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AccueilDroit européen32015D0801
Décision32015D0801

Décision (UE) 2015/801 de la Commission du 20 mai 2015 relative au document de référence sur les meilleures pratiques de management environnemental, les indicateurs de performance environnementale propres aux secteurs et les repères d'excellence pour le secteur du commerce de détail au titre du règlement (CE) n° 1221/2009 du Parlement européen et du Conseil concernant la participation volontaire des organisations à un système communautaire de management environnemental et d'audit (EMAS) [notifiée sous le numéro C(2015) 3234] (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)

CELEX32015D0801
TypeDécision
Datemercredi 20 mai 2015

Résumé IA

Cette décision de la Commission européenne adopte un document de référence sectoriel pour le commerce de détail dans le cadre du système EMAS. Elle fournit aux organisations du secteur des meilleures pratiques de management environnemental, des indicateurs de performance spécifiques et des repères d'excellence pour les aider à améliorer leur performance environnementale. Pour un professionnel du droit français, ce texte sert de guide technique pour accompagner les entreprises de commerce de détail souhaitant adhérer volontairement à EMAS et démontrer leur conformité aux exigences du règlement (CE) n° 1221/2009.

Texte intégral

22.5.2015

FR

Journal officiel de l'Union européenne

L 127/25


DÉCISION (UE) 2015/801 DE LA COMMISSION

du 20 mai 2015

relative au document de référence sur les meilleures pratiques de management environnemental, les indicateurs de performance environnementale propres aux secteurs et les repères d'excellence pour le secteur du commerce de détail au titre du règlement (CE) no 1221/2009 du Parlement européen et du Conseil concernant la participation volontaire des organisations à un système communautaire de management environnemental et d'audit (EMAS)

[notifiée sous le numéro C(2015) 3234]

(Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)

La Commission européenne,

vu le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne,

vu le règlement (CE) no 1221/2009 du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2009 concernant la participation volontaire des organisations à un système communautaire de management environnemental et d'audit (EMAS), abrogeant le règlement (CE) no 761/2001 et les décisions de la Commission 2001/681/CE et 2006/193/CE (1), et notamment son article 46, paragraphe 1,

considérant ce qui suit:

(1)

Le règlement (CE) no 1221/2009 prévoit l'obligation pour la Commission d'élaborer des documents de référence sectoriels en consultation avec les États membres et d'autres parties prenantes. Ces documents de référence sectoriels doivent comprendre les meilleures pratiques de management environnemental, les indicateurs de performance environnementale propres aux secteurs et, le cas échéant, des repères d'excellence et des systèmes de classement permettant d'identifier les niveaux de performances environnementales.

(2)

La communication de la Commission intitulée «Établissement du plan de travail comportant la liste indicative des secteurs pour l'adoption des documents sectoriels ou transsectoriels de référence, conformément au règlement (CE) no 1221/2009 du 25 novembre 2009 concernant la participation volontaire des organisations à un système communautaire de management environnemental et d'audit (EMAS)» (2) établit un plan de travail et une liste indicative des secteurs prioritaires pour l'adoption des documents sectoriels ou transsectoriels de référence, y compris le secteur du commerce de gros et de détail.

(3)

Des documents de référence sectoriels, comprenant les meilleures pratiques de management environnemental, les indicateurs de performance environnementale et, le cas échéant, des repères d'excellence et des systèmes de classement permettant d'identifier les niveaux de performances environnementales, sont nécessaires pour aider les organisations à mieux se concentrer sur les principaux aspects environnementaux dans un secteur donné.

(4)

Les mesures prévues par la présente décision sont conformes à l'avis du comité institué par l'article 49 du règlement (CE) no 1221/2009,

A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:

Article premier

Le document de référence sectoriel relatif aux meilleures pratiques de management environnemental, aux indicateurs de performance environnementale propres aux secteurs et aux repères d'excellence pour le secteur du commerce de détail est présenté en annexe.

Article 2

Les organisations du secteur du commerce de détail enregistrées EMAS sont tenues de démontrer dans la déclaration environnementale de quelle manière les meilleures pratiques de management environnemental et les repères d'excellence décrits dans le document de référence sectoriel ont été utilisés pour recenser les mesures et les actions, et éventuellement pour définir les priorités en vue d'améliorer leur performance environnementale.

Article 3

Les organisations enregistrées EMAS ne sont pas tenues de respecter les repères d'excellence mentionnés dans le document de référence sectoriel, étant donné que l'évaluation de la faisabilité des repères, sur le plan des coûts et des avantages, incombe aux organisations elles-mêmes compte tenu du caractère volontaire de l'EMAS.

Article 4

Les États membres sont destinataires de la présente décision.

Fait à Bruxelles, le 20 mai 2015.

Par la Commission

Karmenu VELLA

Membre de la Commission


(1) JO L 342 du 22.12.2009, p. 1.

(2) JO C 358 du 8.12.2011, p. 2.


