| CELEX | 32023R1117 |
| Type | Règlement |
| Date | jeudi 12 janvier 2023 |
| 8.6.2023 | FR | Journal officiel de l’Union européenne | L 148/10 |
RÈGLEMENT DÉLÉGUÉ (UE) 2023/1117 DE LA COMMISSION
du 12 janvier 2023
complétant la directive (UE) 2019/2034 du Parlement européen et du Conseil par des normes techniques de réglementation précisant les exigences à respecter quant au type et à la nature des informations à échanger par les autorités compétentes des États membres d’origine et d’accueil
(Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
LA COMMISSION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
vu la directive (UE) 2019/2034 du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2019 concernant la surveillance prudentielle des entreprises d’investissement et modifiant les directives 2002/87/CE, 2009/65/CE, 2011/61/UE, 2013/36/UE, 2014/59/UE et 2014/65/UE (1), et notamment son article 13, paragraphe 7, second alinéa,
considérant ce qui suit:
| (1) | Afin de garantir une coopération efficace entre les autorités compétentes des États membres d’origine et d’accueil, il est nécessaire de préciser les informations que doivent fournir les autorités compétentes de l’État membre d’origine aux autorités compétentes d’un État membre d’accueil, et inversement, concernant les entreprises d’investissement et, le cas échéant, le fonctionnement de leurs succursales ou l’exercice, par ces entreprises d’investissement, de la libre prestation de services dans un ou plusieurs États membres autres que celui où se trouve leur administration centrale. |
| (2) | Il est essentiel d’appréhender l’échange d’informations entre les autorités compétentes des États membres d’origine et d’accueil dans le contexte plus large de la surveillance des groupes transfrontières d’entreprises d’investissement. Le cas échéant, il est donc opportun que les informations soient fournies au niveau consolidé. En particulier, si une entreprise d’investissement exerçant des activités par l’intermédiaire d’une succursale a son entreprise mère ultime dans l’État membre où se trouve son administration centrale, et si l’autorité compétente concernée est également le contrôleur du groupe, il est jugé approprié que les informations soient fournies au niveau consolidé plutôt qu’au niveau de l’entreprise d’investissement. Cependant, dans ce cas, l’autorité compétente en question devrait informer les autorités compétentes des États membres d’accueil du fait que les informations sont communiquées au niveau consolidé du groupe d’entreprises d’investissement. |
| (3) | S’il est nécessaire de préciser les éléments clés devant faire l’objet d’un échange d’informations entre les autorités compétentes, il ne serait pas approprié, dans la perspective d’une coopération transfrontière efficace entre les autorités compétentes, de restreindre la portée de ces échanges d’informations. En particulier, l’article 14 de la directive (UE) 2019/2034 établit des dispositions spécifiques pour l’échange d’informations, concernant la vérification sur place des succursales, qui pourraient également être pertinentes dans le contexte de l’article 13 de ladite directive. |
| (4) | Des exigences de coopération et d’échange d’informations, concernant les notifications relatives à l’exercice du droit d’établissement et de la libre prestation de services, sont énoncées aux articles 34 et 35 de la directive 2014/65/UE du Parlement européen et du Conseil (2), et des exigences en matière de coopération entre les autorités compétentes chargées de la surveillance des marchés et des instruments, dans le cadre d’activités de surveillance, de vérifications sur place ou d’enquêtes, sont énoncées à l’article 80 de la directive 2014/65/UE et sont précisées dans le règlement délégué (UE) 2017/586 de la Commission (3). Le présent règlement ne fixe donc aucune exigence d’échange d’informations dans ces domaines. |
| (5) | S’il convient, dans le contexte de la prestation transfrontière de services dans un État membre d’accueil, de préciser les informations à échanger aux fins d’assurer une protection adéquate des clients et de préserver la stabilité du système financier dans l’État membre d’accueil, il convient également d’éviter la duplication des échanges d’informations. Par conséquent, les autorités compétentes devraient tenir compte des informations dont elles disposent déjà, en particulier grâce au mécanisme établi conformément à l’article 6, paragraphe 2, de la directive (UE) 2019/2034 pour l’échange d’informations entre les autorités compétentes et les autorités désignées dans un État membre donné en vertu de l’article 67 de la directive 2014/65/UE, lorsque ces autorités sont différentes, ainsi qu’au titre de l’article 80 de la directive 2014/65/UE et du règlement délégué (UE) 2017/586. |
