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AccueilDroit européen32026R0101
Règlement d'exécution32026R0101

Règlement d’exécution (UE) 2026/101 de la Commission du 15 janvier 2026 fixant les spécifications techniques et autres exigences applicables au système informatique décentralisé, telles qu’indiquées dans le règlement (UE) 2023/2844 du Parlement européen et du Conseil, en ce qui concerne les procédures établies par les actes juridiques visés aux points 3) et 4) de l’annexe I et les actes juridiques visés aux points 1), 10) et 11) de l’annexe II dudit règlement ainsi que la procédure établie par l’article 19 bis du règlement (UE) 2020/1784 du Parlement européen et du Conseil, tel qu’introduit par l’article 24, paragraphe 3, du règlement (UE) 2023/2844 du Parlement européen et du Conseil pour la signification ou la notification par voie électronique d’actes par l’intermédiaire du point d’accès électronique européen

CELEX32026R0101
TypeRèglement d'exécution
Datejeudi 15 janvier 2026

Résumé IA

Ce règlement d'exécution fixe les spécifications techniques et autres exigences applicables au système informatique décentralisé mis en place par le règlement (UE) 2023/2844 (numérisation de la coopération judiciaire). Il concerne plus précisément les procédures établies par certains actes juridiques listés en annexes, ainsi que la procédure de signification ou notification par voie électronique d'actes via le point d'accès électronique européen, prévue à l'article 19 bis du règlement (UE) 2020/1784. Pour le professionnel du droit français, ce texte est essentiel pour connaître les normes techniques de ce nouveau système décentralisé, qui impactera la transmission et la notification électroniques des actes judiciaires et extrajudiciaires en matière civile et commerciale.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série L


2026/101

16.1.2026

RÈGLEMENT D’EXÉCUTION (UE) 2026/101 DE LA COMMISSION

du 15 janvier 2026

fixant les spécifications techniques et autres exigences applicables au système informatique décentralisé, telles qu’indiquées dans le règlement (UE) 2023/2844 du Parlement européen et du Conseil, en ce qui concerne les procédures établies par les actes juridiques visés aux points 3) et 4) de l’annexe I et les actes juridiques visés aux points 1), 10) et 11) de l’annexe II dudit règlement ainsi que la procédure établie par l’article 19 bis du règlement (UE) 2020/1784 du Parlement européen et du Conseil, tel qu’introduit par l’article 24, paragraphe 3, du règlement (UE) 2023/2844 du Parlement européen et du Conseil pour la signification ou la notification par voie électronique d’actes par l’intermédiaire du point d’accès électronique européen

LA COMMISSION EUROPÉENNE,

vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,

vu le règlement (UE) 2023/2844 du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2023 relatif à la numérisation de la coopération judiciaire et de l’accès à la justice dans les affaires transfrontières en matière civile, commerciale et pénale, et modifiant certains actes dans le domaine de la coopération judiciaire (1), et notamment son article 10, paragraphe 1,

considérant ce qui suit:

(1)

Afin d’assurer une communication sécurisée, efficace, rapide, interopérable, confidentielle et fiable entre les États membres aux fins des procédures judiciaires transfrontières en matière civile, commerciale et pénale, il convient d’utiliser des technologies de communication appropriées, pour autant que certaines conditions concernant la sécurité, l’intégrité et la fiabilité du document reçu et l’identification des participants à la communication soient remplies. Le système informatique décentralisé visé dans le règlement (UE) 2023/2844 devrait être utilisé par défaut dans la communication entre les autorités compétentes.

(2)

Ce système informatique décentralisé devrait être composé des systèmes dorsaux en place dans les États membres et les organes et agences de l’Union concernés, ainsi que des points d’accès interopérables par l’intermédiaire desquels ces systèmes sont interconnectés de manière sécurisée.

(3)

Le règlement (UE) 2023/2844 impose l’utilisation de signatures et cachets électroniques qualifiés ainsi que de moyens d’identification électronique avec un niveau de garantie élevé. Pour satisfaire à cette obligation, il est nécessaire de veiller à ce que le système informatique décentralisé puisse fonctionner avec des signatures et cachets électroniques qualifiés et des moyens d’identification électroniques, tels que les portefeuilles européens d’identité numérique établis en vertu du règlement (UE) no 910/2014 du Parlement européen et du Conseil (2) («cadre européen relatif à une identité numérique»).

(4)

Le règlement (UE) 2022/850 du Parlement européen et du Conseil (3) établit le système «e-Justice Communication via Online Data Exchange» (e-CODEX), qui est un outil mis au point pour permettre un échange électronique transfrontière direct, interopérable, pérenne, fiable et sécurisé de données relatives aux dossiers entre les autorités compétentes. Les points d’accès du système informatique décentralisé devraient être basés sur e-CODEX.

(5)

Le système informatique décentralisé prévu par le règlement (UE) 2023/2844 est établi au sein d’un plus large système informatique décentralisé basé sur l’e-CODEX, appelé JUstice Digital EXchange system (JUDEX), ce qui requiert un échange efficace des informations concernant les développements horizontaux.

(6)

Il est nécessaire d’établir des règles permettant aux États membres ainsi qu’aux organes et agences de l’Union d’adapter leurs systèmes informatiques pertinents aux fins de la connexion au système informatique décentralisé.

(7)

Les États membres devraient pouvoir utiliser un logiciel mis au point par la Commission (logiciel de mise en œuvre de référence) au lieu d’un système informatique national. Afin d’assurer l’interopérabilité avec les systèmes informatiques nationaux, le logiciel de mise en œuvre de référence devrait être en mesure d’appliquer les normes de procédure numériques, telles que définies dans le règlement (UE) 2022/850.

(8)

Les normes de procédure numériques, telles que définies dans le règlement (UE) 2022/850, devraient être mises en œuvre par les systèmes dorsaux nationaux et les points d’accès e-CODEX autorisés aux fins de la communication électronique, et afin de faciliter cette dernière, pour les procédures établies par les actes juridiques visés à l’annexe I, points 3) et 4), et les actes juridiques visés à l’annexe II, points 1), 10) et 11), du règlement (UE) 2023/2844 ainsi que pour la procédure établie à l’article 19 bis du règlement (UE) 2020/1784 du Parlement européen et du Conseil (4), tel qu’introduit par l’article 24, paragraphe 3, du règlement (UE) 2023/2844 pour la signification ou la notification par voie électronique d’actes par l’intermédiaire du point d’accès électronique européen.

(9)

Aucune disposition du présent règlement ne devrait être interprétée comme dérogeant aux dispositions des actes juridiques énumérés à l’article 1er.

(10)

Conformément à la décision (UE) 2024/789 de la Commission (5), l’Irlande ne participe au présent règlement qu’en ce qui concerne les actes juridiques énumérés aux annexes I et II du règlement (UE) 2023/2844 auxquels elle participe et par lesquels elle est liée. Conformément à l’article 3 et à l’article 4 bis, paragraphe 1, du protocole no 21 sur la position du Royaume-Uni et de l’Irlande à l’égard de l’espace de liberté, de sécurité et de justice, annexé au traité sur l’Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, l’Irlande a notifié son souhait de participer à l’adoption et à l’application du règlement (UE) 2020/1784.

(11)

Conformément aux articles 1er et 2 du protocole no 22 sur la position du Danemark annexé au traité sur l’Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, le Danemark ne participe pas à l’adoption du présent règlement et n’est pas lié par celui-ci ni soumis à son application.

(12)

Le Contrôleur européen de la protection des données a été consulté conformément à l’article 42, paragraphe 1, du règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil (6) et a rendu un avis le 28 novembre 2025.

(13)

Les mesures prévues par le présent règlement sont conformes à l’avis du comité pour la numérisation de la coopération judiciaire,

A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:

Article premier

Champ d’application

Le présent règlement s’applique:

1)

aux communications électroniques dans les procédures établies par:

a)

le règlement (CE) no 1896/2006 du Parlement européen et du Conseil (7);

b)

le règlement (CE) no 861/2007 du Parlement européen et du Conseil (8);

c)

la décision-cadre 2002/584/JAI du Conseil (9);

d)

la directive 2014/41/UE du Parlement européen et du Conseil (10);

e)

le règlement (UE) 2018/1805 du Parlement européen et du Conseil (11);

2)

aux communications électroniques dans le cadre de la procédure établie par l’article 19 bis du règlement (UE) 2020/1784, tel qu’introduit par l’article 24, paragraphe 3, du règlement (UE) 2023/2844 pour la signification ou la notification d’actes par voie électronique par l’intermédiaire du point d’accès électronique européen.

Article 2

Spécifications techniques du système informatique décentralisé

Les spécifications, mesures et objectifs techniques du système informatique décentralisé visés à l’article 10, paragraphe 1, points a), b), c) et d), du règlement (UE) 2023/2844 sont ceux indiqués à l’annexe I du présent règlement.

Article 3

Norme de procédure numérique pour la procédure prévue par le règlement (CE) no 1896/2006

La norme de procédure numérique applicable à la communication électronique par l’intermédiaire du système informatique décentralisé dans le cadre de la procédure prévue par le règlement (CE) no 1896/2006 est celle indiquée à l’annexe II du présent règlement.

Article 4

Norme de procédure numérique pour la procédure prévue par le règlement (CE) no 861/2007

La norme de procédure numérique applicable à la communication électronique par l’intermédiaire du système informatique décentralisé dans le cadre de la procédure prévue par le règlement (CE) no 861/2007 est celle indiquée à l’annexe III du présent règlement.

Article 5

Norme de procédure numérique pour les procédures prévues par la décision-cadre 2002/584/JAI

La norme de procédure numérique applicable à la communication électronique par l’intermédiaire du système informatique décentralisé dans le cadre des procédures prévues par la décision-cadre 2002/584/JAI est celle indiquée à l’annexe IV du présent règlement.

Article 6

Norme de procédure numérique pour les procédures relevant de la directive 2014/41/UE

La norme de procédure numérique applicable à la communication électronique par l’intermédiaire du système informatique décentralisé dans le cadre des procédures relevant de la directive 2014/41/UE est celle indiquée à l’annexe V du présent règlement.

Article 7

Norme de procédure numérique pour les procédures prévues par le règlement (UE) 2018/1805

La norme de procédure numérique applicable à la communication électronique par l’intermédiaire du système informatique décentralisé dans le cadre des procédures prévues par le règlement (UE) 2018/1805 est celle indiquée à l’annexe VI du présent règlement.

Article 8

Norme de procédure numérique pour la procédure prévue à l’article 19 bis du règlement (UE) 2020/1784, tel qu’introduit par l’article 24, paragraphe 3, du règlement (UE) 2023/2844

La norme de procédure numérique applicable à la communication électronique par l’intermédiaire du système informatique décentralisé dans le cadre de la procédure établie par l’article 19 bis du règlement (UE) 2020/1784, tel qu’introduit par l’article 24, paragraphe 3, du règlement (UE) 2023/2844 pour la signification ou la notification d’actes par voie électronique par l’intermédiaire du point d’accès électronique européen, est celle indiquée à l’annexe VII du présent règlement.

Article 9

Calendrier de mise en œuvre

Le calendrier de mise en œuvre visé à l’article 10, paragraphe 1, point f), du règlement (UE) 2023/2844 est celui figurant à l’annexe VIII du présent règlement.

Article 10

Entrée en vigueur

Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.

Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans les États membres conformément aux traités.

Fait à Bruxelles, le 15 janvier 2026.

Par la Commission

La présidente

Ursula VON DER LEYEN


(1) JO L, 2023/2844, 27.12.2023, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2023/2844/oj.

(2) Règlement (UE) no 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l’identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur et abrogeant la directive 1999/93/CE (JO L 257 du 28.8.2014, p. 73, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2014/910/oj).

(3) Règlement (UE) 2022/850 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 relatif à un système informatisé pour l’échange électronique transfrontière de données dans le domaine de la coopération judiciaire en matière civile et pénale (système e-CODEX), et modifiant le règlement (UE) 2018/1726 (JO L 150 du 1.6.2022, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2022/850/oj).

(4) Règlement (UE) 2020/1784 du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2020 relatif à la signification et à la notification dans les États membres des actes judiciaires et extrajudiciaires en matière civile ou commerciale (signification ou notification des actes) (JO L 405 du 2.12.2020, p. 40, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2020/1784/oj).

(5) Décision (UE) 2024/789 de la Commission du 6 mars 2024 confirmant la participation de l’Irlande au règlement (UE) 2023/2844 du Parlement européen et du Conseil relatif à la numérisation de la coopération judiciaire et de l’accès à la justice dans les affaires transfrontières en matière civile, commerciale et pénale (JO L, 2024/789, 8.3.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2024/789/oj).

(6) Règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2018 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les institutions, organes et organismes de l’Union et à la libre circulation de ces données, et abrogeant le règlement (CE) no 45/2001 et la décision no 1247/2002/CE (JO L 295 du 21.11.2018, p. 39, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2018/1725/oj).

(7) Règlement (CE) no 1896/2006 du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2006 instituant une procédure européenne d’injonction de payer (JO L 399 du 30.12.2006, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2006/1896/oj).

(8) Règlement (CE) no 861/2007 du Parlement européen et du Conseil du 11 juillet 2007 instituant une procédure européenne de règlement des petits litiges (JO L 199 du 31.7.2007, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2007/861/oj).

(9) Décision-cadre 2002/584/JAI du Conseil du 13 juin 2002 relative au mandat d’arrêt européen et aux procédures de remise entre États membres — Déclarations de certains États membres sur l’adoption de la décision-cadre (JO L 190 du 18.7.2002, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec_framw/2002/584/oj).

(10) Directive 2014/41/UE du Parlement européen et du Conseil du 3 avril 2014 concernant la décision d’enquête européenne en matière pénale (JO L 130 du 1.5.2014, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2014/41/oj).

(11) Règlement (UE) 2018/1805 du Parlement européen et du Conseil du 14 novembre 2018 concernant la reconnaissance mutuelle des décisions de gel et des décisions de confiscation (JO L 303 du 28.11.2018, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2018/1805/oj).


ANNEXE I

Spécifications, mesures et objectifs techniques du système informatique décentralisé

1. Introduction et champ d’application

La présente annexe établit les spécifications, les mesures et les objectifs techniques du système informatique décentralisé conformément au règlement (UE) 2023/2844 en ce qui concerne les actes juridiques mentionnés aux points 3) et 4) de l’annexe I et les actes juridiques mentionnés aux points 1), 10) et 11) de l’annexe II dudit règlement ainsi que la procédure établie par l’article 24, paragraphe 3, du règlement (UE) 2023/2844 pour la signification ou notification des actes par l’intermédiaire du point d’accès électronique européen.

2. Définitions

2.1.

On entend par «échange de données»: l’échange de messages et de documents par l’intermédiaire du système informatique décentralisé;

2.2.

«HyperText Transfer Protocol Secure» ou «HTTPS» (protocole de transfert hypertexte sécurisé): les canaux de communication cryptée et de connexion sécurisée;

2.3.

«non-répudiation de l’origine»: les mesures apportant la preuve de l’intégrité et la preuve de l’origine des données grâce à des méthodes telles que la certification numérique, l’infrastructure à clé publique ainsi que les signatures et cachets électroniques;

2.4.

«non-répudiation de la réception»: les mesures apportant à l’émetteur la preuve de la réception des données par le destinataire prévu des données grâce à des méthodes telles que la certification numérique, l’infrastructure à clé publique ainsi que les signatures et cachets électroniques;

2.5.

«Representational State Transfer (REST)»: un style d’architecture permettant de concevoir des applications en réseau, reposant sur un modèle de communication client-serveur sans état et utilisant des méthodes standards pour effectuer des opérations sur des ressources, qui sont généralement représentées dans des formats structurés;

2.6.

«Simple Object Access Protocol (SOAP)»: selon les normes du World Wide Web Consortium, une spécification de protocole de messagerie pour l’échange d’informations structurées dans la mise en œuvre de services web dans les réseaux informatiques;

2.7.

«service web»: un logiciel destiné à assurer une interaction interopérable machine-machine sur un réseau; il dispose d’une interface décrite sous un format pouvant être traité par machine.

3. Méthodes de communication par voie électronique

Aux fins de l’échange de messages et de documents, le système informatique décentralisé utilise des méthodes de communication fondées sur des services, telles que les services web ou d’autres composants et solutions logicielles réutilisables.

Plus précisément, il nécessite une communication par l’intermédiaire des points d’accès e-CODEX, tels que visés à l’article 5, paragraphe 2, du règlement (UE) 2022/850.

4. Protocoles de communication

Le système informatique décentralisé utilise des protocoles internet sécurisés, tels que HTTPS pour la communication au sein du système informatique décentralisé, ainsi que des protocoles de communication basés sur des normes, tels que SOAP, ou des méthodes, telles que REST, pour la transmission de données et de métadonnées structurées.

5. Objectifs en matière de sécurité de l’information et mesures techniques pertinentes

5.1.

En ce qui concerne l’échange d’informations au moyen du système informatique décentralisé, les mesures techniques permettant d’assurer le respect des normes minimales de sécurité informatique sont notamment les suivantes:

a)

mesures visant à garantir la confidentialité des informations, notamment par le recours à des canaux de communication sécurisés (tels que HTTPS);

b)

mesures visant à garantir l’intégrité des données au repos et en transit;

c)

mesures visant à garantir la non-répudiation de l’origine de l’émetteur des informations au sein du système informatique décentralisé et la non-répudiation de la réception des informations;

d)

mesures visant à garantir la journalisation des événements liés à la sécurité conformément aux recommandations internationales reconnues en matière de normes de sécurité informatique (1);

e)

mesures visant à garantir l’authentification et l’autorisation des utilisateurs et mesures visant à vérifier l’identité des systèmes connectés au système informatique décentralisé.

5.2.

En cas de recours au protocole TLS dans le contexte du système informatique décentralisé, la dernière version stable du protocole est utilisée ou, à défaut, une version ne présentant pas de failles de sécurité connues. Seules les longueurs de clé garantissant un niveau adéquat de sécurité cryptographique sont autorisées, et les suites cryptographiques dont on sait qu’elles sont peu sûres ou obsolètes ne sont pas utilisées.

5.3.

Dans la mesure du possible, les certificats numériques ICP (infrastructure à clé publique) utilisés aux fins de l’exploitation du système informatique décentralisé sont délivrés par des autorités de certification reconnues comme prestataires de services de confiance qualifiés au sens du règlement (UE) no 910/2014. Des mesures sont mises en œuvre pour garantir que ces certificats sont utilisés uniquement aux fins prévues, au niveau de confiance requis et conformément aux exigences applicables du règlement (UE) no 910/2014.

5.4.

Les composants du système informatique décentralisé sont développés conformément au principe de protection des données dès la conception et par défaut, et des mesures administratives, organisationnelles et techniques appropriées sont mises en œuvre pour garantir un niveau élevé de cybersécurité.

5.5.

La Commission conçoit, développe et maintient le logiciel de mise en œuvre de référence conformément aux exigences et principes en matière de protection des données énoncés dans le règlement (UE) 2018/1725. Le logiciel de mise en œuvre de référence fourni par la Commission permet aux États membres de se conformer aux obligations qui leur incombent respectivement en vertu du règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil (2) et de la directive (UE) 2016/680 du Parlement européen et du Conseil (3), selon le cas.

5.6.

Les États membres qui utilisent un système informatique national différent du logiciel de mise en œuvre de référence mettent en œuvre les mesures nécessaires pour s’assurer qu’il est conforme aux exigences du règlement (UE) 2016/679 et de la directive (UE) 2016/680, selon le cas.

5.7.

Eu égard à leur participation au système informatique décentralisé, Eurojust et le Parquet européen mettent en œuvre les mesures nécessaires afin de garantir que leurs systèmes informatiques respectifs sont conformes aux exigences du règlement (UE) 2018/1725 et de leurs actes fondateurs.

5.8.

En ce qui concerne les systèmes informatiques faisant partie du système informatique décentralisé relevant de leur responsabilité, les États membres, Eurojust et le Parquet européen mettent en place des mécanismes solides de détection des menaces et de réaction aux incidents afin de garantir l’identification, l’atténuation et le rétablissement en temps utile à la suite des incidents de sécurité, conformément à leurs politiques pertinentes.

6. Objectifs minimaux en matière de disponibilité

6.1.

Les États membres veillent à ce que les composants du système informatique décentralisé relevant de leur responsabilité soient disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, avec un taux de disponibilité technique cible d’au moins 98 % sur une base annuelle, à l’exclusion de la maintenance programmée.

6.2.

La Commission veille à ce que la base de données des autorités compétentes/cours et tribunaux (CDB) soit disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, avec un taux de disponibilité technique cible de plus de 99 % sur une base annuelle, à l’exclusion de la maintenance programmée.

6.3.

Dans la mesure du possible, les opérations de maintenance sont planifiées en dehors des jours ouvrables ou pendant les jours ouvrables entre 20 h 00 et 7 h 00 HEC.

6.4.

Les États membres informent la Commission et les autres États membres des activités de maintenance selon les modalités suivantes:

a)

5 jours ouvrables à l’avance en cas d’opérations de maintenance pouvant entraîner jusqu’à 4 heures d’indisponibilité;

b)

10 jours ouvrables à l’avance en cas d’opérations de maintenance pouvant entraîner entre 4 et 12 heures d’indisponibilité;

c)

30 jours ouvrables à l’avance en cas d’opérations de maintenance pouvant entraîner plus de 12 heures d’indisponibilité.

6.5.

Si les États membres disposent de fenêtres de maintenance régulières fixes, ils informent la Commission et les autres États membres de l’heure et du ou des jours où ces fenêtres régulières fixes sont prévues. Sans préjudice des obligations énoncées au point 6.4, si des composants du système informatique décentralisé relevant de la responsabilité des États membres deviennent indisponibles au cours d’une telle fenêtre fixe régulière, les États membres peuvent choisir de ne pas en informer la Commission à chaque fois.

6.6.

En cas de défaillance technique imprévue des composants du système informatique décentralisé relevant de la responsabilité des États membres, ceux-ci informent sans délai la Commission et les autres États membres de cette défaillance et, s’il est connu, du délai de rétablissement prévu.

6.7.

En cas de défaillance technique inattendue de la base de données des autorités compétentes/cours et tribunaux (CDB), la Commission informe sans délai les États membres de cette indisponibilité et, s’il est connu, du délai de rétablissement prévu.

6.8.

Les États membres veillent à la disponibilité des données, y compris des données à caractère personnel, traitées au sein des composants du système informatique décentralisé relevant de leur responsabilité. Des mesures techniques et organisationnelles appropriées sont mises en œuvre pour prévenir la perte de données et garantir le rétablissement en temps utile de l’accès aux données en cas d’incident. Ces mesures peuvent comprendre, le cas échéant, une politique de sauvegarde et de rétablissement, des tests réguliers des procédures d’intégrité et de restauration de sauvegarde, ainsi que des mécanismes de redondance du stockage des données.

7. Base de données des autorités compétentes/cours et tribunaux (CDB) (4)

7.1.

Conformément à l’article 3, paragraphe 1, du règlement (UE) 2023/2844, le système informatique décentralisé permet la communication électronique entre les autorités compétentes, telles que définies à l’article 2, point 1), dudit règlement, de différents États membres et entre une autorité nationale compétente et un organe ou une agence de l’Union. Conformément à l’article 3, paragraphe 6, dudit règlement, un État membre peut également décider d’utiliser le système informatique décentralisé pour la communication entre ses autorités nationales. En outre, le système informatique décentralisé permet, conformément à l’article 4 du règlement (UE) 2023/2844, une communication électronique directe entre des personnes physiques ou morales ou leurs représentants et les autorités compétentes dans le cadre des règlements (CE) no 1896/2006 et (CE) no 861/2007.

Par conséquent, compte tenu des obligations des États membres en matière de notification et de mise à jour de la liste de leurs autorités compétentes énoncées dans les dispositions pertinentes des actes juridiques visés à l’article 1er du présent règlement, et conformément à l’article 17, paragraphe 1, point e), du règlement (UE) 2023/2844, il est essentiel de mettre en place une source authentique d’informations relatives à ces autorités aux fins du système informatique décentralisé.

7.2.

La source authentique des autorités compétentes comporte les informations suivantes dans un format structuré:

a)

aux fins de l’article 4, paragraphe 2, point a), et, le cas échéant, de l’article 3, paragraphe 6, du règlement (UE) 2023/2844, des informations sur les autorités compétentes en vertu du règlement (CE) no 1896/2006, notamment de son article 29, paragraphe 1, ainsi que sur celles faisant l’objet de notifications supplémentaires au titre de l’article 17, paragraphe 1, point e), du règlement (UE) 2023/2844;

b)

aux fins de l’article 4, paragraphe 2, point a), et, le cas échéant, de l’article 3, paragraphe 6, du règlement (UE) 2023/2844, des informations sur les autorités compétentes en vertu du règlement (CE) no 861/2007, notamment de son article 25, paragraphe 1, ainsi que sur celles faisant l’objet de notifications supplémentaires au titre de l’article 17, paragraphe 1, point e), du règlement (UE) 2023/2844;

c)

aux fins de l’article 3, paragraphe 1, et, le cas échéant, de l’article 3, paragraphe 6, du règlement (UE) 2023/2844, des informations sur les autorités notifiées conformément à la décision-cadre 2002/584/JAI, notamment à son article 6, paragraphe 3, à son article 7, paragraphe 2, et à son article 25, paragraphe 2, ainsi que sur celles faisant l’objet de notifications supplémentaires au titre de l’article 17, paragraphe 1, point e), du règlement (UE) 2023/2844;

d)

aux fins de l’article 3, paragraphe 1, et, le cas échéant, de l’article 3, paragraphe 6, du règlement (UE) 2023/2844, des informations sur les autorités notifiées conformément à la directive 2014/41/UE, notamment à son article 33, paragraphe 1, points a) et c), ainsi que sur celles faisant l’objet de notifications supplémentaires au titre de l’article 17, paragraphe 1, point e), du règlement (UE) 2023/2844;

e)

aux fins de l’article 3, paragraphe 1, et, le cas échéant, de l’article 3, paragraphe 6, du règlement (UE) 2023/2844, des informations sur les autorités notifiées conformément au règlement (UE) 2018/1805, notamment à son article 24, paragraphes 1 et 2, ainsi que sur celles faisant l’objet de notifications supplémentaires au titre de l’article 17, paragraphe 1, point e), du règlement (UE) 2023/2844;

f)

aux fins de l’article 4, paragraphe 4, et de l’article 24, paragraphe 3, du règlement (UE) 2023/2844, des informations sur les autorités compétentes faisant l’objet de notifications supplémentaires au titre de l’article 17, paragraphe 1, point e), du règlement (UE) 2023/2844 aux fins de l’article 19 bis du règlement (UE) 2020/1784;

g)

les autorités visées aux points c) à e) comprennent:

i)

les membres nationaux d’Eurojust, y compris en ce qui concerne les cas où, en vertu de l’article 8, paragraphes 3 et 4, du règlement (UE) 2018/1727 du Parlement européen et du Conseil (5), conformément au droit national, ils peuvent émettre ou exécuter une demande d’entraide judiciaire ou de reconnaissance mutuelle, ou ordonner, demander ou exécuter des mesures d’enquête, comme le prévoit la directive 2014/41/UE;

ii)

en ce qui concerne la décision-cadre 2002/584/JAI, les procureurs européens délégués, au sens de l’article 33, paragraphe 2, du règlement (UE) 2017/1939 du Parlement européen et du Conseil (6);

iii)

les procureurs européens délégués et les procureurs européens, lorsqu’ils sont notifiés par les États membres conformément à l’article 105, paragraphe 3, du règlement (UE) 2017/1939 en tant qu’autorités compétentes d’émission ou d’exécution (ou les deux);

h)

les informations nécessaires pour permettre la communication avec le Bureau central du Parquet européen par l’intermédiaire du système informatique décentralisé, le cas échéant;

i)

le cas échéant, des informations nécessaires pour déterminer les zones géographiques relevant de la compétence des autorités, ou d’autres critères pertinents nécessaires pour établir leur compétence;

j)

des informations nécessaires à l’acheminement correct des messages techniques au sein du système informatique décentralisé.

7.3.

La Commission est responsable du développement, de la maintenance, du fonctionnement et du soutien de la source authentique.

7.4.

La base de données des autorités compétentes/cours et tribunaux (CDB) permet aux États membres de mettre à jour les informations y figurant, et aux autorités participant au système informatique décentralisé d’accéder à ces informations et de les extraire au moyen de programmes.

7.5.

L’accès à la base de données des autorités compétentes/cours et tribunaux (CDB) est possible via un protocole de communication commun, que les autorités connectées au système informatique centralisé utilisent un système dorsal ou un exemplaire du logiciel de mise en œuvre de référence.

7.6.

Les États membres veillent à ce que les informations relatives à leurs autorités figurant dans la source authentique, telles qu’énumérées au point 7.2, soient complètes, exactes et tenues à jour.

(1) Sans préjudice de la journalisation à des fins de sécurité, les mécanismes de journalisation utilisés par les composants du système informatique décentralisé permettent, s’il y a lieu, de garantir le respect des exigences énoncées à l’article 88 du règlement (UE) 2018/1725 et, le cas échéant, à l’article 25 de la directive (UE) 2016/680, et aident les responsables du traitement à remplir leurs obligations de responsabilité.

(2) Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) (JO L 119 du 4.5.2016, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2016/679/oj).

(3) Directive (UE) 2016/680 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les autorités compétentes à des fins de prévention et de détection des infractions pénales, d’enquêtes et de poursuites en la matière ou d’exécution de sanctions pénales, et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la décision-cadre 2008/977/JAI du Conseil (JO L 119 du 4.5.2016, p. 89, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2016/680/oj).

(4) Pour des raisons historiques, le système est appelé «base de données des cours et tribunaux». Toutefois, dans un souci de clarté, la source authentique comprendra également des informations sur d’autres types d’autorités, telles que les parquets, les huissiers de justice et les ministères de la justice.

(5) Règlement (UE) 2018/1727 du Parlement européen et du Conseil du 14 novembre 2018 relatif à l’Agence de l’Union européenne pour la coopération judiciaire en matière pénale (Eurojust) et remplaçant et abrogeant la décision 2002/187/JAI du Conseil (JO L 295 du 21.11.2018, p. 138, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2018/1727/oj).

(6) Règlement (UE) 2017/1939 du Conseil du 12 octobre 2017 mettant en œuvre une coopération renforcée concernant la création du Parquet européen (JO L 283 du 31.10.2017, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2017/1939/oj).


ANNEXE II

Norme de procédure numérique pour la numérisation du règlement (CE) no 1896/2006

1. Introduction et champ d’application

L’article 3, point 9), du règlement (UE) 2022/850 relatif à un système informatisé pour l’échange électronique transfrontière de données dans le domaine de la coopération judiciaire en matière civile et pénale (système e-CODEX) définit la «norme de procédure numérique» comme les spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel et aux schémas de données qui énoncent la structure électronique des données échangées par l’intermédiaire des points d’accès e-CODEX. Le modèle de processus opérationnel est élaboré, maintenu et mis à jour en appliquant le Business Process Model and Notation (BPMN) ou d’autres normes sectorielles pour la modélisation des processus opérationnels.

Les schémas de données permettent des échanges de données interopérables par l’intermédiaire de-CODEX.

Par conséquent, aux fins de la numérisation du règlement (CE) no 1896/2006, la présente annexe définit les spécifications techniques pour:

a)

les modèles de processus opérationnel;

b)

les schémas de données.

2. Spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel au titre du règlement (CE) no 1896/2006

Les spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel sont considérées comme des spécifications minimales et définissent les principaux aspects nécessaires pour permettre la communication électronique aux fins du règlement (CE) no 1896/2006 par l’intermédiaire du système informatique décentralisé, et couvrent à la fois les situations de communication transfrontière et, lorsque les États membres choisissent d’utiliser le système informatique décentralisé à cette fin, les communications entre acteurs nationaux (par exemple, en cas de transmission à une autre juridiction ou autorité compétente).

Elles doivent être comme suit:

Demande de procédure européenne d’injonction de payer

—

Introduction d’une demande — Le demandeur envoie le formulaire A à la juridiction.

—

Demande de la juridiction, adressée au demandeur, de compléter et/ou de rectifier le formulaire de demande — La juridiction envoie le formulaire B au demandeur.

—

Proposition, adressée au demandeur, de modification de la demande d’injonction de payer européenne — La juridiction envoie le formulaire C au demandeur.

—

La juridiction rejette la demande — La juridiction envoie le formulaire D au demandeur.

—

Le demandeur retire sa demande — Le demandeur informe la juridiction que la demande est retirée.

—

Paiements — Les parties et la juridiction communiquent au sujet du paiement des frais.

—

Transmission à la juridiction compétente — La juridiction transmet la requête à la juridiction compétente.

Traitement de la procédure européenne d’injonction de payer

—

Prorogation d’un délai — Le demandeur et/ou le défendeur demandent la prorogation d’un délai fixé par la juridiction et la juridiction communique sa décision concernant cette demande.

—

La juridiction délivre et notifie l’injonction de payer européenne au défendeur — La juridiction délivre et notifie l’injonction de payer européenne (formulaire E) au défendeur.

—

Le défendeur s’oppose à l’injonction de payer européenne — Le défendeur soumet à la juridiction une déclaration d’opposition à l’injonction de payer européenne (formulaire F).

Après l’injonction de payer européenne

—

La juridiction envoie au demandeur la déclaration constatant la force exécutoire de l’injonction de payer européenne — La juridiction envoie au demandeur la déclaration constatant la force exécutoire (formulaire G).

—

Recours — Si le droit national le permet, le demandeur ou le défendeur peut former un recours.

—

Réexamen — Le défendeur demande un réexamen dans des cas exceptionnels.

3. Spécifications techniques relatives aux schémas de données

Les points suivants exposent les dispositions relatives aux spécifications techniques qui serviront de base à l’élaboration des définitions des schémas XML (XSD). Ces spécifications définissent les éléments clés et toute autre information utile afin de fournir une description complète pour les besoins de la création desdits schémas.

La description se veut générique afin que les XSD créés puissent être modifiés et étendus sans qu’il soit nécessaire d’apporter des modifications à ces spécifications.

Ces spécifications s’appliquent aux formulaires réglementaires, aux messages prédéfinis ou aux messages à contenu libre utilisés dans les échanges effectués au titre du règlement (CE) no 1896/2006.

3.1. Généralités

Pour tous les schémas à fournir, les dispositions suivantes s’appliquent:

Versions

Un attribut de version doit être inclus pour faciliter la gestion des versions de schéma. Cela permettra de mettre à jour le schéma dans les versions ultérieures conformément aux exigences opérationnelles, en indiquant si la nouvelle version est rétrocompatible lors de l’introduction de nouvelles fonctionnalités ou d’améliorations.

Déclaration de schéma et métadonnées

Le cas échéant, le schéma utilise les normes ou vocabulaires pertinents, appliqués par e-CODEX pour garantir l’interopérabilité, qui sont nécessaires à la validation correcte des éléments et types définis dans le schéma en question. Ces normes ou vocabulaires peuvent inclure:

—

le vocabulaire de base e-Justice de l’Union,

—

des types de données non qualifiés,

—

une liste de codes pour les codes linguistiques de l’Union européenne.

En outre, le cas échéant, le schéma peut intégrer des normes ETSI pertinentes pour utiliser leurs définitions.

Annotations et documentation

Annotations: chaque élément du schéma est généralement accompagné d’annotations. Elles fournissent des informations lisibles par l’homme au sujet de l’élément, en définissant souvent la finalité ou l’utilisation de celui-ci de manière claire et concise.

Utilisation et adaptabilité

Structure modulaire: chaque section est conçue pour remplir une fonctionnalité spécifique et peut être réutilisée ou adaptée de manière indépendante. Cela facilite l’adaptation du schéma à des cas d’utilisation divers.

Extensibilité: le schéma est conçu de manière à prendre en charge l’incorporation d’éléments ou d’attributs nouveaux si des informations complémentaires s’avèrent nécessaires par la suite. Ce résultat est obtenu à l’aide d’éléments et de séquences facultatifs, pouvant être complétés sans casser les implémentations existantes.

Structure adaptable: le schéma est conçu de manière à permettre l’ajout ou la modification d’éléments ou de types de données, selon les besoins. La structure du formulaire peut s’adapter aux changements dans les exigences sans nécessiter de remaniements majeurs.

Éléments facultatifs: des éléments d’un formulaire peuvent être désignés comme facultatifs, ce qui signifie qu’ils peuvent être inclus ou omis selon les circonstances particulières.

Le schéma est conçu de manière à prendre en charge la collecte de données structurées pour répondre à des demandes spécifiques.

Modifications

La conception du schéma se caractérise par sa flexibilité, sa modularité et sa facilité d’adaptation. L’utilisation de types complexes et d’éléments facultatifs garantit qu’il permet de gérer des scénarios divers tout en restant facile à modifier et à compléter.

3.2. Formulaires réglementaires

Les spécifications techniques relatives aux schémas de données définissent un cadre structuré pour la représentation des formulaires, tels qu’établis par le règlement (CE) no 1896/2006, au format XML.

3.3. Messages prédéfinis

Les messages prédéfinis sont des représentations d’échanges qui sont institués par le règlement, mais pour lesquels l’acte juridique ne prévoit aucune forme particulière. Leurs types et leur nombre seront déterminés lors de l’analyse opérationnelle et technique.

Leurs schémas sont conçus de manière à définir une structure de définitions des schémas XML (XSD) garantissant la cohérence, la structure et la conformité avec les besoins opérationnels.

Les grandes lignes des principaux éléments de ces schémas sont les suivantes:

—

la section de premier niveau du schéma est nommée d’après le type de message spécifique qui est défini,

—

les champs obligatoires pour le type de message spécifique sont ajoutés et définis à l’intérieur de cette structure, de manière à garantir une représentation adéquate des éléments de données.

3.4. Messages à contenu libre

Les messages à contenu libre sont des représentations d’échanges permettant l’insertion de contenus non structurés ou partiellement structurés, conciliant une certaine souplesse avec le respect des exigences réglementaires et opérationnelles. Ce schéma est conçu de manière à définir la structure des définitions des schémas XML (XSD) pour ces messages, en garantissant la cohérence et le formatage adéquat.

Les grandes lignes des principaux éléments de ces schémas sont les suivantes:

—

la section de premier niveau de ce schéma est nommée d’après le type de message à contenu libre spécifique qui est défini,

—

le schéma définit la structure nécessaire au message à contenu libre tout en permettant un ordonnancement adéquat des éléments, en fonction des besoins,

—

les champs obligatoires pour le type de message à contenu libre spécifique seront ajoutés et définis à l’intérieur de cette structure, de manière à garantir une représentation adéquate des éléments de données.


ANNEXE III

Norme de procédure numérique pour la numérisation du règlement (CE) no 861/2007

1. Introduction et champ d’application

L’article 3, point 9), du règlement (UE) 2022/850 relatif à un système informatisé pour l’échange électronique transfrontière de données dans le domaine de la coopération judiciaire en matière civile et pénale (système e-CODEX) définit la «norme de procédure numérique» comme les spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel et aux schémas de données qui énoncent la structure électronique des données échangées par l’intermédiaire des points d’accès e-CODEX. Le modèle de processus opérationnel est élaboré, maintenu et mis à jour en appliquant le Business Process Model and Notation (BPMN) ou d’autres normes sectorielles pour la modélisation des processus opérationnels.

Les schémas de données permettent des échanges de données interopérables par l’intermédiaire d’e-CODEX.

Par conséquent, aux fins de la numérisation du règlement (CE) no 861/2007, la présente annexe définit les spécifications techniques pour:

a)

les modèles de processus opérationnel;

b)

les schémas de données.

2. Spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel au titre du règlement (CE) no 861/2007

Les spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel sont considérées comme des spécifications minimales et définissent les principaux aspects nécessaires pour permettre la communication électronique aux fins du règlement (CE) no 861/2007 par l’intermédiaire du système informatique décentralisé, et couvrent à la fois les situations de communication transfrontière et, lorsque les États membres choisissent d’utiliser le système informatique décentralisé à cette fin, les communications entre acteurs nationaux (par exemple, en cas de transmission à une autre juridiction ou autorité compétente).

Elles doivent être comme suit:

Demande de procédure européenne de règlement des petits litiges

—

Introduction d’une demande — Le demandeur remplit et soumet un formulaire de demande (formulaire A) à la juridiction.

—

La demande ne relève pas du champ d’application du règlement — Si la demande ne relève pas du champ d’application du règlement, la juridiction en informe le demandeur.

—

Le demandeur retire sa demande — Le demandeur informe la juridiction du retrait de la demande.

—

Le demandeur informe la juridiction du fait qu’il ne retire pas la demande — Le demandeur informe la juridiction du fait qu’il ne souhaite pas retirer la demande.

—

Demande de la juridiction de compléter et/ou de rectifier le formulaire de demande — La juridiction demande au demandeur (formulaire B) de compléter et/ou de rectifier le formulaire de demande.

—

La juridiction rejette le recours — La juridiction peut également rejeter le recours.

—

Paiements — Les parties et la juridiction communiquent au sujet du paiement des frais.

—

Transmission à la juridiction compétente — La juridiction transmet la demande à la juridiction compétente.

Traitement de la procédure européenne de règlement des petits litiges

—

La juridiction notifie le formulaire de demande au défendeur — La juridiction notifie le formulaire de demande et le formulaire C au défendeur.

—

Le défendeur présente une réponse à la demande — Le défendeur présente une réponse à la demande (formulaire C).

—

Le défendeur présente une demande reconventionnelle — Le défendeur présente une demande reconventionnelle (formulaire A).

—

La juridiction exige la traduction d’un document — La juridiction exige la traduction d’un document au demandeur ou au défendeur.

—

Audience — Le demandeur et/ou le défendeur demandent une audience qui pourrait être décidée par la juridiction, ou la juridiction décide de tenir une audience de sa propre initiative.

—

Prorogation d’un délai — Le demandeur et/ou le défendeur demandent la prorogation d’un délai fixé par la juridiction et celle-ci statue sur la demande.

—

Arrêt de la juridiction — Arrêt rendu par la juridiction en faveur du défendeur ou du demandeur.

Après jugement

—

Recours — Si le droit national le permet, le demandeur ou le défendeur peut former un recours.

—

Réexamen de la décision — Le défendeur peut demander un réexamen dans des cas exceptionnels et la juridiction statue sur la demande de réexamen.

—

Demande de certificat — Le demandeur ou le défendeur demande le certificat (formulaire D) à la juridiction.

3. Spécifications techniques relatives aux schémas de données

Les points suivants exposent les dispositions relatives aux spécifications techniques qui serviront de base à l’élaboration des définitions des schémas XML (XSD). Ces spécifications définissent les éléments clés et toute autre information utile afin de fournir une description complète pour les besoins de la création desdits schémas.

La description se veut générique afin que les XSD créés puissent être modifiés et étendus sans qu’il soit nécessaire d’apporter des modifications à ces spécifications.

Les spécifications ci-dessous s’appliquent aux formulaires réglementaires, aux messages prédéfinis ou aux messages à contenu libre utilisés dans les échanges effectués au titre du règlement (CE) no 861/2007.

3.1. Généralités

Pour tous les schémas à fournir, les dispositions suivantes s’appliquent:

Versions

Un attribut de version doit être inclus pour faciliter la gestion des versions de schéma. Cela permettra de mettre à jour le schéma dans les versions ultérieures conformément aux exigences opérationnelles, en indiquant si la nouvelle version est rétrocompatible lors de l’introduction de nouvelles fonctionnalités ou d’améliorations.

Déclaration de schéma et métadonnées

Le cas échéant, le schéma utilise les normes ou vocabulaires pertinents, appliqués par l’e-CODEX pour garantir l’interopérabilité, qui sont nécessaires à la validation correcte des éléments et types définis dans le schéma en question. Ces normes ou vocabulaires peuvent inclure:

—

le vocabulaire de base e-Justice de l’Union,

—

des types de données non qualifiés,

—

une liste de codes pour les codes linguistiques de l’Union européenne.

En outre, le cas échéant, le schéma peut intégrer des normes ETSI pertinentes pour utiliser leurs définitions.

Annotations et documentation

Annotations: chaque élément du schéma est généralement accompagné d’annotations. Elles fournissent des informations lisibles par l’homme au sujet de l’élément, en définissant souvent la finalité ou l’utilisation de celui-ci de manière claire et concise.

Utilisation et adaptabilité

Structure modulaire: chaque section est conçue pour remplir une fonctionnalité spécifique et peut être réutilisée ou adaptée de manière indépendante. Cela facilite l’adaptation du schéma à des cas d’utilisation divers.

Extensibilité: le schéma est conçu de manière à prendre en charge l’incorporation d’éléments ou d’attributs nouveaux si des informations complémentaires s’avèrent nécessaires par la suite. Ce résultat est obtenu à l’aide d’éléments et de séquences facultatifs, pouvant être complétés sans casser les implémentations existantes.

Structure adaptable: le schéma est conçu de manière à permettre l’ajout ou la modification d’éléments ou de types de données, selon les besoins. La structure du formulaire peut s’adapter aux changements dans les exigences sans nécessiter de remaniements majeurs.

Éléments facultatifs: des éléments d’un formulaire peuvent être désignés comme facultatifs, ce qui signifie qu’ils peuvent être inclus ou omis selon les circonstances particulières.

Le schéma est conçu de manière à prendre en charge la collecte de données structurées pour répondre à des demandes spécifiques.

Modifications

La conception du schéma se caractérise par sa flexibilité, sa modularité et sa facilité d’adaptation. L’utilisation de types complexes et d’éléments facultatifs garantit qu’il permet de gérer des scénarios divers tout en restant facile à modifier et à compléter.

3.2. Formulaires réglementaires

Les spécifications techniques relatives aux schémas de données définissent un cadre structuré pour la représentation des formulaires, tels qu’établis par le règlement (CE) no 861/2007, au format XML.

3.3. Messages prédéfinis

Les messages prédéfinis sont des représentations d’échanges qui sont institués par le règlement, mais pour lesquels l’acte juridique ne prévoit aucune forme particulière. Leurs types et leur nombre seront déterminés lors de l’analyse opérationnelle et technique.

Leurs schémas sont conçus de manière à définir une structure de définitions des schémas XML (XSD) garantissant la cohérence, la structure et la conformité avec les besoins opérationnels.

Les grandes lignes des principaux éléments de ces schémas sont les suivantes:

—

l’élément de premier niveau du schéma est nommé d’après le type de message spécifique qui est défini,

—

les champs obligatoires pour le type de message spécifique sont ajoutés et définis à l’intérieur de cette structure, de manière à garantir une représentation adéquate des éléments de données.

3.4. Messages à contenu libre

Les messages à contenu libre sont des représentations d’échanges permettant l’insertion de contenus non structurés ou partiellement structurés, conciliant une certaine souplesse avec le respect des exigences réglementaires et opérationnelles. Ce schéma est conçu de manière à définir la structure des définitions des schémas XML (XSD) pour ces messages, en garantissant la cohérence et un formatage adéquat.

Les grandes lignes des principaux éléments de ces schémas sont les suivantes:

—

la section de premier niveau de ce schéma est nommée d’après le type de message à contenu libre spécifique qui est défini,

—

le schéma définit la structure nécessaire au message à contenu libre tout en permettant un ordonnancement adéquat des éléments, en fonction des besoins,

—

les champs obligatoires pour le type de message à contenu libre spécifique seront ajoutés et définis à l’intérieur de cette structure, de manière à garantir une représentation adéquate des éléments de données.


ANNEXE IV

Norme de procédure numérique pour la numérisation de la décision-cadre 2002/584/JAI

1. Introduction et champ d’application

L’article 3, point 9), du règlement (UE) 2022/850 relatif à un système informatisé pour l’échange électronique transfrontière de données dans le domaine de la coopération judiciaire en matière civile et pénale (système e-CODEX) définit la «norme de procédure numérique» comme les spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel et aux schémas de données qui énoncent la structure électronique des données échangées par l’intermédiaire des points d’accès e-CODEX. Le modèle de processus opérationnel est élaboré, maintenu et mis à jour en appliquant le Business Process Model and Notation (BPMN) ou d’autres normes sectorielles pour la modélisation des processus opérationnels.

Les schémas de données permettent des échanges de données interopérables par l’intermédiaire d’e-CODEX.

Par conséquent, aux fins de la numérisation de la décision-cadre 2002/584/JAI, la présente annexe définit les spécifications techniques pour:

a)

les modèles de processus opérationnel;

b)

les schémas de données.

2. Spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel au titre de la décision-cadre 2002/584/JAI

Les spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel sont considérées comme des spécifications minimales et définissent les principaux aspects nécessaires pour permettre la communication électronique aux fins de la décision-cadre 2002/584/JAI par l’intermédiaire du système informatique décentralisé, et couvrent à la fois les situations de communication transfrontière et, lorsque les États membres choisissent d’utiliser le système informatique décentralisé à cette fin, les communications entre acteurs nationaux (par exemple, en cas de transmission ou de réception par l’intermédiaire d’une autorité centrale, le cas échéant).

Afin de garantir le respect des articles 9 et 10 de la décision-cadre 2002/584/JAI, les flux de travaux à l’appui des modèles de processus opérationnel décrits ci-dessous tiennent compte de la possibilité de transmettre un mandat d’arrêt européen (ci-après «MAE»)en dehors du système informatique décentralisé, y compris par l’intermédiaire du système d’information Schengen (SIS). Toutefois, le processus de communication, proprement dit, par l’intermédiaire de ces canaux ne relève pas du champ d’application de la présente norme de procédure numérique.

Les spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel sont les suivantes:

Modèle de procédure d’émission et de transmission d’un MAE

L’autorité judiciaire d’émission émet et envoie un MAE à l’autorité judiciaire d’exécution compétente de l’État membre dans lequel la personne recherchée se trouve (ou se trouverait).

Modèle de procédure de réception et d’exécution d’un MAE

Dès réception du MAE, l’autorité judiciaire d’exécution évalue la demande et décide de remettre ou non la personne recherchée à l’État d’émission.

Modèle de procédure de remise de la personne recherchée

Lorsque l’autorité judiciaire d’exécution décide de remettre la personne recherchée, elle en informe les autorités de l’État d’émission. Ce processus opérationnel porte également sur les remises différée et conditionnelle, ainsi que sur le transit par le territoire d’un autre État membre, le cas échéant.

Modèle de procédure de refus de remise de la personne recherchée

Lorsqu’une autorité judiciaire d’exécution décide de refuser la remise de la personne recherchée, elle en informe l’autorité judiciaire d’émission.

Modèle de procédure de retrait d’un MAE

Si l’autorité judiciaire d’émission décide de retirer le MAE, elle en informe l’autorité judiciaire d’exécution dans le cas où la personne recherchée a été privée de liberté. Le retrait peut avoir lieu après l’émission et la transmission du MAE jusqu’à ce que la remise ait été effectuée.

Modèle de procédure de poursuite pour d’autres infractions

Si une autorité judiciaire d’émission a l’intention de poursuivre une personne recherchée pour d’autres infractions (voir article 27 de la décision-cadre 2002/584/JAI), et pour autant qu’il n’existe pas de situation de consentement présumé au sens de l’article 27, paragraphe 1, de la décision-cadre 2002/584/JAI, l’autorité judiciaire d’émission présente une demande au sens de l’article 27, paragraphe 4, de la décision-cadre 2002/584/JAI.

Modèle de procédure de remise à un troisième État membre

Un troisième État membre peut demander la remise d’une personne qui a été préalablement remise d’un État membre à un autre. En pareil cas, le dernier État d’exécution du MAE doit donner son consentement.

Modèle de procédure d’extradition vers un pays tiers

Conformément à l’article 28, paragraphe 4, une personne remise en vertu d’un MAE ne peut être extradée vers un État tiers sans le consentement de l’autorité de l’État membre qui l’a remise.

3. Spécifications techniques relatives aux schémas de données

Les points suivants exposent les dispositions relatives aux spécifications techniques qui serviront de base à l’élaboration de définitions des schémas XML (XSD) pour la numérisation de la décision-cadre 2002/584/JAI. Ces spécifications définissent les éléments clés et toute autre information utile afin de fournir une description complète pour les besoins de la création desdits schémas.

La description se veut générique afin que les XSD créés puissent être modifiés et étendus sans qu’il soit nécessaire d’apporter des modifications à ces spécifications.

Ces spécifications s’appliquent au formulaire réglementaire annexé à la décision-cadre 2002/584/JAI, ainsi qu’à tout message prédéfini ou à tout message à contenu libre utilisés dans les échanges effectués au titre de la décision-cadre 2002/584/JAI.

3.1. Généralités

Pour tous les schémas à fournir, les dispositions suivantes s’appliquent:

Versions

Un attribut de version doit être inclus pour faciliter la gestion des versions de schéma. Cela permettra de mettre à jour le schéma dans les versions ultérieures conformément aux exigences opérationnelles, en indiquant si la nouvelle version est rétrocompatible lors de l’introduction de nouvelles fonctionnalités ou d’améliorations.

Déclaration de schéma et métadonnées

Le cas échéant, le schéma utilise les normes ou vocabulaires pertinents, appliqués par l’e-CODEX pour garantir l’interopérabilité, qui sont nécessaires à la validation correcte des éléments et types définis dans le schéma en question. Ces normes ou vocabulaires peuvent inclure:

—

le vocabulaire de base e-Justice de l’Union,

—

des composants agrégés,

—

des types de données non qualifiés,

—

une liste de codes pour les codes linguistiques de l’Union européenne.

En outre, le cas échéant, le schéma peut intégrer des normes ETSI pertinentes pour utiliser leurs définitions.

Annotations et documentation

Annotations: chaque élément du schéma est généralement accompagné d’annotations. Elles fournissent des informations lisibles par l’homme au sujet de l’élément, en définissant souvent la finalité ou l’utilisation de celui-ci de manière claire et concise.

Utilisation et adaptabilité

Structure modulaire: chaque section est conçue pour remplir une fonctionnalité spécifique et peut être réutilisée ou adaptée de manière indépendante. Cela facilite l’adaptation du schéma à des cas d’utilisation divers.

Extensibilité: le schéma est conçu de manière à prendre en charge l’incorporation d’éléments ou d’attributs nouveaux si des informations complémentaires s’avèrent nécessaires par la suite. Ce résultat est obtenu à l’aide d’éléments et de séquences facultatifs, pouvant être complétés sans casser les implémentations existantes.

Structure adaptable: le schéma est conçu de manière à permettre l’ajout ou la modification d’éléments ou de types de données, selon les besoins. La structure du formulaire peut s’adapter aux changements dans les exigences sans nécessiter de remaniements majeurs.

Éléments facultatifs: des éléments d’un formulaire peuvent être désignés comme facultatifs, ce qui signifie qu’ils peuvent être inclus ou omis en fonction de circonstances particulières.

Le schéma est conçu de manière à prendre en charge la collecte de données structurées pour répondre à des demandes spécifiques.

Modifications

La conception du schéma se caractérise par sa flexibilité, sa modularité et sa facilité d’adaptation. L’utilisation de types complexes et d’éléments facultatifs garantit qu’il permet de gérer des scénarios divers tout en restant facile à modifier et à compléter.

3.2. Formulaires réglementaires

Les spécifications techniques relatives aux schémas de données définissent un cadre structuré pour la représentation des formulaires, conformément à la décision-cadre 2002/584/JAI, au format XML.

3.3. Messages prédéfinis

Les messages prédéfinis sont des représentations d’échanges qui sont institués par la décision-cadre 2002/584/JAI, mais pour lesquels l’acte juridique ne prévoit aucune forme particulière. Leurs types et leur nombre seront déterminés lors de l’analyse opérationnelle et technique.

Leurs schémas sont conçus de manière à définir une structure de définitions des schémas XML (XSD), garantissant la cohérence, la structure et la conformité avec les besoins opérationnels.

Les grandes lignes des principaux éléments de ces schémas sont les suivantes:

—

l’élément de premier niveau du schéma est nommé d’après le type de message spécifique qui est défini,

—

les champs obligatoires pour le type de message spécifique sont ajoutés et définis à l’intérieur de cette structure, de manière à garantir une représentation adéquate des éléments de données.

3.4. Messages à contenu libre

Les messages à contenu libre sont des représentations d’échanges permettant l’insertion de contenus non structurés ou partiellement structurés, conciliant une certaine souplesse avec le respect des exigences réglementaires et opérationnelles. Ce schéma est conçu de manière à définir la structure des définitions des schémas XML (XSD) pour ces messages, en garantissant la cohérence et un formatage adéquat.

Les grandes lignes des principaux éléments de ces schémas sont les suivantes:

—

la section de premier niveau de ce schéma est nommée d’après le type de message à contenu libre spécifique qui est défini,

—

le schéma définit la structure nécessaire au message à contenu libre tout en permettant un ordonnancement adéquat des éléments, selon les besoins,

—

les champs obligatoires pour le type de message à contenu libre spécifique sont ajoutés et définis à l’intérieur de cette structure, de manière à garantir une représentation adéquate des éléments de données.


ANNEXE V

Norme de procédure numérique pour la numérisation de la directive 2014/41/UE

1. Introduction et champ d’application

L’article 3, paragraphe 9, du règlement (UE) 2022/850 relatif à un système informatisé pour l’échange électronique transfrontière de données dans le domaine de la coopération judiciaire en matière civile et pénale (système e-CODEX) définit la «norme de procédure numérique» comme les spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel et aux schémas de données qui énoncent la structure électronique des données échangées par l’intermédiaire des points d’accès e-CODEX. Le modèle de processus opérationnel est élaboré, maintenu et mis à jour en appliquant le Business Process Model and Notation (BPMN) ou d’autres normes sectorielles pour la modélisation des processus opérationnels.

Les schémas de données permettent des échanges de données interopérables par l’intermédiaire d’e-CODEX.

Par conséquent, aux fins de la numérisation de la directive 2014/41/UE, la présente annexe définit les spécifications techniques pour:

a)

les modèles de processus opérationnel;

b)

les schémas de données.

2. Spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel au titre de la directive 2014/41/UE

Les spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel sont considérées comme des spécifications minimales et définissent les principaux aspects nécessaires pour permettre la communication électronique aux fins de la directive 2014/41/UE par l’intermédiaire du système informatique décentralisé, et couvrent à la fois les situations de communication transfrontière et, lorsque les États membres choisissent d’utiliser le système informatique décentralisé à cette fin, les communications entre acteurs nationaux (par exemple, en cas de transmission ou de réception par l’intermédiaire d’une autorité centrale, le cas échéant).

Elles doivent être comme suit:

2.1. Décision d’enquête européenne

Modèle de procédure d’émission et de transmission d’une décision d’enquête européenne

—

Émission et transmission d’une décision d’enquête européenne (annexe A): l’autorité d’émission émet une décision d’enquête européenne et la transmet à l’autorité d’exécution (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Fourniture d’informations complémentaires: l’autorité d’émission fournit des informations complémentaires à l’autorité d’exécution (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Modification de la décision d’enquête européenne (annexe A): l’autorité d’émission remplace la décision d’enquête européenne initiale par une décision d’enquête européenne modifiée et la transmet à l’autorité d’exécution (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Émission et transmission d’une décision d’enquête européenne complémentaire (annexe A): l’autorité d’émission émet une décision d’enquête européenne qui vient compléter une décision d’enquête européenne antérieure et elle la transmet à l’autorité d’exécution (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Envoi d’un message de notification: l’autorité d’émission envoie une notification concernant les recours juridictionnels formés contre l’émission d’une décision d’enquête européenne à l’autorité d’exécution (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Retrait d’une décision d’enquête européenne: l’autorité d’émission informe l’autorité d’exécution du retrait en tout de la décision d’enquête européenne (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Demande de mise à jour: l’autorité d’émission demande à l’autorité d’exécution (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée) une mise à jour de l’état d’avancement de la reconnaissance et de l’exécution d’une décision d’enquête européenne.

—

Envoi et réception de toute autre communication nécessaire dans le cadre d’une décision d’enquête européenne transmise à l’autorité d’exécution ou émanant de cette dernière ou, le cas échéant, transmise à l’autorité centrale désignée ou émanant de cette dernière.

Modèle de procédure de réception et d’exécution de la décision d’enquête européenne

—

Réception d’une décision d’enquête européenne et envoi d’un accusé de réception (annexe B): l’autorité d’exécution reçoit de l’autorité d’émission la décision d’enquête européenne émise et envoie un accusé de réception (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée). En cas de transmission d’une décision d’enquête européenne, cette obligation s’applique à la fois à l’autorité qui a initialement reçu la décision d’enquête européenne, y compris l’autorité centrale désignée, et à l’autorité à laquelle la décision d’enquête européenne a été transmise.

—

Transmission d’une décision d’enquête européenne et notification de la transmission à l’autorité d’émission (annexe B): si l’autorité qui a reçu la décision d’enquête européenne n’est pas l’autorité compétente ou n’est que partiellement compétente, ou si la décision d’enquête européenne est reçue par l’autorité centrale désignée (le cas échéant), la décision d’enquête européenne est transmise à l’autorité d’exécution compétente de l’État d’exécution, et l’autorité qui transmet la décision d’enquête européenne informe l’autorité d’émission de la transmission (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Renvoi d’une décision d’enquête européenne: lorsqu’une décision d’enquête européenne n’a pas été émise par une autorité d’émission conformément à l’article 2, point c), de la directive 2014/41/UE, l’autorité d’exécution renvoie la décision d’enquête européenne à l’autorité d’émission (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Envoi d’un message de notification: l’autorité d’exécution informe l’autorité d’émission d’une situation donnée en vertu des dispositions suivantes de la directive 2014/41/UE: considérant 22, article 10, paragraphes 4 et 5, article 12, paragraphes 5 et 6, article 14, paragraphe 5, article 15, article 16, paragraphe 2, points a), b) et c), article 16, paragraphe 3, point b), article 19, paragraphe 2, article 32, paragraphes 2 et 5 (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Demande d’informations complémentaires: l’autorité d’exécution demande des informations complémentaires à l’autorité d’émission (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Notification sur l’état d’avancement d’une décision d’enquête européenne: l’autorité d’exécution informe l’autorité d’émission de l’état d’avancement de la reconnaissance et de l’exécution de la décision d’enquête européenne (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Envoi des résultats de l’exécution d’une décision d’enquête européenne: l’autorité d’exécution envoie les résultats de l’exécution de la décision d’enquête européenne (en tout ou en partie) à l’autorité d’émission (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Rejet d’une décision d’enquête européenne: l’autorité d’exécution informe l’autorité d’émission du rejet de la décision d’enquête européenne (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Interruption de la procédure en cas de retrait d’une décision d’enquête européenne par l’autorité d’émission.

—

Envoi et réception de toute autre communication nécessaire dans le cadre d’une décision d’enquête européenne transmise à l’autorité d’émission ou émanant de cette dernière ou, le cas échéant, transmise à l’autorité centrale désignée ou émanant de cette dernière.

Modèle de procédure d’émission et de transmission d’une demande de transit

—

Émission et transmission d’une demande de transit: l’autorité requérante (une autorité de l’État d’émission compétente pour émettre une demande de transit) émet une demande de transit et la transmet à l’autorité autorisant le transit (une autorité de l’État membre de transit compétente pour autoriser le transit).

—

Fourniture d’informations complémentaires: l’autorité requérante fournit des informations complémentaires à l’autorité autorisant le transit.

—

Retrait d’une demande de transit: l’autorité requérante informe l’autorité autorisant le transit de la décision de retirer en tout la demande de transit.

—

Envoi et réception de toute autre communication nécessaire dans le cadre de la demande de transit transmise à l’autorité autorisant le transit ou émanant de cette dernière.

Modèle de procédure de réception et de réponse à la demande de transit

—

Réception d’une demande de transit: l’autorité autorisant le transit reçoit une demande de transit de la part de l’autorité requérante.

—

Transmission d’une demande de transit: si l’autorité qui a reçu la demande de transit n’est pas l’autorité compétente, elle transmet la demande de transit à l’autorité compétente pour autoriser le transit.

—

Demande d’informations complémentaires: l’autorité autorisant le transit demande des informations complémentaires à l’autorité requérante.

—

Envoi d’une réponse à la demande de transit: l’autorité autorisant le transit envoie la réponse à la demande de transit (en notifiant sa décision d’autoriser ou non le transit) à l’autorité requérante.

—

Interruption de la procédure après le retrait de la demande de transit par l’autorité requérante.

—

Envoi et réception de toute autre communication nécessaire dans le cadre de la demande de transit transmise à l’autorité requérante ou émanant de cette dernière.

2.2. Notification d’interception de télécommunications

Modèle de procédure d’émission et de transmission d’une notification d’interception de télécommunications

—

Émission et transmission d’une notification d’interception de télécommunications (annexe C): l’autorité compétente de l’État membre interceptant émet une notification concernant l’interception des télécommunications et la transmet à l’autorité compétente de l’État membre notifié.

—

Fourniture d’informations complémentaires: l’autorité compétente de l’État membre interceptant fournit des informations complémentaires à l’autorité compétente de l’État membre notifié.

—

Modification de la notification d’interception de télécommunications (annexe C): l’autorité compétente de l’État membre interceptant remplace la notification d’interception de télécommunications initiale par une notification d’interception de télécommunications modifiée et la transmet à l’autorité compétente de l’État membre notifié.

—

Retrait d’une notification d’interception de télécommunications: l’autorité compétente de l’État membre interceptant informe l’autorité compétente de l’État membre notifié de la décision de retirer en tout la notification d’interception de télécommunications.

—

Envoi et réception de toute autre communication nécessaire dans le cadre de la notification d’interception de télécommunications transmise à l’autorité compétente de l’État membre notifié ou émanant de cette dernière.

Modèle de procédure de réception et de réponse à une notification d’interception de télécommunications

—

Réception d’une notification d’interception de télécommunications: l’autorité compétente de l’État membre notifié reçoit une notification d’interception de télécommunications de l’autorité compétente de l’État membre interceptant.

—

Transmission d’une notification d’interception de télécommunications: si l’autorité qui a reçu la notification d’interception de télécommunications n’est pas l’autorité compétente, elle transmet la notification d’interception de télécommunications à l’autorité compétente de l’État membre notifié.

—

Demande d’informations complémentaires: l’autorité compétente de l’État membre notifié demande des informations complémentaires à l’autorité compétente de l’État membre interceptant.

—

Envoi d’un message de notification: l’autorité compétente de l’État membre notifié envoie une notification à l’autorité compétente de l’État membre interceptant, l’informant de la décision prise de ne pas effectuer l’interception ou de l’interrompre et, si nécessaire, de ne pas utiliser les données interceptées alors que la cible de l’interception se trouvait sur son territoire, ou de ne les utiliser que dans les conditions qu’elle spécifie.

—

Interruption de la procédure après le retrait de la notification d’interception de télécommunications par l’autorité compétente de l’État membre interceptant.

—

Envoi et réception de toute autre communication nécessaire dans le cadre de la notification d’interception de télécommunications transmise à l’autorité compétente de l’État membre interceptant ou émanant de cette dernière.

3. Spécifications techniques relatives aux schémas de données

Les points suivants exposent les dispositions relatives aux spécifications techniques qui serviront de base à l’élaboration de définitions des schémas XML (XSD) pour la numérisation de la directive 2014/41/UE. Ces spécifications définissent les éléments clés et toute autre information utile afin de fournir une description complète pour les besoins de la création desdits schémas.

La description se veut générique afin que les XSD créés puissent être modifiés et étendus sans qu’il soit nécessaire d’apporter des modifications à ces spécifications.

Ces spécifications s’appliquent au formulaire réglementaire, aux messages prédéfinis ou aux messages à contenu libre utilisés dans les échanges effectués au titre de la directive 2014/41/UE.

3.1. Généralités

Pour tous les schémas à fournir, les dispositions suivantes s’appliquent:

Versions

Un attribut de version doit être inclus pour faciliter la gestion des versions de schéma. Cela permettra de mettre à jour le schéma dans les versions ultérieures conformément aux exigences opérationnelles, en indiquant si la nouvelle version est rétrocompatible lors de l’introduction de nouvelles fonctionnalités ou d’améliorations.

Déclaration de schéma et métadonnées

Le cas échéant, le schéma utilise les normes ou vocabulaires pertinents, appliqués par l’e-CODEX pour garantir l’interopérabilité, qui sont nécessaires à la validation correcte des éléments et types définis dans le schéma en question. Ces normes ou vocabulaires peuvent inclure:

—

le vocabulaire de base e-Justice de l’Union,

—

des composants agrégés,

—

des types de données non qualifiés,

—

une liste de codes pour les codes linguistiques de l’Union européenne.

En outre, le cas échéant, le schéma peut intégrer des normes ETSI pertinentes pour utiliser leurs définitions.

Annotations et documentation

Annotations: chaque élément du schéma est généralement accompagné d’annotations. Elles devraient fournir des informations lisibles par l’homme au sujet de l’élément, en définissant souvent la finalité ou l’utilisation de celui-ci de manière claire et concise.

Utilisation et adaptabilité

Structure modulaire: chaque section est conçue pour remplir une fonctionnalité spécifique et peut être réutilisée ou adaptée de manière indépendante. Cela devrait faciliter l’adaptation du schéma à des cas d’utilisation divers.

Extensibilité: le schéma est conçu de manière à prendre en charge l’incorporation d’éléments ou d’attributs nouveaux si des informations complémentaires s’avèrent nécessaires par la suite. Ce résultat peut être obtenu à l’aide d’éléments et de séquences facultatifs, pouvant être complétés sans casser les implémentations existantes.

Structure adaptable: le schéma est conçu de manière à permettre l’ajout ou la modification d’éléments ou de types de données, selon les besoins. La structure du formulaire peut s’adapter aux changements dans les exigences sans nécessiter de remaniements majeurs.

Éléments facultatifs: de nombreux éléments d’un formulaire peuvent être désignés comme facultatifs, ce qui signifie qu’ils peuvent être inclus ou omis selon les circonstances particulières.

Le schéma est conçu de manière à prendre en charge la collecte de données structurées pour répondre à des demandes spécifiques.

Modifications

La conception du schéma se caractérise par sa flexibilité, sa modularité et sa facilité d’adaptation. L’utilisation de types complexes et d’éléments facultatifs garantit qu’il permet de gérer des scénarios divers tout en restant facile à modifier et à compléter.

3.2. Formulaires réglementaires

Les spécifications techniques des schémas de données définissent un cadre structuré pour la représentation des formulaires, tels qu’établis par la directive 2014/41/UE, au format XML.

3.3. Messages prédéfinis

Les messages prédéfinis sont des représentations d’échanges qui sont institués par la directive 2014/41/UE, mais pour lesquels l’acte juridique ne prévoit aucune forme particulière. Leurs types et leur nombre seront déterminés lors de l’analyse opérationnelle et technique.

Leurs schémas sont conçus de manière à définir une structure de définitions des schémas XML (XSD) garantissant la cohérence, la structure et la conformité avec les besoins opérationnels.

Les grandes lignes des principaux éléments de ces schémas sont les suivantes:

—

l’élément de premier niveau du schéma est nommé d’après le type de message spécifique qui est défini,

—

les champs obligatoires pour le type de message spécifique sont ajoutés et définis à l’intérieur de cette structure, de manière à garantir une représentation adéquate des éléments de données.

3.4. Messages à contenu libre

Les messages à contenu libre sont des représentations d’échanges permettant l’insertion de contenus non structurés ou partiellement structurés, conciliant une certaine souplesse avec le respect des exigences réglementaires et opérationnelles. Ce schéma est conçu de manière à définir la structure des définitions des schémas XML (XSD) pour ces messages, en garantissant la cohérence et un formatage adéquat.

Les grandes lignes des principaux éléments de ces schémas sont les suivantes:

—

la section de premier niveau de ce schéma est nommée d’après le type de message à contenu libre spécifique qui est défini,

—

le schéma définit la structure nécessaire au message à contenu libre tout en permettant un ordonnancement adéquat des éléments, en fonction des besoins,

—

les champs obligatoires pour le type de message à contenu libre spécifique sont ajoutés et définis à l’intérieur de cette structure, de manière à garantir une représentation adéquate des éléments de données.


ANNEXE VI

Norme de procédure numérique pour la numérisation du règlement d’exécution (UE) 2018/1805

1. Introduction et champ d’application

L’article 3, point 9), du règlement (UE) 2022/850 relatif à un système informatisé pour l’échange électronique transfrontière de données dans le domaine de la coopération judiciaire en matière civile et pénale (système e-CODEX) définit la «norme de procédure numérique» comme les spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel et aux schémas de données qui énoncent la structure électronique des données échangées par l’intermédiaire des points d’accès e-CODEX. Le modèle de processus opérationnel est élaboré, maintenu et mis à jour en appliquant le Business Process Model and Notation (BPMN) ou d’autres normes sectorielles pour la modélisation des processus opérationnels.

Les schémas de données permettent des échanges de données interopérables par l’intermédiaire d’e-CODEX.

Par conséquent, aux fins de la numérisation du règlement (UE) 2018/1805, la présente annexe définit les spécifications techniques pour:

a)

les modèles de processus opérationnel;

b)

les schémas de données.

2. Spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel au titre du règlement (UE) 2018/1805

Les spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel sont considérées comme des spécifications minimales et définissent les principaux aspects nécessaires pour permettre la communication électronique aux fins du règlement (UE) 2018/1805 par l’intermédiaire du système informatique décentralisé, et couvrent à la fois les situations de communication transfrontière et, lorsque les États membres choisissent d’utiliser le système informatique décentralisé à cette fin, les communications entre acteurs nationaux (par exemple, en cas de transmission ou de réception par l’intermédiaire d’une autorité centrale, le cas échéant).

Elles doivent être comme suit:

2.1. Décision de gel

Modèle de procédure d’émission et de transmission du certificat ou de la décision de gel

—

Émission et transmission d’une décision de gel: l’autorité d’émission émet une décision de gel et envoie le certificat de gel correspondant [y compris une copie (certifiée) ou un original numérique de la décision de gel, si l’État d’exécution l’exige] à la ou aux autorités d’exécution concernées (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Fourniture d’informations complémentaires: l’autorité d’émission fournit des informations complémentaires à l’autorité d’exécution (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Retrait d’une décision de gel: lorsque la décision de gel ne peut plus être reconnue et exécutée ou n’est plus valable, l’autorité d’émission la retire (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Réponse à la demande de limitation de la période de gel: l’autorité d’émission répond à la demande de limitation de la période de gel.

—

Envoi et réception de toute autre communication nécessaire dans le cadre d’une décision de gel transmise à l’autorité d’exécution ou émanant de cette dernière ou, le cas échéant, transmise à l’autorité centrale désignée ou émanant de cette dernière.

Modèle de procédure de réception et de décision concernant le certificat ou la décision de gel

—

Réception d’une décision de gel: l’autorité d’exécution reçoit la décision de gel (soit directement, soit par l’intermédiaire d’une autorité centrale de l’État d’exécution) et doit évaluer la demande afin de décider s’il y a lieu de reconnaître et d’exécuter la décision.

—

Transmission d’une décision de gel: si la décision de gel a été transmise à une autorité centrale de l’État d’exécution, ladite autorité centrale transmet la décision de gel à l’autorité d’exécution compétente et en informe l’autorité d’émission.

—

Demande d’informations complémentaires: l’autorité d’exécution demande des informations complémentaires à l’autorité d’émission (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Prorogation des délais: l’autorité d’exécution informe l’autorité d’émission du fait qu’elle n’est pas en mesure de respecter les délais (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Notification concernant la décision de reconnaissance et d’exécution: l’autorité d’exécution reconnaît une décision de gel transmise (en tout ou en partie). Elle prend les mesures nécessaires à son exécution et informe l’autorité d’émission de sa décision (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée). L’exécution peut être sursise pour l’un des motifs prévus par la loi.

—

Informations concernant le sursis: l’autorité d’exécution informe l’autorité d’émission du sursis de la décision de gel (soit directement, soit par l’intermédiaire d’une autorité centrale).

—

Informations concernant les voies de recours: l’autorité d’exécution informe l’autorité d’émission des voies de recours invoquées (soit directement, soit par l’intermédiaire d’une autorité centrale).

—

Envoi du rapport d’exécution: une fois la décision de gel exécutée, l’autorité d’exécution envoie le rapport d’exécution à l’autorité d’émission (soit directement, soit par l’intermédiaire d’une autorité centrale).

—

Demande de limitation de la période de gel: à tout moment après l’exécution d’une décision de gel, l’autorité d’exécution peut adresser à l’autorité d’émission une demande de limitation de la période de gel.

—

Notification concernant l’impossibilité d’exécution: l’autorité d’exécution notifie à l’autorité d’émission l’impossibilité d’exécuter le certificat ou la décision de gel (soit directement, soit par l’intermédiaire d’une autorité centrale).

—

Notification concernant la décision de non-reconnaissance et de non-exécution: l’autorité d’exécution informe l’autorité d’émission de sa décision de ne pas reconnaître et de ne pas exécuter la décision de gel (soit directement, soit par l’intermédiaire d’une autorité centrale).

—

Interruption de la procédure après le retrait d’une décision de gel par l’autorité d’émission (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Envoi et réception de toute autre communication nécessaire dans le cadre d’une décision de gel transmise à l’autorité d’émission ou émanant de cette dernière ou, le cas échéant, transmise à l’autorité centrale désignée ou émanant de cette dernière.

2.2. Décision de confiscation

Émission et transmission du certificat ou de la décision de confiscation

—

Émission et transmission d’une décision de confiscation: l’autorité d’émission émet une décision de confiscation et envoie le certificat de confiscation correspondant (y compris une copie ou un original numérique de la décision de confiscation, si l’État d’exécution l’exige) à l’autorité ou aux autorités d’exécution concernées (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Fourniture d’informations complémentaires: l’autorité d’émission fournit des informations complémentaires à l’autorité d’exécution (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Retrait d’une décision de confiscation: lorsque la décision de confiscation ne peut plus être exécutée ou n’est plus valable, l’autorité d’émission la retire (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Envoi et réception de toute autre communication nécessaire dans le cadre d’un certificat/d’une décision de confiscation transmis à l’autorité d’exécution ou émanant de cette dernière ou, le cas échéant, transmis à l’autorité centrale désignée ou émanant de cette dernière.

Réception et décision concernant le certificat ou la décision de confiscation

—

Réception d’un certificat ou d’une décision de confiscation: dès réception de la décision de confiscation (directement ou par l’intermédiaire d’une autorité centrale de l’État d’exécution), l’autorité d’exécution évalue la demande en vue de sa reconnaissance et de son exécution.

—

Transmission d’une décision de confiscation: si la décision de confiscation a été transmise à une autorité centrale de l’État d’exécution, ladite autorité centrale la transmet à l’autorité d’exécution compétente et informe l’autorité d’émission de la transmission.

—

Demande d’informations complémentaires: l’autorité d’exécution demande des informations complémentaires à l’autorité d’émission (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Prorogation des délais: l’autorité d’exécution informe l’autorité d’émission des raisons pour lesquelles les délais ne sont pas respectés, et les deux parties conviennent d’une date (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Notification concernant la décision de reconnaissance et d’exécution: l’autorité d’exécution reconnaît une décision de confiscation transmise, prend les mesures nécessaires à son exécution et informe l’autorité d’émission de sa décision (directement ou par l’intermédiaire d’une autorité centrale). L’exécution peut être sursise pour l’un des motifs prévus par la loi.

—

Informations concernant le sursis: l’autorité d’exécution informe l’autorité d’émission du sursis de la décision de confiscation (directement ou par l’intermédiaire d’une autorité centrale).

—

Informations concernant les voies de recours: l’autorité d’exécution informe l’autorité d’émission des voies de recours invoquées (soit directement, soit par l’intermédiaire d’une autorité centrale).

—

Envoi des résultats concernant l’exécution: après la bonne exécution de la décision de confiscation, l’autorité d’exécution transmet les résultats de l’exécution à l’autorité d’émission (directement ou par l’intermédiaire d’une autorité centrale).

—

Informations concernant l’impossibilité d’exécuter une décision de confiscation: l’autorité d’exécution notifie à l’autorité d’émission l’impossibilité d’exécuter la décision de confiscation (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Notification concernant la décision de non-reconnaissance et/ou de non-exécution: l’autorité d’exécution informe l’autorité d’émission de sa décision de ne pas reconnaître et/ou de ne pas exécuter la décision de confiscation.

—

Interruption de la procédure après le retrait d’une décision de confiscation par l’autorité d’émission (le cas échéant, par l’intermédiaire de l’autorité centrale désignée).

—

Envoi et réception de toute autre communication nécessaire dans le cadre d’une décision de confiscation transmise à l’autorité d’émission ou émanant de cette dernière ou, le cas échéant, transmise à l’autorité centrale désignée ou émanant de cette dernière.

3. Spécifications techniques relatives aux schémas de données

Les points suivants exposent les dispositions relatives aux spécifications techniques qui serviront de base à l’élaboration de définitions des schémas XML (XSD) pour la numérisation du règlement (UE) 2018/1805. Ces spécifications définissent les éléments clés et toute autre information utile afin de fournir une description complète pour les besoins de la création desdits schémas.

La description se veut générique afin que les XSD créés puissent être modifiés et étendus sans qu’il soit nécessaire d’apporter des modifications à ces spécifications.

Ces spécifications s’appliquent aux formulaires réglementaires, ainsi qu’à tout message prédéfini ou à tout message à contenu libre utilisés dans les échanges effectués au titre du règlement (UE) 2018/1805.

3.1. Généralités

Pour tous les schémas à fournir, les dispositions suivantes s’appliquent:

Versions

Un attribut de version doit être inclus pour faciliter la gestion des versions de schéma. Cela permettra de mettre à jour le schéma dans les versions ultérieures conformément aux exigences opérationnelles, en indiquant si la nouvelle version est rétrocompatible lors de l’introduction de nouvelles fonctionnalités ou d’améliorations.

Déclaration de schéma et métadonnées

Le cas échéant, le schéma utilise les normes et vocabulaires pertinents, appliqués par l’e-CODEX pour garantir l’interopérabilité, qui sont nécessaires à la validation correcte des éléments et types définis dans le schéma en question. Ces normes ou vocabulaires peuvent inclure:

—

le vocabulaire de base e-Justice de l’Union,

—

des composants agrégés,

—

des types de données non qualifiés,

—

une liste de codes pour les codes linguistiques de l’Union européenne.

En outre, le cas échéant, le schéma peut intégrer des normes ETSI pertinentes pour utiliser leurs définitions.

Annotations et documentation

Annotations: chaque élément du schéma est généralement accompagné d’annotations. Elles fournissent des informations lisibles par l’homme au sujet de l’élément, en définissant souvent la finalité ou l’utilisation de celui-ci de manière claire et concise.

Utilisation et adaptabilité

Structure modulaire: chaque section est conçue pour remplir une fonctionnalité spécifique et peut être réutilisée ou adaptée de manière indépendante. Cela facilite l’adaptation du schéma à des cas d’utilisation divers.

Extensibilité: le schéma est conçu de manière à prendre en charge l’incorporation d’éléments ou d’attributs nouveaux si des informations complémentaires s’avèrent nécessaires par la suite. Ce résultat peut être obtenu à l’aide d’éléments et de séquences facultatifs, pouvant être complétés sans casser les implémentations existantes.

Structure adaptable: le schéma est conçu de manière à permettre l’ajout ou la modification d’éléments ou de types de données, selon les besoins. La structure du formulaire peut s’adapter aux changements dans les exigences sans nécessiter de remaniements majeurs.

Éléments facultatifs: des éléments du formulaire peuvent être désignés comme facultatifs, ce qui signifie qu’ils peuvent être inclus ou omis selon les circonstances particulières.

Le schéma est conçu de manière à prendre en charge la collecte de données structurées pour répondre à des demandes spécifiques.

Modifications

La conception du schéma se caractérise par sa flexibilité, sa modularité et sa facilité d’adaptation. L’utilisation de types complexes et d’éléments facultatifs garantit qu’il permet de gérer des scénarios divers tout en restant facile à modifier et à compléter.

3.2. Formulaires réglementaires

Les spécifications techniques relatives aux schémas de données définissent un cadre structuré pour la représentation des formulaires, tels qu’établis par le règlement (UE) 2018/1805, au format XML.

3.3. Messages prédéfinis

Les messages prédéfinis sont des représentations d’échanges qui sont institués par le règlement (UE) 2018/1805, mais pour lesquels l’acte juridique ne prévoit aucune forme particulière. Leurs types et leur nombre seront déterminés lors de l’analyse opérationnelle et technique.

Leurs schémas sont conçus de manière à définir une structure de définitions des schémas XML (XSD) garantissant la cohérence, la structure et la conformité avec les besoins opérationnels.

Les grandes lignes des principaux éléments de ces schémas sont les suivantes:

—

l’élément de premier niveau du schéma est nommé d’après le type de message spécifique qui est défini,

—

les champs obligatoires pour le type de message spécifique sont ajoutés et définis à l’intérieur de cette structure, de manière à garantir une représentation adéquate des éléments de données.

3.4. Messages à contenu libre

Les messages à contenu libre sont des représentations d’échanges permettant l’insertion de contenus non structurés ou partiellement structurés, conciliant une certaine souplesse avec le respect des exigences réglementaires et opérationnelles. Ce schéma est conçu de manière à définir la structure des définitions des schémas XML à établir pour ces messages, en garantissant la cohérence et un formatage adéquat.

Les grandes lignes des principaux éléments de ces schémas sont les suivantes:

—

la section de premier niveau de ce schéma est nommée d’après le type de message à contenu libre spécifique qui est défini,

—

le schéma définit la structure nécessaire au message à contenu libre tout en permettant un ordonnancement adéquat des éléments, en fonction des besoins,

—

les champs obligatoires pour le type de message à contenu libre spécifique sont ajoutés et définis à l’intérieur de cette structure, de manière à garantir une représentation adéquate des éléments de données.


ANNEXE VII

Norme de procédure numérique pour la numérisation de la procédure prévue à l’article 19 bis du règlement (UE) 2020/1784, tel qu’introduit par l’article 24, paragraphe 3, du règlement (UE) 2023/2844

1. Introduction et champ d’application

L’article 3, paragraphe 9, du règlement (UE) 2022/850 relatif à un système informatisé pour l’échange électronique transfrontière de données dans le domaine de la coopération judiciaire en matière civile et pénale (système e-CODEX) définit la «norme de procédure numérique» comme les spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel et aux schémas de données qui énoncent la structure électronique des données échangées par l’intermédiaire des points d’accès e-CODEX. Le modèle de processus opérationnel est élaboré, maintenu et mis à jour en appliquant le Business Process Model and Notation (BPMN) ou d’autres normes sectorielles pour la modélisation des processus opérationnels.

Les schémas de données permettent des échanges de données interopérables par l’intermédiaire d’e-CODEX.

Par conséquent, aux fins de la numérisation de la procédure prévue à l’article 19 bis du règlement (UE) 2020/1784, tel qu’introduit par l’article 24, paragraphe 3, du règlement (UE) 2023/2844, la présente annexe définit les spécifications techniques pour:

a)

les modèles de processus opérationnel;

b)

les schémas de données.

2. Spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel dans le cadre de la procédure prévue à l’article 19 bis du règlement (UE) 2020/1784, tel qu’introduit par l’article 24, paragraphe 3, du règlement (UE) 2023/2844

Les spécifications techniques relatives aux modèles de processus opérationnel sont considérées comme des spécifications minimales et définissent les principaux aspects nécessaires pour permettre la communication électronique aux fins de l’article 19 bis du règlement (UE) 2020/1784, tel qu’introduit par l’article 24, paragraphe 3, du règlement (UE) 2023/2844, par l’intermédiaire du système informatique décentralisé, et couvrent à la fois les situations de communication transfrontière et, lorsque les États membres choisissent d’utiliser le système informatique décentralisé à cette fin, les communications entre acteurs nationaux.

Elles doivent être comme suit:

Signification ou notification par l’intermédiaire du point d’accès électronique européen

La juridiction signifie ou notifie les actes au destinataire par l’intermédiaire du point d’accès électronique européen — La juridiction signifie ou notifie les actes au destinataire qui en accuse réception ou refuse de recevoir l’acte en raison de la langue dans laquelle il a été signifié ou notifié.

3. Spécifications techniques relatives aux schémas de données

Les points suivants exposent les dispositions relatives aux spécifications techniques qui serviront de base à l’élaboration des définitions des schémas XML (XSD). Ces spécifications définissent les éléments clés et toute autre information utile afin de fournir une description complète pour les besoins de la création desdits schémas.

La description se veut générique afin que les XSD créés puissent être modifiés et étendus sans qu’il soit nécessaire d’apporter des modifications à ces spécifications.

Les spécifications ci-dessous s’appliquent aux formulaires réglementaires, aux messages prédéfinis ou aux messages à contenu libre utilisés dans les échanges effectués au titre de la procédure prévue à l’article 24, paragraphe 3, du règlement (UE) 2023/2844.

3.1. Généralités

Pour tous les schémas à fournir, les dispositions suivantes s’appliquent:

Versions

Un attribut de version doit être inclus pour faciliter la gestion des versions de schéma. Cela permettra de mettre à jour le schéma dans les versions ultérieures conformément aux exigences opérationnelles, en indiquant si la nouvelle version est rétrocompatible lors de l’introduction de nouvelles fonctionnalités ou d’améliorations.

Déclaration de schéma et métadonnées

Le cas échéant, le schéma utilise les normes ou vocabulaires pertinents, appliqués par l’e-CODEX pour garantir l’interopérabilité, qui sont nécessaires à la validation correcte des éléments et types définis dans le schéma en question. Ces normes ou vocabulaires peuvent inclure:

—

le vocabulaire de base e-Justice de l’Union,

—

des types de données non qualifiés,

—

une liste de codes pour les codes linguistiques de l’Union européenne.

En outre, le cas échéant, le schéma peut intégrer des normes ETSI pertinentes pour utiliser leurs définitions.

Annotations et documentation

Annotations: chaque élément du schéma est généralement accompagné d’annotations. Elles fournissent des informations lisibles par l’homme au sujet de l’élément, en définissant souvent la finalité ou l’utilisation de celui-ci de manière claire et concise.

Utilisation et adaptabilité

Structure modulaire: chaque section est conçue pour remplir une fonctionnalité spécifique et peut être réutilisée ou adaptée de manière indépendante. Cela facilite l’adaptation du schéma à des cas d’utilisation divers.

Extensibilité: le schéma est conçu de manière à prendre en charge l’incorporation d’éléments ou d’attributs nouveaux si des informations complémentaires s’avèrent nécessaires par la suite. Ce résultat est obtenu à l’aide d’éléments et de séquences facultatifs, pouvant être complétés sans casser les implémentations existantes.

Structure adaptable: le schéma est conçu de manière à permettre l’ajout ou la modification d’éléments ou de types de données, selon les besoins. La structure du formulaire peut s’adapter aux changements dans les exigences sans nécessiter de remaniements majeurs.

Éléments facultatifs: des éléments d’un formulaire peuvent être désignés comme facultatifs, ce qui signifie qu’ils peuvent être inclus ou omis selon les circonstances particulières.

Le schéma est conçu de manière à prendre en charge la collecte de données structurées pour répondre à des demandes spécifiques.

Modifications

La conception du schéma se caractérise par sa flexibilité, sa modularité et sa facilité d’adaptation. L’utilisation de types complexes et d’éléments facultatifs garantit qu’il permet de gérer des scénarios divers tout en restant facile à modifier et à compléter.

3.2. Formulaires réglementaires

Les spécifications techniques relatives aux schémas de données définissent un cadre structuré pour la représentation du formulaire L, tel qu’établi par le règlement (UE) 2020/1784, au format XML.

3.3. Messages prédéfinis

Les messages prédéfinis sont des représentations d’échanges qui sont institués par le règlement, mais pour lesquels l’acte juridique ne prévoit aucune forme particulière. Leurs types et leur nombre seront déterminés lors de l’analyse opérationnelle et technique.

Leurs schémas sont conçus de manière à définir une structure de définitions des schémas XML (XSD) garantissant la cohérence, la structure et la conformité avec les besoins opérationnels.

Les grandes lignes des principaux éléments de ces schémas sont les suivantes:

—

l’élément de premier niveau du schéma est nommé d’après le type de message spécifique qui est défini,

—

Les champs obligatoires pour le type de message spécifique seront ajoutés et définis à l’intérieur de cette structure, de manière à garantir une représentation adéquate des éléments de données.

3.4. Messages à contenu libre

Les messages à contenu libre sont des représentations d’échanges permettant l’insertion de contenus non structurés ou partiellement structurés, conciliant une certaine souplesse avec le respect des exigences réglementaires et opérationnelles. Ce schéma est conçu de manière à définir la structure des définitions des schémas XML (XSD) pour ces messages, en garantissant la cohérence et un formatage adéquat.

Les grandes lignes des principaux éléments de ces schémas sont les suivantes:

—

la section de premier niveau de ce schéma est nommée d’après le type de message à contenu libre spécifique qui est défini,

—

le schéma définit la structure nécessaire au message à contenu libre tout en permettant un ordonnancement adéquat des éléments, en fonction des besoins,

—

les champs obligatoires pour le type de message à contenu libre spécifique seront ajoutés et définis à l’intérieur de cette structure, de manière à garantir une représentation adéquate des éléments de données.


ANNEXE VIII

Calendrier de mise en œuvre

Le calendrier de mise en œuvre visé à l’article 10, paragraphe 1, point f), du règlement (UE) 2023/2844 est établi comme suit:

a)

la Commission met à la disposition des États membres, au plus tard quatre mois avant la date d’application des articles 3 et 4 du règlement (UE) 2023/2844, fixée à l’article 26, paragraphe 3, dudit règlement, une version du logiciel de mise en œuvre de référence entièrement développée, testée et suffisamment stable pour être déployée dans un environnement vivant où les utilisateurs finaux peuvent y accéder, y compris la documentation qui l’accompagne;

b)

en ce qui concerne les actes juridiques relevant du champ d’application du présent règlement d’exécution, la Commission met à la disposition des États membres, au plus tard quatre mois avant la date d’application des articles 3 et 4 du règlement (UE) 2023/2844, fixée à l’article 26, paragraphe 3, dudit règlement, une version de la base de données des autorités compétentes/cours et tribunaux (CDB) entièrement développée, testée et suffisamment stable pour être déployée dans un environnement vivant où les utilisateurs finaux peuvent y accéder, y compris les documents qui l’accompagnent;

c)

en ce qui concerne les actes juridiques relevant du champ d’application du présent règlement d’exécution, les données figurant dans la base de données des autorités compétentes/cours et tribunaux (CDB) sont entièrement mises à jour par les États membres dès que possible, mais au plus tard un mois avant la date d’application des articles 3 et 4 du règlement (UE) 2023/2844, fixée à l’article 26, paragraphe 3, dudit règlement;

d)

l’installation du logiciel de mise en œuvre de référence par les autorités compétentes est achevée au plus tard un mois avant la date d’application des articles 3 et 4 du règlement (UE) 2023/2844, fixée à l’article 26, paragraphe 3, dudit règlement;

e)

les adaptations des systèmes informatiques nationaux nécessaires pour garantir la conformité avec les exigences du système informatique décentralisé sont achevées au plus tard un mois avant la date d’application des articles 3 et 4 du règlement (UE) 2023/2844, fixée à l’article 26, paragraphe 3, dudit règlement.


ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2026/101/oj

ISSN 1977-0693 (electronic edition)


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