ANNEXE

1. INTRODUCTION

Le présent document est le premier document de référence sectoriel (DRS) au titre de l'article 46 du règlement (CE) no 1221/2009 concernant la participation volontaire des organisations à un système communautaire de management environnemental et d'audit (EMAS). Afin de faciliter la compréhension du présent DRS, cette introduction donne un aperçu de son contexte juridique et de son usage.

Le DRS s'appuie sur un rapport scientifique et stratégique détaillé (1) de l'Institut de prospective technologique (IPTS), l'un des sept instituts du Centre commun de recherche (JRC) de la Commission européenne.

Cadre juridique applicable

Le système communautaire de management environnemental et d'audit (EMAS) a été mis en place en 1993 par le règlement (CEE) no 1836/93 du Conseil (2) afin d'assurer la participation volontaire des organisations. L'EMAS a ensuite fait l'objet de deux révisions majeures:

—

le règlement (CE) no 761/2001 du Parlement européen et du Conseil (3),

—

le règlement (CE) no 1221/2009.

Un nouvel élément important a été introduit dans la dernière révision, qui est entrée en vigueur le 11 janvier 2010, à savoir l'élaboration de documents de référence sectoriels (DRS) qui rendent compte des meilleures pratiques de management environnemental propres aux secteurs, instaurée par l'article 46 du règlement (CE) no 1221/2009. Ces documents comprennent les meilleures pratiques de management environnemental (MPME), les indicateurs de performance environnementale propres aux secteurs et, le cas échéant, des repères d'excellence et des systèmes de classement permettant d'identifier les niveaux de performance.

Comment comprendre et utiliser le présent document

Le système de management environnemental et d'audit (EMAS) est un système auquel peuvent participer volontairement les organisations qui s'engagent en faveur d'une amélioration constante dans le domaine de l'environnement. Dans ce cadre, le présent document de référence sectoriel (DRS) contient des orientations sectorielles destinées au secteur du commerce de détail et met en évidence un certain nombre de possibilités d'amélioration et de meilleures pratiques. Le DRS vise à aider et à soutenir l'ensemble des organisations qui ont l'intention d'améliorer leur performance environnementale en leur donnant des idées et de l'inspiration, ainsi qu'en leur fournissant des recommandations pratiques et techniques.

Le DRS s'adresse avant tout aux organisations qui sont déjà enregistrées dans le système EMAS, mais aussi aux organisations qui envisagent de le faire et, enfin, à celles qui appliquent un autre système de management environnemental ou à celles qui ne disposent pas d'un système de management environnemental officiel et qui souhaitent en apprendre davantage sur les meilleures pratiques de management environnemental afin d'améliorer leur performance environnementale. L'objectif du présent document est par conséquent d'aider l'ensemble des organisations et des acteurs dans le secteur du commerce de détail à se concentrer sur les aspects environnementaux pertinents, à la fois directs et indirects, et à trouver des informations sur les meilleures pratiques, ainsi que des indicateurs de performance environnementale propres aux secteurs qui sont appropriés pour mesurer leur performance environnementale, et des repères d'excellence.

Conformément au règlement (CE) no 1221/2009, les organisations enregistrées EMAS sont tenues de rédiger une déclaration environnementale [article 4, paragraphe 1, point d)]. Lors de l'évaluation de la performance environnementale, le DRS concerné est pris en considération. La décision 2013/131/UE de la Commission (4) établissant le guide de l'utilisateur présentant les étapes nécessaires pour participer à l'EMAS (le «guide de l'utilisateur de l'EMAS») mentionne également le caractère légal des documents de référence sectoriels de l'EMAS. Le guide de l'utilisateur de l'EMAS et cette décision disposent que les organisations enregistrées EMAS sont tenues de préciser dans la déclaration environnementale de quelle manière le DRS, le cas échéant, a été pris en considération, c'est-à-dire de quelle manière elles ont utilisé le DRS pour recenser les mesures et les actions, et éventuellement pour fixer les priorités, en vue d'améliorer (davantage) la performance environnementale. Cette décision indique en outre qu'il n'est pas obligatoire de respecter les repères d'excellence recensés, étant donné que l'évaluation de la faisabilité des repères, sur le plan des coûts et des avantages, incombe aux organisations elles-mêmes compte tenu du caractère volontaire de l'EMAS.

