| CELEX | 32023R1123 |
| Type | Règlement |
| Date | mercredi 7 juin 2023 |
| 8.6.2023 | FR | Journal officiel de l’Union européenne | L 148/84 |
RÈGLEMENT D’EXÉCUTION (UE) 2023/1123 DE LA COMMISSION
du 7 juin 2023
instituant un droit compensateur définitif sur les importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés, originaires de la République populaire de Chine à l’issue d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures mené conformément à l’article 18 du règlement (UE) 2016/1037 du Parlement européen et du Conseil
LA COMMISSION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
vu le règlement (UE) 2016/1037 du Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2016 relatif à la défense contre les importations qui font l’objet d’une subvention de la part de pays non membres de l’Union européenne (1) (ci-après le «règlement de base»), et notamment son article 18,
considérant ce qui suit:
1. PROCÉDURE
1.1. Enquêtes précédentes et mesures en vigueur
| (1) | Par le règlement d’exécution (UE) 2017/969 (2), la Commission européenne (ci-après la «Commission) a institué un droit compensateur définitif sur les importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés, originaires de la République populaire de Chine (ci-après la «RPC» ou le «pays concerné» ou la «Chine») (le «règlement initial»). Les droits compensateurs actuellement en vigueur sont compris entre 4,6 % et 35,9 % (ci-après les «mesures initiales»). L’enquête qui a abouti à l’institution des mesures initiales est dénommée ci-après l’«enquête initiale». |
| (2) | Par le règlement d’exécution (UE) 2017/649 (3), la Commission a institué des mesures antidumping définitives sur les importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés, originaires de la République populaire de Chine (RPC). Les droits antidumping actuellement en vigueur sont compris entre 0 % et 31,3 %. |
1.2. Demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures
| (3) | À la suite de la publication d’un avis d’expiration prochaine (4), la Commission a été saisie d’une demande d’ouverture d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures compensatoires conformément à l’article 18 du règlement de base. |
| (4) | La demande de réexamen (ci-après la «demande») a été introduite le 9 mars 2022 par Eurofer, l’association européenne de la sidérurgie (ci-après le «requérant»), au nom de l’industrie de l’Union de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés au sens de l’article 10, paragraphe 6, du règlement de base. |
| (5) | Le requérant a fait valoir que l’expiration des mesures compensatoires entraînerait probablement la continuation ou la réapparition des subventions et la réapparition du préjudice causé à l’industrie de l’Union. |
1.3. Ouverture d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures
| (6) | Ayant déterminé qu’il existait des éléments de preuve suffisants pour ouvrir un réexamen au titre de l’expiration des mesures, la Commission a ouvert, le 8 juin 2022, un réexamen au titre de l’expiration des mesures concernant les importations dans l’Union de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés originaires de la RPC en vertu de l’article 18, paragraphe 2, du règlement de base. Elle a publié un avis d’ouverture au Journal officiel de l’Union européenne (5) (ci-après l’«avis d’ouverture»). |
| (7) | Préalablement à l’ouverture du réexamen, la Commission a avisé les pouvoirs publics chinois (6), le 12 mai 2022, qu’elle avait été saisie d’une demande dûment documentée et les a invités à engager des consultations conformément à l’article 10, paragraphe 7, du règlement de base. Le jour même, les pouvoirs publics chinois ont adressé par écrit leurs observations, affirmant que, dans l’ensemble, la demande ne contenait pas d’éléments de preuve suffisants pour ouvrir un réexamen au titre de l’expiration des mesures, plus particulièrement en ce qui concernait la spécificité des subventions alléguées aux producteurs de produits plats laminés à chaud. La Commission a pris note des observations formulées par les pouvoirs publics chinois et a prêté une attention particulière à ces éléments durant l’enquête de réexamen au titre de l’expiration des mesures. |
1.4. Enquête distincte portant sur le même produit concerné
| (8) | Par la publication d’un avis au Journal officiel de l’Union européenne le 5 avril 2022 (7), la Commission a également annoncé, conformément à l’article 11, paragraphe 2, du règlement (UE) 2016/1036 du Parlement européen et du Conseil (8), l’ouverture d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures antidumping définitives en vigueur sur les importations dans l’Union de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés originaires de la RPC. |
1.5. Période d’enquête de réexamen et période considérée
| (9) | L’enquête relative à la continuation ou la réapparition des subventions a porté sur la période allant du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2021 (ci-après la «période d’enquête de réexamen»). L’analyse des tendances utiles à l’évaluation de la probabilité d’une continuation ou d’une réapparition du préjudice a porté sur la période comprise entre le 1er janvier 2018 et la fin de la période d’enquête de réexamen (ci-après la «période considérée»). |
1.6. Parties intéressées
| (10) | Dans l’avis d’ouverture, les parties intéressées ont été invitées à prendre contact avec la Commission en vue de participer à l’enquête. La Commission a expressément informé le requérant, l’ensemble des producteurs de l’Union connus, les producteurs chinois connus et les autorités chinoises, ainsi que les importateurs, utilisateurs et négociants connus de l’ouverture du réexamen au titre de l’expiration des mesures et les a invités à y participer. |
| (11) | Les parties intéressées ont eu la possibilité de formuler des observations sur l’ouverture du réexamen au titre de l’expiration des mesures et de demander à être entendues par la Commission et/ou le conseiller-auditeur dans le cadre des procédures commerciales. |
1.7. Échantillonnage
| (12) | Dans son avis d’ouverture, la Commission a indiqué qu’elle était susceptible de procéder à un échantillonnage des parties intéressées conformément à l’article 27 du règlement de base. |
1.7.1. Échantillonnage des producteurs de l’Union
| (13) | Dans l’avis d’ouverture, la Commission a annoncé qu’elle avait sélectionné un échantillon provisoire de producteurs de l’Union. Conformément à l’article 27 du règlement de base, la Commission a sélectionné un échantillon en fonction du plus grand volume de production du produit similaire dans l’Union durant la période d’enquête de réexamen sur lequel l’enquête pouvait raisonnablement porter compte tenu du temps disponible. Cet échantillon se composait de trois producteurs de l’Union. Les producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon représentaient environ 29 % de la production totale estimée de l’Union. La Commission a invité les parties intéressées à communiquer leurs observations sur l’échantillon provisoire. Aucune observation n’a été reçue et la Commission a confirmé l’échantillon provisoirement sélectionné. L’échantillon est représentatif de l’industrie de l’Union. |
1.7.2. Échantillonnage des importateurs
| (14) | Afin de déterminer s’il était nécessaire de procéder par échantillonnage et, dans l’affirmative, de sélectionner un échantillon, la Commission a invité les importateurs indépendants connus à communiquer les informations demandées dans l’avis d’ouverture. Aucun importateur indépendant ne s’est manifesté ni n’a fourni les informations requises. |
1.7.3. Échantillonnage des producteurs-exportateurs de la RPC
| (15) | Afin de décider s’il était nécessaire de procéder par échantillonnage des producteurs-exportateurs et, dans l’affirmative, de sélectionner un échantillon, la Commission a invité tous les producteurs connus en RPC à fournir les informations demandées dans l’avis d’ouverture. Elle a également demandé à la mission de la RPC auprès de l’Union européenne d’identifier et/ou de contacter d’autres producteurs, le cas échéant, lesquels seraient susceptibles de participer à l’enquête. Aucun des producteurs de la RPC n’a fourni les informations requises. |
| (16) | Par conséquent, la Commission a informé les autorités chinoises, par une note verbale du 2 septembre 2022, qu’elle pourrait avoir à recourir aux données factuelles disponibles, conformément à l’article 28, paragraphe 1, du règlement de base, lors de l’examen de la continuation ou de la réapparition des subventions. Les autorités de la RPC n’ont pas réagi à cette note. |
1.8. Questionnaire et vérification
| (17) | La Commission a transmis des questionnaires aux trois producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon, au requérant et aux pouvoirs publics chinois. Elle a reçu une réponse de la part des trois producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon et du requérant. |
| (18) | La Commission a vérifié toutes les informations jugées nécessaires pour déterminer, d’une part, la probabilité de continuation ou de réapparition des subventions et du préjudice et, d’autre part, le critère de l’intérêt de l’Union. Des visites de vérification ont été effectuées dans les locaux des parties intéressées suivantes:
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1.9. Information des parties
| (19) | Le 4 avril 2023, la Commission a divulgué les faits et considérations essentiels sur la base desquels elle envisageait d’instituer des droits compensateurs. Un délai a été accordé à l’ensemble des parties pour leur permettre de présenter leurs observations sur ces informations communiquées. |
| (20) | Les observations formulées par les parties intéressées ont été examinées par la Commission et ont, le cas échéant, été prises en considération. Les parties qui l’ont demandé ont été entendues. La CISA a demandé à être entendue par les services de la Commission, ce qui lui a été accordé le 12 avril 2023. |
2. PRODUIT FAISANT L’OBJET DU RÉEXAMEN, PRODUIT CONCERNÉ ET PRODUIT SIMILAIRE
2.1. Produit faisant l’objet du réexamen
| (21) | Le produit faisant l’objet du présent réexamen est le même que celui sur lequel portait l’enquête initiale, à savoir certains produits plats laminés en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés, enroulés ou non (y compris les produits coupés à longueur et les feuillards), simplement laminés à chaud, non plaqués ni revêtus (ci-après le «produit faisant l’objet du réexamen»). Les produits suivants ne sont pas visés par le présent réexamen:
Le produit concerné relève actuellement des codes NC 7208 10 00, 7208 25 00, 7208 26 00, 7208 27 00, 7208 36 00, 7208 37 00, 7208 38 00, 7208 39 00, 7208 40 00, 7208 52 10, 7208 52 99, 7208 53 10, 7208 53 90, 7208 54 00, 7211 13 00, 7211 14 00, 7211 19 00, ex 7225 19 10 (code TARIC 7225191090), 7225 30 90, ex 7225 40 60 (code TARIC 7225406090), 7225 40 90, ex 7226 19 10 (codes TARIC 7226191091 et 7226191095), 7226 91 91 et 7226 91 99. Les codes NC et TARIC sont mentionnés à titre purement indicatif, sous réserve d’un changement ultérieur du classement tarifaire. |
| (22) | Les produits plats laminés à chaud en acier sont fabriqués selon le procédé de laminage à chaud. Il s’agit d’un procédé de formage du métal dans lequel le métal chaud est passé à travers une ou plusieurs paires de cylindres chauds pour réduire son épaisseur et le rendre uniforme, de sorte que la température du métal reste au-dessus de sa température de recristallisation. Ces produits peuvent être livrés sous différentes formes: en bobines (huilés ou non huilés, décapés ou non décapés), coupés à longueur (feuilles) ou en bandes étroites (feuillards). |
| (23) | Il existe deux principales utilisations des produits plats laminés à chaud en acier. Tout d’abord, ils constituent la matière première pour la production en aval de divers produits à valeur ajoutée, à commencer par des produits plats laminés à froid et des produits en acier avec revêtement. Ils sont également utilisés comme intrants industriels achetés par les utilisateurs finaux pour diverses applications telles que la construction (production de tubes en acier), la construction navale, les réservoirs à gaz, l’automobile, les réservoirs sous pression et le transport de sources d’énergie par canalisation. |
2.2. Produit concerné
| (24) | Le produit concerné par cette enquête est le produit faisant l’objet du réexamen originaire de la République populaire de Chine. |
2.3. Produit similaire
| (25) | Comme établi lors de l’enquête initiale, cette enquête de réexamen au titre de l’expiration des mesures a confirmé que les produits suivants présentaient les mêmes caractéristiques physiques essentielles et étaient destinés aux mêmes usages de base:
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| (26) | Ces produits sont donc considérés comme des produits similaires au sens de l’article 2, point c), du règlement de base. |
3. PROBABILITÉ D’UNE CONTINUATION DES SUBVENTIONS
| (27) | Conformément à l’article 18 du règlement de base, et comme indiqué dans l’avis d’ouverture, la Commission a d’abord examiné si l’expiration des mesures existantes était susceptible d’entraîner la continuation des subventions. |
3.1. Défaut de coopération et utilisation des données disponibles conformément à l’article 28, paragraphe 1, du règlement de base
| (28) | Le 12 juillet 2022, la Commission a envoyé un questionnaire aux pouvoirs publics chinois. Il a été demandé à ces derniers de transmettre un questionnaire aux banques et autres établissements financiers qui, à leur connaissance, ont accordé des prêts à l’industrie concernée ainsi qu’aux producteurs et aux distributeurs d’acier laminé à chaud et d’acier laminé à froid, fournissant ainsi des ressources à la production du produit faisant l’objet du réexamen. |
| (29) | La Commission n’a reçu aucune réponse. |
| (30) | Par note verbale du 2 septembre 2022, la Commission a informé les autorités chinoises qu’en l’absence de coopération des pouvoirs publics chinois et des producteurs du produit faisant l’objet du réexamen, elle envisageait de fonder ses conclusions sur les données disponibles, conformément à l’article 28, paragraphe 1, du règlement de base. Les autorités chinoises ont également été informées qu’une conclusion fondée sur les données disponibles pourrait être moins favorable que celle qui aurait été formulée si les pouvoirs publics chinois et les producteurs avaient coopéré. |
| (31) | Aucune observation n’a été reçue à cet égard. La Commission, conformément à l’article 28 du règlement de base, a estimé qu’il était nécessaire de faire usage des données disponibles afin d’établir la continuation des pratiques de subvention de la Chine dans l’industrie de l’acier plat laminé à chaud. |
| (32) | En conséquence, la Commission a utilisé pour son analyse toutes les données dont elle disposait, notamment:
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3.2. Observations générales sur le secteur de l’acier en Chine
| (33) | Avant d’analyser les subventions prétendument accordées sous forme de subventions spécifiques ou de programmes de subvention (sections 3.3 et suivantes), la Commission a évalué les plans, projets et autres documents des pouvoirs publics qui étaient pertinents pour plusieurs de ces subventions ou programmes de subvention. Elle a constaté que l’ensemble des subventions ou programmes de subvention soumis à l’évaluation s’inscrivait dans la mise en œuvre de la planification centrale des pouvoirs publics chinois pour les raisons exposées ci-dessous. |
3.2.1. Quatorzième plan quinquennal
| (34) | Au cours de l’enquête actuelle, la Commission a établi que le principal document pertinent correspondant à la période d’enquête de réexamen était le 14e plan quinquennal pour le développement de l’industrie des matières premières, qui s’applique également à l’industrie sidérurgique. L’industrie sidérurgique constituant une part importante de l’industrie des matières premières, elle représente un domaine clé qui façonne l’avantage compétitif de la Chine et le «principal champ de bataille» pour la restructuration de la base industrielle et le développement des industries vertes. Le plan porte particulièrement sur l’objectif de cultiver un groupe d’entreprises chefs de file dans la chaîne industrielle montrant la voie sur le plan écologique et intrinsèquement compétitives. |
| (35) | Le plan d’action triennal de la province du Hebei pour le développement de pôles dans la chaîne sidérurgique pour la période 2020-2022 précise la réforme de la propriété mixte des entreprises publiques, et est axé sur la promotion des fusions et réorganisations transrégionales des entreprises sidérurgiques privées. |
| (36) | Dans le 14e plan quinquennal de la province de Shangdong sur le développement de l’industrie sidérurgique, l’accent est mis sur la compétitivité de l’industrie en tant qu’objectif, le document proposant le contrôle strict de la capacité de production. En outre, le plan véhicule les objectifs visant à optimiser la planification industrielle, à soutenir la recherche de l’innovation, à promouvoir le développement écologique et à construire une base industrielle de production sidérurgique avancée forte d’une compétitivité hors pair sur le marché intérieur et d’une influence internationale. |
| (37) | Après l’information des parties, la CISA a avancé que la Commission s’appuyait fortement sur le «14e plan quinquennal» pour prouver l’importance stratégique de l’industrie en question et que, ce faisant, elle établissait l’existence de subventions liées à ce secteur spécifique. La CISA a insisté sur le fait que les «plans quinquennaux» sont simplement des documents d’orientation exposant une vision stratégique pour l’avenir et qu’ils ne sont pas, en tant que tels, de nature contraignante car ils ne contiennent aucune clause pénale ou relative à l’infraction de lois. En outre, elle a renvoyé à cet égard aux documents et rapports équivalents émis par la Commission européenne, tels que la publication de la Commission intitulée «Une nouvelle stratégie industrielle», dans laquelle la Commission définit elle-même toute une série de priorités en matière d’investissements publics dans un effort manifeste d’orienter l’évolution future des industries clés de l’Union. |