| (6) | Afin de garantir une convergence suffisante des pratiques de réglementation et de surveillance dans l’ensemble de l’Union ainsi qu’un niveau minimal d’échange d’informations permettant aux autorités compétentes de s’acquitter de leurs missions de surveillance, il est nécessaire de fixer des exigences minimales quant aux informations que doivent échanger les autorités compétentes des États membres d’origine et d’accueil. Ces informations devraient au minimum couvrir l’ensemble des domaines spécifiés à l’article 13 de la directive (UE) 2019/2034, à savoir: la structure de gestion et de propriété de l’entreprise d’investissement; le respect, par l’entreprise d’investissement, des exigences de fonds propres; le respect, par l’entreprise d’investissement, des exigences relatives au risque de concentration et des exigences de liquidité; les procédures administratives et comptables et les mécanismes de contrôle interne de l’entreprise d’investissement; et tout autre facteur susceptible d’influer sur le risque posé par l’entreprise d’investissement. Afin de favoriser une surveillance adéquate des entreprises d’investissement, les autorités compétentes des États membres d’origine et d’accueil devraient se tenir mutuellement informées des situations de non-respect du droit national ou du droit de l’Union constatées, lorsque ce non-respect est susceptible de nuire à la protection des clients ou à la stabilité du système financier dans l’État membre d’accueil, ainsi que des mesures de surveillance et des sanctions imposées aux entreprises d’investissement. En outre, les autorités compétentes des États membres d’origine et d’accueil devraient être tenues de s’échanger des informations de nature complémentaire, concernant la préparation aux situations d’urgence, afin de permettre aux autorités compétentes de l’État membre d’accueil d’assurer un suivi efficace des entreprises d’investissement. |
| (7) | Afin de garantir que les informations pertinentes sont échangées dans des délais raisonnables en évitant les situations dans lesquelles les autorités compétentes de l’État membre d’origine seraient tenues de transmettre toute information sur une entreprise d’investissement, indépendamment de sa nature et de son importance, à toutes les autorités compétentes des États membres d’accueil, il est opportun de prévoir que, dans certains cas spécifiques, les informations qui concernent une succursale particulière sont transmises exclusivement aux autorités compétentes chargées de la surveillance de cette succursale. À des fins similaires d’efficience et de proportionnalité, dans un certain nombre de domaines spécifiques, seules les informations concernant des situations de non-conformité constatées devraient être échangées entre les autorités compétentes des États membres d’origine et d’accueil, ce qui signifie qu’aucun échange d’informations ne devrait avoir lieu lorsque l’entreprise d’investissement respecte le droit national et celui de l’Union. |
| (8) | Le présent règlement se fonde sur les projets de normes techniques de réglementation soumis à la Commission par l’Autorité bancaire européenne (ABE), projets qu’elle a élaborés en concertation avec l’Autorité européenne des marchés financiers. |
| (9) | L’ABE a procédé à des consultations publiques ouvertes sur les projets de normes techniques de réglementation sur lesquels se fonde le présent règlement, analysé les coûts et avantages potentiels qu’ils impliquent et sollicité l’avis du groupe des parties intéressées au secteur bancaire institué par l’article 37 du règlement (UE) no 1093/2010 du Parlement européen et du Conseil (4), |
A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
Article premier
Informations sur base consolidée
Lorsque l’entreprise d’investissement mère ultime est établie dans le même État membre que celui où se trouve l’administration centrale de l’entreprise d’investissement, et que l’autorité compétente de l’État membre d’origine de l’entreprise d’investissement est également le contrôleur du groupe déterminé conformément à l’article 46 de la directive (UE) 2019/2034, ladite autorité compétente fournit les informations sur cette entreprise d’investissement au niveau consolidé pour le groupe d’entreprises d’investissement et informe les autorités compétentes des États membres d’accueil que les informations sont fournies au niveau consolidé.
