| CELEX | 32026R1373 |
| Type | Règlement d'exécution |
| Date | lundi 22 juin 2026 |
| Journal officiel | FR Série L |
| 2026/1373 | 24.6.2026 |
RÈGLEMENT D’EXÉCUTION (UE) 2026/1373 DE LA COMMISSION
du 22 juin 2026
instituant un droit antidumping définitif et portant perception définitive du droit provisoire institué sur les importations de 1,4-butanédiol originaire de la République populaire de Chine, du Royaume d’Arabie saoudite et des États-Unis d’Amérique
LA COMMISSION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
vu le règlement (UE) 2016/1036 du Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2016 relatif à la défense contre les importations qui font l’objet d’un dumping de la part de pays non membres de l’Union européenne (1) (ci-après le «règlement de base»), et notamment son article 9, paragraphe 4,
considérant ce qui suit:
1. PROCÉDURE
1.1. Ouverture
| (1) | Le 6 juin 2025, la Commission européenne (ci-après la «Commission») a ouvert une enquête antidumping concernant les importations de 1,4-butanédiol (ci-après le «BDO») originaire de la République populaire de Chine (ci-après la «RPC» ou la «Chine»), du Royaume d’Arabie saoudite (ci-après l’«Arabie saoudite») et des États-Unis d’Amérique (ci-après les «États-Unis» et, avec la Chine et l’Arabie saoudite, les «pays concernés»), sur la base de l’article 5 du règlement de base. Elle a publié un avis d’ouverture au Journal officiel de l’Union européenne (2) (ci-après l’«avis d’ouverture»). |
| (2) | La Commission a ouvert l’enquête à la suite d’une plainte déposée le 24 avril 2025 par INEOS Solvents SA (ci-après le «plaignant» ou «INEOS»). La plainte a été présentée par l’industrie de l’Union du BDO au sens de l’article 5, paragraphe 4, du règlement de base. La plainte contenait suffisamment d’éléments de preuve de l’existence d’un dumping et d’un préjudice important en résultant pour justifier l’ouverture de l’enquête. |
1.2. Enregistrement
| (3) | Par son règlement d’exécution (UE) 2025/1718 (3) (ci-après le «règlement relatif à l’enregistrement»), la Commission a soumis à enregistrement les importations du produit concerné. |
1.3. Mesures provisoires
| (4) | Le 5 février 2026, par son règlement d’exécution (UE) 2026/270 (4) (ci-après le «règlement provisoire»), la Commission a institué des droits antidumping provisoires sur les importations de 1,4-butanédiol originaire de la République populaire de Chine, du Royaume d’Arabie saoudite et des États-Unis d’Amérique. |
1.4. Suite de la procédure
| (5) | À la suite de la communication des faits et considérations essentiels sur la base desquels un droit antidumping provisoire a été institué (ci-après l’«information provisoire»), Wanhua Chemical (Sichuan), Ltd ainsi que ses sociétés liées (ci-après le «groupe Wanhua»), International Diol Company (ci-après «IDC»), Sipchem Marketing Company (ci-après «SMC») et Sipchem Europe S.A. (ci-après «SESA») (un producteur-exportateur saoudien et ses sociétés liées, ci-après conjointement «Sipchem»), Lyondell Chemical Company (ci-après «LCC») et Lyondell Chemie Nederland B.V (ci-après «LCN») (un producteur-exportateur américain et son producteur de l’Union lié, ci-après conjointement «LYB»), Envalior BV et Envalior GmbH (ci-après «Envalior»), Lubrizol Advanced Materials Europe BVBA (ci-après «Lubrizol»), INEOS, Novamont S.p.A (ci-après «Novamont») et BASF SE (ci-après «BASF») ont présenté des observations écrites exposant leur point de vue sur les conclusions provisoires dans le délai prévu à l’article 2, paragraphe 1, du règlement provisoire. |
| (6) | Les parties qui l’ont demandé ont eu la possibilité d’être entendues. Des auditions ont eu lieu avec le groupe Wanhua, Sipchem et LYB. |
| (7) | La Commission a continué de rechercher et de vérifier toutes les informations jugées nécessaires à l’établissement de ses conclusions définitives. Pour établir ses conclusions définitives, la Commission a examiné les observations présentées par les parties intéressées et a révisé ses conclusions provisoires lorsque cela était nécessaire. |
| (8) | La Commission a informé toutes les parties intéressées des faits et considérations essentiels sur la base desquels il était envisagé d’instituer un droit antidumping définitif sur les importations de BDO originaire de Chine, d’Arabie saoudite et des États-Unis (ci-après l’«information finale»). Toutes les parties se sont vu accorder un délai pour formuler des observations sur l’information finale. Le groupe Wanhua, Sipchem, INEOS et Covestro ont fait part d’observations. |
| (9) | Les parties qui l’ont demandé ont eu la possibilité d’être entendues. Une audition a eu lieu avec Sipchem. |
1.5. Parties intéressées
| (10) | Outre les parties mentionnées dans le règlement provisoire, Lubrizol (un utilisateur de BDO) s’est manifestée en tant que partie intéressée au stade définitif de l’enquête. |
1.6. Observations sur l’ouverture de l’enquête
| (11) | À la suite de l’information provisoire, LCN et Sipchem ont présenté des observations supplémentaires sur le degré de soutien à la plainte (ci-après l’«analyse de la représentativité»). |
| (12) | Concrètement, LCN a réitéré plusieurs arguments examinés aux considérants 11 et 12 du règlement provisoire, à savoir que la Commission avait ignoré l’absence de soutien à l’ouverture de l’enquête contre les importations en provenance des États-Unis et d’Arabie saoudite, étant donné que LCN avait exprimé une position «neutre» à l’égard de l’enquête parce qu’elle n’avait «[a]ucune inquiétude à l’endroit des importations en provenance d’Arabie saoudite et des États-Unis» et qu’elle était «[f]avorable à l’enquête sur les importations originaires de Chine». En outre, LCN a fait valoir que son opposition à l’ouverture de l’enquête avait été reconnue au considérant 411 du règlement provisoire et que la Commission avait «délibérément ignoré» l’absence de représentativité de la plainte au moment de l’ouverture de l’enquête contre les importations de BDO en provenance des États-Unis. La Commission a reconnu que LCN avait fait connaître son point de vue sur son opposition à l’ouverture de l’enquête à l’encontre des États-Unis et de l’Arabie saoudite après la conclusion de l’exercice d’échantillonnage. Toutefois, le 2 juin 2025, comme indiqué au considérant 14 du règlement provisoire, l’analyse de la représentativité a établi le soutien à la plainte, étant donné qu’aucun producteur exprimant son opposition ne s’était manifesté et qu’un producteur avait exprimé une position neutre. La Commission a conclu que les conditions énoncées à l’article 5, paragraphe 4, du règlement de base étaient remplies. Ces arguments ont donc été rejetés. |
| (13) | Sipchem a réitéré son point de vue résumé au considérant 12 du règlement provisoire, à savoir que l’enquête devait être interrompue en ce qui concerne les importations de BDO en provenance d’Arabie saoudite et des États-Unis au motif que LCN aurait été contrainte de répondre par une case à cocher et de choisir l’option «neutre» et que son point de vue avait été exposé plus en détail dans la section du formulaire sur la représentativité destinée aux commentaires sur la case à cocher (5), et que la Commission aurait dû poursuivre son enquête et ne pas s’appuyer exclusivement sur la réponse «neutre» qui ne reflétait pas les observations complémentaires fournies au moment de l’analyse de la représentativité. Sipchem a fait valoir que la Commission aurait alors été en mesure de confirmer que LCN ne soutenait pas l’ouverture d’une enquête concernant les importations en provenance d’Arabie saoudite et des États-Unis. En outre, Sipchem a fait valoir que, comme indiqué au considérant 303 du règlement provisoire, la Commission avait constaté que les producteurs chinois pouvaient fixer les prix sur le marché de l’Union et que, par conséquent, Sipchem était un preneur de prix, raison pour laquelle, selon Sipchem, LCN ne soutenait pas l’enquête concernant l’Arabie saoudite et les États-Unis et l’enquête devrait donc être clôturée à l’encontre de ces pays. La Commission a fait observer que Sipchem n’avait fourni aucun élément pour étayer son argument selon lequel LCN ne soutenait pas une enquête à l’encontre des États-Unis ou de l’Arabie saoudite au motif que Sipchem serait prétendument un preneur de prix sur le marché de l’Union. Comme indiqué au considérant 14 du règlement provisoire, les conditions énoncées à l’article 5, paragraphe 4, du règlement de base étaient remplies, étant donné qu’aucun producteur exprimant son opposition ne s’était manifesté et qu’un producteur avait exprimé une position neutre, et ces arguments se trouvaient ainsi contredits. Par conséquent, la Commission a conclu que les conditions énoncées à l’article 5, paragraphe 4, du règlement de base étaient remplies et ces arguments ont été rejetés. |
| (14) | À la suite de l’information finale, Sipchem a affirmé qu’en rejetant son allégation, la Commission avait ignoré l’un de ses arguments, à savoir que la Commission aurait dû tenir compte du commentaire narratif de LCN inclus dans la réponse de celle-ci au formulaire d’échantillonnage au lieu d’accepter sa position neutre quant à l’enquête dans son ensemble. |
| (15) | La Commission a toutefois rappelé à Sipchem que LCN avait été invitée à présenter ses observations sur son point de vue concernant l’ouverture de l’enquête dans son ensemble, étant donné que la plainte contenait des éléments de preuve suffisants de l’existence d’un dumping, d’un préjudice et d’un lien de causalité pour les trois pays considérés ensemble. Par conséquent, l’observation supplémentaire selon laquelle LCN n’avait «[a]ucune inquiétude à l’endroit des importations en provenance d’Arabie saoudite et des États-Unis» n’a pas fait obstacle à l’ouverture de l’enquête telle qu’envisagée dans la plainte. L’observation de Sipchem a donc été rejetée. |
| (16) | Le gouvernement du Royaume d’Arabie saoudite (ci-après le «gouvernement saoudien») a fait valoir que la Commission n’avait pas examiné si les producteurs de l’Union important du BDO en provenance des pays concernés et, dans certains cas, liés aux producteurs-exportateurs pouvaient toujours être considérés comme des producteurs de l’Union aux fins de la définition de l’industrie de l’Union et de l’évaluation de la représentativité. Dans le cadre de l’examen de la représentativité, la Commission a analysé les importations des sociétés ayant répondu ainsi que les liens entre elles et n’a trouvé aucune raison d’exclure la moindre de ces sociétés de la définition de l’industrie de l’Union et de la conclusion relative à la représentativité au titre de l’article 4 et de l’article 5 du règlement de base. |
| (17) | En l’absence d’autres observations concernant l’ouverture de l’enquête, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 7 à 31 du règlement provisoire. |
1.7. Échantillonnage
| (18) | En l’absence d’observations concernant l’échantillonnage, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 33 à 41 du règlement provisoire. |
1.8. Examen individuel
| (19) | En l’absence d’observations concernant l’examen individuel, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées au considérant 42 du règlement provisoire. |
1.9. Réponses aux questionnaires et visites de vérification
| (20) | Conformément à l’article 16 du règlement de base, la Commission a effectué une visite de vérification dans les locaux de Novamont (un producteur, importateur et utilisateur de BDO dans l’Union) à Novare, en Italie. |
| (21) | À la suite de l’information provisoire, aucune partie intéressée n’a formulé d’arguments ou d’observations concernant les réponses au questionnaire et les visites de vérification. En conséquence, la Commission a confirmé ses constatations et conclusions énoncées aux considérants 43 à 46 du règlement provisoire. |
1.10. Période d’enquête et période considérée
| (22) | Les observations concernant le caractère approprié de la période considérée pour l’analyse des tendances dans le cadre de l’évaluation du préjudice ont été examinées à la section 4.7 («Conclusion relative au préjudice»). |
| (23) | En l’absence de toute autre observation, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées au considérant 47 du règlement provisoire. |
2. PRODUIT SOUMIS À L’ENQUÊTE, PRODUIT CONCERNÉ ET PRODUIT SIMILAIRE
| (24) | En l’absence d’observations concernant le produit soumis à l’enquête, le produit concerné et le produit similaire, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 48 à 63 du règlement provisoire. |
3. LE DUMPING
3.1. Chine
3.1.1. Procédure de détermination de la valeur normale conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base
| (25) | En l’absence d’observations concernant la procédure de détermination de la valeur normale conformément à l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base, la Commission a confirmé ses conclusions aux considérants 64 à 69 du règlement provisoire. |
3.1.2. Valeur normale
| (26) | En l’absence d’observations concernant les considérants introductifs de la section relative à la valeur normale, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 70 à 72 du règlement provisoire. |
3.1.2.1.
| (27) | En l’absence d’observations concernant l’existence de distorsions significatives en Chine, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 73 à 112 du règlement provisoire. |
3.1.2.2.
