LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen32015R0995
Règlement32015R0995

Règlement (UE) 2015/995 de la Commission du 8 juin 2015 modifiant la décision 2012/757/UE concernant la spécification technique d’interopérabilité relative au sous-système «Exploitation et gestion du trafic» du système ferroviaire de l’Union européenne (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)

CELEX32015R0995
TypeRèglement
Datelundi 8 juin 2015

Résumé IA

Ce règlement met à jour la spécification technique d'interopérabilité (STI) relative au sous-système « Exploitation et gestion du trafic » (OPE) du système ferroviaire de l'UE, en modifiant la décision 2012/757/UE. Il introduit des clarifications et des adaptations techniques pour améliorer la sécurité et l'efficacité de l'exploitation ferroviaire transfrontalière, notamment en ce qui concerne les règles de circulation, la formation du personnel et la gestion des situations dégradées. Pour un professionnel du droit français, ce texte est essentiel pour assurer la conformité des opérateurs ferroviaires aux normes européennes harmonisées.

Texte intégral

30.6.2015

FR

Journal officiel de l'Union européenne

L 165/1


RÈGLEMENT (UE) 2015/995 DE LA COMMISSION

du 8 juin 2015

modifiant la décision 2012/757/UE concernant la spécification technique d’interopérabilité relative au sous-système «Exploitation et gestion du trafic» du système ferroviaire de l’Union européenne

(Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)

LA COMMISSION EUROPÉENNE,

vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,

vu la directive 2008/57/CE du Parlement européen et du Conseil du 17 juin 2008 relative à l’interopérabilité du système ferroviaire au sein de la Communauté (1), et notamment son article 6, paragraphe 1,

considérant ce qui suit:

(1)

Conformément à l'article 12 du règlement (CE) no 881/2004 du Parlement européen et du Conseil (2), l'Agence ferroviaire européenne (ci-après l'«Agence») veille à ce que les spécifications techniques d'interopérabilité (ci-après les «STI») soient adaptées au progrès technique et aux évolutions du marché et des exigences sociales et propose à la Commission les projets d'adaptation des STI qu'elle estime nécessaires.

(2)

Par la décision C(2010) 2576 du 29 avril 2010, la Commission a donné mandat à l’Agence pour développer et réviser les STI en vue d’étendre leur champ d’application à l’ensemble du système ferroviaire de l’Union. Aux termes de ce mandat, l’Agence a été invitée à étendre à l’ensemble du système ferroviaire de l’Union le champ d’application de la STI relative au sous-système «Exploitation et gestion du trafic».

(3)

À la suite du rapport de la Commission sur le profil et les tâches des autres personnels de bord des trains (3), la Commission a demandé à l’Agence de recenser les tâches de sécurité essentielles communes aux autres personnels de bord sans lien avec la conception des véhicules/le matériel roulant et de définir le champ d’application de l’appendice J de l'annexe I de la décision no 2012/757/UE de la Commission (4) (STI OPE).

(4)

L’Agence a émis deux recommandations, le 18 décembre 2013 et le 18 juillet 2014, portant sur les modifications de la STI relative au sous-système «Exploitation et gestion du trafic» (ERA-REC-100-2013/REC et ERA-REC-101-2014/REC).

(5)

Il convient donc de modifier la décision 2012/757/UE en conséquence.

(6)

La STI relative au sous-système «Exploitation et gestion du trafic» établie par le présent règlement ne traite pas toutes les exigences essentielles. Conformément à l’article 5, paragraphe 6, de la directive 2008/57/CE, les aspects techniques qui ne sont pas couverts devraient être recensés en tant que «points ouverts» relevant de règles nationales applicables dans chaque État membre.

(7)

La mise en œuvre de la STI qui figure en annexe et la conformité à ses points applicables devraient être déterminées selon un plan de mise en œuvre que chaque État membre est tenu de mettre à jour pour les lignes dont il est responsable.

(8)

À l’heure actuelle, le trafic ferroviaire est régi par des accords nationaux, bilatéraux, plurinationaux ou internationaux. Il importe que ces accords n’entravent pas les progrès actuels et futurs vers l’interopérabilité. Les États membres devraient donc notifier les accords de ce type à la Commission.

(9)

La directive 2008/57/CE définit le sous-système «Exploitation et gestion du trafic» comme étant de nature fonctionnelle. Par conséquent, la conformité avec la STI relative à l'exploitation et à la gestion du trafic n'est pas évaluée lors de l'autorisation de la mise en service d'un véhicule mais devrait être évaluée lors de l'évaluation des systèmes de gestion de la sécurité des entreprises ferroviaires et des gestionnaires de l'infrastructure.

(10)

Les mesures prévues par le présent règlement sont conformes à l’avis du comité institué par l’article 29, paragraphe 1, de la directive 2008/57/CE,

A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:

Article premier

La décision 2012/757/UE est modifiée comme suit:

1)

Les articles 1er, 2 et 3 sont remplacés par le texte suivant:

«Article premier

Objet

La spécification technique d’interopérabilité (STI) relative au sous-système “Exploitation et gestion du trafic” du système ferroviaire de l'ensemble de l’Union européenne, telle qu’elle figure à l’annexe I, est adoptée.

Article 2

Domaine d'application

1. La STI définie à l'annexe I s’applique au sous-système “Exploitation et gestion du trafic” du système ferroviaire de l’Union européenne, tel que défini à l'annexe II, point 2.5, de la directive 2008/57/CE.

2. La STI s’applique aux réseaux suivants:

a)

le réseau ferroviaire transeuropéen (RTE) conventionnel tel que défini à l’annexe I, point 1.1, de la directive 2008/57/CE;

b)

le réseau ferroviaire transeuropéen (RTE) à grande vitesse tel qu’il est décrit à l’annexe I, point 2.1, de la directive 2008/57/CE; et

c)

d’autres parties du réseau ferroviaire de l’Union;

à l'exclusion des cas visés à l’article 1er, paragraphe 3, de la directive 2008/57/CE.

Article 3

Points ouverts

1. En ce qui concerne les aspects classés comme “points ouverts” énumérés à l’appendice I de l'annexe I, les conditions à respecter pour la vérification de l’interopérabilité en application de l’article 17, paragraphe 3, de la directive 2008/57/CE sont celles définies par les règles nationales applicables dans l’État membre où le service est exploité.

2. À compter du 1er janvier 2016 au plus tard, chaque État membre communique sa réglementation nationale applicable aux autres États membres et à la Commission.

Article 3 bis

Cas spécifiques

1. En ce qui concerne les cas spécifiques visés à l'annexe I, point 7.3, les conditions à respecter pour la vérification de l’interopérabilité en application de l’article 17, paragraphe 3, de la directive 2008/57/CE sont celles définies par les règles nationales applicables dans l’État membre où le service est exploité.

2. À compter du 1er janvier 2016 au plus tard, chaque État membre communique sa réglementation nationale applicable aux autres États membres et à la Commission.

Article 3 ter

Notification des accords bilatéraux

Les États membres notifient à la Commission les types d'accord suivants au plus tard le 1er janvier 2016, sous réserve qu'ils ne l'aient pas déjà fait en vertu des décisions de la Commission 2006/920/CE (*1),2008/231/CE, 2011/314/UE ou de la présente décision:

a)

les accords nationaux entre les États membres et des entreprises ferroviaires ou des gestionnaires de l'infrastructure, conclus à titre permanent ou temporaire et requis par le caractère très particulier ou local du service de transport visé;

b)

les accords bilatéraux ou multilatéraux entre entreprises ferroviaires, gestionnaires de l’infrastructure ou autorités de sécurité assurant des niveaux importants d’interopérabilité locale ou régionale; et

c)

les accords internationaux entre un ou plusieurs États membres et au moins un pays tiers, ou entre des entreprises ferroviaires ou gestionnaires de l'infrastructure des États membres et au moins une entreprise ferroviaire ou un gestionnaire de l'infrastructure d'un pays tiers, qui assurent des niveaux importants d'interopérabilité locale ou régionale.

Article 3 quater

Notification des règles relatives au type de signal indiquant la queue du train

Les États membres notifient à la Commission les règles qui définissent le type de signal indiquant la queue du train, comme décrit à l'annexe I, points 4.2.2.1.3.2 et 4.2.2.1.3.3, au plus tard le 1er janvier 2016, sous réserve qu'ils ne l'aient pas déjà fait en vertu des décisions 2006/920/CE, 2008/231/CE, 2011/314/UE ou de la présente décision.

Article 3 quinquies

Mise en œuvre

1. Les étapes à suivre pour la mise en œuvre d’un sous-système “Exploitation et gestion du trafic” interopérable sont définies à l'annexe I, point 7.

2. Les États membres élaborent un plan national de mise en œuvre dans lequel ils décrivent les mesures qu’ils comptent prendre pour se conformer à la présente décision, conformément à l'annexe I, point 7.

Les États membres notifient leurs plans nationaux de mise en œuvre à la Commission au plus tard le 1er juillet 2017. Les États membres notifient également toute mise à jour de ces plans nationaux de mise en œuvre.