| (38) | Cet argument ne saurait être accepté. En premier lieu, les plans quinquennaux publiés par les pouvoirs publics chinois ne sont pas de simples documents d’orientations générales, mais sont de nature juridiquement contraignante. Le 14e plan quinquennal rappelle explicitement à toutes les autorités qu’elles doivent appliquer avec diligence les plans: «[n]ous renforcerons les systèmes de gestion de la planification tels que les catalogues et listes, la compilation et l’archivage ainsi que l’alignement et la coordination, nous élaborerons des listes et des catalogues tels que les plans spéciaux nationaux pour le “14e plan quinquennal”, nous encouragerons l’archivage des plans au moyen de la plateforme nationale d’information sur la gestion intégrée de la planification et nous passerons différents plans sous gestion unifiée. Nous établirons et améliorerons des mécanismes d’alignement et de coordination de la planification, nous alignerons les plans approuvés par le Comité central du PCC et le Conseil des affaires de l’État et les plans de développement provincial avec ce plan avant qu’il soit soumis pour approbation, nous veillerons à ce que la planification spatiale nationale, la planification spéciale, la planification régionale et les autres niveaux de planification soient coordonnés avec ce plan en ce qui concerne leurs objectifs principaux, leurs orientations de développement, leur structure générale, leurs principales politiques, leurs grands projets et la prévention et la maîtrise des risques» (16). En outre, le 14e plan quinquennal pour le développement de l’industrie des matières premières dispose que «toutes les localités doivent s’améliorer conformément à ce plan et inclure son contenu principal et ses grands projets dans leurs tâches locales essentielles», tandis que «l’industrie sidérurgique et les autres secteurs clés formuleront des avis de mise en œuvre spécifiques fondés sur les objectifs et tâches de ce plan». Cet argument a donc été rejeté. |
| (39) | Aucun élément de preuve ou argument démontrant le contraire n’a été présenté par les pouvoirs publics chinois dans le cadre de la présente enquête. |
3.2.2. Ordonnance no 35
| (40) | L’ordonnance no 35 de la Commission nationale pour le développement et la réforme — «Politiques en faveur du développement de l’industrie sidérurgique» (2005) (ci-après l’«ordonnance no 35») — est un autre document stratégique régissant le secteur sidérurgique chinois. Adoptée par le Conseil des affaires d’État, cette ordonnance couvre plusieurs aspects du contrôle exercé par les pouvoirs publics chinois sur l’industrie, notamment:
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3.2.3. Décision no 40
| (41) | La décision no 40 est une ordonnance du Conseil des affaires d’État qui classe les secteurs industriels en différentes catégories à des fins d’investissement, à savoir «projets à encourager, à limiter et à supprimer». Cette décision précise que le «Catalogue d’orientation pour l’adaptation des structures industrielles», qui est une mesure d’exécution de la décision no 40, constitue une base majeure pour guider les directives d’investissement. Elle aide également les pouvoirs publics chinois à administrer les projets d’investissement, et à formuler et à faire appliquer des politiques en matière de finances publiques, de fiscalité, de crédit, d’aménagement du territoire, d’importation et d’exportation (17). L’industrie sidérurgique est citée en tant qu’industrie à encourager au chapitre VIII de ce catalogue d’orientation. Quant à sa nature juridique, la Commission a fait observer que la décision no 40 était une ordonnance du Conseil des affaires d’État, l’instance administrative suprême en RPC. La décision est, de ce fait, juridiquement contraignante pour les autres organismes publics et les opérateurs économiques (18). |
3.2.4. Plan de revitalisation
| (42) | Le plan directeur pour l’adaptation et la revitalisation de l’industrie sidérurgique (2009) est un plan d’action destiné à l’industrie sidérurgique. Ce plan a pour objectif de faire face à la crise financière internationale et traite des exigences stratégiques générales des pouvoirs publics chinois visant à maintenir la croissance. Il cherche également à «garantir la stabilité de fonctionnement de cette industrie», celle-ci étant «considérée comme un pilier important de l’économie nationale». Le document présente les actions suivantes:
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3.2.5. Catalogue d’orientation pour l’adaptation des structures industrielles
| (43) | Conformément au chapitre VIII du catalogue d’orientation pour l’adaptation des structure industrielles (2019), la sidérurgie est un secteur encouragé. |
3.2.6. Conclusions générales sur l’intervention des pouvoirs publics chinois dans le secteur sidérurgique
| (44) | Tenant compte des documents mentionnés ci-dessus et de leur contenu, pour lesquels il n’existe aucun élément prouvant qu’ils ne sont plus en vigueur, la Commission a réaffirmé sa conclusion de l’enquête initiale, à savoir que l’industrie sidérurgique chinoise restait une industrie clé/stratégique au cours de la période d’enquête de réexamen et que son développement continuait d’être activement mis en œuvre et orienté par les pouvoirs publics chinois en tant qu’objectif stratégique de leur politique. |
3.3. Subventions et programmes de subvention examinés lors du réexamen au titre de l’expiration des mesures
| (45) | Compte tenu du défaut de coopération des pouvoirs publics chinois et des producteurs chinois mentionné aux considérants 27 et 30, la Commission a décidé d’examiner s’il existait une continuation des pratiques de subvention de la manière suivante. Tout d’abord, la Commission s’est penchée sur la question de savoir si les subventions ayant fait l’objet de mesures compensatoires à l’issue de l’enquête initiale continuaient de conférer un avantage à l’industrie des produits plats laminés à chaud en acier. Ensuite, la Commission a analysé si cette industrie bénéficiait de subventions qui n’avaient pas fait l’objet de mesures compensatoires à l’issue de l’enquête initiale (ci-après les «subventions supplémentaires» ou les «nouvelles subventions»), comme le faisait valoir le requérant dans sa demande. |
| (46) | À la lumière des conclusions confirmant l’existence d’une continuation des subventions concernant la plupart des subventions ayant fait l’objet de mesures compensatoires à l’issue de l’enquête initiale ainsi que de certaines des subventions supplémentaires, la Commission a décidé qu’il n’était pas nécessaire de réaliser une enquête sur l’ensemble des autres subventions invoquées par le requérant. |
| (47) | Après l’information des parties, la CISA a affirmé que les conclusions d’anciennes enquêtes antisubventions ne peuvent pas être simplement transposées à l’enquête actuelle de la Commission, étant donné que les renversements de la charge de la preuve s’écartent des droits de la défense communément admis par n’importe quel défendeur dans ce genre d’enquêtes. Selon la CISA, la Commission a utilisé des conclusions tirées par le passé dans d’autres enquêtes distinctes et sans aucun rapport avec l’enquête actuelle pour dépeindre les pratiques économiques de la Chine comme étant des exemples de subventions. Cette approche ne prouve toutefois pas l’existence de subventions relatives au produit faisant l’objet du réexamen. |
| (48) | La Commission a estimé que le requérant avait fourni des éléments de preuve suffisants au sujet de l’existence, du montant, de la nature, des avantages et de la spécificité de ces subventions, tels qu’ils pouvaient être raisonnablement à sa disposition. Par ailleurs, elle a également considéré que, faute de coopération, les avantages, la spécificité et les montants des subventions avaient été examinés lors des récentes enquêtes antisubventions de l’Union relatives aux mêmes programmes de subventions allégués dans la demande. Ces conclusions sur l’existence de subventions tirées lors d’enquêtes antérieures, combinées à la profusion d’informations contenues dans la demande et confirmées par la Commission au cours de la présente enquête, ont constitué des données disponibles concernant la continuation de la subvention conformément à l’article 28 du règlement de base. Par conséquent, cette allégation a été rejetée. |
3.4. Subventions ayant fait l’objet de mesures compensatoires dans l’enquête initiale
3.4.1. Octroi de prêts préférentiels
3.4.1.1. Conclusions de l’enquête initiale
| (49) | Lors de l’enquête initiale (19), la Commission a établi que les banques d’État étaient des organismes publics en ce qu’elles exerçaient des fonctions gouvernementales et, ce faisant, exerçaient un pouvoir gouvernemental. |
| (50) | En ce qui concerne les banques qui ont consenti des prêts aux producteurs ayant coopéré à l’enquête initiale, il s’agissait en grande majorité de banques détenues par l’État. Les informations disponibles lors de l’enquête initiale ont montré qu’au moins 35 des 45 banques signalées étaient des banques d’État, comprenant les grandes banques commerciales de la RPC, telles que Bank of China, China Construction Bank et Industrial and Commercial Bank of China. De plus, il a également été établi que ces banques commerciales d’État occupaient une place prédominante sur le marché et que, en leur qualité d’organismes publics, elles participaient à l’octroi de prêts à des taux d’intérêt inférieurs à ceux du marché. Par conséquent, il a été conclu que les pouvoirs publics chinois avaient pour politique de fournir des prêts préférentiels au secteur des produits plats laminés à chaud. |
| (51) | La Commission a également établi, notamment sur la base des articles 34 et 38 de la loi sur les services bancaires commerciaux et des articles 17 et 18 de l’ordonnance no 40, que les pouvoirs publics chinois chargeaient les banques commerciales privées en RPC de consentir des prêts préférentiels aux producteurs, et leur ordonnaient de le faire, au sens de l’article 3, paragraphe 1, point a) iv), du règlement de base. |
| (52) | Par conséquent, la Commission est arrivée à la conclusion, d’une part, qu’une contribution financière était accordée aux producteurs de produits plats laminés à chaud sous la forme d’un transfert direct de fonds de la part des pouvoirs publics au sens de l’article 3, paragraphe 1, point a) i), du règlement de base, et d’autre part, que les pouvoirs publics chargeaient également les banques commerciales privées de fournir des contributions financières aux mêmes producteurs, et leur ordonnaient de le faire, au sens de l’article 3, paragraphe 1, point a) iv), du règlement de base. |
| (53) | L’existence d’un avantage au sens de l’article 3, paragraphe 2, et de l’article 6, point b), du règlement de base a été établie dans la mesure où des prêts ont été consentis par les pouvoirs publics à des conditions plus favorables que celles qui auraient pu être effectivement obtenues sur le marché. Étant donné qu’il a été établi que les prêts privés ne constituent pas, en RPC, une référence de marché adéquate (les banques privées faisant l’objet d’une action de charger et d’ordonner de la part des pouvoirs publics chinois), une telle référence a été établie sur la base du taux d’intérêt de référence de la Banque populaire de Chine. Ce taux a été ajusté pour tenir compte des risques normaux du marché en appliquant la prime normalement attachée aux obligations émises par les entreprises ayant reçu la note la plus élevée en matière d’obligations à haut risque (BB chez Bloomberg). |
| (54) | Le programme de subventions a été jugé spécifique au sens de l’article 4, paragraphe 2, point a), du règlement de base, l’industrie sidérurgique figurant dans la catégorie «à encourager» selon la décision no 40 et l’octroi de prêts étant limité aux seules entreprises sidérurgiques qui respectent intégralement les politiques de développement dans cette industrie (ordonnance no 35). |
| (55) | De plus, le programme a été considéré comme spécifique au sens de l’article 4, paragraphe 2, point b), du règlement de base, au vu de certains plans et documents des pouvoirs publics qui encourageaient, voire imposaient, l’octroi d’un soutien financier à l’industrie sidérurgique en général, ainsi que dans des régions spécifiques de la RPC. |
| (56) | Le taux de subvention constaté lors de l’enquête initiale pour les producteurs-exportateurs retenus dans l’échantillon variaient entre 1,99 % et 27,91 %. |
3.4.1.2. Continuation du programme de subvention
| (57) | Dans la demande et les annexes correspondantes (20), le requérant a fourni des éléments de preuve montrant que les producteurs chinois de produits plats laminés à chaud continuaient à bénéficier de prêts préférentiels et de taux d’intérêt inférieurs à ceux du marché de la part des banques nationales en RPC. |
| (58) | Le requérant a fourni des éléments de preuve concernant la présence significative et la domination persistante des banques d’État dans le secteur bancaire chinois. Au point 67, la demande énumérait les principales banques d’État qui ont consenti des prêts préférentiels aux producteurs de produits plats laminés à chaud en Chine. |
| (59) | Enfin, le requérant a indiqué que les pouvoirs publics chinois continuaient de charger les banques privées de fournir des prêts subventionnés, et de leur ordonner de le faire, au sens de l’article 3, paragraphe 1, point a) iv), du règlement de base. De ce fait, les conclusions de la Commission dans l’enquête initiale sont toujours valables à cet égard. |
| (60) | En l’absence de coopération de la part des pouvoirs publics chinois, il n’a été présenté aucun argument susceptible de mettre en cause les éléments de preuve apportés par le requérant sur la situation actuelle du système bancaire chinois. |
| (61) | De plus, les faits critiques pertinents pour l’établissement de ce programme de subvention et sa continuation, à savoir le fait que les banques d’État agissent comme des organismes publics, leur dominance dans le secteur bancaire et les actions de charger et d’ordonner visant les banques privées, ont été confirmés par le rapport sur la Chine (21) et les conclusions des enquêtes les plus récentes sur les pneumatiques (22), les vélos électriques (23), les produits ARO (24), les fibres de verre (25) et les feuilles d’aluminium (26). |
3.4.1.3. Avantage
| (62) | En l’absence de coopération de la part des producteurs chinois, la Commission ne disposait d’aucune donnée spécifique aux entreprises lui permettant de calculer le montant de la subvention conférée au cours de la période d’enquête de réexamen. Alors que le montant des subventions durant la période d’enquête de réexamen n’a pas pu être précisément déterminé en raison du défaut de coopération, il a été possible de conclure, sur la base de la demande et des conclusions des enquêtes précédentes visées au considérant 61, et en l’absence de toute indication contraire, que les producteurs chinois de produits plats laminés à chaud continuaient de bénéficier de subventions. |
3.4.1.4. Spécificité
| (63) | Le programme de subvention en question est resté spécifique au sens de l’article 4, paragraphe 2, points a) et b), du règlement de base, la situation juridique décrite au considérant 54 n’ayant pas changé et le 14e plan quinquennal pour la sidérurgie confirmant que cette industrie est classée dans la catégorie «à encourager». |
3.4.1.5. Conclusion
| (64) | Compte tenu de ce qui précède, la Commission est arrivée à la conclusion qu’il existait des éléments de preuve suffisants concernant la continuation, pendant la période d’enquête de réexamen, de l’octroi de prêts préférentiels en tant que subvention passible de mesures compensatoires. |
3.4.2. Attribution de droits d’utilisation du sol moyennant une rémunération moins qu’adéquate
3.4.2.1. Conclusions de l’enquête initiale
| (65) | Lors de l’enquête initiale (27), la Commission a établi que l’attribution de droits d’utilisation du sol par les pouvoirs publics chinois devrait être considérée comme une mesure de subvention au sens de l’article 3, paragraphe 1, point a) iii), et de l’article 3, paragraphe 2, du règlement de base. Du fait de l’absence de marché foncier opérationnel en RPC, les pouvoirs publics chinois attribuent des droits d’utilisation du sol moyennant une rémunération moins qu’adéquate, conférant ainsi un avantage aux entreprises bénéficiaires. L’utilisation d’une référence externe a démontré que le montant payé pour les droits d’utilisation du sol par les producteurs de produits plats laminés à chaud est nettement inférieur au taux normal en vigueur sur le marché. |
| (66) | La Commission a également établi la spécificité de la subvention au sens de l’article 4, paragraphe 2, points a) et c), du règlement de base, car l’accès aux terrains industriels est limité, par la loi, aux seules entreprises qui respectent les politiques industrielles définies par l’État. En outre, seules certaines transactions ont fait l’objet d’une procédure d’appel d’offres, les prix étant souvent fixés par les autorités, et les pratiques des pouvoirs publics dans ce domaine étant dépourvues de clarté et de transparence. |
| (67) | Sur la base des prix des terrains à Taïwan utilisés comme référence, le taux de subvention correspondant à cette mesure qui a été établi dans l’enquête initiale pour les producteurs retenus dans l’échantillon est compris entre 1,20 % et 7,63 %. |
3.4.2.2. Continuation du programme de subvention
| (68) | Dans la demande et les annexes correspondantes (28), le requérant a fourni des éléments de preuve montrant que les producteurs chinois de produits plats laminés à chaud continuaient à bénéficier de droits d’utilisation du sol moyennant une rémunération moins qu’adéquate. |
