LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen22025A02480
Accord international22025A02480

Accord entre l’Union européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, relatif à la participation de la Confédération suisse aux programmes de l’Union

CELEX22025A02480
TypeAccord international
Datelundi 10 novembre 2025

Résumé IA

Cet accord permet à la Suisse de participer à certains programmes de l'Union européenne et de l'Euratom, notamment dans les domaines de la recherche et de l'innovation. Il fixe les modalités de cette participation, incluant les contributions financières suisses et les règles de gouvernance. Pour un professionnel du droit français, ce texte est pertinent car il encadre la coopération transfrontalière et l'accès aux financements européens pour les entités suisses.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série L


2025/2480

16.12.2025

ACCORD ENTRE L’UNION EUROPÉENNE ET LA COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE DE L’ÉNERGIE ATOMIQUE, D’UNE PART, ET LA CONFÉDÉRATION SUISSE, D’AUTRE PART, RELATIF À LA PARTICIPATION DE LA CONFÉDÉRATION SUISSE AUX PROGRAMMES DE L’UNION

L'UNION EUROPÉENNE

et

LA COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE DE L'ÉNERGIE ATOMIQUE

ci-après conjointement dénommées l'«Union»,

d'une part, et

LA CONFÉDÉRATION SUISSE, ci-après dénommée la «Suisse»,

d'autre part,

ci-après dénommées les «parties contractantes»,

RÉAFFIRMANT la priorité élevée qu'elles attachent aux relations spéciales entre l'Union, ses États membres et la Suisse, basées sur leur proximité, leurs valeurs partagées et leur identité européenne,

S'APPUYANT SUR les objectifs communs et les liens étroits entre les parties contractantes, découlant de l'accord de coopération entre la Communauté européenne de l'énergie atomique et la Confédération suisse dans le domaine de la fusion thermonucléaire contrôlée et de la physique des plasmas, fait à Bruxelles le 14 septembre 1978, de l'accord-cadre de coopération scientifique et technique entre les Communautés européennes et la Confédération suisse, fait à Bruxelles et Berne le 8 janvier 1986, de l'accord sous forme d'échange de lettres entre la Communauté européenne de l'énergie atomique et la Confédération suisse sur l'adhésion de la Suisse à l'entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l'énergie de fusion, fait à Bruxelles le 28 novembre 2007, de l'accord sous forme d'échange de lettres entre la Confédération suisse et la Communauté européenne de l'énergie atomique sur l'application de l'accord sur l'établissement de l'organisation internationale ITER pour l'énergie de fusion en vue de la mise en œuvre conjointe du projet ITER, de l'accord sur les privilèges et immunités de l'organisation internationale ITER pour l'énergie de fusion en vue de la mise en œuvre conjointe du projet ITER et de l'accord entre la Communauté européenne de l'énergie atomique et le gouvernement du Japon aux fins de la mise en œuvre conjointe des activités relevant de l'approche élargie dans le domaine de la recherche sur l'énergie de fusion au territoire de la Confédération suisse, fait à Bruxelles le 28 novembre 2007, et de l'accord de coopération scientifique et technologique entre l'Union européenne et la Communauté européenne de l'énergie atomique et la Confédération suisse associant la Confédération suisse au programme-cadre pour la recherche et l'innovation Horizon 2020 et au programme de recherche et de formation de la Communauté européenne de l'énergie atomique complétant le programme-cadre Horizon 2020, et réglementant la participation de la Confédération suisse aux activités d'ITER menées par Fusion for Energy, fait à Bruxelles le 5 décembre 2014,

CONSIDÉRANT que la Communauté européenne de l'énergie atomique (ci-après dénommée «Euratom») a conclu l'accord sur l'établissement de l'organisation internationale ITER pour l'énergie de fusion en vue de la mise en œuvre conjointe du projet ITER (1) (ci-après dénommé «accord ITER»), l'accord sur les privilèges et immunités de l'organisation internationale ITER pour l'énergie de fusion en vue de la mise en œuvre conjointe du projet ITER (2) (ci-après dénommé «accord sur les privilèges et immunités pour ITER»), et l'accord entre le gouvernement du Japon et la Communauté européenne de l'énergie atomique aux fins de la mise en œuvre conjointe des activités relevant de l'approche élargie dans le domaine de la recherche sur l'énergie de fusion (3) (ci-après dénommé «accord sur l'approche élargie»),

CONSIDÉRANT la décision 2007/198/Euratom du Conseil instituant une entreprise commune pour ITER et le développement de l'énergie de fusion et lui conférant des avantages (4),

RECONNAISSANT la volonté commune des parties contractantes de développer, de renforcer, de stimuler et d'élargir davantage leurs relations et leur coopération dans les activités relatives à ITER, sur la base de l'égalité, de la réciprocité et de l'équilibre global des bénéfices, des droits et des obligations,

CONSIDÉRANT les efforts déployés par l'Union pour prendre la tête de la réponse à apporter aux défis mondiaux, en joignant ses forces à celles de ses partenaires internationaux, conformément au plan d'action des Nations unies pour l'humanité, la planète et la prospérité intitulé «Transformer notre monde: le Programme de développement durable à l'horizon 2030»,

SOUHAITANT la conclusion d'un accord de longue durée sur la participation de la Suisse aux programmes de l'Union et constituant la base légale d'une telle coopération,

CONSIDÉRANT l'objectif partagé des parties contractantes de consolider et approfondir leur coopération fructueuse et de longue durée, en particulier dans la recherche et l'innovation, l'espace, la fusion et la fission nucléaires, ainsi que dans l'éducation, la formation, la jeunesse, le sport et la culture, et dans d'autres domaines d'intérêt commun tels que la transformation numérique et les mesures dans le secteur de la santé, permettant une participation plus systématique de la Suisse aux programmes de l'Union à l'avenir,

RECONNAISSANT les principes généraux énoncés dans le règlement (UE) 2021/695 du Parlement européen et du Conseil (5) portant établissement du programme-cadre pour la recherche et l'innovation «Horizon Europe» (ci-après dénommé «programme Horizon Europe») et dans le règlement (Euratom) 2021/765 du Conseil établissant le programme de recherche et de formation de la Communauté européenne de l'énergie atomique pour la période 2021-2025 complétant le programme-cadre pour la recherche et l'innovation «Horizon Europe» (6) (ci-après dénommé «programme Euratom»);

PRENANT ACTE des objectifs de l'espace européen de la recherche renouvelé – c'est-à-dire de construire un espace scientifique et technologique commun, de créer un marché unique de la recherche et de l'innovation, d'encourager et de cultiver la coopération entre les organisations actives dans le domaine de la recherche et de l'innovation, y compris les universités, l'échange de bonnes pratiques et les carrières attrayantes dans la recherche, de faciliter la mobilité transfrontalière et intersectorielle des chercheurs, de favoriser le libre mouvement des connaissances scientifiques et de l'innovation, de promouvoir le respect de la liberté académique et de la liberté de la recherche scientifique, de soutenir les activités d'éducation et de communication dans le domaine des sciences, ainsi que de stimuler la compétitivité et l'attractivité des économies participantes – et reconnaissant que les pays associés aux programmes-cadres de l'Union pour la recherche et l'innovation sont de potentiels partenaires clés dans ces efforts,

SOULIGNANT le rôle des partenariats européens dans la réponse aux défis les plus urgents auxquels l'Europe est confrontée, grâce à des initiatives concertées de recherche et d'innovation contribuant de manière significative aux priorités de l'Union dans le domaine de la recherche et de l'innovation, qui nécessitent une masse critique et une vision à long terme; et soulignant l'importance de la participation des pays associés à de tels partenariats européens,