| (28) | Dans ses observations faisant suite à l’information provisoire, le groupe Wanhua a affirmé que les valeurs de référence de certains facteurs de production étaient anormalement élevées et nettement supérieures au prix d’achat qu’il payait. Comme indiqué aux considérants 30 à 37 ci-dessous, le groupe Wanhua a mis en doute le caractère approprié du Brésil comme pays représentatif pour ces facteurs de production. |
| (29) | La Commission a fait observer que la comparaison des valeurs de référence des facteurs de production au prix d’achat payé par le groupe Wanhua n’était pas pertinente, étant donné qu’elle avait conclu au considérant 27 ci-dessus à l’existence de distorsions en Chine. L’analyse par la Commission du caractère représentatif des valeurs de référence a été présentée aux considérants 30 à 37 ci-dessous. |
| (30) | Le groupe Wanhua a fait valoir que la Commission aurait dû utiliser la même valeur de référence pour le gaz naturel que dans le règlement provisoire de l’enquête antidumping concernant l’acide adipique, étant donné que ces deux enquêtes portaient sur la même période d’enquête, que la Commission avait utilisé la même méthode de calcul de la valeur de référence pour le gaz naturel dans ces deux enquêtes et que le règlement instituant un droit antidumping provisoire sur les importations d’acide adipique originaire de Chine (6) avait été publié avant le règlement instituant des droits antidumping provisoires sur le BDO. Le groupe Wanhua a affirmé que la différence entre les valeurs de référence était due à l’utilisation d’un facteur différent pour convertir un million d’unités thermiques britanniques (ci-après «MMBtu») en m3. |
| (31) | La Commission a réexaminé les calculs de la valeur de référence pour le gaz naturel effectués dans les deux enquêtes et a relevé deux erreurs matérielles dans l’enquête sur l’acide adipique, qui ont été corrigées pour cette enquête. Les calculs appliqués dans le cadre de la présente enquête sur le BDO étaient corrects et conformes aux sources choisies, y compris le facteur de conversion des MMBtu en m3. Dès lors, la Commission a rejeté cet argument. |
| (32) | Le groupe Wanhua a affirmé que la valeur de référence proposée pour l’oxygène provenant du Brésil n’était pas représentative. Premièrement, il a affirmé que cette valeur de référence était comprise entre 60 et 100 fois le prix d’achat qu’il payait. Deuxièmement, il a affirmé que les volumes d’importation au Mexique et en Indonésie étaient nettement supérieurs aux volumes d’importation au Brésil, ce qui rendait leurs prix plus représentatifs. Le groupe Wanhua a ajouté que les prix à l’importation en Malaisie, en Turquie et en Thaïlande n’étaient pas représentatifs en raison des faibles volumes d’importation et de la part élevée des importations en provenance de Chine. Troisièmement, le groupe Wanhua a affirmé, données à l’appui, que le prix à l’importation au Brésil était une valeur aberrante sur le marché de l’oxygène par rapport aux prix sur le marché de l’Union et dans le reste du monde. Quatrièmement, il a fait valoir qu’il s’approvisionnait en oxygène via un gazoduc situé à proximité de son usine, ce qui réduisait considérablement le coût du transport par rapport à d’autres moyens de transport, et que rien n’indiquait que les moyens de transport utilisés au Brésil étaient semblables à ceux qu’il utilisait. Enfin, le groupe Wanhua a affirmé que, si la Commission conservait cette valeur de référence, le prix CIF au Brésil devrait s’élever à 16,18 CNY/m3 et non à 17,04 CNY/m3. |
| (33) | La Commission n’a pas jugé pertinente la différence entre la valeur de référence de l’oxygène et les coûts du groupe Wanhua, pour les raisons expliquées au considérant 29, et n’a pas considéré qu’un volume de 651 352 m3 représentait un faible volume. Selon la Commission, le groupe Wanhua n’a pas démontré que les données qu’elle avait utilisées ne reflétaient pas les «coûts de production […] correspondants» au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base. Le groupe Wanhua a fait valoir que le prix était anormal uniquement en se basant sur d’autres sources, mais sans fournir d’explication étayée. Compte tenu du volume des importations d’oxygène au Brésil et des informations figurant dans le dossier, la Commission ne disposait d’aucun élément prouvant que les données utilisées étaient faussées ou qu’elles concernaient des intrants qui ne correspondaient pas aux intrants utilisés par le groupe Wanhua. Par ailleurs, le simple fait que les prix variaient d’une source à l’autre et que le prix utilisé pour établir la valeur de référence était élevé par rapport à d’autres sources ne rendait pas ce prix déraisonnable. La Commission a également confirmé que la valeur de référence de 17,04 CNY/m3 était correcte, puisqu’elle incluait les droits applicables, comme indiqué dans le dossier pertinent qui avait été mis à disposition lors de la notification préalable. Au vu de ce qui précède, l’argument a été rejeté car non fondé. |
| (34) | À la suite de l’information finale, le groupe Wanhua a contesté l’appréciation de la Commission. Il a réitéré ses allégations relatives à la valeur de référence de l’oxygène qu’il avait formulées à la suite de l’information provisoire: i) cette valeur serait excessivement élevée; ii) elle serait incompatible avec d’autres informations accessibles au public; et iii) la comparaison ne serait pas possible avec les conditions d’approvisionnement du groupe Wanhua, étant donné que ce dernier s’approvisionnait en oxygène via un gazoduc, tandis que l’oxygène faisant l’objet d’échanges internationaux était généralement transporté par route ou par rail sous forme liquide ou gazeuse, ce qui occasionnait des coûts plus élevés. Enfin, le groupe Wanhua a affirmé qu’il serait contraire à l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base de lui demander de démontrer que la valeur de référence ne reflétait pas les «coûts de production […] correspondants». En effet, cette disposition faisant peser sur la Commission l’obligation de déterminer une valeur de référence appropriée, il y aurait là une inversion de la charge de la preuve. |
| (35) | Le groupe Wanhua n’a pas présenté d’éléments de preuve supplémentaires à l’appui des allégations présentées aux points i) à iii) du considérant 34 et, par conséquent, la Commission a confirmé l’appréciation exposée au considérant 33. En ce qui concerne la charge de la preuve, la Commission a prouvé que la valeur de référence concernait les «coûts de production […] correspondants» au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base, pour les raisons expliquées au considérant 33. Le groupe Wanhua n’a pas présenté d’éléments de preuve suffisants pour infirmer cette conclusion. Dès lors, la Commission a rejeté cet argument. |
| (36) | Le groupe Wanhua a affirmé que, pour plusieurs raisons, la Commission n’aurait pas dû utiliser le prix à l’exportation du Brésil comme valeur de référence pour le formaldéhyde. Premièrement, les exportations en provenance du Brésil représenteraient une faible part des exportations mondiales et le prix à l’exportation du plus grand exportateur (les Pays-Bas) serait plus représentatif. Deuxièmement, comme la Commission l’avait constaté pour les volumes d’importation d’hydrogène au Brésil, elle aurait également dû conclure que les volumes d’importation de formaldéhyde étaient trop faibles pour établir une valeur de référence représentative et aurait dû utiliser une autre valeur de référence. Enfin, le groupe Wanhua a affirmé que, compte tenu des observations ci-dessus, l’utilisation du prix à l’importation du plus grand exportateur serait conforme à la pratique de la Commission suivie notamment dans les affaires R728 GOES (7) et AD717 MWF (8). |
| (37) | La Commission n’a pas considéré qu’un volume de 3 810 tonnes représentait un faible volume. Selon la Commission, le groupe Wanhua n’a pas démontré que les données qu’elle avait utilisées n’étaient pas appropriées au sens de l’article 2, paragraphe 6 bis, du règlement de base. Le groupe Wanhua a fait valoir que le prix était anormal uniquement en se basant sur d’autres sources, mais sans fournir d’explication étayée. Compte tenu du volume des exportations en provenance du Brésil et des informations figurant dans le dossier, la Commission ne disposait d’aucun élément prouvant que les données utilisées étaient faussées ou qu’elles concernaient des intrants qui ne correspondaient pas aux intrants utilisés par le groupe Wanhua. Par ailleurs, le simple fait que les prix variaient d’une source à l’autre et que le prix utilisé pour établir la valeur de référence était élevé par rapport à d’autres sources ne rendait pas ce prix déraisonnable. En outre, la Commission n’a pas convenu que les volumes d’importation d’hydrogène étaient comparables aux volumes d’importation de formaldéhyde. Le volume d’importation d’hydrogène n’atteignait que 6 m3, ce qui rendait le prix à l’importation plusieurs milliers de fois supérieur à la valeur de référence industrielle prise en considération par la Commission. Dès lors, la Commission a rejeté cet argument. |
| (38) | À la suite de l’information finale, le groupe Wanhua a renvoyé à ses observations formulées à la suite de l’information provisoire, dans lesquelles il demandait à la Commission de réexaminer les valeurs de référence retenues pour le formaldéhyde et le gaz naturel. La Commission a fait observer que le groupe Wanhua n’avait pas présenté d’éléments de preuve supplémentaires et a donc rejeté cette demande. |
| (39) | En l’absence d’autres observations concernant le pays représentatif, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 113 à 176 du règlement provisoire. |
3.1.2.3.
| (40) | En l’absence d’observations concernant les sources utilisées pour déterminer les coûts non faussés, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 177 à 212 du règlement provisoire. |
3.1.3. Prix à l’exportation
| (41) | En l’absence d’observations concernant le prix à l’exportation, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 213 à 215 du règlement provisoire. |
3.1.4. Comparaison
3.1.4.1.
| (42) | En l’absence d’observations concernant les ajustements apportés à la valeur normale, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées au considérant 217 du règlement provisoire. |
3.1.4.2.
| (43) | Le groupe Wanhua a affirmé que la Commission avait déduit à deux reprises les frais bancaires supportés par Wanhua Chemical (Singapore) Pte. Ltd. (ci-après «Wanhua Singapour»): une première fois en les incluant dans le calcul des frais de vente, dépenses administratives et autres frais généraux (ci-après les «frais VAG») et une seconde fois à titre d’ajustement. Le groupe Wanhua a également affirmé que la Commission aurait dû utiliser la valeur nette facturée réelle pour calculer les coûts du crédit et non la valeur nette facturée ajustée, qui représentait un prix construit. |
| (44) | La Commission a estimé que ces arguments étaient justifiés et a corrigé son calcul. Toutefois, le nouveau calcul n’a pas eu d’incidence sur la marge de dumping. |
| (45) | À la suite de l’information finale, le groupe Wanhua a affirmé que, pour les ventes à l’exportation à son utilisateur lié dans l’Union, la Commission aurait dû utiliser, comme base de calcul des frais VAG de Wanhua Singapour, la valeur facturée réelle déclarée par Wanhua Singapour, et non le prix à l’exportation calculé conformément au considérant 215 du règlement provisoire. |
| (46) | La Commission a estimé que cet argument n’était pas justifié. Par conséquent, elle a révisé le calcul du prix à l’exportation et l’a communiqué à nouveau calcul. Toutefois, le nouveau calcul n’a pas eu d’incidence sur la marge de dumping. Le groupe Wanhua n’a pas formulé d’observations sur la communication du nouveau calcul. |
3.1.5. Marge de dumping
| (47) | Le groupe Wanhua a affirmé que l’utilisation de la valeur CIF réelle comme dénominateur pour le calcul des marges était erronée. Il a fait valoir que, puisque la Commission avait révisé la valeur nette facturée pour calculer le prix à l’exportation, elle aurait également dû utiliser la valeur nette facturée révisée pour calculer la valeur CIF utilisée dans le dénominateur. |
| (48) | La Commission a fait observer que le dénominateur utilisé dans le calcul du dumping devait être la valeur CIF frontière de l’Union réelle, car le droit antidumping serait appliqué à cette valeur. Par conséquent, la marge de dumping a été exprimée en pourcentage du prix CIF au niveau frontière de l’Union, tel qu’indiqué par le groupe Wanhua, sans ajustements autres que ceux liés au transport et au fret. Dès lors, la Commission a rejeté cet argument. |
| (49) | À la suite de l’information finale, le groupe Wanhua a réitéré l’allégation présentée au considérant 47 et a ajouté que l’approche de la Commission était incompatible avec l’article 2, paragraphe 9, du règlement de base et que, dans sa pratique, le ministère américain du commerce utilisait également comme dénominateur le prix à l’exportation calculé. |
| (50) | L’article 2, paragraphe 9, du règlement de base fait référence au prix à l’exportation pour établir le montant du dumping, ce qui est nécessaire pour établir la marge de dumping, que l’article 2, paragraphe 12, du règlement de base définit comme le montant par lequel la valeur normale dépasse le prix à l’exportation. Par conséquent, il ressort clairement de cette disposition que les règles de l’article 2 du règlement de base ne s’appliquent pas au dénominateur du calcul du dumping. Enfin, la pratique d’autres autorités d’enquête ne lie pas la Commission. Dès lors, la Commission a rejeté cet argument. |
| (51) | Les marges de dumping définitives, exprimées en pourcentage du prix CIF frontière de l’Union, avant dédouanement, sont les suivantes:
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3.2. Arabie saoudite
3.2.1. Valeur normale
| (52) | En l’absence d’observations concernant la valeur normale, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 230 et 231 du règlement provisoire. |
3.2.2. Prix à l’exportation
| (53) | À la suite de l’information provisoire, Sipchem a réitéré son allégation selon laquelle IDC, SMC et SESA formaient une entité économique unique. En ce qui concerne SMC et SESA en particulier, Sipchem a fait observer que, la Commission n’ayant pas rejeté l’argument selon lequel ces deux sociétés formaient une entité économique unique, elle devait ajuster le prix à l’exportation en conséquence. |
| (54) | La Commission a rappelé que le prix à l’exportation avait été déterminé sur la base du prix auquel le produit importé était revendu pour la première fois par SESA à des acheteurs indépendants dans l’Union, conformément à l’article 2, paragraphe 9, du règlement de base. Dans ce cas, des ajustements du prix ont été opérés pour tenir compte de tous les coûts intervenus entre l’importation et la revente, y compris les frais VAG, ainsi que d’une marge bénéficiaire. Ces ajustements devraient être effectués à chaque fois que le prix à l’exportation est calculé, comme c’était le cas en l’espèce, indépendamment de la question de savoir si SMC et SESA forment une entité économique unique, de sorte que la Commission n’a pas jugé nécessaire d’apprécier si tel était effectivement le cas. |