Article 2
Informations sur la structure de gestion et de propriété d’une entreprise d’investissement exerçant des activités par l’intermédiaire d’une succursale
1. Les autorités compétentes de l’État membre d’origine communiquent aux autorités compétentes de l’État membre d’accueil la structure organisationnelle de l’entreprise d’investissement, ses lignes d’activité et ses liens avec les entités du groupe.
2. Outre le type d’informations visées au paragraphe 1, les autorités compétentes de l’État membre d’origine chargées de surveiller une entreprise d’investissement non identifiée en tant que petite entreprise d’investissement non interconnectée conformément à l’article 12 du règlement (UE) 2019/2033 du Parlement européen et du Conseil (5) communiquent aux autorités compétentes de l’État membre d’accueil les informations suivantes concernant l’entreprise d’investissement:
| a) | la structure de l’organe de direction et de la direction générale, ainsi qu’une description de la répartition des responsabilités en matière de supervision d’une succursale; |
| b) | la liste des actionnaires et associés détenant des participations qualifiées. |
Article 3
Informations sur le respect des exigences de fonds propres
1. Les autorités compétentes de l’État membre d’origine indiquent aux autorités compétentes de l’État membre d’accueil si l’entreprise d’investissement satisfait ou non ou non aux exigences suivantes:
| a) | les exigences de fonds propres prévues à l’article 11 du règlement (UE) 2019/2033, compte tenu des dispositions transitoires prévues à l’article 57 dudit règlement; |
| b) | le cas échéant, toute exigence de fonds propres supplémentaires imposée en vertu de l’article 39, paragraphe 2, point a), de la directive (UE) 2019/2034; |
| c) | le cas échéant, toute recommandation concernant les fonds propres supplémentaires imposée en vertu de l’article 41 de la directive (UE) 2019/2034. |
2. Les autorités compétentes de l’État membre d’origine communiquent aux autorités compétentes de l’État membre d’accueil les informations suivantes concernant les exigences de fonds propres applicables à l’entreprise d’investissement:
| a) | la valeur des exigences de fonds propres prévues à l’article 11 du règlement (UE) 2019/2033; |
| b) | si la valeur visée au point a) a été fixée sur la base de l’article 11, paragraphe 1, point a), b) ou c), du règlement (UE) 2019/2033; |
| c) | le cas échéant, la valeur de toute exigence de fonds propres supplémentaires imposée en vertu de l’article 39, paragraphe 2, point a), de la directive (UE) 2019/2034, et les motifs pour lesquels elle a été imposée; |
| d) | le cas échéant, la valeur de la recommandation concernant les fonds propres supplémentaires imposée en vertu de l’article 41 de la directive (UE) 2019/2034. |
3. Les autorités compétentes de l’État membre d’origine informent les autorités compétentes de l’État membre d’accueil de toute situation dans laquelle elles ont constaté que l’entreprise d’investissement ne satisfaisait pas aux exigences de fonds propres applicables visées au paragraphe 1. Les informations communiquées expliquent la situation et les mesures de surveillance prises ou envisagées.
4. Lorsque l’entreprise d’investissement a été exemptée de l’application de la deuxième partie du règlement (UE) 2019/2033 en vertu de l’article 6, paragraphe 1, dudit règlement, les autorités compétentes de l’État membre d’origine communiquent les informations visées aux paragraphes 1 et 2 du présent article au niveau consolidé.
5. Lorsque l’entreprise d’investissement a été autorisée à appliquer l’article 8 du règlement (UE) 2019/2033, les autorités compétentes de l’État membre d’origine indiquent aux autorités compétentes d’un État membre d’accueil si l’entreprise d’investissement satisfait ou non aux exigences de fonds propres prévues à l’article 8, paragraphes 3 et 4, dudit règlement.