Les informations contenues dans le présent document reposent sur les données directes fournies par les parties prenantes elles-mêmes, qui ont ensuite été soumises à une analyse réalisée par le Centre commun de recherche de la Commission européenne. Un groupe de travail technique, composé d'experts et de parties prenantes du secteur, a donné son avis d'expert en collaboration avec le Centre commun de recherche de la Commission européenne et a finalement adopté et approuvé les repères mentionnés. Cela signifie que les informations fournies relatives aux indicateurs appropriés de performance environnementale propres aux secteurs et aux repères d'excellence dans le présent document correspondent aux niveaux de performance environnementale que peuvent atteindre les organisations les plus performantes du secteur. En ce qui concerne la déclaration environnementale, l'article 4, paragraphe 1, point d), du règlement (CE) no 1221/2009 mentionne l'annexe IV dudit règlement, qui dispose que la déclaration environnementale doit également contenir des informations sur les indicateurs de base et sur les autres indicateurs de performance environnementale pertinents existants. Les «autres indicateurs de performance environnementale pertinents existants» (annexe IV, point C.3) concernent les aspects environnementaux plus spécifiques tels que mentionnés dans la déclaration environnementale et sont présentés avec les indicateurs de base. À cette fin, le DRS est également pris en considération (annexe IV, point C.3). Lorsque cela se justifie sur le plan technique, une organisation peut conclure qu'un ou plusieurs des indicateurs de base dans l'EMAS et un ou plusieurs des indicateurs propres aux secteurs présentés dans le DRS ne la concerne pas et elle peut se dispenser de les faire figurer. Par exemple, pour un détaillant du secteur non alimentaire, il n'est pas nécessaire de communiquer les données relatives aux indicateurs d'efficacité énergétique dans le domaine de la réfrigération commerciale des aliments, étant donné que cet aspect ne le concerne pas. Lors du choix des indicateurs pertinents, il convient de prendre en considération que certains indicateurs sont étroitement liés à la mise en œuvre de certaines meilleures pratiques. Par conséquent, leur applicabilité se limite aux organisations qui mettent en œuvre ces meilleures pratiques de management environnemental. Cependant, lorsqu'une meilleure pratique de management environnemental est adaptée à une organisation, même si elle n'est pas appliquée, il est recommandé que l'organisation fasse rapport sur l'indicateur correspondant, au moins, afin d'établir des données de référence comparables.

Les indicateurs présentés sont ceux qui sont considérés comme les plus fréquemment utilisés par les organisations exemplaires du secteur. Les organisations sont libres de déterminer quels sont les indicateurs de performance environnementale sélectionnés (ou les autres choix appropriés) les plus adaptés dans chaque cas.

Les vérificateurs environnementaux EMAS vérifient si, lors de la préparation de sa déclaration environnementale, l'organisation a pris en considération le DRS et de quelle manière [article 18, paragraphe 5, point d), du règlement (CE) no 1221/2009]. Cela veut dire que lorsqu'ils réalisent leurs activités, les vérificateurs environnementaux agréés ont besoin d'informations de la part de l'organisation sur la manière dont le DRS a été pris en considération. Ils ne vérifient pas la conformité avec les repères d'excellence décrits, mais bien les informations sur la manière dont l'organisation a utilisé le DRS pour recenser les mesures volontaires appropriées pouvant être appliquées pour améliorer sa performance environnementale.

L'enregistrement dans le système EMAS est un processus continu: à chaque fois qu'une organisation prévoit d'améliorer sa performance environnementale (et examine sa performance environnementale), elle consulte le DRS à propos de thèmes spécifiques afin de s'en inspirer pour déterminer les prochaines questions à aborder dans le cadre d'une approche par étapes.

Structure du document de référence sectoriel

Le présent document se compose de quatre chapitres. Le premier chapitre présente le cadre juridique de l'EMAS et décrit la manière d'utiliser ce document, tandis que le chapitre 2 définit le champ d'application du présent DRS. Le chapitre 3 décrit brièvement les différentes meilleures pratiques de management environnemental (MPME) et donne des informations sur leur applicabilité, essentiellement en ce qui concerne les installations nouvelles et existantes et/ou les commerces nouveaux et existants, ainsi que les PME. Pour chaque MPME, les indicateurs de performance environnementale adaptés et les repères d'excellence correspondants sont également indiqués. Pour chacune des différentes mesures et techniques décrites, plusieurs indicateurs de performance environnementale sont mentionnés pour tenir compte du fait que différents indicateurs sont utilisés dans la pratique.

Enfin, le chapitre 4 présente un tableau complet dans lequel figurent les indicateurs de performance environnementale les plus pertinents, ainsi que des explications correspondantes et les repères d'excellence connexes.

2. CHAMP D'APPLICATION

Le présent DRS porte sur le management environnemental des organisations du secteur du commerce de détail. Dans le cadre de la nomenclature statistique des activités économiques établie par le règlement (CE) no 1893/2006 du Parlement européen et du Conseil (5), ce secteur est défini par le code NACE 47 (NACE Rév. 2): «Commerce de détail, à l'exception des véhicules automobiles et des motocycles». Le commerce de services, comme les restaurants, les coiffeurs ou les agents de voyages, n'est pas concerné.

Le document couvre l'ensemble de la chaîne de valeur pour les produits vendus dans des commerces de détail, comme cela est décrit dans le système d'intrants/extrants suivant:

Image 1
Figure 2.1. Aperçu des intrants et des extrants du secteur du commerce de détail

Figure 2.1.

Aperçu des intrants et des extrants du secteur du commerce de détail

Labels environnementaux

Chaîne d’approvisionnement

Émissions atmosphé-riques

Eaux usées

Soins personnels, sports, …

NACE 20.4, 32

Ordinateurs, électronique, …

NACE 26, 27.5

Alimentation, boissons …

NACE 10, 11, 12

Bois, papier, …

NACE 16, 17, 31

Textiles, habillement, …

NACE 13, 14, 15

Vente en gros

Recyclage/réutili-sation (bouteilles, piles, ampoules, équipement électrique, etc.)

