| CELEX | 32024R2803 |
| Type | Règlement |
| Date | mercredi 23 octobre 2024 |
| Journal officiel | FR Série L |
| 2024/2803 | 11.11.2024 |
RÈGLEMENT (UE) 2024/2803 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL
du 23 octobre 2024
relatif à la mise en œuvre du ciel unique européen
(refonte)
(Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 100, paragraphe 2,
vu la proposition de la Commission européenne,
après transmission du projet d’acte législatif aux parlements nationaux,
vu l’avis du Comité économique et social européen (1),
après consultation du Comité des régions,
statuant conformément à la procédure législative ordinaire (2),
considérant ce qui suit:
| (1) | Le règlement (CE) no 549/2004 du Parlement européen et du Conseil (3), le règlement (CE) no 550/2004 du Parlement européen et du Conseil (4) et le règlement (CE) no 551/2004 du Parlement européen et du Conseil (5) ont été modifiés de façon substantielle. À l’occasion de nouvelles modifications, il convient, dans un souci de clarté, de procéder à la refonte desdits règlements. |
| (2) | L’adoption par le Parlement européen et le Conseil du premier paquet législatif sur le ciel unique européen, à savoir le règlement (CE) no 549/2004, les règlements (CE) no 550/2004, (CE) no 551/2004 et (CE) no 552/2004 (6) du Parlement européen et du Conseil, a établi une base juridique solide pour un système de gestion du trafic aérien (GTA) sans discontinuité, interopérable et sûr. L’adoption du deuxième paquet, à savoir le règlement (CE) no 1070/2009 du Parlement européen et du Conseil (7), a encore renforcé l’initiative «Ciel unique européen» en introduisant les concepts de «système de performance» et de «gestionnaire du réseau» afin d’améliorer encore les performances du réseau européen de GTA. Le règlement (CE) no 552/2004 a été abrogé par le règlement (UE) 2018/1139 du Parlement européen et du Conseil (8), étant donné que les règles nécessaires à l’interopérabilité des systèmes, composants et procédures GTA ont été intégrées dans le règlement (UE) 2018/1139. |
| (3) | Afin de tenir compte des modifications introduites dans le règlement (UE) 2018/1139, il est nécessaire d’aligner le présent règlement sur ledit règlement et de modifier ce dernier. |
| (4) | Les règles détaillées relatives à l’utilisation de l’espace aérien, les dispositions opérationnelles relatives aux services et procédures de navigation aérienne et les règles et procédures relatives à la conception des structures de l’espace aérien sont régies par le règlement (UE) 2018/1139, tandis que la classification de l’espace aérien devrait être régie par le présent règlement. |
| (5) | Aux termes de l’article 1er de la convention relative à l’aviation civile internationale, signée à Chicago le 7 décembre 1944 (ci-après dénommée «convention de Chicago»), les États contractants reconnaissent que «chaque État a la souveraineté complète et exclusive sur l’espace aérien au-dessus de son territoire». C’est dans le cadre de cette souveraineté que les États membres de l’Union exercent, sous réserve des conventions internationales applicables, les prérogatives de puissance publique pour ce qui est du contrôle de la circulation aérienne. |
| (6) | Le présent règlement ne devrait pas affecter les droits et responsabilités des États membres au titre de la convention de Chicago. |
| (7) | La mise en œuvre de la politique commune des transports exige un système de transport aérien performant qui permette le fonctionnement sûr, régulier et durable des services de transport aérien, qui optimise l’utilisation de l’espace aérien et la capacité et qui contribue au caractère durable de l’aviation et facilite la libre circulation des marchandises, des personnes et des services. |
| (8) | Aux fins de la réalisation simultanée des objectifs de renforcement des normes de sécurité de la circulation aérienne et d’amélioration des performances globales de la GTA et des services de navigation aérienne (SNA) pour la circulation aérienne générale en Europe, il est nécessaire de tenir compte du facteur humain. Dès lors, les États membres devraient veiller au respect des principes de la «culture juste». Les avis et recommandations du groupe d’experts de la Commission sur la dimension humaine du ciel unique européen institué par la décision (UE) 2023/2109 de la Commission (9) devraient être examinés et pris en compte. |
| (9) | L’amélioration des performances climatiques et environnementales de la GTA contribue aussi à la réalisation des objectifs énoncés dans l’accord de Paris, le règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil (10), les conclusions du Conseil sur la stratégie de mobilité durable et intelligente de la Commission et la stratégie numérique pour l’Europe, notamment par la réduction des émissions du secteur de l’aviation. |
| (10) | Une utilisation plus efficace de l’espace aérien, offrant davantage de possibilités en termes de trajectoires de vol optimales, permettrait d’économiser davantage de carburant et de réduire les émissions. Divers éléments liés au climat et à l’environnement devraient également être pris en compte lors de l’optimisation des trajectoires de vol et des profils de vol, afin de réduire les émissions et les polluants atmosphériques. Il convient de développer une méthodologie sur la manière de tenir compte de ces différents éléments et de leurs interdépendances, en particulier lors de la conception des indicateurs de performance. |
| (11) | L’espace aérien est une ressource commune à toutes les catégories d’usagers qui doit pouvoir être utilisée avec souplesse par tous ceux-ci, dans l’équité et la transparence, tout en tenant compte des besoins des États membres en matière de sécurité et de défense et des engagements qu’ils ont pris dans le cadre des organisations internationales. |
| (12) | En 2004, les États membres ont adopté une déclaration générale sur les questions militaires liées au ciel unique européen (11), qu’ils ont réitérée. Selon cette déclaration, les États membres devraient en particulier renforcer la coopération entre les entités civiles et militaires et, si et dans la mesure où tous les États membres concernés le jugent nécessaire, faciliter la coopération entre leurs forces armées sur toutes les questions ayant trait à la gestion du trafic aérien. |
| (13) | Les décisions affectant le contenu, la portée ou l’exécution des opérations et de l’entraînement militaires ne relèvent pas des compétences de l’Union au titre de l’article 100, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. |
| (14) | L’article 9 bis du règlement (CE) no 550/2004 a prévu la création par les États membres de blocs d’espace aérien fonctionnels, en vue de renforcer la coopération entre les prestataires de services de navigation aérienne afin d’améliorer les performances et de créer des synergies, et a réglementé ces blocs d’espace aérien. Les États membres peuvent maintenir la coopération et la coordination au sein de ces blocs d’espace aérien précédemment créés en vue de favoriser les performances du réseau de GTA au sein du ciel unique européen, notamment en présentant des plans de performance communs, à condition notamment que cela n’affecte pas la mise en œuvre efficace du présent règlement. |
| (15) | Les États membres devraient désigner une autorité nationale de surveillance chargée d’assumer les tâches qui sont assignées à une telle autorité au titre du présent règlement. Pour assurer une supervision cohérente et fiable de la fourniture de services en Europe, il convient de garantir aux autorités nationales de surveillance assez d’indépendance et de ressources. En particulier, le financement de ces autorités devrait garantir leur indépendance et leur permettre de fonctionner conformément aux principes d’équité, de transparence, de non-discrimination et de proportionnalité. Cela ne devrait pas empêcher une autorité nationale de surveillance d’être associée à une autre autorité réglementaire, telle que l’autorité nationale compétente ou l’autorité nationale de concurrence, si l’autorité commune satisfait aux exigences d’indépendance et pour autant que les décisions relatives aux tâches confiées à l’autorité nationale de surveillance au titre du présent règlement soient prises en toute indépendance par rapport aux autres tâches confiées à l’autorité commune. |
| (16) | Des procédures appropriées de nomination du personnel des autorités nationales de surveillance devraient contribuer à garantir l’indépendance de ces autorités. Le personnel des autorités nationales de surveillance devrait agir en toute indépendance, notamment en évitant les conflits d’intérêts entre la fourniture de services de navigation aérienne et l’exécution de ses tâches. Les règles en matière de conflits d’intérêts applicables au personnel et aux personnes qui prennent des décisions dans l’exercice des pouvoirs définis dans le présent règlement devraient également prévenir d’éventuels conflits d’intérêts résultant de leur affectation active à une autorité nationale de surveillance en lien avec un nouveau poste au sein d’une entité réglementée pour la période qui suit immédiatement la fin de leur affectation à cette autorité nationale de surveillance. |
| (17) | Des procédures devraient être mises en place pour garantir la coopération et l’échange d’informations entre l’autorité nationale de surveillance et l’autorité nationale compétente en vue d’assurer la bonne application du présent règlement. |
| (18) | Les exigences liées à l’octroi d’une certification en matière de solidité financière, de responsabilité, de couverture d’assurance, de propriété et de structure organisationnelle sont étroitement liées aux exigences en matière de sécurité et de sûreté applicables à la fourniture de services et à la supervision opérationnelle et technique que doit exercer une autorité nationale compétente. En ce qui concerne les activités de certification, de supervision et de contrôle de l’application liées aux exigences en matière de solidité financière, de responsabilité, de couverture d’assurance, de propriété et de structure organisationnelle énumérées au point 7 de l’annexe VIII du règlement (UE) 2018/1139, les États membres devraient organiser leurs procédures administratives conformément à leurs arrangements nationaux afin de garantir l’exécution correcte et efficace des tâches des autorités nationales compétentes et des autorités nationales de surveillance. |
| (19) | Les autorités nationales de surveillance ont un rôle clé à jouer dans la mise en œuvre du ciel unique européen, aussi devraient-elles coopérer entre elles afin de leur permettre d’échanger des informations sur leurs activités et leurs principes en matière de prise de décision, leurs bonnes pratiques et procédures ainsi qu’en ce qui concerne l’application du présent règlement et d’élaborer une approche commune, y compris par la coopération renforcée à l’échelle régionale. Cette coopération devrait intervenir régulièrement dans le cadre du comité de coopération des autorités nationales de surveillance. |
| (20) | La coopération entre les prestataires de services de navigation aérienne est un outil important pour améliorer les performances globales du système européen de GTA et devrait être encouragée. |
| (21) | Un prestataire de services de navigation aérienne devrait pouvoir offrir des services dans l’Union dans des conditions non discriminatoires lorsqu’il est titulaire d’un certificat ou d’une déclaration en vertu de l’article 41 du règlement (UE) 2018/1139. |
| (22) | Conformément à l’article 2, paragraphe 5, du règlement (UE) 2018/1139, et sous réserve des conditions qui y sont énoncées, les États membres devraient pouvoir autoriser la fourniture des services de navigation aérienne visés à l’article 2, paragraphe 3, point c), du règlement (UE) 2018/1139, sous leur responsabilité, par l’armée sans certification, lorsque celle-ci fournit ces services à titre principal pour des mouvements d’aéronefs autres que la circulation aérienne générale. En pareils cas, l’État membre concerné devrait notifier sa décision à la Commission et aux autres États membres. |
| (23) | Le présent règlement n’impose pas la certification des signaux fournis par les systèmes mondiaux de navigation par satellite (GNSS). |
| (24) | Il ne devrait pas y avoir de discrimination entre les usagers de l’espace aérien en ce qui concerne la fourniture de services de navigation aérienne équivalents. |
| (25) | Les services de la circulation aérienne devraient être fournis sur une base exclusive. Les prestataires de tels services devraient faire l’objet d’une désignation et être soumis à des exigences en matière d’intérêt public. À cet égard, il convient de tenir compte du fait que la fourniture de services de la circulation aérienne qui sont rattachés à l’exercice de prérogatives de puissance publique et qui ne présentent pas un caractère économique n’est pas soumise à l’application des règles de concurrence du traité. |
| (26) | Le processus de désignation devrait tenir compte de la nécessité d’assurer la continuité du service et la planification des investissements à long terme par les prestataires de services de la circulation aérienne. Nonobstant ce qui précède, l’évolution rapide du contexte de la navigation aérienne exige qu’un contrôle des droits et obligations des prestataires de services de la circulation aérienne désignés soit effectué de manière à garantir que ces droits et obligations restent pleinement applicables et que ces obligations soient remplies. Lorsque les États membres jugent nécessaire de lancer une nouvelle procédure de désignation dans le cadre du contrôle qu’ils exercent, ils devraient pouvoir désigner le même prestataire de services de la circulation aérienne, conformément au droit national. |
| (27) | Les États membres devraient veiller à ce que la désignation d’un prestataire de services de la circulation aérienne ne soit pas empêchée par leur droit national au motif, notamment, que le prestataire de services concerné a son principal établissement dans un autre État membre ou appartient à des ressortissants dudit État membre lorsque l’application de ce droit national entraîne une restriction injustifiée à la libre prestation de services ou à la liberté d’établissement, ce qui devrait être évalué au cas par cas à la lumière de toutes les circonstances pertinentes. |
| (28) | Les prestataires de services de la circulation aérienne peuvent acheter des services de communication, de navigation et de surveillance (CNS), des services d’information aéronautique (AIS), des services de données pour la circulation aérienne (ADS) ou des services météorologiques destinés à la navigation aérienne (MET) dans les cas où les États membres n’ont pas désigné de prestataire de MET, aux conditions du marché ou selon d’autres formes d’accords lorsque les directives 2014/24/UE (12) et 2014/25/UE (13) du Parlement européen et du Conseil ne s’appliquent pas, en tenant compte de situations spécifiques telles que l’absence de solutions disponibles sur le marché et de considérations d’intérêt public. Les États membres peuvent autoriser les exploitants d’aéroports ou un groupe d’exploitants d’aéroports à acheter des services de la circulation aérienne terminaux aux fins du contrôle d’aérodrome ou des tels services aux fins du contrôle d’approche, aux conditions du marché. |
| (29) | Lorsque des services de la circulation aérienne en matière de contrôle d’aérodrome et de contrôle d’approche sont achetés, ils ne devraient pas être soumis à la fixation d’objectifs de performance énoncée dans le présent règlement. Les prestataires de services devraient néanmoins fournir des données sur les performances des services de navigation aérienne. Lorsque des services de la circulation aérienne en matière de contrôle d’aérodrome et de contrôle d’approche sont achetés, les exigences techniques du cahier des charges devraient inclure des exigences relatives à la qualité du service. |
| (30) | Les prestataires de services de navigation aérienne devraient tenir une comptabilité séparée pour chacun des services de navigation aérienne comme ils seraient tenus de le faire si ces services étaient exécutés par des entreprises distinctes en vue d’éviter les discriminations, les subventions croisées et les distorsions de concurrence. |
| (31) | Le cas échéant, l’achat de services de navigation aérienne devrait être effectué conformément à la directive 2014/24/UE, à la directive 2014/25/UE et aux principes d’égalité de traitement, de non-discrimination et de transparence, ainsi qu’aux dispositions applicables du traité, en particulier les règles du traité relatives à la libre prestation de services et à la liberté d’établissement. Les procédures d’appel d’offres pour l’achat de services devraient être conçues de manière à permettre la participation effective de prestataires concurrents à ces procédures, y compris par une remise en concurrence régulière. |
| (32) | La gestion du trafic des aéronefs sans équipage à bord requiert de disposer de services d’informations communes. Lorsque les services d’informations communes sont fournis par un seul prestataire désigné par l’État membre pour un espace aérien U-space spécifique, les prix des services d’informations communes devraient être réglementés afin de limiter les coûts de la gestion de ce trafic. Les prix des services d’informations communes devraient donc être basés sur les coûts et une marge bénéficiaire raisonnable, et être soumis à l’approbation des autorités nationales de surveillance. Lorsque les services d’informations communes ne sont pas fournis par un seul prestataire de services d’informations communes, les services d’informations communes individuels devraient être fournis gratuitement. Pour permettre la fourniture du service, il y a lieu que l’accès aux données opérationnelles pertinentes soit accordé aux prestataires de services d’informations communes à des conditions équitables, raisonnables et non discriminatoires. |
| (33) | La disponibilité de données opérationnelles pertinentes en ce qui concerne la circulation aérienne générale est essentielle pour permettre la fourniture souple de services de données pour la circulation aérienne, à l’échelle transfrontalière et à l’échelle de l’Union. Par conséquent, ces données devraient être mises à la disposition des parties prenantes concernées, y compris des entités ayant un intérêt avéré à envisager la fourniture de services de navigation aérienne, à des conditions équitables, raisonnables et non discriminatoires. La précision des informations y compris sur l’état de l’espace aérien et sur des situations de trafic aérien spécifiques, ainsi que la communication de ces informations en temps utile aux contrôleurs civils et militaires, ont une incidence directe sur la sécurité et l’efficacité des opérations, notamment en ce qui concerne l’efficacité environnementale des vols. L’accès en temps utile aux informations actualisées sur l’état de l’espace aérien est essentiel pour toutes les parties souhaitant tirer profit des structures d’espace aérien disponibles lorsqu’elles remplissent ou modifient leurs plans de vol. |
| (34) | Les systèmes de performance et de tarification ne devraient pas s’appliquer aux services de navigation aérienne terminaux fournis dans les aéroports où moins de 80 000 mouvements de transport aérien selon les règles de vols aux instruments (IFR) par an sont effectués. La fixation d’objectifs de performance pour ces services n’aurait que peu de valeur ajoutée, étant donné que ces objectifs seraient, dans la plupart des cas, proches de zéro. En outre, soumettre ces services aux systèmes de performance et de tarification établis par le présent règlement entraînerait une charge administrative et financière disproportionnée par rapport aux avantages escomptés en matière d’amélioration des performances et de la qualité du service. Toutefois, les États membres peuvent décider que ces services de navigation aérienne terminaux sont soumis aux systèmes de performance et de tarification. |
| (35) | Les entités militaires qui fournissent des services de navigation aérienne à titre principal pour des mouvements d’aéronefs autres que la circulation aérienne générale, y compris leur financement, ne devraient pas être soumises aux systèmes de performance et de tarification établis par le présent règlement. Par conséquent, les coûts de leurs services ne devraient pas être considérés comme des coûts fixés au titre du présent règlement. Toutefois, les États membres peuvent décider d’appliquer ces systèmes aux entités militaires qui fournissent de tels services. Les systèmes de performance et de tarification devraient s’appliquer aux entités militaires qui fournissent des services de navigation aérienne à titre principal pour la circulation aérienne générale. |
| (36) | Les systèmes de performance et de tarification devraient garantir une exploitation efficace, durable et continue du système européen de GTA et visent également à accroître l’efficacité économique des services de navigation aérienne fournis selon des conditions autres que celles du marché et à promouvoir une meilleure qualité des services. À cette fin, ils devraient prévoir des incitations pertinentes et appropriées. Compte tenu de cet objectif, le système de performance ne devrait pas couvrir les services fournis selon les conditions du marché. Le système de performance devrait couvrir tous les services de navigation aérienne qu’un prestataire de services de la circulation aérienne désigné fournit ou achète auprès d’autres prestataires de services, y compris lorsque ce prestataire de services fournit des services de navigation aérienne et des services de la circulation aérienne. |
| (37) | Les États membres peuvent élaborer des plans de performance communs pour les services de navigation aérienne dans le but d’améliorer le niveau de performance de la gestion du trafic aérien au-delà du niveau qui serait réalisable pour chaque État membre à titre individuel, en couvrant au moins la durée de la période de référence. Les États membres devraient inclure dans ces plans communs au moins un objectif commun et des initiatives en matière de coopération transfrontalière, tout en tenant compte de la valeur ajoutée qu’apporteraient la fixation d’autres objectifs communs, la passation conjointe de marchés et la mise en place d’une gouvernance conjointe. |
| (38) | Lorsqu’elle adopte des actes d’exécution visant à établir des mécanismes incitatifs, la Commission devrait définir l’applicabilité de ces mécanismes aux situations dans lesquelles les prestataires de services de navigation aérienne dépassent ou ne respectent pas les objectifs de performance contraignants pertinents pour les services de navigation aérienne au cours de la période de référence. Sans préjudice des mesures que le prestataire de services de la circulation aérienne doit mettre en œuvre pour atténuer l’incidence de tels événements, les critères d’applicabilité devraient tenir dûment compte des événements imprévisibles et majeurs échappant au contrôle du prestataire de services de la circulation aérienne. Pour encourager une meilleure qualité de service, ces systèmes de performance et de tarification devraient comporter des incitations pertinentes et appropriées. Des incitations financières devraient être fixées en vue d’encourager l’amélioration des performances des services de navigation aérienne de manière équilibrée par la récompense ou la pénalisation des performances réelles liées à des objectifs de performance contraignants. |
| (39) | Les recettes provenant des redevances imposées aux usagers de l’espace aérien pourraient donner lieu à des pertes ou excédents financiers pour les prestataires de services de navigation aérienne en raison de l’application des mécanismes incitatifs et des mécanismes de partage des risques. |
| (40) | Un conseil d’évaluation des performances devrait être établi pour conseiller et assister la Commission dans la mise en œuvre des systèmes de performance et de tarification. Le conseil d’évaluation des performances devrait être mis en place de façon à garantir que ses tâches soient exécutées avec l’expertise nécessaire et l’indépendance requise par rapport aux intérêts publics ou privés, et à ce qu’il soit en mesure de s’appuyer sur des ressources spécifiques. Le conseil d’évaluation des performances devrait remplacer l’organe d’évaluation des performances institué en vertu de l’article 11, paragraphe 2, du règlement (CE) no 549/2004 et lui succéder. |
| (41) | Le conseil d’évaluation des performances devrait être assisté par un secrétariat assuré par la Commission. Lorsqu’il élabore le contenu et les orientations des avis, recommandations, rapports et documents d’orientation du conseil d’évaluation des performances, le secrétariat devrait s’acquitter de ses tâches sans recevoir d’autres directives que celles du conseil d’évaluation des performances lui-même, afin de permettre à celui-ci de remplir son rôle consultatif et de garantir son indépendance. La mission principale du secrétariat devrait consister à contribuer à l’exécution indépendante des tâches du conseil d’évaluation des performances. |
| (42) | Le personnel du secrétariat est soumis aux règles en matière de secret professionnel et de conflit d’intérêts prévues par le statut des fonctionnaires de l’Union européenne et le régime applicable aux autres agents de l’Union, fixés par le règlement (CEE, Euratom, CECA) no 259/68 du Conseil (14), ce qui garantit son indépendance. Le processus de sélection et les critères d’éligibilité devraient être exposés en détail dans un acte d’exécution, qui ne devrait pas couvrir la nomination de membres spécifiques du conseil d’évaluation des performances ni soumettre cette nomination à l’approbation des États membres de quelque manière que ce soit. |
| (43) | Compte tenu des éléments transfrontaliers et de réseau inhérents à la fourniture de services de navigation aérienne, les performances en route devraient être évaluées au regard des objectifs de performance à l’échelle de l’Union. |
| (44) | Les objectifs nationaux pour la fourniture de services de navigation aérienne terminaux devraient favoriser l’amélioration de la performance de ces services au fil du temps et d’adopter une approche «porte à porte» pour la réglementation des services de navigation aérienne. |
| (45) | Les États membres, les autorités nationales de surveillance et la Commission devraient avoir des tâches clairement définies dans les systèmes de performance et de tarification, notamment en ce qui concerne l’élaboration des plans de performance, l’approbation de ces plans et le suivi des performances des prestataires de services de navigation aérienne. |
| (46) | Le domaine de performance clé que sont le climat et l’environnement devrait tenir compte de l’impact de l’aviation sur le climat et l’environnement qui peut être influencé par les prestataires de services de navigation aérienne, en particulier les émissions de CO2. Les plans de performance devraient contenir, pour chaque période de référence, des objectifs de performance en route compatibles avec les objectifs de performance à l’échelle de l’Union dans les domaines de performance clés que sont le climat et l’environnement, la capacité et l’efficacité économique, ainsi que des objectifs de performance terminaux dans les domaines de performance clés que sont la capacité et l’efficacité économique. À la date d’adoption du présent règlement, les données existantes disponibles ne permettent pas d’établir, dans le domaine de performance clé que sont le climat et l’environnement, d’indicateurs de performance clés pour les services de navigation aérienne terminaux qui soient valables, fiables et mesurables et permettent de mesurer l’impact dans ce domaine, qui peut être directement influencé par les prestataires de services de navigation aérienne. Par conséquent, les États membres ne devraient être tenus d’inclure, dans les plans de performance, des objectifs de performance contraignants pour les services de navigation aérienne terminaux dans le domaine de performance clé que sont le climat et l’environnement qu’après que la Commission a été en mesure de définir, par la voie d’un acte d’exécution, les indicateurs de performance clés remplissant ces conditions. La définition d’objectifs de performance contraignants pour les services de navigation aérienne terminaux inclus dans le plan de performance devrait tenir compte des spécificités locales, en particulier des exigences locales en matière de politique environnementale. |
| (47) | Les performances des fonctions de réseau devraient être soumises à des critères spécifiques, eu égard à la nature particulière de ces fonctions. Ces fonctions de réseau devraient être soumises à des objectifs de performance dans les domaines de performance clés que sont le climat et l’environnement, la capacité et l’efficacité économique. |
| (48) | Le système de tarification établi par le présent règlement devrait être cohérent avec l’article 15 de la convention de Chicago, entre autres. Ce système devrait être sans préjudice de la possibilité pour les États membres de financer la fourniture des services de navigation aérienne couverts par le présent règlement au moyen de fonds publics, dans la mesure où cela est conforme aux règles des traités applicables en matière de concurrence. |
| (49) | Le système de tarification devrait reposer sur le principe selon lequel les usagers de l’espace aérien devraient payer les coûts encourus en lien avec les services et fonctions fournis à leur profit qui ne sont pas couverts par d’autres moyens. Les coûts encourus en lien avec la fourniture de services de navigation aérienne par les autorités nationales des États membres, y compris les autorités nationales compétentes et les autorités nationales de surveillance ainsi qu’Eurocontrol et le gestionnaire de réseau, pourraient être inclus dans les coûts fixés pouvant être imputés aux usagers de l’espace aérien. Les redevances devraient favoriser la fourniture sûre, efficace, effective et durable des services de navigation aérienne en vue d’atteindre un niveau élevé de sécurité et d’efficacité économique, ainsi que les objectifs de performance, et soutenir la réduction de l’impact de l’aviation sur l’environnement. |
| (50) | Les coûts liés à la Convention internationale de coopération pour la sécurité de la navigation aérienne «Eurocontrol» du 13 décembre 1960, telle que modifiée en dernier lieu, pourraient être inclus dans les coûts fixés, étant donné que toutes les activités couvertes par ladite convention au moment de l’adoption du présent règlement sont considérées comme liées aux services de navigation aérienne. |
| (51) | La Commission devrait réaliser une étude de faisabilité portant, d’une part, sur l’incidence de la modulation des redevances sur le trafic aérien, la fourniture de services, les frais administratifs et les parties prenantes et, d’autre part, sur la contribution de cette modulation à la mise en œuvre des objectifs du ciel unique européen. Sur la base de cette étude, la Commission devrait déterminer s’il y a lieu d’adopter un acte d’exécution visant à assurer l’application uniforme de la modulation des redevances afin d’encourager les usagers de l’espace aérien à favoriser l’amélioration des performances climatiques et environnementales, en particulier par le recours aux itinéraires disponibles les plus économes en carburant et l’utilisation accrue de technologies de propulsion de substitution propres, y compris les carburants de substitution durables, tout en maintenant un niveau de sécurité optimal. Même si la Commission n’adopte pas un tel acte d’exécution, les États membres devraient avoir le droit de moduler les redevances afin d’encourager les prestataires de services de la circulation aérienne et les usagers de l’espace aérien à favoriser des améliorations de la qualité du service, notamment l’augmentation des capacités, la réduction des retards et le développement durable. |
| (52) | En cas de crise de réseau, par exemple un conflit géopolitique, une crise sanitaire ou une catastrophe naturelle, empêchant la publication de prévisions de trafic fiables, la Commission devrait être en mesure d’adopter des dispositions transitoires incluant une suspension ou une adaptation temporaire du système de performance jusqu’à ce que la crise de réseau prenne fin et que de nouvelles prévisions fiables soient disponibles. |
| (53) | Sans préjudice de la procédure prévue à l’article 258 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, la Commission devrait examiner régulièrement le respect par les États membres du présent règlement. Lorsqu’elle procède à cet examen, la Commission devrait évaluer si les États membres veillent à ce que les prestataires de services de navigation aérienne respectent les obligations qui leur incombent. |
| (54) | Il convient de prendre des dispositions pour garantir la transparence des comptes des prestataires de services de navigation aérienne, afin d’éviter les subventions croisées et les distorsions qui en résultent. |
| (55) | Les fonctions de réseau de GTA devraient contribuer au développement durable du système de transport aérien et soutenir la réalisation des objectifs de performance à l’échelle de l’Union. Elles devraient mener vers une utilisation durable, efficace et optimale sur le plan environnemental de l’espace aérien et des ressources limitées, tenir compte des besoins opérationnels dans le déploiement de l’infrastructure du réseau européen de GTA et fournir un soutien en cas de crise de réseau. |
| (56) | Un certain nombre de fonctions de réseau, telles que la gestion des courants de trafic aérien, doivent être coordonnées au niveau central par un organisme unique à l’appui des actions entreprises par les États membres et les parties prenantes opérationnelles concernées. C’est pourquoi, un certain nombre de tâches contribuant à l’exécution de ces fonctions devraient être exécutées par un gestionnaire de réseau, dont l’action devrait associer toutes les parties prenantes opérationnelles concernées. Les tâches spécifiques du gestionnaire de réseau devraient être définies dans le présent règlement. Le gestionnaire de réseau devrait être nommé par la Commission. |
| (57) | En 2011 et en 2019, la Commission a nommé Eurocontrol comme gestionnaire de réseau. Afin d’assurer la continuité des activités dans l’exécution des fonctions de réseau de GTA, ce mandat pourrait être renouvelé sous réserve des conditions prévues dans le présent règlement. |
| (58) | Dans le cas où le gestionnaire de réseau est attaché à une autre entité, une séparation fonctionnelle et hiérarchique ainsi qu’une comptabilité distincte par rapport à cette entité devraient être en place. |
| (59) | Les parties prenantes opérationnelles qui doivent mettre en œuvre des fonctions de réseau aux niveaux local et opérationnel et les États membres devraient être pleinement associés à la mise en œuvre de ces fonctions et au processus décisionnel. En conséquence, le gestionnaire de réseau devrait prendre des mesures dans le cadre d’un processus décisionnel coopératif fondé, en particulier, sur la consultation des parties prenantes opérationnelles et des États membres, ainsi que sur des arrangements de travail et des processus opérationnels détaillés. Dans un tel processus décisionnel coopératif, les parties devraient agir dans toute la mesure du possible dans le sens d’une amélioration du fonctionnement et des performances du réseau, y compris en ce qui concerne la réalisation des objectifs de performance à l’échelle de l’Union dans le domaine de performance clé que sont le climat et l’environnement, et l’intérêt du réseau devrait prévaloir, sans préjudice des besoins en matière de sécurité et de défense, et ce processus décisionnel coopératif devrait permettre de résoudre les problèmes et de trouver un consensus chaque fois que cela possible. Dans le cadre du processus décisionnel coopératif pour l’exécution des fonctions de réseau, les États membres devraient assurer une coordination adéquate au niveau national avec les parties prenantes opérationnelles civiles et militaires. De plus, afin de garantir une gouvernance appropriée en ce qui concerne l’exécution des fonctions de réseau, il convient de mettre en place un comité de gestion du réseau assurant une représentation appropriée des intérêts de tous les acteurs, en particulier les parties prenantes opérationnelles, participant à la mise en œuvre de ces fonctions. Sans préjudice de la consultation du comité de gestion du réseau sur des décisions réglementaires ou stratégiques telles que l’approbation du plan de réseau stratégique, les mesures adoptées dans le cadre d’un processus décisionnel coopératif et par le comité de gestion du réseau devraient être de nature opérationnelle ou technique, assurant le fonctionnement du réseau au jour le jour conformément aux objectifs du présent règlement. |
| (60) | Afin de renforcer l’orientation des prestataires de services de la circulation aérienne vers les clients, les parties prenantes concernées devraient être consultées sur les décisions opérationnelles essentielles des prestataires de services de la circulation aérienne. |
| (61) | La fourniture d’informations aéronautiques complètes, de haute qualité et disponibles en temps utile a une incidence significative sur la sécurité et sur la facilitation de l’accès à l’espace aérien de l’Union et sur les possibilités de déplacement à l’intérieur de cet espace aérien. L’accès à ces données devrait donc être facilité grâce à une infrastructure d’information appropriée. |
| (62) | L’utilisation sûre et efficace de l’espace aérien ne peut être réalisée que par une coopération étroite entre les utilisateurs civils et militaires de cet espace qui, dans la pratique, repose principalement sur le concept de gestion souple de l’espace aérien et sur une coordination civilo-militaire efficace telle qu’elle est prévue par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Il convient, en vue de garantir l’application uniforme de ce concept, d’habiliter la Commission à adopter des actes d’exécution, dans les limites de la politique commune des transports et sans préjudice des responsabilités des États membres concernant leur espace aérien. |
| (63) | Le projet de recherche et de développement sur la gestion du trafic aérien dans le ciel unique européen (SESAR) vise à permettre le développement sûr, efficace et durable sur le plan environnemental du transport aérien en modernisant le système européen et mondial de GTA. Pour qu’il soit pleinement efficace, il y a lieu de veiller à une bonne coordination entre les phases du projet. Le plan directeur européen GTA devrait résulter de la phase de définition de SESAR et contribuer à la réalisation des objectifs de performance à l’échelle de l’Union. Pour la période 2022-2027, la Commission européenne et le partenariat de déploiement et d’infrastructure SESAR (SDIP) — un consortium composé de vingt grands usagers de l’espace aérien européens, de prestataires de services de navigation aérienne et d’exploitants d’aéroports, ainsi que d’Eurocontrol en tant que gestionnaire de réseau — ont signé un accord-cadre de partenariat à long terme, afin que le SDIP exécute des tâches liées à la mise en œuvre en temps utile et synchronisée de projets communs [règlement d’exécution (UE) 2021/116 de la Commission (15) ] et au suivi, en coordonnant et en soutenant les parties prenantes concernées. |
| (64) | Le concept de projets communs devrait viser à mettre en œuvre, en temps utile, de manière coordonnée et synchronisée, les changements opérationnels essentiels recensés dans le plan directeur européen GTA qui ont une incidence sur l’ensemble du réseau et ont atteint un degré de maturité suffisant pour leur mise en œuvre. En particulier, les projets communs devraient promouvoir et accélérer l’adoption des nouvelles technologies numériques. La Commission devrait être chargée d’effectuer une analyse coûts-bénéfices du financement de la mise en œuvre des projets communs en vue d’accélérer le déploiement du projet SESAR. |
| (65) | Le respect des exigences applicables aux systèmes et composants GTA établis par le règlement (UE) 2018/1139 devrait garantir l’interopérabilité de ces systèmes et composants, dans l’intérêt du ciel unique européen. |
| (66) | Afin d’assurer des conditions uniformes d’exécution du présent règlement, il convient de conférer des compétences d’exécution à la Commission, notamment en ce qui concerne le conseil d’évaluation des performances, la mise en œuvre des systèmes de performance et de tarification, y compris concernant la fixation d’objectifs de performance à l’échelle de l’Union et de valeurs de référence, de seuils d’alerte, de valeurs de ventilation et de groupes de référence complémentaires, la définition d’objectifs de performance et des critères et conditions pour leur évaluation, l’élaboration, l’évaluation, l’approbation et la révision des plans de performance, y compris les plans de performance communs, et des objectifs de performance, le suivi des performances, y compris les performances des fonctions de réseau, la répartition des coûts entre les services de navigation aérienne en route et terminaux, la définition d’indicateurs de performance clés et d’indicateurs pour le suivi, la méthode d’analyse comparative, les mécanismes incitatifs, les règles relatives à la modification d’une zone tarifaire terminale, les règles relatives à la fourniture des informations sur les coûts et les redevances, le contenu et l’établissement des assiettes de coûts pour le calcul des redevances et la fixation des taux unitaires pour les services de navigation aérienne, les mécanismes d’incitation et de partage des risques, la modulation des redevances, les règles relatives aux modalités de transmission de données par les autorités nationales de surveillance à la Commission, un mécanisme destiné à faire face aux événements imprévisibles et importants qui ont une incidence significative sur la mise en œuvre des systèmes de performance et de tarification, les règles d’exécution des fonctions de réseau, les règles relatives à la nomination du gestionnaire de réseau et les conditions de cette nomination, aux tâches et au fonctionnement du gestionnaire de réseau, au comité de gestion du réseau, au processus décisionnel coopératif et aux mécanismes de gouvernance du réseau, les exigences relatives à la disponibilité des données opérationnelles, l’application du concept de gestion souple de l’espace aérien, l’établissement de projets communs et des mécanismes de gouvernance qui leur sont applicables, ainsi que la mise en œuvre de la classification de l’espace aérien de l’OACI. Ces compétences devraient être exercées en conformité avec le règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil (16). Lorsque le comité n’émet aucun avis, la Commission ne devrait pas adopter le projet d’acte d’exécution. |
| (67) | Les organisations sociales et professionnelles du personnel devraient, respectivement, être consultées sur toutes les mesures proposées ayant une dimension sociale, technologique et humaine importante ou des implications liées aux performances. À l’échelle de l’Union, le comité de dialogue sectoriel institué en vertu de la décision 98/500/CE de la Commission (17) et le groupe d’experts de la Commission sur la dimension humaine du ciel unique européen devraient également être consultés. |
| (68) | Les sanctions prévues en cas d’infraction au présent règlement devraient être effectives, proportionnées et dissuasives, sans porter atteinte à la sécurité. |
| (69) | Le présent règlement ne devrait pas faire obstacle à l’application, par les États membres, de mesures nécessaires à la sauvegarde des intérêts essentiels de la politique de sécurité ou de défense. De plus, il ne porte pas atteinte au pouvoir qu’ont les États membres d’adopter des dispositions relatives à l’organisation de leurs forces armées. Cette compétence des États membres peut les amener à prendre des mesures permettant à leurs forces armées de disposer d’un espace aérien suffisant à des fins de formation et d’entraînement adéquates. Il convient donc de prévoir une clause de sauvegarde pour permettre l’exercice de ce pouvoir. |
| (70) | Il convient d’intégrer dans le règlement (UE) 2018/1139 les exigences liées à la certification des prestataires de services de navigation aérienne qui étaient précédemment énoncées dans le règlement (CE) no 550/2004, afin de disposer d’un cadre réglementaire simplifié pour la certification et une procédure de certification unique. En particulier, il convient de prévoir que, pour être certifiés, les prestataires de services de gestion du trafic aérien et de navigation aérienne (GTA/SNA) devraient démontrer une solidité financière suffisante et obtenir une couverture en responsabilité et une couverture d’assurance appropriée, se conformer aux exigences applicables à la propriété et à la structure organisationnelle et gérer les risques en matière de sûreté. Il y a également lieu de préciser les conditions susceptibles d’être appliquées aux certificats délivrés. |
| (71) | Par ailleurs, les exigences essentielles applicables aux services de GTA/SNA et aux contrôleurs aériens devraient être complétées en ce qui concerne les exigences applicables aux services de données pour la circulation aérienne. |
| (72) | Aux fins de l’exécution de leurs tâches de certification, de supervision et de contrôle d’application liées aux exigences essentielles relatives à la solidité financière, à la responsabilité, à la couverture d’assurance, à la propriété et à la structure organisationnelle, l’autorité compétente concernée devrait s’appuyer sur les évaluations menées par l’autorité nationale de surveillance, à moins que l’autorité nationale compétente concernée ne soit responsable de toutes les tâches liées à la certification. |
| (73) | Les règlements (CE) no 549/2004, (CE) no 550/2004 et (CE) no 551/2004 étant remplacés et abrogés par le présent règlement, il y a lieu de mettre à jour les références aux règlements (CE) no 549/2004, (CE) no 550/2004 et (CE) no 551/2004 faites dans le règlement (UE) 2018/1139. |
| (74) | Afin d’assurer des conditions uniformes d’exécution du règlement (UE) 2018/1139, il convient de conférer des compétences d’exécution à la Commission, en particulier en ce qui concerne les conditions susceptibles de s’appliquer aux certificats des prestataires de GTA/SNA et les règles et procédures relatives à l’évaluation et à la supervision, par l’autorité nationale de surveillance, du respect par ces prestataires des exigences essentielles relatives à la solidité financière, à la responsabilité, à la couverture d’assurance, à la propriété et à la structure organisationnelle. Ces compétences devraient être exercées conformément au règlement (UE) no 182/2011. |
| (75) | Il convient, dès lors, de modifier le règlement (UE) 2018/1139 en conséquence. |
| (76) | Étant donné que l’objectif du présent règlement, à savoir la mise en œuvre du ciel unique européen, ne peut pas être atteint de manière suffisante par les États membres mais peut, en raison de la dimension transnationale de l’action, l’être mieux au niveau de l’Union, celle-ci peut prendre des mesures conformément au principe de subsidiarité consacré à l’article 5 du traité sur l’Union européenne. Conformément au principe de proportionnalité énoncé audit article, le présent règlement n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif, |
ONT ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
CHAPITRE I
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Article premier
Objet et champ d’application
1. Le présent règlement fixe des règles pour la création et le bon fonctionnement du ciel unique européen en vue de renforcer les normes de sécurité de la circulation aérienne, de contribuer au développement durable du système de transport aérien et d’améliorer les performances globales du système de gestion du trafic aérien et des services de navigation aérienne pour la circulation aérienne générale en Europe afin de répondre aux besoins de tous les usagers de l’espace aérien. Le ciel unique européen comporte un réseau paneuropéen cohérent, un espace aérien progressivement plus intégré, des systèmes de gestion du réseau et du trafic aérien fondés sur la sécurité, l’efficacité, l’interopérabilité et la modernisation technologique, au profit de tous les usagers de l’espace aérien, des citoyens et de l’environnement.
2. L’application du présent règlement ne porte pas atteinte à la souveraineté des États membres sur leur espace aérien ni aux exigences des États membres en ce qui concerne les questions d’ordre public, de sécurité publique et de défense, visées à l’article 55. Le présent règlement ne s’applique pas aux opérations et à l’entraînement militaires. La coordination avec les autorités militaires est assurée afin de déterminer les incidences potentielles de l’application du présent règlement sur les activités militaires et d’y remédier.
3. L’application du présent règlement ne porte pas atteinte aux droits et aux devoirs des États membres découlant de la convention de Chicago de 1944 relative à l’aviation civile internationale (ci-après dénommée «convention de Chicago»). Dans ce contexte, le présent règlement vise à aider, dans les limites de son champ d’application, les États membres à remplir leurs obligations au titre de la convention de Chicago, en jetant les bases d’une interprétation commune et d’une mise en œuvre uniforme des dispositions de cette dernière, et en garantissant que celles-ci sont dûment prises en compte dans le cadre du présent règlement et des règles arrêtées pour son exécution.
4. Le présent règlement s’applique à l’espace aérien situé à l’intérieur de la région EUR de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) pour lequel les États membres sont chargés de la fourniture de services de la circulation aérienne. Les États membres peuvent aussi appliquer le présent règlement à l’espace aérien situé à l’intérieur d’autres régions de l’OACI et placé sous leur responsabilité, à condition qu’ils en informent la Commission et les autres États membres.
Article 2
Définitions
Aux fins du présent règlement, on entend par:
| 1) | «service de contrôle d’aérodrome»: un service du contrôle de la circulation aérienne (ATC) pour la circulation d’aérodrome; |
| 2) | «service d’information aéronautique» ou «AIS»: un service, établi dans une zone de couverture définie, chargé de la fourniture des informations et données aéronautiques nécessaires à la sécurité, à la régularité et à l’efficacité de la navigation aérienne; |
| 3) | «Agence»: l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne établie par le règlement (UE) 2018/1139; |
| 4) | «prestataire de services de navigation aérienne»: toute entité publique ou privée fournissant un ou plusieurs services de navigation aérienne pour la circulation aérienne générale; |
| 5) | «services de navigation aérienne» ou «SNA»: les services de la circulation aérienne, les services de communication, de navigation et de surveillance (CNS) y compris les services qui augmentent les signaux émis par les satellites des constellations principales du GNSS aux fins de la navigation aérienne, les services météorologiques destinés à la navigation aérienne (MET), les services d’information aéronautique (AIS) et les services de données pour la circulation aérienne (ADS); |
| 6) | «service du contrôle de la circulation aérienne» ou «service ATC»: un service assuré dans le but:
|
| 7) | «services de données pour la circulation aérienne» ou «ADS»: les services consistant à collecter, agréger et intégrer des données opérationnelles provenant de prestataires de services de surveillance, de prestataires de MET et d’AIS ainsi que de fonctions de réseau et d’autres entités pertinentes produisant des données opérationnelles, et à fournir des données traitées à des fins de contrôle de la circulation aérienne et de gestion du trafic aérien; |
| 8) | «gestion des courants de trafic aérien» ou «ATFM»: une fonction mise en place dans le but de contribuer à un écoulement en toute sécurité, ordonné et rapide du trafic aérien couvrant la totalité du trajet en veillant à ce que la capacité ATC soit utilisée au maximum et que le volume de trafic soit compatible avec les capacités déclarées par les prestataires de services de la circulation aérienne appropriés; |
| 9) | «gestion du trafic aérien» ou «GTA»: le regroupement des fonctions et des services embarqués et au sol, à savoir les services de la circulation aérienne, la gestion de l’espace aérien et la gestion des courants de trafic aérien, y compris la conception des procédures de vol, requis pour assurer le mouvement sûr et efficace des aéronefs durant toutes les phases d’exploitation; |
| 10) | «services de la circulation aérienne»: selon le cas, les services d’information de vol, les services d’alerte, les services consultatifs de la circulation aérienne et les services ATC, à savoir les services de contrôle régional, les services de contrôle d’approche et les services de contrôle d’aérodrome; |
| 11) | «bloc d’espace aérien»: un espace aérien dont les dimensions sont définies, dans l’espace et dans le temps, consistant en une ou plusieurs structures d’espace aérien, à l’intérieur duquel sont fournis des services de navigation aérienne; |
| 12) | «gestion de l’espace aérien»: une fonction de planification et de suivi dont l’objectif principal est d’optimiser l’utilisation de l’espace aérien disponible grâce à un partage horaire dynamique de ce dernier et, par moments, à la ségrégation entre diverses catégories d’usagers de l’espace aérien en fonction de leurs besoins à court terme; |
| 13) | «structure de l’espace aérien»: un volume spécifique d’espace aérien défini en vue d’assurer l’exploitation sûre et optimale des aéronefs; |
| 14) | «usagers de l’espace aérien»: les exploitants d’aéronefs exploités selon les règles de la circulation aérienne générale; |
| 15) | «service d’alerte»: un service assuré dans le but d’alerter les organismes compétents lorsque des aéronefs ont besoin d’une aide en matière de recherche et de sauvetage et de prêter à ces organismes le concours nécessaire; |
| 16) | «contrôle d’approche»: un service ATC pour les aéronefs en vol contrôlé à l’arrivée ou au départ; |
| 17) | «contrôle régional»: un service ATC pour les aéronefs en vol contrôlé à l’intérieur de régions de contrôle; |
| 18) | «valeur de référence»: une valeur définie aux fins de la fixation d’objectifs de performance et estimée en utilisant des coûts réels ou des coûts unitaires réels au cours de l’année précédant le début de la période de référence concernée; |
| 19) | «groupe de référence»: un groupe de prestataires de services de la circulation aérienne ayant un environnement opérationnel et économique similaire; |
| 20) | «valeur de ventilation»: la valeur obtenue, pour un prestataire de services de la circulation aérienne donné, en ventilant un objectif de performance à l’échelle de l’Union au niveau d’un ou de plusieurs prestataires de services de la circulation aérienne et utilisée comme référence pour évaluer la compatibilité de l’objectif de performance fixé dans le projet de plan de performance avec l’objectif de performance à l’échelle de l’Union; |
| 21) | «certificat»: un «certificat» tel qu’il est défini à l’article 3, point 12), du règlement (UE) 2018/1139; |
| 22) | «service d’informations communes» ou «CIS»: un service diffusant des données statiques et dynamiques pour permettre la fourniture de services U-space aux fins de la gestion du trafic d’aéronefs sans équipage à bord; |
| 23) | «espace aérien U-space»: une zone géographique UAS désignée par les États membres, dans laquelle les exploitations d’UAS ne sont autorisées qu’avec l’appui de services U-space; |
| 24) | «service U-space»: un service reposant sur des services numériques et l’automatisation de fonctions, conçu pour garantir à un grand nombre d’UAS un accès sûr, efficace et sécurisé à l’espace aérien U-space; |
| 25) | «prestataire de services U-space»: toute personne morale fournissant des services U-space; |
| 26) | «services de communication»: services aéronautiques fixes et mobiles destinés à permettre les communications sol/sol, air/sol et air/air à des fins de contrôle de la circulation aérienne; |
| 27) | «composants»: les objets tangibles, tels que le matériel, et les objets intangibles, tels que les logiciels, dont dépend l’interopérabilité du réseau européen de gestion du trafic aérien (EATMN); |
| 28) | «région de contrôle»: un espace aérien contrôlé situé au-dessus d’une limite déterminée par rapport à la surface; |
| 29) | «processus décisionnel coopératif»: un processus dans lequel les décisions se prennent en interaction et en concertation avec les autorités concernées des États membres, les parties prenantes opérationnelles et les autres acteurs, selon qu’il convient, et visant à parvenir à un consensus; |
| 30) | «services transfrontaliers»: des services de navigation aérienne fournis dans un État membre par un prestataire de services ayant son principal établissement dans un autre État membre; |
| 31) | «déclaration»: aux fins de la gestion du trafic aérien et des services de navigation aérienne, une «déclaration» telle qu’elle est définie à l’article 3, point 10), du règlement (UE) 2018/1139; |
| 32) | «conception des structures de l’espace aérien»: un processus qui garantit le développement et la mise en œuvre de capacités et techniques de navigation avancées, l’amélioration des réseaux de routes et de la sectorisation associée, l’optimisation des structures de l’espace aérien et des procédures GTA qui renforcent les capacités; |
| 33) | «zone tarifaire de route»: un volume d’espace aérien s’étendant du sol jusque et y compris l’espace aérien supérieur, dans lequel des services de navigation aérienne en route sont fournis et pour lequel une assiette de coût unique est établie; |
| 34) | «Eurocontrol»: l’organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne établie par la convention internationale de coopération pour la sécurité de la navigation aérienne du 13 décembre 1960; |
| 35) | «réseau européen de gestion du trafic aérien» ou «EATMN»: l’ensemble des systèmes, visés au point 3.1 de l’annexe VIII du règlement (UE) 2018/1139, permettant la fourniture de services de navigation aérienne dans l’Union, y compris les interfaces aux frontières avec les pays tiers; |
| 36) | «plan directeur européen GTA»: le plan approuvé par la décision 2009/320/CE du Conseil (18), et ses modifications ultérieures; |
| 37) | «gestion souple de l’espace aérien»: un concept de gestion de l’espace aérien, tel qu’il est décrit par l’OACI, fondé sur le principe fondamental selon lequel l’espace aérien ne devrait pas être désigné comme un espace aérien purement civil ou militaire, mais devrait plutôt être considéré comme un continuum dans lequel il doit être satisfait à tous les besoins des utilisateurs dans la mesure du possible; |
| 38) | «service d’information de vol»: un service assuré dans le but de fournir les avis et les renseignements utiles à l’exécution sûre et efficace des vols; |
| 39) | «conception des procédures de vol»: toutes les tâches pertinentes pour la conception d’une procédure de vol aux instruments; |
| 40) | «circulation aérienne générale»: tous les mouvements d’aéronefs civils ainsi que tous les mouvements d’aéronefs d’État (y compris les aéronefs militaires et ceux des services de douane et de police) lorsque ces mouvements se font conformément aux procédures de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) établie par la convention de Chicago; |
| 41) | «règles de vol aux instruments» ou «IFR»: les règles qui permettent à un aéronef doté d’un équipement de navigation approprié et adapté à la route d’être piloté conformément aux exigences applicables concernant les opérations aériennes; |
| 42) | «mouvements de transport aérien IFR par an»: la somme des décollages et atterrissages effectués selon les IFR, calculée sous forme de moyenne annuelle sur les trois années civiles précédant l’année au cours de laquelle le projet de plan de performance doit être soumis; |
| 43) | «interopérabilité»: un ensemble de propriétés fonctionnelles, techniques et opérationnelles que doivent posséder les systèmes et les composants de l’EATMN ainsi que les procédures relatives à son exploitation, afin d’assurer l’exploitation sûre, efficace et sans discontinuité de ce réseau; |
| 44) | «services météorologiques destinés à la navigation aérienne» ou «MET»: les installations et les services qui fournissent des prévisions, des alertes, des bulletins et des observations météorologiques aux fins de la navigation aérienne ainsi que toute autre information ou donnée météorologique fournie par les États à des fins aéronautiques; |
| 45) | «autorité nationale compétente»: une autorité nationale compétente telle qu’elle est définie à l’article 3, point 34), du règlement (UE) 2018/1139; |
| 46) | «autorité nationale de surveillance»: l’organisme national ou les organismes nationaux chargés par un État membre des tâches prévues par le présent règlement; |
| 47) | «services de navigation»: les installations et les services qui fournissent aux aéronefs des informations relatives au positionnement et au temps; |
| 48) | «crise de réseau»: une situation d’incapacité à assurer la fourniture de services de gestion du trafic aérien ou de services de navigation aérienne au niveau requis, entraînant une perte importante de capacité du réseau; un déséquilibre important entre la capacité du réseau et la demande; ou une défaillance importante des flux d’information dans une ou plusieurs parties du réseau ou de l’intégrité d’une ou plusieurs parties du réseau à la suite d’une situation inhabituelle ou imprévue; |
| 49) | «gestionnaire de réseau»: l’entité chargée des tâches nécessaires pour contribuer à l’exécution, conformément à l’article 38, des fonctions de réseau visées à l’article 37; |
| 50) | «plan de réseau opérationnel»: un plan établi dans le cadre d’un processus décisionnel coopératif pour mettre en œuvre au niveau opérationnel les objectifs des fonctions de réseau et contribuer aux objectifs de performance; |
| 51) | «plan de réseau stratégique»: un plan établi dans le cadre d’un processus décisionnel coopératif orientant le développement à long terme du réseau; |
| 52) | «circulation aérienne opérationnelle»: tous les vols qui ne sont pas conformes aux dispositions prévues pour la circulation aérienne générale et pour lesquels des règles et procédures ont été spécifiées par des autorités nationales appropriées; |
| 53) | «données opérationnelles»: les informations relatives à toutes les phases d’un vol et qui sont nécessaires à des fins opérationnelles pour les prestataires de services de navigation aérienne, les usagers de l’espace aérien, les exploitants d’aéroports et les autres acteurs concernés; |
| 54) | «parties prenantes opérationnelles»: les usagers civils et militaires de l’espace aérien, les prestataires de services de navigation aérienne civils et militaires et les exploitants d’aéroports; |
| 55) | «plan de performance»: un plan visant à améliorer la performance des services de navigation aérienne et des fonctions de réseau; |
| 56) | «mise en service»: la première mise en exploitation après une installation initiale ou une mise à niveau d’un système; |
| 57) | «réseau de routes»: un réseau de routes définies pour l’acheminement des courants de trafic aérien dans la mesure où l’exige la fourniture de services ATC; |
| 58) | «phase de définition de SESAR»: la phase qui comprend la définition et la mise à jour de la vision à long terme du projet SESAR, du concept connexe d’exploitation permettant des améliorations à chaque étape du vol, des changements opérationnels essentiels requis au sein de l’EATMN et des priorités de développement et de déploiement requises; |
| 59) | «phase de déploiement de SESAR»: les phases successives d’industrialisation et de mise en œuvre au cours desquelles les activités ci-après sont menées: normalisation, production et certification des équipements et processus au sol et embarqués nécessaires à la mise en œuvre des solutions SESAR (industrialisation) et acquisition, installation et mise en service d’équipements et de systèmes fondés sur des solutions SESAR, y compris les procédures opérationnelles associées (mise en œuvre); |
| 60) | «phase de développement de SESAR»: la phase au cours de laquelle sont menées des activités de recherche, de développement et de validation visant à fournir des solutions SESAR parvenues à maturité; |
| 61) | «projet SESAR»: le projet destiné à moderniser la gestion du trafic aérien en Europe, qui vise à doter l’Union d’une infrastructure de gestion du trafic aérien hautement performante, normalisée et interopérable, et qui consiste en un cycle d’innovation comprenant la phase de définition de SESAR, la phase de développement de SESAR et la phase de déploiement de SESAR; |
| 62) | «solution SESAR»: un résultat déployable de la phase de développement de SESAR introduisant des procédures ou des technologies opérationnelles normalisées et interopérables qui sont nouvelles ou améliorées; |
| 63) | «services de surveillance»: les installations et les services utilisés pour déterminer les positions respectives des aéronefs afin de permettre une séparation sûre; |
| 64) | «système»: l’agrégation des composants au sol ou embarqués, ainsi que les équipements spatiaux, qui fournit un appui aux services de navigation aérienne pour toutes les phases de vol; |
| 65) | «zone tarifaire terminale»: un aéroport ou un groupe d’aéroports se trouvant sur le territoire d’un ou de plusieurs États membres, dans lequel des services de navigation aérienne terminaux sont fournis et pour lequel une assiette de coût unique est établie; |
| 66) | «mise à niveau»: toute modification qui change les caractéristiques opérationnelles d’un système; |
| 67) | «utilisation de structures de l’espace aérien»: la manière dont les structures de l’espace aérien sont utilisées à des fins d’exploitation, entendue comme étant différente de la gestion de l’espace aérien telle qu’elle est définie au point 12). |
Article 3
Blocs d’espace aérien fonctionnels
Les États membres peuvent maintenir la coopération et la coordination au sein de l’espace aérien des blocs d’espace aérien fonctionnels précédemment établis en vertu de l’article 9 bis du règlement (CE) no 550/2004, en vue de favoriser les performances du réseau de GTA au sein du ciel unique européen, notamment en présentant des plans de performance communs conformément à l’article 23, paragraphe 7, du présent règlement, à condition que cela n’affecte pas la mise en œuvre efficace du présent règlement et que les coûts liés aux blocs d’espace aérien fonctionnels soient déclarés séparément, parmi les données à fournir dans le cadre du système de tarification établi aux articles 29 à 36 du présent règlement.
CHAPITRE II
AUTORITÉS NATIONALES DE SURVEILLANCE
Article 4
Désignation, établissement et exigences concernant les autorités nationales de surveillance
1. Les États membres désignent ou instituent, conjointement ou individuellement, un ou plusieurs organismes faisant fonction d’autorité nationale de surveillance chargée d’assumer les tâches qui lui sont assignées par le présent règlement.
2. L’autorité nationale de surveillance exerce ses compétences de manière impartiale, indépendante et transparente et est organisée, dotée d’effectifs, gérée et financée en conséquence.
3. Sans préjudice du paragraphe 1, les autorités nationales de surveillance sont indépendantes de tous les prestataires de services de navigation aérienne sur le plan organisationnel, hiérarchique et décisionnel, et sont juridiquement ou fonctionnellement distinctes des prestataires de services de navigation aérienne. En outre, les prestataires de services de navigation aérienne ne disposent d’aucun pouvoir de décision en ce qui concerne l’attribution des budgets des autorités nationales de surveillance. Pour autant que cette indépendance soit garantie, une autorité nationale de surveillance peut faire partie du même ministère national ou de la même administration nationale qu’un prestataire de services de navigation aérienne.
4. Lorsqu’une autorité nationale de surveillance n’est pas juridiquement distincte d’un prestataire de services de navigation aérienne, l’État membre concerné informe la Commission des mesures qu’il a prises pour que l’autorité nationale de surveillance respecte les exigences prévues au paragraphe 3 et indique, éléments probants à l’appui, comment l’indépendance de celle-ci est assurée, en faisant apparaître le caractère effectif de cette indépendance. À cette fin, lorsque l’autorité nationale de surveillance et le prestataire de services de navigation aérienne font partie de la même administration, l’autorité nationale de surveillance ne sollicite ni n’accepte aucune instruction d’un niveau hiérarchique de ladite administration ayant autorité sur le prestataire de services de navigation aérienne en ce qui concerne ses tâches énoncées à l’article 5 et les décisions y afférentes.
5. Une autorité nationale de surveillance peut être associée à une autre autorité réglementaire, telle qu’une autorité nationale compétente ou une autorité nationale de concurrence visée à l’article 11 du règlement (CE) no 1/2003 du Conseil (19), pour autant que les décisions relatives aux tâches confiées à l’autorité nationale de surveillance au titre du présent règlement soient prises en toute indépendance par rapport aux autres tâches confiées à l’autorité commune. Dans un tel cas, l’autorité commune satisfait aux exigences d’indépendance énoncées dans le présent article.
L’autorité nationale de surveillance est représentée, pour les questions liées aux tâches énoncées à l’article 5 du présent règlement, d’une manière qui garantisse l’indépendance de ses décisions.
6. Sans préjudice du droit national relatif au recrutement des agents de la fonction publique, les États membres veillent à ce que le personnel de leurs autorités nationales de surveillance, y compris le personnel temporaire, soit recruté selon des procédures claires et transparentes qui garantissent son indépendance, et veillent à ce que le personnel des autorités nationales de surveillance soit sélectionné sur la base de qualifications spécifiques, y compris les compétences appropriées et l’expérience pertinente, ou fasse l’objet d’une formation appropriée, en vue de la bonne exécution des tâches énoncées à l’article 5.
Les États membres établissent des règles applicables au personnel, y compris les personnes qui prennent des décisions dans l’exercice des pouvoirs énoncés au chapitre III du présent règlement, pour prévenir les conflits d’intérêts, de sorte que les autorités nationales de surveillance puissent effectuer les tâches énoncées à l’article 5 en toute indépendance.
7. Sans préjudice de l’article 30, paragraphe 3, les États membres veillent à ce que les autorités nationales de surveillance disposent des ressources financières et capacités nécessaires pour effectuer les tâches énoncées à l’article 5 de manière efficace et dans les délais prévus.
8. Les États membres notifient à la Commission le nom et l’adresse de leurs autorités nationales de surveillance et les changements apportés à ces données, ainsi que les mesures prises pour assurer le respect du présent article.
Article 5
Tâches des autorités nationales de surveillance
1. Une autorité nationale de surveillance effectue les tâches qui lui sont assignées en vertu du présent règlement et en vertu du règlement (UE) 2018/1139 et des actes d’exécution adoptés sur la base de ceux-ci. Plus particulièrement, une autorité nationale de surveillance:
| a) | évalue et supervise le respect des exigences en matière de solidité financière, de responsabilité, de couverture d’assurance, de propriété et de structure organisationnelle visées au point 7 de l’annexe VIII du règlement (UE) 2018/1139 et des exigences énoncées dans les actes d’exécution visés à l’article 43 dudit règlement; |
| b) | vérifie la conformité aux exigences nationales en matière de sécurité et de défense et le respect de celles-ci par les prestataires de services visés à l’article 8, paragraphe 2, point b), et à l’article 11, paragraphe 6, point d), à moins que cette tâche ne soit assignée à une autre autorité par l’État membre. Lorsqu’un État membre décide d’assigner cette tâche à une autre autorité, il en informe la Commission; |
| c) | sans préjudice de la directive 2014/25/UE et de la directive 2014/24/UE, contribue, le cas échéant et s’il y a lieu, à la bonne application des exigences en matière de passation de marchés, conformément à l’article 11 du présent règlement; |
| d) | évalue et approuve la fixation des prix pour la fourniture de CIS, conformément à l’article 12; |
| e) | met en œuvre et contrôle les systèmes de performance et de tarification conformément aux tâches qui leur sont confiées au titre des articles 21 à 27 et 29 à 32, et dans les limites de celles-ci, et conformément aux actes d’exécution visés aux articles 28 et 33; |
| f) | supervise l’application du présent règlement en ce qui concerne la transparence des comptes des prestataires de services de navigation aérienne conformément à l’article 36. |
Aux fins du point a), un État membre peut décider de confier à son autorité nationale compétente l’évaluation et la supervision du respect par le prestataire de services de navigation aérienne des exigences énoncées audit point et, dans ce cas, il veille à ce que ladite autorité nationale compétente dispose des ressources et de l’expertise suffisantes pour exécuter ces tâches, et en informe la Commission.
2. Chaque autorité nationale de surveillance mène, en coopération avec l’autorité nationale compétente et sans préjudice de l’article 4, paragraphe 5, les activités de suivi nécessaires, y compris, le cas échéant, les inspections et les audits, pour déceler tout cas éventuel de non-respect, par des entités faisant l’objet de sa supervision au titre du présent règlement, des exigences énoncées dans le présent règlement ainsi que dans les actes d’exécution adoptés sur la base de celui-ci.
Sans préjudice de l’article 5, paragraphe 1, deuxième alinéa, du présent règlement, l’autorité nationale de surveillance fournit à l’autorité nationale compétente son évaluation du respect par le prestataire de services de navigation aérienne des exigences énumérées au point 7 de l’annexe VIII du règlement (UE) 2018/1139 concernant la solidité financière, la responsabilité, la couverture d’assurance, la propriété et la structure organisationnelle. Cette évaluation comprend, le cas échéant, une recommandation concernant la modification, la limitation, la suspension ou le retrait du certificat en vertu de l’article 41 du règlement (UE) 2018/1139.
En cas de non-respect par des entités faisant l’objet de sa surveillance au titre du présent règlement d’autres exigences énoncées dans le présent règlement, l’autorité nationale de surveillance met en œuvre les mesures correctives nécessaires.
Les prestataires de services de navigation aérienne, les exploitants d’aéroports et les prestataires de CIS concernés se conforment aux mesures d’exécution prises par les autorités nationales de surveillance dans ce contexte.
3. Les États membres veillent à ce que les décisions prises par les autorités nationales de surveillance en vertu du présent article soient susceptibles de recours, conformément à la législation nationale.
Article 6
Coopération entre les autorités nationales de surveillance
1. Les autorités nationales de surveillance échangent, dans le cadre du comité de coopération des autorités nationales de surveillance visé à l’article 18, les informations pertinentes pour les autres autorités nationales de surveillance, en particulier les informations liées à leurs activités et à leur processus décisionnel, à leurs bonnes pratiques et à leurs procédures dans l’application du présent règlement.
2. Les autorités nationales de surveillance coopèrent, le cas échéant, notamment à l’aide d’arrangements de travail, à des fins d’assistance mutuelle dans leurs tâches énoncées à l’article 5 et dans le traitement des inspections et des enquêtes.
3. Dans le cas de la fourniture transfrontalière de services de navigation aérienne dans des espaces aériens relevant de la responsabilité de deux États membres ou plus, les États membres concernés veillent à la conclusion des accords nécessaires à la surveillance de ces services. Les autorités nationales de surveillance concernées facilitent la fourniture de ces services transfrontaliers par les prestataires de services de navigation aérienne et peuvent établir des arrangements de travail ou des plans de supervision appropriés précisant la mise en œuvre de leur coopération.
4. Dans le cas de la fourniture transfrontalière de services de navigation aérienne dans un espace aérien relevant de la responsabilité d’un autre État membre, les accords visés au paragraphe 3 prévoient la reconnaissance mutuelle de l’exécution, par chacun des États membres ou leurs autorités, des tâches énoncées dans le présent règlement et des résultats de l’exécution de ces tâches. Ils précisent également quelle autorité nationale de surveillance est chargée des tâches énoncées à l’article 5, paragraphe 1.
5. Lorsque le droit national le permet et afin de nouer une coopération régionale, les autorités de surveillance nationales peuvent également conclure des accords sur le partage des responsabilités touchant aux tâches de surveillance.
6. Les accords visés au présent article sont notifiés à la Commission par les États membres concernés.
CHAPITRE III
FOURNITURE DE SERVICES
Article 7
Fourniture de services par des prestataires de services de navigation aérienne
1. Sans préjudice des articles 8 et 10 et de l’article 11, paragraphe 6, du présent règlement, une entité qui satisfait aux exigences énoncées aux articles 40 et 41 du règlement (UE) 2018/1139 et dans les actes d’exécution et actes délégués visés, respectivement, aux articles 43 et 47 dudit règlement est autorisée à fournir, au sein de l’Union, des services de navigation aérienne pour les usagers de l’espace aérien, dans des conditions non discriminatoires.
2. Sans préjudice des arrangements nationaux découlant de l’article 4, paragraphe 5, et de l’article 5, paragraphe 1, deuxième alinéa, du présent règlement, les autorités nationales de surveillance de l’État membre dont l’autorité nationale compétente est responsable de la certification visée à l’article 41 du règlement (UE) 2018/1139, en vertu de l’article 62 dudit règlement, sont responsables des tâches énoncées dans le présent article en ce qui concerne l’évaluation du respect des exigences essentielles relatives à la solidité financière, à la responsabilité, à la couverture d’assurance, à la propriété et à la structure organisationnelle énumérées au point 7 de l’annexe VIII du règlement (UE) 2018/1139.
3. Sans préjudice des arrangements nationaux découlant de l’article 4, paragraphe 5, et de l’article 5, paragraphe 1, deuxième alinéa, du présent règlement, en vue de déterminer si une entité respecte les exigences essentielles relatives à la solidité financière, à la responsabilité, à la couverture d’assurance, à la propriété et à la structure organisationnelle énumérées au point 7 de l’annexe VIII du règlement (UE) 2018/1139 ainsi ‘que les exigences essentielles énoncées dans les actes d’exécution visés à l’article 43 dudit règlement, les autorités nationales de surveillance:
| a) | évaluent le respect par les demandeurs de certification, conformément à l’article 41, paragraphe 2, du règlement (UE) 2018/1139, des exigences essentielles relatives à la solidité financière, à la responsabilité, à la couverture d’assurance, à la propriété et à la structure organisationnelle énumérées au point 7 de l’annexe VIII dudit règlement ainsi ‘que des exigences énoncées dans les actes d’exécution visés à l’article 43 dudit règlement, et transmettent leur évaluation à l’autorité compétente visée à l’article 62 dudit règlement; |
| b) | conformément à l’article 5, paragraphe 2, du présent règlement, assurent la supervision des titulaires d’un certificat délivré conformément à l’article 41 du règlement (UE) 2018/1139, pour ce qui est du respect des exigences essentielles relatives à la solidité financière, à la responsabilité, à la couverture d’assurance, à la propriété et à la structure organisationnelle énumérées au point 7 de l’annexe VIII dudit règlement ainsi que des exigences énoncées dans les actes d’exécution visés à l’article 43 dudit règlement. |
4. Nonobstant le paragraphe 1 du présent article, et sous réserve des conditions énoncées à l’article 2, paragraphe 5, du règlement (UE) 2018/1139, les États membres peuvent autoriser la fourniture par l’armée, sans certification, des services de navigation aérienne visés à l’article 2, paragraphe 3, point c), du règlement (UE) 2018/1139 dans tout ou partie de l’espace aérien sous leur responsabilité, lorsque l’armée fournit ces services à titre principal pour des mouvements d’aéronefs autres que la circulation aérienne générale. En pareils cas, l’État membre concerné notifie sa décision à la Commission et aux autres États membres.
Article 8
Désignation des prestataires de services de la circulation aérienne
1. Les États membres garantissent la fourniture des services de la circulation aérienne en exclusivité dans des blocs d’espace aérien spécifiques appartenant à l’espace aérien relevant de leur responsabilité. À cet effet, les États membres désignent, individuellement ou collectivement, un ou plusieurs prestataires de services de la circulation aérienne. Les États membres disposent d’un pouvoir discrétionnaire en ce qui concerne la désignation des prestataires de services de la circulation aérienne, à condition que ces prestataires de services de la circulation aérienne satisfassent aux exigences énoncées dans le présent article, sans préjudice de l’article 11, paragraphe 3.
2. Les prestataires de services de la circulation aérienne respectent les conditions cumulatives suivantes:
| a) | ils sont titulaires d’un certificat en vertu de l’article 41 du règlement (UE) 2018/1139 ou d’une déclaration valable au titre de l’article 41, paragraphe 5, du règlement (UE) 2018/1139, sans préjudice de l’article 7, paragraphe 4, du présent règlement; |
| b) | ils respectent les exigences nationales en matière de sécurité et de défense; |
| c) | leur principal établissement est situé sur le territoire d’un État membre; et |
| d) | ils sont détenus à plus de 50 % et effectivement contrôlés par des États membres ou des ressortissants d’États membres, soit directement, soit indirectement par le biais d’une ou de plusieurs entreprises intermédiaires, sauf disposition contraire contenue dans un accord avec un pays tiers auquel l’Union est partie. |
Par dérogation aux points c) et d), un État membre peut désigner un prestataire de services de la circulation aérienne ayant son principal établissement dans un pays tiers ou ne satisfaisant pas aux conditions relatives à la propriété et au contrôle énoncées au point d) pour fournir des services de la circulation aérienne dans une partie limitée de l’espace aérien dont cet État membre est responsable lorsque cette partie de l’espace aérien borde un espace aérien relevant de la responsabilité de ce pays tiers.
3. La désignation d’un prestataire de services de la circulation aérienne n’est soumise à aucune condition imposant que ce prestataire:
| a) | soit détenu, directement ou par participation majoritaire, par l’État membre qui procède à la désignation ou par ses ressortissants; |
| b) | ait son lieu d’exploitation principal ou son siège social sur le territoire de l’État membre qui procède à la désignation; ou |
| c) | utilise uniquement des installations dans l’État membre qui procède à la désignation, |
lorsque l’application de telles conditions entraîne une restriction à la libre prestation des services ou à la liberté d’établissement qui n’est pas justifiée au regard d’un objectif légitime d’intérêt public, tel que l’ordre public, la sécurité ou la sûreté publiques, et n’est pas proportionnée à cet objectif.
4. Le cas échéant, les États membres précisent les droits et obligations des prestataires de services de la circulation aérienne désignés conformément au présent article. Ces obligations peuvent inclure des conditions relatives à la fourniture en temps utile d’informations pertinentes permettant d’identifier tous les mouvements d’aéronefs dans l’espace aérien relevant de leur responsabilité.
5. Les États membres évaluent les droits et obligations visés au paragraphe 4 et le respect des obligations découlant du présent règlement et du règlement (UE) 2018/1139 périodiquement, ou chaque fois qu’ils constatent des changements pertinents dans la fourniture des services, et, si cela est jugé nécessaire, prennent les décisions appropriées en ce qui concerne la désignation des prestataires de services de la circulation aérienne concernés, sans que cela n’affecte la continuité du service.
6. Les États membres informent sans retard la Commission et les autres États membres de toute décision prise sur la base du présent article concernant la désignation d’un prestataire de services de la circulation aérienne dans des blocs d’espace aérien spécifiques pour ce qui est de l’espace aérien relevant de leur responsabilité.
Article 9
Relations entre prestataires de services de navigation aérienne
1. Sans préjudice de l’article 7, paragraphe 4, du présent règlement, les prestataires de services de navigation aérienne peuvent recourir aux services d’autres prestataires de services qui sont certifiés ou qui ont déclaré leur capacité conformément à l’article 41 du règlement (UE) 2018/1139. Une telle coopération a lieu conformément à l’article 11 du présent règlement, le cas échéant.
Pour les prestataires de services de la circulation aérienne désignés conformément à l’article 8 et les prestataires de MET désignés conformément à l’article 10, cette coopération est soumise à l’autorisation des États membres concernés.
2. Aux fins du paragraphe 1, les prestataires de services de navigation aérienne formalisent leurs relations de travail par des accords écrits, ou par des arrangements juridiques équivalents, qui précisent les obligations spécifiques, y compris tout règlement financier applicable, et les fonctions de chaque prestataire. Ces accords ou arrangements sont notifiés à l’autorité nationale de surveillance et à l’autorité nationale compétente concernées.
Article 10
Désignation des prestataires de MET
1. Les États membres peuvent désigner, individuellement ou collectivement, un prestataire de MET sur une base exclusive, pour la totalité ou une partie de l’espace aérien relevant de leur responsabilité, compte tenu de considérations de sécurité.
2. Les États membres informent, sans retard, la Commission et les autres États membres, de toute décision prise sur la base du présent article.
Article 11
Conditions relatives à la fourniture de CNS, d’AIS, d’ADS, de MET et de services de la circulation aérienne pour le contrôle d’approche et d’aérodrome
1. Sans préjudice de la directive 2014/24/UE du Parlement européen et du Conseil (20) et de la directive 2014/25/UE du Parlement européen et du Conseil (21), le cas échéant, les prestataires désignés de services de la circulation aérienne peuvent décider d’acheter des CNS, des AIS ou des ADS, ou des MET dans les cas où les États membres n’ont pas désigné de prestataire de MET conformément à l’article 10, aux conditions du marché, y compris au moyen de marchés publics, ou selon d’autres formes d’accords lorsque lesdites directives ne s’appliquent pas, en tenant compte de situations spécifiques telles que l’absence de solutions disponibles sur le marché et des considérations d’intérêt public.
2. Les États membres peuvent autoriser les exploitants d’aéroports ou un groupe d’exploitants d’aéroports à acheter des services de la circulation aérienne aux fins du contrôle d’aérodrome et/ou des services de la circulation aérienne aux fins du contrôle d’approche, aux conditions du marché. À cette fin, les États membres peuvent exiger que les exploitants d’aéroports justifient dûment que cela permettra de réaliser des gains en matière de qualité du service au profit des usagers de l’espace aérien, tout en maintenant le niveau de sécurité requis.
3. Lorsque la passation de marché visée au paragraphe 2 est autorisée, l’exploitant d’aéroports ou le groupe d’exploitants d’aéroports concerné veille à ce que les exigences techniques du cahier de charges comprennent des exigences relatives à la qualité du service. Les États membres désignent le prestataire de services sélectionné à la suite de la passation de marché visée au présent paragraphe.
4. Lorsque des services de navigation aérienne sont achetés aux conditions du marché, les procédures de passation de marchés pour la fourniture de services de navigation aérienne sont menées conformément aux principes d’égalité de traitement, de non-discrimination et de transparence ainsi qu’aux dispositions applicables du traité, et conformément aux directives 2014/24/UE et 2014/25/UE, le cas échéant.
5. Les États membres prennent toutes les mesures nécessaires pour garantir que la fourniture de services de la circulation aérienne en route respecte l’exigence relative à la séparation des comptes visée à l’article 36, paragraphe 3.
En outre, lorsque le prestataire de services de navigation aérienne a l’intention de participer à des procédures de passation de marchés en vue de la fourniture de services de navigation aérienne conformément aux paragraphes 1 et 2, l’État membre concerné prend les mesures appropriées pour éviter les subventions croisées avec d’autres services de navigation aérienne.
6. Un prestataire de CNS, d’AIS, d’ADS, de MET ou de services de la circulation aérienne aux fins du contrôle d’aérodrome ou du contrôle d’approche ne peut être sélectionné et, le cas échéant, désigné pour fournir des services dans un État membre à la suite d’une passation de marché en vertu du paragraphe 1, 2 ou 3, qu’à la condition de respecter les conditions cumulatives suivantes:
| a) | il est titulaire d’un certificat en vertu de l’article 41 du règlement (UE) 2018/1139 ou d’une déclaration valable au titre de l’article 41, paragraphe 5, du règlement (UE) 2018/1139, sans préjudice de l’article 7, paragraphe 4, du présent règlement; |
| b) | son principal établissement est situé sur le territoire d’un État membre; |
| c) | il est détenu à plus de 50 % et effectivement contrôlé par des États membres ou des ressortissants d’États membres, soit directement, soit indirectement par le biais d’une ou de plusieurs entreprises intermédiaires, sauf disposition contraire contenue dans un accord avec un pays tiers auquel l’Union est partie; et |
| d) | il respecte les exigences nationales en matière de sécurité et de défense. |
Par dérogation au présent paragraphe, tout prestataire de services mondiaux de satellites auquel un certificat a été délivré en vertu de l’article 41 du règlement (UE) 2018/1139 pour la fourniture de services dans l’Union avant l’entrée en vigueur du présent règlement peut être sélectionné pour fournir des services dans l’Union, même s’il ne remplit pas les conditions énoncées aux points b) et c).
7. Les articles 23, 24, 25 et 27 et les mesures d’exécution relatives à ces articles visées à l’article 28 ne s’appliquent pas aux prestataires de services de la circulation aérienne désignés à la suite d’une procédure de passation de marché menée conformément aux paragraphes 2 et 3 du présent article. Les prestataires de services de la circulation aérienne concernés fournissent des données sur la performance des services de navigation aérienne dans les domaines de performance clés visés à l’article 21, paragraphe 3, point a), et dans le domaine de la sécurité à l’autorité nationale de surveillance. L’autorité nationale de surveillance fournit ces informations à la Commission sans retard.
8. Sans préjudice de la directive 2014/25/UE ou de la directive 2014/24/UE, lors de la première acquisition d’un service de la circulation aérienne pour le contrôle d’approche ou le contrôle d’aérodrome dans un aéroport donné conformément au paragraphe 2 du présent article, et lorsque des conditions essentielles nécessiteraient une modification du cahier des charges, les États membres assurent la vérification des exigences techniques relatives à la qualité du service figurant dans le cahier des charges pour le service spécifique concerné.
Article 12
Fourniture de services d’informations communes
1. Lorsque des CIS sont fournis, les données diffusées présentent l’intégrité et la qualité nécessaires à la fourniture sûre et en toute sécurité de services pour la gestion du trafic des aéronefs sans équipage à bord, de façon à permettre l’utilisation partagée de l’espace aérien avec des aéronefs avec équipage.
2. Le prestataire de CIS remplit les conditions cumulatives suivantes:
| a) | il respecte les exigences nationales en matière de sécurité et de défense; |
| b) | son principal établissement est situé sur le territoire d’un État membre; et |
| c) | il est détenu à plus de 50 % et effectivement contrôlé par des États membres ou des ressortissants d’États membres, soit directement, soit indirectement par le biais d’une ou de plusieurs entreprises intermédiaires, sauf disposition contraire contenue dans un accord avec un pays tiers auquel l’Union est partie. |
3. Lorsque les CIS sont fournis par un prestataire unique de CIS désigné par l’État membre pour un espace aérien U-space spécifique, le prix de ces services est basé sur les coûts fixes et variables de la fourniture du service concerné et peut, en outre, comprendre une majoration reflétant un arbitrage approprié entre risque et rendement. Lorsque les CIS ne sont pas fournis par un prestataire unique de CIS, les CIS individuels sont fournis gratuitement.
4. Les coûts sur la base desquels le prix des CIS est fixé sont inscrits dans un compte distinct des comptes pour toute autre activité du prestataire de services concerné et sont accessibles par l’autorité nationale de surveillance concernée. Ces coûts sont rendus publics, sans préjudice de l’article 52, paragraphe 3.
5. Le prix fixé par le prestataire de CIS est soumis à l’évaluation et à l’approbation de l’autorité nationale de surveillance concernée. Le prix de ces services est rendu public.
6. Les données nécessaires à l’exploitation d’aéronefs sans équipage à bord dans l’espace aérien U-space sont mises à disposition sur une base non-discriminatoire, sans préjudice des intérêts relevant de la sécurité nationale, de l’ordre public et de la politique de défense, par les prestataires de services de navigation aérienne. Les prestataires de CIS et les prestataires de services U-space n’utilisent ces données qu’aux fins opérationnelles des services qu’ils fournissent.
Les prix pour l’accès à ces données sont basés sur les coûts supplémentaires liés à la mise à disposition des données et le coût de production des données lorsque ces derniers coûts ne sont pas couverts au titre de l’article 30 et sauf si les États membres font appel à d’autres ressources financières pour couvrir ces coûts.
Article 13
Création et rôle du conseil d’évaluation des performances
1. Il est institué un conseil consultatif d’évaluation des performances indépendant et impartial. Le conseil d’évaluation des performances est représenté par son président et assisté par un secrétariat.
2. Le rôle du conseil d’évaluation des performances est d’aider la Commission à s’acquitter des tâches qui incombent à celle-ci en ce qui concerne le fonctionnement détaillé des systèmes de performance et de tarification prévus, respectivement, aux articles 21 à 27 et aux articles 29 à 32, ainsi qu’au titre de l’article 34, et dans les actes d’exécution visés aux articles 28 et 33. À cette fin, le conseil d’évaluation des performances fournit des avis, des recommandations, des documents d’orientation et des rapports à la Commission, conformément aux priorités définies par la Commission.
3. Le conseil d’évaluation des performances publie des documents d’orientation visant à soutenir les autorités nationales de surveillance et, sur demande, aide ces autorités à mettre en œuvre les systèmes de performance et de tarification.
4. Les avis, recommandations, rapports et documents d’orientation adoptés ou fournis par le conseil d’évaluation des performances ne sont pas contraignants. Le conseil d’évaluation des performances a un rôle purement consultatif. Il n’a aucune fonction réglementaire ou autre pouvoir de décision, excepté en ce qui concerne l’adoption de ses avis, recommandations, documents d’orientation et rapports.
Article 14
Composition du conseil d’évaluation des performances
1. Le conseil d’évaluation des performances se compose de sept membres, y compris son président. Les membres du conseil d’évaluation des performances sont des ressortissants de l’Union ou de pays tiers avec lesquels l’Union a conclu un accord en vertu duquel ces pays appliquent les règles pertinentes du droit de l’Union dans le domaine de la gestion du trafic aérien et des systèmes de performance et de tarification. Le mandat non renouvelable des membres du conseil d’évaluation des performances est de cinq ans.
2. Les membres du conseil d’évaluation des performances, y compris le président, sont nommés sur la base de leurs qualités, de leurs compétences et de leur expérience pertinentes pour la gestion du trafic aérien, les services de navigation aérienne ou la réglementation économique des industries de réseau, conformément aux critères de sélection et d’éligibilité définis dans l’acte d’exécution adopté conformément à l’article 20. Le processus de nomination de ces membres garantit une représentation équilibrée des compétences et de l’expertise ainsi que des genres et de l’origine géographique.
3. La Commission, à la suite d’un appel public à manifestation d’intérêt, établit la liste des candidats à la fonction de membres et de président du conseil d’évaluation des performances qui remplissent les conditions énoncées au paragraphe 2.
Les membres et le président du conseil d’évaluation des performances sont nommés par la Commission à partir de cette liste, après consultation des États membres et à la suite d’une procédure de sélection établie sur la base de l’article 20.
4. La Commission peut établir une liste de réserve sur la base de la liste visée au paragraphe 3, premier alinéa.
Un membre qui n’est plus en mesure de contribuer efficacement aux travaux du conseil d’évaluation des performances, qui démissionne ou qui ne remplit plus les conditions énoncées au présent article est remplacé par une personne figurant sur la liste de réserve, nommée conformément à la procédure visée au paragraphe 3, deuxième alinéa, pour la durée du mandat de ce membre restant à courir dudit membre.
5. La Commission informe les États membres des résultats des appels à candidatures et des listes visées aux paragraphes 3 et 4.
Article 15
Indépendance du conseil d’évaluation des performances
1. Sans préjudice de l’article 16, paragraphe 6, les membres du conseil d’évaluation des performances ne sollicitent ni n’acceptent d’instructions d’aucun gouvernement, d’aucune institution, d’aucune personne, ni d’aucun organisme. Le conseil d’évaluation des performances est pleinement indépendant lorsqu’il adopte ses avis, ses recommandations, ses rapports et ses documents d’orientation.
2. Les membres du conseil d’évaluation des performances sont impartiaux et agissent indépendamment de toute influence extérieure et dans l’intérêt public.
À cette fin, ils démontrent leur indépendance et l’absence de conflits d’intérêts et sont soumis à l’obligation de secret professionnel, conformément aux règles établies dans l’acte d’exécution adopté conformément à l’article 20.
Article 16
Procédures et fonctionnement du conseil d’évaluation des performances
1. Le conseil d’évaluation des performances prend ses décisions à la majorité simple de ses membres, tout en s’efforçant de parvenir à un consensus. Chaque membre, y compris le président, dispose d’une voix.
2. Le conseil d’évaluation des performances adopte son propre règlement intérieur et établit ses arrangements de travail, conformément aux règles internes de la Commission relatives aux groupes d’experts.
3. La Commission peut assister, sans droit de vote, aux réunions du conseil d’évaluation des performances, à l’exception des délibérations finales de celui-ci en vue de l’adoption de ses avis, recommandations, rapports et documents d’orientation. Les parties prenantes concernées visées à l’article 49, paragraphe 3, peuvent être invitées, sans droit de vote, aux réunions du conseil d’évaluation des performances, à l’exception des délibérations finales de celui-ci en vue de l’adoption de ses avis, recommandations, rapports et documents d’orientation, sur une base ad hoc.
4. Les travaux du conseil d’évaluation des performances reposent sur un programme de travail annuel établi par le conseil d’évaluation des performances conformément aux priorités de la Commission. Ce programme de travail respecte pleinement le rôle du conseil d’évaluation des performances énoncé à l’article 13, paragraphe 2, et inclut, dans les limites du budget disponible, toutes les activités nécessaires pour assister la Commission dans l’accomplissement des tâches qui incombent à celle-ci visées à l’article 13, paragraphe 2, y compris afin de permettre à la Commission de respecter les délais requis pour l’exécution de ses tâches. Le conseil d’évaluation des performances adopte le programme de travail après consultation de la Commission. Le conseil d’évaluation des performances produit un rapport annuel à publier par la Commission. Le programme de travail annuel et le rapport annuel sont fournis par la Commission aux États membres. Le rapport annuel couvre toutes les activités du conseil d’évaluation des performances et contient des informations sur ses coûts.
5. La Commission donne au conseil d’évaluation des performances l’accès à toutes les informations pertinentes pour l’exercice de son rôle consultatif.
6. La Commission surveille le fonctionnement du conseil d’évaluation des performances et le respect par celui-ci du présent règlement et informe régulièrement les États membres de l’état d’avancement des travaux du conseil d’évaluation des performances.
Article 17
Secrétariat du conseil d’évaluation des performances
1. La Commission assure le secrétariat du conseil d’évaluation des performances, y compris le soutien analytique, administratif et technique nécessaire, en tenant compte des besoins indiqués par le conseil d’évaluation des performances.
2. La mission principale du secrétariat consiste à contribuer à l’exécution indépendante des tâches du conseil d’évaluation des performances. Aux fins de l’élaboration du contenu des avis, recommandations, rapports et documents d’orientation du conseil d’évaluation des performances ainsi que des orientations figurant dans ceux-ci, le secrétariat apporte son soutien au conseil d’évaluation des performances sans suivre de directives, hormis celles provenant du conseil d’évaluation des performances, afin de lui permettre de remplir son rôle. Le secrétariat est doté de ressources suffisantes pour l’accomplissement de ses tâches.
Article 18
Comité de coopération des autorités nationales de surveillance
1. Le comité de coopération des autorités nationales de surveillance est institué.
2. Le comité de coopération des autorités nationales de surveillance:
| a) | échange des informations sur les travaux des autorités nationales de surveillance et sur les principes en matière de prise de décision, les bonnes pratiques et les procédures en ce qui concerne la mise en œuvre du règlement; |
| b) | formule des recommandations à l’intention du conseil d’évaluation des performances en ce qui concerne les documents d’orientation et les rapports que celui-ci doit publier; |
| c) | formule des recommandations à l’intention du conseil d’évaluation des performances en ce qui concerne des éléments complémentaires à intégrer dans le programme de travail annuel de celui-ci. |
3. Le comité de coopération des autorités nationales de surveillance est composé d’un représentant et d’un suppléant de l’autorité nationale de surveillance de chaque État membre, tous deux désignés par l’autorité nationale de surveillance. Le comité de coopération des autorités nationales de surveillance élit un président et un vice-président parmi ses membres. Le comité de coopération des autorités nationales de surveillance adopte ses décisions à la majorité simple de ses membres. La Commission peut assister aux réunions du comité de coopération des autorités nationales de surveillance, sans droit de vote. Le conseil d’évaluation des performances peut être invité à ces réunions, sur une base ad hoc, sans droit de vote. Les pays tiers peuvent être invités à ces réunions, sur une base ad hoc, sans droit de vote, sous réserve de l’accord consensuel des membres du comité de coopération des autorités nationales de surveillance.
4. Le secrétariat visé à l’article 17 apporte le soutien administratif et technique nécessaire au comité de coopération des autorités nationales de surveillance.
Article 19
Financement du conseil d’évaluation des performances
Les coûts liés au conseil d’évaluation des performances, au secrétariat et au comité de coopération des autorités nationales de surveillance sont financés par le budget de l’Union.
Article 20
Actes d’exécution relatifs au conseil d’évaluation des performances
La Commission adopte des actes d’exécution établissant des règles détaillées pour la mise en œuvre des articles 13 à 19, y compris en ce qui concerne:
| a) | les tâches et le fonctionnement du conseil d’évaluation des performances; |
| b) | la procédure de sélection des membres du conseil d’évaluation des performances, y compris du président; |
| c) | les règles visant à prévenir les conflits d’intérêts et à préserver l’indépendance du conseil d’évaluation des performances. |
Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure consultative visée à l’article 48, paragraphe 2.
Article 21
Système de performance
1. Pour accroître les performances des services de navigation aérienne et de la gestion de réseau dans le ciel unique européen, un système de performance pour les services de navigation aérienne et la gestion de réseau s’applique conformément au présent article et aux articles 22 à 28.
2. Le présent article et les articles 22 à 28 ne s’appliquent pas aux services de navigation aérienne terminaux fournis dans les aéroports situés sur le territoire des États membres auxquels le traité s’applique et comptant moins de 80 000 mouvements de transport aérien IFR par an. Toutefois, un État membre peut décider que ces services de navigation aérienne terminaux sont soumis auxdits articles.
3. Le système de performance est mis en œuvre sur des périodes de référence, qui sont de trois ans au minimum et de cinq ans au maximum. Le système de performance comprend:
| a) | les domaines de performance clés que sont le climat et l’environnement, la capacité et l’efficacité économique; |
| b) | des objectifs de performance à l’échelle de l’Union pour les services de navigation aérienne en route dans les domaines de performance clés énoncés au point a) pour chaque période de référence; |
| c) | des plans de performance comportant, pour chaque période de référence:
|
| d) | l’examen périodique et le contrôle des performances dans les domaines de performance clés visés au point a) et des indicateurs de sécurité pertinents définis en coordination avec l’Agence. |
4. Le système de performance visé aux paragraphes 1 et 3 est fondé sur:
| a) | la collecte, la validation, l’examen, l’évaluation et la diffusion des données pertinentes relatives aux performances des services de navigation aérienne et de la gestion de réseau fournies par toutes les parties intéressées, parmi lesquelles les prestataires de services de navigation aérienne, les usagers de l’espace aérien, les exploitants d’aéroports, les autorités nationales de surveillance, les autorités nationales compétentes, d’autres autorités nationales, l’Agence, le gestionnaire de réseau et Eurocontrol; |
| b) | des objectifs de performance clés pour la fixation d’objectifs dans les domaines de performance clés visés au paragraphe 3, point a), du présent article, sans préjudice du paragraphe 3, point c) iii), du présent article et de l’article 28, point g); |
| c) | des indicateurs pour le contrôle des performances dans les domaines de performance clés visés au paragraphe 3, point a), et des indicateurs de sécurité pertinents définis en coordination avec l’Agence; |
| d) | une méthode de calcul des valeurs de ventilation; |
| e) | des procédures en vue de la mise en place et de la révision de plans de performance et d’objectifs de performance pour les services de navigation aérienne et pour la gestion de réseau, ainsi que les modèles, le contenu et les calendriers de ces plans; |
| f) | l’évaluation des projets de plans de performance et d’objectifs de performance pour les services de navigation aérienne et la gestion de réseau; |
| g) | le suivi des plans de performance, y compris des mécanismes d’alerte appropriés pour la révision des plans et objectifs de performance et pour la révision des objectifs de performance à l’échelle de l’Union durant une période de référence; |
| h) | l’analyse comparative des prestataires de services de navigation aérienne désignés en vertu des articles 8 et 10, le cas échéant; |
| i) | des mécanismes incitatifs comprenant à la fois des mesures financières positives d’incitation et des mesures financières de dissuasion; |
| j) | les mécanismes de partage des risques en ce qui concerne le trafic et les coûts; |
| k) | le calendrier pour la fixation des objectifs, l’évaluation des plans et objectifs de performance, le suivi et l’analyse comparative; |
| l) | les principes généraux établis par la Commission concernant une répartition proportionnelle des coûts communs aux services de navigation aérienne en route et terminaux entre les deux catégories de services; |
| m) | des mécanismes destinés à faire face aux événements imprévisibles et importants qui ont une incidence significative sur la mise en œuvre des systèmes de performance et de tarification. |
Les mesures financières positives d’incitation et les mesures financières de dissuasion visées au point i) sont proportionnées à l’ampleur de l’écart entre la performance réalisée et l’objectif. Elles tiennent compte de l’incidence sur le réseau et de la mesure dans laquelle le prestataire de services de navigation aérienne dispose de moyens raisonnables pour atténuer l’incidence des facteurs externes. Les mesures d’incitation et de dissuasion sont fixées à un niveau favorisant efficacement la fourniture de services de qualité et ne portent pas atteinte à la capacité du prestataire de services de navigation aérienne à respecter les obligations qui lui incombent au titre du règlement (UE) 2018/1139, y compris en matière de solidité financière.
Afin d’établir les principes généraux visés au point l), la Commission examine les critères nationaux existants permettant de répartir les coûts communs aux services de navigation aérienne en route et terminaux et consulte les autorités nationales de surveillance et les parties prenantes. Sur la base de cet examen, la Commission établit ou, le cas échéant, met à jour ces principes généraux au plus tard douze mois avant le début de chaque période de référence.
5. La fixation des objectifs de performance contenus dans les plans de performance, l’élaboration et l’évaluation des projets de plans de performance, ainsi que le suivi et l’analyse comparative des performances des services de navigation aérienne et de la gestion de réseau tiennent compte de l’incidence des spécificités locales ainsi que des facteurs externes que le prestataire de services de navigation aérienne n’a aucun moyen raisonnable d’atténuer, le cas échéant.
L’incidence des spécificités locales déjà prise en compte dans le cadre de la fixation des objectifs de performance à l’échelle de l’Union, conformément à l’article 22, paragraphe 2, point d), et de la fixation des valeurs de ventilation établies en vertu de l’article 22, paragraphe 1, n’est pas prise en compte ultérieurement lors de l’évaluation de la compatibilité entre les objectifs de performance contenus dans le projet de plan de performance et les objectifs de performance à l’échelle de l’Union afin de justifier l’écart des premiers par rapport aux derniers. L’incidence des spécificités locales déjà prise en compte dans le cadre de la fixation des objectifs de performance inclus dans le projet de plan de performance n’est pas prise en compte ultérieurement lors du suivi de la réalisation de ces objectifs.
6. Le niveau des objectifs de performance visés au paragraphe 3, point c) iii), est fixé en tenant compte des spécificités locales, en particulier des exigences locales en matière de politique environnementale.
7. Aux fins de la mise en œuvre du système de performance établi au titre du présent règlement, il est tenu compte du fait que les services de navigation aérienne en route, les services de navigation aérienne terminaux et les fonctions de réseau ont des caractéristiques différentes et sont donc traités en conséquence, y compris, si nécessaire, pour mesurer les performances.
Article 22
Définition des objectifs de performance à l’échelle de l’Union
1. Conformément aux paragraphes 2 et 3 du présent article, la Commission adopte des actes d’exécution fixant les objectifs de performance à l’échelle de l’Union pour les services de navigation aérienne en route dans les domaines de performance clés visés à l’article 21, paragraphe 3, point a), pour chaque période de référence, et définit la durée de cette période. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3.
En liaison avec ces objectifs de performance à l’échelle de l’Union, la Commission peut adopter des actes d’exécution, fixant à titre complémentaire des valeurs de référence, des seuils d’alerte, des valeurs de ventilation et des groupes de référence. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3.
2. Les objectifs de performance à l’échelle de l’Union visés au paragraphe 1 et les objectifs de performance pour les services de navigation aérienne en route et les services de navigation aérienne terminaux définis par les États membres au niveau national, visés à l’article 21, paragraphe 3, point c), sont définis sur la base des critères essentiels suivants:
| a) | ils visent à réaliser des améliorations progressives des performances climatiques et environnementales, opérationnelles et économiques des services de navigation aérienne; |
| b) | ils sont réalistes et réalisables au cours de la période de référence concernée, permettant la fourniture efficiente, durable et résiliente des services de navigation aérienne, tout en favorisant des évolutions technologiques à plus long terme; |
| c) | ils tiennent compte du contexte économique et opérationnel de la période de référence, y compris les prévisions de trafic et les données opérationnelles, ainsi que des interdépendances entre les domaines de performance clés visés à l’article 21, paragraphe 3, points a) et c), et de la nécessité d’aligner ces objectifs sur les objectifs du règlement (UE) 2021/1119; |
| d) | ils tiennent compte des spécificités locales des États membres; |
| e) | ils tiennent compte des indicateurs de sécurité visés à l’article 21, paragraphe 3, point d). |
3. Aux fins de l’élaboration de ses décisions sur les objectifs de performance à l’échelle de l’Union et, s’ils ont été définis en application de l’article 22, paragraphe 1, à titre complémentaire sur les valeurs de référence, les valeurs de ventilation ou les groupes de référence, la Commission consulte et recueille toutes les contributions nécessaires des autorités nationales, d’Eurocontrol, du gestionnaire de réseau et des parties prenantes opérationnelles.
Article 23
Plans de performance et objectifs de performance pour les services de navigation aérienne
1. Les États membres adoptent, pour chaque période de référence, un projet de plan de performance, conformément au présent article.
2. Les prestataires de services de navigation aérienne désignés en vertu des articles 8 et 10 élaborent, pour chaque période de référence et pour les services de navigation aérienne qu’ils fournissent et, le cas échéant, qu’ils achètent auprès d’autres prestataires, des contributions au projet de plan de performance et les soumettent à l’autorité nationale de surveillance.
L’autorité nationale de surveillance peut demander que ces contributions soient fournies sous la forme d’un projet de plan de performance.
Ces contributions sont élaborées par les prestataires de services de navigation aérienne désignés en vertu des articles 8 et 10 après la fixation des objectifs de performance à l’échelle de l’Union, en temps utile pour permettre à l’autorité nationale de surveillance de respecter le délai énoncé au paragraphe 5 du présent article.
3. Lorsqu’ils sont désignés conformément à l’article 10, les prestataires de MET fournissent également des contributions sur leur assiette de coût à l’autorité nationale de surveillance.
4. Les contributions fournies au titre des paragraphes 2 et 3 du présent article par les prestataires de services de navigation aérienne désignés en vertu des articles 8 et 10 en ce qui concerne la répartition des coûts figurant dans les plans de performance sont fondées sur les principes généraux visés à l’article 21 paragraphe 4, point l).
5. L’autorité nationale de surveillance examine les informations fournies au titre des paragraphes 2, 3 et 4 du présent article par chaque prestataire de services de navigation aérienne désigné en vertu des articles 8 et 10, et les approuve ou apporte, le cas échéant, les modifications nécessaires. Par la suite, sur la base de ces informations et, le cas échéant, des contributions d’autres autorités nationales, l’autorité nationale de surveillance élabore un projet de plan de performance national unique. Ce projet de plan de performance national est adopté par l’État membre.
Le projet de plan de performance est élaboré par l’autorité nationale de surveillance avant le début de la période de référence concernée.
6. Les autorités nationales de surveillance veillent à ce que la répartition des coûts figurant dans le projet de plan de performance soit conforme aux principes généraux visés à l’article 21, paragraphe 4, point l), lors de l’élaboration des plans de performance.
7. Afin d’améliorer le niveau de performance de la gestion du trafic aérien, plusieurs États membres peuvent élaborer un plan de performance commun pour les services de navigation aérienne en route et, s’il y a lieu, pour les services de navigation aérienne terminaux. Ce plan couvre au moins la durée d’une période de référence, comprend au moins un objectif de performance commun et implique une coopération transfrontalière. La coopération transfrontalière peut inclure une passation conjointe de marchés en vue d’améliorer l’interopérabilité et une gouvernance commune afin d’optimiser l’utilisation de l’espace aérien.
8. Le projet de plan de performance visé au paragraphe 1 comprend des informations pertinentes, en particulier des prévisions de trafic et des données opérationnelles, fournies par Eurocontrol et le gestionnaire de réseau ou, s’il y a lieu et si cela est justifié, et après consultation des usagers de l’espace aérien et des prestataires de services de navigation aérienne concernés, d’autres prévisions de trafic.
Lors de l’élaboration du projet de plan de performance, l’autorité nationale de surveillance consulte les représentants des usagers de l’espace aérien et, le cas échéant, les autorités militaires, les exploitants d’aéroports et les coordonnateurs d’aéroports, ainsi que l’autorité nationale compétente, sans préjudice des arrangements nationaux découlant de l’article 4, paragraphe 5 du présent règlement. Le respect du règlement (UE) 2018/1139 et des actes délégués et d’exécution adoptés sur la base de celui-ci est vérifié.
9. Le projet de plan de performance contient, s’il y a lieu, des objectifs de performance pour les services de navigation aérienne en route dans les domaines de performance clés visés à l’article 21, paragraphe 3, point a), compatibles avec les objectifs de performance à l’échelle de l’Union, ainsi que des objectifs de performance pour les services de navigation aérienne terminaux, dans les domaines de performance clés que sont l’efficacité économique et la capacité et, sous réserve des conditions énoncées à l’article 21, paragraphe 3, point c) iii), dans le domaine de performance clé que sont le climat et l’environnement. Les projets de plans de performance contiennent une description de la manière dont les principes généraux de répartition des coûts communs visés à l’article 21, paragraphe 4, point l), sont appliqués.
Les projets de plans de performance tiennent compte du plan directeur européen GTA, des interdépendances entre les domaines de performance clés visés à l’article 21, paragraphe 3, point a), et des spécificités locales.
10. Sans préjudice de l’article 52, paragraphe 3, les projets de plans de performance adoptés sont rendus publics.
11. Les plans de performance adoptés sont soumis à la Commission pour évaluation et approbation conformément à l’article 24.
Article 24
Évaluation des plans de performance
1. La Commission évalue les projets de plans de performance visés à l’article 23, y compris la compatibilité des objectifs de performance pour les services de navigation aérienne en route avec les objectifs de performance à l’échelle de l’Union, conformément aux critères et conditions prévus dans les actes d’exécution visés à l’article 28, point b), et la répartition des coûts communs entre les services de navigation aérienne en route et les services de navigation aérienne terminaux conformément aux principes généraux visés à l’article 21, paragraphe 4, point l). L’évaluation de la compatibilité des objectifs de performance pour les services de navigation aérienne en route avec les objectifs de performance à l’échelle de l’Union tient compte de l’amélioration des performances dans le temps. La Commission examine les objectifs de performance pour les services de navigation aérienne terminaux à la lumière des éléments précisés dans l’acte d’exécution visé à l’article 28, point b).
2. Lorsqu’elle évalue la compatibilité des objectifs de performance des services de navigation aérienne en route avec les objectifs de performance à l’échelle de l’Union, la Commission tient dûment compte des spécificités locales et des interdépendances entre les domaines de performance clés visés à l’article 21, paragraphe 3, point a).
La Commission peut autoriser un écart entre les objectifs de performance pour les services de navigation aérienne en route et les objectifs de performance à l’échelle de l’Union en ce qui concerne un domaine de performance clé lorsque cela est jugé nécessaire et proportionné pour assurer la compatibilité des objectifs de performance pour ces services avec les objectifs de performance à l’échelle de l’Union en ce qui concerne d’autres domaines de performance clés.
3. Lorsque la Commission constate que le projet de plan de performance adopté satisfait aux critères et conditions visés à l’article 24, paragraphe 1, et prévus dans les actes d’exécution visés à l’article 28, point b), lus en liaison avec le paragraphe 2 du présent article, elle adopte un acte d’exécution pour l’approuver. Cet acte d’exécution est adopté en conformité avec la procédure consultative visée à l’article 48, paragraphe 2.
4. Lorsque la Commission constate qu’il existe des doutes quant au respect par le projet de plan de performance de ces critères et conditions, lus en liaison avec le paragraphe 2 du présent article, elle lance un examen détaillé de ce projet de plan de performance, en demandant si nécessaire des informations supplémentaires à l’État membre concerné.
5. Si, après avoir procédé à l’examen détaillé, la Commission constate que le projet de plan de performance adopté satisfait à ces critères et conditions, lus en liaison avec le paragraphe 2 du présent article, elle adopte un acte d’exécution pour l’approuver. Cet acte d’exécution est adopté en conformité avec la procédure consultative visée à l’article 48, paragraphe 2.
Lorsque la Commission constate que le projet de plan de performance adopté ne satisfait pas à ces critères et conditions, elle adopte un acte d’exécution sous la forme d’une décision, demandant à l’État membre concerné de soumettre un projet de plan de performance révisé qui satisfait à ces critères et conditions et, le cas échéant, exposant les mesures correctives que cet État membre doit prendre. Cet acte d’exécution est adopté en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3.
L’État membre concerné communique à la Commission les mesures qu’il a prises en vertu de cette décision, ainsi que les informations démontrant que ces mesures sont conformes à ladite décision.
Lorsque la Commission constate que ces mesures sont suffisantes pour garantir le respect de sa décision, elle en informe l’État membre concerné et adopte un acte d’exécution pour approuver le projet de plan de performance. Cet acte d’exécution est adopté en conformité avec la procédure consultative visée à l’article 48, paragraphe 2.
Lorsque la Commission constate que ces mesures ne sont pas suffisantes pour garantir le respect de la décision, elle en informe l’État membre concerné.
La Commission prend, le cas échéant, des mesures pour remédier au non-respect, y compris au moyen des mesures prévues à l’article 258 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.
6. Les projets de plans de performance approuvés par la Commission conformément au présent article sont adoptés par les États membres à titre définitif et sont rendus publics, sans préjudice de l’article 52, paragraphe 3.
Article 25
Suivi des performances
1. L’autorité nationale de surveillance évalue, en coopération avec l’autorité nationale compétente sans préjudice des arrangements nationaux découlant de l’article 4, paragraphe 5, si les services de navigation aérienne fournis dans l’espace aérien sous sa responsabilité répondent aux objectifs de performance contenus dans les plans de performance approuvés conformément à l’article 24 et si ces plans ont été correctement mis en œuvre, et met en œuvre les systèmes d’incitation visés à l’article 21, paragraphe 4, point i).
2. L’autorité nationale de surveillance publie des rapports réguliers sur le suivi des performances des services de navigation aérienne fournis par les prestataires de services de navigation aérienne désignés en vertu des articles 8 et 10, et met ces rapports à la disposition de la Commission. Les résultats de ces évaluations sont rendus publics, sans préjudice de l’article 52, paragraphe 3.
Les prestataires de services de navigation aérienne désignés en vertu des articles 8 et 10 fournissent à l’autorité nationale de surveillance les informations et données nécessaires à ce suivi. Cela comprend les informations et données relatives aux coûts réels des services fournis et achetés et des recettes y afférentes.
3. Dans la mesure où le prestataire de services de navigation aérienne dispose de moyens raisonnables pour atténuer l’incidence de facteurs externes, lorsque les objectifs de performance contenus dans les plans de performance ne sont pas atteints ou que le plan de performance n’est pas correctement mis en œuvre, l’autorité nationale de surveillance exige la mise en œuvre de mesures correctives par le prestataire de services de navigation aérienne concerné. Ces mesures correctives sont de nature à améliorer les performances et sont proportionnées, compte tenu notamment des interdépendances avec la sécurité et entre les domaines de performance, ainsi que de l’incidence sur le réseau.
Lorsque les mesures correctives imposées ne sont pas correctement appliquées, l’État membre concerné prend les mesures appropriées et en informe la Commission. En cas d’insuffisance persistante, la Commission peut prendre des mesures conformément à l’article 34, paragraphes 2 et 3.
4. La Commission suit les performances de la fourniture de services de navigation aérienne et des fonctions de réseau sur la base des rapports des autorités nationales de surveillance et de l’analyse des données reçues, procède à des évaluations régulières de la réalisation globale des objectifs de performance à l’échelle de l’Union et présente les résultats au comité visé à l’article 48, paragraphe 1.
Article 26
Plan de performance du réseau
1. Le gestionnaire de réseau élabore, pour chaque période de référence, conformément au processus décisionnel coopératif visé à l’article 38, paragraphe 11, un projet de plan de performance du réseau.
Le projet de plan de performance du réseau est établi après la fixation des objectifs de performance à l’échelle de l’Union et avant le début de la période de référence concernée. Il contient des objectifs de performance dans les domaines de performance clés visés à l’article 21, paragraphe 3, point a).
2. Le projet de plan de performance du réseau est soumis à la Commission pour évaluation et approbation.
3. La Commission évalue le projet de plan de performance du réseau en se fondant sur les critères essentiels suivants:
| a) | la prise en compte de l’amélioration des performances dans le temps, pour la période de référence couverte par le plan de performance et pour la période comprenant à la fois la période de référence précédente et la période de référence couverte par le plan de performance ainsi que de la contribution aux objectifs de performance à l’échelle de l’Union; |
| b) | l’exhaustivité et la cohérence du projet de plan de performance du réseau en ce qui concerne les données et les documents justificatifs, y compris les hypothèses de base utilisées et les prévisions de trafic. |
4. Lorsque la Commission constate que le projet de plan de performance du réseau est complet et indique une amélioration satisfaisante des performances, elle adopte le projet de plan de performance du réseau à titre définitif. Dans le cas contraire, la Commission demande au gestionnaire de réseau de soumettre un projet de plan de performance du réseau révisé.
Article 27
Révision des objectifs de performance et des plans de performance durant une période de référence
1. Lorsque, au cours d’une période de référence, les objectifs de performance à l’échelle de l’Union ne sont plus appropriés en raison d’une évolution significative de la situation ou de considérations de sécurité et lorsque la révision d’un ou de plusieurs objectifs est nécessaire et proportionnée, la Commission révise ces objectifs de performance à l’échelle de l’Union. L’article 22 s’applique à cette décision.
Lorsque, à la suite de cette révision, les objectifs de performance contenus dans les plans de performance adoptés en vertu de l’article 24, paragraphe 6, ne sont plus compatibles avec les objectifs de performance à l’échelle de l’Union, les autorités nationales de surveillance révisent ces plans en ce qui concerne les objectifs de performance concernés. Les articles 23, 24 et 25 s’appliquent à la révision de ces plans. La consultation visée à l’article 23, paragraphe 8, peut se limiter, aux fins du présent alinéa, aux objectifs de performance et aux parties des projets de plans de performance qui sont directement ou indirectement affectés par la révision.
À la suite de la révision visée au premier alinéa, les autorités nationales de surveillance élaborent de nouveaux projets de plan de performance, auxquels s’appliquent les articles 23, 24 et 25. Le gestionnaire de réseau élabore un nouveau projet de plan de performance du réseau, auquel s’applique l’article 26.
2. La décision relative aux objectifs de performance à l’échelle de l’Union révisés visée au paragraphe 1 comprend des dispositions transitoires pour la période allant jusqu’à l’entrée en vigueur des plans de performance révisés définitifs. Les objectifs de performance à l’échelle de l’Union révisés et les dispositions transitoires ne s’appliquent pas de manière rétroactive.
3. En cas de crise de réseau, par exemple de conflits géopolitiques, de crises sanitaires ou de catastrophe naturelle, empêchant la publication de prévisions de trafic fiables, les dispositions transitoires adoptées par la Commission conformément au paragraphe 2 peuvent inclure la suspension ou l’adaptation temporaire du système de performance jusqu’à ce que la crise de réseau prenne fin et que de nouvelles prévisions fiables soient disponibles. Dans ce cas, la Commission définit les conditions y afférentes, y compris les adaptations nécessaires des redevances applicables, dans la décision visée au paragraphe 1.
4. Les États membres peuvent, sous réserve de l’approbation de la Commission, réviser un ou plusieurs objectifs de performance au cours d’une période de référence lorsque les seuils d’alerte sont atteints ou lorsqu’il est démontré que les données, les hypothèses et les motifs initiaux sur lesquels s’appuient les objectifs de performance ne sont plus exacts, de manière significative et durable, en raison de circonstances qu’il était impossible de prévoir au moment de l’adoption du plan de performance. La Commission approuve cette révision si elle conclut que la révision est nécessaire et proportionnée et que les objectifs de performance révisés sont compatibles avec les objectifs de performance à l’échelle de l’Union.
Dans ce cas, les États membres révisent les plans de performance en ce qui concerne les objectifs concernés, conformément aux procédures prévues aux articles 23 et 24. La consultation visée à l’article 23, paragraphe 8, peut se limiter, aux fins du présent paragraphe, aux objectifs de performance et aux parties des plans de performance qui sont directement ou indirectement affectés par la révision.
Article 28
Mise en œuvre du système de performance
Aux fins de la mise en œuvre du système de performance, la Commission adopte des actes d’exécution établissant des exigences et des procédures détaillées en ce qui concerne l’article 21, paragraphe 4, et les articles 22 à 27, en particulier en ce qui concerne:
| a) | l’élaboration, le développement, l’évaluation, l’approbation et la révision des plans de performance; |
| b) | la définition d’objectifs de performance, les critères et conditions de leur évaluation, y compris pour évaluer la compatibilité des objectifs pour les services de navigation aérienne en route avec les objectifs de performance à l’échelle de l’Union, et une méthode de définition des valeurs de ventilation; |
| c) | les principes généraux pour la répartition des coûts communs entre les services de navigation aérienne en route et les services de navigation aérienne terminaux, visés à l’article 21, paragraphe 4, point l); |
| d) | le suivi des plans de performance, des performances des fonctions de réseau, les mécanismes d’alerte pour la révision des plans et objectifs de performance et pour la révision des objectifs de performance à l’échelle de l’Union durant une période de référence, ainsi que l’adoption de mesures correctives visées à l’article 21, paragraphe 4, et aux articles 23, 24, 25 et 27; |
| e) | les calendriers de toutes les procédures; |
| f) | un mécanisme visant à faire face aux événements visé à l’article 21, paragraphe 4, point m); |
| g) | la définition d’indicateurs de performance clés et d’indicateurs pour le suivi. La Commission est habilitée à fixer des indicateurs de performance clés pour les services de navigation aérienne terminaux dans le domaine de performance clé que sont le climat et l’environnement dès qu’il est possible d’établir des indicateurs valables, fiables et mesurables. Ces indicateurs permettent au minimum de démontrer et de mesurer les incidences dans ces domaines qui peuvent être directement influencées par les prestataires de services de navigation aérienne; |
| h) | la méthode d’analyse comparative; |
| i) | les mécanismes incitatifs; |
| j) | les conditions d’établissement des plans de performance communs. |
Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3.
Article 29
Principes relatifs au système de tarification
1. Sans préjudice de la possibilité qu’ont les États membres de financer la fourniture des services de navigation aérienne couverts par le présent article au moyen de fonds publics, dans la mesure où cela est conforme aux règles des traités en matière de concurrence le cas échéant, des redevances pour les services de navigation aérienne sont déterminées, imposées et appliquées aux usagers de l’espace aérien.
Le système de tarification établi en vertu du présent article ainsi que des articles 30 à 32 est cohérent avec l’article 15 de la convention de Chicago. En ce qui concerne les redevances en route, le système de tarification établi en vertu du présent règlement et des actes d’exécution visés à l’article 33 et le système de tarification des redevances en route d’Eurocontrol sont cohérents.
2. Les articles 29 à 36 ne s’appliquent pas aux services de navigation aérienne terminaux fournis dans les aéroports situés sur le territoire des États membres auxquels le traité s’applique et comptant moins de 80 000 mouvements de transport aérien IFR par an. Toutefois, un État membre peut décider que ces services de navigation aérienne terminaux sont soumis auxdits articles.
3. Les redevances sont fondées sur les coûts supportés par les prestataires de services de navigation aérienne désignés en vertu des articles 8 et 10 en relation avec les services et fonctions au profit des usagers de l’espace aérien au cours de périodes de référence fixes définies à l’article 21, paragraphe 3. Ces coûts peuvent inclure un rendement raisonnable des actifs.
4. Les redevances favorisent la fourniture sûre, efficace, effective et durable des services de navigation aérienne en vue d’atteindre un niveau élevé de sécurité et d’efficacité économique, tout en réduisant l’impact de l’aviation sur l’environnement.
5. Les recettes perçues par un prestataire de services de navigation aérienne désigné en vertu des articles 8 et 10 et provenant des redevances imposées aux usagers de l’espace aérien en application du présent article ne sont pas utilisées pour financer des services que ce prestataire de services de navigation aérienne fournit aux conditions du marché conformément à l’article 11 ou pour financer toute autre activité commerciale exercée par ce prestataire.
6. Les données financières relatives aux coûts fixés, aux coûts réels et aux recettes y afférentes des prestataires de services de navigation aérienne désignés sont communiquées aux autorités nationales de surveillance. Afin de permettre à la Commission de s’acquitter des tâches qui lui incombent en vertu du présent règlement, les autorités nationales de surveillance communiquent ces données à la Commission conformément aux modalités définies dans l’acte d’exécution visé à l’article 33. Les données financières relatives aux coûts fixés, aux coûts réels et aux recettes y afférentes sont mises à la disposition des usagers de l’espace aérien, et sont publiées conformément à l’article 52, paragraphe 3.
Article 30
Assiettes des coûts pour le calcul des redevances
1. Les assiettes des coûts pour le calcul des redevances liées aux services de navigation aérienne sont constituées des coûts fixés, tels qu’ils sont établis dans les plans de performance adoptés conformément à l’article 24, paragraphe 6, liés à la fourniture de ces services dans la zone tarifaire de route et la zone tarifaire terminale concernées.
2. Les coûts fixés visés au paragraphe 1 comprennent les coûts des installations et des services concernés, le coût du capital et l’amortissement des éléments d’actif, ainsi que les coûts d’entretien, d’exploitation, de gestion et d’administration, y compris les coûts de personnel.
3. Les coûts fixés visés au paragraphe 1 comprennent également les coûts suivants:
| a) | les coûts en relation avec la supervision des services de navigation aérienne supportés par les autorités nationales de surveillance, les autorités nationales compétentes et d’autres autorités nationales chargées par les États membres d’exécuter des tâches liées au présent règlement et au règlement (UE) 2018/1139, lorsque l’État membre en décide ainsi; |
| b) | les coûts supportés par les prestataires de services de navigation aérienne désignés en vertu des articles 8 et 10, en ce qui concerne la fourniture de services de navigation aérienne et les fonctions de réseau; |
| c) | les coûts liés à la Convention internationale de coopération pour la sécurité de la navigation aérienne «Eurocontrol» du 13 décembre 1960, telle que modifiée, lorsque l’État membre en décide ainsi. |
4. Les coûts fixés ne comprennent pas le coût des sanctions imposées par les États membres conformément à l’article 53.
5. Les coûts relatifs à la fois aux services de navigation aérienne en route et aux services de navigation aérienne terminaux sont répartis selon les principes généraux visés à l’article 21, paragraphe 4, point l). Les subventions croisées entre services de navigation aérienne en route et les services de navigation aérienne terminaux ne sont pas autorisées. Les subventions croisées ne sont autorisées entre services de navigation aérienne différents dans l’une de ces deux catégories que lorsqu’elles sont justifiées par des raisons objectives et pour autant qu’elles soient identifiées de manière transparente conformément à l’article 36, paragraphe 3.
6. Les prestataires de services de navigation aérienne désignés en vertu des articles 8 et 10 fournissent à l’autorité nationale de surveillance des informations détaillées sur leur assiette de coûts. À cette fin, les coûts sont ventilés en distinguant les coûts de personnel, les coûts d’exploitation autres que les coûts de personnel, les coûts d’amortissement, le coût du capital, les coûts exceptionnels et les coûts visés à l’article 30, paragraphe 3. Afin de permettre à la Commission de s’acquitter des tâches qui lui incombent en vertu du présent règlement, l’autorité nationale de surveillance communique ces informations à la Commission conformément aux modalités définies dans l’acte d’exécution visé à l’article 33.
Article 31
Zone tarifaire et taux unitaires
1. Les taux unitaires sont fixés par année civile et pour chaque zone tarifaire sur la base des coûts fixés et des prévisions de trafic établies dans les plans de performance, ainsi que des ajustements applicables en fonction des années précédentes et d’autres recettes, en particulier les fonds publics, y compris le soutien financier de programmes d’assistance de l’Union.
2. Sans préjudice de l’article 30, paragraphe 5, les États membres définissent, avant le début d’une période de référence, les zones tarifaires pour les services de navigation aérienne et identifient les prestataires de services de la circulation aérienne relevant du champ d’application de chaque zone tarifaire. La Commission adopte un acte d’exécution pour définir les conditions dans lesquelles les États membres peuvent modifier ou établir une nouvelle zone tarifaire terminale au cours d’une période de référence. Ledit acte d’exécution est adopté en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3.
3. Les taux unitaires sont fixés par les États membres et font l’objet d’une vérification par la Commission de leur conformité à l’article 29, à l’article 30 et au présent article.
Lorsque la Commission constate qu’un taux unitaire ne satisfait pas à ces exigences, le taux unitaire est réexaminé en conséquence par l’État membre concerné et modifié de manière à satisfaire à ces exigences.
Les taux unitaires sont publiés.
4. Les États membres peuvent définir des zones tarifaires communes et, dans de tels cas, fixent des taux unitaires communs pour ces zones tarifaires.
Article 32
Établissement des redevances
1. Des redevances sont perçues auprès des usagers de l’espace aérien pour la fourniture de services de navigation aérienne, dans des conditions non discriminatoires, en tenant compte des capacités de production relatives des différents types d’aéronefs concernés. Lors de la fixation des redevances demandées aux différents usagers de l’espace aérien pour l’utilisation d’un même service, aucune distinction n’est faite selon la nationalité des usagers ou la catégorie à laquelle ils appartiennent.
2. La redevance de route liée aux services de navigation aérienne pour un vol donné dans une zone tarifaire de route donnée est calculée sur la base du taux unitaire établi pour cette zone tarifaire de route et des unités de services en route pour ledit vol.
3. La redevance pour services terminaux liée aux services de navigation aérienne pour un vol donné dans une zone tarifaire terminale donnée est calculée sur la base du taux unitaire établi pour cette zone tarifaire terminale et des unités de services terminaux pour ledit vol. Aux fins du calcul de la redevance pour services terminaux, l’approche et le départ d’un vol comptent comme un vol unique.
4. Certains usagers de l’espace aérien ou certains vols, notamment ceux qui utilisent ou exploitent des aéronefs légers et des aéronefs d’État, peuvent être exonérés des redevances de navigation aérienne, à condition que le coût d’une telle exonération soit couvert par d’autres ressources et ne soit pas répercuté sur d’autres usagers de l’espace aérien.
5. La Commission réalise, en consultation avec les États membres, les prestataires de services de la circulation aérienne et les usagers de l’espace aérien, une étude sur la contribution de la modulation des redevances à la réalisation des objectifs du ciel unique européen, définis à l’article 1er, paragraphe 1, du présent règlement, et du règlement (UE) 2021/1119. Cette étude évalue également la faisabilité de cette modulation et son incidence sur la circulation aérienne, la fourniture de services, les coûts administratifs et les parties prenantes.
6. Les résultats de l’étude visée au paragraphe 5 du présent article fourniront à la Commission les informations essentielles pour déterminer s’il y a lieu d’adopter un acte d’exécution conformément à l’article 48, paragraphe 3, visant à assurer l’application uniforme de la modulation des redevances en route afin d’encourager les usagers de l’espace aérien à favoriser l’amélioration des performances climatiques et environnementales, notamment le recours aux itinéraires disponibles les plus économes en carburant et l’utilisation accrue de technologies de propulsion propres de substitution, y compris les carburants de substitution durables, tout en maintenant un niveau de sécurité optimal.
7. La modulation visée au paragraphe 6 consiste en avantages ou désavantages financiers et est neutre sur le plan des recettes pour les prestataires de services de la circulation aérienne.
8. Outre la modulation des redevances visée au paragraphe 6, les redevances peuvent être modulées par les États membres afin d’encourager les prestataires de services de la circulation aérienne et les usagers de l’espace aérien à soutenir l’amélioration de la qualité des services, notamment l’augmentation des capacités, la réduction des retards et le développement durable.
Article 33
Mise en œuvre du système de tarification
Aux fins de la mise en œuvre du système de tarification, la Commission adopte des actes d’exécution établissant des exigences et procédures détaillées en ce qui concerne les articles 29 à 32, notamment pour les assiettes de coûts et les coûts fixés, la fixation des taux unitaires, les mécanismes de partage des risques et la modulation des redevances, ainsi que les modalités de la communication des données à la Commission par les autorités nationales de surveillance. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3.
Article 34
Contrôle du respect des systèmes de performance et de tarification
1. La Commission contrôle régulièrement le respect, par les États membres, des articles 21 à 27 et des articles 29 à 32 ainsi que des actes d’exécution visés aux articles 28 et 33. Lorsqu’elle procède à ce contrôle, la Commission évalue si les États membres s’assurent, conformément à leur devoir de coopération loyale, que les prestataires de services de navigation aérienne respectent les obligations qui leur incombent en vertu de ces articles. La Commission agit en concertation avec le conseil d’évaluation des performances et avec les autorités nationales de surveillance.
2. Lorsque la Commission dispose d’indices de non-respect des dispositions visées au paragraphe 1, elle peut ouvrir une enquête. Elle conclut l’enquête dans un délai de quatre mois, après avoir entendu l’État membre et l’autorité nationale de surveillance concernée.
3. Sans préjudice de l’article 52, paragraphe 1, la Commission communique les résultats de l’enquête à l’État membre et, le cas échéant, aux prestataires de services de navigation aérienne désignés en vertu des articles 8 et 10 concernés et la Commission peut émettre un avis sur la question de savoir si cet État membre a respecté les articles 21 à 27 et les articles 29 à 32 ainsi que les actes d’exécution visés aux articles 28 et 33. Elle notifie cet avis à l’État membre concerné.
Article 35
Application des systèmes de performance et de tarification à l’armée
1. Les articles 21 à 34 ne s’appliquent pas aux entités militaires qui fournissent des services de navigation aérienne à titre principal pour des mouvements d’aéronefs autres que la circulation aérienne générale.
Toutefois, les États membres peuvent décider d’appliquer ces articles aux entités militaires qui fournissent des services de navigation aérienne à titre principal pour des mouvements d’aéronefs autres que la circulation aérienne générale.
Lorsque les dispositions des articles 21 à 34 ne s’appliquent pas aux entités militaires qui fournissent des services de navigation aérienne, les coûts des services connexes ne font pas partie des coûts fixés visés à l’article 30, paragraphe 1.
2. Les articles 21 à 34 s’appliquent aux entités militaires qui fournissent des services de navigation aérienne à titre principal pour la circulation aérienne générale, en ce qui concerne les services fournis pour la circulation aérienne générale.
Article 36
Transparence comptable des prestataires de services de navigation aérienne
1. Les prestataires de services de navigation aérienne, indépendamment de leur régime de propriété ou de leurs structures juridiques, établissent et publient chaque année leurs comptes financiers. Ces comptes sont conformes aux normes comptables internationales adoptées par l’Union.
Lorsque, en raison de son statut juridique, le prestataire de services de navigation aérienne ne peut se conformer entièrement aux normes comptables internationales, il s’y conforme dans toute la mesure du possible. Les prestataires de services de navigation aérienne publient un rapport annuel et sont régulièrement soumis à un audit indépendant pour les comptes visés au présent paragraphe.
2. Les autorités nationales de surveillance ont le droit d’accéder aux comptes des prestataires de services de navigation aérienne sous leur supervision. Les États membres peuvent décider d’accorder l’accès à ces comptes aux autorités nationales de surveillance d’autres États membres. Lorsque cela est nécessaire pour permettre à la Commission de s’acquitter des tâches qui lui incombent au titre du présent règlement, les autorités nationales de surveillance lui communiquent ces informations.
3. Les prestataires de services de navigation aérienne, dans leur comptabilité interne, tiennent une comptabilité séparée pour chacun des services de navigation aérienne comme ils seraient tenus de le faire si ces services étaient exécutés par des entreprises distinctes en vue d’éviter les discriminations, les subventions croisées et les distorsions de concurrence. Un prestataire de services de navigation aérienne tient également une comptabilité séparée pour chaque activité lorsqu’il:
| a) | fournit des services de navigation aérienne achetés conformément à l’article 11, paragraphes 1 et 2, et des services de navigation aérienne non couverts par cette disposition; |
| b) | fournit des services de navigation aérienne et exerce d’autres activités, de quelque nature que ce soit, notamment des CIS; |
| c) | fournit des services de navigation aérienne dans l’Union et dans des pays tiers. |
Les coûts fixés et réels provenant des services de navigation aérienne sont ventilés par catégories de coûts conformément à l’article 30, paragraphe 6, et ils sont rendus publics, sans préjudice de l’article 52, paragraphe 3.
4. Les données financières communiquées conformément à l’article 29, paragraphe 6, et les autres informations pertinentes pour le calcul des taux unitaires font l’objet d’un audit ou d’une vérification par l’autorité nationale de surveillance ou une entité indépendante du prestataire de services de navigation aérienne concerné et sont approuvées par l’autorité nationale de surveillance. Les conclusions de l’audit sont rendues publiques, sans préjudice de l’article 52, paragraphe 3.
CHAPITRE IV
GESTION DU RÉSEAU
Article 37
Fonctions de réseau
1. Les fonctions de réseau de GTA conduisent à une utilisation durable et efficiente de l’espace aérien et des ressources limitées. Elles donnent aussi aux usagers de l’espace aérien la possibilité d’emprunter des trajectoires et des profils de vol optimisés sur le plan de l’environnement et du climat, tout en donnant un accès équitable et raisonnable à l’espace aérien et aux services de navigation aérienne et en réduisant au minimum les encombrements. Les fonctions de réseau énoncées au paragraphe 2 du présent article soutiennent un accès sans discontinuité aux services de navigation aérienne par les usagers de l’espace aérien, ainsi que la réalisation des objectifs de performance à l’échelle de l’Union visés à l’article 21, paragraphe 3, point b), et elles sont fondées sur des besoins opérationnels. La mise en œuvre de ces fonctions de réseau respecte les dispositions de l’article 1er et est sans préjudice de la souveraineté des États membres sur leur espace aérien et de leurs exigences en matière d’ordre public, de sécurité publique et de défense.
2. Les fonctions de réseau visées au paragraphe 1 sont les suivantes:
| a) | la conception et l’utilisation de structures de l’espace aérien dans l’ensemble de l’Union dans le but d’offrir le niveau requis de sécurité, de capacité, de flexibilité, de réactivité et de performance environnementale, en tenant dûment compte des besoins en matière de sécurité et de défense et sans préjudice des responsabilités des États membres en ce qui concerne les routes et les structures de l’espace aérien pour l’espace aérien relevant de leur responsabilité; |
| b) | l’ATFM; |
| c) | la coordination des ressources limitées dans les bandes de fréquence aéronautiques utilisées pour la circulation aérienne générale, en particulier des radiofréquences, et la coordination des codes de transpondeur radar; |
| d) | la facilitation de la délégation de la fourniture de services de la circulation aérienne grâce à la coopération avec les prestataires de services de la circulation aérienne et les autorités des États membres; |
| e) | la fourniture de capacités de contrôle du trafic aérien dans le réseau conformément aux engagements énoncés dans le plan de réseau opérationnel, en vue de satisfaire aux exigences en matière de performances opérationnelles du réseau et de respecter les valeurs de référence locales; |
| f) | la gestion de crises de réseau; |
| g) | l’attribution des retards ATFM; |
| h) | la gestion de la planification, du suivi et de la coordination des activités de mise en œuvre du déploiement des infrastructures dans le réseau européen de GTA, conformément au plan directeur européen GTA, compte tenu des besoins opérationnels et des procédures opérationnelles associées; |
| i) | le suivi du fonctionnement des infrastructures du réseau européen de GTA. |
3. Les États membres et toutes les parties prenantes opérationnelles concernées exécutent les fonctions de réseau avec la contribution du gestionnaire de réseau, définie à l’article 38, paragraphe 6, et dans l’acte d’exécution visé à l’article 38, paragraphe 10.
4. Les fonctions énoncées au paragraphe 2 n’impliquent pas l’adoption de mesures contraignantes de portée générale ou l’exercice d’un pouvoir discrétionnaire. Elles sont exercées en coordination avec les autorités civiles et militaires conformément, en particulier, aux procédures convenues concernant la gestion souple de l’espace aérien. Les mesures prises pour la mise en œuvre des fonctions énumérées au paragraphe 2 sont de nature purement opérationnelle ou technique et tiennent compte des spécificités des États membres.
5. Afin d’assurer la mise en œuvre uniforme et le respect des dispositions visées au présent article, la Commission, en vue d’atteindre les objectifs énoncés à l’article 1er, adopte des actes d’exécution en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3, établissant des règles détaillées en ce qui concerne l’exécution des fonctions de réseau, y compris en matière de gestion des crises.
Article 38
Le gestionnaire de réseau
1. Afin d’atteindre les objectifs visés à l’article 37, paragraphe 1, du présent règlement, la Commission, avec le soutien de l’Agence, conformément au règlement (UE) 2018/1139, veille à ce que le gestionnaire de réseau contribue à l’exécution des fonctions de réseau visées à l’article 37, paragraphe 2, du présent règlement, en réalisant les tâches visées au paragraphe 6 du présent article. La Commission supervise la bonne exécution par le gestionnaire de réseau des tâches qui incombent à celui-ci.
2. La Commission nomme un organisme indépendant, impartial et compétent pour exécuter les tâches du gestionnaire de réseau.
3. À cette fin, la Commission adopte un acte d’exécution en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3.
Cette décision de nomination précise les conditions de la nomination, y compris en ce qui concerne le financement du gestionnaire de réseau.
4. Afin d’assurer la mise en œuvre uniforme et le respect des dispositions visées au paragraphe 2, la Commission, en vue d’atteindre les objectifs énoncés à l’article 1er, adopte des actes d’exécution établissant des dispositions détaillées, y compris:
| a) | les critères et procédures de nomination; |
| b) | les exigences d’indépendance; |
| c) | les exigences en matière d’expertise; |
| d) | le financement; |
| e) | la supervision par la Commission de l’exécution par le gestionnaire de réseau des tâches qui incombent à celui-ci; |
| f) | les exigences relatives à la mesure des performances du gestionnaire de réseau. |
Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3.
5. Le gestionnaire de réseau exécute ses tâches de façon impartiale et économiquement efficiente et est soumis à une gouvernance et une indépendance appropriées. Si l’organisme compétent désigné comme gestionnaire de réseau assume également des fonctions réglementaires, une séparation organisationnelle avec ces fonctions est assurée. Dans l’exécution de ses tâches, le gestionnaire de réseau tient compte des besoins de l’ensemble du réseau de GTA tout en préservant les capacités de défense et il met pleinement à contribution toutes les parties prenantes opérationnelles.
6. Lors de l’application de l’acte d’exécution visé au paragraphe 3 du présent article, le gestionnaire de réseau, dans les limites de l’article 37, paragraphe 4, contribue à l’exécution des fonctions de réseau au moyen des tâches suivantes:
| a) | l’établissement du plan de réseau opérationnel et élaboration du plan de réseau stratégique; |
| b) | l’appui à la conception et à la coordination de l’utilisation des structures de l’espace aérien; |
| c) | la facilitation de la délégation de la fourniture de services de la circulation aérienne, lorsqu’elle a été approuvée par les États membres concernés, en soutenant les États membres et les prestataires de services de la circulation aérienne concernés, compte tenu des accords nécessaires à la coordination de la circulation aérienne générale et opérationnelle et de la nécessité de maintenir une coordination adéquate au sein des structures de l’espace aérien concernées; |
| d) | la coordination et le soutien à la fourniture de capacités de contrôle du trafic aérien dans le réseau conformément aux engagements énoncés dans le plan de réseau opérationnel, en vue de satisfaire aux exigences en matière de performances opérationnelles du réseau et de respecter les valeurs de référence locales; |
| e) | la coordination et le soutien à la gestion des crises de réseau; |
| f) | la coordination des ressources limitées dans les bandes de fréquence aéronautiques utilisées pour la circulation aérienne générale, en particulier des radiofréquences, et coordination des codes de transpondeur radar; |
| g) | la coordination de l’ATFM et la mise en place, l’organisation et le fonctionnement de l’unité centrale de l’ATFM; |
| h) | l’élaboration de procédures et l’organisation des processus d’attribution des retards ATFM dans le cadre d’un processus décisionnel coopératif; |
| i) | la coordination, le suivi et l’appui des activités de planification et de mise en œuvre du déploiement des infrastructures dans le réseau européen de GTA, en partenariat avec les parties prenantes opérationnelles afin de veiller à leur participation active à la gestion et à la gouvernance; |
| j) | le suivi des performances des infrastructures du réseau européen de GTA; |
| k) | la coordination avec l’OACI et les régions de l’OACI en ce qui concerne l’exécution des fonctions de réseau; |
| l) | l’établissement du programme de travail et du budget du gestionnaire de réseau; |
| m) | la fourniture de données sur les plans de vol dans le cadre du règlement (CE) no 2111/2005 du Parlement européen et du Conseil (22) ou d’autres mesures de sécurité et de sûreté, et par l’intermédiaire de toute autre tâche nécessaire et intrinsèquement liée à la contribution du gestionnaire de réseau à l’exécution des fonctions de réseau, comme précisé dans les actes d’exécution visés au paragraphe 10. |
7. Le gestionnaire de réseau contribue à l’exécution des fonctions de réseau par des mesures de soutien visant à assurer une planification et une exploitation sûres et efficaces des parties prenantes au sein du réseau dans des conditions normales et des conditions de crise de réseau et des mesures visant à améliorer en permanence le fonctionnement du réseau dans le ciel unique européen et les performances globales du réseau, en particulier en ce qui concerne la mise en œuvre du système de performance, y compris pour ce qui est du climat et de l’environnement. Les mesures prises par le gestionnaire de réseau tiennent compte de la nécessité d’intégrer pleinement les aéroports dans le réseau et visent à garantir le respect des plans de performance et des objectifs de performance des prestataires de services de la circulation aérienne désignés.
8. Le gestionnaire de réseau coopère étroitement avec la Commission afin de faire en sorte que les objectifs de performance visés à l’article 21 soient dûment pris en compte dans la planification globale des capacités, ainsi que dans les capacités à fournir par les prestataires de services de la circulation aérienne individuels et convenues entre le gestionnaire de réseau et ces prestataires de services de la circulation aérienne dans le plan de réseau opérationnel.
9. Le gestionnaire de réseau:
| a) | dans le cadre d’un processus décisionnel coopératif, détermine des actions opérationnelles et propose des mesures correctives à prendre par les parties prenantes opérationnelles en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de performance à l’échelle de l’Union et des objectifs de performance locaux contraignants en prenant dûment en considération les spécificités régionales et locales, et de mettre en œuvre les exigences de performance opérationnelle du réseau et les valeurs de référence locales énoncées dans le plan de réseau opérationnel, et il fournit des conseils sur les trajectoires de vol optimisées sur le plan du climat; les parties prenantes opérationnelles peuvent décider si les mesures correctives proposées doivent être mises en œuvre et informent le comité de gestion du réseau des raisons pour lesquelles elles ne les mettent pas en œuvre; |
| b) | en coordination avec les parties intéressées, conseille la Commission et fournit au conseil d’évaluation des performances des informations pertinentes sur le déploiement des infrastructures du réseau de GTA conformément au plan directeur européen GTA, en particulier pour déterminer les investissements nécessaires pour le réseau. |
10. Afin d’assurer la mise en œuvre uniforme des dispositions visées aux paragraphes 6 à 9 du présent article, la Commission, en vue d’atteindre les objectifs énoncés à l’article 1er, adopte des actes d’exécution établissant des règles détaillées en ce qui concerne la mise en œuvre des tâches du gestionnaire de réseau, définies à ces paragraphes.
Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3.
11. Lors de l’exécution de ses tâches, le gestionnaire de réseau prend des mesures dans le cadre d’un processus décisionnel coopératif. Les parties au processus décisionnel coopératif agissent dans toute la mesure du possible dans le sens d’une amélioration du fonctionnement et des performances du réseau, y compris la réalisation des objectifs de performance à l’échelle de l’Union dans le domaine de performance clé que sont le climat et l’environnement. Le processus décisionnel coopératif promeut l’intérêt du réseau en tenant compte des intérêts essentiels en matière de sécurité et de défense et d’autres conditions locales ou régionales, telles que les conditions géographiques, topographiques et météorologiques.
Les États membres sont pleinement associés aux décisions d’importance stratégique, en particulier dans le cadre de l’élaboration du plan de réseau stratégique.
12. Le processus décisionnel coopératif visé au paragraphe 11 est fondé, en particulier, sur un processus de consultation des parties prenantes opérationnelles, des coordonnateurs de créneaux aéroportuaires, des États membres et, le cas échéant, de l’Agence et de la Commission, sur les arrangements de travail et les processus relatifs aux opérations et sur les mécanismes de résolution faisant intervenir le comité de gestion du réseau lorsque cela est nécessaire.
Lorsque la souveraineté d’un État membre sur son espace aérien est concernée, l’accord de cet État membre est requis.
13. Afin de veiller à la mise en œuvre uniforme et au respect des dispositions visées aux paragraphes 11 et 12, la Commission, en vue d’atteindre les objectifs énoncés à l’article 1er, adopte des actes d’exécution établissant des dispositions détaillées concernant le processus décisionnel coopératif, y compris:
| a) | un processus de consultation des parties prenantes opérationnelles, des coordonnateurs de créneaux aéroportuaires, des États membres et, le cas échéant, de l’Agence et de la Commission; |
| b) | les arrangements de travail et les processus opérationnels; |
| c) | la participation des autorités des États membres lorsque cela est nécessaire; |
| d) | les mécanismes de résolution faisant intervenir le comité de gestion du réseau lorsque cela est nécessaire; |
| e) | toute autre mesure nécessaire en ce qui concerne les processus décisionnels. |
Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3.
14. Un comité de gestion du réseau est institué afin d’assurer une gouvernance appropriée de l’exécution des fonctions du réseau.
Le comité de gestion du réseau est chargé:
| a) | d’approuver ou de valider les mesures prises ou proposées par le gestionnaire de réseau conformément à l’acte d’exécution visé au paragraphe 15; |
| b) | d’approuver les spécifications relatives à la consultation et aux arrangements de travail détaillés visés aux paragraphes 12 et 13; |
| c) | d’approuver le plan de réseau opérationnel; |
| d) | de valider le plan stratégique de réseau, après consultation des États membres et compte tenu de leur avis, et avant son approbation par la Commission; |
| e) | d’assurer le suivi de la mise en œuvre des fonctions de réseau et de formuler des avis ou des recommandations sur des questions spécifiques; et |
| f) | de toute autre mesure nécessaire à l’exécution des mécanismes de gouvernance. |
L’approbation par la Commission du plan stratégique de réseau prend la forme d’un acte d’exécution. Cet acte d’exécution est adopté en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3.
Le comité de gestion du réseau comprend des membres avec droit de vote et sans droit de vote. Il est composé de représentants des parties prenantes opérationnelles, de représentants de la Commission, de représentants du gestionnaire de réseau et de représentants d’Eurocontrol.
15. Afin d’assurer la mise en œuvre uniforme et le respect des dispositions visées au paragraphe 14 du présent article, la Commission, en vue d’atteindre les objectifs énoncés à l’article 1er, adopte des actes d’exécution établissant des règles détaillées relatives au comité de gestion du réseau, en particulier en ce qui concerne:
| a) | la composition du comité de gestion du réseau; |
| b) | le fonctionnement du comité de gestion du réseau et ses responsabilités définies au paragraphe 14; |
| c) | les mécanismes de gouvernance du réseau. |
Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3.
16. Sans préjudice de l’article 37, paragraphe 2, point a), du présent règlement et des articles 44 et 46 du règlement (UE) 2018/1139 et des actes délégués et d’exécution adoptés sur la base de ceux-ci, les États membres sont pleinement compétents en ce qui concerne l’élaboration, l’approbation et la mise en place des routes et des structures de l’espace aérien pour l’espace aérien relevant de leur responsabilité. À cet égard, les États membres tiennent compte des exigences du trafic aérien, des variations saisonnières et de la complexité du trafic aérien et des plans de performance. Avant de se prononcer sur ces aspects, ils prennent dûment en considération les besoins des usagers de l’espace aérien concernés ou des groupes représentant ces usagers de l’espace aérien et des autorités militaires, selon le cas.
Article 39
Transparence comptable du gestionnaire de réseau
1. Les comptes financiers du gestionnaire de réseau sont établis et publiés chaque année. Ces comptes sont conformes aux normes comptables internationales adoptées par l’Union. Si, en raison de son statut juridique, le gestionnaire de réseau ne peut se conformer entièrement aux normes comptables internationales, il s’y conforme dans toute la mesure du possible.
2. Le gestionnaire de réseau publie un rapport annuel sur ses activités et est régulièrement soumis à un audit indépendant.
Article 40
Relations avec les parties prenantes
Les prestataires de services de la circulation aérienne établissent des mécanismes de consultation en vue de consulter les usagers de l’espace aérien, les exploitants d’aéroports et les autorités militaires concernés sur tous les problèmes importants liés aux services fournis, notamment les modifications pertinentes apportées aux configurations d’espace aérien, ou sur les grands investissements ayant une incidence utile sur la gestion du trafic aérien et la fourniture de services de navigation aérienne ou les redevances. En particulier, leurs positions sont prises en considération à un stade précoce du processus d’élaboration de plans d’investissement stratégiques à long terme, notamment en ce qui concerne les aspects nécessitant une synchronisation entre le déploiement des équipements embarqués et celui des équipements au sol.
Article 41
Relations avec les autorités militaires
Dans le cadre de la politique commune des transports, les États membres veillent à ce que des accords écrits entre les autorités civiles et militaires compétentes, ou des arrangements juridiques équivalents, soient conclus ou prorogés concernant la gestion de blocs d’espace aérien spécifiques et ils en informent la Commission.
Article 42
Disponibilité des données opérationnelles pour la circulation aérienne générale et accès à ces données
1. En ce qui concerne la circulation aérienne générale, les données opérationnelles pertinentes sont mises à disposition en temps réel dans un format interopérable, sur une base transparente et non discriminatoire et sans préjudice des intérêts relevant de la sécurité nationale, de l’ordre public et de la politique de défense, par tous les prestataires de services de navigation aérienne, les usagers de l’espace aérien, les aéroports et le gestionnaire de réseau, y compris sur une base transfrontalière et à l’échelle de l’Union. Cette disponibilité bénéficie aux prestataires de services de navigation aérienne certifiés ou déclarés, aux entités ayant un intérêt avéré à envisager la fourniture de services de navigation aérienne, aux entités militaires chargées d’activités de sécurité et de défense, aux prestataires militaires de services de navigation aérienne, aux usagers de l’espace aérien et aux aéroports, ainsi qu’au gestionnaire de réseau. Ces données sont utilisées uniquement à des fins opérationnelles.
2. Les prix du service visé au paragraphe 1 sont fondés sur des principes généraux et des règles tarifaires communes à établir dans l’acte d’exécution visé au paragraphe 4.
3. L’accès aux données opérationnelles pertinentes visées au paragraphe 1 du présent article est accordé gratuitement aux autorités chargées de la supervision de la sécurité, de la supervision des performances et de la supervision du réseau, de la sûreté, de l’ordre public et de la défense, y compris à l’Agence, conformément au règlement (UE) 2018/1139.
4. La Commission adopte des actes d’exécution établissant les exigences détaillées relatives à la mise à disposition des données et à l’accès aux données conformément aux paragraphes 1 et 3 du présent article, y compris les données opérationnelles spécifiques concernées, les principes généraux et les règles tarifaires communes pour la fixation des prix visés au paragraphe 2 du présent article, ainsi que les exigences relatives à l’identification des entités ayant un intérêt avéré à envisager la fourniture de services de navigation aérienne. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3.
CHAPITRE V
ESPACE AÉRIEN, INTEROPÉRABILITÉ ET INNOVATION TECHNOLOGIQUE
Article 43
Information aéronautique électronique
Sans préjudice de la publication par les États membres de l’information aéronautique et en concordance avec ladite publication, le gestionnaire de réseau, dès l’application de la décision d’exécution visée à l’article 38, paragraphe 3, du présent règlement, établit une infrastructure d’information aéronautique à l’échelle de l’Union afin de favoriser la disponibilité d’une information aéronautique électronique de haute qualité, présentée sous une forme aisément accessible et répondant aux exigences de tous les usagers concernés quant à la qualité et la mise à disposition en temps utile des données. L’information aéronautique ainsi mise à disposition est uniquement une information qui satisfait aux exigences essentielles énoncées au point 2.1 de l’annexe VIII du règlement (UE) 2018/1139.
Article 44
Classification de l’espace aérien
La Commission, en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3, adopte les dispositions appropriées pour assurer une mise en œuvre uniforme de la classification de l’espace aérien de l’OACI, avec les adaptations appropriées, de façon à permettre la fourniture sans discontinuité de services de la circulation aérienne sûrs et efficaces dans le ciel unique européen.
Article 45
Gestion souple de l’espace aérien
1. Les États membres assurent, en tenant compte des caractéristiques et de la nature de l’activité militaire dans chaque État membre ainsi que de l’organisation des questions militaires relevant de leur responsabilité, l’application dans le ciel unique européen du concept de gestion souple de l’espace aérien, afin de faciliter la gestion de l’espace et du trafic aériens dans le cadre de la politique commune des transports et, le cas échéant, en concordance avec le plan directeur européen GTA.
2. Les États membres font rapport tous les ans à la Commission sur l’application, dans le cadre de la politique commune des transports, du concept de gestion souple de l’espace aérien pour ce qui concerne l’espace aérien relevant de leur responsabilité.
3. Lorsque, notamment à la lumière des rapports soumis par les États membres, des conditions uniformes d’application du concept de gestion souple de l’espace aérien au sein du ciel unique européen s’avèrent nécessaires, la Commission, dans les limites de la politique commune des transports et sans préjudice de l’article 1er, paragraphe 2, adopte des actes d’exécution établissant ces conditions uniformes. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3.
4. En cas de difficultés opérationnelles importantes dans l’application du présent article portant atteinte à la sauvegarde des intérêts essentiels de la politique de sécurité ou de défense, les États membres peuvent suspendre temporairement cette application pour autant qu’ils en informent sans retard la Commission et les autres États membres. À la suite de l’introduction d’une suspension temporaire, des adaptations aux règles adoptées en application du paragraphe 3 peuvent être élaborées pour l’espace aérien relevant de la responsabilité de l’État membre concerné. La suspension temporaire et toute adaptation de ce type sont levées lorsque ces difficultés opérationnelles prennent fin.
Article 46
Coordination de SESAR
Les entités chargées des tâches prévues par le droit de l’Union dans les domaines de la coordination de la phase de définition de SESAR, de la phase de développement de SESAR et de la phase de déploiement de SESAR, selon le cas, assurent une coordination efficace entre ces trois phases de manière à garantir une transition fluide et en temps utile entre elles, en mettant notamment l’accent sur la phase d’industrialisation.
Toutes les parties prenantes civiles et militaires concernées sont associées dans toute la mesure du possible.
Article 47
Projets communs
1. La Commission peut élaborer des projets communs, fondés sur les besoins de synchronisation entre les parties prenantes, pour mettre en œuvre les changements opérationnels essentiels recensés dans le plan directeur européen GTA ayant une incidence sur l’ensemble du réseau et ayant atteint un degré de maturité suffisant pour leur mise en œuvre afin de permettre des capacités interopérables dans tous les États membres en vue d’améliorer les performances du ciel unique européen.
2. La Commission peut également établir des mécanismes de gouvernance pour les projets communs et leur mise en œuvre. Toutes les parties prenantes civiles et militaires concernées sont associées à ces mécanismes dans toute la mesure du possible et, lorsque cela est possible et selon le cas, y jouent un rôle de premier plan.
3. Les projets communs peuvent être éligibles à un financement de l’Union au titre du cadre financier pluriannuel. À cet effet, et sans préjudice de la compétence des États membres pour décider de l’utilisation de leurs ressources financières, la Commission procède à une analyse coûts/bénéfices indépendante ainsi qu’aux consultations appropriées avec les États membres et avec les parties prenantes concernées, conformément à l’article 49, en explorant la gestion des priorités et tout moyen approprié de financer leur mise en œuvre.
4. La Commission adopte des actes d’exécution établissant les projets communs et les mécanismes de gouvernance visés aux paragraphes 1 et 2 du présent article. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 48, paragraphe 3.
CHAPITRE VI
DISPOSITIONS FINALES
Article 48
Comité
1. La Commission est assistée par le comité du ciel unique, ci-après dénommé «comité», composé de deux représentants de chaque État membre et présidé par la Commission. Le comité veille à un examen approprié des intérêts de toutes les catégories d’usagers. Ce comité est un comité au sens du règlement (UE) no 182/2011.
2. Lorsqu’il est fait référence au présent paragraphe, l’article 4 du règlement (UE) no 182/2011 s’applique.
3. Lorsqu’il est fait référence au présent paragraphe, l’article 5 du règlement (UE) no 182/2011 s’applique.
4. Lorsque le comité n’émet aucun avis, la Commission n’adopte pas le projet d’acte d’exécution, et l’article 5, paragraphe 4, troisième alinéa, du règlement (UE) no 182/2011 s’applique.
Article 49
Consultation des parties prenantes
1. Les États membres, les autorités nationales de surveillance, le conseil d’évaluation des performances et le gestionnaire de réseau, ainsi que l’Agence en ce qui concerne les tâches qui lui incombent au titre de l’article 21, paragraphes 3 et 4, et de l’article 38, paragraphe 1, mettent en place des mécanismes de consultation permettant une consultation appropriée des parties prenantes.
2. La Commission met un mécanisme en place au niveau de l’Union en vue de procéder à des consultations des parties prenantes concernées sur des questions concernant la mise en œuvre du présent règlement.
Le comité de dialogue sectoriel institué en vertu de la décision 98/500/CE est associé à la consultation. Aux fins du paragraphe 3, point e), du présent article lorsqu’une consultation est requise concernant les aspects militaires, la Commission consulte, en plus des États membres, l’Agence européenne de défense et les autorités militaires nationales.
3. Aux fins des paragraphes 1 et 2, au moins les parties prenantes opérationnelles et non opérationnelles ci-après sont consultées le cas échéant:
| a) | les prestataires de services de navigation aérienne ou les groupes qui les représentent; |
| b) | le gestionnaire de réseau; |
| c) | les exploitants d’aéroports ou les groupes pertinents qui les représentent; |
| d) | les usagers de l’espace aérien ou les groupes pertinents qui les représentent; |
| e) | l’armée; |
| f) | l’industrie aéronautique; |
| g) | les organismes professionnels de représentation du personnel; |
| h) | les autorités nationales compétentes; |
| i) | les coordonnateurs de créneaux aéroportuaires; |
| j) | les organisations non gouvernementales intéressées par l’aviation ou la GTA. |
Article 50
Relations avec les pays tiers
L’Union et ses États membres visent et concourent à étendre le ciel unique européen à des pays qui ne sont pas membres de l’Union européenne. À cette fin, ils s’efforcent, dans le cadre d’accords conclus avec les pays tiers voisins notamment dans la zone Eurocontrol ou dans la région EUR de l’OACI, d’étendre le ciel unique européen à ces pays. En outre, ils s’efforcent de coopérer avec ces pays, soit dans le cadre d’accords sur la fourniture de services transfrontaliers avec des pays tiers, sur la coopération en matière de modernisation de la GTA et sur les fonctions de réseau, soit dans le cadre de l’accord entre l’Union et Eurocontrol établissant un cadre général pour une coopération renforcée, renforçant ainsi la dimension paneuropéenne de la GTA.
Le présent article est sans préjudice des décisions des États membres d’étendre ou non le ciel unique européen à leurs pays et territoires d’outre-mer ou à leurs territoires autonomes dans d’autres régions de l’OACI.
Article 51
Soutien d’autres organismes
La Commission peut solliciter le soutien d’autres organismes pour l’exécution des tâches qui lui incombent en vertu du présent règlement, y compris d’Eurocontrol dans le cadre de l’accord entre l’Union et Eurocontrol établissant un cadre général pour une coopération renforcée.
Article 52
Confidentialité
1. Ni les autorités nationales de surveillance, agissant conformément à leur législation nationale, ni les autorités nationales compétentes, ni la Commission, ni le conseil d’évaluation des performances, ni le gestionnaire de réseau, ni l’Agence ne divulguent d’informations de nature confidentielle, en particulier au sujet des prestataires de services de navigation aérienne, de leurs relations d’affaires ou de la composition de leurs coûts et de leurs recettes.
2. Le paragraphe 1 ne porte pas atteinte au droit des autorités nationales de surveillance et de la Commission de divulguer des informations lorsque cela est indispensable à l’exercice de leurs fonctions. Dans ce cas la divulgation est proportionnée et tient compte des intérêts légitimes des prestataires de services de navigation aérienne, des usagers de l’espace aérien, des aéroports ou d’autres parties prenantes concernées en ce qui concerne la protection de leurs informations commerciales sensibles.
3. Les informations et données rendues accessibles conformément à l’article 12, paragraphe 4, à l’article 23, paragraphe 10, à l’article 24, paragraphe 6, à l’article 25, paragraphe 2, à l’article 36, paragraphe 3, et à l’article 36, paragraphe 4, ou notifiées conformément à l’article 29, paragraphe 6, notamment en ce qui concerne les coûts fixés et les coûts réels des prestataires de services de la circulation aérienne désignés sont rendues publiques, sous réserve de la protection de la sécurité publique, de la défense et des affaires militaires, ainsi que des intérêts commerciaux d’une personne physique ou morale, y compris en ce qui concerne la propriété intellectuelle, à moins qu’un intérêt public supérieur ne justifie la divulgation.
Article 53
Sanctions
Les États membres déterminent le régime des sanctions applicables aux violations du présent règlement et des actes d’exécution adoptés sur la base de celui-ci, commises en particulier par les usagers de l’espace aérien, les exploitants d’aéroports et les prestataires de services de navigation aérienne, et prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer la mise en œuvre de ces sanctions. Ces sanctions doivent être effectives, proportionnées et dissuasives.
Article 54
Évaluation
1. La Commission procède à une évaluation des incidences juridiques, sociales, économiques et environnementales du présent règlement et de sa valeur ajoutée, tant au niveau national qu’européen, après la fin de la cinquième période de référence et au plus tard trois ans après la fin de ladite période de référence. Lorsque cela est justifié à cette fin, la Commission peut demander aux États membres, y compris à des autorités militaires, des informations pertinentes pour l’application du présent règlement.
2. La Commission soumet ses conclusions au Parlement européen et au Conseil. Les conclusions de l’évaluation visée au paragraphe 1 sont rendues publiques.
Article 55
Mesures de sauvegarde
Le présent règlement ne fait pas obstacle à ce qu’un État membre applique des mesures, dans la mesure où elles sont nécessaires pour la sauvegarde d’intérêts essentiels relevant de la politique de sécurité ou de défense. Ces mesures sont, en particulier, celles qui sont impératives:
| a) | pour la surveillance de l’espace aérien relevant de sa responsabilité, conformément aux accords régionaux de navigation aérienne de l’OACI, notamment la capacité de détecter, d’identifier et d’évaluer tous les aéronefs empruntant cet espace aérien, en vue de veiller à sauvegarder la sécurité des vols et à prendre des mesures pour satisfaire aux impératifs de la sécurité et de la défense; |
| b) | en cas de troubles intérieurs graves affectant l’ordre public; |
| c) | en cas de guerre ou de tension internationale grave constituant une menace de guerre; |
| d) | afin de remplir les obligations internationales que cet État membre a contractées en vue du maintien de la paix et de la sécurité internationale; |
| e) | afin d’effectuer des opérations et un entraînement militaires, y compris les moyens nécessaires à des exercices. |
Article 56
Abrogation
Les règlements (CE) no 549/2004, (CE) no 550/2004 et (CE) no 551/2004 sont abrogés, sans préjudice de l’article 58 du présent règlement.
Les références faites aux règlements abrogés s’entendent comme faites au présent règlement et sont à lire selon le tableau de correspondance figurant à l’annexe II.
Article 57
Modifications du règlement (UE) 2018/1139
Le règlement (UE) 2018/1139 est modifié comme suit:
| 1) | L’article 2 est modifié comme suit:
|
| 2) | L’article 3 est modifié comme suit:
|
| 3) | À l’article 41, le paragraphe suivant est inséré: «3 bis. Le certificat visé au paragraphe 1 du présent article peut faire l’objet de conditions objectivement justifiées, non discriminatoires, proportionnées et transparentes. Ces conditions peuvent, s’il y a lieu, porter sur:
|
| 4) | L’article 43 est remplacé par le texte suivant: «Article 43 Actes d’exécution relatifs aux prestataires de GTA/SNA et aux organismes participant à la conception, à la production ou à la maintenance de systèmes GTA/SNA et de composants GTA/SNA 1. Afin de garantir l’application uniforme et le respect des exigences essentielles visées à l’article 40 en ce qui concerne la fourniture de services GTA/SNA visée à l’article 2, paragraphe 1, point g), la Commission, sur la base des principes énoncés à l’article 4 et en vue d’atteindre les objectifs fixés à l’article 1er, adopte des actes d’exécution établissant des dispositions détaillées concernant:
Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 127, paragraphe 3. 2. Les règles visées au paragraphe 1 tiennent dûment compte du plan directeur GTA. 3. Lorsqu’elle adopte les actes d’exécution précités, la Commission garantit la conformité avec les exigences essentielles visées à l’article 40 du présent règlement et tient dûment compte des normes et pratiques recommandées internationales, en particulier celles figurant aux annexes 2 à 4, 10, 11 et 15 de la convention de Chicago.». |
| 5) | L’article 62 est modifié comme suit:
|
| 6) | L’article 93 est remplacé par le texte suivant: «Article 93 Mise en œuvre du ciel unique européen L’Agence apporte, lorsqu’elle dispose de l’expertise voulue et sur demande, une assistance technique à la Commission aux fins de la mise en œuvre du ciel unique européen, en particulier:
|
| 7) | L’annexe VIII est modifiée comme suit:
|
Article 58
Dispositions transitoires
1. L’article 4, paragraphe 2 du règlement (CE) no 549/2004 et l’article 12, paragraphe 3, du règlement (CE) no 550/2004 continuent de s’appliquer jusqu’au 2 décembre 2026.
2. L’organe d’évaluation des performances désigné en vertu de l’article 11, paragraphe 2, du règlement (CE) no 549/2004 continue d’exercer ses fonctions jusqu’au 2 juin 2025.
3. L’article 11 du règlement (CE) no 549/2004, à l’exception de son paragraphe 2, et l’article 15 du règlement (CE) no 550/2004, ainsi que les actes d’exécution adoptés sur la base de ceux-ci, continuent de s’appliquer aux fins de la mise en œuvre des systèmes de performance et de tarification relatifs aux troisième et quatrième périodes de référence.
4. La décision d’exécution (UE) 2019/709 de la Commission (23) continue de s’appliquer jusqu’à la fin de la quatrième période de référence ou jusqu’à l’adoption d’un acte d’exécution conformément à l’article 38, paragraphe 3, du présent règlement, la date la plus proche étant retenue.
5. L’article 9 du règlement (CE) no 549/2004 continue de s’appliquer jusqu’au 2 décembre 2026.
Article 59
Entrée en vigueur et application
Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Toutefois, l’article 4, paragraphes 3 et 5, et l’article 36, paragraphe 3, sont applicables à compter du 2 décembre 2026.
Les articles 13 à 16 s’appliquent six mois après l’entrée en vigueur du présent règlement. Les articles 21 à 34 s’appliquent à compter de l’entrée en vigueur du présent règlement, aux fins de la mise en œuvre des systèmes de performance et de tarification relatifs à la cinquième période de référence et aux périodes de référence suivantes.
L’article 53 est applicable à compter du 2 décembre 2026.
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Fait à Strasbourg, le 23 octobre 2024.
Par le Parlement européen
La présidente
R. METSOLA
Par le Conseil
Le président
ZSIGMOND B. P.
(1) Avis du 2 décembre 2020 (JO C 56 du 16.2.2021, p. 53).
(2) Position du Parlement européen du 12 mars 2014 (JO C 378 du 9.11.2017, p. 546) et position du Conseil en première lecture du 26 septembre 2024 (non encore parue au Journal officiel). Position du Parlement européen du 22 octobre 2024 (non encore parue au Journal officiel).
(3) Règlement (CE) no 549/2004 du Parlement européen et du Conseil du 10 mars 2004 fixant le cadre pour la réalisation du ciel unique européen (règlement-cadre) (JO L 96 du 31.3.2004, p. 1).
(4) Règlement (CE) no 550/2004 du Parlement européen et du Conseil du 10 mars 2004 relatif à la fourniture de services de navigation aérienne dans le ciel unique européen (règlement sur la fourniture de services) (JO L 96 du 31.3.2004, p. 10).
(5) Règlement (CE) no 551/2004 du Parlement européen et du Conseil du 10 mars 2004 relatif à l’organisation et à l’utilisation de l’espace aérien dans le ciel unique européen (règlement sur l’espace aérien) (JO L 96 du 31.3.2004, p. 20).
(6) Règlement (CE) no 552/2004 du Parlement européen et du Conseil du 10 mars 2004 concernant l’interopérabilité du réseau européen de gestion du trafic aérien («règlement sur l’interopérabilité») (JO L 96 du 31.3.2004, p. 26).
(7) Règlement (CE) no 1070/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 modifiant les règlements (CE) no 549/2004, (CE) no 550/2004, (CE) no 551/2004 et (CE) no 552/2004 afin d’accroître les performances et la viabilité du système aéronautique européen (JO L 300 du 14.11.2009, p. 34).
(8) Règlement (UE) 2018/1139 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2018 concernant des règles communes dans le domaine de l’aviation civile et instituant une Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne, et modifiant les règlements (CE) no 2111/2005, (CE) no 1008/2008, (UE) no 996/2010, (UE) no 376/2014 et les directives 2014/30/UE et 2014/53/UE du Parlement européen et du Conseil, et abrogeant les règlements (CE) no 552/2004 et (CE) no 216/2008 du Parlement européen et du Conseil et le règlement (CEE) no 3922/91 du Conseil (JO L 212 du 22.8.2018, p. 1).
(9) Décision (UE) 2023/2109 de la Commission du 10 octobre 2023 instituant un groupe d’experts de la Commission sur la dimension humaine du ciel unique européen et abrogeant la décision C(2017) 7518 (JO L, 2023/2109, 12.10.2023, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2023/2109/oj).
(10) Règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil du 30 juin 2021 établissant le cadre requis pour parvenir à la neutralité climatique et modifiant les règlements (CE) no 401/2009 et (UE) 2018/1999 («loi européenne sur le climat») (JO L 243 du 9.7.2021, p. 1).
(11) JO L 96 du 31.3.2004, p. 9.
(12) Directive 2014/24/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2014 sur la passation des marchés publics et abrogeant la directive 2004/18/CE (JO L 94 du 28.3.2014, p. 65).
(13) Directive 2014/25/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2014 relative à la passation de marchés par des entités opérant dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des transports et des services postaux et abrogeant la directive 2004/17/CE (JO L 94 du 28.3.2014, p. 243).
(14) Règlement (CEE, Euratom, CECA) no 259/68 du Conseil du 29 février 1968 fixant le statut des fonctionnaires des Communautés européennes ainsi que le régime applicable aux autres agents de ces Communautés, et instituant des mesures particulières temporairement applicables aux fonctionnaires de la Commission [JO L 56 du 4.3.1968, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/1968/259(1)/oj].
(15) Règlement d’exécution (UE) 2021/116 de la Commission du 1er février 2021 sur la mise en place du premier projet commun de soutien à la mise en œuvre du plan directeur européen de gestion du trafic aérien prévu par le règlement (CE) no 550/2004 du Parlement européen et du Conseil, modifiant le règlement d’exécution (UE) no 409/2013 de la Commission et abrogeant le règlement d’exécution (UE) no 716/2014 de la Commission (JO L 36 du 2.2.2021, p. 10).
(16) Règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 février 2011 établissant les règles et principes généraux relatifs aux modalités de contrôle par les États membres de l’exercice des compétences d’exécution par la Commission (JO L 55 du 28.2.2011, p. 13).
(17) Décision 98/500/CE de la Commission du 20 mai 1998 concernant l’institution de comités de dialogue sectoriel destinés à favoriser le dialogue entre les partenaires sociaux au niveau européen (JO L 225 du 12.8.1998, p. 27).
(18) Décision 2009/320/CE du Conseil du 30 mars 2009 approuvant le plan directeur européen de gestion du trafic aérien du projet de recherche sur la gestion du trafic aérien dans le ciel unique européen (SESAR) (JO L 95 du 9.4.2009, p. 41).
(19) Règlement (CE) no 1/2003 du Conseil du 16 décembre 2002 relatif à la mise en œuvre des règles de concurrence prévues aux articles 81 et 82 du traité (JO L 1 du 4.1.2003, p. 1).
(20) Directive 2014/24/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2014 sur la passation des marchés publics et abrogeant la directive 2004/18/CE (JO L 94 du 28.3.2014, p. 65).
(21) Directive 2014/25/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2014 relative à la passation de marchés par des entités opérant dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des transports et des services postaux et abrogeant la directive 2004/17/CE (JO L 94 du 28.3.2014, p. 243).
(22) Règlement (CE) no 2111/2005 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2005 concernant l’établissement d’une liste communautaire des transporteurs aériens qui font l’objet d’une interdiction d’exploitation dans la Communauté et l’information des passagers du transport aérien sur l’identité du transporteur aérien effectif, et abrogeant l’article 9 de la directive 2004/36/CE (JO L 344 du 27.12.2005, p. 15).
(23) Décision d’exécution (UE) 2019/709 de la Commission du 6 mai 2019 relative à la nomination du gestionnaire de réseau chargé des fonctions de réseau de la gestion du trafic aérien pour le ciel unique européen (JO L 120 du 8.5.2019, p. 27).
ANNEXE I
Règlements abrogés avec leurs modifications
| Règlement (CE) no 549/2004 du Parlement européen et du Conseil |
|
| Règlement (CE) no 550/2004 du Parlement européen et du Conseil |
|
| Règlement (CE) no 551/2004 du Parlement européen et du Conseil |
|
| Règlement (CE) no 1070/2009 du Parlement européen et du Conseil | Uniquement les articles 1er, 2 et 3 |
ANNEXE II
Tableau de correspondance
| Règlement (CE) no 549/2004 | Règlement (CE) no 550/2004 | Règlement (CE) no 551/2004 | Le présent règlement |
| Article 1er, paragraphes 1 à 3 |
|
| Article 1er, paragraphes 1 à 3 |
| — |
|
| Article 1er, paragraphe 4 |
| Article 1er, paragraphe 4 |
|
| — |
| Article 2, point 1) a) et b) |
|
| Article 2, point 6) a) et b) |
| — |
|
| Article 2, point 7) |
| Article 2, point 2) |
|
| Article 2, point 1) |
| Article 2, point 3) |
|
| Article 2, point 2) |
| — |
|
| Article 2, point 3) |
| Article 2, point 4) |
|
| Article 2, point 5) |
| Article 2, point 5) |
|
| Article 2, point 4) |
| Article 2, point 6) |
|
| Article 2, point 11) |
| Article 2, point 7) |
|
| Article 2, point 12) |
| — |
|
| Article 2, point 13) |
| Article 2, point 8) |
|
| Article 2, point 14) |
| Article 2, point 9) |
|
| Article 2, point 8) |
| Article 2, point 10) |
|
| Article 2, point 9) |
| Article 2, point 11) |
|
| Article 2, point 10) |
| Article 2, point 12) |
|
| Article 2, point 17) |
| — |
|
| Article 2, points 18) à 20) |
| Article 2, point 13) |
|
| Article 2, point 16) |
| Article 2, point 13 bis) |
|
| Article 2, point 36) |
| Article 2, point 14) |
|
| — |
| Article 2, point 15) |
|
| Article 2, point 21) |
| — |
|
| Article 2, points 22) à 25) |
| Article 2, point 16) |
|
| Article 2, point 26) |
| Article 2, point 17) |
|
| Article 2, point 35) |
| Article 2, point 18) |
|
| — |
| Article 2, point 19) |
|
| Article 2, point 27) |
| — |
|
| Article 2, points 28) et 29) |
| Article 2, point 20) |
|
| Article 2, point 34) |
| Article 2, point 22) |
|
| Article 2, point 37) |
| Article 2, point 23) |
|
| — |
| Article 2, point 23 bis) |
|
| Article 2, point 38) |
| — |
|
| Article 2, point 39) |
| Article 2, point 23 ter) |
|
| Article 2, point 15) |
| Article 2, points 24) et 25) |
|
| — |
| Article 2, point 26) |
|
| Article 2, point 40) |
| — |
|
| Article 2, points 41) et 42) |
| Article 2, point 27) |
|
| — |
| Article 2, point 28) |
|
| Article 2, point 43) |
| Article 2, point 29) |
|
| Article 2, point 44) |
| — |
|
| Article 2, points 45) et 46) |
| Article 2, point 30) |
|
| Article 2, point 47) |
| — |
|
| Article 2, points 48) à 52) |
| Article 2, point 31) |
|
| Article 2, point 53) |
| — |
|
| Article 2, points 54) et 55) |
| Article 2, point 32) |
|
| — |
| Article 2, point 33) |
|
| Article 2, point 56) |
| Article 2, point 34) |
|
| Article 2, point 57) |
| — |
|
| Article 2, points 58) à 62) |
| Article 2, points 35) et 36) |
|
| — |
| Article 2, point 38) |
|
| Article 2, point 63) |
| Article 2, point 39) |
|
| Article 2, point 64) |
| — |
|
| Article 2, point 65) |
| Article 2, point 40) |
|
| Article 2, point 66) |
| — |
|
| Article 2, point 67), et article 3 |
| Article 2, point 41) |
|
| Article 2, point 30) |
| — |
|
| Article 2, points 31) à 33) |
| Article 3 |
|
| — |
| Article 4, paragraphe 1 |
|
| Article 4, paragraphe 1 |
| Article 4, paragraphe 2 |
|
| Article 4, paragraphes 3 et 4 |
| Article 4, paragraphe 3, première phrase |
|
| Article 4, paragraphe 2 |
| Article 4, paragraphe 3, deuxième phrase |
|
| Article 4, paragraphe 5 |
| — |
|
| Article 4, paragraphe 6 |
| Article 4, paragraphe 4 |
|
| Article 4, paragraphe 7 |
| Article 4, paragraphe 5 |
|
| Article 4, paragraphe 8 |
| — |
|
| Articles 5 à 12 |
| Article 5, paragraphe 1 |
|
| Article 48, paragraphe 1 |
| Article 5, paragraphe 2 |
|
| Article 48, paragraphe 2 |
| Article 5, paragraphe 3 |
|
| Article 48, paragraphe 3 |
| — |
|
| Article 48, paragraphe 4 |
| Article 5, paragraphes 4 et 5, et article 6 |
|
| — |
| Article 7 |
|
| Article 50 |
| Article 8, paragraphe 1 |
|
| Article 51 |
| — |
|
| Article 52 |
| Article 8, paragraphe 2 |
|
| — |
| Article 9 |
|
| Article 53 |
| Article 10, paragraphe 1 |
|
| Article 49, paragraphe 1 |
| Article 10, paragraphe 2 |
|
| Article 49, paragraphe 2 |
| Article 10, paragraphe 3 |
|
| Article 49, paragraphe 3 |
| Article 11, paragraphe 1, première phrase |
|
| Article 21, paragraphe 1 |
| — |
|
| Article 21, paragraphe 2 |
| Article 11, paragraphe 1, points a) à c) |
|
| Article 21, paragraphe 3, points a) à d) |
| Article 11, paragraphe 2 |
|
| Article 13 |
| — |
|
| Articles 14 à 20 |
| Article 11, paragraphe 3, point a) |
|
| Article 22 |
| Article 11, paragraphe 3, point b) |
|
| Article 21, paragraphe 3, point c), et article 23 |
| Article 11, paragraphe 3, point c) |
|
| Article 24 |
| — |
|
| Article 25, paragraphes 1 et 2 |
| Article 11, paragraphe 3, point d), première et troisième phrases |
|
| Article 21, paragraphe 3, première phrase |
| Article 11, paragraphe 3, point d), deuxième phrase |
|
| Article 25, paragraphe 3 |
| Article 11, paragraphe 3, point e) |
|
| Article 25, paragraphe 4 |
| — |
|
| Articles 26 et 27 |
| Article 11, paragraphe 4, point a) |
|
| Article 21, paragraphe 4, point a) |
| — |
|
| Article 21, paragraphe 4, points b) à e) |
| Article 11, paragraphe 4, points b) et c) |
|
| — |
| Article 11, paragraphe 4, point d) |
|
| Article 21, paragraphe 4, point f) |
| Article 11, paragraphe 4, point e) |
|
| Article 21, paragraphe 4, point g) |
| — |
|
| Article 21, paragraphe 4, premier alinéa, points h) à m), et deuxième et troisième alinéas, et article 21, paragraphes 5 et 6 |
| Article 11, paragraphe 4, deuxième alinéa |
|
| Article 28 |
| Article 11, paragraphe 5 |
|
| Article 21, paragraphe 7 |
| Article 11, paragraphe 6 |
|
| Article 28 |
| — |
|
| Articles 29 à 47 |
| Article 12, paragraphe 1, paragraphe 2, première phrase «à l’article 3,» et dernière phrase |
|
| Article 54, paragraphe 1 |
| Article 12, paragraphe 2, partie de la première phrase commençant par «et adresse un rapport au Parlement européen» |
|
| Article 54, paragraphe 2 |
| Article 12, paragraphes 3 et 4 |
|
| — |
| Article 13 |
|
| Article 55 |
| — |
|
| Articles 56 à 58 |
| Article 13 bis |
|
| — |
| Article 14 |
|
| Article 59 |
|
| Article 1er |
| Article 1er, paragraphe 1 |
|
| — |
| Article 1er, paragraphes 2 à 4 |
|
| — |
| Article 2 |
|
| Article 2, paragraphe 1 |
| Article 5, paragraphe 1 |
|
| Article 2, paragraphe 2 |
| Article 5, paragraphe 2 |
|
| — |
| Article 5, paragraphe 3 |
|
| — |
| Article 6, paragraphe 1 |
|
| Article 2, paragraphe 3 |
| Article 6, paragraphe 3 |
|
| Article 2, paragraphe 4 |
| Article 6, paragraphe 2 |
|
| Article 2, paragraphe 5 |
| Article 6, paragraphe 4 |
|
| Article 2, paragraphe 6 |
| Article 6, paragraphe 5 |
|
| — |
| Article 6, paragraphe 6 |
|
| Articles 3 à 6 |
| — |
|
| Article 7, paragraphe 1, paragraphe 3, première phrase, paragraphe 4, première phrase, et paragraphes 6 et 8 |
| Article 7, paragraphe 1, et article 57, point 7 c) et d) |
|
| Article 7, paragraphe 2 |
| Article 7, paragraphe 2 |
|
| Article 7, paragraphe 3, deuxième et troisième phrases |
| — |
|
| Article 7, paragraphe 4, deuxième et troisième phrases |
| Article 57, points 3) et 4) |
|
| — |
| Article 57, points 5), 6), 7) a) et b) |
|
| Article 7, paragraphe 5 |
| Article 7, paragraphe 4 |
|
| Article 7, paragraphe 7 |
| Article 5, paragraphe 2, deuxième alinéa, et article 7, paragraphe 3 |
|
| Article 7, paragraphe 9 |
| — |
|
| Article 8, paragraphe 1, jusqu’à «prestataire de services de la circulation aérienne» |
| Article 8, paragraphe 1, première et deuxième phrases |
|
| Article 8, paragraphe 1, deuxième phrase, à partir de «détenteur d’un certificat valable» |
| Article 8, paragraphe 2, première phrase, point a) |
|
| — |
| Article 8, paragraphe 2, premier alinéa, points b) à d), et deuxième alinéa |
|
| Article 8, paragraphe 2 |
| Article 8, paragraphe 3 |
|
| Article 8, paragraphe 3 |
| Article 8, paragraphe 4 |
|
| — |
| Article 8, paragraphe 5 |
|
| Article 8, paragraphe 4 |
| Article 8, paragraphe 1, troisième phrase |
|
| Article 8, paragraphe 5 |
| — |
|
| Article 8, paragraphe 6 |
| Article 8, paragraphe 6 |
|
| Article 9 |
| Article 10 |
|
| Article 9 bis |
| Article 3 |
|
| — |
| Article 4 |
|
| Article 9 ter |
| — |
|
| Article 10 |
| Article 9 |
|
| — |
| Articles 11 à 28 |
|
| Article 11 |
| Article 41 |
|
| Article 12, paragraphe 1 |
| Article 36, paragraphe 1 |
|
| Article 12, paragraphe 2 |
| Article 36, paragraphe 1 |
|
| Article 12, paragraphe 3 |
| Article 36, paragraphe 3 |
|
| — |
| Article 36, paragraphe 4 |
|
| — |
| Articles 37 à 40 |
|
| Article 12, paragraphe 4 |
| Article 36, paragraphe 2 |
|
| Article 12, paragraphe 5 |
| — |
|
| Article 13, paragraphe 1 |
| Article 42, paragraphe 1 |
|
| Article 13, paragraphe 2 |
| Article 42, paragraphes 1 et 3 |
|
| — |
| Article 42, paragraphe 2 |
|
| Article 13, paragraphe 3 |
| Article 42, paragraphe 4 |
|
| — |
| Articles 43 à 46 |
|
| Article 14 |
| Article 29, paragraphes 1 et 4 |
|
| — |
| Article 29, paragraphe 2 |
|
| Article 15, paragraphe 1 |
| Article 29, paragraphe 3 |
|
| — |
| Article 29, paragraphe 5 |
|
| Article 15, paragraphe 2, point a) |
| Article 30, paragraphes 1 et 2 |
|
| Article 15, paragraphe 2, point b), première phrase |
| Article 30, paragraphe 2 |
|
| Article 15, paragraphe 2, point b), deuxième phrase |
| Article 30, paragraphe 3 |
|
| Article 15, paragraphe 2, point b), troisième phrase |
| Article 30, paragraphe 4 |
|
| Article 15, paragraphe 2, point c) |
| — |
|
| Article 15, paragraphe 2, point d) |
| Article 30, paragraphe 6 |
|
| Article 15, paragraphe 2, point e) |
| Article 30, paragraphe 5 |
|
| Article 15, paragraphe 2, point f) |
| Article 29, paragraphe 6, et article 33 |
|
| Article 15, paragraphe 3, point a) |
| Article 32, paragraphe 1 |
|
| — |
| Article 32, paragraphes 2 et 3 |
|
| Article 15, paragraphe 3, point b) |
| Article 32, paragraphe 4 |
|
| Article 15, paragraphe 3, point c) |
| Article 31, paragraphe 1 |
|
| — |
| Article 31, paragraphes 2, 3 et 4 |
|
| Article 15, paragraphe 3, point d) |
| Article 29, paragraphe 3, deuxième phrase |
|
| Article 15, paragraphe 3, point e) |
| Article 29, paragraphe 3, première phrase, article 30, paragraphe 2, et article 32, paragraphe 1 |
|
| Article 15, paragraphe 3, point f), première phrase |
| Article 29, paragraphe 4 |
|
| Article 15, paragraphe 3, point f), seconde phrase |
| Article 32, paragraphes 5 à 8 |
|
| Article 15, paragraphe 4 |
| Article 33 |
|
| Article 15 bis, paragraphe 1 et paragraphe 3, première phrase |
| Article 47, paragraphes 1 et 4 |
|
| Article 15 bis, paragraphe 2 |
| Article 47, paragraphes 2 et 4 |
|
| — |
| Articles 48 à 51 |
|
| Article 15 bis, paragraphe 3, deuxième et troisième phrases |
| Article 47, paragraphe 3 |
|
| Article 15 bis, paragraphe 3, quatrième phrase |
| — |
|
| Article 16, paragraphe 1 |
| Article 34, paragraphe 1 |
|
| Article 16, paragraphe 2 et paragraphe 3, première phrase |
| Article 34, paragraphes 2 et 3 |
|
| — |
| Article 35 |
|
| Article 16, paragraphe 3, deuxième et troisième phrases |
| — |
|
| Article 17 |
| — |
|
| Article 18, paragraphe 1 |
| Article 52, paragraphe 1 |
|
| Article 18, paragraphe 2 |
| Article 52, paragraphe 2 |
|
| Article 18, paragraphe 3 |
| Article 52, paragraphe 3 |
|
| — |
| Article 53 à article 57, point 2) |
|
| Article 18 bis |
| — |
|
| Article 19 |
| Article 59 |
|
| Annexe I |
| — |
|
| Annexe II |
| Article 57, point 3) |
|
| — |
| Article 57, points 4) à 7), et article 58 |
|
|
| Article 1er, paragraphe 1 | Article 1er, paragraphe 1 |
|
|
| Article 1er, paragraphe 2 | Article 1er, paragraphe 1 |
|
|
| — | Article 1er, paragraphes 2 et 3 |
|
|
| Article 1er, paragraphe 3 | Article 1er, paragraphe 4 |
|
|
| — | Articles 2 à 36 |
|
|
| Article 1er, paragraphe 4, et article 3 | — |
|
|
| Article 3 bis | Article 43 |
|
|
| Article 4, point a) | — |
|
|
| Article 4, point b) | Article 44 |
|
|
| Article 6, paragraphe 1 | Article 37, paragraphe 1 |
|
|
| Article 6, paragraphe 2, premier alinéa | Article 37, paragraphe 2 |
|
|
| — | Article 37, paragraphe 3 |
|
|
| Article 6, paragraphe 2, deuxième alinéa | Article 37, paragraphe 4 |
|
|
| Article 6, paragraphe 2, troisième alinéa, première phrase | Article 38, paragraphes 2 à 4 |
|
|
| Article 6, paragraphe 2, troisième alinéa, deuxième et troisième phrases | Article 38, paragraphe 5 |
|
|
| — | Article 38, paragraphes 6 à 9 |
|
|
| Article 6, paragraphe 3 | — |
|
|
| Article 6, paragraphe 4 | Article 37, paragraphe 5, article 38, paragraphes 10 et 13 |
|
|
| — | Article 38, paragraphes 1, 11, 12, 14 et 15 |
|
|
| Article 6, paragraphe 5 | Article 38, paragraphe 16 |
|
|
| — | Articles 39 à 42 |
|
|
| Article 6, paragraphe 6 | Article 37, paragraphe 2, point b) |
|
|
| Article 6, paragraphes 7 et 8 | Article 37, paragraphe 5, et article 38, paragraphe 10 |
|
|
| Article 6, paragraphe 9 | — |
|
|
| Article 7, paragraphe 1 | Article 45, paragraphe 1 |
|
|
| Article 7, paragraphe 2 | Article 45, paragraphe 2 |
|
|
| Article 7, paragraphe 3 | Article 45, paragraphe 3 |
|
|
| Article 8 | Article 45, paragraphe 4 |
|
|
| — | Articles 46 à 58 |
|
|
| Article 10 | — |
|
|
| Article 11 | Article 59 |
ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/2803/oj
ISSN 1977-0693 (electronic edition)
Rectificatif au règlement d’exécution (UE) 2023/2745 de la Commission du 8 décembre 2023 portant modalités d’application du règlement (UE) 2022/2379 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les statistiques sur la production animale (JO L, 2023/90838, 11.12.2023)
31/12/2024
Règlement (UE) 2023/137
31/12/2024
Règlement (UE) 2024/2733
27/12/2024
Règlement (UE) 2022/1092
23/12/2024