| CELEX | 32022R2370 |
| Type | Règlement |
| Date | mercredi 23 novembre 2022 |
| 6.12.2022 | FR | Journal officiel de l’Union européenne | L 314/1 |
RÈGLEMENT (UE) 2022/2370 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL
du 23 novembre 2022
modifiant le règlement (CE) no 851/2004 instituant un Centre européen de prévention et de contrôle des maladies
LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 168, paragraphe 5,
vu la proposition de la Commission européenne,
après transmission du projet d’acte législatif aux parlements nationaux,
vu l’avis du Comité économique et social européen (1),
vu l’avis du Comité des régions (2),
statuant conformément à la procédure législative ordinaire (3),
considérant ce qui suit:
| (1) | L’Union s’engage, à titre prioritaire, à protéger et à améliorer la santé humaine grâce à la prévention des maladies et à la lutte contre les grands fléaux sanitaires transfrontières au moyen de la veille, de l’évaluation, de la communication, de l’amélioration de la préparation, de l’alerte précoce en ce qui concerne les menaces transfrontières graves pour la santé et de la lutte contre lesdites menaces. |
| (2) | Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ci-après dénommé «Centre») a été institué par le règlement (CE) no 851/2004 du Parlement européen et du Conseil (4) en tant qu’agence européenne indépendante ayant pour mission de déceler, d’évaluer et de faire connaître les risques actuels et émergents que des maladies transmissibles représentent pour la santé humaine. |
| (3) | Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que la flambée de COVID-19 était une pandémie mondiale. Compte tenu des difficultés rencontrées pour faire face à la pandémie, il est apparu clairement que le cadre de préparation et de réaction de l’Union aux crises sanitaires devrait être renforcé afin de mieux exploiter le potentiel des capacités de l’Union et des États membres à réagir à de futures pandémies. |
| (4) | Dans la décision qu’elle a rendue le 5 février 2021 dans le cadre de l’enquête stratégique OI/3/2020/TE, la Médiatrice européenne a recensé d’importantes lacunes dans l’efficacité de la réaction du Centre à la pandémie de COVID-19, notamment en ce qui concerne la complétude et la comparabilité des données, le niveau de transparence et les communications au public. Il convient de remédier à ces faiblesses dans le présent règlement. |
| (5) | La capacité du Centre à s’acquitter de nouvelles tâches dépendra du niveau d’aide financière de l’Union dont il disposera, ainsi que des ressources humaines internes et externes disponibles. Afin de pouvoir exécuter les nouvelles tâches qui lui ont été confiées en raison de la pandémie de COVID-19, le Centre aura besoin de ressources financières et humaines suffisantes. Les fonds axés sur des projets, tels que ceux alloués au titre du programme «L’UE pour la santé», établi par le règlement (UE) 2021/522 du Parlement européen et du Conseil (5), ne sont pas suffisants pour répondre aux besoins du Centre à l’avenir. |
| (6) | La surexploitation de la faune sauvage et des autres ressources naturelles ainsi que la perte accélérée de biodiversité représentent une menace pour la santé humaine. Étant donné que la santé humaine, la santé animale et celle de l’environnement sont inextricablement liées, il est essentiel de suivre l’approche «Une seule santé» afin de faire face aux crises actuelles et émergentes. |
| (7) | Dans leur avis commun intitulé «Améliorer la préparation aux pandémies et leur gestion», le groupe de conseillers scientifiques à haut niveau de la Commission, le groupe européen d’éthique des sciences et des nouvelles technologies et le conseiller spécial auprès de la présidente de la Commission sur la riposte à la COVID-19 recommandent de mettre en place «un organe consultatif permanent de l’UE pour les menaces et les crises sanitaires». |
| (8) | Le présent règlement devrait par conséquent élargir la mission et les tâches du Centre afin de renforcer la capacité du Centre à fournir l’expertise scientifique robuste et indépendante requise et à soutenir les actions qui présentent un intérêt pour la planification de la prévention, de la préparation et de la réaction face aux menaces transfrontières graves pour la santé dans l’Union ainsi qu’en termes de lutte contre ces menaces, conformément au règlement (UE) 2022/2371 du Parlement européen et du Conseil (6). |
| (9) | La pandémie de COVID-19 a mis en évidence le fait que les grandes maladies transmissibles peuvent avoir de graves conséquences pour les patients atteints de maladies non transmissibles, par exemple des retards ou des interruptions de traitement pour les patients atteints d’un cancer et les personnes ayant survécu à la maladie, ainsi que pour les personnes souffrant de problèmes de santé mentale. Les professionnels de la santé qui s’occupaient de patients atteints de maladies non transmissibles ont été confrontés à la difficulté de devoir diagnostiquer et soigner les patients tout en tentant de préserver leur propre sécurité. En outre, les diagnostics de certaines maladies ont été longtemps retardés, ce qui a conduit à leur détection à un stade avancé. Par ailleurs, il reste encore beaucoup à apprendre sur les effets des maladies transmissibles sur les maladies non transmissibles, notamment sur l’état de santé après la COVID-19. La pandémie de COVID-19 a également mis en avant la santé mentale et neurologique. Les personnes atteintes de démence, leurs aidants et leur famille ont indiqué que les différentes mesures de distanciation sociale et de confinement ont eu une incidence majeure sur leur bien-être, et certains éléments indiquent que cela a accéléré l’évolution de la maladie. Par conséquent, l’incidence qu’une grave flambée épidémique d’une maladie transmissible peut avoir sur la prévention et le traitement des maladies non transmissibles et des comorbidités doit être prise en considération, compte tenu de la pression considérable qu’elle exerce sur la capacité des systèmes de santé. |
| (10) | Le Centre devrait être chargé de fournir en temps utile des informations épidémiologiques et une analyse de celles-ci, une modélisation, des anticipations et des prévisions sur le plan épidémiologique, ainsi que de communiquer en temps utile des évaluations des risques et des recommandations pertinentes, fondées sur des données scientifiques, qui proposent des options pour la prévention et le contrôle des maladies transmissibles. Il convient de réaliser des évaluations des risques, dans un délai aussi court que possible, tout en veillant à ce que des informations nécessaires suffisantes soient collectées. Les actions du Centre devraient être en accord avec l’approche «Une seule santé», reconnaissant les interconnexions entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement, nombre de flambées épidémiques de maladies transmissibles ayant une origine zoonotique. Le Centre devrait, en étroite coopération avec les États membres, surveiller la capacité des systèmes de santé des États membres à détecter les flambées épidémiques de maladies transmissibles, à les prévenir, à y réagir et à se rétablir après ces flambées épidémiques, recenser les lacunes et formuler des recommandations fondées sur des données scientifiques afin de renforcer les systèmes de santé. Le suivi de la capacité des systèmes de santé des États membres devrait être fondé sur des indicateurs convenus. Le Centre devrait organiser des visites dans les États membres afin d’apporter un soutien supplémentaire aux activités de planification de la prévention, de la préparation et de la réaction. Le Centre devrait soutenir la mise en œuvre d’actions qui sont financées par les programmes et instruments de financement pertinents de l’Union et sont liées aux maladies transmissibles. Il devrait également fournir des lignes directrices pour la gestion des cas et soutenir les réseaux professionnels afin d’améliorer les lignes directrices en matière de traitement sur la base d’une évaluation approfondie des données probantes les plus récentes. Le Centre devrait soutenir les réactions aux épidémies et aux flambées épidémiques dans les États membres et les pays tiers, y compris les réactions sur le terrain et la formation du personnel, et mettre en temps utile à la disposition du public des informations objectives, fiables et facilement accessibles sur les maladies transmissibles. Le Centre devrait également établir des procédures claires de coopération avec les acteurs de la santé publique dans les pays tiers, ainsi qu’avec les organisations internationales compétentes dans le domaine de la santé publique, telles que l’OMS, contribuant ainsi à l’engagement de l’Union en faveur du renforcement de la capacité de préparation et de réaction des partenaires. |
