretenus. |
| III.1.11. | Les salles blanches sont alimentées par un air filtré qui maintient une pression positive et/ou un flux d’air positif par rapport à l’environnement d’une classe inférieure dans toutes les conditions de fonctionnement et qui ventile efficacement la zone. Les pièces adjacentes de classes différentes ont une pression différentielle de l’air d’au moins 10 Pa (valeur indicative). Une attention particulière est accordée à la protection de la zone critique. |
| III.1.12. | Les exigences susmentionnées concernant l’alimentation en air et les pressions peuvent être modifiées lorsqu’il est nécessaire de confiner certaines matières (par exemple, des produits pathogènes, hautement toxiques ou radioactifs ou des matières virales ou bactériennes vivantes). Cette modification peut inclure des sas pressurisés positivement ou négativement qui empêchent les matières dangereuses de contaminer les zones environnantes. Lorsque, pour des raisons de confinement, il est nécessaire que l’air s’écoule vers une zone critique, la source de l’air provient d’une zone de même classe ou de classe supérieure. |
| III.1.13. | La décontamination des installations [par exemple, les salles blanches et les systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation (HVAC)] et le traitement de l’air quittant une zone propre peuvent être nécessaires pour certaines opérations sur la base d’une évaluation des risques (par exemple, dans le contexte de la production faisant intervenir des matières pathogènes, hautement toxiques ou radioactives ou des matières virales ou bactériennes vivantes, lorsqu’il existe un risque de propagation dans l’environnement ou lorsque la contamination a été détectée). |
| III.1.14. | L’écoulement de l’air à l’intérieur des salles blanches et des zones est visualisé et il est démontré qu’il n’y a pas de passage d’air des zones de classe inférieure vers les zones de classe supérieure et que l’air ne transite pas par des zones moins propres (comme le sol), et ne doit pas être amené au contact des opérateurs ou des équipements ce qui pourrait transférer la contamination vers les zones de classe supérieure. Les règles suivantes s’appliquent en particulier:
|
| III.1.15. | Des indicateurs de pressions différentielles sont installés entre les salles blanches et/ou entre les isolateurs et leur environnement immédiat. Les points de consigne et la criticité des pressions différentielles sont pris en considération dans le cadre de la stratégie de contrôle de la contamination. Les pressions différentielles considérées comme critiques sont surveillées et enregistrées en permanence. Un système d’alarme est mis en place pour signaler instantanément toute défaillance de l’alimentation en air ou une diminution des pressions différentielles (en dessous des limites fixées pour celles considérées comme critiques) et avertir les opérateurs. Le signal d’alarme ne peut être acquitté sans une évaluation et une procédure est disponible pour décrire les mesures à prendre lorsqu’un signal d’alarme est émis. Lorsque des temporisations pour les alarmes sont établies, celles-ci sont évaluées et justifiées. Les autres pressions différentielles de l’air sont surveillées et enregistrées à intervalles réguliers. |
| III.1.16. | Les installations sont conçues de manière à permettre l’observation des activités de production depuis l’extérieur des zones de classe A et B (par exemple, par la mise en place de fenêtres ou de caméras à distance offrant une vue complète de la zone et des procédés, permettant ainsi l’observation et la supervision sans avoir à entrer). Cette exigence est prise en considération lors de la conception de nouvelles installations ou de la rénovation d’installations existantes. |
III.2. Transfert d’équipements et de matières et déplacement du personnel
| III.2.1. | Le transfert d’équipements et de matières entre l’intérieur et l’extérieur des salles blanches et des zones critiques est l’une des plus importantes sources potentielles de contamination et des contrôles appropriés sont donc mis en œuvre. En particulier, le transfert de matières, d’équipements et de composants vers les zones de classe A ou B s’effectue au moyen d’un processus unidirectionnel. Dans la mesure du possible, les articles sont stérilisés et transférés vers ces zones à travers des stérilisateurs à double porte (par exemple, au moyen d’un autoclave à double porte ou d’un four/tunnel de dépyrogénation) scellés dans le mur. Lorsque la stérilisation au moment du transfert des articles n’est pas possible, une procédure validée permettant d’atteindre le même objectif — à savoir ne pas introduire de contaminant — est mise en œuvre (par exemple, à l’aide d’un procédé de désinfection efficace lors du transfert, de systèmes de transfert rapide pour les isolateurs ou, pour les matières gazeuses ou liquides, d’un filtre retenant les bactéries). Le retrait d’articles des zones de classe A et B (par exemple, matières, déchets, prélèvements environnementaux) est effectué au moyen d’un processus unidirectionnel distinct. Si cela n’est pas possible, une procédure de gestion des mouvements (entrants/sortants) non simultanés est envisagée et des mesures de maîtrise appropriées sont mises en œuvre pour éviter toute contamination potentielle. |
| III.2.2. | Seuls les matières et les équipements figurant sur une liste approuvée, élaborée sur la base d’une évaluation lors de la validation du procédé de transfert, sont transférés vers les zones de classe A ou B via un sas ou une trappe de transfert. Tout article non approuvé qui doit être transféré fait l’objet d’une autorisation préalable à titre d’exception. |
| III.2.3. | Le transfert de matière ou d’équipement d’une zone de classe inférieure ou non classée vers une zone propre de classe supérieure fait l’objet d’un nettoyage et d’une désinfection proportionnés aux risques. Les équipements et les matières (qui sont destinés à être utilisés dans la zone de classe A) sont protégés lorsqu’ils transitent par la zone de classe B. Des mesures appropriées d’évaluation et d’atténuation des risques sont appliquées et enregistrées, et incluent un programme spécifique de désinfection et de surveillance approuvé par le service responsable de l’assurance qualité. |
| III.2.4. | Les sas sont conçus et utilisés pour garantir une séparation physique et réduire à un niveau minimum la contamination microbienne et particulaire des différentes zones, et sont utilisés pour le déplacement de matières/matériels et de personnel entre les différentes classes. Dans la mesure du possible, les sas utilisés pour le passage du personnel sont séparés de ceux utilisés pour le transfert des matières/matériels. Lorsque cela n’est pas possible, une procédure de transfert (personnel/matières ou matériels) non simultanée est envisagée. Les sas sont alimentés efficacement en air filtré pour que la classe de la salle blanche soit maintenue. La dernière partie du sas présente, à l’état «au repos», le même degré de propreté (particules viables et totales) que la salle blanche dans laquelle elle conduit. Il est souhaitable d’utiliser des vestiaires séparés pour entrer dans la zone de classe B et en sortir. Lorsque cela n’est pas possible, une procédure de gestion des activités (entrée/sortie) non simultanée est envisagée. Lorsque le risque de contamination est élevé, des vestiaires séparés pour entrer dans les zones de production et en sortir sont utilisés. |
| III.2.5. | Les aspects suivants sont pris en considération dans la conception des sas:
Pour les trappes de transfert et les sas (pour les matières/matériels et le personnel), les portes d’entrée et de sortie ne sont pas ouvertes simultanément. Pour les sas menant aux zones de classe A et B, un système de verrouillage est utilisé. Pour les sas menant aux zones de classe C et D, un système d’avertissement visuel et/ou sonore est a minima utilisé. Lorsque cela est nécessaire pour maintenir la séparation des zones, un délai entre la fermeture et l’ouverture des portes verrouillées est mis en place. |
III.3. Technologies barrières
| III.3.1. | Les isolateurs ou les RABS et les procédés associés sont conçus pour garantir une protection en séparant l’environnement de classe A de l’environnement de la salle voisine. Les risques liés à l’entrée ou au retrait des articles pendant le traitement sont réduits à un niveau minimum par la mise en œuvre de technologies ou de systèmes validés appropriés. |
| III.3.2. | La conception de la technologie et des procédés utilisés garantit que des conditions appropriées sont maintenues dans la zone critique afin de protéger le produit exposé pendant les opérations.
|
| III.3.3. | L’environnement où se situent les isolateurs ou les RABS garantit que le risque de transfert de la contamination est réduit à un niveau minimum.
|
| III.3.4. | Les matériaux utilisés pour les systèmes de gants (tant pour les isolateurs que pour les RABS) présentent une résistance mécanique et chimique appropriée. La fréquence de remplacement des gants est définie dans la stratégie de contrôle de la contamination.
|
| III.3.5. | Les méthodes de décontamination (nettoyage et biodécontamination et, le cas échéant, inactivation des matières biologiques) sont dûment documentées. Le processus de nettoyage précédant l’étape de biodécontamination est essentiel car tout résidu restant peut inhiber l’efficacité du processus de décontamination. Il est démontré que les agents de nettoyage et de biodécontamination utilisés n’ont pas d’incidence négative sur le produit fabriqué dans le RABS ou l’isolateur.
|
III.4. Qualification des salles blanches et des équipements ventilés par de l’air propre
| III.4.1. | Les salles blanches et les équipements ventilés par de l’air propre tels que les unités à flux d’air unidirectionnel (8), les RABS et les isolateurs, utilisés pour la fabrication de produits stériles/la fabrication aseptique, sont qualifiés en fonction des caractéristiques requises de l’environnement. Chaque opération de fabrication nécessite un niveau approprié de propreté de l’environnement, dans l’état «en activité», afin de réduire à un niveau minimum le risque de contamination du produit ou des matières manipulés. Des niveaux de propreté appropriés dans les états «au repos» et «en activité» sont également maintenus. |
| III.4.2. | Les salles blanches et les équipements ventilés par de l’air propre sont qualifiés conformément à l’annexe V. La qualification des salles blanches et des équipements ventilés par de l’air propre consiste à évaluer le niveau de conformité de la salle ou de l’équipement classé avec les exigences applicables au regard de son utilisation prévue (9). Les éléments suivants font partie des exigences en matière de qualification (lorsque cela est pertinent pour la conception/le fonctionnement de l’installation):
|
| III.4.3. | La classification des salles blanches fait partie de leur qualification. Elle permet d’évaluer le niveau de propreté de l’air en mesurant la concentration de particules totales. Les activités de classification sont planifiées et réalisées de manière à éviter toute incidence sur le procédé ou la qualité du produit. Par exemple, la classification initiale est effectuée lors d’opérations simulées et la reclassification lors d’opérations simulées ou lors de la simulation de procédé aseptique. |
| III.4.4. | Pour la classification des salles blanches, il convient de mesurer le nombre total des particules de taille égale ou supérieure à 0,5 et 5 μm. Cette mesure est effectuée à la fois au repos et lors d’opérations simulées, conformément aux limites définies dans le tableau 1.