| (69) | Le requérant a indiqué que la loi applicable en la matière n’avait pas été modifiée depuis l’enquête initiale. La propriété foncière privée est interdite en RPC. La loi sur l’administration des sols, et en particulier son article 2, dispose toujours que tous les terrains en RPC appartiennent en dernier ressort aux pouvoirs publics chinois, étant considérés comme la propriété collective de la Chine. La loi sur la propriété (articles 45 à 48) précise que les terrains en RPC constituent soit une propriété «collective» soit une propriété «de l’État». Aucun terrain ne peut être vendu, mais les droits d’utilisation du sol peuvent être attribués par voie d’appels d’offres, de soumissions ou d’enchères. |
| (70) | Ni les pouvoirs publics chinois ni les producteurs n’ont fourni d’éléments donnant à penser que l’industrie des produits plats laminés à chaud ne bénéficiait plus de l’attribution de droits d’utilisation du sol moyennant une rémunération moins qu’adéquate. |
| (71) | Sur la base des informations disponibles, y compris des éléments de preuve contenus dans le rapport sur la Chine (29) à cet égard et des conclusions des enquêtes les plus récentes en matière de droits compensateurs concernant la RPC portant sur les pneumatiques (30), les vélos électriques (31) et les câbles de fibres optiques (32), la Commission est arrivée à la conclusion que les prix payés pour l’utilisation du sol continuaient de faire l’objet de subventions, le système imposé par les pouvoirs publics chinois ne respectant pas les principes du marché. |
3.4.2.3. Avantage
| (72) | En l’absence de coopération de la part des pouvoirs publics chinois et des producteurs chinois, la Commission ne disposait d’aucune information spécifique aux entreprises lui permettant de calculer le montant des subventions accordées au cours de la période d’enquête de réexamen. Alors que le montant des subventions n’a pas pu être précisément déterminé en raison du défaut de coopération, il a été possible de conclure, sur la base de la demande et des conclusions des enquêtes précédentes visées au considérant 71, et en l’absence de toute indication contraire, que les producteurs chinois de produits plats laminés à chaud continuaient de bénéficier de subventions. |
3.4.2.4. Spécificité
| (73) | La subvention est spécifique au sens de l’article 4, paragraphe 2, points a) et c), du règlement de base. Les droits d’utilisation du sol ne sont attribués qu’à un groupe restreint d’entreprises. Par ailleurs, le secteur sidérurgique, qui entre dans la catégorie «à encourager» dans le cadre de la décision no 40 du Conseil des affaires d’État, fait partie des secteurs qui bénéficient des droits d’utilisation du sol. |
3.4.2.5. Conclusion
| (74) | Compte tenu de ce qui précède, la Commission est arrivée à la conclusion qu’il existait des éléments de preuve suffisants concernant la continuation, pendant la période d’enquête de réexamen, de l’attribution de droits d’utilisation du sol moyennant une rémunération moins qu’adéquate en tant que subvention passible de mesures compensatoires. |
3.4.3. Programmes de réduction ou d’exonération des impôts directs
3.4.3.1. Conclusions de l’enquête initiale
| (75) | Dans l’enquête initiale (33), la Commission a établi que les producteurs de produits plats laminés à chaud recevaient des subventions passibles de mesures compensatoires dans le cadre d’un traitement préférentiel au titre de programmes et mesures liés à l’impôt sur le revenu et à d’autres taxes directes. |
| (76) | En ce qui concerne trois programmes spécifiques, à savoir les avantages en matière d’impôt sur le revenu des entreprises (IRE) pour les produits dérivées de ressources issues de l’utilisation synergétique, la compensation fiscale en matière d’IRE des dépenses de recherche-développement et l’exonération de la taxe sur l’utilisation des terres, la Commission a fondé ses conclusions concernant la base juridique, l’éligibilité, la nature de la subvention et sa spécificité sur les réponses au questionnaire vérifiées et a été en mesure de calculer les taux de subvention individuels pour les entreprises retenues dans l’échantillon. |
| (77) | Les programmes liés à l’impôt sur le revenu et à d’autres taxes directes ont été considérés comme des subventions au sens de l’article 3, paragraphe 1, point a) ii), et de l’article 3, paragraphe 2, du règlement de base, sous la forme d’un abandon de recettes publiques conférant un avantage aux sociétés bénéficiaires. |
| (78) | Ces régimes de subvention ont également été jugés spécifiques au sens de l’article 4, paragraphe 2, point a), du règlement de base, étant donné que la législation en vertu de laquelle agit l’autorité compétente a limité l’accès à ces programmes à certaines entreprises et industries classées comme «à encourager», telles que celles qui appartiennent au secteur des produits plats laminés à chaud. |
| (79) | Le taux de subvention établi lors de l’enquête initiale pour les producteurs-exportateurs retenus dans l’échantillon variait entre 0,00 % et 0,66 %. |
3.4.3.2. Continuation du programme de subvention
| (80) | Dans la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures (34), le requérant a fourni des éléments de preuve indiquant que de nombreux producteurs chinois de produits plats laminés à chaud continuaient de bénéficier de plusieurs programmes d’avantages en matière d’impôt sur le revenu des entreprises (IRE) ayant fait l’objet de mesures compensatoires à l’issue de l’enquête initiale. La base juridique du programme d’avantages IRE est l’article 28 de la loi sur l’IRE, ainsi que l’article 93 des modalités d’application de la loi relative à l’impôt sur le revenu des entreprises de la RPC. En outre, le requérant a fourni des éléments de preuve sur la compensation fiscale en matière d’IRE des dépenses de recherche-développement avec pour base juridique l’article 30, paragraphe 1, de la loi sur l’IRE, ainsi que les modalités d’application de la loi relative à l’impôt sur le revenu des entreprises de la RPC. |
| (81) | Les enquêtes sur les câbles en fibres optiques (35) et les feuilles d’aluminium (36) ont confirmé que les régimes étaient toujours utilisés et que leur nature n’avait pas changé. |
| (82) | En l’absence de coopération de la part des pouvoirs publics chinois, il n’a été présenté aucun argument susceptible de mettre en cause les éléments de preuve apportés par le requérant sur la continuation des avantages tirés des programmes et mesures liés à l’impôt sur le revenu et à d’autres taxes directes par les producteurs de produits plats laminés à chaud. |
| (83) | Les régimes en question sont considérés comme des subventions au sens de l’article 3, paragraphe 1, point a) ii), et de l’article 3, paragraphe 2, du règlement de base, sous la forme d’un abandon de recettes publiques conférant un avantage aux sociétés bénéficiaires. |
3.4.3.3. Avantage
| (84) | En l’absence de coopération de la part des pouvoirs publics chinois et des producteurs chinois, la Commission ne disposait d’aucune information spécifique aux entreprises lui permettant de calculer le montant des subventions accordées au cours de la période d’enquête de réexamen. Alors que le montant des subventions n’a pas pu être précisément déterminé en raison du défaut de coopération, il a été possible de conclure sur la base de la demande et des conclusions des enquêtes précédentes visées au considérant 81, et en l’absence de toute indication contraire, que les producteurs chinois de produits plats laminés à chaud continuaient de bénéficier de subventions. |
3.4.3.4. Spécificité
| (85) | Ces régimes sont spécifiques au sens de l’article 4, paragraphe 2, point a), du règlement de base, étant donné que la législation en vertu de laquelle agit l’autorité compétente a limité l’accès à ces programmes à certaines entreprises et industries. |
3.4.3.5. Conclusion
| (86) | Compte tenu de ce qui précède, la Commission a conclu qu’il existait des éléments de preuve suffisants concernant la continuation, pendant la période d’enquête de réexamen, de certains programmes fiscaux en tant que subventions passibles de mesures compensatoires. |
3.4.4. Programmes et mesures en matière d’impôts indirects et de droits à l’importation
3.4.4.1. Conclusions de l’enquête initiale
| (87) | Dans l’enquête initiale (37), la Commission a établi que les producteurs de produits plats laminés à chaud recevaient des subventions passibles de mesures compensatoires dans le cadre d’un traitement préférentiel au titre de deux programmes en matière d’impôts indirects et de droits à l’importation, à savoir:
|
| (88) | Les programmes en matière d’impôts indirects et de droits à l’importation ont été considérés comme des subventions au sens de l’article 3, paragraphe 1, point a) ii), et de l’article 3, paragraphe 2, du règlement de base, sous la forme d’un abandon de recettes publiques conférant un avantage aux sociétés bénéficiaires. |
| (89) | Ces programmes de subvention ont également été jugés spécifiques au sens de l’article 4, paragraphe 2, point a), du règlement de base, étant donné que la législation en vertu de laquelle agit l’autorité compétente a limité l’accès à ces programmes à certaines entreprises et industries. En outre, l’absence de coopération des pouvoirs publics chinois n’a pas permis à la Commission de déterminer l’existence de critères objectifs concernant l’éligibilité de certains programmes, ce qui l’a menée à considérer également ceux-ci comme spécifiques au sens de l’article 4, paragraphe 2, point b), du règlement de base. |
| (90) | Le taux de subvention établi lors de l’enquête initiale pour les producteurs-exportateurs retenus dans l’échantillon était de 1,01 %. |
3.4.4.2. Continuation du programme de subvention
| (91) | La demande ainsi que les conclusions des enquêtes antisubventions les plus récentes menées par la Commission en ce qui concerne les industries «à encourager» en Chine, telles que les enquêtes sur les pneumatiques (38), les produits ARO (39) et les feuilles d’aluminium (40), ont confirmé que ces régimes étaient toujours utilisés et que leur nature n’avait pas changé. |
| (92) | En l’absence de coopération de la part des pouvoirs publics chinois et des producteurs chinois de produits plats laminés à chaud, il n’a été présenté aucun argument susceptible de mettre en cause les éléments de preuve apportés par le requérant sur la continuation des avantages tirés des programmes et mesures en matière d’impôts indirects et de droits à l’importation par les producteurs de produits plats laminés à chaud. |
| (93) | Les régimes en question sont considérés comme des subventions au sens de l’article 3, paragraphe 1, point a) ii), et de l’article 3, paragraphe 2, du règlement de base, sous la forme d’un abandon de recettes publiques conférant un avantage aux sociétés bénéficiaires. |
3.4.4.3. Avantage
| (94) | En l’absence de coopération de la part des pouvoirs publics chinois et des producteurs chinois de produits plats laminés à chaud, la Commission ne disposait d’aucune information spécifique aux entreprises lui permettant de calculer le montant des subventions accordées au cours de la période d’enquête de réexamen. Alors que le montant des subventions n’a pas pu être précisément déterminé en raison du défaut de coopération, il a été possible de conclure, sur la base de la demande et des conclusions des enquêtes précédentes visées au considérant 91, et en l’absence de toute indication contraire, que les producteurs de produits plats laminés à chaud continuaient de bénéficier de subventions. |
3.4.4.4. Spécificité
| (95) | Ces programmes sont spécifiques au sens de l’article 4, paragraphe 2, point a), du règlement de base, étant donné que leur accès est limité à certaines entreprises et industries. |
3.4.4.5. Conclusion
| (96) | Compte tenu de ce qui précède, la Commission conclut qu’il existe des éléments de preuve suffisants démontrant la continuation, pendant la période d’enquête de réexamen, des programmes en matière d’impôts indirects et de droits à l’importation, constituant des subventions passibles de mesures compensatoires. |
3.4.5. Programmes d’aides
3.4.5.1. Conclusions de l’enquête initiale
| (97) | Lors de l’enquête initiale (41), la Commission a conclu que toutes les entreprises retenues dans l’échantillon bénéficiaient de diverses aides liées à la protection de l’environnement et à la réduction des émissions, ainsi que d’aides relatives à la recherche et au développement, à la modernisation et à l’innovation technologique. |
| (98) | L’enquête initiale a également confirmé l’existence d’un certain nombre de subventions ponctuelles octroyées à certains producteurs de produits plats laminés à chaud par différents niveaux de pouvoir gouvernemental, à savoir à l’échelon local, régional ou national. Ces aides comprenaient, par exemple, des fonds pour le dépôt de brevets, des fonds et des bourses scientifiques et technologiques, des fonds de développement des entreprises, des aides pour l’infrastructure de base, des fonds de soutien fournis au niveau d’un district ou d’une province, des fonds pour l’importation de minerai de fer, des fonds pour la relocalisation des entreprises, un fonds spécial pour l’introduction de technologies de pointe à l’étranger ainsi que des réductions d’intérêts sur les prêts pour les équipements importés. |
| (99) | Il a été établi que ces aides et autres subventions ponctuelles constituaient une subvention au sens de l’article 3, point 1) a) i), et de l’article 3, point 2), du règlement de base, puisqu’il y a, de la part des pouvoirs publics chinois, un transfert de fonds prenant la forme de dons accordés aux producteurs du produit concerné. |
| (100) | Il a aussi été considéré qu’elles sont spécifiques soit au sens de l’article 4, paragraphe 2, point a), du règlement de base, puisqu’elles semblent être limitées à certaines entreprises ou à des projets spécifiques dans des régions spécifiques et/ou dans l’industrie sidérurgique, soit au sens de l’article 4, paragraphe 2, point b), puisque les conditions d’admissibilité à ces aides et les critères effectifs de sélection des entreprises pouvant y prétendre ne sont ni transparents ni objectifs et ne s’appliquent pas automatiquement. |
| (101) | Le taux de subvention établi lors de l’enquête initiale pour les producteurs-exportateurs retenus dans l’échantillon variait entre 0,09 % et 1,45 %. |
3.4.5.2. Continuation des programmes de subvention
| (102) | Dans la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures (42), le requérant a fourni des éléments de preuve montrant que de nombreux producteurs de produits plats laminés à chaud continuaient à bénéficier de programmes d’aides. |
| (103) | Les conclusions des enquêtes antisubventions les plus récentes menées par la Commission en ce qui concerne les industries «à encourager» en Chine, telles que les enquêtes sur les produits ARO (43) et les feuilles en aluminium (44), ont confirmé que ces régimes étaient toujours utilisés et que leur nature n’avait pas changé. |
| (104) | La plupart des aides ont été octroyées en vue de financer des projets ou actifs particuliers, de récompenser l’économie d’énergie et la protection de l’environnement et de moderniser les aciéries. |
| (105) | Le requérant a également fourni des éléments de preuve indiquant, sur la base de l’analyse des comptes annuels d’entreprises spécifiques, qu’au moins 12 producteurs de produits plats laminés à chaud avaient touché des subventions entre 2018 et 2021. |
| (106) | Toutes les aides et autres subventions ponctuelles examinées durant l’enquête de réexamen au titre de l’expiration des mesures constituaient une subvention au sens de l’article 3, paragraphe 1, point a) i), du règlement de base, sous la forme de transferts directs de fonds concernant les subventions et transferts de ressources similaires. |
| (107) | En l’absence de coopération de la part des pouvoirs publics chinois et des producteurs de produits plats laminés à chaud, il n’a été présenté aucun argument susceptible de mettre en cause les éléments de preuve apportés par le requérant sur la continuation des avantages tirés des aides ou des subventions accordées sur une base ponctuelle aux producteurs de produits plats laminés à chaud. |
3.4.5.3. Avantage
| (108) | En l’absence de coopération de la part des pouvoirs publics chinois et des producteurs chinois, la Commission ne disposait d’aucune information spécifique aux entreprises lui permettant de calculer le montant des subventions accordées au cours de la période d’enquête de réexamen. Alors que le montant des subventions n’a pas pu être précisément déterminé en raison du défaut de coopération, il a été possible de conclure, sur la base de la demande et des conclusions des enquêtes précédentes visées au considérant 103, et en l’absence de toute indication contraire, que les producteurs de produits plats laminés à chaud continuaient de bénéficier de subventions. |
3.4.5.4. Spécificité
| (109) | Ces subventions ont été considérées comme spécifiques de jure ou de facto, aux termes de l’article 4, paragraphe 2, du règlement de base. En l’absence de coopération de la part des pouvoirs publics chinois et des producteurs chinois de produits plats laminés à chaud, elles sont réputées avoir été octroyées à un nombre restreint de producteurs de produits plats laminés à chaud, et/ou en raison du caractère discrétionnaire de l’octroi des subventions de la part des autorités qui y ont procédé. |
3.4.5.5. Conclusion
| (110) | Compte tenu de ce qui précède, la Commission est arrivée à la conclusion qu’il existait des éléments de preuve suffisants montrant que les producteurs ont continué de recevoir des subventions passibles de mesures compensatoires au cours de la période d’enquête de réexamen. |
3.5. Autres subventions
3.5.1. Conversion de dettes en capital
3.5.1.1. Introduction