| (11) | L’ensemble des recommandations, conseils, orientations ou avis fournis par le Centre au titre du présent règlement sont intrinsèquement non contraignants pour leurs destinataires. Les recommandations émises par le Centre lui permettent de faire connaître son point de vue et de proposer une ligne d’action sans imposer d’obligation juridique aux destinataires de ces recommandations. |
| (12) | Il est essentiel que le Centre ait accès à des données complètes en temps utile pour être en mesure de réaliser des évaluations des risques en temps utile et de formuler des recommandations pertinentes. Afin de soutenir efficacement les travaux du Centre et d’assurer l’accomplissement de sa mission, les États membres devraient donc communiquer au Centre, en temps utile, des données comparables relatives à la surveillance des maladies transmissibles, telles que le VIH, les hépatites virales B et C et la tuberculose, ainsi qu’à des problèmes sanitaires particuliers connexes, à savoir la résistance aux antimicrobiens et les infections associées aux soins de santé. Les États membres devraient également fournir les données et informations scientifiques et techniques disponibles qui présentent un intérêt pour la mission du Centre, notifier au Centre toute menace transfrontière grave pour la santé et mettre à sa disposition des informations sur la planification de la prévention, de la préparation et de la réaction et sur la capacité de leurs systèmes de santé. Le Centre et les États membres devraient convenir de calendriers, de définitions des cas, d’indicateurs, de normes, de protocoles et de procédures aux fins de la surveillance. Les États membres devraient informer le Centre de tout retard dans la communication des données. En tout état de cause, les États membres devraient fournir les données requises par le présent règlement, dans la mesure où cela n’est pas contraire à la sauvegarde de la sécurité nationale. |
| (13) | La Commission, en collaboration avec le Centre, l’Agence européenne pour l’environnement, l’Agence européenne des produits chimiques et l’Autorité européenne de sécurité des aliments, devrait favoriser l’intégration systématique de l’analyse et de l’évaluation des risques associés aux facteurs environnementaux, climatiques et alimentaires dans la surveillance épidémiologique, en tenant compte des faiblesses des systèmes de santé nationaux et de l’accent mis sur les groupes vulnérables de la population, afin d’œuvrer à une approche globale en matière de prévention et de détection précoce des maladies transmissibles. |
| (14) | Afin de renforcer les activités de planification de la prévention, de la préparation et de la réaction dans l’Union, il convient d’élargir l’action du Centre concernant les réseaux spécialisés et les activités en réseau afin de tenir compte du champ d’application du règlement (UE) 2022/2371. À cette fin, le Centre devrait se coordonner avec la Commission, les États membres et le comité de sécurité sanitaire (CSS) institué par ledit règlement et fournir une expertise scientifique et technique à ceux-ci, par l’intermédiaire de réseaux spécialisés des instances de coordination compétentes, y compris en encourageant la coopération entre les réseaux de services nouvellement créés dans l’Union qui soutiennent l’usage de substances d’origine humaine. |
| (15) | Afin de renforcer l’efficacité de la surveillance épidémiologique dans l’Union, le Centre devrait être chargé du développement constant de plateformes et d’applications numériques sûres et interopérables, venant soutenir la surveillance épidémiologique au niveau de l’Union, en permettant l’utilisation des technologies numériques, telles que l’intelligence artificielle et la modélisation et la simulation informatiques, dans la compilation et l’analyse des données, et de fournir aux États membres des conseils scientifiques et techniques pour mettre en place des systèmes intégrés de surveillance épidémiologique. |
| (16) | Afin de renforcer la capacité de l’Union et des États membres à évaluer la situation épidémiologique et à procéder à une évaluation précise des risques et à y réagir, le Centre devrait notamment recenser les menaces émergentes pour la santé, surveiller les tendances en matière de maladies transmissibles et en rendre compte, soutenir, coordonner et faciliter les réactions fondées sur des données probantes, formuler des recommandations en vue d’améliorer les programmes de prévention et de contrôle des maladies transmissibles établis au niveau de l’Union et au niveau national, surveiller, en étroite coopération avec les États membres, la capacité des systèmes de santé nationaux en matière de diagnostic, de prévention et de traitement des maladies transmissibles, y compris en tenant compte de la dimension de genre, recenser les groupes de population à risque nécessitant des mesures spécifiques, analyser la corrélation entre l’incidence des maladies et les facteurs sociétaux, environnementaux et climatiques, et identifier les facteurs de risque de transmission et de gravité des maladies transmissibles ainsi que les besoins et les priorités en matière de recherche. Le Centre devrait s’acquitter de ces tâches sur la base d’un ensemble d’indicateurs communs élaborés en collaboration et consultation étroites avec les États membres. Le Centre devrait travailler avec les points focaux nationaux désignés pour la surveillance, qui forment un réseau chargé de fournir des conseils stratégiques au Centre sur ces questions et qui encouragerait le recours à des secteurs porteurs, tels que les données et les services spatiaux de l’UE. Dans la mesure du possible et afin de réduire au minimum la duplication des ressources et des efforts, les points focaux nationaux devraient être les mêmes que les points focaux nationaux prévus par le règlement sanitaire international (RSI). |
| (17) | Le Centre devrait contribuer à renforcer la capacité au sein de l’Union à diagnostiquer, déceler, recenser et caractériser les agents infectieux susceptibles de menacer la santé publique, en assurant le fonctionnement d’un réseau spécialisé de laboratoires de référence de l’Union dans le domaine de la santé publique établi conformément au règlement (UE) 2022/2371 et en assurant qu’il fonctionne de manière intégrée. Ce réseau sera chargé de promouvoir les bonnes pratiques et l’alignement en ce qui concerne les diagnostics, les méthodes de test, la formation aux procédures actuelles et aux procédures innovantes et l’utilisation des tests, afin d’assurer une surveillance et une notification uniformes et des procédures normalisées pour le signalement des maladies, ainsi que d’améliorer la qualité des tests et de la surveillance. |