| (55) | Sipchem a également réitéré son argument selon lequel certaines ventes à un producteur de BDO de l’Union devaient être exclues du calcul du prix à l’exportation au motif que ce producteur de l’Union avait utilisé sa forte position sur le marché pour négocier un prix nettement inférieur au prix moyen de Sipchem. À cet égard, Sipchem a fourni des exemples d’affaires de défense commerciale dans lesquelles la Commission avait exclu certaines ventes à l’exportation du calcul du prix à l’exportation. |
| (56) | L’obligation de prendre en compte toutes les ventes à l’exportation a été confirmée par les juridictions de l’Union (9). Toutes les affaires de défense commerciale énumérées par Sipchem sont antérieures à cette jurisprudence. En outre, dans toutes ces affaires, certaines ventes à l’exportation avaient été exclues en raison de circonstances factuelles différentes de celles qui s’appliquaient aux ventes à l’exportation de Sipchem au producteur de l’Union spécifique. Par ailleurs, il est plutôt normal que les prix soient formés à la suite d’âpres négociations entre le vendeur et l’acheteur, chaque partie cherchant à exploiter sa position pour obtenir le résultat le plus avantageux pour elle-même, et, les moyennes étant par définition formées à la fois par des prix élevés et par des prix bas, le fait que certaines ventes ont été effectuées à des prix inférieurs, voire nettement inférieurs, à la moyenne ne justifie pas leur exclusion du calcul. |
| (57) | Compte tenu de ce qui précède, les arguments de Sipchem ont été rejetés. |
3.2.3. Comparaison
| (58) | À l’appui de son allégation selon laquelle IDC et SMC forment une entité économique unique, Sipchem a fait valoir que la Commission s’était concentrée exclusivement sur l’existence d’un contrat entre IDC et SMC et n’avait pas tenu compte du fonctionnement réel de la structure des ventes de Sipchem. Selon Sipchem, la Commission a ainsi méconnu la jurisprudence de la Cour, qui lui impose d’examiner tous les éléments de preuve concernant la relation entre des entités, notamment l’existence d’un contrôle économique commun, l’étendue des responsabilités d’un service commercial interne centralisé ou l’absence d’un service export pour les ventes vers l’Union. La même allégation a été formulée à la suite de l’information finale. |
| (59) | Compte tenu de sa position selon laquelle les trois sociétés, à savoir IDC, SMC et SESA, formaient une entité économique unique, Sipchem a fait valoir que la Commission devait recalculer le prix à l’exportation en utilisant le prix à l’exportation de SESA, sans procéder à des ajustements pour tenir compte des frais VAG ou de la marge bénéficiaire de SMC ou de SESA, ou, à tout le moins, qu’elle devait limiter tout ajustement aux commissions réelles perçues par SMC et SESA. |
| (60) | Le considérant 54 ci-dessus expose les raisons pour lesquelles la Commission a rejeté l’argument concernant la détermination du prix à l’exportation et les ajustements appliqués au titre de l’article 2, paragraphe 9, du règlement de base. |
| (61) | Au stade provisoire de l’enquête, la Commission a analysé toutes les informations présentées par Sipchem sur l’existence d’une entité économique unique formée par IDC et SMC, y compris en ce qui concerne le contrôle économique et le fait qu’IDC n’a pas de fonction de vente propre. Toutefois, le contrat entre IDC et SMC, fixant les commissions versées par IDC et incluant une clause compromissoire, prouve que la relation entre ces deux sociétés est régie par les conditions commerciales habituelles entre un producteur et un opérateur commercial indépendant. Ces faits, notamment les clauses compromissoires figurant dans le contrat de vente, étaient difficilement conciliables avec l’allégation selon laquelle SMC serait pleinement intégrée et devrait être considérée comme un service commercial interne d’IDC. Que ce soit à la suite de l’information provisoire ou à la suite de l’information finale, Sipchem n’a apporté aucun nouvel élément factuel ou élément de preuve autre que ceux qui avaient déjà été fournis au stade provisoire de l’enquête. La Commission a donc confirmé ses constatations énoncées au considérant 242 du règlement provisoire. |
| (62) | En ce qui concerne l’utilisation des commissions réelles, la Commission a fait observer que celles-ci étaient versées entre des parties liées et qu’elles ne pouvaient donc pas être considérées comme une base fiable pour les ajustements. |
| (63) | Compte tenu de ce qui précède, les arguments de Sipchem ont été rejetés. |
3.2.4. Marges de dumping
| (64) | En l’absence d’allégations recevables concernant le calcul des marges de dumping, les considérants 243 à 246 du règlement provisoire sont confirmés. |
| (65) | Les marges de dumping moyennes pondérées définitives, exprimées en pourcentage du prix CIF frontière de l’Union, avant dédouanement, s’établissent comme suit:
|
3.3. États-Unis
| (66) | En l’absence d’observations concernant le dumping, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 247 à 267 du règlement provisoire. |
| (67) | Les marges de dumping définitives pour les États-Unis, exprimées en pourcentage du prix CIF frontière de l’Union, avant dédouanement, sont les suivantes:
|
4. PRÉJUDICE
4.1. Définition de l’industrie de l’Union et de la production de l’Union
| (68) | Le gouvernement saoudien a remis en cause la définition de l’industrie de l’Union en raison du volume important des importations réalisées par l’industrie. Le gouvernement saoudien a fait référence au considérant 382 du règlement provisoire, qui portait sur les importations de l’industrie de l’Union, et a demandé si certains producteurs de l’Union devaient être exclus de la définition de l’industrie de l’Union. Il a également demandé si les producteurs de l’Union liés à des producteurs-exportateurs, en particulier BASF SE et LCN, devaient également être exclus de la définition de l’industrie de l’Union aux fins de la définition de l’industrie de l’Union et de l’examen de la représentativité. |
| (69) | INEOS a contesté l’affirmation selon laquelle elle n’était pas un producteur de l’Union parce que sa décision de remplacer la production par des importations représentait une mesure défensive, prise principalement face au dumping préjudiciable. |
| (70) | La Commission dispose d’un pouvoir d’appréciation pour exclure ou non des producteurs de la définition de l’industrie de l’Union. Dans le cadre de la présente enquête, la Commission n’a reçu aucune preuve irréfutable démontrant que des exclusions seraient justifiées et les allégations n’ont pas pu être acceptées car elles n’étaient pas étayées. |
| (71) | En ce qui concerne les liens invoqués (LCC/LCN et BASF SE/BASF Corporation), une éventuelle exclusion serait justifiée par le fait que ces liens affecteraient les conclusions relatives au préjudice et à la représentativité. Aucune donnée n’a été relevée à cet égard et le gouvernement saoudien n’en a fourni aucune. En tout état de cause, l’exclusion de BASF SE et de LCN de l’examen de la représentativité serait sans effet sur la conclusion concernant la représentativité de la plainte. Par conséquent, l’argument était à la fois injustifié et inopérant. Il a dès lors été rejeté. |
| (72) | En ce qui concerne l’argument relatif aux importations, il était en effet clair que les quatre producteurs de l’Union avaient tous augmenté leurs importations en provenance des pays concernés, en particulier en 2023 et au cours de la période d’enquête. Toutefois, comme expliqué au considérant 351 du règlement provisoire, cette augmentation constituait une mesure défensive temporaire visant à maintenir la position des producteurs de l’Union sur le marché de l’Union en raison des mauvaises conditions du marché et, en particulier, de la dépression des prix du BDO sur le marché. Les quatre producteurs de l’Union étaient tous actifs et de véritables producteurs de l’Union au cours de la période considérée. L’allégation selon laquelle les producteurs de l’Union devaient être exclus de la définition de l’industrie de l’Union en raison de leurs importations du produit concerné a donc été rejetée. |
| (73) | En l’absence d’autres observations concernant la définition de l’industrie de l’Union et de la production de l’Union, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 268 et 269 du règlement provisoire. |
4.2. Détermination du marché de l’Union en cause
| (74) | En l’absence d’observations concernant la détermination du marché de l’Union en cause, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 270 à 273 du règlement provisoire. |
4.3. Consommation de l’Union
| (75) | En l’absence d’observations concernant la consommation de l’Union, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 274 à 282 du règlement provisoire. |
4.4. Importations en provenance des pays concernés
4.4.1. Évaluation cumulative des effets des importations en provenance des pays concernés
| (76) | À la suite de l’information provisoire, LYB a contesté l’évaluation de la Commission concernant le cumul des importations de BDO en provenance des États-Unis, au motif que des conditions de concurrence différentes s’appliqueraient aux importations en provenance des États-Unis pour les raisons suivantes: a) les importations en provenance des États-Unis étaient effectuées par l’intermédiaire de canaux de vente différents de ceux des importations en provenance de Chine et d’Arabie saoudite; b) les importations en provenance des États-Unis étaient en grande partie destinées à la consommation de l’industrie de l’Union; c) les importations en provenance des États-Unis destinées à être utilisées par d’autres parties n’étaient pas régulières et systématiques, mais n’étaient effectuées qu’en réponse à des besoins exceptionnels. |
| (77) | En outre, LYB a fait référence à un arrêt du Tribunal (arrêt VTZ (10)) pour faire valoir que l’évaluation du cumul effectuée par la Commission dans le règlement provisoire ne satisfaisait pas au critère requis au titre de l’article 3, paragraphe 4, du règlement de base au motif que la Commission n’avait pas évalué si le comportement sur le marché des exportateurs des trois pays concernés était similaire. |
| (78) | INEOS a soutenu la position défendue par la Commission dans le règlement provisoire. |
| (79) | Comme indiqué au considérant 286 du règlement provisoire, la Commission a déjà examiné les questions pertinentes relatives au cumul des importations. En ce qui concerne les canaux de vente et l’utilisation finale, les importations en provenance des trois pays partageaient les mêmes caractéristiques de base, étaient totalement interchangeables et étaient en concurrence pour la même utilisation dans l’Union, à savoir la fourniture de BDO pour le marché captif et/ou le marché libre. |
| (80) | En ce qui concerne le comportement des exportateurs, le produit importé depuis les trois pays et le produit similaire étaient souvent vendus aux mêmes clients selon des contrats et des conditions de prix similaires (utilisant les indices ICIS comme référence pour les prix) et étaient donc en concurrence pour ces clients. Par conséquent, la Commission ne convient pas qu’elle ne s’est pas conformée à l’arrêt VTZ en ce qui concerne le comportement des exportateurs. |
| (81) | La Commission a conclu que les observations formulées par LYB sur le cumul des importations devaient être rejetées. |
| (82) | Sipchem a également formulé des observations sur le cumul en se référant au considérant 331 du règlement provisoire, où la Commission a établi que la Chine était l’étalon à partir duquel étaient fixés les prix sur le marché de l’Union. Sipchem a affirmé que cette constatation confirmait que l’enquête n’aurait pas dû être ouverte à l’encontre de l’Arabie saoudite et des États-Unis, qui se sont comportés différemment. Toutefois, le fait que les prix ICIS du marché chinois ont été l’étalon à partir duquel étaient fixés les prix sur le marché de l’Union ne signifie pas que l’Arabie saoudite n’a pas été en concurrence et n’a pas exporté aux mêmes prix. Étant donné que les exportateurs américains et saoudiens ont suivi une politique de prix similaire sur le marché de l’Union, la Commission rejette l’argument selon lequel les importations en provenance d’Arabie saoudite et des États-Unis ne devraient pas être cumulées avec les importations en provenance de Chine. En outre, le fait qu’une partie fixe les prix ne fait que confirmer l’existence d’une relation de concurrence entre les exportations et entre ces exportations et les ventes de l’industrie de l’Union. |
| (83) | En l’absence d’autres observations concernant le cumul des importations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 283 à 290 du règlement provisoire. |
4.4.2. Volume et part de marché des importations en provenance des pays concernés
| (84) | En l’absence d’observations concernant la détermination du volume et de la part de marché des importations en provenance des pays concernés, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 291 à 294 du règlement provisoire. |
4.5. Prix des importations en provenance des pays concernés, sous-cotation des prix et dépression des prix
| (85) | Le groupe Wanhua a affirmé qu’il n’était pas en mesure de vérifier l’exactitude des calculs CIF en euros, étant donné que la Commission n’avait pas divulgué les taux de change utilisés. Ce problème a été réglé lors de l’information finale. |
| (86) | En l’absence d’autres observations concernant les prix, la sous-cotation des prix et la dépression des prix, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 295 à 303 du règlement provisoire. |
4.6. Situation économique de l’industrie de l’Union
4.6.1. Généralités
| (87) | En l’absence d’observations concernant les généralités relatives à la situation économique de l’industrie de l’Union, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 304 à 308 du règlement provisoire. |
4.6.2. Indicateurs macroéconomiques
4.6.2.1.
| (88) | En l’absence d’observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 309 à 313 du règlement provisoire. |
4.6.2.2.
| (89) | En l’absence d’observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 314 à 320 du règlement provisoire. |
4.6.2.3.
| (90) | En l’absence d’observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées au considérant 321 du règlement provisoire. |
4.6.2.4.
| (91) | En l’absence d’observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 322 à 324 du règlement provisoire. |
4.6.2.5.
| (92) | En l’absence d’observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 325 et 326 du règlement provisoire. |
4.6.3. Indicateurs microéconomiques
| (93) | En l’absence d’observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées au considérant 327 du règlement provisoire. |
4.6.3.1.
| (94) | En l’absence d’observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 328 à 334 du règlement provisoire. |
4.6.3.2.
| (95) | En l’absence d’observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 335 à 337 du règlement provisoire. |
4.6.3.3.
| (96) | En l’absence d’observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 338 à 340 du règlement provisoire. |
4.6.3.4.