Tableau 1 Concentration maximale autorisée de particules totales aux fins de la classification
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| III.4.5. | Pour la classification de la salle blanche, il convient de respecter le nombre minimal de points de prélèvement et leur positionnement, conformément à la norme ISO 14644, partie 1. Pour la zone de traitement aseptique et son environnement immédiat (respectivement, les zones de classe A et de classe B), des points de prélèvement supplémentaires sont considérés comme appropriés compte tenu des risques, et toutes les zones de traitement critiques, telles que les points de répartition et les dispositifs de fermeture du récipient, sont évaluées. Les zones de traitement critiques sont déterminées sur la base d’une évaluation des risques documentée et d’une connaissance du procédé et des opérations à effectuer dans la zone. |
| III.4.6. | La vitesse de l’air alimenté par les unités de flux d’air unidirectionnel est dûment justifiée dans le protocole de qualification, y compris l’emplacement pour la mesure de cette vitesse. La vitesse de l’air est conçue, mesurée et maintenue pour garantir qu’un flux d’air unidirectionnel approprié assure la protection du produit et des composants ouverts au poste de travail (par exemple, là où des opérations à haut risque sont menées et où le produit et/ou les composants sont exposés). Les unités de flux d’air unidirectionnel fournissent une vitesse d’air homogène comprise entre 0,36 et 0,54 m/s (valeur indicative) au poste de travail, sauf justification scientifique contraire dans la stratégie de contrôle de la contamination. Les études de visualisation de l’écoulement de l’air sont en corrélation avec la mesure de la vitesse de l’air. |
| III.4.7. | Le niveau de contamination microbienne des salles blanches est déterminé dans le cadre de la qualification de ces salles. Le nombre de points de prélèvement est fondé sur une évaluation des risques documentée et sur les résultats obtenus à partir de la classification des salles, des études de visualisation de l’écoulement de l’air et de la connaissance du procédé et des opérations à effectuer dans la zone. Les limites maximales de contamination microbienne pendant la qualification de chaque classe sont indiquées dans le tableau 2. La qualification comprend à la fois les états «au repos» et «en activité». Tableau 2 Niveau maximal de contamination microbienne autorisé pendant la qualification
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| III.4.8. | La requalification des salles blanches et des équipements ventilés par de l’air propre est effectuée périodiquement selon des procédures définies. La requalification comprend au moins les éléments suivants:
|
| III.4.9. | L’intervalle de temps maximal pour la requalification des zones de classe A et B est de 6 mois, tandis que l’intervalle de temps maximal pour la requalification des zones de classe C et D est de 12 mois. En outre, une requalification appropriée comprenant au moins les essais susmentionnés est également effectuée après la mise en œuvre d’une action corrective pour remédier à un cas de non-conformité dans les équipements ou les locaux ou, le cas échéant, après un changement apporté aux équipements, aux locaux ou aux procédés. Parmi les exemples de changements nécessitant une requalification figurent une interruption du flux d’air qui affecte le fonctionnement de l’installation, une modification de la conception de la salle blanche ou des paramètres de réglage opérationnels du système HVAC, ou des activités de maintenance ayant une incidence sur le fonctionnement de l’installation (par exemple, le changement des filtres finaux). |
III.5. Désinfection
| III.5.1. | La désinfection des salles blanches est particulièrement importante. Plus précisément, les salles blanches sont minutieusement nettoyées et désinfectées, conformément à un programme écrit. Plusieurs types de désinfectants sont utilisés pour que, lorsque leurs modes d’action sont différents, leur utilisation combinée soit efficace contre les bactéries et les champignons. La désinfection comprend l’utilisation périodique d’un agent sporicide. Une surveillance est effectuée régulièrement afin d’évaluer l’efficacité du programme de désinfection et de détecter les changements dans les types de flore microbienne (par exemple, les organismes résistants au programme de désinfection utilisé). Pour que la désinfection soit efficace, un nettoyage préalable est nécessaire afin d’éliminer la contamination des surfaces. En outre, dans certains cas, un procédé de nettoyage est mis en œuvre pour éliminer efficacement les résidus des désinfectants. |
| III.5.2. | Le procédé de désinfection est validé. Les études de validation démontrent l’adéquation et l’efficacité des désinfectants, selon leurs modalités d’utilisation spécifiques et sur le type de matériau de surface, ou de matériau représentatif si cela est justifié, et justifient les durées de péremption des solutions préparées. |
| III.5.3. | Les désinfectants et détergents utilisés dans les zones de classe A et B sont stérilisés avant d’être utilisés. Les désinfectants utilisés dans les zones de classe C et D peuvent également devoir être stérilisés lorsque cela est jugé approprié dans la stratégie de contrôle de la contamination. Lorsque les désinfectants et les détergents sont dilués/préparés par le fabricant du produit stérile, cela est fait de manière à éviter toute contamination et à surveiller toute contamination microbienne. Leurs dilutions sont conservées dans des récipients préalablement nettoyés (et stérilisés si nécessaire) et ne sont stockées que pendant une durée déterminée. Si les désinfectants et les détergents sont fournis «prêts à l’emploi», les résultats des certificats d’analyse ou de conformité peuvent être acceptés sous réserve que le fournisseur soit dûment qualifié. |
| III.5.4. | Lorsque la fumigation ou la désinfection à la vapeur (par exemple, le peroxyde d’hydrogène en phase vapeur) des salles blanches et des surfaces associées est utilisée, l’efficacité de l’agent de fumigation et du système de dispersion utilisé est maîtrisée et validée. |
SECTION IV
ÉQUIPEMENTS
| IV.1. | Une description écrite et détaillée des équipements est disponible (y compris les schémas du procédé et de l’équipement de mesurage, le cas échéant). Elle fait partie du dossier de qualification initiale et est tenue à jour. |
| IV.2 | Les exigences en matière de surveillance des équipements sont établies dans le cadre de la qualification. Les alarmes liées aux procédés et aux équipements font l’objet d’un accusé de réception et d’une évaluation des tendances. La fréquence à laquelle les alarmes sont évaluées est fonction de leur criticité (les alarmes critiques sont examinées immédiatement). |
| IV.3. | Dans la mesure du possible, les équipements, les accessoires et les services sont conçus et installés de manière à ce que les opérations, la maintenance et les réparations puissent être effectuées à l’extérieur de la salle blanche. Si la maintenance est effectuée dans la salle blanche et que les conditions de propreté et/ou d’asepsie requises ne peuvent être respectées, des précautions telles que la limitation de l’accès à la zone de travail au personnel spécifié ou la mise en œuvre de protocoles de travail et de procédures de maintenance clairement définis sont envisagées. Des opérations supplémentaires de nettoyage, de désinfection et de surveillance de l’environnement sont également envisagées. Si la stérilisation des équipements est nécessaire, elle est effectuée, dans la mesure du possible, après le remontage complet. |
| IV.4. | Le procédé de nettoyage est validé comme étant capable d’éliminer tout résidu ou débris qui pourrait nuire à l’efficacité de l’agent désinfectant utilisé et de réduire à un niveau minimum la contamination chimique, microbienne et particulaire du produit pendant le processus et avant la désinfection. |
| IV.5. | Pour les procédés aseptiques, les parties en contact direct et indirect avec le produit sont stérilisées. Aux fins du respect de cette exigence, les «parties en contact direct avec le produit» sont celles par lesquelles passe le produit, telles que les aiguilles de remplissage ou les pompes, tandis que les «parties en contact indirect avec le produit» sont les parties de l’équipement qui n’entrent pas en contact avec le produit, mais qui peuvent entrer en contact avec d’autres surfaces stérilisées qui sont essentielles à la stérilité globale du produit (par exemple, les articles stérilisés tels que les dispositifs de fermeture et les composants stérilisés). |
| IV.6. | L’ensemble des équipements, tels que les stérilisateurs, les systèmes de traitement de l’air (y compris de filtration de l’air) et les systèmes d’eau font l’objet d’une qualification, d’une surveillance et d’une maintenance planifiée. Une fois la maintenance terminée, leur remise en service est approuvée. |
| IV.7. | Lorsqu’une maintenance non planifiée d’un équipement critique pour la stérilité du produit est effectuée, une évaluation de l’incidence potentielle sur la stérilité du produit est réalisée et enregistrée. |
| IV.8. | Une bande transporteuse ne traverse pas une cloison entre une zone de classe A ou B et une zone de traitement dont la propreté de l’air est moindre, sauf si la bande elle-même est stérilisée en permanence (par exemple dans un tunnel de stérilisation). |
| IV.9. | Les compteurs de particules, y compris les tubes de prélèvement, sont qualifiés. Les spécifications recommandées par le fabricant sont prises en considération pour le diamètre du tube et les rayons de courbure. En général, la longueur du tube ne dépasse pas 1 mètre, sauf si cela est justifié, et le nombre de coudes est réduit à un niveau minimum. Les compteurs de particules portables munis de tubes de prélèvement de faible longueur sont utilisés à des fins de classification. Les sondes de prélèvement isocinétiques (14) sont utilisées dans les systèmes à flux d’air unidirectionnel. Elles sont orientées de manière appropriée et placées le plus près possible de l’emplacement critique pour faire en sorte que les prélèvements soient représentatifs. |
SECTION V
UTILITÉS
V.1. Exigences générales
| V.1.1. | La nature et l’étendue des contrôles appliqués aux systèmes d’utilités sont proportionnelles au risque pour la qualité du produit associé à cette utilité. L’incidence de l’utilité sur la qualité du produit est déterminée au moyen d’une évaluation des risques et documentée dans la stratégie de contrôle de la contamination. Les utilités suivantes peuvent généralement être considérées comme associées à un risque plus élevé:
|
| V.1.2. | Les utilités sont conçues, installées, qualifiées, exploitées, maintenues et surveillées de manière que le système fonctionne comme prévu. |
| V.I.3. | Les résultats pour les paramètres critiques et les attributs de qualité critiques des utilités à haut risque font l’objet d’une analyse régulière des tendances afin que les capacités du système restent appropriées. |
| V.1.4. | Les dossiers d’installation des systèmes d’utilités sont conservés tout au long du cycle de vie du système, y compris les plans et les schémas, les matériaux de construction et les spécifications du système. Parmi les informations importantes à conserver figurent:
|
| V.1.5. | Les canalisations, gaines et autres utilités ne sont pas présentes dans les salles blanches. Si leur présence est inévitable, elles sont installées de manière à ne pas créer de recoins, d’orifices non scellés ou de surfaces difficiles à nettoyer. En outre, l’installation permet le nettoyage et la désinfection de la surface extérieure des canalisations. |
V.2. Systèmes d’eau (15)
| V.2.1. | Les installations de traitement et de distribution de l’eau sont conçues, construites, installées, mises en service, qualifiées, surveillées et maintenues de manière à prévenir toute contamination microbiologique et à garantir un approvisionnement fiable en eau d’une qualité appropriée. En particulier, des mesures sont prises pour réduire à un niveau minimum le risque de présence de particules, de contamination/prolifération microbienne et d’endotoxines/de pyrogènes (par exemple, prévoir une inclinaison des canalisations pour garantir une vidange complète et éviter les bras morts (16)). Lorsque des filtres sont inclus dans le système, une attention particulière est accordée à leur surveillance et à leur entretien. |
| V.2.2. | Les systèmes d’eau sont qualifiés et validés pour maintenir des niveaux appropriés de contrôle physique, chimique et microbien, en tenant compte de l’effet des variations saisonnières. |
| V.2.3. | La circulation de l’eau reste turbulente dans les canalisations des systèmes de distribution d’eau afin de réduire à un niveau minimum le risque d’adhérence microbienne et de formation ultérieure de biofilms. Le débit est défini pendant la qualification et fait l’objet d’une surveillance régulière. |
| V.2.4. | L’eau pour préparations injectables est produite à partir d’une eau répondant aux spécifications définies au cours du processus de qualification, stockée et distribuée de manière à réduire à un niveau minimum le risque de croissance microbienne (par exemple, par une circulation constante à une température supérieure à 70 °C). En outre, l’eau pour préparations injectables est produite par distillation ou par un procédé de purification équivalent à la distillation, tel que l’osmose inverse associée à d’autres techniques appropriées telles que l’électrodéionisation (EDI), l’ultrafiltration ou la nanofiltration. |
| V.2.5. | Lorsque les cuves de stockage de l’eau pour préparations injectables sont équipées de filtres d’évent hydrophobes retenant les bactéries, les filtres ne sont pas une source de contamination et l’intégrité du filtre est testée avant l’installation et après l’utilisation. Des contrôles sont mis en place pour empêcher la formation de condensation sur le filtre (par exemple, en le chauffant). |
| V.2.6. | Afin de réduire à un niveau minimum le risque de formation de biofilms, la stérilisation, la désinfection ou la régénération des systèmes d’eau sont effectuées conformément à un planning établi et en tant que mesure corrective après des résultats non conformes aux limites ou aux spécifications. La désinfection d’un système d’eau par des produits chimiques est suivie d’une procédure de rinçage/nettoyage validée. En outre, l’eau est testée après la désinfection/régénération. Les résultats des tests chimiques sont vérifiés avant que le système d’eau ne soit remis en service et il convient de vérifier que les résultats microbiologiques/relatifs aux endotoxines sont conformes aux spécifications avant que les lots fabriqués avec l’eau provenant de ce système ne soient pris en considération pour la certification/libération. |
