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AccueilDroit européen32026D0455
Décision32026D0455

Décision (PESC) 2026/455 du Conseil du 26 février 2026 relative à des mesures restrictives en vue de lutter contre le terrorisme, abrogeant les articles 2, 3 et 3 bis de la position commune 2001/931/PESC relative à l’application de mesures spécifiques en vue de lutter contre le terrorisme et abrogeant la décision (PESC) 2025/1577 et la décision (PESC) 2026/421

CELEX32026D0455
TypeDécision
Datejeudi 26 février 2026

Résumé IA

Cette décision du Conseil actualise le régime de sanctions antiterroristes de l'UE en abrogeant et remplaçant les dispositions relatives au gel des fonds et aux restrictions d'entrée précédemment prévues par la position commune 2001/931/PESC. Elle harmonise et consolide le cadre juridique applicable aux mesures restrictives ciblant les personnes et entités impliquées dans des actes de terrorisme, en abrogeant les décisions antérieures (2025/1577 et 2026/421) pour assurer la sécurité juridique et la cohérence du dispositif.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série L


2026/455

26.2.2026

DÉCISION (PESC) 2026/455 DU CONSEIL

du 26 février 2026

relative à des mesures restrictives en vue de lutter contre le terrorisme, abrogeant les articles 2, 3 et 3 bis de la position commune 2001/931/PESC relative à l’application de mesures spécifiques en vue de lutter contre le terrorisme et abrogeant la décision (PESC) 2025/1577 et la décision (PESC) 2026/421

LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,

vu le traité sur l’Union européenne, et notamment son article 29,

vu la proposition du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité,

considérant ce qui suit:

(1)

Le 21 septembre 2001, le Conseil européen a déclaré que le terrorisme était un véritable défi pour le monde et pour l’Europe et a décidé que la lutte contre le terrorisme serait un objectif prioritaire de l’Union.

(2)

Le 28 septembre 2001, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 1373 (2001) définissant des stratégies de grande ampleur pour lutter contre le terrorisme et, en particulier, contre le financement du terrorisme.

(3)

Le 19 octobre 2001, le Conseil européen a déclaré qu’il était déterminé à combattre le terrorisme sous toutes ses formes et partout dans le monde et qu’il poursuivrait ses efforts pour renforcer la coalition de la communauté internationale pour lutter contre le terrorisme sous tous ses aspects.

(4)

Le 27 décembre 2001, le Conseil a adopté la position commune 2001/931/PESC (1), qui met en œuvre la résolution 1373 (2001) du Conseil de sécurité des Nations unies. La position commune 2001/931/PESC prévoit le gel des fonds et d’autres avoirs financiers ou ressources économiques des personnes, groupes et entités dont la liste figure à son annexe, et l’interdiction de mettre des fonds, avoirs financiers ou ressources économiques ou des services financiers ou autres services connexes, directement ou indirectement, à la disposition des personnes, groupes et entités dont la liste figure à ladite annexe.

(5)

Le 12 décembre 2024, le Conseil a approuvé des conclusions sur les priorités futures pour le renforcement des efforts conjoints de l’Union et de ses États membres en matière de lutte contre le terrorisme, dans lesquelles il souligne que le financement du terrorisme constitue une menace critique et systémique pour la sécurité en ce qu’il permet à des groupes de recruter, de planifier, de former et de commettre des attaques.

(6)

Dans ses conclusions du 16 décembre 2024 sur le renforcement des liens entre les aspects extérieurs et intérieurs de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, le Conseil a souligné que le terrorisme et l’extrémisme violent, sous toutes leurs formes et quelle que soit leur origine, continuent de représenter une menace majeure pour la sécurité de l’Union et de ses États membres.

(7)

Compte tenu de la gravité de cette menace, il convient de prévoir des mesures restrictives supplémentaires visant à lutter contre le terrorisme international.

(8)

Des membres importants des groupes et entités auxquels s’appliquent les mesures énoncées aux articles 2 et 3 de la position commune 2001/931/PESC jouent un rôle essentiel dans la planification, la facilitation, la préparation ou la commission d’actes de terrorisme par ces groupes et entités. C’est notamment le cas des dirigeants de ces groupes et entités, des membres de leurs organes directeurs ou des représentants de ces groupes et entités qui encouragent, défendent ou justifient la commission d’actes de terrorisme. Il convient donc de permettre l’adoption de mesures restrictives à l’encontre de membres importants des groupes et entités auxquels s’appliquent les mesures énoncées aux articles 2 et 3 de la position commune 2001/931/PESC.

(9)

Afin d’accroître l’efficacité des mesures adoptées à l’encontre des personnes physiques impliquées dans le terrorisme, il devrait être possible d’imposer à l’encontre de ces personnes, en sus des mesures de gel des avoirs, des mesures d’interdiction de voyager.

(10)

En outre, afin de lutter plus efficacement contre le terrorisme international, il convient de permettre l’adoption de mesures restrictives à l’encontre des personnes, groupes et entités qui sont associés à des personnes, groupes et entités impliqués dans des actes de terrorisme, y compris par leur participation au financement, à la planification, à la facilitation, à la préparation ou à la commission d’actes de terrorisme, ou par leur participation à l’entraînement au terrorisme ou à l’enrôlement pour le compte de personnes impliquées dans des actes de terrorisme.

(11)

Par souci de clarté, les mesures restrictives et les exceptions connexes énoncées aux articles 2, 3 et 3 bis de la position commune 2001/931/PESC et les mesures supplémentaires susmentionnées devraient être intégrées dans un instrument juridique unique.

(12)

Il y a donc lieu d’abroger les articles 2, 3 et 3 bis de la position commune 2001/931/PESC en conséquence.

(13)

Tout en ajoutant des mesures supplémentaires, la présente décision reprend la teneur des articles 1er, 2, 3 et 3 bis de la position commune 2001/931/PESC qui continueront d’être appliqués conformément à la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne.

(14)

Le 29 juillet 2025, le Conseil a adopté la décision (PESC) 2025/1577 (2) portant mise à jour de la liste des personnes, groupes et entités auxquels s’applique la position commune 2001/931/PESC (ci-après dénommée «liste»). Le 19 février 2026, le Conseil a adopté la décision (PESC) 2026/421 (3) qui a ajouté une entité à la liste. Conformément à la position commune 2001/931/PESC et à la présente décision, il est nécessaire de procéder à un réexamen, à intervalles réguliers, des noms des personnes, groupes et entités figurant sur la liste afin de s’assurer que leur maintien sur celle-ci reste justifié.

(15)

Le Conseil a procédé audit réexamen et a conclu que les mesures restrictives imposées au titre de la position commune 2001/931/PESC, visées à l’article 2 de la présente décision, devraient continuer de s’appliquer aux personnes, groupes et entités figurant à l’annexe I de la présente décision. Il convient d’abroger la décision (PESC) 2025/1577 et la décision (PESC) 2026/421.

(16)

Une action supplémentaire de l’Union est nécessaire pour mettre en œuvre certaines mesures,

A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:

Article premier

1. Aux fins de la présente décision, on entend par «acte de terrorisme», l’un des actes intentionnels suivants, qui, par sa nature ou son contexte, peut gravement nuire à un pays ou à une organisation internationale, correspondant à la définition d’infraction dans le droit national, lorsqu’il est commis dans le but de:

i)

gravement intimider une population; ou

ii)

contraindre indûment des pouvoirs publics ou une organisation internationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque; ou

iii)

gravement déstabiliser ou détruire les structures fondamentales politiques, constitutionnelles, économiques ou sociales d’un pays ou d’une organisation internationale:

a)

les atteintes à la vie d’une personne, pouvant entraîner la mort;

b)

les atteintes graves à l’intégrité physique d’une personne;

c)

l’enlèvement ou la prise d’otage;

d)

le fait de causer des destructions massives à une installation gouvernementale ou publique, à un système de transport, à une infrastructure, y compris un système informatique, à une plate-forme fixe située sur le plateau continental, à un lieu public ou une propriété privée susceptible de mettre en danger des vies humaines ou de produire des pertes économiques considérables;

e)

la capture d’aéronefs, de navires ou d’autres moyens de transport collectifs ou de marchandises;

f)

la fabrication, la possession, l’acquisition, le transport ou la fourniture ou l’utilisation d’explosifs ou d’armes à feu, y compris, d’armes chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires, ainsi que la recherche et le développement pour les armes chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires;

g)

la libération de substances dangereuses, ou la provocation d’incendies, d’explosions ou d’inondations, ayant pour effet de mettre en danger des vies humaines;

h)

la perturbation ou l’interruption de l’approvisionnement en eau, en électricité ou toute autre ressource naturelle fondamentale ayant pour effet de mettre en danger des vies humaines;

i)

la menace de réaliser un des comportements énumérés aux points a) à h);

j)

la direction d’un groupe terroriste;

k)

la participation aux activités d’un groupe terroriste, y compris en lui fournissant des informations ou des moyens matériels, ou toute forme de financement de ses activités, en ayant connaissance que cette participation contribuera aux activités criminelles du groupe;

l)

l’atteinte illégale à l’intégrité d’un système ou la menace d’une atteinte illégale à l’intégrité d’un système, telle qu’elle est visée à l’article 4 de la directive 2013/40/UE du Parlement européen et du Conseil (4), dans les cas où l’article 9, paragraphe 3, ou l’article 9, paragraphe 4, point b) ou c), de ladite directive s’applique, et l’atteinte illégale à l’intégrité des données ou la menace d’une atteinte illégale à l’intégrité des données, telle qu’elle est visée à l’article 5 de ladite directive dans les cas où l’article 9, paragraphe 4, point c), de ladite directive s’applique.

2. Aux fins du paragraphe 1, on entend par «groupe terroriste», l’association structurée, de plus de deux personnes, établie dans le temps, et agissant de façon concertée en vue de commettre des actes de terrorisme. Les termes «association structurée» désignent une association qui ne s’est pas constituée par hasard pour commettre immédiatement un acte de terrorisme et qui n’a pas nécessairement de rôles formellement définis pour ses membres, de continuité dans sa composition ou de structure élaborée.

Article 2

1. Sont gelés tous les fonds et ressources économiques appartenant aux personnes physiques ou morales, groupes ou entités, figurant sur la liste de l’annexe I, qui commettent ou tentent de commettre des actes de terrorisme ou qui participent à la perpétration d’actes de terrorisme ou la facilitent, de même que tous les fonds et ressources économiques possédés, détenus ou contrôlés, directement ou indirectement, par ces personnes, groupes ou entités.

2. La liste à l’annexe I est établie sur la base d’informations précises ou d’éléments de dossier qui montrent qu’une décision a été prise par une autorité compétente à l’égard des personnes physiques ou morales, groupes ou entités visés, en ce qui concerne l’ouverture d’enquêtes ou de poursuites pour un acte de terrorisme, pour la tentative de commettre, pour la participation ou pour la facilitation d’un tel acte, basées sur des preuves ou des indices sérieux et crédibles, ou en ce qui concerne une condamnation pour de tels faits.

3. Aux fins du paragraphe 2, on entend par «autorité compétente», une autorité judiciaire, ou, si les autorités judiciaires n’ont aucune compétence dans le domaine couvert par ce paragraphe, une autorité compétente équivalente dans ce domaine.

4. Sont gelés tous les fonds et ressources économiques appartenant aux personnes, groupes et entités ci-après, de même que les fonds que ces personnes, groupes ou entités possèdent, détiennent ou contrôlent, directement ou indirectement:

a)

les personnes morales, groupes ou entités détenus ou contrôlés, directement ou indirectement, par une personne physique ou morale, un groupe ou une entité figurant sur la liste de l’annexe I;

b)

les personnes physiques ou morales, groupes ou entités agissant au nom ou sur instruction d’une personne physique ou morale, d’un groupe ou d’une entité figurant sur la liste de l’annexe I;

c)

les membres importants d’une personne morale, d’un groupe ou d’une entité figurant sur la liste de l’annexe I; ou

d)

les personnes physiques ou morales, groupes ou entités liés à une personne physique ou morale, un groupe ou une entité figurant sur la liste de l’annexe I, y compris par:

i)

la participation au financement d’actes de terrorisme commis par une personne physique ou morale, un groupe ou une entité figurant sur la liste de l’annexe I, en liaison avec cette personne, ce groupe ou cette entité, ou sous le nom, pour le compte ou à l’appui de cette personne, ce groupe ou cette entité;

ii)

la participation à la planification, à la facilitation, à la préparation et à l’exécution d’actes de terrorisme commis par une personne physique ou morale, un groupe ou une entité figurant sur la liste de l’annexe I, en liaison avec cette personne, ce groupe ou cette entité, ou sous le nom, pour le compte ou à l’appui de cette personne, ce groupe ou cette entité;

iii)

la fourniture d’une formation terroriste ou la participation à une telle formation, telle qu’une instruction concernant les armes, les engins explosifs ou autres méthodes ou technologies, au bénéfice d’une personne physique ou morale, d’un groupe ou d’une entité figurant sur la liste de l’annexe I; ou

iv)

la participation au recrutement au bénéfice d’une personne physique ou morale, d’un groupe ou d’une entité figurant sur la liste de l’annexe I aux fins de la planification, de la facilitation, de la préparation ou de l’exécution d’actes de terrorisme,

dont la liste figure à l’annexe II.

5. Aucun fonds ou aucune ressource économique n’est mis, directement ou indirectement, à la disposition des personnes physiques ou morales, groupes et entités dont les listes figurent aux annexes I et II, ni utilisé à leur profit.

6. Par dérogation aux paragraphes 1, 4 et 5, les autorités compétentes des États membres peuvent autoriser le déblocage de certains fonds ou ressources économiques gelés, ou la mise à disposition de certains fonds ou ressources économiques, dans les conditions qu’elles jugent appropriées, après avoir établi que les fonds ou les ressources économiques concernés sont:

a)

nécessaires pour répondre aux besoins fondamentaux des personnes figurant aux annexes I et II et des membres de leur famille qui sont à leur charge, y compris pour couvrir les dépenses consacrées à l’achat de vivres, au paiement de loyers ou au remboursement de prêts hypothécaires, à l’achat de médicaments et au paiement de frais médicaux, d’impôts, de primes d’assurance et de redevances de services publics;

b)

destinés exclusivement au règlement d’honoraires d’un montant raisonnable et au remboursement de dépenses engagées pour s’assurer les services de juristes;

c)

exclusivement destinés au règlement de frais ou de commissions liés à la garde ou à la gestion courantes de fonds ou de ressources économiques gelés;

d)

nécessaires pour des dépenses extraordinaires, pour autant que l’autorité compétente concernée ait notifié aux autorités compétentes des autres États membres et à la Commission, au moins deux semaines avant l’autorisation, les motifs pour lesquels elle estime qu’une autorisation spéciale devrait être accordée; ou

e)

destinés à être versés sur ou depuis le compte d’une mission diplomatique ou consulaire ou d’une organisation internationale bénéficiant d’immunités conformément au droit international, dans la mesure où ces versements sont destinés à être utilisés à des fins officielles par la mission diplomatique ou consulaire ou par l’organisation internationale.

L’État membre concerné informe les autres États membres et la Commission de toute autorisation octroyée en vertu du présent paragraphe dans un délai de deux semaines suivant cette autorisation.

7. Par dérogation aux paragraphes 1 et 4, les autorités compétentes d’un État membre peuvent autoriser le déblocage de certains fonds ou ressources économiques gelés, pour autant que les conditions suivantes soient réunies:

a)

les fonds ou ressources économiques font l’objet d’une décision arbitrale rendue avant la date à laquelle la personne physique ou morale, le groupe ou l’entité visé aux paragraphes 1 et 4 a été inscrit sur la liste figurant à l’annexe I ou II, ou d’une décision judiciaire ou administrative rendue dans l’Union, ou d’une décision judiciaire exécutoire dans l’État membre concerné, avant, à ou après cette date;

b)

les fonds ou ressources économiques seront exclusivement utilisés pour faire droit aux demandes garanties par une telle décision ou dont la validité aura été établie par une telle décision, dans les limites fixées par les lois et règlements applicables régissant les droits des personnes formulant ces demandes;

c)

la décision n’est pas prise au bénéfice d’une personne physique ou morale, d’un groupe ou d’une entité figurant sur les listes de l’annexe I ou II; et

d)

la reconnaissance de la décision n’est pas contraire à l’ordre public de l’État membre concerné.

L’État membre concerné informe les autres États membres et la Commission de toute autorisation octroyée en vertu du présent paragraphe dans un délai de deux semaines suivant cette autorisation.

8. Les paragraphes 1 et 4 n’interdisent pas à une personne physique ou morale, à un groupe ou à une entité inscrit d’effectuer un paiement dû au titre d’un contrat passé avant l’inscription sur la liste de la personne physique ou morale, du groupe ou de l’entité en question, dès lors que l’État membre concerné s’est assuré que le paiement n’est pas reçu directement ou indirectement par une personne physique ou morale, un groupe ou une entité visé au paragraphe 1 ou 4.

9. Le paragraphe 5 ne s’applique pas au versement sur les comptes gelés:

a)

d’intérêts ou d’autres rémunérations de ces comptes, à condition que ces intérêts ou autres rémunérations continuent de faire l’objet des mesures prévues aux paragraphes 1 et 4;

b)

de paiements dus en vertu de contrats ou d’accords conclus ou d’obligations contractées avant la date à laquelle ces comptes ont été soumis aux mesures prévues aux paragraphes 1, 4 et 5, à condition que ces paiements continuent de faire l’objet des mesures prévues aux paragraphes 1 et 4; ou

c)

de paiements dus en vertu de décisions judiciaires, administratives ou arbitrales rendues dans l’Union ou exécutoires dans l’État membre concerné, à condition que ces paiements continuent de faire l’objet des mesures prévues aux paragraphes 1 et 4.

10. Les paragraphes 1, 4 et 5 ne s’appliquent pas à la fourniture, au traitement ou au versement de fonds ou de ressources économiques ou à la fourniture de biens et à la prestation de services nécessaires à l’acheminement en temps opportun de l’aide humanitaire ou à l’appui d’autres activités visant à répondre aux besoins essentiels des personnes, dans les cas où cette aide est fournie et ces autres activités sont menées par:

a)

l’Organisation des Nations unies, y compris ses programmes, fonds et autres entités et organes, ainsi que ses institutions spécialisées et organisations apparentées;

b)

des organisations internationales;

c)

les organisations humanitaires dotées du statut d’observateur auprès de l’Assemblée générale des Nations unies et les membres de ces organisations humanitaires;

d)

les organisations non gouvernementales bénéficiant d’un financement bilatéral ou multilatéral qui participent aux plans d’aide humanitaire des Nations unies, aux plans d’aide aux réfugiés des Nations unies, à d’autres appels à contributions des Nations unies ou aux structures humanitaires coordonnées par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies;

e)

les organisations et agences auxquelles l’Union a accordé le certificat de partenariat humanitaire ou qui sont certifiées ou reconnues par un État membre conformément aux procédures nationales;

f)

les agences spécialisées des États membres;

g)

les employés, bénéficiaires, organes subsidiaires ou partenaires de réalisation des entités visées aux points a) à f) lorsque et dans la mesure où ils agissent en cette qualité.

11. Sans préjudice du paragraphe 10 et par dérogation aux paragraphes 1, 4 et 5, les autorités compétentes d’un État membre peuvent autoriser le déblocage de certains fonds ou ressources économiques gelés, ou la mise à disposition de certains fonds ou ressources économiques, dans les conditions qu’elles jugent appropriées, après avoir établi que la fourniture de ces fonds ou ressources économiques est nécessaire à l’acheminement de l’aide humanitaire en temps opportun ou à l’appui d’autres activités visant à répondre aux besoins essentiels des personnes.

12. En l’absence de décision négative, d’une demande d’informations ou d’une notification de délai supplémentaire émanant de l’autorité compétente concernée dans un délai de cinq jours ouvrables à compter de la date de réception d’une demande d’autorisation au titre du paragraphe 11, cette autorisation est réputée accordée.

13. L’État membre concerné informe les autres États membres et la Commission de toute autorisation octroyée en vertu du paragraphe 11 dans un délai de quatre semaines à compter de l’octroi de cette autorisation.

Article 3

1. Les États membres prennent les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée ou le passage en transit sur leur territoire des personnes physiques qui commettent ou tentent de commettre des actes de terrorisme ou qui participent à la perpétration d’actes de terrorisme ou la facilitent, inscrites sur la liste figurant à l’annexe III.

2. La liste à l’annexe III est établie sur la base d’informations précises ou d’éléments de dossier qui montrent qu’une décision a été prise par une autorité compétente à l’égard des personnes physiques ou morales, groupes ou entités visés, en ce qui concerne l’ouverture d’enquêtes ou de poursuites pour un acte de terrorisme, pour la tentative de commettre un tel acte, pour la participation à un tel acte ou pour sa facilitation, basées sur des preuves ou des indices sérieux et crédibles, ou en ce qui concerne une condamnation pour de tels faits.

3. Aux fins du paragraphe 2, on entend par «autorité compétente», une autorité judiciaire, ou, si les autorités judiciaires n’ont aucune compétence dans le domaine couvert par ce paragraphe, une autorité compétente équivalente dans ce domaine.

4. Les États membres prennent les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée ou le passage en transit sur leur territoire:

a)

des personnes physiques agissant au nom ou sur instruction d’une personne physique ou morale, d’un groupe ou d’une entité figurant sur la liste de l’annexe I ou III;

b)

des membres importants d’une personne morale, d’un groupe ou d’une entité figurant sur la liste de l’annexe I; ou

c)

des personnes physiques liées à une personne physique ou morale, un groupe ou une entité figurant sur la liste de l’annexe I ou III, y compris par:

i)

la participation au financement d’actes de terrorisme commis par une personne physique ou morale, un groupe ou une entité figurant sur la liste de l’annexe I ou III, en liaison avec cette personne, ce groupe ou cette entité, ou sous le nom, pour le compte ou à l’appui de cette personne, ce groupe ou cette entité;

ii)

la participation à la planification, la facilitation, la préparation ou la perpétration d’actes de terrorisme commis par une personne physique ou morale, un groupe ou une entité figurant sur la liste de l’annexe I ou III, en liaison avec cette personne, ce groupe ou cette entité, ou sous le nom, pour le compte ou à l’appui de cette personne, ce groupe ou cette entité;

iii)

la fourniture d’une formation terroriste ou la participation à une telle formation, telle qu’une instruction concernant les armes, les engins explosifs ou autres méthodes ou technologies, au bénéfice d’une personne physique ou morale, d’un groupe ou d’une entité figurant sur la liste de l’annexe I ou III; ou

iv)

la participation au recrutement au bénéfice d’une personne physique ou morale, d’un groupe ou d’une entité figurant sur la liste de l’annexe I ou III, aux fins de la planification, de la facilitation, de la préparation ou de l’exécution d’actes de terrorisme,

dont la liste figure à l’annexe IV.

5. Un État membre n’est pas tenu, en vertu des paragraphes 1 et 4, de refuser l’accès à son territoire à ses propres ressortissants.

6. Les paragraphes 1et 4 s’appliquent sans préjudice des cas où un État membre est lié par une obligation de droit international, à savoir:

a)

en tant que pays hôte d’une organisation intergouvernementale internationale;

b)

en tant que pays hôte d’une conférence internationale convoquée par les Nations unies ou tenue sous leurs auspices;

c)

en application d’un accord multilatéral conférant des privilèges et immunités; ou

d)

en vertu du traité de réconciliation (accords du Latran) conclu en 1929 par le Saint-Siège (État de la Cité du Vatican) et l’Italie.

7. Le paragraphe 6 s’applique également aux cas où un État membre est pays hôte de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

8. Le Conseil est dûment informé de tous les cas où un État membre accorde une exemption conformément au paragraphe 6 ou 7.

9. Les États membres peuvent accorder des exemptions aux mesures imposées au titre du paragraphe 1 lorsque le déplacement d’une personne se justifie pour des besoins humanitaires urgents, ou lorsque la personne se déplace pour assister à des réunions intergouvernementales ou à des réunions dont l’initiative a été prise par l’Union ou qu’elle organise, ou à des réunions organisées par un État membre exerçant la présidence de l’OSCE, lorsqu’il y est mené un dialogue politique visant directement à promouvoir les objectifs stratégiques des mesures restrictives.

10. Les États membres peuvent également accorder des exemptions aux mesures instituées au titre des paragraphes 1 et 4 lorsque l’entrée ou le passage en transit est nécessaire aux fins d’une procédure judiciaire ou de l’exécution d’une peine judiciaire dans un centre de détention dans un État membre.

11. Tout État membre souhaitant accorder des exemptions visées au paragraphe 9 ou 10 le notifie au Conseil par écrit. L’exemption est réputée accordée sauf si un ou plusieurs membres du Conseil s’y opposent par écrit dans les deux jours ouvrables qui suivent la réception de la notification de l’exemption proposée. Si un ou plusieurs membres du Conseil soulèvent une objection, le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, peut décider d’accorder l’exemption proposée.

12. Lorsque, en application du paragraphe 6, 7, 9, 10 ou 11, un État membre autorise des personnes physiques inscrites sur la liste figurant à l’annexe III ou IV à entrer ou à passer en transit sur son territoire, cette autorisation est strictement limitée à l’objectif pour lequel elle est accordée et aux personnes physiques qu’elle concerne directement.

Article 4

1. Le Conseil, statuant à l’unanimité sur proposition d’un État membre ou du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (ci-après dénommé «haut représentant»), décide d’établir et de modifier les listes figurant aux annexes I, II, III et IV.

2. Le Conseil communique sa décision en vertu du paragraphe 1, y compris l’exposé des motifs, à la personne physique ou morale, au groupe ou à l’entité concerné, soit directement, si son adresse est connue, soit par la publication d’un avis, en lui donnant la possibilité de présenter des observations.

3. Si des observations sont formulées ou si de nouveaux éléments de preuve substantiels sont présentés, le Conseil revoit sa décision en vertu du paragraphe 1 et en informe la personne physique ou morale, le groupe ou l’entité concerné en conséquence.

Article 5

Les annexes I, II, III et IV contiennent, si elles sont disponibles, les informations nécessaires à l’identification des personnes physiques ou morales, des groupes ou des entités concernés. Pour les personnes physiques, ces informations peuvent comprendre: les noms et pseudonymes; la date et le lieu de naissance; la nationalité; les numéros de passeport et de carte d’identité; le sexe; l’adresse, si elle est connue; et la fonction ou la profession. En ce qui concerne les personnes morales, les groupes ou les entités, ces informations peuvent comprendre: les dénominations; le lieu et la date d’enregistrement; le numéro d’enregistrement; et le lieu d’établissement.

Article 6

1. Le Conseil et le haut représentant peuvent traiter des données à caractère personnel afin de s’acquitter des tâches qui leur incombent au titre de la présente décision, en particulier:

a)

en ce qui concerne le Conseil, pour élaborer des modifications des annexes I, II, III et IV et procéder à ces modifications;

b)

en ce qui concerne le haut représentant, pour élaborer des modifications des annexes I, II, III et IV.

2. Le Conseil et le haut représentant peuvent traiter, s’il y a lieu, les données pertinentes relatives aux infractions pénales commises par les personnes physiques figurant sur la liste, et aux condamnations pénales ou aux mesures de sûreté concernant ces personnes, dans la seule mesure où ce traitement est nécessaire à l’élaboration des annexes I, II, III et IV.

3. Aux fins de la présente décision, le Conseil et le haut représentant sont désignés comme étant «responsables du traitement» au sens de l’article 3, point 8), du règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil (5), pour faire en sorte que les personnes physiques concernées puissent exercer leurs droits au titre dudit règlement.

Article 7

1. Il n’est fait droit à aucune demande liée à tout contrat ou à toute opération dont l’exécution a été affectée, directement ou indirectement, en totalité ou en partie, par les mesures instituées en vertu de la présente décision, y compris à des demandes d’indemnisation ou à toute autre demande de ce type, telle qu’une demande de compensation ou une demande à titre de garantie, en particulier une demande visant à obtenir la prorogation ou le paiement d’une obligation, d’une garantie ou d’une contre-garantie, notamment financière, quelle qu’en soit la forme, présentée par:

a)

des personnes physiques ou morales, des groupes ou des entités désignés figurant sur la liste de l’annexe I ou II;

b)

toute personne physique ou morale, tout groupe ou toute entité agissant par l’intermédiaire ou pour le compte d’une des personnes physiques ou morales, l’un des groupes ou l’une des entités visés au point a).

2. Dans toute procédure visant à donner effet à une demande, la charge de la preuve que la satisfaction de la demande n’est pas interdite par le paragraphe 1 incombe à la personne physique ou morale, au groupe, ou à l’entité cherchant à donner effet à cette demande.

3. Le présent article s’entend sans préjudice du droit des personnes physiques ou morales, groupes, et entités visés au paragraphe 1 au contrôle juridictionnel de la légalité du non-respect des obligations contractuelles conformément à la présente décision.

Article 8

Il est interdit de participer sciemment ou volontairement à des activités ayant pour objet ou pour effet de contourner les interdictions énoncées dans la présente décision.

Article 9

Afin que les mesures énoncées dans la présente décision aient le plus grand impact possible, l’Union encourage les États tiers à adopter des mesures restrictives analogues à celles prévues dans la présente décision.

Article 10

1. La présente décision fait l’objet d’un suivi constant. Les noms des personnes physiques et morales, groupes et entités repris sur les listes figurant aux annexes I, II, III et IV feront l’objet d’un réexamen à intervalles réguliers, au moins une fois par semestre, afin de s’assurer que leur maintien sur ces annexes reste justifié.

2. Les exceptions visées à l’article 2, paragraphes 8 et 9, sont réexaminées à intervalles réguliers, et au moins tous les vingt-quatre mois, ou à la demande urgente d’un État membre, du haut représentant, ou de la Commission à la suite d’un changement fondamental de la situation. L’article 2, paragraphe 8, s’applique jusqu’au 22 février 2027.

Article 11

1. Les articles 2, 3 et 3 bis de la position commune 2001/931/PESC sont abrogés.

2. Les références aux dispositions abrogées s’entendent comme faites aux dispositions correspondantes de la présente décision et sont à lire selon le tableau de correspondance figurant à l’annexe V.

3. La décision (PESC) 2025/1577 et la décision (PESC) 2026/421 sont abrogées.

Article 12

La présente décision entre en vigueur le jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.

Fait à Bruxelles, le 26 février 2026.

Par le Conseil

Le président

M. DAMIANOS


(1) Position commune 2001/931/PESC du Conseil du 27 décembre 2001 relative à l’application de mesures spécifiques en vue de lutter contre le terrorisme (JO L 344 du 28.12.2001, p. 93, ELI: http://data.europa.eu/eli/compos/2001/931/oj).

(2) Décision (PESC) 2025/1577 du Conseil du 29 juillet 2025 portant mise à jour de la liste des personnes, groupes et entités auxquels s’applique la position commune 2001/931/PESC relative à l’application de mesures spécifiques en vue de lutter contre le terrorisme, et abrogeant la décision (PESC) 2025/207 (JO L, 2025/1577, 30.7.2025, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2025/1577/oj).

(3) Décision (PESC) 2026/421 du Conseil du 19 février 2026 modifiant la décision (PESC) 2025/1577 portant mise à jour de la liste des personnes, groupes et entités auxquels s’applique la position commune 2001/931/PESC relative à l’application de mesures spécifiques en vue de lutter contre le terrorisme (JO L, 2026/421, 19.2.2026, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2026/421/oj).

(4) Directive 2013/40/UE du Parlement européen et du Conseil du 12 août 2013 relative aux attaques contre les systèmes d’information et remplaçant la décision-cadre 2005/222/JAI du Conseil (JO L 218 du 14.8.2013, p. 8, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2013/40/oj).

(5) Règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2018 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les institutions, organes et organismes de l’Union et à la libre circulation de ces données, et abrogeant le règlement (CE) no 45/2001 et la décision no 1247/2002/CE (JO L 295 du 21.11.2018, p. 39, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2018/1725/oj).


ANNEXE I

Liste des personnes physiques ou morales, groupes, et entités visés à l’article 2, paragraphe 1

A. Personnes physiques

1.

ABDOLLAHI Hamed (alias Mustafa Abdullahi), né le 11.8.1960 en Iran. Numéro de passeport: D9004878.

2.

AL-DIN Izz Hasan (alias Garbaya Ahmed; ou Sa’id; ou Salwwan, Samir), Liban, né en 1963 au Liban, citoyen libanais.

3.

AL-NASSER Abdelkarim Hussein Mohamed, né à Al Ihsa (Arabie saoudite), citoyen saoudien.

4.

AL-YACOUB Ibrahim Salih Mohammed, né le 16.10.1966 à Tarout (Arabie saoudite), citoyen saoudien.

5.

ARBABSIAR Manssor (alias Mansour Arbabsiar), né le 6.3.1955 ou le 15.3.1955 en Iran. De nationalité iranienne et américaine. Numéro de passeport: C2002515 (Iran); Numéro de passeport: 477845448 (États-Unis d’Amérique). Numéro de pièce nationale d’identité: 07442833, date d’expiration: le 15.3.2016 (permis de conduire américain).

6.

ASSADI Assadollah (alias Assadollah Asadi), né le 22.12.1971 à Téhéran (Iran), de nationalité iranienne. Numéro de passeport diplomatique iranien: D9016657.

7.

BOUYERI Mohammed (alias Abu Zubair; ou Sobiar; ou Abu Zoubair), né le 8.3.1978 à Amsterdam (Pays-Bas).

8.

HASHEMI MOGHADAM Saeid, né le 6.8.1962 à Téhéran (Iran), de nationalité iranienne. Numéro de passeport: D9016290, valable jusqu’au 4.2.2019.

9.

HASSAN EL HAJJ Hassan, né le 22.3.1988 à Zaghdraiya, Sidon, Liban, citoyen canadien. Numéro de passeport: JX446643 (Canada).

10.

MELIAD Farah, né le 5.11.1980 à Sydney (Australie), citoyen australien. Numéro de passeport: M2719127 (Australie).

11.

MOHAMMED Khalid Sheikh (alias Ali Salem; ou Bin Khalid Fahd Bin Adballah; ou Henin Ashraf Refaat Nabith; ou Wadood Khalid Adbul), né le 14.4.1965 ou le 1.3.1964 au Pakistan, numéro de passeport: 488555.

12.

SHAHLAI Abdul Reza (alias Abdol Reza Shala’i; ou Abd-al Reza Shalai; ou Abdorreza Shahlai; ou Abdolreza Shahla’i; ou Abdul-Reza Shahlaee; ou Hajj Yusef; ou Haji Yusif; ou Hajji Yasir; ou Hajji Yusif; ou Yusuf Abu-al-Karkh), né vers 1957 en Iran. Adresses: 1) Kermanshah, Iran; 2) base militaire de Mehran, province d’Ilam, Iran.

13.

SHAKURI Ali Gholam, né vers 1965 à Téhéran, Iran.

B. Personnes morales, groupes et entités

1.

«Organisation Abou Nidal» — «ANO» (autres dénominations: «Conseil révolutionnaire du Fatah», ou «Brigades révolutionnaires arabes», ou «Septembre noir», ou «Organisation révolutionnaire des musulmans socialistes»).

2.

«Brigade des martyrs d’Al-Aqsa».

3.

«Al-Aqsa e.V.».

4.

«Babbar Khalsa».

5.

«Parti communiste des Philippines», y compris la «Nouvelle armée du peuple» — «NAP», Philippines.

6.

Direction de la sécurité intérieure du ministère iranien du renseignement et de la sécurité.

7.

«Gama’a al-Islamiyya» (autre dénomination: «Al-Gama’a al-Islamiyya») («Groupe islamique» — «GI»).

8.

«İslami Büyük Doğu Akıncılar Cephesi» — «IBDA-C» («Front islamique des combattants du Grand Orient»).

9.

«Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC)».

10.

«Hamas», y compris le «Hamas-Izz al-Din al-Qassem».

11.

«Hizballah Military Wing» («branche militaire du Hezbollah») [autres dénominations: «Hezbollah Military Wing», ou «Hizbullah Military Wing», ou «Hizbollah Military Wing», ou «Hezballah Military Wing», ou «Hisbollah Military Wing», ou «Hizbu’llah Military Wing», ou «Hizb Allah Military Wing» ou «Jihad Council» («Conseil du Djihad») (et toutes les unités placées sous son autorité, dont l’Organisation de la sécurité extérieure)].

12.

«Hizbul Mujahedin» — «HM».

13.

«Khalistan Zindabad Force» — «KZF».

14.

«Parti des travailleurs du Kurdistan» — «PKK» (autres dénominations: «KADEK» ou «KONGRA-GEL»).

15.

«Tigres de libération de l’Eelam tamoul» — «LTTE».

16.

«Ejército de Liberación Nacional» («Armée de libération nationale»).

17.

«Jihad islamique palestinien» — «JIP».

18.

«Front populaire de libération de la Palestine» — «FPLP».

19.

«Front populaire de libération de la Palestine — Commandement général» (autre dénomination: «FPLP — Commandement général»).

20.

«Devrimci Halk Kurtuluș Partisi-Cephesi» — «DHKP/C» [autres dénominations: «Devrimci Sol» («Gauche révolutionnaire») ou «Dev Sol»] («Armée/Front/Parti révolutionnaire populaire de libération»).

21.

«Sendero Luminoso» — «SL» («Sentier lumineux»).

22.

«Teyrbazen Azadiya Kurdistan» — «TAK» (autre dénomination: «Faucons de la liberté du Kurdistan»).

23.

«The Base».

ANNEXE II

Liste des personnes morales, groupes, et entités visés à l’article 2, paragraphe 4

A. Personnes physiques

[…]

B. Personnes morales, groupes et entités

[…]


ANNEXE III

Liste des personnes physiques visées à l’article 3, paragraphe 1

[…]


ANNEXE IV

Liste des personnes physiques visées à l’article 3, paragraphe 4

[…]


ANNEXE V

Tableau de correspondance

Ancienne numérotation selon la position commune 2001/931/PESC

Nouvelle numérotation selon la décision (PESC) 2026/455

Article 2

Article 2, paragraphe 1

Article 3

Article 2, paragraphe 5

Article 3 bis

Article 2, paragraphes 10 à 13


ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2026/455/oj

ISSN 1977-0693 (electronic edition)


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