CHERCHANT à établir des conditions mutuellement avantageuses afin de créer des emplois décents, de renforcer et de soutenir les écosystèmes d'innovation des parties contractantes en aidant les entreprises à innover et à se développer sur les marchés des parties contractantes, et en facilitant l'adoption et le déploiement d'innovations, y compris des activités de renforcement des capacités, ainsi que leur accessibilité,

RECONNAISSANT que les parties contractantes devraient retirer des avantages mutuels grâce à leur participation réciproque aux programmes et que chaque Partie contractante mettra tout en œuvre pour ouvrir ses programmes à l'autre Partie contractante, en tenant compte de la nature de ces derniers et en prenant acte que les parties contractantes se réservent le droit d'imposer des limites ou des conditions à la participation à ces programmes, en particulier pour des raisons de sécurité, y compris dans le cas d'actions relatives à leurs actifs ou leurs intérêts stratégiques,

RENVOYANT à la possibilité que des différences existent entre les orientations de programmes de l'Union et celles de programmes et mesures de la Suisse,

CONSIDÉRANT que le programme Euratom a pour objectif général de mener des activités de recherche et de formation dans le domaine nucléaire en mettant l'accent sur l'amélioration continue de la sûreté et de la sécurité nucléaires et de la radioprotection, ainsi que de compléter la réalisation des objectifs du programme Horizon Europe, notamment dans le contexte de la transition énergétique, et de promouvoir le développement de l'énergie de fusion,

CONSIDÉRANT que l'accord ITER, en vertu de l'article 21 de celui-ci, s'applique à la Suisse, participant au programme fusion d'Euratom en tant que pays tiers pleinement associé,

CONSIDÉRANT qu'Euratom est membre de l'entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l'énergie de fusion et que, en vertu de l'article 2 de la décision 2007/198/Euratom du Conseil, la Suisse sera membre de ladite entreprise commune en tant que pays tiers après avoir associé son programme de recherche au programme fusion d'Euratom,

CONSIDÉRANT que l'accord sur l'approche élargie, conformément à l'article 26 de celui-ci, s'applique à la Suisse, participant au programme fusion d'Euratom en tant que pays tiers pleinement associé,

RECONNAISSANT les bénéfices apportés par la participation de la Suisse aux parties du programme spatial de l'Union européenne qui sont ouvertes à la participation de pays tiers,

SOULIGNANT la nécessité de préserver, de développer et de promouvoir la diversité culturelle et linguistique en Europe et de renforcer la compétitivité et le potentiel économique des secteurs culturels et créatifs, en particulier du secteur audiovisuel,

RECONNAISSANT que les objectifs et les principes généraux des programmes de l'Union dans les secteurs de la culture et de l'audiovisuel sont essentiels du point de vue de la culture, de la démocratie, de l'environnement, de la société et de l'économie et qu'ils sont particulièrement pertinents pour nos sociétés et nos secteurs culturels face aux défis actuels liés à la mondialisation, au changement climatique et à la numérisation,

PRENANT ACTE que ces principes, qui sont également énoncés dans la Convention de 2005 de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, sont défendus par la Suisse, qui fait face à des défis similaires et partage des valeurs identiques tels que la démocratie, l'état de droit, le respect des droits humains, y compris l'égalité entre tous les hommes, l'équilibre des genres, la liberté d'expression et la liberté artistique,

RECONNAISSANT les principes généraux énoncés dans le règlement (UE) 2021/694 du Parlement européen et du Conseil (7) établissant le programme pour une Europe numérique,

SOULIGNANT que la transformation numérique de notre économie et de notre société offre d'immenses opportunités pour la croissance et l'emploi, qu'elle peut contribuer à la transition verte et à notre compétitivité globale, et stimuler notre diversité créative et culturelle,

PRENANT ACTE que de tels développements transformationnels nécessitent de collaborer avec les partenaires internationaux de l'Union dans la plus grande transparence et sur la base d'objectifs et de valeurs communs, tout en garantissant le respect des intérêts sécuritaires des deux parties contractantes,

CHERCHANT à établir une coopération mutuellement avantageuse qui vise à renforcer et à soutenir le déploiement de capacités numériques fiables et sûres des parties contractantes dans des domaines tels que le calcul de haute performance, l'intelligence artificielle, l'informatique en nuage et en périphérie et les espaces de données, les compétences numériques avancées et le déploiement et le meilleur usage des capacités numériques et de l'interopérabilité, et à faciliter l'adoption et le déploiement de solutions numériques accessibles par les parties contractantes,

SOULIGNANT l'importance de soutenir, à travers l'apprentissage tout au long de la vie, le développement éducationnel, professionnel et personnel des personnes dans les domaines de l'éducation, de la formation, de la jeunesse et des sports, en Europe et au-delà, en contribuant ainsi à une croissance durable, à des emplois de qualité et à la cohésion sociale, à stimuler l'innovation et à renforcer l'identité européenne et la citoyenneté active en Europe,

CONSIDÉRANT les objectifs communs, les valeurs partagées et les liens solides entre les parties contractantes dans les domaines de l'éducation, de la formation, de la jeunesse et des sports, et reconnaissant la volonté commune des parties contractantes de développer, de renforcer, de stimuler et d'élargir leurs relations et leur coopération plus avant dans ces domaines,

RECONNAISSANT les principes généraux énoncés dans le règlement (UE) 2021/522 du Parlement européen et du Conseil établissant un programme d'action de l'Union dans le domaine de la santé (programme «L'UE pour la santé») (8) (ci-après dénommé «programme L'UE pour la santé»), en particulier en relation avec certaines parties spécifiques du programme L'UE pour la santé, comme le prévoit l'accord entre l'Union européenne et la Confédération suisse sur la santé (ci-après dénommé «accord sur la santé»),

PARTAGEANT les objectifs généraux du programme L'UE pour la santé visant à protéger les personnes dans l'Union des menaces transfrontières graves pour la santé,

CONSIDÉRANT les objectifs communs, les valeurs partagées ainsi que les liens étroits des parties contractantes dans le domaine de la santé et reconnaissant le désir commun des parties contractantes de développer, de renforcer, de stimuler et d'élargir leurs relations et leur coopération dans ce domaine,

VISANT à étendre le champ de leur coopération en fixant le début de l'application provisoire du présent accord dès que possible,

CHERCHANT à s'assurer que toutes les entités chargées de la mise en œuvre de projets ou d'actions pour lesquels des engagements juridiques ont été pris selon les termes du présent accord puissent terminer ces projets ou actions même en cas de cessation de l'application provisoire ou de dénonciation de l'accord,

CONSIDÉRANT que la relation étroite entre la Suisse et l'Union est au bénéfice des deux parties contractantes,

CHERCHANT à établir un cadre durable pour la coopération entre les parties contractantes comprenant des conditions claires relatives à la participation de la Suisse à des programmes et activités de l'Union ainsi qu'un mécanisme facilitant l'établissement de cette participation aux différents programmes ou activités de l'Union,

SONT CONVENUES DE CE QUI SUIT:

Article premier

Objet

Le présent accord établit les règles applicables à la participation de la Suisse à tout programme ou à toute activité de l'Union, ou à des parties de ceux-ci, qui est ouvert à sa participation et est énuméré dans un protocole au présent accord.

