| CELEX | 32014D0013 |
| Type | Décision d'exécution |
| Date | mercredi 11 décembre 2013 |
| 31.1.2014 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | L 30/1 |
DÉCISION D’EXÉCUTION DE LA COMMISSION
du 11 décembre 2013
confirmant les mesures proposées par le Royaume-Uni pour la protection des écosystèmes marins dans les zones de conservation de Haisborough Hammond & Winterton, de Start Point to Plymouth Sound & Eddystone et de Land's End & Cape Bank
[notifiée sous le numéro C(2013) 9003]
(Les textes en langues anglaise, française et néerlandaise sont les seuls faisant foi.)
(2014/13/UE)
LA COMMISSION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
vu le règlement (CE) no 2371/2002 du Conseil du 20 décembre 2002 relatif à la conservation et à l'exploitation durable des ressources halieutiques dans le cadre de la politique commune de la pêche (1), et notamment son article 9, en liaison avec son article 8, paragraphe 3,
considérant ce qui suit:
| (1) | La directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (2) prévoit la possibilité de désigner, au niveau de l'Union européenne, des sites comme zones spéciales de conservation. Cette directive fait obligation aux États membres, en ses articles 3 et 4, d'instituer des zones spéciales de conservation et, en son article 6, de prendre les mesures appropriées pour protéger ces sites de toute perturbation et de toute détérioration. |
| (2) | Par la décision d'exécution 2012/13/EU (3) de la Commission, les zones dénommées «Haisborough, Hammond & Winterton» (UK0030369), «Start Point to Plymouth Sound & Eddystone» (UK0030373) et «Land's End & Cape Bank» (UK0030375) ont été ajoutées à la liste des sites d'importance communautaire au titre de l'article 4, paragraphe 2, de la directive 92/43/CEE. |
| (3) | Les mesures concernant la conservation, la gestion et l’exploitation des ressources aquatiques vivantes sont soumises aux règles de la politique commune de la pêche. |
| (4) | L’article 9 du règlement (CE) no 2371/2002 autorise les États membres à adopter des mesures non discriminatoires pour réduire au minimum les incidences de la pêche sur la conservation des écosystèmes marins dans la zone des 12 milles marins, pour autant qu’aucune mesure de conservation et de gestion n’ait été adoptée par l’Union spécifiquement pour cette zone. La directive 92/43/CEE impose que soient mises en place les mesures de conservation nécessaires à la protection des sites concernés. Les mesures adoptées par les États membres doivent être compatibles avec les objectifs de la politique commune de la pêche tels qu’énoncés à l’article 2 du règlement (CE) no 2371/2002 et être au moins aussi rigoureuses que la réglementation de l’Union existante. Si elles s’appliquent à des navires de pêche d’autres États membres, ces mesures doivent être notifiées à la Commission, aux États membres et aux conseils consultatifs régionaux concernés, puis être confirmées par la Commission. |
| (5) | Le 18 novembre 2013, le Royaume-Uni a notifié les mesures qu’il envisage de prendre dans les trois zones de conservation susmentionnées à la Belgique et à la France, qui sont les États membres concernés par ces mesures, ainsi qu’au Conseil consultatif régional pour la mer du Nord, au Conseil consultatif régional pour les eaux occidentales septentrionales et à la Commission européenne. |
| (6) | Les mesures proposées par le Royaume-Uni au titre de la directive 92/43/CEE prévoient une sectorisation des trois zones de conservation, ainsi que l’interdiction d’utiliser tout engin de pêche traînant de fond dans des secteurs spécifiques de chacune des trois zones de conservation désignées. Aux fins des mesures visées par la présente décision, le Royaume-Uni définit comme engin traînant de fond tout engin de pêche poussé ou tracté dans les eaux et qui touche les fonds marins. Entrent notamment dans cette catégorie les chaluts démersaux à panneaux et à perche, ainsi que les dragues remorquées et les dragues à aspiration. |
| (7) | Les mesures proposées par le Royaume-Uni visent à contribuer à la mise en œuvre de la directive 92/43/CEE; elles sont compatibles avec les objectifs énoncés à l’article 2 du règlement (CE) no 2371/2002, et en particulier avec l’approche de précaution à appliquer en adoptant des mesures destinées à protéger et à conserver les ressources aquatiques vivantes. |
A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:
Article premier
Les mesures proposées par le Royaume-Uni pour la protection des écosystèmes marins dans les zones de conservation de Haisborough Hammond & Winterton, de Start Point to Plymouth Sound & Eddystone et de Land's End & Cape Bank, telles qu'elles sont énoncées en annexe, sont confirmées.