| (97) | En l’absence d’observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 341 à 346 du règlement provisoire. |
4.7. Conclusion relative au préjudice
| (98) | Le gouvernement saoudien et Envalior ont fait observer que l’évaluation du préjudice par la Commission n’était pas objective et équitable parce que celle-ci avait utilisé l’année 2021 comme point de référence pour la détermination du préjudice. Ces parties ont déclaré que l’année 2021 était une année d’expansion et que le préjudice calculé sur la base de cette année ne serait pas objectif. |
| (99) | INEOS a fourni des graphiques d’indicateurs de préjudice afin de démontrer que l’année 2021 n’était pas importante pour la détermination du préjudice causé au cours de la période considérée et a soutenu l’analyse de la Commission au motif qu’elle était à la fois équitable et claire. |
| (100) | Pour sa «conclusion relative au préjudice» faisant l’objet de la section 4.7 du règlement provisoire, la Commission n’a pas simplement utilisé l’année 2021 comme point de référence. Premièrement, chaque indicateur a été expliqué individuellement au moyen d’une analyse des évolutions d’une année à l’autre. Deuxièmement, la «conclusion relative au préjudice» indique clairement que le préjudice important a commencé en 2023 et s’est poursuivi pendant la période d’enquête, et que ce préjudice ressortait le plus clairement de la tendance des indicateurs de performance et de la dépression des prix. Par conséquent, la Commission a présenté une évaluation complète et équilibrée du préjudice qui ne reposait sur aucun facteur prétendument exceptionnel concernant l’année 2021. |
| (101) | L’allégation selon laquelle la Commission a interprété erronément le préjudice en raison de facteurs survenus en 2021 est rejetée. |
| (102) | Dans ses observations présentées à la suite de l’information finale, Envalior a réitéré son allégation concernant l’utilisation des données de l’année 2021 pour l’analyse des tendances du préjudice. Toutefois, elle n’a fourni aucun argument nouveau et l’allégation ainsi réitérée a donc également été rejetée. |
| (103) | Le gouvernement saoudien a également fait observer que l’évaluation du préjudice par la Commission était compromise par un manque de clarté quant aux producteurs de l’Union qui ont été utilisés dans les tendances des indicateurs microéconomiques. Il a demandé des éclaircissements sur les raisons pour lesquelles la Commission pouvait fonder les indicateurs microéconomiques sur les données de deux producteurs et non sur celles des trois producteurs retenus dans l’échantillon. |
| (104) | La Commission a justifié cette approche au considérant 327 du règlement provisoire, où elle a expliqué pourquoi les données ne concernaient que deux producteurs de l’Union et devaient donc être présentées sous la forme de fourchettes pour des raisons de confidentialité. |
| (105) | Dans un souci de clarté, la Commission précise qu’elle n’a pas négligé (ou ignoré) les données du troisième producteur retenu dans l’échantillon, mais que ce troisième producteur ne disposait d’aucune donnée que la Commission pouvait utiliser, étant donné qu’il utilisait le BDO de manière captive. Par conséquent, il n’a pas vendu de quantités significatives de BDO sur le marché libre de l’Union et ne disposait donc pas de données pour des indicateurs tels que le prix de vente, la rentabilité et le rendement des investissements. |
| (106) | En conclusion, l’allégation selon laquelle les indicateurs microéconomiques de la Commission n’ont pas été présentés avec précision est rejetée. |
| (107) | Le gouvernement saoudien a également fait observer que l’évaluation du préjudice par la Commission était erronée au motif qu’au considérant 347, la Commission avait fait référence aux «importations faisant l’objet d’un dumping en provenance des pays concernés en 2023 et au cours de la période considérée». |
| (108) | Effectivement, cette référence est incorrecte et aurait dû être libellée comme suit: «importations à bas prix en provenance des pays concernés en 2023 et importations faisant l’objet d’un dumping au cours de la période d’enquête». Bien que cette remarque soit acceptée, le texte révisé est sans incidence sur la conclusion générale selon laquelle l’industrie de l’Union a subi un préjudice important en 2023 et au cours de la période d’enquête. La Commission accepte l’argument du gouvernement saoudien concernant l’erreur textuelle. |
| (109) | Le gouvernement saoudien a également fait observer que plusieurs indicateurs macroéconomiques de l’industrie de l’Union s’étaient considérablement améliorés entre 2023 et la période d’enquête (tels que la production, l’utilisation des capacités, l’usage captif, le volume des ventes et la productivité). Le gouvernement saoudien affirme que cette évolution n’est pas comparable à celle des indicateurs microéconomiques et suscite des doutes quant aux conclusions générales relatives au préjudice. |
| (110) | Toutefois, dans sa conclusion générale relative au préjudice présentée à la section 4.7 du règlement provisoire, la Commission a tenu compte de l’évolution des indicateurs macroéconomiques. Le fait que les indicateurs de quantité susmentionnés se sont légèrement améliorés entre 2023 et la période d’enquête ne remet pas en cause la conclusion générale selon laquelle l’industrie a subi un préjudice au cours de la période considérée et ce préjudice ressort le plus clairement de la dépression des prix et des différents indicateurs de performance. Par conséquent, cet argument a été rejeté. |
| (111) | Le gouvernement saoudien a fait référence au considérant 439 du règlement provisoire et a affirmé que la déclaration n’était pas conforme à l’article 7.1, point iii), de l’accord antidumping de l’OMC, étant donné que ce dernier article fait référence à la nécessité d’empêcher qu’un dommage ne soit causé pendant la durée de l’enquête. La Commission note que cet article concerne l’institution de mesures provisoires. La Commission conteste avoir manqué à l’obligation de motiver l’institution de mesures provisoires afin d’éviter l’aggravation du préjudice causé à l’industrie de l’Union au cours de l’enquête. Le considérant 439 fait référence à la nécessité d’instituer des mesures provisoires afin d’«éviter l’aggravation du préjudice». Sans les mesures provisoires, l’«aggravation du préjudice» se produirait au stade définitif de l’enquête. Cet argument a donc été rejeté. |
| (112) | En l’absence d’autres observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 347 à 354 du règlement provisoire. |
5. LIEN DE CAUSALITÉ
| (113) | En l’absence d’observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées au considérant 355 du règlement provisoire. |
5.1. Effets des importations faisant l’objet d’un dumping
| (114) | En l’absence d’observations concernant les effets des importations faisant l’objet d’un dumping, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 356 à 363 du règlement provisoire. |
5.2. Effets d’autres facteurs
5.2.1. Importations en provenance de pays tiers
| (115) | En l’absence d’observations concernant les importations en provenance de pays tiers, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 364 à 367 du règlement provisoire. |
5.2.2. Résultats à l’exportation de l’industrie de l’Union
| (116) | Le gouvernement saoudien a fait observer qu’il contestait les conclusions de la Commission relatives au lien de causalité en ce qui concerne les résultats à l’exportation de l’industrie de l’Union. Il a fait valoir que la baisse considérable des ventes à l’exportation avait indubitablement eu une incidence sur le volume de production et les coûts de l’industrie de l’Union. |
| (117) | INEOS a souligné que les difficultés rencontrées sur les marchés d’exportation n’étaient pas aussi importantes que le préjudice sur le marché de l’Union et que les conclusions de la Commission concernant les ventes et la rentabilité avaient été établies uniquement sur la base de données relatives au marché de l’Union. |
| (118) | Dans son évaluation de l’incidence des résultats à l’exportation de l’industrie de l’Union, la Commission n’a pas affirmé que ce facteur n’avait eu aucune incidence sur la situation économique de l’industrie de l’Union. Toutefois, elle a conclu que les résultats à l’exportation ne pouvaient pas atténuer le lien de causalité en ce qui concerne les importations en provenance des pays concernés. Cette conclusion a été tirée à la suite d’une comparaison entre l’ampleur et les tendances des résultats à l’exportation, d’une part, et l’incidence plus importante sur les volumes des ventes sur le marché intérieur de l’Union et leur prix, d’autre part. Par conséquent, cet argument a été rejeté. |
| (119) | En l’absence d’autres observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 368 à 371 du règlement provisoire. |
5.2.3. Augmentations des coûts des matières premières et des prix de l’énergie
| (120) | En l’absence d’observations concernant les augmentations des coûts des matières premières et des prix de l’énergie, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 372 à 379 du règlement provisoire. |
5.2.4. Importations des producteurs de l’Union
| (121) | Le gouvernement saoudien a contesté les conclusions de la Commission relatives au lien de causalité en ce qui concerne les importations de l’industrie de l’Union. Il a fait valoir que l’industrie de l’Union subissait un préjudice en raison d’une augmentation des importations à bas prix dont l’industrie de l’Union était elle-même responsable. Le gouvernement saoudien a affirmé que les producteurs de l’Union étaient donc directement responsables de tout effet sur les volumes et les prix causé par les importations qu’ils ont effectuées parce qu’ils avaient volontairement choisi d’importer du BDO en provenance des pays concernés. |
| (122) | INEOS a contesté l’affirmation du gouvernement saoudien selon laquelle l’industrie de l’Union était directement responsable des importations, soulignant que le préjudice en l’espèce n’était pas auto-infligé, mais résultait d’un dumping préjudiciable. |
| (123) | La Commission maintient son point de vue selon lequel les importations effectuées par l’industrie de l’Union en 2023 et au cours de la période d’enquête ne constituaient qu’une mesure défensive visant à lui permettre de répondre aux besoins de ses clients et à ses propres besoins captifs. Les producteurs de l’Union disposent de capacités inutilisées pour le BDO et les importations n’ont été effectuées que sur une base défensive. Par conséquent, ils ont été contraints de recourir à ces importations en raison des conditions difficiles sur le marché de l’Union créées par les importations cumulées en provenance des pays concernés. Les importations cumulées en provenance des pays concernés avaient poussé à la baisse les prix de vente du BDO à un point tel qu’il était impossible pour les producteurs de l’Union de couvrir leurs propres coûts de production et que, par conséquent, des importations défensives étaient devenues nécessaires. |
| (124) | La Commission rejette donc l’observation selon laquelle les importations effectuées par les producteurs de l’Union étaient un problème que l’industrie de l’Union s’était auto-infligé. |
| (125) | En l’absence d’autres observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 380 à 385 du règlement provisoire. |
5.2.5. Évolution de la consommation
| (126) | En l’absence d’observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 386 à 391 du règlement provisoire. |
5.2.6. Arrêts de production au cours de la période considérée
| (127) | Le gouvernement saoudien a affirmé que la Commission aurait dû évaluer l’incidence des arrêts de production en tant que facteur de causalité distinct. La Commission a évoqué les arrêts de production dans le règlement provisoire, en particulier à la section 5.2.4 ayant trait aux importations de l’industrie de l’Union. |
| (128) | La Commission a constaté que les arrêts de production étaient normaux dans l’industrie du BDO lors des périodes de maintenance. Les mises à l’arrêt faisant partie d’un processus planifié à l’avance, elles n’avaient pas toujours la même durée. En outre, des arrêts imprévus pourraient se produire et entraîner des problèmes temporaires dans l’approvisionnement des clients. |
| (129) | Toutefois, la Commission n’avait pas connaissance — et le gouvernement saoudien n’a produit aucune donnée en ce sens — d’arrêts de production majeurs qui auraient pu causer le préjudice important constaté dans le cadre de la présente enquête en 2023 et 2024, y compris la dépression des prix et les lourdes pertes de rentabilité de l’industrie de l’Union, comme expliqué en détail aux considérants 392 à 396 du règlement provisoire. |
| (130) | Par conséquent, la Commission a conclu que les arrêts de production n’avaient pas causé le préjudice important subi par l’industrie de l’Union. |
5.3. Conclusion concernant le lien de causalité
| (131) | La Commission a opéré une distinction entre les effets de tous les facteurs connus influant sur la situation de l’industrie de l’Union et les effets préjudiciables des importations faisant l’objet d’un dumping. Aucun de ces facteurs, considérés ensemble ou séparément, n’a été jugé comme ayant une influence notable sur la situation de l’industrie de l’Union, suffisante pour remettre en question la conclusion selon laquelle les importations en provenance des pays concernés causaient un préjudice important. |
| (132) | Sur la base de ce qui précède, la Commission a conclu que les importations faisant l’objet d’un dumping en provenance des pays concernés causaient un préjudice important à l’industrie de l’Union. Ce préjudice s’est principalement traduit par une dépression des prix et une insuffisance en ce qui concerne la rentabilité, le rendement des investissements, les flux de liquidités et l’aptitude à mobiliser les capitaux. |
| (133) | En l’absence d’autres observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 392 à 395 du règlement provisoire. |
6. NIVEAU DES MESURES
| (134) | En l’absence d’observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées au considérant 396 du règlement provisoire. |
6.1. Marge de préjudice
| (135) | Envalior et le groupe Wanhua ont affirmé que la marge de sous-cotation des prix indicatifs utilisée lors de l’institution des mesures provisoires était erronée parce que le prix non préjudiciable était gonflé à la fois par une base de coûts élevée et par une marge de bénéfice cible indûment élevée. |
| (136) | En ce qui concerne l’allégation d’une base de coûts élevée, Envalior a affirmé que la hausse des prix de l’énergie observée en 2022 avait gonflé les coûts de production de l’Union cette année-là. Toutefois, cette allégation est fondamentalement erronée, étant donné que la Commission a fondé son calcul du prix cible sur le coût de production de la période d’enquête (2024), qui est considérablement inférieur à celui de 2022. |
| (137) | Envalior et le groupe Wanhua ont affirmé que le bénéfice cible utilisé [10-25 %] était jugé excessif pour un produit chimique de base fabriqué en vrac à grande échelle à l’aide d’une technologie mature et soumis à une rude concurrence internationale. À l’appui de leur allégation, ils ont également fait référence à des chiffres de bénéfice cible plus bas utilisés dans de récentes enquêtes antidumping. |
| (138) | INEOS a fait valoir que l’approche de la Commission concernant le bénéfice cible était exposée à l’article 7, paragraphe 2 quater, du règlement de base et qu’il y avait lieu de procéder à une analyse au cas par cas au lieu de retenir le taux de bénéfice minimal de 6 % mentionné dans cet article. |
| (139) | L’allégation d’Envalior et du groupe Wanhua a été rejetée, la Commission ayant suivi sa pratique habituelle, fondée sur la jurisprudence du Tribunal, selon laquelle le bénéfice cible devrait être calculé sur la base des résultats obtenus par l’industrie en l’absence du dumping préjudiciable. En l’espèce, la Commission a pu utiliser les données de deux années rentables récentes pour l’industrie de l’Union (2021 et 2022), antérieures à l’existence du préjudice important et à l’augmentation significative des importations totales en provenance des pays concernés et de leurs parts de marché dans l’Union. Comme le montre le tableau 11 du règlement provisoire, l’année 2021 s’est caractérisée par un chiffre d’affaires très rentable [20-40 %], et ce en raison de conditions de marché favorables et d’une consommation élevée, associées à des importations moindres en provenance des pays concernés. Si l’année 2022 a été marquée par une baisse de la consommation, les coûts élevés de l’énergie ont encore pu être répercutés sur les clients en raison de l’absence de dépression des prix et d’importations totales inférieures à celles des années suivantes (2023 et période d’enquête) en provenance des pays concernés. Ainsi, comme expliqué au considérant 399 du règlement provisoire, la Commission a établi le bénéfice cible en utilisant le niveau de bénéfice de l’année 2022. |
| (140) | En ce qui concerne la nature du BDO et son marché, il s’agit en effet d’un produit chimique fabriqué en vrac soumis à la concurrence des importations. Toutefois, la production du BDO, comme celle de tout autre produit chimique, est exposée à des risques considérables dus, entre autres, à des coûts fixes élevés et à la fluctuation des prix des matières premières. Par conséquent, la Commission n’est pas d’accord avec l’observation selon laquelle les taux de bénéfice normaux dans l’industrie du BDO devraient être faibles simplement parce qu’il s’agit d’un produit de base fabriqué en vrac à grande échelle. |
