| CELEX | 22024A01759 |
| Type | Accord international |
| Date | mercredi 13 décembre 2023 |
| Journal officiel | FR Série L |
| 2024/1759 | 30.7.2024 |
Accord-cadre avancé entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et la République du Chili, d’autre part
PRÉAMBULE
LE ROYAUME DE BELGIQUE,
LA RÉPUBLIQUE DE BULGARIE,
LA RÉPUBLIQUE TCHÈQUE,
LE ROYAUME DE DANEMARK,
LA RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D’ALLEMAGNE,
LA RÉPUBLIQUE D’ESTONIE,
L’IRLANDE,
LA RÉPUBLIQUE HELLÉNIQUE,
LE ROYAUME D’ESPAGNE,
LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE,
LA RÉPUBLIQUE DE CROATIE,
LA RÉPUBLIQUE ITALIENNE,
LA RÉPUBLIQUE DE CHYPRE,
LA RÉPUBLIQUE DE LETTONIE,
LA RÉPUBLIQUE DE LITUANIE,
LE GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG,
LA HONGRIE,
LA RÉPUBLIQUE DE MALTE,
LE ROYAUME DES PAYS-BAS,
LA RÉPUBLIQUE D’AUTRICHE,
LA RÉPUBLIQUE DE POLOGNE,
LA RÉPUBLIQUE PORTUGAISE,
LA ROUMANIE,
LA RÉPUBLIQUE DE SLOVÉNIE,
LA RÉPUBLIQUE SLOVAQUE,
LA RÉPUBLIQUE DE FINLANDE,
LE ROYAUME DE SUÈDE,
parties contractantes au traité sur l’Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, ci-après dénommés «États membres»,
et
L’UNION EUROPÉENNE,
d’une part,
et
LA RÉPUBLIQUE DU CHILI, ci-après dénommée «Chili»,
d’autre part,
ci-après dénommés conjointement «parties»,
COMPTE TENU des liens culturels, politiques, économiques et de coopération solides qui les unissent,
RÉAFFIRMANT leur attachement aux principes démocratiques, aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales, à l’état de droit et à la bonne gouvernance, ainsi qu’à la réalisation du développement durable et à la lutte contre le changement climatique, éléments qui constituent la base de leur partenariat et de leur coopération,
PARTAGEANT l’avis selon lequel la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs, au profit d’acteurs tant étatiques que non étatiques, représente l’une des menaces les plus graves qui pèsent sur la paix et la sécurité internationales,
CONSCIENTS de la contribution significative au renforcement de ces liens apportée par l’accord établissant une association entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la République du Chili, d’autre part, signé à Bruxelles le 18 novembre 2002 (ci-après dénommé «accord d’association»),
SOULIGNANT le caractère global de leurs relations et l’importance de disposer d’un cadre cohérent pour continuer à les faire progresser,
EU ÉGARD à leur volonté de moderniser l’accord d’association existant pour tenir compte des nouvelles réalités politiques et économiques et des avancées enregistrées dans le cadre de leur partenariat,
RECONNAISSANT l’importance d’un système multilatéral solide et efficace, fondé sur le droit international, pour préserver la paix, prévenir les conflits, renforcer la sécurité internationale et relever les défis communs,
AFFIRMANT leur volonté de renforcer la coopération sur les questions bilatérales, régionales et mondiales d’intérêt commun et d’utiliser tous les instruments disponibles pour promouvoir les activités visant à mettre en place une coopération internationale active et réciproque,
SALUANT l’adoption et appelant à la mise en œuvre du cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030) adopté à Sendai le 18 mars 2015 lors de la troisième conférence mondiale des Nations unies, du programme d’action d’Addis-Abeba issu de la troisième conférence internationale sur le financement du développement, adopté à Addis-Abeba entre les 13 et 16 juillet 2015, de la résolution 70/1 adoptée le 25 septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies et contenant le document final intitulé «Transformer notre monde: le programme de développement durable à l’horizon 2030» (ci-après dénommé «programme 2030»), comportant 17 objectifs de développement durable, de l’accord de Paris conclu au titre de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, fait à Paris le 12 décembre 2015 (ci-après dénommé «accord de Paris»), du nouveau programme pour les villes, adopté à Quinto le 20 octobre 2016 lors de la conférence des Nations unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III) (ci-après dénommé «nouveau programme pour les villes») et des engagements du sommet humanitaire mondial, adoptés à Istanbul les 23 et 24 mai 2016 lors de ce sommet,
RÉAFFIRMANT leur volonté de promouvoir le développement durable dans ses dimensions économique, sociale et environnementale, de développer le commerce international de manière à contribuer au développement durable dans ces trois dimensions, qui sont reconnues comme étant étroitement liées et se renforçant mutuellement, et de favoriser la réalisation des objectifs du programme 2030,
RÉAFFIRMANT leur volonté d’élargir et de diversifier leurs relations commerciales conformément à l’accord de Marrakech instituant l’Organisation mondiale du commerce, fait à Marrakech le 15 avril 1994, et aux objectifs et dispositions spécifiques énoncés dans la partie III du présent accord,
DÉSIREUX de consolider leurs relations économiques, en particulier leurs relations commerciales et d’investissement, en renforçant et en améliorant l’accès aux marchés et en contribuant à la croissance économique, tout en restant conscients de la nécessité de faire mieux connaître les effets économiques et sociaux des dommages causés à l’environnement et des modes de production et de consommation non durables et leur incidence connexe sur le bien-être humain,
CONVAINCUS que le présent accord créera un climat favorable au développement de relations économiques durables entre eux, en particulier dans les domaines du commerce et des investissements, qui revêtent une importance cruciale pour la réalisation du développement économique et social, ainsi que pour l’innovation technologique et la modernisation,
SACHANT que les dispositions du présent accord protègent les investissements et les investisseurs et visent à stimuler des activités commerciales mutuellement avantageuses, sans porter atteinte au droit des parties de réglementer dans l’intérêt public sur leur territoire,
CONSCIENTS des liens étroits entre innovation et commerce, ainsi que de l’importance de l’innovation pour la croissance économique et le développement social, et affirmant leur intérêt à promouvoir des niveaux plus élevés de coopération dans les domaines de l’innovation, de la recherche, de la science, de la technologie et des transports et dans d’autres domaines connexes, de même qu’à encourager la participation des secteurs public et privé,
AFFIRMANT leur détermination à renforcer la coopération dans les domaines de la justice, de la liberté et de la sécurité,
CONSCIENTS des avantages mutuels d’une coopération renforcée dans les domaines de l’éducation, des questions environnementales, de la culture, de la recherche et de l’innovation, de l’emploi et des affaires sociales et de la santé et dans d’autres domaines d’intérêt commun,
EXPRIMANT leur détermination à continuer à renforcer leurs relations par de nouveaux accords de coopération, avec la volonté que cette coopération soit menée dans l’intérêt de pays tiers, comme prévu dans le protocole d’accord relatif à la coopération internationale signé par les parties en 2015, ainsi que par la participation continue du Chili aux programmes régionaux de l’Union européenne,
RAPPELANT l’importance des divers accords signés par l’Union européenne et le Chili, qui ont favorisé le dialogue politique et la coopération dans les différents domaines sectoriels des relations entre les parties et accru le commerce et les investissements,
RELEVANT que, si les parties décidaient, dans le cadre du présent accord, d’adhérer à des accords spécifiques relevant de l’espace de liberté, de sécurité et de justice, que l’Union européenne peut conclure conformément à la troisième partie, titre V, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), les dispositions de ces accords spécifiques futurs ne lieraient pas l’Irlande, à moins que l’Union européenne, en même temps que l’Irlande pour ce qui concerne ses relations bilatérales antérieures, ne notifie au Chili que l’Irlande est désormais liée par ces accords spécifiques futurs en tant que membre de l’Union européenne, conformément au protocole no 21 sur la position de l’Irlande à l’égard de l’espace de liberté, de sécurité et de justice annexé au traité sur l’Union européenne (TUE) et au TFUE. De même, toute mesure ultérieure interne à l’Union européenne adoptée conformément à la troisième partie, titre V, du TFUE aux fins de la mise en œuvre du présent accord ne lierait pas l’Irlande, à moins qu’elle n’ait notifié son souhait de participer à cette mesure ou de l’accepter conformément au protocole no 21. Soulignant également que ces accords spécifiques futurs ou ces mesures ultérieures internes à l’Union européenne entreraient dans le champ d’application du protocole no 22 sur la position du Danemark annexé au TUE et au TFUE,
SONT CONVENUS DE CE QUI SUIT:
PARTIE I
PRINCIPES GÉNÉRAUX ET OBJECTIFS
CHAPITRE 1
OBJECTIFS, PRINCIPES GÉNÉRAUX ET DÉFINITIONS
Article 1.1
Objectifs du présent accord
Les objectifs du présent accord sont les suivants:
| a) | réaffirmer l’association entre les parties sur la base d’un partenariat renforcé, d’un dialogue politique consolidé et d’une coopération améliorée sur les questions d’intérêt mutuel, y compris l’innovation dans tous les domaines concernés; |
| b) | favoriser l’accroissement du commerce et des investissements entre les parties en élargissant et en diversifiant leurs relations commerciales, ce qui devrait contribuer à une croissance économique plus élevée et à une meilleure qualité de vie; et |
| c) | renforcer les relations de coopération existantes entre les parties, y compris la coopération internationale en faveur du développement durable et les travaux conjoints, afin de contribuer à la mise en œuvre du programme 2030. |
Article 1.2
Principes généraux
1. Les parties confirment leur ferme adhésion aux principes de la charte des Nations unies.
2. Le respect des principes démocratiques, des droits de l’homme et des libertés fondamentales inscrits dans la déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée le 10 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies, et dans les autres instruments internationaux pertinents relatifs aux droits de l’homme auxquels les parties sont parties, ainsi que du principe de l’état de droit et de la bonne gouvernance, qui sous-tendent les politiques intérieures et internationales des deux parties, constitue un élément essentiel du présent accord.
3. Les parties partagent l’avis selon lequel la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs, au profit d’acteurs tant étatiques que non étatiques, constitue une menace majeure pour la paix et la sécurité internationales.
4. Les parties réaffirment leur attachement à la poursuite de la promotion du développement durable dans toutes ses dimensions, qui contribue à la réalisation des objectifs de développement durable convenus au niveau international, ainsi qu’à la coopération visant à relever les défis environnementaux mondiaux.
5. Les parties confirment leur volonté de placer l’égalité de genre et l’autonomisation des femmes et des filles au cœur de leurs préoccupations.
6. Les parties réaffirment leur adhésion à la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, adoptée le 13 septembre 2007, et leur détermination à respecter la diversité culturelle et à protéger les droits des peuples autochtones.
7. Les parties mettent en œuvre le présent accord sur la base de valeurs communes, notamment les principes de dialogue, de respect mutuel, de partenariat d’égal à égal, de multilatéralisme, de consensus et de respect du droit international.
Article 1.3
Définitions
Aux fins du présent accord, on entend par:
| a) | «accord d’association»: l’accord établissant une association entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la République du Chili, d’autre part, signé à Bruxelles le 18 novembre 2002; |
| b) | «accord commercial intérimaire»: l’accord intérimaire sur le commerce entre l’Union européenne et la République du Chili, signé à Bruxelles, le 13 décembre 2023; |
| c) | «pays tiers»: un pays ou territoire ne relevant pas du champ d’application territorial du présent accord tel que défini à l’article 41.2; et |
| d) | «convention de Vienne sur le droit des traités»: la convention de Vienne sur le droit des traités, faite à Vienne le 23 mai 1969. |
PARTIE II
DIALOGUE POLITIQUE ET COOPÉRATION
CHAPITRE 2
DIALOGUE POLITIQUE, POLITIQUE ÉTRANGÈRE, PAIX ET SÉCURITÉ INTERNATIONALES, GOUVERNANCE ET DROITS DE L’HOMME
Article 2.1
Dialogue politique
1. Les parties renforcent leur dialogue politique et leur coopération à tous les niveaux, par des échanges et des consultations sur des questions bilatérales, régionales, internationales et multilatérales dans le but de consolider leur partenariat renforcé.
2. Le dialogue politique vise à:
| a) | promouvoir le développement des relations bilatérales et renforcer le partenariat entre les parties; |
| b) | renforcer la coopération sur les questions et défis régionaux et mondiaux; |
| c) | renforcer les capacités institutionnelles des parties, y compris par la modernisation de l’État, la décentralisation et la promotion de la coopération interinstitutionnelle. |
3. Le dialogue politique entre les parties peut prendre les formes suivantes, comme convenu d’un commun accord:
| a) | des consultations, réunions et visites au sommet; |
| b) | des consultations, réunions et visites au niveau ministériel; |
| c) | des réunions régulières de hauts fonctionnaires, y compris un dialogue politique de haut niveau; |
| d) | des dialogues sectoriels, passant notamment par l’échange de missions et d’experts concernant des questions d’intérêt commun; |
| e) | des échanges de délégations et d’autres contacts entre le Congrès national du Chili et le Parlement européen. |
Article 2.2
Lutte contre la prolifération des armes de destruction massive
1. Les parties estiment que la prolifération des armes de destruction massive (ADM) et de leurs vecteurs, au profit d’acteurs tant étatiques que non étatiques, représente l’une des menaces les plus graves qui pèsent sur la stabilité et la sécurité internationales. Par conséquent, elles conviennent de coopérer et de contribuer à la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs en veillant au respect intégral et à la mise en œuvre, au niveau national, des obligations qu’elles ont contractées dans le cadre des traités et des accords internationaux de désarmement et de non-prolifération ainsi que de leurs autres obligations internationales en la matière. Les parties conviennent que le présent paragraphe constitue un élément essentiel du présent accord.
2. En outre, les parties conviennent de coopérer et de contribuer à la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs:
| a) | en prenant des mesures en vue de signer ou de ratifier tous les autres instruments internationaux pertinents, ou d’y adhérer, selon le cas, et en vue de les mettre pleinement en œuvre; |
| b) | en mettant sur pied un système efficace de contrôles nationaux des exportations, consistant en un contrôle des exportations et du transit des marchandises liées aux ADM, y compris un contrôle de l’utilisation finale des technologies à double usage, et comportant des sanctions effectives en cas d’infraction au régime de contrôle des exportations. |
Article 2.3
Droits de l’homme, état de droit et bonne gouvernance
1. Les parties favorisent un dialogue régulier, constructif et diversifié sur les droits de l’homme.
2. Les parties coopèrent à la promotion et à la protection des droits de l’homme, y compris en ce qui concerne la ratification et la mise en œuvre des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, ainsi qu’au renforcement des principes démocratiques et de l’état de droit, à la promotion de l’égalité de genre et à la lutte contre la discrimination sous toutes ses formes et quel qu’en soit le motif.
3. Cette coopération peut consister à:
| a) | soutenir l’élaboration et la mise en œuvre de plans d’action en matière de droits de l’homme; |
| b) | promouvoir les droits de l’homme, y compris par l’éducation et les médias; |
| c) | renforcer les institutions nationales et régionales œuvrant en faveur des droits de l’homme, de l’état de droit et de la bonne gouvernance; |
| d) | améliorer la coopération avec les organes des Nations unies créés en vertu d’instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme conformément aux principes généraux du droit international relatif aux droits de l’homme; |
| e) | améliorer la coordination et la coopération au sein des institutions des Nations unies œuvrant en faveur des droits de l’homme et des enceintes régionales et multilatérales compétentes; |
| f) | renforcer les capacités nationales, régionales et décentralisées à appliquer les principes et pratiques démocratiques, y compris en promouvant des processus électoraux conformes aux normes démocratiques internationales; |
| g) | consolider une gouvernance de qualité, indépendante et transparente aux niveaux local, national, régional et mondial, promouvoir l’obligation de rendre des comptes et la transparence des institutions et soutenir la participation des citoyens et de la société civile; |
| h) | collaborer et se coordonner, s’il y a lieu, y compris dans les pays tiers, en vue de consolider les principes démocratiques, les droits de l’homme et l’état de droit, lequel requiert l’existence d’un système judiciaire indépendant, l’égalité devant la loi, l’accès des citoyens à une aide juridique publique efficace, ainsi que le droit à un procès juste et équitable et l’accès à la justice; |
| i) | favoriser l’universalité des traités internationaux relatifs aux droits de l’homme et encourager les tiers à s’acquitter de leurs obligations dans ce domaine; |
| j) | s’employer à faire en sorte que les auteurs de violations des droits de l’homme et des atteintes à ces droits aient à en répondre et que les victimes de telles violations et atteintes aient accès à des voies de recours. |
Article 2.4
Égalité de genre et autonomisation des femmes et des filles
1. Les parties promeuvent l’égalité de genre, la pleine jouissance de l’ensemble des droits fondamentaux par toutes les femmes et les filles et l’autonomisation de celles-ci. Elles reconnaissent la nécessité de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes et des filles en tant qu’objectif en soi et en tant que moteur de la démocratie, du développement durable et inclusif, de la paix et de la sécurité. Les parties échangent des bonnes pratiques et envisagent d’autres mécanismes de coopération et synergies potentielles entre leurs initiatives respectives, telles que leurs politiques et programmes, conformément aux normes et engagements internationaux tels que la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 1979, les recommandations générales formulées par le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, la déclaration et le programme d’action de Beijing, adoptés lors de la quatrième conférence mondiale sur les femmes qui s’est tenue à Beijing du 4 au 15 septembre 1995, le programme d’action adopté lors de la conférence internationale sur la population et le développement qui a eu lieu au Caire du 5 au 13 septembre 1994, les conclusions issues de leurs conférences d’examen, le programme 2030, la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité des Nations unies et ses résolutions ultérieures sur les femmes, la paix et la sécurité, ainsi que les autres accords internationaux relatifs à l’égalité de genre et aux droits fondamentaux des femmes et des filles auxquels elles sont parties.
2. Cette coopération peut consister à:
| a) | coopérer pour atteindre tous les objectifs de développement durable, en particulier l’objectif no 5 et ses cibles; |
| b) | promouvoir, protéger et garantir l’ensemble des droits fondamentaux de toutes les femmes et les filles; prévenir, combattre et poursuivre toutes les formes de violence, de discrimination et de harcèlement dont les femmes et les filles sont victimes dans les sphères publique comme privée et promouvoir activement les droits fondamentaux des femmes et des filles conformément au cadre international en la matière; |
| c) | promouvoir activement l’intégration systématique de la perspective de genre dans les différentes politiques; renforcer le dialogue et la coopération concernant la promotion de l’égalité de genre et de la non-discrimination, du dialogue social, de la protection et de l’inclusion, du programme pour un travail décent et de la politique de l’emploi; |
| d) | soutenir l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’action national donnant suite à la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que la mise en œuvre du programme des Nations unies concernant les femmes, la paix et la sécurité qui se compose de la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité des Nations unies et de ses résolutions ultérieures; |
| e) | promouvoir la participation des femmes à la vie politique et l’exercice de responsabilités politiques par celles-ci, ainsi que leur accès à une éducation de qualité, leur autonomisation économique et l’exercice de responsabilités économiques par celles-ci, et leur présence accrue dans tous les domaines de la vie, y compris dans les sphères politique, sociale, économique et culturelle; |
| f) | renforcer les institutions nationales et régionales au moyen de mesures spécifiques visant à traiter les questions liées à la violence à l’égard des femmes et des filles, y compris la prévention de toutes les formes de violences et de harcèlement sexuels et fondés sur le genre et la protection contre ces phénomènes, par des mécanismes d’enquête et de responsabilisation, la fourniture de soins et d’une aide aux victimes et la promotion de conditions de sûreté et de sécurité pour les femmes et les filles; |
| g) | veiller efficacement à ce que les droits fondamentaux des femmes et des filles soient promus, respectés et protégés, lutter contre tout type de discrimination et de violence les visant, y compris la violence ciblant les femmes qui œuvrent pour la défense des droits de l’homme, garantir l’accès à la justice et prendre les mesures nécessaires pour mettre un terme à l’impunité; |
| h) | améliorer la coopération avec les organes compétents des Nations unies et d’autres organisations internationales; |
| i) | promouvoir activement l’analyse de genre et l’intégration systématique de la perspective de genre dans toutes les questions liées à la paix et à la sécurité, tout en garantissant un rôle moteur et une participation effective des femmes dans les processus de paix, les efforts de médiation, la résolution des conflits et la consolidation de la paix, ainsi que dans les missions et les opérations civiles et militaires. |
Article 2.5
Sécurité internationale et cyberespace
Les parties renforcent leur coopération et leurs échanges de vues dans le domaine de la cybersécurité et concernant l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le contexte de la paix et de la sécurité internationales, y compris au sujet des normes, des principes de comportement responsable des États, de l’adhésion au droit international existant dans le cyberespace, de l’élaboration de mesures de confiance et du renforcement des capacités.
Article 2.6
Lutte contre le terrorisme
1. Les parties réaffirment l’importance de la lutte contre le terrorisme et coopèrent afin de prévenir et d’éliminer les actes de terrorisme dans le respect du droit international, de leur législation respective et de l’état de droit. Dans ce contexte, elles agissent en particulier:
| a) | dans le cadre de la mise en œuvre intégrale de toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’Assemblée générale des Nations unies, ainsi que des conventions et instruments internationaux; |
| b) | en favorisant la coopération entre les États membres des Nations unies de façon à mettre effectivement en œuvre la stratégie antiterroriste mondiale des Nations unies adoptée le 8 septembre 2006 par l’Assemblée générale des Nations unies; |
| c) | en échangeant des bonnes pratiques en matière de prévention de la radicalisation conduisant à l’extrémisme violent et de lutte contre le terrorisme; |
| d) | en échangeant des informations sur les groupes terroristes et les réseaux qui les soutiennent, conformément au droit national et international, et en soutenant, dans la mesure du possible, les initiatives régionales de coopération entre les services répressifs aux fins de la lutte contre le terrorisme, tout en respectant pleinement les droits de l’homme, le droit à la vie privée et l’état de droit. |
Article 2.7
Sécurité des citoyens
1. Les parties coopèrent en matière de sécurité des citoyens. Elles reconnaissent que la sécurité des citoyens dépasse les frontières nationales et régionales et nécessite un dialogue et une coopération plus larges ayant une dimension à la fois régionale et birégionale.
Les parties sont conscientes de l’importance de la lutte contre la criminalité organisée et le trafic de drogues pour améliorer la sécurité des citoyens. Elles s’engagent à soutenir les dialogues et la coopération birégionaux en matière de sécurité des citoyens.
2. Les parties peuvent échanger des expériences et des bonnes pratiques fondées sur des données probantes concernant la conception et la mise en œuvre de politiques relatives à la prévention de la violence et de la criminalité, ainsi qu’au sujet des systèmes permettant de mesurer et d’évaluer la violence, la criminalité et l’insécurité.
Les parties peuvent échanger des bonnes pratiques fondées sur des données probantes concernant la protection des victimes de la criminalité dans le contexte de la sécurité des citoyens.
3. En ce qui concerne la prévention, les parties peuvent favoriser des politiques publiques visant à prévenir la violence, en mettant tout particulièrement l’accent sur les jeunes et sur le genre.
4. Les parties peuvent échanger des expériences et des bonnes pratiques dans des domaines tels que la promotion d’une culture qui favorise la paix et l’absence de violence, le respect du droit, la réinsertion, la réintégration dans la société et la justice corrective. Le droit des parties régissant leurs systèmes pénitentiaires respectifs devrait tenir compte des normes internationales.
Article 2.8
Armes légères et de petit calibre et autres armes conventionnelles
1. Les parties sont conscientes que la fabrication, le transfert et la circulation illicites d’armes légères et de petit calibre et d’autres armes conventionnelles, y compris de leurs munitions, ainsi que l’accumulation excessive, la mauvaise gestion, la dissémination incontrôlée ainsi que les stocks insuffisamment sécurisés de ces armes continuent de faire peser une grave menace sur la paix et la sécurité internationale.
2. Les parties conviennent de mettre en œuvre les obligations respectives de lutte contre le commerce illicite des armes légères et de petit calibre et des autres armes conventionnelles, y compris de leurs munitions, qui leur incombent en application des accords internationaux existants, du protocole des Nations unies contre la fabrication et le trafic illicites d’armes à feu, de leurs pièces, éléments et munitions, adopté le 31 mai 2001 par la résolution 55/255 des Nations unies, et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que les engagements qu’elles ont pris dans le cadre d’autres instruments internationaux applicables dans ce domaine, notamment le programme d’action des Nations unies en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects, adopté le 20 juillet 2001.
3. Les parties sont conscientes de l’importance de disposer de systèmes nationaux de contrôle du transfert d’armes conventionnelles conformes aux normes et réglementations internationales en vigueur. Elles sont conscientes de l’importance de mettre ces contrôles en œuvre de manière responsable en vue de contribuer à la paix, à la sécurité et à la stabilité internationales et régionales, à la réduction de la souffrance humaine ainsi qu’à la prévention du détournement d’armes conventionnelles.
4. À cet égard, les parties s’engagent à mettre pleinement en œuvre le traité sur le commerce des armes, adopté à New York le 2 avril 2013, et à coopérer entre elles dans le cadre dudit traité, notamment en promouvant son universalisation et sa mise en œuvre intégrale par tous les États membres des Nations unies.
5. Par conséquent, les parties s’engagent à coopérer et à veiller à la coordination, à la complémentarité et à la synergie des efforts qu’elles déploient pour réglementer ou mieux réglementer le commerce international des armes conventionnelles et pour prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite d’armes.
Article 2.9
Cour pénale internationale
1. Les parties estiment que les crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale ne doivent pas rester impunis et elles s’efforcent de faire en sorte que ces crimes fassent effectivement l’objet d’enquêtes et de poursuites en prenant des mesures au niveau national et en améliorant la coopération internationale, y compris avec la Cour pénale internationale (CPI).
2. Les parties promeuvent la ratification universelle du statut de Rome de la Cour pénale internationale (ci-après dénommé «statut») ou l’adhésion universelle audit statut et œuvrent à sa mise en œuvre effective sur le plan interne par les États parties au statut. Elles échangent, s’il y a lieu, des bonnes pratiques concernant l’adoption de leur législation respective et prennent des mesures pour préserver l’intégrité du statut.
Article 2.10
Coopération concernant la gestion internationale des crises
1. Les parties réaffirment leur volonté de coopérer pour promouvoir la paix et la sécurité internationale, y compris pour faire en sorte que le genre soit davantage pris en considération dans le domaine de la paix et de la sécurité internationales.
2. Les parties coordonnent les activités de gestion des crises, y compris en coopérant dans le cadre d’opérations de gestion de crise.
3. Les parties s’efforcent de mettre en œuvre l’accord entre l’Union européenne et la République du Chili établissant un cadre pour la participation de la République du Chili aux opérations de gestion de crise menées par l’Union européenne, signé à Bruxelles le 30 janvier 2014.
CHAPITRE 3
JUSTICE, LIBERTÉ ET SÉCURITÉ
Article 3.1
Coopération judiciaire
1. Les parties améliorent la coopération existante en matière d’entraide judiciaire et d’extradition sur la base des accords internationaux pertinents. Elles renforcent les mécanismes existants et, s’il y a lieu, envisagent la mise en place de nouveaux mécanismes pour faciliter la coopération internationale dans ce domaine. Cette coopération comprend, le cas échéant, l’adhésion aux instruments internationaux pertinents et leur mise en œuvre, ainsi qu’une coopération plus étroite avec d’autres réseaux internationaux de coopération judiciaire pertinents.
2. Les parties développent la coopération judiciaire en matière civile et commerciale, en particulier en ce qui concerne la négociation, la ratification et la mise en œuvre de conventions multilatérales relatives à la coopération judiciaire en matière civile, et notamment des conventions de la Conférence de La Haye de droit international privé relatives à l’entraide judiciaire internationale, au contentieux international et à la protection des enfants.
3. Les parties coopèrent pour promouvoir l’utilisation de moyens électroniques pour la transmission des documents, lorsque cela se justifie, ainsi que des normes élevées de protection des données à caractère personnel, aux fins de la coopération judiciaire internationale.
Article 3.2
Problème mondial de la drogue
1. Les parties coopèrent afin d’adopter, à l’égard du problème de la drogue, une approche intégrée, équilibrée et fondée sur des données probantes visant à:
| a) | mettre en œuvre des initiatives de réduction de la demande et des mesures connexes, portant notamment sur la prévention et le traitement, sur la réinsertion sociale ainsi que sur d’autres questions liées à la santé; |
| b) | garantir la disponibilité de substances réglementées et l’accès à ces substances uniquement à des fins médicales et scientifiques, tout en empêchant leur détournement; |
| c) | mettre en œuvre des initiatives de réduction de l’offre et des mesures connexes, consistant notamment à mener des actions efficaces, y compris répressives, face à la criminalité liée à la drogue, à lutter contre le blanchiment de capitaux et le commerce de drogues illicites, y compris le commerce facilité par l’internet, et à promouvoir la coopération judiciaire; |
| d) | se concentrer sur des questions transversales, telles que les drogues et les droits de l’homme, les jeunes, les enfants, le genre, les femmes et les communautés, y compris par des mesures de collaboration et de coopération visant à favoriser l’élaboration de programmes et de mesures d’éducation et de réinsertion, permettant de réduire la demande de drogues et de substances psychotropes; |
| e) | échanger des informations et des bonnes pratiques concernant l’évolution des réalités, les tendances et les circonstances existantes, ainsi que les défis et menaces émergents et persistants, y compris les nouvelles substances psychoactives; les thèmes abordés peuvent comprendre la réduction de la demande de drogues et l’analyse de police scientifique de matières telles que les précurseurs de drogues saisis; |
| f) | renforcer la coopération internationale, y compris pour lutter contre le détournement de précurseurs de drogues, de substances chimiques essentielles et de produits ou de préparations en contenant pour la production illicite de stupéfiants, de substances psychotropes et de nouvelles substances psychoactives; |
| g) | renforcer le développement de substitution et la coopération régionale, interrégionale et internationale concernant des politiques de contrôle des drogues équilibrées et axées sur le développement. |
2. Les parties collaborent à la réalisation de ces objectifs, y compris, dans la mesure du possible, en encourageant les pays tiers qui ne l’ont pas encore fait à ratifier et à mettre en œuvre les conventions et protocoles internationaux existants en matière de contrôle des drogues auxquels elles sont parties. Elles fondent leurs actions sur leurs dispositions législatives et réglementaires applicables, sur les principes communément admis conformément aux conventions pertinentes des Nations unies en matière de contrôle des drogues et sur les recommandations figurant dans le document final de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies consacrée au problème mondial de la drogue tenue en 2016 intitulé «Notre engagement commun à aborder et combattre efficacement le problème mondial de la drogue», qui constitue le consensus international le plus récent sur la politique mondiale en matière de drogue, afin de faire le point sur la mise en œuvre des engagements pris pour aborder et combattre conjointement le problème mondial de la drogue.
Article 3.3
Migration internationale et asile
1. Les parties coopèrent et échangent leurs points de vue dans le cadre de leurs dispositions législatives et réglementaires et de leurs compétences respectives dans le domaine de la migration, y compris concernant la migration régulière et irrégulière, la traite des êtres humains et le trafic de migrants, la migration et le développement, l’asile et la protection internationale, le retour, la réadmission, l’intégration, ainsi que les visas et la gestion des frontières.
2. Les parties coopèrent, y compris, éventuellement, sur le plan technique, pour échanger des informations et des bonnes pratiques concernant les politiques, les réglementations, les institutions et la société civile, ainsi que des données et des statistiques relatives à la migration.
