| CELEX | 32022D2083 |
| Type | Décision |
| Date | mardi 25 octobre 2022 |
| 28.10.2022 | FR | Journal officiel de l’Union européenne | L 280/32 |
DÉCISION D’EXÉCUTION (UE) 2022/2083 DU CONSEIL
du 25 octobre 2022
portant modification de la décision d’exécution (UE) 2020/1354 octroyant à la République portugaise un soutien temporaire au titre du règlement (UE) 2020/672 pour l’atténuation des risques de chômage en situation d’urgence engendrée par la propagation de la COVID-19
LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
vu le règlement (UE) 2020/672 du Conseil du 19 mai 2020 portant création d’un instrument européen de soutien temporaire à l’atténuation des risques de chômage en situation d’urgence (SURE) engendrée par la propagation de la COVID-19 (1), et notamment son article 6, paragraphe 1,
vu la proposition de la Commission européenne,
considérant ce qui suit:
| (1) | À la suite d’une demande présentée par le Portugal le 11 août 2020, le Conseil, par la décision d’exécution (UE) 2020/1354 (2), a accordé une assistance financière au Portugal sous la forme d’un prêt d’un montant maximal de 5 934 462 488 EUR assorti d’une échéance moyenne maximale de quinze ans et d’une durée de disponibilité de dix-huit mois, afin de compléter les efforts nationaux déployés par le Portugal pour faire face à l’impact de la propagation de la COVID-19 et répondre à ses conséquences socio-économiques pour les salariés et les travailleurs indépendants. |
| (2) | Le prêt était destiné à être utilisé par le Portugal afin de financer des dispositifs de chômage partiel, des mesures similaires et des mesures liées à la santé, tels qu’ils sont visés à l’article 3 de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. |
| (3) | À la suite d’une deuxième demande présentée par le Portugal le 9 décembre 2021, le Conseil, par la décision d’exécution (UE) 2022/99 (3), a étendu la liste des mesures pour lesquelles une assistance financière avait déjà été accordée par la décision d’exécution (UE) 2020/1354, afin de compléter les efforts nationaux du Portugal pour faire face à l’impact de la propagation de la COVID-19 et répondre à ses conséquences socio-économiques pour les travailleurs et les travailleurs indépendants. |
| (4) | La propagation de la COVID-19 a immobilisé une part substantielle de la main-d’œuvre au Portugal. Cela a entraîné des augmentations répétées, soudaines et très marquées des dépenses publiques du Portugal qui concernent les mesures visées à l’article 3 de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. |
| (5) | La propagation de la COVID-19 et les mesures extraordinaires mises en œuvre par le Portugal en 2020, 2021 et 2022 pour contenir cette propagation et limiter ses effets socio-économiques et sanitaires ont grevé, et grèvent toujours fortement, les finances publiques du pays. En 2020, le Portugal affichait un déficit public et une dette publique de respectivement 5,8 % et 135,2 % du produit intérieur brut (PIB); ceux-ci ont diminué pour atteindre respectivement 2,8 % et 127,4 % à la fin de 2021. Selon les prévisions du printemps 2022 de la Commission, le Portugal devrait afficher, à la fin de 2022, un déficit public et une dette publique de respectivement 1,9 % et 119,9 % du PIB. Selon les prévisions intermédiaires de l’été 2022 de la Commission, le PIB du Portugal devrait augmenter de 6,5 % en 2022. |
| (6) | Le 17 septembre 2022, le Portugal a demandé une assistance financière supplémentaire de l’Union d’un montant de 300 000 000 EUR afin de continuer à compléter ses efforts nationaux entrepris en 2020, 2021 et 2022 pour faire face à l’impact de la propagation de la COVID-19 et répondre à ses conséquences socio-économiques pour les travailleurs et les travailleurs indépendants. En particulier, le Portugal a encore prorogé ou modifié les dispositifs de chômage partiel et les mesures similaires exposés aux considérants 7 à 21. |