3. La Commission publie les plans nationaux de mise en œuvre, ainsi que les révisions ultérieures notifiées, sur son site internet et en informe les États membres par l’intermédiaire du comité visé dans la directive 2008/57/CE.

4. Les États membres qui ont déjà communiqué leur plan de mise en œuvre actualisé ne sont pas tenus de le renvoyer.

(*1) Décision 2006/920/CE de la Commission du 11 août 2006 relative à la spécification technique d’interopérabilité concernant le sous-système “Exploitation et gestion du trafic” du système ferroviaire transeuropéen conventionnel (JO L 359 du 18.12.2006, p. 1).» "

2)

L'annexe I est remplacée par le texte figurant à l'annexe du présent règlement.

Article 2

Entrée en vigueur

Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l'Union européenne.

Il s’applique à compter du 1er juillet 2015.

Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.

Fait à Bruxelles, le 8 juin 2015.

Par la Commission

Le président

Jean-Claude JUNCKER


(1) JO L 191 du 18.7.2008, p. 1

(2) Règlement (CE) no 881/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 instituant une Agence ferroviaire européenne (JO L 164 du 30.4.2004, p. 1).

(3) Rapport de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions sur le profil et les tâches des autres personnels de bord des trains [COM(2013) 33 final du 30 janvier 2013].

(4) Décision 2012/757/UE de la Commission du 14 novembre 2012 concernant la spécification technique d’interopérabilité relative au sous-système «Exploitation et gestion du trafic» du système ferroviaire de l’Union européenne et modifiant la décision 2007/756/CE (JO L 345 du 15.12.2012, p. 1).


ANNEXE

«ANNEXE I

TABLE DES MATIÈRES

1.

Introduction 10

1.1.

Champ d’application technique 10

1.2.

Champ d’application géographique 10

1.3.

Contenu de la présente STI 10

2.

Définition du sous-système et domaine d'application 11

2.1.

Sous-système 11

2.2.

Domaine d'application 11

2.2.1.

Personnel et trains 11

2.2.2.

Principes 11

2.2.3.

Applicabilité aux véhicules et infrastructures existants 12

3.

Exigences essentielles 12

3.1.

Respect des exigences essentielles 12

3.2.

Exigences essentielles — Présentation 12

4.

Caractéristiques du sous-système 16

4.1.

Introduction 16

4.2.

Spécifications fonctionnelles et techniques du sous-système 16

4.2.1.

Spécifications relatives au personnel 16

4.2.1.1.

Exigences de portée générale 16

4.2.1.2.

Documentation pour les conducteurs 16

4.2.1.2.1.

Livret de procédures pour le conducteur 17

4.2.1.2.2.

Description de la ligne et des équipements au sol pertinents associés aux lignes parcourues 18

4.2.1.2.2.1.

Préparation du livret de ligne 18

4.2.1.2.2.2.

Modification des informations contenues dans le livret de ligne 19

4.2.1.2.2.3.

Information du conducteur en temps réel 19

4.2.1.2.3.

Horaires 19

4.2.1.2.4.

Matériel roulant 20

4.2.1.3.

Documentation destinée au personnel de l'entreprise ferroviaire autre que les conducteurs 20

4.2.1.4.

Documentation destinée au personnel du gestionnaire de l'infrastructure chargé des autorisations de mouvement des trains 20

4.2.1.5.

Communications de sécurité entre le personnel de bord, les autres membres du personnel de l'entreprise ferroviaire et le personnel chargé des autorisations de mouvement 20

4.2.2.

Spécifications relatives aux trains 20

4.2.2.1.

Visibilité du train 20

4.2.2.1.1.

Exigence de portée générale 20

4.2.2.1.2.

Tête du train 20

4.2.2.1.3.

Queue du train 21

4.2.2.2.

Audibilité du train 22

4.2.2.2.1.

Exigence de portée générale 22

4.2.2.2.2.

Contrôle 22

4.2.2.3.

Identification du véhicule 22

4.2.2.4.

Sécurité des voyageurs et du chargement 23

4.2.2.4.1.

Sécurité du chargement 23

4.2.2.4.2.

Sécurité des voyageurs 23

4.2.2.5.

Composition du train 23

4.2.2.6.

Freinage du train 24

4.2.2.6.1.

Exigences minimales applicables au système de freinage 24

4.2.2.6.2.

Performances de freinage et vitesse maximale autorisée 24

4.2.2.7.

Vérification de l'état du train avant sa mise en circulation 25

4.2.2.7.1.

Exigence de portée générale 25

4.2.2.7.2.

Données requises 25

4.2.2.8.

Exigences concernant la visibilité de la signalisation et des repères au sol 25

4.2.2.9.

Vigilance du conducteur 26

4.2.3.

Spécifications relatives à l'exploitation des trains 26

4.2.3.1.

Planification des trains 26

4.2.3.2.

Identification des trains 26

4.2.3.2.1.

Format du numéro de circulation du train 26

4.2.3.3.

Départ du train 26

4.2.3.3.1.

Contrôles et essais avant le départ 26

4.2.3.3.2.

Communication au gestionnaire de l'infrastructure des conditions de circulation du train 26

4.2.3.4.

Gestion du trafic 26

4.2.3.4.1.

Exigences de portée générale 26

4.2.3.4.2.

Suivi des trains 27

4.2.3.4.2.1.

Données requises pour le suivi des trains 27

4.2.3.4.2.2.

Heure de transfert prévue 27

4.2.3.4.3.

Marchandises dangereuses 27

4.2.3.4.4.

Qualité opérationnelle 28

4.2.3.5.

Enregistrement des données 28

4.2.3.5.1.

Enregistrement de données de surveillance hors du train 29

4.2.3.5.2.

Enregistrement de données de surveillance à bord du train 29

4.2.3.6.

Exploitation en situation dégradée 29

4.2.3.6.1.

Notification aux autres utilisateurs 29

4.2.3.6.2.

Notification aux conducteurs de trains 29

4.2.3.6.3.

Dispositions d'urgence 29

4.2.3.7.

Gestion d'une situation d'urgence 30

4.2.3.8.

Aide au personnel du train en cas d'incident ou de mauvais fonctionnement grave du matériel roulant 31

4.3.

Spécifications fonctionnelles et techniques des interfaces 31

4.3.1.

Interfaces avec la STI “infrastructure” 31

4.3.2.

Interfaces avec la STI “contrôle-commande et signalisation” 31

4.3.3.

Interfaces avec les STI “matériel roulant” 32

4.3.3.1.

Interfaces avec la STI relative aux locomotives et au matériel roulant pour le transport de voyageurs 32

4.3.3.2.

Interfaces avec la STI “wagons pour le fret” 32

4.3.4.

Interfaces avec la STI “énergie” 33

4.3.5.

Interfaces avec la STI “sécurité dans les tunnels ferroviaires” 33

4.4.

Règles d'exploitation 33

4.5.

Règles de maintenance 33

4.6.

Compétences professionnelles 33

4.6.1.

Compétences professionnelles 33

4.6.2.

Compétences linguistiques 34

4.6.2.1.

Principes 34

4.6.2.2.

Niveau de connaissances 34

4.6.3.

Évaluation initiale et continue du personnel 34

4.6.3.1.

Éléments fondamentaux 34

4.6.3.2.

Analyse des besoins en formation 34

4.6.4.

Personnel auxiliaire 35

4.7.

Conditions de santé et de sécurité 35

4.7.1.

Introduction 35

4.7.2.

Examens médicaux et évaluations psychologiques 35

4.7.2.1.

Avant affectation 35

4.7.2.1.1.

Contenu minimal de l'examen médical 35

4.7.2.1.2.

Évaluation psychologique 36

4.7.2.2.

Après affectation 36

4.7.2.2.1.

Fréquence de l'examen médical périodique 36

4.7.2.2.2.

Contenu minimal de l'examen médical périodique 37

4.7.2.2.3.

Examens médicaux et/ou évaluations psychologiques supplémentaires 37

4.7.3.

Exigences médicales 37

4.7.3.1.

Exigences de portée générale 37

4.7.3.2.

Critères en termes de vision 37

4.7.3.3.

Critères en termes d'audition 38

4.8.

Registres de l'infrastructure et des véhicules 38

4.8.1.

Infrastructure 38

4.8.2.

Matériel roulant 38

5.

Constituants d'interopérabilité 39

5.1.

Définition 39

5.2.

Liste des constituants 39

6.

Évaluation de la conformité et/ou de l'aptitude à l'emploi des constituants et vérification du sous-système 39

6.1.

Constituants d'interopérabilité 39

6.2.

Sous-système “Exploitation et gestion du trafic” 39

6.2.1.

Principes 39

7.

Mise en œuvre 39

7.1.

Principes 39

7.2.

Lignes directrices de mise en œuvre 40

7.3.

Cas spécifiques 40

7.3.1.

Introduction 40

7.3.2.

Liste des cas spécifiques 41

7.3.2.1.

Cas spécifique temporaire (T1) en Estonie, en Lettonie et en Lituanie 41

7.3.2.2.