Article 2

Définitions

Aux fins du présent accord, on entend par:

a)

«acte de base»:

i)

un acte juridique émanant d'une ou de plusieurs institutions de l'Union, autre qu'une recommandation ou un avis, établissant un programme et constituant la base juridique d'une action et de l'exécution de la dépense correspondante inscrite au budget de l'Union ou de la garantie budgétaire ou de l'assistance financière adossée à ce dernier, y compris toute modification et tous les actes pertinents d'une institution de l'Union complétant ledit acte ou le mettant en œuvre, à l'exception des actes portant adoption des programmes de travail; ou

ii)

un acte juridique émanant d'une ou de plusieurs institutions de l'Union, autre qu'une recommandation ou un avis, établissant une activité financée par le budget de l'Union, autre que des programmes, y compris toute modification ou tous les actes pertinents d'une institution de l'Union complétant ledit acte ou le mettant en œuvre, à l'exception des actes portant adoption des programmes de travail;

b)

«accord de financement»: tout accord relatif à un programme ou une activité de l'Union, désignés dans les protocoles au présent accord, auxquels la Suisse participe et mettant en œuvre des fonds de l'Union, tel que les conventions de subvention, les conventions de contribution, les conventions-cadres de partenariat financier, les conventions de financement et les accords de garantie;

c)

«autres règles relatives à la mise en œuvre du programme ou de l'activité de l'Union»: les règles définies par le règlement (UE, Euratom) 2024/2509 du Parlement européen et du Conseil (9) (ci-après dénommé «règlement financier») s'appliquant au budget général de l'Union, ainsi que dans le programme de travail ou dans les appels ou autres procédures d'octroi de l'Union;

d)

«Union»: l'Union ou la Communauté européenne de l'énergie atomique, ou les deux;

e)

«procédure d'octroi de l'Union»: une procédure d'octroi de financements de l'Union lancée par l'Union ou par des personnes ou entités auxquelles est confiée la mise en œuvre de fonds de l'Union;

f)

«entité suisse»: tout type d'entité, qu'il s'agisse d'une personne physique, d'une personne morale ou d'un autre type d'entité, qui peut participer aux activités d'un programme ou d'une activité de l'Union conformément à l'acte de base et qui réside en Suisse ou qui est établie en Suisse en vertu du droit suisse.

Article 3

Établissement de la participation

1. La Suisse participe et contribue aux programmes ou activités de l'Union, ou à des parties de ceux-ci, qui sont ouverts à la participation de la Suisse, conformément aux actes de base visés, et couverts par les protocoles au présent accord.

2. Pour chaque nouveau cadre financier pluriannuel (ci-après dénommé «CFP»), après l'entrée en vigueur des actes de base établissant les programmes de l'Union et à condition que ces programmes de l'Union soient ouverts à la participation de pays tiers, y compris à celle de la Suisse, le comité mixte institué par l'article 16 du présent accord (ci-après dénommé «comité mixte») discute de la continuité fluide de la coopération établie par le présent accord avant la présentation d'une lettre exprimant l'intention de la Suisse de participer à un programme de l'Union.

3. Les modalités et conditions particulières concernant la participation de la Suisse à tout programme ou activité spécifique de l'Union, ou à des parties de ceux-ci, sont définies dans les protocoles au présent accord. Les protocoles au présent accord peuvent être modifiés par le comité mixte.

4. Les protocoles au présent accord:

a)

recensent les programmes et activités de l'Union, ou les parties de ceux-ci, auxquels la Suisse participe;

b)

fixent la durée de la participation, c'est-à-dire la période pendant laquelle la Suisse et les entités suisses peuvent demander des financements de l'Union ou peuvent se voir confier l'exécution de fonds de l'Union;

c)

fixent les conditions particulières de la participation de la Suisse et d'entités suisses, y compris les modalités particulières relatives à la mise en œuvre des conditions financières énoncées aux articles 7 et 8 du présent accord, les modalités particulières relatives au mécanisme de correction exposé à l'article 9 du présent accord, et les conditions de participation aux structures créées aux fins de la mise en œuvre de ces programmes ou activités de l'Union; lesdites conditions sont conformes au présent accord, aux actes de base et aux actes émanant d'une ou de plusieurs institutions de l'Union établissant ces structures;

d)

s'il y a lieu, fixent le montant de la contribution financière de la Suisse à un programme de l'Union mis en œuvre au moyen d'un instrument financier ou d'une garantie budgétaire, sous réserve des modalités particulières visées à l'article 10 du présent accord.

Article 4

Respect des règles des programmes ou activités de l'Union ou de parties de ceux-ci

1. La Suisse participe aux programmes ou activités de l'Union, ou à des parties de ceux-ci, qui sont couverts par les protocoles au présent accord, dans le respect des modalités et conditions établies dans le présent accord, dans ses protocoles ainsi que dans les actes de base et dans les autres règles relatives à la mise en œuvre de ces programmes ou activités de l'Union, ou parties de ceux-ci.

2. Les modalités et conditions visées au paragraphe 1 comprennent:

a)

les conditions relatives à l'éligibilité des entités suisses et toute autre condition en matière d'éligibilité liée à la Suisse, notamment tenant à l'origine, au lieu d'activité ou à la nationalité;

b)

les modalités et conditions applicables à la soumission, à l'évaluation et à la sélection des demandes et à l'exécution des actions par des entités suisses éligibles.

3. Les modalités et conditions visées au point b) du paragraphe 2 sont équivalentes à celles applicables aux entités éligibles des États membres, y compris le respect des mesures restrictives de l'Union, adoptées en vertu du traité sur l'Union européenne ou du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (ci-après dénommé «TFUE»), sauf disposition contraire prévue dans les modalités et conditions visées au paragraphe 1.

Article 5

Conditions de participation à des programmes ou activités de l'Union, ou à des parties de ceux-ci, relatifs à la mobilité des personnes et à la circulation des biens et services dans le cadre de la mise en œuvre des programmes ou activités de l'Union, ou de parties de ceux-ci

1. Sans préjudice de dispositions plus favorables dans l'accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d'une part, et la Confédération suisse, d'autre part, sur la libre circulation des personnes, fait à Luxembourg le 21 juin 1999 (ci-après dénommé «accord sur la libre circulation des personnes») ou dans le droit national suisse, la participation de la Suisse à des programmes ou activités de l'Union, ou à des parties de ceux-ci, visée à l'article 3 du présent accord, qui requiert la mobilité de personnes entre l'Union et la Suisse, ou au sein de la Suisse, pour la mise en œuvre de tels programmes de l'Union, est conditionnée au fait que la Suisse assure:

a)

qu'elle n'instaure pas une discrimination fondée sur la nationalité en relation avec la mobilité des personnes pour la mise en œuvre des programmes de l'Union;

b)

que les conditions imposées aux personnes entrant en Suisse et se déplaçant à l'intérieur de la Suisse dans le cadre de la mise en œuvre des programmes de l'Union n'entraînent pas de charges administratives ou financières injustifiées; et

c)

que les conditions imposées aux personnes pour l'accès aux services en Suisse qui sont directement liés à la mise en œuvre des programmes de l'Union sont les mêmes que celles s'appliquant aux ressortissants suisses; cela concerne en particulier tous les frais liés à la participation à une activité financée par un programme de l'Union, sans préjudice de règles plus favorables en matière de frais qui peuvent s'appliquer dans le cadre du programme Erasmus+.