Consomma-teurs

Le secteur du commerce de DÉTAIL

NACE 47

transport, emballage, réfrigération, éclairage, recyclage, tri sélectif, gestion des déchets, conditions de travail, …

Distribution et logistique

Chaleur résiduelle

Déchets solides

Aspects indirects

Aspects directs

Adjuvants chimiques

Eau

Énergie

Aspects indirects

PRODUCTION

Produits

autres …

CONSOMMATION

Les principaux aspects environnementaux que doivent gérer les organisations appartenant au secteur du commerce de détail sont présentés dans le tableau 2.1.

Pour chaque catégorie, le tableau montre les aspects abordés dans le présent DRS. Ces aspects environnementaux sont considérés comme les plus pertinents pour les détaillants. Il convient toutefois d'évaluer au cas par cas les aspects environnementaux que doivent gérer les différents détaillants. Les aspects environnementaux comme les eaux usées, les déchets dangereux, la biodiversité ou les matériaux pour d'autres domaines que ceux qui sont mentionnés peuvent également s'avérer pertinents.

Tableau 2.1.

Principaux aspects environnementaux abordés dans le présent document

Catégorie

Caractère (6)

Aspects abordés dans le présent document

Performance énergétique

Direct

Bâtiment, chauffage, ventilation et climatisation (CVC), réfrigération, éclairage, appareils, énergie renouvelable, contrôle de la consommation d'énergie

Émissions atmosphériques

Direct

Réfrigérants

Chaîne d'approvisionnement

Indirect

Stratégies commerciales, hiérarchisation des produits, mécanismes d'amélioration, modification des choix (choice editing), critères environnementaux, information et diffusion, étiquetage environnemental (y compris produits sous marque propre (7)

Transport et logistique

Direct/indirect

Contrôle, marchés publics, processus décisionnel, modes de transport, réseau de distribution, planification, conception des emballages

Déchets

Direct

Déchets alimentaires, emballages, systèmes de reprise

Matériaux et ressources

Direct

Consommation de papier

Eau

Direct

Collecte et traitement des eaux de pluie

Influence sur les consommateurs

Indirect

Aspects environnementaux associés à la consommation, par exemple sacs en plastique

Les «meilleures pratiques de management environnemental (MPME)» présentées sont dès lors regroupées comme suit:

—

les MPME visant à améliorer la performance énergétique, y compris la gestion des réfrigérants,

—

les MPME visant à améliorer la viabilité environnementale des chaînes d'approvisionnement du commerce de détail,

—

les MPME visant à améliorer les opérations de transport et de logistique,

—

les MPME concernant les déchets,

—

les autres MPME (réduction de la consommation et utilisation de papier plus respectueux de l'environnement pour les publications commerciales, collecte et réutilisation des eaux de pluie, et mesures visant à influencer le comportement des consommateurs sur le plan environnemental).

Les MPME couvrent les aspects environnementaux les plus significatifs du secteur.

3. MEILLEURES PRATIQUES DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL, INDICATEURS DE PERFORMANCE ENVIRONNEMENTALE PROPRES AUX SECTEURS ET REPÈRES D'EXCELLENCE POUR LE SECTEUR DU COMMERCE DE DÉTAIL

3.1. Performance énergétique, y compris gestion des réfrigérants

3.1.1. Conception et rénovation de l'enveloppe des bâtiments pour une performance énergétique optimale

Cette MPME vise à améliorer l'enveloppe des bâtiments existants du détaillant en vue de réduire le plus possible les pertes d'énergie pour atteindre un niveau acceptable et réalisable, grâce à l'application de plusieurs techniques, comme celles présentées dans le tableau 3.1. Elle vise par ailleurs à optimiser la conception de l'enveloppe des bâtiments en vue de satisfaire à des normes exigeantes allant plus loin que la réglementation en vigueur, notamment pour les nouveaux bâtiments.

Tableau 3.1.

Éléments de l'enveloppe des bâtiments et techniques correspondantes

Élément de l'enveloppe

Technique

Mur/façade/toit/sol — plafond de cave

Changement des matériaux

Techniques visant à augmenter l'épaisseur de l'isolant

Fenêtres/vitrage

Pose d'un vitrage plus efficace

Pose de châssis et de cadres plus efficaces

Ombrage

Utilisation de dispositifs d'ombrage extérieurs et intérieurs

Étanchéité à l'air

Amélioration des portes

Portes à action rapide

Obturation

Sections tampon

Enveloppe générale

Orientation

Entretien

Applicabilité

Cette MPME est techniquement réalisable pour chaque unité de bâtiment ou bâtiment nouveau ou existant. Les locataires peuvent appliquer des mécanismes afin d'influencer les propriétaires et doivent être conscients de l'importance de l'enveloppe du bâtiment dans leur performance environnementale. La rénovation de l'enveloppe du bâtiment nécessite des investissements considérables. D'une manière générale, cette MPME produit des économies de coûts, mais les délais de récupération sont longs. Il est dès lors recommandé d'appliquer cette MPME en même temps que d'autres rénovations majeures du commerce (comme son agencement, l'éclairage, la sécurité, des rénovations structurelles, des extensions, etc.) afin de réduire son coût.