Article 4
Informations sur le respect des exigences relatives au risque de concentration et des exigences de liquidité
1. Les autorités compétentes de l’État membre d’origine indiquent aux autorités compétentes de l’État membre d’accueil si l’entreprise d’investissement satisfait ou non aux exigences relatives au risque de concentration énoncées dans la quatrième partie du règlement (UE) 2019/2033.
2. Les autorités compétentes de l’État membre d’origine informent les autorités compétentes de l’État membre d’accueil de toute situation dans laquelle elles ont constaté que l’entreprise d’investissement ne satisfaisait pas aux exigences applicables relatives au risque de concentration énoncées dans la quatrième partie du règlement (UE) 2019/2033. Les informations communiquées expliquent la situation et les mesures de surveillance prises ou envisagées.
3. Les autorités compétentes de l’État membre d’origine indiquent aux autorités compétentes de l’État membre d’accueil si l’entreprise d’investissement satisfait ou non aux exigences de liquidité énoncées dans la cinquième partie du règlement (UE) 2019/2033, en tenant compte des dispositions transitoires prévues à l’article 57, paragraphe 1, dudit règlement et de l’application de toute exemption conformément à l’article 43, paragraphe 1, deuxième alinéa, dudit règlement.
4. Les autorités compétentes de l’État membre d’origine informent les autorités compétentes de l’État membre d’accueil de toute situation dans laquelle elles ont constaté que l’entreprise d’investissement ne satisfaisait pas aux exigences de liquidité applicables énoncées dans la cinquième partie du règlement (UE) 2019/2033. Les informations communiquées expliquent la situation et les mesures de surveillance prises ou envisagées.
5. Les autorités compétentes de l’État membre d’origine communiquent aux autorités compétentes de l’État membre d’accueil leur évaluation globale du profil de risque de liquidité de l’entreprise d’investissement et de sa gestion des risques, en tenant compte des dispositions transitoires prévues à l’article 57, paragraphe 1, du règlement (UE) 2019/2033 et de l’application de toute exemption conformément à l’article 43, paragraphe 1, deuxième alinéa, dudit règlement.
6. Lorsqu’elles ont exempté l’entreprise d’investissement de l’application de la cinquième partie du règlement (UE) 2019/2033 en vertu de l’article 6, paragraphe 3, dudit règlement, les autorités compétentes de l’État membre d’origine communiquent les informations visées au paragraphe 2 du présent article au niveau consolidé.
Article 5
Informations relatives aux procédures administratives et comptables
1. Les autorités compétentes de l’État membre d’origine informent les autorités compétentes de l’État membre d’accueil de toute situation dans laquelle elles ont constaté que l’entreprise d’investissement ne respectait pas les règles et procédures comptables applicables auxquelles elle est soumise en vertu du règlement (CE) no 1606/2002 du Parlement européen et du Conseil (6). Les informations communiquées expliquent la situation et les mesures de surveillance prises ou envisagées.
2. Lorsque les informations visées au paragraphe 1 ne concernent qu’une seule succursale, les autorités compétentes de l’État membre d’origine ne les communiquent qu’aux autorités compétentes de l’État membre d’accueil dans lequel cette succursale est établie.
Article 6
Informations relatives aux mécanismes de contrôle interne
1. Les autorités compétentes de l’État membre d’origine informent les autorités compétentes de l’État membre d’accueil de toute situation dans laquelle elles ont constaté que l’entreprise d’investissement ne satisfaisait pas aux exigences relatives aux mécanismes de contrôle interne, y compris les mesures de gestion des risques, de contrôle des risques et d’audit interne, auxquelles elle est soumise en vertu du règlement (UE) 2019/2033 et de la directive (UE) 2019/2034. Les informations communiquées expliquent la situation et les mesures de surveillance prises ou envisagées.