| (18) | En cas de menace transfrontière grave pour la santé liée à une maladie transmissible, le Centre devrait coopérer avec les États membres pour protéger les patients ayant besoin de traitement à base d’une substance d’origine humaine contre la transmission d’une telle maladie transmissible. Le Centre devrait par conséquent mettre en place et gérer un réseau de services soutenant l’usage de substances d’origine humaine. |
| (19) | Afin de réduire l’apparition d’épidémies et de renforcer les capacités de prévention des maladies transmissibles dans l’Union, le Centre devrait, en collaboration avec les États membres de manière à tenir compte de leurs expériences et de leurs situations respectives, élaborer un cadre pour la prévention des maladies transmissibles dans lequel seraient abordées des questions telles que les maladies à prévention vaccinale, la réticence à la vaccination, la connaissance des voies de transmission, la résistance aux antimicrobiens, l’éducation à la santé, les connaissances en matière de santé, la prévention des maladies et le changement de comportement. |
| (20) | Le Centre devrait renforcer la capacité de préparation et de réaction au niveau de l’Union et au niveau national en fournissant une expertise scientifique et technique aux États membres et à la Commission. Dans ce contexte, le Centre devrait, en étroite collaboration avec les États membres et la Commission, mener diverses actions, et notamment contribuer à l’élaboration de cadres pour les plans de prévention, de préparation et de réaction au niveau de l’Union, mettre à jour et réexaminer régulièrement ces cadres, formuler des recommandations fondées sur des données scientifiques concernant les capacités de prévention des flambées épidémiques, de préparation et de réaction à celles-ci, et renforcer les systèmes de santé nationaux, y compris en proposant des formations et en partageant les bonnes pratiques. Les cadres des plans de prévention, de préparation et de réaction de l’Union devraient être considérés comme des instruments non contraignants. Le Centre devrait élargir sa collecte et son analyse des données concernant la surveillance épidémiologique et les problèmes sanitaires particuliers connexes, l’évolution des situations épidémiques, les phénomènes épidémiques inhabituels ou les nouvelles maladies d’origine inconnue, y compris dans les pays tiers, des données moléculaires relatives aux agents pathogènes et des données sur les systèmes de santé. À cette fin, le Centre devrait garantir des ensembles de données appropriés ainsi que les procédures nécessaires pour faciliter la consultation des données ainsi que leur transmission et accès en toute sécurité, et le Centre devrait rendre possible un partage des données en temps réel, procéder à une évaluation scientifique et technique des mesures de prévention et de contrôle au niveau de l’Union et travailler avec l’OMS, les agences de l’Union concernées et d’autres organismes et organisations concernés opérant dans le domaine de la collecte de données. |
| (21) | Dans le cadre de son mandat, le Centre devrait répondre en temps utile aux demandes des États membres ou de la Commission. |
| (22) | Le règlement (UE) 2022/2371 prévoit la création du système d’alerte précoce et de réaction (SAPR) qui permet la notification, au niveau de l’Union, des alertes liées à des menaces transfrontières graves pour la santé et qui continue à être géré par le Centre. Étant donné que les technologies modernes peuvent être d’un grand secours pour lutter contre les menaces pour la santé et contenir et inverser le cours des épidémies, le Centre devrait s’employer à mettre à jour le SAPR afin de permettre l’utilisation des technologies de l’intelligence artificielle et des outils numériques interopérables et respectueux de la vie privée, tels que les applications mobiles, avec des fonctionnalités de recherche permettant de recenser les individus à risque. Lors de cette mise à jour, le Centre devrait atténuer les risques, tels que ceux liés aux ensembles de données biaisés, à la conception déficiente des systèmes, à l’absence de données de qualité et à la dépendance excessive à l’égard de la prise de décision automatisée, et devrait tenir compte de l’importance d’établir des mesures de sauvegarde pour limiter ces risques pendant les phases de conception et de mise en œuvre des technologies de l’intelligence artificielle. |
| (23) | Le Centre devrait se doter des capacités appropriées pour soutenir la réaction au niveau international, au niveau transfrontière interrégional et sur le terrain, conformément au règlement (UE) 2022/2371. Ces capacités devraient permettre au Centre de mobiliser et de déployer des équipes d’assistance en cas d’épidémie, connues sous le nom de «task-force de l’Union dans le domaine de la santé», afin de soutenir les réactions locales aux flambées épidémiques et de collecter des données sur le terrain. Le Centre devrait donc veiller à disposer en permanence de la capacité d’effectuer des missions dans les États membres ainsi que dans les pays tiers, et de formuler des recommandations fondées sur des données scientifiques en ce qui concerne les mesures à prendre face aux menaces pour la santé. Les équipes de la task-force de l’Union dans le domaine de la santé devraient également pouvoir être déployées dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’Union avec le soutien du Centre de coordination de la réaction d’urgence. Le bon fonctionnement de la task-force de l’Union dans le domaine de la santé devrait reposer sur une connaissance approfondie des pays, qui peut être acquise grâce à la contribution d’experts nationaux. Le Centre devrait également soutenir le renforcement des capacités de préparation au titre du RSI dans les pays tiers, afin de faire face aux menaces transfrontières graves pour la santé et à leurs conséquences. Afin de renforcer l’interface opérationnelle entre le Centre et les États membres, le Centre devrait maintenir des mécanismes de détachements réguliers entre le Centre, la Commission, les experts des États membres et les organisations internationales, et mettre en place des modalités de travail systématiques et permanentes au sein du Centre, par exemple en faisant appel à des agents administratifs. |
| (24) | La task-force de l’Union dans le domaine de la santé qui doit être mise en place par le Centre pour soutenir les réactions aux flambées épidémiques pouvant se propager sur le territoire ou jusqu’au territoire de l’Union devrait être permanente et assortie d’un cadre relatif à sa mobilisation. En outre, elle devrait faciliter la participation d’experts de l’Union en matière d’intervention sur le terrain aux équipes d’intervention internationales à l’appui du mécanisme de protection civile de l’Union et en étroite coordination avec celui-ci. Le Centre devrait renforcer la capacité de son personnel ainsi que des experts des États membres et des pays de l’Espace économique européen (EEE), et des pays candidats et candidats potentiels, ainsi que des pays couverts par la politique européenne de voisinage et des pays partenaires visés par le règlement (UE) 2021/947 du Parlement européen et du Conseil (7), à participer effectivement aux missions sur le terrain et à la gestion des crises. |
| (25) | Les experts et les parties prenantes, y compris les organisations de la société civile, devraient participer aux processus consultatifs du Centre et y contribuer. Il convient de veiller au respect des règles en matière de transparence et de conflits d’intérêts en ce qui concerne la participation des parties prenantes. |