L'applicabilité de cette MPME aux petites entreprises (8) est généralement assez limitée compte tenu des investissements importants nécessaires et de l'absence d'incidence sur les caractéristiques du bâtiment.

Indicateurs de performance environnementale et repère d'excellence correspondant

Indicateurs de performance environnementale

Repère d'excellence

(i1)

Consommation d'énergie spécifique du commerce par m2 (surface de vente) et par an.

(i2)

Consommation d'énergie spécifique du commerce par m2 (surface de vente) et par an en matière d'énergie primaire.

(b1)

Consommation d'énergie spécifique par m2 de la surface de vente pour le chauffage, le refroidissement et la climatisation, inférieure ou égale à 0 kWh/m2/an lorsque la chaleur résiduelle des installations de réfrigération peut être récupérée. Dans le cas contraire, inférieure ou égale à 40 kWh/m2/an pour les nouveaux bâtiments et 55 kWh/m2/an pour les bâtiments existants (9).

3.1.2. Principes de conception pour les systèmes de chauffage, ventilation et climatisation existants et nouveaux

Cette MPME consiste à moderniser les systèmes CVC (chauffage, ventilation et climatisation) existants en vue de réduire la consommation d'énergie et d'améliorer la qualité de l'air intérieur. Elle vise à optimiser la conception des systèmes CVC dans les nouveaux bâtiments au moyen de systèmes innovants permettant de réduire la demande d'énergie primaire et d'augmenter l'efficacité.

L'application des meilleures pratiques en matière de conception devrait permettre une intégration optimale dans l'enveloppe du bâtiment, en évitant les systèmes disproportionnés et utilisant l'orientation du bâtiment pour réduire le plus possible la consommation globale d'énergie. Plus précisément, les aspects suivants peuvent être intéressants pour les nouveaux commerces: l'utilisation du vitrage, la chaleur résiduelle des installations de réfrigération, l'énergie renouvelable, les pompes à chaleur et d'autres systèmes innovants. Les systèmes de contrôle de la qualité de l'air intérieur et de gestion de l'énergie sont considérés comme des meilleures pratiques en matière de maintenance des systèmes CVC.

Applicabilité

Cette MPME est entièrement applicable aux nouveaux bâtiments. Dans les bâtiments existants, le système CVC peut être modernisé en vue de réduire la consommation d'énergie, même si les caractéristiques du bâtiment ont une incidence sur l'efficacité de la rénovation du système CVC. L'influence du climat est très importante dans le choix des techniques à mettre en œuvre. L'installation de nouveaux systèmes CVC dans un bâtiment existant (par exemple l'installation de centrales de cogénération et de systèmes de récupération de chaleur et l'application de modèles intégrés en matière de conception, comme les normes de maison passive) peut s'appliquer partiellement et donner des résultats économiques acceptables. L'agencement du commerce a une forte incidence sur l'efficacité du système CVC, en particulier les spécifications de conception relatives au processus de réfrigération, où une quantité énorme de chaleur résiduelle peut être récupérée.

Pour les petites entreprises, même si l'incidence sur la conception du système CVC peut être négligeable, il leur est conseillé de participer à la mise en œuvre de la MPME décrite et de la recommander.

Indicateurs de performance environnementale et repère d'excellence correspondant

Indicateurs de performance environnementale

Repère d'excellence

(i1)

Consommation d'énergie spécifique du commerce par m2 (surface de vente) et par an.

(i2)

Consommation d'énergie spécifique du commerce par m2 (surface de vente) et par an en matière d'énergie primaire.

(b1)

Consommation d'énergie spécifique par m2 de la surface de vente pour le chauffage, le refroidissement et la climatisation, inférieure ou égale à 0 kWh/m2/an lorsque la chaleur résiduelle des installations de réfrigération peut être récupérée. Dans le cas contraire, inférieure ou égale à 40 kWh/m2/an pour les nouveaux bâtiments et 55 kWh/m2/an pour les bâtiments existants.

3.1.3. Application de modèles intégrés de conception dans les bâtiments

Cette MPME consiste à utiliser des modèles intégrés de conception pour l'ensemble du bâtiment ou certaines parties de celui-ci, en vue de réduire la demande d'énergie du commerce. Les modèles intégrés réduisent au minimum la consommation d'énergie d'un bâtiment et les coûts associés, tout en garantissant de bonnes conditions de confort thermique pour les occupants. Le tableau 3.2 présente quelques exigences typiques.

Tableau 3.2.