| (7) | Les articles 298 à 308 de la «loi no 7/2009 du 12 février», complétés par l’article 142 de la «loi no 75-B/2020 du 31 décembre», ont introduit une mesure visant à soutenir le maintien des contrats de travail par une interruption temporaire du travail ou une réduction du temps de travail normal, intégrée au code du travail du Portugal. La mesure est décrite à l’article 3, point a), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. Initialement, cette mesure prévoyait une prestation en faveur des entreprises éligibles destinée à couvrir 70 % de la rémunération des salariés, la rémunération perçue par les salariés s’élevant aux deux tiers de leur salaire brut normal. Cette correction aux deux tiers était encadrée par un plancher correspondant au salaire minimum national et par un plafond correspondant à trois fois le salaire minimum national. Les entreprises éligibles doivent avoir suspendu leur activité économique ou subi des pertes de revenus importantes. Par la suite, la mesure a été étendue, notamment en portant temporairement la rémunération perçue par les salariés à 100 % de leur salaire brut normal. |
| (8) | Le «decret-loi no 10-G/2020 du 26 mars», tel qu’il a été modifié par la «déclaration de rectification no 14/2020 du 28 mars», l’article 4 du «décret-loi no 14-F/2020 du 13 avril», l’article 3 du «décret-loi no 20/2020 du 1er mai», l’article 6 du «décret-loi no 20-H/2020 du 14 mai», l’article 2 du «décret-loi no 27-B/2020 du 19 juin» et l’article 2 du «décret-loi no 6-C/2021 du 15 janvier», et complété par l’article 142 de la «loi no 75-B/2020 du 31 décembre», a introduit une nouvelle aide spéciale simplifiée au maintien des contrats de travail par une interruption temporaire du travail ou une réduction du temps de travail normal. Cette mesure est décrite à l’article 3, point b), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. Elle était similaire à celle visée au considérant 7, mais était régie par des procédures simplifiées pour permettre un accès plus rapide aux fonds. Initialement, elle prévoyait une prestation en faveur des entreprises éligibles destinée à couvrir 70 % de la rémunération des salariés, la rémunération perçue par les salariés s’élevant aux deux tiers de leur salaire brut normal, ainsi que l’exonération des cotisations sociales de l’employeur. Cette correction aux deux tiers était encadrée par un plancher correspondant au salaire minimum national et par un plafond correspondant à trois fois le salaire minimum national. Les entreprises éligibles doivent avoir suspendu leur activité économique ou avoir subi des pertes de revenus d’au moins 40 % sur la période de trente jours qui précède la demande d’aide par rapport au même mois de l’année précédente ou par rapport à la moyenne des deux mois qui précèdent ladite période. Par la suite, la mesure a été prorogée à plusieurs reprises, notamment en portant temporairement, dans des circonstances particulières, la rémunération perçue par les salariés à 100 % de leur salaire brut normal. Étant donné que l’exonération des cotisations de sécurité sociale constitue une perte de recettes pour l’administration centrale, elle peut être considérée comme équivalente à des dépenses publiques aux fins du règlement (UE) 2020/672. |
| (9) | L’article 5, paragraphe 2, et les articles 7 à 9 du «décret-loi no 10-G/2020 du 26 mars» ont établi que, lorsque des entreprises bénéficiaient des mesures visées au considérant 7 ou 8, et disposaient d’un programme de formation approuvé par les services publics nationaux de l’emploi et de la formation («Instituto do Emprego e Formação Profissional», ou «IEFP»), des allocations de formation couvrant le revenu de remplacement ainsi que les coûts liés à la formation, qui devait avoir lieu pendant les heures de travail, pouvaient être accordées dans le cadre des programmes de formation professionnelle spéciaux, en lieu et place de la réduction du temps de travail des salariés. Cette mesure est décrite à l’article 3, point c), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. |