| V.2.7. | Une surveillance chimique et microbienne régulière des systèmes d’eau est effectuée pour faire en sorte que l’eau continue de satisfaire aux exigences de la pharmacopée. Les niveaux d’alerte sont fixés sur la base des données de la qualification initiale, puis réévalués périodiquement sur la base des données obtenues lors des requalifications ultérieures, des contrôles de routine et des examens. L’examen des données de surveillance continue est effectué afin de détecter toute tendance défavorable dans le fonctionnement du système. Les programmes de prélèvement sont fondés sur les données de qualification et tiennent compte des points de prélèvement potentiels les plus défavorables, en veillant à ce qu’au moins un prélèvement représentatif de l’eau utilisée pour les procédés de fabrication soit inclus chaque jour, ainsi que toute autre exigence supplémentaire qui pourrait s’avérer nécessaire conformément à la stratégie de contrôle de la contamination. Afin de faire en sorte que des prélèvements d’eau représentatifs soient obtenus régulièrement à des fins d’analyse, les programmes de prélèvement couvrent tous les points de sortie et d’utilisation à intervalles réguliers. |
| V.2.8. | Les dépassements des niveaux d’alerte sont documentés et examinés, et comprennent un examen pour déterminer si le dépassement est un événement individuel (isolé) ou si les résultats indiquent une tendance défavorable ou une détérioration du système. Chaque dépassement des limites d’action est examiné afin de déterminer la ou les causes profondes probables et toute incidence potentielle sur la qualité du produit et les procédés de fabrication. |
| V.2.9. | Les systèmes d’eau pour préparations injectables incluent des systèmes de surveillance en continu tels que le carbone organique total (COT) et la conductivité, car ceux-ci peuvent donner une meilleure indication du fonctionnement global du système que des prélèvements ponctuels. Les emplacements des capteurs sont fondés sur une évaluation des risques. |
| V.2.10. | L’eau utilisée dans la production est conforme à la monographie actuelle de la pharmacopée en vigueur. |
V.3. Vapeur utilisée comme agent stérilisant direct
| V.3.1. | L’eau alimentant un générateur de vapeur pure (vapeur propre) est purifiée de manière appropriée. Les générateurs de vapeur pure sont conçus, qualifiés et exploités de manière à garantir que la qualité de la vapeur produite respecte les niveaux définis de produits chimiques et d’endotoxines. |
| V.3.2. | La vapeur utilisée comme agent stérilisant direct est de qualité appropriée et ne contient pas d’additifs à un niveau susceptible de provoquer une contamination du produit ou de l’équipement. Dans le cas de générateurs fournissant de la vapeur pure pour la stérilisation directe du matériel ou des surfaces en contact avec le produit (par exemple, charges d’autoclaves d’articles solides/poreux), le condensat de vapeur est conforme aux exigences de la monographie actuelle pour l’eau pour préparations injectables de la pharmacopée en vigueur (l’analyse microbienne n’est pas obligatoire pour le condensat de vapeur). Un calendrier de prélèvement approprié est également mis en place pour que de la vapeur pure représentative soit obtenue à des fins d’analyse sur une base régulière. D’autres aspects de la qualité de la vapeur pure utilisée pour la stérilisation sont évalués périodiquement en fonction de paramètres validés, y compris — sauf justification contraire — les gaz non condensables, le degré de siccité (fraction sèche) et la surchauffe. |
V.4. Gaz et systèmes de vide
| V.4.1. | Les gaz qui entrent en contact direct avec le produit ou les surfaces du conditionnement primaire présentent une qualité chimique, particulaire et microbienne appropriée. Tous les paramètres pertinents, y compris la teneur en huile et en eau, sont spécifiés en tenant compte de l’utilisation et du type de gaz, de la conception du système de production de gaz et, le cas échéant, ces paramètres sont conformes à la monographie actuelle de la pharmacopée en vigueur ou aux exigences relatives à la qualité du produit. |
| V.4.2. | Les gaz utilisés dans les procédés aseptiques sont filtrés à l’aide d’un filtre stérilisant (17) (dont la taille nominale des pores est de 0,22 μm maximum) au point d’utilisation. Lorsque le filtre est utilisé pour un lot (par exemple, pour la filtration du gaz utilisé pour l’inertage des produits répartis dans des conditions d’asepsie) ou comme filtre évent des cuves contenant le produit, les résultats du test d’intégrité sont examinés dans le cadre du processus de certification/libération des lots. Toute canalisation de transfert ou tuyauterie située après le filtre de stérilisation finale est stérilisée. Lorsque des gaz sont utilisés dans le procédé, une surveillance microbienne du gaz est effectuée périodiquement au point d’utilisation. |
| V.4.3. | Lorsque le reflux à partir des systèmes de vide ou de pression présente un risque potentiel pour le produit, un ou plusieurs mécanismes sont mis en place pour empêcher le reflux lorsque le système de vide ou de pression est à l’arrêt. |
V.5. Systèmes de chauffage, de refroidissement et hydrauliques
| V.5.1. | Les principaux équipements associés aux systèmes hydrauliques, de chauffage et de refroidissement sont, dans la mesure du possible, situés à l’extérieur de la salle de répartition. Des contrôles appropriés sont mis en œuvre pour contenir tout déversement et/ou toute contamination croisée associés aux fluides du système. |
| V.5.2. | Des systèmes appropriés sont mis en place pour garantir que toute fuite de ces systèmes qui présenterait un risque pour le produit soit détectée (par exemple, un système d’indication des fuites). |
SECTION VI
PERSONNEL
| VI.1. | Le fabricant veille à ce qu’il y ait suffisamment de personnel, dûment qualifié, formé et expérimenté dans la fabrication et le contrôle des produits stériles, ainsi que dans toute technologie de fabrication spécifique utilisée dans les opérations de fabrication du site. |
| VI.2. | Seul le nombre minimal de personnes requis est présent dans les salles blanches. Le nombre maximal d’opérateurs dans les salles blanches est déterminé et documenté. Lors d’activités telles que la qualification initiale et la simulation de procédé aseptique, le nombre maximal d’opérateurs pouvant être présents dans la salle blanche est dûment pris en considération afin de ne pas compromettre l’assurance de stérilité. |
| VI.3. | L’ensemble du personnel, y compris les personnes chargées du nettoyage, de la maintenance, de la surveillance et celles qui accèdent aux salles blanches, reçoit une formation régulière sur les aspects importants pour la fabrication de produits stériles/la fabrication aseptique, y compris sur l’habillement, les bases de la microbiologie et de l’hygiène, avec un accent particulier sur les pratiques dans les salles blanches, le contrôle de la contamination, les techniques d’asepsie et la protection des produits stériles (pour les opérateurs entrant dans les salles blanches de classe B et/ou intervenant dans celles de classe A) et les conséquences potentielles pour les animaux traités si le produit n’est pas stérile/ne répond pas aux spécifications de qualité requises. Le niveau de formation est fonction de la criticité de la fonction et de la zone dans laquelle le personnel travaille. |
| VI.4. | Le personnel accédant aux zones de classe A et B est formé au port de la blouse et au comportement en zone aseptique. Le respect des procédures d’habillement en zone aseptique est confirmé par un test avant l’entrée en fonction et est réévalué périodiquement (au moins une fois par an). Le test comprend à la fois une évaluation visuelle et microbienne [à l’aide de points de contrôle tels que les doigts gantés, les avant-bras, le buste et la cagoule (masque facial/frontal)]. |
| VI.5. | L’accès non supervisé aux zones de classe A et B où se déroulent ou se dérouleront des opérations aseptiques est limité au personnel dûment qualifié, qui a réussi le test de l’habillement et un test de simulation de procédé aseptique. Le personnel non qualifié n’entre pas dans les salles blanches de classe B ou de classe A en activité. Si nécessaire, et dans des cas exceptionnels, les fabricants établissent des procédures écrites décrivant le processus par lequel le personnel non qualifié peut être introduit dans les zones de classe B et A. Un représentant autorisé du fabricant supervise le personnel non qualifié pendant ses activités et évalue l’incidence de ces activités sur la propreté de la zone. L’accès de ces personnes est évalué et enregistré. |
| VI.6. | Un processus de disqualification du personnel est mis en place sur la base d’aspects tels que l’évaluation en continu et/ou la détection d’une tendance défavorable dans le programme de surveillance du personnel et/ou un échec dans un test de simulation de procédé aseptique. Une fois disqualifié, l’opérateur suit une nouvelle formation et obtient une nouvelle qualification avant d’être autorisé à participer à nouveau à des pratiques d’asepsie. Pour les opérateurs qui entrent dans des salles blanches de classe B ou qui effectuent une intervention dans des zones de classe A, il est conseillé de réussir un test de simulation de procédé aseptique pour obtenir cette nouvelle qualification. |
| VI.7. | Des normes élevées d’hygiène personnelle et de propreté sont essentielles. Lorsqu’un état de santé susceptible d’introduire un risque microbien excessif est déclaré par le personnel concerné ou apparaît d’une autre manière, l’accès à la salle blanche est interdit. Les conditions sanitaires et les mesures à prendre à l’égard du personnel susceptible d’introduire un risque microbien excessif sont documentées dans des procédures pertinentes. |
| VI.8. | Le personnel intervenant dans la manipulation/transformation de matières d’origine humaine/animale ou de cultures de micro-organismes autres que ceux utilisés dans le procédé de fabrication en cours, ou dans d’autres activités susceptibles d’avoir une incidence négative sur la qualité (par exemple, une contamination microbienne), ne pénètre pas dans les zones propres, sauf si des procédures d’entrée et de décontamination clairement définies et efficaces ont été suivies et documentées. |
| VI.9. | Les montres-bracelets, le maquillage, les bijoux, les autres objets personnels tels que les téléphones portables et tout autre objet non essentiel ne sont pas autorisés dans les zones propres. Les appareils électroniques utilisés dans les salles blanches, par exemple les téléphones portables et les tablettes, qui sont fournis par le fabricant uniquement pour être utilisés dans les salles blanches, peuvent être acceptés s’ils sont conçus de manière à permettre un nettoyage et une désinfection proportionnels à la classe de la zone dans laquelle ils sont utilisés. L’utilisation et la désinfection de ces équipements sont prévues dans la stratégie de contrôle de la contamination. |
| VI.10. | L’habillement dans les salles blanches et le lavage des mains sont effectués conformément à des procédures écrites visant à réduire à un niveau minimum la contamination des vêtements portés dans ces salles et/ou le transfert de contaminants vers les zones propres. |
| VI.11. | Les vêtements et leur qualité sont adaptés au procédé et à la classe de la zone de travail. Ils sont portés de manière à protéger le produit contre toute contamination. Lorsque le type de vêtements requis doit protéger l’opérateur contre le produit, il convient également de veiller à ce que la protection du produit contre la contamination ne soit pas compromise. La propreté et l’intégrité des vêtements sont vérifiées visuellement immédiatement avant et après l’habillement. L’intégrité de la tenue est également vérifiée à la sortie. Avant l’utilisation de vêtements et de protections oculaires stérilisés, il convient de vérifier qu’ils ont fait l’objet d’une stérilisation, qu’ils restent dans les limites du temps de stockage spécifié et que l’emballage n’a pas été altéré. Les vêtements réutilisables (y compris les protections oculaires) sont remplacés si des dommages sont constatés, ou à une fréquence déterminée lors des études de qualification. La qualification des vêtements tient compte de toutes les exigences nécessaires en matière d’essais sur les vêtements, y compris les dommages causés aux vêtements qui ne peuvent pas être détectés par une simple inspection visuelle. |
| VI.12. | Une description des habillages généralement requis pour chaque classe de propreté est donnée ci-dessous:
|
| VI.13. | L’habillage en salle blanche est effectué dans des vestiaires d’un niveau de propreté approprié afin de préserver la propreté des tenues. Les vêtements d’extérieur, y compris les chaussettes (autres que les sous-vêtements personnels) ne sont pas introduits dans les vestiaires menant directement aux zones de classe B et C. Une combinaison pantalon d’une ou deux pièces de l’établissement, couvrant toute la longueur des bras et des jambes et des chaussettes de l’établissement couvrant les pieds sont portées avant d’entrer dans les vestiaires pour les zones de classe B et C. Les combinaisons et les chaussettes de l’établissement ne présentent pas de risque de contamination de la zone d’habillage ou des procédés. |
| VI.14. | Tout opérateur entrant dans les zones de classe B ou A porte à chaque entrée des vêtements de protection propres et stérilisés (y compris des protections oculaires et des masques) d’une taille appropriée. La durée maximale pendant laquelle la tenue stérilisée peut être portée avant d’être remplacée lors d’un changement d’équipe est définie dans le cadre de la qualification de celle-ci. |
| VI.15. | Les gants sont régulièrement désinfectés pendant les opérations. Les vêtements et les gants sont changés immédiatement s’ils sont endommagés et présentent un risque de contamination du produit. |
| VI.16. | Les vêtements réutilisables de la zone propre sont nettoyés dans une blanchisserie convenablement séparée des opérations de production, selon un procédé qualifié garantissant que les vêtements ne sont pas endommagés ou contaminés par des fibres ou des particules pendant les processus répétés de lavage. Les installations de nettoyage utilisées n’introduisent pas de risque de contamination ou de contamination croisée. Après le lavage et avant l’emballage, les vêtements sont inspectés visuellement pour vérifier qu’ils ne sont pas endommagés et qu’ils sont propres. Le processus de gestion des tenues est déterminé dans le cadre du programme de qualification de ces dernières et comporte un nombre maximal de cycles de lavage et de stérilisation. |