Exemples d'exigences pour les modèles intégrés de conception

Exigences

Exemples de mesures pour les satisfaire

Les besoins énergétiques du bâtiment pour le chauffage et le refroidissement de l'espace doivent être inférieurs à 15 kWh/m2/an

La charge calorifique spécifique ne doit pas dépasser 10 W/m2

La fuite d'air ne peut excéder 0,6 fois le volume du bâtiment par heure

La consommation totale d'énergie primaire ne peut être supérieure à 120 kWh/m2/an

Amélioration de l'isolation. Valeurs U recommandées inférieures à 0,15 W/m2K

Conception dépourvue de ponts thermiques

Valeurs U des fenêtres inférieures à 0,85 W/m2K

Étanche à l'air. Ventilation mécanique avec récupération de la chaleur de l'air évacué

Installation de systèmes héliothermiques ou de pompes à chaleur (la demande d'énergie finale ne tient pas compte de la contribution de l'énergie solaire et ambiante utilisée sur place pour produire de la chaleur)

Applicabilité

Les modèles intégrés sont généralement appliqués lors de la conception de nouveaux bâtiments. Le modèle est partiellement adapté aux bâtiments existants, puisque plusieurs éléments peuvent être intégrés sans engendrer des coûts d'investissements élevés. Les conditions climatiques peuvent aussi influencer la décision d'appliquer ce modèle. Par exemple, la norme de maison passive est essentiellement le résultat de recherches menées par des spécialistes allemands et suédois, mais elle peut être appliquée dans des climats plus chauds. Les coûts d'investissements nécessaires pour un bâtiment conçu sur la base d'approches intégrées typiques ne dépassent pas 10 à 15 % de coûts supplémentaires par rapport à une construction conventionnelle. L'analyse des coûts du cycle de vie montre que la conception d'un bâtiment respectant la norme de maison passive représente le coût minimal du cycle de vie, étant donné que le système de chauffage nécessaire est relativement simple et que la puissance calorifique installée est limitée.

Pour les petites entreprises, l'utilisation de modèles intégrés de conception en vue de réduire au minimum la demande d'énergie des nouvelles constructions peut être considérée comme une démarche d'achat rentable, sans autre restriction qu'un investissement initial plus important.

Indicateurs de performance environnementale et repère d'excellence correspondant

Indicateurs de performance environnementale

Repère d'excellence

(i1)

Consommation d'énergie spécifique du commerce par m2 (surface de vente) et par an.

(i2)

Consommation d'énergie spécifique du commerce par m2 (surface de vente) et par an en matière d'énergie primaire.

(b1)

Consommation d'énergie spécifique par m2 de la surface de vente pour le chauffage, le refroidissement et la climatisation, inférieure ou égale à 0 kWh/m2/an lorsque la chaleur résiduelle des installations de réfrigération peut être récupérée. Dans le cas contraire, inférieure ou égale à 40 kWh/m2/an pour les nouveaux bâtiments et 55 kWh/m2/an pour les bâtiments existants.

3.1.4. Intégration de la réfrigération et du CVC

Cette MPME consiste à récupérer la chaleur résiduelle provenant du cycle de réfrigération et à développer au maximum son utilisation. Dans certaines circonstances, les détaillants du secteur alimentaire peuvent produire de la chaleur excédentaire, même après avoir utilisé la chaleur pour le chauffage des locaux, et l'acheminer vers d'autres parties du même bâtiment ou vers d'autres bâtiments.

Applicabilité

Les mesures doivent être prises en considération pour les nouveaux bâtiments ou les bâtiments existants des détaillants du secteur alimentaire, et l'utilisation de ces systèmes peut donner des résultats variables en fonction de différents facteurs:

— la taille et l'usage du bâtiment: les commerces des gros détaillants ne sont généralement pas les seuls commerces dans le bâtiment qu'ils occupent. Le «voisinage» (les petites boutiques dans un centre commercial, par exemple) constitue dès lors un consommateur potentiel de la chaleur excédentaire. En règle générale, un commerce d'alimentation présentant une charge de refroidissement classique et une enveloppe optimisée peut récupérer suffisamment d'énergie pour chauffer deux fois sa propre surface,

— la conception et la maintenance du CVC: tous les éléments du système CVC doivent être correctement conçus et entretenus. La récupération de la chaleur de l'air évacué, le contrôle sur demande de la ventilation au moyen de capteurs de CO2 et le contrôle de l'étanchéité à l'air et de la qualité de l'air intérieur sont des techniques vivement recommandées,

— la charge calorifique: les commerces plus petits proposent davantage de produits réfrigérés par mètre carré de surface commerciale et l'efficacité de la réfrigération y est plus faible. On observe en outre une tendance marquée à augmenter le nombre de produits réfrigérés disponibles. La taille du commerce n'influence pas l'applicabilité technique des approches intégrées, mais la rentabilité de l'ensemble du système est plus faible pour les petits commerces,

— les conditions climatiques: dans les climats froids, la charge de refroidissement est plus faible que dans les régions plus chaudes. Dans le même temps, la demande de chaleur des bâtiments situés dans le nord de l'Europe est élevée. L'intégration varie dès lors selon la qualité de l'enveloppe du bâtiment. Pour les climats les plus chauds, comme dans les pays méditerranéens d'Europe, la demande de refroidissement peut être très importante et l'étanchéité à l'air du bâtiment peut faire augmenter les gains internes. Un système de ventilation optimisé s'impose dès lors. Le refroidissement mécanique de nuit et une température intérieure variable (par exemple de 21 à 26 °C) sont également des techniques recommandées,

— la température ambiante: dans l'intégration du cycle de réfrigération, la température ambiante, qui dépend du système, ne peut pas excéder une certaine limite lorsque le taux de génération de chaleur résiduelle n'est pas suffisant pour maintenir une température agréable à l'intérieur des bâtiments. Une source de chaleur supplémentaire est parfois nécessaire, mais encore une fois, tout dépend de la qualité de l'enveloppe du bâtiment,

— la propriété du bâtiment: bon nombre de commerces sont intégrés dans un bâtiment résidentiel ou commercial qui appartient à un tiers. Il convient par conséquent de faire intervenir les propriétaires effectifs du bâtiment en vue d'améliorer l'intégration de la récupération de chaleur.

