| CELEX | 32020O1690 |
| Type | Avis |
| Date | vendredi 25 septembre 2020 |
| 13.11.2020 | FR | Journal officiel de l’Union européenne | L 379/77 |
ORIENTATION (UE) 2020/1690 DE LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE
du 25 septembre 2020
modifiant l’orientation (UE) 2015/510 concernant la mise en œuvre du cadre de politique monétaire de l’Eurosystème
(BCE/2020/45)
LE CONSEIL DES GOUVERNEURS DE LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 127, paragraphe 2, premier tiret,
vu les statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne, et notamment leur article 3.1, premier tiret, leurs articles 9.2, 12.1, 14.3 et 18.2 ainsi que leur article 20, premier alinéa,
considérant ce qui suit:
| (1) | La réalisation d’une politique monétaire unique nécessite que soient définis les outils, instruments et procédures devant être utilisés par l’Eurosystème afin que cette politique puisse être mise en œuvre de manière uniforme dans l’ensemble des États membres dont la monnaie est l’euro. |
| (2) | Il convient de modifier l’orientation (UE) 2015/510 de la Banque centrale européenne (BCE/2014/60) (1) pour prendre en compte les ajustements techniques et rédactionnels nécessaires relatifs à certains aspects opérationnels de la politique monétaire. |
| (3) | Afin de réduire la complexité globale du dispositif de garanties de l’Eurosystème, l’exposition au risque de l’Eurosystème et la charge opérationnelle pesant sur l’évaluation de l’éligibilité des titres, les obligations sécurisées non réglementées (c’est-à-dire les obligations sécurisées contractuelles) ne devraient plus être acceptées en tant que garanties de l’Eurosystème. Par conséquent, il convient de modifier les définitions et les dispositions relatives aux obligations sécurisées dans le dispositif de garanties de l’Eurosystème afin de limiter le type d’obligations sécurisées éligibles aux obligations sécurisées réglementées et aux multicédulas. |
| (4) | Afin de refléter le système à deux niveaux de l’Eurosystème pour la rémunération des avoirs d’excédents de réserve, applicable depuis le 30 octobre 2019 conformément à la décision (UE) 2019/1743 de la Banque centrale européenne (BCE/2019/31) (2), il convient de préciser le cadre juridique applicable à la rémunération des réserves obligatoires et des avoirs d’excédents de réserves. |
| (5) | Afin de réduire encore la complexité du dispositif de garanties de l’Eurosystème, et compte tenu de la mesure limitée dans laquelle ils ont été utilisés, les titres de créance négociables émis ou garantis par des sociétés non financières pour lesquelles aucune évaluation appropriée du crédit n’est disponible ne doivent plus être acceptés en tant que garanties de l’Eurosystème après une période de transition. |
| (6) | Afin de tenir compte des récentes innovations financières dans le domaine de la finance durable, l’Eurosystème a l’intention d’accepter certains titres de créance négociables assortis de structures de coupons liés à la réalisation par l’émetteur d’objectifs prédéfinis en matière de développement durable. |
| (7) | Il convient de préciser que les actifs assortis de coupons liés à des taux de référence interpolés ne sont éligibles que sous certaines conditions, et il convient de préciser ces conditions. |
| (8) | Afin d’établir une approche cohérente et transparente pour les catégories d’actifs négociables sécurisés qui sont éligibles en tant que garanties des opérations de crédit de l’Eurosystème, les actifs négociables sécurisés autres que les titres adossés à des actifs et les obligations sécurisées ne devraient plus être acceptés en tant que garanties de l’Eurosystème. |
| (9) | Les exigences en matière de données par prêt sous-jacent pour les titres adossés à des actifs qui sont éligibles en tant que garanties de l’Eurosystème devraient être adaptées pour les titres adossés à des actifs pour lesquels des données par prêt sous-jacent sont déclarées conformément au règlement (UE) 2017/2402 du Parlement européen et du Conseil (3). |