| (26) | Le Centre devrait travailler en étroite coopération avec les instances compétentes et les organisations internationales intervenant dans le domaine de la santé publique, en particulier l’OMS. Cette coopération devrait tenir compte de la nécessité d’éviter la duplication des efforts déployés. |
| (27) | Le Centre devrait informer le grand public de manière efficace et transparente des risques sanitaires actuels et émergents. Les études scientifiques du Centre devraient être accessibles. |
| (28) | Afin d’évaluer l’efficacité et l’efficience des dispositions juridiques applicables au Centre, il convient de prévoir une évaluation régulière des performances du Centre par la Commission. |
| (29) | Le présent règlement ne devrait conférer aucun pouvoir réglementaire au Centre. |
| (30) | Le Centre devrait mettre en œuvre un système d’information capable d’échanger des informations classifiées et des informations sensibles non classifiées afin de veiller à ce que celles-ci soient gérées avec la plus grande discrétion. |
| (31) | Les données à caractère personnel concernant la santé sont considérées comme des données sensibles en vertu de la législation de l’Union applicable en matière de protection des données et bénéficient donc d’un niveau de protection plus élevé. Tout traitement de données à caractère personnel effectué en vertu du présent règlement par les États membres ou le Centre est soumis respectivement aux règlements (UE) 2016/679 (8) et (UE) 2018/1725 (9) du Parlement européen et du Conseil et à la directive 2002/58/CE du Parlement européen et du Conseil (10). Le traitement de données à caractère personnel au titre du présent règlement devrait respecter les principes de la protection des données que sont la licéité, la loyauté, la transparence, la limitation des finalités, la minimisation des données, l’exactitude, la limitation de la conservation, l’intégrité et la confidentialité. Chaque fois que cela est possible, les données à caractère personnel devraient être anonymisées. Lorsque l’anonymisation ne permettrait pas d’atteindre la finalité spécifique du traitement recherchée, les données à caractère personnel devraient, lorsque cela est possible, faire l’objet d’une pseudonymisation. Dans le cas de la coopération entre les autorités sanitaires de l’Union et les pays tiers, l’OMS ou d’autres organisations internationales, les transferts de données à caractère personnel vers des pays tiers ou des organisations internationales devraient toujours respecter les règles énoncées dans le règlement (UE) 2018/1725. |
| (32) | Afin d’assurer des conditions uniformes d’exécution du présent règlement en ce qui concerne la mobilisation et la réactivité rapides de la task-force de l’Union dans le domaine de la santé, il convient de conférer des compétences d’exécution à la Commission. Ces compétences devraient être exercées en conformité avec le règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil (11). |
| (33) | Étant donné que les objectifs du présent règlement, à savoir étendre la mission et les tâches du Centre afin de renforcer sa capacité à fournir l’expertise scientifique requise et à soutenir les actions de lutte contre les menaces transfrontières graves pour la santé dans l’Union, ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les États membres mais peuvent en raison de la dimension transfrontière de ces menaces pour la santé et de la nécessité d’une réaction rapide, mieux coordonnée et cohérente aux nouvelles menaces émergentes pour la santé, l’être mieux au niveau de l’Union, celle-ci peut prendre des mesures, conformément au principe de subsidiarité consacré à l’article 5 du traité sur l’Union européenne. Conformément au principe de proportionnalité énoncé audit article, le présent règlement n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ces objectifs. |
| (34) | Il convient dès lors de modifier le règlement (CE) no 851/2004 en conséquence, |
ONT ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
Article premier
Le règlement (CE) no 851/2004 est modifié comme suit:
| 1) | L’article 2 est remplacé par le texte suivant: «Article 2 Définitions Aux fins du présent règlement, on entend par:
(*1) Règlement (UE) 2022/2371 du Parlement européen et du Conseil du 23 novembre 2022 relatif aux menaces transfrontières graves pour la santé et abrogeant la décision no 1082/2013/UE (JO L 314 du 6.12.2022, p. 26).»." |
| 2) | L’article 3 est remplacé par le texte suivant: «Article 3 Mission et travaux du Centre 1. Afin de renforcer la capacité de l’Union et des États membres à protéger la santé humaine au moyen de la prévention et du contrôle des maladies humaines transmissibles et des problèmes sanitaires particuliers connexes, le Centre a pour mission de déceler et d’évaluer les menaces actuelles et émergentes que des maladies transmissibles et des problèmes sanitaires particuliers connexes représentent pour la santé humaine et d’en rendre compte et, le cas échéant, de veiller à ce que les informations à ce sujet soient présentées de façon aisément accessible. Le Centre agit en collaboration avec les instances compétentes des États membres ou de sa propre initiative, par l’intermédiaire d’un réseau spécialisé. Le Centre a aussi pour mission de formuler des recommandations fondées sur des données scientifiques et d’aider à coordonner les réactions face à de telles menaces au niveau de l’Union et au niveau national, ainsi qu’au niveau transfrontière interrégional et régional le cas échéant. En formulant de telles recommandations, le Centre coopère, si besoin est, avec les États membres et tient compte des plans nationaux de gestion des crises existants et de la situation individuelle de chaque État membre. Lorsqu’il existe d’autres flambées épidémiques de maladies d’origine inconnue, et si celles-ci sont susceptibles de se propager sur le territoire ou jusqu’au territoire de l’Union, le Centre agit de sa propre initiative jusqu’à ce que la source de la flambée épidémique soit connue. Dans le cas où une flambée épidémique n’est manifestement pas liée à une maladie transmissible, le Centre agit seulement en collaboration avec les instances de coordination compétentes et à leur demande, et fournit une évaluation des risques. Le Centre accomplit sa mission en respectant les responsabilités des États membres, de la Commission et des autres organes ou agences de l’Union, ainsi que les responsabilités des pays tiers et des organisations internationales actives en matière de santé publique, en particulier l’OMS, afin d’assurer l’exhaustivité, la cohérence et la complémentarité des actions et de veiller à ce que celles-ci soient coordonnées. Le Centre soutient les travaux du comité de sécurité sanitaire (CSS), institué par l’article 4 du règlement (UE) 2022/2371, du Conseil, des États membres et, le cas échéant, d’autres structures de l’Union, afin de promouvoir une cohérence effective entre leurs activités respectives et de coordonner les réactions aux menaces transfrontières graves pour la santé, dans le cadre de son mandat. 2. Le Centre:
3. Le Centre, la Commission, les organes ou agences compétents de l’Union et les États membres coopèrent en toute transparence afin de favoriser la cohérence et les synergies effectives entre leurs activités respectives.». |
| 3) | L’article 4 est remplacé par le texte suivant: «Article 4 Obligations des États membres Les États membres agissent en coordination et en collaboration avec le Centre, pour l’ensemble des missions et des tâches énoncées à l’article 3, en:
|