| (111) | La demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures (45) contenait de nombreux éléments de preuve indiquant que plusieurs producteurs chinois de produits plats laminés à chaud étaient concernés par la deuxième génération d’instruments de conversion de dettes en capital qui a eu lieu entre 2016 et 2019, pour une dette totale cumulée de 237 milliards de yuan renminbis. Il est allégué que la dette résiduelle dont les producteurs d’acier publics étaient redevables aux banques d’État a été annulée en échange de prises de participations, par l’intermédiaire de la mobilisation de divers types d’agences d’exécution qui ne sont pas des institutions financières bancaires soumises au contrôle de la China Banking and Insurance Regulatory Commission (commission de régulation bancaire de Chine). La forme la plus courante d’agences d’exécution proposant des conversions de dettes en capital est celle de sociétés d’investissement en actifs financiers qui sont dérivées de banques ou de compagnies d’assurance. D’après la demande, les agences d’exécution auraient été instituées spécifiquement dans le but de liquider des prêts massifs non performants dans des industries clés, dont la sidérurgie, et de restructurer les dettes des entreprises publiques, notamment par la conversion de dettes en capital. |
| (112) | Étant donné que les pouvoirs publics chinois n’ont pas communiqué d’informations à propos de ce programme, la Commission a tiré ses conclusions y afférentes sur la base des informations contenues dans la demande et des informations provenant de l’enquête antisubventions menée par la Commission concernant le secteur sidérurgique en Chine, à savoir l’enquête sur les produits ARO (46). |
| (113) | Comme indiqué au considérant 91 ci-dessus, la Commission a établi que la fabrication de produits plats laminés à chaud était une industrie «à encourager» et, à la section 3.4.1, elle a constaté que les producteurs du produit concerné tiraient parti de financements préférentiels grâce à l’adoption, par les pouvoirs publics chinois, d’une politique visant à octroyer des prêts préférentiels au secteur des produits plats laminés à chaud par l’intermédiaire de banques d’État et que les pouvoirs publics chinois chargeaient également les banques privées de fournir ces prêts préférentiels aux producteurs du produit concerné. Par ailleurs, la Commission a établi que les pouvoirs publics chinois avaient créé un écosystème réglementaire complet autour du concept de conversion de dettes en capital, qui englobe une proportion et une diversité croissantes de créanciers, sociétés visées, agences d’exécution, investisseurs, plateformes de services et organismes de supervision. Si les pouvoirs publics chinois soulignent régulièrement dans leurs documents le fait que ce système est axé sur le marché, ils rappellent aussi aux participants qu’ils doivent servir le bien commun et contribuer à l’atteinte des objectifs stratégiques économiques nationaux. |
| (114) | D’après les «avis d’orientation sur la réglementation de la gestion des actifs par les institutions financières», document auquel renvoie la demande, les institutions financières sont encouragées à lever des fonds au moyen de l’émission de produits de gestion d’actifs permettant d’investir dans des domaines qui répondent aux exigences des stratégies nationales et des politiques industrielles et qui satisfont aux conditions des politiques nationales de réforme structurelle en amont selon le principe de la conformité avec les lois et les règlements et la viabilité des entreprises. Par ailleurs, les institutions financières sont également encouragées à lever des fonds au moyen de l’émission de produits de gestion d’actifs pour soutenir la transformation de la structure économique, faciliter la conversion de dettes en capital légalisée et fonctionnant selon les lois du marché, et réduire l’endettement des entreprises. |
| (115) | La demande mentionnait également les «avis visant à résoudre la surcapacité dans l’industrie sidérurgique et à opérer un redressement», qui soulignaient la nécessité d’accroître l’aide financière accordée aux entreprises sidérurgiques et la nécessité d’attirer des capitaux d’investissement provenant de sources autres que le budget de l’État et les institutions financières, comme les produits de gestion du patrimoine, les fonds de pension, etc. De surcroît, il est recommandé dans ce document d’élaborer des approches axées sur le marché en matière de traitement des dettes d’entreprise et de soutenir les banques dans la liquidation de dettes en défaut en transférant les situations de prêt difficiles vers des sociétés de gestion d’actifs. |
| (116) | Les «avis sur le soutien des industries de l’acier et du charbon pour résoudre le problème de la surcapacité et opérer un redressement», publiés en 2016 par la Banque populaire de Chine et les commissions de régulation supervisant les secteurs bancaire, boursier et de l’assurance, contiennent des instructions sur la façon d’aider les industries de l’acier et du charbon à résoudre les problèmes de surcapacité et d’insolvabilité. Cette aide est apportée grâce au «rôle d’orientation des [entreprises] de services financiers» qui permettrait aux industries de l’acier et du charbon d’améliorer leurs performances financières, technologiques et environnementales. En outre, les entreprises qui respectent les politiques industrielles nationales et peuvent remplir plusieurs conditions vaguement définies se rapportant à la restructuration, à la solvabilité et à la protection de l’environnement peuvent bénéficier de la modification des délais de paiement. |
| (117) | La demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures comporte une information sur la mise en place d’un système de conférences conjointes sous la direction du Conseil des affaires d’État, qui a étudié et approuvé les politiques réglementaires et de soutien, y compris la mise en œuvre d’un nouveau cycle de conversions de dettes en capital. Parallèlement, le Conseil des affaires d’État a élaboré des mécanismes conjoints de sanctions à appliquer en cas d’infractions aux règles. Par ailleurs, il a été recommandé durant la conférence conjointe que les entreprises et industries revêtant une grande importance pour la transformation économique ainsi que pour la sécurité nationale puissent bénéficier de transactions de conversions de dettes en capital. |
| (118) | Durant la conférence de 2017 sur le travail financier du comité central du parti communiste chinois (PCC), le secrétaire général Xi Jinping a confirmé sa position de longue date selon laquelle les institutions financières doivent avant toute chose comprendre leur rôle de serviteur de l’économie réelle et mettre tout en œuvre pour renforcer leurs points faibles. Dans sa déclaration, il a insisté sur le devoir du secteur financier consistant à servir l’économie réelle en la protégeant des risques financiers. Ce faisant, le secteur financier devrait améliorer l’efficacité et la qualité de ses services et affecter davantage de ressources aux domaines majeurs et faibles du développement économique et social. Qui plus est, les pouvoirs publics se livrent au désendettement de l’économie en adoptant résolument une politique monétaire prudente et en donnant la priorité à la réduction de l’endettement des entreprises publiques. |
| (119) | La réunion du comité permanent du conseil des affaires d’État de Chine en 2017 a placé le désendettement des entreprises publiques au cœur de la tâche de désendettement général des entreprises. Le comité permanent a proposé la mise en place de mesures d’aide fiscale pertinentes pour les actifs publics surendettés dans les industries de l’acier et du charbon. Les membres du comité se sont également penchés sur la mise en place d’un mécanisme complémentaire de capital public et la mise à disposition du capital nécessaire pour la transformation et la modernisation. |
| (120) | Au vu des considérations qui précèdent, la Commission a conclu que les conversions de dettes en capital constituent une contribution financière sous la forme de participations au capital social et/ou de prêts au sens de l’article 3, paragraphe 1, point a) i), du règlement de base ou de recettes abandonnées résultant de l’annulation de la dette ou de son non-paiement au sens de l’article 3, paragraphe 1, point a) ii), du règlement de base. Les pouvoirs publics ont fourni cette contribution financière par l’intermédiaire d’organismes publics associés à ces transactions, c’est-à-dire les quatre agences d’exécution et plusieurs banques commerciales d’État. En l’absence de coopération de la part des pouvoirs publics chinois lors de l’enquête de réexamen au titre de l’expiration des mesures, la Commission a conclu que les éléments de preuve au dossier démontraient à suffisance que les agences d’exécution étaient des organismes publics, ayant été instituées par les pouvoirs publics chinois spécifiquement dans le but de liquider des prêts massifs non performants dans des industries clés, dont la sidérurgie, et pour restructurer les dettes des entreprises publiques. Par conséquent, il a été considéré que leur comportement correspondait à l’exercice d’un pouvoir gouvernemental. |
| (121) | En outre, la demande contenait des éléments de preuve montrant que l’important montant des annulations de dettes n’avait pas fait l’objet de considérations commerciales normales, puisque les pouvoirs publics chinois n’avaient pas effectué d’évaluation, comme l’aurait fait un investisseur privé normal qui aurait procédé à ces conversions de dettes en capital dans l’expectative d’un taux de rendement raisonnable à terme. Les informations contenues dans la demande indiquaient que les pouvoirs publics chinois avaient échangé d’énormes montants de dettes contre des fonds propres pour réduire le ratio d’endettement des producteurs de produits plats laminés à chaud et accroître leur compétitivité, en faisant fi des analyses commerciales qu’un investisseur privé réaliserait. Après avoir soigneusement analysé les informations transmises dans la demande et en l’absence d’autres informations dans le dossier, la Commission a conclu que les mesures conféraient un avantage au sens de l’article 6, point a), du règlement de base. |
3.5.1.2. Avantage
| (122) | Les conversions de dettes en capital constituent une contribution financière sous la forme de participations au capital social et/ou de prêts au sens de l’article 3, paragraphe 1, point a) i), du règlement de base ou de recettes abandonnées résultant de l’annulation de la dette ou de son non-paiement au sens de l’article 3, paragraphe 1, point a) ii), du règlement de base. |
| (123) | En l’absence de coopération des pouvoirs publics chinois et des producteurs chinois de produits plats laminés à chaud au cours du présent réexamen, la Commission a conclu, après avoir soigneusement analysé les informations transmises dans la demande et en l’absence d’autres informations dans le dossier, que les mesures conféraient un avantage au sens de l’article 6, point a), du règlement de base. |
3.5.1.3. Spécificité
| (124) | Cette subvention a été jugée spécifique au sens de l’article 4, paragraphe 2, point b), du règlement de base, étant donné qu’aucun critère objectif n’a été utilisé pour son octroi et que les conditions dans lesquelles les producteurs de produits plats laminés à chaud peuvent ou non participer à ce programme ne sont pas claires. Les conversions ont également été considérées comme spécifiques au sens de l’article 4, paragraphe 2, point c), du règlement de base, compte tenu de l’important caractère discrétionnaire de l’octroi par les autorités publiques de la subvention et du fait que seuls certains secteurs en aient bénéficié, comme ceux touchés par des problèmes de surcapacité. |
3.5.1.4. Conclusion
| (125) | Compte tenu de ce qui précède, la Commission est arrivée à la conclusion qu’il existait des éléments de preuve suffisants démontrant que les producteurs de produits plats laminés à chaud en Chine bénéficiaient, pendant la période d’enquête de réexamen, de conversions de dettes en capital en tant que subvention passible de mesures compensatoires, sous la forme d’une aide financière visant à réduire les dettes des entreprises lourdement endettées. |
3.6. Conclusion générale concernant la continuation des subventions
| (126) | Eu égard aux considérations qui précèdent, la Commission est arrivée à la conclusion que les producteurs de produits plats laminés à chaud en RPC ont continué de bénéficier de subventions passibles de mesures compensatoires au cours de la période d’enquête de réexamen. |
4. ÉVOLUTION DES IMPORTATIONS EN CAS D’ABROGATION DES MESURES
| (127) | En plus de constater l’existence de mesures de subventions au cours de la période d’enquête de réexamen, la Commission a examiné la probabilité d’une continuation des importations en provenance du pays concerné faisant l’objet de subventions en cas d’abrogation des mesures. Les éléments supplémentaires ci-après ont été analysés: les capacités de production et les capacités inutilisées en RPC, ainsi que l’attrait du marché de l’Union. |
4.1. Capacités de production et capacités inutilisées en RPC
| (128) | En l’absence de coopération par les producteurs chinois, la Commission a basé ses conclusions concernant la capacité des autres producteurs sur les données disponibles et s’est fondée sur les informations contenues dans la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures, ainsi que sur d’autres sources disponibles. |
| (129) | En 2020, la Chine représentait 56,5 % de la production mondiale d’acier brut, contre 53,3 % en 2019 (47). En septembre 2020, il a été relevé dans une déclaration prononcée lors de la 88e session du comité de l’acier de l’OCDE que, «malgré le choc négatif mondial de la demande, la production et les stocks en Chine ont augmenté de manière notable par rapport aux niveaux de l’année précédente». En outre, le comité de l’acier a signalé «avec inquiétude la divergence séparant la tendance mondiale de celle observée en Chine, où la production sidérurgique a atteint des volumes records au premier semestre de 2020 et où les stocks ont augmenté jusqu’à des niveaux historiquement élevés. Ces évolutions présentent un risque d’offre excédentaire en Chine qui accentuerait les déséquilibres mondiaux résultant des chocs de demande engendrés par la crise de la COVID-19». La tendance à l’expansion constante de la capacité de production d’acier en Chine a été favorisée par un «relâchement colossal des conditions de crédit», couplé à une hausse des investissements réalisés par des producteurs sidérurgiques de grande ampleur, alors que les acteurs de taille plus modeste sont toujours en dehors du système de contrôle des capacités. Un rapport de l’OCDE datant de février 2021 a également fait état d’une hausse de la surcapacité de production d’acier dans le monde, stimulée en particulier par les pays asiatiques, y compris la Chine (48). |
| (130) | Les pouvoirs publics chinois nourrissent des plans ambitieux pour leur industrie sidérurgique (49) puisqu’ils ont pour objectif de fermer les installations obsolètes et les entreprises non concurrentielles supportant des frais excessifs et de se concentrer sur la stimulation et la promotion des producteurs d’acier qui sont conformes aux politiques et aux priorités gouvernementales. L’idée est d’assainir l’industrie, de soutenir les acteurs majeurs et d’exclure les acteurs moins performants et ceux qui ne respectent pas les priorités gouvernementales (ou ne s’alignent pas sur ces priorités). L’objectif est de favoriser «une nouvelle génération de chefs de file de l’industrie». Il est atteint par l’adoption de politiques telles que le système d’échange de capacités, les conversions de dettes en capital, qui permettent d’exercer un pouvoir discrétionnaire public considérable sur les opérations des entreprises individuelles. Le but sous-jacent est d’augmenter les capacités des acteurs «sélectionnés», qui sont des producteurs à haute performance qui se conforment aux objectifs actuels des pouvoirs publics concernant l’industrie sidérurgique. |
| (131) | D’après les informations contenues dans la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures, la capacité chinoise totale de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés est estimée à plus de 345 millions de tonnes, alors que la production et la consommation chinoises ont été toutes les deux estimées à 314 millions de tonnes en 2020. Sur ce fondement, les capacités inutilisées en Chine ont été estimées à 31 millions de tonnes en 2020, un chiffre qui donne une indication sur les capacités inutilisées au cours de la période d’enquête de réexamen et qui est presque équivalent à la consommation totale de l’Union sur le marché libre (environ 35 millions de tonnes) au cours de cette même période. |
| (132) | Le ralentissement de la demande chinoise en acier au début de l’année 2021 est et demeurera un facteur essentiel de l’augmentation des exportations. Le déséquilibre qui en résulte entre la capacité et la demande augmentera probablement la pression exercée sur les producteurs pour les inciter à exporter. Les capacités chinoises sont trop importantes par rapport aux besoins réels de l’économie chinoise. |
| (133) | Sur cette base, il est probable qu’en cas d’expiration des mesures, les producteurs chinois orientent une grande partie de leurs capacités inutilisées vers le marché de l’Union, à des prix subventionnés. |
4.2. Attrait du marché de l’Union
| (134) | Le marché de l’Union fait partie des plus grands marchés de certains produits plats laminés à chaud en acier au monde. Le marché chinois ne peut pas résorber la capacité excédentaire de production d’acier et les principaux marchés de pays tiers sont fermés aux exportations chinoises puisqu’ils appliquent des mesures antidumping, des mesures de sauvegarde ou d’autres mesures de protection à l’encontre de la RPC (50). En outre, les niveaux de prix dans l’Union (le prix moyen pratiqué par l’industrie de l’Union était de 734 EUR/tonne durant la période d’enquête de réexamen) sont supérieurs au prix moyen pratiqué par les producteurs-exportateurs chinois pour le reste du monde (714 EUR/tonne au niveau CIF). Étant donné que, comme expliqué au considérant 206 ci-dessous, les produits plats laminés à chaud sont des produits de base très sensibles aux prix, les exportateurs chinois auraient fortement intérêt à orienter leurs exportations vers l’Union en cas d’expiration des mesures. |