| (141) | En conclusion, le taux de rentabilité de l’année 2022 [10-25 %] a été considéré comme le plus approprié et le plus représentatif pour servir de base au bénéfice cible aux fins du calcul de la sous-cotation des prix indicatifs. Étant donné que la Commission disposait de données concernant spécifiquement la situation de l’industrie du BDO en l’absence de dumping préjudiciable, il n’était pas approprié, contrairement à ce que proposaient Envalior et le groupe Wanhua, de recourir à des données sur la rentabilité d’autres filières du secteur chimique. |
| (142) | Dans ses observations présentées à la suite de l’information finale, le groupe Wanhua a réitéré son argument tiré de ce que le taux de bénéfice cible utilisé dans le cadre de la présente enquête serait trop élevé et de ce que l’année 2022 ne serait pas représentative à cette fin. Toutefois, le groupe Wanhua n’a présenté aucun argument nouveau. La Commission a déjà expliqué, aux considérants 139 et 140, pourquoi l’année 2022 a été considérée comme une année appropriée aux fins du calcul du bénéfice cible et pourquoi d’autres années et le taux de bénéfice cible minimal de 6 % n’étaient pas appropriés dans les circonstances de la présente enquête. En outre, la Commission a déjà rejeté la possibilité de recourir à des données sur les bénéfices provenant d’autres affaires de défense commerciale parce qu’elle disposait de données appropriées concernant spécifiquement les circonstances de la présente enquête. |
| (143) | Envalior a également fait observer que le taux de rentabilité en 2022 [10-25 %] était trop élevé, soulignant que cinq des plus grandes entreprises du secteur chimique (BASF, Dow, INEOS, LyondellBasell et DuPont) avaient enregistré des niveaux de bénéfice moyens légèrement inférieurs à 5 % en 2025. |
| (144) | La Commission a rejeté cet argument, étant donné que le taux de bénéfice utilisé était fondé sur des données spécifiques au BDO obtenues au cours de la période considérée et avant l’augmentation des volumes des importations de BDO en provenance des pays concernés. Ce montant a été calculé selon la pratique habituelle et conformément à la jurisprudence du Tribunal (11). |
| (145) | LYB a formulé des observations générales sur le niveau prétendument élevé des mesures provisoires applicables aux importations en provenance des États-Unis. Toutefois, en l’absence d’observations spécifiques de sa part concernant le calcul du niveau d’élimination du préjudice, ces allégations ont été rejetées comme non étayées. |
| (146) | Comme expliqué aux considérants 47 et 48 ci-dessus, le groupe Wanhua a formulé des allégations relatives aux prix CIF de ses exportations vers le marché de l’Union. Ces allégations ayant été rejetées, les prix CIF utilisés aux fins du calcul de la marge de sous-cotation des prix indicatifs pour le groupe Wanhua restent inchangés. |
| (147) | À la suite de l’information finale, le groupe Wanhua est revenu sur cette question, et les observations à ce sujet ont été examinées et rejetées au considérant 49. |
| (148) | La Commission a également examiné une allégation du groupe Wanhua selon laquelle une erreur avait été commise dans le calcul de la valeur CIF à l’exportation frontière de l’Union. Cette allégation a été examinée et rejetée au considérant 50. |
| (149) | Toujours à la suite de l’information finale, le groupe Wanhua a fait valoir que les transactions d’importation effectuées par l’intermédiaire de son importateur lié dans l’Union en vue de l’utilisation des produits importés comme intrants pour la fabrication de produits en aval ne devaient pas être incluses dans le calcul de la marge de préjudice, en l’absence d’une concurrence directe entre le groupe Wanhua et l’industrie de l’Union en ce qui concerne ces ventes. La Commission n’a pas pu accepter cet argument, étant donné que ces importations auraient pu être fournies par l’industrie de l’Union et qu’elles ont été effectuées à des prix très semblables à ceux des autres importations du groupe Wanhua. La Commission a donc rejeté la demande d’exclusion de ces transactions, étant donné que les prix et les conditions de vente de ces importations étaient les mêmes que pour les autres ventes du groupe Wanhua sur le marché de l’Union. |
| (150) | En l’absence d’autres observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 397 à 407 du règlement provisoire. |
6.2. Conclusion concernant le niveau des mesures
| (151) | En l’absence d’autres observations concernant le niveau des mesures, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées au considérant 408 du règlement provisoire. |
7. INTÉRÊT DE L’UNION
7.1. Intérêt de l’industrie de l’Union
| (152) | À la suite de la publication du règlement provisoire, LCN a présenté plusieurs observations, faisant valoir que l’institution de droits concernant les importations en provenance des États-Unis n’était pas dans l’intérêt de l’industrie de l’Union. En particulier, LCN a fait valoir que la Commission avait procédé à une «appréciation erronée et sélective» de l’intérêt de l’Union parce qu’elle n’avait pas tenu compte des observations sur l’ouverture de l’enquête formulées par LCN conformément à l’article 21, paragraphe 2, du règlement de base. Selon LCN, la Commission aurait estimé que «les considérations relatives à l’intérêt de l’Union ne sont pas pertinentes pour l’ouverture d’une enquête» et n’aurait ensuite pas répondu, dans le cadre de la section 7.3 «Intérêt des utilisateurs» du règlement provisoire, aux allégations de LCN. LCN a ajouté que, contrairement à ce que la Commission avait conclu à tort dans le règlement provisoire, les observations formulées lors de l’ouverture de l’enquête concernaient en fait le stade provisoire de l’enquête et non son ouverture. |
| (153) | La Commission a fait observer qu’elle avait invité les parties intéressées à présenter leurs observations sur le règlement provisoire après sa publication, ce qui leur a permis de prendre connaissance des constatations énoncées dans le règlement provisoire avant de formuler leurs observations. Néanmoins, les observations présentées par LCN et LYB lors de l’ouverture de l’enquête ont été examinées par la Commission dans les sections pertinentes du règlement provisoire ayant trait à l’intérêt de l’Union. En outre, LCN et LYB ont présenté des observations supplémentaires sur le règlement provisoire le 23 février 2026, et la Commission a évalué et intégré les observations et points de vue présentés par LCN et LYB sur l’intérêt de l’Union. |
| (154) | LCN a fait valoir que l’évaluation de la Commission selon laquelle il existait quatre producteurs de BDO dans l’Union était erronée parce que seules LCN et Novamont produisent actuellement du BDO dans l’Union. La Commission n’est pas d’accord avec cette affirmation pour plusieurs raisons. Premièrement, comme expliqué aux considérants 268 et 269 du règlement provisoire, l’industrie de l’Union se composait de quatre producteurs de l’Union qui produisaient du BDO au cours de la période d’enquête. Deuxièmement, LCN n’a produit aucune donnée — et la Commission n’en a relevé aucune — démontrant que BASF ou INEOS avaient cessé de produire du BDO de manière permanente dans l’Union ou avaient cessé de remplir les conditions permettant de conclure qu’elles faisaient partie de l’industrie de l’Union à la suite de l’institution des droits provisoires. Troisièmement, des informations publiques démontraient que BASF (12) avait augmenté sa production de BDO dans l’Union et qu’INEOS avait en outre prévu de relancer sa production de BDO dans l’Union (13) (après une interruption de la production due aux importations faisant l’objet d’un dumping). Par conséquent, la conclusion de la Commission selon laquelle il existe quatre producteurs de BDO dans l’Union est confirmée et la Commission a donc rejeté cet argument. |
| (155) | En outre, LCN a souligné qu’elle-même et BASF avaient importé du BDO en provenance des États-Unis dans le but «de combler des déficits de production exceptionnels et d’éviter les répercussions négatives plus larges en veillant à ce que les besoins des clients puissent être satisfaits», ces importations représentant ainsi, selon LCN, une planche de salut pour ces deux producteurs en cas d’arrêt ou de maintenance. |
| (156) | Premièrement, la Commission ne conteste pas que LCN a eu recours aux importations en provenance des États-Unis pour répondre aux besoins de ses clients. Deuxièmement, toutefois, la Commission ne partage pas l’avis selon lequel les mesures prises à l’encontre des États-Unis ne sont pas dans l’intérêt de l’industrie de l’Union. Au contraire, la Commission a constaté que l’institution de mesures serait dans l’intérêt de l’industrie de l’Union. Comme expliqué au considérant 348 du règlement provisoire, la capacité de l’industrie de l’Union à importer du BDO en provenance des pays concernés, y compris des États-Unis, n’a pas permis à l’industrie de l’Union de se redresser et d’éviter des pertes importantes. Ces pertes ont été jugées si élevées qu’elles représentaient une menace majeure pour l’existence de l’industrie de l’Union à court terme, malgré une augmentation de la consommation de BDO sur le marché libre dans l’Union et le recours aux importations de BDO pour remplacer la production propre. En outre, l’enquête a montré qu’il existait un volume important de capacités inutilisées dans l’Union (60 % au cours de la période d’enquête), qui permettrait de répondre à tous les besoins de consommation et de satisfaire la demande des clients de l’Union sans devoir s’appuyer sur les importations en provenance des États-Unis. À la suite de l’institution des mesures provisoires, l’industrie de l’Union en général (y compris LCN) devrait pouvoir augmenter sa production et bénéficier de meilleures conditions de marché. Grâce à des prix et à des conditions de concurrence équitables dans l’Union, l’industrie de l’Union se trouverait ainsi dans une situation financière bien plus favorable pour gérer les coûts des mesures, pouvant combler les «déficits exceptionnels» par des importations en provenance des États-Unis soumises aux mesures, tout en répondant aux besoins des clients. |
| (157) | En outre, LCN serait toujours en mesure de s’approvisionner en BDO et de répondre à la demande des clients, même en cas de fermetures inattendues, en recourant aux importantes capacités inutilisées de l’industrie de l’Union et/ou en important depuis des pays non soumis aux droits, tels que la Corée du Sud ou Taïwan. Comme expliqué au considérant 311 du règlement provisoire, l’enquête a révélé que les importations de BDO en provenance des États-Unis ont entraîné, en moyenne, une sous-cotation des prix de vente de l’industrie de l’Union au cours de la période considérée et que la sous-cotation des prix des importations en provenance des États-Unis a été un facteur important dans l’enquête sur le préjudice. La part de marché des importations en provenance des États-Unis était élevée et a augmenté au cours de la période considérée, ce qui a contribué au préjudice causé à l’industrie de l’Union. Enfin, l’enquête a établi une marge de dumping élevée pour LCC, comme indiqué au considérant 263 du règlement provisoire. La Commission maintient donc que l’institution de mesures visant les importations de BDO en provenance des États-Unis serait dans l’intérêt de l’industrie de l’Union. |
| (158) | Sipchem a fait valoir que l’institution de droits n’était pas dans l’intérêt de l’Union, étant donné que les droits ne permettraient pas à l’industrie de l’Union du BDO de réaliser un bénéfice raisonnable, d’augmenter ses prix de vente et de couvrir ses coûts de production, ce qui montrerait que les importations faisant l’objet d’un dumping ne sont pas la cause principale du préjudice. Selon Sipchem, les producteurs de l’Union ont proposé du BDO à un prix qui serait inférieur à leur coût de production après l’entrée en vigueur des droits. Sipchem n’a pas étayé son allégation selon laquelle les producteurs de l’Union vendraient ou proposeraient actuellement du BDO à un prix inférieur à leur coût de production, mais a simplement comparé le coût de production établi pour la période d’enquête au prix qui, selon Sipchem, serait actuellement proposé par les producteurs de l’Union aux utilisateurs de l’Union. Toutefois, une telle comparaison n’équivaut pas à une analyse approfondie de la situation économique de l’industrie de l’Union au cours de la période postérieure à l’enquête. La Commission rappelle qu’elle a fondé sa conclusion selon laquelle les mesures étaient dans l’intérêt de l’Union sur des données relatives à la période d’enquête et non sur le coût de production et/ou les prix de vente du BDO qui s’appliquent actuellement aux producteurs de l’Union, qui pourraient fluctuer et différer du coût de production et des prix de vente observés au cours de la période d’enquête. |
| (159) | Dans ses observations présentées à la suite de l’information finale, Sipchem a réitéré son argument selon lequel les mesures relatives au BDO n’avaient pas amélioré les conditions du marché de l’Union à un point tel que l’industrie de l’Union serait en mesure de réaliser un bénéfice. Sipchem a donc affirmé que les mesures provisoires n’avaient pas été efficaces, que la mise en balance de l’intérêt de l’Union devait donc favoriser les utilisateurs et qu’il n’y avait pas lieu d’instituer les mesures définitives. |
| (160) | La Commission a souligné que Sipchem s’était contentée de faire référence aux offres de prix de l’industrie de l’Union de mai 2026 et de comparer ces offres aux coûts mentionnés dans le règlement provisoire pour la période d’enquête. La Commission a rejeté les arguments de Sipchem parce qu’il n’était pas approprié de comparer les coûts d’une période aux prix de vente d’une autre période. En outre, le rétablissement de conditions équitables sur le marché de l’Union peut prendre du temps et, en tout état de cause, l’efficacité des mesures ne doit pas être jugée simplement sur la base de données reflétant la situation au cours d’un seul mois (mai 2026). |
| (161) | Au lieu de cela, la Commission a constaté que les importations faisant l’objet d’un dumping en provenance des pays concernés étaient la cause du préjudice important subi par l’industrie de l’Union, comme expliqué au considérant 395 du règlement provisoire. La Commission maintient que les droits permettraient aux producteurs de l’Union d’exercer une concurrence loyale sans la dépression des prix due aux importations faisant l’objet d’un dumping et sans le préjudice causé par les importations faisant l’objet d’un dumping en provenance des pays concernés qui a été observé au cours de la période considérée. Enfin, la Commission fait observer qu’un délai de moins d’un mois s’est écoulé entre l’institution des mesures provisoires et la présentation de cet argument (14), ce qui ne représente pas un laps de temps suffisant pour déterminer si les mesures ont été efficaces ou non pour éliminer le dumping préjudiciable. |
| (162) | En l’absence d’autres observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 409 à 417 du règlement provisoire. |
7.2. Intérêt des opérateurs commerciaux et importateurs indépendants
| (163) | En l’absence d’observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 418 à 423 du règlement provisoire. |
7.3. Intérêt des utilisateurs
| (164) | À la suite de la publication du règlement provisoire, Lubrizol a fait valoir que les prix du BDO sur le marché de l’Union avaient considérablement augmenté, nuisant à la compétitivité de sa production de polyuréthane thermoplastique (ci-après «TPU») par rapport aux producteurs chinois et turcs. En outre, les importations de BDO dans l’Union ont diminué et, dans le même temps, les capacités de production de BDO dans l’Union et les «fournisseurs actifs» de BDO n’ont pas augmenté, ce qui a finalement entraîné une diminution de l’offre globale de BDO et un risque d’approvisionnement structurel. Lubrizol a fait valoir que tous ces facteurs pris dans leur ensemble (par exemple, l’augmentation du coût du BDO, la baisse de l’offre dans l’Union et la détérioration de la position concurrentielle des produits de Lubrizol) constituaient une menace importante pour la viabilité de ses activités en Europe et pouvaient influencer ses décisions stratégiques en matière d’investissements, de production et d’empreinte de la chaîne d’approvisionnement en Europe. Elle a donc demandé une réévaluation des mesures antidumping actuelles. |
| (165) | Envalior a quant à elle fait valoir qu’il n’existait pas, au début de l’année 2026, de possibilité alternative de s’approvisionner en BDO à des prix commerciaux «viables», en raison de hausses des prix du BDO dans d’autres pays tiers. Toutefois, Envalior n’a pas étayé cette allégation, se contentant de souligner que les prix du BDO avaient temporairement augmenté ou égalé les prix du BDO produit dans l’Union pour certains fournisseurs uniquement et dans certains pays durant quelques mois. |