| 4) | L’article 5 est remplacé par le texte suivant: «Article 5 Fonctionnement des réseaux spécialisés et activités en réseau 1. Le Centre soutient et développe constamment les activités en réseau des instances compétentes en assurant la coordination, en fournissant une expertise scientifique et technique à la Commission et aux États membres et en assurant le fonctionnement de réseaux spécialisés. 2. Le Centre veille au fonctionnement intégré du réseau de surveillance épidémiologique visé à l’article 13, paragraphe 1, du règlement (UE) 2022/2371, à la surveillance des risques environnementaux liés à la santé visés à l’article 2, paragraphe 1, point c), dudit règlement, ainsi qu’au fonctionnement intégré d’un réseau de laboratoires de référence de l’Union visé à l’article 15 dudit règlement. En particulier, le Centre:
3. Le Centre, dans le cadre du fonctionnement du réseau de surveillance épidémiologique:
4. Chaque État membre désigne une instance de coordination compétente et désigne également un coordinateur national, des points focaux nationaux et des points de contact opérationnels qui présentent un intérêt pour les fonctions de santé publique, y compris la surveillance épidémiologique, ainsi que pour les différents groupes de maladies et les maladies individuelles, et pour fournir un soutien en matière de préparation et de réaction. Les points focaux nationaux s’organisent en réseaux qui fournissent des conseils scientifiques et techniques au Centre. Les points focaux nationaux et les points de contact opérationnels désignés pour les interactions spécifiques à une maladie avec le Centre constituent des réseaux spécifiques à une maladie ou à un groupe de maladies, dont les tâches comprennent la transmission au Centre des données de surveillance nationales ainsi que la présentation de propositions pour la prévention et le contrôle des maladies transmissibles. Les États membres notifient au Centre et aux autres États membres les désignations prévues au présent paragraphe ainsi que toute modification de celles-ci. 5. Le Centre coopère avec les instances compétentes, en particulier en ce qui concerne les travaux préparatoires aux avis scientifiques, les tâches d’assistance scientifique et technique, la collecte de données comparables s’appuyant sur des formats communs permettant une agrégation aisée, et l’identification de menaces émergentes pour la santé. 6. Le Centre assure le fonctionnement et la coordination du réseau de laboratoires de référence de l’Union visé à l’article 15 du règlement (UE) 2022/2371 à des fins de diagnostic, de détection, d’identification, de séquençage génétique et de caractérisation des agents infectieux susceptibles de constituer une menace pour la santé publique. 7. Le Centre apporte son assistance scientifique et technique afin d’aider les États membres à développer leurs capacités de détection et de séquençage, en particulier les États membres qui ne disposent pas de capacités suffisantes. 8. En encourageant la coopération entre les experts et les laboratoires de référence, le Centre favorise le développement, au sein de l’Union, d’une capacité suffisante de diagnostic, de détection, d’identification et de caractérisation des agents infectieux susceptibles de constituer une menace pour la santé publique. Le Centre maintient et étend cette coopération et soutient la mise en œuvre des systèmes d’assurance de la qualité. 9. Le Centre assure le fonctionnement et la coordination du réseau des services des États membres qui soutiennent l’usage de substances d’origine humaine, afin de contribuer à garantir que ces substances sont sûres du point de vue microbiologique, en surveillant, en évaluant et en contribuant à combattre les flambées épidémiques concernées susceptibles de constituer une menace transfrontière grave pour la santé, et afin de protéger les patients ayant besoin de ces substances.». |
| 5) | L’article suivant est inséré: «Article 5 bis Prévention des maladies transmissibles 1. Le Centre aide les États membres à renforcer leurs capacités de prévention et de contrôle des maladies transmissibles ainsi qu’à améliorer et à faciliter le processus de collecte de données grâce à un échange de données interopérables. 2. Le Centre, en étroite collaboration avec les États membres, l’Agence européenne des médicaments (EMA) et d’autres organes et agences compétents de l’Union, ainsi qu’avec des organisations internationales, élabore un cadre relatif à la prévention des maladies transmissibles et des problèmes sanitaires particuliers connexes, y compris les facteurs de risques socioéconomiques, les maladies à prévention vaccinale, la résistance aux antimicrobiens, la promotion de la santé, l’éducation à la santé, les connaissances en matière de santé et le changement de comportement. 3. Le Centre peut fournir des lignes directrices pour la création de programmes de prévention et de contrôle des maladies transmissibles. Il évalue et surveille ces programmes afin de fournir les éléments probants permettant de formuler des recommandations fondées sur des données scientifiques en vue de coordonner, de renforcer et d’améliorer ces programmes au niveau national, au niveau transfrontière interrégional et au niveau de l’Union et, le cas échéant, au niveau international. 4. Le Centre contrôle le taux de couverture vaccinale en ce qui concerne les principales maladies transmissibles dans chaque État membre, en tenant compte des spécificités des programmes nationaux et régionaux de vaccination. 5. Le Centre coordonne des études indépendantes de veille relatives à la sécurité et à l’efficacité des vaccins après mise sur le marché, et recueille de nouvelles informations, utilise les données pertinentes recueillies par les instances compétentes, ou les deux. Ces travaux sont menés conjointement avec l’EMA et, en particulier, au moyen d’une nouvelle plateforme de veille relative aux vaccins.». |
| 6) | L’article suivant est inséré: «Article 5 ter Planification de la prévention, de la préparation et de la réaction 1. Le Centre fournit des recommandations fondées sur des données scientifiques et une expertise scientifique et technique aux États membres et à la Commission en collaboration avec les organes et agences compétents de l’Union, les organisations internationales et, le cas échéant, les représentants de la société civile, notamment les représentants des organisations de patients et des organismes de santé publique, conformément aux modalités de travail appropriées établies avec la Commission dans le domaine de la planification de la prévention, de la préparation et de la réaction. 2. Le Centre, en étroite collaboration avec les États membres et la Commission:
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| 7) | L’article 6 est modifié comme suit:
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| 8) | L’article 7 est remplacé par le texte suivant: «Article 7 Procédure concernant les avis scientifiques 1. Le Centre rend un avis scientifique sur toute question relevant de sa mission:
2. Les demandes d’avis scientifique visées au paragraphe 1 expliquent clairement la question scientifique à traiter et l’intérêt de l’Union concerné, et sont accompagnées d’informations générales suffisantes concernant cette question. Si nécessaire, si des avis scientifiques sont axés sur un État membre déterminé, l’État membre concerné a la possibilité d’y contribuer en apportant son expertise. 3. Le Centre veille à avoir la capacité d’anticiper et de réagir rapidement pour rendre des avis scientifiques dans un délai convenu d’un commun accord. Les avis scientifiques du Centre sont accessibles et sont utilisables par les décideurs politiques. 4. Lorsque plusieurs demandes portent sur les mêmes questions ou qu’une demande n’est pas conforme au paragraphe 2, le Centre peut refuser de rendre un avis scientifique ou proposer de modifier la demande, en concertation avec l’institution, le comité, l’agence ou l’État membre qui a introduit la demande. Si la demande est refusée, le Centre communique les motifs du refus à l’institution, au comité, à l’agence ou à l’État membre qui a introduit la demande. 5. Lorsque le Centre a déjà émis un avis scientifique sur la question spécifique faisant l’objet d’une demande et qu’il estime qu’il n’y a pas d’éléments scientifiques justifiant un réexamen de la question, des informations à l’appui de cette conclusion sont communiquées à l’institution, au comité, à l’agence ou à l’État membre qui a introduit la demande. 6. Le règlement intérieur du Centre précise les règles en matière de présentation, de motivation et de transparence applicables à la publication des avis scientifiques.». |