3. Les parties coopèrent pour prévenir la migration irrégulière et lutter contre le trafic de migrants. À cette fin:
| a) | le Chili réadmet ses propres ressortissants présents illégalement sur le territoire d’un État membre, à la demande de ce dernier et, sauf disposition contraire d’un accord spécifique, sans autres formalités; |
| b) | chaque État membre réadmet ses propres ressortissants présents illégalement sur le territoire du Chili, à la demande de ce dernier et, sauf disposition contraire d’un accord spécifique, sans autres formalités; |
| c) | les États membres et le Chili fournissent à leurs ressortissants les documents de voyage appropriés aux fins mentionnées aux points a) et b) ou acceptent l’utilisation des documents de voyage européens pour le retour; |
| d) | les parties conviennent d’un commun accord de négocier un accord spécifique définissant les obligations en matière de réadmission, y compris les formes de preuve concernant la nationalité; le présent accord peut également comprendre une obligation de réadmission de ressortissants de pays tiers conformément au droit applicable des parties. |
4. Les parties s’engagent à renforcer la coopération internationale concernant la migration dans toutes ses dimensions, y compris dans le cadre des Nations unies, en particulier en s’attaquant aux causes profondes de la migration irrégulière et des déplacements forcés, dans le respect des compétences nationales.
Article 3.4
Protection consulaire
Les autorités diplomatiques et consulaires de tout État membre représenté offrent une protection à tout ressortissant d’un État membre ne disposant pas, au Chili, d’une représentation permanente, si elles sont effectivement en mesure d’assurer une protection consulaire dans une situation donnée, et ce dans les mêmes conditions que celles qui s’appliquent aux ressortissants de l’État membre représenté.
Article 3.5
Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme
Les parties coopèrent en vue de prévenir et de combattre l’utilisation de leurs institutions financières et entreprises et professions non financières désignées aux fins du financement du terrorisme et du blanchiment du produit d’activités criminelles. À cette fin, elles échangent des informations dans le cadre de leur législation respective et coopèrent pour assurer la mise en œuvre effective et intégrale des recommandations du Groupe d’action financière (GAFI). Cette coopération peut comprendre, entre autres, le recouvrement, la saisie, la confiscation, le dépistage, l’identification et la restitution d’avoirs ou de fonds liés au produit d’activités criminelles.
Article 3.6
Répression des infractions et lutte contre la corruption et la criminalité transnationale organisée
1. Les parties coopèrent et échangent leurs points de vue sur la lutte contre la criminalité transnationale organisée, la criminalité économique et financière, le trafic de drogues et les drogues illicites, la traite des êtres humains et les autres formes d’exploitation connexes, la corruption, la contrefaçon, la contrebande et les opérations illégales en respectant leurs obligations internationales mutuelles en la matière, notamment en ce qui concerne l’entraide judiciaire et la coopération efficace en vue du recouvrement des avoirs ou des fonds provenant d’activités criminelles.
2. Les parties échangent des expériences et des bonnes pratiques fondées sur des données probantes concernant la conception et la mise en œuvre de politiques relatives à la lutte contre la corruption et la criminalité transnationale organisée.
3. Les parties mettent en place un dialogue et une coopération en matière répressive, y compris par la poursuite de la coopération stratégique avec Europol, ainsi qu’une coopération judiciaire stratégique, notamment par l’intermédiaire d’Eurojust.
4. Les parties s’efforcent de collaborer au sein des enceintes internationales pour promouvoir, lorsque cela se justifie, l’adhésion à la convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, adoptée le 15 novembre 2000 par la résolution 55/25 des Nations unies, et aux protocoles s’y rapportant, ainsi que leur mise en œuvre.
5. Les parties encouragent la mise en œuvre de la convention des Nations unies contre la corruption, adoptée le 31 octobre 2003 par la résolution 58/4 des Nations unies, et du mécanisme d’examen de l’application de la convention des Nations unies contre la corruption établi par la Conférence des États parties à la convention des Nations unies contre la corruption à Doha entre les 9 et 13 novembre 2009 («mécanisme d’examen»), y compris en adhérant aux principes de transparence et de participation de la société civile au mécanisme d’examen.
6. Les parties sont conscientes de l’importance de la lutte contre la corruption dans le commerce et les investissements internationaux et, à cette fin, elles s’accordent sur des dispositions plus détaillées, lesquelles figurent dans le protocole du présent accord relatif à la prévention de la corruption et à la lutte contre celle-ci.
7. En ce qui concerne la lutte contre la corruption, les parties conviennent, en particulier:
| a) | d’échanger des informations pertinentes et des bonnes pratiques au sujet de questions telles que l’intégrité, la transparence publique et l’action anticorruption; |
| b) | d’échanger des informations et des bonnes pratiques concernant notamment les campagnes de sensibilisation et les méthodes éducatives relatives à la lutte contre la corruption. |
Article 3.7
Cybercriminalité
1. Les parties sont conscientes que la cybercriminalité constitue un problème mondial qui appelle des solutions mondiales.
2. Les parties renforcent leur coopération afin de prévenir la cybercriminalité et de lutter contre ce phénomène. À cette fin, elles échangent des informations et des bonnes pratiques conformément à leur droit interne et à leurs engagements internationaux respectifs, tels que la convention du Conseil de l’Europe sur la cybercriminalité, faite à Budapest le 23 novembre 2001 (ci-après dénommée «convention de Budapest»), dans le respect total des droits de l’homme et dans les limites de leurs responsabilités.
3. Les parties échangent des informations sur l’éducation et la formation des enquêteurs et des autres professionnels ou procureurs spécialisés dans la criminalité et la criminalistique informatiques et peuvent mener des activités de formation conjointes dans leur intérêt mutuel ou au bénéfice de tiers.
4. Les parties s’efforcent de collaborer, lorsque cela se justifie, pour fournir une assistance et un soutien à d’autres États aux fins de l’élaboration de lois, de politiques, de pratiques, de programmes éducatifs et de formations appropriés, conformes à la convention de Budapest et considérant celle-ci comme la norme internationale pour prévenir et combattre la cybercriminalité.
Article 3.8
Protection des données à caractère personnel
1. Les parties sont conscientes de l’importance de protéger les droits fondamentaux au respect de la vie privée et à la protection des données à caractère personnel. Elles coopèrent pour garantir le respect de ces droits fondamentaux, y compris dans le domaine répressif et dans le cadre de la prévention du terrorisme et des autres formes graves de criminalité transnationale et de la lutte contre ces phénomènes.
2. Les parties coopèrent pour promouvoir un niveau élevé de protection des données à caractère personnel. La coopération aux niveaux bilatéral et multilatéral peut comprendre le renforcement des capacités, l’assistance technique, l’échange d’informations et d’expertise, ainsi que la coopération entre homologues au sein d’organismes internationaux, comme convenu d’un commun accord entre les parties.
CHAPITRE 4
DÉVELOPPEMENT DURABLE
Article 4.1
Développement durable
1. Les parties promeuvent le développement durable dans ses trois dimensions, à savoir sociale, économique et environnementale, de manière inclusive et équilibrée, par le dialogue, l’action conjointe, l’échange de bonnes pratiques, la bonne gouvernance à tous les niveaux, des stratégies de développement durable se caractérisant par la cohésion et faisant l’objet d’une appropriation nationale et la mobilisation de ressources financières, en utilisant au mieux les instruments existants et futurs.
2. Les parties s’attaquent aux défis liés à la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies (ODD) en donnant la priorité à leurs besoins respectifs et à l’appropriation nationale, compte étant tenu des contextes régional et local, et en créant des synergies et des partenariats avec les parties prenantes concernées dans ce domaine, notamment la société civile, les pouvoirs publics locaux, le secteur privé, les organisations à but non lucratif et les universités. Tout en étant conscientes du rôle central des pouvoirs publics dans la promotion du développement, les parties coopèrent également pour encourager les acteurs du secteur privé, en particulier les petites et moyennes entreprises, à tenir compte du développement durable dans leurs pratiques.
3. Les parties sont conscientes de l’importance des moyens de mise en œuvre, dont le financement, le transfert de technologies, la coopération technique et le renforcement des capacités, pour la réalisation et le suivi du programme 2030 par de multiples parties prenantes, y compris les pouvoirs publics, la société civile, le secteur privé et d’autres acteurs. À cet égard, elles s’engagent à continuer à œuvrer au renforcement de la coopération internationale, notamment en promouvant l’utilisation d’outils innovants pour parvenir à un développement durable.
4. Les parties coopèrent en vue d’améliorer la durabilité des modes de consommation et de production et s’efforcent de prendre des mesures visant à dissocier la croissance économique de la dégradation de l’environnement, notamment par le biais de l’économie circulaire, des politiques publiques et des stratégies commerciales.
5. Les parties s’emploient à encourager l’utilisation responsable, durable et efficiente des ressources naturelles.
6. Les parties s’emploient à faire mieux connaître les coûts économiques et sociaux des dommages causés à l’environnement et leur incidence connexe sur le bien-être humain, y compris en apportant des preuves scientifiques.
7. Les parties entretiennent un dialogue stratégique structuré régulier concernant le développement durable et la réalisation des ODD afin d’améliorer la coordination des politiques sur les questions d’intérêt commun ainsi que la qualité et l’efficacité de cette coordination.
8. Les parties collaborent pour intégrer les questions d’égalité de genre dans toutes les politiques et tous les instruments.
9. La coopération au développement est menée conformément aux principes et politiques en la matière convenus au niveau international auxquels les deux parties ont adhéré.
Article 4.2
Coopération internationale
1. Les parties sont conscientes des avantages mutuels de la coopération internationale et de son utilité pour promouvoir les processus de développement durable.
2. Les parties encouragent la coopération triangulaire avec des pays tiers sur des questions d’intérêt commun dans le plein respect des stratégies et des priorités des bénéficiaires. Elles promeuvent le renforcement de l’intégration régionale au sein de l’Amérique latine et des Caraïbes et reconnaissent l’importance stratégique d’une coopération birégionale inclusive.
Article 4.3
Environnement
1. Les parties conviennent de la nécessité de protéger l’environnement et de conserver, de restaurer et de gérer de manière durable les ressources naturelles.
2. Les parties coopèrent en particulier sur des questions telles que les droits d’accès en matière environnementale, la biodiversité et les zones protégées, les terres et les sols, l’eau, la qualité de l’air, la surveillance de l’environnement, l’évaluation des incidences sur l’environnement, la gestion des déchets, la responsabilité élargie des producteurs, le recyclage et la gestion des substances chimiques, ainsi que l’évaluation et la gestion des incidences des transports.
3. Les parties sont conscientes de l’importance de la gouvernance environnementale mondiale, y compris de la mise en œuvre des accords environnementaux multilatéraux auxquels elles sont parties et, le cas échéant, des résolutions de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement et d’autres enceintes compétentes, pour relever les défis environnementaux d’intérêt commun. Chaque partie réaffirme sa volonté de mettre en œuvre les accords environnementaux multilatéraux auxquels elle est partie.
4. Les parties renforcent leur coopération en ce qui concerne la protection de l’environnement et de la santé humaine, ainsi que la prise en compte des considérations environnementales dans tous les secteurs de coopération, lorsque cela se justifie, en particulier pour ce qui est de:
| a) | la promotion d’une bonne gouvernance environnementale dans des domaines prioritaires arrêtés d’un commun accord; |
| b) | la promotion de l’échange d’informations, d’expertise technique et de bonnes pratiques dans des domaines tels que:
|
Article 4.4
Changement climatique
1. Les parties reconnaissent que la menace urgente que représente le changement climatique nécessite une action collective en faveur d’un développement à faibles émissions et résilient face au changement climatique.
2. Les parties sont conscientes de l’importance des règles et accords internationaux dans le domaine du changement climatique, en particulier la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, faite à New York le 9 mai 1992 (CCNUCC), l’accord de Paris et le protocole de Kyoto à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, fait à Kyoto le 11 décembre 1997.
3. Les parties œuvrent ensemble à renforcer leur coopération dans le cadre de la CCNUCC et à mettre en œuvre l’accord de Paris et leurs contributions déterminées au niveau national au titre dudit accord.
4. Cette coopération peut consister à:
| a) | coopérer à la mise en œuvre des engagements et des actions antérieurs à 2020 afin d’instaurer une confiance mutuelle entre les parties; |
| b) | faciliter la poursuite des actions des parties, sous l’impulsion de leurs analyses de fond et débats nationaux; |
| c) | soutenir un développement économique à faible émission de gaz à effet de serre conformément à l’accord de Paris; |
| d) | soutenir l’ensemble des dialogues et démarches constructifs engagés au titre de la CCNUCC, en particulier ceux qui visent à évaluer les progrès accomplis collectivement dans la réalisation des objectifs de l’accord de Paris, comme le bilan mondial; |
| e) | instaurer un dialogue stratégique et une coopération concernant la mise en œuvre du cadre de transparence renforcé mis en place par l’accord de Paris, dans des domaines prioritaires arrêtés d’un commun accord, dont le renforcement des capacités nationales afin d’atteindre des niveaux plus élevés de transparence; |
| f) | promouvoir le dialogue bilatéral et la coopération présentant un intérêt mutuel dans le but de soutenir, le cas échéant, les processus multilatéraux susceptibles d’avoir une incidence significative sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant du transport maritime international et de l’aviation, en particulier au sein de l’Organisation de l’aviation civile internationale et de l’Organisation maritime internationale; |
| g) | promouvoir les politiques et programmes internes en matière de climat soutenant les objectifs d’atténuation, d’adaptation et d’alignement des flux financiers de l’accord de Paris, y compris par l’intermédiaire des objectifs et actions contenus dans les contributions déterminées au niveau national des parties au titre dudit accord; |
| h) | soutenir les actions visant à rendre les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient face au changement climatique, en mettant l’accent sur le financement inclusif de l’action pour le climat ciblant les personnes les plus pauvres et les groupes particulièrement vulnérables face aux effets néfastes du changement climatique, tels que les femmes et les filles; |
| i) | encourager un dialogue sur le renforcement des politiques et mesures d’adaptation, y compris en ce qui concerne le financement de l’adaptation, l’évaluation des résultats et l’augmentation de la résilience; |
| j) | favoriser les synergies dans le domaine de l’action pour le climat à tous les niveaux entre l’administration publique, les organisations de la société civile et les entreprises privées et encourager la participation du secteur privé en vue de parvenir à une économie à faible émission de gaz à effet de serre et résiliente face au climat; |
| k) | promouvoir des instruments de politique économique permettant d’agir à l’égard du changement climatique, tels que la tarification du carbone, les instruments fondés sur le marché et les taxes carbone, en fonction des besoins; |
| l) | renforcer la mise au point et le déploiement de technologies à faibles émissions et d’autres technologies respectueuses du climat commercialement viables; |
| m) | promouvoir les efforts déployés au niveau mondial pour rationaliser et supprimer progressivement les subventions inefficientes en faveur des combustibles fossiles qui favorisent le gaspillage, en tenant pleinement compte des besoins spécifiques et de la situation des pays en développement et en réduisant autant que possible les répercussions négatives éventuelles sur leur développement, tout en protégeant les populations pauvres et les communautés touchées; |
| n) | renforcer le dialogue bilatéral sur d’autres questions qui pourraient se poser en matière de politique climatique et favoriser la prise en considération des approches transversales de l’accord de Paris et du programme 2030. |
Article 4.5
Énergie durable
1. Les parties sont conscientes de l’importance du secteur de l’énergie pour la prospérité économique ainsi que pour la paix et la stabilité internationales et soulignent que la transformation du secteur de l’énergie est essentielle pour atteindre les objectifs fixés dans l’accord de Paris et dans le programme 2030. Elles conviennent de la nécessité d’améliorer et de diversifier l’approvisionnement énergétique, d’encourager l’innovation et d’accroître l’efficacité énergétique afin de garantir l’accès à une énergie sûre, durable, respectueuse de l’environnement et abordable. Les parties sont conscientes que la transition énergétique aura un coût dans les régions et soutiendra une transition juste. Elles œuvrent à la réalisation de ces objectifs.
2. Les parties procèdent à des échanges d’informations sur l’énergie et collaborent sur les plans bilatéral, régional et multilatéral afin de soutenir des marchés ouverts et concurrentiels, de partager des bonnes pratiques, de promouvoir une réglementation transparente fondée sur des données scientifiques et de discuter des domaines de coopération concernant les questions énergétiques.
3. Lors de la mise en œuvre de la coopération entre les parties au titre du présent article, il est dûment tenu compte de l’article 15.14, de manière à établir des synergies.
Article 4.6
Gouvernance des océans
1. Les parties sont conscientes de l’importance de la gestion durable des océans et des mers, y compris de la protection et de la préservation du milieu marin, du lien entre les océans et le climat, de la conservation, de l’utilisation durable et de la gestion responsable de la pêche, de l’aquaculture et des autres activités maritimes et du fait que celles-ci contribuent à offrir des possibilités environnementales, économiques et sociales aux générations actuelles et futures.
2. Dans ce contexte, dans le respect des obligations qui leur incombent en vertu du droit international, en particulier la convention des Nations unies sur le droit de la mer, faite à Montego Bay le 10 décembre 1982, les parties s’engagent à:
| a) | promouvoir le fait que les États en position de le faire signent et ratifient, approuvent ou acceptent l’accord se rapportant à la convention des Nations unies sur le droit de la mer et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, adopté à New York le 19 juin 2023; |
| b) | coopérer pour atteindre l’ODD no 14 et les autres ODD connexes, y compris dans le cadre des organes et processus régionaux et multilatéraux concernés; |
| c) | contribuer à renforcer la gouvernance internationale des océans, notamment en comblant les lacunes en matière de réglementation et de mise en œuvre; |
| d) | favoriser l’amélioration de la coopération et des consultations, au sein des organisations, instruments et organes internationaux compétents et entre ceux-ci, en vue du renforcement de la gouvernance des océans et de la promotion d’une répression efficace des infractions; |
| e) | promouvoir et mettre effectivement en œuvre des mesures de suivi, de contrôle et de surveillance, comme des programmes d’observateurs, des systèmes de surveillance des navires, le contrôle des transbordements, des inspections en mer, le contrôle par l’État du port et des sanctions connexes, conformément à leurs dispositions législatives et réglementaires respectives, aux fins de la conservation des stocks de poissons et de la prévention de la surpêche; |
| f) | maintenir ou adopter des mesures et coopérer pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), y compris, s’il y a lieu, par l’échange d’informations sur les activités de pêche INN dans leurs eaux et la mise en œuvre de politiques et de mesures visant à exclure les produits de la pêche INN des échanges commerciaux et des activités de pisciculture; |
| g) | coopérer avec les organisations régionales de gestion de la pêche dans lesquelles elles siègent toutes les deux en qualité de membre, d’observateur ou de partie non contractante coopérante et, le cas échéant, coopérer au sein de ces organisations, pour assurer une bonne gouvernance; |
| h) | réduire les pressions exercées sur les océans en luttant contre la pollution marine et les déchets marins, provenant notamment des sources terrestres, des plastiques et des microplastiques; |
| i) | coopérer pour mettre en place des mesures de conservation et des outils de gestion par écosystème et par zone, y compris des zones marines protégées, conformément au droit de chaque partie et au droit international et sur la base des meilleures informations scientifiques disponibles, pour protéger et restaurer les zones et les ressources côtières et marines; |
| j) | encourager le renforcement de la sûreté et de la sécurité des océans en échangeant des bonnes pratiques concernant les fonctions de garde-côte et la surveillance maritime, y compris par une coopération accrue entre les autorités concernées; |
| k) | promouvoir des outils par zone comme la planification de l’espace maritime fondée sur les écosystèmes et la gestion intégrée des zones côtières aux fins de la gestion et du développement durables des activités maritimes; |
| l) | coopérer pour renforcer la recherche et la collecte de données sur les océans; |
| m) | soutenir la recherche marine et les décisions scientifiquement fondées concernant la gestion de la pêche et les autres activités d’exploitation des ressources marines; |
| n) | coopérer pour réduire autant que possible les effets néfastes du changement climatique sur les océans, les côtes et les écosystèmes, notamment en atténuant les émissions de gaz à effet de serre, en particulier de dioxyde de carbone, et pour prendre des mesures d’adaptation efficaces et soutenir la mise en œuvre des accords et actions internationaux pertinents; |
| o) | favoriser le développement de l’aquaculture durable et responsable, y compris par la mise en œuvre des objectifs et des principes figurant dans le code de conduite pour une pêche responsable, adopté à Rome le 31 octobre 1995, par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture; |
| p) | échanger des bonnes pratiques en matière de développement durable d’activités économiques maritimes choisies présentant un intérêt pour les parties. |
Article 4.7
Réduction des risques de catastrophes
1. Les parties sont conscientes de la nécessité de gérer les risques de catastrophes tant naturelles que d’origine humaine, aux niveaux interne et mondial.
2. Les parties coopèrent en vue d’améliorer les mesures de prévention, d’atténuation, de préparation, de réaction et de rétablissement afin de réduire les risques de catastrophes, de promouvoir une culture de la prévention et d’accroître la résilience de leurs sociétés, de leurs écosystèmes et de leurs infrastructures, et elles œuvrent, lorsque cela se justifie, au niveau politique, sur les plans bilatéral, régional et multilatéral, pour améliorer la réduction des risques de catastrophes à l’échelle mondiale.
3. Les parties s’engagent à promouvoir l’échange d’informations et de bonnes pratiques concernant la mise en œuvre et le suivi du cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030, adopté à Sendai, au Japon, le 18 mars 2015 lors de la troisième conférence mondiale des Nations unies, par l’intermédiaire de plateformes de coopération régionales et mondiales, et en particulier concernant l’évaluation des risques, la mise en œuvre de plans de réduction des risques de catastrophes à tous les niveaux et la collecte et l’utilisation de statistiques sur les catastrophes et de données sur les pertes, ainsi que l’évaluation économique des catastrophes.
Article 4.8
Élaboration de politiques urbaines
1. Les parties sont conscientes de l’importance des politiques visant à favoriser un développement urbain durable pour contribuer efficacement à la mise en œuvre des objectifs du programme 2030 et du nouveau programme pour les villes.
2. Les parties encouragent la coopération et le partenariat associant tous les acteurs clés dans le domaine du développement urbain durable, en particulier concernant les moyens de relever les défis urbains de manière intégrée et globale.
3. Les parties créent, dans la mesure du possible, des perspectives concrètes de coopération de ville à ville pour trouver des solutions durables aux défis urbains, en vue d’améliorer le renforcement des capacités par l’échange d’expériences et de pratiques et l’apprentissage mutuel.
Article 4.9
Coopération dans le domaine de l’agriculture et du développement rural (1)
1. Les parties coopèrent dans le domaine de l’agriculture et du développement rural dans le but commun de renforcer la résilience et la durabilité de la production alimentaire, l’agriculture durable, la gestion des ressources naturelles telles que l’eau, l’action pour le climat, les systèmes alimentaires circulaires, y compris la prévention et la réduction des pertes et du gaspillage alimentaires, la promotion des organisations de producteurs, les indications géographiques, la recherche et l’innovation, les politiques de développement rural et les perspectives du marché agricole.
2. Les parties reconnaissent les efforts déployés dans les enceintes internationales pour renforcer la sécurité alimentaire et la nutrition à l’échelle mondiale ainsi que l’agriculture durable et s’engagent à participer activement à la coopération au sein de ces enceintes en vue de contribuer, d’ici à 2030, à l’élimination de la faim et de toutes les formes de malnutrition.
3. Les parties collaborent en vue de contribuer à la réalisation du programme 2030 dans le secteur agroalimentaire, et en particulier des ODD nos 1, 2, 12, 15 et 17 et des autres ODD pertinents.
4. Les parties encouragent et promeuvent des partenariats publics, public-privé et de la société civile efficaces, en s’appuyant sur l’expérience et sur les stratégies de financement des partenariats visés dans l’ODD no 17. À cette fin, elles s’efforcent d’améliorer la coopération et la coordination bilatérales en matière d’agriculture et de développement rural sur la base du principe de leurs objectifs respectifs de durabilité à long terme, visés dans le pacte vert pour l’Europe, la stratégie de l’Union européenne «De la ferme à la table» et la stratégie de l’Union européenne en faveur de la biodiversité, ainsi que dans les initiatives chiliennes en matière de durabilité agroalimentaire.
CHAPITRE 5
PARTENARIAT ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET CULTUREL
Article 5.1
Entreprises et industrie
1. Les parties coopèrent en vue de promouvoir un environnement favorable au développement et à l’amélioration de la compétitivité des petites et moyennes entreprises (PME) et, lorsque cela se justifie, la coopération en matière de politique industrielle. Cette coopération consiste à:
| a) | promouvoir les contacts entre opérateurs économiques, encourager les investissements communs et mettre en place des entreprises communes et des réseaux d’information dans le cadre des programmes horizontaux existants; |
| b) | échanger des informations et des expériences sur la création de conditions-cadres favorables à l’amélioration de la compétitivité des PME et sur les procédures relatives à la création de PME; |
| c) | faciliter les activités des PME des parties; |
| d) | promouvoir la responsabilité sociale des entreprises et leur obligation de rendre des comptes et encourager les pratiques commerciales responsables, notamment la consommation et la production durables. |
2. Les parties coopèrent pour faciliter les activités de coopération pertinentes mises en place par le secteur privé.
Article 5.2
Matières premières
1. Les parties sont conscientes qu’une approche transparente fondée sur le marché est le meilleur moyen de créer un environnement favorable aux investissements dans le secteur des matières premières.
2. Sur la base de l’intérêt mutuel, les parties encouragent la coopération sur les questions relatives aux matières premières dans les structures régionales ou multilatérales concernées ou au moyen d’un dialogue bilatéral à la demande de l’une ou l’autre partie. Cette coopération vise à promouvoir la transparence sur les marchés mondiaux des matières premières et à contribuer au développement durable.
3. Lors de la mise en œuvre de la coopération entre les parties au titre du présent article, il est dûment tenu compte de l’article 15.14, de manière à établir des synergies.
Article 5.3
Conduite responsable des entreprises et entreprises et droits de l’homme
1. Les parties soutiennent l’élaboration et la mise en œuvre de plans d’action nationaux sur les entreprises et les droits de l’homme en veillant à ce que des dispositions efficaces relatives au devoir de diligence en matière de droits de l’homme soient mentionnées et encouragées dans ces plans.
2. Compte tenu du fait que les États ont le devoir de protéger les droits de l’homme sur leur territoire en lien avec l’activité des entreprises, les parties encouragent une conduite responsable des entreprises conformément aux normes internationales approuvées ou soutenues par les parties dans le cadre des principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, des principes directeurs à l’intention des entreprises multinationales de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), du guide de l’OCDE sur le devoir de diligence pour une conduite responsable des entreprises, de la déclaration de principes tripartite sur les entreprises multinationales et la politique sociale de l’Organisation internationale du travail (OIT) et du programme 2030.
Article 5.4
Emploi et questions sociales
1. Les parties, conformément au programme 2030, sont conscientes que l’éradication de la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, y compris de l’extrême pauvreté, est le plus grand défi auquel le monde est confronté et constitue une condition indispensable au développement durable. À cet égard, elles conviennent d’échanger des informations sur les méthodes de mesure de la pauvreté afin de soutenir des politiques fondées sur des données probantes.
2. Les parties reconnaissent que l’amélioration du niveau de vie, la création d’emplois de qualité et la promotion de la protection sociale et du travail décent pour tous, femmes comme hommes, devraient être au cœur des politiques sociales et de l’emploi.
3. Les parties respectent, promeuvent et réalisent les principes et droits fondamentaux au travail énoncés dans la déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail, adoptée à Genève le 18 juin 1998, et dans son suivi, dans la déclaration de l’OIT sur la justice sociale pour une mondialisation équitable, adoptée le 10 juin 2008, ainsi que dans les conventions fondamentales de l’OIT correspondantes.
4. Les parties renforcent la coopération, y compris entre les partenaires sociaux, dans le domaine de l’emploi et des affaires sociales et encouragent les échanges de bonnes pratiques concernant l’emploi, la santé et la sécurité au travail, les inspections du travail, le travail non déclaré, le dialogue social, la protection sociale et la protection des travailleurs, y compris une évaluation des incidences de l’économie informelle ainsi que la gestion des transitions professionnelles.
5. Les parties conviennent d’instaurer un dialogue régulier pour accompagner les travaux dans ces domaines d’intérêt commun et en examiner l’état d’avancement ainsi que les progrès dans la conception et l’efficacité de leurs politiques en la matière.
Article 5.5
Personnes âgées et handicapées
1. Les parties s’engagent à œuvrer en faveur du bien-être, de la dignité et de l’inclusion effective dans leurs sociétés des groupes vulnérables ainsi que des personnes qui sont confrontées à des obstacles pour participer à la société sur un pied d’égalité avec les autres, en particulier les personnes âgées et les personnes handicapées.
2. Les parties sont conscientes de l’importance de promouvoir le vieillissement positif et l’accessibilité à tous les niveaux tout au long de la vie. Elles sont également conscientes de l’importance de respecter les obligations en matière d’accessibilité prévues par la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, adoptée le 13 décembre 2006.
3. Les parties conviennent de coopérer pour:
| a) | promouvoir et élaborer des mesures visant à soutenir ou à accroître les possibilités des personnes âgées et des personnes handicapées sur le marché du travail et l’inclusion sociale de ces personnes; |
| b) | garantir l’accès des personnes handicapées, en particulier des enfants et des jeunes, ainsi que des personnes âgées à une éducation inclusive et à l’apprentissage tout au long de la vie; |
| c) | promouvoir des mesures ciblées mettant l’accent sur l’inclusion des personnes souffrant de handicaps mentaux et intellectuels et de problèmes de santé mentale, ainsi que sur leur adaptation et leur réadaptation; |
| d) | recenser et échanger des bonnes pratiques concernant les dispositifs d’assistance, y compris ceux qui sont utilisés dans le cadre de la fourniture de soins pour favoriser une vie autonome et qui sont utilisables tant pour les personnes âgées que pour les personnes handicapées, notamment dans les situations de dépendance; |
| e) | améliorer l’accessibilité des produits et des services de manière cohérente afin de garantir l’accès à ces produits et à ces services sur un pied d’égalité et sans discrimination à l’égard des personnes handicapées ou des personnes âgées. |
Article 5.6
Jeunes
1. Les parties sont conscientes de l’importance des jeunes en tant que moteur de croissance et de prospérité. À cet égard, elles soulignent l’importance que des emplois soient créés pour les jeunes, que ces emplois soient décents, et que des projets soient élaborés pour accroître la participation civique des jeunes.
2. Les parties coopèrent pour:
| a) | faciliter la participation active des jeunes à la société civile; |
| b) | favoriser les échanges dans le domaine de la politique de la jeunesse et de l’enseignement non formel destiné aux jeunes et aux animateurs socio-éducatifs; |
| c) | promouvoir un développement durable et inclusif en engageant un dialogue en vue de soutenir des campagnes de sensibilisation ciblant les jeunes sur les droits de l’homme et la non-discrimination. |
3. Dans ce cadre, elles mènent des travaux conjoints pour lutter contre le harcèlement et la violence dans les établissements d’enseignement.
Article 5.7
Culture
1. Les parties coopèrent dans les enceintes internationales compétentes, en particulier l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), afin de poursuivre des objectifs communs et de promouvoir la diversité culturelle, notamment par la mise en œuvre de la convention de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, adoptée à Paris le 20 octobre 2005.