Cas spécifique temporaire (T2) en Irlande et au Royaume-Uni 41

7.3.2.3.

Cas spécifique temporaire (T3) en Finlande 41

7.3.2.4.

Cas spécifique permanent (P1) en Finlande 41

Appendice A —

Règles d'exploitation ERTMS/ETCS 42

Appendice B —

Principes et règles opérationnelles communs 43

Appendice C —

Méthodologie de communication de sécurité 47

Appendice D —

Éléments que le gestionnaire de l’infrastructure doit fournir à l’entreprise ferroviaire pour le livret de ligne et aux fins de vérification de la compatibilité des trains avec la ligne sur laquelle l'exploitation est prévue 52

Appendice E —

Niveau de langue et de communication 56

Appendice F —

Exigences minimales de qualification professionnelle pour les tâches associées à l’accompagnement des trains 57

Appendice G —

Exigences minimales de qualification professionnelle pour la tâche de préparation des trains 60

Appendice H —

Numéro d'immatriculation européen de véhicule et marquage alphabétique correspondant sur la caisse 62

Appendice I —

Liste des points ouverts 65

Appendice J —

Glossaire 66

1. INTRODUCTION

1.1. Champ d’application technique

La présente spécification technique d'interopérabilité (ci-après la “STI”) concerne le sous-système “Exploitation et gestion du trafic” figurant dans la liste des sous-systèmes de l'annexe II, point 1, de la directive 2008/57/CE. D'autres informations relatives à ce sous-système sont fournies au point 2.

Le cas échéant, la STI fait la distinction entre les exigences concernant le système ferroviaire conventionnel et le système ferroviaire à grande vitesse tel que défini à l'annexe I, point 2.1, de la directive 2008/57/CE.

1.2. Champ d’application géographique

Le champ d’application géographique de la présente STI est l’ensemble du réseau ferroviaire, composé des éléments suivants:

—

le réseau du système ferroviaire transeuropéen (RTE) conventionnel tel qu’il est décrit à l’annexe I, point 1.1, “Réseau”, de la directive 2008/57/CE,

—

le réseau du système ferroviaire transeuropéen (RTE) à grande vitesse tel qu’il est décrit à l’annexe I, point 2.1, “Réseau”, de la directive 2008/57/CE,

—

les autres éléments composant l’ensemble du réseau ferroviaire à la suite de l’extension du champ d’application décrite à l’annexe I, point 4, de la directive 2008/57/CE,

à l’exclusion des cas visés à l’article 1er, paragraphe 3, de la directive 2008/57/CE.

1.3. Contenu de la présente STI

Conformément à l'article 5, paragraphe 3, de la directive 2008/57/CE, la présente STI:

a)

indique le domaine d’application prévu du sous-système “Exploitation et gestion du trafic” — point 2;

b)

précise les exigences essentielles pour le sous-système concerné et ses interfaces vis-à-vis des autres sous-systèmes — point 3;

c)

établit les spécifications fonctionnelles et techniques à satisfaire par le sous-système cible et ses interfaces vis-à-vis des autres sous-systèmes. Si nécessaire, ces spécifications peuvent différer selon l'usage du sous-système, par exemple selon les catégories de lignes, de nœuds et/ou de matériel roulant prévues à l'annexe I de la directive 2008/57/CE — point 4;

d)

détermine les constituants d'interopérabilité et les interfaces qui font l'objet de spécifications européennes, dont les normes européennes, qui sont nécessaires pour réaliser l'interopérabilité au sein du système ferroviaire européen — point 5;

e)

indique, dans chaque cas envisagé, les procédures qui doivent être utilisées pour évaluer la conformité ou l'aptitude à l'emploi des constituants d'interopérabilité — point 6;

f)

indique la stratégie de mise en œuvre de la STI. Il faut notamment préciser les étapes à finaliser et les éléments qui peuvent être appliqués pour passer progressivement de la situation existante à la situation finale, dans laquelle le respect de la STI doit être la règle — point 7;

g)

indique, pour le personnel concerné, les conditions de qualification professionnelle et de santé et de sécurité au travail requises pour l’exploitation et l’entretien du sous-système concerné ainsi que pour la mise en œuvre de la STI — point 4.

En outre, conformément à l'article 5, paragraphe 5, de la directive 2008/57/CE, des cas spécifiques peuvent être prévus pour chaque STI; ceux-ci sont indiqués au point 7.

Au point 4, la présente STI énonce également les règles d'exploitation et de maintenance spécifiques au champ d'application indiqué aux points 1.1 et 1.2 de la présente annexe.

2. DÉFINITION DU SOUS-SYSTÈME ET DOMAINE D'APPLICATION

2.1. Sous-système

Le sous-système “Exploitation et gestion du trafic” est décrit à l'annexe II, point 2.5, de la directive 2008/57/CE comme suit:

“Les procédures et les équipements associés permettant d'assurer une exploitation cohérente des différents sous-systèmes structurels, tant lors du fonctionnement normal que lors des fonctionnements dégradés, y compris notamment la composition et la conduite des trains, la planification et la gestion du trafic.

Les qualifications professionnelles exigibles pour la réalisation de services transfrontaliers.”

2.2. Domaine d'application

La présente STI s'applique au sous-système “exploitation et gestion du trafic” des gestionnaires de l'infrastructure (ci-après “GI”) et des entreprises ferroviaires (ci-après “EF”) concernés par l'exploitation de trains sur les lignes du système ferroviaire européen tel que défini au point 1.2.

2.2.1. Personnel et trains

Les points 4.6 et 4.7 s’appliquent au personnel qui exécute les tâches critiques de sécurité liées à l’accompagnement d’un train.

Le point 4.6.2 s'applique aux conducteurs de train comme prévu à l'annexe VI, point 8, de la directive 2007/59/CE.

Pour le personnel qui exécute les tâches critiques de sécurité liées au départ et à l’autorisation de mouvement des trains, une reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles ainsi que des conditions de santé et de sécurité s'appliquera entre les États membres.

Le point 4.6 s’applique au personnel qui exécute les tâches critiques de sécurité liées à la dernière préparation d’un train avant le passage d'une ou de plusieurs frontières et qui travaille au-delà de tout lieu désigné comme “frontière” dans le document de référence du réseau d’un gestionnaire de l’infrastructure et mentionné dans son agrément de sécurité, alors que la reconnaissance mutuelle entre les États membres s’applique en ce qui concerne le point 4.7. Un train ne sera pas considéré comme assurant un service transfrontalier si tous les véhicules de ce train ne traversent la frontière de l’État que jusqu’à un ou des lieux “frontière”.

2.2.2. Principes

La présente STI couvre les éléments (développés au point 4) du sous-système “exploitation et gestion du trafic” du réseau ferroviaire, pour lesquels il existe principalement des interfaces opérationnelles entre les EF et les GI ou encore pour lesquels il existe un bénéfice particulier en matière d'interopérabilité.

Les EF et les GI doivent veiller à ce que toutes les exigences relatives aux règles, aux procédures et à la documentation soient satisfaites lors de la mise en place des processus adéquats. Conformément à la directive 2004/49/CE du Parlement européen et du Conseil (1), l'élaboration de ces processus est un élément pertinent du système de gestion de la sécurité (ci-après le “SGS”) des EF et des GI. Avant d'octroyer un certificat/agrément de sécurité, l'autorité nationale de sécurité concernée (ci-après l'“ANS”) procède à un examen du SGS.

2.2.3. Applicabilité aux véhicules et infrastructures existants

Alors que la plupart des exigences contenues dans la présente STI concernent des processus et des procédures, un certain nombre d'entre elles concernent des éléments physiques, des trains et des véhicules qui sont importants pour l'exploitation.

Les critères de conception de ces éléments sont décrits dans les STI relatives à d'autres sous-systèmes, comme le matériel roulant. Dans le contexte de la présente STI, c'est la fonction “exploitation” qui est prise en considération.

3. EXIGENCES ESSENTIELLES

3.1. Respect des exigences essentielles

En vertu de l'article 4, paragraphe 1, de la directive 2008/57/CE, le système ferroviaire de l'Union, ses sous-systèmes et leurs constituants d'interopérabilité doivent satisfaire aux exigences essentielles définies en termes généraux à l'annexe III de ladite directive.

3.2. Exigences essentielles — Présentation

Les exigences essentielles portent sur:

—

la sécurité,

—

la fiabilité et la disponibilité,

—

la santé,

—

la protection de l'environnement,

—

la compatibilité technique,

—

l’accessibilité.

En vertu de la directive 2008/57/CE, les exigences essentielles peuvent s'appliquer, en règle générale, à l'ensemble du système ferroviaire européen ou porter spécifiquement sur chacun de ses sous-systèmes et leurs constituants.

Le tableau suivant récapitule la correspondance entre les exigences essentielles figurant à l'annexe III de la directive 2008/57/CE et la présente STI.