2. Sans préjudice de dispositions plus favorables prévues dans l'accord sur la libre circulation des personnes ou dans le droit de l'Union en ce qui concerne la participation impliquant la mobilité des personnes entre la Suisse et l'Union, ou au sein de l'Union, pour la mise en œuvre des programmes de l'Union, l'Union veille à ce que:

a)

les conditions imposées aux personnes entrant dans l'Union et se déplaçant à l'intérieur de l'Union dans le cadre de la mise en œuvre des programmes de l'Union n'entraînent pas de charges administratives ou financières injustifiées; et

b)

les conditions imposées aux personnes pour l'accès aux services de l'Union qui sont directement liés à la mise en œuvre des programmes de l'Union sont les mêmes que celles s'appliquant aux citoyens de l'Union; cela concerne en particulier tous les frais liés à la participation à une activité financée par un programme de l'Union, sans préjudice de règles plus favorables en matière de frais qui peuvent s'appliquer dans le cadre du programme Erasmus+.

3. Les parties contractantes mettent tout en œuvre, dans le cadre des dispositions existantes, pour faciliter la circulation transfrontière des biens et services destinés à être utilisés dans le cadre des activités couvertes par le présent accord.

4. Les protocoles au présent accord peuvent fixer d'autres modalités et conditions particulières se référant au présent article, qui sont nécessaires à la participation de la Suisse à des programmes ou activités de l'Union, ou à des parties de ceux-ci.

Article 6

Participation de la Suisse à la gouvernance de programmes ou d'activités

1. Sauf en ce qui concerne les points réservés aux seuls États membres ou qui sont relatifs à un programme ou à une activité de l'Union, ou à une partie de ceux-ci, auxquels la Suisse ne participe pas, les représentants ou experts de Suisse, ou les experts désignés par la Suisse, sont autorisés à participer en qualité d'observateurs aux réunions des comités, des groupes d'experts ou à d'autres réunions similaires auxquelles participent des représentants ou des experts des États membres ou des experts désignés par ceux-ci, et qui assistent la Commission européenne dans la mise en œuvre et la gestion des programmes et des activités de l'Union, ou de parties de ceux-ci, auxquels la Suisse participe conformément à l'article 3 du présent accord ou qui sont établis par la Commission européenne en rapport avec la mise en œuvre du droit de l'Union relatif à ces programmes et activités ou à des parties de ceux-ci. Les représentants ou experts de la Suisse, ou les experts désignés par la Suisse, ne sont pas présents au moment du vote. La Suisse est informée des résultats du vote.

2. Lorsque les experts ou les évaluateurs ne sont pas désignés sur la base de la nationalité, celle-ci ne peut pas être un motif d'exclusion des experts ou évaluateurs de la Suisse.

3. Sous réserve des conditions énoncées au paragraphe 1, la participation de représentants de la Suisse aux réunions visées audit paragraphe, ou à d'autres réunions relatives à la mise en œuvre de programmes ou d'activités de l'Union, est régie par les mêmes règles et procédures que celles applicables aux représentants des États membres en ce qui concerne le droit de parole, la réception d'informations et de documentation, sauf si cela concerne un point réservé aux seuls États membres ou relatif à un programme ou à une activité de l'Union, ou à une partie de ceux-ci, auxquels la Suisse ne participe pas, et pour le remboursement des frais de voyage et de séjour.

4. Les protocoles au présent accord peuvent définir des modalités et conditions supplémentaires pour la participation des experts, ainsi que pour la participation de la Suisse aux conseils de direction et aux structures créées aux fins de mise en œuvre des programmes et activités de l'Union définis dans les protocoles concernés au présent accord.

Article 7

Conditions financières

1. La participation de la Suisse ou d'entités suisses aux programmes et activités de l'Union, ou à des parties de ceux-ci, est subordonnée à la contribution financière de la Suisse au financement correspondant inscrit au budget de l'Union.

2. Cette contribution financière correspond à la somme:

a)

d'une contribution opérationnelle; et

b)

de droits de participation.

3. La contribution financière prend la forme d'un paiement annuel effectué en un ou plusieurs versements.

4. Sans préjudice du paragraphe 8 du présent article, les droits de participation s'élèvent à 4 % de la contribution opérationnelle annuelle et ne font pas l'objet d'ajustements rétroactifs, sauf en cas de suspension au titre de l'article 19. En cas de suspension au titre de l'article 19, les droits de participation sont ajustés conformément à l'ajustement de la contribution opérationnelle. À partir de 2028, le niveau des droits de participation peut être ajusté par le comité mixte.

5. La contribution opérationnelle couvre les dépenses opérationnelles et les dépenses d'appui et s'ajoute, dans les crédits d'engagement et dans les crédits de paiement, aux montants inscrits au budget de l'Union définitivement adopté pour les programmes et activités de l'Union, ou pour des parties de ceux-ci, augmentés, s'il y a lieu, de recettes affectées externes qui ne proviennent pas de contributions financières versées par d'autres donateurs aux programmes et activités de l'Union, comme défini dans un protocole au présent accord.

6. La contribution opérationnelle est basée sur une clé de contribution définie comme le rapport entre le produit intérieur brut (ci-après dénommé «PIB») de la Suisse aux prix du marché et le PIB de l'Union aux prix du marché. À cette fin, les chiffres pour établir le PIB des parties contractantes aux prix du marché sont ceux publiés en dernier lieu par l'Office statistique de l'Union européenne le 1er janvier de l'année pendant laquelle le paiement annuel est effectué, dans le respect de l'accord entre la Communauté européenne et la Confédération suisse relatif à la coopération dans le domaine statistique, fait à Luxembourg le 26 octobre 2004. Si cet accord cesse de s'appliquer, le PIB de la Suisse est celui établi sur la base des données fournies par l'Organisation de coopération et de développement économiques.

7. La contribution opérationnelle repose sur l'application de la clé de contribution aux crédits d'engagement initiaux, majorés ainsi qu'il est décrit au paragraphe 5, inscrits au budget de l'Union définitivement adopté pour l'année considérée afin de financer les programmes et activités de l'Union, ou les parties de ceux-ci, auxquels participe la Suisse.

8. Les droits de participation visés au paragraphe 2 ont les valeurs suivantes pour les années 2025 à 2027:

—

2025: 2,5 %,

—

2026: 3 %,

—

2027: 4 %.

9. Sur demande, la Commission européenne fournit à la Suisse des informations sur sa participation financière, telles qu'elles figurent dans les informations relatives au budget, à la comptabilité, à la performance et à l'évaluation communiquées aux autorités budgétaires et de décharge de l'Union au sujet des programmes et activités de l'Union, ou des parties de ceux-ci, auxquels participe la Suisse. Ces informations sont fournies dans le respect des règles de l'Union et de la Suisse en matière de confidentialité et de protection des données, sans préjudice des informations que la Suisse est autorisée à recevoir en vertu de l'article 12.

10. Toutes les contributions financières de la Suisse et tous les paiements de l'Union, ainsi que le calcul des montants dus ou à percevoir, sont effectués en euros.

11. Les dispositions détaillées concernant la mise en oeuvre du présent article figurent dans les protocoles concernés au présent accord ainsi que dans l'annexe au présent accord sur les dispositions d'exécution financière.

Article 8

Programmes et activités auxquels s'applique un mécanisme d'ajustement de la contribution opérationnelle

1. Si un protocole au présent accord le prévoit, la contribution opérationnelle d'un programme ou d'une activité de l'Union, ou d'une partie de ceux-ci, pour une année N peut être ajustée à la hausse ou à la baisse, de manière rétroactive, au cours de l'année ou des années suivantes, sur la base des engagements budgétaires contractés sur les crédits d'engagement de ladite année, de l'exécution de ces engagements budgétaires par des engagements juridiques et de leur dégagement.