| (10) | Les articles 4 et 5 du «décret-loi no 27-B/2020 du 19 juin» et l’article 14-A du «décret-loi no 46-A/2020 du 30 juillet», tel qu’il a été modifié par l’article 4 du «décret-loi no 6-C/2021 du 15 janvier», l’article 2 du «décret-loi no 23-A/2021 du 24 mars», et l’article 2 du «décret-loi no 32/2021 du 12 mai», et tel que cela est précisé dans le «décret gouvernemental no 102-A/2021 du 14 mai», ont introduit une nouvelle mesure d’aide spéciale aux entreprises pour la reprise de leur activité économique. Cette mesure est décrite à l’article 3, point d), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. Initialement, afin de faciliter le retour au travail et le maintien de l’emploi, les entreprises dont les salariés avaient bénéficié des mesures mentionnées au considérant 7 ou 8 pouvaient bénéficier, pour chaque salarié concerné, d’une prestation correspondant soit au salaire minimum national, payée en une seule fois, soit au double du salaire minimum national, payée de manière échelonnée sur six mois. En cas de paiement échelonné de la prestation, les entreprises bénéficiaient également d’une exonération partielle de 50 % des cotisations sociales de l’employeur pour les salariés concernés. Par la suite, la mesure a été prorogée à plusieurs reprises, et a notamment été élargie aux microentreprises dont les salariés avaient bénéficié de la mesure visée au considérant 12; ces entreprises ont pu alors bénéficier, pour chaque salarié concerné, d’une prestation correspondant au double du salaire minimum national, payée de manière échelonnée sur six mois. |
| (11) | L’article 3 du «décret-loi no 27-B/2020 du 19 juin», tel qu’il a été modifié par l’article 2 du «décret-loi no 58-A/2020 du 14 août», a introduit un nouveau complément de stabilisation des revenus destiné aux salariés bénéficiant des mesures visées au considérant 7 ou 8 pendant une durée d’au moins un mois (redéfinie ultérieurement en durée de 30 jours consécutifs) au cours de la période allant d’avril à juin 2020. Cette mesure est décrite à l’article 3, point e), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. Les salariés éligibles étaient ceux dont le salaire brut correspondant à février 2020 ne dépassait pas le double du salaire minimum national. Les salariés avaient droit à une prestation égale à la différence entre le salaire brut de février 2020 et celui de la période pendant laquelle ils étaient couverts par l’une des deux mesures précitées, avec un plancher de 100 EUR et un plafond de 351 EUR. |
| (12) | L’article 4 du «décret-loi no 46-A/2020 du 30 juillet», tel qu’il a été modifié par l’article 2 du «décret-loi no 90/2020 du 19 octobre», l’article 142 de la «loi no 75-B/2020 du 31 décembre», l’article 3 du «décret-loi no 6-C/2021 du 15 janvier», l’article 2 du «décret-loi no 23-A/2021 du 24 mars», et l’article 2 du «décret-loi no 71-A/2021 du 13 août», a introduit une nouvelle aide spéciale progressive au maintien des contrats de travail par une réduction temporaire du temps de travail normal. Cette mesure est décrite à l’article 3, point f), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. Initialement, la mesure prévoyait une prestation en faveur des entreprises éligibles destinée à couvrir 70 % de la rémunération des salariés pour les heures non travaillées, cette rémunération s’élevant aux deux tiers de leur salaire brut normal correspondant aux heures non travaillées en août et septembre 2020, ou aux quatre cinquièmes de leur salaire brut normal correspondant aux heures non travaillées sur la période allant d’octobre à décembre 2020. Le salaire brut global qui en résultait pour les salariés était encadré par un plafond correspondant au salaire minimum national. La mesure prévoyait également une exonération totale ou partielle des charges sociales patronales concernées, modulée en fonction du type d’entreprise éligible (microentreprise, petite et moyenne entreprise ou grande entreprise). Les entreprises éligibles doivent avoir suspendu leur