Clause

Intitulé de la clause

Sécurité

Fiabilité et disponibilité

Santé

Protection de l'environnement

Compatibilité technique

Exigences essentielles spécifiques pour l'exploitation et la gestion du trafic

1.1.1

1.1.2

1.1.3

1.1.4

1.1.5

1.2

1.3.1

1.3.2

1.4.1

1.4.2

1.4.3

1.4.4

1.4.5

1.5

2.6.1

2.6.2

2.6.3

4.2.1.2

Documentation pour les conducteurs

X

X

X

4.2.1.2.1

Livret de procédures

X

X

X

4.2.1.2.2

Livret de ligne

X

X

4.2.1.2.2.1

Préparation du livret de ligne

X

4.2.1.2.2.2

Modification des informations contenues dans le livret de ligne

X

X

4.2.1.2.2.3

Information du conducteur en temps réel

X

X

X

4.2.1.2.3

Horaires

X

X

X

4.2.1.2.4

Matériel roulant

X

X

X

4.2.1.3

Documentation destinée au personnel de l'entreprise ferroviaire autre que les conducteurs

X

X

X

4.2.1.4

Documentation destinée au personnel du gestionnaire de l'infrastructure chargé des autorisations de mouvement des trains

X

X

X

4.2.1.5

Communications de sécurité entre le personnel de bord, les autres membres du personnel de l'entreprise ferroviaire et le personnel chargé des autorisations de mouvement

X

X

X

X

4.2.2.1

Visibilité du train

X

X

X

4.2.2.1.1

Exigence de portée générale

X

X

X

4.2.2.1.2

Tête du train

X

X

X

4.2.2.1.3

Queue du train

X

X

X

4.2.2.2.

Audibilité du train

X

X

X

X

4.2.2.2.1

Exigence de portée générale

X

X

X

4.2.2.2.2

Contrôle

X

X

4.2.2.3

Identification du véhicule

X

X

X

4.2.2.4

Sécurité des voyageurs et du chargement

X

4.2.2.5

Composition du train

X

4.2.2.6

Freinage du train

X

X

X

4.2.2.6.1

Exigences minimales applicables au système de freinage

X

X

X

4.2.2.6.2

Performances de freinage

X

X

X

4.2.2.7

Vérification de l'état du train avant sa mise en circulation

X

X

X

4.2.2.7.1

Exigence de portée générale

X

X

4.2.2.7.2

Données requises

X

X

4.2.2.8

Exigences concernant la visibilité de la signalisation et des repères au sol

X

X

4.2.2.9

Vigilance du conducteur

X

4.2.3.1

Planification des trains

X

X

X

4.2.3.2

Identification des trains

X

X

X

4.2.3.3

Départ du train

X

X

4.2.3.3.1

Contrôles et essais avant le départ

X

X

X

X

4.2.3.3.2

Communication au gestionnaire de l'infrastructure des conditions de circulation du train

X

X

X

X

4.2.3.4

Gestion du trafic

X

X

X

4.2.3.4.1

Exigences de portée générale

X

X

X

4.2.3.4.2

Suivi des trains

X

X

X

4.2.3.4.2.1

Données requises pour le suivi des trains

X

X

4.2.3.4.2.2

Heure de transfert prévue

X

X

4.2.3.4.3

Marchandises dangereuses

X

X

4.2.3.4.4

Qualité opérationnelle

X

X

4.2.3.5

Enregistrement des données

X

X

4.2.3.5.1

Enregistrement de données de surveillance hors du train

X

X

4.2.3.5.2

Enregistrement de données de surveillance à bord du train

X

X

4.2.3.6

Exploitation en situation dégradée

X

X

X

4.2.3.6.1

Notification aux autres utilisateurs

X

X

4.2.3.6.2

Notification aux conducteurs de trains

X

4.2.3.6.3

Dispositions d'urgence

X

X

X

4.2.3.7

Gestion d'une situation d'urgence

X

X

X

4.2.3.8

Aide au personnel du train en cas d'incident ou de mauvais fonctionnement grave du matériel roulant

X

4.4

Règles d’exploitation pour l’ERTMS

X

X

4.6

Qualifications professionnelles

X

X

X

4.7

Conditions de santé et de sécurité

X

4. CARACTÉRISTIQUES DU SOUS-SYSTÈME

4.1. Introduction

Compte tenu de l’ensemble des exigences essentielles pertinentes, le sous-système “Exploitation et gestion du trafic” décrit au point 2.2 couvre uniquement les éléments spécifiés dans le présent point.

Conformément à la directive 2012/34/UE du Parlement européen et du Conseil (2), il incombe au gestionnaire de l'infrastructure, dans le cadre de sa responsabilité globale, de fournir toutes les exigences appropriées auxquelles doivent satisfaire les trains autorisés à circuler sur son réseau, en tenant compte des particularités géographiques de chaque ligne et des spécifications fonctionnelles ou techniques établies au présent point.

4.2. Spécifications fonctionnelles et techniques du sous-système

Les spécifications fonctionnelles et techniques du sous-système “Exploitation et gestion du trafic” sont les suivantes:

—

les spécifications relatives au personnel,

—

les spécifications relatives aux trains,

—

les spécifications relatives à l’exploitation des trains.

4.2.1. Spécifications relatives au personnel

4.2.1.1. Exigences de portée générale

Le présent point traite du personnel qui contribue à l'exploitation du sous-système en exécutant des tâches critiques de sécurité qui impliquent une interface directe entre une entreprise ferroviaire et un gestionnaire de l'infrastructure.

1)

Personnel de l'entreprise ferroviaire:

a)

exécutant des tâches de conduite des trains (“conducteur”) et faisant partie du “personnel de bord”;

b)

exécutant des tâches à bord des trains (autres que la conduite) et faisant partie du “personnel de bord”;

c)

exécutant des tâches relatives à la préparation des trains.

2)

Personnel du gestionnaire de l’infrastructure dont la tâche est d’autoriser les mouvements des trains

Les domaines traités sont:

—

Documentation,

—

Communication.

Par ailleurs, pour le personnel défini au point 2.2.1, la présente STI fixe des exigences relatives:

—

aux qualifications (voir le point 4.6 et l’appendice G), et

—

aux conditions de santé et de sécurité (voir le point 4.7).

4.2.1.2. Documentation pour les conducteurs

L'entreprise ferroviaire qui exploite le train doit fournir au conducteur l'ensemble des informations et de la documentation nécessaires pour l'exercice de ses fonctions.

Ces informations doivent tenir compte des éléments requis pour l'exploitation, dans des situations normales, dégradées et d'urgence, des itinéraires empruntés et du matériel roulant utilisé sur lesdits itinéraires.

4.2.1.2.1. Livret de procédures pour le conducteur

Toutes les procédures nécessaires au conducteur doivent être regroupées dans un document ou sur un support informatique dénommé “livret de procédures pour le conducteur”.

Ce livret doit prescrire les exigences applicables à tous les itinéraires parcourus et au matériel roulant utilisé sur ces itinéraires dans les situations d’exploitation normale, dégradée et d’urgence auxquelles le conducteur pourrait être confronté.

Il doit couvrir deux aspects distincts:

—

décrire, d’une part, l’ensemble des règles et procédures communes (en tenant compte du contenu des appendices A, B et C),

—

définir, d’autre part, toute règle et procédure nécessaire, spécifique à chaque gestionnaire de l’infrastructure.

Le livret doit contenir des procédures couvrant au moins les aspects suivants:

—

la santé et la sécurité du personnel,

—

la signalisation et le contrôle-commande,

—

l’exploitation des trains, y compris en situation dégradée,

—

la traction et le matériel roulant,

—

les incidents et accidents.

L'entreprise ferroviaire est responsable de l'établissement du livret de procédures pour le conducteur.

L’entreprise ferroviaire doit présenter le livret de procédures pour le conducteur sous une forme claire pour l’ensemble de l’infrastructure où ses conducteurs rempliront leurs tâches.

L'entreprise ferroviaire doit établir le livret de procédures pour le conducteur de manière à permettre l'application de toutes les règles d'exploitation par le conducteur.

Le livret doit comprendre deux appendices:

—

appendice 1: manuel des procédures de communication,

—

appendice 2: livret de formulaires.

Les messages et formulaires prédéfinis doivent rester dans la langue “opérationnelle” du ou des gestionnaires de l'infrastructure concernés.

Les processus de rédaction et de mise à jour du livret de procédures pour le conducteur doivent comporter les phases suivantes:

—

le gestionnaire de l’infrastructure (ou l’organisme responsable de la rédaction des règles d’exploitation) doit fournir à l’entreprise ferroviaire les informations nécessaires dans la langue “opérationnelle” du gestionnaire de l’infrastructure,

—

l’entreprise ferroviaire doit établir les documents initiaux ou leur mise à jour,

—

si la langue choisie par l’entreprise ferroviaire pour le livret de procédures pour le conducteur n’est pas la langue initiale du document original fournissant les informations requises, il incombe à l’entreprise ferroviaire de prendre les dispositions éventuellement nécessaires pour traduire le document et/ou fournir des notes explicatives dans une autre langue.

Le gestionnaire de l'infrastructure doit veiller à ce que le contenu de la documentation fournie à la ou aux entreprises ferroviaires soit exhaustif et exact.