| VI.17. | Les activités dans les zones propres qui ne sont pas essentielles au procédé de production sont réduites au minimum, en particulier lorsque des opérations aseptiques sont en cours. Afin d’éviter l’émission excessive de particules et d’organismes, les mouvements du personnel sont lents, contrôlés et méthodiques. Les opérateurs effectuant des opérations aseptiques respectent les techniques d’asepsie en permanence afin d’éviter les changements dans les flux d’air susceptibles d’introduire de l’air de qualité inférieure dans la zone critique. En outre, les mouvements à proximité de la zone critique sont limités et l’obstruction du passage du flux d’air unidirectionnel (air primaire) est évitée. |
SECTION VII
PRODUCTION ET TECHNOLOGIES SPÉCIFIQUES
VII.1. Produits stérilisés dans leur récipient final (18)
| VII.1.1. | La préparation des composants et du matériel est effectuée dans une salle blanche au moins de classe D, afin de limiter le risque de contamination microbienne, particulaire et par des endotoxines/pyrogènes, de sorte que le produit soit apte à la stérilisation. Toutefois, lorsque le produit présente un risque élevé ou inhabituel de contamination microbienne (qui serait dû, par exemple, au fait que celui-ci favorise activement la croissance microbienne, que sa répartition n’intervient pas avant une longue période ou qu’il n’est pas transformé principalement dans des récipients fermés), la préparation est alors effectuée dans un environnement de classe C au moins. La préparation des pommades, des crèmes, des suspensions et des émulsions est également effectuée dans un environnement de classe C au moins avant la stérilisation terminale. Par dérogation à l’environnement de classe C prévu ci-dessus, dans des cas exceptionnels, par exemple lorsque le procédé de fabrication entraîne la production de poudre/poussière qui ne peut être évitée par des moyens raisonnables, la préparation des produits à stériliser dans leur récipient final peut être effectuée dans un environnement de classe D. Pour la mise en œuvre de la classe D dans ce cas exceptionnel, le fabricant est tenu de procéder à une évaluation des risques et d’appliquer des mesures appropriées pour faire en sorte qu’il n’y ait pas d’incidence négative sur la qualité du produit. Cette procédure est documentée dans le cadre de la stratégie de contrôle de la contamination. |
| VII.1.2. | Les récipients et les articles de conditionnement primaire sont nettoyés à l’aide de procédés validés afin de garantir que la contamination particulaire, par des endotoxines/pyrogènes et microbienne (biocharge) est contrôlée de manière appropriée. |
| VII.1.3. | La répartition des produits destinés à être stérilisés dans leur récipient final est réalisée dans un environnement de classe C au moins. Toutefois, lorsqu’il existe un risque inhabituel de contamination du produit par l’environnement (en raison, par exemple, de la lenteur de l’opération de répartition, de la largeur d’ouverture des récipients ou de la nécessité d’exposer les produits pendant plus de quelques secondes avant la fermeture), le produit est réparti en classe A avec un environnement de classe C au moins, sauf si des mesures supplémentaires sont mises en œuvre pour garantir l’absence d’incidence négative sur la qualité du produit, auquel cas l’opération de répartition a lieu — au moins — dans un environnement de classe D. |
| VII.1.4. | Afin de réduire le niveau de biocharge et de particules avant la répartition du produit dans les récipients finaux, le traitement de la solution en vrac comporte, si possible, une étape de filtration à l’aide d’un filtre retenant les micro-organismes et une durée limite entre la préparation et la répartition est fixée. |
| VII.1.5. | Le tableau 3 fournit des exemples d’opérations qui doivent être réalisées dans les différentes classes. Tableau 3 Exemples d’opérations et de classes pour les opérations de préparation et de traitement des produits stérilisés dans leur récipient final
|
VII.2. Préparation et traitement aseptiques
| VII.2.1. | Le procédé aseptique est documenté dans le cadre de la stratégie de contrôle de la contamination. En particulier, les risques associés au procédé aseptique et toutes les exigences correspondantes sont définis et évalués et des contrôlés appropriés sont définis, y compris les critères d’acceptation de ces contrôles, les exigences en matière de surveillance et l’examen de leur efficacité. Les méthodes et procédures de contrôle de ces risques sont clairement décrites et mises en œuvre. Les risques résiduels acceptés sont formellement documentés. |
| VII.2.2. | Les précautions visant à réduire à un niveau minimum la contamination microbienne, particulaire et par des endotoxines/pyrogènes sur le site sont décrites dans la stratégie de contrôle de la contamination et mises en œuvre pendant la préparation de l’environnement aseptique, pendant toutes les étapes du traitement (y compris les étapes avant et après la stérilisation du produit vrac) et jusqu’à ce que le produit soit scellé dans son récipient final. La présence de matériaux susceptibles de générer des particules et des fibres est réduite à un niveau minimum dans les salles blanches. |
| VII.2.3. | Dans la mesure du possible, l’utilisation d’équipements tels que des RABS, des isolateurs ou d’autres systèmes est envisagée afin de réduire le besoin d’interventions critiques (19) dans une salle de classe A et de réduire à un niveau minimum le risque de contamination. La robotique et l’automatisation des procédés peuvent également être envisagées en vue d’éliminer les interventions humaines critiques et directes (par exemple, tunnel de chaleur sèche, chargement automatisé du lyophilisateur, stérilisation en place). |
| VII.2.4. | Le tableau 4 fournit des exemples d’opérations qui doivent être réalisées dans les différentes classes environnementales. Tableau 4 Exemples d’opérations et de classes pour les opérations de préparation et de traitement aseptiques
|
| VII.2.5. | Pour les produits dont la formulation finale ne peut pas être filtrée, les mesures suivantes sont considérées comme appropriées:
|
| VII.2.6. | Le retrait de l’emballage, le montage et la préparation des équipements, des accessoires et des éléments auxiliaires stérilisés en contact direct ou indirect avec le produit sont considérés comme un procédé aseptique et réalisés en classe A dans un environnement de classe B. L’installation de la ligne de répartition et la répartition du produit sont considérées comme un procédé aseptique et réalisées en classe A dans un environnement de classe B. Lorsqu’un isolateur est utilisé, l’environnement immédiat est conforme à la section III.3.3 de la présente annexe. |
| VII.2.7. | La préparation et la répartition de produits tels que les pommades, les crèmes, les suspensions et les émulsions sont réalisées en classe A dans un environnement de classe B lorsque le produit et ses composants sont exposés à l’environnement et que le produit n’est pas filtré par la suite (au moyen d’un filtre stérilisant) ou stérilisé dans son récipient final. Lorsqu’un isolateur ou un RABS est utilisé, l’environnement immédiat est conforme à la section III.3.3 de la présente annexe. |
| VII.2.8. | Les connexions aseptiques sont réalisées en classe A dans un environnement de classe B, sauf si elles sont stérilisées en place ultérieurement ou si elles sont réalisées avec un dispositif de connexion stérile intrinsèque qui réduit à un niveau minimum toute contamination potentielle par l’environnement immédiat. Le dispositif de connexion stérile intrinsèque est conçu de manière à atténuer le risque de contamination. Lorsqu’un isolateur est utilisé, l’environnement immédiat est conforme à la section III.3.3 de la présente annexe. Les connexions aseptiques sont évaluées de manière appropriée et leur efficacité est vérifiée. |
| VII.2.9. | Les manipulations aseptiques (y compris les dispositifs de connexion stérile non intrinsèque) sont réduites à un niveau minimum grâce à l’utilisation de solutions techniques telles que des équipements prémontés et stérilisés. Dans la mesure du possible, les flexibles et les équipements en contact avec le produit sont prémontés et stérilisés en place. |
| VII.2.10. | Une liste des interventions autorisées et qualifiées, tant inhérentes (21) que correctives, pouvant se produire pendant la production est établie. Les types d’interventions inhérentes et correctives, ainsi que la manière de les exécuter, sont d’abord évalués conformément aux principes de gestion du risque qualité et aux résultats de la simulation de procédé aseptique et sont tenus à jour. Les interventions sont soigneusement conçues pour garantir que le risque de contamination de l’environnement, du procédé et du produit est effectivement réduit à un niveau minimum, y compris en tenant compte de toute incidence sur les flux d’air et les surfaces (22) et produits critiques. Des solutions techniques sont utilisées dans la mesure du possible pour réduire à un niveau minimum l’incursion des opérateurs pendant l’intervention. Les techniques d’asepsie sont respectées en permanence, y compris l’utilisation d’outils stériles pour les manipulations. Les interventions non autorisées/non qualifiées ne sont réalisées que dans des circonstances exceptionnelles, en tenant dûment compte des risques associés à l’intervention et avec l’autorisation de l’unité chargée de l’assurance de la qualité. En outre, les détails de l’intervention menée sont enregistrés, font l’objet d’une évaluation approfondie par le service qualité et sont dûment pris en considération lors de la libération du lot. |
| VII.2.11. | Les interventions et les arrêts sont enregistrés dans le dossier de lot. Chaque arrêt de ligne ou intervention est suffisamment documenté dans les dossiers de lot avec l’heure correspondante, la durée de l’événement et les opérateurs concernés. |
| VII.2.12. | La durée de chaque étape de la préparation et du traitement aseptiques est réduite autant que possible et des durées maximales validées sont fixées, notamment:
|
| VII.2.13. | Les opérations aseptiques (y compris la simulation de procédé aseptique) font l’objet d’une surveillance régulière par du personnel possédant une expertise spécifique en matière de traitement aseptique afin de vérifier la bonne exécution des opérations, y compris le comportement de l’opérateur dans la salle blanche, et de remédier aux pratiques inappropriées si elles sont détectées. |
VII.3. Activités de finition
| VII.3.1. | Les récipients du conditionnement primaire ouverts sont maintenus dans des conditions de classe A dans un environnement immédiat approprié pour la technologie, comme décrit à la section III.3.3. Pour les flacons partiellement bouchés ou les seringues préremplies, les considérations supplémentaires énoncées à la section VII.7.6 s’appliquent également. |
| VII.3.2. | Les récipients finaux sont fermés par des méthodes dûment validées. |
| VII.3.3. | Lorsque les récipients finaux sont fermés par fusion, par exemple par Soufflage-Répartition-Scellage (Blow-Fill-Seal, BFS) ou par Formage-Répartition- Scellage (Form-Fill-Seal, FFS), les poches pour usage parentéral de petit et grand volume, les ampoules en verre ou en plastique, les paramètres et variables critiques qui compromettent l’intégrité du scellage sont définis et contrôlés et surveillés efficacement pendant les opérations. Les ampoules en verre, les unités BFS et les récipients de petit volume (≤ 100 ml) fermés par fusion font l’objet de tests d’intégrité à 100 % au moyen de méthodes validées. Pour les récipients de grand volume (> 100 ml) fermés par fusion, un échantillonnage réduit peut être acceptable lorsqu’il est scientifiquement justifié et fondé sur des données démontrant la cohérence du procédé existant et un niveau élevé de maîtrise du procédé. L’inspection visuelle n’est pas une méthode acceptable de test d’intégrité. |
| VII.3.4. | Des échantillons de produits utilisant des systèmes autres que la fusion sont prélevés et leur intégrité est vérifiée au moyen de méthodes validées. La fréquence des tests est fondée sur les connaissances et l’expérience acquises avec les récipients et les systèmes de fermeture utilisés. Le plan d’échantillonnage est scientifiquement justifié et fondé sur des informations telles que la gestion des fournisseurs, les spécifications des articles de conditionnement et la connaissance des procédés. |
| VII.3.5. | Les récipients scellés sous vide sont soumis à des tests de maintien du vide après un délai prédéterminé approprié avant la certification/libération et pendant la durée de conservation. |
| VII.3.6. | La validation de l’intégrité du système de fermeture du récipient tient compte de toutes les exigences en matière de transport ou d’expédition qui pourraient avoir une incidence négative sur l’intégrité du récipient (par exemple, par décompression ou températures extrêmes). |
| VII.3.7. | Lorsque l’équipement utilisé pour sertir les bouchons de flacon peut générer de grandes quantités de particules non viables, il convient de prendre des mesures pour éviter la contamination par ces particules, par exemple en plaçant l’équipement dans un poste physiquement séparé et équipé d’un système d’extraction d’air adéquat. |
| VII.3.8. | Le sertissage des flacons de produits répartis dans des conditions d’asepsie peut être considéré comme un procédé aseptique utilisant des capsules stérilisées ou comme un procédé propre réalisé en dehors de la zone aseptique. Dans ce dernier cas, les flacons sont protégés par des conditions de classe A jusqu’au moment où ils quittent la zone de traitement aseptique, puis les flacons bouchés sont protégés par une alimentation en air de classe A (23) jusqu’à ce que le bouchon soit serti. L’environnement immédiat de l’alimentation en air de classe A satisfait au moins aux exigences de la classe D. Lorsque le sertissage est un procédé manuel, il est effectué dans des conditions de classe A, soit dans un isolateur conçu de manière appropriée, soit en classe A dans un environnement de classe B. |
| VII.3.9. | Lorsque le sertissage d’un produit réparti dans des conditions d’asepsie est effectué comme une opération réalisée en dehors de la zone aseptique avec une protection par une alimentation en air de classe A, les flacons dont le bouchon est manquant ou mal positionné sont rejetés avant le sertissage. Des méthodes automatisées et dûment qualifiées de détection de la hauteur du bouchon sont mises en place. |
| VII.3.10. | Quand l’intervention d’un opérateur est nécessaire au niveau du sertissage, des mesures techniques et organisationnelles appropriées sont appliquées pour empêcher tout contact direct avec les flacons et réduire à un niveau minimum la contamination. Les RABS et les isolateurs peuvent être utiles pour garantir les conditions requises. |