| (166) | La Commission n’a pas nié la possibilité d’une hausse des prix du BDO dans l’Union et, en fait, les mesures ont vocation à tirer vers le haut les prix des importations faisant l’objet d’un dumping afin d’assurer des conditions de concurrence équitables et d’établir des conditions de prix équitables sur le marché de l’Union, permettant ainsi à l’industrie de l’Union de continuer à produire du BDO et à approvisionner le marché de l’Union. La Commission a donc mis en balance à la fois les intérêts des utilisateurs et le risque d’arrêt de l’activité de l’industrie de l’Union. La non-institution de mesures entraînera une interruption de la production dans l’Union, ce qui se traduira par une source d’approvisionnement en BDO beaucoup moins fiable, résiliente et stable et par un choix nettement plus limité de fournisseurs de BDO, ce qui entraînerait probablement des hausses des prix du BDO dans l’Union. Les utilisateurs de l’Union ne dépendront alors que des importations (transport maritime, en particulier) destinées à l’Union et auront de surcroît une capacité très limitée à stocker du BDO en toute sécurité et de manière rentable dans l’Union. Dès lors, un arrêt de la production de l’industrie de l’Union pourrait nuire à la viabilité de la production de produits en aval du BDO dans l’Union, les producteurs devant se procurer du BDO en temps utile et à des conditions économiques et disposer d’un approvisionnement résilient continu et d’une base d’approvisionnement diversifiée (y compris à partir de sources situées dans l’Union), afin de maintenir des niveaux de production continus, d’atteindre un seuil minimal de production efficace pour les produits en aval et, partant, de pouvoir répondre aux besoins des clients en temps voulu. |
| (167) | En ce qui concerne les capacités de production et la production de BDO dans l’Union, comme la Commission l’a fait observer au considérant 154, il existe encore quatre producteurs dans l’Union, et les capacités de production de l’industrie de l’Union sont suffisantes pour subvenir à la totalité de la consommation sur le marché de l’Union. Au cours de la période d’enquête, l’industrie de l’Union disposait de 60 % de capacités inutilisées environ et, si les conditions d’une concurrence loyale sont rétablies, les producteurs de l’Union pourront augmenter leur production et réduire leurs coûts de production au fil du temps en répartissant les coûts fixes sur de plus grandes quantités, afin de répondre à la demande des utilisateurs industriels dans l’Union. En outre, comme indiqué au considérant 435 du règlement provisoire, les utilisateurs industriels pourraient changer de sources d’approvisionnement et se tourner vers la Corée du Sud et Taïwan, pays qui ne sont pas soumis aux mesures antidumping. |
| (168) | Par conséquent, les allégations décrites aux considérants 164 et 165 et ci-dessus ont été rejetées par la Commission. |
| (169) | Par ailleurs, Sipchem a fait valoir que l’institution de droits n’était pas dans l’intérêt des utilisateurs de BDO en aval de l’Union car, selon elle, ces utilisateurs ne pouvaient pas se permettre de payer pour le BDO un prix plus élevé ou le prix «non préjudiciable» et des prix du BDO plus élevés compromettraient la viabilité des activités des utilisateurs de BDO dans l’Union, ce qui, en fin de compte, entraînerait des pertes d’emplois et nuirait à l’attractivité des investissements de l’Union. Toutefois, Sipchem n’a étayé aucune de ces allégations. |
| (170) | En outre, Envalior a fait valoir que l’évaluation par la Commission de la part du BDO dans les coûts en aval était erronée sur le plan méthodologique au motif que la Commission aurait calculé une moyenne de l’utilisation et du coût du BDO pour tous les utilisateurs en aval et aurait grandement sous-estimé l’importance du coût du BDO pour le polybutylène téréphtalate (ci-après «PBT») mentionné au considérant 431 du règlement provisoire. Envalior a donc demandé de procéder à une évaluation spécifique du coût du BDO pour chaque produit en aval plutôt que de fonder l’analyse sur une moyenne calculée pour tous les produits en aval. Enfin, Envalior a fait valoir que la conclusion de la Commission selon laquelle les prix du BDO «ne devraient pas augmenter fortement» ne reflétait pas l’incidence réelle des mesures sur les coûts et la compétitivité de producteurs en aval tels que DuBay, l’incidence du BDO sur le coût des principaux produits en aval du BDO tels que le PBT, le tétrahydrofurane (ci-après «THF») et la gamma-butyrolactone, ni la distorsion de concurrence entre les producteurs de l’Union et les importateurs de produits en aval du BDO ou le risque que la production en aval du BDO soit délocalisée en dehors de l’Union et importée. |
| (171) | La Commission n’a pas contesté que le BDO peut représenter un pourcentage significatif et important du coût de fabrication de certains produits en aval tels que le PBT, ce qu’elle a reconnu au considérant 431 du règlement provisoire. En outre, elle a relevé que le coût du BDO et les quantités utilisées variaient considérablement d’un utilisateur à l’autre, et même au sein d’un même utilisateur, en fonction du degré de spécialisation du produit en aval et des différentes combinaisons avec d’autres produits chimiques. La Commission a reconnu au même considérant que, même si une moyenne de 14 % du coût total des produits en aval était liée au BDO en tant que matière première pour les utilisateurs ayant coopéré, le coût pourrait être plus élevé pour certains dérivés en aval du BDO. |
| (172) | Toutefois, le fait de procéder à une évaluation des coûts et de la rentabilité du BDO pour tous les utilisateurs et d’utiliser ensuite une moyenne pour le coût du BDO en tant que matière première sur la base de toutes les données disponibles n’est ni erroné ni insidieux. La Commission a évalué la quantité de BDO utilisée par les utilisateurs industriels et a constaté que, comme indiqué ci-dessus, le BDO représentait 14 % — en moyenne — du coût total des produits en aval et que l’utilisation du BDO dans les produits en aval du BDO ou ses dérivés dans l’Union était ainsi représentée de manière équitable. De plus, la Commission souligne qu’il ne serait pas possible d’évaluer séparément chaque combinaison potentielle de produits en aval pour chaque utilisateur de l’Union, car il en résulterait un nombre très élevé de produits en aval pouvant être potentiellement fabriqués ne serait-ce que par un seul utilisateur industriel de BDO. Enfin, la Commission a fait observer qu’elle s’est appuyée sur les informations fournies par les utilisateurs au cours de l’enquête et qu’une ventilation des coûts pour chaque produit en aval n’était pas disponible pour la plupart des utilisateurs de l’Union. |
| (173) | En outre, les informations fournies par Envalior concernant les coûts, l’utilisation, les salariés et les bénéfices dans le contexte des produits en aval du BDO n’ont pas pu être vérifiées lors de la visite de vérification effectuée par la Commission, cette dernière ayant été dans l’impossibilité d’établir ou de vérifier avec précision les chiffres au cours de la visite. |
| (174) | À la suite de la réception de réponses actualisées aux questionnaires et après une vérification, dans les locaux de Novamont, de la réponse de cette société au questionnaire destiné aux utilisateurs, la Commission a inclus les chiffres actualisés et vérifiés de Novamont dans l’analyse des utilisateurs, ce qui lui a permis de présenter avec plus de précision les chiffres relatifs aux utilisateurs de BDO de l’Union, y compris les utilisateurs industriels, et d’intégrer des informations vérifiées dans l’analyse des utilisateurs. Après cette révision, le BDO représentait encore, en moyenne, 14 % du coût total des produits en aval du BDO, et la rentabilité moyenne des produits en aval du BDO des utilisateurs de l’Union a été établie entre [9-11 %] au cours de la période d’enquête. En outre, il a été constaté que les ventes de produits liés au BDO représentaient en moyenne environ 36 %, et non 57 %, des ventes totales des utilisateurs au cours de la période d’enquête. |
| (175) | À la lumière des calculs actualisés et des modifications visés au considérant 174, la Commission a confirmé les principales constatations et conclusions du règlement provisoire concernant l’intérêt des utilisateurs. Par ailleurs, la Commission fait observer que, bien que le BDO soit utilisé en quantités supérieures à la moyenne pour certains produits, tels que le PBT, comme signalé aux considérants 432 et 433 du règlement provisoire, la production était en fait rentable pour la majorité des produits en aval du BDO et se caractérisait de plus par un certain nombre de facteurs permettant d’atténuer l’incidence des mesures visant les importations en provenance des pays concernés, comme expliqué au considérant 433 du règlement provisoire. |
| (176) | Dès lors, les arguments présentés au considérant 169 ont été rejetés. |
| (177) | Novamont a ensuite formulé des observations concernant la nécessité d’étendre les droits aux principaux produits en aval du BDO afin de préserver la compétitivité des producteurs de l’Union, car il existerait un risque pour les producteurs de produits en aval du BDO de l’Union qui dépendent des importations pour continuer à fournir des produits en aval du BDO qui, eux, ne sont pas protégés par les mesures. En outre, Novamont fait valoir que des importations de produits en aval pourraient se substituer aux importations de BDO, ce qui réduirait l’efficacité des droits et représenterait un contournement des mesures; il serait donc nécessaire de protéger par des droits les produits en aval du BDO de l’Union. |
| (178) | À cet effet, Novamont et d’autres producteurs de l’Union ont demandé à la Commission d’envisager d’appliquer des contingents en franchise de droits semblables à ceux qu’institue le règlement d’exécution (UE) 2026/114 de la Commission (15) sur l’alumine fondue, ce qui permettrait un ajustement progressif pour les utilisateurs de BDO fossile et de bio-BDO et laisserait à l’industrie en aval de l’Union du BDO le temps de s’adapter aux mesures en mettant en place, par exemple, de nouvelles stratégies d’approvisionnement. |
| (179) | La Commission a analysé cette demande et a conclu qu’en l’espèce, il n’était pas nécessaire de modifier la conception des mesures. La Commission rappelle que, dans l’enquête concernant l’alumine fondue, les conclusions relatives à l’intérêt de l’Union remettaient en question l’institution des mesures et que, compte tenu des considérations de sécurité économique examinées dans le cadre de cette enquête, il avait été décidé qu’il serait dans l’intérêt de l’Union de modifier les mesures. Toutefois, pour les raisons expliquées ci-dessus dans le cadre de la section «Intérêt de l’Union», la Commission a conclu qu’en l’espèce, et contrairement à ce qui avait été constaté dans l’enquête concernant l’alumine fondue, les mesures ne devraient pas être modifiées à la suite de l’exercice de mise en balance des intérêts de l’Union. |
| (180) | La Commission a fait observer que ni la différence de prix entre les producteurs en aval de BDO de l’Union et les importateurs de pays tiers ni l’existence d’un éventuel dumping affectant les produits en aval du BDO ne font partie de la présente enquête. En conséquence, les conclusions relatives au dumping et au préjudice ne peuvent légalement être appliquées aux produits en aval sans qu’une enquête distincte ne soit menée. |
| (181) | À la suite de l’information finale, Envalior, Covestro, Sipchem et INEOS ont formulé des observations sur l’intérêt des utilisateurs de l’Union. |
| (182) | Envalior et Covestro ont fait observer que leurs produits dérivés du BDO étaient nettement plus chers depuis l’institution des mesures provisoires, ce qui nuisait à leur compétitivité par rapport à ces dérivés produits en dehors de l’Union. Envalior a affirmé que des importations de résine de PBT en provenance de Chine se substituaient à la production de l’Union. Elle a réitéré son allégation selon laquelle l’incidence des mesures provisoires relatives au BDO n’avait pas été suffisamment prise en considération dans le règlement provisoire en ce qui concerne le PBT et le THF. Covestro a affirmé qu’elle subissait déjà des augmentations de coûts dans sa production de TPU et de dispersions de polyuréthane (PUD) et qu’elle devrait peut-être réduire sa production dans l’Union. |
| (183) | En outre, Envalior a réitéré ses allégations selon lesquelles le BDO, qui représentait en moyenne 14 % du coût total des produits en aval, n’était pas représentatif de produits tels que le PBT et le THF. La Commission a déjà reconnu que la part du BDO pouvait varier à la hausse ou à la baisse en fonction du produit considéré et, sur la base des données transmises au cours de l’enquête par les utilisateurs ayant coopéré, que le BDO représentait 14 % — en moyenne — du coût total des produits en aval et qu’il s’agissait là d’une valeur reflétant fidèlement les réponses des utilisateurs au questionnaire sur le BDO concernant leur utilisation dans des produits à base de BDO ou des dérivés du BDO en aval dans l’Union. En outre, Envalior a fait valoir que le PBT et le THF représentaient environ 57 % de la demande de BDO dans l’Union en se référant à une étude menée par S&P en 2022. La Commission a toutefois fait observer que la demande agrégée de BDO dans l’Union par type de dérivé (THF ou PBT) ne reflétait pas nécessairement la quantité de BDO utilisée ou son coût dans un produit donné en aval du BDO vendu dans l’Union. En fait, comme expliqué au considérant 433 du règlement provisoire, des niveaux très différents de BDO étaient utilisés dans les produits en aval, y compris une part de BDO représentant moins de 14 % du coût total du produit en aval, en fonction des composés utilisés et du niveau de spécialisation du produit. Au demeurant, les données ne concernaient pas la période d’enquête. |
| (184) | La Commission a déjà reconnu au considérant 166 ci-dessus que l’institution de droits sur les importations de BDO pourrait provoquer une hausse des coûts des produits en aval du BDO. Conformément à l’argument avancé à ce même considérant 166, ces droits étaient toutefois nécessaires pour rétablir des conditions de concurrence équitables sur le marché du BDO de l’Union et garantir la survie de l’industrie de l’Union en éliminant les effets préjudiciables du dumping causé par les importations en provenance des pays concernés. La Commission a donc rejeté les allégations d’Envalior et de Covestro puisque, dans l’ensemble, les mesures relatives au BDO sont clairement dans l’intérêt de l’Union. |
| (185) | Covestro a fait valoir que des droits définitifs nuiraient de manière disproportionnée aux utilisateurs de l’Union au motif que, selon elle, il n’existerait pas d’autre source d’approvisionnement suffisante pour la production de l’Union et qu’il en résulterait un «désavantage concurrentiel» pour les utilisateurs de l’Union, qui devront s’approvisionner en BDO auprès de tiers. Toutefois, elle n’a fourni aucune justification ni donnée à l’appui de ces allégations. Covestro a également fait valoir que les capacités de production de l’Union n’étaient pas suffisantes pour subvenir à la totalité des besoins de consommation des utilisateurs industriels de l’Union. Toutefois, INEOS a signalé qu’elle avait relancé sa production et la Commission a conclu, au considérant 167, que l’industrie de l’Union disposait effectivement des capacités inutilisées nécessaires pour approvisionner le marché de l’Union. La Commission a souligné que la question de l’approvisionnement suffisant en BDO avait déjà été examinée aux considérants 413 et 435 ainsi qu’au tableau 5 du règlement provisoire. En l’absence de nouvelles informations, les allégations de Covestro ont été rejetées. |
| (186) | Covestro a affirmé que certaines «qualités» de BDO devaient être exclues des droits. Toutefois, Covestro n’ayant apporté aucune précision sur les «qualités» ainsi évoquées et n’ayant fourni aucune raison justifiant les exclusions demandées, cet argument a été rejeté. |
| (187) | Covestro a fait valoir que la Commission devrait appliquer la règle du droit moindre. Toutefois, comme expliqué au considérant 440 du règlement provisoire et confirmé à titre définitif par le présent règlement, la règle du droit moindre est déjà appliquée. |
| (188) | Par conséquent, la Commission a rejeté les demandes mentionnées aux considérants 177 et 178 ci-dessus. |
| (189) | En l’absence d’autres observations, la Commission a confirmé ses conclusions énoncées aux considérants 424 à 437 du règlement provisoire. |
7.4. Conclusion concernant l’intérêt de l’Union
| (190) | L’enquête a montré que les pertes de l’industrie de l’Union ont été jugées si élevées qu’elles représentaient une menace majeure pour son existence à court terme, malgré une augmentation de la consommation sur le marché libre au cours de la période considérée. La Commission a donc conclu que l’institution de mesures était dans l’intérêt de l’industrie de l’Union. |
| (191) | En outre, le BDO est un précurseur essentiel pour de nombreux produits importants: produits pharmaceutiques (antibiotiques, statines et vitamines), dispositifs médicaux (cathéters, tubes à usage médical et stimulateurs cardiaques), plastiques biodégradables, véhicules électriques ou hybrides et batteries au lithium. Par conséquent, l’existence d’une production de BDO viable dans l’Union est essentielle également du point de vue des utilisateurs, pour leur sécurité d’approvisionnement, compte tenu également du fait qu’en raison de ses caractéristiques chimiques, il est difficile de stocker le BDO dans l’Union. |