Article 2
Le Royaume de Belgique, la République française et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord sont destinataires de la présente décision.
Fait à Bruxelles, le 11 décembre 2013.
Par la Commission
Maria DAMANAKI
Membre de la Commission
(1) JO L 358 du 31.12.2002, p. 59.
ANNEXE
EXPOSÉ DES MOTIFS RELATIF À LA NOTIFICATION DE TROIS ARRÊTÉS INTERDISANT LES ENGINS DE PÊCHE TRAÎNANTS DE FOND DANS CERTAINS SECTEURS SPÉCIFIQUES DES EAUX TERRITORIALES DU ROYAUME-UNI
Notification au titre de l’article 9 du règlement (CE) no 2371/2002 du Conseil du 20 décembre 2002 relatif à la conservation et à l’exploitation durables des ressources halieutiques dans le cadre de la politique commune de la pêche (JO L 358 du 31.12.2002, p. 59)
SOMMAIRE
| 1. | Introduction |
| 2. | Le cadre juridique de l’UE |
| 3. | Le cadre juridique anglais |
| 4. | La politique révisée de gestion de la pêche sur les sites marins européens (sites Natura 2000) |
| 5. | Mesures proposées |
| 6. | Mise en œuvre des mesures |
| 7. | Consultation des États membres et des conseils consultatifs régionaux concernés, ainsi que de la Commission. |
ANNEXES
| Annexe I: | arrêté relatif aux engins de pêche traînants de fond sur le site marin européen dénommé «Land’s End and Cape Band» (secteur spécifique) et représentation graphique correspondante |
| Annexe II: | arrêté relatif aux engins de pêche traînants de fond sur le site marin européen dénommé «Start Point to Plymouth Sound and Eddystone» (secteurs spécifiques) et représentation graphique correspondante |
| Annexe III: | arrêté relatif aux engins de pêche traînants de fond sur le site marin européen dénommé «Haisborough, Hammond and Winterton» (secteurs spécifiques) et représentations graphiques correspondantes |
| Annexe IV: | analyse d’impact (AI) afférente à l’arrêté relatif aux engins de pêche traînants de fond sur le site marin européen dénommé «Land’s End and Cape Band» (secteur spécifique) |
| Annexe V | analyse d’impact (AI) afférente à l’arrêté relatif aux engins de pêche traînants de fond sur le site marin européen dénommé «Start Point to Plymouth Sound and Eddystone» (secteurs spécifiques) |
| Annexe VI: | analyse d’impact (AI) afférente à l’arrêté relatif aux engins de pêche traînants de fond sur le site marin européen dénommé «Haisborough, Hammond and Winterton» (secteurs spécifiques) |
1. INTRODUCTION
Le gouvernement du Royaume-Uni entend prendre des mesures visant à interdire les activités de pêche de fond à l’aide d’engins traînants dans des secteurs spécifiques, en vue de protéger les formations récifales, désignées à l’annexe I, de certains sites marins britanniques classés Natura 2000. Pour pouvoir appliquer ces mesures à tous les navires, y compris les navires de pêche d’autres États membres de l’UE, le Royaume-Uni met en œuvre les procédures prévues à l’article 9 du règlement (CE) no 2371/2002 de l’UE. Les mesures que le Royaume-Uni a l’intention de prendre, ainsi que les États membres concernés, sont les suivants:
| — | un arrêté relatif aux engins de pêche traînants de fond sur le site marin européen dénommé «Land’s End and Cape Bank» (secteur spécifique) – les États membres concernés étant la France et la Belgique (annexe I); |
| — | un arrêté relatif aux engins de pêche traînants de fond sur le site marin européen dénommé «Start Point to Plymouth Sound and Eddystone» (secteurs spécifiques) – les États membres concernés étant la France et la Belgique (annexe II); |
| — | un arrêté relatif aux engins de pêche traînants de fond sur le site marin européen dénommé «Haisborough, Hammond and Winterton» (secteurs spécifiques), l’État membre concerné étant la Belgique (annexe III). |
2. LE CADRE JURIDIQUE DE L’UE
2.1. Article 9 du règlement (CE) no 2371/2002 (règlement de base de la politique commune de la pêche)
L’article 9 du règlement (CE) no 2371/2002 autorise les États membres à adopter des mesures non discriminatoires pour réduire au minimum les incidences de la pêche sur la conservation des écosystèmes marins dans la zone des 12 milles marins à partir de leurs lignes de base, pour autant qu’aucune mesure de conservation et de gestion n’ait été adoptée par l’Union spécifiquement pour cette zone.
