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AccueilDroit européen22025X06451
Accord international22025X06451

Notifications au titre de la troisième partie — Coopération des services répressifs et judiciaires en matière pénale de l’accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et le Royaume-Uni — Examen des notifications faites au Royaume-Uni dans le cadre de l’examen conjoint de la troisième partie de l’accord de commerce et de coopération (article 630 de l’ACC)

CELEX22025X06451
TypeAccord international
Datemardi 2 décembre 2025

Résumé IA

Cet accord international formalise les notifications du Royaume-Uni à l'UE concernant la coopération des services répressifs et judiciaires en matière pénale, dans le cadre de l'examen conjoint prévu à l'article 630 de l'accord de commerce et de coopération (ACC). Pour le praticien français, ce texte précise le périmètre et les conditions de la coopération transfrontalière (notamment en matière d'échange de données, d'extradition et d'entraide pénale) entre les autorités françaises et britanniques post-Brexit. Il constitue une mise à jour essentielle pour appréhender les mécanismes opérationnels actuels régissant les relations pénales bilatérales.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/6451

2.12.2025

Notifications au titre de la troisième partie — Coopération des services répressifs et judiciaires en matière pénale de l’accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et le Royaume-Uni — Examen des notifications faites au Royaume-Uni dans le cadre de l’examen conjoint de la troisième partie de l’accord de commerce et de coopération (article 630 de l’ACC)

(C/2025/6451)

Conformément à l’article 630 de l’accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique, d’une part, et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, d’autre part (ci-après dénommé «accord de commerce et de coopération»), l’Union européenne a examiné la nécessité de maintenir ou de retirer les notifications faites au titre de l’article 599, paragraphe 4, de l’article 602, paragraphe 2, et de l’article 603, paragraphe 2, de l’accord de commerce et de coopération, ou de faire de nouvelles notifications au titre desdites dispositions, selon le cas.

L’Union européenne notifie ce qui suit au comité spécialisé chargé de la coopération des services répressifs et judiciaires:

1. NOTIFICATION AU TITRE DE L’ARTICLE 599, PARAGRAPHE 4, ET DE L’ARTICLE 602, PARAGRAPHE 2, DE L’ACC

L’Union européenne, au nom de ses États membres, fait savoir que les notifications existantes au titre de l’article 599, paragraphe 4, et de l’article 602, paragraphe 2, de l’ACC restent inchangées.

2. NOTIFICATION AU TITRE DE L’ARTICLE 603, PARAGRAPHE 2, DE L’ACC

L’Union européenne fait, au nom des États membres ci-après, les notifications suivantes:

a)

Les ressortissants des États ci-après ne seront pas remis par lesdits États:

Allemagne, Grèce, France, Croatie, Lettonie, Slovénie, Slovaquie, Finlande, Suède.

En outre, la France ne remettra aucune personne qui était ressortissante française lorsque l’acte a été commis.

b)

Les États ci-après subordonnent la remise de leurs ressortissants à certaines conditions:

La République tchèque et l’Autriche ne remettront aucun ressortissant à moins que la personne recherchée ne consente à sa remise.

Estonie: l’Estonie ne remet des citoyens qu’à certaines conditions. L’Estonie ne remettra pas de citoyens estoniens pour l’exécution d’une peine d’emprisonnement si la personne a demandé l’exécution de la peine en Estonie. L’Estonie ne remettra des citoyens qui résident de façon permanente en Estonie pendant la durée de la procédure pénale qu’à la condition que la peine infligée à une personne au Royaume-Uni soit exécutée en Estonie.

Chypre: la remise de citoyens de la République de Chypre sera uniquement autorisée sur la base de la réciprocité.

Luxembourg: la remise de ses ressortissants sera autorisée:

i)

sur la base de la réciprocité; et

ii)

uniquement à la condition que la personne recherchée, à sa demande et avec l’accord du Parquet général du Grand-Duché de Luxembourg, soit renvoyée au Grand-Duché de Luxembourg pour y purger la peine ou la mesure de sûreté privative de liberté prononcée dans l’État d’émission.

Pays-Bas (1): la remise à la suite d’un mandat d’arrêt à des fins de poursuites n’est pas autorisée en cas de demande de remise d’un ressortissant néerlandais. Un ressortissant néerlandais ne peut être remis à des fins de poursuites pénales qu’à condition que l’État demandeur apporte une garantie que la personne recherchée, conformément à la convention sur le transfèrement des personnes condamnées conclue le 21 mars 1983 à Strasbourg, sera renvoyée aux Pays-Bas pour y subir sa condamnation par la suite suivant la procédure visée à l’article 11 de ladite convention, si une peine ou mesure privative de liberté non assortie d’un sursis a été prononcée à son encontre après sa remise.