activité économique ou avoir subi des pertes de revenus d’au moins 40 % sur la période de trente jours qui précède la demande d’aide par rapport au même mois de l’année précédente ou par rapport à la moyenne des deux mois qui précèdent ladite période. La réduction temporaire maximale du temps de travail normal était calibrée de manière à augmenter en fonction de l’ampleur des pertes de revenus des entreprises éligibles. Par la suite, la mesure a été prorogée à plusieurs reprises, notamment en rendant éligibles des entreprises qui avaient subi des pertes de revenus d’au moins 25 %, en modulant la réduction temporaire maximale du temps de travail normal en fonction de l’ampleur des pertes de revenus des entreprises éligibles, en portant temporairement la rémunération des salariés à 100 % de leur salaire brut normal correspondant aux heures non travaillées et en mettant en place une suppression progressive de l’allégement des charges sociales patronales. Étant donné que l’exonération des cotisations de sécurité sociale constitue une perte de recettes pour l’administration centrale, elle peut être considérée comme équivalente à des dépenses publiques aux fins du règlement (UE) 2020/672. |
| (13) | L’article 26 du «décret-loi no 10-A/2020 du 13 mars», tel qu’il a été modifié par l’article 2 du «décret-loi no 12-A/2020 du 6 avril», l’article 2 du «décret-loi no 14-F/2020 du 13 avril», l’article 4 du «décret-loi no 20-C/2020 du 7 mai», l’article 9 de la «loi no 27-A/2020 du 24 juillet», et l’article 2 de la «loi no 31/2020 du 11 août», ainsi que l’article 325-G de la «loi no 2/2020 du 31 mars», tel qu’ajouté par l’article 3 de la «loi no 27-A/2020 du 24 juillet», ont introduit une nouvelle mesure d’aide spéciale aux travailleurs indépendants, aux travailleurs informels et aux dirigeants. Cette mesure est décrite à l’article 3, point g), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. Initialement, la mesure prévoyait une prestation mensuelle égale au revenu enregistré de la personne concernée, avec un plafond correspondant à l’indice d’aide sociale du Portugal («Indexante dos Apoios Sociais», ou IAS, fixé à 438,81 EUR en 2020). Les personnes éligibles étaient les personnes ayant suspendu eur activité économique. Par la suite, la mesure a été prorogée à plusieurs reprises, notamment en rendant éligibles les personnes qui avaient subi des pertes de revenus d’au moins 40 % au cours des trente jours précédant la demande d’aide, par rapport au même mois de l’année précédente ou à la moyenne mensuelle des deux mois précédant cette période, recalibrée de manière que la prestation mensuelle corresponde soit au revenu enregistré de la personne concernée, avec un plafond correspondant à l’indice d’aide sociale du Portugal, lorsque le revenu enregistré de la personne était inférieur à 1,5 fois l’indice d’aide sociale du Portugal, soit aux deux tiers du revenu enregistré de la personne concernée, avec un plafond correspondant au salaire minimum national, lorsque le revenu enregistré de la personne était égal ou supérieur à 1,5 fois l’indice d’aide sociale du Portugal, et en fixant un plancher correspondant à 50 % dudit indice. |
| (14) | L’article 23 du «décret-loi no 10-A/2020 du 13 mars», tel qu’il a été modifié par l’article 2 du «décret-loi no 12-A/2020 du 6 avril» et l’article 3 de la «loi no 16/2021 du 7 avril», a introduit une allocation familiale pour les salariés empêchés de travailler en raison de la nécessité d’aider leurs enfants ou d’autres personnes à leur charge de moins de douze ans ou, quel que soit leur âge, atteints d’un handicap ou d’une maladie chronique. Cette mesure est décrite à l’article 3, point h), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. La mesure prévoyait une prestation s’élevant aux deux tiers du salaire brut normal, payée à parts égales par l’employeur et la sécurité sociale, avec un plancher correspondant au salaire minimum national et un plafond correspondant à trois fois le salaire minimum national. Cette mesure peut être considérée comme une mesure similaire à un dispositif de chômage partiel, au sens du règlement (UE) 2020/672, étant donné qu’elle apporte une aide au revenu aux travailleurs, qui contribuera à couvrir les frais de garde d’enfants pendant les périodes de fermeture des écoles et aidera donc les parents à continuer à travailler, évitant ainsi que la relation de travail soit mise en péril. |