L'entreprise ferroviaire doit veiller à ce que le contenu du livret de procédures pour le conducteur soit exhaustif et exact.

4.2.1.2.2. Description de la ligne et des équipements au sol pertinents associés aux lignes parcourues

Il doit être fourni aux conducteurs, pour les lignes sur lesquelles ils circuleront, une description des lignes et des équipements au sol associés à ces lignes ainsi que toutes les informations pertinentes pour la tâche de conduite. Ces informations doivent être regroupées dans un document unique appelé “livret de ligne” (qui peut être soit un document papier traditionnel, soit un document informatique).

Les informations énumérées ci-après doivent au minimum être fournies:

—

les caractéristiques générales d’exploitation,

—

l’indication des pentes et des rampes,

—

le schéma détaillé de la ligne.

4.2.1.2.2.1. Préparation du livret de ligne

La présentation du livret de ligne doit être identique pour l’ensemble des infrastructures parcourues par les trains d’une entreprise ferroviaire donnée.

L'entreprise ferroviaire est chargée d'établir le livret de ligne de manière exhaustive et correcte sur la base des informations communiquées par le ou les gestionnaires de l'infrastructure.

Le gestionnaire de l’infrastructure doit fournir à l’entreprise ferroviaire au moins les informations indiquées à l’appendice D comme devant figurer dans le livret de ligne.

Ce document doit comprendre les informations suivantes (cette liste n'est pas exhaustive):

a)

les caractéristiques générales d’exploitation:

a)

le type de système de signalisation et le régime d’exploitation correspondant (double voie, voie banalisée, circulation à gauche ou à droite, etc.);

b)

le type d’alimentation en énergie;

c)

le type d'équipement radio sol-train;

b)

l'indication des pentes et des rampes, ainsi que leurs valeurs et emplacement précis;

c)

le schéma de ligne détaillé:

—

le nom des gares de la ligne et les points caractéristiques avec indication de leur localisation,

—

les tunnels, avec indication de leur localisation, de leur nom, de leur longueur, de la présence éventuelle de trottoirs et d’issues de secours, de lieux sûrs en cas d’évacuation des voyageurs,

—

les points de localisation essentiels tels que les sections neutres,

—

les limites de vitesse admissible pour chaque voie, y compris, le cas échéant, les différentiels de vitesse concernant certains types de train,

—

le gestionnaire de l’infrastructure responsable,

—

les moyens de communication avec les centres de gestion du trafic/de contrôle en situation d’exploitation normale ou dégradée.

Le gestionnaire de l'infrastructure doit veiller à ce que le contenu de la documentation fournie à la ou aux entreprises ferroviaires soit exhaustif et exact.

L'entreprise ferroviaire doit veiller à ce que le contenu du livret de ligne soit exhaustif et exact.

4.2.1.2.2.2. Modification des informations contenues dans le livret de ligne

Le gestionnaire de l'infrastructure doit informer l'entreprise ferroviaire de toute modification permanente ou temporaire des informations fournies conformément au point 4.2.1.2.2.1.

Ces modifications doivent être regroupées par l'entreprise ferroviaire dans un document ou support informatique spécifique dont la structure est identique pour l'ensemble des infrastructures parcourues par les trains d'une entreprise ferroviaire donnée.

Le gestionnaire de l'infrastructure doit veiller à ce que le contenu de la documentation fournie à la ou aux entreprises ferroviaires soit exhaustif et exact.

L'entreprise ferroviaire doit veiller à ce que le contenu du document contenant les modifications des informations figurant dans le livret de ligne soit exhaustif et exact.

4.2.1.2.2.3. Information du conducteur en temps réel

Le gestionnaire de l'infrastructure doit informer les conducteurs de toute modification de la ligne ou des équipements au sol pertinents n'ayant pas été notifiée dans le document contenant les modifications des informations figurant dans le livret de ligne conformément au point 4.2.1.2.2.2.

4.2.1.2.3. Horaires

La mise à disposition des informations d'horaires favorise la ponctualité des trains et améliore l'efficacité des services.

L'entreprise ferroviaire doit fournir aux conducteurs les informations nécessaires à la marche normale des trains dont, au minimum, les informations suivantes:

—

l’identification du train,

—

les jours de circulation du train (le cas échéant),

—

les points d’arrêt et les activités associées à ces points,

—

les autres points de jalonnement,

—

les horaires d’arrivée, de départ et de passage à respecter à chacun de ces points.

Ces informations sur la marche du train, qui doivent être fondées sur les éléments fournis par le gestionnaire de l’infrastructure, peuvent être remises sur support électronique ou sur papier.

Le format de présentation au conducteur doit être homogène pour toutes les lignes exploitées par l’entreprise ferroviaire.

4.2.1.2.4. Matériel roulant

L’entreprise ferroviaire doit fournir au conducteur toutes les informations concernant l’exploitation du matériel roulant dans des situations dégradées (telles que les demandes de secours). Cette documentation doit également détailler les situations particulières pour lesquelles le conducteur devra se mettre en relation avec le personnel du gestionnaire d’infrastructure.

4.2.1.3. Documentation destinée au personnel de l'entreprise ferroviaire autre que les conducteurs

L'entreprise ferroviaire doit fournir, à tous les membres de son personnel (effectuant un service à bord d'un train ou non) qui exécutent des tâches de sécurité impliquant une interface directe avec le personnel, les équipements ou les systèmes du gestionnaire de l'infrastructure, les règles, les procédures, les informations spécifiques au matériel roulant et à l'itinéraire qu'elle juge nécessaires à la réalisation de ces tâches. Ces informations doivent être applicables en situations d'exploitation normales et dégradées.

Pour le personnel de bord du train, la structure, le format, le contenu et le processus de rédaction et de mise à jour de ces informations doivent respecter les spécifications définies au point 4.2.1.2.

4.2.1.4. Documentation destinée au personnel du gestionnaire de l'infrastructure chargé des autorisations de mouvement des trains

Toutes les informations requises pour assurer une communication de sécurité entre le personnel chargé des autorisations de mouvement de trains et le personnel de bord du train doivent être fournies dans:

—

des documents décrivant le protocole de communication (appendice C),

—

le document intitulé “livret de formulaires”.

Le gestionnaire de l'infrastructure doit rédiger ces documents dans sa langue “opérationnelle”.

4.2.1.5. Communications de sécurité entre le personnel de bord, les autres membres du personnel de l'entreprise ferroviaire et le personnel chargé des autorisations de mouvement

La langue utilisée pour la communication de sécurité entre le personnel de bord, les autres membres du personnel de l'entreprise ferroviaire (défini à l'appendice G) et le personnel chargé des autorisations de mouvement des trains est la langue “opérationnelle” (comme définie à l'appendice J) utilisée par le gestionnaire de l'infrastructure sur l'itinéraire concerné.

Les principes relatifs à la communication de sécurité entre le personnel de bord et le personnel chargé des autorisations de mouvement des trains sont énoncés à l'appendice C.

Conformément à la directive 2012/34/UE, le gestionnaire de l’infrastructure a la responsabilité de publier ses documents dans la langue “opérationnelle” utilisée par son personnel dans le cadre de ses activités quotidiennes d’exploitation.

Cependant, là où l’usage local nécessite l’utilisation d’une seconde langue, il incombe au gestionnaire de l’infrastructure de définir les frontières géographiques pour la pratique de cette langue.

4.2.2. Spécifications relatives aux trains

4.2.2.1. Visibilité du train

4.2.2.1.1. Exigence de portée générale

Les entreprises ferroviaires doivent s’assurer que les trains sont équipés d’une signalisation indiquant la tête et la queue du train.

4.2.2.1.2. Tête du train

L'entreprise ferroviaire doit s'assurer qu'un train en approche est clairement visible et reconnaissable en tant que tel, par la présence et la disposition de ses signaux avant de couleur blanche allumés.

La face avant du véhicule de tête d’un train doit être munie de trois fanaux disposés en forme de triangle isocèle, comme illustré ci-après. Ces fanaux doivent toujours être allumés lorsque le train est conduit à partir de cette extrémité.

Image 1

Les fanaux avant doivent optimiser la détectabilité du train (feux de position) et assurer au conducteur du train une visibilité suffisante (feux avant) de nuit et dans des conditions de faible luminosité, et ne doivent pas éblouir les conducteurs des trains arrivant en sens inverse.

L'espacement, la hauteur par rapport aux rails, le diamètre, l'intensité des feux, les dimensions et la forme du faisceau émis, tant de jour que de nuit, sont définis dans le règlement (UE) no 1302/2014 de la Commission (3) [la STI relative au sous-système “matériel roulant” — “Locomotives et matériel roulant destiné au transport de passagers” (“STI LOC&PAS”)].

4.2.2.1.3. Queue du train

L'entreprise ferroviaire doit fournir les moyens requis pour indiquer la queue du train. Le signal indiquant la queue du train ne doit être installé qu'à l'arrière du dernier véhicule du train, comme illustré ci-dessous.