| (135) | Le requérant a fait valoir dans sa demande que les mesures de sauvegarde sur l’acier de l’Union, applicables au produit faisant l’objet du réexamen, ne suffiraient pas à elles seules à protéger le marché de l’Union contre des importations de grandes quantités de produits à des prix subventionnés. La Chine ne s’étant vu attribuer aucun contingent spécifique par pays pour le produit faisant l’objet du réexamen, les producteurs chinois ont accès à d’importants volumes de contingents résiduels qui leur permettraient d’orienter leurs exportations vers le marché de l’Union en cas d’expiration des mesures compensatoires. Par conséquent, si les mesures compensatoires venaient à être abrogées, les volumes des exportations chinoises sont susceptibles d’augmenter considérablement dans les limites du contingent résiduel et d’inonder ainsi le marché de l’Union avant que tout droit hors contingent au titre de la mesure de sauvegarde ne devienne applicable. |
4.3. Conclusion sur la probabilité de continuation des subventions
| (136) | Sur la base des données de fait disponibles, la Commission a conclu qu’il existe suffisamment d’éléments de preuve que les subventions dont fait l’objet l’industrie des produits plats laminés à chaud en RPC ont continué au cours de la période d’enquête de réexamen et qu’il est probable qu’elles continueront à l’avenir. Aucun élément de preuve n’a montré que les subventions et les programmes de subvention en cause seront supprimés dans un futur proche. |
| (137) | Les subventions dont bénéficie l’industrie des produits plats laminés à chaud permettent aux producteurs chinois de maintenir leurs capacités de production à un niveau qui est largement supérieur à la demande intérieure et qui pourrait éventuellement couvrir l’entièreté de la consommation de l’Union. |
| (138) | Par conséquent, la Commission estime qu’il est probable que l’abrogation des mesures compensatoires se traduirait par la réorientation d’importants volumes d’importations subventionnées du produit faisant l’objet du réexamen vers le marché de l’Union. Divers programmes de subvention continuent d’être proposés par les pouvoirs publics chinois à l’industrie des produits plats laminés à chaud et la Commission a établi que cette industrie avait bénéficié d’un certain nombre d’entre eux au cours de la période d’enquête de réexamen. |
5. PRÉJUDICE
5.1. Définition de l’industrie de l’Union et de la production de l’Union
| (139) | Le produit similaire a été fabriqué par 21 producteurs dans l’Union au cours de la période considérée. Ces producteurs constituent l’«industrie de l’Union» au sens de l’article 9, paragraphe 1, du règlement de base. |
| (140) | La production totale dans l’Union du produit faisant l’objet du réexamen durant la période d’enquête de réexamen a été établie à environ 70 millions de tonnes. Pour établir ce chiffre, la Commission s’est basée sur toutes les informations disponibles concernant l’industrie de l’Union, telles que les informations fournies dans la demande de réexamen au titre de l’expiration des mesures, les réponses au questionnaire vérifiées et la réponse donnée par Eurofer au questionnaire relatif aux indicateurs macroéconomiques (questionnaire macro). Comme indiqué au considérant 13, les producteurs de l’Union sélectionnés dans l’échantillon représentaient plus de 29 % de la production totale de l’Union du produit similaire au cours de la période d’enquête de réexamen. |
5.2. Consommation de l’Union
| (141) | Le produit faisant l’objet du réexamen est considéré comme une matière première pour la fabrication de divers produits en aval à valeur ajoutée, à commencer par les produits laminés à froid. Étant donné que l’industrie de l’Union est principalement intégrée verticalement et produit aussi bien le produit faisant l’objet du réexamen que les produits en aval, le marché captif et le marché libre ont été analysés séparément, le cas échéant. |
| (142) | La distinction entre marché captif et marché libre est pertinente pour l’analyse du préjudice car les produits destinés au marché captif ne sont pas exposés à la concurrence directe des importations et les prix de transfert, s’il y en a, sont définis au sein des groupes en fonction de diverses politiques tarifaires. En revanche, la production destinée au marché libre est en concurrence directe avec les importations du produit concerné, et les prix sont fixés en fonction des conditions du marché. |
| (143) | Afin de disposer d’un aperçu aussi complet que possible de l’industrie de l’Union, la Commission a collecté des données concernant la totalité de l’activité en rapport avec le produit similaire et a déterminé si la production était destinée au marché captif ou au marché libre. Elle a constaté qu’environ 60 % de la production de l’Union du produit similaire était destinée au marché captif durant la période d’enquête de réexamen. |
| (144) | La Commission a établi la consommation de l’Union sur le marché libre sur la base, premièrement, des ventes sur le marché de l’Union de tous les producteurs connus dans l’Union et, deuxièmement, comme mentionné dans la réponse au questionnaire macro donnée par Eurofer, des importations dans l’Union en provenance de l’ensemble des pays tiers telles qu’enregistrées par Eurostat. La consommation sur le marché captif de l’Union a été établie sur la base de l’usage captif et des ventes captives sur le marché de l’Union de tous les producteurs connus dans l’Union, comme indiqué par Eurofer dans sa réponse au questionnaire macro. |
| (145) | La consommation de l’Union a évolué comme suit: Tableau 1 Consommation de l’Union (en milliers de tonnes)
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| (146) | La consommation totale de l’Union a baissé de 7 % en 2019 et a encore fortement chuté de 12 % en 2020 en raison d’un effondrement de la demande causé par la pandémie de COVID-19. Cette diminution a toutefois été suivie d’une bonne reprise stimulée par le rebond de la demande d’acier durant la période d’enquête de réexamen, mais la consommation totale était encore de 6 % inférieure au niveau de 2018. |
| (147) | La consommation sur le marché libre a suivi une tendance semblable à celle de la consommation totale de l’Union. Elle a brusquement diminué de 19 % jusqu’en 2020 et s’est fortement redressée durant la période d’enquête de réexamen, atteignant même un niveau de 1 % supérieur à celui de 2018. |
| (148) | L’évolution de la consommation sur le marché captif a pratiquement été identique à celle de la consommation totale de l’Union, avec une forte baisse de 18 % jusqu’en 2020, suivie d’une reprise qui n’a toutefois atteint que 89 % du niveau de 2018. |
| (149) | Globalement, la consommation totale de l’Union a baissé de 6 % au cours de la période considérée. |
5.3. Importations en provenance du pays concerné
5.3.1. Volume et part de marché des importations en provenance du pays concerné
| (150) | La Commission a établi le volume des importations à partir des données d’Eurostat. La part de marché des importations a été déterminée en comparant les volumes d’importation aux chiffres de la consommation de l’Union sur le marché libre figurant dans le tableau 2 ci-dessus. |
| (151) | Les importations dans l’Union en provenance du pays concerné ont évolué comme suit: Tableau 2 Volume des importations (en milliers de tonnes), part de marché et prix (EUR/tonne)
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| (152) | Après l’institution des mesures en 2017, les importations en provenance de Chine ont baissé jusqu’à un niveau minime, avec une part de marché négligeable de 0,002 % en 2018. De 2018 à 2020, les importations ont reculé davantage encore. Au cours de la période d’enquête de réexamen, les importations en provenance de la RPC ont néanmoins brusquement augmenté en avril 2021 en comparaison aux niveaux faibles des trois années précédentes. La part de marché est toutefois restée très faible, à 0,1 %. |
| (153) | Les prix des importations en provenance de Chine indiqués sur Eurostat ont été exceptionnellement élevés en 2018, 2019 et 2020, bien qu’ils se soient effondrés au cours de la période d’enquête de réexamen. Les prix à l’importation exceptionnellement élevés de 2018 à 2020 sont vraisemblablement liés au fait que la Chine a exporté un volume insignifiant dans l’Union qui ne pouvait pas être jugé fiable. |
| (154) | La Commission a considéré que les prix des importations en provenance de Chine indiqués sur Eurostat durant la période considérée ne sont pas représentatifs des prix moyens des produits plats laminés à chaud en raison du volume très faible de ces importations au cours de cette période et qu’ils ne pouvaient pas être utilisés pour tirer des conclusions utiles ou pertinentes. |
| (155) | Les importations du produit faisant l’objet du réexamen en provenance d’autres pays tiers ont évolué comme suit: Tableau 3 Importations en provenance de pays tiers
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| (156) | Les importations totales du produit faisant l’objet du réexamen en provenance de pays tiers autres que le pays concerné ont baissé de 26 % entre 2018 et 2020 et ont nettement augmenté en 2021 pour atteindre une part de marché de 28 %, soit de 20 % supérieure au niveau de 2018. Au total, l’Union importe des produits plats laminés à chaud depuis plus de 40 pays dans le monde. Les cinq plus gros exportateurs de produits plats laminés à chaud dans l’Union au cours de la période d’enquête de réexamen étaient la Russie, l’Inde, la Turquie, l’Égypte et Taïwan, représentant 18 % du marché libre de l’Union et 65 % de toutes les importations de produits plats laminés à chaud. Prise isolément, la Russie était le pays exportateur le plus important, avec une part de marché de 5,8 %, alors que les quatre autres pays détenaient une part de marché comprise entre 2 % et 4 % respectivement. Aucun pays ne détient une part de marché supérieure à 2 %. Les importations en provenance de Russie (51) et de Turquie (52), pays qui comptent parmi les plus gros exportateurs, font actuellement l’objet de mesures antidumping. |
5.4. Situation économique de l’industrie de l’Union
5.4.1. Remarques d’ordre général
| (157) | Conformément à l’article 8, paragraphe 4, du règlement de base, l’examen de l’incidence des importations faisant l’objet d’une subvention sur l’industrie de l’Union a comporté une évaluation de tous les indicateurs économiques qui ont influé sur la situation de cette industrie durant la période considérée. |
| (158) | Aux fins de la détermination du préjudice, la Commission a établi une distinction entre les indicateurs macroéconomiques et microéconomiques du préjudice. La Commission a évalué les indicateurs macroéconomiques à partir des données fournies par le requérant qui se rapportaient à l’ensemble des producteurs de l’Union. La Commission a évalué les indicateurs microéconomiques à partir des données contenues dans les réponses au questionnaire communiquées par les producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon. Les deux ensembles de données se sont avérés représentatifs de la situation économique de l’industrie de l’Union. |
| (159) | Les indicateurs macroéconomiques sont les suivants: production, capacités de production, utilisation des capacités, volume des ventes, part de marché, emploi, productivité, importance du montant des subventions passibles de mesures compensatoires et rétablissement à la suite de pratiques de subvention antérieures. |
| (160) | Les indicateurs microéconomiques sont les suivants: prix unitaires moyens, coûts unitaires, coût de la main-d’œuvre, stocks, rentabilité, flux de liquidités, investissements, rendement des investissements et aptitude à mobiliser des capitaux. |
| (161) | Comme expliqué aux considérants 143 à 144, afin de disposer d’un aperçu aussi complet que possible de l’industrie de l’Union, la Commission a collecté des données concernant la totalité de la production du produit concerné et a déterminé si cette production était destinée au marché captif ou au marché libre. Au besoin et dans la mesure du possible, la Commission a analysé séparément les indicateurs de préjudice liés au marché libre et ceux liés au marché captif. |
5.4.2. Indicateurs macroéconomiques
5.4.2.1. Production, capacités de production et utilisation des capacités
| (162) | Sur la période considérée, la production totale de l’Union, ses capacités de production et son utilisation des capacités ont évolué comme suit: Tableau 4 Production, capacités de production et utilisation des capacités
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| (163) | Le volume de production de l’industrie de l’Union a connu une évolution semblable à celle de la consommation totale de l’Union et a globalement baissé d’environ 8 % au cours de la période considérée, avec une chute importante en 2020 suivie d’une reprise pour les raisons expliquées au considérant 146. |
| (164) | Tandis que la capacité de production de l’industrie de l’Union a légèrement augmenté de 3 % au cours de la période considérée, l’utilisation des capacités a connu la même tendance négative que le volume de production et la consommation et a diminué de 10 % entre 2018 et la période d’enquête de réexamen. |
5.4.2.2. Volume des ventes et part de marché
| (165) | Au cours de la période considérée, le volume des ventes et la part de marché de l’industrie de l’Union ont évolué comme suit: Tableau 5 Volume des ventes et part de marché sur le marché libre (en milliers de tonnes)
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| (166) | Le volume des ventes de l’industrie de l’Union sur le marché de l’Union a globalement suivi la tendance de la consommation au cours de la période considérée. Il a diminué entre 2018 et 2020 pour les raisons exposées au considérant 146, avant de connaître un rebond au cours de la période d’enquête de réexamen. Toutefois, la reprise observée au cours de la période d’enquête de réexamen a toujours été inférieure aux niveaux de 2018. |
| (167) | Au cours de la période considérée, la part de marché de l’industrie de l’Union en ce qui concerne la consommation de l’Union a légèrement augmenté entre 2018 et 2020, passant de 77 % à 79 % avant de chuter de sept points de pourcentage entre 2020 et la période d’enquête de réexamen pour atteindre 72 %. Comme indiqué au tableau 4, cette baisse s’explique par le fait que la part de marché des importations en provenance de pays tiers a augmenté de 7 % entre 2020 et la période d’enquête de réexamen, ce qui explique le recul de la de part de l’industrie de l’Union sur le marché libre. Tableau 6 Volume captif et part de marché sur le marché de l’Union (en milliers de tonnes)
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| (168) | Le volume captif de l’industrie de l’Union (qui se compose de l’usage captif et des ventes captives sur le marché de l’Union) a baissé de 18 % entre 2018 et 2020 et a récupéré sept points de pourcentage en 2021, pour se solder par une baisse générale de 11 % durant la période considérée, passant d’environ 45 millions de tonnes à 40 millions de tonne entre le début et la fin de la période d’enquête de réexamen. Globalement, le marché captif et le marché libre ont suivi la même tendance. Par conséquent, la Commission est arrivée à la conclusion que l’évolution du marché captif n’a pas eu d’incidence importante sur la performance de l’industrie de l’Union sur le marché libre. |
| (169) | La part de marché captif de l’industrie de l’Union (exprimée en pourcentage de la consommation totale) est restée relativement stable durant la période considérée, variant entre 58,1 % et 60,5 %. |
5.4.2.3. Croissance
| (170) | Dans un contexte de baisse de la consommation et de la production, l’industrie de l’Union a perdu des volumes de ventes et des parts de marché sur le marché libre. Globalement, il n’y a donc eu aucune croissance pour l’industrie de l’Union pendant la période considérée. |
5.4.2.4. Emploi et productivité
| (171) | L’emploi et la productivité ont évolué comme suit au cours de la période considérée: Tableau 7 Emploi et productivité
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| (172) | Entre 2018 et la période d’enquête de réexamen, l’effectif recruté dans la production du produit faisant l’objet du réexamen a suivi la même tendance que le volume de production de l’Union: il s’est fortement réduit entre 2018 et 2020 pour se redresser légèrement au cours de la période d’enquête. Il en a globalement résulté une diminution de 7 % sur la période considérée. |
| (173) | La productivité de la main-d’œuvre de l’industrie de l’Union, mesurée en production (tonnes) par salarié, est restée globalement stable au cours de la période considérée. |
5.4.2.5. Importance du montant de la subvention passible de mesures compensatoires et rétablissement à la suite de pratiques de subvention antérieures
| (174) | La Commission est arrivée à la conclusion qu’il existait des éléments de preuve suffisants montrant que les producteurs ont continué de recevoir des subventions passibles de mesures compensatoires au cours de la période d’enquête de réexamen. Le montant des subventions passibles de mesures compensatoires pour la Chine, tel que précisé dans la section consacrée aux subventions, est élevé. |
| (175) | Les mesures antisubventions instituées à la suite de l’enquête initiale ont permis à l’industrie de l’Union de se rétablir à la suite de pratiques de subvention antérieures, comme l’indiquent les données pour 2018. Ce fait a également été confirmé par les conclusions de la Commission dans l’enquête antidumping concernant les produits plats laminés à chaud en provenance de Turquie (53). |