Les mesures de l’État membre doivent être compatibles avec les objectifs visés à l’article 2 et au moins aussi rigoureuses que la réglementation de l’Union existante.
Si les mesures adoptées par un État membre sont susceptibles de concerner les navires d’un autre État membre, elles ne sont adoptées qu’après consultation de la Commission, de l’État membre et des conseils consultatifs régionaux concernés (CCR) sur le projet de mesures assorti d’un exposé des motifs.
L’objectif des mesures proposées par le RU est de réduire au minimum l’incidence de la pêche sur la conservation des écosystèmes marins, en protégeant les formations récifales désignées à l’annexe I de la directive 92/43/CEE du Conseil des dommages provoqués par les engins de pêche traînants de fond.
Par ailleurs, l’Union n’a adopté aucune mesure visant spécifiquement la conservation des écosystèmes marins pour ces sites marins Natura 2000.
2.2. Accès aux eaux territoriales du Royaume-Uni
Les droits d’accès des navires d’autres États membres aux eaux territoriales anglaises (entre six et douze milles marins des lignes de base de 1983) sont régis par l’annexe I du règlement (CE) no 2371/2002.
Les navires belges et français ont accès, pour la pêche des espèces démersales, à des zones englobant les sites d’importance communautaire (SIC) (1) de Land’s End and Cape Bank et de Start Point to Plymouth Sound and Eddystone. En outre, les navires belges ont également accès, pour la pêche des espèces démersales, à la zone comprenant le SIC de Haisborough, Hammond and Winterton.
3. LE CADRE JURIDIQUE ANGLAIS
3.1. Le « Marine and Coastal Access Act 2009 » (MaCCA) [loi de 2009 sur l’accès aux eaux marines et au littoral]
Les articles 129 à 133 du MaCCA donnent à la Marine Management Organisation (MMO) [organisme de gestion du domaine maritime] le pouvoir d’adopter, en Angleterre, des arrêtés dont le champ d’application s’étend jusqu’à 12 milles marins des lignes de base du Royaume-Uni et qui visent à promouvoir les objectifs de conservation définis pour les zones marines de conservation (ZMC) [une catégorie d’aire marine protégée].
3.2. Les «Conservation of Habitats and Species Regulations 2010 (Habitats Regulations)» [règlements de 2010 sur la conservation des espèces et des habitats]
L’article 38 des règlements sur les habitats étend les pouvoirs régulateurs de la MMO dans le cadre du MaCCA à l’adoption d’arrêtés visant à protéger les sites marins européens (classés Natura 2000) en Angleterre.