Image 2

Image 3

4.2.2.1.3.1. Train de voyageurs

La signalisation de la queue d'un train de voyageurs doit être composée de deux fanaux fixes de couleur rouge disposés à la même hauteur au-dessus des tampons, sur l'axe transversal.

4.2.2.1.3.2. Trains de marchandises en trafic international

L'État membre doit notifier à la Commission laquelle des règles ci-après s'appliquera sur le réseau de son territoire aux trains qui passent une frontière entre États membres:

Soit

—

deux fanaux fixes de couleur rouge, soit

—

deux plaques réfléchissantes de la forme illustrée ci-dessous, représentant un triangle de couleur blanche sur chacun des deux côtés et un triangle de couleur rouge en haut et en bas:

Image 4

Les fanaux ou les plaques doivent être disposés à la même hauteur au-dessus des tampons, sur l'axe transversal.

Les États membres qui exigent que la signalisation arrière des trains soit composée de deux plaques réfléchissantes doivent également accepter la signalisation composée de deux fanaux fixes de couleur rouge.

Les États membres qui exigent deux fanaux fixes de couleur rouge doivent également accepter deux plaques réfléchissantes comme signalisation arrière des trains, si les deux conditions suivantes sont respectées sur l’ensemble du réseau:

—

la règle d’exploitation pour entrer dans un canton éventuellement occupé est que le conducteur de train doit être capable de s’arrêter devant tout obstacle, et

—

les aiguilleurs ne sont pas tenus de contrôler visuellement la présence d’un dispositif arrière de signalisation des trains pour vérifier que le train est complet.

4.2.2.1.3.3. Trains de marchandises qui ne passent pas une frontière entre États membres

L’État membre doit notifier à la Commission les règles qui s’appliquent sur son réseau pour les trains qui ne franchissent pas de frontière.

En outre, les règles notifiées pour les trains de marchandises en trafic international décrites au point 4.2.2.1.3.2 sont également admises pour les trains qui ne franchissent pas de frontière.

4.2.2.2. Audibilité du train

4.2.2.2.1. Exigence de portée générale

L'entreprise ferroviaire doit s’assurer que les trains sont équipés d’un dispositif d’avertissement sonore permettant d’indiquer l’approche d’un train.

4.2.2.2.2. Contrôle

Il doit être possible de commander le dispositif d’avertissement sonore à partir de tous les emplacements de conduite.

4.2.2.3. Identification du véhicule

Chaque véhicule doit disposer d’un numéro d’identification unique le distinguant de tout autre véhicule ferroviaire. Ce numéro doit être affiché de manière parfaitement visible au moins sur chacun des côtés du véhicule.

Il doit également être possible d’identifier les restrictions opérationnelles applicables au véhicule.

D'autres exigences sont spécifiées à l'appendice H

4.2.2.4. Sécurité des voyageurs et du chargement

4.2.2.4.1. Sécurité du chargement

L'entreprise ferroviaire doit veiller à ce que les véhicules de marchandises soient chargés de manière sûre et fiable et qu'ils le restent sur l'ensemble du parcours.

4.2.2.4.2. Sécurité des voyageurs

L'entreprise ferroviaire doit s'assurer que le transport de voyageurs est effectué de manière sûre au départ et sur le parcours.

4.2.2.5. Composition du train

L’entreprise ferroviaire doit définir les règles et les procédures à suivre par son personnel pour s’assurer que le train est en conformité avec le sillon attribué.

Les exigences de composition du train doivent tenir compte des éléments suivants:

a)

les véhicules

—

tous les véhicules du train doivent être en conformité avec l’ensemble des exigences applicables sur les itinéraires sur lesquels le train circulera,

—

tous les véhicules du train doivent être aptes à rouler à la vitesse maximale prévue;

b)

les intervalles fixés pour la maintenance de chacun des véhicules du train doivent être valides (tant en termes de temps qu’en termes de distance) et le rester pendant toute la durée du service à effectuer;

c)

le train

—

la combinaison des véhicules qui constituent un train doit être conforme aux contraintes techniques de l’itinéraire concerné et s’inscrire dans les limites de longueur maximale admissible pour les terminaux de départ et d’arrivée;

d)

il incombe à l’entreprise ferroviaire de s’assurer que le train est techniquement adapté au trajet prévu et qu’il demeure ainsi sur tout le parcours;

e)

la masse et la charge à l’essieu;

f)

la masse du train doit s’inscrire dans les limites maximales admissibles pour la section d’itinéraire, la résistance des attelages, la puissance de traction et autres caractéristiques pertinentes du train. Les limites de charge à l’essieu doivent être respectées;

g)

la vitesse maximale du train

—

la vitesse maximale de circulation du train doit tenir compte de toutes les restrictions sur le ou les itinéraires concernés, des performances de freinage, de la charge à l’essieu et du type de véhicule;

h)

l’enveloppe cinématique;

i)

le gabarit cinématique de chaque véhicule (y compris les éventuels chargements) du train doit s’inscrire dans les limites maximales admissibles pour la section d’itinéraire concernée.

Il est admis que des contraintes supplémentaires soient exigées ou imposées par le type de régime de freinage ou le type de traction d’un train particulier.

Le gestionnaire de l’infrastructure doit informer l’entreprise ferroviaire des changements concernant les caractéristiques du sillon attribué, dès que ces changements se produisent. Les éléments qui doivent être vérifiés pour garantir que le train est en conformité avec le sillon attribué sont énoncés à l’appendice D.

4.2.2.6. Freinage du train

4.2.2.6.1. Exigences minimales applicables au système de freinage

Tous les véhicules d’un train doivent être reliés au circuit de freinage continu automatique comme défini dans la STI MR.

Le frein automatique du premier et du dernier véhicule (y compris les éventuels engins de traction) doit être opérationnel.

Lorsqu’un train est accidentellement divisé en deux parties, les deux rames de véhicules séparés doivent arriver automatiquement à l’arrêt complet par un serrage maximal du frein.

4.2.2.6.2. Performances de freinage et vitesse maximale autorisée

1)

Le gestionnaire de l’infrastructure doit fournir à l’entreprise ferroviaire les informations concernant toutes les caractéristiques de la voie pour chaque ligne:

—

distances de signalisation (avertissement, arrêt) intégrant leurs marges de sécurité intrinsèques,

—

rampes et pentes,

—

vitesses maximales autorisées, et

—

conditions d'utilisation des systèmes de freinage susceptibles d'avoir un effet sur l'infrastructure, comme les freins magnétiques, les freins par récupération et les freins à courant de Foucault.

2)

En outre, le gestionnaire de l'infrastructure peut fournir les informations suivantes:

i)

pour les trains pouvant atteindre une vitesse maximale supérieure à 200 km/h, profil de décélération et temps de réaction équivalent en palier;

ii)

pour les rames ou les compositions de train fixes ne pouvant pas atteindre une vitesse maximale supérieure à 200 km/h, décélération [comme au point i) ci-dessus] ou pourcentage de masse freinée;

iii)

pour les autres trains (compositions de train variables ne pouvant pas atteindre une vitesse maximale supérieure à 200 km/h): pourcentage de poids-frein.

Dans le cas où le gestionnaire de l’infrastructure fournit les informations susmentionnées, elles sont mises à la disposition de toutes les entreprises ferroviaires qui ont l’intention d’exploiter des trains sur son réseau. Les tableaux de freinage déjà utilisés et acceptés pour les lignes existantes à la date d’entrée en vigueur du présent règlement doivent également être mis à disposition.

3)

L’entreprise ferroviaire doit, au stade de la planification, déterminer les capacités de freinage du train et la vitesse maximale correspondante en tenant compte:

—

des caractéristiques de la voie telles que définies au point 1) ci-dessus ou, si elles sont disponibles, des informations fournies par le gestionnaire de l’infrastructure conformément au point 2) ci-dessus. Si le gestionnaire de l’infrastructure a fourni les informations visées au point 2), l’entreprise ferroviaire doit exprimer les capacités de freinage en utilisant les mêmes informations; et

—

les marges liées au matériel roulant découlant de la fiabilité et de la disponibilité du système de freinage.

En outre, l’entreprise ferroviaire s’assure que, pendant l'exploitation, chaque train atteint au moins les performances de freinage requises. L’entreprise ferroviaire établit et met en œuvre les règles correspondantes, et gère leur application au sein de son système de gestion de la sécurité.

En particulier, l’entreprise ferroviaire doit définir des règles applicables dans le cas où un train ne satisfait pas aux performances de freinage requises en cours d’exploitation. Dans ce cas, l’entreprise ferroviaire doit informer immédiatement le gestionnaire de l’infrastructure. Le gestionnaire de l’infrastructure peut prendre les mesures qui s'imposent pour réduire l’impact sur l’ensemble du trafic sur son réseau.

4.2.2.7. Vérification de l'état du train avant sa mise en circulation

4.2.2.7.1. Exigence de portée générale

L’entreprise ferroviaire doit définir le processus permettant de vérifier que tous les équipements de sécurité embarqués sont en parfait état de fonctionnement et que le train peut circuler en toute sécurité.