| 9) | L’article 8 est remplacé par le texte suivant: «Article 8 Système d’alerte précoce et de réaction 1. Le Centre soutient et aide la Commission en gérant le SAPR conformément à l’article 18 du règlement (UE) 2022/2371 et en garantissant, conjointement avec les États membres, la capacité de réagir aux menaces pour la santé de manière coordonnée et en temps utile. 2. Le Centre:
3. Le Centre collabore avec la Commission, le CSS et les États membres pour améliorer la communication de données pertinentes au moyen du SAPR, en vue d’encourager la numérisation de ce processus et son intégration dans les systèmes de surveillance nationaux. 4. Le Centre collabore avec la Commission et le CSS pour mettre constamment à jour le SAPR, y compris pour l’utilisation des technologies modernes telles que les applications mobiles numériques, les modèles d’intelligence artificielle et de modélisation et de simulation informatiques, ou d’autres technologies liées à des applications de recherche automatisée des contacts et d’alerte, en s’appuyant sur les technologies de recherche des contacts mises au point par les États membres, et pour définir les exigences fonctionnelles du SAPR. 5. Le Centre collabore avec la Commission, le CSS, le réseau “Santé en ligne” et les experts compétents des États membres pour définir plus précisément les exigences fonctionnelles relatives aux applications de recherche des contacts et d’alerte, ou si nécessaire, à d’autres outils numériques, et leur interopérabilité, en tenant compte des infrastructures et services existants, tels que les services de géolocalisation fournis par le programme spatial de l’Union. 6. Le Centre est chargé d’assurer la légalité, la sécurité et la confidentialité des opérations de traitement des données à caractère personnel effectuées dans le cadre du SAPR et dans le contexte de l’interopérabilité des applications de recherche des contacts et d’alerte ou, si nécessaire, des autres outils numériques, conformément aux articles 33 et 36 du règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil (*2). (*2) Règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2018 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les institutions, organes et organismes de l’Union et à la libre circulation de ces données, et abrogeant le règlement (CE) no 45/2001 et la décision no 1247/2002/CE (JO L 295 du 21.11.2018, p. 39).»." |
| 10) | L’article suivant est inséré: «Article 8 bis Évaluation des risques pour la santé publique 1. Le Centre fournit des évaluations des risques, conformément à l’article 20 du règlement (UE) 2022/2371, dans le cas d’une menace transfrontière grave pour la santé visée à l’article 2, paragraphe 1, points a) i) et a) ii), dudit règlement, y compris lorsque cette menace concerne des substances d’origine humaine susceptibles d’être affectées par des maladies transmissibles, ou à l’article 2, paragraphe 1, point d), dudit règlement. Ces évaluations des risques sont fournies en temps utile. 2. Les évaluations des risques visées au paragraphe 1 comprennent des recommandations et des options générales et ciblées, fondées sur des données scientifiques, en matière de réaction, servant de base à la coordination au sein du CSS, en ce qui concerne notamment:
3. Aux fins du paragraphe 1, le Centre coordonne la préparation d’évaluations des risques, en faisant intervenir, si nécessaire, des point focaux nationaux ou des experts des États membres, les agences pertinentes ou des organisations internationales telles que l’OMS, s’il y a lieu. Le Centre établit un règlement intérieur pour les évaluations des risques, en particulier pour ce qui a trait à l’intervention d’experts, afin de garantir que l’expertise des États membres est indépendante et représentative. 4. Lorsque l’évaluation des risques ne relève pas du mandat du Centre, et à la demande de l’agence ou de l’organe procédant à l’évaluation des risques dans le cadre de son mandat, le Centre fournit à l’agence ou à l’organisme, sans retard indu, toutes les informations et données pertinentes dont il dispose. 5. Le Centre coopère avec les États membres afin d’améliorer leurs capacités d’évaluation des risques.» |
| 11) | L’article suivant est inséré: «Article 8 ter Coordination de la réaction 1. Le Centre soutient la coordination de la réaction au sein du CSS visée à l’article 21 du règlement (UE) 2022/2371, en cas de menace transfrontière grave pour la santé visée à l’article 2, paragraphe 1, points a) i) et a) ii), dudit règlement, y compris lorsque la menace concerne des substances d’origine humaine susceptibles d’être affectées par des maladies transmissibles, ou à l’article 2, paragraphe 1, point d), dudit règlement, notamment en formulant des recommandations et des options fondées sur des données scientifiques pour:
2. Le Centre soutient une réaction coordonnée de l’Union à la demande d’un État membre, du Conseil, de la Commission, du CSS ou d’organes ou d’agences de l’Union.». |
| 12) | L’article 9 est modifié comme suit:
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| 13) | L’article 11 est modifié comme suit:
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| 14) | L’article suivant est inséré: «Article 11 bis Soutien à la préparation et à la réaction au niveau international et sur le terrain 1. Le Centre met en place une task-force de l’Union dans le domaine de la santé et veille à ce qu’il existe une capacité permanente et une capacité d’urgence renforcée pour pouvoir la mobiliser et y recourir. La task-force de l’Union dans le domaine de la santé fournit une assistance en ce qui concerne les demandes de planification de la prévention, de la préparation et de la réaction, les réactions locales aux flambées épidémiques de maladies transmissibles et les examens postérieurs à l’action dans les États membres et dans les pays tiers, en coopération avec l’OMS. La task-force de l’Union dans le domaine de la santé comprend le personnel du Centre et les experts des États membres, des programmes de bourses et des organisations internationales et à but non lucratif. Le Centre développe, à l’aide du réseau spécialisé de laboratoires de référence de l’Union ou de ses propres ressources, des capacités pour mener une épidémiologie et des recherches sur le terrain, et pour collecter des données pertinentes, par exemple sur les variants des maladies transmissibles. 2. Le Centre, en coopération avec la Commission, élabore un cadre afin de définir la structure organisationnelle et l’utilisation de la capacité permanente de la task-force de l’Union dans le domaine de la santé. La capacité d’urgence renforcée de la task-force de l’Union dans le domaine de la santé est mobilisée à la demande conjointe de la Commission et des États membres. La Commission adopte, par voie d’actes d’exécution, les procédures relatives à la mobilisation de la capacité d’urgence renforcée de la task-force de l’Union dans le domaine de la santé. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 30 bis, paragraphe 2. 3. Le Centre veille à ce que la task-force de l’Union dans le domaine de la santé soit coordonnée avec les capacités du Corps médical européen ainsi qu’avec d’autres capacités pertinentes au titre du mécanisme de protection civile de l’Union et des mécanismes d’organisations internationales, les complète et s’y intègre. 4. Par l’intermédiaire de la task-force de l’Union dans le domaine de la santé, le Centre met des experts de l’Union en matière d’intervention sur le terrain à la disposition des équipes d’intervention internationales mobilisées par le mécanisme du programme de gestion des situations d’urgence sanitaire de l’OMS et le réseau mondial d’alerte et de réaction en cas d’épidémie (GOARN), conformément aux modalités de travail appropriées établies avec la Commission. 5. Le Centre facilite le développement des capacités de réaction sur le terrain et d’une expertise en matière de gestion des crises parmi son personnel et les experts des États membres et des pays de l’EEE, et des pays candidats à l’adhésion et des candidats potentiels, ainsi que des pays relevant de la politique européenne de voisinage et des pays partenaires, à la demande de la Commission et en collaboration avec les États membres. 6. En établissant un mécanisme pour la mobilisation et l’utilisation de la task-force de l’Union dans le domaine de la santé, le Centre maintient la capacité permanente de la task-force de l’Union dans le domaine de la santé et améliore les connaissances relatives à chaque pays nécessaires pour effectuer des missions auprès des États membres, à la demande conjointe de la Commission et des États membres concernés, afin de formuler des recommandations fondées sur des données scientifiques concernant la préparation et la réaction aux menaces pour la santé et de procéder à des examens postérieurs à l’action, dans le cadre de son mandat. 7. À la demande de la Commission et des États membres, le Centre mène des projets de renforcement des capacités à long terme visant à renforcer les capacités de préparation au titre du RSI dans les pays tiers non européens, en particulier les pays partenaires.». |
| 15) | L’article 12 est modifié comme suit:
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| 16) | L’article 14 est modifié comme suit:
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| 17) | À l’article 16, paragraphe 2, le point b) est remplacé par le texte suivant:
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| 18) | L’article 17 est remplacé par le texte suivant: «Article 17 Nomination du directeur 1. Le directeur est nommé par le conseil d’administration, sur la base d’une liste d’au moins trois candidats proposée par la Commission à la suite d’une mise en concurrence ouverte, après publication au Journal officiel de l’Union européenne et dans d’autres publications d’un appel à manifestation d’intérêt qui a été validé par le conseil d’administration. Cette nomination est valable pour une période de cinq ans, qui peut être prolongée une seule fois pour une nouvelle période de cinq ans au maximum. 2. Avant d’être nommé, le candidat retenu par le conseil d’administration est invité sans retard à faire une déclaration devant le Parlement européen et à répondre aux questions posées par les membres de cette institution.». |
| 19) | L’article 18 est modifié comme suit:
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| 20) | À l’article 19, le paragraphe 2 est remplacé par le texte suivant: «2. Les membres du conseil d’administration, le directeur, les membres du forum consultatif ainsi que les experts externes participant aux groupes scientifiques font une déclaration d’engagement ainsi qu’une déclaration d’intérêt par laquelle ils signalent soit l’absence de tout intérêt susceptible d’être considéré comme portant atteinte à leur indépendance, soit tout intérêt direct ou indirect susceptible d’être considéré comme portant atteinte à leur indépendance. Ces déclarations sont faites chaque année par écrit et mises à la disposition du public.». |
| 21) | L’article 20 est modifié comme suit:
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| 22) | L’article suivant est inséré: «Article 20 bis Protection des données à caractère personnel 1. Le présent règlement s’entend sans préjudice des obligations des États membres relatives au traitement des données à caractère personnel au titre du règlement (UE) 2016/679 (*4) et de la directive 2002/58/CE (*5) du Parlement européen et du Conseil, et des obligations relatives au traitement des données à caractère personnel en vertu du règlement (UE) 2018/1725 auxquelles sont tenus les institutions, organes et organismes de l’Union dans l’exercice de leurs responsabilités. 2. Le Centre ne traite pas les données à caractère personnel sauf lorsque cela est nécessaire à l’accomplissement de sa mission. Le cas échéant, les données à caractère personnel sont rendues anonymes pour que la personne concernée ne puisse pas être identifiée. (*4) Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) (JO L 119 du 4.5.2016, p. 1)." (*5) Directive 2002/58/CE du Parlement européen et du Conseil du 12 juillet 2002 concernant le traitement des données à caractère personnel et la protection de la vie privée dans le secteur des communications électroniques (directive vie privée et communications électroniques) (JO L 201 du 31.7.2002, p. 37).»." |
| 23) | L’article 21 est remplacé par le texte suivant: «Article 21 Secret professionnel et confidentialité 1. Sans préjudice de l’article 20, le Centre ne divulgue pas à des tierces parties les informations confidentielles qu’il reçoit et pour lesquelles un traitement confidentiel a été demandé et justifié, à l’exception des informations qui, si les circonstances l’exigent, doivent être rendues publiques pour protéger la santé publique. Dans le cas où l’information confidentielle a été transmise par un État membre, elle n’est pas divulguée sans le consentement préalable dudit État membre. Les règles de la Commission en matière de sécurité en ce qui concerne la protection des informations classifiées de l’UE, énoncées dans les décisions (UE, Euratom) 2015/443 (*6) et (UE, Euratom) 2015/444 (*7) de la Commission, s’appliquent aux travaux du Centre et à son personnel. 2. Les membres du conseil d’administration, le directeur, les membres du forum consultatif, ainsi que les experts externes participant aux groupes scientifiques et le personnel du Centre, même après la cessation de leurs fonctions, sont soumis à l’obligation de secret professionnel conformément à l’article 339 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. 3. Les conclusions des avis scientifiques rendus par le Centre en rapport avec des effets prévisibles sur la santé ne peuvent en aucun cas être tenues confidentielles. 4. Le Centre fixe dans son règlement intérieur les modalités pratiques assurant l’application des règles de confidentialité visées aux paragraphes 1 et 2. 5. Le Centre prend toutes les mesures nécessaires pour faciliter l’échange, avec la Commission, les États membres et, le cas échéant, les autres institutions de l’Union, les organes, organismes et agences de l’Union, les organisations internationales et les pays tiers, d’informations utiles à l’exécution de ses tâches, conformément aux modalités de travail appropriées arrêtées avec la Commission. 6. Le Centre développe, déploie et gère un système d’information permettant d’échanger des informations classifiées et des informations sensibles non classifiées comme spécifié dans le présent article. (*6) Décision (UE, Euratom) 2015/443 de la Commission du 13 mars 2015 relative à la sécurité au sein de la Commission (JO L 72 du 17.3.2015, p. 41)." (*7) Décision (UE, Euratom) 2015/444 de la Commission du 13 mars 2015 concernant les règles de sécurité aux fins de la protection des informations classifiées de l’Union européenne (JO L 72 du 17.3.2015, p. 53).»." |