4. LA POLITIQUE RÉVISÉE DE GESTION DES PÊCHERIES COMMERCIALES SUR LES SITES MARINS EUROPÉENS (SITES NATURA 2000)
Le 14 août 2012, le ministère de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales (Department for Environment, Food and Rural Affairs – DEFRA –) a annoncé la mise en place d’une politique révisée de gestion des pêcheries commerciales sur les sites marins européens (2) (sites marins Natura 2000) se trouvant dans les eaux anglaises. Cette politique révisée a été élaborée et est mise en œuvre en étroite concertation avec le « Fisheries in European Marine Site Implementation Group » (groupe de gestion des pêcheries situées sur les sites marins européens), qui comprend des représentants du secteur de la pêche, des ONG de protection de l’environnement et des conseillers scientifiques spécialistes des pêcheries et des affaires maritimes.
Dans le cadre de la politique révisée, on a procédé à une analyse de risques générique des interactions entre l’ensemble des activités de pêche commerciale et l’ensemble des formations désignées situées sur les sites Natura 2000 des eaux anglaises. Les résultats de cette évaluation ont été compilés et intégrés à une matrice (3). Dans cette matrice, les différentes interactions entre activités et éléments environnementaux ont été classées selon un code de couleurs (rouge, orange, vert ou bleu). La couleur rouge correspond au plus haut risque de détérioration de la formation concernée. Pour veiller à éliminer le risque de détérioration des formations marines et, ce faisant, garantir le respect de l’article 6 de la directive 92/43/CEE du Conseil (directive «Habitats»), les autorités de réglementation britanniques sont tenues de prendre des mesures de gestion interdisant toute activité induisant ce type d’interaction, et ce pour la fin de 2013. Les résultats issus de la matrice ont fait l’objet d’un examen indépendant par le « Centre for Environment, Fisheries, and Aquaculture Science – CEFAS » (centre pour l’environnement, la pêche et les sciences aquacoles) (4).
Les mesures proposées qui font l’objet de la présente notification portent sur la gestion des interactions à haut risque (classées rouges). Pour ce qui est des interactions classées oranges, le risque n’est pas absolument certain, d’où la nécessité de procéder, site par site, à des évaluations visant à déterminer si la protection des formations concernées nécessite ou non la mise en place de mesures de gestion d’une activité. Ces évaluations seront menées entre 2014 et 2016 et les mesures de gestion qui pourraient se révéler nécessaires seront mises en place pour la fin de 2016. Les évaluations des interactions de niveau orange doivent tenir compte des effets combinés d’interactions qui, par elles-mêmes, sont très peu susceptibles de peser sur la réalisation des objectifs de conservation des formations concernées (et qui apparaissent vertes dans la matrice). Quant au niveau bleu, il identifie les cas où aucune interaction n’est possible et dans lesquels aucune évaluation complémentaire n’est donc nécessaire.
5. MESURES PROPOSÉES
Les mesures proposées consistent à interdire l’utilisation des engins de pêche traînants de fond dans des secteurs spécifiques (annexes I, II et III). On entend par engin de pêche traînant de fond tout engin de pêche poussé ou tracté en mer qui entre en contact avec les fonds marins. Entrent notamment dans cette catégorie les chaluts démersaux à panneaux et à perche, ainsi que les dragues remorquées et les dragues à aspiration.
Les interactions entre ces formations récifales et les engins de pêche traînants de fond ont été sélectionnées aux fins des mesures de protection car il a été démontré qu’elles présentaient un haut risque de détérioration des formations concernées. Les autres interactions qui se produisent sur ces sites marins Natura 2000 (par exemple entre les engins de pêche traînants de fond et les bancs de sable) feront l’objet d’une analyse d’impact site par site (voir plus haut), et des mesures de gestion appropriées seront prises pour la fin de 2016.
Pour chaque mesure proposée, une analyse d’impact a été préparée afin de détecter toute incidence économique qui pourrait en découler (annexes IV, V et VI).
6. MISE EN ŒUVRE DES MESURES
En matière d’exécution, la MMO suivra, pour les sites marins européens, une politique de gestion fondée sur le renseignement et l’analyse des risques.