| VII.3.11. | Tous les récipients remplis de produits à usage parentéral sont inspectés individuellement pour détecter toute contamination étrangère ou tout autre défaut. La classification et la criticité des défauts sont déterminées pendant la qualification et établies sur la base d’une gestion des risques et de l’historique. Les facteurs à prendre en considération incluent, sans s’y limiter, l’incidence potentielle du défaut sur l’animal traité et la voie d’administration. Une défauthèque recensant tous les types connus de défauts est créée et utilisée pour la formation du personnel chargé de la production et de l’assurance qualité. Les défauts critiques sont déterminés en amont et non lors de l’échantillonnage et de l’inspection ultérieurs des récipients acceptés. Tout défaut critique constaté ultérieurement donne lieu à une investigation car il indique une éventuelle défaillance du processus d’inspection initiale. Les lots présentant des niveaux inhabituels de défauts par rapport au nombre de défauts habituels du procédé (sur la base de données de routine et de tendances) sont examinés. |
| VII.3.12. | Lorsque des inspections sont effectuées manuellement, des conditions d’éclairage et d’arrière-plan appropriées et contrôlées sont assurées. Les taux d’inspection sont contrôlés et qualifiés de manière appropriée. Les opérateurs effectuant l’inspection sont qualifiés pour l’inspection visuelle (avec leurs verres correcteurs/lentilles s’ils en portent) au moins une fois par an. La qualification est effectuée à l’aide d’échantillons appropriés provenant des ensembles de la défauthèque du fabricant et en tenant compte des scénarios les plus défavorables (par exemple, le temps d’inspection, la vitesse de la ligne lorsque le produit est transféré à l’opérateur par un système de convoyage, la taille du récipient ou la fatigue) et comprend également des contrôles de la vue. Les conditions de travail permettent de réduire les éléments de distraction et, afin de réduire à un niveau minimum la fatigue de l’opérateur, ce dernier prend des pauses fréquentes d’une durée appropriée. |
| VII.3.13. | Lorsque des méthodes d’inspection automatisées sont utilisées, le procédé est validé pour détecter les défauts connus (qui peuvent avoir une incidence sur la qualité ou la sécurité du produit). Les performances des méthodes automatisées sont égales ou supérieures aux méthodes d’inspection manuelle. Les performances de l’équipement sont vérifiées en utilisant des défauts représentatifs avant le démarrage et à intervalles réguliers tout au long du lot. |
| VII.3.14. | Les résultats de l’inspection sont enregistrés et les types et nombres de défauts sont analysés. Les niveaux de refus pour les différents types de défauts sont également analysés sur la base de principes statistiques. Lorsque des tendances défavorables sont observées, l’incidence sur les lots sur le marché est évaluée. |
VII.4. Stérilisation
VII.4.1. Exigences générales
| VII.4.1.1. | Dans la mesure du possible, les produits finis sont stérilisés dans leur récipient final, au moyen d’un procédé de stérilisation validé et contrôlé, car il offre une plus grande assurance de stérilité qu’un procédé de filtration stérilisante validé et contrôlé et/ou un traitement aseptique. Lorsqu’il n’est pas possible de stériliser un produit dans son récipient final, il est envisagé d’utiliser un traitement thermique terminal post-procédé aseptique (24), combiné à un procédé aseptique, afin d’obtenir une meilleure assurance de stérilité. |
| VII.4.1.2. | La sélection, la conception et l’emplacement de l’équipement et le cycle/programme utilisé pour la stérilisation sont fondés sur des principes et des données scientifiques qui démontrent la répétabilité et la fiabilité du procédé de stérilisation. Tous les paramètres sont définis et les paramètres critiques sont contrôlés, surveillés et enregistrés. |
| VII.4.1.3. | Toutes les méthodes de stérilisation sont validées. Les études de validation tiennent compte de la composition du produit, des conditions de stockage et du délai maximal entre le début de la préparation d’un produit ou matériel à stériliser et sa stérilisation. Avant d’adopter une méthode de stérilisation, il convient de valider, au moyen de mesures physiques et, le cas échéant, d’indicateurs biologiques (25), qu’elle convient au produit et au matériel, et qu’elle est capable de réunir systématiquement les conditions de stérilisation souhaitées dans toutes les parties de chaque type de charge à traiter. Pour qu’une stérilisation soit efficace, le procédé est conçu de manière à ce que la totalité du produit ainsi que les surfaces de l’équipement et des composants soient soumis au traitement requis. |
| VII.4.1.4. | Une attention particulière est accordée au cas où la méthode de stérilisation du produit adoptée n’est pas décrite dans l’édition en vigueur de la pharmacopée, ou lorsqu’elle est utilisée pour un produit qui n’est pas une simple solution aqueuse. Dans la mesure du possible, la stérilisation à la chaleur est la méthode à privilégier. |
| VII.4.1.5. | Des schémas de chargement validés sont établis pour tous les procédés de stérilisation et schémas de chargement font l’objet d’une revalidation périodique. Les charges maximale et minimale sont également prises en considération dans la stratégie globale de validation des charges. |
| VII.4.1.6. | La validité du procédé de stérilisation est réexaminée à intervalles réguliers en fonction des risques. Les cycles de stérilisation à la chaleur sont revalidés au moins une fois par an pour les profils de charge considérés comme les plus défavorables. Les autres profils de charge sont validés à une fréquence appropriée qui est justifiée dans la stratégie de contrôle de la contamination. |
| VII.4.1.7. | Des paramètres de fonctionnement de routine sont établis et respectés pour tous les procédés de stérilisation, par exemple les paramètres physiques et les profils de charge. |
| VII.4.1.8. | Des mécanismes sont mis en place pour détecter un cycle de stérilisation qui n’est pas conforme aux paramètres validés. Tout cycle de stérilisation défaillant ou toute stérilisation qui s’écarte du procédé validé (par exemple, des phases plus longues ou plus courtes telles que des cycles de chauffage) est examiné. |
| VII.4.1.9. | Des indicateurs biologiques adéquats placés à des endroits appropriés sont considérés comme une méthode supplémentaire à l’appui de la validation du procédé de stérilisation. Les indicateurs biologiques sont stockés et utilisés conformément aux instructions du fabricant. Lorsque des indicateurs biologiques sont utilisés pour confirmer la validation et/ou pour contrôler un procédé de stérilisation (à l’oxyde d’éthylène, par exemple), des témoins positifs sont testés pour chaque cycle de stérilisation. En outre, si des indicateurs biologiques sont utilisés, des précautions strictes sont prises pour éviter le transfert de la contamination microbienne vers les procédés de fabrication ou d’autres procédés de test. Les résultats des indicateurs biologiques pris isolément ne peuvent pas être utilisés pour remplacer d’autres paramètres critiques et éléments de conception du procédé. |
| VII.4.1.10. | La fiabilité des indicateurs biologiques est importante. Par conséquent, les fournisseurs sont qualifiés et les conditions de transport et de stockage sont contrôlées afin que la qualité de l’indicateur biologique ne soit pas compromise. Avant l’utilisation d’un nouveau lot d’indicateurs biologiques, la population, la pureté et l’identité de l’organisme de l’indicateur sont vérifiées. Pour d’autres paramètres critiques, par exemple la valeur D (26) ou la valeur Z (27), le certificat de lot fourni par le fournisseur qualifié peut normalement être utilisé. |
| VII.4.1.11. | Les produits, équipements et composants qui n’ont pas été stérilisés sont clairement différenciés de ceux qui l’ont été par des moyens appropriés. Les équipements tels que les paniers ou les chariots utilisés pour transporter les produits, d’autres équipements et/ou composants sont clairement étiquetés (ou suivis électroniquement) avec le nom du produit et le numéro de lot, ainsi qu’une mention indiquant s’ils ont été stérilisés ou non. Des indicateurs tels que le ruban-indicateur de stérilisation ou les indicateurs d’irradiation peuvent être utilisés, le cas échéant, pour indiquer si un lot (ou un sous-lot de matériel, de composant ou d’équipement) a été soumis à un processus de stérilisation. Il convient de noter que ces indicateurs montrent seulement que le processus de stérilisation a eu lieu; ils n’indiquent pas la stérilité du produit ou l’atteinte du niveau d’assurance de stérilité requis. |
| VII.4.1.12. | Des informations relatives à chaque cycle de stérilisation sont disponibles. Chaque cycle est doté d’un identifiant unique. Ces informations sont examinées et prises en considération dans le cadre de la procédure de certification/libération des lots. |
| VII.4.1.13. | Si nécessaire, les matériaux, les équipements et les composants sont stérilisés par des méthodes validées adaptées au matériau spécifique. Une protection appropriée après la stérilisation est assurée afin d’éviter toute recontamination. Si les articles stérilisés ne sont pas utilisés immédiatement après la stérilisation, ils sont stockés dans des emballages convenablement scellés et un temps de stockage maximal est établi. Lorsque cela est justifié, il n’est pas nécessaire de stocker dans une salle blanche les composants qui ont été emballés avec plusieurs couches d’emballage stériles si l’intégrité et la configuration de l’emballage stérile permettent de désinfecter facilement les articles lors de leur transfert par les opérateurs vers la classe A (par exemple, en utilisant plusieurs revêtements stériles qui peuvent être retirés à chaque transfert de la classe inférieure à la classe supérieure). Lorsque la protection est obtenue par le confinement dans un emballage scellé, ce processus d’emballage a lieu avant la stérilisation. |
| VII.4.1.14. | Le transfert en classe A des matériaux, équipements, composants et éléments auxiliaires stérilisés dans des emballages scellés est effectué au moyen de méthodes appropriées et validées (par exemple, des sas ou des trappes de transfert), complétées par une désinfection de l’extérieur de l’emballage scellé. L’utilisation de systèmes de transfert rapide (28) peut également être envisagée. Il est démontré que les méthodes utilisées permettent de maîtriser efficacement le risque potentiel de contamination des zones de classe A et B. De même, il est démontré que la procédure de désinfection permet de réduire efficacement toute contamination de l’emballage à des niveaux acceptables pour l’admission de l’article dans les zones de classe B et A. |
| VII.4.1.15. | Lorsque des matériaux, équipements, composants et éléments auxiliaires sont stérilisés dans des emballages ou des récipients scellés, l’emballage est qualifié pour réduire à un niveau minimum le risque de contamination microbienne, particulaire, par des endotoxines/pyrogènes ou par des produits chimiques, et pour être compatible avec la méthode de stérilisation choisie. Le processus de scellage de l’emballage est validé. La validation tient compte de l’intégrité du système de barrière de protection stérile, de la durée de conservation maximale avant la stérilisation et de la durée de conservation maximale avant utilisation des articles stérilisés. L’intégrité du système de barrière de protection stérile pour chacun des articles stérilisés est vérifiée avant utilisation. |
| VII.4.1.16. | Pour les matériaux, les équipements, les composants et les éléments auxiliaires qui ne sont pas une partie en contact direct ou indirect avec le produit et qui sont nécessaires au traitement aseptique mais ne peuvent pas être stérilisés, un processus de désinfection et de transfert efficace et validé est mis en place. Ces articles, une fois désinfectés, sont protégés afin d’éviter toute recontamination. Ces articles, ainsi que d’autres constituant des voies potentielles de contamination, sont inclus dans le programme de surveillance de l’environnement. |
VII.4.2. Stérilisation par la chaleur
| VII.4.2.1. | Chaque cycle de stérilisation par la chaleur est enregistré, soit électroniquement, soit sur papier, à l’aide d’un équipement d’une exactitude et d’une précision appropriées. Le système utilisé comporte des dispositifs de sécurité et/ou une redondance dans son instrumentation de contrôle et de surveillance afin de détecter un cycle non conforme aux exigences des paramètres du cycle validés et d’interrompre ou de faire échouer ce cycle (par exemple, en utilisant des sondes duplex/doubles connectées à des systèmes indépendants de contrôle et de surveillance). |
| VII.4.2.2. | La position des sondes de température utilisées pour le contrôle et/ou l’enregistrement est déterminée pendant la validation en tenant compte de la conception du système et afin d’enregistrer et de représenter correctement les conditions du cycle de routine. Les études de validation démontrent l’adéquation des emplacements des sondes de contrôle et d’enregistrement du système et comprennent la vérification de la fonctionnalité et de l’emplacement de ces sondes au moyen d’une sonde de contrôle indépendante située au même endroit pendant la validation. |
| VII.4.2.3. | La totalité de la charge atteint la température requise avant le début de la mesure de la plage de stérilisation. Pour les cycles de stérilisation contrôlés à l’aide d’une sonde de référence à l’intérieur de la charge, il convient de veiller spécifiquement à ce que la température de la sonde de cette charge soit contrôlée dans une plage de température définie avant le début du cycle. |
| VII.4.2.4. | Après l’achèvement de la phase à haute température d’un cycle de stérilisation par la chaleur, des précautions sont prises contre la contamination d’une charge stérilisée pendant le refroidissement. Tout liquide de refroidissement ou gaz entrant en contact avec le produit ou le matériel stérilisé est stérilisé. Les exigences supplémentaires applicables lorsque la libération paramétrique a été autorisée sont fixées à l’annexe IX. |
VII.4.3. Stérilisation à la chaleur humide
| VII.4.3.1. | La stérilisation à la chaleur humide peut être réalisée à l’aide de vapeur (contact direct ou indirect) ou avec d’autres systèmes tels que les systèmes d’eau surchauffée (cycles par cascade ou par immersion) qui peuvent être utilisés pour les récipients susceptibles d’être endommagés par d’autres types de cycles (par exemple, les récipients Blow-Fill-Seal, les sacs en plastique). |