5.4.3. Indicateurs microéconomiques
5.4.3.1. Prix et facteurs influant sur les prix
| (176) | Les prix de vente unitaires moyens des producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon qui ont été facturés à des acheteurs dans l’Union ont évolué comme suit au cours de la période considérée: Tableau 8 Prix de vente et coût de production dans l’Union (en EUR/tonne)
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| (177) | Les prix de vente moyens de l’industrie de l’Union ont baissé de 17 % entre 2018 et 2020 et ont augmenté considérablement, de 34 %, en 2021. L’évolution des prix de vente unitaires durant la période considérée a été influencée par les graves perturbations causées par la pandémie de COVID-19 et la reprise de la demande post-pandémie. En 2021, la demande élevée en acier, le resserrement de l’offre et la hausse du coût de production ont été les facteurs qui ont influencé l’augmentation soudaine et importante du prix de vente unitaire. |
| (178) | Le coût de production unitaire a augmenté de 29 % au cours de la période concernée. Néanmoins, en 2019, le coût de production a augmenté alors que les prix de vente unitaires ont chuté. L’incapacité de l’industrie de l’Union à répercuter l’augmentation du coût de production dans son prix de vente était due aux importants volumes d’importations faisant l’objet d’un dumping en provenance de Turquie, qui poussaient les prix vers le bas. En 2020, les coûts de production et les prix de vente ont tous les deux baissé, mais les premiers dans une moindre mesure. L’explication de cette baisse réside dans l’effondrement du marché durant la pandémie de COVID-19, qui a considérablement réduit les prix alors que le coût de production était moins affecté. Le coût unitaire de production a fortement augmenté en 2021 en raison d’une montée en flèche des prix de l’énergie et des produits de base. Toutefois, en raison du redressement post-COVID, la demande a connu également une hausse soudaine et, en conséquence, les prix ont également augmenté de manière significative (plus de 50 % entre 2020 et la période d’enquête de réexamen), pour atteindre un niveau bien supérieur à l’augmentation des coûts de production durant la même période. |
5.4.3.2. Coûts de la main-d’œuvre
| (179) | Le coût moyen de la main-d’œuvre pour les producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon a évolué comme suit durant la période considérée: Tableau 9 Coût moyen de la main-d’œuvre par salarié
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| (180) | Au cours de la période considérée, le coût moyen de la main-d’œuvre a augmenté de 22 %. Alors que l’effectif a baissé durant la période d’enquête de réexamen, par rapport à 2018, le coût moyen de la main-d’œuvre par salarié a augmenté. |
5.4.3.3. Stocks
| (181) | Les niveaux de stocks des producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon ont évolué comme suit au cours de la période considérée: Tableau 10 Stocks
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| (182) | Durant la période considérée, les stocks de produits plats laminés à chaud de l’industrie de l’Union n’ont cessé de diminuer, avec une baisse drastique en 2020, qui s’explique par les effets de la pandémie de COVID-19, et une reprise en 2021. L’industrie des produits plats laminés à chaud au sein de l’Union se caractérise par des contrats-cadres (mensuels, trimestriels, annuels) passés entre les producteurs et les acheteurs, qui fixent les quantités et les prix. Ces contrats-cadres sont mis en œuvre par l’intermédiaire d’ordres d’achat en fonction des besoins du consommateur. Il en résulte que l’industrie de l’Union peut planifier sa production et ses stocks. Compte tenu de ce qui précède, et de ce qui avait également été établi lors de l’enquête initiale, les stocks ne sont pas considérés comme étant un indicateur de préjudice important pour cette industrie, vu que la plupart des types du produit similaire sont produits par l’industrie de l’Union suivant les commandes spécifiques des utilisateurs. |
5.4.3.4. Rentabilité, flux de liquidités, investissements, rendement des investissements et aptitude à mobiliser des capitaux
| (183) | Sur la période considérée, la rentabilité, les flux de liquidités, les investissements et le rendement des investissements des producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon ont évolué comme suit: Tableau 11 Rentabilité, flux de liquidités, investissements et rendement des investissements
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| (184) | La Commission a établi la rentabilité des producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon en exprimant le bénéfice net avant impôt des ventes du produit similaire sur le marché libre dans l’Union en pourcentage du chiffre d’affaires généré par ces ventes. |
| (185) | La rentabilité a fluctué durant la période considérée, même si la rentabilité générale a augmenté de 5,7 points de pourcentage durant la période considérée. Après l’institution des mesures en 2017, l’industrie s’est redressée et a enregistré des bénéfices en 2018. Des pertes ont néanmoins été subies en 2019 et la rentabilité a atteint son niveau le plus faible, à savoir -18 %, en 2020 au cœur de la pandémie, alors que les bénéfices ont fortement rebondi en 2021 pour atteindre 14,1 %. Dans le même temps, à la suite de l’institution des mesures contre la RPC, les importations faisant l’objet d’un dumping à bas prix en provenance de Turquie ont rapidement augmenté, ce qui explique la baisse de la rentabilité en 2019. Cette diminution de la rentabilité a ensuite été exacerbée par les chocs causés par la pandémie mondiale en 2020, comme les perturbations sur la chaîne d’approvisionnement et la baisse de la consommation d’acier. Un pic de la demande en acier, combiné à une augmentation des prix de vente, a donné lieu à des bénéfices inhabituellement élevés en 2021, qui a été une année exceptionnelle pour l’industrie de l’Union. |
| (186) | Les flux nets de liquidités représentent la capacité des producteurs de l’Union à autofinancer leurs activités. Ils ont suivi une évolution semblable à celle de la rentabilité: une baisse drastique en 2019-2020, suivie d’une forte reprise durant la période d’enquête de réexamen. |
| (187) | Entre 2018 et la période d’enquête de réexamen, les investissements ont connu une hausse de 82 %. Globalement, durant la période considérée, les flux d’investissement ont suivi une distribution bimodale: les investissements ont augmenté de manière significative en 2019, avant de connaître une baisse en 2020 et un second pic en 2021. En général, les investissements visaient l’amélioration de la qualité et l’écologisation de la production. |
| (188) | Le rendement des investissements est le bénéfice exprimé en pourcentage de la valeur comptable nette des investissements. Il s’est considérablement amélioré durant la période d’enquête de réexamen, par rapport à 2018. En fait, durant la période considérée, il a augmenté de 8,3 points de pourcentage. Il a connu une évolution semblable à celle de la rentabilité: une chute drastique en 2019 et en 2020, suivie d’une forte reprise durant la période d’enquête de réexamen. |
| (189) | L’aptitude des producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon à mobiliser des capitaux n’a pas été affectée durant la période d’enquête de réexamen, ce qui a entraîné une reprise rapide après la pandémie. |
5.5. Conclusion sur le préjudice
| (190) | À la suite de l’institution de mesures compensatoires sur les importations de produits plats laminés à chaud en provenance de Chine en 2017, les importations en provenance de Chine ont baissé et sont restées au-dessous du niveau de minimis durant la période considérée, ce qui a permis à l’industrie de l’Union de commencer à se rétablir des effets préjudiciables des importations en provenance de Chine faisant l’objet de subventions et, comme confirmé dans le règlement d’exécution (UE) 2021/1100 (54) de la Commission concernant les produits plats laminés à chaud originaires de Turquie, de se rétablir complètement à la fin de 2018. Toutefois, le redressement de la situation économique de l’industrie de l’Union s’est brusquement interrompu et a été réduit à néant en 2019, lorsque l’industrie de l’Union a dû concurrencer des volumes importants d’importations faisant l’objet d’un dumping à bas prix en provenance de Turquie, qui l’ont contrainte à fixer ses prix à un niveau inférieur aux frais pour maintenir sa part de marché et ont ainsi causé un préjudice important à l’industrie de l’Union (55). En juillet 2021, la Commission a institué des mesures définitives contre la Turquie et, grâce à divers facteurs entrant en ligne de compte, comme expliqué au considérant 185, la situation de l’industrie de l’Union s’est améliorée, pour se redresser à la fin de 2021 et revenir à une situation économique semblable à celle de 2018. En conséquence, au cours de la période d’enquête de réexamen, l’industrie de l’Union n’était plus considérée lésée. |
| (191) | Plus particulièrement, presque tous les indicateurs de préjudice, notamment la production, l’utilisation des capacités, les volumes de ventes et les prix de vente, l’emploi et la productivité, le bénéfice, les flux de liquidités et le rendement des investissements, ont suivi une évolution similaire durant la période considérée. Cette évolution a été caractérisée par une diminution en 2019, une baisse encore plus forte en 2020 et un rebond au cours de la période d’enquête de réexamen à des niveaux semblables à ceux du début de la période considérée en 2018. Cette tendance irrégulière s’explique dans une large mesure par la coïncidence d’un afflux considérable d’importations de produits plats laminés à chaud originaires de Turquie faisant l’objet d’un dumping à bas prix et de la dynamique particulière créée par la pandémie de COVID-19. Les confinements et les interruptions de l’activité industrielle ont mené à des niveaux de consommation extrêmement bas et à une faible demande d’acier en 2020, alors que la demande d’acier et les prix s’y rapportant ont flambé en 2021 lors de la reprise après la pandémie de COVID, conduisant, entre autres, à des bénéfices exceptionnellement élevés pour l’industrie sidérurgique durant la période d’enquête de réexamen. |
| (192) | Eu égard à ce qui précède, la Commission a conclu que, pendant la période d’enquête de réexamen, l’industrie de l’Union n’avait pas subi de préjudice important au sens de l’article 8 du règlement de base. |
| (193) | Toutefois, ces indicateurs ne peuvent pas être analysés sans prendre en considération les conditions exceptionnellement favorables du marché sidérurgique en 2021. En 2020, le ralentissement de l’activité économique provoqué par la pandémie et la baisse de la demande d’acier qui en a résulté ont conduit à une sérieuse détérioration de l’industrie sidérurgique et de l’économie mondiale en général. En 2021, stimulée par un rebond de la demande, la consommation d’acier a fortement rebondi, de même que les prix de l’acier. |
6. PROBABILITÉ D’UNE RÉAPPARITION DU PRÉJUDICE
| (194) | Comme expliqué au considérant 192, la Commission est arrivée à la conclusion que l’industrie de l’Union n’avait pas subi de préjudice important au cours de la période d’enquête de réexamen. D’un autre côté, comme expliqué au considérant 138, la Commission a conclu que l’abrogation des mesures compensatoires se traduirait par la réorientation d’importants volumes d’importations subventionnées du produit faisant l’objet du réexamen vers le marché de l’Union. En conséquence, la Commission a évalué, conformément à l’article 18, paragraphe 2, du règlement de base, s’il existait une probabilité de réapparition du préjudice causé par les importations faisant l’objet d’une subvention en provenance de la RPC si les mesures venaient à expirer. |
| (195) | À cet égard, la Commission a examiné la capacité de production et les capacités inutilisées en Chine, l’attrait du marché de l’Union et les prix probables des importations en provenance de Chine et leur incidence sur l’industrie de l’Union. |
6.1. Capacités de production et capacités inutilisées en RPC
| (196) | Comme indiqué au considérant 131, les producteurs de Chine ont d’importantes capacités inutilisées. En effet, la moyenne estimée des capacités inutilisées chinoises correspond à 89 % de la taille de la consommation sur le marché libre de l’Union. Ces capacités inutilisées pourraient être utilisées pour fabriquer le produit faisant l’objet du réexamen en vue de l’exporter vers l’Union en cas d’expiration des mesures. En outre, comme indiqué au considérant 132, la diminution de la demande chinoise en acier est, et sera, un facteur essentiel de l’augmentation des exportations. Le déséquilibre qui en résulte entre la capacité et la demande en Chine devrait augmenter la pression exercée sur les producteurs chinois pour les inciter à exporter. |
| (197) | Par ailleurs, l’un des principaux marchés, à savoir celui des États-Unis, est protégé par des mesures antidumping instituées sur le produit faisant l’objet du réexamen, ce qui réduit l’accès des producteurs chinois. |
6.2. Attrait du marché de l’Union
| (198) | Comme indiqué au considérant 134, le marché de l’Union fait partie des plus grands marchés de certains produits plats laminés à chaud en acier au monde. De plus, le marché chinois ne peut pas résorber la surcapacité sidérurgique et les principaux marchés de pays tiers sont fermés aux exportations chinoises puisqu’ils appliquent des mesures antidumping, des mesures de sauvegarde ou d’autres mesures à l’encontre de la RPC. En outre, les niveaux de prix dans l’Union sont plus élevés que le prix moyen pratiqué par les exportateurs chinois au reste du monde. Par conséquent, le marché de l’Union représenterait une cible attrayante pour les capacités inutilisées dans la RPC si les mesures antisubventions venaient à être abrogées. |
| (199) | Après l’information des parties, la CISA a contesté les conclusions concernant l’attrait du marché de l’Union, faisant valoir que l’industrie sidérurgique chinoise est tributaire du marché intérieur de la Chine et que la consommation intérieure chinoise est dix fois supérieure à celle du segment du marché libre de l’Union. Elle a du reste souligné que, depuis le 1er août 2021, certains produits en acier, y compris ceux en acier plat laminé à chaud, ne peuvent plus faire l’objet de remboursements de la TVA à l’exportation, ce qui aurait un effet préventif qui découragerait les exportations et réorienterait la production sidérurgique chinoise vers l’industrie nationale chinoise. |
| (200) | La Commission a reconnu que la consommation du marché intérieur chinois en produits plats laminés à chaud est bien plus importante que celle du marché libre de l’Union mais, comme expliqué au considérant 196, les producteurs de Chine disposent d’importantes capacités inutilisées qu’ils ne sont pas en mesure d’utiliser sur le marché intérieur. Par conséquent, rien n’empêche les producteurs chinoises d’utiliser ces capacités inutilisées pour fabriquer le produit faisant l’objet du réexamen en vue de l’exporter vers l’Union en cas d’expiration des mesures. En outre, comme indiqué au considérant 132, la diminution de la demande chinoise en acier est, et sera, un facteur essentiel de l’augmentation des exportations. Le déséquilibre qui en résulte entre la capacité et la demande en Chine devrait augmenter la pression exercée sur les producteurs chinois pour les inciter à exporter. En ce qui concerne le changement allégué du système de TVA, la Commission a fait observer que la CISA n’avait apporté aucun élément de preuve étayant son argument selon lequel la suppression des remboursements de la TVA aurait provoqué, ou provoquera, une modification majeure du comportement des producteurs chinois en matière d’exportation. La Commission a donc rejeté cette allégation comme étant non fondée. |
6.3. Prix probables des importations en provenance de Chine et incidence sur l’industrie de l’Union
| (201) | Compte tenu des faibles volumes des importations en provenance de RPC entre 2018 et 2021, la Commission a considéré qu’elle ne pouvait pas s’appuyer sur les prix à l’importation enregistrés par Eurostat pour établir les prix probables des importations de produits plats laminés à chaud en provenance de Chine en l’absence de mesures antidumping. La Commission a en revanche considéré les prix à l’exportation de la RPC vers tous les pays tiers extérieurs à l’Union (ci-après le «reste du monde») comme étant un indicateur représentatif. |
| (202) | La Commission a établi que les prix des exportations chinoises (au niveau FOB) vers le reste du monde étaient en moyenne de 660 EUR/tonne durant la période d’enquête de réexamen. Sur la base de ces prix et afin de déterminer un prix probable auquel les exportations chinoises arriveraient à la frontière de l’Union, la Commission a ajouté des frais d’assurance et de fret. En l’absence de coopération de la part des producteurs-exportateurs chinois, la Commission a eu recours aux coûts utilisés dans l’enquête initiale, à savoir 52 EUR/tonne ou 7,9 % du prix/tonne, les considérant comme les meilleures données disponibles. En conséquence, la Commission est arrivée à la conclusion que, en l’absence de mesures, le prix CIF à l’importation probable des exportations chinoises de produits plats laminés à chaud vers l’Union ne serait pas supérieur à 712 EUR/tonne. |
| (203) | Étant donné que des données statistiques ont été utilisées faute de coopération des producteurs-exportateurs chinois, seul un prix moyen par tonne d’une grande variété de types de produits a pu être déterminé. De ce fait, en l’absence d’information concernant le type de produit, la Commission n’a pas pu réaliser de calcul précis de sous-cotation, mais a dû se limiter à une comparaison de prix entre les prix moyens par tonne. |