Lorsque les renseignements disponibles laissent soupçonner un cas ou un risque de non-respect d’une mesure de gestion, une stratégie de mise en œuvre spécifique sera mise en place par la MMO afin de répondre aux besoins de la ZMP concernée et, s’il y a lieu, de déployer des ressources en conséquence. Il peut notamment s’agir de l’envoi de forces navales, d’une surveillance aérienne ou d’opérations conjointes avec d’autres services (tels que les IFCA, la UK Border Force, l’EA ou les autorités de réglementation d’autres États membres). La MMO assurera le cas échéant la coordination de toutes les opérations conjointes; la périodicité et l’intensité des mesures de mise en œuvre seront quant à elles fonction du risque et des renseignements disponibles. Par ailleurs, des mesures de surveillance pourront également être instaurées de manière à obliger les navires à communiquer leur position.
Des informations complémentaires sur les procédures de mise en œuvre fondées sur les risques qui sont appliquées par la MMO sont accessibles à l’adresse suivante: http://www.marinemanagement.org.uk/about/documents/risk-based-enforcement.pdf.
Les principes sur la base desquels la MMO régira les ZMP sont fixés par la loi de 2006 sur la réforme législative et réglementaire (Legislative and Regulatory Reform Act 2006) et le Regulators’ Compliance Code; ils visent à garantir que toute action menée par la MMO soit proportionnée, responsable, cohérente, transparente et ciblée. Des informations complémentaires figurent dans la stratégie de la MMO en matière d’application et de mise en œuvre, dont le détail est exposé à l’adresse: http://www.marinemanagement.org.uk/about/documents/compliance_enforcement.pdf.
7. CONSULTATION DES ÉTATS MEMBRES ET DES CONSEILS CONSULTATIFS RÉGIONAUX CONCERNÉS, AINSI QUE DE LA COMMISSION
Les États membres concernés par les mesures proposées sont la France et la Belgique. Les conseils consultatifs régionaux concernés sont le CCR de la mer du Nord (pour le SIC de Haisborough, Hammond and Winterton) et le CCR des eaux occidentales septentrionales (pour le SIC de Land’s End and Cape Bank et celui de Start Point to Plymouth Sound and Eddystone).
Des contacts ont été pris avec les autorités chargées de la pêche en France et en Belgique afin de discuter des propositions britanniques au cours de consultations informelles. Les autorités chargées de la pêche, les représentants concernés des secteurs halieutiques français et belge et les conseils consultatifs régionaux concernés ont tous été consultés dans le cadre de la consultation officielle sur ces mesures, qui s’est tenue du 10 septembre au 22 octobre 2013.
7.1 Dates des consultations
Des consultations préalables informelles sur les mesures proposées ont été organisées du 9 juin au 15 août 2013. La procédure publique de consultation sur ces mesures, qui constitue une obligation légale en Grande-Bretagne, s’est tenue du 10 septembre au 22 octobre 2013. La notification officielle au titre de l’article 9 du règlement (CE) no 2371/2002 interviendra au plus tard le 18 novembre 2013.
Le 7 juin 2013, la MMO) a écrit aux autorités chargées de la pêche en France (Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture et Agence des aires marine protégées), ainsi qu’en Belgique (Dienst Zeevisserij), pour les inviter à débattre des propositions britanniques avec les représentants des autorités compétentes en matière de pêche et ceux du secteur halieutique.
Une rencontre a été organisée le 12 juillet 2013 entre la MMO, le Dienst Zeevisserij, la Redescentrale (organisation belge des producteurs de poisson) et d’autres représentants du secteur halieutique belge.
Les autorités françaises ont pour leur part répondu à la MMO le 9 juillet 2013 pour proposer une rencontre en septembre. Une rencontre a donc été organisée le 27 septembre 2013 entre la MMO, la Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture, le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM, organisation nationale représentant le secteur halieutique français) et plusieurs représentants de pêcheries régionales du pays.