Pologne: depuis le 3 août 2023, un ressortissant polonais peut être remis au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord sur la base d’un mandat d’arrêt visé dans l’accord de commerce et de coopération, à condition que l’acte mentionné dans le mandat d’arrêt n’ait pas été commis sur le territoire de la République de Pologne ni à bord d’un navire ou d’un aéronef polonais et que cet acte constitue une infraction en vertu du droit en vigueur en République de Pologne ou aurait constitué une infraction en vertu du droit en vigueur en République de Pologne s’il avait été commis sur le territoire de la République de Pologne, tant au moment où il a été commis qu’au moment de la délivrance du mandat d’arrêt. La remise d’un ressortissant polonais ne sera pas autorisée si le mandat d’arrêt a été émis à l’encontre d’une personne soupçonnée d’avoir commis une infraction pour des raisons politiques mais sans recours à la force ou si l’exécution du mandat d’arrêt violerait les droits et les libertés des personnes et des citoyens.

c)

L’Union européenne fait savoir que les États membres ci-après ont indiqué qu’ils ne feraient pas de notification au titre de l’article 603, paragraphe 2, première phrase, de l’ACC (2):

Belgique, Danemark, Irlande, Italie, Malte.

d)

Les États ci-après ont modifié leurs notifications ou en ont ajouté une nouvelle:

La Bulgarie n’a pas l’intention de renouveler sa notification au titre de l’article 603, paragraphe 2, de l’ACC.

Hongrie: la Hongrie renouvelle sa notification existante selon laquelle, en vertu de l’article 603, paragraphe 2, de l’ACC, lorsqu’une personne faisant l’objet d’un mandat d’arrêt à des fins de poursuites est ressortissante hongroise et réside en Hongrie, la personne recherchée n’est remise que si l’autorité judiciaire d’émission offre des garanties suffisantes qu’en cas de condamnation à une peine ou mesure de sûreté privative de liberté définitive, la personne recherchée sera, à sa demande, renvoyée en Hongrie pour y purger la peine ou la mesure de sûreté privative de liberté prononcée à son encontre dans l’État d’émission. La Hongrie ajoute à sa notification renouvelée que, lorsqu’une personne faisant l’objet d’un mandat d’arrêt aux fins de l’exécution d’une peine d’emprisonnement est ressortissante hongroise et réside en Hongrie, la personne recherchée n’est remise que si elle consent à sa remise.

Lituanie: la remise de citoyens de la République de Lituanie sera autorisée sur la base de la réciprocité. En cas d’émission d’un mandat d’arrêt à des fins de poursuites pénales, la remise d’un citoyen de la République de Lituanie a lieu à condition qu’après le prononcé d’une décision judiciaire dans le pays d’émission du mandat d’arrêt, la personne soit transférée en République de Lituanie pour y purger la peine privative de liberté, si la personne concernée le demande.

Portugal: le Portugal ne remet de ressortissants que sur la base de la réciprocité et aux fins de l’exercice de poursuites pénales, et à condition que le Royaume-Uni donne l’assurance qu’il renverra au Portugal la personne recherchée après qu’elle aura été entendue, afin qu’elle y purge la peine ou la mesure de sûreté privative de liberté prononcée à son encontre au Royaume-Uni.

Roumanie: la remise de ressortissants à des fins d’enquête/de poursuites intervient à condition que, si une peine privative de liberté est prononcée, la personne remise soit renvoyée en Roumanie. Lorsque le mandat d’arrêt a été émis aux fins de l’exécution d’une peine ou d’une mesure privative de liberté, la remise sera refusée si la personne recherchée est ressortissante roumaine et qu’elle déclare refuser l’exécution de la peine dans l’État d’émission. Dans ce cas, la décision de justice peut être reconnue en Roumanie.

Espagne: la remise de ressortissants sera uniquement autorisée sur la base de la réciprocité.


(1) Il est rappelé que, conformément à son article 774, l’accord de commerce et de coopération ne s’applique pas à la partie caribéenne des Pays-Bas (Bonaire, Saba, Saint-Eustache) ni aux États autonomes du Royaume des Pays-Bas (Aruba, Curaçao, Sint-Maarten).

(2) Sans préjudice de la possibilité prévue à l’article 603, paragraphe 2, troisième phrase, de l’ACC [LAW.SURR.83(2)].


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/6451/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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