| CELEX | 32026R0415 |
| Type | Règlement |
| Date | mardi 16 décembre 2025 |
| Journal officiel | FR Série L |
| 2026/415 | 20.2.2026 |
RÈGLEMENT (UE) 2026/415 DU CONSEIL
du 16 décembre 2025
modifiant le règlement (CE) no 2533/98 concernant la collecte d’informations statistiques par la Banque centrale européenne
LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu les statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne, et notamment leur article 5.4,
vu la recommandation de la Banque centrale européenne (1),
vu l’avis du Parlement européen (2),
vu l’avis de la Commission européenne (3),
statuant conformément à la procédure prévue à l’article 129, paragraphe 4, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et à l’article 41 des statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne,
considérant ce qui suit:
| (1) | Le règlement (CE) no 2533/98 du Conseil (4) est un élément essentiel du cadre juridique sur lequel reposent les missions de collecte d’informations statistiques incombant à la Banque centrale européenne (BCE), assistée par les banques centrales nationales. La BCE s’est systématiquement fondée sur ledit règlement pour assurer et contrôler la collecte coordonnée des informations statistiques nécessaires pour assurer les missions du Système européen de banques centrales (SEBC). |
| (2) | Le règlement (CE) no 2533/98 a été modifié à plusieurs reprises afin de revoir le champ d’application des obligations de déclaration nécessaires à l’accomplissement des missions du SEBC et de permettre aux membres du SEBC et aux autres autorités chargées de la surveillance prudentielle, de la surveillance macroprudentielle et de la résolution de transmettre et d’utiliser les informations statistiques collectées par le SEBC. |
| (3) | La transformation numérique a introduit de nouvelles possibilités radicales d’intégrer des technologies numériques non seulement dans les entreprises, mais aussi dans la fourniture de services publics. Elle a donné naissance à un environnement inédit qui a donné lieu à des besoins de nouvelles statistiques pour que le SEBC accomplisse ses missions et elle a permis aux données granulaires d’être collectées plus efficacement. En outre, les récentes évolutions économiques et financières, telles que l’urgence climatique, la pandémie de COVID-19 et la crise de l’énergie et du coût de la vie déclenchée par la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, ont accentué les exigences et les attentes en faveur d’informations statistiques plus rapides, plus fréquentes et plus détaillées, nécessaires aux fins de l’accomplissement des missions du SEBC. Dans le même temps, il importe de trouver un équilibre entre ces exigences et ces attentes, d’une part, et la nécessité d’alléger le plus possible la charge imposée aux agents déclarants, d’autre part, étant donné que la compétitivité et la productivité sont des conditions essentielles à la prospérité des entreprises. Pour cette raison, il est important d’adapter le cadre juridique afin d’appliquer le principe «une fois pour toutes» en ce qui concerne les déclarations statistiques et réglementaires dès lors que cela est possible, afin de garantir que les agents déclarants ne sont pas tenus de déclarer les mêmes données plus d’une fois. Il convient que ces adaptations tiennent compte de l’indépendance de la BCE et des principes statistiques énoncés dans le règlement (CE) no 2533/98. Afin d’éviter que plusieurs autorités et organismes de l’Union ou des États membres ne soient tenus de collecter les mêmes informations statistiques, il convient que les informations statistiques soient partagées entre les membres du SEBC, ainsi que par les membres du SEBC avec les membres du système statistique européen (SSE) et avec d’autres parties concernées dans des circonstances bien définies, quel que soit le membre du SEBC qui a collecté les informations statistiques. |
| (4) | Afin de tenir compte des réalités actuelles et de l’environnement numérique dans lequel le SEBC évolue, il convient d’introduire des définitions nouvelles ou actualisées dans le règlement (CE) no 2533/98 afin de clarifier les concepts de «partage», d’«autre partie légitime» et de «données de référence essentielles». Il convient de mettre à jour d’autres définitions afin d’assurer la cohérence avec le droit de l’Union. |