| (15) | Le «décret gouvernemental no 3485-C/2020 du 19 mars», le «décret gouvernemental no 4395/2020 du 10 avril» et le «décret gouvernemental no 5897-B/2020 du 28 mai», ont introduit une mesure d’aide spéciale au maintien des contrats de travail des formateurs, justifiée par l’annulation des formations professionnelles. Cette mesure est décrite à l’article 3, point i), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. L’aide publique consistait en une prestation couvrant le salaire des formateurs même si la formation professionnelle n’avait pas lieu. |
| (16) | L’«arrêté des ministres du travail, de la solidarité et de la sécurité sociale et de la santé no 2875-A/2020 du 3 mars», l’article 20 du «décret-loi no 10-A/2020 du 13 mars», tel qu’il a été modifié par l’article 2 du «décret-loi no 62-A/2020 du 3 septembre», et l’article 325-F de la «loi no 2/2020 du 31 mars», tel qu’il a été modifié par l’article 3 de la «loi no 27-A/2020 du 24 juillet», ont introduit une allocation de maladie en raison de la contraction de la COVID-19. Cette mesure est décrite à l’article 3, point m), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. Par rapport au régime national normal d’allocation de maladie, l’allocation de maladie COVID-19 était octroyée sans délai d’attente. L’aide publique consistait en une prestation égale au salaire brut normal du bénéficiaire concerné. |
| (17) | L’article 19 du «décret-loi no 10-A/2020 du 13 mars», tel qu’il a été modifié par l’article 2 du «décret-loi no 62-A/2020 du 3 septembre», et l’article 325-F de la «loi no 2/2020 du 31 mars», tel qu’il a été modifié par l’article 3 de la «loi no 27-A/2020 du 24 juillet», ont introduit une allocation pour les salariés et les travailleurs indépendants qui étaient empêchés temporairement d’exercer leur activité professionnelle parce qu’ils étaient en isolement préventif. Cette mesure est décrite à l’article 3, point l), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. Cette allocation était octroyée sans délai d’attente. Les salariés ou les travailleurs indépendants bénéficiaires avaient droit à une allocation égale à leur salaire brut normal. |
| (18) | La «résolution du Conseil du gouvernement régional des Açores no 97/2020 du 8 avril», la «résolution du Conseil du gouvernement régional des Açores no 120/2020 du 28 avril», la «résolution du Conseil du gouvernement régional des Açores no 128/2020 du 5 mai», la «résolution du Conseil du gouvernement régional des Açores no 129/2020 du 5 mai», la «résolution du Conseil du gouvernement régional des Açores no 195/2020 du 15 juillet», la «résolution du Conseil du gouvernement régional des Açores no 196/2020 du 15 juillet» et la «résolution du Conseil du gouvernement régional des Açores no 200/2020 du 17 juillet», ont introduit un certain nombre de mesures régionales liées à l’emploi dans la région autonome des Açores. Ces mesures sont décrites à l’article 3, point j), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. Les mesures spécifiques,y compris un complément régional aux dispositifs nationaux, à savoir, en matière de chômage partiel, une aide aux travailleurs indépendants et aux entreprises pour la reprise de leur activité économique, étaient destinées à préserver l’emploi aux Açores pendant la pandémie de COVID-19. L’aide au titre de ces mesures était subordonnée, pour les entreprises, à la préservation des contrats de travail et au maintien de leur activité économique. |