| (192) | Même si l’enquête a montré que les coûts des utilisateurs industriels de BDO augmenteraient, la mise en balance des intérêts en l’espèce confirme, comme au stade provisoire, que l’institution des mesures est dans l’intérêt de l’Union. |
| (193) | En l’absence d’autres observations concernant l’intérêt de l’Union, le considérant 438 du règlement provisoire a été confirmé. |
8. MESURES ANTIDUMPING DÉFINITIVES
8.1. Mesures définitives
| (194) | Compte tenu des conclusions concernant le dumping, le préjudice, le lien de causalité, le niveau des mesures et l’intérêt de l’Union, et conformément à l’article 9, paragraphe 4, du règlement de base, il convient d’instituer des mesures antidumping définitives afin d’éviter l’aggravation du préjudice causé à l’industrie de l’Union par les importations du produit concerné faisant l’objet d’un dumping. |
| (195) | Eu égard à ce qui précède, les taux de droit antidumping définitifs, exprimés en pourcentage du prix CIF frontière de l’Union, avant dédouanement, s’établissent comme suit:
|
| (196) | Les taux de droit antidumping individuels par société figurant dans le présent règlement ont été établis sur la base des conclusions de la présente enquête. Ils reflètent donc la situation constatée au cours de l’enquête pour les sociétés concernées. Ces taux de droit s’appliquent donc exclusivement aux importations du produit soumis à l’enquête originaire du pays concerné et fabriqué par les entités juridiques citées. Les importations du produit concerné fabriqué par toute autre société dont le nom n’est pas spécifiquement mentionné dans le dispositif du présent règlement, y compris les entités liées aux sociétés spécifiquement mentionnées, ne peuvent pas bénéficier de ces taux et il convient qu’elles soient soumises au taux de droit applicable à toutes les autres importations originaires de la République populaire de Chine, du Royaume d’Arabie saoudite ou des États-Unis d’Amérique. |
| (197) | Les sociétés changeant ultérieurement de raison sociale peuvent solliciter l’application de ces taux de droit antidumping individuels. La demande doit être adressée à la Commission (16). Elle doit contenir toutes les informations pertinentes permettant de démontrer que ce changement n’a pas d’effet sur le droit de la société à bénéficier du taux qui lui est applicable. Si le changement de raison sociale de la société n’a pas d’effet sur le droit de celle-ci à bénéficier du taux de droit qui lui est applicable, un règlement relatif au changement de raison sociale sera publié au Journal officiel de l’Union européenne. |
| (198) | Afin de réduire autant que possible les risques de contournement liés à la différence existant entre les taux de droit, des mesures spéciales sont nécessaires pour garantir la bonne application des droits antidumping individuels. L’application des droits antidumping individuels est subordonnée à la présentation d’une facture commerciale en bonne et due forme aux autorités douanières des États membres. La facture doit être conforme aux exigences énoncées à l’article 1er, paragraphe 3, du présent règlement. Jusqu’à présentation d’une telle facture, les importations devraient être soumises au droit antidumping applicable à toutes les autres importations originaires de Chine, du Royaume d’Arabie saoudite ou des États-Unis d’Amérique. |
| (199) | Bien que la présentation de cette facture soit nécessaire pour que les autorités douanières des États membres appliquent les taux de droit antidumping individuels aux importations, cette facture n’est pas le seul élément que les autorités douanières doivent prendre en considération. De fait, même en présence d’une facture satisfaisant à toutes les exigences énoncées à l’article 1er, paragraphe 3, du présent règlement, les autorités douanières des États membres doivent effectuer leurs vérifications habituelles et peuvent, comme dans tous les autres cas, exiger des documents supplémentaires (documents d’expédition, etc.) afin de vérifier l’exactitude des renseignements contenus dans la déclaration et de garantir que l’application consécutive du taux de droit est justifiée, conformément à la législation douanière. |
| (200) | Si le volume des exportations de l’une des sociétés bénéficiant de taux de droit individuels plus faibles devait augmenter de façon significative, en particulier après l’institution des mesures concernées, cette augmentation de volume pourrait être considérée comme constituant en soi une modification de la configuration du commerce résultant de l’institution de mesures, au sens de l’article 13, paragraphe 1, du règlement de base. Dans de telles circonstances, une enquête anticontournement pourrait être ouverte, pour autant que les conditions requises à cet effet soient remplies. Cette enquête pourra notamment examiner la nécessité de supprimer le(s) taux de droit individuel(s) et d’instituer, par conséquent, un droit à l’échelle nationale. |
| (201) | Afin d’assurer l’application correcte des droits antidumping, il convient que le droit antidumping applicable à toutes les autres importations originaires des pays concernés s’applique non seulement aux producteurs-exportateurs n’ayant pas coopéré à la présente enquête, mais aussi aux producteurs qui n’ont effectué aucune exportation vers l’Union au cours de la période d’enquête. |
| (202) | Les producteurs-exportateurs de la République populaire de Chine qui n’ont pas exporté le produit concerné vers l’Union au cours de la période d’enquête devraient pouvoir demander (17) auprès de la Commission à être soumis au taux de droit antidumping applicable aux sociétés ayant coopéré non retenues dans l’échantillon. La Commission devrait faire droit à cette demande, pour autant que trois conditions soient remplies. Le nouveau producteur-exportateur devra démontrer: i) qu’il n’a pas exporté le produit concerné vers l’Union pendant la période d’enquête; ii) qu’il n’est pas lié à un producteur-exportateur qui l’a fait; et iii) qu’il a exporté le produit concerné par la suite ou a souscrit une obligation contractuelle et irrévocable d’exportation de quantités substantielles. |
8.2. Perception définitive des droits provisoires
| (203) | Compte tenu des marges de dumping constatées et de l’importance du préjudice causé à l’industrie de l’Union, il est jugé nécessaire de percevoir définitivement, jusqu’à concurrence des niveaux établis par le présent règlement, les montants déposés au titre des droits antidumping provisoires institués par le règlement provisoire. |
8.3. Engagements
| (204) | LCC et IDC ont présenté des offres d’engagement de prix. |
| (205) | Conformément à l’article 8 du règlement de base, les offres d’engagement de prix doivent être suffisantes pour éliminer l’effet préjudiciable du dumping et leur acceptation ne doit pas être considérée comme irréaliste. |
| (206) | L’offre de LCC consistait en la demande d’un contingent tarifaire, exonéré du paiement du droit antidumping, pour les exportations vendues directement par LCC à LCN jusqu’à un volume annuel de [7 500-14 000] tonnes. Une fois que le contingent serait épuisé, un prix minimal à l’importation fondé sur le prix cible de l’Union tel qu’établi dans le cadre des calculs du préjudice s’appliquerait. |
| (207) | En vertu de l’offre, l’accès de LCN au volume contingentaire en franchise de droits serait soumis aux conditions suivantes: LCN devrait démontrer une véritable obligation d’obtenir en urgence du BDO auprès de LCC en raison soit d’une maintenance programmée, soit d’une panne temporaire imprévue de ses propres installations de production de BDO dans l’Union. Toute demande d’accès au contingent devrait être autorisée par écrit par la Commission, à la suite d’une demande motivée de LCN, et serait soumise à une période d’examen de dix jours. |
| (208) | La Commission a évalué l’offre au regard des critères énoncés à l’article 8 du règlement de base et a conclu qu’elle n’était pas en mesure de l’accepter. |
| (209) | Premièrement, l’offre ne remplissait pas le critère de base énoncé à l’article 8 du règlement de base, car la société n’avait pas révisé ses prix pour éliminer l’effet préjudiciable du dumping, comme l’exige le règlement de base. En effet, l’offre permettrait aux importations faisant l’objet d’un dumping et toujours préjudiciables d’entrer dans l’Union sans être soumises à des droits antidumping. Pour cette seule raison, l’offre d’engagement ne peut être acceptée. |
| (210) | Deuxièmement, le produit concerné a connu d’importantes fluctuations de prix avant et pendant la période d’enquête. Toutefois, l’offre ne contenait aucune proposition de mécanisme d’ajustement des prix visant à tenir compte de ces fluctuations. Il n’était donc pas garanti qu’il serait effectivement remédié aux effets préjudiciables du dumping au fil du temps. |
| (211) | Enfin, la procédure demandée dans l’offre exigerait des efforts de suivi substantiels de la part de la Commission, en particulier en l’absence de tout cadre existant pour guider sa mise en œuvre. Par exemple, la nécessité d’établir quelles seraient les raisons d’urgence pour permettre l’accès au volume contingentaire en franchise de droits serait intrinsèquement arbitraire et imprévisible et ne garantirait donc pas un processus d’évaluation et de suivi fiable ou cohérent. Par conséquent, l’acceptation de l’engagement serait irréaliste pour la Commission. |
| (212) | La Commission avait déjà fait part de son intention de rejeter l’offre d’engagement de LCC dans l’information finale. LCC n’a formulé aucune observation. |
| (213) | L’offre d’IDC consistait en un prix minimal à l’importation, fondé sur le niveau de prix CIF de l’Union ne faisant pas l’objet d’un dumping. Pour parvenir à ce prix, l’offre proposait des ajustements du prix de revente au premier client indépendant, reflétant le bénéfice et les coûts supportés entre l’importation et la revente. |
| (214) | Dans ses observations sur l’information finale, IDC a ajouté dans son offre un mécanisme d’ajustement du prix minimal à l’importation, fondé sur le coût du butane, qui est la principale matière première pour sa production de BDO. |
| (215) | La Commission a évalué l’offre au regard des critères énoncés à l’article 8 du règlement de base et a conclu qu’elle n’était pas en mesure de l’accepter. |
| (216) | En ce qui concerne le caractère réaliste de l’offre d’engagement, la Commission a fait remarquer qu’IDC appartenait au groupe Sipchem, qui comprend un certain nombre de sociétés fabriquant et vendant des produits pétrochimiques. Le canal utilisé par IDC pour les ventes de BDO à l’Union (par l’intermédiaire des sociétés liées SMC et SESA) est également utilisé pour la vente d’autres produits. |
| (217) | Sur la base des informations figurant dans le dossier, l’organisation mondiale du groupe Sipchem pourrait permettre aux clients d’IDC dans l’Union d’acheter d’autres produits du groupe Sipchem, en plus du BDO. Par conséquent, il existe un risque de compensation croisée dans la mesure où le groupe pourrait vendre du BDO officiellement au-dessus du prix minimal à l’importation, mais en réalité en dessous de ce prix, en diminuant artificiellement les prix de vente d’autres produits vendus aux mêmes clients. En outre, une part importante du chiffre d’affaires d’IDC lié au BDO dans l’Union est liée à des clients appartenant à des groupes d’entreprises plus importants. Il existerait donc un autre canal potentiel pour faire profiter les acheteurs de BDO de l’Union des avantages dont jouit le groupe Sipchem, de façon à effectivement réduire le prix de vente du BDO facturé à ces clients. |
| (218) | Il s’ensuit que l’engagement de prix proposé pour le BDO comporte un risque élevé de compensation croisée. En l’absence de mesures d’atténuation suffisantes et efficaces face au risque élevé de compensation croisée, le respect de l’engagement proposé est impossible à garantir et l’acceptation de cet engagement est donc irréaliste au sens de l’article 8 du règlement de base. |
| (219) | La Commission a fait part à IDC de son intention de rejeter cette offre d’engagement et lui a fixé un délai pour présenter ses observations. IDC n’a formulé aucune observation. |
| (220) | Compte tenu de ce qui précède, la Commission a rejeté les offres d’engagement de LCC et d’IDC. |
8.4. Perception rétroactive
| (221) | Comme indiqué à la section 1.2 du présent règlement, la Commission a soumis à enregistrement les importations du produit soumis à l’enquête. |
| (222) | Au stade définitif de l’enquête, les données recueillies dans le cadre de l’enregistrement ont été évaluées. La Commission a déterminé si les critères fixés à l’article 10, paragraphe 4, du règlement de base étaient remplis pour la perception rétroactive des droits définitifs. |
| (223) | L’analyse de la Commission n’a révélé aucune nouvelle augmentation substantielle des importations en plus du niveau des importations ayant causé un préjudice au cours de la période d’enquête, conformément à l’article 10, paragraphe 4, point d), du règlement de base. Pour cette analyse, la Commission a comparé les volumes d’importations moyens mensuels du produit concerné au cours de la période d’enquête (soit 8 132 tonnes) aux volumes d’importations moyens mensuels au cours de la période allant du mois suivant l’ouverture de la présente enquête au dernier mois complet ayant précédé l’institution des mesures provisoires (de juillet 2025 à janvier 2026), qui s’élevaient à 8 079 tonnes. En outre, une baisse a été constatée lors de la comparaison des volumes d’importations moyens mensuels du produit concerné au cours de la période d’enquête aux volumes d’importations moyens mensuels au cours de la période allant du mois suivant l’ouverture de la présente enquête au mois au cours duquel les mesures provisoires ont été instituées (de juillet 2025 à février 2026), qui s’élevaient à 7 648 tonnes. Par conséquent, la Commission a conclu que les conditions pour la perception rétroactive des droits définitifs n’étaient pas remplies. |
| (224) | Dans ses observations présentées à la suite de l’information finale, INEOS a contesté l’analyse par la Commission des données relatives à la perception rétroactive des droits. |
| (225) | Premièrement, sur une base consolidée, INEOS a calculé une augmentation des importations de 2 %, s’opposant ainsi au calcul de la Commission, présenté au considérant 223 ci-dessus, qui montre une baisse des importations après la période d’enquête. La Commission a rejeté l’argument d’INEOS car, même sur la base de ses propres données, l’évaluation n’a pas démontré une nouvelle augmentation significative des importations. |
| (226) | Deuxièmement, INEOS a analysé les données individuellement pour les trois pays concernés et a affirmé qu’il existait une augmentation dans le cas de la Chine, de sorte que, même en l’absence d’une augmentation significative des importations pour les trois pays dans leur ensemble, les droits devraient être perçus rétroactivement sur les importations en provenance de Chine. Toutefois, dans les enquêtes concernant plusieurs pays, la question de savoir si les importations provenant de ces pays doivent être cumulées aux fins de l’analyse décrite à l’article 10, paragraphe 4, point d), du règlement de base dépendra de la décision de la Commission de cumuler ces importations dans l’enquête. La Commission ayant cumulé les importations en provenance des trois pays concernés dans le cadre de la présente enquête, l’analyse et les conclusions de la Commission exposées au considérant 223 ont été établies pour les trois pays pris dans leur ensemble. Cette constatation est conforme à l’arrêt du Tribunal dans l’affaire Stemcor, aux termes duquel la «nouvelle augmentation substantielle des importations, au sens de l’article 10, paragraphe 4, sous d), du règlement de base, doit être appréciée globalement afin de déterminer si les importations, prises dans leur ensemble, sont de nature à compromettre gravement l’effet correctif des droits définitifs et donc à créer un préjudice supplémentaire pour l’industrie de l’Union» (18). La Commission a donc rejeté cet argument. |
9. DISPOSITIONS FINALES
| (227) | Compte tenu de l’article 109 du règlement (UE, Euratom) 2024/2509 du Parlement européen et du Conseil (19), lorsqu’un montant doit être remboursé à la suite d’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne, le taux d’intérêt devrait être le taux appliqué par la Banque centrale européenne à ses opérations principales de refinancement tel qu’il est publié dans la série C du Journal officiel de l’Union européenne en vigueur le premier jour civil de chaque mois. |
| (228) | Le Comité institué par l’article 15, paragraphe 1, du règlement de base, n’a pas émis d’avis, |
A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
Article premier
1. Un droit antidumping définitif est institué sur les importations de 1,4-butanédiol relevant généralement du numéro d’enregistrement CAS (Chemical Abstracts Service) 110-63-4, classé généralement sous le numéro CE 203-786-5 dans l’inventaire européen des produits chimiques commercialisés (EINECS), relevant actuellement des codes NC 2905 39 26 et 2905 39 28 et originaire de la République populaire de Chine, du Royaume d’Arabie saoudite et des États-Unis d’Amérique.