Elle doit informer le gestionnaire de l’infrastructure de toute modification apportée aux caractéristiques d’un train lorsque celle-ci affecte ses performances ou de toute modification qui pourrait affecter la capacité de prise en charge du train sur le sillon qui lui est attribué.

Le gestionnaire de l’infrastructure et l’entreprise ferroviaire doivent définir et tenir à jour les conditions et les procédures de circulation du train en situation dégradée.

4.2.2.7.2. Données requises

Les données requises pour une exploitation sûre et efficace ainsi que le processus permettant de transmettre ces données doivent indiquer:

—

l’identification du train,

—

l’identifiant de l’entreprise ferroviaire responsable du train,

—

la longueur réelle du train,

—

si un train transporte des voyageurs ou des animaux lorsque cela n’est pas prévu,

—

toutes restrictions opérationnelles (gabarit, limites de vitesse, etc.) en indiquant le ou les véhicules concernés,

—

les informations dont le gestionnaire de l’infrastructure a besoin pour le transport de marchandises dangereuses.

L'entreprise ferroviaire doit s'assurer que ces données sont mises à la disposition du ou des gestionnaires de l'infrastructure avant le départ du train.

Elle doit aussi informer le ou les gestionnaires de l'infrastructure qu'un train n'occupera pas le sillon qui lui a été attribué ou qu'il a été annulé.

4.2.2.8. Exigences concernant la visibilité de la signalisation et des repères au sol

Le conducteur doit être en mesure d’observer la signalisation et les repères au sol, de même que ceux-ci doivent être visibles par le conducteur. Ceci s'applique également aux autres types de signaux au sol qui concernent la sécurité.

Par conséquent, la signalisation et les repères au sol, les signaux et les panneaux d’information doivent être conçus et disposés de manière cohérente pour faciliter leur observation. Les points qui doivent être pris en considération sont les suivants:

—

une mise en place appropriée de la signalisation de façon à ce que les fanaux du train permettent au conducteur de lire les informations,

—

un éclairage approprié et d’une intensité suffisante lorsque ces informations doivent être éclairées,

—

en cas d’utilisation de signaux rétroréfléchissants, les propriétés de réflectivité du matériau utilisé doivent être conformes aux spécifications applicables et les signaux doivent être fabriqués de façon à ce que les fanaux du train permettent au conducteur de lire aisément les informations.

Les cabines de conduite doivent être conçues de manière cohérente de sorte que le conducteur soit capable de distinguer facilement les informations affichées qui lui sont destinées.

4.2.2.9. Vigilance du conducteur

Un dispositif embarqué de surveillance de la vigilance du conducteur est nécessaire. Ce dispositif intervient pour immobiliser le train si le conducteur ne réagit pas dans un certain délai; ce délai est spécifié dans les STI “matériel roulant”.

4.2.3. Spécifications relatives à l'exploitation des trains

4.2.3.1. Planification des trains

Conformément à la directive 2012/34/UE, le gestionnaire de l'infrastructure doit indiquer les données exigées pour toute demande de sillon.

4.2.3.2. Identification des trains

Chaque train doit être identifié par un numéro de circulation du train. Le numéro de circulation du train est octroyé par le gestionnaire de l'infrastructure lorsqu'il attribue un sillon et doit être connu de l'entreprise ferroviaire et de tous les gestionnaires de l'infrastructure qui exploitent le train. Le numéro de circulation du train doit être unique pour chaque réseau. Il y a lieu d'éviter de modifier le numéro de circulation du train pendant le parcours du train.

4.2.3.2.1. Format du numéro de circulation du train

Le format du numéro de circulation du train est défini dans la décision 2012/88/UE (4), telle que modifiée [STI “contrôle-commande et signalisation” (ci-après la “STI CCS”)].

4.2.3.3. Départ du train

4.2.3.3.1. Contrôles et essais avant le départ

L'entreprise ferroviaire doit définir les contrôles et les essais visant à garantir que tout départ est effectué de manière sûre (portes, chargement, freins).

4.2.3.3.2. Communication au gestionnaire de l'infrastructure des conditions de circulation du train

L'entreprise ferroviaire informe le gestionnaire de l'infrastructure lorsqu'un train est prêt à accéder au réseau.

L’entreprise ferroviaire doit informer le gestionnaire de l'infrastructure de toute anomalie affectant le train ou son exploitation lorsque celle-ci risque d’avoir des répercussions sur la marche du train, avant le départ et pendant le parcours du train.

4.2.3.4. Gestion du trafic

4.2.3.4.1. Exigences de portée générale

La gestion du trafic doit garantir la régularité des circulations et une exploitation du réseau ferroviaire fiable et efficace, y compris le rétablissement de la situation normale en cas de perturbations du service.

Le gestionnaire de l'infrastructure doit établir les procédures et les moyens nécessaires:

—

à la gestion des trains en temps réel,

—

aux mesures opérationnelles permettant de maintenir le niveau de performance de l’infrastructure le plus élevé possible en cas de retard ou d’incident, qu’il soit effectif ou prévu, et

—

à la fourniture d’informations aux entreprises ferroviaires dans de telles situations.

Tout processus supplémentaire exigé par l'entreprise ferroviaire et qui affecte l'interface avec le ou les gestionnaires de l'infrastructure ne peut être mis en place qu'après accord avec le gestionnaire de l'infrastructure.

4.2.3.4.2. Suivi des trains

4.2.3.4.2.1. Données requises pour le suivi des trains

Le gestionnaire de l'infrastructure doit:

a)

fournir un moyen d’enregistrement en temps réel des horaires de départ, d’arrivée et de passage du train en des points de suivi adéquats et préfixés de leur réseau ainsi que la valeur des écarts;

b)

fournir les données spécifiques requises pour le suivi du train. Ces informations doivent comprendre:

—

l'identification du train,

—

le libellé du point de suivi,

—

la ligne sur laquelle le train circule,

—

l’horaire prévu au point de suivi,

—

l’heure réelle au point de suivi (et l'indication s’il s’agit d’un départ, d’une arrivée ou d’un passage — des horaires d’arrivée et de départ séparés doivent être fournis pour les points de suivi intermédiaires auxquels le train se présente),

—

le nombre de minutes d’avance ou de retard au point de suivi,

—

l’explication initiale de chaque retard isolé supérieur à dix minutes ou à une autre valeur exigée par le régime de gestion de la régularité,

—

l’indication selon laquelle l’information pour un train donné est en retard et le nombre de minutes de ce retard,

—

la ou les précédentes identifications éventuelles du train,

—

l’annulation de train pour tout ou partie d’un parcours.

4.2.3.4.2.2. Heure de transfert prévue

Le gestionnaire de l’infrastructure doit avoir défini un processus permettant d’indiquer l’écart de temps estimé, en minutes, par rapport à l’horaire prévu de transfert d’un train donné d’un gestionnaire de l’infrastructure à un autre.

Ce processus doit inclure des informations sur les perturbations du service (description et lieu du problème).

4.2.3.4.3. Marchandises dangereuses

L’entreprise ferroviaire doit définir les procédures permettant de superviser le transport de marchandises dangereuses.

Ces procédures doivent comprendre:

—

les dispositions prévues par la directive 2008/68/CE du Parlement européen et du Conseil (5),

—

la notification au conducteur de la présence de marchandises dangereuses et de leur emplacement à bord du train,

—

les informations dont le gestionnaire de l'infrastructure a besoin pour le transport de marchandises dangereuses,

—

la détermination, en collaboration avec le gestionnaire de l’infrastructure, des liaisons de communication et la planification de mesures spécifiques en cas de situations d’urgence impliquant les marchandises.

4.2.3.4.4. Qualité opérationnelle

Le gestionnaire de l'infrastructure et l'entreprise ferroviaire doivent mettre en place des processus permettant de surveiller le fonctionnement efficace de tous les services concernés.

Ces processus de surveillance doivent être conçus pour permettre l’analyse des données et la détection des tendances sous-jacentes, tant en termes d’erreur humaine que d’erreur système. Les résultats de cette analyse doivent être utilisés pour élaborer des mesures d'amélioration conçues pour éliminer ou pallier des événements qui pourraient compromettre l'exploitation efficace du réseau.

Lorsque de telles mesures d'amélioration pourraient profiter à l'ensemble du réseau, impliquant ainsi d'autres gestionnaires de l'infrastructure et entreprises ferroviaires, elles doivent être communiquées en conséquence, sous réserve des dispositions de confidentialité commerciale applicables.

Les événements qui ont entraîné des perturbations significatives de l'exploitation doivent être analysés dès que possible par le gestionnaire de l'infrastructure. Le cas échéant, et notamment lorsque son personnel est concerné, le gestionnaire de l'infrastructure doit inviter la ou les entreprises ferroviaires impliquées dans l'événement à participer à l'analyse. Lorsque le résultat de ces analyses donne lieu à des recommandations d'amélioration du réseau destinées à éliminer ou à pallier des causes d'accidents/incidents, ces recommandations doivent être communiquées à tous les gestionnaires de l'infrastructure et entreprises ferroviaires concernés.