| VII.4.3.2. | Les articles à stériliser, autres que les produits contenus dans des récipients scellés, sont secs et emballés dans un système de barrière de protection qui permet l’évacuation de l’air et la pénétration de la vapeur et empêche la recontamination après la stérilisation. Tous les articles de la charge sont secs lorsqu’ils sont retirés du stérilisateur. La siccité de la charge est confirmée par une inspection visuelle dans le cadre de l’acceptation du procédé de stérilisation. |
| VII.4.3.3. | Pour les cycles poreux (articles solides), le temps, la température et la pression sont utilisés pour surveiller le processus et être enregistrés. Chaque article stérilisé est inspecté pour vérifier qu’il n’est pas endommagé, que le matériau d’emballage est intact et qu’il n’y a pas d’humidité lorsqu’il est retiré de l’autoclave. Tout article jugé impropre à l’usage est retiré de la zone de fabrication et un examen est effectué. |
| VII.4.3.4. | Pour les autoclaves capables d’effectuer des cycles de stérilisation sous vide, la température est enregistrée au niveau de la vidange de la chambre pendant toute la période de stérilisation. Des sondes dans la charge peuvent également être utilisées, le cas échéant, mais le système de contrôle reste lié à la validation de la charge. Pour les systèmes de stérilisation en place par la vapeur, la température est enregistrée à des emplacements appropriés de l’évacuation des condensats pendant toute la période de stérilisation. La validation des cycles pour charge poreuse comprend un calcul du temps d’équilibrage (29), du temps d’exposition, de la corrélation de la pression et de la température et de la plage de température minimale/maximale pendant l’exposition. La validation des cycles de fluides inclut la température, le temps et/ou la valeur F0 (30). Les paramètres de traitement critiques sont soumis à des limites définies (y compris des tolérances appropriées) et sont confirmés dans le cadre de la validation de la stérilisation et des critères d’acceptation des cycles de routine. |
| VII.4.3.5. | Des tests d’étanchéité sur le stérilisant sont effectués périodiquement (normalement une fois par semaine) lorsqu’une phase de vide fait partie du cycle et lorsque le système est ramené — après stérilisation — à une pression inférieure à celle de l’environnement du stérilisateur. |
| VII.4.3.6. | Lorsque le processus de stérilisation comprend une purge d’air (par exemple, charges d’autoclaves poreuses, chambres de lyophilisation), l’élimination de l’air est assurée de manière adéquate avant et pendant la stérilisation. Pour les autoclaves, cela inclut un cycle d’essai de purge d’air (normalement effectué quotidiennement) ou l’utilisation d’un système de détection d’air. Les charges à stériliser sont conçues de manière à permettre une évacuation efficace de l’air et sont à écoulement libre afin d’éviter l’accumulation de condensats. |
| VII.4.3.7. | La déformation et la dégradation des récipients non rigides qui sont stérilisés en phase finale, tels que les récipients obtenus par les technologies Blow-Fill-Seal ou Form-Fill-Seal, sont évitées par une conception et un contrôle appropriés du cycle (par exemple, en fixant une pression, des taux de chauffage et de refroidissement et des profils de charge corrects). |
| VII.4.3.8. | Lorsque des systèmes de stérilisation en place par la vapeur sont utilisés (par exemple pour les tuyauteries fixes, les cuves et les chambres de lyophilisation), le système est conçu et validé de manière appropriée pour garantir que toutes les parties du système sont soumises au traitement requis. La température, la pression et la durée du système sont contrôlées à des endroits appropriés pendant l’utilisation de routine afin de garantir que toutes les zones sont stérilisées de manière efficace et reproductible. Il faut démontrer que ces endroits sont représentatifs des endroits les plus lents à chauffer et qu’ils sont en corrélation avec ces derniers pendant la validation initiale et de routine. Une fois qu’un système a été stérilisé en place par la vapeur, il reste intègre et, lorsque les opérations concernées l’exigent, est maintenu sous pression positive ou encore équipé d’un filtre évent stérilisant avant d’être utilisé. |
| VII.4.3.9. | Dans les cycles de charge des fluides où l’eau surchauffée est utilisée comme fluide caloporteur, l’eau chauffée atteint systématiquement tous les points de contact requis. Les études de qualification initiale incluent une cartographie de la température de l’ensemble de la charge. Des contrôles de routine sont effectués sur l’équipement afin de faire en sorte que les buses (où l’eau est introduite) ne soient pas bloquées et que les drains restent exempts de débris. |
| VII.4.3.10. | La validation de la stérilisation des charges de fluides dans un autoclave d’eau surchauffée comprend une cartographie de la température de l’ensemble de la charge, de la pénétration de la chaleur et des études de reproductibilité. Toutes les parties de la charge chauffent uniformément et atteignent la température souhaitée pendant la durée spécifiée. Les sondes de contrôle de la température de routine sont corrélées aux positions les plus défavorables recensées au cours du processus de qualification. |
VII.4.4. Stérilisation à la chaleur sèche
| VII.4.4.1. | La stérilisation à la chaleur sèche utilise des températures élevées d’air ou de gaz pour stériliser un produit ou un article. Elle est particulièrement utile pour éliminer thermiquement les contaminants difficiles à éliminer et résistants à la chaleur, tels que les endotoxines/les pyrogènes. La combinaison de la durée et de la température à laquelle le produit, les composants ou les équipements sont exposés produit un niveau adéquat et reproductible de létalité et/ou d’inactivation/d’élimination des endotoxines/pyrogènes en cas d’utilisation régulière dans les limites établies. Le procédé peut être utilisé dans un four ou dans un tunnel en continu, par exemple pour la stérilisation et la dépyrogénation des récipients en verre. |
| VII.4.4.2. | Les tunnels de dépyrogénation/stérilisation à la chaleur sèche sont configurés de manière à ce que le flux d’air protège l’intégrité et les performances de la zone de stérilisation de classe A en maintenant des pressions différentielles et un flux d’air appropriés à travers le tunnel. Les profils de pression différentielle de l’air sont évalués. L’incidence de toute modification du flux d’air est évaluée pour que le profil de chauffage soit maintenu. Tout l’air fourni dans le tunnel passe au moins par un filtre HEPA et des tests périodiques (au moins semestriels) sont effectués afin de démontrer l’intégrité du filtre à air. En outre, toutes les parties du tunnel qui entrent en contact avec des composants stérilisés sont stérilisées ou désinfectées de manière appropriée. Les paramètres critiques du procédé qu’il convient de prendre en considération lors de la validation et/ou du traitement de routine comprennent, sans s’y limiter, les éléments suivants:
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| VII.4.4.3. | Lorsqu’un procédé thermique est utilisé dans le cadre de la dépyrogénation d’un composant ou d’un équipement/matériel en contact avec le produit, des études de validation sont réalisées pour démontrer que le procédé fournit une valeur Fh (31) appropriée et entraîne une réduction d’au moins 3 log10 de la concentration d’endotoxines. Lorsque cette valeur est atteinte, il n’y a pas d’obligation supplémentaire de démontrer la stérilisation. |
| VII.4.4.4. | Au cours de la validation, des récipients contenant des endotoxines sont utilisés et font l’objet d’une correspondance complète. Les récipients sont représentatifs des matériaux normalement traités (en ce qui concerne la composition des matériaux d’emballage, la porosité, les dimensions, le volume nominal). La quantification des endotoxines et l’efficacité de la récupération sont également démontrées. |
| VII.4.4.5. | Les fours à chaleur sèche sont généralement utilisés pour stériliser ou dépyrogéner les articles de conditionnement primaire, les matières premières ou les substances actives, mais ils peuvent être utilisés pour d’autres procédés. Ils sont maintenus à une pression positive par rapport aux zones propres de classe inférieure tout au long du processus de stérilisation et de maintien post-stérilisation, à moins que l’intégrité de l’emballage ne soit maintenue. Tout l’air entrant dans le four passe par un filtre HEPA. Les paramètres critiques du processus qu’il convient de prendre en considération lors de la qualification et/ou du traitement de routine comprennent, sans s’y limiter, les éléments suivants:
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VII.4.5. Stérilisation par irradiation
| VII.4.5.1. | La stérilisation par irradiation est utilisée principalement pour la stérilisation de matériels et de produits sensibles à la chaleur. L’irradiation par rayons ultraviolets n’est pas une méthode de stérilisation acceptable. Des exigences supplémentaires relatives à l’utilisation de systèmes par rayonnements ionisants sont énoncées à l’annexe VII. |
| VII.4.5.2. | Les procédures de validation garantissent que les effets de la variation de la densité du produit et des emballages sont pris en considération. |
VII.4.6. Stérilisation à l’oxyde d’éthylène
| VII.4.6.1. | Cette méthode n’est utilisée que lorsqu’aucune autre méthode n’est possible. Lors de la validation du processus, il convient de montrer qu’il n’y a pas d’effet dommageable sur le produit et que les conditions et le temps prévu pour le dégazage permettent d’abaisser le taux résiduel de l’oxyde d’éthylène et des produits de réaction à des limites acceptables définies pour le produit ou le matériel donné. |
| VII.4.6.2. | Le contact direct entre le gaz et les cellules microbiennes est essentiel. Par conséquent, des précautions sont prises pour éviter la présence d’organismes susceptibles d’être inclus dans des substances telles que des cristaux ou des protéines déshydratées. La nature, la porosité et la quantité des matériaux d’emballage peuvent également avoir une incidence significative sur la stérilisation. |
| VII.4.6.3. | Avant d’être exposés au gaz, les matériaux atteignent le degré d’humidité et de température requis par le procédé. Lorsque de la vapeur est utilisée pour conditionner la charge en vue de la stérilisation, elle est d’une qualité appropriée. Le temps nécessaire à cette opération est mis en balance avec la nécessité de réduire à un niveau minimum le temps avant la stérilisation. |
| VII.4.6.4. | Chaque cycle de stérilisation est surveillé avec des indicateurs biologiques adéquats, en utilisant le nombre approprié d’unités d’essai réparties sur l’ensemble de la charge à des endroits définis dont il a été démontré qu’ils étaient les plus défavorables lors de la validation. |
| VII.4.6.5. | Les paramètres critiques du procédé à prendre en considération dans le cadre de la validation du procédé de stérilisation et de la surveillance de routine comprennent, sans s’y limiter, les éléments suivants:
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| VII.4.6.6. | Après la stérilisation, la charge est aérée pour permettre au gaz d’oxyde d’éthylène et/ou à ses produits de réaction de se désorber du produit conditionné jusqu’à des niveaux prédéterminés. L’aération peut avoir lieu à l’intérieur d’une chambre de stérilisation et/ou dans une chambre d’aération ou une salle d’aération séparée. La phase d’aération est validée dans le cadre de la validation globale du procédé de stérilisation à l’oxyde d’éthylène. |
VII.4.7. Filtration stérilisante des produits qui ne peuvent pas être stérilisés dans leur récipient final
| VII.4.7.1 | Les solutions ou liquides qui ne peuvent pas être stérilisés dans leur récipient final sont stérilisés par filtration à l’aide d’un filtre stérile et stérilisant (dont la taille nominale des pores est de 0,22 μm maximum et qui a été dûment validé pour obtenir un filtrat stérile), puis répartis dans des conditions d’asepsie dans un récipient préalablement stérilisé. Le choix du filtre utilisé garantit qu’il est compatible avec le produit et conforme à l’autorisation de mise sur le marché. |
| VII.4.7.2. | Des préfiltres appropriés de réduction de la biocharge et/ou des filtres stérilisants peuvent être utilisés en plusieurs points du procédé de fabrication afin de garantir une biocharge faible et contrôlée du liquide avant le filtre de stérilisation finale. En raison des risques supplémentaires potentiels d’un procédé de filtration stérilisante par rapport à d’autres procédés de stérilisation, une filtration supplémentaire par un filtre stérile et stérilisant, aussi proche que possible du point de répartition, est envisagée dans le cadre de la stratégie de contrôle de la contamination. |
| VII.4.7.3. | La sélection des composants du système de filtration ainsi que leur interconnexion et leur montage au sein du système de filtration, y compris les préfiltres, sont fondées sur les attributs de qualité critiques du produit, justifiées et documentées. Le système de filtration réduit à un niveau minimum la production de fibres et de particules, ne génère pas ou ne contribue pas à des niveaux inacceptables d’impuretés et ne possède pas de caractéristiques de nature à altérer d’une autre manière la qualité ou l’efficacité du produit. De même, les caractéristiques du filtre sont compatibles avec le fluide et ne sont pas altérées par le produit à filtrer. L’adsorption des composants du produit et l’extraction/le nettoyage des composants du filtre sont évalués. |
| VII.4.7.4. | Le système de filtration est conçu de manière à:
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| VII.4.7.5. | La filtration stérilisante des liquides est validée conformément aux exigences de la pharmacopée. La validation peut être regroupée selon les différents dosages ou variations d’un produit, mais est effectuée dans les conditions les plus défavorables. La raison du regroupement est justifiée et documentée. |
| VII.4.7.6. | Pendant la validation du filtre, le produit à filtrer est, dans la mesure du possible, utilisé pour les tests de rétention bactérienne du filtre de stérilisation (32). Lorsque le produit à filtrer ne convient pas aux tests de rétention bactérienne, il convient de justifier l’utilisation d’un produit de substitution approprié dans le cadre de l’essai. L’organisme de provocation utilisé dans le test de rétention bactérienne est également justifié. |
| VII.4.7.7. | Les paramètres de filtration qui sont pris en considération et établis pendant la validation comprennent, sans s’y limiter:
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| VII.4.7.8. | Des contrôles de routine du procédé sont mis en œuvre pour garantir le respect des paramètres de filtration validés. Les résultats des paramètres critiques du procédé sont inclus dans le dossier de lot et comportent, sans s’y limiter, le temps minimum nécessaire pour filtrer un volume connu de solution en vrac et le différentiel de pression dans le filtre. Tout écart significatif par rapport aux paramètres critiques pendant la fabrication est documenté et examiné. |
| VII.4.7.9. | L’intégrité de l’ensemble du système de filtration stérilisante est vérifiée par des tests d’intégrité avant utilisation (test d’intégrité post-stérilisation avant utilisation ou PUPSIT), afin de vérifier l’absence de détérioration et de perte d’intégrité causée par la préparation du filtre avant son utilisation. Toutefois, il est reconnu que le PUPSIT n’est pas toujours possible après la stérilisation en raison de contraintes liées au procédé (par exemple, la filtration de très petits volumes de solution). Dans ces cas, une autre méthode peut être adoptée à condition qu’une évaluation approfondie des risques ait été réalisée et que la conformité soit obtenue par la mise en œuvre de contrôles appropriés pour atténuer tout risque lié à un système de filtration non intègre. Les points à prendre en considération dans une telle évaluation des risques comprennent, sans s’y limiter, les éléments suivants:
En outre, un filtre stérilisant utilisé pour stériliser un fluide est soumis à un test d’intégrité non destructif après son utilisation, avant que le filtre ne soit retiré de son boîtier. Le test d’intégrité est validé et les résultats du test sont corrélés à la capacité de rétention microbienne du filtre établie pendant la validation. Parmi les exemples de tests utilisés figurent les tests du point de bulle, de diffusion, de jaillissement d’eau ou de maintien en pression. |
| VII.4.7.10. | L’intégrité des filtres à gaz et des filtres à air stériles critiques (qui sont directement liés à la stérilité du produit) est vérifiée par des tests après utilisation, le filtre restant dans le montage ou dans son boîtier. |
| VII.4.7.11. | L’intégrité des filtres à gaz ou des filtres à air non critiques est confirmée et enregistrée à intervalles appropriés. Lorsque des filtres à gaz sont en place pendant de longues périodes, des tests d’intégrité sont effectués lors de l’installation et avant le remplacement. La durée maximale d’utilisation est précisée et surveillée en fonction des risques (par exemple, en tenant compte du nombre maximal d’utilisations et de cycles de traitement thermique/stérilisation autorisés, le cas échéant). |
| VII.4.7.12. | Pour la filtration des gaz, il faut éviter d’humidifier ou de mouiller involontairement le filtre ou le dispositif de filtration. |
| VII.4.7.13. | Si le procédé de filtration stérilisante a été validé comme un système composé de plusieurs filtres permettant d’obtenir la stérilité d’un fluide donné, le système de filtration est considéré comme une seule unité de stérilisation et tous les filtres du système passent de manière satisfaisante les tests d’intégrité après utilisation. |
| VII.4.7.14. | Dans un système de filtration redondant (où un deuxième filtre de stérilisation est présent en tant que filtre de secours, mais où le procédé de stérilisation est validé comme ne nécessitant qu’un seul filtre), un test d’intégrité après utilisation du premier filtre de stérilisation est effectué et, s’il est démontré qu’il est intègre, un test d’intégrité après utilisation du filtre redondant (de secours) n’est pas nécessaire. Toutefois, en cas de résultat non conforme au test d’intégrité après utilisation du premier filtre, un test d’intégrité après utilisation du deuxième filtre (redondant) est effectué, conjointement à un examen et à une évaluation des risques pour déterminer la raison de l’échec du premier filtre au test d’intégrité. |
| VII.4.7.15. | Les échantillons de biocharge sont prélevés sur le produit vrac et immédiatement avant la filtration stérilisante finale. En cas d’utilisation d’un dispositif de filtration redondant, les échantillons sont prélevés avant le premier filtre. Les procédures de prélèvement des échantillons sont conçues de manière à ne pas introduire de contamination. |
| VII.4.7.16. | Les filtres stérilisants pour les produits liquides sont éliminés après le traitement d’un seul lot et le même filtre n’est pas utilisé en continu pendant plus d’une journée de travail, sauf si cette utilisation a été validée. |
| VII.4.7.17. | Lorsque la fabrication en campagne d’un produit a été dûment justifiée dans la stratégie de contrôle de la contamination et validée, le fabricant:
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VII.5. Form-Fill-Seal (Formage-Répartition-Scellage, FFS) (33)
| VII.5.1. | Les machines FFS utilisées pour les produits stérilisés dans leur récipient final sont conformes aux exigences environnementales énoncées à la section VII.1.3 de la présente annexe, tandis que les machines FFS utilisées dans la fabrication aseptique sont conformes aux exigences environnementales énoncées dans le tableau 4 de la présente annexe. |
| VII.5.2. | La contamination des films d’emballage utilisés au cours du procédé FFS est réduite à un niveau minimum par la mise en place de contrôles appropriés concernant les composants, l’approvisionnement et la manipulation. En raison de la criticité de ces films, des procédures sont mises en œuvre pour que les films fournis répondent à des spécifications définies et soient de qualité appropriée, notamment en ce qui concerne l’épaisseur et la résistance du matériau, la contamination microbienne et particulaire, l’intégrité des informations imprimées et la conception des emballages, le cas échéant. La fréquence d’échantillonnage, la biocharge et, le cas échéant, les niveaux d’endotoxines/de pyrogènes des films d’emballage et des composants associés sont pris en considération dans le cadre de la stratégie de contrôle de la contamination. |
| VII.5.3. | Le fonctionnement de l’équipement, y compris les opérations de réglage, de répartition, de scellage et de découpe, est évalué de manière que les paramètres critiques du procédé puissent être adéquatement déterminés, validés, contrôlés et surveillés. |
| VII.5.4. | Tous les gaz entrant en contact avec le produit (par exemple, ceux utilisés pour gonfler le récipient ou pour recouvrir le produit) sont filtrés de manière appropriée, aussi près que possible du point d’utilisation. La qualité des gaz utilisés et l’efficacité des systèmes de filtration des gaz sont également vérifiées périodiquement, conformément à la section V.4 de la présente annexe. |
| VII.5.5. | Les contrôles à déterminer lors de la qualification des procédés FFS, qui font partie de la stratégie de contrôle de la contamination, comprennent, sans s’y limiter, les aspects suivants:
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| VII.5.6. | Les paramètres critiques du procédé FFS sont déterminés pendant la qualification de l’équipement et comprennent, sans s’y limiter, les éléments suivants:
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| VII.5.7. | Des procédures appropriées de vérification, de surveillance et d’enregistrement des paramètres critiques du procédé FFS et du fonctionnement des équipements sont appliquées pendant la production. |
| VII.5.8. | Les procédures opérationnelles décrivent la manière dont les problèmes de formage et de scellage sont détectés et corrigés. Les unités refusées ou les problèmes de scellage sont enregistrés et examinés. |
| VII.5.9. | Des procédures de maintenance appropriées sont établies en fonction des risques et comprennent des plans de maintenance et d’inspection des outils essentiels à l’efficacité du scellage des unités. Tout problème détecté indiquant un problème potentiel de qualité du produit est documenté et examiné. |
VII.6. Blow-Fill-Seal (Soufflage-Répartition-Scellage, BFS) (34)
| VII.6.1. | Les équipements BFS utilisés pour la fabrication de produits stérilisés dans leur récipient final sont installés dans un environnement de classe D au moins. Les conditions au point de remplissage sont conformes aux exigences environnementales énoncées à la section VII.1.3 de la présente annexe. |
| VII.6.2. | Lorsque des équipements BFS sont utilisés pour le traitement aseptique, les exigences suivantes s’appliquent:
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| VII.6.3. | En raison de la production de particules issues de l’extrusion et de la découpe de polymères pendant les opérations et de la taille restreinte des zones critiques de répartition des équipements BFS, la surveillance en activité des particules totales pour les équipements BFS n’est pas requise. Toutefois, des données sont disponibles pour démontrer que la conception de l’équipement garantit que les zones critiques de l’environnement de répartition répondent aux conditions de classe A en activité. |
| VII.6.4. | La surveillance de l’environnement (particules viables) des procédés BFS est fondée sur les risques et conçue conformément à la section VIII de la présente annexe. Une surveillance des particules viables en activité est effectuée pendant toute la durée du traitement critique, y compris pendant le montage des équipements, à l’exception des équipements de type rotatif pour lesquels la surveillance de la zone critique de répartition n’est pas possible. |
| VII.6.5. | Le programme de contrôle et de surveillance de l’environnement prend en considération les parties mobiles et les flux d’air complexes générés par le procédé BFS, ainsi que l’effet des puissances calorifiques élevées de ce même procédé (par exemple, au moyen d’études de visualisation de l’écoulement de l’air et/ou d’autres études équivalentes). Les programmes de surveillance de l’environnement tiennent également compte de facteurs tels que la configuration des filtres à air, l’intégrité des filtres à air, l’intégrité des systèmes de refroidissement, la conception et la qualification des équipements. |
| VII.6.6. | L’air ou les autres gaz qui entrent en contact avec les surfaces critiques du récipient pendant l’extrusion, la formation ou le scellage du récipient moulé font l’objet d’une filtration appropriée. La qualité du gaz utilisé et l’efficacité des systèmes de filtration des gaz sont vérifiées périodiquement, conformément à la section V.4 de la présente annexe. |
| VII.6.7. | La contamination particulaire et microbienne des granulés de polymère est évitée par une conception, un contrôle et une maintenance appropriés des systèmes de stockage, d’échantillonnage et de distribution de ceux-ci |
| VII.6.8. | La capacité du système d’extrusion à fournir une assurance de stérilité appropriée pour le récipient moulé est validée. La fréquence d’échantillonnage, la biocharge et, le cas échéant, les niveaux d’endotoxines/de pyrogènes du polymère brut sont définis et contrôlés. |
| VII.6.9. | Les interventions nécessitant l’arrêt de la répartition et/ou de l’extrusion, du moulage et du scellage et, si nécessaire, une nouvelle stérilisation de la machine sont clairement définies et décrites dans la procédure de répartition et incluses, le cas échéant, dans la simulation de procédé aseptique. |
| VII.6.10. | Les contrôles mis en évidence lors de la qualification des équipements BFS sont conformes à la stratégie de contrôle de la contamination du site. Les aspects à prendre en considération incluent, sans s’y limiter:
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| VII.6.11. | Les paramètres critiques pour les équipements BFS sont déterminés pendant la qualification de l’équipement et comprennent, sans s’y limiter:
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| VII.6.12. | Des procédures appropriées de vérification, de surveillance et d’enregistrement des paramètres critiques du procédé BFS et du fonctionnement des équipements sont appliquées pendant la production. |
| VII.6.13. | Les procédures opérationnelles décrivent la manière dont les problèmes de soufflage, de formage et de scellage sont détectés et corrigés. Les unités refusées ou les problèmes de scellage sont enregistrés et examinés. |
| VII.6.14. | Lorsque le procédé BFS comprend l’ajout de composants à des récipients moulés (par exemple, l’ajout de bouchons à des bouteilles de grand volume pour usage parentéral), ces composants sont décontaminés de manière appropriée et ajoutés au moyen d’un procédé propre et maîtrisé. Les dispositions suivantes s’appliquent:
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| VII.6.15. | Des procédures de maintenance appropriées sont établies en fonction des risques et comprennent des plans de maintenance et d’inspection des éléments critiques pour le scellage, l’intégrité et la stérilité des unités. |
| VII.6.16. | Les moules utilisés pour former les récipients sont considérés comme des équipements critiques. Par conséquent, tout changement ou modification des moules nécessite une évaluation de l’intégrité du récipient du produit fini et, le cas échéant, au vu des résultats de l’évaluation, est étayé par une validation. Tout problème détecté indiquant un problème potentiel de qualité du produit est documenté et examiné. |
VII.7. Lyophilisation (36)
| VII.7.1. | La lyophilisation est une étape critique du procédé et toutes les activités susceptibles de compromettre la stérilité du produit ou du matériel sont considérées comme des extensions du traitement aseptique. En particulier, l’équipement de lyophilisation et ses procédés sont conçus pour garantir le maintien de la stérilité du produit ou du matériel pendant la lyophilisation en empêchant la contamination microbienne et particulaire entre la répartition du produit pour la lyophilisation et l’achèvement du processus de lyophilisation. Les mesures de contrôle font partie de la stratégie de contrôle de la contamination. |
| VII.7.2. | La stérilisation du lyophilisateur et des équipements associés (par exemple, les plateaux, les cadres de support des flacons) est validée et la durée maximale entre le cycle de stérilisation et l’utilisation est dûment prise en considération pendant la simulation de procédé aseptique. Le lyophilisateur est stérilisé régulièrement, en fonction de la conception du système. En outre, une nouvelle stérilisation est effectuée après une maintenance ou un nettoyage. Les lyophilisateurs stérilisés et les équipements associés sont protégés contre toute contamination après la stérilisation. |
| VII.7.3. | Les lyophilisateurs et les zones de transfert et de chargement/déchargement des produits qui y sont associées sont conçus de manière à réduire autant que possible l’intervention de l’opérateur. La fréquence de stérilisation du lyophilisateur est déterminée en fonction de la conception et des risques liés à la contamination du système pendant son utilisation. Les lyophilisateurs qui sont chargés ou déchargés manuellement sans séparation par une technologie barrière sont stérilisés avant chaque chargement. Pour les lyophilisateurs chargés et déchargés par des systèmes automatisés ou protégés par des systèmes barrières fermés, la fréquence de stérilisation est justifiée et documentée dans le cadre de la stratégie de contrôle de la contamination. |