| (19) | La «résolution du gouvernement régional de Madère no 101/2020 du 13 mars» et l’«ordonnance no 133-B/2020 de la vice-présidence du gouvernement régional de Madère et du secrétariat régional à l’inclusion sociale et à la citoyenneté du 22 avril» ont introduit un certain nombre de mesures régionales liées à l’emploi dans la région autonome de Madère. Ces mesures ont été décrites à l’article 3, point k), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. Les mesures spécifiques, y compris un complément régional aux dispositifs nationaux, à savoir, en matière de chômage partiel, une aide aux travailleurs indépendants et aux entreprises pour la reprise de leur activité économique, étaient destinées à préserver l’emploi à Madère pendant la pandémie de COVID-19. L’aide au titre de ces mesures était subordonnée, pour les entreprises, à la préservation des contrats de travail et au maintien de leur activité économique. |
| (20) | L’article 156 de la «loi no 75-B/2020 du 31 décembre», sous réserve des conditions énoncées au point 2) c) à f), comme précisé dans l’«ordonnance du gouvernement no 19-A/2021 du 25 janvier», et tel qu’il a été prorogé par l’article 12 du «décret-loi no 104/2021 du 27 novembre», a instauré un régime extraordinaire de soutien aux travailleurs indépendants, aux travailleurs n’ayant pas accès à d’autres mécanismes de protection sociale et aux dirigeants dont les revenus étaient particulièrement affectés par la pandémie de COVID-19. Cette mesure est décrite à l’article 3, point r), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. Dans le cas des travailleurs indépendants, la mesure prévoyait une prestation correspondant aux deux tiers de la baisse du revenu mensuel des travailleurs, avec un plafond de 501,16 EUR. Les travailleurs indépendants éligibles étaient ceux qui avaient enregistré une baisse de revenus d’au moins 40 % entre mars et décembre 2020 par rapport à 2019. Dans le cas des travailleurs n’ayant pas accès à d’autres mécanismes de protection sociale, la mesure prévoyait: i) pour les salariés, une prestation égale à la différence entre la valeur mensuelle de référence de 501,16 EUR et le salaire mensuel moyen par adulte dans le ménage concerné; et ii) pour les travailleurs indépendants, une prestation correspondant aux deux tiers de la baisse du revenu mensuel du travailleur, avec un plafond de 501,16 EUR. Dans le cas des dirigeants, la mesure prévoyait une prestation égale, soit à leur revenu mensuel moyen de référence lorsqu’il était inférieur à 1,5 fois l’indice d’aide sociale portugais (« Indexante dos Apoios Sociais », IAS, fixé à 438,81 EUR en 2021), soit aux deux tiers de leur revenu mensuel moyen de référence lorsqu’il était égal ou supérieur à la valeur dudit indice. Les dirigeants éligibles étaient ceux dont l’activité professionnelle avait été temporairement suspendue en raison de la pandémie de COVID 19 ou qui avaient subi des pertes de revenus d’au moins 40 % sur la période de trente jours précédant la demande d’aide par rapport au même mois de l’année précédente ou par rapport à la moyenne des deux mois précédant ladite période. Dans tous les cas, la prestation avait une valeur plancher, égale à 50 EUR, portée à 50 % de la baisse de revenu mensuel observée lorsque celui-ci tombait entre 50 % et 100 % de l’indice d’aide sociale du Portugal, ou à 50 % de l’indice d’aide sociale du Portugal lorsque la baisse de revenu dépassait la valeur dudit indice. |
| (21) | Le point 2.5.1 de l’«annexe de la résolution du Conseil des ministres no 41/2020 du 6 juin», comme cela est précisé aux articles 10 à 12 de l’«ordonnance du gouvernement no 180/2020 du 3 août», et étendu par les articles 5 à 7 de l’«annexe de l’ordonnance du gouvernement no 37-A/2021 du 15 février», a introduit un régime de soutien social en faveur des artistes, des auteurs, des techniciens et des autres professionnels de l’art. Cette mesure est décrite à l’article 3, point s), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. La mesure prévoyait une prestation mensuelle égale à l’indice d’aide sociale du Portugal («Indexante dos Apoios Sociais», IAS, fixé à 438,81 EUR en 2021). |