Ces processus doivent être décrits dans un document et faire l'objet d'audits internes.

4.2.3.5. Enregistrement des données

Les données relatives à la marche d'un train doivent être enregistrées et conservées à des fins:

—

d’aide au suivi systématique de la sécurité comme moyen de prévenir les incidents et accidents,

—

d’identification du conducteur, du train et des performances de l’infrastructure au cours de la période préalable à un incident ou à un accident et (le cas échéant) immédiatement après ledit événement, pour permettre d’identifier les causes et de justifier ainsi de nouvelles mesures ou la modification de mesures qui permettraient d’éviter la récurrence de tels événements,

—

d’enregistrement des informations relatives aux performances de la locomotive/de l'engin moteur et du conducteur.

Il doit être possible de faire correspondre les données enregistrées:

—

à la date et à l’heure d’enregistrement,

—

au lieu géographique précis de l’événement enregistré,

—

à l’identification du train,

—

à l’identité du conducteur.

Les données à enregistrer pour l'ETCS/GSM-R sont celles définies dans la STI CCS qui sont pertinentes compte tenu des exigences énoncées au point 4.2.3.5 de la présente STI.

Les données doivent être conservées et stockées de manière sécurisée, et accessibles aux organismes agréés, y compris aux organismes d’enquête nationaux dans l’accomplissement de leurs tâches conformément à l’article 19 de la directive 2004/49/CE.

4.2.3.5.1. Enregistrement de données de surveillance hors du train

Le gestionnaire de l’infrastructure doit au minimum enregistrer les données suivantes:

—

la défaillance des équipements au sol en liaison avec le mouvement des trains (signalisation, aiguilles, etc.),

—

la détection d’une surchauffe de boîtes d’essieux, si ce dispositif existe,

—

communication sur les aspects liés à la sécurité entre le conducteur du train et l'aiguilleur.

4.2.3.5.2. Enregistrement de données de surveillance à bord du train

L’entreprise ferroviaire doit au minimum enregistrer les données suivantes:

—

la détection du franchissement de signaux de danger ou de “fin d’autorisation de mouvement”,

—

l’application du freinage d’urgence,

—

la vitesse de marche du train,

—

une isolation ou une neutralisation des systèmes de contrôle-commande (signalisation) embarqués,

—

l’utilisation du dispositif d’avertissement sonore,

—

l’utilisation des commandes de portes (ouverture, fermeture), si ce dispositif existe,

—

la détection au moyen de systèmes d’alarme embarqués liés à la sécurité de l’exploitation du train, si le véhicule en est équipé,

—

l’identifiant de la cabine dont les données sont enregistrées en vue d'être vérifiées.

La STI “locomotives et matériel roulant destiné au transport de voyageurs” comporte des spécifications techniques complémentaires concernant le dispositif d’enregistrement.

4.2.3.6. Exploitation en situation dégradée

4.2.3.6.1. Notification aux autres utilisateurs

Le gestionnaire de l'infrastructure, en collaboration avec la ou les entreprises ferroviaires, doit définir un processus pour échanger immédiatement des informations relatives à d'éventuelles situations qui affectent la sécurité, les performances et/ou la disponibilité du réseau ferroviaire ou du matériel roulant.

4.2.3.6.2. Notification aux conducteurs de trains

Dans tous les cas de situations dégradées liées au domaine de responsabilité du gestionnaire de l’infrastructure, ce dernier doit donner aux conducteurs des trains des instructions précises relatives aux mesures à prendre afin d’assurer en toute sécurité un retour à la situation normale.

4.2.3.6.3. Dispositions d'urgence

Le gestionnaire de l’infrastructure, en collaboration avec l’ensemble des entreprises ferroviaires exploitant des trains sur son infrastructure et, le cas échéant, en collaboration avec les gestionnaires de l’infrastructure voisins, doit définir, publier et mettre à disposition des mesures d'urgence appropriées pour assurer un rétablissement de la situation normale et attribuer les responsabilités correspondantes sur la base de la nécessité de limiter tout impact négatif résultant de la situation dégradée.

Les exigences de planification et la réaction à de tels événements doivent être proportionnelles à la nature et à la gravité éventuelle de la situation dégradée.

Ces mesures, qui doivent au minimum comprendre des plans permettant un rétablissement de la situation normale pour le réseau, peuvent également porter sur:

—

des défaillances du matériel roulant (par exemple, celles qui pourraient entraîner des perturbations substantielles du trafic, les procédures d’assistance des trains en panne),

—

des défaillances d’infrastructure (par exemple, lorsqu’il y a eu une panne d’alimentation électrique ou les conditions de détournement des trains de leur itinéraire prévu),

—

des conditions météorologiques extrêmes.

Le gestionnaire de l’infrastructure doit établir et tenir à jour les coordonnées du personnel clé du gestionnaire de l’infrastructure et de l’entreprise ferroviaire qui doit être contacté en cas de perturbation du service donnant lieu à une exploitation en situation dégradée. Ces informations doivent comprendre les coordonnées détaillées tant pendant qu’en dehors des heures de travail.

L'entreprise ferroviaire doit remettre ces informations au gestionnaire de l'infrastructure et l'aviser des éventuelles modifications de ces coordonnées.

Le gestionnaire de l'infrastructure doit informer toutes les entreprises ferroviaires des éventuelles modifications de ses coordonnées.

4.2.3.7. Gestion d'une situation d'urgence

Le gestionnaire de l'infrastructure, après consultation:

—

de toutes les entreprises ferroviaires exploitant des trains sur son infrastructure ou, le cas échéant, de leurs organismes représentatifs,

—

des gestionnaires de l'infrastructure voisins, en tant que de besoin,

—

des autorités locales et des organismes représentatifs des services d’urgence (dont les services incendie et de secours) aux niveaux local ou national, selon le cas,

doit définir, publier et mettre à disposition des mesures appropriées pour gérer les situations d'urgence et rétablir les conditions d'exploitation normales de la ligne.

Par exemple, ces mesures doivent prendre en considération:

—

les collisions,

—

les incendies affectant les trains,

—

les évacuations de trains,

—

les accidents dans les tunnels,

—

les incidents impliquant des marchandises dangereuses,

—

les déraillements.

L'entreprise ferroviaire doit fournir toutes les informations spécifiques liées à ces circonstances au gestionnaire de l'infrastructure, en particulier concernant la récupération ou le réenraillement des trains.

En outre, l'entreprise ferroviaire doit avoir des processus permettant d'informer les voyageurs sur les procédures d'urgence et de sécurité à bord.

4.2.3.8. Aide au personnel du train en cas d'incident ou de mauvais fonctionnement grave du matériel roulant

L'entreprise ferroviaire doit définir des procédures appropriées d'assistance au personnel de bord dans les situations dégradées afin d'éviter ou de réduire les retards dus à des défaillances techniques ou autres du matériel roulant (par exemple, liaisons de communication, mesures à prendre en cas d'évacuation d'un train).

4.3. Spécifications fonctionnelles et techniques des interfaces

Au vu des exigences essentielles fixées au point 3, les spécifications fonctionnelles et techniques des interfaces sont décrites ci-après.

4.3.1. Interfaces avec la STI “infrastructure”

Référence: STI “exploitation”

Référence: STI “infrastructure”

Paramètre

Point

Paramètre

Point

Performances de freinage et vitesse maximale autorisée

4.2.2.6.2

Résistance longitudinale de la voie

4.2.6.2

Modification des informations contenues dans le livret de ligne

4.2.1.2.2.2

Règles d'exploitation

4.4

Exploitation en situation dégradée

4.2.3.6

4.3.2. Interfaces avec la STI “contrôle-commande et signalisation”

Référence: STI “exploitation”

Référence: STI “contrôle-commande et signalisation”

Paramètre

Point

Paramètre

Point

Livret de procédures

4.2.1.2.1

Règles d'exploitation

4.4

Règles d'exploitation

4.4

Exigences concernant la visibilité de la signalisation et des repères au sol

4.2.2.8

Visibilité des objets “sol” du contrôle-commande

4.2.15

Freinage du train

4.2.2.6

Performances et caractéristiques du système de freinage du train

4.3.2.3

Livret de procédures

4.2.1.2.1

Utilisation d’équipements de sablage

4.2.10

Numéro de circulation du train

4.2.3.2.1

IHM de l'ETCS

4.2.12

IHM du GSM-R

4.2.13

Enregistrement à bord des données

4.2.3.5

Interface avec les données enregistrées à des fins réglementaires

4.2.14

4.3.3. Interfaces avec les STI “matériel roulant”

4.3.3.1. Interfaces avec la STI relative aux locomotives et au matériel roulant pour le transport de voyageurs

Documents similaires

Règlement32015R1514R(02)

Règlement (UE) 2015/1514

29/12/2015

Règlement32010R0912R(02)

Règlement (UE) 2010/912

29/12/2015

Règlement32002R0178R(05)

Règlement (UE) 2002/178

29/12/2015

Règlement32014R0716R(01)

Règlement (UE) 2014/716

24/12/2015

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →

Référence: STI “exploitation”