2. Le premier ajustement a lieu au cours de l'année N+1, lorsque la contribution opérationelle est ajustée de la différence entre la contribution initiale et une contribution ajustée, calculée en appliquant la clé de contribution de l'année N, ajustée par l'application d'un coefficient si cela est prévu par le protocole concerné, à la somme des éléments suivants:

a)

le montant des engagements budgétaires contractés sur les crédits d'engagement autorisés pour l'année N dans le cadre du budget de l'Union et sur les crédits d'engagement correspondant à des dégagements qui ont été reconstitués; et

b)

des crédits de recettes affectées externes qui ne proviennent pas de contributions financières aux programmes et activités de l'Union versées par d'autres donateurs définis dans les protocoles au présent accord, et qui étaient disponibles à la fin de l'année N.

3. Chaque année suivante, jusqu'à ce que tous les engagements budgétaires financés par les crédits d'engagement provenant de l'année N aient été payés ou dégagés, et au plus tard trois ans après la fin du programme de l'Union, ou après le terme du CFP correspondant à l'année N, la date la plus proche étant retenue, l'Union calcule l'ajustement de la contribution pour l'année N en réduisant la contribution de la Suisse du montant obtenu en appliquant la clé de contribution pour l'année N, ajustée si cela est prévu par le protocole concerné, aux dégagements effectués chaque année sur les engagements de l'année N financés par le budget de l'Union ou par les dégagements reconstitués.

4. En cas d'annulation des crédits de recettes affectées externes qui ne proviennent pas de contributions financières aux programmes et activités de l'Union versées par d'autres donateurs visées par les protocoles au présent accord, la contribution de la Suisse au programme ou à l'activité de l'Union concernés, ou à des parties de ceux-ci, est réduite du montant obtenu en appliquant la clé de contribution pour l'année N, ajustée si cela est prévu par le protocole concerné, au montant annulé.

5. Au cours de l'année N+2 ou des années suivantes, après avoir procédé aux ajustements mentionnés aux paragraphes 2, 3 et 4, la contribution de la Suisse pour l'année N est également réduite d'un montant obtenu en multipliant la contribution de la Suisse pour l'année N par le ratio entre:

a)

les engagements juridiques de l'année N, financés par les crédits d'engagement disponibles dans l'année N, et résultant de procédures de mise en concurrence:

i)

dont la Suisse et les entités suisses ont été exclues;

ii)

dont le délai de soumission des demandes a expiré pendant la suspension visée à l'article 19 ou après la prise d'effet de la dénonciation visée à l'article 20; et

b)

le montant total des engagements juridiques financés par les crédits d'engagement de l'année N.

6. Le montant des engagements juridiques est calculé, comme décrit au paragraphe 5, en prenant tous les engagements budgétaires contractés dans l'année N et en déduisant les dégagements effectués sur ces engagements dans l'année N+1.

Article 9

Programmes et activités de l'Union, ou parties de ceux-ci, auxquels s'applique un mécanisme de correction automatique

1. Un mécanisme de correction automatique s'applique à un programme ou à une activité de l'Union, ou à une partie de ceux-ci, si cela est prévu par l'acte de base établissant ce programme ou cette activité de l'Union et par le protocole concerné au présent accord. L'application de ce mécanisme de correction automatique peut être limitée à des parties du programme ou de l'activité de l'Union précisées dans le protocole concerné au présent accord qui sont mises en œuvre au moyen de subventions pour lesquelles des appels concurrentiels sont organisés. Le protocole concerné peut fixer des règles détaillées concernant l'identification des parties du programme ou de l'activité de l'Union auxquelles le mécanisme de correction automatique s'applique ou ne s'applique pas.

2. Le montant de la correction automatique pour un programme ou une activité de l'Union, ou une partie de ceux-ci, est égal à la différence entre les montants initiaux des engagements juridiques effectivement conclus avec la Suisse ou les entités suisses financés par les crédits d'engagement de l'année en question et la contribution opérationnelle correspondante versée par la Suisse, ajustée en vertu de l'article 8 du présent accord si le protocole concerné au présent accord prévoit un tel ajustement, à l'exclusion des dépenses d'appui, couvrant la même période.

3. Tout montant visé au paragraphe 2 du présent article qui dépasse pendant deux années consécutives 8 % de la contribution opérationnelle correspondante de la Suisse au programme de l'Union, ajustée en vertu de l'article 8, est dû par la Suisse, comme contribution supplémentaire au titre du mécanisme de correction automatique, pour chacune de ces deux années.

4. L'annexe au présent accord sur les dispositions d'exécution financière peut fixer des règles détaillées concernant l'établissement des montants pertinents des engagements juridiques visés au paragraphe 2 du présent article, y compris dans le cas de consortiums, et concernant le calcul de la correction automatique.

Article 10

Financements relatifs aux programmes de l'Union mis en œuvre au moyen d'instruments financiers ou de garanties budgétaires

1. Lorsque la Suisse, conformément à l'article 3, participe à un programme ou à une activité de l'Union, ou à une partie de ceux-ci, qui est mis en œuvre au moyen d'instruments financiers ou de garanties budgétaires relevant du règlement financier, la Suisse verse une contribution auxdits instruments financiers ou garanties budgétaires conformément au règlement financier et à l'acte de base établissant le programme ou l'activité de l'Union.

Le montant de la contribution augmente la garantie budgétaire de l'Union ou l'enveloppe financière de l'instrument financier.

2. S'il y a lieu, les modalités de mise en œuvre du présent article peuvent être précisées dans le protocole pertinent.

Article 11

Examens et audits

1. L'Union a le droit de réaliser, dans le respect des actes applicables d'un(e) ou de plusieurs institutions ou organes de l'Union et ainsi que le prévoient les accords et contrats pertinents, des examens et audits techniques, scientifiques, financiers ou d'autres natures, dans les locaux de toute personne physique ou entité juridique résidant ou établie en Suisse et recevant des fonds de l'Union, ainsi que de tout tiers participant à l'exécution de fonds de l'Union, résidant ou établi en Suisse. Lesdits examens et audits peuvent être effectués par les agents des institutions et organes de l'Union, en particulier de la Commission européenne et de la Cour des comptes européenne, ou par d'autres personnes mandatées par la Commission européenne. Lorsqu'ils exercent leurs fonctions sur le territoire de la Suisse, les agents et organes d'enquête de l'Union agissent de manière compatible avec le droit suisse.

2. Les agents des institutions et organes de l'Union, notamment de la Commission européenne et de la Cour des comptes européenne, ainsi que les autres personnes mandatées par la Commission européenne, disposent d' un accès approprié aux sites, aux travaux et aux documents, à la fois sous forme électronique et sur papier, ainsi qu'à toutes les informations requises pour mener à bien ces audits, y compris le droit d'obtenir une copie imprimée ou électronique ou des extraits, de tout document ou du contenu de tout support de données que détient la personne physique ou morale ou le tiers faisant l'objet de l'audit.

3. La Suisse n'empêche et n'entrave pas le droit d'entrer sur le territoire suisse ou d'accéder aux locaux des agents ou autres personnes visées au paragraphe 2, en vue de l'accomplissement des missions décrites dans le présent article.