2. Les parties favorisent un dialogue et une coopération plus étroits dans les secteurs de la culture et de la création, y compris concernant les technologies et médias audiovisuels émergents et nouveaux, en tenant compte des accords bilatéraux existants entre le Chili et les États membres, afin d’améliorer, entre autres, la compréhension et la connaissance mutuelles de leurs cultures respectives et les échanges en la matière.
3. Les parties s’efforcent de prendre des mesures appropriées pour favoriser les échanges culturels et mener des initiatives conjointes dans divers domaines culturels, y compris la coproduction dans les secteurs des médias, du cinéma et de la télévision, en utilisant les instruments et cadres de coopération disponibles.
4. Les parties encouragent le dialogue interculturel entre leurs organisations de la société civile ainsi qu’entre leurs citoyens.
Article 5.8
Recherche et innovation
1. Les parties coopèrent dans le domaine de la recherche scientifique, du développement technologique et de l’innovation sur la base de l’intérêt commun et du bénéfice mutuel et dans le respect de leurs règles et dispositions internes. Cette coopération vise à promouvoir le développement social et économique, à relever les défis sociétaux mondiaux, à atteindre l’excellence scientifique, à améliorer la compétitivité régionale et à renforcer les relations entre les parties, de manière à ce qu’un partenariat durable en résulte. Les parties encouragent le dialogue stratégique et utilisent leurs différents instruments, tels que l’accord de coopération scientifique et technologique entre la Communauté européenne et la République du Chili, fait à Bruxelles le 23 septembre 2002, de manière complémentaire.
2. Les parties cherchent:
| a) | à améliorer les conditions de mobilité des chercheurs, des scientifiques, des experts, des étudiants et des entrepreneurs et les conditions de circulation transfrontière du matériel et des équipements; |
| b) | à faciliter l’accès réciproque à leurs programmes, infrastructures et installations de recherche, publications et données scientifiques respectifs dans le domaine de la science, de la technologie et de l’innovation; |
| c) | à accroître la coopération en matière de recherche prénormative et de normalisation; |
| d) | à promouvoir des principes communs pour un traitement juste et équitable des droits de propriété intellectuelle dans le cadre des projets de recherche et d’innovation; |
| e) | à encourager le dialogue stratégique sur l’innovation, ciblé sur les PME en particulier, en vue de créer de nouveaux biens et services et de stimuler l’innovation technologique et l’entrepreneuriat; |
| f) | à augmenter le nombre de projets conjoints d’entreprises dans le domaine de la recherche appliquée et du développement qui visent à apporter des solutions innovantes à des problèmes et défis communs; |
| g) | à favoriser les réseaux et les liens entre les établissements de recherche et d’innovation, tels que les universités et les centres de recherche, et les entreprises, dans leurs régions, aux fins du développement d’activités proches du marché; |
| h) | à soutenir les programmes d’innovation sociale et publique visant à améliorer le développement social des régions et en particulier la qualité de vie des citoyens; |
| i) | à promouvoir la coopération et l’échange de bonnes pratiques, de politiques et de stratégies, y compris concernant les défis mondiaux, entre les décideurs politiques, les agences d’innovation et les autres parties prenantes concernées. |
3. Les parties encouragent les activités suivantes, auxquelles sont associés des organismes publics, des centres de recherche publics et privés, des établissements d’enseignement supérieur, des agences et réseaux d’innovation ainsi que d’autres parties prenantes, y compris des PME:
| a) | des initiatives conjointes de sensibilisation à la science, à la technologie et à l’innovation, des programmes de renforcement des capacités, ainsi que des possibilités de participation réciproque à leurs programmes respectifs; |
| b) | des réunions et ateliers conjoints visant à échanger des informations et des bonnes pratiques et à recenser les domaines dans lesquels mener des travaux de recherche communs; |
| c) | des actions conjointes et cofinancées de recherche et d’innovation, y compris des réseaux thématiques, dans des domaines d’intérêt commun; |
| d) | l’évaluation mutuellement reconnue de la coopération en matière scientifique et d’innovation et la diffusion des résultats correspondants. |
Article 5.9
Coopération polaire
Les parties sont conscientes de l’importance du dialogue et de la coopération aux niveaux bilatéral et multilatéral sur les questions polaires. Cette coopération passe par un dialogue entre experts et par l’échange de bonnes pratiques, y compris dans le cadre de la Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique.
Article 5.10
Politique numérique
1. Les parties sont conscientes que les technologies de l’information et de la communication (TIC) favorisent le développement économique, éducatif et social. Elles procèdent à des échanges de vues sur leurs politiques respectives dans ce domaine.
2. Les parties coopèrent concernant les politiques en matière de TIC. Cette coopération peut consister à:
| a) | échanger des points de vue sur les différents aspects de la stratégie de l’Union européenne relative au marché unique numérique, en particulier les politiques et la réglementation en matière de communications électroniques, y compris l’accès aux services à haut débit, la protection de la vie privée et des données à caractère personnel, les flux de données, les exigences de localisation des données, l’administration en ligne, l’administration ouverte, les données ouvertes, la sécurité de l’internet, la santé en ligne et l’indépendance des autorités de régulation; |
| b) | procéder à des échanges de vues sur la neutralité de l’internet, en tant que principe visant à promouvoir un internet libre et ouvert, ainsi que sur la création de services et d’applications en ligne dans l’intérêt de tous les citoyens et sur l’accès à ces services et applications; |
| c) | promouvoir les TIC en tant que moyens de favoriser le développement social, culturel et économique, l’inclusion sociale et numérique et la diversité culturelle et en tant qu’outils essentiels pour stimuler la connectivité dans les écoles et développer les réseaux de recherche et les réseaux universitaires; |
| d) | développer l’interconnexion et l’interopérabilité des réseaux de recherche, ainsi que des infrastructures et des services de calcul et de données scientifiques, et promouvoir un tel développement dans leur contexte régional; |
| e) | coopérer dans le domaine de l’administration en ligne et des services de confiance tels que la signature électronique et l’identité électronique, en mettant l’accent sur l’échange de principes stratégiques, d’informations et de bonnes pratiques concernant l’utilisation des TIC pour moderniser l’administration publique et pour promouvoir des services publics de qualité et la gestion transparente des ressources publiques; |
| f) | échanger des informations sur les normes, l’évaluation de la conformité et la réception par type, notamment pour faciliter les échanges commerciaux; |
| g) | promouvoir les échanges et la formation de spécialistes, en particulier de jeunes professionnels et de femmes; |
| h) | promouvoir les compétences numériques. |
Article 5.11
Éducation et enseignement supérieur
1. Les parties coopèrent dans le domaine de l’éducation en vue de soutenir le développement du capital humain, en particulier au niveau de l’enseignement supérieur.
2. Afin de soutenir la qualité et la modernisation des systèmes d’enseignement supérieur, les parties:
| a) | promeuvent la mobilité des étudiants et du personnel enseignant et administratif dans le cadre de programmes existants ou nouveaux; |
| b) | renforcent les capacités dans les établissements d’enseignement supérieur; |
| c) | améliorent les mécanismes de reconnaissance des qualifications et des périodes d’études à l’étranger, conformément au droit de chaque partie. |
Article 5.12
Navigation par satellite à caractère civil, observation de la Terre et autres activités spatiales
1. Les parties sont conscientes que les activités spatiales ont une incidence positive sur le développement environnemental durable, sur le développement économique et social et sur la compétitivité industrielle.
2. Les parties coopèrent, conformément aux conventions internationales et à leur droit respectif, sur des questions d’intérêt commun dans le domaine des activités spatiales à caractère civil, telles que:
| a) | la recherche spatiale, notamment sur la navigation par satellite et l’observation de la Terre, par la participation à Horizon Europe; |
| b) | la coopération concernant les applications et les services fondés sur les systèmes mondiaux de navigation par satellite, y compris, en particulier, la recherche scientifique, la coopération industrielle, le développement du commerce et du marché, les normes pour les applications, la certification et les mesures réglementaires; |
| c) | la mise au point de systèmes de renforcement satellitaire, en particulier pour les systèmes de transport aérien ou de renforcement, la protection mutuelle des infrastructures des systèmes de navigation par satellite, la coopération en matière d’interopérabilité, de compatibilité et d’utilisation du spectre; |
| d) | l’observation de la Terre et la science de la Terre, y compris la coopération au sein des enceintes multilatérales et, en particulier, du groupe sur l’observation de la Terre (GEO) et du comité sur les satellites d’observation de la Terre (CEOS), pour relever les défis sociétaux et faciliter les partenariats d’entreprises et d’innovation dans le domaine de l’observation de la Terre dans le cadre du volet Copernicus du programme spatial de l’Union en recensant les domaines d’intérêt commun; |
| e) | les communications par satellite. |
Article 5.13
Tourisme
1. Les parties coopèrent dans le domaine du tourisme dans le but d’améliorer l’échange d’informations et d’établir des bonnes pratiques afin d’assurer un développement équilibré et durable du tourisme et de soutenir la création d’emplois, le développement économique et l’amélioration de la qualité de vie.
2. Les parties se concentrent en particulier sur:
| a) | la sauvegarde du patrimoine naturel et culturel et l’optimisation de ses potentialités; |
| b) | le respect de l’intégrité et des intérêts des communautés locales; |
| c) | la promotion de la coopération entre les régions des parties et les régions et municipalités des pays voisins; |
| d) | la promotion de l’échange d’informations et de la coopération concernant les industries créatives et de l’innovation dans le secteur du tourisme. |
Article 5.14
Statistiques
1. Les parties coopèrent dans le domaine des statistiques.
2. Cette coopération peut consister à:
| a) | promouvoir l’harmonisation des méthodes statistiques afin d’améliorer la comparabilité des données; |
| b) | produire et diffuser des statistiques officielles et élaborer des indicateurs; |
| c) | échanger des connaissances et des bonnes pratiques entre les institutions officielles du Chili chargées des questions et procédures statistiques et leurs homologues dans l’Union européenne. |
Article 5.15
Transports
1. Les parties coopèrent dans tous les secteurs appropriés de la politique des transports, y compris en matière de politique intégrée des transports, en vue de mettre en place et de soutenir un système de transport efficient, durable, sûr, sécurisé et respectueux de l’environnement pour les passagers comme pour les marchandises.
2. Cette coopération vise à promouvoir:
| a) | l’échange d’informations sur leurs politiques, normes et bonnes pratiques respectives en matière de transports et sur d’autres sujets d’intérêt mutuel; |
| b) | l’interconnexion et l’interopérabilité des réseaux; |
| c) | une approche axée sur des systèmes de transport multimodaux; |
| d) | un environnement propice aux investissements; |
| e) | la sûreté et la sécurité des systèmes de transport; |
| f) | les questions de transport liées à l’environnement; |
| g) | des solutions de transport à faible intensité de carbone ou sans carbone, la recherche et l’innovation, des solutions intelligentes et numériques; |
| h) | le dialogue entre experts et la coopération dans les enceintes internationales compétentes en matière de transports; |
| i) | des solutions de transport durables, y compris pour la mobilité urbaine; et |
| j) | la facilitation des échanges commerciaux, l’augmentation de l’efficience et l’optimisation des opérations de transport et des opérations logistiques par la numérisation et la simplification des exigences en matière d’établissement de rapports pour tous les modes de transport. |
CHAPITRE 6
AUTRES DOMAINES
Article 6.1
Politiques macroéconomiques
Les parties coopèrent et encouragent l’échange d’informations et de points de vue sur les politiques et les tendances macroéconomiques.
Article 6.2
Questions fiscales
Les parties sont conscientes des principes de bonne gouvernance en matière fiscale, y compris des normes mondiales concernant la transparence, l’échange d’informations et des normes minimales visant à lutter contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS), et s’engagent à mettre ces principes en œuvre, ainsi qu’à éliminer les pratiques fiscales dommageables. Elles promeuvent des conditions de concurrence équitables et s’emploient à améliorer la coopération internationale en matière fiscale afin de prévenir l’évasion et la fraude fiscales.
Article 6.3
Politique des consommateurs
Les parties sont conscientes de l’importance d’assurer un niveau élevé de protection des consommateurs et s’efforcent, à cette fin, de coopérer dans le domaine de la politique des consommateurs. Elles conviennent que cette coopération peut consister, dans la mesure du possible:
| a) | à échanger des informations sur leurs cadres respectifs de protection des consommateurs, y compris sur le droit de la consommation, la sécurité des produits de consommation, les voies de recours pour les consommateurs et les mesures visant à faire respecter la législation en matière de protection des consommateurs; |
| b) | à encourager la création d’associations indépendantes de consommateurs et les contacts entre représentants des consommateurs. |
Article 6.4
Santé publique
Les parties conviennent de coopérer en matière de santé publique, notamment en ce qui concerne la prévention et le contrôle des maladies transmissibles, la préparation à la lutte contre la propagation de maladies hautement pathogènes, l’application du règlement sanitaire international (2005), adopté le 23 mai 2005 par l’Assemblée mondiale de la santé, et la lutte contre la résistance aux antimicrobiens.
Article 6.5
Coopération concernant le sport et l’activité physique
Les parties coopèrent dans le domaine du sport et de l’activité physique afin de contribuer au développement d’un mode de vie actif et sain, y compris par la promotion de l’activité physique bienfaisante pour la santé parmi tous les groupes d’âge, la promotion des rôles sociaux et des valeurs éducatives du sport et la lutte contre les menaces qui pèsent sur le sport, telles que le dopage, le trucage de matchs, le racisme et la violence.
CHAPITRE 7
MODERNISATION DE L’ÉTAT ET DU SERVICE PUBLIC, DÉCENTRALISATION, POLITIQUE RÉGIONALE ET COOPÉRATION INTERINSTITUTIONNELLE
Article 7.1
Modernisation de l’État
Dans le cadre de leur dialogue politique et de leur coopération, les parties s’emploient à échanger leurs expériences concernant les questions liées à la modernisation et à la décentralisation de l’État et de l’administration publique, en tirant les enseignements de leurs bonnes pratiques en matière d’efficacité organisationnelle globale ainsi que de la législation et du cadre institutionnel existants dans le but de parvenir à une bonne gouvernance, y compris concernant les aspects suivants:
| a) | la reconnaissance de l’autonomie et du rôle des institutions supérieures de contrôle des finances publiques pour ce qui est de promouvoir la bonne gouvernance à tous les niveaux en garantissant l’efficience, l’obligation de rendre des comptes, l’efficacité et la transparence; |
| b) | la promotion de la transparence et de l’obligation de rendre des comptes dans le cadre des politiques publiques et de la prise de décision vis-à-vis de leurs citoyens, ainsi que le renforcement du rôle de la société civile dans ce domaine; |
| c) | la promotion d’une culture de l’intégrité et de la probité dans le service public englobant la société dans son ensemble, en collaboration avec le secteur privé et la société civile; |
| d) | la promotion, le soutien et l’encouragement de l’innovation dans le secteur public, apportant des solutions aux problèmes et aux défis de ses différents niveaux et domaines de travail, de manière à ce qu’ils génèrent une valeur publique dans l’écosystème de l’innovation et dans la société. |
Article 7.2
Politique régionale et décentralisation
1. Les parties sont conscientes de l’importance des politiques visant à favoriser un développement régional et territorial équilibré et durable. Elles reconnaissent l’importance des régions et de la coopération avec les gouvernements infranationaux, ainsi que le fait qu’ils peuvent enrichir considérablement les connaissances sur les politiques publiques conformément aux exigences de la future décentralisation du Chili.
2. Les parties coopèrent, dans la mesure du possible, en vue d’améliorer les systèmes de gouvernance à différents niveaux et de renforcer les capacités par l’échange d’expériences et de pratiques et par l’apprentissage mutuel concernant les solutions durables aux défis du développement territorial et régional, les politiques visant à promouvoir la cohésion sociale, économique et territoriale, y compris la coopération transfrontière, l’établissement et la mise en œuvre de la politique régionale et l’organisation de stratégies de développement territorial, ainsi que les questions de partenariat, les procédures et méthodes de planification et d’évaluation, l’innovation régionale et les politiques de spécialisation intelligente.
3. Les parties s’engagent à renforcer et à élargir, dans la mesure du possible, les dynamiques et les possibilités de collaboration entre les régions de l’Union européenne et celles du Chili par la conception et l’exécution de programmes et de projets conjoints visant à stimuler, entre autres, le développement régional et territorial.
4. Les parties s’efforcent d’échanger des expériences et des bonnes pratiques concernant les interrelations entre la décentralisation et la mise en œuvre de la politique régionale.
Article 7.3
Coopération interinstitutionnelle
1. Les parties s’engagent à encourager et à faciliter un dialogue et une coopération plus étroits entre les institutions concernées dans tous les domaines régis par le présent accord. À cette fin, elles encouragent les contacts entre les institutions du gouvernement, le secteur public et les autres institutions compétentes du Chili et leurs homologues de l’Union européenne dans le cadre de la coopération sectorielle la plus large possible, qui peut inclure:
| a) | la prévention de la corruption et la lutte contre ce phénomène; |
| b) | une formation et un appui organisationnels; |
| c) | la fourniture d’une assistance technique aux institutions du Chili chargées de l’élaboration, de l’exécution et de l’évaluation des politiques publiques et de l’information sur ces politiques, y compris dans le cadre de réunions entre des membres du personnel des institutions de l’Union européenne et leurs homologues du Chili; |
| d) | l’échange régulier d’informations, lorsque cela se justifie, y compris par l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, et la mise en place de réseaux d’information, la protection des données à caractère personnel étant garantie dans tous les domaines où un échange de données est nécessaire; |
| e) | l’échange d’informations et de bonnes pratiques en ce qui concerne la numérisation des procédures de l’État relatives à la fourniture de services aux citoyens; |
| f) | le transfert de connaissances spécialisées; |
| g) | des études préliminaires et l’exécution conjointe de projets moyennant une contribution financière proportionnée; |
| h) | l’élaboration de plans d’action comprenant des points focaux, des calendriers et des mécanismes d’évaluation; |
| i) | la contribution à la création de capacités, de compétences et d’aptitudes dans le domaine de l’innovation publique. |
2. Les parties peuvent, d’un commun accord, ajouter d’autres domaines d’action à ceux visés au paragraphe 1.
PARTIE III
COMMERCE ET QUESTIONS LIÉES AU COMMERCE
CHAPITRE 8
DISPOSITIONS GÉNÉRALES ET INSTITUTIONNELLES
SECTION A
Dispositions générales
Article 8.1
Établissement d’une zone de libre-échange
Les parties établissent une zone de libre-échange, en conformité avec l’article XXIV du GATT de 1994 et avec l’article V de l’AGCS.
Article 8.2
Objectifs
Les objectifs de la présente partie du présent accord sont les suivants:
| a) | l’expansion et la diversification du commerce des marchandises entre les parties, en conformité avec l’article XXIV du GATT de 1994, par la réduction ou l’élimination des obstacles tarifaires et non tarifaires au commerce; |
| b) | la facilitation du commerce des marchandises, notamment au moyen de dispositions concernant les douanes et la facilitation des échanges commerciaux, les normes, les règlements techniques, les procédures d’évaluation de la conformité ainsi que les mesures sanitaires et phytosanitaires, d’une manière qui préserve le droit de chaque partie de réglementer afin d’atteindre des objectifs de politique publique; |
| c) | la libéralisation du commerce des services, en conformité avec l’article V de l’AGCS; |
| d) | la mise en place d’un environnement propice à l’accroissement des flux d’investissement, l’amélioration des conditions d’établissement sur la base du principe de non-discrimination, tout en préservant le droit de chaque partie à adopter et à appliquer les mesures nécessaires pour poursuivre des objectifs légitimes de politique publique; |
| e) | la facilitation du commerce et des investissements entre les parties, notamment par le libre transfert des paiements courants et des mouvements de capitaux; |
| f) | le développement d’un environnement favorable à l’investissement grâce à l’établissement de règles transparentes, stables et prévisibles qui garantissent aux investisseurs un traitement équitable et l’établissement d’un système juridictionnel appelé à régler les différends entre investisseurs et États d’une manière efficace, équitable et prévisible. |
| g) | l’ouverture effective et réciproque des marchés publics des parties; |
| h) | la promotion de l’innovation et de la créativité en veillant à la protection adéquate et effective des droits de propriété intellectuelle conformément aux obligations internationales applicables entre les parties; |
| i) | la promotion des conditions favorisant une concurrence non faussée, en particulier en ce qui concerne les échanges commerciaux et les investissements entre les parties; |
| j) | le développement du commerce international d’une manière qui contribue au développement durable dans ses dimensions économique, sociale et environnementale; et |
| k) | la mise en place d’un mécanisme de règlement des différends efficace, équitable et prévisible pour résoudre les différends concernant l’interprétation et l’application de la présente partie du présent accord. |
Article 8.3
Définitions d’application générale
Aux fins de la présente partie du présent accord, des annexes 9, 10-A à 10-E, 13-A à 13-H, 15-A, 15-B, 16-A, 16-B, 16-C, 17-A à 17-I, 19-A, 19-B, 19-C, 21-A, 21-B, 25, 28-A, 28-B, 29, 32-A, 32-B, 32-C, 38-A et 38-B ainsi que des protocoles au présent accord, on entend par:
| a) | «accord sur l’agriculture»: l’accord sur l’agriculture figurant à l’annexe 1A de l’accord sur l’OMC; |
| b) | «accord antidumping»: l’accord sur la mise en œuvre de l’article VI de l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce figurant à l’annexe 1A de l’accord sur l’OMC; |
| c) | «droit de douane»: tout droit ou toute imposition de quelque nature que ce soit perçu à l’importation ou à l’occasion de l’importation d’une marchandise; ne rentrent pas dans la définition du droit de douane:
|
| d) | «CPC»: la classification centrale de produits (provisoire) (Études statistiques, série M, no 77, Département des affaires économiques et sociales internationales, Bureau statistique des Nations unies, New York, 1991); |
| e) | «jours»: les jours de l’année civile, y compris les samedis, dimanches et jours fériés; |
| f) | «existant»: en vigueur à la date d’entrée en vigueur du présent accord; |
| g) | «AGCS»: l’accord général sur le commerce des services figurant à l’annexe 1B de l’accord sur l’OMC; |
| h) | «GATT de 1994»: l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce de 1994 figurant à l’annexe 1A de l’accord sur l’OMC; |
| i) | «marchandise d’une partie»: une marchandise nationale au sens du GATT de 1994, y compris les marchandises originaires de cette partie; |
| j) | «système harmonisé» ou «SH»: le système harmonisé de désignation et de codification des marchandises développé par l’Organisation mondiale des douanes, y compris ses règles générales pour l’interprétation, ses notes de sections, ses notes de chapitres et ses notes de sous-positions; |
| k) | «position»: les quatre premiers chiffres du numéro de classement tarifaire du système harmonisé; |
| l) | «personne morale»: toute entité juridique dûment constituée ou autrement organisée conformément à la législation applicable, à des fins lucratives ou non, et détenue par le secteur privé ou le secteur public, y compris toute société, société de fiducie (trust), société de personnes (partnership), coentreprise, entreprise individuelle ou association; |
| m) | «mesure»: toute mesure prise sous forme de loi, de réglementation, de règle, de procédure, de décision, de disposition administrative, d’exigence ou de pratique, ou sous toute autre forme; |
| n) | «mesure d’une partie»: toute mesure adoptée ou maintenue par (2):
|
| o) | «personne physique»:
|
| p) | «marchandise originaire»: une marchandise qui remplit les conditions des règles d’origine énoncées au chapitre 10; |
| q) | «personne»: une personne physique ou morale; |
| r) | «données à caractère personnel»: toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable; |
| s) | «accord sur les sauvegardes»: l’accord sur les sauvegardes figurant à l’annexe 1A de l’accord sur l’OMC; |
| t) | «mesure sanitaire ou phytosanitaire»: toute mesure visée à l’annexe A, paragraphe 1, de l’accord SPS; |
| u) | «accord SMC»: l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires figurant à l’annexe 1A de l’accord sur l’OMC; |
| v) | «accord SPS»: l’accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires figurant à l’annexe 1A de l’accord sur l’OMC; |
| w) | «accord OTC»: l’accord sur les obstacles techniques au commerce figurant à l’annexe 1 de l’accord sur l’OMC; |
| x) | «accord sur les ADPIC»: l’accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce figurant à l’annexe 1C de l’accord sur l’OMC; et |
| y) | «accord sur l’OMC»: l’accord de Marrakech instituant l’Organisation mondiale du commerce, fait à Marrakech le 15 avril 1994. |
Article 8.4
Relations avec l’accord sur l’OMC et d’autres accords existants relevant de la présente partie du présent accord
1. Les parties réaffirment les droits et obligations qu’elles ont l’une envers l’autre au titre de l’accord sur l’OMC et d’autres accords existants relevant de la présente partie du présent accord auxquels elles sont parties.
2. Aucune disposition du présent accord ne saurait être interprétée comme obligeant l’une ou l’autre des parties à agir d’une manière incompatible avec les obligations qui lui incombent en vertu de l’accord sur l’OMC.
3. En cas d’incompatibilité entre le présent accord et tout accord existant autre que l’accord sur l’OMC auquel les deux parties sont parties et qui relèvent de la présente partie du présent accord, les parties se consultent immédiatement en vue de parvenir à une solution mutuellement satisfaisante.
SECTION B
Dispositions institutionnelles
Article 8.5
Fonctions spécifiques du conseil conjoint dans sa configuration «Commerce»
1. Lorsque le conseil conjoint institué en vertu de l’article 40.1 examine des questions relevant de la présente partie du présent accord (6), il peut:
| a) | adopter des décisions visant à modifier:
|
| b) | adopter les décisions d’interprétation des dispositions de la présente partie du présent accord, qui sont contraignantes pour les parties et tous les organes créés en vertu de la présente partie du présent accord ainsi que les groupes spéciaux visés aux chapitres 33 et 38; |
| c) | instituer des sous-comités supplémentaires et d’autres organes compétents pour les questions relevant de la présente partie du présent accord conformément à l’article 40.3, paragraphe 3; et |
| d) | s’il le juge approprié, arrêter le règlement intérieur des sous-comités et autres organes institués en vertu de l’article 8.8 et du point c) du présent paragraphe. |
2. L’ordre du jour des réunions du conseil conjoint dans sa configuration «Commerce» est établi par les coordinateurs pour la présente partie du présent accord, conformément à l’article 8.7, paragraphe 2.
Article 8.6
Fonctions spécifiques du comité conjoint dans sa configuration «Commerce»
1. Lorsque le comité conjoint institué en vertu de l’article 40.2 examine des questions relevant de la présente partie du présent accord (7), celui-ci:
| a) | assiste le conseil conjoint dans l’exercice de ses fonctions en ce qui concerne les questions liées au commerce et aux investissements; |
| b) | est chargé de la mise en œuvre correcte de la présente partie du présent accord; à cet égard, et sans préjudice des droits établis en vertu du chapitre 38, une partie peut soumettre à discussion, dans le cadre du comité conjoint, toute question liée à l’application ou à l’interprétation de la présente partie du présent accord; |
| c) | supervise la poursuite de l’élaboration des dispositions de la présente partie du présent accord en tant que de besoin et évalue les résultats obtenus grâce à son application, |
| d) | recherche les moyens appropriés pour prévenir et résoudre les problèmes qui peuvent survenir dans les domaines relevant de la présente partie du présent accord; |
| e) | supervise les travaux de tous les sous-comités institués en vertu de l’article 8.8 et des sous-comités institués en vertu de l’article 40.3, paragraphe 3, qui exécutent des tâches relevant de la présente partie du présent accord; et |
| f) | examine tous les effets, sur la présente partie du présent accord, de l’adhésion d’un nouvel État membre à l’Union européenne. |
2. Le comité conjoint, dans sa configuration «Commerce», peut:
| a) | instituer des sous-comités supplémentaires et d’autres organes compétents pour les questions relevant de la présente partie du présent accord conformément à l’article 40.3, paragraphe 3; |
| b) | adopter des décisions en vue de modifier la présente partie du présent accord conformément à l’article 8.5, paragraphe 1, point a), et de publier les interprétations visées à l’article 8.5, paragraphe 1, point b), entre les réunions du conseil conjoint, lorsque ce dernier ne peut pas se réunir ou que le présent accord le prévoit d’une autre manière; et |
| c) | arrêter le règlement intérieur des sous-comités et d’autres organes, s’il le juge approprié, institués en vertu de l’article 8.8 et du point a) du présent paragraphe. |
3. L’ordre du jour des réunions du comité conjoint dans sa configuration «Commerce» est établi par les coordinateurs pour la présente partie du présent accord, conformément à l’article 8.7, paragraphe 2.
Article 8.7
Coordinateurs pour la présente partie du présent accord
1. Chaque partie nomme un coordinateur pour la présente partie du présent accord, dans les soixante jours suivant la date d’entrée en vigueur du présent accord, et notifie à l’autre partie les coordonnées de ce coordinateur.
2. Les coordinateurs établissent conjointement l’ordre du jour et procèdent ensemble à tous les autres préparatifs nécessaires à l’organisation des réunions du conseil conjoint, du comité conjoint et des sous-comités ainsi que des autres organes institués en vertu de l’article 8.8 ou de l’article 40.3, paragraphe 3, qui exécutent des tâches relevant de la présente partie du présent accord. Les coordinateurs assurent le suivi des décisions du conseil conjoint et du comité conjoint, dans sa configuration «Commerce», ainsi que des décisions des sous-comités dans les cas prévus aux articles 17.39 et 25.20, le cas échéant.
Article 8.8
Sous-comités et autres organes spécifiques à la présente partie du présent accord
1. Les parties instituent les sous-comités suivants:
| a) | le sous-comité «Anticorruption en matière de commerce et d’investissements»; |
| b) | le sous-comité «Douanes, facilitation des échanges commerciaux et règles d’origine»; |
| c) | le sous-comité «Services financiers»; |
| d) | le sous-comité «Propriété intellectuelle»; |
| e) | le sous-comité «Marchés publics»; |
| f) | le sous-comité «Mesures sanitaires et phytosanitaires»; |
| g) | le sous-comité «Services et investissement»; |
| h) | le sous-comité «Systèmes alimentaires durables»; |
| i) | le sous-comité «Obstacles techniques au commerce»; |
| j) | le sous-comité «Commerce des marchandises»; et |
| k) | le sous-comité «Commerce et développement durable». |
2. L’ordre du jour des réunions des sous-comités et autres organes compétents pour les questions relevant de la présente partie du présent accord est établi par les coordinateurs pour la présente partie du présent accord, conformément à l’article 8.7, paragraphe 2.
CHAPITRE 9
COMMERCE DES MARCHANDISES
Article 9.1
Objectif
Les parties libéralisent de manière progressive et réciproque le commerce des marchandises conformément à la présente partie du présent accord.
Article 9.2
Champ d’application
Sauf disposition contraire de la présente partie du présent accord, le présent chapitre s’applique au commerce des marchandises d’une partie.