| (204) | Le prix des exportations chinoises ainsi établi a été comparé aux prix de vente moyens pondérés que les producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon facturaient aux clients sur le marché de l’Union, ajustés au niveau départ usine, durant l’enquête de réexamen. |
| (205) | Cette comparaison de prix a été effectuée au même stade commercial et, par analogie avec une méthode de calcul de sous-cotation précise, le résultat de la comparaison a été exprimé en pourcentage du chiffre d’affaires théorique des producteurs de l’Union retenus dans l’échantillon au cours de la période d’enquête de réexamen. La comparaison a montré que les exportations chinoises vers l’Union entraîneraient une sous-cotation des prix moyens de l’industrie de l’Union d’environ 8 %. |
| (206) | Les produits plats laminés à chaud sont des produits de base très sensibles au prix et, comme cela a été observé dans l’enquête initiale concernant les importations de produits plats laminés à chaud en provenance de Chine ainsi que dans l’enquête portant sur un produit identique en provenance de Turquie, des niveaux de sous-cotation des prix plutôt modestes associés à de gros volumes sont susceptibles d’avoir des conséquences importantes et immédiates sur la performance de l’industrie de l’Union (56). Dans ces deux enquêtes, les marges de sous-cotation inférieure à 5 % ont contraint l’industrie de l’Union à baisser ses prix de vente (ou à perdre des parts de marché) à un point tel que cela a provoqué un préjudice important à court terme. |
| (207) | Étant donné que, au cours de la période d’enquête de réexamen, l’industrie de l’Union venait tout juste de se remettre d’une période turbulente et économiquement difficile, en particulier de la pandémie de COVID-19, après avoir accumulé des pertes, elle se trouve encore en situation fragile. En outre, la Commission a établi que divers programmes de subvention continuaient d’être proposés par les pouvoirs publics chinois à l’industrie des produits plats laminés à chaud et la Commission a établi que cette industrie avait bénéficié d’un certain nombre d’entre eux au cours de la période d’enquête de réexamen. Il est par conséquent très probable que la réapparition d’importations en provenance de Chine faisant l’objet de subventions, à bas prix et dans des volumes importants qui entraînent une sous-cotation des prix de l’Union aurait un effet défavorable notable sur les performances de l’industrie de l’Union, notamment en ce qui concerne la production, les prix et les volumes de vente, la rentabilité et les besoins en investissement, ce qui se traduirait par la réapparition d’un préjudice important. |
| (208) | Après l’information des parties, la CISA a remis en question le choix de la période considérée pour l’analyse du préjudice. Elle a affirmé que les volumes accrus des importations de produits plats laminés à chaud en provenance de Turquie faisant l’objet d’un dumping en 2019, le ralentissement économique provoqué par la pandémie de COVID-19 et l’essor de la reprise après la pandémie avaient faussé les éléments de preuve servant de fondement aux analyses du dumping et du préjudice. Elle a soutenu que la Commission aurait dû analyser une période différente et a suggéré d’étudier une période étendue, couvrant une ou deux années précédant la période considérée (2016-2018) ainsi que la période postérieure à celle de l’enquête de réexamen (2022). |
| (209) | La Commission a rejeté cet argument. Elle a rappelé que les divers éléments cités par la CISA comme pouvant fausser les preuves durant la période considérée avaient été pris en considération et soigneusement examinés par la Commission dans son analyse du préjudice. La Commission a par ailleurs fait observer que si elle avait étudié une période étendue précédant celle de l’enquête de réexamen, comme l’a proposé la CISA, les mêmes éléments auraient été présents. En ce qui concerne la période d’enquête de réexamen, la Commission a rappelé que, conformément à l’article 6, paragraphe 1, du règlement (UE) 2016/1036, «une période d’enquête est choisie qui, en cas de dumping, couvre normalement une période d’une durée minimale de six mois immédiatement antérieure à l’ouverture de la procédure. Les renseignements relatifs à une période postérieure à la période d’enquête ne sont pas, normalement, pris en compte». Il est de jurisprudence établie qu’il ne peut incomber à la Commission de prendre en compte des éléments relevant d’une période postérieure à celle de l’enquête, à moins que ces éléments ne révèlent de nouveaux développements rendant manifestement inadaptée l’institution envisagée d’un droit antidumping (57). Il convient d’appliquer, par analogie, le même raisonnement aux enquêtes de réexamen ouvertes au titre de l’article 11, paragraphe 2, du règlement (UE) 2016/1036. La CISA n’a fourni aucun élément de preuve tendant à indiquer que les développements qui ont suivi la période d’enquête de réexamen ont rendu manifestement inadaptée la réinstitution du droit. |
6.4. Conclusion
| (210) | Eu égard à ce qui précède, il est conclu que l’absence de mesures aboutirait, selon toute probabilité, à une augmentation notable, à des prix défavorables, des importations en provenance de la RPC faisant l’objet de subventions, et le préjudice important serait ainsi susceptible de réapparaître. |
7. INTÉRÊT DE L’UNION
| (211) | Conformément à l’article 31 du règlement de base, la Commission a examiné si le maintien des mesures compensatoires en vigueur serait contraire à l’intérêt de l’Union dans son ensemble. La détermination de l’intérêt de l’Union a reposé sur une appréciation des divers intérêts en jeu. |
7.1. Intérêt de l’industrie de l’Union
| (212) | L’industrie de l’Union est représentée dans 15 États membres (Autriche, Belgique, République tchèque, Finlande, France, Allemagne, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et Espagne). Elle emploie plus de 38 000 personnes en rapport avec le produit faisant l’objet du réexamen. |
| (213) | En l’absence de mesures, l’industrie de l’Union ne sera plus protégée contre l’augmentation probable des importations faisant l’objet de subventions en provenance de Chine, qui causeraient un préjudice important. L’effet des mesures antisubventions sera positif pour les producteurs de l’Union, étant donné qu’elles aideront l’industrie de l’Union à continuer de se remettre des importations faisant l’objet de subventions et des conséquences de la pandémie de COVID-19. Il est dès lors clairement dans l’intérêt de l’industrie de l’Union de maintenir les mesures. |
7.2. Intérêt des utilisateurs et des importateurs indépendants
| (214) | La Commission a contacté tous les utilisateurs et importateurs indépendants connus. Aucun utilisateur ou importateur indépendant ne s’est manifesté et n’a coopéré à l’enquête en répondant au questionnaire. Étant donné le manque de coopération des utilisateurs et des importateurs indépendants et en l’absence de toute indication contraire, la poursuite des mesures n’est pas considérée contraire à l’intérêt des utilisateurs et des importateurs. |
| (215) | Par ailleurs, la Commission a analysé si les mesures à l’encontre de la Chine auraient un effet négatif sur la sécurité de l’offre, étant donné que des mesures sont également appliquées à l’encontre de la Turquie, du Brésil, de l’Iran et de la Russie en ce qui concerne des produits plats laminés à chaud. Le niveau d’utilisation des capacités de l’industrie de l’Union était de 75 % au cours de la période d’enquête de réexamen, et la capacité de production totale a dépassé la consommation totale de l’Union de 18 millions de tonnes, d’après les données fournies par Eurofer en réponse au questionnaire macro. En outre, malgré les mesures appliquées à l’encontre de certains des exportateurs majeurs de produits plats laminés à chaud, près de 40 pays ont exporté le produit faisant l’objet du réexamen vers l’Union au cours de la période d’enquête de réexamen, ce qui montre que l’institution de mesures n’aurait pas d’incidence sur la diversification de l’offre. Pour ces raisons et en l’absence de coopération par les utilisateurs et les importateurs, la Commission a conclu qu’il n’existait aucun risque potentiel au niveau de l’offre pour les utilisateurs en amont. |
| (216) | Après l’information des parties, la CISA a évoqué les mesures de sauvegarde prises par l’Union à l’encontre des importations de certains produits sidérurgiques, notamment des produits plats laminés à chaud en provenance de Chine, qui limitent sensiblement la possibilité pour les producteurs chinois d’exporter des produits plats laminés à chaud vers le marché de l’Union et restreignent les flux commerciaux sur le marché libre au détriment des producteurs en aval et des utilisateurs finaux. |
| (217) | La Commission a rappelé que les mesures de sauvegarde en question ne peuvent pas être considérées comme présentant un caractère durable et que les mesures actuellement en vigueur (58) n’ont aucune incidence sur l’évaluation de la probabilité d’une hausse des importations en l’absence de droits compensateurs. Compte tenu du caractère temporaire des mesures de sauvegarde sur l’acier, la Commission a estimé qu’elles ne pouvaient pas avoir d’incidence sur ses conclusions dans le cadre de la présente enquête. Pour ce qui est de la sécurité de l’offre, comme indiqué au considérant 215, la capacité de production totale de l’industrie de l’Union a dépassé la consommation totale de l’Union, et plusieurs autres pays tiers ont exporté des produits plats laminés à chaud vers l’Union durant la période d’enquête de réexamen. En outre, les mesures de sauvegarde sont régulièrement contrôlées et révisées si nécessaire afin de garantir une offre suffisante d’acier sur le marché de l’Union. Par conséquent, elles ne constitueraient pas un risque pour la sécurité de l’offre aux utilisateurs en aval. |
| (218) | Par ailleurs, la CISA a également affirmé que l’introduction du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) entraverait l’accès au marché de l’Union étant donné les obligations de déclaration et les surtaxes contraignantes liées à ce mécanisme. |
| (219) | La Commission a rappelé que le MACF n’entrera en vigueur qu’en octobre 2023 et que, durant une période transitoire, jusqu’en 2026, les importateurs devront uniquement déclarer les émissions intrinsèques de leurs marchandises sans engager de dépenses financières. La raison invoquée pour l’application de cette période transitoire est la nécessité d’accorder aux parties le temps de s’adapter avant que le système final ne soit mis en place et de réduire ainsi le risque de perturbations dans les échanges commerciaux. En conséquence, la Commission a estimé qu’il était prématuré de faire une quelconque évaluation de l’incidence potentielle du MACF sur les futurs flux commerciaux des produits plats laminés à chaud et a rejeté cet argument. |
7.3. Conclusion relative à l’intérêt de l’Union
| (220) | Eu égard à ce qui précède, la Commission a estimé qu’il n’existait aucune raison impérieuse de conclure qu’il n’était pas dans l’intérêt de l’Union de maintenir les mesures existantes concernant les importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés originaires de la RPC. |
8. ALLÉGATIONS RELATIVES À LA SUSPENSION DES MESURES
| (221) | À la suite de l’information des parties, la CISA a affirmé que les mesures antisubventions actuelles devraient être suspendues conformément à l’article 24, paragraphe 4, du règlement de base, en soutenant que les deux conditions énoncées audit article sont remplies. Elle a soutenu que les conditions du marché avaient temporairement changé de façon telle qu’il est improbable que le préjudice continue ou apparaisse en cas de suspension. Dans cette optique, la CISA a évoqué la diminution escomptée du volume des importations en provenance de la Russie et de l’Ukraine, les pénuries d’approvisionnement à la suite d’incidents dans des installations de production de produits plats laminés à chaud dans l’Union européenne et les augmentations de prix du produit concerné. |
| (222) | La Commission a rejeté l’allégation de la CISA au motif qu’elle était générique et non fondée. D’autre part, il a été établi au cours de l’enquête de réexamen qu’il était probable que le préjudice réapparaisse en l’absence de mesures et, mutatis mutendis, également en cas de leur suspension. |
9. MESURES ANTISUBVENTIONS
| (223) | Sur la base des conclusions tirées par la Commission au sujet de la continuation de la subvention, de la réapparition du préjudice et de l’intérêt de l’Union, il convient de maintenir les mesures antisubventions sur les importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, aciers non alliés ou autres aciers alliés. |
| (224) | Afin de réduire autant que possible les risques de contournement liés aux différences importantes entre les taux de droit, des mesures spéciales sont nécessaires pour garantir l’application des droits compensateurs individuels. Les sociétés soumises à des droits compensateurs individuels doivent présenter une facture commerciale en bonne et due forme aux autorités douanières des États membres. Cette facture doit être conforme aux exigences énoncées à l’article 1er, paragraphe 3, du présent règlement. Il convient que les importations non accompagnées d’une telle facture soient soumises au droit compensateur applicable à «toutes les autres sociétés». |
| (225) | Bien que la présentation de cette facture soit nécessaire pour que les autorités douanières des États membres appliquent aux importations les taux individuels de droit compensateur, elle n’est pas le seul élément que les autorités douanières doivent prendre en considération. De fait, même en présence d’une facture satisfaisant à toutes les exigences énoncées à l’article 1er, paragraphe 3, du présent règlement, les autorités douanières des États membres doivent effectuer leurs vérifications habituelles et peuvent, comme dans tous les autres cas, exiger des documents supplémentaires (documents d’expédition, etc.) afin de vérifier l’exactitude des renseignements contenus dans la déclaration et de garantir que l’application consécutive du taux de droit inférieur est justifiée, conformément à la législation douanière. |
| (226) | Si le volume des exportations de l’une des sociétés bénéficiant d’un taux de droit individuel plus bas devait augmenter de manière significative après l’institution des mesures concernées, cette augmentation de volume pourrait être considérée comme constituant en soi une modification dans les flux commerciaux du fait de l’imposition de mesures, au sens de l’article 23, paragraphe 1, du règlement de base. Dans de telles circonstances, et si les conditions sont remplies, une enquête anticontournement peut être ouverte. Cette enquête pourra notamment examiner la nécessité de supprimer le(s) taux de droit individuel(s) et d’instituer, par conséquent, un droit à l’échelle nationale. |
| (227) | Les taux de droit compensateur individuels par société visés dans le présent règlement s’appliquent exclusivement aux importations du produit faisant l’objet du réexamen originaire de la RPC et produit par les entités juridiques citées. Il convient que les importations du produit faisant l’objet du réexamen qui a été fabriqué par toute autre société dont le nom n’est pas spécifiquement mentionné dans le dispositif du présent règlement, y compris les entités liées aux sociétés spécifiquement mentionnées, soient soumises au taux de droit applicable à «toutes les autres sociétés». Ces importations ne devraient pas être soumises à l’un des taux de droit compensateur individuels. |
| (228) | Les sociétés changeant ultérieurement de raison sociale peuvent solliciter l’application de ces taux individuels de droit compensateur. Une telle demande doit être adressée à la Commission (59). Elle doit contenir toutes les informations pertinentes permettant de démontrer que ce changement n’a pas d’effet sur le droit de la société à bénéficier du taux qui lui est applicable. Si le changement de raison sociale de la société n’a pas d’effet sur le droit de celle-ci à bénéficier du taux de droit qui lui est applicable, un règlement relatif au changement de raison sociale sera publié au Journal officiel de l’Union européenne. |
| (229) | Toutes les parties intéressées ont été informées des faits et considérations essentiels sur la base desquels il était envisagé de recommander le maintien des mesures en vigueur. Un délai leur a également été accordé pour formuler des observations sur les informations ainsi communiquées. |
| (230) | Compte tenu de l’article 109 du règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil (60), lorsqu’un montant doit être remboursé à la suite d’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne, le taux des intérêts à payer devrait être le taux appliqué par la Banque centrale européenne à ses opérations principales de refinancement tel qu’il est publié dans la série C du Journal officiel de l’Union européenne en vigueur le premier jour civil de chaque mois. |
| (231) | Les mesures prévues par le présent règlement sont conformes à l’avis du comité établi en vertu de l’article 15, paragraphe 1, du règlement (UE) 2016/1036, |
A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
Article premier
1. Un droit compensateur définitif est institué sur les importations de certains produits à plat laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés, enroulés ou non (y compris les produits «coupés à longueur» et les «feuillards»), simplement laminés à chaud, non plaqués ni revêtus, originaires de la République populaire de Chine et relevant actuellement des codes NC 7208 10 00, 7208 25 00, 7208 26 00, 7208 27 00, 7208 36 00, 7208 37 00, 7208 38 00, 7208 39 00, 7208 40 00, 7208 52 10, 7208 52 99, 7208 53 10, 7208 53 90, 7208 54 00, 7211 13 00, 7211 14 00, 7211 19 00, ex 7225 19 10, (code TARIC 7225191090), 7225 30 90, ex 7225 40 60 (code TARIC 7225406090), 7225 40 90, ex 7226 19 10 (codes TARIC 7226191091 et 7226191095), 7226 91 91 et 7226 91 99.