| (5) | Une population soumise à déclaration homogène est nécessaire pour établir le bilan consolidé du secteur des institutions financières monétaires (IFM) des États membres participants, lequel dresse un tableau statistique complet des évolutions monétaires dans les États membres dont la monnaie est l’euro, considérés comme un seul territoire économique. Pour cette raison, la BCE a établi et tient à jour une liste des IFM à des fins statistiques sur la base d’une définition commune, qui précise que les IFM incluent les établissements de crédit au sens du droit de l’Union. Il convient donc de préciser que même dans les cas exceptionnels où un établissement de crédit au sens du droit de l’Union serait classé en dehors du secteur des «sociétés financières (S.12)» dans le système européen des comptes nationaux et régionaux 2010, il serait compris dans le périmètre de la population de référence soumise à déclaration auprès de laquelle les membres du SEBC ont le droit de collecter des informations statistiques. La collecte desdites informations est nécessaire à l’application par la BCE des exigences en matière de réserves obligatoires aux établissements de crédit à des fins de politique monétaire, conformément à l’article 19 des statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne et au règlement (UE) 2021/378 de la Banque centrale européenne (5). La classification en dehors du secteur des «sociétés financières» d’autres établissements financiers ou entreprises soumis à une surveillance prudentielle ne devrait pas affecter le droit des membres du SEBC de collecter des informations statistiques à leur sujet. |
| (6) | En outre, afin de se conformer aux principes statistiques de rentabilité et de minimisation des charges de déclaration, la BCE devrait également avoir le droit de collecter auprès des agents déclarants des informations statistiques relatives à leurs entités contrôlées et aux succursales, y compris lorsque la succursale est résidente d’un autre pays. Cette possibilité permettrait à la BCE de mettre effectivement en œuvre le principe «une fois pour toutes» dans le cadre de ses déclarations statistiques et d’éliminer la répétition des obligations de déclaration. Cela permettrait également de faire correspondre plus étroitement l’approche adoptée pour la déclaration statistique avec l’«approche du pays d’origine» adoptée pour la déclaration réglementaire prudentielle concernant les activités des succursales. La BCE disposerait également d’une plus grande souplesse pour adopter différentes approches en ce qui concerne le degré de consolidation dans la déclaration statistique. |
| (7) | Aux fins de ses missions de collecte de statistiques, la BCE est tenue de coopérer avec les institutions, organes ou organismes de l’Union, ainsi qu’avec les autorités compétentes des États membres. Afin de tenir compte de cette coopération étroite, lorsqu’elle définit et impose des obligations de déclaration afin de collecter les informations statistiques nécessaires à l’accomplissement des missions du SEBC, la BCE devrait tenir compte de l’utilisation potentielle de ces informations pour l’accomplissement de missions ayant trait aux politiques en matière de surveillance prudentielle des établissements de crédit, ainsi que des informations provenant d’autres institutions, organes ou organismes de l’Union ou autorités compétentes des États membres auxquels les membres du SEBC ont un droit d’accès. Cette exigence est nécessaire pour permettre une optimisation de l’utilisation des informations existantes et minimiser les charges imposées aux agents déclarants. |
| (8) | Afin de garantir que les sanctions ont un effet dissuasif suffisant, il convient de mettre à jour les limites dans lesquelles et les conditions auxquelles la BCE a le droit d’infliger des sanctions aux agents déclarants en cas de non-respect des obligations découlant du règlement (CE) no 2533/98 ou des obligations prévues par les règlements et les décisions de la BCE qui imposent des obligations de déclaration statistique. En outre, il convient que le montant maximal des sanctions pouvant être imposées par la BCE à un agent déclarant pour non-respect des obligations de déclaration statistique soit, dans une large mesure, aligné sur les montants maximaux pouvant être imposés pour non-respect d’autres obligations non statistiques imposées par la BCE. |