Article 9.3
Définitions
Aux fins du présent chapitre et de l’annexe 9, on entend par:
| a) | «accord sur les procédures de licences d’importation»: l’accord sur les procédures de licences d’importation figurant à l’annexe 1A de l’accord sur l’OMC; |
| b) | «formalités consulaires»: la procédure visant à obtenir d’un consul de la partie importatrice sur le territoire de la partie exportatrice, ou sur le territoire d’un pays tiers, une facture consulaire ou un visa consulaire pour une facture commerciale, un certificat d’origine, un manifeste, une déclaration d’exportation ou tout autre document douanier lié à l’importation d’une marchandise; |
| c) | «accord sur l’évaluation en douane»: l’accord relatif à la mise en œuvre de l’article VII du GATT de 1994 figurant à l’annexe 1A de l’accord sur l’OMC; |
| d) | «procédure de licences d’exportation»: une procédure administrative nécessitant la présentation d’une demande ou d’autres documents, autres que ceux généralement exigés aux fins du dédouanement, à l’organe ou aux organes administratifs compétents comme condition préalable à l’exportation à partir du territoire de la partie exportatrice; |
| e) | «procédure de licence d’importation»: une procédure administrative nécessitant la présentation d’une demande ou d’autres documents, autres que ceux généralement exigés aux fins du dédouanement, à l’organe ou aux organes administratifs compétents comme condition préalable à l’importation sur le territoire de la partie importatrice; |
| f) | «marchandise remanufacturée»: une marchandise relevant des chapitres 84 à 90 ou de la position 94.02 du SH, sauf une marchandise relevant des positions 84.18, 85.09, 85.10, 85.16 et 87.03 du SH ou de ses sous-positions 8414.51, 8450.11, 8450.12, 8508.1 et 8517.11:
|
| g) | «réparation»: toute opération de transformation réalisée sur une marchandise afin de remédier à des défauts de fonctionnement ou à des dégâts matériels et entraînant la restauration de la fonction initiale de la marchandise, ou afin d’assurer la conformité avec les normes techniques imposées pour son utilisation, sans laquelle la marchandise ne pourrait plus être utilisée de façon normale pour les fins auxquelles elle était destinée; la réparation comprend la remise en état et l’entretien, mais exclut une opération ou un procédé qui:
|
| h) | «catégorie de démantèlement»: le délai prévu pour la suppression des droits de douane allant de zéro à sept années, à l’issue duquel une marchandise est exempte de droits de douane, sauf mention contraire dans les listes figurant à l’annexe 9. |
Article 9.4
Traitement national en matière d’imposition et de réglementation intérieures
Chaque partie accorde le traitement national aux marchandises de l’autre partie conformément à l’article III du GATT de 1994, y compris ses notes et ses dispositions additionnelles. À cette fin, l’article III du GATT de 1994 ainsi que ses notes et ses dispositions additionnelles sont incorporés au présent accord et en font partie intégrante, mutatis mutandis.
Article 9.5
Réduction ou élimination des droits de douane
1. Sauf disposition contraire du présent accord, chaque partie réduit ou élimine les droits de douane appliqués sur les marchandises originaires de l’autre partie, conformément à sa liste figurant à l’annexe 9.
2. Aux fins du paragraphe 1, le taux de base des droits de douane est celui indiqué pour chaque marchandise dans les listes de l’annexe 9.
3. Si une partie réduit le taux du droit de douane qu’elle applique à la nation la plus favorisée (ci-après dénommé «taux NPF»), la liste de cette partie figurant à l’annexe 9 s’applique aux taux réduits. Si une partie baisse le taux NPF qu’elle applique jusqu’à un niveau inférieur au taux de base par rapport à une ligne tarifaire spécifique, cette partie calcule le taux applicable préférentiel produisant la réduction tarifaire sur le taux NPF réduit appliqué, tout en maintenant la marge de préférence relative pour cette ligne tarifaire spécifique aussi longtemps que le taux NPF appliqué est inférieur au taux de base. La marge de préférence relative pour toute ligne tarifaire donnée à chaque période de démantèlement correspond à la différence entre le taux de base indiqué dans la liste de cette partie figurant à l’annexe 9 et le taux du droit appliqué pour cette ligne tarifaire conformément à cette liste, divisée par ce taux de base et exprimée en pourcentage.
4. À la demande d’une partie, les parties se consultent pour envisager d’accélérer la réduction ou l’élimination des droits de douane indiqués dans les listes figurant à l’annexe 9. Tenant compte de l’issue de cette consultation, le conseil conjoint peut adopter une décision pour modifier l’annexe 9 afin d’accélérer la réduction ou l’élimination de ce tarif.
Article 9.6
Statu quo
1. Sauf disposition contraire de la présente partie du présent accord, une partie n’augmente pas un droit de douane défini comme taux de base à l’annexe 9 ni n’adopte un nouveau droit de douane sur une marchandise originaire de l’autre partie.
2. Il est entendu qu’une partie peut augmenter un droit de douane pour atteindre le niveau défini à l’annexe 9 pour la période de démantèlement respective à la suite d’une réduction unilatérale.
Article 9.7
Droits de douane, taxes et autres impositions à l’exportation
1. Une partie n’institue pas ni ne maintient un droit de douane, une taxe ou une autre imposition de quelque nature que ce soit, perçu à l’exportation ou à l’occasion de l’exportation d’une marchandise à destination de l’autre partie, ou une taxe intérieure ou une autre imposition sur une marchandise exportée vers l’autre partie qui est supérieure à la taxe ou à l’imposition qui serait appliquée aux produits similaires lorsqu’ils sont destinés à la consommation intérieure.
2. Aucune disposition du présent article n’empêche une partie d’appliquer, à l’exportation d’une marchandise, une redevance ou une imposition autorisée conformément à l’article 9.8.
Article 9.8
Redevances et formalités
1. Les redevances et autres impositions perçues par une partie à l’importation ou à l’exportation, ou à l’occasion de l’importation ou de l’exportation, d’une marchandise de l’autre partie sont limitées au montant correspondant au coût approximatif des services rendus et ne constituent pas une protection indirecte des marchandises nationales ou une taxe de nature fiscale à l’importation ou à l’exportation.
2. Une partie ne peut percevoir de redevances ou d’autres impositions à l’importation ou à l’exportation, ou à l’occasion de l’importation ou de l’exportation, sur une base ad valorem.
3. Chaque partie peut appliquer des impositions ou récupérer des coûts uniquement pour des services spécifiques rendus, y compris les suivants:
| a) | la présence requise du personnel douanier en dehors des heures de bureau officielles ou dans des locaux autres que ceux de la douane; |
| b) | des analyses ou des expertises de marchandises ainsi que des frais postaux pour leur renvoi au demandeur, notamment en rapport avec des décisions en matière de renseignements contraignants ou la mise à disposition d’informations concernant l’application de la législation douanière; |
| c) | l’examen ou le prélèvement d’échantillons de marchandises à des fins de vérification, ou la destruction de marchandises, en cas de frais autres que ceux liés au recours au personnel douanier; ou |
| d) | des mesures exceptionnelles de contrôle, lorsque de telles mesures se révèlent nécessaires en raison de la nature des marchandises ou d’un risque potentiel. |
4. Chaque partie publie sans délai toutes les redevances et impositions qu’elle applique à l’occasion de l’importation ou de l’exportation de manière à permettre aux gouvernements, aux négociants et aux autres parties intéressées d’en prendre connaissance.
5. Une partie n’exige pas de formalités consulaires, y compris honoraires et redevances connexes, à l’occasion de l’importation d’une marchandise de l’autre partie.
Article 9.9
Marchandises réparées
1. Une partie n’applique pas de droit de douane sur une marchandise, quelle qu’en soit l’origine, qui est réadmise sur son territoire douanier après en avoir été exportée temporairement vers le territoire douanier de l’autre partie pour y être réparée.
2. Le paragraphe 1 ne s’applique pas à une marchandise importée sous caution dans des zones franches ou à statut similaire, qui est ensuite exportée pour réparation et qui n’est pas réimportée sous caution dans des zones franches ou à statut similaire.
3. Une partie n’applique pas de droit de douane sur une marchandise, quelle qu’en soit l’origine, qui est importée temporairement du territoire douanier de l’autre partie en vue d’une réparation (8).
Article 9.10
Marchandises remanufacturées
1. Sauf disposition contraire de la présente partie du présent accord, une partie n’accorde pas aux marchandises remanufacturées de l’autre partie un traitement moins favorable que celui qu’elle accorde aux marchandises équivalentes à l’état neuf.
2. Il est entendu que l’article 9.11 s’applique aux interdictions ou restrictions à l’importation et à l’exportation concernant les marchandises remanufacturées. Si une partie institue ou maintient des interdictions ou restrictions à l’importation et à l’exportation sur les marchandises usagées, elle ne les applique pas aux marchandises remanufacturées.
3. Une partie peut exiger que les marchandises remanufacturées soient identifiées comme telles pour la distribution ou la vente sur son territoire et que ces marchandises satisfassent à l’ensemble des exigences techniques applicables aux marchandises équivalentes à l’état neuf.
Article 9.11
Restrictions à l’importation et à l’exportation
L’article XI du GATT de 1994 ainsi que ses notes et ses dispositions additionnelles sont incorporés à la présente partie du présent accord et en font partie intégrante, mutatis mutandis. En conséquence, une partie n’adopte pas ni ne maintient d’interdiction ou de restriction applicable à l’importation de toute marchandise provenant de l’autre partie ou à l’exportation ou la vente à l’exportation de toute marchandise à destination du territoire de l’autre partie, sauf dans les cas prévus à l’article XI du GATT de 1994, y compris ses notes et dispositions additionnelles.
Article 9.12
Marquage d’origine
Si le Chili applique des prescriptions prévoyant le marquage obligatoire du pays d’origine à des marchandises de la partie UE, le comité conjoint peut décider que les marchandises portant le marquage «Made in EU», ou un marquage similaire dans la langue locale, satisfont à ces prescriptions lors de leur importation au Chili. Le présent article ne porte pas atteinte au droit de l’une ou l’autre partie à préciser le type de produits pour lequel les prescriptions de marquage du pays d’origine sont obligatoires. Le chapitre 10 ne s’applique pas au présent article.
Article 9.13
Procédures de licences d’importation
1. Chaque partie veille à ce que toutes les procédures de licences d’importation applicables au commerce de marchandises entre les parties soient neutres dans leur application et gérées de manière juste, équitable, non discriminatoire et transparente.
2. Une partie adopte ou maintient des procédures de licences d’importation en tant que condition nécessaire à l’importation sur son territoire à partir du territoire de l’autre partie uniquement lorsqu’elle ne peut pas raisonnablement recourir à une autre procédure appropriée pour atteindre un objectif administratif.
3. Une partie n’adopte ni ne maintient aucune procédure de licences d’importation non automatiques en tant que condition nécessaire à l’importation sur son territoire à partir du territoire de l’autre partie, à moins que cela ne soit nécessaire pour mettre en œuvre une mesure conforme à la présente partie du présent accord. Une partie qui adopte une telle procédure de licences d’importation non automatiques indique clairement à l’autre partie la mesure que cette procédure met en œuvre.
4. Chaque partie adopte et gère des procédures de licences d’importation conformément aux articles 1er, 2 et 3 de l’accord sur les procédures de licences d’importation. À cette fin, les articles 1er, 2 et 3 dudit accord sont incorporés mutatis mutandis au présent accord, dont ils font partie intégrante.
5. Une partie qui adopte de nouvelles procédures de licences d’importation ou modifie des procédures existantes de licences d’importation le notifie à l’autre partie dans un délai de 60 jours à compter de la date de publication de ces nouvelles procédures de licences d’importation ou modifications de procédures existantes de licences d’importation. La notification contient les renseignements précisés au paragraphe 3 du présent article et à l’article 5, paragraphe 2, de l’accord sur les procédures de licences d’importation. Une partie est réputée être en conformité avec cette disposition si elle a notifié la nouvelle procédure de licences d’importation, ou toutes modifications apportées à des procédures existantes de licences d’importation, au comité des licences d’importation institué conformément à l’article 4 de l’accord sur les procédures de licences d’importation, y compris les renseignements spécifiés à l’article 5, paragraphe 2, dudit accord.
6. À la demande d’une partie, l’autre partie fournit sans délai toute information pertinente, y compris les renseignements spécifiés à l’article 5, paragraphe 2, de l’accord sur les procédures de licences d’importation, en ce qui concerne toute procédure de licence d’importation qu’elle envisage d’adopter, a adopté ou maintient, ou toute modification apportée aux procédures de licences d’importation existantes.
Article 9.14
Procédures de licences d’exportation
1. Chaque partie publie toute nouvelle procédure de licences d’exportation, ou toute modification apportée à une procédure de licences d’exportation existante, de manière à permettre aux gouvernements, aux négociants et aux autres parties intéressées d’en prendre connaissance. Cette publication a lieu, dans la mesure du possible, 30 jours avant la prise d’effet de la procédure ou de la modification et, en tout état de cause, au plus tard à la date à laquelle cette procédure ou cette modification prend effet.
2. Chaque partie veille à ce que la publication relative aux procédures de licences d’exportation comporte les renseignements suivants:
| a) | les textes de ses procédures de licences d’exportation, ou de toute modification qu’elle a apportée à ces procédures; |
| b) | les marchandises soumises à chaque procédure de licences d’exportation; |
| c) | pour chaque procédure de licences d’exportation, une description de la procédure à suivre pour demander une licence d’exportation et les critères que doit remplir un demandeur pour pouvoir demander une licence d’exportation, comme la possession d’une licence d’activité, l’établissement ou le maintien d’un investissement ou l’exercice de l’activité par l’intermédiaire d’une forme particulière d’établissement sur le territoire d’une partie; |
| d) | un ou plusieurs points de contact auprès desquels les personnes intéressées peuvent obtenir de plus amples informations sur les conditions d’obtention d’une licence d’exportation; |
| e) | le ou les organes administratifs auxquels la demande ou tout autre document pertinent doit être soumis; |
| f) | une description de toutes les mesures que la procédure de licence d’exportation vise à mettre en œuvre; |
| g) | la période durant laquelle chaque procédure de licence d’exportation sera en vigueur, à moins que celle-ci ne reste en vigueur jusqu’à ce qu’elle soit retirée ou révisée dans une nouvelle publication; |
| h) | si la partie a l’intention de recourir à une procédure de licence d’exportation pour administrer un contingent d’exportation, la quantité totale et, le cas échéant, la valeur du contingent et ses dates d’ouverture et de clôture; et |
| i) | toutes les exemptions ou exceptions remplaçant l’obligation d’obtenir une licence d’exportation, les informations sur la manière de demander ou d’utiliser ces exemptions ou exceptions et les critères pris en compte pour leur octroi. |
3. Dans un délai de 30 jours à compter de la date d’entrée en vigueur du présent accord, chaque partie notifie à l’autre partie ses procédures de licences d’exportation existantes. Une partie qui adopte de nouvelles procédures de licences d’exportation ou modifie des procédures existantes de licences d’exportation le notifie à l’autre partie dans un délai de 60 jours à compter de la publication de ces nouvelles procédures de licences d’exportation ou modifications de procédures existantes de licences d’exportation. La notification comporte la référence de la ou des sources dans lesquelles les renseignements requis au paragraphe 2 sont publiés et inclut, le cas échéant, l’adresse du ou des sites internet de l’administration publique concernée.
4. Il est entendu qu’aucune disposition du présent article ne saurait être interprétée comme obligeant une partie à accorder une licence d’exportation ou empêchant une partie de s’acquitter de ses obligations ou engagements découlant de résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, ou de régimes multilatéraux de non-prolifération et des régimes de contrôle des exportations.
Article 9.15
Valeur en douane
Chaque partie détermine la valeur en douane des marchandises de l’autre partie qui sont importées sur son territoire conformément à l’article VII du GATT de 1994 et à l’accord sur l’évaluation en douane. À cette fin, l’article VII du GATT de 1994, y compris ses notes et dispositions additionnelles, et les articles 1 à 17 de l’accord sur l’évaluation en douane, y compris ses notes interprétatives, sont incorporés au présent accord et en font partie intégrante, mutatis mutandis.
Article 9.16
Utilisation des préférences
1. En vue d’assurer un suivi du fonctionnement de la présente partie du présent accord et de calculer les taux d’utilisation des préférences, les parties échangent chaque année des statistiques d’importation pour une période débutant un an après l’entrée en vigueur du présent accord et expirant 10 ans après l’achèvement du démantèlement tarifaire pour toutes les marchandises conformément aux listes de l’annexe 9. À moins que le comité conjoint n’en décide autrement, cette période est automatiquement prolongée pour cinq ans. Le comité conjoint peut décider de la prolonger à nouveau.
2. L’échange de statistiques d’importation visé au paragraphe 1 porte sur les données relatives à l’année disponible la plus récente et inclut la valeur, et, le cas échéant, le volume, de chaque ligne tarifaire pour les importations des marchandises de l’autre partie bénéficiant d’un traitement tarifaire préférentiel au titre de la présente partie du présent accord et pour les importations de ces marchandises auxquelles est appliqué un traitement non préférentiel.
Article 9.17
Mesures spéciales concernant la gestion du traitement préférentiel
1. Les parties coopèrent en vue de prévenir et de détecter les violations de la législation douanière relative au traitement préférentiel accordé en vertu du présent chapitre, et de lutter contre ces dernières, conformément aux obligations qui leur incombent en vertu du chapitre 10 et du protocole du présent accord concernant l’assistance administrative mutuelle en matière douanière.
2. Une partie peut, conformément à la procédure prévue au paragraphe 3, suspendre temporairement le traitement préférentiel applicable aux marchandises concernées lorsque cette partie a constaté, sur la base d’informations objectives, convaincantes et vérifiables, que l’autre partie a commis des violations systématiques majeures de la législation douanière afin d’obtenir le traitement préférentiel accordé en vertu du présent chapitre, et a constaté:
| a) | une absence de mesures ou une inadéquation systématique des mesures adoptées par l’autre partie pour vérifier le caractère originaire des marchandises et le respect des autres exigences définies dans le protocole du présent accord concernant l’assistance administrative mutuelle en matière douanière, lors de la détection ou de la prévention des infractions aux règles d’origine; |
| b) | un refus systématique de l’autre partie de procéder, à la demande de la partie, à la vérification ultérieure de la preuve de l’origine ou d’en communiquer les résultats à temps, ou un retard injustifié dans l’accomplissement de ces tâches de vérification ou de communication; ou |
| c) | un refus ou l’abstention systématique de l’autre partie de coopérer ou d’apporter son assistance conformément aux obligations qui lui incombent en vertu du protocole du présent accord concernant l’assistance administrative mutuelle en matière douanière relative au traitement préférentiel. |
3. La partie ayant fait une constatation telle que visée au paragraphe 2 en donne notification sans retard indu au comité conjoint et engage des consultations avec l’autre partie au sein du comité conjoint en vue de parvenir à une solution acceptable pour les deux parties.
Si les parties ne s’accordent pas sur une solution mutuellement acceptable dans un délai de trois mois à compter de la date de notification, la partie ayant constaté les faits peut décider de suspendre temporairement le traitement préférentiel des marchandises concernées. Cette partie notifie la suspension temporaire au comité conjoint sans retard indu.
Les suspensions temporaires ne s’appliquent que pendant la période nécessaire à la protection des intérêts financiers de la partie concernée et ne durent pas plus de six mois. Cependant, si les conditions ayant donné lieu à la suspension initiale persistent à l’expiration de la période de six mois, la partie concernée peut décider de renouveler la suspension. Toute suspension temporaire fait l’objet de consultations périodiques au sein du comité conjoint.
4. Chaque partie publie, conformément à ses procédures internes, des communications destinées aux importateurs sur toute notification ou décision relative aux suspensions temporaires visées au paragraphe 3.
Article 9.18
Sous-comité «Commerce des marchandises»
Le sous-comité «Commerce des marchandises» créé en application de l’article 8.8, paragraphe 1:
| a) | assure le suivi de la mise en œuvre et de l’administration du présent chapitre et de l’annexe 9; |
| b) | favorise le commerce des marchandises entre les parties, y compris par des consultations sur l’amélioration de l’accès au marché du point de vue du traitement tarifaire conformément à l’article 9.5, paragraphe 4, et sur d’autres questions au besoin; |
| c) | offre un espace de discussion et de résolution de tout problème lié au présent chapitre; |
| d) | examine dans les plus brefs délais les obstacles au commerce des marchandises entre les parties, en particulier ceux liés à l’application de mesures non tarifaires, et, au besoin, saisit le comité conjoint; |
| e) | recommande aux parties toute modification du présent chapitre ou tout ajout à celui-ci; |
| f) | coordonne l’échange de données concernant l’utilisation des préférences ou de toute autre information sur le commerce des marchandises entre les parties; |
| g) | examine toute modification future du système harmonisé afin de veiller à ce que les obligations incombant à chaque partie en vertu de la présente partie du présent accord ne soient pas modifiées, et procède à des consultations en vue de résoudre tout conflit y afférent; |
| h) | exerce les fonctions énoncées à l’article 15.17. |
CHAPITRE 10
RÈGLES D’ORIGINE ET PROCÉDURES D’ORIGINE
SECTION A
Règles d’origine
Article 10.1
Définitions
Aux fins du présent chapitre et des annexes 10-A à 10-E:
| a) | «classement»: le classement d’un produit ou d’une matière dans un chapitre, une position ou une sous-position spécifiques du système harmonisé; |
| b) | «envoi»: les produits envoyés simultanément par un même exportateur à un même destinataire ou transportés sous le couvert d’un document de transport unique de l’exportateur au destinataire ou, en l’absence d’un tel document, couverts par une facture unique; |
| c) | «autorité douanière»:
|
| d) | «exportateur»: une personne installée sur le territoire d’une partie qui, conformément aux dispositions législatives et réglementaires de cette partie, exporte ou produit le produit originaire et établit une attestation d’origine; |
| e) | «produits identiques»: les produits qui correspondent en tous points à ceux décrits dans la description du produit; la description du produit figurant sur le document commercial utilisé pour établir une attestation d’origine pour des expéditions multiples doit être suffisamment précise pour identifier clairement ce produit et aussi les produits identiques qui seront importés ultérieurement sur la base de cette attestation; |
| f) | «importateur»: une personne qui importe le produit originaire et demande un traitement tarifaire préférentiel pour ce produit; |
| g) | «matière»: toute substance utilisée dans la production d’un produit, y compris tout ingrédient, toute matière première, tout composant, ou toute partie; |
| h) | «produit»: le résultat d’une production, même s’il est destiné à servir ultérieurement de matière au cours de la production d’un autre produit; et |
| i) | «production»: toute ouvraison ou transformation, y compris l’assemblage. |
Article 10.2
Exigences générales
1. Aux fins de l’application du traitement tarifaire préférentiel par une partie à une marchandise originaire de l’autre partie conformément à la présente partie du présent accord, pour autant que le produit remplisse toutes les autres exigences applicables prévues par le présent chapitre, les produits suivants sont considérés comme originaires de l’autre partie:
| a) | les produits entièrement obtenus dans cette partie conformément à l’article 10.4; |
| b) | les produits fabriqués exclusivement à partir de matières originaires de cette partie; et |
| c) | les produits dont la production est effectuée dans cette partie en utilisant des matières non originaires, à condition qu’ils satisfassent aux exigences énoncées à l’annexe 10-B. |
2. Si un produit a acquis le caractère originaire conformément au paragraphe 1, les matières non originaires utilisées dans sa production ne sont pas considérées comme non originaires lorsque ce produit est incorporé comme matière dans un autre produit.
3. L’acquisition du caractère originaire est réalisée sans interruption sur le territoire d’une partie.
Article 10.3
Cumul de l’origine
1. Un produit originaire d’une partie est considéré comme originaire de l’autre partie s’il est utilisé comme matière dans la production d’un autre produit dans cette autre partie, à condition que l’ouvraison ou la transformation effectuée aille au-delà d’une ou de plusieurs des opérations visées à l’article 10.6.
2. Les matières classées au chapitre 3 du système harmonisé originaires des pays visés au paragraphe 4, point b), et utilisées dans la production de conserves de thon classées dans la sous-position 1604.14 du système harmonisé peuvent être considérées comme originaires d’une partie si les conditions énoncées au paragraphe 3, points a) à e), sont remplies et si cette partie envoie une notification pour examen par le sous-comité visé à l’article 10.31.
3. Le comité conjoint peut décider, à la suite d’une recommandation du sous-comité visé à l’article 10.31, que certaines matières originaires des pays tiers (9) visés au paragraphe 4 du présent article peuvent être considérées comme originaires d’une partie si elles sont utilisées dans la production d’un produit dans cette partie, à condition que:
| a) | chaque partie ait un accord commercial en vigueur qui établit une zone de libre-échange avec ce pays tiers au sens de l’article XXIV du GATT de 1994; |
| b) | l’origine des matières visée au présent paragraphe soit déterminée conformément aux règles d’origine applicables en vertu:
|
| c) | un accord soit en vigueur entre cette partie et le pays tiers sur la coopération administrative appropriée pour assurer la bonne mise en œuvre du présent chapitre, y compris des dispositions relatives à l’utilisation de documents appropriés sur l’origine des matières, et que cette partie informe l’autre partie de cet accord; |
| d) | la production ou la transformation des matières effectuée dans cette partie aille au-delà d’une ou de plusieurs des opérations visées à l’article 10.6; et |
| e) | les parties soient d’accord sur toutes les autres conditions applicables. |
4. Les pays tiers visés au paragraphe 3 sont:
| a) | les pays d’Amérique centrale suivants: le Costa Rica, El Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua et le Panama; |
| b) | les pays andins suivants: la Colombie, l’Équateur et le Pérou. |
Article 10.4
Produits entièrement obtenus
1. Les produits suivants sont considérés comme entièrement obtenus dans une partie:
| a) | les plantes et les produits du règne végétal qui y sont cultivés ou récoltés; |
| b) | les animaux vivants qui y sont nés et élevés; |
| c) | les produits provenant d’animaux vivants qui y font l’objet d’un élevage; |
| d) | les produits provenant de la chasse, du piégeage, de la pêche, de la prise ou de la capture qui y sont pratiqués, mais non au-delà des limites extérieures de la mer territoriale de cette partie; |
| e) | les produits issus d’animaux abattus qui y sont nés et y ont été élevés; |
| f) | les produits provenant de l’aquaculture qui y sont obtenus si les organismes aquatiques, y compris les poissons, les mollusques, les crustacés, les autres invertébrés aquatiques et les plantes aquatiques sont nés ou élevés à partir de stocks de semences telles que les œufs, les alevins, les laitances, les alevins d’un an ou les larves, moyennant une intervention dans les processus d’élevage ou de croissance, telle que l’ensemencement, l’alimentation ou la protection contre les prédateurs de manière régulière, en vue d’augmenter la production; |
| g) | les minéraux ou autres substances naturellement présentes non mentionnés aux points a) à f) qui y ont été extraits ou prélevés; |
| h) | les produits de la pêche maritime et autres produits tirés de la mer en dehors de toute eau territoriale par un navire de cette partie; |
| i) | les produits fabriqués à bord d’un navire-usine de cette partie, exclusivement à partir de produits visés au point h); |
| j) | les produits extraits par une partie ou une personne d’une partie du sol ou du sous-sol marin situé hors des eaux territoriales, pour autant qu’elle ait des droits d’exploitation sur ce sol ou sous-sol; |
| k) | les déchets ou rebuts provenant de la production dans une partie ou provenant de produits usagés qui y sont collectés, à condition que ces produits ne puissent servir qu’à la récupération de matières premières; et |
| l) | les produits qui y sont fabriqués exclusivement à partir de produits visés aux points a) à k). |
2. Les expressions «navire d’une partie» et «navire-usine d’une partie» figurant au paragraphe 1, points h) et i), désignent respectivement un navire et un navire-usine qui:
| a) | est immatriculé dans un État membre ou au Chili; |
| b) | bat pavillon d’un État membre ou du Chili; et |
| c) | remplit l’une des conditions suivantes:
|
| A) | a son siège et son principal site d’activité dans un État membre ou au Chili; et |
| B) | appartient à plus de 50 % à des personnes de l’une de ces parties. |
Article 10.5
Tolérances
1. Si une matière non originaire utilisée dans la production d’un produit ne satisfait pas aux exigences énoncées à l’annexe 10-B, ce produit est considéré comme originaire d’une partie à condition que:
| a) | pour tous les produits (10), à l’exception de ceux classés dans les chapitres 50 à 63 du système harmonisé, la valeur totale des matières non originaires n’excède pas 10 % du prix départ usine du produit; |
| b) | pour les produits classés aux chapitres 50 à 63 du système harmonisé, les tolérances prévues aux notes 6 à 8 de l’annexe 10-A soient applicables. |
2. Le paragraphe 1 ne s’applique pas si la valeur ou le poids des matières non originaires utilisées dans la production d’un produit dépasse l’un quelconque des pourcentages fixés pour la valeur ou le poids maximal des matières non originaires précisés dans les exigences énoncées à l’annexe 10-B.
3. Le paragraphe 1 ne s’applique pas aux produits entièrement obtenus dans une partie au sens de l’article 10.4. S’il est requis conformément à l’annexe 10-B que les matières utilisées dans la fabrication d’un produit soient entièrement obtenues, les paragraphes 1 et 2 du présent article sont applicables.
Article 10.6
Ouvraisons ou transformations insuffisantes
1. Nonobstant l’article 10.2, paragraphe 1, point c), un produit n’est pas considéré comme originaire d’une partie si seulement une ou plusieurs des opérations suivantes sont effectuées sur des matières non originaires dans cette partie:
| a) | les opérations de conservation telles que le séchage, la congélation, le saumurage ou les autres opérations similaires, si le seul but consiste à assurer la bonne conservation du produit pendant le transport et le stockage; |
| b) | les divisions et réunions de colis; |
| c) | le lavage, le nettoyage, le dépoussiérage, l’enlèvement d’oxyde, d’huile, de peinture ou d’autres revêtements; |
| d) | le repassage ou le pressage des textiles et des articles textiles; |
| e) | les opérations simples de peinture et de polissage; |
| f) | le décorticage et la mouture partielle ou totale du riz; le lissage et le glaçage des céréales et du riz; |
| g) | les opérations consistant à colorer ou à aromatiser le sucre, ou à le mouler en morceaux; la mouture partielle ou totale du sucre cristallisé solide; |
| h) | l’épluchage, le dénoyautage ou l’écorçage des fruits, des fruits à coque et des légumes; |
| i) | l’aiguisage, le simple broyage ou le simple découpage; |
| j) | le criblage, le tamisage, le triage, le classement, le calibrage ou l’assortiment; |
| k) | la simple mise en bouteilles, en canettes, en flacons, en sacs, en étuis, en boîtes, sur cartes, sur planchettes ou toute autre opération simple de conditionnement; |
| l) | l’apposition ou l’impression, sur les produits ou sur leurs emballages, de marques, d’étiquettes, de logos et d’autres signes distinctifs similaires; |
| m) | le simple mélange de produits, même d’espèces différentes, y compris le mélange de sucre et de toute autre matière; |
| n) | le simple assemblage de parties en vue de constituer un produit complet ou le démontage de produits en parties; |
| o) | la simple addition d’eau, la dilution, la déshydratation ou la dénaturation des produits; |
| p) | l’abattage d’animaux. |
2. Aux fins du paragraphe 1, une opération est qualifiée de simple si elle ne nécessite ni qualifications particulières, ni machines, appareils ou équipements fabriqués ou installés spécialement pour sa réalisation.
Article 10.7
Unité à prendre en considération
1. Aux fins du présent chapitre, l’unité à prendre en considération est le produit retenu comme unité de base lors du classement du produit dans le système harmonisé.
2. Si un envoi est composé d’un certain nombre de produits identiques classés à la même position du système harmonisé, le présent chapitre s’applique à chacun de ces produits considérés individuellement.