4. Les examens et audits visés au paragraphe 1 du présent article peuvent être effectués après la suspension de l'application d'un protocole au présent accord au titre de l'article 19, la cessation de l'application provisoire ou la dénonciation du présent accord, selon les modalités prévues dans les actes applicables d'un(e) ou de plusieurs institutions ou organes de l'Union ou conformément aux accords et contrats pertinents qui portent sur tout engagement juridique exécutant le budget de l'Union et qui ont été conclus par celle-ci avant la date de suspension de l'application du protocole pertinent ou avant la date de prise d'effet de la cessation de l'application provisoire ou de la dénonciation du présent accord.

Article 12

Lutte contre les irrégularités, la fraude et les autres infractions pénales portant atteinte aux intérêts financiers de l'Union

1. La Commission européenne et l'Office européen de lutte antifraude (ci-après dénommé «OLAF») sont autorisés à réaliser des enquêtes administratives en lien avec la mise en œuvre du présent accord et de ses protocoles, y compris des contrôles et vérifications sur place, sur le territoire de la Suisse. Ces enquêtes sont menées conformément aux modalités et conditions établies par les actes applicables d'une ou de plusieurs institutions de l'Union. Lorsqu'ils exercent leurs fonctions sur le territoire de la Suisse, les agents et organes d'enquête de l'Union agissent de manière compatible avec le droit suisse.

2. Les autorités suisses compétentes informent la Commission européenne ou l'OLAF, dans un délai raisonnable, de tout fait ou soupçon dont elles ont eu connaissance concernant une irrégularité, une fraude ou une autre activité illégale portant atteinte aux intérêts financiers de l'Union en lien avec la mise en œuvre du présent accord et de ses protocoles.

3. Les contrôles et vérifications sur place peuvent être effectués dans les locaux de toute personne physique ou entité juridique résidant ou établie en Suisse et recevant des fonds de l'Union, ainsi que de tout tiers participant à l'exécution de fonds de l'Union résidant ou établi en Suisse.

4. Les contrôles et vérifications sur place sont préparés et menés par la Commission européenne ou l'OLAF, en étroite collaboration avec l'autorité d'audit suisse compétente, laquelle est informée suffisamment à l'avance de l'objet, du but et de la base juridique des contrôles et vérifications, de manière à pouvoir y prêter assistance. À cet effet, les agents des autorités suisses compétentes peuvent participer aux contrôles et vérifications sur place.

5. À la demande des autorités suisses, les contrôles et vérifications sur place peuvent être effectués conjointement avec la Commission européenne ou l'OLAF.

6. Les agents de la Commission européenne et le personnel de l'OLAF ont accès à toutes les informations et à toute la documentation, y compris les données informatiques, relatives aux opérations concernées qui sont nécessaires au bon déroulement des contrôles et vérifications sur place. Ils peuvent notamment prendre copie des documents pertinents.

7. Lorsque la personne, l'entité ou un autre tiers s'oppose à un contrôle ou à une vérification sur place, les autorités suisses, agissant dans le respect des lois et réglementations nationales, prêtent assistance à la Commission européenne ou à l'OLAF pour leur permettre de mener à bien leur mission de contrôle ou de vérification sur place. Cette assistance comprend la prise de mesures conservatoires appropriées en vertu du droit national, en particulier afin de préserver les preuves.

8. La Commission européenne ou l'OLAF informe les autorités suisses des résultats de ces contrôles et vérifications. En particulier, la Commission européenne ou l'OLAF informe, dans les meilleurs délais, les autorités suisses compétentes en matière d'audit de tout élément laissant supposer l'existence d'irrégularités qui serait porté à leur connaissance au cours du contrôle ou de la vérification sur place.

9. Sans préjudice de l'application du droit pénal suisse, la Commission européenne peut imposer des mesures et sanctions administratives à toute entité suisse participant à la mise en œuvre d'un programme ou d'une activité de l'Union conformément au droit de l'Union.

10. Aux fins de la bonne exécution du présent article, la Commission européenne ou l'OLAF et les autorités suisses compétentes échangent régulièrement des informations et, à la demande de l'une des parties contractantes, se consultent mutuellement.

11. Afin de faciliter une coopération et un échange d'informations efficaces avec l'OLAF, la Suisse désigne un point de contact.

12. Les échanges d'informations entre la Commission européenne ou l'OLAF et les autorités suisses compétentes ont lieu dans le respect des obligations de confidentialité. Les données à caractère personnel incluses dans les échanges d'informations sont protégées conformément aux règles applicables.

13. Les autorités suisses compétentes informent également le Parquet européen de tout fait ou soupçon dont elles ont eu connaissance concernant une irrégularité, une fraude ou une autre activité illégale portant atteinte aux intérêts financiers de l'Union lorsque ces faits ou soupçons se rapportent à un cas susceptible de relever de la compétence du Parquet européen. Lorsqu'il y a des enquêtes ou des procédures judiciaires menées par le Parquet européen ou par la Suisse concernant des infractions pénales portant atteinte aux intérêts financiers de l'Union ou de la Suisse dans le cadre du présent accord, la Suisse et l'Union garantissent entre eux une entraide efficace conformément au cadre légal applicable afin de permettre à leurs autorités compétentes de remplir leur mission consistant à enquêter, à poursuivre et à traduire en justice, devant leurs cours, les auteurs de telles infractions pénales, ainsi que leurs complices.

Article 13

Modifications des articles 11 et 12

Le comité mixte peut modifier les articles 11 et 12 pour prendre en compte les modifications apportées aux actes d'une ou de plusieurs institutions de l'Union.

Article 14

Recouvrement et exécution

1. Une décision adoptée par la Commission européenne qui impose à des personnes physiques ou morales autres que des États une obligation pécuniaire en rapport avec une créance ayant son origine dans des programmes, activités, projets ou actions de l'Union est exécutoire en Suisse. La formule exécutoire est annexée à cette décision, sans autre formalité requise que celle de la vérification de l'authenticité de cette décision par l'autorité nationale désignée à cet effet par le gouvernement de la Suisse. L'exécution de ces décisions a lieu conformément au droit et aux règles de procédure de la Suisse. Les décisions exécutoires de la Commission européenne sont considérées comme titres de mainlevée au sens de la loi fédérale suisse du 11 avril 1889 sur la poursuite pour dettes et la faillite (LP) et ne peuvent pas faire l'objet d'un examen sur le fond devant les tribunaux suisses. Le gouvernement de la Suisse communique à la Commission européenne et à la Cour de justice de l'Union européenne le nom de l'autorité nationale désignée aux fins du présent article. Conformément à l'article 15, la Commission européenne est habilitée à notifier les décisions exécutoires directement aux personnes physiques ou entités juridiques résidant ou établies en Suisse.

2. Les arrêts et ordonnances de la Cour de justice de l'Union européenne rendus en application d'une clause d'arbitrage figurant dans un contrat ou un accord relatif à des programmes, activités, projets ou actions de l'Union sont exécutoires en Suisse de la même manière que les décisions de la Commission européenne visées au paragraphe 1.

3. La Cour de justice de l'Union européenne est compétente pour contrôler la légalité des décisions de la Commission européenne visées au paragraphe 1 et pour suspendre leur exécution. Toutefois, le contrôle de la régularité des mesures d'exécution relève de la compétence des juridictions suisses.

Article 15

Communication et échange d'informations

Les institutions et organes de l'Union qui prennent part à la mise en œuvre des programmes ou activités de l'Union, ou au contrôle de ces programmes ou activités, sont habilités à communiquer directement, y compris par des systèmes d'échange électroniques, avec toute personne physique ou entité juridique résidant ou établie en Suisse et recevant des fonds de l'Union, ainsi qu'avec tout tiers participant à l'exécution de fonds de l'Union résidant ou établi en Suisse. Ces personnes et tiers peuvent communiquer directement aux institutions et organes de l'Union toute information et tout document pertinents qu'ils sont tenus de communiquer en vertu de la législation de l'Union applicable au programme ou à l'activité de l'Union et en vertu de tout contrat ou accord de financement conclu pour mettre en œuvre ledit programme ou ladite activité.