| (22) | Le Portugal a également prorogé ou modifié une série de mesures dans le domaine de la santé pour faire face à la propagation de la COVID-19. Il s’agit plus précisément des mesures énoncées aux considérants 23 à 27. |
| (23) | La «norme no 012/2020 du 6 mai», telle qu’elle a été modifiée le 14 mai 2020, et la «norme no 013/2020 du 10 juin», telle qu’elle a été modifiée le 23 juin 2020, toutes deux publiées par la direction générale de la santé portugaise, ainsi que le «décret-loi no 10-A/2020 du 13 mars», prévoyaient l’achat d’équipements de protection individuelle à utiliser sur le lieu de travail, notamment dans les hôpitaux publics, les ministères de tutelle, les municipalités et les régions autonomes des Açores et de Madère. Cette mesure est décrite à l’article 3, point n), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. |
| (24) | Le «décret-loi no 10-A/2020 du 13 mars» a mis en place une campagne d’hygiène scolaire visant à assurer le retour au travail en toute sécurité des enseignants, des autres membres du personnel et des élèves ou étudiants. Cette mesure est décrite à l’article 3, point o), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. |
| (25) | La «norme no 012/2020 du 6 mai», telle qu’elle a été modifiée le 14 mai 2020, et la «norme no 013/2020 du 10 juin», telle qu’elle a été modifiée le 23 juin 2020, toutes deux publiées par la direction générale de la santé portugaise, prévoyaient des tests de dépistage de la COVID-19 pour les patients hospitalisés et les travailleurs des hôpitaux publics, ainsi que les salariés des établissements de soins et des structures de garde d’enfants. Cette mesure est décrite à l’article 3, point p), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. |
| (26) | L’article 42-A de la «loi no 2/2020 du 31 mars», tel qu’il a été modifié par l’article 3 de la «loi no 27-A/2020 du 24 juillet», et l’article 291 de la «loi no 75-B/2020 du 31 décembre», ont introduit une nouvelle indemnité spéciale pour les travailleurs du service national de santé participant à la lutte contre la propagation de la COVID-19. Cette mesure est décrite à l’article 3, point q), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. La mesure consistait en un paiement unique d’une prime de performance, correspondant à 50 % du salaire brut normal du salarié. |
| (27) | L’article 6 du «décret-loi no 10-A/2020 du 13 mars», et les articles 4 à 8 du «décret-loi no 10-A/2021 du 2 février» prévoyaient le recrutement de professionnels de santé supplémentaires et la prestation d’heures supplémentaires au sein du service national de santé afin de mieux relever les défis liés à la pandémie. Cette mesure est décrite à l’article 3, point t), de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. |
| (28) | Le Portugal remplit les conditions pour demander une assistance financière énoncées à l’article 3 du règlement (UE) 2020/672. Le Portugal a fourni à la Commission des éléments de preuve appropriés montrant que les dépenses publiques effectives et prévues ont augmenté, à partir du 1er février 2020, de 6 920 192 416 EUR en raison des mesures nationales prises pour faire face aux effets socioéconomiques de la propagation de la COVID-19. Il s’agit d’une augmentation soudaine et très marquée, car elle est aussi liée à une extension ou modification de mesures nationales existantes qui concernent directement des dispositifs de chômage partiel et des mesures similaires en faveur d’une part importante des entreprises et de la main-d’œuvre au Portugal. Le Portugal a l’intention de financer 386 417 324 EUR du montant accru des dépenses au moyen de fonds de l’Union et 299 312 604 EUR sur ses propres fonds. |