Article 10.8
Accessoires, pièces de rechange et outillages
1. Les accessoires, pièces de rechange et outillages livrés avec un matériel, une machine, un appareil ou un véhicule, qui font partie de l’équipement normal et sont compris dans le prix ou ne sont pas facturés à part, sont considérés comme formant un tout avec le matériel, la machine, l’appareil ou le véhicule considéré.
2. Les accessoires, pièces de rechange et outillages visés au paragraphe 1 ne sont pas pris en considération pour déterminer l’origine du produit, sauf aux fins du calcul de la valeur maximale des matières non originaires lorsqu’une valeur maximale des matières non originaires s’applique en vertu de l’annexe 10-B.
Article 10.9
Assortiments
Les assortiments, au sens de la règle générale no 3 pour l’interprétation du système harmonisé, sont considérés comme originaires d’une partie dès lors que tous les articles entrant dans leur composition sont des produits originaires. Si un assortiment est composé de produits originaires et non originaires, il est considéré dans son ensemble comme originaire d’une partie à condition que la valeur des produits non originaires n’excède pas 15 % du prix départ usine de l’assortiment.
Article 10.10
Éléments neutres
Pour déterminer si un produit remplit les conditions requises pour être réputé originaire d’une partie, il n’est pas nécessaire de déterminer l’origine des éléments suivants susceptibles d’être utilisés lors de la production du produit:
| a) | combustibles, énergie, catalyseurs et solvants; |
| b) | équipements, appareils et fournitures utilisés pour l’essai ou l’inspection des produits; |
| c) | machines, outils, sceaux et moules; |
| d) | pièces de rechange et matières utilisées dans l’entretien des équipements et des édifices; |
| e) | lubrifiants, graisses, matières de composition et autres matières utilisées dans la production ou pour faire fonctionner les équipements et les édifices; |
| f) | gants, lunettes, chaussures, vêtements, équipement de sécurité et fournitures; |
| g) | toute autre matière qui n’est pas incorporée au produit mais dont on peut démontrer que l’utilisation fait partie de la production du produit. |
Article 10.11
Matières de conditionnement, matières d’emballage et contenants
1. Si, au titre de la règle générale no 5 pour l’interprétation du système harmonisé, les matières de conditionnement et les contenants dans lesquels un produit est présenté pour la vente au détail sont classés avec le produit, ces matières de conditionnement et ces contenants ne sont pas pris en considération lorsqu’il s’agit de déterminer l’origine du produit, sauf aux fins du calcul de la valeur maximale des matières non originaires lorsqu’une valeur maximale s’applique en vertu de l’annexe 10-B.
2. Les matières d’emballage et les contenants qui servent à protéger un produit pendant son transport ne sont pas pris en considération pour déterminer le caractère originaire du produit dans une partie.
Article 10.12
Séparation comptable des matières fongibles
1. Les matières fongibles originaires et non originaires sont séparées physiquement durant le stockage de manière à ce qu’elles préservent leur caractère originaire ou non originaire, selon le cas. Ces matières peuvent être utilisées dans la production d’un produit sans avoir été séparées physiquement durant le stockage, à condition qu’une méthode de séparation comptable soit utilisée.
2. La méthode de séparation comptable visée au paragraphe 1 est appliquée conformément à une méthode de gestion des stocks selon des principes comptables généralement admis dans la partie. La méthode de séparation comptable garantit qu’à tout moment, le nombre de produits qui pourraient être considérés comme des produits originaires d’une partie n’est pas supérieur au nombre qui aurait été obtenu en appliquant une méthode de séparation physique des stocks pendant le stockage.
3. Aux fins du paragraphe 1, on entend par «matières fongibles» des matières qui sont de nature et de qualité commerciale identiques, qui possèdent les mêmes caractéristiques techniques et physiques et qui ne peuvent être distinguées les unes des autres une fois qu’elles sont incorporées dans le produit fini.
Article 10.13
Produits retournés
Lorsqu’un produit originaire d’une partie est exporté de cette partie vers un pays tiers puis retourne dans cette partie, il est considéré comme non originaire, à moins qu’il puisse être démontré à la satisfaction des autorités douanières de cette partie que le produit retourné:
| a) | est le même que celui qui a été exporté; et |
| b) | n’a subi aucune opération autre que celle nécessaire pour assurer sa conservation pendant qu’il était dans le pays tiers ou qu’il était exporté. |
Article 10.14
Non-modification
1. Un produit originaire déclaré mis à la consommation dans la partie importatrice n’a pas été modifié ou transformé de quelque manière que ce soit après son exportation et avant la déclaration de mise à la consommation, ni soumis à d’autres opérations que celles visant à le conserver en l’état ou que l’ajout ou l’apposition de marques, d’étiquettes, de sceaux ou de tout autre document en vue d’assurer la conformité avec les exigences internes spécifiques de la partie importatrice.
2. Un produit peut être stocké ou exposé dans un pays tiers à condition de rester sous surveillance douanière dans ce pays tiers.
3. Sans préjudice de la section B, les envois peuvent être fractionnés sur le territoire d’un pays tiers s’ils le sont par l’exportateur ou sous sa responsabilité et à condition que ces envois restent sous surveillance douanière dans le pays tiers.
4. En cas de doute quant au respect des conditions prévues aux paragraphes 1 à 3, les autorités douanières de la partie importatrice peuvent demander à l’importateur de produire des preuves du respect de ces conditions. Ces preuves peuvent être apportées par tous moyens, y compris des documents de transport contractuels tels que des connaissements, ou des preuves factuelles ou concrètes basées sur le marquage ou la numérotation des emballages, ou toute preuve liée au produit lui-même.
Article 10.15
Expositions
1. Les produits originaires envoyés pour être exposés dans un pays et qui sont vendus, à la fin de l’exposition, en vue d’être importés dans une partie bénéficient à l’importation des dispositions de la présente partie du présent accord à condition qu’il soit démontré à la satisfaction des autorités douanières:
| a) | qu’un exportateur a expédié ces produits d’une partie vers le pays tiers de l’exposition et les y a exposés; |
| b) | que cet exportateur a vendu les produits ou les a cédés à une personne dans une partie; |
| c) | que les produits ont été expédiés durant l’exposition ou immédiatement après dans l’état où ils ont été expédiés en vue de l’exposition; et |
| d) | que, depuis le moment où ils ont été expédiés en vue de l’exposition, les produits n’ont pas été utilisés à des fins autres que la présentation à cette exposition. |
2. Une attestation d’origine est établie conformément à la section B et soumise aux autorités douanières conformément aux procédures douanières de la partie importatrice. La désignation et l’adresse de l’exposition y sont indiquées.
3. Le paragraphe 1 s’applique à toutes les expositions, foires ou manifestations publiques analogues, de caractère commercial, industriel, agricole ou artisanal, autres que celles qui sont organisées à des fins privées dans des locaux ou magasins commerciaux et qui ont pour objet la vente de produits étrangers, et pendant lesquelles les produits restent sous contrôle de la douane.
4. Les autorités douanières de la partie importatrice peuvent exiger la preuve que les produits sont restés sous contrôle douanier dans le pays d’exposition, ainsi que des preuves documentaires supplémentaires des conditions dans lesquelles ils ont été exposés.
SECTION B
Procédures d’origine
Article 10.16
Demande de traitement tarifaire préférentiel
1. La partie importatrice accorde un traitement tarifaire préférentiel à un produit originaire de l’autre partie au sens du présent chapitre sur la base d’une demande de traitement tarifaire préférentiel introduite par l’importateur. L’importateur assume la responsabilité de l’exactitude de la demande de traitement tarifaire préférentiel et du respect des exigences énoncées dans le présent chapitre.
2. La demande de traitement tarifaire préférentiel est fondée sur l’un des éléments suivants:
| a) | une attestation d’origine établie par l’exportateur conformément à l’article 10.17; |
| b) | la connaissance de l’importateur, sous réserve des conditions énoncées à l’article 10.19. |
3. La demande de traitement tarifaire préférentiel et les éléments sur lesquels elle se fonde en vertu du paragraphe 2 sont inclus dans la déclaration douanière conformément aux dispositions législatives et réglementaires de la partie importatrice.
4. Un importateur qui introduit une demande de traitement préférentiel fondée sur une attestation d’origine conformément au paragraphe 2, point a), conserve l’attestation et la présente à l’autorité douanière de la partie importatrice sur demande.
Article 10.17
Attestation d’origine
1. L’exportateur d’un produit établit une attestation d’origine sur la base d’informations démontrant que le produit est originaire, y compris, le cas échéant, des informations sur le caractère originaire des matières utilisées dans la production du produit.
2. L’exportateur est responsable de l’exactitude de l’attestation d’origine établie et des informations fournies conformément au paragraphe 1. Si l’exportateur a des raisons de penser que l’attestation d’origine contient des informations inexactes ou est fondée sur de telles informations, il notifie immédiatement à l’importateur tout changement ayant une incidence sur le caractère originaire du produit. Dans ce cas, l’importateur corrige la déclaration d’importation et acquitte les droits de douane applicables qui sont dus.
3. L’exportateur établit une attestation d’origine dans une des versions linguistiques indiquées à l’annexe 10-C sur une facture ou sur tout autre document commercial qui décrit le produit originaire de manière suffisamment détaillée pour permettre son identification dans la nomenclature du système harmonisé. La partie importatrice n’impose pas à l’importateur de lui soumettre une traduction de l’attestation d’origine.
4. Une attestation d’origine est valable un an à compter de la date à laquelle elle a été établie.
5. Une attestation d’origine peut être établie pour:
| a) | une expédition unique d’un ou plusieurs produits importés sur le territoire d’une partie; ou |
| b) | des expéditions multiples de produits identiques importés dans une partie au cours d’une période, précisée dans l’attestation d’origine, n’excédant pas 12 mois. |
6. À la demande de l’importateur et sous réserve de toute exigence imposée par la partie importatrice, la partie importatrice autorise l’utilisation d’une seule attestation d’origine pour les produits non montés ou démontés au sens de la règle générale no 2, point a), du système harmonisé, relevant des sections XV à XXI du système harmonisé, s’ils sont importés par envois échelonnés.
Article 10.18
Divergences mineures et erreurs mineures
Les autorités douanières de la partie importatrice ne rejettent pas une demande de traitement tarifaire préférentiel en raison de divergences mineures entre l’attestation d’origine et les documents présentés au bureau de douane, ou d’erreurs mineures dans l’attestation d’origine.
Article 10.19
Connaissance de l’importateur
1. La partie importatrice peut, dans ses lois et réglementations, fixer des conditions visant à déterminer quels importateurs peuvent fonder une demande de traitement tarifaire préférentiel sur la connaissance de l’importateur.
2. Nonobstant le paragraphe 1, la connaissance qu’a l’importateur du fait qu’un produit est un produit originaire est fondée sur des informations démontrant que le produit remplit effectivement les conditions requises pour être réputé originaire et qu’il satisfait aux exigences prévues par le présent chapitre lui permettant d’être qualifié d’originaire.
Article 10.20
Obligations d’archivage
1. Un importateur demandant un traitement tarifaire préférentiel pour un produit importé dans la partie:
| a) | si la demande de traitement préférentiel est fondée sur une attestation d’origine, conserve l’attestation d’origine établie par l’exportateur pendant au moins trois ans à compter de la date de la demande de traitement préférentiel du produit; et |
| b) | si la demande de traitement préférentiel est fondée sur la connaissance de l’importateur, conserve les informations démontrant que le produit remplit les conditions prévues par le présent chapitre lui permettant d’être qualifié d’originaire pendant une période d’au moins trois ans à compter de la date de la demande de traitement préférentiel. |
2. Un exportateur qui a établi une attestation d’origine garde, pendant au moins quatre ans à compter de son établissement, des copies de cette attestation ainsi que tous les autres documents démontrant que le produit remplit les conditions lui permettant d’être qualifié d’originaire.
3. Les documents à conserver conformément au présent article peuvent l’être sous forme électronique, conformément à la législation et à la réglementation de la partie importatrice ou exportatrice, selon le cas.
Article 10.21
Exemptions concernant les exigences relatives aux attestations d’origine
1. Sont admis comme produits originaires, sans qu’il y ait lieu de produire une attestation d’origine, les produits envoyés en tant que colis à des particuliers par des particuliers ou qui sont contenus dans les bagages personnels des voyageurs, à condition qu’il s’agisse d’importations dépourvues de tout caractère commercial, qu’elles aient été déclarées comme répondant aux exigences du présent chapitre et qu’il n’existe aucun doute quant à la véracité d’une telle déclaration.
2. Sont considérées comme dépourvues de tout caractère commercial les importations qui présentent un caractère occasionnel et qui portent uniquement sur des produits destinés à l’usage personnel des destinataires ou des voyageurs ou de leurs familles, ces produits ne devant traduire, par leur nature et leur quantité, aucune intention d’ordre commercial, à condition que l’importation ne fasse pas partie d’une série d’importations pouvant raisonnablement être considérées comme ayant été effectuées séparément dans le but d’éviter l’obligation de fournir une attestation d’origine.
3. La valeur totale des produits visés au paragraphe 1 ne dépasse pas 500 EUR ou le montant équivalent dans la monnaie de la partie en cas de colis, ou 1 200 EUR ou le montant équivalent dans la monnaie de la partie dans le cas de produits faisant partie des bagages personnels des voyageurs.
Article 10.22
Vérification
1. L’autorité douanière de la partie importatrice peut vérifier le caractère originaire du produit ou le respect des autres exigences prévues au présent chapitre sur la base de méthodes d’évaluation des risques, qui peuvent inclure une sélection aléatoire. Aux fins de cette vérification, l’autorité douanière de la partie importatrice peut envoyer une demande d’information à l’importateur qui a introduit la demande de traitement préférentiel conformément à l’article 10.16.
2. L’autorité douanière de la partie importatrice qui envoie une demande conformément au paragraphe 1 ne demande pas davantage que les informations suivantes en ce qui concerne l’origine d’un produit:
| a) | l’attestation d’origine si la demande de traitement préférentiel était fondée sur une attestation d’origine; et |
| b) | les informations relatives au respect des critères d’origine, à savoir:
|
3. Lorsqu’il fournit les informations demandées, l’importateur peut ajouter toute autre information qu’il considère utile à la vérification.
4. Si la demande de traitement tarifaire préférentiel est fondée sur une attestation d’origine conformément à l’article 10.16, paragraphe 2, point a), délivrée par l’exportateur, l’importateur fournit cette attestation d’origine, mais peut répondre à l’autorité douanière de la partie importatrice en indiquant qu’il n’est pas en mesure de fournir les informations visées au paragraphe 2, point b), du présent article.
5. Lorsque la demande de traitement tarifaire préférentiel est fondée sur la connaissance de l’importateur visée à l’article 10.16, paragraphe 2, point b), l’autorité douanière de la partie importatrice effectuant la vérification peut, après avoir introduit une demande d’information conformément au paragraphe 1 du présent article, envoyer une demande d’informations complémentaires à l’importateur si cette autorité douanière juge que des informations complémentaires sont nécessaires pour vérifier le caractère originaire du produit ou le respect des autres exigences prévues au présent chapitre. L’autorité douanière de la partie importatrice peut, si nécessaire, demander des documents et informations spécifiques à l’importateur.
6. Si l’autorité douanière de la partie importatrice décide de suspendre l’octroi du traitement tarifaire préférentiel pour les produits concernés dans l’attente des résultats d’une vérification, elle peut accorder à l’importateur la possibilité de procéder à la mainlevée des produits. Comme condition de cette mainlevée, la partie importatrice peut requérir une garantie ou une autre mesure conservatoire appropriée. Toute suspension du traitement tarifaire préférentiel est levée dans les plus brefs délais après que l’autorité douanière de la partie importatrice s’est assurée du caractère originaire des produits concernés ou du respect des autres exigences prévues au présent chapitre.
Article 10.23
Coopération administrative
1. Afin de garantir l’application correcte du présent chapitre, les parties coopèrent entre elles, par l’intermédiaire de leurs autorités douanières respectives, afin de vérifier le caractère originaire d’un produit ou le respect des autres exigences prévues au présent chapitre.
2. Si une demande de traitement tarifaire préférentiel est fondée sur une attestation d’origine conformément à l’article 10.16, paragraphe 2, point a), l’autorité douanière de la partie importatrice effectuant la vérification peut, après avoir demandé des informations à l’importateur conformément à l’article 10.22, paragraphe 1, envoyer une demande d’informations à l’autorité douanière de la partie exportatrice dans les deux ans à compter de la date de la demande de traitement préférentiel, si l’autorité douanière de la partie importatrice juge que les informations complémentaires sont requises pour vérifier le caractère originaire du produit ou le respect des autres exigences prévues au présent chapitre. L’autorité douanière de la partie importatrice peut, le cas échéant, demander des documents et informations spécifiques à l’autorité douanière de la partie exportatrice.
3. L’autorité douanière de la partie importatrice inclut les informations suivantes dans la demande visée au paragraphe 2:
| a) | l’attestation d’origine ou une copie de celle-ci; |
| b) | l’identité de l’autorité douanière qui fait la demande; |
| c) | le nom de l’exportateur visé par la vérification; |
| d) | l’objet et l’étendue de la vérification; et |
| e) | le cas échéant, tout autre document utile. |
4. L’autorité douanière de la partie exportatrice peut, conformément aux dispositions législatives et réglementaires de cette partie, effectuer sa vérification en demandant des documents à l’exportateur et en exigeant tout élément de preuve ou en visitant les locaux de l’exportateur pour examiner les documents ainsi que les installations servant à la production du produit.
5. À la suite de la demande visée au paragraphe 2, l’autorité douanière de la partie exportatrice fournit à l’autorité douanière de la partie importatrice les informations suivantes:
| a) | les documents demandés, s’ils sont disponibles; |
| b) | un avis sur le caractère originaire du produit; |
| c) | la description du produit qui a fait l’objet de la vérification et le classement tarifaire pertinent pour l’application des règles d’origine; |
| d) | une description et une explication du processus de production afin d’attester le bien-fondé du caractère originaire du produit; |
| e) | des informations sur la manière dont la vérification du caractère originaire du produit a été effectuée conformément au paragraphe 4; et |
| f) | des justificatifs, si nécessaire. |
6. L’autorité douanière de la partie exportatrice ne transmet pas à l’autorité douanière de la partie importatrice les informations visées au paragraphe 5, point a) ou f), sans le consentement de l’exportateur.
7. Toutes les informations demandées, y compris les pièces justificatives et toutes les autres informations relatives à la vérification, devraient de préférence être échangées entre les autorités douanières des parties par voie électronique.
8. Les parties se communiquent, par l’intermédiaire des coordinateurs désignés conformément à la présente partie du présent accord, les coordonnées de leurs autorités douanières respectives et toute modification de ces coordonnées dans les 30 jours qui suivent cette modification.
Article 10.24
Assistance mutuelle dans la lutte contre la fraude
En cas d’infraction présumée au présent chapitre, les parties se prêtent mutuellement assistance, conformément au protocole du présent accord concernant l’assistance administrative mutuelle en matière douanière
Article 10.25
Refus d’octroi du traitement tarifaire préférentiel
1. Sous réserve des exigences prévues aux paragraphes 3 à 5, l’autorité douanière de la partie importatrice peut refuser d’octroyer le traitement tarifaire préférentiel si:
| a) | dans une période de trois mois suivant la date d’introduction d’une demande d’informations en vertu de l’article 10.22, paragraphe 1:
|
| b) | dans une période de trois mois suivant la date d’introduction d’une demande d’informations supplémentaires en vertu de l’article 10.22, paragraphe 5:
|
| c) | dans une période de dix mois suivant la date d’introduction d’une demande d’informations en vertu de l’article 10.23, paragraphe 2:
|
2. L’autorité douanière de la partie importatrice peut refuser l’octroi de traitement tarifaire préférentiel si l’importateur qui a introduit la demande ne remplit pas les exigences énoncées dans le présent chapitre autres que celles relatives au caractère originaire des produits.
3. Si l’autorité douanière de la partie importatrice a des raisons valables de refuser l’octroi du traitement tarifaire préférentiel conformément au paragraphe 1 du présent article et si l’autorité douanière de la partie exportatrice lui a transmis, conformément à l’article 10.23, paragraphe 5, point b), un avis confirmant le caractère originaire des produits, l’autorité douanière de la partie importatrice notifie à l’autorité douanière de la partie exportatrice son intention de refuser l’octroi du traitement préférentiel dans les deux mois qui suivent la date de réception de cet avis.
4. Si la notification visée au paragraphe 3 a été faite, des consultations ont lieu, à la demande de l’une des parties, dans les trois mois qui suivent la date de cette notification. Les autorités douanières des parties peuvent, d’un commun accord, prolonger au cas par cas le délai de consultations. Les consultations peuvent se dérouler suivant la procédure établie par le sous-comité visé à l’article 10.31.
5. À l’expiration du délai de consultations, l’autorité douanière de la partie importatrice ne refuse le traitement tarifaire préférentiel que si elle n’est pas en mesure de confirmer le caractère originaire du produit et après avoir accordé à l’importateur le droit d’être entendu.
Article 10.26
Confidentialité
1. Chaque partie préserve, conformément à ses dispositions législatives et réglementaires, le caractère confidentiel des informations obtenues de l’autre partie en vertu du présent chapitre et protège ces informations contre toute divulgation.
2. Les informations obtenues par les autorités de la partie importatrice ne peuvent être utilisées par ces autorités qu’aux fins du présent chapitre.
3. Chaque partie fait en sorte que les informations confidentielles recueillies au titre du présent chapitre ne soient pas utilisées à d’autres fins que l’administration et la mise en application de décisions et de déterminations se rapportant à l’origine des produits et aux questions douanières, sauf avec la permission de la personne ou de la partie qui a communiqué les informations confidentielles.
4. Nonobstant le paragraphe 3, une partie peut permettre que les informations recueillies au titre du présent chapitre soient utilisées dans le cadre de toute procédure administrative, judiciaire ou quasi judiciaire engagée au motif d’une infraction aux dispositions législatives et réglementaires en matière douanière mettant en œuvre le présent chapitre. Une partie avise la personne ou la partie ayant communiqué les informations concernées préalablement à une telle utilisation.
Article 10.27
Remboursements et demandes de traitement tarifaire préférentiel après l’importation
1. Chaque partie prévoit qu’un importateur peut introduire, après l’importation, une demande de traitement tarifaire préférentiel et de remboursement de tout droit excédentaire payé pour un produit si:
| a) | l’importateur n’a pas introduit de demande de traitement tarifaire préférentiel au moment de l’importation; |
| b) | la demande est introduite au plus tard deux ans après la date d’importation; et |
| c) | le produit concerné pouvait bénéficier du traitement tarifaire préférentiel lorsqu’il a été importé sur le territoire de la partie. |
2. Comme condition d’octroi du traitement tarifaire préférentiel sur la base d’une demande introduite conformément au paragraphe 1, la partie importatrice peut exiger que l’importateur:
| a) | introduise une demande de traitement tarifaire préférentiel conformément aux dispositions législatives et réglementaires de la partie importatrice; |
| b) | fournisse l’attestation d’origine, le cas échéant; et |
| c) | remplisse toutes les autres exigences applicables énoncées dans le présent chapitre, de la même manière que si la demande de traitement tarifaire préférentiel avait été introduite au moment de l’importation. |
Article 10.28
Mesures et sanctions administratives
1. Une partie impose des mesures et sanctions administratives s’il y a lieu, conformément à ses dispositions législatives et réglementaires respectives, à une personne qui établit ou fait établir un document contenant des informations inexactes en vue de faire admettre un produit au bénéfice du traitement tarifaire préférentiel, ou qui ne respecte pas les exigences énoncées:
| a) | à l’article 10.20; |
| b) | à l’article 10.23, paragraphe 4, en ne communiquant pas les éléments de preuve ou en refusant une visite; ou |
| c) | à l’article 10.17, paragraphe 2, en ne corrigeant pas une demande de traitement tarifaire préférentiel effectuée dans la déclaration en douane et en n’acquittant pas le droit de douane ainsi qu’il convient, si la demande initiale de traitement tarifaire préférentiel était fondée sur des informations inexactes. |
2. La partie tient compte de l’article 6, paragraphe 3.6, de l’accord sur la facilitation des échanges figurant à l’annexe 1A de l’accord sur l’OMC dans les cas où un importateur divulgue volontairement une correction apportée à une demande de traitement préférentiel avant de recevoir une demande de vérification, conformément aux dispositions législatives et réglementaires de cette partie.
SECTION C
Dispositions finales
Article 10.29
Ceuta et Melilla
1. Aux fins du présent chapitre, pour la partie UE, le terme «partie» n’inclut pas Ceuta et Melilla.
2. Les produits originaires du Chili qui sont importés à Ceuta ou à Melilla bénéficient à tous égards du même traitement douanier, en vertu de la présente partie du présent accord, que celui qui est appliqué aux produits originaires du territoire douanier de l’Union européenne au titre du protocole no 2 de l’acte d’adhésion du Royaume d’Espagne et de la République portugaise à l’Union européenne. Le Chili accorde aux importations de produits couverts par la présente partie du présent accord et originaires de Ceuta et Melilla le même traitement douanier que celui qu’il accorde aux produits importés de la partie UE et originaires de celle-ci.
3. Les règles d’origine et les procédures d’origine du présent chapitre s’appliquent mutatis mutandis aux produits exportés du Chili vers Ceuta et Melilla et aux produits exportés de Ceuta et Melilla vers le Chili.
4. Ceuta et Melilla sont considérés comme un seul territoire.
5. L’article 10.3 s’applique aux importations et aux exportations de produits entre la partie UE, le Chili, Ceuta et Melilla.
6. Les exportateurs apposent la mention «Chili» ou «Ceuta et Melilla» dans le champ 3 du texte de l’attestation d’origine à l’annexe 10-C, selon l’origine du produit.
7. L’autorité douanière du Royaume d’Espagne est chargée de l’application du présent article à Ceuta et à Melilla.
Article 10.30
Modifications
Le conseil conjoint peut adopter des décisions visant à modifier le présent chapitre et les annexes 10-A à 10-E, conformément à l’article 8.5, paragraphe 1, point a).
Article 10.31
Sous-comité «Douanes, facilitation des échanges commerciaux et règles d’origine»
1. Le sous-comité «Douanes, facilitation des échanges commerciaux et règles d’origine» (ci-après dénommé «sous-comité»), créé en application de l’article 8.8, paragraphe 1, est composé de représentants des parties chargés des douanes.
2. Le sous-comité est chargé de la mise en œuvre et de l’application effectives du présent chapitre.
3. Aux fins du présent chapitre, le sous-comité exerce les fonctions suivantes:
| a) | examiner et faire, s’il y a lieu, les recommandations appropriées au comité conjoint en ce qui concerne:
|
| b) | faire des suggestions au comité conjoint concernant l’adoption de notes explicatives visant à faciliter la mise en œuvre du présent chapitre; et |
| c) | examiner toute autre question liée au présent chapitre dont les parties ont convenu. |
Article 10.32
Produit en transit ou entreposés
Les parties peuvent appliquer la présente partie du présent accord aux produits qui satisfont au présent chapitre et qui, à la date d’entrée en vigueur du présent accord, sont en transit ou se trouvent en dépôt temporaire en entrepôt douanier ou en zone franche dans la partie UE ou au Chili, sous réserve de la présentation d’une attestation d’origine aux autorités douanières de la partie importatrice.
Article 10.33
Notes explicatives
Les notes explicatives relatives à l’interprétation, à l’application et à l’administration du présent chapitre figurent à l’annexe 10-E.
CHAPITRE 11
DOUANES ET FACILITATION DES ÉCHANGES COMMERCIAUX
Article 11.1
Objectifs
1. Les parties reconnaissent l’importance des douanes et de la facilitation des échanges commerciaux dans le contexte évolutif du commerce mondial.
2. Les parties reconnaissent que les normes et instruments internationaux relatifs au commerce et aux douanes constituent la base des exigences et des procédures en matière d’importation, d’exportation et de transit.
3. Les parties reconnaissent que leurs dispositions législatives et réglementaires douanières sont non discriminatoires et que les procédures douanières sont fondées sur l’utilisation de méthodes modernes et de contrôles efficaces permettant de lutter contre la fraude, de protéger la santé des consommateurs et de promouvoir le commerce légitime. Chaque partie soumet ses dispositions législatives et réglementaires douanières ainsi que ses régimes douaniers à un réexamen périodique. Les parties reconnaissent également que leurs procédures douanières ne sont pas plus lourdes sur le plan administratif ou plus restrictives pour le commerce que ce qui est nécessaire pour atteindre des objectifs légitimes, et qu’elles sont appliquées d’une manière prévisible, cohérente et transparente.
4. Les parties conviennent de renforcer leur coopération afin de garantir que les dispositions législatives et réglementaires douanières pertinentes et les régimes douaniers, ainsi que la capacité administrative des administrations concernées, permettent la réalisation des objectifs consistant à promouvoir la facilitation des échanges commerciaux tout en assurant un contrôle douanier efficace.
Article 11.2
Définitions
Aux fins du présent chapitre, on entend par «autorité douanière»:
| a) | pour le Chili, le Servicio Nacional de Aduanas (Service national des douanes), ou son successeur; et |
| b) | pour la partie UE, les services de la Commission européenne chargés des questions douanières et les administrations douanières et toutes autres autorités chargées dans les États membres d’appliquer et de faire respecter les dispositions législatives et réglementaires douanières. |
Article 11.3
Coopération douanière
1. Les parties veillent à ce que leurs autorités douanières respectives coopèrent en matière douanière pour atteindre les objectifs définis à l’article 11.1.
2. Les parties mettent en place une coopération, notamment:
| a) | en échangeant des informations concernant les dispositions législatives et réglementaires douanières et leur mise en œuvre et les régimes douaniers, notamment dans les domaines suivants:
|
| b) | en collaborant sur les aspects douaniers de la sécurisation et de la facilitation des chaînes d’approvisionnement du commerce international conformément au cadre de normes SAFE visant à sécuriser et à faciliter le commerce mondial de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), adopté en juin 2005; |
| c) | en envisageant la mise en place d’initiatives communes concernant les procédures douanières d’importation, d’exportation et autres, notamment l’échange de bonnes pratiques et l’assistance technique, ainsi que la fourniture d’un service efficace aux entreprises; cette coopération peut inclure des échanges sur les laboratoires douaniers, la formation des agents des douanes et les nouvelles technologies pour les contrôles et procédures douaniers; |
| d) | en intensifiant leur coopération en matière douanière au sein d’organisations internationales telles que l’OMC et l’OMD; |
| e) | en procédant, si cela est pertinent et approprié, à la reconnaissance mutuelle des programmes relatifs aux opérateurs économiques agréés, notamment des mesures équivalentes de facilitation des échanges commerciaux; |
| f) | en procédant à des échanges sur les techniques de gestion des risques, les normes en matière de risque et les contrôles de sécurité, afin d’établir, dans la mesure du possible, des normes minimales concernant les techniques de gestion des risques ainsi que les exigences et programmes correspondants; |
| g) | en s’efforçant d’harmoniser leurs exigences en matière de données pour l’importation, l’exportation et les autres régimes douaniers par la mise en œuvre de normes et d’éléments de données communs conformément au modèle de données de l’OMD; |
| h) | en partageant leurs expériences respectives en matière d’élaboration et de déploiement de leurs systèmes de guichet unique et, le cas échéant, en développant des ensembles communs d’éléments de données pour ces systèmes; |
| i) | en maintenant un dialogue entre leurs experts respectifs afin de promouvoir l’utilité, l’efficacité et l’applicabilité des décisions anticipées pour les autorités douanières et les négociants; et |
| j) | en échangeant, si cela est pertinent et approprié, au moyen d’une communication structurée et récurrente entre leurs autorités douanières, certaines catégories d’informations douanières à des fins spécifiques, à savoir améliorer la gestion des risques et l’efficacité des contrôles douaniers, cibler les marchandises à risque en termes de perception des recettes ou de sûreté et de sécurité et faciliter le commerce légitime; ces échanges s’entendent sans préjudice des échanges d’informations qui peuvent avoir lieu entre les parties conformément au protocole du présent accord concernant l’assistance administrative mutuelle en matière douanière. |
3. Tout échange d’informations entre les parties en vertu du présent chapitre est soumis, mutatis mutandis, aux exigences en matière de confidentialité des informations et de protection des données à caractère personnel visées à l’article 12 du protocole du présent accord concernant l’assistance administrative mutuelle en matière douanière, ainsi qu’à toute obligation de confidentialité et de respect de la vie privée prévue dans les dispositions législatives et réglementaires des parties.