Le 10 septembre 2013, la MMO a écrit aux deux CCR concernés pour les inviter à faire part de leurs observations sur la consultation publique. Cette démarche a été suivie d’entretiens téléphoniques avec le secrétariat de chacun des CCR, dont il est ressorti que ces derniers ne présenteraient pas de réponse unitaire à la consultation publique, mais transmettraient le détail de la consultation à leurs membres pour leur permettre de réagir individuellement s’ils le souhaitaient.
7.2 Réponses à la consultation publique et réaction de la MMO
Aucune réponse à la consultation publique n’a été reçue des autorités belges et françaises ou des CCR concernés. Des réponses à la consultation publique concernant les navires d’autres États membres ont été reçues de la Redescentrale et du CNPMEM.
7.3 Échanges de correspondance entre le Royaume-Uni et la Commission européenne
Le DEFRA a écrit à la Commission européenne le 20 juin pour lui fournir un état actualisé des démarches relatives aux mesures proposées par la MMO. Ce courrier comprenait une carte des structures relevant de l’annexe 1 nécessitant une protection. Une rencontre a été organisée le 18 septembre 2013 entre le DEFRA, la MMO et la Commission européenne afin d’apporter des précisions complémentaires sur les propositions de la MMO.
ANNEXE I
MARINE MANAGEMENT ORGANISATION
MARINE AND COASTAL ACCESS ACT 2009 (2009 c.23)
ARRÊTÉ RELATIF AUX ENGINS DE PÊCHE TRAÎNANTS DE FOND SUR LE SITE MARIN EUROPÉEN DÉNOMMÉ «LAND’S END AND CAPE BANK» (SECTEUR SPÉCIFIQUE)
La Marine Management Organisation (5), en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par le règlement no 38 des « Conservation of Habitats and Species Regulations 2010 » (6) et de l’article 129 de la loi « Marine and Coastal Access Act 2009 » (7), ayant:
| — | dûment notifié le projet d’arrêté aux instances chargées de l’examiner conformément à l’article 130, paragraphe 3, de ladite loi, |
| — | fourni une copie du projet d’arrêté à toute personne en faisant la demande, conformément à l’article 130, paragraphe 4, de ladite loi, |
| — | publié l’avis annonçant la proposition d’adoption de l’arrêté, conformément à l’article 130, paragraphes 6 et 7, de ladite loi; |
| — | mené des consultations auprès de la Commission européenne, du gouvernement du Royaume de Belgique, du gouvernement de la République française, ainsi que du Conseil consultatif régional pour les eaux occidentales septentrionales, puis reçu de la Commission confirmation du projet d’arrêté, conformément à l’article 8, paragraphe 3, et à l’article 9, paragraphes 1 et 2, du règlement (CE) no 2371/2002 du Conseil du 20 décembre 2002 relatif à la conservation et à l’exploitation durable des ressources halieutiques dans le cadre de la politique commune de la pêche (8), |
adopte le présent arrêté.
Définition
| 1. | Aux fins du présent arrêté, le «secteur spécifique» désigne la zone dénommée «Cape Bank», telle que définie à l’annexe technique. |
Interdiction
| 2. | Il est interdit à quiconque d’utiliser tout engin de pêche traînant de fond dans le secteur spécifique désigné. |
Exemption à des fins scientifiques, de restockage ou de reproduction des espèces
| 3. | Le présent arrêté ne s’applique pas à toute personne dont l’action constituerait en principe une infraction à l’arrêté, dès lors que ladite action est menée sous le couvert d’une autorisation écrite, délivrée par la Marine Management Organisation, de mener cette action à des fins scientifiques, de restockage ou de reproduction des espèces. |
Référence
| 4. | Toute référence au présent arrêté peut être faite sous l’intitulé «Land’s End and Cape Bank European Marine Site (Specified Area) Bottom Towed Fishing Gear Byelaw» [arrêté relatif aux engins de pêche traînants de fond sur le site marin européen dénommé «Land’s End and Cape Band» (secteur spécifique)]. |
Fait sous le sceau de la Marine Management Organisation,
le [ ]e jour du mois de [ ] 2013
L.S.