| (10) | Il convient de modifier certaines dispositions relatives à l’éligibilité à titre de garanties de l’Eurosystème des créances privées et à la déclaration des données concernant les créances privées afin d’améliorer la disponibilité des informations pour les créances privées dans le dispositif de garanties, d’accroître la clarté des règles déterminant l’éligibilité d’une créance privée en tant que garantie et de clarifier les procédures de vérification de ces actifs. |
| (11) | Afin de garantir plus de transparence, de cohérence et de sécurité juridique, il convient de clarifier les critères généraux d’éligibilité applicables aux organismes externes d’évaluation du crédit (external credit assessment institutions — ECAI) dans le cadre du dispositif d’évaluation du crédit de l’Eurosystème (Eurosystem credit assessment framework — ECAF). |
| (12) | Il convient de simplifier les règles relatives à l’utilisation de titres de créance non sécurisés émis par une contrepartie ou par des entités étroitement liées à celle-ci. |
| (13) | Afin d’accroître la transparence du dispositif de l’Eurosystème applicable aux contreparties, il convient de préciser les détails relatifs à la durée du délai de grâce applicable aux contreparties qui ne satisfont pas aux exigences minimales de fonds propres. |
| (14) | Il convient d’ajuster la sanction pécuniaire applicable aux infractions liées à l’utilisation d’actifs éligibles en tant que garanties de l’Eurosystème afin d’inciter les contreparties à signaler de manière proactive ces infractions. |
| (15) | Il convient donc de modifier l’orientation (UE) 2015/510 (BCE/2014/60) en conséquence, |
A ADOPTÉ LA PRÉSENTE ORIENTATION:
Article premier
Modifications
L’orientation (UE) 2015/510 (BCE/2014/60) est modifiée comme suit:
| 1) | L’article 2 est modifié comme suit:
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| 2) | L’article 54 est modifié comme suit:
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| 3) | À l’article 61, paragraphe 1, la phrase suivante est ajoutée: «Ces actifs ne sont éligibles que jusqu’à la date à laquelle le système de gestion des garanties de l’Eurosystème commence à fonctionner (“date de mise en service”).» |
| 4) | L’article 63, paragraphe 1, est modifié comme suit:
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| 5) | L’article 64 bis suivant est inséré: «Article 64 bis Actifs négociables autres que les titres adossés à des actifs et les obligations sécurisées 1. Pour être éligibles, les actifs négociables autres que les titres adossés à des actifs, les obligations sécurisées réglementées et les multicédulas sont des obligations non sécurisées de l’émetteur et du garant. Pour les actifs négociables ayant plusieurs émetteurs ou plusieurs garants, l’exigence du présent paragraphe s’applique à chaque émetteur et à chaque garant. 2. Les actifs négociables qui sont sécurisés et étaient éligibles avant le 1er janvier 2021 mais qui ne satisfont pas aux critères d’éligibilité énoncés au présent article restent éligibles jusqu’au 1er janvier 2026, pour autant qu’ils remplissent tous les autres critères d’éligibilité applicables aux actifs négociables. Par dérogation à la première phrase du présent paragraphe, les obligations sécurisées qui ne sont ni des obligations sécurisées réglementées ni des multicédulas deviennent non éligibles à compter du 1er janvier 2021.» |
| 6) | L’article 78 est modifié comme suit:
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| 7) | L’article 80 est remplacé par le texte suivant: «Article 80 Critères d’éligibilité des obligations sécurisées garanties par des titres adossés à des actifs 1. Sans préjudice de l’éligibilité des obligations sécurisées réglementées conformément à l’article 64 bis, afin que les obligations sécurisées réglementées de l’EEE garanties par des titres adossés à des actifs soient éligibles, le portefeuille de couverture de ces obligations (aux fins des paragraphes 1 à 4, “le portefeuille de couverture”) ne contient que des titres adossés à des actifs qui réunissent l’ensemble des conditions suivantes:
2. Sous réserve du paragraphe 4, les BCN prennent les mesures suivantes pour vérifier que le portefeuille de couverture ne contient aucun titre adossé à des actifs qui ne réunit pas les conditions énoncées au paragraphe 1.