Article 11.4
Assistance administrative mutuelle
Les parties se prêtent une assistance administrative mutuelle en matière douanière conformément au protocole du présent accord concernant l’assistance administrative mutuelle en matière douanière.
Article 11.5
Dispositions législatives et réglementaires douanières et régimes douaniers
1. Chaque partie veille à ce que ses dispositions législatives et réglementaires douanières et ses régimes douaniers:
| a) | soient fondés sur des normes et instruments internationaux dans le domaine des douanes et du commerce, y compris la convention internationale sur le système harmonisé de désignation et de codification des marchandises, faite à Bruxelles le 14 juin 1983, ainsi que le cadre de normes SAFE de l’OMD visant à sécuriser et à faciliter le commerce mondial et le modèle de données de l’OMD, et, le cas échéant, les éléments de fond de la convention de Kyoto révisée pour la simplification et l’harmonisation des régimes douaniers, faite à Kyoto le 18 mai 1973 et adoptée par le Conseil de l’Organisation mondiale des douanes en juin 1999; |
| b) | soient fondés sur la protection et la facilitation du commerce légitime par l’application effective et le respect des exigences prévues par la législation; et |
| c) | soient proportionnés et non discriminatoires, évitent les charges inutiles pour les opérateurs économiques, prévoient des mesures de facilitation supplémentaires pour les opérateurs respectant scrupuleusement la législation, notamment un traitement favorable en ce qui concerne les contrôles douaniers préalables à la mainlevée des marchandises, et offrent des garanties contre la fraude et les activités illicites ou dommageables. |
2. Afin d’améliorer les méthodes de travail, et de garantir la non-discrimination, la transparence, l’efficacité, l’intégrité et la fiabilité des opérations douanières, chacune des parties:
| a) | simplifie et réexamine, dans la mesure du possible, les exigences et formalités en vue d’assurer la mainlevée et le dédouanement rapides des marchandises; |
| b) | œuvre en faveur de la poursuite de la simplification et de la normalisation des données et des documents exigés par les douanes et d’autres organismes, afin de réduire les délais et les coûts qui pèsent sur les opérateurs, y compris les petites et moyennes entreprises; et |
| c) | veille au maintien des normes d’intégrité les plus élevées par l’application de mesures reflétant les principes des conventions internationales et des instruments applicables dans ce domaine. |
Article 11.6
Mainlevée des marchandises
Chacune des parties veille à ce que ses autorités douanières, ses organes de contrôle aux frontières ou autres autorités compétentes:
| a) | prévoient la mainlevée rapide des marchandises, dans un délai ne dépassant pas la durée nécessaire pour garantir la conformité avec son droit douanier et d’autres dispositions et formalités législatives et réglementaires relatives au commerce; |
| b) | assurent la transmission et le traitement électroniques préalables de la documentation et de tout autre renseignement requis avant l’arrivée des marchandises; |
| c) | permettent la mainlevée des marchandises avant la détermination finale des droits de douane, taxes, redevances et impositions, sous réserve de la constitution d’une garantie, si elle est requise par ses dispositions législatives et réglementaires, afin de garantir leur paiement final; et |
| d) | accordent le degré de priorité approprié aux marchandises périssables lorsqu’elles planifient et effectuent les examens pouvant être requis. |
Article 11.7
Régimes douaniers simplifiés
Chaque partie adopte ou maintient des mesures permettant aux opérateurs qui remplissent les critères précisés dans ses dispositions législatives et réglementaires de bénéficier d’une simplification accrue des régimes douaniers. Ces mesures peuvent inclure une déclaration en douane indiquant un ensemble limité de données ou de justificatifs, ou une déclaration en douane périodique aux fins de la détermination et du paiement des droits de douane et des taxes relatifs à des importations multiples pendant une période donnée, après la mainlevée de ces marchandises importées, ou d’autres régimes douaniers prévoyant la mainlevée rapide de certaines expéditions.
Article 11.8
Opérateurs économiques agréés
1. Chaque partie établit ou maintient un programme de partenariat pour la facilitation des échanges commerciaux pour les opérateurs économiques qui satisfont à des critères spécifiés (ci-après dénommés «opérateurs économiques agréés»).
2. Les critères spécifiés à remplir pour pouvoir être considéré comme un opérateur économique agréé seront liés au respect, ou au risque de non-respect, des prescriptions spécifiées dans les lois, réglementations ou régimes de chacune des parties. Les critères spécifiés sont publiés et peuvent inclure:
| a) | l’absence d’infractions graves ou répétées à la législation douanière et aux dispositions fiscales, y compris l’absence d’infractions pénales graves liées à l’activité économique du demandeur; |
| b) | la démonstration par le demandeur qu’il exerce un niveau élevé de contrôle sur ses opérations et les mouvements de marchandises au moyen d’un système de gestion des écritures commerciales et, le cas échéant, des documents relatifs au transport, permettant d’exercer les contrôles douaniers nécessaires; |
| c) | la solvabilité financière, qui est considérée comme prouvée si le demandeur présente une situation financière satisfaisante lui permettant de s’acquitter de ses engagements, en tenant dûment compte des caractéristiques du type de l’activité économique concernée; |
| d) | les compétences et qualifications professionnelles qui sont directement liées à l’activité exercée; et |
| e) | des normes appropriées de sécurité et de sûreté. |
3. Les critères spécifiés visés au paragraphe 2 ne sont pas conçus ni appliqués de manière à permettre ou à créer une discrimination arbitraire ou injustifiable entre les opérateurs économiques pour lesquels les mêmes conditions existent, et ils permettent la participation des petites et moyennes entreprises.
4. Le programme de partenariat pour la facilitation des échanges commerciaux visé au paragraphe 1 comprend les avantages suivants:
| a) | des prescriptions peu astreignantes en matière de documents et de données requis, lorsqu’il y a lieu; |
| b) | un plus faible taux de contrôles physiques ou des examens accélérés, lorsqu’il y a lieu; |
| c) | des procédures de mainlevée simplifiées et une mainlevée rapide, lorsqu’il y a lieu; |
| d) | l’utilisation de garanties, y compris des garanties globales ou de garanties réduites; et |
| e) | le contrôle des marchandises dans les locaux de l’opérateur économique agréé ou dans un autre lieu agréé par les autorités douanières. |
5. Le programme de partenariat pour la facilitation des échanges commerciaux visé au paragraphe 1 peut également comprendre d’autres avantages, tels que:
| a) | le paiement différé des droits, taxes, redevances et impositions; |
| b) | une déclaration en douane unique pour toutes les importations ou exportations pendant une période donnée; ou |
| c) | la mise à disposition d’un point de contact spécifique chargé de fournir une assistance en matière douanière. |
Article 11.9
Prescriptions en matière de données et de documents
1. Chacune des parties fait en sorte que les formalités d’importation, d’exportation et de transit ainsi que les prescriptions en matière de données et de documents:
| a) | soient adoptées et appliquées en vue d’assurer une mainlevée rapide des marchandises, à condition que les conditions de la mainlevée soient remplies; |
| b) | soient adoptées et appliquées d’une manière qui vise à réduire le temps et le coût nécessaires pour le respect des exigences par les négociants ou les opérateurs; |
| c) | constituent la solution la moins restrictive pour le commerce lorsque deux options ou plus étaient raisonnablement disponibles pour atteindre l’objectif ou les objectifs d’action en question; et |
| d) | ne soient pas maintenues, même en partie, si elles ne sont plus requises. |
2. Chaque partie applique des procédures douanières communes et utilise des documents douaniers uniformes pour la mainlevée des marchandises sur l’ensemble de son territoire douanier.
Article 11.10
Utilisation des technologies de l’information et paiement par voie électronique
1. Chaque partie utilise des technologies de l’information propres à accélérer les procédures de mainlevée des marchandises afin de faciliter les échanges commerciaux entre les parties.
2. Chaque partie:
| a) | rend accessible sous forme électronique une déclaration en douane requise pour l’importation, l’exportation ou le transit des marchandises; |
| b) | permet la présentation des déclarations en douane sous forme électronique; |
| c) | met en place un moyen d’assurer l’échange électronique d’informations douanières avec ses opérateurs commerciaux; |
| d) | encourage l’échange électronique de données entre les opérateurs et les autorités douanières, ainsi que d’autres organismes concernés; et |
| e) | utilise des systèmes électroniques de gestion des risques pour l’évaluation et le ciblage qui permettent à ses autorités douanières de concentrer leurs inspections sur les marchandises présentant un risque élevé et qui facilitent la mainlevée et le mouvement des marchandises présentant un risque faible. |
3. Chaque partie adopte ou maintient des procédures offrant la possibilité de payer par voie électronique les droits, taxes, redevances et impositions recouvrés par les autorités douanières à l’importation ou à l’exportation.
Article 11.11
Gestion des risques
1. Chaque partie adopte ou maintient un système de gestion des risques pour le contrôle douanier.
2. Chaque partie conçoit et applique la gestion des risques de manière à éviter toute discrimination arbitraire ou injustifiable, ou toute restriction déguisée au commerce international.
3. Chaque partie concentre le contrôle douanier et les autres contrôles pertinents à la frontière sur les envois présentant un risque élevé et accélère la mainlevée des envois présentant un risque faible. Chaque partie peut aussi sélectionner, sur une base aléatoire, des envois devant faire l’objet de contrôles dans le cadre de son système de gestion des risques.
4. Chaque partie fonde sa gestion des risques sur une évaluation des risques reposant sur des critères de sélection appropriés.
Article 11.12
Contrôle après dédouanement
1. En vue d’accélérer la mainlevée des marchandises, chaque partie adopte ou maintient un contrôle après dédouanement pour assurer le respect de ses dispositions législatives et réglementaires douanières et de ses autres dispositions législatives et réglementaires en matière commerciale.
2. Chaque partie réalise les contrôles après dédouanement d’une manière fondée sur les risques.
3. Chaque partie réalise les contrôles après dédouanement d’une manière transparente. Si un contrôle est effectué et qu’il produit des résultats concluants, la partie notifie sans retard à la personne dont le dossier a été contrôlé les résultats, les raisons ayant conduit à ces résultats, les droits dont cette personne dispose et les obligations qui lui incombent.
4. Les parties reconnaissent que les renseignements obtenus lors d’un contrôle après dédouanement peuvent être utilisés dans des procédures administratives ou judiciaires ultérieures.
5. Chaque partie utilise, dans la mesure du possible, le résultat du contrôle après dédouanement pour appliquer la gestion des risques.
Article 11.13
Transparence
1. Les parties reconnaissent l’importance de consulter en temps utile les représentants du milieu des affaires sur les propositions législatives et les procédures générales en matière de douanes et d’échanges commerciaux. À cette fin, chaque partie prévoit des consultations appropriées entre les administrations et les entreprises.
2. Chaque partie veille à ce que ses exigences et procédures douanières et connexes continuent de répondre aux besoins des entreprises, soient inspirées des meilleures pratiques et restent de nature à limiter le moins possible les échanges commerciaux.
3. Chaque partie prévoit des consultations régulières appropriées entre les organismes présents aux frontières et les opérateurs ou les autres parties prenantes sur son territoire.
4. Chaque partie publie dans les plus brefs délais, d’une manière non discriminatoire et accessible, y compris en ligne et avant leur application, les nouvelles dispositions législatives et réglementaires en matière de douanes et de facilitation des échanges commerciaux, ainsi que les modifications et interprétations de ces dispositions législatives et réglementaires. Ces dispositions législatives et réglementaires, ainsi que leurs modifications et interprétations, comprennent celles qui concernent:
| a) | les procédures d’importation, d’exportation et de transit, y compris dans les ports, les aéroports et aux autres points d’entrée, et les formulaires et documents requis; |
| b) | les taux de droits appliqués et taxes de toute nature imposés à l’importation ou à l’exportation, ou à l’occasion de l’importation ou de l’exportation; |
| c) | les redevances et impositions imposées par ou pour des organismes gouvernementaux à l’importation, à l’exportation ou en transit, ou à l’occasion de l’importation, de l’exportation ou du transit; |
| d) | les règles pour la classification ou l’évaluation des produits à des fins douanières; |
| e) | les dispositions législatives et réglementaires et les décisions administratives d’application générale relatives aux règles d’origine; |
| f) | les restrictions ou interdictions à l’importation, à l’exportation ou en transit; |
| g) | les pénalités prévues en cas de non-respect des formalités d’importation, d’exportation ou de transit; |
| h) | les accords ou parties d’accords conclus avec un ou plusieurs pays concernant l’importation, l’exportation ou le transit; |
| i) | les procédures relatives à l’administration des contingents tarifaires; |
| j) | les heures d’ouverture et les procédures des bureaux de douane situés dans les ports et aux points de passage des frontières; |
| k) | les points de contact auxquels adresser des demandes de renseignements; et |
| l) | les autres informations pertinentes à caractère administratif en rapport avec les points a) à k). |
5. Chaque partie veille à ménager un délai raisonnable entre la publication (11) et l’entrée en vigueur de dispositions législatives et réglementaires ainsi que de procédures et de redevances et impositions nouvelles ou modifiées.
6. Chaque partie établit ou maintient un ou plusieurs points d’information pour répondre aux demandes raisonnables présentées par des gouvernements, des opérateurs et d’autres parties intéressées concernant les douanes et d’autres sujets liés au commerce. Les points d’information répondent aux demandes de renseignements dans un délai raisonnable fixé par chaque partie, qui peut varier selon la nature ou la complexité de la demande. Une partie n’exige pas le paiement d’une redevance pour les réponses aux demandes de renseignements ni pour la fourniture des formulaires et documents requis.
Article 11.14
Décisions anticipées
1. Aux fins du présent article, on entend par «décision anticipée» une décision écrite communiquée à un requérant par une partie avant l’importation d’une marchandise visée par la demande, qui indique le traitement que la partie accorde à la marchandise au moment de l’importation en ce qui concerne:
| a) | le classement tarifaire de la marchandise; |
| b) | l’origine de la marchandise; et |
| c) | toute autre question dont les parties peuvent convenir. |
2. Chaque partie rend une décision anticipée par l’intermédiaire de ses autorités douanières. Cette décision anticipée est rendue d’une manière raisonnable et dans un délai donné, à l’intention du requérant qui aura présenté une demande écrite, y compris au format électronique, contenant tous les renseignements nécessaires, en conformité avec les dispositions législatives et réglementaires de la partie qui rend la décision.
3. La décision anticipée est valable pendant une période de trois ans au moins à compter de la date à laquelle elle entre en vigueur, à moins que la loi, les faits ou les circonstances ayant motivé la décision anticipée n’aient changé.
4. Une partie peut refuser de rendre une décision anticipée si les faits et circonstances sur lesquels se fonde la décision anticipée font l’objet d’un réexamen administratif ou judiciaire, ou si la demande ne concerne pas la finalité de la décision anticipée. Si une partie refuse de rendre une décision anticipée, elle en informe le requérant par écrit dans les plus brefs délais en indiquant les faits pertinents et le fondement de sa décision.
5. Chaque partie publie, au minimum:
| a) | les prescriptions relatives à l’application d’une décision anticipée, y compris les renseignements devant être communiqués et leur mode de présentation; |
| b) | le délai dans lequel elle rendra une décision anticipée; et |
| c) | la durée de validité de la décision anticipée. |
6. Dans les cas où la partie abroge ou modifie ou invalide la décision anticipée, elle le notifie au requérant par écrit en indiquant les faits pertinents et le fondement de sa décision. Une partie n’abroge, ne modifie ou n’invalide une décision anticipée avec effet rétroactif que si la décision était fondée sur des renseignements, communiqués par le requérant, qui étaient incomplets, inexacts, faux ou de nature à induire en erreur.
7. Une décision anticipée rendue par une partie est contraignante pour cette partie en ce qui concerne le requérant. La décision anticipée est également contraignante pour le requérant.
8. Chaque partie prévoit, à la demande écrite du requérant, un réexamen de la décision anticipée ou de la décision de l’abroger, de la modifier ou de l’invalider.
9. Sous réserve des exigences de confidentialité prévues par ses dispositions législatives et réglementaires, chaque partie rend publics, y compris en ligne, les éléments de fond de ses décisions anticipées.
Article 11.15
Transit et transbordement
1. Chaque partie veille à la facilitation des opérations de transit et de transbordement, ainsi qu’à leur contrôle effectif, sur son territoire.
2. Chaque partie s’emploie à promouvoir et à mettre en œuvre des accords de transit régionaux afin de faciliter les échanges commerciaux.
3. Chaque partie assure la coopération entre ses autorités et ses services pertinents concernés et leur coordination afin de faciliter le trafic en transit.
4. Chaque partie autorise le déplacement sous contrôle douanier sur son territoire de marchandises destinées à l’importation d’un bureau de douane d’entrée à un autre bureau de douane sur son territoire d’où la mainlevée ou le dédouanement des marchandises sont effectués, à condition que toutes les prescriptions réglementaires soient remplies.
Article 11.16
Commissionnaires en douane
1. Une partie n’introduit pas de recours obligatoire à des commissionnaires en douane pour que les opérateurs remplissent leurs obligations en matière d’importation, d’exportation et de transit de marchandises.
2. Chaque partie publie ses mesures concernant le recours à des commissionnaires en douane.
3. Le cas échéant, les parties appliquent des règles transparentes, non discriminatoires et proportionnées pour l’octroi de licences à des commissionnaires en douane.
Article 11.17
Inspections avant expédition
Les parties s’abstiennent d’exiger la réalisation d’inspections avant expédition, telles qu’elles sont définies dans l’accord sur l’inspection avant expédition figurant à l’annexe 1A de l’accord sur l’OMC, ou de toute autre activité d’inspection au lieu de destination avant dédouanement, par des sociétés privées.
Article 11.18
Recours
1. Chaque partie prévoit des procédures efficaces, rapides, non discriminatoires et aisément accessibles garantissant un droit de recours contre les mesures administratives, arrêts et décisions des autorités douanières et autres autorités compétentes ayant une incidence sur des marchandises importées, exportées ou en transit.
2. Les procédures de recours peuvent inclure le réexamen administratif par l’autorité de tutelle et le contrôle judiciaire des décisions prises au niveau administratif, conformément aux dispositions législatives et réglementaires d’une partie.
3. A également le droit d’exercer un recours quiconque a sollicité une décision auprès des autorités douanières ou d’autres autorités compétentes mais n’a pas obtenu de décision sur la demande dans les délais pertinents.
4. Chaque partie veille à ce que ses autorités douanières ou autres autorités compétentes fournissent aux personnes auxquelles sont adressées des décisions administratives les motifs de ces décisions afin de faciliter, le cas échéant, le recours à des procédures d’appel.
Article 11.19
Sanctions
1. Chaque partie veille à ce que ses dispositions législatives et réglementaires douanières prévoient que toute sanction infligée en cas d’infraction aux dispositions législatives et réglementaires ou aux prescriptions procédurales en matière douanière soit proportionnée et non discriminatoire.
2. Chaque partie fait en sorte que toute sanction infligée en cas d’infraction à ses dispositions législatives et réglementaires ou à ses prescriptions procédurales en matière douanière soit imposée uniquement à la personne juridiquement responsable de l’infraction.
3. Chaque partie veille à ce que la sanction infligée dépende des faits et des circonstances de l’affaire et soit proportionnelle au degré et à la gravité de l’infraction. Chaque partie évite les incitations ou les conflits d’intérêts lors de la fixation et du recouvrement des sanctions.
4. Chaque partie est encouragée à considérer comme un facteur atténuant potentiel pour l’établissement d’une sanction la divulgation préalable à une autorité douanière des circonstances d’une infraction à des dispositions législatives ou réglementaires ou à une prescription procédurale en matière douanière.
5. Si une partie impose une sanction pour une infraction à ses dispositions législatives et réglementaires ou à ses prescriptions procédurales en matière douanière, elle fournit à la personne à laquelle elle impose la sanction une explication écrite précisant la nature de l’infraction et les dispositions législatives ou réglementaires ou les procédures applicables en vertu desquelles le montant ou la fourchette de la sanction relative à l’infraction a été imposé.
Article 11.20
Sous-comité «Douanes, facilitation des échanges commerciaux et règles d’origine»
1. Le sous-comité «Douanes, facilitation des échanges commerciaux et règles d’origine» (ci-après dénommé «sous-comité») est créé en application de l’article 8.8, paragraphe 1.
2. Le sous-comité veille à la mise en œuvre correcte du présent chapitre, à l’application, aux frontières, des droits de propriété intellectuelle par les autorités compétentes conformément au chapitre 32, section C, sous-section 2, au protocole du présent accord concernant l’assistance administrative mutuelle en matière douanière et à toute autre disposition douanière convenue entre les parties, et il examine toutes les questions découlant de leur application.
3. Les fonctions du sous-comité consistent à:
| a) | assurer le suivi de la mise en œuvre et de l’administration du présent chapitre et du chapitre 10; |
| b) | offrir un espace de consultation et de discussion pour toutes les questions relatives aux douanes, notamment les régimes douaniers, l’évaluation en douane, les régimes tarifaires, la nomenclature douanière, la coopération douanière et l’assistance administrative mutuelle en matière douanière; |
| c) | offrir un espace de consultation et de discussion pour les questions relatives aux règles d’origine et à la coopération administrative, ainsi qu’aux mesures aux frontières en matière de droits de propriété intellectuelle; et |
| d) | renforcer la coopération dans le domaine de l’élaboration, de l’application et du renforcement des procédures douanières, de l’assistance administrative mutuelle en matière de douane, de règles d’origine et de coopération administrative. |
4. Le sous-comité peut émettre des recommandations sur les questions visées au paragraphe 2. Le conseil conjoint ou le comité conjoint est habilité à adopter des décisions concernant la reconnaissance mutuelle des techniques de gestion des risques, des normes en matière de risque, des contrôles de sécurité et des programmes de partenariat commercial, y compris pour des aspects tels que la transmission de données et les avantages définis d’un commun accord.
Article 11.21
Admission temporaire
1. Aux fins du présent article, on entend par «admission temporaire» le régime douanier qui permet de recevoir dans un territoire douanier en suspension des droits et taxes à l’importation, sans application des interdictions ou restrictions à l’importation de caractère économique, certaines marchandises, y compris les moyens de transport. Ces marchandises doivent être importées dans un but défini et destinées à être réexportées, dans un délai déterminé, sans avoir subi de modification, exception faite de la dépréciation normale des marchandises par suite de l’usage qui en est fait.
2. Chaque partie accorde l’admission temporaire, en suspension totale des droits et taxes à l’importation et sans application des interdictions ou restrictions à l’importation de caractère économique (12), telle que prévue par ses dispositions législatives et réglementaires, aux marchandises suivantes:
| a) | les marchandises destinées à être présentées ou utilisées à une exposition, une foire, un congrès ou une manifestation similaire, c’est-à-dire les marchandises destinées à être exposées ou à faire l’objet d’une démonstration lors d’une manifestation; les marchandises destinées à être utilisées pour les besoins de la présentation des produits étrangers à une manifestation et le matériel, y compris les installations d’interprétation, les appareils d’enregistrement du son et d’enregistrement vidéo ainsi que les films à caractère éducatif, scientifique ou culturel, destiné à être utilisé aux réunions, conférences et congrès internationaux; et les marchandises obtenues lors de ces manifestations à partir de marchandises placées sous le régime des admissions temporaires; chaque partie peut exiger une autorisation gouvernementale, une garantie ou un dépôt avant la tenue de la manifestation; |
| b) | le matériel professionnel, c’est-à-dire le matériel de presse ou de radiodiffusion et de télévision, nécessaire aux représentants de la presse ou de la radiodiffusion ou de la télévision qui se rendent dans le territoire d’un autre pays en vue de réaliser des reportages ou des enregistrements ou des émissions dans le cadre de programmes déterminés, le matériel cinématographique nécessaire à une personne qui se rend dans le territoire d’un autre pays en vue de réaliser un ou plusieurs films déterminés, tout autre matériel nécessaire à l’exercice du métier ou de la profession d’une personne qui se rend dans le territoire d’un autre pays pour y accomplir un travail déterminé, dans la mesure où ce matériel n’est pas utilisé pour la fabrication industrielle, le conditionnement de marchandises ou, à moins qu’il ne s’agisse d’outillage à main, pour l’exploitation de ressources naturelles, pour la construction, la réparation ou l’entretien d’immeubles, pour l’exécution de travaux de terrassement ou de travaux similaires; les appareils auxiliaires du matériel visé ci-dessus et les accessoires qui s’y rapportent; et les pièces détachées importées en vue de la réparation d’un matériel professionnel placé en admission temporaire; |
| c) | les marchandises importées dans le cadre d’une opération commerciale, sans que l’importation constitue en soi une opération commerciale, telles que: les emballages qui sont importés soit pleins pour être réexportés vides ou pleins, soit vides pour être réexportés pleins; les conteneurs chargés ou non de marchandises ainsi que les accessoires et équipements de conteneurs admis temporairement qui sont importés soit avec un conteneur pour être réexportés isolément ou avec un autre conteneur, soit isolément pour être réexportés avec un conteneur; et les pièces détachées importées en vue de la réparation des conteneurs placés en admission temporaire; les palettes; les échantillons; les films publicitaires; |
| d) | les marchandises importées exclusivement dans un but éducatif, scientifique ou culturel, telles que le matériel scientifique et pédagogique, le matériel de bien-être destiné aux gens de mer ainsi que toute autre marchandise importée dans le cadre d’une activité éducative, scientifique ou culturelle; les pièces de rechange se rapportant au matériel scientifique et pédagogique placé en admission temporaire; et les outils spécialement conçus pour l’entretien, le contrôle, le calibrage ou la réparation de ce matériel; |
| e) | les effets personnels, c’est-à-dire tous les articles neufs ou usagés dont un voyageur peut raisonnablement avoir besoin pour son usage personnel au cours de son voyage, compte tenu de toutes les circonstances de ce voyage, à l’exclusion de toute marchandise importée à des fins commerciales; les marchandises importées dans un but sportif, telles que les articles de sport et autres matériels destinés à être utilisés par des voyageurs lors de compétitions ou d’événements sportifs ou à des fins d’entraînement sur le territoire duquel l’admission temporaire a été accordée; |
| f) | le matériel de propagande touristique, c’est-à-dire les marchandises ayant pour objet d’amener le public à visiter un pays étranger, notamment pour assister à des réunions ou à des manifestations de caractère culturel, religieux, touristique, sportif ou professionnel qui s’y tiennent; chaque partie peut exiger qu’une garantie ou un dépôt soit fourni pour ces marchandises; |
| g) | les marchandises importées dans un but humanitaire, c’est-à-dire le matériel médico-chirurgical et de laboratoire et les envois de secours, tels que véhicules ou autres moyens de transport, couvertures, tentes, maisons préfabriquées ou autres marchandises de première nécessité, expédiées pour aider les victimes de catastrophes naturelles ou de sinistres analogues; et |
| h) | les animaux importés à des fins spécifiques, comme les chiens ou chevaux de police, les chiens de détection, les chiens pour aveugles, les chiens de secours, les animaux aux fins de la participation à des manifestations publiques, des expositions, des concours, des compétitions ou des démonstrations, les animaux aux fins de spectacles, tels que les animaux de cirque, les déplacements touristiques (y compris les animaux de compagnie des voyageurs), l’exécution d’un travail ou le transport, ou à des fins médicales, telles que la production de venin. |
3. Chaque partie accepte, conformément à ses dispositions législatives et réglementaires (13), l’admission temporaire des marchandises visées au paragraphe 2, ainsi que, quelle que soit leur origine, les carnets ATA délivrés dans l’autre partie conformément à la convention relative à l’admission temporaire, faite à Istanbul le 26 juin 1990, qui sont approuvés dans l’autre partie et garantis par une association faisant partie de la chaîne de garantie internationale, certifiés par les autorités compétentes et valables sur le territoire douanier de la partie importatrice.
Article 11.22
Marchandises réparées
1. Aux fins du présent article, on entend par «réparation» toute opération de transformation réalisée sur une marchandise afin de remédier à un défaut de fonctionnement ou à des dégâts matériels et entraînant la restauration de la fonction initiale de la marchandise, ou afin d’assurer sa conformité avec les prescriptions techniques imposées pour son utilisation, sans laquelle la marchandise ne pourrait plus être utilisée de façon normale pour les fins auxquelles elle était destinée. La réparation comprend la remise en état et l’entretien, mais exclut une opération ou un procédé qui, selon le cas:
| a) | détruit les caractéristiques essentielles d’une marchandise ou crée une marchandise nouvelle ou commercialement différente; |
| b) | transforme une marchandise non finie en une marchandise finie; ou |
| c) | sert à améliorer ou à accroître les performances techniques d’une marchandise. |
2. Une partie n’applique pas de droit de douane sur une marchandise, quelle qu’en soit l’origine, qui est réadmise sur son territoire douanier après en avoir été exportée temporairement vers le territoire douanier de l’autre partie pour y être réparée.
3. Le paragraphe 2 ne s’applique pas à une marchandise importée et admise sous caution dans des zones franches ou à statut similaire, qui est ensuite exportée pour réparation et qui n’est pas réimportée et admise sous caution dans des zones franches ou à statut similaire.
4. Une partie n’applique pas de droit de douane sur une marchandise, quelle qu’en soit l’origine, qui est importée temporairement du territoire douanier de l’autre partie en vue d’une réparation.
Article 11.23
Redevances et formalités
1. Les redevances et autres impositions qu’une partie perçoit à l’importation ou à l’exportation, ou à l’occasion de l’importation ou de l’exportation, d’une marchandise de l’autre partie sont limitées au montant correspondant au coût approximatif des services rendus et ne constituent pas une protection indirecte des marchandises nationales ou des taxes de nature fiscale à l’importation ou à l’exportation.
2. Une partie ne peut percevoir de redevances ou d’autres impositions à l’importation ou à l’exportation, ou à l’occasion de l’importation ou de l’exportation d’une marchandise de l’autre partie, sur une base ad valorem.
3. Chaque partie peut appliquer des impositions ou récupérer des coûts uniquement pour des services spécifiques rendus, y compris les suivants:
| a) | la présence requise du personnel douanier en dehors des heures de bureau officielles ou dans des locaux autres que ceux de la douane; |
| b) | des analyses ou des expertises de marchandises ainsi que des frais postaux pour leur renvoi au demandeur, notamment en rapport avec des décisions en matière de renseignements contraignants ou la mise à disposition d’informations concernant l’application de la législation douanière; |
| c) | l’examen ou le prélèvement d’échantillons de marchandises à des fins de vérification, ou la destruction de marchandises, en cas de frais autres que ceux liés au recours au personnel douanier; ou |
| d) | des mesures exceptionnelles de contrôle, lorsque de telles mesures se révèlent nécessaires en raison de la nature des marchandises ou d’un risque potentiel. |
4. Chaque partie publie sans délai toutes les redevances et impositions qu’elle pourrait appliquer à l’occasion de l’importation ou de l’exportation de manière à permettre aux gouvernements, aux négociants et aux autres parties intéressées d’en prendre connaissance.