| VII.7.4. | L’intégrité du lyophilisateur est maintenue après la stérilisation et pendant la lyophilisation. Le filtre utilisé pour maintenir l’intégrité du lyophilisateur est stérilisé avant chaque utilisation du système et les résultats des tests d’intégrité font partie de la certification/libération du lot. En outre, la fréquence des tests d’étanchéité aux fuites/des essais sous vide de la chambre est documentée et la fuite d’air maximale autorisée dans le lyophilisateur est spécifiée et vérifiée au début de chaque cycle. |
| VII.7.5. | Les plateaux de lyophilisation sont vérifiés régulièrement pour vérifier qu’ils ne sont pas déformés ou endommagés. |
| VII.7.6. | Les points à prendre en considération pour la conception du chargement (et du déchargement, lorsque le produit lyophilisé n’est pas encore scellé et qu’il est exposé) sont notamment les suivants:
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VII.8. Systèmes clos
| VII.8.1. | L’utilisation de systèmes clos peut réduire le risque de contamination microbienne, particulaire et chimique provenant de l’environnement adjacent. Les systèmes clos sont conçus de manière à réduire le besoin de manipulations manuelles et les risques associés. |
| VII.8.2. | Il est essentiel de garantir la stérilité de toutes les surfaces en contact avec le produit des systèmes clos utilisés pour le traitement aseptique. Par conséquent, la conception et la sélection de tout système clos utilisé pour le traitement aseptique garantissent le maintien de la stérilité. La connexion d’équipements stériles (par exemple tubes/tuyaux) utilisés après le filtre de stérilisation finale se fait dans des conditions d’asepsie (par exemple, au moyen de dispositifs de connexion stérile intrinsèque). |
| VII.8.3. | Des mesures appropriées sont mises en place pour garantir l’intégrité des composants utilisés dans les connexions aseptiques. Les moyens d’y parvenir sont déterminés et consignés dans la stratégie de contrôle de la contamination. En particulier, des tests appropriés de l’intégrité du système sont envisagés lorsqu’il existe un risque de compromettre la stérilité du produit. L’évaluation du fournisseur comprend la collecte de données relatives aux modes de défaillance potentiels susceptibles d’entraîner une perte de stérilité du système. |
| VII.8.4. | L’environnement dans lequel les systèmes clos sont installés est déterminé en tenant compte de la conception du système et des procédés entrepris. Pour le traitement aseptique et lorsqu’il existe des risques que l’intégrité du système soit compromise, le système est installé dans la classe A. S’il peut être démontré que le système reste intègre à chaque utilisation (par exemple, par des tests de pression et/ou une surveillance), une zone d’une classe inférieure peut être utilisée. Tout transfert entre les zones classées fait l’objet d’une évaluation approfondie conformément à la section III.2 de la présente annexe. Lorsque le système clos est ouvert (par exemple pour la maintenance d’une ligne de fabrication en vrac), cette opération est effectuée dans une zone d’une classe adaptée aux produits (par exemple, la classe C pour les procédés de stérilisation terminale ou la classe A pour le traitement aseptique) ou fait l’objet d’un nettoyage et d’une désinfection ultérieurs (et d’une stérilisation dans le cas de procédés aseptiques). |
VII.9. Systèmes à usage unique (SUS) (37)
| VII.9.1. | Des systèmes à usage unique peuvent être utilisés dans la fabrication de produits stériles en lieu et place des équipements réutilisables. Les systèmes à usage unique peuvent être des composants individuels ou être constitués de plusieurs composants tels que des sacs, des filtres, des tubes, des connecteurs, des vannes, des bouteilles de stockage et des capteurs. Les systèmes à usage unique sont conçus pour réduire le besoin de manipulations et la complexité des interventions manuelles. |
| VII.9.2. | Il existe certains risques spécifiques associés aux systèmes à usage unique qui sont évalués dans le cadre de la stratégie de contrôle de la contamination. Ces risques sont notamment les suivants:
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| VII.9.3. | Les procédés de stérilisation des systèmes à usage unique sont validés et il est démontré qu’ils n’ont pas d’incidence négative sur les performances du système. |
| VII.9.4. | L’évaluation des fournisseurs de systèmes à usage unique, incluant la stérilisation, est essentielle pour la sélection et l’utilisation de ces systèmes. Par conséquent, pour les systèmes à usage unique stériles, la vérification de l’assurance de stérilité est effectuée dans le cadre de la qualification du fournisseur et les preuves de la stérilisation de chaque unité sont vérifiées à réception. |
| VII.9.5. | L’adsorption et la réactivité du produit avec les surfaces en contact avec le produit sont évaluées dans les conditions du procédé. |
| VII.9.6. | Les profils des extractibles et des relargables des systèmes à usage unique et toute incidence sur la qualité du produit — en particulier lorsque le système est fabriqué à partir de matériaux à base de polymères — sont évalués. Une évaluation est effectuée pour chaque composant afin d’évaluer les données relatives au profil des extractibles. Pour les composants considérés comme présentant un risque élevé du fait des substances relargables, notamment celles qui peuvent absorber des matériaux transformés ou celles dont le temps de contact avec les matériaux est prolongé, une évaluation des études du profil des relargables, incluant les problèmes de sécurité, est prise en considération. Si l’on applique des simulations de procédé, les conditions reflètent fidèlement les conditions de traitement réelles et sont fondées sur un raisonnement scientifique. |
| VII.9.7. | Les systèmes à usage unique sont conçus pour conserver leur intégrité tout au long du traitement dans les conditions opérationnelles prévues. Il convient de prêter attention à l’intégrité structurelle des composants à usage unique lorsque ceux-ci peuvent être exposés à des conditions extrêmes (par exemple, des processus de congélation et de décongélation) au cours du traitement de routine ou du transport. Il faut notamment vérifier que les dispositifs de connexion stérile intrinsèque (à la fois scellés thermiquement et mécaniquement) restent intègres dans ces conditions. |
| VII.9.8. | Des critères d’acceptation sont établis et mis en œuvre pour les systèmes à usage unique correspondant aux risques ou à la criticité des produits et de leurs procédés. À réception, chaque pièce des systèmes à usage unique est vérifiée pour veiller à ce qu’elle ait été fabriquée, fournie et livrée conformément aux spécifications approuvées. Une inspection visuelle de l’emballage extérieur (par exemple, l’aspect du carton extérieur, des sachets de produit), de l’impression des étiquettes et l’examen des documents joints (par exemple, le certificat de conformité et la preuve de stérilisation) sont effectués et documentés avant l’utilisation. |
| VII.9.9. | Les opérations critiques de manipulation manuelle des systèmes à usage unique, telles que le montage et les connexions, font l’objet de contrôles appropriés et sont vérifiées pendant la simulation de procédé aseptique. |
SECTION VIII
SURVEILLANCE DE L’ENVIRONNEMENT ET DES PROCESSUS
VIII.1. Exigences générales
| VIII.1.1. | Chaque site dispose d’un programme de surveillance de l’environnement et des procédés visant à surveiller les contrôles conçus pour réduire à un niveau minimum le risque de contamination microbienne et particulaire. Le programme, qui fait partie de la stratégie globale de contrôle de la contamination, est généralement composé des éléments suivants:
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| VIII.1.2. | La fiabilité de chacun des éléments du système de surveillance pris isolément est limitée. Par conséquent, le résultat de chacun des éléments décrits ci-dessus ne peut être considéré à lui seul comme un indicateur d’asepsie. Toutefois, les résultats de tous les éléments du programme contribuent à confirmer la fiabilité de la conception, de la validation et du fonctionnement du système qu’ils surveillent. |
| VIII.1.3. | Les informations provenant du programme sont utilisées lors de la certification/libération de routine des lots et lors de l’évaluation périodique réalisée au cours de l’examen des procédés. Bien que cela s’applique à la fois à la stérilisation terminale et aux procédés aseptiques, il est admis que la criticité de l’incidence peut varier selon le type de produit et de procédé. |
VIII.2. Surveillance de l’environnement et des procédés
| VIII.2.1. | Le programme de surveillance de l’environnement a un double objectif:
Des évaluations des risques sont réalisées afin d’établir un programme complet de surveillance de l’environnement, y compris les points de prélèvement, la fréquence de la surveillance, les méthodes de surveillance et les conditions d’incubation [par exemple, durée, température(s), conditions aérobies et/ou anaérobies]. En particulier, l’évaluation des risques comprend la détermination des emplacements de surveillance critiques, c’est-à-dire les endroits où la présence de micro-organismes pendant le traitement peut avoir une incidence sur la qualité du produit (par exemple, les zones de traitement aseptique de classe A et les zones de classe B qui sont directement à l’interface de la zone de classe A). Les évaluations des risques sont réalisées sur la base des caractéristiques spécifiques des intrants du procédé et du produit final, de l’installation, de l’équipement, de la criticité des procédés et des étapes spécifiques, des opérations concernées, des données de surveillance de routine, des données de surveillance obtenues pendant la qualification et de la connaissance de la flore microbienne endogène de l’environnement. Une connaissance approfondie de ces aspects est donc nécessaire pour l’établissement du programme de surveillance de l’environnement. D’autres informations pertinentes, telles que les études de visualisation de l’air, sont également prises en considération. Les évaluations des risques sont réexaminées régulièrement afin de confirmer l’efficacité du programme de surveillance de l’environnement du site. |
| VIII.2.2. | Une surveillance de routine des salles blanches, des équipements ventilés par de l’air propre et du personnel est effectuée en activité à toutes les étapes critiques du traitement, y compris le montage des équipements. |
| VIII.2.3. | D’autres caractéristiques, telles que la température et l’humidité relative, sont contrôlées dans les plages qui correspondent aux exigences relatives au produit/au traitement/au personnel et permettent le maintien des normes de propreté définies (par exemple, classe A ou B). |
| VIII.2.4. | La surveillance de la classe A démontre le maintien des conditions de traitement aseptique pendant les opérations critiques. Cette surveillance est effectuée aux emplacements qui présentent le risque le plus élevé de contamination des surfaces stériles des équipements, des récipients, des bouchons et du produit. La sélection des emplacements de surveillance ainsi que l’orientation et le positionnement des dispositifs d’échantillonnage sont appropriés pour obtenir des données fiables sur les zones critiques. |
| VIII.2.5. | Les méthodes d’échantillonnage ne présentent pas de risque de contamination pour les opérations de fabrication. |
| VIII.2.6. | Des niveaux d’alerte et des limites d’action appropriés sont fixés pour les résultats de la surveillance des particules viables et totales. Les limites d’action maximales pour les particules totales sont décrites dans le tableau 5 et les limites d’action maximales pour les particules viables sont décrites dans le tableau 6. Toutefois, des limites d’action plus strictes peuvent être appliquées en fonction de l’évolution des données, de la nature du processus ou de la stratégie de contrôle de la contamination. Les niveaux d’alerte pour les particules viables et totales sont établis sur la base des résultats des tests de qualification des salles blanches et revus périodiquement en fonction des données tendancielles en cours. |
| VIII.2.7. | Les niveaux d’alerte pour la classe A (particules totales uniquement), la classe B, la classe C et la classe D sont fixés de manière que les tendances négatives (par exemple, un certain nombre d’événements ou des événements individuels qui indiquent une détérioration du contrôle de l’environnement) soient détectées et traitées. |
| VIII.2.8. | Les procédures de surveillance définissent l’approche à suivre en ce qui concerne les tendances. Il s’agit, entre autres, des tendances suivantes:
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| VIII.2.9. | La surveillance des salles blanches de classe C et D en activité est effectuée sur la base des données recueillies lors de la qualification et des données de routine afin de permettre une analyse efficace des tendances. Les exigences relatives aux niveaux d’alerte et aux limites d’action dépendront de la nature des opérations effectuées. Les limites d’action peuvent être plus strictes que celles indiquées dans les tableaux 5 et 6. |
| VIII.2.10. | Si les limites d’action sont dépassées, un examen des causes profondes, une évaluation de l’incidence potentielle sur le produit (y compris les lots produits entre la surveillance et la déclaration) et la mise en œuvre de mesures correctives et préventives (le cas échéant) sont nécessaires. Si les niveaux d’alerte sont dépassés, une évaluation et un suivi sont obligatoires, qui comprennent un possible examen et/ou des mesures correctives pour éviter toute nouvelle dégradation de l’environnement. Les éléments qui précèdent sont pris en considération dans les procédures opérationnelles. |
VIII.3. Surveillance de l’environnement – particules totales
| VIII.3.1. | Un programme de surveillance des particules totales est mis en place afin d’obtenir des données permettant d’évaluer les risques potentiels de contamination et de garantir le maintien de l’environnement dans un état qualifié pour les opérations stériles/aseptiques. |
| VIII.3.2. | Les limites pour la surveillance environnementale de la concentration de particules en suspension dans l’air pour chaque zone classée sont indiquées dans le tableau 5. Tableau 5 Concentration maximale autorisée de particules totales aux fins de la surveillance |