3. Si l’émetteur ne répond pas à une demande particulière ou si l’Eurosystème estime que le contenu d’une confirmation est incorrect ou insuffisant, de sorte qu’il est impossible de vérifier si le portefeuille de couverture respecte les critères du paragraphe 1, l’Eurosystème décide de ne pas accepter les obligations sécurisées réglementées de l’EEE comme garanties éligibles ou de suspendre leur éligibilité. 4. Lorsque la législation applicable ou le prospectus ne prévoit pas d’inclure, en tant qu’actifs du portefeuille de couverture, des titres adossés à des actifs qui ne remplissent pas les conditions du paragraphe 1, aucune vérification conforme au paragraphe 2 n’est nécessaire. 5. Pour les besoins du paragraphe 1, point b), les liens étroits sont déterminés au moment où les parts privilégiées des titres adossés à des actifs sont transférées dans le portefeuille de couverture de l’obligation sécurisée réglementée de l’EEE. 6. Le portefeuille de couverture d’obligations sécurisées réglementées par un pays du G10 n’appartenant pas à l’EEE ne contient pas de titres adossés à des actifs.» |
| 8) | L’article 87 est modifié comme suit:
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| 9) | L’article 90 est modifié comme suit:
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| 10) | L’article 100 est remplacé par le texte suivant: «Article 100 Vérification des procédures et des systèmes utilisés pour soumettre les créances privées Les BCN ou les autorités de surveillance prudentielle ou les commissaires aux comptes extérieurs, procèdent à une vérification du caractère approprié des procédures et des systèmes utilisés par la contrepartie pour transmettre à l’Eurosystème les informations relatives aux créances privées avant la première mobilisation des créances privées par la contrepartie. La vérification des procédures et des systèmes est ensuite effectuée au moins une fois tous les cinq ans. En cas de changements importants apportés à ces procédures ou systèmes, il est possible d’effectuer une nouvelle vérification.» |
| 11) | À l’article 101, le nouveau point a bis) suivant est inséré après le point a):
(*5) Règlement (UE) 2016/867 de la Banque centrale européenne du 18 mai 2016 relatif à la collecte de données granulaires sur le crédit et le risque de crédit (BCE/2016/13) (JO L 144 du 1.6.2016, p. 44).» " |
| 12) | À l’article 102, la seconde phrase est remplacée par le texte suivant: «La contrepartie ou le cessionnaire, selon le cas, accomplit toutes les formalités juridiques nécessaires pour garantir la validité du contrat et la mobilisation de la créance privée à des fins de garantie.» |
| 13) | À l’article 120, les paragraphes 2 et 2 bis sont remplacés par le texte suivant: «2. À l’issue du processus de demande décrit à l’annexe IX quater, l’Eurosystème se réserve le droit de décider s’il convient d’engager une procédure d’acceptation dans le cadre de l’ECAF en cas de demande faite par une agence de notation. Pour prendre sa décision, l’Eurosystème tient compte, entre autres, du fait que l’agence de notation fournit ou non une couverture adaptée permettant la mise en œuvre efficace de l’ECAF conformément aux exigences prévues à l’annexe IX bis. 2 bis. À la suite de l’engagement de la procédure d’acceptation dans le cadre de l’ECAF, l’Eurosystème examine toutes les informations supplémentaires qu’il juge pertinentes afin de garantir la mise en œuvre efficace de l’ECAF, y compris la capacité de l’ECAI, i) à remplir les critères et à respecter les règles du processus de suivi des performances de l’ECAF conformément aux exigences prévues à l’annexe IX et aussi à satisfaire aux critères spécifiques figurant à l’annexe IX ter (le cas échéant), et ii) à se conformer aux critères d’éligibilité prévus à l’annexe IX quater. L’Eurosystème se réserve le droit de décider s’il accepte un ECAI aux fins de l’ECAF, en s’appuyant sur les informations fournies et sur sa propre évaluation préalable.» |