5. Une partie n’exige pas de formalités consulaires, y compris honoraires et redevances connexes, à l’occasion de l’importation d’une marchandise de l’autre partie.
CHAPITRE 12
INSTRUMENTS DE DÉFENSE COMMERCIALE
SECTION A
Droits antidumping et droits compensateurs
Article 12.1
Dispositions générales
1. Les parties réaffirment leurs droits et obligations au titre de l’accord antidumping et de l’accord SMC.
2. Aux fins de la présente section, les règles d’origine préférentielles visées au chapitre 10 ne s’appliquent pas.
Article 12.2
Transparence
1. Les enquêtes et mesures antidumping et antisubventions devraient être utilisées dans le plein respect des exigences pertinentes de l’OMC énoncées dans l’accord antidumping et l’accord SMC et devraient se fonder sur un système équitable et transparent.
2. Chaque partie garantit, dès que possible après l’institution de toute mesure provisoire éventuelle, et en tout état de cause avant une décision définitive, la communication complète de l’ensemble des faits et considérations essentiels sur lesquels elle se fonde pour appliquer les mesures définitives. Cette communication est sans préjudice de l’article 6.5 de l’accord antidumping et de l’article 12.4 de l’accord SMC. Chacune des parties communique ces faits et considérations essentiels par écrit et laisse aux parties intéressées suffisamment de temps pour présenter leurs observations à ce sujet.
3. Chaque partie intéressée a la possibilité d’être entendue au cours d’une enquête antidumping ou antisubventions, à condition que cela ne retarde pas inutilement la conduite de l’enquête.
Article 12.3
Prise en compte de l’intérêt public
Chaque partie tient compte de la situation de son industrie nationale, des importateurs et de leurs associations représentatives, des utilisateurs représentatifs et des organisations représentatives des consommateurs, dans la mesure où ils ont fourni des informations pertinentes aux autorités chargées de l’enquête dans les délais impartis. Une partie peut décider de ne pas appliquer de mesures antidumping ou compensatoires sur la base de ces informations.
Article 12.4
Règle du droit moindre
Si une partie impose un droit antidumping sur les marchandises de l’autre partie, le montant de ce droit n’excède pas la marge de dumping. Il est souhaitable, dans la mesure du possible, que le droit antidumping soit moindre que cette marge si ce droit moindre suffit à faire disparaître le préjudice pour la branche de production intérieure.
Article 12.5
Non-application du règlement des différends
Le chapitre 38 ne s’applique pas à la présente section.
SECTION B
Mesures de sauvegarde globales
Article 12.6
Dispositions générales
Les parties réaffirment leurs droits et obligations au titre de l’article XIX du GATT de 1994, de l’accord sur les sauvegardes et de l’article 5 de l’accord sur l’agriculture.
Article 12.7
Transparence et institution de mesures définitives
1. Nonobstant l’article 12.6, la partie qui ouvre une enquête de sauvegarde globale ou envisage d’appliquer des mesures de sauvegarde globales procède immédiatement, à la demande de l’autre partie et pour autant que celle-ci y ait un intérêt substantiel, à une notification écrite de toute information pertinente ayant conduit à l’ouverture d’une enquête de sauvegarde globale ou à l’application de mesures de sauvegarde globales, y compris les conclusions provisoires, le cas échéant. Cette notification est sans préjudice de l’article 3, paragraphe 2, de l’accord sur les sauvegardes.
2. Lorsqu’elle institue des mesures de sauvegarde globales définitives, chaque partie s’efforce d’agir d’une manière qui affecte le moins possible le commerce bilatéral, pour autant que la partie touchée par les mesures ait un intérêt substantiel au sens du paragraphe 4.
3. Aux fins de l’application du paragraphe 2, si une partie estime que les conditions juridiques pour l’institution de mesures de sauvegarde globales définitives sont remplies et envisage d’appliquer de telles mesures, elle en informe l’autre partie et lui donne la possibilité de procéder à des consultations bilatérales, pour autant que l’autre partie ait un intérêt substantiel au sens du paragraphe 4. Faute de solution satisfaisante dans les quinze jours suivant la notification, la partie importatrice peut adopter les mesures de sauvegarde globales appropriées pour remédier au problème.
4. Aux fins du présent article, une partie est considérée comme ayant un intérêt substantiel dès lors qu’elle compte parmi les cinq principaux fournisseurs des marchandises importées au cours de la période de trois ans la plus récente, que ce soit en volume absolu ou en valeur absolue.
Article 12.8
Non-application du règlement des différends
Le chapitre 38 ne s’applique pas à la présente section.
SECTION C
Mesures de sauvegarde bilatérales
Article 12.9
Définitions
Aux fins de la présente section, on entend par:
| a) | «branche de production intérieure»: en ce qui concerne une marchandise importée, l’ensemble des producteurs de marchandises similaires ou directement concurrentes qui exercent leur activité sur le territoire d’une partie, ou ceux dont les productions additionnées de marchandises similaires ou directement concurrentes représentent une proportion majeure de la production intérieure totale de ces marchandises; |
| b) | «période de transition»:
|
Article 12.10
Application d’une mesure de sauvegarde bilatérale
1. Nonobstant la section B, si, à la suite de la réduction ou de l’élimination d’un droit de douane en vertu de la présente partie du présent accord, une marchandise originaire d’une partie est importée sur le territoire de l’autre partie en quantités tellement accrues, en valeur absolue ou par rapport à la production intérieure, et dans des conditions telles qu’elle cause ou menace de causer un préjudice grave aux producteurs intérieurs de marchandises similaires ou directement concurrentes, la partie importatrice peut adopter des mesures de sauvegarde bilatérales ad hoc, conformément aux conditions et aux procédures établies dans la présente section.
2. Si les conditions énoncées au paragraphe 1 sont réunies, la partie importatrice ne peut appliquer que l’une des mesures de sauvegarde bilatérales suivantes:
| a) | la suspension de toute nouvelle réduction du taux du droit de douane appliqué à la marchandise concernée en vertu de la présente partie du présent accord; ou |
| b) | l’augmentation du taux du droit de douane appliqué à la marchandise concernée jusqu’à un niveau ne dépassant pas le moins élevé des deux taux suivants:
|
Article 12.11
Normes relatives aux mesures de sauvegarde bilatérales
1. Une mesure de sauvegarde bilatérale ne peut être appliquée:
| a) | que dans la mesure et pendant le temps nécessaires pour prévenir ou réparer le préjudice grave, ou la menace de préjudice grave, causé à la branche de production intérieure; |
| b) | pour une période supérieure à deux ans; la période peut être prorogée de deux années supplémentaires si l’autorité compétente en matière d’enquête de la partie importatrice détermine, conformément aux procédures énoncées dans la présente section, que la mesure demeure nécessaire pour prévenir ou réparer un préjudice grave ou la menace de préjudice grave pour la branche de production intérieure, à condition que la période d’application totale de la mesure de sauvegarde bilatérale, y compris la durée d’application initiale et toute prorogation de celle-ci, ne dépasse pas quatre ans; ou |
| c) | au-delà de l’expiration de la période de transition telle que définie à l’article 12.9, point b). |
2. Lorsqu’une partie cesse d’appliquer une mesure de sauvegarde bilatérale, le taux du droit de douane est le taux qui aurait été en vigueur pour la marchandise conformément à sa liste figurant à l’annexe 9.
3. Afin de faciliter l’ajustement du secteur de production concerné dans le cas où la durée prévue d’une mesure de sauvegarde bilatérale dépasse une année, la partie qui applique cette mesure la libéralise progressivement, à intervalles réguliers, pendant la période d’application.
Article 12.12
Mesures de sauvegarde bilatérales provisoires
1. Dans des circonstances critiques, lorsqu’un retard causerait un préjudice difficilement réparable, une partie peut appliquer une mesure de sauvegarde bilatérale sur une base provisoire, sans se conformer aux exigences de l’article 12.21, paragraphe 1, après avoir établi à titre préliminaire qu’il existe des éléments de preuve manifestes que les importations d’une marchandise originaire de l’autre partie ont augmenté à la suite de la réduction ou de l’élimination d’un droit de douane en vertu de la présente partie du présent accord et que ces importations causent ou menacent de causer un préjudice grave pour la branche de production intérieure.
2. Toute mesure de sauvegarde bilatérale provisoire est adoptée pour une durée maximale de 200 jours, pendant laquelle la partie qui applique la mesure se conforme aux règles de procédure établies à la sous-section 2. La partie qui applique la mesure de sauvegarde bilatérale provisoire rembourse promptement toute augmentation tarifaire si l’enquête décrite à la sous-section 2 n’aboutit pas à la conclusion que les conditions de l’article 12.10, paragraphe 1, sont remplies. La durée de la mesure de sauvegarde bilatérale provisoire est comptée comme faisant partie de la période décrite à l’article 12.11, paragraphe 1, point b).
3. La partie qui applique la mesure de sauvegarde bilatérale provisoire informe l’autre partie de l’adoption de ces mesures provisoires et saisit immédiatement le comité conjoint pour examen de la question si l’autre partie en fait la demande.
Article 12.13
Compensation et suspension de concessions
1. Une partie qui applique une mesure de sauvegarde bilatérale consulte la partie dont les produits sont soumis à la mesure afin de convenir d’une compensation appropriée de libéralisation des échanges commerciaux sous la forme de concessions ayant des effets commerciaux substantiellement équivalents. La partie qui applique une mesure de sauvegarde bilatérale offre la possibilité de mener de telles consultations au plus tard 30 jours à compter de l’application de la mesure de sauvegarde bilatérale.
2. Si les consultations visées au paragraphe 1 ne permettent pas aux parties de s’entendre sur une compensation de libéralisation des échanges commerciaux dans les 30 jours à compter du début des consultations, la partie dont les marchandises sont soumises à la mesure de sauvegarde bilatérale peut suspendre l’application de concessions ayant des effets substantiellement équivalents sur les échanges commerciaux à l’égard de l’autre partie.
3. La partie dont les marchandises sont soumises à la mesure de sauvegarde bilatérale notifie la suspension des concessions conformément au paragraphe 2 par écrit à l’autre partie au moins 30 jours à l’avance.
4. L’obligation de fournir une compensation en vertu du paragraphe 1 et le droit de suspendre l’application de concessions en vertu du paragraphe 2:
| a) | ne peuvent pas être exercés pendant les vingt-quatre premiers mois au cours desquels une mesure de sauvegarde bilatérale est en vigueur, à condition que la mesure de sauvegarde bilatérale ait été appliquée à la suite d’une augmentation absolue des importations; et |
| b) | cessent à la date de fin de la mesure de sauvegarde bilatérale. |
Article 12.14
Délai entre deux mesures de sauvegarde bilatérales et application non parallèle des mesures de sauvegarde
1. Une partie n’applique pas une mesure de sauvegarde bilatérale visée à la présente section aux importations d’une marchandise qui a précédemment fait l’objet d’une telle mesure, à moins qu’un laps de temps égal à la moitié de la durée d’application de la mesure de sauvegarde pendant la période immédiatement précédente se soit écoulé. Une mesure de sauvegarde bilatérale qui a été appliquée plus d’une fois à la même marchandise ne peut pas être prolongée de deux années supplémentaires, comme le prévoit l’article 12.11, paragraphe 1, point b).
2. Une partie s’abstient d’appliquer simultanément, à l’égard de la même marchandise:
| a) | une mesure de sauvegarde bilatérale ou une mesure de sauvegarde provisoire en vertu de la présente partie du présent accord; et |
| b) | une mesure de sauvegarde globale au titre de l’article XIX du GATT de 1994 et de l’accord sur les sauvegardes. |
Article 12.15
Régions ultrapériphériques (14) de l’Union européenne
1. Si une marchandise originaire du Chili est importée sur le territoire d’une ou de plusieurs régions ultrapériphériques de l’Union européenne dans des quantités tellement accrues et à des conditions telles qu’elle cause ou menace de causer une détérioration grave de la situation économique de la région ultrapériphérique concernée, la partie UE, après avoir examiné d’autres solutions, peut exceptionnellement appliquer des mesures de sauvegarde bilatérales limitées au territoire de la région concernée.
2. Aux fins du paragraphe 1, on entend par «détérioration grave» des difficultés majeures rencontrées dans un secteur de l’économie produisant des marchandises similaires ou directement concurrentes. La détermination de l’existence d’une détérioration grave se fonde sur des facteurs objectifs, dont les suivants:
| a) | l’augmentation du volume des importations en valeur absolue ou par rapport à la production intérieure et aux importations provenant d’autres sources; et |
| b) | l’effet des importations visées au paragraphe 1 sur la situation de la branche de production pertinente ou du secteur économique concerné, y compris sur les niveaux des ventes, la production, la situation financière et l’emploi. |
3. Sans préjudice du paragraphe 1, les autres dispositions de la présente section applicables aux mesures de sauvegarde bilatérales sont également applicables à toute mesure de sauvegarde adoptée au titre du présent article. Toute référence à un «préjudice grave» dans d’autres dispositions de la présente section s’entend comme une «détérioration grave» lorsqu’elle est appliquée en rapport avec les régions ultrapériphériques de l’Union européenne.
Article 12.16
Droit applicable
Pour l’application de mesures de sauvegarde bilatérales, l’autorité compétente en matière d’enquête de chaque partie se conforme aux dispositions de la présente sous-section. Dans les cas non couverts par la présente sous-section, l’autorité compétente en matière d’enquête applique les règles établies en vertu de la législation de la partie de cette autorité.
Article 12.17
Ouverture d’une procédure de sauvegarde
1. Une autorité compétente en matière d’enquête d’une partie peut engager une procédure relative aux mesures de sauvegarde bilatérales (ci-après dénommée «procédure de sauvegarde») sur demande écrite (15) présentée par la branche de production intérieure ou en son nom, ou, dans des circonstances exceptionnelles, de sa propre initiative.
2. Il est considéré que la demande a été présentée par la branche de production intérieure ou en son nom si elle est soutenue par des producteurs intérieurs dont les productions additionnées constituent plus de 50 % de la production intérieure totale des marchandises similaires ou directement concurrentes réalisée par la partie de la branche de production intérieure exprimant son soutien ou son opposition à la demande. Toutefois, une autorité compétente en matière d’enquête n’ouvre pas d’enquête lorsque les producteurs intérieurs soutenant expressément la demande représentent moins de 25 % de la production intérieure totale des marchandises similaires ou directement concurrentes réalisée par la branche de production intérieure.
3. Une fois l’enquête ouverte par l’autorité compétente en matière d’enquête, la demande écrite visée au paragraphe 1 est mise à la disposition des personnes intéressées, à l’exception des éventuelles informations confidentielles qu’elle contient.
4. Dès l’ouverture d’une procédure de sauvegarde, l’autorité compétente en matière d’enquête publie un avis d’ouverture de la procédure de sauvegarde au journal officiel de la partie. Cet avis mentionne:
| a) | l’entité qui a déposé la demande écrite, le cas échéant; |
| b) | les marchandises importées faisant l’objet de la procédure de sauvegarde; |
| c) | la sous-position et le numéro de position tarifaire sous lesquels la marchandise importée est classée; |
| d) | le type de mesure proposée à appliquer; |
| e) | l’audition publique conformément à l’article 12.20, point a), ou le délai dans lequel les parties intéressées peuvent présenter une demande d’audition conformément à l’article 12.20, point b); |
| f) | le lieu où la demande écrite et tout autre document non confidentiel déposé au cours de la procédure peuvent être consultés; et |
| g) | le nom, l’adresse et le numéro de téléphone du bureau à contacter pour plus d’informations. |
5. Dans le cas d’une procédure de sauvegarde ouverte conformément au paragraphe 1 sur la base d’une demande écrite, l’autorité compétente en matière d’enquête concernée ne publie l’avis requis conformément au paragraphe 4 qu’après avoir examiné attentivement si la demande écrite satisfait aux exigences de son droit interne et aux conditions des paragraphes 1 et 2, et comprend des éléments de preuve raisonnables montrant que les importations d’une marchandise originaire de l’autre partie ont augmenté à la suite de la réduction ou de l’élimination d’un droit de douane en vertu de la présente partie du présent accord, et que ces importations causent ou menacent de causer le préjudice grave allégué.
Article 12.18
Enquête
1. Une partie n’applique une mesure de sauvegarde bilatérale qu’à l’issue d’une enquête menée par son autorité compétente en matière d’enquête conformément à l’article 3, paragraphe 1, et à l’article 4, paragraphe 2, point c), de l’accord sur les sauvegardes; à cette fin, l’article 3, paragraphe 1, et l’article 4, paragraphe 2, point c), de l’accord sur les sauvegardes sont incorporés au présent accord dont ils font partie intégrante, mutatis mutandis
2. Au cours de l’enquête visée au paragraphe 1, la partie se conforme aux prescriptions de l’article 4, paragraphe 2, point a), de l’accord sur les sauvegardes. À cette fin, l’article 4, paragraphe 2, point a), de l’accord sur les sauvegardes est incorporé au présent accord dont il fait partie intégrante, mutatis mutandis.
3. Si une partie effectue, conformément au paragraphe 1 du présent article et à l’article 3, paragraphe 1, de l’accord sur les sauvegardes, une notification indiquant qu’elle applique ou proroge une mesure de sauvegarde bilatérale, cette notification comprend:
| a) | la preuve de l’existence d’un préjudice grave ou d’une menace de préjudice grave découlant d’une augmentation des importations d’une marchandise originaire de l’autre partie, en raison de la réduction ou de l’élimination d’un droit de douane en vertu de la présente partie du présent accord; l’enquête démontre également, sur la base d’éléments de preuve objectifs, l’existence d’un lien de causalité entre l’augmentation des importations de la marchandise concernée et le préjudice grave ou la menace de préjudice grave; des facteurs connus autres que l’augmentation des importations sont également examinés pour s’assurer que le préjudice grave ou la menace de préjudice grave causés par ces autres facteurs ne sont pas imputés à l’augmentation des importations; |
| b) | une description précise de la marchandise originaire faisant l’objet de la mesure de sauvegarde bilatérale, y compris sa position ou sa sous-position sous le code correspondant du SH, sur laquelle se fondent les listes d’engagements tarifaires de l’annexe 9; |
| c) | une description précise de la mesure de sauvegarde bilatérale; |
| d) | la date d’introduction de la mesure de sauvegarde bilatérale, sa durée prévue et, le cas échéant, un calendrier de libéralisation progressive de la mesure conformément à l’article 12.11, paragraphe 3; et |
| e) | dans le cas d’une prorogation de la mesure de sauvegarde bilatérale, des éléments de preuve selon lesquels la branche de production intérieure concernée procède à des ajustements. |
4. À la demande d’une partie dont la marchandise est soumise à une procédure de sauvegarde en vertu de la présente section, la partie qui mène cette procédure engage des consultations avec la partie requérante afin d’examiner une notification au titre du paragraphe 1 ou tout avis ou rapport public que l’autorité compétente en matière d’enquête a publié au sujet de la procédure de sauvegarde.
5. Chacune des parties veille à ce que son autorité compétente en matière d’enquête clôture toute enquête au titre du présent article dans un délai de douze mois à compter de la date de son ouverture.
Article 12.19
Informations confidentielles
1. Toute information de nature confidentielle ou fournie à titre confidentiel est, sur exposé de raisons valables, traitée comme telle par l’autorité compétente en matière d’enquête. Ces informations ne sont pas divulguées sans l’autorisation de la partie intéressée qui les a fournies.
2. Il est demandé aux parties intéressées qui fournissent des informations confidentielles d’en donner des résumés non confidentiels, ou, si ces parties indiquent que ces informations ne peuvent pas être résumées, d’en exposer les raisons. Les résumés sont suffisamment détaillés pour permettre de comprendre raisonnablement la substance des informations communiquées à titre confidentiel. Toutefois, si l’autorité compétente en matière d’enquête estime qu’une demande de traitement confidentiel n’est pas justifiée, et si la partie intéressée concernée ne veut pas rendre les informations publiques ni en autoriser la divulgation en termes généraux ou sous la forme d’un résumé, l’autorité compétente en matière d’enquête peut écarter ces informations, sauf s’il peut être démontré à la satisfaction de cette autorité, à la lumière de sources appropriées, que les informations sont correctes.
Article 12.20
Audiences
Au cours de chaque procédure de sauvegarde, l’autorité compétente en matière d’enquête:
| a) | tient une audition publique, après avoir donné un préavis raisonnable, pour permettre à toutes les parties intéressées et à toute association de consommateurs représentative de comparaître en personne ou d’être représentée, de présenter des éléments de preuve et d’être entendues sur le préjudice grave allégué ou la menace de préjudice grave, ainsi que sur les mesures correctives appropriées; ou |
| b) | donne à toutes les parties intéressées la possibilité d’être entendues si elles ont présenté, dans le délai fixé dans l’avis d’ouverture visé à l’article 12.17, paragraphe 4, une demande écrite démontrant qu’elles sont susceptibles d’être concernées par le résultat de l’enquête et qu’il existe des raisons particulières de les entendre. |
Article 12.21
Notifications, examen au sein du comité conjoint et publications
1. Si une partie estime que l’une des circonstances visées à l’article 12.10, paragraphe 1, ou à l’article 12.15, paragraphe 1, existe, elle saisit immédiatement le comité conjoint pour examen de la question. Le comité conjoint peut adopter toute recommandation nécessaire pour remédier à la situation. Si aucune recommandation n’a été faite par le comité conjoint en vue de remédier à ces circonstances ou si aucune autre solution satisfaisante n’a été trouvée dans les 30 jours suivant la saisine du comité conjoint, la partie importatrice peut adopter les mesures de sauvegarde bilatérales appropriées pour remédier à la situation conformément à la présente section.
2. Aux fins du paragraphe 1, la partie importatrice fournit à la partie exportatrice tous les renseignements pertinents, y compris la preuve d’un préjudice grave ou d’une menace de préjudice grave pour les producteurs nationaux de la marchandise similaire et directement concurrente, causés par l’augmentation des importations, une description précise de la marchandise concernée et la mesure de sauvegarde bilatérale proposée, sa date d’institution proposée et sa durée prévisionnelle.
3. La partie qui adopte la mesure de sauvegarde bilatérale publie également ses constatations et conclusions motivées sur tous les éléments de fait et de droit pertinents au journal officiel de cette partie, y compris la description de la marchandise importée et de la situation ayant donné lieu à l’institution de mesures conformément à l’article 12.10, paragraphe 1, ou à l’article 12.15, paragraphe 1, le lien de causalité entre cette situation et l’augmentation des importations, ainsi que la forme, le niveau et la durée des mesures.
Article 12.22
Acceptation des documents en anglais dans les procédures de sauvegarde
Afin de faciliter la présentation des documents dans le cadre des procédures de sauvegarde, l’autorité compétente en matière d’enquête de la partie chargée de la procédure accepte les documents présentés en anglais par les parties intéressées, à condition que ces parties soumettent ultérieurement, dans un délai plus long fixé par l’autorité compétente, une traduction des documents dans la langue de la procédure de sauvegarde.
CHAPITRE 13
MESURES SANITAIRES ET PHYTOSANITAIRES
Article 13.1
Objectifs
Les objectifs du présent chapitre sont les suivants:
| a) | sauvegarder la santé humaine, animale et végétale sur le territoire des parties tout en facilitant les échanges d’animaux, de produits animaux, de végétaux, de produits végétaux et d’autres produits couverts par des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) entre les parties:
|
| b) | coopérer au sein d’instances multilatérales et sur le plan scientifique dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la santé animale et de la protection des végétaux; |
| c) | coopérer sur d’autres questions sanitaires ou phytosanitaires ou dans d’autres enceintes. |
Article 13.2
Obligations multilatérales
Les parties réaffirment leurs droits et obligations résultant de l’accord sur l’OMC, et en particulier de l’accord SPS. Ces droits et obligations sous-tendent les activités menées par les parties au titre du présent chapitre.
Article 13.3
Champ d’application
Le présent chapitre s’applique:
| a) | à toutes les mesures SPS définies à l’annexe A de l’accord SPS, dans la mesure où elles affectent les échanges commerciaux entre les parties; |
| b) | à la coopération dans les instances multilatérales reconnues dans le cadre de l’accord SPS; |
| c) | à la coopération sur le plan scientifique dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la santé animale et de la protection des végétaux; et |
| d) | à la coopération sur toute autre question sanitaire ou phytosanitaire dans toute autre enceinte, selon ce que les parties peuvent convenir. |
Article 13.4
Définitions
Aux fins du présent chapitre et des annexes 13-A à 13-H:
| a) | les définitions figurant à l’annexe A de l’accord SPS, ainsi que celles du Codex Alimentarius, celles adoptées sous les auspices de l’Organisation mondiale de la santé animale et de la convention internationale pour la protection des végétaux, faite à Rome le 17 novembre 1997, s’appliquent; et |
| b) | «zone protégée» désigne, pour un organisme nuisible réglementé spécifique, une zone géographique officiellement définie du territoire d’une partie dans laquelle rien ne laisse penser que cet organisme nuisible est établi, bien que les conditions soient favorables à son établissement et qu’il soit présent dans d’autres parties du territoire de cette partie. |
Article 13.5
Autorités compétentes
1. Les autorités compétentes des parties sont les autorités chargées de la mise en œuvre des mesures visées au présent chapitre, telles qu’énoncées à l’annexe 13-A.
2. En vertu de l’article 13.12, les parties s’informent de toute modification notable apportée à la structure, à l’organisation ou à la répartition des compétences de leurs autorités compétentes respectives.
Article 13.6
Reconnaissance du statut en ce qui concerne les maladies animales et les infections chez les animaux ainsi que les organismes nuisibles
1. Ce qui suit s’applique au statut en ce qui concerne les maladies animales et les infections chez les animaux, y compris les zoonoses:
| a) | la partie importatrice reconnaît, aux fins du commerce, le statut zoosanitaire de la partie exportatrice ou de ses régions, tel qu’il est déterminé par la partie exportatrice conformément au paragraphe 1, point a) i), de l’annexe 13-C, en ce qui concerne les maladies animales visées à l’appendice 13-B-1; |
| b) | lorsqu’une partie considère qu’un statut particulier concernant une maladie animale spécifique autre que celles visées à l’appendice 13-B-1 s’applique à son territoire ou à une région de celui-ci, elle peut demander la reconnaissance de ce statut conformément aux critères énoncés au paragraphe 3 de l’annexe 13-C; la partie importatrice peut exiger, pour les importations d’animaux vivants et de produits animaux, des garanties conformes au statut de cette partie tel qu’il a été défini; |
| c) | les parties reconnaissent que le statut des territoires ou régions, ou le statut d’un secteur ou sous-secteur des parties, établi en fonction de la prévalence ou de l’incidence d’une maladie animale autre que celles visées à l’appendice 13-B-1 ou d’infections animales, ou le cas échéant du risque qui y est associé, selon la définition des organisations reconnues dans le cadre de l’accord SPS, constitue la base de leurs échanges commerciaux; la partie importatrice peut s’il y a lieu demander, pour les importations d’animaux vivants et de produits animaux, des garanties conformes au statut défini de cette partie selon les recommandations des organisations de normalisation; et |
| d) | sans préjudice des articles 13.9 et 13.15, et sous réserve que la partie importatrice ne soulève pas d’objection explicite, ne demande pas de confirmation ou de complément d’information ou ne sollicite pas de consultations ou une vérification conformément aux articles 13.11 et 13.14, chaque partie adopte, sans retard indu, les mesures législatives et administratives nécessaires pour autoriser les échanges commerciaux sur la base des points a), b) et c) du présent paragraphe. |
2. Ce qui suit s’applique à la situation des organismes nuisibles:
| a) | les parties reconnaissent, à des fins commerciales, la situation des organismes nuisibles en ce qui concerne les organismes nuisibles précisés à l’appendice 13-B-2; et |
| b) | sans préjudice des articles 13.9 et 13.15, et sous réserve que la partie importatrice ne soulève pas d’objection explicite, ne demande pas de confirmation ou de complément d’information ou ne sollicite pas de consultations ou une vérification conformément aux articles 13.11 et 13.14, chaque partie prend, sans retard indu, les mesures législatives et administratives nécessaires pour autoriser les échanges commerciaux sur la base du point a) du présent paragraphe. |
Article 13.7
Reconnaissance des décisions de régionalisation en matière de maladies animales et d’infections chez les animaux ainsi que d’organismes nuisibles
1. Les parties reconnaissent la notion de régionalisation et l’appliquent à leurs échanges commerciaux.
2. Les décisions de régionalisation concernant les maladies des animaux terrestres et aquatiques énumérées à l’appendice 13-B-1 et les organismes nuisibles énumérés à l’appendice 13-B-2 sont adoptées conformément à l’annexe 13-C.
3. En ce qui concerne les maladies animales, et conformément à l’article 13.14, la partie exportatrice qui demande la reconnaissance par la partie importatrice d’une décision de régionalisation notifie ses mesures établissant la régionalisation, accompagnées d’une explication complète et de données à l’appui de ses conclusions et décisions.
4. Sans préjudice de l’article 13.15, et à moins que la partie importatrice ne soulève une objection explicite et ne demande des informations, des consultations ou des vérifications supplémentaires conformément aux articles 13.11 et 13.14 dans les 15 jours ouvrables suivant la réception de la décision de régionalisation, les parties considèrent cette décision comme acceptée.
5. Les consultations visées au paragraphe 4 du présent article se déroulent conformément à l’article 13.14, paragraphe 2. La partie importatrice examine le complément d’information dans un délai de 15 jours ouvrables à compter de sa réception. La vérification visée au paragraphe 4 du présent article s’effectue conformément à l’article 13.11, dans un délai de 25 jours ouvrables à compter de la réception de la demande de vérification.
6. En ce qui concerne les organismes nuisibles, chaque partie veille à ce que le commerce de végétaux, produits végétaux et autres produits tienne compte de la situation des organismes nuisibles reconnue par l’autre partie. La partie exportatrice qui demande la reconnaissance d’une décision de régionalisation par l’autre partie notifie à celle-ci ses mesures et décisions, conformément aux normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMP) de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), y compris la NIMP 4 «Exigences pour l’établissement de zones indemnes», la NIMP 8 «Détermination de la situation d’un organisme nuisible dans une zone» et d’autres normes internationales relatives aux mesures phytosanitaires que les parties jugent appropriées. Sans préjudice de l’article 13.15, et à moins qu’une partie ne soulève une objection explicite et ne demande des informations, des consultations ou des vérifications supplémentaires conformément aux articles 13.11 et 13.14 dans les trois mois suivant la réception de la décision de régionalisation, les parties considèrent cette décision comme acceptée.
7. Les consultations visées au paragraphe 4 du présent article se déroulent conformément à l’article 13.14, paragraphe 2. La partie importatrice examine le complément d’information dans un délai de trois mois à compter de sa réception. Chaque partie effectue la vérification visée au paragraphe 4 du présent article conformément à l’article 13.11, dans un délai de 12 mois à compter de la réception d’une demande de vérification, en tenant compte des caractéristiques biologiques des organismes nuisibles et de la culture concernés.