2. Lorsque les informations visées au paragraphe 1 ne concernent qu’une seule succursale, les autorités compétentes de l’État membre d’origine ne les communiquent qu’aux autorités compétentes de l’État membre d’accueil dans lequel cette succursale est établie.
Article 7
Informations sur les autres facteurs susceptibles d’influer sur le risque posé par l’entreprise d’investissement
1. Outre les informations et constatations à communiquer en application de l’article 13, paragraphe 2, de la directive (UE) 2019/2034, les autorités compétentes de l’État membre d’origine communiquent aux autorités compétentes de l’État membre d’accueil des informations sur tout risque significatif et l’évaluation prudentielle qu’elles en font, telles qu’elles ressortent du contrôle et de l’évaluation prudentiels effectués conformément à l’article 36 de la directive (UE) 2019/2034 ou de toute autre activité de surveillance exercée par les autorités compétentes de l’État membre d’origine.
2. Lorsque les informations visées au paragraphe 1 ne concernent qu’une seule succursale, les autorités compétentes de l’État membre d’origine ne les communiquent qu’aux autorités compétentes de l’État membre d’accueil dans lequel cette succursale est établie.
Article 8
Informations relatives à la non-conformité générale
1. Lorsque les articles 3 à 7 du présent règlement ou les dispositions pertinentes de la directive 2014/65/UE ou du règlement délégué (UE) 2017/586 relatives à l’échange d’informations ne s’appliquent pas, les autorités compétentes de l’État membre d’origine informent les autorités compétentes de l’État membre d’accueil de toute situation dans laquelle elles ont constaté que l’entreprise d’investissement ne respectait pas l’une des exigences suivantes, lorsque ce non-respect est susceptible de nuire à la protection des clients ou à la stabilité du système financier dans l’État membre d’accueil:
| a) | les exigences relatives à la surveillance prudentielle des entreprises d’investissement prévues par le règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil (7), la directive 2013/36/UE du Parlement européen et du Conseil (8), la directive 2014/59/UE du Parlement européen et du Conseil (9), le règlement (UE) 2019/2033 et la directive (UE) 2019/2034; |
| b) | les exigences fondées sur d’autres dispositions pertinentes du droit national. |
2. Les informations visées au paragraphe 1 expliquent la situation de non-conformité ainsi que les mesures de surveillance prises ou envisagées.
3. Lorsque les informations visées au paragraphe 1 ne concernent qu’une seule succursale, les autorités compétentes de l’État membre d’origine ne les communiquent qu’aux autorités compétentes de l’État membre d’accueil dans lequel cette succursale est établie.
Article 9
Communication des mesures de surveillance et des sanctions
1. Les autorités compétentes de l’État membre d’origine informent les autorités compétentes de l’État membre d’accueil des sanctions administratives, des mesures administratives ou des mesures de surveillance imposées à l’entreprise d’investissement en raison de violations des exigences fixées dans le règlement (UE) 2019/2033 ou dans la directive (UE) 2019/2034, et ayant une incidence sur les activités de sa succursale.
2. Lorsque les informations visées au paragraphe 1 ne concernent qu’une seule succursale, les autorités compétentes de l’État membre d’origine ne les communiquent qu’aux autorités compétentes de l’État membre d’accueil dans lequel cette succursale est établie.