Cette MPME est applicable à tout système de réfrigération nouveau ou existant destiné à être installé dans des nouveaux commerces ou des commerces rénovés, étant donné qu'elle s'applique entièrement aux petites entreprises (compte tenu des conditions mentionnées plus haut). Il peut néanmoins arriver que les petites entreprises aient besoin d'externaliser l'assistance technique.

Indicateurs de performance environnementale et repère d'excellence correspondant

Indicateurs de performance environnementale

Repère d'excellence

(i1)

Consommation d'énergie spécifique du commerce par m2 (surface de vente) et par an.

(i3)

Chaleur récupérée à partir du système de réfrigération par m2 (surface de vente) et par an.

(b2)

Consommation d'énergie pour le chauffage du local, correspondant à 0 kWh/m2/an (absence de système de chauffage), lorsque la chaleur résiduelle des installations de réfrigération peut être récupérée.

3.1.5. Contrôle de la performance énergétique des commerces

Cette MPME consiste à contrôler la consommation énergétique des processus à l'intérieur d'un commerce (du moins des processus qui consomment le plus d'énergie, comme le chauffage, la réfrigération, l'éclairage, etc.), ainsi qu'au niveau du commerce et/ou de l'organisation. Elle consiste également à analyser de manière comparative la consommation énergétique (par processus) et à appliquer des mesures préventives et correctrices.

Applicabilité

Un système de contrôle peut s'appliquer à tout concept de vente. Il est nécessaire d'affecter des ressources supplémentaires en l'absence de structure de gestion commerciale appropriée. Cette pratique peut exiger des efforts supplémentaires de la part des commerces existants.

Les petites entreprises qui gèrent un seul ou quelques magasins auront sans doute besoin d'une structure de gestion commerciale efficace et de méthodes de partage des responsabilités pour mettre en place et maintenir un système de contrôle approprié. Des problèmes de coûts peuvent se poser pour l'application de cette MPME aux commerces existants.

Indicateurs de performance environnementale et repères d'excellence correspondants

Indicateurs de performance environnementale

Repères d'excellence

(i4)

Mise en place d'un système de contrôle (o/n)

(i5)

Pourcentage de commerces contrôlés

(i6)

Nombre de processus contrôlés

(b3)

100 % des commerces et des processus sont contrôlés et les chiffres relatifs à la consommation énergétique sont présentés chaque année (sur la base des résultats d'un audit énergétique annuel) (*1).

(b4)

Application de mécanismes d'analyse comparative.

3.1.6. Réfrigération efficace, y compris l'utilisation de réfrigérants

Cette MPME consiste à appliquer des mesures d'économie d'énergie dans le système de réfrigération d'un commerce d'alimentation, notamment en recouvrant les vitrines réfrigérées de couvercles en verre, lorsque le potentiel d'économie d'énergie est suffisamment bénéfique pour l'environnement.

Cette MPME vise à favoriser l'utilisation de réfrigérants naturels dans les commerces d'alimentation, étant donné que cette mesure réduirait considérablement l'incidence sur l'environnement, et à éviter les fuites en veillant à ce que les installations soient fermées hermétiquement et bien entretenues.

Applicabilité

Cette pratique s'applique aux détaillants du secteur alimentaire présentant une charge de refroidissement importante. Le fait de couvrir les vitrines peut offrir des délais de récupération courts (moins de trois ans) lorsque les économies prévues sont égales ou supérieures à 20 %. Cette méthode peut aussi avoir une influence sur le comportement thermique du commerce, ainsi que sur l'humidité de l'environnement intérieur. De plus, l'utilisation de réfrigérants naturels, outre leurs bienfaits pour l'environnement, peut, dans certaines circonstances, réduire la consommation d'énergie du détaillant du secteur alimentaire.

L'applicabilité aux petites entreprises peut se limiter aux organisations qui utilisent des systèmes de réfrigération commerciaux, qu'il s'agisse de systèmes autonomes ou commandés à distance.

Indicateurs de performance environnementale et repères d'excellence correspondants

Indicateurs de performance environnementale

Repères d'excellence

(i1)

Consommation d'énergie spécifique du commerce par m2 (surface de vente) et par an.

(i7)

Consommation d'énergie (linéaire) spécifique pour la réfrigération par mètre de vitrine et par an.

(i8)

Pourcentage de commerces utilisant des réfrigérants naturels.

(i9)

Contrôle des fuites (% de réfrigérant).