Le sceau de la Marine Management Organisation a été apposé sur le présent arrêté en présence de:
[nom]
Directeur général de la Marine Management Organisation
Le secrétaire d’État chargé de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales, en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par l’article 130, paragraphe 8, du Marine and Coastal Access Act 2009, confirme l’arrêté «Land’s End and Cape Bank European Marine Site (Specified Area) Bottom Towed Fishing Gear Byelaw» adopté par la Marine Management Organisation le [ ] [ ] 2013 et décide que ledit arrêté entre en vigueur le [ ] [ ] 2013.
[nom]
[qualité]
Haut fonctionnaire agissant pour et au nom du secrétaire d’État chargé de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales
Date:
ANNEXE TECHNIQUE
Délimitation de la zone dénommée «Cape Bank»
Les coordonnées utilisées dans la présente annexe technique se fondent sur les données du système WGS 84, l’abréviation «WGS 84» désignant le système géodésique mondial, révisé en 1984.
On entend par «Cape Bank» la zone délimitée par une ligne reliant, dans cet ordre:
|
| un point A (situé à 50 degrés, 19,969 minutes Nord et 5 degrés, 43,216 minutes Ouest), |
|
| un point B (situé à 50 degrés, 16,913 minutes Nord et 5 degrés, 48,820 minutes Ouest), |
|
| un point C (situé à 50 degrés, 8,500 minutes Nord et 5 degrés, 47,338 minutes Ouest), |
|
| un point D (situé à 50 degrés, 4,747 minutes Nord et 5 degrés, 48,929 minutes Ouest), |
|
| un point E (situé à 50 degrés, 11,468 minutes Nord et 5 degrés, 57,977 minutes Ouest), |
|
| un point F (situé à 50 degrés, 19,129 minutes Nord et 5 degrés, 52,099 minutes Ouest), |
|
| un point G (situé à 50 degrés, 21,159 minutes Nord et 5 degrés, 44,468 minutes Ouest), |
et enfin le point G au point A.
Note explicative
(La présente note ne fait pas partie de l’arrêté.)
La Marine Management Organisation a adopté cet arrêté afin de veiller à ce que les activités de pêche soient gérées de manière à garantir le respect des exigences énoncées à l’article 6 de la directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages.
Il protège les communautés de promontoires récifaux marins en interdisant l’utilisation des engins de pêche traînants de fond dans des secteurs spécifiques de la zone dénommée «Land’s End and Cape Bank».
Lesdits secteurs spécifiques sont définis au paragraphe 1 et à l’annexe technique de l’arrêté.
Ils sont représentés, à des fins purement illustratives, sur les cartes ci-dessous.
2013/801/UE: Décision d’exécution de la Commission du 23 décembre 2013 instituant l’Agence exécutive pour l’innovation et les réseaux, et abrogeant la Décision 2007/60/CE modifiée par la décision 2008/593/CE
23/12/2013
2014/11/UE: Décision d’exécution de la Commission du 20 décembre 2013 rectifiant l’annexe II de la décision d’exécution 2012/707/UE établissant un format commun pour la transmission des informations conformément à la directive 2010/63/UE du Parlement européen et du Conseil relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques [notifiée sous le numéro C(2013) 9220] Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE
20/12/2013
2013/794/UE: Décision d’exécution de la Commission du 19 décembre 2013 relative à la reconnaissance de la Géorgie en ce qui concerne les systèmes de formation des gens de mer et de délivrance de leurs brevets conformément à la directive 2008/106/CE du Parlement européen et du Conseil [notifiée sous le numéro C(2013) 9224] Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE
19/12/2013
2013/795/UE: Décision d’exécution de la Commission du 19 décembre 2013 relative à la notification par le Royaume-Uni de mesures dont il envisage l’adoption conformément à l’article 9, paragraphes 2 et 3, de la directive 2009/45/CE du Parlement européen et du Conseil établissant des règles et normes de sécurité pour les navires à passagers [notifiée sous le numéro C(2013) 9225] Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE
19/12/2013