Article 16

Comité mixte chargé de la participation aux programmes de l'Union

1. Il est institué un comité mixte chargé de la participation aux programmes de l'Union. Le comité mixte:

a)

assure le bon fonctionnement et la mise en œuvre effective du présent accord et de ses protocoles, y compris l'appréciation, l'évaluation et l'examen de la mise en œuvre de ceux-ci, et, en particulier:

i)

la participation des entités suisses aux programmes et activités de l'Union, ou à des parties de ceux-ci, et leur performance;

ii)

le cas échéant, le niveau d'ouverture réciproque aux entités juridiques établies dans chaque partie contractante pour la participation à des programmes, projets, actions ou activités, ou à des parties de ceux-ci, organisés par l'autre partie contractante;

iii)

la mise en œuvre du mécanisme de contribution financière visé à l'article 7 et, s'il y a lieu, du mécanisme de correction automatique applicables aux programmes ou activités de l'Union visés par les protocoles au présent accord conformément à l'article 9;

iv)

l'échange d'informations et, le cas échéant, l'analyse de toutes les questions éventuelles sur l'exploitation des résultats, y compris à propos des droits de propriété intellectuelle;

v)

la discussion, à la demande de l'une des parties contractantes, des restrictions d'accès appliquées ou prévues aux programmes respectifs de recherche et d'innovation des parties contractantes, notamment dans le cas d'actions relatives à leurs actifs stratégiques, à leurs intérêts, à leur autonomie ou à leur sécurité;

vi)

l'examen des manières d'améliorer et de développer la coopération;

vii)

une discussion conjointe sur les orientations et priorités futures en matière de politiques liées aux programmes ou activités de l'Union visés par les protocoles au présent accord;

viii)

l'échange d'informations, entre autres, sur les nouvelles législations, décisions ou sur les nouveaux programmes nationaux pertinents pour la mise en œuvre du présent accord et de ses protocoles;

ix)

l'adoption de protocoles au présent accord relatifs aux modalités et conditions particulières concernant la participation de la Suisse aux programmes et aux activités de l'Union ou à des parties de ceux-ci ou la modification par voie de décision de ces protocoles, le cas échéant;

x)

la modification, par voie de décision, des articles 11 et 12 du présent accord, afin de prendre en compte toute modification apportée à des actes d'une ou de plusieurs institutions de l'Union;

b)

assure, en coopération avec le comité mixte institué par l'accord sur la santé (ci-après dénommé «comité mixte sur la santé»), le bon fonctionnement et la mise en œuvre effective du présent accord concernant la participation de la Suisse à des programmes d'action de l'Union dans le domaine de la santé (10), uniquement pour les questions couvertes par le présent accord, et en particulier,

i)

l'adoption ou la modification du protocole pertinent en consultation avec le comité mixte sur la santé;

ii)

l'information du comité mixte sur la santé lorsque l'ordre du jour de ses réunions comprend des questions liées à un programme d'action de l'Union dans le domaine de la santé.

2. Les décisions du comité mixte sont prises par consensus. Les décisions sont contraignantes pour les parties contractantes.

3. Le comité mixte est composé de représentants des parties contractantes.

4. Le comité mixte peut décider de créer des groupes de travail ou des organes consultatifs d'experts ad hoc afin de soutenir la mise en œuvre du présent accord.

5. Le comité mixte est coprésidé par un représentant de chacune des parties contractantes.

6. Le comité mixte mène ses travaux de manière continue par l'échange d'informations pertinentes, en particulier concernant la participation et la performance des entités suisses, transmises à l'aide de tout moyen de communication. Le comité mixte peut en particulier mener ses tâches par écrit à chaque fois que cela s'avère nécessaire.

7. Le comité mixte se réunit au moins une fois par an, alternativement à Bruxelles et à Berne, sauf si les coprésidents en décident autrement. Il se réunit également à la demande de l'une des parties contractantes. Les coprésidents peuvent convenir qu'une réunion du comité mixte se tienne par vidéoconférence ou téléconférence.

8. Le comité mixte adopte ses règles de procédure lors de sa première réunion.

Article 17

Entrée en vigueur

1. Le présent accord est ratifié ou approuvé par les parties contractantes conformément à leurs propres procédures. Les parties contractantes se notifient mutuellement l'accomplissement des procédures internes nécessaires à l'entrée en vigueur du présent accord.

2. Le présent accord entre en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la dernière notification concernant les instruments suivants:

a)

protocole institutionnel à l'accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d'une part, et la Confédération suisse, d'autre part, sur la libre circulation des personnes;

b)

protocole d'amendement de l'accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d'une part, et la Confédération suisse, d'autre part, sur la libre circulation des personnes;

c)

protocole institutionnel à l'accord entre la Communauté européenne et la Confédération suisse sur le transport aérien;

d)

protocole d'amendement de l'accord entre la Communauté européenne et la Confédération suisse sur le transport aérien;

e)

protocole sur les aides d'État à l'accord entre la Communauté européenne et la Confédération suisse sur le transport aérien;

f)

protocole institutionnel à l'accord entre la Communauté européenne et la Confédération suisse sur le transport de marchandises et de voyageurs par rail et par route;

g)

protocole d'amendement de l'accord entre la Communauté européenne et la Confédération suisse sur le transport de marchandises et de voyageurs par rail et par route;

h)

protocole sur les aides d'État à l'accord entre la Communauté européenne et la Confédération suisse sur le transport de marchandises et de voyageurs par rail et par route;

i)

protocole d'amendement de l'accord entre la Communauté européenne et la Confédération suisse relatif aux échanges de produits agricoles;

j)

protocole institutionnel à l'accord entre la Communauté européenne et la Confédération suisse relatif à la reconnaissance mutuelle en matière d'évaluation de la conformité;

k)

protocole d'amendement de l'accord entre la Communauté européenne et la Confédération suisse relatif à la reconnaissance mutuelle en matière d'évaluation de la conformité;

l)

accord entre l'Union européenne et la Confédération suisse relatif à la contribution financière régulière de la Suisse visant à réduire les disparités économiques et sociales au sein de l'Union européenne;

m)

accord entre l'Union européenne et la Confédération suisse sur les modalités et conditions de la participation de la Confédération suisse à l'Agence de l'Union européenne pour le programme spatial.

Article 18

Application provisoire

1. Les parties contractantes appliquent le présent accord à titre provisoire dès le 1er janvier 2025 conformément à leurs législations et procédures internes respectives. Si la signature du présent accord a lieu après le 15 novembre 2025, les parties contractantes appliquent le présent accord à titre provisoire dès le 1er janvier 2026 conformément à leurs législations et procédures internes respectives.

2. L'application provisoire du présent accord prend fin au plus tard le 31 décembre 2028 si la Suisse n'a pas achevé à cette date les procédures internes nécessaires à l'entrée en vigueur des instruments énumérés à l'article 17.

3. Lorsque l'application provisoire du présent accord cesse conformément au paragraphe 2 du présent article, les parties contractantes conviennent que la contribution opérationnelle de la Suisse visée à l'article 7 est due sans l'ajustement prévu à l'article 8 ni la correction prévue à l'article 9.