(b5)

Vitrines à basse température couvertes à 100 %.

(b6)

Espaces réfrigérés utilisés à 100 % (par exemple dans les libres-services) ou couverture à 100 % des réfrigérateurs à moyenne température lorsque cela peut entraîner des économies d'énergie de plus de 10 %.

(b7)

Consommation d'énergie (linéaire) spécifique pour la réfrigération de 3 000 kWh/m/an.

(b8)

Utilisation générale de réfrigérants naturels.

3.1.7. Éclairage efficace

Cette MPME sert à concevoir des stratégies d'éclairage intelligentes visant à améliorer l'efficacité et à réduire la consommation, à utiliser la lumière naturelle sans nuire au concept de vente et à utiliser des dispositifs de contrôles intelligents, une conception adéquate du système et les dispositifs d'éclairage les plus efficaces afin d'assurer des niveaux d'éclairage optimaux.

Applicabilité

Cette technique est applicable à tout concept de vente. L'éclairage à des fins promotionnelles est également concerné. Cependant, l'incidence d'une plus grande superficie vitrée, visant à permettre une plus grande utilisation de la lumière naturelle, sur le bilan thermique du commerce doit être prise en considération de manière appropriée. La définition d'une stratégie d'éclairage optimale et l'utilisation des dispositifs les plus efficaces peuvent produire des économies de plus de 50 % par rapport aux performances actuelles.

Le recours à des systèmes d'éclairage intelligents et des dispositifs efficaces est réalisable pour les petites entreprises.

Indicateurs de performance environnementale et repère d'excellence correspondant

Indicateurs de performance environnementale

Repère d'excellence

(i1)

Consommation d'énergie spécifique du commerce par m2 de surface de vente et par an.

(i10)

Puissance lumineuse installée par m2.

(b9)

Puissance lumineuse installée inférieure à 12 W/m2 pour les supermarchés et à 30 W/m2 pour les commerces spécialisés (10).

3.1.8. Mesures secondaires en faveur de l'amélioration de la performance énergétique

Cette MPME consiste à appliquer des mesures d'économie d'énergie dans les centres de distribution, à établir des bilans périodiques de la consommation énergétique dans le cadre du système de management environnemental, à former le personnel en matière d'économie d'énergie et à communiquer les efforts de l'organisation en matière d'économie d'énergie aux niveaux interne et externe.

Applicabilité

La mise en place d'un système complet de gestion de l'énergie, qui prenne en considération les appareils, les centres de distribution, les différentes consommations d'énergie ou les stratégies de communication et de formation, n'est limitée en aucune manière par la taille, le type ou la situation géographique du magasin de détail.

Pour les petites entreprises, l'acquisition d'appareils efficaces, la formation du personnel et la communication sont des mesures réalisables et abordables.

Indicateurs de performance environnementale et repère d'excellence correspondant

Indicateurs de performance environnementale

Repère d'excellence

(i1)

Consommation d'énergie spécifique du commerce par m2 (surface de vente) et par an.

(i10)

Puissance installée pour l'éclairage et/ou les dispositifs par m2.

(i11)

Système de gestion de l'énergie (11) en place en vue de favoriser une amélioration constante (o/n).

(b10)

100 % des centres de distribution qui desservent exclusivement le détaillant font l'objet d'un contrôle.

3.1.9. Utilisation de sources d'énergie de substitution

Une fois la demande d'énergie réduite au minimum, cette MPME vise à intégrer des sources d'énergie renouvelable dans les commerces. Le fait de répondre à la demande d'énergie au moyen d'énergies renouvelables présente des avantages considérables sur le plan de l'environnement. Il est cependant essentiel de réduire tout d'abord la demande d'énergie et d'augmenter l'efficacité, comme expliqué aux points 3.1.1 à 3.1.8, et d'ensuite intégrer les énergies renouvelables pour répondre à la demande d'énergie qui subsiste. L'utilisation de pompes à chaleur et de systèmes de production combinée de chaleur et d'électricité doit également être envisagée.

Applicabilité

Cette technique est en principe applicable à tout type de commerce. Les principales contraintes concernent la disponibilité des sources renouvelables, l'accessibilité des installations à terre ou sur le toit et la stabilité de la demande pour les systèmes de production combinée de chaleur et d'électricité.

Les approvisionnements écologiques peuvent être une bonne solution pour les microentreprises. Pour les petites entreprises, l'utilisation d'énergie renouvelable ou d'autres sources de substitution est réalisable.

Indicateurs de performance environnementale et repère d'excellence correspondant

Indicateurs de performance environnementale

Repère d'excellence

(i12)

Production spécifique d'énergie de substitution sur place ou à proximité par m2 de surface de vente par source d'énergie.

(i13)

Part d'énergie renouvelable produite sur place ou à proximité dans l'énergie consommée par le commerce (12).

(b11)

Avoir des bâtiments dont la consommation d'énergie est quasi nulle (magasins ou centres de distribution), dans lesquels les conditions locales permettent la production d'énergie renouvelable sur place ou à proximité.

3.2. Chaîne d'approvisionnement du commerce de détail

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