| 24) | L’article 22 est modifié comme suit:
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| 25) | L’article 23 est modifié comme suit:
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| 26) | L’article 24 est remplacé par le texte suivant: «Article 24 Application du règlement financier L’article 70 du règlement (UE, Euratom) 2018/1046 est applicable à la décharge concernant le budget du Centre, aux audits et aux règles comptables de ce dernier.». |
| 27) | L’article 25 est modifié comme suit:
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| 28) | L’article 26 est modifié comme suit:
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| 29) | À l’article 27, le paragraphe 1 est remplacé par le texte suivant: «1. La responsabilité contractuelle du Centre est régie par la loi applicable au contrat en cause. La Cour de justice de l’Union européenne est compétente pour statuer en vertu de toute clause compromissoire contenue dans un contrat conclu par le Centre.». |
| 30) | L’article 28 est remplacé par le texte suivant: «Article 28 Examen de la légalité 1. Les États membres, les membres du conseil d’administration et les tiers directement et individuellement concernés sont habilités à déférer tout acte du Centre, explicite ou implicite, devant la Commission en vue d’un contrôle de sa légalité (ci-après dénommé “recours administratif”). 2. Tout recours administratif est formé auprès de la Commission dans un délai de quinze jours à compter du jour où l’intéressé a eu connaissance pour la première fois de l’acte en question. 3. La Commission prend une décision dans un délai d’un mois. Si aucune décision n’a été prise dans ce délai, le recours administratif est réputé avoir été rejeté. 4. Un recours en annulation de la décision explicite ou implicite de la Commission visée au paragraphe 3 du présent article rejetant le recours administratif peut être introduit devant la Cour de justice de l’Union européenne conformément à l’article 263 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.». |
| 31) | L’article suivant est inséré: «Article 30 bis Comité 1. La Commission est assistée par le comité sur les menaces transfrontières graves pour la santé institué par le règlement (UE) 2022/2371. Ledit comité est un comité au sens du règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil (*12). 2. Lorsqu’il est fait référence au présent paragraphe, l’article 5 du règlement (UE) no 182/2011 s’applique. Lorsque le comité n’émet aucun avis, la Commission n’adopte pas le projet d’acte d’exécution, et l’article 5, paragraphe 4, troisième alinéa, du règlement (UE) no 182/2011 s’applique. (*12) Règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 février 2011 établissant les règles et principes généraux relatifs aux modalités de contrôle par les États membres de l’exercice des compétences d’exécution par la Commission (JO L 55 du 28.2.2011, p. 13).»." |
| 32) | L’article 31 est remplacé par le texte suivant: «Article 31 Clause de révision 1. Au plus tard en 2025, la Commission présente au Parlement européen, au Conseil et au conseil d’administration un rapport sur les activités du Centre, comprenant une évaluation en ce qui concerne:
2. Au plus tard en 2025, et tous les cinq ans par la suite, la Commission commande une évaluation externe indépendante des performances du Centre au regard de ses objectifs, de son mandat, de ses tâches et de ses procédures. Cette évaluation externe indépendante est effectuée sur la base d’un mandat qui, si nécessaire, fait l’objet d’une discussion avec le conseil d’administration. L’évaluation externe indépendante porte en particulier sur la nécessité éventuelle de modifier le mandat du Centre, ainsi que sur les conséquences financières d’une telle modification. La première évaluation examine la possibilité d’étendre le mandat du Centre pour traiter de l’incidence des menaces transfrontières pour la santé sur les maladies non transmissibles. Le conseil d’administration examine les conclusions de l’évaluation externe indépendante et peut, si nécessaire, adresser des recommandations à la Commission concernant les modifications à apporter au Centre, à ses pratiques de travail et à l’étendue de sa mission. La Commission transmet le rapport d’évaluation et les recommandations au Parlement européen et au Conseil. 3. Sur la base de l’évaluation externe indépendante visée au paragraphe 2 ou lorsqu’elle estime que la poursuite des activités du Centre n’est plus justifiée au regard des objectifs, du mandat et des tâches qui lui ont été assignés, la Commission peut proposer que les dispositions pertinentes du présent règlement soient modifiées en conséquence. 4. La Commission rend compte au Parlement européen, au Conseil et au conseil d’administration, s’il y a lieu, des recommandations du conseil d’administration et des résultats des évaluations qu’elle a réalisées en vertu des paragraphes 2 et 3. Ces résultats sont rendus publics.». |
Article 2
Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Fait à Strasbourg, le 23 novembre 2022.
Par le Parlement européen
La présidente
R. METSOLA
Par le Conseil
Le président
M. BEK
(1) JO C 286 du 16.7.2021, p. 109.
(2) JO C 300 du 27.7.2021, p. 76.
(3) Position du Parlement européen du 4 octobre 2022 (non encore parue au Journal officiel) et décision du Conseil du 24 octobre 2022.
(4) Règlement (CE) no 851/2004 du Parlement européen et du Conseil du 21 avril 2004 instituant un Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (JO L 142 du 30.4.2004, p. 1).
(5) Règlement (UE) 2021/522 du Parlement européen et du Conseil du 24 mars 2021 établissant un programme d’action de l’Union dans le domaine de la santé (programme «L’UE pour la santé») pour la période 2021-2027, et abrogeant le règlement (UE) no 282/2014 (JO L 107 du 26.3.2021, p. 1).
(6) Règlement (UE) 2022/2371 du Parlement européen et du Conseil du 23 novembre 2022 concernant les menaces transfrontières graves pour la santé et abrogeant la décision no 1082/2013/UE (voir page 26 du présent Journal officiel).
(7) Règlement (UE) 2021/947 du Parlement européen et du Conseil du 9 juin 2021 établissant l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale — Europe dans le monde, modifiant et abrogeant la décision no 466/2014/UE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant le règlement (UE) 2017/1601 du Parlement européen et du Conseil et le règlement (CE, Euratom) no 480/2009 du Conseil (JO L 209 du 14.6.2021, p. 1).
(8) Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) (JO L 119 du 4.5.2016, p. 1).
(9) Règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2018 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les institutions, organes et organismes de l’Union et à la libre circulation de ces données, et abrogeant le règlement (CE) no 45/2001 et la décision no 1247/2002/CE (JO L 295 du 21.11.2018, p. 39).
(10) Directive 2002/58/CE du Parlement européen et du Conseil du 12 juillet 2002 concernant le traitement des données à caractère personnel et la protection de la vie privée dans le secteur des communications électroniques (directive vie privée et communications électroniques) (JO L 201 du 31.7.2002, p. 37).
(11) Règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 février 2011 établissant les règles et principes généraux relatifs aux modalités de contrôle par les États membres de l’exercice des compétences d’exécution par la Commission (JO L 55 du 28.2.2011, p. 13).