4. Les parties contractantes conviennent que les projets ou actions pour lesquels des engagements juridiques ont été souscrits pendant l'application à titre provisoire du présent accord se poursuivent jusqu'à leur achèvement dans les conditions qui y sont fixées.

Article 19

Suspension

1. L'application d'un protocole au présent accord peut être suspendue par l'Union en relation avec un programme ou une activité de l'Union, ou une partie de ceux-ci:

a)

si la Suisse manque à ses obligations au titre de l'article 5, paragraphe 1, et que ce manquement a une incidence significative sur la mise en œuvre dudit programme ou de ladite activité, ou d'une partie de ceux-ci;

b)

en cas de paiement partiel ou de non-paiement de la contribution financière due par la Suisse au titre dudit programme ou de ladite activité.

En cas de non-paiement susceptible de compromettre sensiblement la mise en œuvre et la gestion d'un programme ou d'une activité de l'Union, la Commission européenne envoie une lettre de rappel officielle. À défaut de paiement dans un délai de 20 jours ouvrables à compter de la réception de la lettre de rappel officielle, la Commission européenne notifie à la Suisse la suspension de l'application du protocole concerné au présent accord par une lettre officielle de notification, qui prend effet 15 jours après sa réception par la Suisse;

c)

dans les cas prévus à l'article 16 de l'accord sur la santé en ce qui concerne la participation de la Suisse au programme d'action de l'Union dans le domaine de la santé.

2. En cas de suspension de l'application d'un protocole au présent accord, les entités suisses ne sont pas autorisées à participer aux procédures d'octroi qui ne sont pas encore achevées à la date de prise d'effet de la suspension. Une procédure d'octroi est considérée comme achevée lorsque des engagements juridiques ont été pris à la suite de cette procédure.

3. Avant d'être effective, la suspension de l'application d'un protocole au présent accord n'affecte pas les engagements juridiques pris avec les entités suisses au titre du programme ou de l'activité de l'Union concernés. Le protocole pertinent au présent accord continue de s'appliquer à ces engagements juridiques.

4. Une fois que l'Union a reçu la totalité de la contribution financière qui lui est due, elle en informe immédiatement la Suisse. La suspension est levée avec effet immédiat à compter de cette notification.

5. À compter de la date de levée de la suspension de l'application d'un protocole au présent accord, les entités suisses redeviennent éligibles dans le cadre des procédures d'octroi au titre du programme ou de l'activité de l'Union concernés lancées après cette date et dans le cadre des procédures d'octroi lancées avant cette date pour lesquelles les délais de dépôt des demandes n'ont pas expiré.

6. Si les circonstances ayant justifié la suspension visée au paragraphe 1 perdurent au-delà de six mois après le début de la suspension, l'Union peut dénoncer unilatéralement le protocole suspendu en relation avec le programme ou l'activité de l'Union concernés, ou une partie de ceux-ci.

Article 20

Dénonciation

1. Une partie contractante peut dénoncer le présent accord par notification à l'autre partie contractante.

2. Le présent accord cesse d'être en vigueur six mois après réception de la notification visée au paragraphe 1.

3. Lorsque le présent accord est dénoncé conformément au présent article, les parties contractantes conviennent que:

a)

les projets ou actions pour lesquels des engagements juridiques ont été souscrits après l'entrée en vigueur du présent accord, et avant que celui-ci ne soit dénoncé, se poursuivent jusqu'à leur achèvement dans les conditions fixées par le présent accord;

b)

la contribution financière annuelle à un programme ou une activité de l'Union de l'année N, au cours de laquelle le présent accord est dénoncé, est payée intégralement conformément à l'article 7 du présent accord et à toutes les règles pertinentes prévues dans le protocole concerné. Lorsque le mécanisme d'ajustement s'applique, la contribution opérationnelle au programme ou à l'activité concernés de l'année N est ajustée conformément à l'article 8 du présent accord. En ce qui concerne les programmes ou activités de l'Union auxquels tant le mécanisme d'ajustement que le mécanisme de correction automatique s'appliquent, la contribution opérationnelle pertinente de l'année N est ajustée conformément à l'article 8 du présent accord et corrigée conformément à son article 9. Pour les programmes ou activités de l'Union auxquels seul le mécanisme de correction s'applique, la contribution opérationnelle concernée de l'année N est corrigée conformément à l'article 9 du présent accord. Les droits de participation versés pour l'année N dans le cadre de la contribution financière à un programme ou une activité de l'Union ne sont ni ajustés ni corrigés;

c)

lorsque le mécanisme d'ajustement s'applique, l'année suivant celle où le présent accord est dénoncé, la contribution opérationnelle à un programme ou une activité de l'Union payée pour les années au cours desquelles l'accord s'appliquait est ajustée conformément à l'article 8. En ce qui concerne les programmes ou activités de l'Union auxquels tant le mécanisme d'ajustement que le mécanisme de correction automatique s'appliquent, cette contribution opérationnelle est ajustée conformément à l'article 8 et est automatiquement corrigée conformément à l'article 9. En ce qui concerne les programmes ou activités de l'Union auxquels seul le mécanisme de correction automatique s'applique, la contribution opérationnelle concernée est automatiquement corrigée conformément à l'article 9.

4. Sous réserve du paragraphe 3, la participation de la Suisse à un programme d'action de l'Union dans le domaine de la santé peut être dénoncée dans les cas prévus à l'article 16 de l'accord sur la santé.

5. Sous réserve du paragraphe 3 et nonobstant toutes dispositions contraires du présent accord, la participation de la Suisse à un programme d'action de l'Union dans le domaine de la santé cesse le même jour que celui où l'accord sur la santé cesse d'être en vigueur.

6. Les parties contractantes règlent d'un commun accord toute autre conséquence de la dénonciation du présent accord.

Article 21

Annexe et protocoles

L'annexe et les protocoles au présent accord font partie intégrante de ce dernier.

Le présent accord est rédigé en double exemplaire en langues allemande, anglaise, bulgare, croate, danoise, espagnole, estonienne, finnoise, française, grecque, hongroise, irlandaise, italienne, lettone, lituanienne, maltaise, néerlandaise, polonaise, portugaise, roumaine, slovaque, slovène, suédoise et tchèque, chacun de ces textes faisant également foi.

EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé le présent accord.

Documents similaires

Accord international22025X02646

Informations relatives à l’entrée en vigueur du protocole de modification de l’accord entre l’Union européenne et la Principauté de Liechtenstein sur l’échange automatique d’informations relatives aux comptes financiers en vue d’améliorer le respect des obligations fiscales au niveau international

23/12/2025

Accord international22026D0359

DÉCISION NO 1/2025 DU COMITÉ MIXTE UE-TURQUIE du 22 décembre 2025 modifiant l’accord entre la Communauté européenne du charbon et de l’acier et la République de Turquie sur le commerce des produits couverts par le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier, par le remplacement du protocole 1 relatif à la définition de la notion de produits originaires et aux méthodes de coopération administrative [2026/359]

22/12/2025

Accord international22025X02582

Informations relatives à l’application provisoire du protocole de modification de l’accord entre l’Union européenne et la Confédération suisse sur l’échange automatique d’informations relatives aux comptes financiers en vue d’améliorer le respect des obligations fiscales au niveau international

17/12/2025

Accord international22025X02583

Informations relatives à l’entrée en vigueur du protocole de modification de l’accord entre l’Union européenne et la Principauté d’Andorre sur l’échange automatique d’informations relatives aux comptes financiers en vue d’améliorer le respect des obligations fiscales au niveau international

17/12/2025

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →