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AccueilDroit européen32026R0269
Règlement délégué32026R0269

Règlement délégué (UE) 2026/269 de la Commission du 29 octobre 2025 modifiant le règlement délégué (UE) 2015/35 en ce qui concerne les provisions techniques, les mesures relatives aux garanties à long terme, les fonds propres, le risque sur actions, le risque de spread sur les positions de titrisation, les autres exigences de capital selon la formule standard, la communication et la publication d’informations, la proportionnalité et la solvabilité du groupe

CELEX32026R0269
TypeRèglement délégué
Datemercredi 29 octobre 2025

Résumé IA

Ce règlement délégué modifie le règlement délégué (UE) 2015/35 (acte délégué Solvabilité II) pour affiner plusieurs aspects techniques du calcul de solvabilité des assureurs et réassureurs. Il ajuste notamment les règles relatives aux provisions techniques, aux mesures pour les garanties à long terme, aux fonds propres, au risque sur actions et au risque de spread sur les titrisations. Il révise également les exigences de capital selon la formule standard, les obligations de communication et publication, et renforce la proportionnalité ainsi que les règles de solvabilité de groupe.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série L


2026/269

18.2.2026

RÈGLEMENT DÉLÉGUÉ (UE) 2026/269 DE LA COMMISSION

du 29 octobre 2025

modifiant le règlement délégué (UE) 2015/35 en ce qui concerne les provisions techniques, les mesures relatives aux garanties à long terme, les fonds propres, le risque sur actions, le risque de spread sur les positions de titrisation, les autres exigences de capital selon la formule standard, la communication et la publication d’informations, la proportionnalité et la solvabilité du groupe

(Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)

LA COMMISSION EUROPÉENNE,

vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,

vu la directive 2009/138/CE du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2009 sur l’accès aux activités de l’assurance et de la réassurance et leur exercice (solvabilité II) (1), et notamment son article 29, paragraphe 5, son article 31, paragraphe 4, son article 35, paragraphe 9, son article 37, paragraphe 6, son article 50, paragraphe 1, son article 56, son article 75, paragraphes 2 et 3, son article 86, paragraphe 1, son article 92, paragraphe 1 bis, son article 97, paragraphe 1, son article 99, point b), son article 105 bis, paragraphe 5, son article 111, paragraphe 1, son article 127, son article 130, son article 213 bis, paragraphe 6, son article 233 ter, point a), son article 234, son article 256, paragraphe 4, et son article 256 ter, paragraphe 6,

considérant ce qui suit:

(1)

Avec environ 10 000 milliards d’EUR d’actifs sous gestion, les entreprises d’assurance et de réassurance constituent un pilier du système financier. Compte tenu de l’horizon à long terme de leurs activités, elles sont particulièrement bien placées pour fournir un financement stable à l’économie réelle, y compris aux petites et moyennes entreprises (PME). En raison de leur rôle socio-économique central, les entreprises d’assurance et de réassurance sont soumises à un ensemble complet de règles prudentielles, énoncées dans la directive 2009/138/CE et dans le règlement délégué (UE) 2015/35 de la Commission (2).

(2)

Afin de renforcer la capacité du secteur à soutenir l’économie réelle, les transitions écologique et numérique et d’autres priorités de l’Union, tout en préservant la solidité prudentielle et la stabilité financière, la directive 2009/138/CE a été modifiée par la directive (UE) 2025/2 du Parlement européen et du Conseil (3), qui est entrée en vigueur le 28 janvier 2025. La directive (UE) 2025/2 améliore la conception des mesures relatives aux garanties à long terme et introduit un traitement préférentiel pour les investissements en actions à long terme. Ces modifications augmenteront le capital dont disposent les entreprises en sus du capital de solvabilité requis et renforceront ainsi leur capacité à soutenir les objectifs de l’union de l’épargne et des investissements et du pacte vert pour l’Europe. La directive (UE) 2025/2 renforce également la proportionnalité des règles prudentielles en introduisant une nouvelle catégorie d’«entreprises de petite taille et non complexes» qui peuvent bénéficier automatiquement des mesures de proportionnalité définies concernant la communication et la publication d’informations, la gouvernance, la révision des politiques écrites, le calcul des provisions techniques, l’évaluation interne des risques et de la solvabilité, et les plans de gestion du risque de liquidité. Dans le même temps, reconnaissant la nécessité de maintenir un cadre prudentiel solide, la directive (UE) 2025/2 renforce les exigences de coopération entre les autorités de contrôle, renforce le rôle de coordination et les pouvoirs de contrôle de l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP) et élargit la boîte à outils macroprudentielle à la disposition des autorités de contrôle nationales.

(3)

Pour que le nouveau régime soit pleinement opérationnel, il y a lieu d’apporter des précisions supplémentaires concernant les paramètres quantitatifs clés dans les actes délégués. Il convient dès lors de modifier le règlement délégué (UE) 2015/35. Les modifications apportées au règlement délégué (UE) 2015/35 devraient contribuer à la mise en œuvre du programme d’action de l’Union concernant l’union de l’épargne et des investissements et aider les assureurs à renforcer la compétitivité de l’économie de l’Union, ainsi que la Commission l’a souligné dans le cadre de la boussole pour la compétitivité (4). En particulier, il convient de reconnaître la capacité des assureurs à mobiliser des capitaux privés supplémentaires à l’appui des objectifs clés de l’Union, y compris lorsqu’ils investissent avec des fonds publics dans l’économie réelle, notamment au moyen de garanties ou de subventions publiques importantes.

(4)

Les calibrages prudentiels actuels garantissent un niveau élevé de protection des preneurs et contribuent de manière significative à la stabilité financière. Toutefois, ces calibrages sont parfois trop prudents, ce qui limite la capacité des assureurs à réaliser des investissements à long terme. Pour remédier à ce problème, il convient de réviser le cadre prudentiel en supprimant les niveaux de prudence injustifiés. Cette révision pourrait amener les fonds propres qui sont en excédent par rapport au capital de solvabilité requis à augmenter, mais les entreprises d’assurance et de réassurance devraient soutenir les objectifs stratégiques plus larges de l’Union en fléchant ces capitaux supplémentaires vers des investissements productifs dans l’économie réelle.

(5)

L’Union est confrontée à d’énormes besoins de financement pour atteindre les objectifs qui ont été convenus en matière d’innovation, de croissance durable et de défense (5). La directive (UE) 2025/2 a modifié la directive 2009/138/CE, notamment pour faire en sorte que le niveau du capital disponible en excédent par rapport au capital de solvabilité requis soit augmenté. Il importe que les autorités de contrôle nationales et l’AEAPP surveillent l’utilisation de ce capital nouvellement disponible en tenant compte de l’incidence sur la position de fonds propres des assureurs au fil du temps. Il est attendu que les assureurs flèchent le surplus de capital vers des investissements productifs, y compris des positions de titrisation, qui contribuent au financement des entreprises et de l’économie de l’Union. La Commission vérifiera si ces attentes sont satisfaites et évaluera l’efficacité des réformes, notamment pour ce qui est d’accroître la participation du secteur des assurances aux investissements productifs qui contribuent au financement des entreprises et de l’économie de l’Union. À cet égard, l’AEAPP devrait faire rapport régulièrement à la Commission européenne, au Parlement européen et au Conseil sur i) l’allocation des actifs, ventilée par secteur et par zone géographique, ii) l’augmentation des distributions aux actionnaires, y compris les rachats d’actions, ainsi que la rémunération variable versée aux membres de l’organe d’administration, de gestion ou de contrôle, aux titulaires de fonctions clés ou aux cadres supérieurs, compte tenu de l’excédent de capital, par rapport au capital de solvabilité requis, qui est nouvellement disponible sous l’effet de la directive (UE) 2025/2 et du présent règlement. Le premier rapport devrait être présenté au plus tard le 31 décembre 2028.

(6)

La Commission, en collaboration avec l’AEAPP, évaluera la manière dont les entreprises d’assurance et de réassurance gèrent les risques en matière de durabilité associés aux actifs et aux activités liés aux combustibles fossiles, et notamment les risques de transition actuellement associés à des émissions qui sont élevées mais suivent une trajectoire d’alignement avec les objectifs de l’accord de Paris. Le cas échéant, la Commission envisagera d’éventuelles modifications pour que ces risques émergents soient correctement pris en considération dans le cadre prudentiel, en tenant compte de l’évolution du cadre applicable aux établissements de crédit, ainsi que du rapport fourni par l’AEAPP conformément à l’article 304 quater, paragraphe 1, de la directive 2009/138/CE. Dans le cadre du plan européen à venir en matière d’adaptation au changement climatique, la Commission examinera également si les règles prudentielles peuvent favoriser davantage l’émission d’obligations «catastrophe» et autres obligations vertes ou les investissements dans ces obligations.

(7)

L’obligation d’obtenir deux évaluations de crédit établies par des organismes externes d’évaluation de crédit (OEEC) est généralement justifiée par la difficulté à évaluer de manière fiable le risque de crédit des positions de titrisation. Cependant, les titrisations qui remplissent des critères de simplicité, de transparence et de standardisation (STS) sont régies par un cadre réglementaire spécifique conçu de manière à permettre la comparabilité et à réduire les asymétries d’information. Il convient donc, pour cette raison et pour aller dans le sens des efforts déployés par l’Union pour remédier aux coûts administratifs et de mise en conformité injustifiés, de lever l’exigence de double notation pour les titrisations STS, et de la maintenir pour les autres titrisations.

(8)

Les risques liés au changement climatique sont, par nature, à long terme, non linéaires et systémiques, de sorte qu’il est difficile aux entreprises d’assurance et de réassurance de les estimer uniquement en s’appuyant sur les données passées. La directive (UE) 2025/2 a introduit de nouvelles exigences en matière de gestion des risques liés au changement climatique et des risques en matière de durabilité plus généralement. En particulier, l’article 45 bis de la directive 2009/138/CE telle que modifiée par la directive (UE) 2025/2 impose aux entreprises de recenser toute exposition importante aux risques liés au changement climatique et, le cas échéant, d’évaluer l’incidence des scénarios de changement climatique à long terme sur leurs activités. Toutefois, lorsqu’il s’agit d’évaluer ou de calculer le capital requis à l’aide d’un modèle interne, les entreprises d’assurance et de réassurance utilisent souvent des données portant sur des événements passés pour établir des prévisions concernant les risques qui se matérialiseront dans le futur. Il se peut que les données provenant d’événements passés ne rendent pas suffisamment compte des tendances liées au changement climatique. Des évaluations prospectives, y compris des scénarios climatiques plausibles, peuvent donc être nécessaires pour évaluer l’évolution des risques et atténuer les incidences éventuelles. Lorsqu’une entreprise d’assurance ou de réassurance s’appuie trop sur des données passées, cela peut conduire à ce que sa meilleure estimation des engagements vis-à-vis des preneurs ou son modèle interne, le cas échéant, sous-estime les engagements ou les risques pertinents. Il est donc nécessaire d’imposer aux entreprises qu’elles mettent en place des procédures internes pour éviter une dépendance excessive à l’égard des données provenant d’événements passés en ce qui concerne les tendances liées au changement climatique.

(9)

La marge de risque est actuellement calibrée de manière prudente. La directive (UE) 2025/2 réduit le taux du coût du capital sur lequel repose le calcul de la marge de risque, ce qui entraîne une réduction globale de son niveau d’environ 21 %. Malgré cette modification, la formule de calcul établie dans le règlement délégué (UE) 2015/35 ne rend pas suffisamment compte de la diminution naturelle de certains risques au fil du temps et peut entraîner une double comptabilisation de ces risques, dont la cessation de contrat et la mortalité. Il est donc nécessaire d’introduire un facteur exponentiel et dépendant du temps, qui garantit une réduction annuelle des risques d’au moins 3,5 %. Cet ajustement vise à corriger le biais de prudence dans le calibrage actuel, ce qui permet de réduire les provisions techniques des entreprises d’assurance et de réassurance et, par conséquent, d’augmenter le capital disponible pour couvrir le capital de solvabilité requis. Toutefois, afin de veiller à ce que la marge de risque continue de correspondre à un niveau de prudence approprié et ne compromette pas la protection des preneurs, la réduction de la quantification des risques futurs résultant de ce facteur devrait être plafonnée à 50 %.

(10)

La directive (UE) 2025/2 a modifié la méthode d’extrapolation des taux d’intérêt sans risque. Elle a notamment modifié le mode de détermination de l’échéance de départ de l’extrapolation («premier point de lissage»). L’article 77 bis, paragraphe 1, de la directive 2009/138/CE prévoit que le premier point de lissage corresponde à une échéance pour laquelle le volume de l’encours des obligations ayant cette échéance ou une échéance plus longue est suffisamment élevé. L’article 77 bis, paragraphe 3, de cette même directive précise, en outre, que le premier point de lissage pour l’euro se situe à une échéance de vingt ans au 28 janvier 2025. Actuellement, le pourcentage seuil correspondant à un volume suffisant d’obligations est fixé à 6 % pour l’euro. Toutefois, en raison de l’augmentation de l’encours des obligations à long terme ces dernières années, ce seuil pourrait ne plus indiquer un premier point de lissage à 20 ans à l’avenir. En outre, l’AEAPP devra décider de la source de données qu’elle utilisera pour cette évaluation, y compris la publication d’informations conformément à l’article 77 sexies, paragraphe 1 bis, de la directive 2009/138/CE. Afin d’éviter une perturbation du marché, il est important que le pourcentage seuil soit fixé de telle manière qu’il se traduise également par un premier point de lissage à vingt ans à la date d’application de la directive (UE) 2025/2, quelle que soit la source de données utilisée par l’AEAPP. Par conséquent, le seuil utilisé pour l’euro afin d’évaluer si le pourcentage des obligations en cours ayant des échéances supérieures ou égales au premier point de lissage visé à l’article 77 bis de la directive 2009/138/CE est suffisamment élevé devrait être calculé comme suit. Une «marge de sécurité» de 1,5 % devrait être appliquée au plus faible pourcentage permettant d’obtenir un premier point de lissage situé à une échéance de vingt ans au 28 janvier 2025, d’après la source de données que l’AEAPP utilisera à la date d’application des nouvelles règles. Le pourcentage obtenu devrait être arrondi au pourcentage entier ou demi-entier le plus proche.

(11)

Le taux à terme extrapolé devrait être égal à la moyenne pondérée d’un taux à terme liquide et du taux à terme ultime. L’article 77 bis, paragraphe 1, de la directive 2009/138/CE prévoit que, pour les échéances d’au moins 40 ans après le premier point de lissage, la pondération du taux à terme ultime devrait être d’au moins 77,5 %. Autrement dit, le coefficient déterminant la vitesse de convergence des taux à terme vers le taux à terme ultime de l’extrapolation ne devrait pas être inférieur à 11 %. Il convient donc d’utiliser cette valeur. Néanmoins, en raison des spécificités du marché obligataire suédois, et comme l’AEAPP l’a expliqué dans son avis sur le réexamen de Solvabilité II (6), l’utilisation d’une telle valeur pour la couronne suédoise entraînerait une distorsion importante et involontaire de la courbe des taux d’intérêt sans risque. Afin de préserver l’intégrité de la courbe des taux d’intérêt sans risque, un coefficient de convergence de 40 % devrait s’appliquer à cette monnaie.

(12)

La directive (UE) 2025/2 a modifié les règles régissant la correction pour volatilité, en imposant que celle-ci soit soumise à l’approbation des autorités de contrôle et que son calcul tienne compte des caractéristiques propres à l’entreprise concernant la sensibilité de ses actifs aux écarts de crédit et la sensibilité de sa meilleure estimation des provisions techniques aux taux d’intérêt. En outre, la correction pour volatilité ne doit pas prendre en compte la partie des écarts imputable à une évaluation réaliste des pertes escomptées, du risque de crédit non escompté ou de tout autre risque non escompté. L’article 77 quinquies, paragraphe 3, de la directive 2009/138/CE, telle que modifiée par la directive (UE) 2025/2, dispose que cette partie doit être calculée en pourcentage des écarts et diminue à mesure que les écarts augmentent. Des études économiques empiriques confirment que, pour les obligations d’entreprises, la majeure partie des écarts correspond à un risque de crédit réel, en particulier lorsque les écarts se situent à des niveaux faibles à moyens. Par conséquent, lorsque les écarts sur les obligations et les prêts des entreprises ne dépassent pas leur moyenne à long terme, le pourcentage appliqué pour déterminer la correction du risque ne devrait pas être inférieur à 50 %.

(13)

Pour garantir que la correction pour volatilité fonctionne de manière contracyclique, la correction pour risque ne devrait pas dépasser une part appropriée des écarts moyens à long terme. Si ce pourcentage est trop faible, la correction pour volatilité pourrait neutraliser abusivement une augmentation des écarts découlant d’une détérioration réelle de la solvabilité des émetteurs d’obligations, surestimant ainsi la solvabilité des entreprises d’assurance ou de réassurance en période de tension à court terme sur les marchés. Par conséquent, pour que la correction pour volatilité stabilise effectivement la solvabilité des entreprises d’assurance ou de réassurance sans fausser la sensibilité au risque, le niveau maximal de correction pour risque ne devrait pas être fixé à un niveau trop bas.

(14)

L’article 70, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2015/35 dispose que, lors du calcul de leurs fonds propres disponibles, les entreprises d’assurance et de réassurance doivent déduire les dividendes, distributions et charges prévisibles de l’excédent des actifs par rapport aux passifs. Toutefois, le règlement délégué (UE) 2015/35 ne précise pas comment effectuer la déduction. En particulier, si certaines entreprises comptabilisent progressivement les dividendes prévisibles au cours de l’exercice, d’autres déduisent immédiatement le montant total des dividendes annuels prévisibles. Afin de garantir des conditions de concurrence équitables, les assureurs devraient utiliser une méthode de comptabilité d’exercice lorsqu’ils déterminent le montant des dividendes prévisibles à déduire du calcul de leurs fonds propres disponibles.

(15)

L’article 69, point a), i), du règlement délégué (UE) 2015/35 dispose que le capital en actions ordinaires libéré et le compte de primes d’émission lié sont éligibles en tant qu’éléments de fonds propres de base de niveau 1 lorsque leur remboursement ou leur rachat est soumis à l’autorisation préalable des autorités de contrôle. Une telle exigence peut créer une charge administrative et réglementaire injustifiée lorsqu’une entreprise d’assurance ou de réassurance exécute un programme de rachat d’actions dans le but d’utiliser immédiatement les actions achetées pour l’exercice d’options sur actions. Il convient donc de préciser que, lorsque le remboursement ou le rachat d’éléments de fonds propres de base a pour but l’exercice d’options sur actions dans un délai maximal d’un mois à compter de la date du rachat d’actions, ce remboursement ou ce rachat ne devrait pas être soumis à l’autorisation préalable des autorités de contrôle.

(16)

Conformément à l’article 77 ter, paragraphe 1, point b), de la directive 2009/138/CE, les entreprises d’assurance et de réassurance ayant recours à l’ajustement égalisateur doivent identifier, organiser et gérer le portefeuille assigné d’actifs et d’engagements séparément des autres parties de l’activité et ne sont donc pas autorisées à couvrir des risques apparaissant ailleurs dans l’activité au moyen du portefeuille assigné d’actifs. Toutefois, la gestion distincte du portefeuille n’entraîne pas d’augmentation de la corrélation entre les risques au sein de ce portefeuille et ceux au sein du reste de l’entreprise. Par conséquent, les entreprises d’assurance et de réassurance ayant recours à l’ajustement égalisateur ne devraient pas être tenues de calculer un montant notionnel de capital de solvabilité requis distinct pour le portefeuille d’actifs et d’engagements auquel l’ajustement égalisateur est appliqué, sauf si les portefeuilles d’actifs couvrant la meilleure estimation correspondante des engagements d’assurance ou de réassurance constituent un fonds cantonné.

(17)

L’article 84, paragraphe 4, du règlement délégué (UE) 2015/35 prévoit que l’approche par transparence devrait s’appliquer aux entreprises liées qui agissent principalement en tant que véhicules d’investissement pour le compte de l’entreprise d’assurance ou de réassurance participante. Toutefois, ce libellé pourrait exclure sans raison les entreprises liées qui gèrent des actifs pour le compte de plusieurs entreprises appartenant au même groupe d’assurance ou de réassurance. Cela crée un vide réglementaire et un risque d’application incohérente du principe de transparence. Il convient donc de modifier l’article 84, paragraphe 4, du règlement délégué (UE) 2015/35 afin de préciser que l’approche par transparence s’applique également lorsque le véhicule d’investissement lié gère des actifs pour le compte de plusieurs entreprises du groupe, et pas seulement pour le compte de l’entreprise participante elle-même.

(18)

Les règles régissant le calcul du module «risque de contrepartie», y compris l’effet d’atténuation du risque des dérivés, des accords de réassurance ou de la titrisation d’assurance, peuvent s’avérer très complexes. Ces calculs complexes peuvent ne pas toujours être proportionnés à la nature, à l’ampleur et à la complexité des risques auxquels est exposée une entreprise d’assurance ou de réassurance. Par conséquent, afin de réduire les coûts de conformité pour les petites entreprises, il convient d’introduire un calcul simplifié supplémentaire de l’effet d’atténuation du risque des dérivés, des accords de réassurance ou de la titrisation.

(19)

Les entreprises d’assurance et de réassurance peuvent choisir de transférer les risques au moyen d’accords de réassurance non proportionnelle. Toutefois, lorsque la formule standard est utilisée, ce type d’accord de réassurance n’est pas dûment pris en compte en tant que technique d’atténuation du risque visant à réduire le capital de solvabilité requis. Il est donc nécessaire de prévoir que certaines formes de réassurance, en particulier les couvertures pour développements défavorables permettant de transférer le risque de réserve, puissent être reconnues de manière simple selon la formule standard.

(20)

L’article 164, paragraphe 3, du règlement délégué (UE) 2015/35 prévoit que la corrélation entre le risque de spread selon la formule standard et le risque de taux d’intérêt dans le scénario de baisse des taux d’intérêt est de 50 %. Toutefois, l’analyse économique réalisée par l’AEAPP démontre que ce calibrage est trop prudent (7). En particulier, les données empiriques montrent que les baisses de taux d’intérêt les plus importantes n’ont pas eu lieu en même temps que l’élargissement le plus important des écarts sur les marchés obligataires. Par conséquent, la corrélation entre le risque de spread et le risque de taux d’intérêt dans le scénario de baisse des taux d’intérêt devrait être ramenée à 25 %.

(21)

L’exigence de capital applicable au risque de taux d’intérêt selon la formule standard est calculée séparément pour chaque monnaie. Toutefois, pour les entreprises d’assurance et de réassurance ayant leur administration centrale dans un État membre dont la monnaie locale est rattachée à l’euro, cette méthode entraîne des exigences de capital disproportionnées qui ne correspondent pas aux risques économiques réels. Il est donc nécessaire de prévoir que l’exigence de capital applicable au risque de taux d’intérêt selon la formule standard peut être calculée conjointement pour l’euro et la monnaie qui lui est rattachée de l’État membre dans lequel les entreprises d’assurance ou de réassurance ont leur administration centrale.

(22)

La méthode d’extrapolation utilisée pour évaluer les engagements à long terme contribue à lisser l’effet des variations des taux d’intérêt sur la meilleure estimation des engagements d’assurance. Toutefois, les exigences de capital selon la formule standard actuellement applicables au risque de taux d’intérêt ne correspondent pas à l’extrapolation des taux d’intérêt à long terme. Il convient donc d’exiger que les taux d’intérêt en situation de tensions à des échéances dépassant le premier point de lissage soient extrapolés.

(23)

Selon les règles actuelles, le risque de taux d’intérêt selon la formule standard repose sur l’hypothèse que des taux d’intérêt positifs ne peuvent pas devenir négatifs et que des taux d’intérêt négatifs ne peuvent pas continuer de baisser. Toutefois, l’histoire des marchés financiers a montré qu’une telle hypothèse risquait de sous-estimer considérablement les expositions des entreprises d’assurance ou de réassurance au risque de taux d’intérêt. Par conséquent, il y a lieu de modifier la formule standard afin qu’elle reflète convenablement le risque de taux d’intérêt faibles ou négatifs. Cela devrait passer par un recalibrage du sous-module «risque de taux d’intérêt» de manière à prendre en considération l’existence d’un environnement de rendement négatif.

(24)

Les modifications apportées à la formule standard pour le risque de taux d’intérêt ne devraient pas entraîner une augmentation injustifiée du capital requis lorsque les taux sont bas. En particulier, le calibrage des chocs baissiers ne devrait pas reposer sur l’hypothèse que les niveaux des taux d’intérêt tomberont nettement en dessous des valeurs historiquement observées dans les principales monnaies. Par conséquent, afin de garantir la proportionnalité et la cohérence avec les comportements antérieurs observés sur le marché, un plancher lié à l’échéance devrait être introduit pour limiter l’ampleur des taux d’intérêt présumés négatifs et augmenter avec l’échéance afin de refléter la probabilité réduite de taux extrêmes à long terme.

(25)

Comme la Commission l’a souligné dans sa communication sur une union de l’épargne et des investissements (8), les investisseurs institutionnels, tels que les entreprises d’assurance et de réassurance, sont particulièrement bien placés pour investir dans une perspective à long terme et soutenir l’actionnarisation des entreprises de l’Union dans des domaines prioritaires tels que la défense, la recherche et l’innovation ou les transitions écologique et numérique. Il est essentiel d’encourager le financement sur fonds propres pour renforcer la résilience économique et la compétitivité de l’Union, notamment en permettant aux entreprises innovantes d’accéder à des capitaux stables et patients. L’article 105 bis de la directive 2009/138/CE introduit une exigence de capital préférentielle applicable aux investissements en actions à long terme. En particulier, le paragraphe 1, point d), de ladite disposition prévoit que, pour bénéficier du traitement préférentiel, les entreprises d’assurance et de réassurance doivent démontrer, à la satisfaction des autorités de contrôle, qu’elles sont en mesure d’éviter la vente forcée d’investissements en actions pendant cinq ans, sur une base continue et en situation de tensions. Afin que cette exigence soit uniformément appliquée, il convient de préciser les approches à suivre pour démontrer qu’une entreprise est en mesure d’éviter les ventes forcées d’investissements en actions. En outre, afin d’éviter une charge administrative non justifiée et de tenir compte des différences de complexité des profils de risque des entreprises, les entreprises d’assurance et de réassurance devraient être autorisées à choisir, parmi plusieurs méthodes, l’approche la plus adaptée, en fonction de leur modèle d’entreprise et de leur degré de complexité. Cela peut accroître la facilité d’utilisation et l’efficacité du traitement préférentiel dans différentes catégories d’entreprises. Toutefois, afin d’empêcher les changements d’approche arbitraires ou opportunistes au fil du temps, il est nécessaire d’instaurer des exigences de surveillance prudentielle et des mesures de sauvegarde claires pour garantir la cohérence, la transparence et la convergence du contrôle, tout en maintenant une gestion prudente des risques et la protection des preneurs.

(26)

Par défaut, lorsque des investissements en actions à long terme sont effectués par l’intermédiaire d’organismes de placement collectif, les critères énoncés à l’article 105 bis, paragraphe 1, de la directive 2009/138/CE doivent être évalués au niveau de chaque actif sous-jacent. Toutefois, l’article 105 bis, paragraphe 2, de ladite directive prévoit que, pour certains types d’organismes de placement collectif présentant un profil de risque plus faible, les critères énoncés à son article 105 bis, paragraphe 1, peuvent être évalués au niveau du fonds plutôt qu’au niveau des actifs sous-jacents détenus dans le fonds. L’article 168, paragraphe 6, du règlement délégué (UE) 2015/35 considère déjà certains organismes de placement collectif comme des actions de type 1, qui sont soumises à des facteurs de risque pour le risque sur actions moins élevés que les actions de type 2. Il s’agit notamment des fonds d’entrepreneuriat social européens, des fonds de capital-risque européens, des fonds européens d’investissement à long terme et des fonds d’investissement alternatifs de type fermé ne recourant pas à l’effet de levier. Pour les fonds d’investissement alternatifs de type fermé ne recourant pas à l’effet de levier, l’utilisation d’instruments dérivés à des fins de couverture, ainsi que les accords d’emprunt temporaire qui sont entièrement couverts par des engagements en capitaux contractuels de la part des investisseurs du fonds d’investissement alternatif, sont exclus du calcul du levier. Tous ces fonds de type 1 devraient également être considérés comme présentant un profil de risque plus faible aux fins de la détermination des investissements en actions à long terme, y compris lorsqu’ils sont investis dans des actions d’infrastructure éligibles ou des actions de sociétés d’infrastructure éligibles. Lorsque les conditions énoncées à l’article 105 bis, paragraphe 1, de la directive 2009/138/CE sont remplies au niveau de tels fonds présentant un profil de risque plus faible, le facteur de risque préférentiel de 22 % prévu à l’article 105 bis, paragraphe 4, de ladite directive devrait, par défaut, s’appliquer uniquement aux expositions sur actions détenues dans ces fonds, et pas à d’autres actifs financiers.

(27)

Les limitations actuelles de l’ajustement symétrique le rendent moins efficace pour atténuer les effets procycliques potentiels du système financier. En particulier, elles peuvent amener les entreprises d’assurance et de réassurance à lever des capitaux supplémentaires ou à vendre des actifs pour répondre à des évolutions négatives de courte durée sur les marchés, y compris celles provoquées par l’instabilité géopolitique. Conformément à la directive (UE) 2025/2, il convient de modifier l’article 172 du règlement délégué (UE) 2015/35 pour que l’ajustement symétrique permette de générer des variations plus importantes de l’exigence standard de capital pour actions, renforçant ainsi sa capacité à atténuer les effets des fortes fluctuations du marché.

(28)

Dans le secteur bancaire, l’article 133, paragraphe 5, du règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil (9) autorise les établissements de crédit, sous certaines conditions et sous réserve d’une autorisation préalable des autorités de contrôle, à appliquer une pondération de risque préférentielle aux expositions sur actions prises dans le cadre de certains programmes législatifs. Ces programmes devraient accorder d’importantes subventions ou garanties, impliquer une certaine forme de contrôle public et prévoir des restrictions sur la prise de participation. Afin de favoriser des conditions de concurrence équitables entre les secteurs et de renforcer la contribution des entreprises d’assurance et de réassurance au financement sur fonds propres de l’économie réelle, il convient de reproduire l’approche suivie dans la formule standard pour calculer le capital de solvabilité requis dans le cadre du règlement délégué (UE) 2015/35. Les investissements en actions réalisés dans le cadre de programmes législatifs comparables, notamment ceux qui soutiennent un ou plusieurs secteurs économiques énumérés dans la communication sur la boussole pour la compétitivité de l’Union ou dans le plan «ReArm Europe/Préparation à l’horizon 2030» (10), devraient être reconnus comme susceptibles de réduire les risques et pourraient donc justifier une exigence de capital moins élevée, sous réserve de l’approbation de l’autorité de contrôle.

(29)

Afin d’assurer la cohérence entre la réglementation bancaire et la réglementation en matière d’assurance et de promouvoir la convergence des pratiques de contrôle, les programmes législatifs réputés remplir les conditions d’éligibilité prévues à l’article 133, paragraphe 5, du règlement (UE) no 575/2013 devraient également être reconnus comme des programmes législatifs au titre du règlement délégué (UE) 2015/35, sur la base des mêmes critères. La Commission peut tenir un registre public de ces programmes aux fins de l’article 133, paragraphe 5, du règlement (UE) no 575/2013, renforçant ainsi la transparence et la prévisibilité. Si un tel registre existe, le fait qu’un programme y soit inclus devrait constituer une présomption que ce programme remplit également les conditions d’éligibilité au titre du cadre des assurances.

(30)

Les investissements réalisés dans le cadre de programmes législatifs sont également susceptibles de pouvoir être considérés comme des investissements en actions à long terme. Par conséquent, il est nécessaire que le calcul du capital de solvabilité requis permette de refléter les caractéristiques combinées de réduction des risques des deux types d’investissements.

(31)

Un marché de la titrisation qui fonctionne bien fournit des sources de financement en complément des marchés des capitaux, ce qui améliore la capacité de financement de l’économie réelle et contribue à l’achèvement de l’union de l’épargne et des investissements. Il offre également des possibilités supplémentaires d’investissement aux entreprises d’assurance et de réassurance, qui doivent diversifier leurs portefeuilles afin d’en améliorer le rendement et de réduire le risque idiosyncratique. En tant qu’investisseurs institutionnels, les entreprises d’assurance et de réassurance devraient donc être pleinement intégrées au marché de la titrisation de l’Union.

(32)

Le règlement délégué (UE) 2018/1221 de la Commission (11) a introduit dans le règlement délégué (UE) 2015/35 des facteurs de risque spécifiques pour le risque de spread des titrisations STS. Toutefois, les facteurs de risque pour les tranches de rang supérieur des titrisations STS sont restés supérieurs à ceux applicables aux obligations d’entreprises ou aux obligations garanties se situant au même échelon de qualité du crédit. Or, contrairement aux obligations d’entreprises ou aux obligations garanties, les titrisations STS présentant une qualité de crédit comparable sont soumises à des exigences spéciales de diligence appropriée et de transparence en vertu du règlement (UE) 2017/2402 du Parlement européen et du Conseil (12). Ces exigences garantissent que les entreprises d’assurance ou de réassurance ont une meilleure compréhension et une meilleure gestion des risques liés aux titrisations STS. Par conséquent, afin d’améliorer la cohérence entre les catégories d’actifs présentant des profils de risque comparables, les facteurs de risque pour les tranches de rang supérieur des titrisations STS devraient davantage correspondre à ceux applicables aux obligations d’entreprises ou aux obligations garanties.

(33)

Le règlement délégué (UE) 2015/35 ne fait pas de distinction entre les tranches de rang supérieur et les tranches de rang autre que supérieur des titrisations non STS. Ce manque de sensibilité au risque entraîne une surestimation des risques de spread sous-jacents aux investissements dans les tranches de la qualité la plus élevée des titrisations non STS. En outre, la différence de capital requis selon qu’il s’agit de titrisations STS ou de titrisations non STS est beaucoup plus grande dans le cas des entreprises d’assurance ou de réassurance que pour les établissements de crédit. Par conséquent, afin de préserver cette différence, des facteurs de risque plus faibles devraient être instaurés pour les tranches de rang supérieur des titrisations non STS.

(34)

Les montants libellés en euros figurant dans le règlement délégué (UE) 2015/35 n’ont pas été révisés depuis son entrée en vigueur en 2014. Depuis lors, l’inflation cumulée avoisine les 35 %. Par conséquent, il convient de réviser les montants libellés en euros figurant dans ledit règlement, par application aux montants de base en euros de la variation en pourcentage des indices harmonisés des prix à la consommation de tous les États membres, publiés par la Commission (Eurostat).

(35)

L’article 192, paragraphe 4, du règlement délégué (UE) 2015/35 dispose que, lorsque le ratio prêt/valeur d’un prêt hypothécaire n’excède pas 60 %, l’exigence de capital selon la formule standard pour risque de contrepartie est nulle. Un tel traitement sous-estime sans raison les risques réels de ces expositions et entraîne des conditions de concurrence inégales avec le secteur bancaire où ces expositions sont pondérées en fonction des risques. Par conséquent, il convient d’introduire un plancher pour la perte en cas de défaut sur les prêts hypothécaires.

(36)

L’article 176, paragraphe 4, du règlement délégué (UE) 2015/35 définit les facteurs de risque applicables aux prêts pour lesquels une évaluation de crédit par un organisme externe d’évaluation du crédit (OECC) désigné n’est pas disponible et pour lesquels les débiteurs n’ont pas fourni de sûreté conforme aux critères énoncés à l’article 214 dudit règlement. Toutefois, ces facteurs de risque applicables sous-estiment considérablement le niveau des pertes potentielles en cas de défaut de prêts renégociés. Il est donc nécessaire d’adapter ces facteurs de risque afin de mieux refléter le niveau des pertes potentielles en cas de défaut de prêts renégociés.

(37)

Les contreparties centrales (CCP) ont mis au point de nouveaux modèles d’accès qui permettent aux entreprises d’assurance ou de réassurance de devenir des membres compensateurs directs tandis qu’une entreprise sponsor est responsable des contributions au fonds de défaillance. À ce jour, aucune entreprise d’assurance ou de réassurance n’a décidé d’utiliser ces nouveaux modèles d’accès. Cela s’explique en partie par le traitement prudentiel réservé aux expositions directes sur des CCP éligibles, qui peut être supérieur au traitement prudentiel applicable à une entreprise d’assurance ou de réassurance qui agit en tant que membre compensateur indirect. Le règlement délégué (UE) 2015/35 ne reflète pas pleinement l’effet de réduction du risque de la compensation centrale pour les entreprises d’assurance ou de réassurance. Afin de remédier à ce problème et de lever les obstacles à la participation des entreprises d’assurance ou de réassurance en tant que membres compensateurs directs, les exigences de capital applicables aux expositions directes sur des CCP éligibles devraient être réduites et alignées sur celles des expositions indirectes.

(38)

Les entreprises d’assurance et de réassurance peuvent décider d’utiliser des opérations de pension ou des opérations de prêt ou d’emprunt de titres pour gérer la liquidité ou augmenter le rendement des actifs. Toutefois, ces opérations font actuellement l’objet d’un traitement trop prudent, car elles sont classées dans les expositions de type 2 pour le calcul des exigences de capital dans le cadre du module «risque de contrepartie». Par conséquent, il convient de modifier le règlement délégué (UE) 2015/35 afin de reclasser ces opérations dans les expositions de type 1. En outre, la Commission évaluera, en coordination avec l’AEAPP, s’il y a lieu de prendre en considération, et de quelle manière, dans les exigences de capital pour risque de contrepartie, l’effet d’atténuation du risque de la compensation centrale par l’intermédiaire de CCP éligibles.

(39)

Dans certains cas, les entreprises d’assurance et de réassurance peuvent réduire considérablement leur capital de solvabilité requis en recourant à des techniques d’atténuation du risque, y compris la réassurance, mais ces techniques n’entraînent pas toujours un transfert de risque significatif. En particulier, certains accords de réassurance sont conçus pour couvrir uniquement les scénarios extrêmes modélisés dans la formule standard, mais ne protègent guère, ou pas du tout, contre des événements plus modérés mais plus probables. Par conséquent, afin de garantir une évaluation plus précise du profil de risque des entreprises d’assurance et de réassurance, il convient de préciser que la réduction du capital de solvabilité requis résultant de l’utilisation de techniques d’atténuation du risque doit être proportionnée au montant des risques effectivement transférés.

(40)

Pour faire en sorte que les techniques d’atténuation du risque reconnues dans le calcul du capital de solvabilité requis selon la formule standard n’incluent pas des risques de base importants, il convient que les entreprises d’assurance et de réassurance évaluent la performance effective de l’atténuation du risque au moyen d’un ensemble complet de scénarios de risque qui sont pertinents pour la technique d’atténuation du risque considérée. Pour la réassurance proportionnelle, la performance effective devrait être mise en évidence par un reflet fidèle dans tous les scénarios. Pour la réassurance non proportionnelle, l’évaluation devrait se concentrer sur des scénarios faisant intervenir des pertes entre les points d’attachement et de détachement et mettre en évidence un reflet fidèle de ces pertes.

(41)

L’article 275, paragraphe 2, point c), du règlement délégué dispose qu’une part importante de la composante variable de la rémunération du personnel dont l’activité professionnelle a un impact important sur le profil de risque de l’entreprise doit faire l’objet d’un paiement différé. Toutefois, le coût d’une telle exigence peut dépasser ses avantages prudentiels lorsqu’un membre de cette catégorie de personnel a un faible niveau de rémunération variable, puisqu’un tel niveau de rémunération est peu susceptible d’inciter à une prise de risque excessive. Par conséquent, dans de tels cas, l’obligation de paiement différé énoncée à l’article 275, paragraphe 2, point c), du règlement délégué ne devrait pas s’appliquer.

(42)

La directive 2009/138/CE impose la publication régulière d’informations essentielles au moyen du rapport sur la solvabilité et la situation financière. Ce rapport est destiné aux preneurs et aux bénéficiaires, d’une part, et aux analystes et aux autres professionnels du marché, d’autre part. Afin de répondre aux besoins et aux attentes de ces deux groupes différents, la directive (UE) 2025/2 modifiant la directive 2009/138/CE impose que le contenu du rapport soit divisé en deux parties, clairement identifiées mais publiées conjointement. La première partie, destinée principalement aux preneurs et aux bénéficiaires, devrait contenir les informations essentielles concernant les activités, les résultats, la gestion du capital et le profil de risque. La deuxième partie, destinée aux professionnels du marché, devrait contenir des informations détaillées sur les activités et sur le système de gouvernance, des informations spécifiques sur les provisions techniques et autres passifs, la solvabilité ainsi que d’autres données pertinentes pour les analystes spécialisés. Il convient dès lors de modifier le règlement délégué (UE) 2015/35 afin de tenir compte de cette nouvelle structure et de ce nouveau contenu.

(43)

Certaines informations à inclure dans la partie du rapport sur la solvabilité et la situation financière destinée aux professionnels du marché peuvent déjà être accessibles au public dans d’autres rapports publiés par les entreprises d’assurance ou de réassurance. Lorsque tel est le cas, les entreprises d’assurance et de réassurance ne devraient pas être tenues de reproduire ces informations dans leur rapport sur la solvabilité et la situation financière, mais devraient être autorisées à fournir des références directes, y compris au moyen de liens internet, à la section ou à la page pertinente de l’autre rapport. Afin de maintenir l’accès dans le temps, les entreprises d’assurance ou de réassurance devraient veiller à ce que ces liens restent fonctionnels pendant au moins cinq ans, même en cas de changement de structure du site web ou d’emplacement des documents.

(44)

La partie du rapport sur la solvabilité et la situation financière destinée aux preneurs et aux bénéficiaires devrait être concise, accessible et aisément compréhensible pour un novice. Pour atteindre cet objectif, cette partie ne devrait contenir que des informations simples axées sur les besoins des preneurs et des bénéficiaires à qui elle est destinée, et elle ne devrait pas dépasser cinq pages.

(45)

Afin que les preneurs et les bénéficiaires puissent comprendre la partie du rapport sur la solvabilité et la situation financière qui leur est destinée, cette partie devrait être mise à disposition dans les langues utilisées par l’entreprise d’assurance ou de réassurance dans le cadre des activités qu’elle exerce au titre de la liberté d’établissement ou de la libre prestation de services. Toutefois, afin d’éviter des coûts administratifs et juridiques excessifs, les entreprises ne devraient pas être tenues d’obtenir des traductions certifiées conformes de cette partie.

(46)

Conformément à la directive 2009/138/CE, les autorités de contrôle sont habilitées à recevoir de chaque entreprise d’assurance ou de réassurance sous leur contrôle et de leurs groupes, au moins tous les trois ans, un rapport descriptif régulier contenant des informations sur l’activité et les résultats, le système de gouvernance, le profil de risque, la gestion du capital et d’autres informations utiles à des fins de solvabilité. Les exigences relatives aux informations descriptives à inclure dans le rapport régulier au contrôleur peuvent toutefois comporter des éléments communs avec les informations déjà fournies dans les modèles de déclaration quantitative ou dans le rapport sur l’évaluation interne des risques et de la solvabilité (EIRS). Ces éléments communs augmentent les coûts de déclaration sans apporter de valeur ajoutée réelle pour le contrôle. Les exigences relatives aux informations descriptives à inclure dans le rapport régulier au contrôleur devraient donc se limiter à ce qui est nécessaire à la surveillance prudentielle.

(47)

Dans le cadre de ses efforts visant à rendre l’économie de l’Union plus compétitive, la Commission entend déployer un travail de simplification sans précédent. Dans ce contexte, le réexamen du règlement délégué (UE) 2015/35 devrait viser à atteindre les objectifs de la directive (UE) 2025/2 de la manière la plus simple, la plus ciblée, la plus efficace et la moins contraignante. En particulier, les modifications apportées audit règlement devraient contribuer aux objectifs de réduction de la charge, y compris la charge que représente la communication d’informations.

(48)

L’article 330, paragraphe 4, du règlement délégué (UE) 2015/35 dispose que tout intérêt minoritaire détenu dans une filiale excédant la contribution de cette filiale au capital de solvabilité requis du groupe, lorsque la filiale est une entreprise d’assurance ou de réassurance, une entreprise d’assurance ou de réassurance d’un pays tiers, une société holding d’assurance ou une compagnie financière holding mixte, devrait être considéré comme indisponible. En fait, les intérêts minoritaires représentent l’une des principales sources des déductions sur les fonds propres du groupe. Toutefois, ce même règlement délégué ne précise pas comment ces intérêts minoritaires devraient être calculés. Cela donne lieu à des approches incohérentes au sein des groupes dans l’ensemble de l’Union et soulève des questions d’égalité des conditions de concurrence. Il est donc nécessaire d’établir des règles régissant le calcul des intérêts minoritaires aux fins de la solvabilité.

(49)

Les règles prudentielles en matière d’assurance peuvent s’avérer très complexes et entraîner des coûts de conformité importants, en particulier pour les petites entreprises. Si la directive 2009/138/CE intègre un principe fondamental de proportionnalité, sa mise en œuvre pratique ne suffit pas à réduire réellement la charge réglementaire pesant sur les petites entreprises, pour lesquelles certaines exigences peuvent être excessivement coûteuses et complexes compte tenu de la nature, de l’ampleur et de la complexité de leurs risques. Outre le nouveau cadre de proportionnalité applicable aux entreprises classées en tant qu’entreprises de petite taille et non complexes, la directive (UE) 2025/2 a introduit un article 29 quinquies dans la directive 2009/138/CE, qui permet aux entreprises d’assurance et de réassurance d’appliquer des mesures de proportionnalité, sous réserve de l’approbation préalable des autorités de contrôle et d’une analyse au cas par cas. Afin de garantir des conditions de concurrence équitables et une prévisibilité pour le secteur, il convient de préciser de manière exhaustive les conditions sur la base desquelles une autorité de contrôle peut refuser d’accorder cette autorisation.

(50)

La directive (UE) 2025/2 a apporté plusieurs modifications et clarifications aux règles régissant le calcul de la solvabilité des groupes d’assurance, y compris en ce qui concerne les fonds propres et le capital de solvabilité requis. En particulier, elle précise que les sociétés holding d’assurance et les compagnies financières holding mixtes doivent être traitées comme des entreprises d’assurance ou de réassurance aux seules fins du calcul de la solvabilité du groupe. Cela suppose de calculer le montant notionnel de capital requis pour ces entités à la fois selon la méthode 1, notamment dans le cadre de l’évaluation de la disponibilité des fonds propres, et selon la méthode 2. Il convient dès lors de modifier le règlement délégué (UE) 2015/35 afin de tenir compte de ces modifications apportées à la directive 2009/138/CE.

(51)

Les éléments de fonds propres émis par une entreprise liée pour être éligibles en tant que fonds propres du groupe doivent satisfaire aux exigences énoncées aux articles 71, 73 et 77 du règlement délégué (UE) 2015/35, la référence au «capital de solvabilité requis» figurant dans ces dispositions étant interprétée comme s’appliquant à la fois au capital de solvabilité requis de l’entreprise liée émettrice et au capital de solvabilité requis du groupe. Dans le cadre d’opérations de fusion-acquisition, cette exigence peut empêcher la reconnaissance d’instruments de fonds propres émis par une entreprise avant qu’elle ne devienne membre du groupe acquéreur, même si ces instruments continuent de satisfaire à toutes les normes prudentielles applicables au niveau de l’entreprise elle-même. Une telle limite peut entraîner des coûts d’investissement disproportionnés liés à la croissance externe, ce qui, en fin de compte, nuit à la compétitivité internationale des groupes d’assurance et de réassurance de l’Union. Pour remédier à ce problème, il devrait être autorisé, à titre transitoire et pour une durée limitée, de reconnaître ces éléments de fonds propres comme des fonds propres du groupe non disponibles à la suite de l’acquisition de l’entreprise émettrice.

(52)

Si la consolidation prudentielle poursuit des objectifs différents de la consolidation comptable, des divergences excessives entre les deux cadres risquent d’imposer une charge réglementaire excessive aux groupes d’assurance et de réassurance. En particulier, le traitement actuel des opérations conjointes et des coentreprises en vertu du règlement délégué (UE) 2015/35 s’écarte des normes comptables internationales en ce qu’il demande une consolidation proportionnelle d’entreprises qui, autrement, seraient traitées selon la méthode de la mise en équivalence et, inversement, l’application d’une méthode de mise en équivalence pour des entreprises qui, autrement, feraient l’objet d’une consolidation proportionnelle. Cette incohérence augmente les coûts de déclaration, crée un manque d’efficacité opérationnelle et peut décourager les structures commerciales légitimes. Il convient donc de parvenir à une plus grande cohérence avec les règles internationales de consolidation comptable dans le traitement des accords conjoints, à condition que cet alignement ne compromette pas la protection des preneurs ou la stabilité financière.

(53)

Pour qu’un portefeuille d’actions soit traité comme des actions à long terme, les entreprises d’assurance ou de réassurance doivent démontrer qu’elles remplissent les conditions énoncées à l’article 105 bis, paragraphe 1, de la directive 2009/138/CE. Lorsqu’une telle entreprise appartient à un groupe, il serait trop contraignant pour ce groupe de réévaluer les conditions applicables aux actions à long terme au niveau du groupe. Par conséquent, à moins qu’il existe des risques de liquidité importants à l’échelle du groupe dont il n’est pas tenu compte au niveau des entreprises individuelles ou des transactions intragroupe significatives, les investissements en actions qui sont traités comme des actions à long terme par une entreprise d’assurance ou de réassurance devraient également être traités comme tels lors du calcul du capital de solvabilité requis du groupe auquel cette entreprise appartient.

(54)

La directive 2009/138/CE prévoit la possibilité pour les groupes d’assurance et de réassurance de calculer leur capital de solvabilité requis à l’aide d’un modèle interne intégral ou partiel soumis à l’approbation des autorités de contrôle. Toute technique d’intégration d’un modèle interne partiel à la formule standard de calcul du capital de solvabilité requis du groupe fait partie de ce modèle interne partiel et doit, à l’instar des autres composantes de celui-ci, satisfaire aux exigences pertinentes de la directive 2009/138/CE. Les techniques d’intégration énoncées à l’annexe XVIII du règlement délégué (UE) 2015/35 sont principalement conçues pour l’intégration des risques et non pour l’intégration d’entreprises entières dans un modèle interne au niveau du groupe. Par conséquent, il convient de préciser que, dans les cas où les entreprises sont intégrées dans leur ensemble, l’article 239, paragraphe 4, dudit règlement s’applique.

(55)

Le règlement délégué (UE) 2015/35 ne précise pas dans quelles conditions le recours à la «méthode 2», telle que visée à l’article 233 de la directive 2009/138/CE, doit prévaloir sur les techniques d’intégration. Pour remédier à cette lacune, les groupes d’assurance et de réassurance devraient démontrer le caractère approprié des techniques d’intégration qu’ils appliquent et justifier, à la satisfaction de leur autorité de contrôle, les raisons pour lesquelles elles sont plus appropriées que l’application de la méthode 2.

(56)

Les catastrophes naturelles et les phénomènes météorologiques extrêmes augmentent dans le monde entier en raison du changement climatique, de même que les pertes qui y sont liées. Afin de maintenir la protection des preneurs et la stabilité globale du secteur de l’assurance de l’Union dans des conditions météorologiques qui deviennent plus erratiques et qui se détériorent, il importe que les exigences de capital des assureurs pour le risque de souscription en catastrophe naturelle reflètent de manière adéquate l’incidence des catastrophes naturelles. Compte tenu des nouvelles données et nouveaux modèles disponibles, il convient de modifier les facteurs de risque pour plusieurs régions en raison de risques naturels tels que les inondations, les tempêtes, la grêle, les tremblements de terre et les affaissements de terrains.

(57)

La directive (UE) 2025/2 introduit de nouvelles prérogatives et de nouveaux pouvoirs permettant aux autorités de contrôle d’accorder des mesures de proportionnalité ou de déroger au contrôle de groupe en raison de l’exclusion d’une entreprise du contrôle de groupe conformément à l’article 214 de la directive 2009/138/CE. Il est important pour le secteur et le public en général de savoir si et comment ces nouveaux pouvoirs et prérogatives ont été utilisés dans la pratique. Par conséquent, les données statistiques agrégées que les autorités de contrôle nationales devraient publier sur les principaux aspects de l’application du cadre prudentiel devraient être étendues à ces nouveaux domaines.

(58)

Il convient dès lors de modifier en conséquence le règlement délégué (UE) 2015/35,

A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:

Article premier

Modifications apportées au règlement délégué (UE) 2015/35

Le règlement délégué (UE) 2015/35 est modifié comme suit:

1)

L’article 1er est modifié comme suit:

a)

le point 45 bis suivant est inséré:

«45 bis.

“future décision de gestion ” : toute mesure que l’organe d’administration, de gestion ou de contrôle d’une entreprise d’assurance ou de réassurance peut s’attendre à mettre en œuvre dans des circonstances futures spécifiques;»;

b)

le point 46 bis suivant est inséré:

«46 bis.

“bénéfice attendu inclus dans les frais futurs de services d’administration et de gestion des fonds”: la valeur actuelle attendue des flux de trésorerie futurs résultant de l’inclusion, dans les provisions techniques, des frais de services d’administration et de gestion des fonds, liés à des contrats d’assurance et de réassurance en unités de compte et indexés existants, que l’on s’attend à devoir acquitter mais qui, pour toute autre raison que la survenance de l’événement assuré, pourraient ne pas devoir être acquittés, indépendamment du droit légal ou contractuel du preneur de résilier son contrat;»;

c)

les points 55 quater et 55 quinquies sont supprimés;

d)

les points 64 à 67 suivants sont ajoutés:

«64.

“prêt en défaut”: un prêt pour lequel il y a défaut du débiteur au sens de l’article 178, paragraphe 1, du règlement (UE) no 575/2013;

65.

“prêt renégocié”: un prêt auquel ont été appliquées des mesures de renégociation telles que visées à l’article 47 ter, paragraphes 1 à 3, du règlement (UE) no 575/2013;

66.

“distributions”: les versements de bénéfices comptables, autres que des dividendes, aux actionnaires, associés ou assimilés, y compris les rachats d’actions;

67.

“charges prévisibles”: le montant des impôts et le montant de toutes les obligations ou circonstances, apparues durant la période concernée, qui sont susceptibles de réduire le bénéfice de l’entreprise.».

2)

L’article 6 est remplacé par le texte suivant:

«Article 6

Double notation de crédit pour les positions de titrisation autres que les titrisations STS

Par dérogation à l’article 4, paragraphe 4, point d), lorsqu’une seule évaluation de crédit établie par un OEEC désigné est disponible pour une position de titrisation autre qu’une titrisation STS, cette évaluation de crédit n’est pas utilisée. L’exigence de capital pour cet élément est calculée comme si aucune évaluation de crédit établie par un OEEC désigné n’était disponible.»

.

3)

À l’article 16, paragraphe 1, l’alinéa suivant est ajouté:

«Par dérogation au premier alinéa, les entreprises d’assurance et de réassurance qui sont classées en tant qu’entreprises de petite taille et non complexes peuvent valoriser les dépôts à court terme dont l’échéance est inférieure à 1 an au coût ou au coût amorti, pour autant que la méthode de valorisation utilisée remplisse l’une des conditions suivantes:

a)

elle n’introduit pas d’erreurs importantes dans la valorisation de ces dépôts;

b)

elle donne pour ces dépôts à court terme une valeur inférieure à la valeur qui serait calculée autrement sans utiliser le coût ou le coût amorti.».

4)

À l’article 18, paragraphe 3, le troisième alinéa est remplacé par le texte suivant:

«Toutefois, dans le cas d’engagements d’assurance vie pour lesquels une évaluation individuelle du risque inhérent aux engagements relatifs à la personne assurée par le contrat est effectuée à l’établissement du contrat et pour lesquels l’entreprise n’a pas le droit de répéter cette évaluation avant de modifier les primes ou les prestations, les entreprises d’assurance et de réassurance ne prennent en compte que le droit d’évaluer au niveau du contrat, aux fins du point c), si les primes reflètent pleinement le risque.».

5)

À l’article 20, l’alinéa suivant est ajouté:

«Les entreprises d’assurance et de réassurance mettent en place des procédures internes permettant d’éviter une dépendance excessive à l’égard des données provenant d’événements passés en ce qui concerne les tendances liées au changement climatique, y compris, le cas échéant, en utilisant des scénarios climatiques.».

6)

À l’article 31, le paragraphe 4 est remplacé par le texte suivant:

«4. Les projections de dépenses tiennent compte des décisions de l’organe d’administration, de gestion ou de contrôle de l’entreprise concernant la souscription de nouveaux contrats.»

.

7)

L’article 34 bis suivant est inséré:

«Article 34 bis

Évaluation déterministe prudente de la meilleure estimation pour les engagements en assurance vie assortis d’options et de garanties considérées comme ne revêtant pas une importance significative

1. Les entreprises d’assurance et de réassurance ne peuvent utiliser une évaluation déterministe prudente de la meilleure estimation des engagements en assurance vie assortis d’options et de garanties qui ne sont pas considérées comme revêtant une importance significative, telle que visée à l’article 77, paragraphe 8, de la directive 2009/138/CE, que si toutes les conditions suivantes sont remplies:

a)

l’entreprise d’assurance ou de réassurance identifie clairement les engagements en assurance vie qui sont assortis d’options et de garanties considérées par elle comme ne revêtant pas une importance significative et auxquels elle entend appliquer l’évaluation déterministe prudente de la meilleure estimation;

b)

la valeur temporelle des options et des garanties dont sont assortis les engagements en assurance vie visés au point a) représente moins de 5 % du capital de solvabilité requis;

c)

l’entreprise d’assurance ou de réassurance confirme par écrit qu’elle a l’intention d’appliquer la méthode de calcul visée au paragraphe 2 aux engagements en assurance vie visés au point a) du présent paragraphe;

d)

l’entreprise est classée en tant qu’entreprise de petite taille et non complexe.

Aux fins du premier alinéa, point b), les entreprises d’assurance et de réassurance utilisent l’ensemble le plus récent de scénarios établis et publiés par l’AEAPP conformément à l’article 77 sexies, paragraphe 1, point a ter), de la directive 2009/138/CE.

2. Si, en vertu du paragraphe 1, les entreprises d’assurance et de réassurance utilisent l’évaluation déterministe prudente de la meilleure estimation pour des engagements en assurance vie clairement identifiés et assortis d’options et de garanties considérées comme ne revêtant pas une importance significative, elles évaluent la meilleure estimation de ces engagements comme étant la somme des éléments suivants:

a)

la meilleure estimation déterministe des engagements en assurance vie assortis d’options et de garanties considérées comme ne revêtant pas une importance significative;

b)

le produit d’une majoration stochastique et du capital de solvabilité requis de l’entreprise.

Aux fins du premier alinéa, point b), la majoration stochastique est égale à 5 %, à moins que l’entreprise ne démontre, à la satisfaction de l’autorité de contrôle, qu’un autre pourcentage refléterait plus correctement son profil de risque. Pour le démontrer, l’entreprise d’assurance et de réassurance utilise l’ensemble de scénarios visé au paragraphe 1, deuxième alinéa.

3. Les entreprises d’assurance et de réassurance qui utilisent la valorisation déterministe prudente de la meilleure estimation pour des engagements en assurance vie clairement identifiés et assortis d’options et de garanties considérées comme ne revêtant pas une importance significative partent de l’hypothèse que la majoration stochastique visée au paragraphe 2, premier alinéa, point b), est constante pour le calcul du capital de solvabilité requis, y compris la capacité d’absorption de pertes des provisions techniques visée à l’article 206.»

.

8)

À l’article 37, paragraphe 1, premier alinéa, la formule est remplacée par la formule suivante:

«

Formula
».

9)

L’article 39 est remplacé par le texte suivant:

«Article 39

Taux du coût du capital

Le taux du coût du capital visé à l’article 77, paragraphe 5, de la directive 2009/138/CE est présumé être égal à 4,75 %.»

.

10)

L’article 43 est modifié comme suit:

a)

le paragraphe 2 est remplacé par le texte suivant:

«2. Les techniques, les spécifications relatives aux données et les paramètres utilisés pour déterminer les informations techniques relatives à la courbe des taux d’intérêt sans risque pertinents visée à l’article 77 sexies, paragraphe 1, de la directive 2009/138/CE, y compris le taux à terme ultime, sont transparents, prudents, fiables, objectifs et cohérents dans la durée.»

;

b)

le paragraphe 6 suivant est ajouté:

«6. Nonobstant les paragraphes 2 à 5, aux fins de l’article 43 bis, paragraphe 2, avant de changer la source des données utilisées pour déterminer le premier point de lissage pour une monnaie donnée, l’AEAPP informe la Commission, le Parlement européen et le Conseil du pourcentage lié à la monnaie qui, sur la base de la nouvelle source de données, serait le mieux à même de maintenir le premier point de lissage à la même échéance que celle applicable avant le changement de source de données.»

.

11)

L’article 43 bis suivant est inséré:

«Article 43 bis

Pourcentages liés à la monnaie pour la détermination du premier point de lissage

1. À la date d’application de la directive (UE) 2025/2, pour déterminer le premier point de lissage d’une monnaie conformément à l’article 77 bis, paragraphe 1, de la directive 2009/138/CE, le pourcentage lié à la monnaie au-delà duquel la part de l’encours des obligations ayant des échéances égales ou plus longues qu’une échéance donnée parmi l’encours total des obligations est considérée comme suffisamment élevée au sens de l’article 77 bis, paragraphe 1, point b), de ladite directive est le suivant:

a)

pour l’euro, le pourcentage applicable est le nombre entier ou le demi-entier le plus proche supérieur ou égal à la somme de:

i)

1,5 point de pourcentage

ii)

le pourcentage le plus bas de l’encours d’obligations qui permettrait de déterminer un premier point de lissage de vingt ans au 28 janvier 2025;

b)

pour les monnaies autres que l’euro, si, au 29 janvier 2027, la dernière échéance pour laquelle la courbe des taux d’intérêt sans risque pertinents n’a pas été extrapolée était d’au moins 20 ans, le pourcentage applicable est le même que celui applicable à l’euro;

c)

pour les monnaies autres que celles visées aux points a) et b), le pourcentage applicable est égal à la moitié du pourcentage applicable à l’euro.

2. Si la source de données servant à déterminer le premier point de lissage pour l’euro est modifiée, le pourcentage lié à la monnaie applicable pour cette monnaie est le nombre entier ou le demi-entier le plus proche supérieur ou égal à la somme de 1,5 point de pourcentage et du pourcentage le plus bas qui, à la première date de référence à laquelle la nouvelle source de données est utilisée, donne un premier point de lissage égal à celui applicable au cours de l’année civile précédente.

Par dérogation, si le pourcentage lié à la monnaie déterminé conformément au premier alinéa ne donne pas, à la première date de référence à laquelle la nouvelle source de données est appliquée, un premier point de lissage égal à celui applicable au cours de l’année civile précédente, le pourcentage applicable est la valeur inférieure la plus proche qui donne un premier point de lissage respectant cette condition.

Aux fins du présent paragraphe, l’article 43, paragraphe 5, s’applique.»

.

12)

L’article 44 est remplacé par le texte suivant:

«Article 44

Instruments financiers pertinents pour établir les taux d’intérêt sans risque de base

1. Pour chaque monnaie et pour chaque échéance, les taux d’intérêt sans risque de base sont établis à partir des taux des contrats d’échange (swaps) de taux d’intérêt dans cette monnaie. Les taux de contrats d’échange de taux d’intérêt qui ne sont pas indexés au jour le jour sont ajustés pour tenir compte du risque de crédit.

2. Dans le cas de monnaies pour lesquelles on ne dispose pas de taux de contrats d’échange de taux d’intérêt provenant de marchés financiers profonds, liquides et transparents, les taux d’intérêt sans risque de base sont établis à partir des taux des obligations d’État émises dans cette monnaie, ajustés pour tenir compte du risque de crédit de ces obligations, à condition que ces taux proviennent de marchés financiers profonds, liquides et transparents.»

.

13)

À l’article 45, la première phrase est remplacée par la suivante:

«Si un ajustement pour tenir compte du risque de crédit est effectué conformément à l’article 44, paragraphe 1, il est déterminé de façon transparente, prudente, fiable, objective et cohérente dans la durée.».

14)

L’article 46 est modifié comme suit:

a)

au paragraphe 1, la deuxième phrase est supprimée;

b)

les paragraphes 1 bis, 1 ter et 1 quater suivants sont insérés:

«1 bis. Les taux d’intérêt sans risque pertinents extrapolés pour une monnaie se calculent comme suit:

Formula

où:

a)

FSP représente le premier point de lissage visé à l’article 77 bis, paragraphe 1, de la directive 2009/138/CE;

b)

h représente le nombre d’années dépassant le premier point de lissage;

c)

r FSP représente le taux d’intérêt sans risque pertinent à capitalisation discrète annualisé, à une échéance égale au premier point de lissage;

d)

Formula

représente le taux d’intérêt sans risque pertinent à capitalisation discrète annualisé, à une échéance égale à la somme du premier point de lissage et de h;

e)

f h représente le taux à terme à capitalisation continue annualisé calculé conformément au paragraphe 1 ter;

f)

exp( ) représente la fonction exponentielle.

1 ter. Aux fins du paragraphe 1 bis, point e), le taux à terme fh se calcule comme suit:

Formula

où:

a)

UFR représente le taux à terme ultime visé à l’article 47;

b)

LLFR représente le dernier taux à terme liquide déterminé conformément au paragraphe 1 quater;

c)

α représente le coefficient déterminant la vitesse de convergence vers le taux à terme ultime UFR;

d)

ln( ) représente le logarithme naturel;

e)

exp( ) représente la fonction exponentielle.

Le coefficient α visé au premier alinéa, point c), est égal à 40 % pour la couronne suédoise et à 11 % pour les autres monnaies.

1 quater. Aux fins du paragraphe 1 ter, le dernier taux à terme liquide pour une monnaie visé au point b) dudit paragraphe correspond à la moyenne pondérée des taux à terme suivants:

a)

le taux à terme à capitalisation continue annualisé calculé à partir de la courbe des taux sans risque de base pour la période allant jusqu’au premier point de lissage et commençant à l’échéance plus courte la plus proche, lorsque la courbe des taux sans risque de base est calculée à partir des taux de contrats d’échange de taux d’intérêt ou d’obligations d’État;

b)

le taux à terme à capitalisation continue annualisé calculé à partir de la courbe des taux sans risque de base et des taux pondérés de contrats d’échange de taux d’intérêt ou, le cas échéant, des taux d’obligations d’État, pour les périodes allant du premier point de lissage aux échéances situées après ce premier point de lissage, lorsque des taux de contrats d’échange de taux d’intérêt ou, le cas échéant, des taux d’obligations d’État provenant de marchés financiers profonds, liquides et transparents sont disponibles.

Aux fins du calcul de la moyenne pondérée visée au premier alinéa, les taux à terme à capitalisation continue annualisés pertinents sont pondérés par le montant notionnel moyen des contrats négociés de swaps de taux d’intérêt de l’échéance concernée.

Dans le cas de monnaies pour lesquelles on ne dispose pas de taux de contrats d’échange de taux d’intérêt provenant de marchés financiers profonds, liquides et transparents pour les échéances situées après le premier point de lissage, le dernier taux à terme liquide est égal au taux à terme à capitalisation continue annualisé au sens du premier alinéa, point a).

Nonobstant le premier alinéa, lorsqu’une entreprise d’assurance ou de réassurance applique la correction pour volatilité pour calculer la moyenne pondérée visée au premier alinéa, la correction pour volatilité est ajoutée au taux à terme à capitalisation continue annualisé visé au point a) dudit alinéa.»

.

15)

L’article 46 bis suivant est inséré:

«Article 46 bis

Introduction progressive de l’extrapolation

1. Lorsqu’une entreprise d’assurance ou de réassurance est autorisée à appliquer le mécanisme d’introduction progressive prévu à l’article 77 bis, paragraphe 2, de la directive 2009/138/CE, pour chaque monnaie autre que la couronne suédoise, le coefficient α visé à l’article 46, paragraphe 1 ter, est diminué de manière linéaire au début de chaque année civile et passe de 20 % au cours de l’année commençant le 1er janvier 2027 à 11 % le 1er janvier 2032.

2. Lorsqu’une entreprise d’assurance ou de réassurance est autorisée à appliquer le mécanisme d’introduction progressive prévu à l’article 77 bis, paragraphe 2, de la directive 2009/138/CE, pour la couronne suédoise, le coefficient α visé à l’article 46, paragraphe 1 ter, est diminué de manière linéaire au début de chaque année civile et passe de 70 % au cours de l’année commençant le 1er janvier 2027 à 40 % le 1er janvier 2032.»

.

16)

À l’article 47, paragraphe 1, la première phrase est remplacée par la suivante:

«Pour chaque monnaie, le taux à terme ultime visé à l’article 46, paragraphe 1 ter, point a), est stable dans le temps et ne varie qu’en raison de changements dans les anticipations à long terme.».

17)

À l’article 49, le paragraphe 1 est remplacé par le texte suivant:

«1. Les portefeuilles de référence visés à l’article 77 quinquies, paragraphe 4 bis, de la directive 2009/138/CE sont déterminés de façon transparente, prudente, fiable, objective et cohérente dans la durée. Les méthodes appliquées pour déterminer les portefeuilles de référence sont les mêmes pour toutes les monnaies et tous les pays.»

.

18)

Les articles 50 et 51 sont remplacés par le texte suivant:

«Article 50

Formule applicable pour le calcul de l’écart de taux à la base de la correction pour volatilité

Pour chaque monnaie et chaque pays, l’écart de taux d’intérêt visé à l’article 77 quinquies, paragraphes 2 et 4, de la directive 2009/138/CE se calcule comme suit:

S = wgov · Sgov + wcorp · Scorp

où:

a)

wgov représente le rapport entre la valeur des obligations d’État incluses dans le portefeuille d’actifs de référence pour cette monnaie ou ce pays et la valeur de l’ensemble des obligations, prêts et titrisations inclus dans ce portefeuille de référence;

b)

Sgov représente l’écart moyen de taux lié à la monnaie sur les obligations d’État incluses dans le portefeuille d’actifs de référence pour cette monnaie ou ce pays;

c)

wcorp représente le rapport entre la valeur des obligations autres que les obligations d’État, les prêts et les titrisations inclus dans le portefeuille d’actifs de référence pour cette monnaie ou ce pays et la valeur de l’ensemble des obligations, prêts et titrisations inclus dans ce portefeuille de référence;

d)

Scorp représente l’écart de taux moyen lié à la monnaie sur les obligations autres que les obligations d’État, les prêts et les titrisations inclus dans le portefeuille d’actifs de référence pour cette monnaie ou ce pays.

Aux fins du présent article, on entend par “obligations d’État” les expositions sur les administrations centrales et les banques centrales.

Article 51

Écart corrigé du risque

1. Aux fins de l’article 77 quinquies, paragraphes 3 et 4, de la directive 2009/138/CE, la partie de l’écart de taux moyen lié à la monnaie qui est imputable à une évaluation réaliste des pertes escomptées, du risque non escompté de crédit ou de tout autre risque (“correction pour risque”) est calculée conformément aux paragraphes 2 à 4 dudit article.

2. La correction pour risque dans le cas d’obligations d’État émises par les États membres de l’EEE se calcule comme suit:

RC = 30 %

Formula

min(S+; LTAS+) + 20 %

Formula

max {0; min(S+ – LTAS+; LTAS+)} + 15 %

Formula

max(0; S+ – 2

Formula

LTAS+)

où:

a)

S + est égal à la plus grande des valeurs suivantes: zéro ou l’écart moyen de taux, tel qu’observé sur les marchés financiers, des obligations d’État du portefeuille représentatif qui sont émises par des États membres de l’Espace économique européen, présentent la même duration et la même qualité de crédit et appartiennent à la même catégorie d’actifs;

b)

LTAS + est égal à la plus grande des valeurs suivantes: zéro ou l’écart moyen à long terme de taux, tel qu’observé sur les marchés financiers, des obligations d’État du portefeuille représentatif qui sont émises par des États membres de l’Espace économique européen, présentent la même duration et la même qualité de crédit et appartiennent à la même catégorie d’actifs.

Sans préjudice du premier alinéa, la correction pour risque dans le cas d’obligations d’État émises par des États membres de l’Espace économique européen ne dépasse jamais la plus grande des valeurs suivantes: zéro ou 65 % de l’écart moyen à long terme de taux, tel qu’observé sur les marchés financiers, des obligations d’État du portefeuille représentatif qui sont émises par des États membres de l’Espace économique européen, présentent la même duration et la même qualité de crédit et appartiennent à la même catégorie d’actifs.

3. La correction pour risque dans le cas des obligations, autres que les obligations d’État émises par les États membres de l’Espace économique européen, et des prêts et titrisations contenus dans le portefeuille représentatif, se calcule comme suit:

RC = 50 %

Formula

min(S+; LTAS+) + 40 %

Formula

max {0; min(S+ – LTAS+, LTAS+)} + 30 %

Formula

max(0; S+ – 2

Formula

LTAS+)

où:

a)

S + est égal à la plus grande des valeurs suivantes: zéro ou l’écart moyen de taux, tel qu’observé sur les marchés financiers, des obligations, hors obligations d’État émises par des États membres de l’Espace économique européen, et des prêts et titrisations compris dans le portefeuille représentatif qui présentent la même duration et la même qualité de crédit et appartiennent à la même catégorie d’actifs;

b)

LTAS + est égal à la plus grande des valeurs suivantes: zéro ou l’écart moyen à long terme de taux, tel qu’observé sur les marchés financiers, des obligations, hors obligations d’État émises par des États membres de l’Espace économique européen, et des prêts et titrisations compris dans le portefeuille représentatif qui présentent la même duration et la même qualité de crédit et appartiennent à la même catégorie d’actifs.

Sans préjudice du premier alinéa, la correction pour risque effectuée sur les obligations, hors obligations d’État émises par des États membres de l’Espace économique européen, et les prêts et titrisations qui présentent la même duration et la même qualité de crédit et appartiennent à la même catégorie d’actifs, ne dépasse jamais la plus grande des valeurs suivantes: zéro ou 125 % de l’écart moyen à long terme de taux, tel qu’observé sur les marchés financiers, des obligations, hors obligations d’État émises par les États membres de l’Espace économique européen, et des prêts et titrisations compris dans le portefeuille représentatif qui présentent la même duration et la même qualité de crédit et appartiennent à la même catégorie d’actifs.

4. Les écarts moyens à long terme de taux visés au paragraphe 2, point b), et au paragraphe 3, point b), reposent sur des données relatives aux 30 dernières années. Si une partie de ces données n’est pas disponible, elle est remplacée par des données construites. Les données construites sont basées sur les données disponibles et fiables concernant les 30 dernières années. Les données qui ne sont pas fiables sont remplacées par des données construites suivant cette méthode. Les données construites reposent sur des hypothèses prudentes.»

.

19)

Les articles 51 bis et 51 ter suivants sont insérés:

«Article 51 bis

Ratio de sensibilité aux écarts de crédit

1. Pour chaque monnaie, le ratio de sensibilité aux écarts de crédit visé à l’article 77 quinquies, paragraphe 3, point b), et paragraphe 4, point b), se calcule comme suit:

CSSR = max [min (

Formula
; 1); 0]

où:

a)

CSSR représente le ratio de sensibilité aux écarts de crédit de l’entreprise d’assurance ou de réassurance pour une monnaie;

b)

PVBP(MVFI) représente la valeur monétaire d’un point de base de la valeur des investissements en obligations, prêts et titrisations de l’entreprise d’assurance ou de réassurance, calculée conformément au paragraphe 2;

c)

PVBP(BEL) représente la valeur monétaire d’un point de base de la valeur de la meilleure estimation des passifs de l’entreprise d’assurance ou de réassurance, calculée conformément au paragraphe 3.

Par dérogation au premier alinéa, si la PBVP(BEL) pour une monnaie donnée est égale à 0 ou est négative, le ratio de sensibilité aux écarts de crédit pour cette monnaie est égal à 1.

2. Pour chaque monnaie, la valeur monétaire d’un point de base de la valeur des investissements en obligations, prêts et titrisations d’une entreprise d’assurance ou de réassurance est égale à:

PVBP(MVFI) =

Formula

où:

a)

MV FI représente la valeur des investissements en obligations, prêts et titrisations de l’entreprise d’assurance ou de réassurance libellés dans la monnaie concernée;

b)

VA* représente le montant notionnel de la correction pour volatilité, calculé conformément à l’article 77 quinquies, paragraphe 3, de la directive 2009/138/CE, en partant de l’hypothèse d’un ratio de sensibilité aux écarts de crédit égal à 1;

c)

MVFI* représente la valeur des investissements en obligations, prêts et titrisations de l’entreprise d’assurance ou de réassurance libellés dans la monnaie concernée, en partant de l’hypothèse que, pour chaque actif, l’écart augmente d’un montant égal à la valeur du montant notionnel de la correction pour volatilité pour toutes les échéances.

Aux fins des points a) et c), en ce qui concerne les contrats en unités de compte, l’entreprise d’assurance ou de réassurance exclut les investissements à revenu fixe qui entraînent pour elle une exposition au risque d’écart de crédit nulle ou sans importance significative.

3. Pour chaque monnaie, la valeur monétaire d’un point de base de la valeur de la meilleure estimation des passifs d’une entreprise d’assurance ou de réassurance se calcule comme suit:

PVBP(BEL) =

Formula

où:

a)

BEL représente la valeur de la meilleure estimation des passifs de l’entreprise d’assurance ou de réassurance libellés dans la monnaie concernée, sans correction pour volatilité, la valeur étant déterminée conformément à l’article 75 de la directive 2009/138/CE;

b)

VA* représente le montant notionnel de la correction pour volatilité, calculé conformément à l’article 77 quinquies, paragraphe 3, de la directive 2009/138/CE, en partant de l’hypothèse d’un ratio de sensibilité aux écarts de crédit égal à 1;

c)

BEL* représente la valeur de la meilleure estimation des passifs de l’entreprise d’assurance ou de réassurance libellés dans la monnaie concernée, la valeur étant déterminée conformément à l’article 75 de la directive 2009/138/CE, en partant de l’hypothèse que le montant notionnel de la correction pour volatilité est appliqué à la courbe des taux d’intérêt sans risque pertinents.

Aux fins du point c), la meilleure estimation est réévaluée pour tenir compte de l’effet des prestations discrétionnaires futures. Toutefois, pour cette réévaluation, il n’est tenu compte d’aucun impact d’une variation des écarts de crédit sur la valeur des actifs détenus par l’entreprise.

4. Si le ratio de sensibilité aux écarts de crédit pour une monnaie donnée a été calculé en dernier lieu moins d’un an avant la date de référence pour l’évaluation de la meilleure estimation des passifs, les entreprises d’assurance et de réassurance ne sont pas tenues de le recalculer, à condition qu’elles puissent démontrer, à la satisfaction de leur autorité de contrôle, que ce ratio n’a pas varié de manière significative.

Article 51 ter

Ratio de sensibilité aux écarts de crédit pour les monnaies rattachées

1. Par dérogation à l’article 51 bis, si la monnaie nationale d’un État membre est rattachée à l’euro et si c’est la courbe des taux sans risque de base pour l’euro, ajustée en fonction du risque de change, qui est utilisée pour calculer la meilleure estimation, au sens de l’article 48, paragraphe 1, pour les engagements d’assurance ou de réassurance libellés dans cette monnaie, les entreprises d’assurance et de réassurance peuvent calculer un seul ratio de sensibilité aux écarts de crédit pour l’euro et pour cette monnaie. Dans ce cas, le ratio de sensibilité aux écarts de crédit se calcule comme suit:

CSSReuro, pegged currency = max [min (

Formula
; 1); 0]

où:

a)

CSSReuro, pegged currency représente le ratio de sensibilité aux écarts de crédit de l’entreprise d’assurance ou de réassurance pour l’euro et pour la monnaie qui y est rattachée;

b)

PVBP(MVFI) représente la valeur monétaire d’un point de base de la valeur des investissements en obligations, prêts et titrisations de l’entreprise d’assurance ou de réassurance libellés à la fois en euros et dans la monnaie rattachée, calculée conformément au paragraphe 2;

c)

PVBP(BEL) représente la valeur monétaire d’un point de base de la valeur de la meilleure estimation des passifs de l’entreprise d’assurance ou de réassurance, libellés en euros et dans la monnaie rattachée, calculée conformément au paragraphe 3.

Par dérogation au premier alinéa, si la PBVP(BEL) pour une monnaie donnée rattachée à l’euro est égale à 0 ou est négative, le ratio de sensibilité aux écarts de crédit pour cette monnaie est égal à 1.

2. Pour l’euro et la monnaie rattachée considérés conjointement, la valeur monétaire d’un point de base de la valeur des investissements en obligations, prêts et titrisations d’une entreprise d’assurance ou de réassurance se calcule comme suit:

PVBP(MVFI) =

Formula

où:

a)

MV FI représente la valeur des investissements en obligations, prêts et titrisations de l’entreprise d’assurance ou de réassurance libellés à la fois en euros et dans la monnaie rattachée, la valeur étant déterminée conformément à l’article 75 de la directive 2009/138/CE;

b)

VA* est égal à la plus grande des valeurs suivantes: le montant notionnel de la correction pour volatilité pour l’euro ou le montant notionnel de la correction pour volatilité pour la monnaie rattachée, calculé conformément à l’article 77 quinquies, paragraphe 3, de la directive 2009/138/CE, en partant de l’hypothèse d’un ratio de sensibilité aux écarts de crédit égal à 1;

c)

MVFI* représente la valeur des investissements en obligations, prêts et titrisations de l’entreprise d’assurance ou de réassurance, qu’ils soient libellés en euros ou dans la monnaie rattachée, cette valeur étant déterminée conformément à l’article 75 de la directive 2009/138/CE en partant de l’hypothèse que, pour chaque actif, l’écart augmente d’un montant égal à la valeur du montant notionnel de la correction pour volatilité pour toutes les échéances.

Aux fins des points a) et c), en ce qui concerne les contrats en unités de compte, l’entreprise d’assurance ou de réassurance exclut les investissements à revenu fixe qui entraînent pour elle une exposition au risque d’écart de crédit nulle ou sans importance significative.

3. Pour l’euro et la monnaie rattachée considérés conjointement, la valeur monétaire d’un point de base de la valeur de la meilleure estimation des passifs de l’entreprise d’assurance ou de réassurance se calcule comme suit:

PVBP(BEL) =

Formula

où:

a)

BEL représente la somme de la valeur de la meilleure estimation des passifs de l’entreprise d’assurance ou de réassurance libellés en euros, sans correction pour volatilité, et de la valeur de la meilleure estimation des passifs libellés dans la monnaie rattachée, sans correction pour volatilité, et pour lesquels c’est la courbe des taux sans risque de base pour l’euro, ajustée en fonction du risque de change, qui est utilisée en vertu de l’article 48, paragraphe 1, du présent règlement, ces deux valeurs étant déterminées conformément à l’article 75 de la directive 2009/138/CE;

b)

VA* est égal à la plus grande des valeurs suivantes: le montant notionnel de la correction pour volatilité pour l’euro ou le montant notionnel de la correction pour volatilité pour la monnaie rattachée, calculé conformément à l’article 77 quinquies, paragraphe 3, de la directive 2009/138/CE, en partant de l’hypothèse d’un ratio de sensibilité aux écarts de crédit égal à 1;

c)

BEL* représente la somme de la valeur de la meilleure estimation des passifs de l’entreprise d’assurance ou de réassurance libellés en euros et de la valeur de la meilleure estimation des passifs libellés dans la monnaie rattachée et pour lesquels c’est la courbe des taux sans risque de base pour l’euro, ajustée en fonction du risque de change, qui est utilisée en vertu de l’article 48, paragraphe 1, ces deux valeurs étant déterminées conformément à l’article 75 de la directive 2009/138/CE, en partant de l’hypothèse que le montant notionnel de la correction pour volatilité est appliqué aux courbes des taux sans risque pertinents.

Aux fins du point c), la meilleure estimation est réévaluée pour tenir compte de l’effet des prestations discrétionnaires futures. Toutefois, pour cette réévaluation, il n’est tenu compte d’aucun impact d’une variation des écarts de crédit sur la valeur des actifs détenus par l’entreprise.

4. Si le ratio de sensibilité aux écarts de crédit pour une monnaie donnée a été calculé en dernier lieu moins d’un an avant la date de référence pour l’évaluation de la meilleure estimation des passifs, les entreprises d’assurance et de réassurance ne sont pas tenues de le recalculer, à condition de pouvoir démontrer, à la satisfaction de leur autorité de contrôle, que ce ratio n’a pas varié de manière significative.»

.

20)

L’article 54 bis suivant est inséré:

«Article 54 bis

Actifs restructurés

1. Aux fins du paragraphe 2, on entend par “actifs restructurés” les actifs dont les flux de trésorerie dépendent de la performance d’autres actifs financiers sous-jacents.

2. Sans préjudice de l’article 77 ter de la directive 2009/138/CE, les entreprises d’assurance et de réassurance ne sont autorisées à inclure des actifs restructurés dans le portefeuille assigné d’actifs visé audit article que si elles peuvent démontrer, à la satisfaction de l’autorité de contrôle, que toutes les conditions suivantes sont remplies:

a)

les actifs financiers sous-jacents des actifs restructurés fournissent un niveau de revenus suffisamment fixe pour que les flux de trésorerie de l’actif restructuré soient eux-mêmes suffisamment fixes;

b)

les flux de trésorerie de l’actif restructuré bénéficient de dispositifs d’absorption des pertes qui garantissent que ces flux restent suffisamment fixes en cas de changement des conditions d’exercice;

c)

lorsque les actifs financiers sous-jacents comportent des garanties financières, ces garanties n’augmentent pas l’ajustement égalisateur dans le calcul effectué conformément à l’article 77 quater de la directive 2009/138/CE et à l’article 53 du présent règlement;

d)

l’entreprise est en mesure d’identifier, de mesurer, de suivre, de gérer, de contrôler et de déclarer correctement les risques liés aux actifs financiers sous-jacents.»

.

21)

À l’article 68, le paragraphe 3 est remplacé par le texte suivant:

«3. Les paragraphes 1 et 2 ne s’appliquent pas aux participations stratégiques visées à l’article 171 du présent règlement si l’entreprise d’assurance ou de réassurance participante a obtenu l’autorisation visée à l’article 92, paragraphe 1 bis, deuxième alinéa, de la directive 2009/138/CE.»

.

22)

À l’article 70, paragraphe 1, point e), le point i) est remplacé par le texte suivant:

«i)

ils dépassent le montant notionnel du capital de solvabilité requis dans le cas de fonds cantonnés, déterminés conformément à l’article 81, paragraphe 1;».

23)

Les articles 70 bis et 70 ter suivants sont insérés:

«Article 70 bis

Dividendes et distributions prévisibles

1. Aux fins de l’article 70, paragraphe 1, point b), le montant des dividendes et distributions prévisibles est déterminé conformément à la méthode de comptabilité d’exercice exposée aux paragraphes 2 à 6 du présent article.

2. Le montant des dividendes et des distributions est réputé prévisible lorsque l’organe d’administration, de gestion ou de contrôle ou les autres personnes qui dirigent effectivement l’entreprise ont officiellement pris une décision ou proposé à l’organe compétent une décision concernant le montant des dividendes à verser ou des distributions à effectuer.

3. Tant que l’organe d’administration, de gestion ou de contrôle, ou les autres personnes qui dirigent effectivement l’entreprise, n’ont pas officiellement pris une décision ou proposé une décision à l’organe compétent concernant le montant des dividendes à verser ou des distributions à effectuer, le montant des dividendes ou des distributions prévisibles pour l’exercice considéré est égal à la somme des éléments suivants:

a)

le montant total des dividendes ou distributions probables à verser durant l’exercice en cours, correspondant aux bénéfices des exercices précédents;

b)

l’un ou l’autre des éléments suivants:

i)

le produit du ratio de dividendes ou de distributions et des bénéfices intermédiaires cumulés réalisés ou estimés, selon le cas, entre le début de l’exercice en cours et la date de référence pour le calcul de la réserve de réconciliation;

ii)

le produit du montant estimé des dividendes ou des distributions correspondant aux bénéfices pour tout l’exercice en cours par la fraction de cet exercice écoulée jusqu’à la date de référence pour le calcul de la réserve de réconciliation.

Aux fins du premier alinéa, “bénéfices” a la même signification que dans le référentiel comptable applicable.

4. Aux fins du paragraphe 3, point b), le ratio ou le montant de dividendes ou de distributions est déterminé sur la base de la politique en matière de dividendes ou de distributions approuvée par l’organe d’administration, de gestion ou de contrôle. Lorsque la politique en matière de dividendes ou de distributions prévoit une fourchette pour les versements, au lieu d’un montant fixe, c’est la limite supérieure de la fourchette qui est utilisée.

5. En l’absence d’une politique approuvée en matière de dividendes ou de distributions telle que visée au paragraphe 4, ou lorsque, de l’avis de l’autorité de contrôle, il est probable que l’entreprise n’appliquera pas sa politique en matière de dividendes ou de distributions, ou lorsque cette politique ne constitue pas une base prudente sur laquelle déterminer le montant de la déduction, le ratio ou le montant pour les versements de dividendes ou les distributions est calculé suivant la méthode la plus prudente parmi les suivantes:

a)

le ratio ou le montant moyen de dividendes versés ou de distributions effectuées sur les trois exercices précédant l’exercice en cours;

b)

le ratio ou le montant de dividendes versés ou de distributions effectuées sur l’exercice précédant l’exercice en cours;

c)

les annonces publiques pertinentes concernant le versement des dividendes ou les distributions.

6. L’entreprise peut exclure du calcul du ratio ou du montant de dividendes ou de distributions visé au paragraphe 4, points a) et b), le versement exceptionnel, ou le non-versement exceptionnel, de dividendes ou de distributions, à condition de pouvoir démontrer, à la satisfaction de l’autorité de contrôle, que ce versement ou ce non-versement n’est pas représentatif de sa politique en matière de dividendes ou de distributions, ni de ses pratiques de distribution antérieures.

Article 70 ter

Exigences de remboursement et de rachat pour un classement dans les fonds propres

1. Aux fins de la présente section, toute opération ou tout accord ayant le même effet économique qu’un remboursement ou un rachat sur la capacité d’absorption des pertes ou le montant des fonds propres éligibles est considéré comme un remboursement ou un rachat.

2. Aux fins du paragraphe 1, les rachats d’actions sont considérés comme ayant le même effet économique qu’un remboursement ou un rachat, à moins que les actions rachetées ne soient utilisées pour l’exercice d’options sur actions, soit immédiatement, soit dans un délai maximal d’un mois à compter de la date d’exécution du programme de rachat d’actions.»

.

24)

L’article 81 est modifié comme suit:

a)

le titre est remplacé par le titre suivant:

« Ajustement pour fonds cantonnés »;

b)

le paragraphe 1 est modifié comme suit:

i)

au premier alinéa, les points a) et b) sont remplacés par le texte suivant:

«a)

les éléments de fonds propres restreints à l’intérieur du fonds cantonné;

b)

le montant notionnel du capital de solvabilité requis pour le fonds cantonné.»;

ii)

le troisième alinéa est remplacé par le texte suivant:

«Lorsque l’entreprise calcule le capital de solvabilité requis à l’aide d’un modèle interne, le montant notionnel du capital de solvabilité requis est calculé à l’aide de ce modèle interne comme si l’entreprise n’exerçait que les activités incluses dans le fonds cantonné.».

25)

À l’article 84, paragraphe 4, le premier alinéa est modifié comme suit:

a)

le point a) est remplacé par le texte suivant:

«a)

le principal objet de l’entreprise liée est de détenir et de gérer des actifs au nom de l’entreprise participante ou de toute autre entreprise du groupe auquel appartient l’entreprise participante;»;

b)

le point c) est remplacé par le texte suivant:

«c)

l’entreprise liée n’exerce pas d’activités importantes autres que ses activités d’investissement pour le compte de l’entreprise participante ou de toute autre entreprise du groupe auquel appartient l’entreprise participante.».

26)

L’article 89 bis suivant est inséré:

«Article 89 bis

Calcul simplifié pour le module ou sous-module “risque négligeable”

1. Pour déterminer si un ou plusieurs modules ou sous-modules de risque remplissent les conditions énoncées à l’article 109, paragraphes 2 et 3, de la directive 2009/138/CE, les entreprises d’assurance et de réassurance calculent chacun de ces modules ou sous-modules séparément.

Aux fins du premier alinéa, les entreprises d’assurance et de réassurance peuvent utiliser un calcul simplifié, pour autant qu’elles respectent les dispositions des articles 88 et 89 du présent règlement et à l’exception du module “risque de marché” ou de tout sous-module de risque au sein de ce module.

2. Si un ou plusieurs modules ou sous-modules de risque, autres que le module “risque de marché” ou qu’un sous-module de risque au sein de ce module, remplissent les conditions énoncées à l’article 109, paragraphes 2 et 3, de la directive 2009/138/CE, la valeur de chacun de ces modules ou sous-modules de risque peut être calculée, pour chaque date de référence, au plus tard trois ans à compter de la date de référence du calcul visé au paragraphe 1 du présent article, comme suit:

Formula

où:

a)

Formula

représente le capital de solvabilité requis pour un module ou sous-module de risque donné k qui remplit les conditions énoncées à l’article 109, paragraphe 2, de la directive 2009/138/CE à la date de référence t;

b)

Formula

représente le résultat du calcul du module ou sous-module de risque k visé au paragraphe 1;

c)

Formula

représente la mesure du volume propre à l’entreprise pour le module ou sous-module de risque k à la date de référence t;

d)

f k représente le facteur de risque pour le module ou sous-module de risque k, calculé conformément au paragraphe 3.

Aux fins du premier alinéa, point c), l’entreprise d’assurance ou de réassurance prouve, à la satisfaction de l’autorité de contrôle, le caractère approprié de la mesure du volume propre à l’entreprise utilisée.

3. Le facteur de risque visé au paragraphe 2, premier alinéa, point d), est calculé comme suit:

Formula

où

Formula

représente la mesure du volume propre à l’entreprise pour le module ou sous-module de risque k à la date de référence du calcul visé au paragraphe 1.»
.

27)

À l’article 90 ter, le paragraphe 6 suivant est ajouté:

«6. Aux fins des paragraphes 1 à 5, l’article 120, paragraphe 1 bis, s’applique.»

.

28)

L’article 107 bis suivant est inséré:

«Article 107 bis

Calcul simplifié de l’effet d’atténuation du risque produit par les accords de réassurance, les dérivés ou les titrisations

1. Si les dispositions de l’article 88 sont respectées, les entreprises d’assurance et de réassurance peuvent calculer l’effet d’atténuation du risque, visé à l’article 196, produit sur le risque de souscription et le risque de marché par un accord de réassurance, un accord de titrisation ou un contrat dérivé avec une contrepartie externe i, comme suit:

Formula

où:

a)

Formula

représente la somme des valeurs absolues des expositions en défaut de l’accord de réassurance, du véhicule de titrisation, de la titrisation et du dérivé envers chaque contrepartie externe CE;

b)

Formula

représente la valeur absolue de l’exposition en défaut de l’accord de réassurance, du véhicule de titrisation, de la titrisation et du dérivé envers la contrepartie externe i;

c)

RMtotal représente l’effet total d’atténuation du risque calculé conformément au paragraphe 3;

d)

la somme inclut toutes les expositions envers des contreparties.

2. Aux fins du paragraphe 1, points a) et b), la valeur de l’exposition en défaut d’un accord de réassurance et d’une titrisation envers une contrepartie est la valeur de la meilleure estimation des montants recouvrables au titre de l’accord de réassurance et de la titrisation pour cette contrepartie.

3. Aux fins du paragraphe 1, point c), l’effet total d’atténuation du risque est égal à la différence entre les exigences de capital suivantes:

a)

le capital de solvabilité hypothétique de base requis pour un module “risque de contrepartie” égal à 0 et en l’absence de l’accord de réassurance, du véhicule de titrisation, de la titrisation ou du dérivé inclus dans le calcul simplifié décrit au paragraphe 1;

b)

le capital de solvabilité de base hypothétique requis pour un module “risque de contrepartie” égal à 0.»

.

29)

L’article 117 est modifié comme suit:

a)

au paragraphe 2, le point b) est remplacé par le texte suivant:

«b)

σ(res,s) représente l’écart type du risque de réserve en non-vie du segment s, tel que visé aux paragraphes 4 et 5;»;

b)

le paragraphe 3 est remplacé par le texte suivant:

«3. Pour tous les segments visés à l’annexe II, l’écart type du risque de primes en non-vie d’un segment donné est égal au produit de l’écart type du risque de primes brut en non-vie indiqué à l’annexe II pour ce segment par le facteur d’ajustement pour la réassurance non proportionnelle, s’il existe une telle réassurance non proportionnelle pour ce segment précis, ou par un facteur de 100 % dans les autres cas. Dans le cas des segments 1, 4 et 5 visés à l’annexe II, le facteur d’ajustement pour la réassurance non proportionnelle est de 80 %. Pour tous les autres segments visés à l’annexe II, le facteur d’ajustement pour la réassurance non proportionnelle est de 100 %.»

;

c)

les paragraphes 4 et 5 suivants sont ajoutés:

«4. Pour tous les segments visés à l’annexe II, l’écart type du risque de réserve en non-vie d’un segment donné est égal au produit de l’écart type du risque de réserve brut en non-vie indiqué à l’annexe II pour ce segment par le facteur d’ajustement pour la réassurance non proportionnelle, s’il existe une telle réassurance non proportionnelle pour ce segment précis, ou par un facteur de 100 % dans les autres cas.

Lorsque la réassurance non proportionnelle est une couverture pour développements défavorables qui remplit les conditions énoncées au troisième alinéa, le facteur d’ajustement pour la réassurance non proportionnelle visé au premier alinéa se calcule comme suit:

Adjust(NP,s) = max(0 ;

Formula
)

où:

a)

V(net,res,s) représente la meilleure estimation nominale des engagements d’assurance et de réassurance pour le segment, après déduction des montants recouvrables au titre des contrats de réassurance et des véhicules de titrisation de la couverture pour développements défavorables;

b)

Formula

représente l’écart type du risque de réserve en non-vie du segment s, tel que visé à l’annexe II;

c)

ADC(rec,s) représente le recouvrement permis par la couverture pour développements défavorables dans le scénario du risque de réserve;

d)

Par est égal à la plus grande des valeurs suivantes: la prime de réassurance supplémentaire, ou son équivalent, et zéro;

e)

C représente la cession au réassureur, exprimée en pourcentage des montants de sinistres entre les points d’attachement et de détachement couverts par la réassurance;

f)

Pr représente le facteur de prudence, qui est égal à 100 %.

Les couvertures pour développements défavorables visées au deuxième alinéa remplissent les conditions suivantes:

a)

chaque couverture n’est appliquée qu’à un groupe précis de polices, présentant les mêmes caractéristiques de risque et appartenant au même segment, et comporte un point d’attachement et de détachement séparés et distincts;

b)

le point d’attachement visé au point a) ne dépasse pas le produit de l’estimation V(net,res,s) visé au deuxième alinéa, point a), par la somme de 1 et de σ(res,s, annex) au sens du point b) du même alinéa.

Pour la réassurance non proportionnelle autre que celle visée au deuxième alinéa, le facteur d’ajustement est de 100 %.

5. Le recouvrement permis par la couverture pour développements défavorables visé au paragraphe 4, deuxième alinéa, point c), se calcule comme suit:

ADC(rec,s) = min [

Formula
· (1 + 3 · σ(res,s,annex)) – R(ap); R(cs)]

où:

a)

V(net,res,s) représente la meilleure estimation nominale des engagements d’assurance et de réassurance pour le segment, après déduction des montants recouvrables au titre des contrats de réassurance et des véhicules de titrisation de la couverture pour développements défavorables;

b)

σ(res,s,annex) représente l’écart type du risque de réserve en non-vie du segment s, tel que visé à l’annexe II;

c)

R(ap) représente le point d’attachement de la structure de réassurance;

d)

R(cs) représente la taille de la couverture pour développements défavorables dont dispose l’entreprise d’assurance ou de réassurance.»

.

30)

À l’article 120, le paragraphe 1 bis suivant est inséré:

«1 bis. Aux fins du paragraphe 1, on entend par:

a)

“tempête”: un phénomène météorologique caractérisé par des vents violents dus à des perturbations atmosphériques, ce qui inclut les cyclones tropicaux et extratropicaux; les tempêtes incluent les ondes de tempête, lorsqu’elles sont d’une ampleur significative, mais pas les tempêtes de convection;

b)

“tremblement de terre”: un phénomène géophysique caractérisé par un mouvement soudain d’un bloc de croûte terrestre le long d’une faille géologique, associé à une secousse tellurique; les tremblements de terre n’incluent pas les tsunamis ou les incendies consécutifs à un séisme;

c)

“inondation”: un phénomène hydrologique consistant en l’inondation temporaire de terres normalement sèches par de l’eau provenant du débordement d’eaux intérieures ou de surface, ce qui inclut les inondations fluviales, les inondations de surface ou pluviales causées par des précipitations, ou les crues éclair, qu’elles soient dues à des causes fluviales ou pluviales ou à une conjonction de ces causes; les ondes de tempête ne sont pas considérées comme des inondations;

d)

“grêle”: un phénomène météorologique consistant dans la chute de pierres ou de granulés de glace solides et incluant les tempêtes de convection violentes, les tornades et la foudre;

e)

“affaissement de terrain”: un phénomène géophysique consistant dans un affaissement du sol causé par des modifications naturelles ou anthropiques des conditions souterraines, et incluant la contraction ou le gonflement de sols argileux.»

.

31)

À l’article 123, paragraphe 7, la formule est remplacée par la suivante:

« SI(flood,r,i) = SI(property,r,i) + SI(onshore-property, r,i) +1,5

Formula
SI(motor,r,i) ».

32)

À l’article 124, paragraphe 7, la formule est remplacée par la suivante:

« SI(hail,r,i) = SI(property,r,i) + SI(onshore-property, r,i) +10

Formula
SI(motor,r,i) ».

33)

L’article 125 est remplacé par le texte suivant:

«Article 125

Sous-module “risque d’affaissement de terrain”

1. L’exigence de capital pour risque d’affaissement de terrain se calcule comme suit:

Formula

où:

a)

la somme couvre toutes les combinaisons possibles (r,s) des régions visées à l’annexe VIII bis;

b)

CorrS(r,s) représente le coefficient de corrélation relatif au risque d’affaissement de terrain de la région r et de la région s, tel que visé à l’annexe VIII bis;

c)

SCR(subsidence,r) et SCR(subsidence,s) représentent les exigences de capital pour le risque d’affaissement de terrain dans les régions r et s, respectivement;

d)

SCR(subsidence, other) représente l’exigence de capital pour le risque d’affaissement de terrain dans les régions autres que celles qui sont visées à l’annexe XIII.

2. Pour toutes les régions visées à l’annexe VIII bis, l’exigence de capital pour risque d’affaissement de terrain dans une région r donnée est égale à la perte de fonds propres de base de l’entreprise d’assurance ou de réassurance qui résulterait de la perte soudaine d’un montant qui, hors déduction des montants recouvrables au titre de contrats de réassurance et de véhicules de titrisation, se calcule comme suit:

Formula

où:

a)

la somme inclut toutes les combinaisons possibles des zones de risque (i,j) de la région r visées à l’annexe IX;

b)

Corr(subsidence,r,i,j) représente le coefficient de corrélation relatif au risque d’affaissement de terrain dans les zones de risque i et j de la région r, tel que visé à l’annexe XXVI;

c)

WSI(subsidence,r,i) et WSI(subsidence,r,j) représentent les sommes pondérées assurées contre le risque d’affaissement de terrain dans les zones de risque i et j de la région r visées à l’annexe IX.

3. Pour toutes les régions visées à l’annexe VIII bis et toutes les zones de risque de ces régions visées à l’annexe IX, la somme pondérée assurée contre le risque d’affaissement de terrain dans une zone de risque i particulière d’une région r donnée se calcule comme suit:

WSI(subsidence,i) = Q(subsidence,r) · W(subsidence,r,i) · SI(subsidence,r,i)

où:

a)

W(subsidence,r,i) représente la pondération pour risque d’affaissement de terrain dans la zone de risque i de la région r, telle qu’indiquée à l’annexe X;

b)

SI(subsidence,r,i) représente la somme assurée par l’entreprise d’assurance ou de réassurance pour les lignes d’activités 7 et 19 visées à l’annexe I, en lien avec des contrats couvrant le risque d’affaissement d’immeubles résidentiels dans la zone de risque i de la région r;

c)

Q(subsidence,r) représente le coefficient de risque d’affaissement de terrain pour la région r visé à l’annexe VIII bis.

Si, pour une zone de risque donnée, le montant calculé conformément au premier alinéa dépasse un montant (dénommé “montant inférieur” dans le présent alinéa) qui est égal à la somme, hors déduction des montants recouvrables au titre de contrats de réassurance et de véhicules de titrisation, des pertes potentielles que l’entreprise d’assurance ou de réassurance pourrait subir du fait du risque d’affaissement de terrain dans cette zone de risque, compte tenu des conditions de ses contrats d’assurance spécifiques, et notamment d’éventuelles limites contractuelles de paiement, l’entreprise d’assurance ou de réassurance peut, à titre d’alternative, considérer que la somme pondérée assurée contre le risque d’affaissement de terrain dans cette zone est égale à ce montant inférieur.»

.

34)

L’article 129, paragraphe 1, est modifié comme suit:

a)

la formule est remplacée par la suivante:

« Lmotor = max (8 100 000; 67 500

Formula
»;

b)

les points a) et b) sont remplacés par le texte suivant:

«a)

Na représente le nombre de véhicules assurés par l’entreprise d’assurance ou de réassurance en rapport avec les lignes d’activité 4 et 16 visées à l’annexe I, pour lesquels la limite présumée du contrat est supérieure à 32 400 000 EUR;

b)

Nb représente le nombre de véhicules assurés par l’entreprise d’assurance ou de réassurance en rapport avec les lignes d’activité 4 et 16 visées à l’annexe I, pour lesquels la limite présumée du contrat est égale ou inférieure à 32 400 000 EUR.».

35)

L’article 130 est modifié comme suit:

a)

au paragraphe 2, point a), le montant de «250 000 EUR» est remplacé par celui de «337 500 EUR»;

b)

le paragraphe 4 suivant est ajouté:

«4. Pour le calcul de l’exigence de capital hypothétique visée à l’article 196, point a), l’identification de l’ensemble de véhicules fluviaux, lacustres ou maritimes correspondant à la somme maximale assurée au sens du paragraphe 2 du présent article et de l’ensemble de plates-formes pétrolières et gazières offshore correspondant à la somme maximale assurée au sens du paragraphe 3 du présent article tient compte dans les deux cas de l’existence d’accords de réassurance, de véhicules de titrisation et de titrisations.»

.

36)

À l’article 131, l’alinéa suivant est ajouté:

«Aux fins du calcul de l’exigence de capital hypothétique visée à l’article 196, point a), l’identification de l’ensemble d’avions correspondant à la plus grande somme assurée au sens du présent article tient compte de l’existence d’accords de réassurance, de véhicules de titrisation et de titrisations.».

37)

À l’article 132, le paragraphe 4 suivant est ajouté:

«4. Aux fins du calcul de l’exigence de capital hypothétique visée à l’article 196, point a), l’identification de l’ensemble de bâtiments représentant la concentration maximale du risque d’incendie conformément au présent article tient compte de l’existence d’accords de réassurance, de véhicules de titrisation et de titrisations.»

.

38)

À l’article 142, paragraphe 6, le deuxième alinéa est remplacé par le texte suivant:

«Les événements visés au premier alinéa s’appliquent uniformément à l’ensemble des contrats d’assurance et de réassurance concernés. En ce qui concerne les contrats de réassurance, l’événement visé aux points a) et b) du premier alinéa s’applique aux contrats d’assurance sous-jacents.».

39)

L’article 148 est modifié comme suit:

a)

au paragraphe 2, le point b) est remplacé par le texte suivant:

«b)

σ(res,s) représente l’écart type du risque de réserve en santé non-SLT du segment s tel que visé aux paragraphes 4 et 5;»;

b)

au paragraphe 3, la première phrase est remplacée par le texte suivant:

«Pour tous les segments visés à l’annexe XIV, l’écart type du risque de primes en santé non-SLT d’un segment donné est égal au produit de l’écart type du risque de primes brut en santé non-SLT indiqué à l’annexe XIV pour ce segment par le facteur d’ajustement pour la réassurance non proportionnelle, s’il existe une telle réassurance non proportionnelle pour ce segment précis, ou par un facteur de 100 % dans les autres cas.»;

c)

les paragraphes 4 et 5 suivants sont ajoutés:

«4. Pour tous les segments visés à l’annexe XIV, l’écart type du risque de réserve non-SLT d’un segment donné est égal au produit de l’écart type du risque de réserve brut non-SLT indiqué à l’annexe XIV pour ce segment par le facteur d’ajustement pour la réassurance non proportionnelle, s’il existe une telle réassurance non proportionnelle pour ce segment précis, ou par un facteur de 100 % dans les autres cas.

Lorsque la réassurance non proportionnelle est une couverture pour développements défavorables qui remplit les conditions énoncées au quatrième alinéa, le facteur d’ajustement pour la réassurance non proportionnelle visé au premier alinéa se calcule comme suit:

Adjust(NP,s) = max ( 0 ;

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