| 14) | L’article 138 est modifié comme suit:
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| 15) | L’article 139 est modifié comme suit:
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| 16) | À l’article 148, le paragraphe 2 est remplacé par le texte suivant: «2. Les contreparties peuvent mobiliser d’autres actifs éligibles que des dépôts à terme pour une utilisation transfrontalière, conformément aux dispositions suivantes:
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| 17) | L’article 155 est remplacé par le texte suivant: «Article 155 Sanctions pécuniaires en cas de manquement à certaines règles d’ordre opérationnel 1. Si une contrepartie manque à l’une des obligations visées à l’article 154, paragraphe 1, l’Eurosystème inflige une sanction pécuniaire pour chaque manquement. La sanction pécuniaire applicable est calculée conformément à l’annexe VII. 2. Lorsqu’une contrepartie remédie à un manquement à une obligation visée à l’article 154, paragraphe 1, point c), et en informe la BCN avant que la contrepartie n’ait été informée du manquement par la BCN, la BCE ou un auditeur externe (“manquement auto-déclaré”), la sanction pécuniaire applicable calculée conformément à l’annexe VII est réduite de 50 %. La réduction de la sanction pécuniaire est également applicable dans les cas où la contrepartie informe la BCN d’un manquement qui n’a pas été constaté par la BCE ou la BCN et qui concerne des actifs qui ont été démobilisés. La réduction de la sanction pécuniaire n’est pas applicable aux actifs qui relèvent d’une procédure de vérification en cours dont la contrepartie a connaissance en raison d’une notification de la BCN, de la BCE ou d’un auditeur externe.» |
| 18) | (Ne concerne pas la version française.) |
| 19) | L’article 158 est modifié comme suit:
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| 20) | À l’article 159, le paragraphe 4, point b), est remplacé par le texte suivant:
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| 21) | Les annexes I, VIII, IX bis et XII sont modifiées conformément à l’annexe I de la présente orientation; |
| 22) | Le texte figurant à l’annexe II de la présente orientation est ajouté en tant que nouvelle annexe IX quater. |
Article 2
Prise d’effet et mise en œuvre
1. La présente orientation prend effet le jour de sa notification aux banques centrales nationales des États membres dont la monnaie est l’euro.
2. Les banques centrales nationales des États membres dont la monnaie est l’euro prennent les mesures nécessaires pour se conformer à la présente orientation et les appliquent à compter du 1er janvier 2021. Elles communiquent à la Banque centrale européenne les textes et les moyens afférents à ces mesures au plus tard le 6 novembre 2020.
Article 3
Destinataires
Toutes les banques centrales de l’Eurosystème sont destinataires de la présente orientation.
Fait à Francfort-sur-le-Main, le 25 septembre 2020.
La présidente de la BCE
Pour le conseil des gouverneurs de la BCE
Christine LAGARDE
(1) Orientation (UE) 2015/510 de la Banque centrale européenne du 19 décembre 2014 concernant la mise en œuvre du cadre de politique monétaire de l’Eurosystème (orientation concernant la documentation générale) (BCE/2014/60) (JO L 91 du 2.4.2015, p. 3).
(2) Décision (UE) 2019/1743 de la Banque centrale européenne du 15 octobre 2019 concernant la rémunération des avoirs d’excédents de réserves et de certains dépôts (BCE/2019/31) (JO L 267 du 21.10.2019, p. 12).
(3) Règlement (UE) 2017/2402 du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2017 créant un cadre général pour la titrisation ainsi qu’un cadre spécifique pour les titrisations simples, transparentes et standardisées, et modifiant les directives 2009/65/CE, 2009/138/CE et 2011/61/UE et les règlements (CE) no 1060/2009 et (UE) no 648/2012 (JO L 347 du 28.12.2017, p. 35).