| (9) | Les informations statistiques confidentielles que la BCE et les banques centrales nationales obtiennent pour l’accomplissement des missions du SEBC doivent être protégées afin d’empêcher leur utilisation et leur diffusion illégales. Il convient néanmoins de réviser et de clarifier le régime de confidentialité applicable aux informations statistiques confidentielles collectées par le SEBC afin de garantir que la BCE et les banques centrales nationales utilisent et partagent entre elles des informations statistiques confidentielles pour l’accomplissement des missions du SEBC visées dans le traité, notamment pour le développement, la production ou la diffusion efficaces des statistiques ou pour l’amélioration de leur qualité. Cette révision est nécessaire pour garantir que les informations peuvent être collectées par la BCE avec l’aide des banques centrales nationales conformément au principe «une fois pour toutes». En outre, afin de réduire la nécessité de répéter les obligations de déclaration statistique et réglementaire, de faciliter la coopération entre les autorités et organismes de l’Union et des États membres et de réduire les charges administratives inutiles, les membres du SEBC devraient être tenus de partager des informations statistiques confidentielles avec certaines autorités et certains organismes aux fins de l’accomplissement de leurs missions ayant trait à la surveillance ou à la stabilité et l’efficacité du système financier, y compris l’intégrité du marché et la protection des investisseurs, ainsi qu’avec les autorités du SSE. Les membres du SEBC devraient avoir la possibilité de partager des informations statistiques confidentielles avec d’autres autorités et organismes de l’Union et des États membres ou avec des chercheurs affiliés à des organes de recherche scientifique dans des circonstances déterminées. Il devrait également être possible de partager un ensemble spécifique et réduit d’informations statistiques confidentielles avec des agents déclarants, lorsque cela est nécessaire à certaines fins statistiques ou lorsque les sources sont à la disposition de l’agent déclarant, par exemple lorsque ces informations sont déclarées par une entité contrôlée par l’agent déclarant ou ses succursales. Les possibilités de partage de données dans le cadre du régime de confidentialité révisé doivent être indépendantes du membre du SEBC qui collecte les informations statistiques. Afin de préserver la confiance des agents déclarants, il convient de mettre en place des dispositions cohérentes visant à protéger les informations statistiques confidentielles et à renforcer la transparence sur les utilisations possibles des informations statistiques. Il convient que soit exclue de ce partage de données toute information statistique confidentielle initialement reçue d’une autorité du SSE. |
| (10) | Les membres du SEBC devraient continuer à répondre de l’utilisation et de la protection des informations statistiques confidentielles collectées par les membres du SEBC. En conséquence, une gouvernance appropriée est nécessaire pour leur transmission ultérieure à des tiers. Pour transmettre à des tiers les informations statistiques confidentielles qu’elle a reçues, toute partie devrait dès lors obtenir l’autorisation du membre du SEBC qui a partagé les informations. L’autorisation explicite du membre du SEBC peut être accordée une seule fois et de manière aussi générale que possible pour les catégories d’informations pertinentes, ce qui permettrait d’éviter des procédures administratives inutiles tout en maintenant la responsabilité des membres du SEBC. |
| (11) | En vertu de la directive (UE) 2019/1024 du Parlement européen et du Conseil (6) et du règlement d’exécution (UE) 2023/138 de la Commission (7), les informations sur les entreprises et la propriété d’entreprises figurent sur la liste des ensembles de données de forte valeur. Cela permet de garantir que les données publiques présentant le potentiel socio-économique le plus élevé soient mises à disposition aux fins de réutilisation avec un minimum de restrictions légales et techniques et gratuitement. Il convient donc d’adapter le règlement (CE) no 2533/98 pour tenir compte de la disponibilité de ces données sur les entreprises et de leur forte valeur à des fins statistiques et pour d’autres fonctions du SEBC. En plus de ces données publiques et conformément aux principes de rentabilité, de minimisation des charges de déclaration et de qualité élevée des résultats, il convient que les membres du SEBC puissent partager avec les agents déclarants les données de référence essentielles comprenant des attributs particuliers sur des personnes morales, des succursales et des unités institutionnelles. Il convient donc de préciser les conditions auxquelles les données de référence essentielles collectées par les membres du SEBC devraient pouvoir être utilisées à des fins statistiques et à d’autres fins. |