Article 10
Informations relatives aux dispositions prises pour la préparation aux situations d’urgence
Les autorités compétentes de l’État membre d’origine et les autorités compétentes de l’État membre d’accueil échangent des informations concernant les dispositions prises pour la préparation aux situations d’urgence. En particulier, elles se tiennent mutuellement informées de ce qui suit:
| a) | les coordonnées des personnes chargées, au sein des autorités compétentes, de gérer les situations d’urgence, à contacter en cas d’urgence; |
| b) | les procédures de communication à appliquer en situation d’urgence. |
Article 11
Informations fournies par les autorités de l’État membre d’accueil
Les autorités compétentes de l’État membre d’accueil communiquent aux autorités compétentes de l’État membre d’origine les informations suivantes:
| a) | une description de toute situation dans laquelle les autorités compétentes de l’État membre d’accueil ont constaté qu’une succursale ne respectait pas les exigences relatives à la surveillance prudentielle des entreprises d’investissement, notamment les exigences prévues par le règlement (UE) no 575/2013, la directive 2013/36/UE, la directive 2014/59/UE, le règlement (UE) 2019/2033 et la directive (UE) 2019/2034, ainsi que des informations sur les mesures de surveillance adoptées ou envisagées pour remédier à ce non-respect; |
| b) | toute information et constatation concernant tout problème ou risque potentiel posé par la succursale ou ses activités dans l’État membre d’accueil et ayant une incidence significative sur la protection des clients ou la stabilité du système financier dans l’État membre d’accueil, tel que constaté par les autorités compétentes de l’État membre d’accueil. |
Article 12
Informations relatives aux prestataires de services transfrontières
Lorsqu’elles reçoivent une demande d’informations des autorités compétentes d’un État membre d’accueil concernant une entreprise d’investissement qui exerce ses activités dans le cadre de la libre prestation de services dans cet État membre d’accueil, les autorités compétentes de l’État membre d’origine communiquent à ces dernières les informations mentionnées à l’article 3, paragraphes 1 et 3, à l’article 4, paragraphes 1, 2 et 3, à l’article 5, paragraphe 1, à l’article 6, paragraphe 1, et à l’article 8.
Article 13
Entrée en vigueur
Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Fait à Bruxelles, le 12 janvier 2023.
Par la Commission
La présidente
Ursula VON DER LEYEN
(1) JO L 314 du 5.12.2019, p. 64.
(2) Directive 2014/65/UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 concernant les marchés d’instruments financiers et modifiant la directive 2002/92/CE et la directive 2011/61/UE (JO L 173 du 12.6.2014, p. 349).
(3) Règlement délégué (UE) 2017/586 de la Commission du 14 juillet 2016 complétant la directive 2014/65/UE du Parlement européen et du Conseil par des normes techniques de réglementation concernant l’échange d’informations entre les autorités compétentes dans le cadre de leur coopération en matière d’activités de surveillance, de vérifications sur place et d’enquêtes (JO L 87 du 31.3.2017, p. 382).
(4) Règlement (UE) no 1093/2010 du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité bancaire européenne), modifiant la décision no 716/2009/CE et abrogeant la décision 2009/78/CE de la Commission (JO L 331 du 15.12.2010, p. 12).
(5) Règlement (UE) 2019/2033 du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2019 concernant les exigences prudentielles applicables aux entreprises d’investissement et modifiant les règlements (UE) no 1093/2010, (UE) no 575/2013, (UE) no 600/2014 et (UE) no 806/2014 (JO L 314 du 5.12.2019, p. 1).
(6) Règlement (CE) no 1606/2002 du Parlement européen et du Conseil du 19 juillet 2002 sur l’application des normes comptables internationales (JO L 243 du 11.9.2002, p.°1).
(7) Règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et modifiant le règlement (UE) no 648/2012 (JO L 176 du 27.6.2013, p. 1).
(8) Directive 2013/36/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant l’accès à l’activité des établissements de crédit et la surveillance prudentielle des établissements de crédit, modifiant la directive 2002/87/CE et abrogeant les directives 2006/48/CE et 2006/49/CE (JO L 176 du 27.6.2013, p. 338).
(9) Directive 2014/59/UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 établissant un cadre pour le redressement et la résolution des établissements de crédit et des entreprises d’investissement et modifiant la directive 82/891/CEE du Conseil ainsi que les directives du Parlement européen et du Conseil 2001/24/CE, 2002/47/CE, 2004/25/CE, 2005/56/CE, 2007/36/CE, 2011/35/UE, 2012/30/UE et 2013/36/UE et les règlements du Parlement européen et du Conseil (UE) no 1093/2010 et (UE) no 648/2012 (JO L 173 du 12.6.2014, p. 190).