2. Le taux du droit antidumping définitif applicable au prix net franco frontière de l’Union, avant dédouanement, des produits décrits au paragraphe 1 et fabriqués par les sociétés énumérées ci-après s’établit comme suit:
| Pays d’origine | Société | Droit antidumping définitif (en %) | Code additionnel TARIC |
| République populaire de Chine | Xinjiang Markor Chemical Industry Co., Ltd. | 105,6 | 88 AL |
| Wanhua Chemical (Sichuan) Co., Ltd. | 113,7 | 88 AM | |
| Autres sociétés en République populaire de Chine ayant coopéré énumérées à l’annexe | 107,5 |
| |
| Toutes les autres importations originaires de la République populaire de Chine | 113,7 | 8 999 | |
| Royaume d’Arabie saoudite | International Diol Company | 52,4 | 88 AN |
| Toutes les autres importations originaires du Royaume d’Arabie saoudite | 52,4 | 8 999 | |
| États-Unis d’Amérique | Lyondell Chemical Company | 135,7 | 88 AO |
| Toutes les autres importations originaires des États-Unis d’Amérique | 142,5 | 8 999 |
3. L’application des taux de droit individuels précisés pour les sociétés mentionnées au paragraphe 2 est subordonnée à la présentation aux autorités douanières des États membres d’une facture commerciale en bonne et due forme, sur laquelle doit figurer une déclaration datée et signée par un représentant de l’entité délivrant une telle facture, identifié par son nom et sa fonction, et rédigée comme suit: «Je, soussigné(e), certifie que les (volume en kilogrammes) de 1,4-butanédiol vendu à l’exportation vers l’Union européenne et faisant l’objet de la présente facture ont été produits par (nom et adresse de la société) (code additionnel TARIC) en/au(x) (pays concerné). Je déclare que les informations fournies dans la présente facture sont complètes et correctes.». Jusqu’à présentation d’une telle facture, le droit applicable à toutes les autres importations originaires du pays concerné en cause, à savoir la République populaire de Chine, le Royaume d’Arabie saoudite ou les États-Unis d’Amérique, s’applique.
4. Sauf indication contraire, les dispositions en vigueur en matière de droits de douane s’appliquent.
Article 2
Les montants déposés au titre du droit antidumping provisoire institué par le règlement d’exécution (UE) 2026/270 instituant un droit antidumping provisoire sur les importations de 1,4-butanédiol originaire de la République populaire de Chine, du Royaume d’Arabie saoudite et des États-Unis d’Amérique sont définitivement perçus. Les montants déposés au-delà des taux de droit antidumping définitifs sont libérés.
Article 3
L’article 1er, paragraphe 2, peut être modifié pour ajouter de nouveaux producteurs-exportateurs chinois et les soumettre au taux de droit antidumping moyen pondéré approprié pour les sociétés ayant coopéré non retenues dans l’échantillon. Un nouveau producteur-exportateur apporte la preuve:
| a) | qu’il n’a pas exporté les produits visés à l’article 1er, paragraphe 1, au cours de la période d’enquête (du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2024); |
| b) | qu’il n’est pas lié à un exportateur ou à un producteur soumis aux mesures instituées par le présent règlement et qui aurait pu coopérer à l’enquête initiale; et |
| c) | qu’il a effectivement exporté le produit concerné ou a souscrit une obligation contractuelle et irrévocable d’exportation d’une quantité importante vers l’Union après la fin de la période d’enquête. |
Article 4
Le présent règlement entre en vigueur le jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Fait à Bruxelles, le 22 juin 2026.
Par la Commission
La présidente
Ursula VON DER LEYEN
(1) JO L 176 du 30.6.2016, p. 21, ELI:http://data.europa.eu/eli/reg/2016/1036/oj.
(2) Avis d’ouverture d’une procédure antidumping concernant les importations de 1,4-butanédiol originaire de la République populaire de Chine, d’Arabie saoudite et des États-Unis d’Amérique (JO C, C/2025/3135, 6.6.2025, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/3135/oj).
(3) Règlement d’exécution (UE) 2025/1718 de la Commission du 5 août 2025 soumettant à enregistrement les importations de 1,4-butanédiol originaire de la République populaire de Chine, d’Arabie saoudite et des États-Unis d’Amérique (JO L, 2025/1718, 6.8.2025, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2025/1718/oj).
(4) Règlement d’exécution (UE) 2026/270 de la Commission du 4 février 2026 instituant un droit antidumping provisoire sur les importations de 1,4-butanédiol originaire de la République populaire de Chine, du Royaume d’Arabie saoudite et des États-Unis d’Amérique (JO L, 2026/270, 5.2.2026, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2026/270/oj).
(5) Le commentaire était libellé comme suit: «[a]ucune inquiétude à l’endroit des importations en provenance d’Arabie saoudite et des États-Unis» et elle était «[f]avorable à l’enquête sur les importations originaires de Chine».
(6) Règlement d’exécution (UE) 2025/2287 de la Commission du 12 novembre 2025 instituant un droit antidumping provisoire sur les importations d’acide adipique originaire de la République populaire de Chine (JO L, 2025/2287, 13.11.2025, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2025/2287/oj).
(7) Règlement d’exécution (UE) 2022/58 de la Commission du 14 janvier 2022 instituant un droit antidumping définitif sur les importations de certains produits laminés plats en aciers au silicium dits «magnétiques» à grains orientés originaires de la République populaire de Chine, du Japon, de la République de Corée, de la Fédération de Russie et des États-Unis d’Amérique à l’issue d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures effectué conformément à l’article 11, paragraphe 2, du règlement (UE) 2016/1036 du Parlement européen et du Conseil (JO L 10 du 17.1.2022, p. 17, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2022/58/oj).
(8) Règlement d’exécution (UE) 2025/1139 de la Commission du 6 juin 2025 instituant un droit antidumping provisoire sur les importations de contreplaqué de bois dur originaire de la République populaire de Chine (JO L, 2025/1139, 10.6.2025, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2025/1139/oj).
(9) Voir, par exemple, arrêt du 5 avril 2017 dans les affaires jointes C-376/15 P et C-377/15 P, Changshu City Standard Parts Factory et Ningbo Jinding Fastener/Conseil, ECLI:EU:C:2017:269.
(10) Arrêt dans l’affaire T-432/12, Volžskij trubnyi zavod OAO (VTZ OAO) e.a./Conseil, ECLI:EU:T:2015:248 (ci-après l’«arrêt VTZ»).
(11) Arrêt dans l’affaire T210/95, EFMA/Conseil — Nitrate d’ammonium, Rec. 1999, p. II-3291, points 54 et suivants.
(12) BASF supports European BDO supply security through increased production in Ludwigshafen.
(13) INEOS a indiqué que sa production reprendrait effectivement en [deuxième trimestre] 2026 avec un niveau de production cible de [70-90] % du taux d’exploitation (soit [75 000-100 000] tonnes par an) voire davantage si la demande du marché le permettait. En tout état de cause, INEOS précise que son usine de BDO ne peut pas fonctionner à un taux inférieur à [45-65] %.
(14) Sipchem — Observations du 9 mars 2026 sur le règlement provisoire (t26.001365).
(15) Règlement d’exécution (UE) 2026/114 de la Commission du 15 janvier 2026 instituant un droit antidumping définitif et portant perception définitive du droit provisoire institué sur les importations d’alumine fondue originaire de la République populaire de Chine (JO L, 2026/114, 16.1.2026, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2026/114/oj).
(16) Courriel: TRADE-TDI-REQUESTS@ec.europa.eu, Commission européenne, direction générale du commerce et de la sécurité économique, direction G, rue de la Loi 170, 1040 Bruxelles, BELGIQUE. Mentionner le numéro du présent règlement et le numéro de dossier (AD734) dans la demande.
(17) Courriel: TRADE-TDI-REQUESTS@ec.europa.eu, Commission européenne, direction générale du commerce, direction G, Rue de la Loi 170, 1040 Bruxelles, BELGIQUE. Mentionner le numéro du présent règlement et le numéro de dossier (AD734) dans la demande.
(18) Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 8 mai 2019 dans l’affaire T-749/16, Stemcor contre Commission européenne, point 86.
(19) Règlement (UE, Euratom) 2024/2509 du Parlement européen et du Conseil du 23 septembre 2024 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union (refonte) (JO L, 2024/2509, 26.9.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/2509/oj).
ANNEXE
Autres producteurs-exportateurs ayant coopéré non retenus dans l’échantillon
| Pays | Nom | Code additionnel TARIC |
| République populaire de Chine | Shandong Yuanli Science and Technology Co., Ltd. | 88AP |
| Inner Mongolia Dongjing Biological Green Technology Co., Ltd. | 88AQ | |
| Henan Kaixiang Fine Chemical Co., Ltd. | 88AR | |
| Xinjiang Blue Ridge Tunhe Energy Co., Ltd. | 88AS |
ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2026/1373/oj
ISSN 1977-0693 (electronic edition)
Règlement d’exécution (UE) 2026/1925 de la Commission du 6 août 2026 portant ouverture d’une enquête sur le contournement éventuel des mesures antidumping instituées par le règlement d’exécution (UE) 2024/357 sur les importations de certains tissus de fibre de verre à maille ouverte originaires de la République populaire de Chine par des importations de certains tissus de fibre de verre à maille ouverte expédiés du Kosovo, de Moldavie, de Macédoine du Nord et de Serbie, qu’ils aient ou non été déclarés originaires de ces pays, et soumettant ces importations à enregistrement
06/08/2026
Règlement d’exécution (UE) 2026/1914 de la Commission du 5 août 2026 instituant un droit compensateur provisoire sur les importations de certains papiers thermosensibles légers originaires de la République populaire de Chine
05/08/2026
Règlement d’exécution (UE) 2026/1930 de la Commission du 4 août 2026 relatif à la mise en œuvre de mesures de sauvegarde bilatérales à l’encontre des importations de produits sidérurgiques relevant du règlement (UE) 2026/1384 du Parlement européen et du Conseil et originaires de certains pays avec lesquels l’Union a conclu des accords de libre-échange
04/08/2026
Règlement d’exécution (UE) 2026/1897 de la Commission du 31 juillet 2026 modifiant le règlement d’exécution (UE) 2021/2289 en ce qui concerne le contenu des plans stratégiques relevant de la PAC afin d’introduire un nouveau type d’intervention en réponse à la hausse des prix des engrais due à la crise au Moyen-Orient
31/07/2026