Les produits suivants ne sont pas visés par le présent réexamen:
| i) | les produits à base d’acier inoxydable et d’acier au silicium dit «magnétique» à grains orientés; |
| ii) | les produits à base d’acier à outils et d’acier à coupe rapide; |
| iii) | les produits non enroulés, sans motif en relief, d’une épaisseur excédant 10 mm, d’une largeur d’au moins 600 mm; et |
| iv) | les produits non enroulés, sans motif en relief, d’une épaisseur d’au moins 4,75 mm mais n’excédant pas 10 mm, d’une largeur d’au moins 2 050 mm. |
2. Les taux de droit compensateur définitif applicables au prix net franco frontière de l’Union, avant dédouanement, s’établissent comme suit pour le produit décrit au paragraphe 1 et fabriqué par les sociétés énumérées ci-après:
| Pays | Entreprise privée | Droit compensateur (en %) | Code additionnel TARIC |
| République populaire de Chine | Bengang Steel Plates Co., Ltd. | 28,1 | C157 |
|
| Handan Iron & Steel Group Han-Bao Co., Ltd. | 7,8 | C158 |
|
| Hesteel Co., Ltd. Tangshan Branch (61) | 7,8 | C159 |
|
| Hesteel Co., Ltd. Chengde Branch (62) | 7,8 | C160 |
|
| Zhangjiagang Hongchang Plate Co., Ltd. | 4,6 | C161 |
|
| Zhangjiagang GTA Plate Co., Ltd. | 4,6 | C162 |
|
| Shougang Jingtang United Iron and Steel Co. Ltd. | 31,5 | C164 |
|
| Beijing Shougang Co. Ltd., Qian’an Iron & Steel branch | 31,5 | C208 |
|
| Autres sociétés ayant coopéré énumérées à l’annexe | 17,1 | Voir l’annexe. |
|
| Toutes les autres sociétés | 35,9 | C999 |
3. L’application des taux de droit individuels précisés pour les sociétés mentionnées au paragraphe 2 est subordonnée à la présentation aux autorités douanières des États membres d’une facture commerciale en bonne et due forme, sur laquelle doit apparaître une déclaration datée et signée par un représentant de l’entité délivrant une telle facture, identifié par son nom et sa fonction, et rédigée comme suit: «Je soussigné(e) […] certifie que le (volume) de (produit faisant l’objet du réexamen) vendu à l’exportation vers l’Union européenne et visé par la présente facture a été produit par (nom et adresse de la société) (code additionnel TARIC) en/à/au(x) [pays concerné]. Je déclare que les informations fournies dans la présente facture sont complètes et correctes.». À défaut de présentation d’une telle facture, le taux de droit applicable à «toutes les autres sociétés» s’applique.
4. En cas de modification ou de suppression des droits compensateurs définitifs institués par l’article 1er, les droits spécifiés au paragraphe 2 seront majorés proportionnellement à la marge de dumping réelle constatée ou à la marge de préjudice constatée, selon le cas, pour la société concernée, et à compter de la date d’entrée en vigueur du présent règlement.
Dans les cas où le droit compensateur a été soustrait du droit antidumping pour certains producteurs-exportateurs, les demandes de remboursement au titre de l’article 21 du règlement (UE) 2016/1037 déclenchent également, pour ces producteurs-exportateurs, la détermination de la marge de dumping prévalant durant la période d’enquête relative au remboursement. Le montant à rembourser au requérant ne peut dépasser la différence entre le droit perçu et le droit compensateur et antidumping combiné établi dans l’enquête relative au remboursement.
5. Sauf indication contraire, les dispositions en vigueur en matière de droits de douane s’appliquent.
Article 2
Le présent règlement entre en vigueur le jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Fait à Bruxelles, le 7 juin 2023.
Par la Commission
La présidente
Ursula VON DER LEYEN
(1) JO L 176 du 30.6.2016, p. 55.
(2) Règlement d’exécution (UE) 2017/969 de la Commission du 8 juin 2017 instituant un droit compensateur définitif sur les importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés, originaires de la République populaire de Chine (JO L 146 du 9.6.2017, p. 17).
(3) Règlement d’exécution (UE) 2017/649 de la Commission du 5 avril 2017 instituant un droit antidumping définitif sur les importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés, originaires de la République populaire de Chine (JO L 92 du 6.4.2017, p. 68).
(4) JO C 372 du 16.9.2021, p. 10.
(5) Avis d’ouverture d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures antisubventions applicables aux importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés, originaires de la République populaire de Chine (JO C 223 du 8.6.2022, p. 37).
(6) L’expression «pouvoirs publics chinois» est utilisée au sens large dans le présent règlement et comprend le Conseil des affaires de l’État, ainsi que tous les ministères, départements, agences et administrations à l’échelon central, régional ou local.
(7) Avis d’ouverture d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures antidumping applicables aux importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés originaires de la République populaire de Chine (JO C 150 du 5.4.2022, p. 3).
(8) Règlement (UE) 2016/1036 du Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2016 relatif à la défense contre les importations qui font l’objet d’un dumping de la part de pays non membres de l’Union européenne (JO L 176 du 30.6.2016, p. 21).
(9) Règlement d’exécution (UE) 2017/969 de la Commission du 8 juin 2017 instituant un droit compensateur définitif sur les importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés, originaires de la République populaire de Chine (JO L 146 du 9.6.2017, p. 17).
(10) Règlement d’exécution (UE) 2018/1690 de la Commission du 9 novembre 2018 instituant un droit compensateur définitif sur les importations de certains pneumatiques neufs ou rechapés, en caoutchouc, du type utilisé pour les autobus ou camions, ayant un indice de charge supérieur à 121 et originaires de la République populaire de Chine (JO L 283 du 12.11.2018, p. 1).
(11) Règlement d’exécution (UE) 2019/72 de la Commission du 17 janvier 2019 instituant un droit compensateur définitif sur les importations de bicyclettes électriques originaires de la République populaire de Chine (JO L 16 du 18.1.2019, p. 5).
(12) Règlement d’exécution (UE) 2019/688 de la Commission du 2 mai 2019 instituant un droit compensateur définitif sur les importations de certains produits en acier à revêtement organique originaires de la République populaire de Chine à l’issue d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures conformément à l’article 18 du règlement (UE) 2016/1037 du Parlement européen et du Conseil (JO L 116 du 3.5.2019, p. 39).
(13) Règlement d’exécution (UE) 2022/72 de la Commission du 18 janvier 2022 instituant un droit compensateur définitif sur les importations de câbles de fibres optiques originaires de la République populaire de Chine et modifiant le règlement d’exécution (UE) 2021/2011 instituant un droit antidumping définitif sur les importations de câbles de fibres optiques originaires de la République populaire de Chine (JO L 12 du 19.1.2022, p. 34).
(14) Règlement d’exécution (UE) 2021/2287 de la Commission du 17 décembre 2021 instituant un droit compensateur définitif sur les importations de feuilles et bandes minces en aluminium originaires de la République populaire de Chine et modifiant le règlement d’exécution (UE) 2021/2170 instituant des droits antidumping définitifs sur les importations de feuilles et bandes minces en aluminium originaires de la République populaire de Chine (JO L 458 du 22.12.2021, p. 344).
(15) Disponible à l’adresse suivante: http://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2017/december/tradoc_156474.pdf
(16) Voir article LXIV, section 2, du 14e plan quinquennal.
(17) Chapitre III, article 12, de la décision no 40.
(18) Voir le considérant 182 du règlement initial.
(19) Voir les considérants 83 à 244 du règlement initial.
(20) Voir les considérants 70 à 82 et les annexes S-1, S-2 et S-3 de la demande.
(21) Voir le chapitre 6.3 du rapport.
(22) Voir les considérants 167 à 236 du règlement d’exécution (UE) 2018/1690 de la Commission du 9 novembre 2018 instituant un droit compensateur définitif sur les importations de certains pneumatiques neufs ou rechapés, en caoutchouc, du type utilisé pour les autobus ou camions, ayant un indice de charge supérieur à 121 et originaires de la République populaire de Chine et modifiant le règlement d’exécution (UE) 2018/1579 instituant un droit antidumping définitif, portant perception définitive du droit provisoire institué sur les importations de certains pneumatiques neufs ou rechapés, en caoutchouc, du type utilisé pour les autobus ou camions, ayant un indice de charge supérieur à 121 et originaires de la République populaire de Chine, et abrogeant le règlement d’exécution (UE) 2018/163 (JO L 283 du 12.11.2018, p. 1).
(23) Voir les considérants 175 à 237 du règlement d’exécution (UE) 2019/72 de la Commission du 17 janvier 2019 instituant un droit compensateur définitif sur les importations de bicyclettes électriques originaires de la République populaire de Chine (JO L 16 du 18.1.2019, p. 5).
(24) Voir les considérants 101 à 118 du règlement d’exécution (UE) 2019/688 de la Commission du 2 mai 2019 instituant un droit compensateur définitif sur les importations de certains produits en acier à revêtement organique originaires de la République populaire de Chine à l’issue d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures conformément à l’article 18 du règlement (UE) 2016/1037 du Parlement européen et du Conseil (JO L 116 du 3.5.2019, p. 39).
(25) Voir les considérants 222 à 285 du règlement d’exécution (UE) 2020/776 de la Commission du 12 juin 2020 instituant un droit compensateur définitif sur les importations de certains tissus en fibres de verre tissées et/ou cousues originaires de la République populaire de Chine et d’Égypte et modifiant le règlement d’exécution (UE) 2020/492 de la Commission instituant des droits antidumping définitifs sur les importations de certains tissus en fibres de verre tissées et/ou cousues originaires de la République populaire de Chine et d’Égypte (JO L 189 du 15.6.2020, p. 1).
(26) Voir les considérants 146 à 223 du règlement d’exécution (UE) 2021/2287 de la Commission du 17 décembre 2021 instituant un droit compensateur définitif sur les importations de feuilles et bandes minces en aluminium originaires de la République populaire de Chine et modifiant le règlement d’exécution (UE) 2021/2170 instituant des droits antidumping définitifs sur les importations de feuilles et bandes minces en aluminium originaires de la République populaire de Chine (JO L 458 du 22.12.2021, p. 344).
(27) Voir les considérants 215, 281 et 311 du règlement initial.
(28) Voir les considérants 209 à 215.
(29) Voir le chapitre 9 du rapport.
(30) Voir les considérants 474 à 493.
(31) Voir les considérants 503 à 512.
(32) Voir les considérants 533 à 557 du règlement d’exécution (UE) 2022/72 de la Commission du 18 janvier 2022 instituant un droit compensateur définitif sur les importations de câbles de fibres optiques originaires de la République populaire de Chine et modifiant le règlement d’exécution (UE) 2021/2011 instituant un droit antidumping définitif sur les importations de câbles de fibres optiques originaires de la République populaire de Chine (JO L 12 du 19.1.2022, p. 34).
(33) Voir les considérants 312 à 344 du règlement initial.
(34) Voir les considérants 198 à 204 et l’annexe S-4.
(35) Voir les considérants 463 à 488.
(36) Voir les considérants 474 à 505.
(37) Voir les considérants 345 à 364.
(38) Voir les considérants 549 à 552.
(39) Voir les considérants 189 à 202.
(40) Voir les considérants 516 à 531.
(41) Voir les considérants 365 à 393 du règlement initial.
(42) Voir les considérants 183 à 197 et l’annexe S-4 de la demande.
(43) Voir les considérants 141 à 156.
(44) Voir les considérants 447 à 451.
(45) Voir les considérants 90 à 182.
(46) Voir les considérants 119 à 134 et le règlement d’exécution (UE) 2019/688 de la Commission du 2 mai 2019 instituant un droit compensateur définitif sur les importations de certains produits en acier à revêtement organique originaires de la République populaire de Chine à l’issue d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures conformément à l’article 18 du règlement (UE) 2016/1037 du Parlement européen et du Conseil (JO L 116 du 3.5.2019, p. 39), section 3.5.2.
(47) Worldsteel, 26.1.2021, dans «China’s State-Business Nexus Revisited — Government Interventions and Market Distortions in the Chinese Steel Industry» ThinkDesk China Research & Consulting, 17 octobre 2021, p. 92.
(48) OCDE, «Latest developments in steemaking capacity» (dernières évolutions de la capacité d’élaboration de l’acier», février 2021, p. 11.
(49) ThinkDesk China Research & Consulting, «China’s State-Business Nexus Revisited — Government Interventions and Market Distortions in the Chinese Steel Industry», 17 octobre 2021.
(50) Actuellement, des mesures antidumping sont appliquées dans les pays suivants: le Canada, les États-Unis, la Turquie, le Mexique et le Royaume-Uni. Les pays du Golfe appliquent des mesures de sauvegarde et les États-Unis ont également pris des mesures au titre de la section 232.
(51) JO L 258 du 5.10.2017, p. 24.
(52) JO L 238 du 6.7.2021, p. 32.
(53) Considérant 139 du règlement d’exécution (UE) 2021/9 de la Commission du 6 janvier 2021 instituant un droit antidumping provisoire sur les importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés, originaires de Turquie (JO L 3 du 7.1.2021, p. 4).
(54) Considérant 210 du règlement d’exécution (UE) 2021/1100 de la Commission du 5 juillet 2021 instituant un droit antidumping provisoire sur les importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés, originaires de Turquie (JO L 238 du 6.7.2021, p. 32).
(55) Ibidem.
(56) Considérant 98, JO L 3 du 7.1.2021, p. 4.
(57) Arrêt du Tribunal du 17 décembre 2008, HEG et Graphite India/Conseil, T-462/04, ECLI:EU:T:2008:586, point 67.
(58) Par son règlement d’exécution (UE) 2019/159, la Commission a institué des mesures de sauvegarde en ce qui concerne certains produits sidérurgiques pour une période de trois ans. Par le règlement d’exécution (UE) 2021/1029 de la Commission, lesdites mesures de sauvegarde ont été prorogées jusqu’au 30 juin 2024.
(59) Commission européenne, direction générale du commerce, direction G, rue de la Loi 170, 1040 Bruxelles, Belgique.
(60) Règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil du 18 juillet 2018 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union, modifiant les règlements (UE) no 1296/2013, (UE) no 1301/2013, (UE) no 1303/2013, (UE) no 1304/2013, (UE) no 1309/2013, (UE) no 1316/2013, (UE) no 223/2014, (UE) no 283/2014 et la décision no 541/2014/UE, et abrogeant le règlement (UE, Euratom) no 966/2012 (JO L 193 du 30.7.2018, p. 1).
(61) Anciennement «Hebei Iron & Steel Co., Ltd. Tangshan Branch».
(62) Anciennement «Hebei Iron & Steel Co., Ltd. Chengde Branch».
ANNEXE
| Pays | Nom | Code additionnel TARIC |
| RPC | Angang Steel Company Limited | C150 |
| RPC | Maanshan Iron & Steel Co., Ltd. | C165 |
| RPC | Rizhao Steel Wire Co., Ltd. | C166 |
| RPC | Rizhao Baohua New Material Co., Ltd. | C167 |
| RPC | Wuhan Iron & Steel Co., Ltd. | C156 |