| (29) | La Commission a consulté le Portugal et a vérifié l’augmentation soudaine et très marquée des dépenses publiques effectives, ainsi que des dépenses publiques prévues, qui sont directement liées à des dispositifs de chômage partiel et à des mesures similaires, ainsi que le recours à des mesures pertinentes liées à la santé en lien avec la propagation de la COVID-19, mentionnés dans la demande du 17 septembre 2022, conformément à l’article 6 du règlement (UE) 2020/672. |
| (30) | Les dépenses liées aux mesures sanitaires, mentionnées par le Portugal dans sa demande du 17 septembre 2022 et aux considérants 23 à 27, se chiffrent à 1 382 230 075 EUR. |
| (31) | Par conséquent, il y a lieu de fournir une assistance financière afin d’aider le Portugal à faire face aux effets socio-économiques des graves perturbations économiques engendrées par la propagation de la COVID-19. La Commission devrait prendre les décisions concernant les échéances, le montant des tranches et leur décaissement, ainsi que le montant des versements échelonnés et leur décaissement, en étroite collaboration avec les autorités nationales. |
| (32) | La durée de disponibilité indiquée dans la décision d’exécution (UE) 2020/1354 ayant expiré, il est nécessaire d’en fixer une nouvelle pour l’assistance financière supplémentaire. La durée de disponibilité de l’assistance financière fixée à dix-huit mois par la décision d’exécution (UE) 2020/1354 devrait être prolongée de vingt et un mois et, par conséquent, la durée totale de disponibilité devrait être de trente-neuf mois à compter du premier jour suivant la prise d’effet de la décision d’exécution (UE) 2020/1354. |
| (33) | Le Portugal et la Commission devraient tenir compte de la présente décision dans l’accord de prêt visé à l’article 8, paragraphe 2, du règlement (UE) 2020/672. |
| (34) | Il convient que la présente décision ne préjuge pas de l’issue d’éventuelles procédures relatives à des distorsions de fonctionnement du marché intérieur qui pourraient être intentées, notamment, en vertu des articles 107 et 108 du traité. La présente décision ne dispense pas les États membres de l’obligation de notifier à la Commission, conformément à l’article 108 du traité, les aides d’État susceptibles d’être instituées. |
| (35) | Le Portugal devrait informer régulièrement la Commission de l’exécution des dépenses publiques prévues, afin de lui permettre d’évaluer leur degré d’exécution par le Portugal. |
| (36) | La décision de fournir une assistance financière a été prise compte tenu des besoins existants et attendus du Portugal ainsi que des demandes d’assistance financière que d’autres États membres ont déjà présentées ou prévu de présenter au titre du règlement (UE) 2020/672, et dans le respect des principes d’égalité de traitement, de solidarité, de proportionnalité et de transparence, |
A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:
Article premier
La décision d’exécution (UE) 2020/1354 est modifiée comme suit:
| 1) | L’article 2 est modifié comme suit:
|
| 2) | L’article 3 est remplacé par le texte suivant: «Article 3 Le Portugal peut financer les mesures suivantes:
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Article 2
La République portugaise est destinataire de la présente décision.
La présente décision prend effet le jour de sa notification au destinataire.
Article 3
La présente décision est publiée au Journal officiel de l’Union européenne.
Fait à Luxembourg, le 25 octobre 2022.
Par le Conseil
Le président
J. SÍKELA
(1) JO L 159 du 20.5.2020, p. 1.
(2) Décision d’exécution (UE) 2020/1354 du Conseil du 25 septembre 2020 octroyant à la République portugaise un soutien temporaire au titre du règlement (UE) 2020/672 pour l’atténuation des risques de chômage en situation d’urgence engendrée par la propagation de la COVID-19 (JO L 314 du 29.9.2020, p. 49).
(3) Décision d’exécution (UE) 2022/99 du Conseil du 25 janvier 2022 portant modification de la décision d’exécution (UE) 2020/1354 octroyant à la République portugaise un soutien temporaire au titre du règlement (UE) 2020/672 pour l’atténuation des risques de chômage en situation d’urgence engendrée par la propagation de la COVID-19 (JO L 17 du 26.1.2022, p. 47).