8. Une fois les procédures visées aux paragraphes 2 à 7 du présent article achevées, et sans préjudice de l’article 13.15, chaque partie prend, sans retard indu, les mesures législatives et administratives nécessaires pour autoriser les échanges commerciaux sur cette base.
Article 13.8
Reconnaissance de l’équivalence
1. Les parties peuvent reconnaître l’équivalence pour une mesure individuelle, un groupe de mesure ou des systèmes applicables à un secteur ou à un sous-secteur.
2. Aux fins de la reconnaissance de l’équivalence, les parties suivent le processus de consultation visé au paragraphe 3. Ce processus comprend une démonstration objective de l’équivalence par la partie exportatrice et un examen objectif de cette démonstration par la partie importatrice, dans l’optique de la possible reconnaissance de l’équivalence par la partie importatrice.
3. Les parties, dans un délai de trois mois à compter de la réception par la partie importatrice d’une demande de la partie exportatrice visant à faire reconnaître l’équivalence d’une ou de plusieurs mesures affectant un ou plusieurs secteurs ou sous-secteurs, engagent un processus de consultation qui comprend les étapes énoncées à l’annexe 13-E. En cas de demandes multiples de la partie exportatrice, les parties, à la demande de la partie importatrice, conviennent, au sein du sous-comité visé à l’article 13.16, d’un calendrier selon lequel elles engagent le processus visé au présent paragraphe.
4. Sauf convention contraire, la partie importatrice achève l’évaluation de l’équivalence, comme indiqué à l’annexe 13-E, au plus tard 180 jours après avoir reçu de la partie exportatrice sa démonstration de l’équivalence comme indiqué dans ladite annexe. À titre d’exception dans le cas des cultures saisonnières, il est justifié d’achever l’évaluation de l’équivalence à une date ultérieure, si nécessaire afin de permettre la vérification des mesures phytosanitaires pendant une période de croissance appropriée de la culture.
5. Les secteurs ou sous-secteurs prioritaires de chaque partie pour lesquels un processus de consultation visé au paragraphe 3 du présent article peut être engagé sont indiqués, le cas échéant par ordre de priorité, à l’appendice 13-E-1. Le sous-comité visé à l’article 13.16 peut recommander au conseil conjoint de modifier cette liste, y compris l’ordre de priorité.
6. La partie importatrice peut retirer ou suspendre une reconnaissance d’équivalence sur la base d’une modification par l’une des parties des mesures affectant l’équivalence concernée, à condition que les procédures suivantes soient suivies:
| a) | conformément à l’article 13.13, la partie exportatrice informe la partie importatrice de toute proposition de modification d’une mesure de la partie exportatrice pour laquelle une équivalence est reconnue et de l’effet probable de la modification proposée sur cette équivalence; dans un délai de trente jours ouvrables à compter de la réception de cette information, la partie importatrice indique à la partie exportatrice si cette équivalence pourrait continuer à être reconnue sur la base de la modification proposée; et |
| b) | conformément à l’article 13.13, la partie importatrice informe la partie exportatrice de toute modification proposée d’une mesure de la partie importatrice sur laquelle une reconnaissance d’équivalence a été fondée et de l’effet probable de la modification proposée sur cette reconnaissance d’équivalence; si la partie importatrice ne maintient pas la reconnaissance de cette équivalence, les parties peuvent établir ensemble les conditions permettant de réengager le processus visé au paragraphe 3 du présent article sur la base de la modification proposée. |
7. Sans préjudice de l’article 13.15, la partie importatrice ni ne retire ni ne suspend une reconnaissance d’équivalence avant l’entrée en vigueur de la modification proposée par l’une ou l’autre partie.
8. La reconnaissance d’équivalence, le retrait ou la suspension d’une reconnaissance d’équivalence relèvent exclusivement de la partie importatrice, qui statue conformément à son cadre administratif et législatif, et notamment, en ce qui concerne les végétaux, les produits végétaux et autres objets, conformément aux communications établies en vertu de la norme internationale pour les mesures phytosanitaires no 13 de la FAO «Directives pour la notification de non-conformité et d’action d’urgence» et d’autres normes internationales pour les mesures phytosanitaires, si nécessaire. La partie importatrice fournit à la partie exportatrice une explication écrite complète et les données à l’appui des conclusions et décisions visées par le présent article. En cas de non-reconnaissance d’équivalence, ou de retrait ou de suspension d’une reconnaissance d’équivalence, la partie importatrice informe la partie exportatrice des conditions de réengagement du processus visé au paragraphe 3.
Article 13.9
Transparence et conditions commerciales
1. Les parties appliquent les conditions générales d’importation. Sans préjudice des décisions adoptées conformément à l’article 13.7, les conditions d’importation de la partie importatrice sont applicables au territoire de la partie exportatrice. Conformément à l’article 13.13, la partie importatrice informe la partie exportatrice de ses exigences sanitaires et phytosanitaires en matière d’importation. Ces informations comprennent, le cas échéant, les modèles des certificats ou attestations officiels exigés par la partie importatrice.
2. Pour la notification des modifications ou des propositions de modifications des conditions visées au paragraphe 1 du présent article, chaque partie se conforme à l’article 7 et à l’annexe B de l’accord SPS et aux décisions ultérieures adoptées par le comité des mesures sanitaires et phytosanitaires de l’OMC. Sans préjudice de l’article 13.15, la partie importatrice tient compte de la durée du transport entre les territoires des parties pour fixer la date d’entrée en vigueur de toute modification des conditions visées au paragraphe 1 du présent article.
3. Si la partie importatrice ne se conforme pas aux exigences de notification visées au paragraphe 2, elle continue d’accepter, pendant 30 jours après la date d’entrée en vigueur de la modification concernée, tout certificat ou attestation officiels garantissant les conditions d’importation applicables avant cette modification.
4. Lorsque le Chili accorde l’accès au marché à un ou plusieurs secteurs ou sous-secteurs de la partie UE conformément aux conditions visées au paragraphe 1, le Chili approuve toute demande d’exportation ultérieure présentée par les États membres sur la base d’un dossier d’information complet à la disposition de la Commission européenne, connu sous le nom de profil de pays, à moins que le Chili ne demande des informations supplémentaires dans des circonstances spécifiques limitées et le cas échéant.
5. Dans les 90 jours suivant la reconnaissance de l’équivalence conformément à l’article 13.8, une partie prend les mesures législatives et administratives requises pour mettre en œuvre cette reconnaissance d’équivalence afin de permettre des échanges commerciaux entre les parties dans les secteurs et sous-secteurs dans lesquels la partie importatrice reconnaît toutes les mesures SPS de la partie exportatrice comme équivalentes. Pour les animaux, les produits animaux, les végétaux, les produits végétaux et autres produits couverts par les mesures SPS concernées, le modèle de certificat officiel ou de document officiel exigé par la partie importatrice peut être remplacé par un certificat tel que prévu à l’annexe 13-H.
6. Pour les produits visés au paragraphe 5 dans les secteurs ou sous-secteurs pour lesquels une ou plusieurs mesures, mais pas toutes, sont reconnues comme équivalentes, les parties poursuivent le commerce entre elles sur la base du respect des conditions visées au paragraphe 1. À la demande de la partie exportatrice, le paragraphe 7 s’applique.
7. Aux fins du présent chapitre, la partie importatrice ne soumet pas les importations de produits de l’autre partie aux certificats d’importation.
8. En ce qui concerne les conditions générales d’importation affectant les échanges commerciaux entre les parties, les parties engagent, à la demande de la partie exportatrice, des consultations conformément à l’article 13.14, afin d’établir les conditions d’importation autres ou supplémentaires de la partie importatrice. Les parties fondent, le cas échéant, ces conditions d’importation autres ou supplémentaires sur des mesures de la partie exportatrice reconnues comme équivalentes par la partie importatrice. Si les parties conviennent de conditions d’importation autres ou supplémentaires, la partie importatrice prend, dans les 90 jours suivant leur établissement, les mesures législatives ou administratives nécessaires pour permettre les importations sur cette base.
9. En ce qui concerne les importations d’animaux, de produits animaux, de produits d’origine animale et de sous-produits animaux, la partie importatrice, sur demande de la partie exportatrice accompagnée des garanties appropriées, approuve, sans inspection préalable et conformément à l’annexe 13-D, les établissements situés sur le territoire de la partie exportatrice. À moins que la partie exportatrice ne demande des renseignements complémentaires, la partie importatrice prend, dans les 30 jours ouvrables suivant la réception de la demande d’approbation accompagnée des garanties appropriées, les mesures législatives ou administratives nécessaires pour permettre les importations sur cette base.
10. La liste initiale des établissements est approuvée par une partie conformément à l’annexe 13-D.
11. Si une partie en fait la demande, l’autre partie lui fournit des explications détaillées et les informations qui ont guidé les conclusions et les décisions couvertes par le présent article.
Article 13.10
Procédures de certification
1. Aux fins des procédures de certification, les parties respectent les principes et les critères définis à l’annexe 13-H.
2. Une partie délivre les certificats ou documents officiels visés à l’article 13.9, paragraphes 1, 5 et 6, comme indiqué à l’annexe 13-H.
3. Le sous-comité visé à l’article 13.16 peut recommander au comité conjoint ou au conseil conjoint d’adopter une décision établissant les règles à suivre en cas de certification électronique, de retrait ou de remplacement de certificats.
Article 13.11
Vérification
1. Aux fins de la bonne mise en œuvre du présent chapitre, chaque partie a le droit:
| a) | de procéder, conformément aux lignes directrices énoncées à l’annexe 13-F, à une vérification de tout ou partie du programme de contrôle total des autorités compétentes de l’autre partie; le coût d’une telle vérification est supporté par la partie qui l’effectue; |
| b) | de demander à l’autre partie, à compter d’une date fixée d’un commun accord entre les parties, de lui présenter la totalité ou une partie de son programme de contrôle total et un rapport sur les résultats des contrôles effectués dans le cadre de ce programme; et |
| c) | pour les essais en laboratoire portant sur des produits d’origine animale, de demander la participation de l’autre partie au programme d’essais comparatifs périodiques pour des essais spécifiques organisés par le laboratoire de référence de la partie requérante; les coûts liés à cette participation sont supportés par la partie participante. |
2. Chaque partie peut transmettre les résultats et les conclusions de ses vérifications à des pays tiers et les rendre publics.
3. Le sous-comité visé à l’article 13.16 peut recommander au conseil conjoint de modifier l’annexe 13-F en tenant dûment compte des travaux pertinents effectués par les organisations internationales.
4. Les résultats des vérifications visées au présent article peuvent contribuer aux mesures prises par une partie ou les parties visées aux articles 13.6 à 13.9 et 13.12.
Article 13.12
Contrôles des importations et redevances d’inspection
1. Les contrôles des importations effectués par la partie importatrice sur les envois en provenance de la partie exportatrice respectent les principes énoncés à l’annexe 13-G. Les résultats de ces contrôles peuvent contribuer au processus de vérification visé à l’article 13.11.
2. Les taux de fréquence des contrôles physiques à l’importation appliqués par chaque partie sont indiqués à l’annexe 13-G. Le sous-comité visé à l’article 13.16 peut recommander au conseil conjoint de modifier l’annexe 13-G.
3. Une partie peut s’écarter des taux de fréquence énoncés à l’annexe 13-G dans le cadre de ses compétences et conformément à ses dispositions législatives et réglementaires à la suite des progrès réalisés conformément aux articles 13.8 et 13.9, ou du fait de vérifications, de consultations ou d’autres mesures prévues dans le présent chapitre.
4. Les redevances d’inspection ne dépassent pas les coûts supportés par l’autorité compétente pour effectuer les contrôles des importations et sont équitables par rapport aux redevances perçues pour l’inspection de produits nationaux similaires.
5. La partie importatrice informe la partie exportatrice de toute modification concernant les mesures ayant une incidence sur les contrôles des importations et les redevances d’inspection, en expose les raisons, et lui indique toute modification notable intervenue dans la procédure administrative de ces contrôles.
6. Pour les produits visés à l’article 13.9, paragraphe 5, les parties peuvent convenir de réduire la fréquence de leurs contrôles physiques réciproques à l’importation.
7. Le sous-comité peut recommander au conseil conjoint les conditions, applicables à partir d’une certaine date, d’approbation des contrôles à l’importation de chaque partie, en vue d’adapter leur fréquence ou de les remplacer. Ces conditions sont inscrites à l’annexe 13-G par décision du conseil conjoint. À partir de cette date, les parties peuvent approuver mutuellement leurs contrôles à l’importation pour certains produits en vue de réduire leur fréquence ou de les remplacer.
Article 13.13
Échange d’informations
1. Les parties s’échangent les informations pertinentes concernant la mise en œuvre du présent chapitre sur une base systématique, afin d’élaborer des normes, de fournir une garantie, d’instaurer une confiance mutuelle et de démontrer l’efficacité des programmes contrôlés. Le cas échéant, les échanges d’informations peuvent prendre la forme d’échanges de fonctionnaires.
2. Les parties échangent aussi des informations sur d’autres points importants, notamment:
| a) | les événements notables concernant des produits couverts par le présent chapitre, y compris l’échange d’informations prévu par les articles 13.8 et 13.9; |
| b) | les résultats des procédures de vérification prévues par l’article 13.11; |
| c) | les résultats des contrôles des importations prévus par l’article 13.12 dans le cas d’envois refusés ou non conformes d’animaux et de produits animaux; |
| d) | les avis scientifiques présentant un intérêt pour le présent chapitre et établis sous la responsabilité d’une partie; et |
| e) | les alertes rapides relatives au commerce relevant du champ d’application du présent chapitre. |
3. Une partie soumet des documents ou des données scientifiques à l’instance scientifique compétente pour étayer, en temps utile, toute opinion ou allégation concernant une question soulevée au titre du présent chapitre en vue de son évaluation. Les résultats de l’évaluation sont mis à la disposition des parties.
4. Lorsque les informations visées au présent article ont été mises à disposition par une partie par notification à l’OMC conformément à l’article 7 et à l’annexe B de l’accord SPS, ou sur son site internet officiel, accessible au public et gratuit, les informations prévues au présent article sont considérées comme échangées.
5. Pour les organismes nuisibles présentant un danger connu et immédiat pour une partie, une communication directe à cette partie est effectuée par courrier ou par courrier électronique. Les parties suivent les orientations fournies par la norme internationale pour les mesures phytosanitaires no 17 de la FAO, «Signalement d’organismes nuisibles».
6. Les parties échangent les informations visées au présent article par courrier électronique, télécopie ou courrier.
Article 13.14
Notification et consultations
1. Une partie notifie à l’autre partie, dans un délai de deux jours ouvrables, tout risque grave ou significatif pour la santé humaine, animale ou végétale, y compris la nécessité d’interventions urgentes ou les situations d’urgence sur le plan alimentaire, lorsque le risque d’effets graves sur la santé, liés à la consommation de produits animaux ou végétaux est clairement identifié, et notamment en ce qui concerne:
| a) | les mesures ayant une incidence sur les décisions de régionalisation visées à l’article 13.7; |
| b) | la présence ou l’évolution d’une maladie animale ou d’un organisme nuisible énuméré à l’annexe 13-B; |
| c) | les constatations épidémiologiques importantes ou les risques associés importants concernant des maladies animales et des organismes nuisibles qui ne sont pas énumérés à l’annexe 13-B, ou qui sont de nouvelles maladies animales ou de nouveaux organismes nuisibles; et |
| d) | toute mesure supplémentaire dépassant le cadre des exigences élémentaires de leurs mesures respectives, prise pour maîtriser ou éradiquer des maladies animales ou des organismes nuisibles ou pour protéger la santé publique, et toute modification des politiques de prévention, y compris les règles de vaccination. |
2. Lorsqu’une partie a de sérieuses préoccupations concernant un risque pour la santé humaine, animale ou végétale, elle peut demander l’ouverture de consultations avec l’autre partie au sujet de cette situation. Ces consultations ont lieu dès que possible et, en tout état de cause, dans un délai de 13 jours ouvrables à compter de la demande. Chaque partie s’efforce, lors de telles consultations, de fournir toutes les informations nécessaires pour éviter de perturber les échanges commerciaux et parvenir à une solution qui soit à la fois acceptable pour les deux parties et compatible avec la protection de la santé humaine, animale ou végétale.
3. L’une des parties peut demander que les consultations visées au paragraphe 2 du présent article se tiennent par vidéoconférence ou audioconférence. La partie requérante établit le procès-verbal des consultations, qui est soumis à l’approbation des parties. Aux fins de cette approbation, l’article 13.13, paragraphe 6, s’applique.
Article 13.15
Clause de sauvegarde
1. Si la partie exportatrice prend des mesures internes pour lutter contre une cause susceptible de constituer un risque grave pour la santé humaine, animale ou végétale, elle prend, sans préjudice du paragraphe 2, des mesures équivalentes pour empêcher l’introduction du risque sur le territoire de la partie importatrice.
2. La partie importatrice peut, en raison d’un risque grave pour la santé humaine, animale ou végétale, prendre les mesures provisoires qui s’imposent pour la protection de la santé humaine, animale ou végétale. Pour les envois qui sont en cours de transport entre les parties, lorsque de telles mesures provisoires s’appliquent, la partie importatrice examine la solution proportionnée la plus adaptée pour éviter toute perturbation inutile des échanges commerciaux.
3. La partie qui prend les mesures visées au présent article en informe l’autre partie dans un délai d’un jour ouvrable à compter de la décision de mettre en œuvre ces mesures. À la demande de l’une des parties, et conformément à l’article 13.14, paragraphe 2, les parties organisent des consultations sur la situation dans un délai de 13 jours ouvrables à compter de la notification. Les parties tiennent dûment compte de toute information fournie au cours de ces consultations et s’efforcent d’éviter toute perturbation inutile des échanges commerciaux, en tenant compte, le cas échéant, des résultats des consultations visées à l’article 13.14, paragraphe 2.
Article 13.16
Sous-comité «Mesures sanitaires et phytosanitaires»
1. Le sous-comité «Mesures sanitaires et phytosanitaires» (ci-après dénommé «sous-comité»), créé en application de l’article 8.8, paragraphe 1, est composé de représentants des parties chargés des questions SPS.
2. Le sous-comité:
| a) | assure le suivi de la mise en œuvre du présent chapitre et examine toute question ayant trait à celui-ci ou susceptible de résulter de sa mise en œuvre; et |
| b) | fait des recommandations au conseil conjoint en vue de modifier les annexes conformément à l’article 8.5, paragraphe 1, point a), notamment à la lumière des progrès réalisés dans le cadre des consultations et des procédures prévues au présent chapitre. |
3. Le sous-comité convient des mesures à prendre pour atteindre les objectifs du présent chapitre. Le sous-comité fixe des objectifs et des jalons pour ces actions. Le sous-comité évalue les résultats de ces actions.
4. Le sous-comité peut recommander que le conseil conjoint ou le comité conjoint, conformément à l’article 40.3, paragraphe 3, crée, le cas échéant, des groupes de travail composés d’experts représentant chaque partie, qui recenseront et traiteront les questions techniques et scientifiques découlant de l’application du présent chapitre.
5. Le sous-comité peut recommander au conseil conjoint ou au comité conjoint d’adopter une décision sur des règles de procédure spécifiques pour ce sous-comité, compte tenu de la spécificité des questions SPS.
Article 13.17
Coopération au sein des instances multilatérales
1. Les parties encouragent la coopération dans les instances multilatérales concernées par les questions SPS, en particulier au sein des organismes internationaux de normalisation reconnus dans le cadre de l’accord SPS.
2. Le sous-comité établi à l’article 13.16 est l’instance compétente pour l’échange d’informations et la coopération sur les questions visées au paragraphe 1 du présent article.
Article 13.18
Coopération sur le plan scientifique dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la santé animale et de la protection des végétaux
1. Les parties s’efforcent de faciliter la coopération scientifique entre les organismes des parties chargés de l’évaluation scientifique dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la santé animale et de la protection des végétaux.
2. Le sous-comité peut recommander que le conseil conjoint ou le comité conjoint, conformément à l’article 40.3, paragraphe 3, crée un groupe de travail technique sur la coopération scientifique visée au paragraphe 1 du présent article (ci-après dénommé «groupe de travail»), composé d’experts représentant les organismes scientifiques visés au paragraphe 1 du présent article, désignés par chaque partie.
3. Le conseil conjoint ou le comité conjoint qui crée le groupe de travail en définit le mandat, la portée et le programme de travail.
4. Le groupe de travail peut échanger des informations, concernant notamment:
| a) | les informations scientifiques et techniques; et |
| b) | la collecte des données. |
5. Les travaux effectués par le groupe de travail ne portent pas atteinte à l’indépendance des organismes nationaux ou régionaux de chaque partie.
6. Chaque partie veille à ce que les représentants désignés conformément au paragraphe 2 ne soient pas affectés par des conflits d’intérêts en vertu de la législation de cette partie.
Article 13.19
Application territoriale pour la partie UE
1. Par dérogation à l’article 41.2, pour la partie UE, le présent chapitre s’applique aux territoires des États membres visés à l’annexe I du règlement (UE) 2017/625 du Parlement européen et du Conseil (16), ainsi qu’aux végétaux, produits végétaux et autres marchandises visés à l’article 1er, paragraphe 3, du règlement (UE) 2016/2031 du Parlement européen et du Conseil (17).
2. Les parties comprennent qu’en ce qui concerne le territoire de l’Union européenne, sa spécificité est prise en compte et que l’Union européenne est reconnue comme une entité unique.
CHAPITRE 14
COOPÉRATION EN MATIÈRE DE SYSTÈMES ALIMENTAIRES DURABLES
Article 14.1
Objectif
L’objectif de ce chapitre est d’établir une coopération étroite entre les parties afin de leur permettre de s’engager dans la transition vers la durabilité de leurs systèmes alimentaires respectifs. Les parties reconnaissent l’importance de renforcer les politiques et de définir des programmes qui contribuent au développement de systèmes alimentaires durables, inclusifs, sains et résilients, et l’importance du rôle des échanges commerciaux dans la poursuite de cet objectif.
Article 14.2
Champ d’application
1. Le présent chapitre s’applique à la coopération entre les parties en vue d’améliorer la durabilité de leurs systèmes alimentaires respectifs.
2. Le présent chapitre contient des dispositions relatives à la coopération sur des aspects spécifiques des systèmes alimentaires durables, notamment:
| a) | la durabilité de la chaîne alimentaire et la réduction des pertes et du gaspillage alimentaires; |
| b) | la lutte contre la fraude alimentaire dans la chaîne alimentaire; |
| c) | le bien-être animal; |
| d) | la lutte contre la résistance aux antimicrobiens; et |
| e) | la réduction de l’utilisation d’engrais et de pesticides chimiques pour lesquels une évaluation des risques a montré qu’ils entraînent des risques inacceptables pour la santé ou l’environnement. |
3. Le présent chapitre s’applique également à la coopération des parties dans les instances multilatérales.
4. Le présent chapitre s’applique sans préjudice de l’application d’autres chapitres relatifs aux systèmes alimentaires ou à la durabilité, en particulier les chapitres 13, 16 et 33.
Article 14.3
Définitions
1. Aux fins du présent chapitre, on entend par:
| a) | «chaîne alimentaire»: toutes les étapes allant de la production primaire à la vente au consommateur final, y compris la production, la transformation, la fabrication, le transport, l’importation, le stockage, la distribution et la vente au consommateur final; |
| b) | «production primaire»: la production, l’élevage ou la culture de produits primaires, y compris la récolte, la traite et la production d’animaux d’élevage avant l’abattage, ainsi que la chasse, la pêche et la récolte de produits sauvages; et |
| c) | «système alimentaire durable»: un système alimentaire qui fournit à tous une alimentation sûre, nutritive et suffisante sans compromettre les bases économiques, sociales et environnementales nécessaires pour assurer la sécurité alimentaire et la nutrition des générations futures; un tel système alimentaire durable:
|
Article 14.4
Durabilité de la chaîne alimentaire et réduction des pertes et du gaspillage alimentaires
1. Les parties reconnaissent l’interdépendance entre les systèmes alimentaires actuels et le changement climatique. Les parties coopèrent pour réduire les effets néfastes des systèmes alimentaires sur l’environnement et le climat ainsi que pour renforcer la résilience de ces systèmes.
2. Les parties reconnaissent que les pertes et le gaspillage alimentaires ont une incidence négative sur les dimensions sociales, économiques et environnementales des systèmes alimentaires.
3. Les parties coopèrent dans des domaines qui peuvent inclure:
| a) | la production alimentaire durable, y compris l’agriculture, l’amélioration du bien-être des animaux, la promotion de l’agriculture biologique et la réduction de l’utilisation d’antimicrobiens, d’engrais et de pesticides chimiques pour lesquels une évaluation des risques montre qu’ils présentent un risque inacceptable pour la santé ou l’environnement; |
| b) | la durabilité de la chaîne alimentaire, y compris la production alimentaire, les méthodes et les pratiques de transformation; |
| c) | les régimes alimentaires sains et durables, qui réduisent l’empreinte carbone de la consommation; |
| d) | la réduction des émissions de gaz à effet de serre des systèmes alimentaires, l’augmentation des puits de carbone et l’inversion de la perte de biodiversité; |
| e) | l’innovation et les technologies qui contribuent à l’adaptation et à la résilience aux effets du changement climatique; |
| f) | l’élaboration de plans d’urgence pour assurer la sécurité de l’approvisionnement alimentaire en temps de crise; et |
| g) | la réduction des pertes et du gaspillage alimentaires, conformément à la cible no 12.3 de l’objectif de développement durable no 12, telle qu’elle est définie dans le programme 2030. |
4. La coopération au sens du présent article peut inclure l’échange d’informations, d’expertise et d’expériences, ainsi que la coopération en matière de recherche et d’innovation.
Article 14.5
Lutte contre la fraude dans la chaîne alimentaire
1. Les parties reconnaissent que la fraude peut affecter la sécurité de la chaîne alimentaire, compromettre la durabilité des systèmes alimentaires et saper les pratiques commerciales loyales, la confiance des consommateurs et la résilience des marchés alimentaires.
2. Les parties coopèrent pour détecter et éviter la fraude dans la chaîne alimentaire via:
| a) | l’échange d’informations et d’expériences pour améliorer la détection de la fraude dans la chaîne alimentaire et la lutte contre celle-ci; et |
| b) | l’assistance nécessaire pour recueillir des preuves de pratiques qui sont ou semblent être non conformes à leurs règles ou qui présentent un risque pour la santé humaine, animale ou végétale ou pour l’environnement ou qui induisent les clients en erreur. |
Article 14.6
Bien-être animal
1. Les parties reconnaissent que les animaux sont des êtres sensibles et que l’utilisation d’animaux dans les systèmes de production alimentaire implique une responsabilité quant à leur bien-être. Les parties respectent les conditions commerciales applicables aux animaux d’élevage et aux produits animaux qui visent à protéger le bien-être des animaux.
2. Les parties visent à parvenir à une compréhension commune des normes internationales en matière de bien-être animal de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA).
3. Les parties coopèrent à l’élaboration et à la mise en œuvre de normes relatives au bien-être des animaux dans l’exploitation, pendant le transport, ainsi que lors de l’abattage et de la mise à mort des animaux, conformément à leur droit.
4. Les parties renforcent leur collaboration en matière de recherche dans le domaine du bien-être des animaux afin de développer davantage les normes scientifiques relatives au bien-être des animaux.
5. Le sous-comité visé à l’article 14.8 peut aborder d’autres questions dans le domaine du bien-être des animaux.
6. Les parties échangent des informations, des compétences et des expériences dans le domaine du bien-être des animaux.
7. Les parties coopèrent dans le cadre de l’OMSA et, le cas échéant, dans d’autres enceintes internationales en vue de promouvoir la poursuite de l’élaboration de normes et de bonnes pratiques en matière de bien-être des animaux et leur mise en œuvre.
8. Conformément à l’article 40.4, paragraphe 3, le conseil conjoint ou le comité conjoint peut créer un groupe de travail technique chargé d’épauler le sous-comité visé à l’article 14.8 dans la mise en œuvre du présent article.
Article 14.7
Lutte contre la résistance antimicrobienne
1. Les parties reconnaissent que la résistance aux antimicrobiens constitue une menace grave pour la santé humaine et animale et que l’utilisation, en particulier la mauvaise utilisation et la surutilisation des antimicrobiens chez les animaux, contribue au développement global de la résistance aux antimicrobiens et représente un risque majeur pour la santé publique. Les parties reconnaissent que la nature de la menace exige une approche transnationale.
2. Chaque partie supprime progressivement l’utilisation des médicaments antimicrobiens comme facteurs de croissance.
3. Conformément à l’approche «Une seule santé», chaque partie:
| a) | tient compte des directives, normes, recommandations et actions existantes et futures élaborées au sein des organisations internationales compétentes dans le cadre d’initiatives et de plans nationaux visant à promouvoir une utilisation prudente et responsable des agents antimicrobiens dans l’élevage et les pratiques vétérinaires; |
| b) | encourage, lorsque les parties le décident conjointement, l’utilisation responsable et prudente des agents antimicrobiens, y compris la réduction de l’utilisation des antimicrobiens dans la production animale et l’élimination progressive de l’utilisation des antimicrobiens comme facteurs de croissance dans la production animale; et |
| c) | soutient l’élaboration et la mise en œuvre de plans d’action internationaux en matière de lutte contre la résistance aux antimicrobiens, si les parties le jugent approprié. |
4. Conformément à l’article 40.4, paragraphe 3, le conseil conjoint ou le comité conjoint peut créer un groupe de travail technique chargé d’épauler le sous-comité visé à l’article 14.8 dans la mise en œuvre du présent article.
Article 14.8
Sous-comité «Systèmes alimentaires durables»
1. Le sous-comité «Systèmes alimentaires durables» (ci-après dénommé «sous-comité»), créé en application de l’article 8.8, paragraphe 1, est composé de représentants des parties chargés des systèmes alimentaires durables.
2. Le sous-comité surveille l’application du présent chapitre et examine toutes les questions qui se posent en rapport avec sa mise en œuvre.
3. Le sous-comité convient des mesures à prendre pour atteindre les objectifs du présent chapitre. Le sous-comité fixe des objectifs et des jalons pour ces mesures et suit les progrès accomplis par les parties dans la mise en place de systèmes alimentaires durables. Le sous-comité évalue pour chaque période les résultats de la mise en œuvre de ces actions.
4. Le sous-comité peut recommander au conseil conjoint ou au comité conjoint, conformément à l’article 40.3, paragraphe 3, la création de groupes de travail techniques composés d’experts représentant chaque partie pour recenser et traiter les questions techniques et scientifiques découlant de l’application du présent chapitre.
5. Le sous-comité recommande au comité conjoint d’établir des règles visant à atténuer les conflits d’intérêts potentiels pour les participants aux réunions du sous-comité et de tout groupe de travail technique visé dans le présent chapitre. Le comité conjoint peut adopter une décision établissant ces règles.
Article 14.9
Coopération au
Avis au lecteur
28/12/2023
Déclaration de l’UE sur les moyens de coopération et la mise en œuvre
28/12/2023
Décision du Comité Mixte de l’EEE no 345/2023 du 22 décembre 2023 modifiant l’annexe XX (Environnement) de l’accord EEE [2024/1421]
22/12/2023
Avis concernant la date d’entrée en vigueur de la modification de l’annexe 14-B de l’accord entre l’Union européenne et le Japon pour un partenariat économique
22/12/2023