| (12) | Les statistiques européennes sont développées, produites et diffusées à la fois par le SEBC et par le SSE en vertu de cadres juridiques distincts reflétant leurs structures de gouvernance respectives. Il est donc important que le règlement (CE) no 2533/98 tienne compte des modifications apportées au règlement (CE) no 223/2009 du Parlement européen et du Conseil (8) et s’applique sans préjudice de ce dernier règlement. |
| (13) | Lorsque les activités à exercer en vertu du règlement (CE) no 2533/98 impliquent le traitement de données à caractère personnel à des fins statistiques officielles, ce traitement devrait être conforme au droit de l’Union applicable en matière de protection des données à caractère personnel, à savoir les règlements (UE) 2016/679 (9) et (UE) 2018/1725 (10) du Parlement européen et du Conseil. Conformément aux principes énoncés dans lesdits règlements, ce traitement devrait être soumis à des garanties appropriées pour les droits et libertés de la personne concernée. Ces garanties devraient veiller à ce que des mesures techniques et organisationnelles soient mises en place, en particulier pour assurer le respect du principe de minimisation des données. Ces mesures peuvent comprendre la pseudonymisation. |
| (14) | Afin que le règlement (CE) no 2533/98 reste un instrument efficace permettant à la BCE d’accomplir les missions de collecte d’informations statistiques du SEBC, il est nécessaire de permettre une optimisation des informations, données administratives, registres statistiques et autres sources disponibles existantes. Étant donné l’utilisation de statistiques émanant de différentes sources devrait être davantage encouragée, avec des statistiques élaborées ou produites sur la base de diverses sources de données, il convient qu’un cadre harmonisé s’applique à l’utilisation et au partage de ces informations. |
| (15) | Il convient donc de modifier le règlement (CE) no 2533/98 en conséquence, |
A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
Article premier
Modifications
Le règlement (CE) no 2533/98 est modifié comme suit:
| 1) | L’article 1er est modifié comme suit:
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| 2) | L’article 2 est modifié comme suit:
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| 3) | L’article 3 est remplacé par le texte suivant: «Article 3 Modalités concernant la définition des obligations de déclaration statistique En définissant et en imposant ses obligations de déclaration statistique, la BCE précise la population effective soumise à déclaration, dans les limites de la population de référence soumise à déclaration définie à l’article 2. Sans préjudice du respect de ses obligations de déclaration statistique, la BCE:
Avant d’adopter un règlement visé à l’article 5 concernant de nouvelles statistiques, la BCE évalue les avantages et les coûts de la collecte des nouvelles informations statistiques en question. La BCE tient compte en particulier des spécificités de la collecte, de la taille de la population soumise à déclaration, de la périodicité des déclarations et des informations dont disposent déjà les autorités et administrations statistiques, par d’autres institutions, organes ou organismes de l’Union ou par les autorités compétentes des États membres auxquelles les membres du SEBC ont un droit d’accès.». |
| 4) | L’article 7 est modifié comme suit:
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| 5) | L’article suivant est inséré: «Article 7 bis Partage de données non confidentielles de la part du SEBC au profit du SSE Sans préjudice de l’article 2 bis, un membre du SEBC partage avec le SEE, sur demande, des données non confidentielles, y compris les données mises à disposition par des détenteurs de données privés, si les données demandées sont nécessaires et disponibles sous une forme agrégée, dans des domaines de responsabilité partagée ou d’intérêt commun et si elles sont nécessaires à l’accomplissement des missions de l’autorité du SSE qui en fait la demande.». |
| 6) | L’article 8 est remplacé par le texte suivant: «Article 8 Protection, utilisation et partage des informations statistiques confidentielles collectées par le SEBC 1. Les règles énoncées au présent article s’appliquent pour empêcher l’utilisation et la diffusion illégales d’informations statistiques confidentielles fournies à un membre du SEBC par l’agent déclarant ou toute autre personne morale ou physique, entité ou succursale, ou partagées au sein du SEBC. 2. Les membres du SEBC utilisent et partagent entre eux des informations statistiques confidentielles aux fins de l’accomplissement des missions du SEBC, y compris pour le développement, la production ou la diffusion de statistiques ou pour l’amélioration de leur qualité. 3. Outre l’obligation énoncée au paragraphe 2, les membres du SEBC:
4. Dans toutes les circonstances visées au paragraphe 3, points a) à f), les informations statistiques confidentielles ne sont ni utilisées ni partagées à des fins commerciales ou fiscales ni aux fins de procédures judiciaires, à l’exception:
5. La BCE peut décider de collecter des informations confidentielles collectées à l’origine à d’autres fins que celles énoncées à l’article 5 des statuts, dans la mesure et au niveau de détail nécessaires au développement ou à la production efficaces de statistiques ou à l’amélioration de leur qualité et dès lors que ces statistiques sont nécessaires à l’accomplissement des missions du SEBC énoncées dans le traité. Une fois intégrées aux informations statistiques, ces informations confidentielles sont soumises aux mêmes règles que celles qui s’appliquent aux informations statistiques confidentielles. 6. Les membres du SEBC peuvent partager des informations statistiques confidentielles avec un agent déclarant dans les cas suivants:
Les données de référence essentielles visées au point a) peuvent être partagées avec un agent déclarant à condition que le partage de ces données soit nécessaire au développement, à la production ou à la diffusion efficaces de statistiques européennes ou à l’amélioration de leur qualité. 7. Les membres du SEBC prennent toutes les mesures réglementaires, administratives, techniques et organisationnelles nécessaires pour garantir la protection physique et logique des informations statistiques confidentielles. La BCE fixe des règles communes et met en œuvre des normes minimales pour empêcher la diffusion illégale et l’utilisation non autorisée des informations statistiques confidentielles. Les États membres et la BCE adoptent toutes les mesures nécessaires pour garantir la protection des informations statistiques confidentielles, notamment l’imposition de mesures d’exécution adéquates en cas d’infraction. 8. Toute partie recevant des informations statistiques confidentielles:
9. Les agents déclarants sont informés des utilisations qui peuvent être faites des informations statistiques qu’ils communiquent. À cette fin, les membres du SEBC publient des informations sur l’utilisation des informations statistiques à des fins statistiques ou aux fins de l’accomplissement des missions du SEBC ou de missions ayant trait aux politiques en matière de surveillance prudentielle des établissements de crédit, ainsi que des informations sur d’autre situations dans lesquelles des informations statistiques confidentielles sont utilisées ou partagées conformément au paragraphe 3. Les agents déclarants ont le droit de demander des informations sur la base juridique du partage de l’information et les mesures de protection adoptées. 10. Les informations statistiques licitement accessibles au public et qui restent accessibles au public en vertu du droit de l’Union ou du droit national ne sont pas réputées confidentielles. Ces informations comprennent notamment des données concernant les attributs clés des entreprises individuelles énoncés dans le règlement d’exécution (UE) 2023/138 de la Commission (*10). 11. Le présent article s’applique sans préjudice des dispositions spécifiques ou du droit national relatives à la transmission ou au partage d’autres informations que des informations statistiques confidentielles à la BCE ou avec celle-ci. 12. Le présent article ne s’applique pas aux informations statistiques confidentielles initialement transmises entre une autorité du SSE et un membre du SEBC. 13. Le présent article n’empêche pas que des informations statistiques confidentielles collectées par un membre du SEBC à d’autres fins que le respect des obligations de déclaration statistique à la BCE, ou pour répondre à des besoins supplémentaires, soient utilisées à ces autres fins ou pour répondre à ces besoins supplémentaires. 14. Le présent article n’empêche pas les membres du SEBC de donner à des prestataires de services un accès à des informations statistiques confidentielles à la seule fin de fournir des services contractuels qui contribuent à l’accomplissement des missions pour lesquelles ces informations peuvent être utilisées et partagées en vertu du présent règlement. (*10) Règlement d’exécution (UE) 2023/138 de la Commission du 21 décembre 2022 établissant une liste d’ensembles de données de forte valeur spécifiques et les modalités de leur publication et de leur réutilisation (JO L 19 du 20.1.2023, p. 43, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2023/138/oj).»." |
| 7) | L’article 8 bis est modifié comme suit:
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| 8) | L’article 8 quater est remplacé par le texte suivant: «Article 8 quater Protection des informations confidentielles sur les personnes physiques Le présent règlement s’applique sans préjudice des règlements (UE) 2016/679 (*11) et (UE) 2018/1725 (*12) du Parlement européen et du Conseil. (*11) Règlement (UE) 2016/679 du Parlement et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) (JO L 119 du 4.5.2016, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2016/679/oj)." (*12) Règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2018 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les institutions, organes et organismes de l’Union et à la libre circulation de ces données, et abrogeant le règlement (CE) no 45/2001 et la décision no 1247/2002/CE (JO L 295 du 21.11.2018, p. 39, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2018/1725/oj).»." |
| 9) | L’article 8 quinquies est remplacé par le texte suivant: «Article 8 quinquies Accès aux données administratives Afin de réduire la charge pesant sur les répondants, les banques centrales nationales et la BCE sont autorisées à accéder aux données administratives provenant de sources pertinentes et stockées au sein de leurs systèmes d’administration publique respectifs, à les utiliser et à les intégrer, gratuitement, en temps utile et à une fréquence et avec une granularité suffisantes aux fins du développement, de la production et de la diffusion de statistiques européennes. Les modalités pratiques ainsi que les conditions pour que l’accès soit effectif sont déterminées, en tant que de besoin, par chaque État membre et par la BCE, dans leurs domaines de compétence respectifs. Une fois intégrés aux informations statistiques, les résultats statistiques obtenus sont utilisés et partagés comme s’ils étaient collectés en vertu de l’article 5 des statuts.». |
Article 2
Entrée en vigueur
Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant sa date de publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Fait à Bruxelles, le 16 décembre 2025.
Par le Conseil
La présidente
M. BJERRE
(1) JO C, C/2025/3224, 17.6.2025, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/3224/oj.
(2) Avis du 26 novembre 2025 (non encore paru au Journal officiel).
(3) JO C, C/2025/6326, 19.11.2025, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/6326/oj.
(4) Règlement (CE) no 2533/98 du Conseil du 23 novembre 1998 concernant la collecte d’informations statistiques par la Banque centrale européenne (JO L 318 du 27.11.1998, p. 8, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/1998/2533/oj).
(5) Règlement (UE) 2021/378 de la Banque centrale européenne du 22 janvier 2021 concernant l’application des exigences en matière de réserves obligatoires (BCE/2021/1) (JO L 73 du 3.3.2021, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2021/378/oj).
(6) Directive (UE) 2019/1024 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2019 concernant les données ouvertes et la réutilisation des informations du secteur public (JO L 172 du 26.6.2019, p. 56, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2019/1024/oj).
(7) Règlement d’exécution (UE) 2023/138 de la Commission du 21 décembre 2022 établissant une liste d’ensembles de données de forte valeur spécifiques et les modalités de leur publication et de leur réutilisation (JO L 19 du 20.1.2023, p. 43, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2023/138/oj).
(8) Règlement (CE) no 223/2009 du Parlement européen et du Conseil du 11 mars 2009 relatif aux statistiques européennes et abrogeant le règlement (CE, Euratom) no 1101/2008 relatif à la transmission à l’Office statistique des Communautés européennes d’informations statistiques couvertes par le secret, le règlement (CE) no 322/97 du Conseil relatif à la statistique communautaire et la décision 89/382/CEE, Euratom du Conseil instituant un comité du programme statistique des Communautés européennes (JO L 87 du 31.3.2009, p. 164, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2009/223/oj).
(9) Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) (JO L 119 du 4.5.2016, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2016/679/oj).
(10) Règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2018 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les institutions, organes et organismes de l’Union et à la libre circulation de ces données, et abrogeant le règlement (CE) no 45/2001 et la décision no 1247/2002/CE (JO L 295 du 21.11.2018, p. 39, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2018/1725/oj).
ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2026/415/oj
ISSN 1977-0693 (electronic edition)