ANNEXE I
Les annexes I, VIII, IX bis et XII de l’orientation (UE) 2015/510 (BCE/2014/60) sont modifiées comme suit:
| 1) | À l’annexe I, paragraphe 5, la seconde phrase est remplacée par le texte suivant: «Ces établissements comprennent notamment les établissements qui sont soumis à des mesures de redressement et les établissements qui font l’objet d’un gel de fonds ou d’autres mesures, restreignant l’usage de leurs fonds, imposées par l’Union en vertu de l’article 75 du traité ou par un État membre ou qui sont soumis à une décision de l’Eurosystème suspendant ou supprimant leur accès aux opérations d’open market ou aux facilités permanentes de l’Eurosystème.» |
| 2) | L’annexe VIII est modifiée comme suit:
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| 3) | À l’annexe IX bis, section 2, le paragraphe 1 est remplacée par le texte suivant:
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| 4) | À l’annexe XII, le libellé «obligation sécurisée de type jumbo conforme à la directive OPCVM» est remplacé par le libellé «obligation sécurisée de type jumbo». |
ANNEXE II
L’annexe IX quater suivante est ajoutée:
« ANNEXE IX quater
CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ APPLICABLES AUX ECAI ET PROCESSUS DE DEMANDE
La présente annexe expose en détail les critères d’éligibilité applicables aux organismes externes d’évaluation du crédit (external credit assessment institutions — ECAI) et le processus selon lequel une agence de notation effectue une demande afin d’être acceptée en qualité d’ECAI dans le cadre du dispositif d’évaluation du crédit de l’Eurosystème (Eurosystem credit assessment framework — ECAF), comme le prévoit l’article 120 de la présente orientation.
I. PROCESSUS DE DEMANDE D’ACCEPTATION EN QUALITÉ D’ECAI DANS LE CADRE DE L’ECAF
| 1. | La demande d’une agence de notation aux fins de l’acceptation en qualité d’ECAI dans le cadre de l’ECAF doit être présentée auprès de la direction de la gestion des risques de la BCE (DRMSecretariat@ecb.europa.eu). La demande doit être suffisamment motivée et contenir ‘des documents justificatifs, comme prévu à la section II, démontrant que le demandeur respecte les exigences applicables aux ECAI énoncées dans la présente orientation. La demande, la motivation et les documents justificatifs doivent être fournis par écrit en anglais, à l’aide de tout modèle applicable et sous forme électronique. |
| 2. | Au cours de la première phase du processus de demande, l’agence de notation doit démontrer qu’elle respecte les exigences de couverture applicables énoncées à l’article 120 et à l’annexe IX bis de la présente orientation, ainsi qu’à la présente annexe, et, dans l’hypothèse où la demande de l’agence de notation devant être acceptée dans le cadre de l’ECAF a été précédemment rejetée par l’Eurosystème, elle doit également démontrer la manière dont elle a remédié à ses manquements antérieurs. Les différentes étapes de cette première phase sont les suivantes:
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| 3. | Si la BCE décide que l’agence de notation respecte les exigences de couverture applicables et, le cas échéant, qu’elle a remédié à ses manquements antérieurs et que la BCE décide d’engager une procédure d’acceptation dans le cadre de l’ECAF, l’agence de notation peut passer à la seconde phase du processus de demande. Lors de la seconde phase, l’agence de notation doit démontrer qu’elle respecte l’ensemble des autres exigences applicables énoncées dans la présente orientation. Les différentes étapes de la seconde phase sont les suivantes:
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II. INFORMATIONS REQUISES POUR QU’UNE DEMANDE D’ACCEPTATION DANS LE CADRE DE L’ECAF SOIT JUGÉE COMPLÈTE
| 1. | Lors de la première phase du processus de demande, l’agence de notation est tenue de fournir les informations suivantes:
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| 2. | La BCE peut demander un complément d’information, par exemple, pour démontrer la stabilité de la couverture d’une agence de notation dans le temps, les pratiques d’émission de notation de l’agence de notation et la qualité des notations de l’agence au cours de la période de couverture concernée. |
| 3. | En ce qui concerne la seconde phase du processus de demande, une agence de notation doit fournir les documents et informations suivants:
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| 4. | La BCE peut demander à l’agence de notation tout complément d’information pertinent, par exemple en ce qui concerne les notations de l’agence de notation concernant les actifs, l’émetteur et le garant qui ne sont pas éligibles dans le cadre de l’ECAF, par exemple en raison de restrictions géographiques. |
III. CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ APPLICABLES DANS LE CADRE DE L’ECAF
| 1. | Pour être acceptée dans le cadre de l’ECAF, une agence de notation doit satisfaire aux exigences applicables de la présente orientation, y compris en ce qui concerne la couverture adaptée, de manière à garantir la mise en œuvre efficace de l’ECAF, les critères opérationnels, la disponibilité des informations concernant les évaluations du crédit effectuées par un ECAI et aux fins des processus de suivi des performances et la capacité de satisfaire aux critères et aux règles du processus de suivi des performances de l’ECAF. |
| 2. | En ce qui concerne l’exigence d’une couverture adaptée:
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| 3. | En ce qui concerne la disponibilité des informations concernant les évaluations de crédit effectuées par un ECAI et aux fins des processus de suivi des performances:
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| 4. | En ce qui concerne la capacité d’une agence de notation à satisfaire aux critères et aux règles du processus de suivi des performances de l’ECAF, les performances des notations de l’agence de notation et ses attributions de défaut doivent être cohérentes dans le temps afin de a) garantir la mise en correspondance appropriée des informations d’évaluation du crédit, fournies par le système d’évaluation du crédit, avec l’échelle de notation harmonisée de l’Eurosystème et b) préserver la comparabilité des résultats des évaluations du crédit, effectuées par l’agence de notation, entre les systèmes et les sources de l’ECAF. Les tableaux de transition des notations et les statistiques de défaut observés par l’agence de notation doivent être conformes aux valeurs attendues fondées sur les propres échelles de notation de l’agence de notation car, comme indiqué à l’annexe IX de la présente orientation, les écarts entre les taux de défaut observés et les probabilités de défaut attribuées peuvent remettre en question la qualité des évaluations du crédit, ce qui entrave la mise en œuvre efficace de l’ECAF. |
| 5. | En ce qui concerne les critères opérationnels:
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| 6. | L’ensemble des critères d’éligibilité applicables dans le cadre de l’ECAF doivent être remplis afin qu’une agence de notation soit acceptée dans le cadre de l’ECAF. Étant donné que la demande qui doit être acceptée dans le cadre de l’ECAF requiert une évaluation qualitative et quantitative hautement technique, l’Eurosystème peut, si nécessaire, évaluer d’autres facteurs pertinents relatifs aux exigences de la présente orientation concernant l’ECAF. |
IV. CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ APPLICABLES DANS LE CADRE DE L’ECAF ET RESPECT DES EXIGENCES DANS LE TEMPS
| 1. | Les agences de notation doivent satisfaire aux critères d’éligibilité applicables aux ECAI au moment de leur demande d’acceptation et à tout moment après leur acceptation dans le cadre de l’ECAF. |
| 2. | L’Eurosystème peut, conformément à l’article 126 de la présente orientation, prendre des mesures à l’encontre d’une agence de notation qui:
Lorsqu’il notifie à l’agence de notation sa décision d’appliquer des mesures conformément à l’article 126, l’Eurosystème motive sa décision. |
Orientation (UE) 2020/2091 de la Banque centrale européenne du 4 décembre 2020 modifiant l’orientation BCE/2003/5 relative aux mesures applicables aux reproductions irrégulières de billets en euros ainsi qu’à l’échange et au retrait des billets en euros (BCE/2020/61)
04/12/2020
Orientation (UE) 2020/1553 de la Banque centrale européenne du 14 octobre 2020 modifiant l’orientation BCE/2013/24 relative aux obligations de déclaration statistique établies par la Banque centrale européenne en matière de comptes financiers trimestriels (BCE/2020/51)
14/10/2020
Orientation (UE) 2020/1554 de la Banque centrale européenne du 14 octobre 2020 modifiant l’orientation BCE/2011/23 en ce qui concerne la périodicité de la déclaration à la Banque centrale européenne d’informations sur la qualité des statistiques extérieures (BCE/2020/52)
14/10/2020
Orientation (UE) 2020/1552 de la Banque centrale européenne du 14 octobre 2020 modifiant l’orientation BCE/2013/23 relative aux statistiques de finances publiques (BCE/2020/50)
14/10/2020