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AccueilDroit européen42022X2124
Accord international42022X2124

Accord international (UE) 2022/2124

CELEX42022X2124
TypeAccord international
Datejeudi 10 novembre 2022

Texte intégral

10.11.2022

FR

Journal officiel de l'Union européenne

L 290/1


Seuls les textes originaux de la CEE (ONU) ont un effet légal en vertu du droit public international. Le statut et la date d'entrée en vigueur du présent règlement sont à vérifier dans la dernière version du document de statut TRANS/WP.29/343 de la CEE (ONU), disponible à l'adresse suivante:

https://unece.org/status-1958-agreement-and-annexed-regulations

Règlement ONU no154 - Prescriptions uniformes relatives à l’homologation des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers en ce qui concerne les émissions de référence, les émissions de dioxyde de carbone et la consommation de carburant et/ou la mesure de la consommation d’énergie électrique et de l’autonomie électrique (WLTP) [2022/2124]

Série 02 d’amendements - Date d’entrée en vigueur: 8 octobre 2022

Le présent document est communiqué uniquement à titre d’information. Le texte authentique, juridiquement contraignant, est celui du document ECE/TRANS/WP.29/2022/41/Rev.1.

TABLE DES MATIÈRES

Règlement

1.

Domaine d’application

2.

Abréviations

3.

Définitions

4.

Demande d’homologation

5.

Homologation

6.

Spécifications et essais

7.

Modifications et extension de l’homologation du type

8.

Conformité de la production

9.

Sanctions pour non-conformité de la production

10.

Arrêt définitif de la production

11.

Dispositions introductives

12.

Dispositions transitoires

13.

Noms et adresses des services techniques chargés des essais d’homologation et des autorités d’homologation de type

Appendices

1.

Contrôle de la conformité de la production en ce qui concerne l’essai du type 1 pour des types de véhicules particuliers

2.

Contrôle de la conformité de la production pour l’essai du type 1 - méthode statistique

3.

Procédure d’essai de rodage pour la détermination des facteurs de rodage

4.

Conformité de la production pour l’essai du type 4

5.

Dispositifs embarqués pour le contrôle de la consommation de carburant et/ou d’énergie électrique

6.

Prescriptions applicables aux véhicules nécessitant l’usage d’un réactif pour le système de traitement aval des gaz d’échappement

Annexes

Annexes Partie A

A1.

Caractéristiques du moteur et du véhicule et informations concernant la réalisation des essais («fiche de renseignements»)

Appendices

1.

Procès-verbal d’essai WLTP

2.

Procès-verbal d’essai de résistance à l’avancement sur route WLTP

3.

Fiche d’essai WLTP

4.

Procès-verbal d’essai d’émissions par évaporation

A2.

Communication

A3.

Exemples de marques d’homologation

Annexes Partie B

B1.

Cycles d’essai WLTC

B2.

Sélection des rapports et détermination du point de changement de rapports pour les véhicules équipés d’une boîte de vitesses à commande manuelle

B3.

Spécifications des carburants de référence

B4.

Résistance à l’avancement sur route et réglage du dynamomètre

B5.

Équipement d’essai et étalonnages

B6.

Procédures et conditions pour l’essai du type 1

Appendices

1.

Méthode d’essai pour le contrôle des émissions d’un véhicule équipé d’un système à régénération périodique

2.

Procédure d’essai relative à la surveillance du système rechargeable de stockage de l’énergie électrique

3.

Calcul de la part de carburant gazeux (GPL et GN/biométhane) dans l’énergie consommée

B6a.

Essai de correction en fonction de la température ambiante pour la détermination des émissions de CO2 dans des conditions de température régionales représentatives (niveau 1A uniquement)

B6b.

Correction des émissions de CO2 en fonction de la vitesse et de la distance visées (niveau 1A uniquement)

B7.

Calculs

B8.

Véhicules électriques purs, véhicules hybrides et véhicules hybrides à pile à combustible à hydrogène comprimé

Appendices

1.

Profil de niveau de charge du SRSEE

2.

Procédure de correction en fonction de la variation d’énergie du SRSEE

3.

Détermination du courant et de la tension des SRSEE pour les VEH-NRE, VEH-RE, VHPC-RE, VEP et VHPC-NRE (selon le cas)

4.

Conditions de préconditionnement, de stabilisation thermique et de charge des SRSEE pour les VEP, VEH-RE et VHPC-RE (selon le cas)

5.

Facteurs d’utilisation pour les VEH-RE et VHPC-RE (selon le cas)

6.

Sélection des modes de fonctionnement sélectionnables

7.

Mesure de la consommation de carburant des véhicules à pile à combustible alimentés en hydrogène comprimé

8.

Détermination des valeurs supplémentaires relatives à la consommation d’énergie électrique requises pour le contrôle de la conformité de la production des VEP et des VEH-RE

B9.

Détermination de l’équivalence d’une méthode (niveau 1A uniquement)

Annexes Partie C

C1.

(Réservé)

C2.

(Réservé)

C3.

Essai du type 4 - Détermination des émissions par évaporation des véhicules à moteur alimenté à l’essence

C4.

Essai du type 5 - Durabilité

Appendices

1.

Cycle normalisé sur banc (SBC) (niveau 1A uniquement)

2.

Cycle normalisé sur banc pour moteurs diesel (SDBC) (niveau 1A uniquement)

3.

Cycle normalisé sur route (SRC)

3b.

Cycles d’accumulation de kilomètres (niveau 1B uniquement)

4.

Prescriptions particulières pour les véhicules hybrides

C5.

Systèmes d’autodiagnostic (OBD)

Appendice

1.

Caractéristiques de fonctionnement des systèmes d’autodiagnostic (OBD)

Introduction

Le présent Règlement vise à établir des dispositions uniformes relatives à l’homologation des véhicules à moteur en ce qui concerne les émissions des véhicules légers, en s’appuyant sur la nouvelle procédure d’essai mondiale harmonisée pour les voitures particulières et les véhicules utilitaires légers (WLTP) qui figure dans le RTM ONU no 15 et sur la procédure d’essai actualisée pour les émissions par évaporation (essai du type 4) définie dans le RTM ONU no 19. Il permettra aux Parties contractantes de délivrer et d’accepter des homologations sur la base de ces nouveaux essais d’homologation.

L’essai WLTP du type 1 remplace l’essai du type 1 des Règlements ONU nos 83 et 101, tandis que la procédure d’essai pour les émissions par évaporation (essai du type 4) remplace celle qui figure actuellement dans le Règlement ONU no 83.

En outre, ce nouveau Règlement comprend une version mise à jour de l’essai du type 5 servant à vérifier la durabilité des dispositifs antipollution, ainsi que des prescriptions actualisées en ce qui concerne les systèmes d’autodiagnostic (OBD). Ces nouveautés visent à tenir compte des changements faisant suite au passage de l’ancien essai du type 1 (fondé sur le cycle d’essai NEDC) au nouvel essai WLTP du type 1.

La série 02 d’amendements au présent Règlement comprend deux ensembles de prescriptions, appelés niveau 1A et niveau 1B. Le niveau 1A est fondé sur un cycle d’essai à quatre phases (Low, Medium, High et Extra High), tandis que le niveau 1B est fondé sur un cycle d’essai à trois phases (Low, Medium et High), différents critères limites d’émissions étant applicables selon le niveau. La majeure partie du texte du présent Règlement s’applique tant au niveau 1A qu’au niveau 1B. Lorsque des prescriptions s’appliquent uniquement à l’un ou l’autre niveau, cela est indiqué. La présente série d’amendements intègre les prescriptions régionales et ne nécessite pas de reconnaissance mutuelle entre Parties contractantes.

La série 03 d’amendements au présent Règlement comprend une procédure harmonisée qui décrit les essais et valeurs limites les plus strictes, soumis au principe de la reconnaissance mutuelle intégrale. Une homologation de type au titre de la série 03 d’amendements doit donc être acceptée par toutes les Parties contractantes ayant adopté le présent Règlement.

1. Domaine d’application

Le présent Règlement énonce des prescriptions correspondant à deux niveaux d’homologation. Le premier, appelé niveau 1A, correspond à un cycle d’essai WLTC à 4 phases (low, medium, high et extra high, telles que définies à l’annexe B1). Le deuxième, appelé niveau 1B, correspond à un cycle d’essai WLTC à 3 phases (low, medium et high, telles que définies à l’annexe B1).

Lorsque les prescriptions du présent Règlement s’appliquent seulement à l’un ou l’autre niveau, la mention «Niveau 1A uniquement» ou «Niveau 1B uniquement» indique le début des prescriptions propres au niveau en question.

1.1 Domaine d’application pour le niveau 1A

Le présent Règlement s’applique à l’homologation de type des véhicules des catégories M1, M2, N1 et N2 dont la masse de référence ne dépasse pas 2,610 kg en ce qui concerne l’essai WLTP du type 1 pour les émissions de composés gazeux et de particules en masse et en nombre, les émissions de dioxyde de carbone et la consommation de carburant et/ou la mesure de la consommation d’énergie électrique et de l’autonomie électrique, ainsi que l’essai du type 4 relatif aux émissions par évaporation.

En outre, le présent Règlement énonce les prescriptions à respecter pour la vérification de la durabilité des dispositifs antipollution et des systèmes d’autodiagnostic (OBD).

À la demande du constructeur, l’homologation de type accordée en application du présent Règlement peut être étendue des véhicules désignés ci-dessus aux véhicules des catégories M1, M2, N1 et N2 dont la masse de référence ne dépasse pas 2,840 kg et qui satisfont aux conditions fixées dans le présent Règlement.

1.2 Domaine d’application pour le niveau 1B

Le présent Règlement s’applique à l’homologation de type des véhicules des catégories M2 et N1 dont la masse maximale techniquement admissible en charge ne dépasse pas 3,500 kg et à tous les véhicules de la catégorie M1 en ce qui concerne l’essai WLTP du type 1 pour les émissions de composés gazeux et de matières particulaires, le nombre de particules, les émissions de dioxyde de carbone et le rendement du carburant et/ou la mesure de la consommation d’énergie électrique et de l’autonomie électrique, ainsi que l’essai du type 4 relatif aux émissions par évaporation.

En outre, le présent Règlement énonce les prescriptions à respecter pour la vérification de la durabilité des dispositifs antipollution et des systèmes d’autodiagnostic (OBD).

Les VHPC-RE n’entrent pas dans le domaine d’application du présent Règlement pour le niveau 1B.

2. Abréviations

2.1 Abréviations générales

AC

Courant alternatif

ACL

Analyseur à chimiluminescence

APF

Facteur de perméabilité assigné

BCS

Bilan de charge du SRSEE

BWC

Capacité de traitement du butane

CD

Épuisement de la charge

CFO

Orifice en régime critique

CFV

Venturi-tuyère en régime critique

CPG

Chromatographie en phase gazeuse

CPL

Chromatographie en phase liquide

CRR

Coefficient de résistance au roulement

CS

Maintien de la charge

CVS

Système de prélèvement à volume constant

DC

Courant continu

DCE

Détecteur à capture d’électrons

EAF

Somme de l’éthanol, de l’acétaldéhyde et du formaldéhyde

ET

Tube d’évaporation

EUB

Énergie utilisable de la batterie (SRSEE)

Extra High2

Phase extrahaute du WLTC pour véhicules de la classe 2

Extra High3

Phase extrahaute du WLTC pour véhicules de la classe 3

FID

Détecteur à ionisation de flamme

FRCP

Facteur de réduction de la concentration des particules

GN/biométhane

Gaz naturel/biométhane

GPL

Gaz de pétrole liquéfié

HFID

Détecteur à ionisation de flamme chauffé

High2

Phase haute du WLTC pour véhicules de la classe 2

High3a

Phase haute du WLTC pour véhicules de la classe 3a

High3b

Phase haute du WLTC pour véhicules de la classe 3b

LoD

Seuil de détection

LoQ

Seuil de quantification

Low1

Phase basse du WLTC pour véhicules de la classe 1

Low2

Phase basse du WLTC pour véhicules de la classe 2

Low3

Phase basse du WLTC pour véhicules de la classe 3

Medium1

Phase moyenne du WLTC pour véhicules de la classe 1

Medium2

Phase moyenne du WLTC pour véhicules de la classe 2

Medium3a

Phase moyenne du WLTC pour véhicules de la classe 3a

Medium3b

Phase moyenne du WLTC pour véhicules de la classe 3b

MFN

Mécanique des fluides numérique

MP

Émissions de matières particulaires

NDIR

Analyseur non dispersif à absorption dans l’infrarouge

NDUV

Analyseur non dispersif à absorption dans l’ultraviolet

NMC

Convertisseur de HCNM

NP

Émissions en nombre de particules

NRE

Non rechargeable de l’extérieur

VEH-NRE

Véhicule électrique hybride non rechargeable de l’extérieur

VH

Véhicule H (high)

VL

Véhicule L (low)

OBD

Système d’autodiagnostic

OBFCM

Dispositif embarqué de surveillance de la consommation de carburant et/ou d’énergie

Pa

Masse de matières particulaires retenue par le filtre à particules ambiantes

PAO

Poly-alpha-oléfine

PCF

Séparateur primaire granulométrique

PDP

Pompe volumétrique

Pe

Masse de matières particulaires retenue par le filtre de collecte

PER

Autonomie électrique pure

PF

Facteur de perméabilité

PNC

Compteur de particules

PND1

Premier dispositif de dilution de la concentration en nombre de particules

PND2

Deuxième dispositif de dilution de la concentration en nombre de particules

PTS

Système de transfert des particules

PTT

Tube de transfert des particules

QCL-IR

Laser à cascade quantique

RCDA

Autonomie réelle en mode épuisement de la charge

SHED

Enceinte étanche de mesure des émissions par évaporation

SRSEE

Système rechargeable de stockage de l’énergie électrique

SSV

Venturi-tuyère subsonique

THE

Filtre à air à très haute efficacité

UFM

Débitmètre ultrasonique

VEH-RE

Véhicule électrique hybride rechargeable de l’extérieur

VFG

Véhicule fonctionnant au gaz

VHPC

Véhicule hybride à pile à combustible

VHPC-NRE

Véhicule hybride à pile à combustible non rechargeable de l’extérieur

VHPC-RE

Véhicule hybride à pile à combustible rechargeable de l’extérieur

VPR

Séparateur de particules volatiles

WLTC

Cycle d’essai mondial harmonisé pour les voitures particulières et les véhicules utilitaires légers

2.2 Symboles et abréviations des composants chimiques

C1

Hydrocarbures en équivalent carbone 1

C2H5OH

Éthanol

C2H6

Éthane

C3H8

Propane

CH3CHO

Acétaldéhyde

CH4

Méthane

CO

Monoxyde de carbone

CO2

Dioxyde de carbone

DOP

Di-octylphtalate

H2O

Eau

HCHO

Formaldéhyde

HCNM

Hydrocarbures non méthaniques

HCT

Hydrocarbures totaux

N2O

Oxyde nitreux

NH3

Ammoniac

NO

Monoxyde d’azote

NO2

Dioxyde d’azote

NOx

Oxydes d’azote

3. Définitions

Aux fins du présent Règlement:

3.0.1

Par «type de véhicule en ce qui concerne les émissions», on entend un groupe de véhicules qui:

a)

Ne présentent pas entre eux de différences quant aux critères constituant une «famille d’interpolation» telle que définie au paragraphe 6.3.2;

b)

Se situent dans une seule «plage d’interpolation pour le CO2» au sens du paragraphe 2.3.2 de l’annexe B6;

c)

Ne présentent pas entre eux de différences quant aux caractéristiques ayant une incidence non négligeable sur les émissions d’échappement, notamment les suivantes:

i)

Types et séquence de dispositifs antipollution (par exemple, catalyseur trois voies, catalyseur à oxydation, piège à NOx en mélange pauvre, réduction catalytique sélective (RCS), catalyseur de NOx en mélange pauvre, piège à particules ou toute association de ceux-ci dans un dispositif unique);

ii)

Recyclage des gaz d’échappement (avec ou sans, interne ou externe, refroidis ou non, basse ou haute pression ou pression combinée).

3.0.2

Par «cylindrée théorique», on entend:

Pour les moteurs à piston alternatif, le volume nominal des cylindres.

Pour les moteurs à piston rotatif (Wankel), deux fois le volume nominal d’une chambre de combustion par piston.

3.0.3

Par «cylindrée réelle», on entend:

Pour les moteurs à piston alternatif, le volume nominal des cylindres;

Pour les moteurs à piston rotatif (Wankel), le volume nominal d’une chambre de combustion par piston.

3.0.4

Par «homologation du véhicule», on entend l’homologation d’un type de véhicule en ce qui concerne les prescriptions du présent Règlement.

3.1 Équipement d’essai

3.1.1

Par «exactitude», on entend la différence entre une valeur mesurée et une valeur de référence, déterminée conformément à une norme nationale, qui exprime la justesse d’un résultat (voir fig. 1).

3.1.2

Par «étalonnage», on entend le processus qui consiste à régler la réponse d’un système de mesure de manière telle que ses résultats correspondent à une gamme de signaux de référence.

3.1.3

Par «gaz d’étalonnage», on entend un mélange de gaz utilisé pour étalonner les analyseurs de gaz.

3.1.4

Par «méthode de double dilution», on entend le processus consistant à prélever une fraction du flux des gaz d’échappement dilués et à la diluer avec une quantité appropriée d’air de dilution en amont du filtre de collecte des particules.

3.1.5

Par «méthode de dilution du flux total», on entend le processus de dilution continue de tout le flux de gaz d’échappement avec de l’air ambiant de manière réglée avec un système de prélèvement à volume constant (CVS).

3.1.6

Par «linéarisation», on entend l’application d’une gamme de concentrations ou de matériaux en vue d’établir une relation mathématique entre concentration et réponse du système.

3.1.7

Par «opération d’entretien importante», on entend le réglage, la réparation, ou le remplacement d’un composant ou d’un module susceptible d’affecter l’exactitude d’une mesure.

3.1.8

Par «hydrocarbures non méthaniques» (HCNM), on entend la somme de tous les hydrocarbures (HCT) à l’exclusion du méthane (CH4).

3.1.9

Par «précision», on entend le degré auquel des mesures répétées dans des conditions inchangées donnent des résultats identiques (voir fig. 1), ce qui dans le présent Règlement, correspond toujours à un écart type.

3.1.10

Par «valeur de référence», on entend une valeur définie par une norme nationale (voir fig. 1).

3.1.11

Par «point de consigne», on entend une valeur de consigne qu’un système de réglage est censé maintenir.

3.1.12

Par «calibrage», on entend le réglage d’un instrument de manière à ce qu’il donne une réponse appropriée à une grandeur d’étalonnage qui représente entre 75 et 100 % de la valeur maximale de la plage de mesure de l’instrument ou de la plage d’utilisation prévue.

3.1.13

Par «hydrocarbures totaux» (HCT), on entend tous les composés volatils mesurables au moyen d’un détecteur à ionisation de flamme (FID).

3.1.14

Par «vérification», on entend le fait d’évaluer si les résultats d’un système de mesure concordent ou non avec une série de signaux de référence appliqués dans le cadre d’une ou plusieurs valeurs limites d’acceptation prédéterminées.

3.1.15

Par «gaz de zéro», on entend un gaz ne contenant aucun gaz visé par l’analyse, utilisé pour régler à zéro la réponse d’un analyseur.

3.1.16

Par «temps de réponse», on entend la différence de temps entre la variation du constituant à mesurer au point de référence et une réponse du système de 90 % de la valeur de mesure finale (t90), la sonde de prélèvement étant définie comme point de référence; la variation du constituant mesuré doit être d’au moins 60 % de l’amplitude totale et se produire en moins de 0,1 s. Le temps de réponse du système se compose du temps de retard du système et du temps de montée du système.

3.1.17

Par «temps de retard», on entend la différence de temps entre la variation du constituant à mesurer au point de référence et une réponse du système de 10 % de la valeur de mesure finale (t10), la sonde de prélèvement étant définie comme point de référence. Pour les constituants gazeux, ce temps est égal au temps de transport du constituant mesuré depuis la sonde de prélèvement jusqu’au détecteur.

3.1.18

Par «temps de montée», on entend le temps pris pour passer de 10 à 90 % de la valeur finale de mesure (t90 – t10).

Figure 1

Définition de l’exactitude, de la précision et de la valeur de référence

Image 1

3.2 Résistance à l’avancement sur route et réglage du dynamomètre

3.2.1

Par «traînée aérodynamique», on entend la force qui s’oppose au déplacement vers l’avant d’un véhicule dans l’air.

3.2.2

Par «point de stagnation aérodynamique», on entend un point situé à la surface d’un véhicule où la vitesse de l’air est égale à zéro.

3.2.3

Par «perturbation de la mesure anémométrique», on entend l’effet sur la mesure anémométrique de la présence du véhicule, sur lequel la vitesse apparente de l’air est différente de la vitesse de déplacement du véhicule combinée avec la vitesse du vent par rapport au sol.

3.2.4

Par «analyse contrainte», on entend le fait que le maître-couple du véhicule et le coefficient de traînée aérodynamique aient été déterminés indépendamment et que ces valeurs soient appliquées dans l’équation de mouvement.

3.2.5

Par «masse en ordre de marche», on entend la masse d’un véhicule, avec son ou ses réservoirs à carburant remplis à au moins 90 % de leur capacité, y compris la masse du conducteur, du carburant et des liquides, conformément à la dotation de série selon les spécifications du constructeur et, lorsqu’ils sont montés, la masse de la carrosserie, de la cabine, de l’attelage et de la roue de secours, ainsi que de l’outillage de bord.

3.2.6

Par «masse du conducteur», on entend une masse nominale de 75 kg, placée au point de référence de place assise du conducteur.

3.2.7

Par «charge maximale du véhicule», on entend la masse maximale techniquement admissible en charge du véhicule, moins la masse du véhicule en ordre de marche, 25 kg et la masse de l’équipement optionnel comme défini au paragraphe 3.2.8.

3.2.8

Par «masse de l’équipement optionnel», on entend la masse maximale des combinaisons d’équipement optionnel qui peuvent être montées sur le véhicule en sus de l’équipement de série selon les spécifications du constructeur.

3.2.9

Par «équipement optionnel», on entend toutes les caractéristiques non comprises dans l’équipement de série montées sur le véhicule sous la responsabilité du constructeur, et qui peuvent être commandées par le client.

3.2.10

Par «conditions atmosphériques de référence (aux fins des mesures de résistance à l’avancement sur route)», on entend les conditions atmosphériques auxquelles sont rapportés les résultats de ces mesures:

a)

Pression atmosphérique: p0 = 100 kPa;

b)

Température atmosphérique: T0 = 20 °C;

c)

Masse volumique de l’air sec: ρ0 = 1,189 kg/m3;

d)

Vitesse du vent: 0 m/s.

3.2.11

Par «vitesse de référence», on entend la vitesse à laquelle la résistance à l’avancement sur route est déterminée ou la force résistante sur banc à rouleaux est vérifiée.

3.2.12

Par «résistance à l’avancement sur route», on entend la force résistante au déplacement d’un véhicule vers l’avant, mesurée par la méthode de la décélération libre ou par des méthodes équivalentes visant à prendre en compte les pertes par frottement du système de transmission.

3.2.13

Par «résistance au roulement», on entend les forces résistantes dans les pneumatiques s’opposant au déplacement d’un véhicule.

3.2.14

Par «résistance à l’avancement», on entend le couple s’opposant au déplacement vers l’avant d’un véhicule, mesuré par des capteurs de couple montés dans les roues motrices d’un véhicule.

3.2.15

Par «résistance à l’avancement sur route simulée», on entend la résistance à l’avancement sur route rencontrée par le véhicule sur le banc à rouleaux qui est censée reproduire la force résistante mesurée sur route, et composée de la force appliquée par le banc à rouleaux et des forces résistantes rencontrées par le véhicule lors de l’essai sur le banc à rouleaux et qui est exprimée par approximation par les trois coefficients d’un polynôme du second degré.

3.2.16

Par «résistance à l’avancement simulée», on entend la résistance à l’avancement rencontrée par le véhicule sur le banc à rouleaux, censée reproduire la force résistante mesurée sur route, et composée du couple appliqué par le banc à rouleaux et du couple résistant rencontré par le véhicule lors de l’essai sur le banc à rouleaux et qui est exprimée par approximation par les trois coefficients d’un polynôme du second degré.

3.2.17

Par «mesure anémométrique stationnaire», on entend la mesure de la vitesse et de la direction du vent avec un anémomètre situé à un emplacement et à une hauteur au-dessus du niveau de la piste d’essai où les conditions de mesure les plus représentatives seront obtenues.

3.2.18

Par «équipement de série», on entend la configuration de base d’un véhicule, doté de toutes les caractéristiques qui sont prescrites par les dispositions réglementaires de la Partie contractante, y compris toutes les caractéristiques présentes sur le véhicule qui ne correspondent pas à des spécifications additionnelles en matière de configuration ou d’équipement.

3.2.19

Par «résistance à l’avancement sur route visée», on entend la résistance à l’avancement que l’on doit reproduire sur le banc à rouleaux.

3.2.20

Par «résistance à l’avancement visée», on entend la résistance à l’avancement que l’on doit reproduire.

3.2.21

Par «mode décélération libre», on entend un mode opératoire permettant une détermination exacte et répétable de la résistance à l’avancement sur route et un réglage exact du dynamomètre.

3.2.22

Par «correction de l’effet du vent», on entend une correction de l’effet du vent sur la résistance à l’avancement sur route sur la base des mesures anémométriques faites avec un équipement stationnaire ou embarqué.

3.2.23

Par «masse maximale techniquement admissible en charge», on entend la masse maximale autorisée du véhicule sur la base de ses caractéristiques de construction et de ses performances d’origine.

3.2.24

Par «masse effective du véhicule», on entend la masse en ordre de marche plus la masse de l’équipement optionnel monté sur un véhicule donné.

3.2.25

Par «masse d’essai du véhicule», on entend la somme de la masse effective du véhicule, de 25 kg et de la masse représentative de la charge du véhicule.

3.2.26

Par «masse représentative de la charge du véhicule», on entend x % de la charge maximale du véhicule, où x est égal à 15 % pour les véhicules de la catégorie M et 28 % pour les véhicules de la catégorie N.

3.2.27

Par «masse maximale techniquement admissible en charge d’un ensemble de véhicules» (MC), on entend la masse maximale autorisée de l’ensemble constitué d’un véhicule à moteur et d’une ou plusieurs remorques sur la base de leurs caractéristiques de construction et performances d’origine ou la masse maximale autorisée de l’ensemble constitué d’un tracteur et d’une semi-remorque.

3.2.28

Par «rapport n/v», on entend le régime moteur divisé par la vitesse du véhicule.

3.2.29

Par «dynamomètre à rouleau simple», on entend un dynamomètre où chaque roue d’un essieu du véhicule est en contact avec un seul rouleau.

3.2.30

Par « dynamomètre à deux rouleaux », on entend un dynamomètre où chaque roue d’un essieu du véhicule est en contact avec deux rouleaux.

3.2.31

Par «essieu moteur», on entend un essieu d’un véhicule capable de fournir de l’énergie de propulsion et/ou de récupérer de l’énergie, qu’il s’agisse d’une fonction temporaire, permanente ou sélectionnable par le conducteur.

3.2.32

Par «dynamomètre deux roues motrices», on entend un dynamomètre où seules les roues d’un essieu du véhicule sont en contact avec le ou les rouleaux.

3.2.33

Par «dynamomètre quatre roues motrices», on entend un dynamomètre où toutes les roues des deux essieux du véhicule sont en contact avec les rouleaux.

3.2.34

Par «dynamomètre en mode deux roues motrices», on entend un dynamomètre deux ou quatre roues motrices qui simule l’inertie et la résistance à l’avancement sur route uniquement sur l’essieu moteur du véhicule d’essai et où les roues en rotation sur l’essieu non moteur n’ont aucune influence sur les résultats de mesure par rapport à une configuration où celles-ci ne tourneraient pas.

3.2.35

Par «dynamomètre en mode quatre roues motrices», on entend un dynamomètre quatre roues motrices qui simule l’inertie et la résistance à l’avancement sur route sur les deux essieux du véhicule d’essai.

3.2.36

Par «marche au point mort», on entend une fonction d’une boîte de vitesses automatique ou d’un embrayage qui, lorsqu’une propulsion nulle ou une décélération lente est requise, découple automatiquement le moteur du système de transmission et pendant laquelle aucune énergie de propulsion n’est transmise aux roues, aucune énergie n’est récupérée au niveau des roues et aucun freinage à friction n’est appliqué. Lorsque cette fonction est utilisée, le moteur peut tourner au ralenti ou être arrêté.

3.2.37

Par «masse de référence», on entend la masse en ordre de marche du véhicule plus 100 kg, moins la masse nominale du conducteur (75 kg).

3.3

Véhicules électriques purs, véhicules équipés uniquement de moteurs à combustion interne, véhicules électriques hybrides, véhicules à pile à combustible et véhicules à carburant de remplacement

3.3.1

Par «autonomie en mode électrique» (AER), on entend la distance totale parcourue par un VEH-RE depuis le début de l’essai d’épuisement de la charge jusqu’à l’instant où le moteur à combustion commence à consommer du carburant thermique.

3.3.2

Par «autonomie électrique pure» (PER), on entend la distance totale parcourue par un VEP depuis le début de l’essai d’épuisement de la charge jusqu’à l’instant où le critère de déconnexion automatique est atteint.

3.3.3

Par «autonomie réelle en mode épuisement de la charge» (RCDA), on entend la distance parcourue au cours d’un certain nombre de cycles WLTC en mode épuisement de la charge jusqu’à ce que le système rechargeable de stockage de l’énergie électrique (SRSEE) soit déchargé.

3.3.4

Par «autonomie en cycle d’épuisement de la charge» (RCDC), on entend la distance parcourue depuis le début de l’essai d’épuisement de la charge jusqu’à la fin du dernier cycle précédant le ou les cycles répondant au critère de déconnexion automatique, y compris le cycle de transition où le véhicule peut avoir fonctionné en mode épuisement de la charge ainsi qu’en mode maintien de la charge.

3.3.5

Par «conditions de fonctionnement en mode épuisement de la charge», on entend des conditions de fonctionnement dans lesquelles l’énergie stockée dans le SRSEE peut fluctuer mais tend à diminuer pendant que le véhicule roule jusqu’à la transition au mode maintien de la charge.

3.3.6

Par «conditions de fonctionnement en mode maintien de la charge», on entend des conditions de fonctionnement dans lesquelles l’énergie stockée dans le SRSEE peut fluctuer mais est maintenue en moyenne à un niveau de charge stable pendant que le véhicule roule.

3.3.7

Par «facteurs d’utilisation», on entend des rapports, basés sur les statistiques de circulation, tenant compte de l’autonomie obtenue en mode épuisement de la charge, qui sont utilisés pour pondérer les valeurs des émissions de composés d’échappement, des émissions de CO2 et de la consommation de carburant pendant les phases d’épuisement de la charge et de maintien de la charge pour les VEH-RE.

3.3.8

Par «machine électrique», on entend un convertisseur d’énergie transformant l’énergie électrique en énergie mécanique.

3.3.9

Par «convertisseur d’énergie», on entend un système dans lequel l’énergie de sortie n’est pas de même nature que l’énergie d’entrée.

3.3.9.1

Par «convertisseur de propulsion», on entend un convertisseur d’énergie faisant partie du groupe motopropulseur, qui n’est pas un dispositif périphérique et dont l’énergie de sortie est utilisée directement ou indirectement aux fins de la propulsion du véhicule.

3.3.9.2

Par «catégorie de convertisseur de propulsion», on entend i) un moteur à combustion interne, ii) une machine électrique, ou iii) une pile à combustible.

3.3.10

Par «système de stockage de l’énergie», on entend un système qui peut emmagasiner l’énergie et la libérer sous la même forme que l’énergie d’entrée.

3.3.10.1

Par «système de stockage de l’énergie de propulsion», on entend un système de stockage de l’énergie du groupe motopropulseur qui n’est pas un dispositif périphérique et dont l’énergie de sortie est utilisée directement ou indirectement aux fins de la propulsion du véhicule.

3.3.10.2

Par «catégorie de système de stockage de l’énergie de propulsion», on entend i) un système de stockage du carburant, ii) un système rechargeable de stockage de l’énergie électrique, ou iii) un système rechargeable de stockage de l’énergie mécanique.

3.3.10.3

Par «forme d’énergie», on entend i) l’énergie électrique, ii) l’énergie mécanique, ou iii) l’énergie chimique (y compris celle contenue dans les carburants).

3.3.10.4

Par «système de stockage du carburant», on entend un système de stockage de l’énergie de propulsion qui emmagasine l’énergie chimique en tant que carburant liquide ou gazeux.

3.3.11

Par «autonomie équivalente en mode électrique» (EAER), on entend la portion de l’autonomie réelle totale en mode épuisement de la charge (RCDA) imputable à l’utilisation de l’électricité provenant du SRSEE au cours de l’essai d’autonomie en mode épuisement de la charge.

3.3.12

Par «véhicule électrique hybride» (VEH), on entend un véhicule hybride dont un des convertisseurs de propulsion est une machine électrique.

3.3.13

Par «véhicule hybride» (VH), on entend un véhicule dont le groupe motopropulseur comprend au moins deux catégories différentes de convertisseurs de propulsion et au moins deux catégories différentes de systèmes de stockage de l’énergie de propulsion.

3.3.14

Par «variation énergétique nette», on entend la variation d’énergie dans le SRSEE divisée par la demande d’énergie par cycle du véhicule soumis à essai.

3.3.15

Par «véhicule électrique hybride non rechargeable de l’extérieur» (VEH-NRE), on entend un véhicule électrique hybride qui ne peut pas être rechargé depuis une source extérieure.

3.3.16

Par «véhicule électrique hybride rechargeable de l’extérieur» (VEH-RE), on entend un véhicule électrique hybride qui peut être rechargé depuis une source extérieure.

3.3.17

Par «véhicule électrique pur» (VEP), on entend un véhicule équipé d’un groupe motopropulseur comportant exclusivement des machines électriques comme convertisseurs de propulsion et des systèmes rechargeables de stockage de l’énergie électrique comme systèmes de stockage de l’énergie de propulsion.

3.3.18

Par «pile à combustible», on entend un convertisseur d’énergie transformant l’énergie chimique (énergie d’entrée) en énergie électrique (énergie de sortie) ou inversement.

3.3.19

Par «véhicule à pile à combustible» (VPC), on entend un véhicule équipé d’un groupe motopropulseur comportant exclusivement une ou plusieurs piles à combustible et une ou plusieurs machines électriques comme convertisseur(s) de propulsion.

3.3.20

Par «véhicule hybride à pile à combustible» (VHPC), on entend un véhicule à pile à combustible équipé d’un groupe motopropulseur comportant au moins un système de stockage du carburant et au moins un système rechargeable de stockage de l’énergie électrique comme systèmes de stockage de l’énergie de propulsion.

3.3.20.1

Par «véhicule électrique hybride à pile à combustible non rechargeable de l’extérieur» (VHPC-NRE), on entend un véhicule électrique hybride à pile à combustible qui ne peut pas être rechargé depuis une source extérieure.

3.3.20.2

Par «véhicule électrique hybride à pile à combustible rechargeable de l’extérieur» (VHPC-RE), on entend un véhicule électrique hybride à pile à combustible qui peut être rechargé depuis une source extérieure.

3.3.21

Par «véhicule bicarburant», on entend un véhicule doté de deux systèmes distincts de stockage du carburant, conçu pour fonctionner avec un seul carburant à la fois. Toutefois, l’utilisation simultanée des deux carburants est autorisée dans des quantités et pour des durées limitées.

3.3.22

Par «véhicule bicarburant à gaz», on entend un véhicule bicarburant qui peut fonctionner à l’essence (en mode essence), mais aussi au GPL, au GN/biométhane ou à l’hydrogène.

3.3.23

Par «véhicule équipé uniquement de moteurs à combustion interne», on entend un véhicule dont tous les convertisseurs de propulsion sont des moteurs à combustion interne.

3.3.24

Par «chargeur embarqué», on entend le convertisseur de courant électrique entre le SRSEE de traction et la prise de recharge du véhicule.

3.3.25

Par «véhicule polycarburant», on entend un véhicule doté d’un seul système de stockage du carburant qui peut fonctionner avec différents mélanges de deux ou plusieurs carburants.

3.3.26

Par «véhicule polycarburant à éthanol», on entend un véhicule polycarburant qui peut fonctionner à l’essence ou à un mélange d’essence et d’éthanol jusqu’à une teneur de 85 % d’éthanol (E85).

3.3.27

Par «véhicule monocarburant», on entend un véhicule conçu pour fonctionner principalement avec un type de carburant.

3.3.28

Par «véhicule monocarburant à gaz», on entend un véhicule monocarburant conçu avant tout pour fonctionner en permanence au GPL, au GN/biométhane ou à l’hydrogène, mais qui peut aussi être doté d’un système d’alimentation en essence exclusivement réservé aux cas d’urgence et au démarrage et comprenant un réservoir d’une capacité nominale maximale ne dépassant pas 15 l.

3.4 Groupe motopropulseur

3.4.1

Par «groupe motopropulseur», on entend l’ensemble formé, sur un véhicule, par le ou les système(s) de stockage de l’énergie de propulsion, le ou les convertisseur(s) de propulsion et le ou les système(s) de transmission servant à fournir de l’énergie mécanique aux roues pour la propulsion du véhicule, ainsi que les dispositifs périphériques.

3.4.2

Par «dispositif auxiliaire», on entend tout dispositif ou système autre que périphérique consommant, convertissant, emmagasinant ou fournissant de l’énergie et installé sur le véhicule à d’autres fins que sa propulsion, et qui n’est donc pas considéré comme faisant partie du groupe motopropulseur.

3.4.3

Par «dispositif périphérique», on entend tout dispositif consommant, convertissant, emmagasinant ou fournissant de l’énergie n’ayant pas pour destination principale la propulsion du véhicule mais qui est indispensable au fonctionnement du groupe motopropulseur est donc considéré comme faisant partie de ce dernier.

3.4.4

Par «système de transmission», on entend la chaîne d’éléments du groupe motopropulseur servant à la transmission de l’énergie mécanique entre le ou les convertisseur(s) de propulsion et les roues.

3.4.5

Par «boîte de vitesses à commande manuelle», on entend une boîte de vitesses sur laquelle le changement de rapports se fait seulement sur action du conducteur.

3.5 Généralités

3.5.1

Par «émissions de référence», on entend les émissions de composés pour lesquels des limites sont fixées dans le présent Règlement.

3.5.2

(Réservé)

3.5.3

(Réservé)

3.5.4

(Réservé)

3.5.5

(Réservé)

3.5.6

Par «demande d’énergie sur le cycle», on entend l’énergie positive calculée nécessaire au véhicule pour effectuer le cycle prescrit.

3.5.7

Par «dispositif d’invalidation», on entend tout élément de conception qui prend en compte la température, la vitesse du véhicule, le régime moteur (tours par min), le rapport de vitesse, la dépression à l’admission ou d’autres paramètres en vue d’activer, de moduler, de retarder ou de désactiver le fonctionnement d’un élément du système antipollution, avec pour effet de réduire l’efficacité de ce système dans les conditions normalement susceptibles d’être rencontrées dans le fonctionnement et l’usage normaux du véhicule.

3.5.8

Par «mode sélectionnable», on entend un régime de fonctionnement distinct sélectionnable par le conducteur, pouvant avoir des incidences sur les émissions ou la consommation de carburant et/ou d’énergie.

3.5.9

Par «mode prépondérant» aux fins du présent Règlement, on entend un mode particulier sélectionnable qui est toujours sélectionné quand le véhicule est mis en marche, quel qu’ait été le mode sélectionné par le conducteur quand le véhicule a été pour la dernière fois arrêté, et qui ne peut pas être modifié. Une fois le véhicule mis en marche, le mode prépondérant ne peut être commuté sur un mode sélectionnable différent que par une manœuvre délibérée du conducteur.

3.5.10

Par «conditions de référence (aux fins du calcul des émissions massiques)», on entend les conditions sur la base desquelles les masses volumiques de gaz sont déterminées, à savoir 101,325 kPa et 273,15 K (0 °C).

3.5.11

Par «émissions d’échappement», on entend les composés gazeux, solides et liquides émis par le tuyau d’échappement.

3.5.12

Par «mode de démarrage configurable», on entend un mode sélectionnable pouvant être choisi par le conducteur de sorte qu’il soit automatiquement sélectionné quand le véhicule est mis en marche. Une fois le véhicule mis en marche, le mode de démarrage configurable ne peut être commuté sur un mode différent que par une manœuvre délibérée du conducteur.

3.6 MP/NP

Le terme « particule » est utilisé par convention pour les matières qui sont mesurées alors qu’elles sont en suspension dans l’air, et le terme « matière particulaire » pour les matières déposées.

3.6.1

Par «émissions en nombre de particules» (NP), on entend le nombre total de particules solides émises dans les gaz d’échappement des véhicules, quantifié selon les méthodes de dilution, de prélèvement et de mesure comme spécifié dans le présent Règlement.

3.6.2

Par «émissions de matières particulaires» (MP), on entend la masse de toute matière particulaire émise dans les gaz d’échappement, quantifiée selon les méthodes de dilution, de prélèvement et de mesure comme spécifié dans le présent Règlement.

3.7 WLTC

3.7.1

Par «puissance nominale du moteur» (Prated), on entend la puissance maximale nette du moteur en kW, déterminée conformément aux prescriptions du Règlement ONU no 85.

3.7.2

Par «vitesse maximale» (vmax), on entend la vitesse maximale d’un véhicule déclarée par le constructeur. En l’absence de déclaration, la vitesse maximale sera celle déterminée conformément au Règlement ONU no 68.

3.8 Mode opératoire

3.8.1

Par «système à régénération périodique», on entend un dispositif antipollution aval (catalyseur, filtre à particules, par exemple) nécessitant une régénération à intervalles réguliers.

3.9 Émissions par évaporation

3.9.1

Par «système de réservoir de carburant», on entend les composants qui permettent de stocker le carburant, comprenant le réservoir de carburant, le goulot de remplissage, le bouchon du réservoir et la pompe à carburant lorsqu’elle est installée dans ou sur le réservoir de carburant.

3.9.2

Par «système d’alimentation en carburant», on entend les composants qui permettent de stocker ou de transporter le carburant à bord du véhicule, comprenant le système de réservoir de carburant, tous les tuyaux de carburant et de vapeur, toutes les pompes à carburant non installées dans ou sur le réservoir de carburant et le canister à charbon actif.

3.9.3

Par «capacité de traitement du butane» (BWC), on entend la masse de butane qu’un canister à charbon actif peut adsorber.

3.9.4

Par «BWC300», on entend la capacité de traitement du butane après 300 cycles de vieillissement par exposition au carburant.

3.9.5

Par «facteur de perméabilité» (PF), on entend le facteur déterminé sur la base des pertes d’hydrocarbures sur une période de temps et utilisé pour mesurer la valeur finale des émissions par évaporation.

3.9.6

Par «réservoir non métallique monocouche», on entend un réservoir de carburant fabriqué avec une seule couche de matériau non métallique, y compris les réservoirs conçus avec des matériaux fluorés/sulfonés.

3.9.7

Par «réservoir multicouche», on entend un réservoir de carburant fabriqué avec au moins deux couches de matériaux différents, dont l’un est un matériau imperméable aux hydrocarbures.

3.9.8

Par «système de réservoir étanche», on entend un système de réservoir de carburant duquel les vapeurs de carburant ne s’échappent pas au cours d’une période de stationnement correspondant au cycle d’essai diurne de 24 h défini au paragraphe 6.5.9 de l’annexe C3 lorsque celui-ci est effectué avec le carburant de référence indiqué au paragraphe 7 de l’annexe B3.

3.9.9

Par «émissions par évaporation», on entend les pertes de vapeurs d’hydrocarbures provenant du système d’alimentation en carburant d’un véhicule à moteur en stationnement et immédiatement avant le ravitaillement d’un réservoir étanche.

3.9.10

Par «pertes liées à la dépressurisation», on entend les hydrocarbures évacués par la soupape de surpression d’un système de réservoir étanche exclusivement à travers le canister autorisé par le système.

3.9.11

Par «trop-plein de pertes liées à la dépressurisation», on entend les hydrocarbures qui traversent le canister lors d’une dépressurisation.

3.9.12

Par «pression de décharge du réservoir», on entend la pression minimale à laquelle s’ouvre la soupape de surpression du système de réservoir étanche, uniquement en réaction à la pression à l’intérieur du réservoir.

3.9.13

Par «percée de 2 g», on entend le niveau de saturation atteint lorsque la quantité cumulée d’hydrocarbures émis par le canister à charbon actif est égale à 2 g.

3.10 Système OBD

3.10.1

Par «système d’autodiagnostic (OBD)», on entend un système embarqué capable de détecter les défaillances des systèmes antipollution surveillés, d’identifier l’origine probable d’un défaut de fonctionnement au moyen de codes défaut stockés dans la mémoire de l’ordinateur et d’activer le témoin de défaillance (TD) pour avertir le conducteur du véhicule.

3.10.2

Par «famille de systèmes OBD», on entend un groupe de véhicules d’un constructeur qui, de par leur conception, sont censés avoir des caractéristiques similaires en matière d’émissions de gaz d’échappement et de système OBD. Chaque véhicule de cette famille doit avoir satisfait aux prescriptions énoncées au paragraphe 6.8.1 du présent Règlement.

3.10.3

Par «système antipollution», dans le contexte des systèmes OBD, on entend le système de gestion électronique du moteur ainsi que tout autre composant relatif aux émissions du système d’échappement ou du système d’évaporation qui envoie un signal d’entrée dans le système ou en reçoit un signal de sortie.

3.10.4

Par «témoin de défaillance (TD)», on entend un signal visible ou audible qui informe clairement le conducteur du véhicule en cas de défaillance de tout composant relatif aux émissions et relié au système OBD ou du système OBD lui-même.

3.10.5

Par «défaillance», on entend la défaillance d’un composant ou d’un système relatif aux émissions entraînant le dépassement des seuils OBD indiqués au paragraphe 6.8.2 ou une situation où le système OBD n’est pas en mesure de satisfaire aux prescriptions de base en matière de surveillance spécifiées dans l’annexe C5.

3.10.6

Par «air secondaire», on entend l’air introduit dans le système d’échappement au moyen d’une pompe, d’une soupape d’aspiration ou d’un autre dispositif, dans le but de faciliter l’oxydation des hydrocarbures et du CO contenu dans les gaz d’échappement.

3.10.7

Par «raté d’allumage du moteur», on entend le manque de combustion dans le cylindre d’un moteur à allumage commandé, en raison d’une absence d’étincelle, d’un mauvais dosage du carburant, d’une mauvaise compression ou de toute autre cause. Lorsqu’il est question de la surveillance effectuée par le système OBD, il s’agit du pourcentage de ratés d’allumage par rapport à un nombre total d’événements d’allumage (déclaré par le constructeur) qui entraînerait un dépassement des seuils OBD indiqués au paragraphe 6.8.2 ou du pourcentage qui entraînerait une surchauffe du ou des catalyseurs, provoquant des dommages irréversibles.

3.10.8

Par «cycle de conduite OBD», on entend l’ensemble d’opérations comprenant le démarrage du moteur, une phase de roulage pendant laquelle une éventuelle défaillance serait détectée et l’arrêt du moteur.

3.10.9

Par «cycle de mise en température», on entend une durée de fonctionnement du véhicule suffisante pour que la température du liquide de refroidissement s’élève d’au moins 22 K à partir du démarrage du moteur, et atteigne au moins 343 K (70 °C).

3.10.10

Par «correction du carburant», on entend les réglages correctifs par rapport à l’étalonnage de base du carburant. La correction rapide du carburant consiste en des ajustements dynamiques ou instantanés. La correction lente consiste en des ajustements beaucoup plus progressifs. Ces ajustements à long terme compensent les différences entre les véhicules et les changements progressifs qui surviennent au fil du temps.

3.10.11

Par «taux de charge calculé», on entend une indication du débit d’air actuel divisé par le débit d’air de pointe, corrigée le cas échéant en fonction de l’altitude. Il s’agit d’une grandeur exprimée sans dimensions, qui n’est pas spécifique au moteur et donne au technicien chargé de l’entretien des indications concernant le pourcentage de la cylindrée théorique qui est utilisé (la position pleins gaz correspondant à 100 %).

Formula

3.10.12

Par «mode défaillance permanent du système antipollution», on entend un mode dans lequel le système de gestion électronique du moteur passe en permanence à un état qui n’exige pas d’information d’un composant ou d’un système défaillant lorsque cette défaillance entraînerait un accroissement des émissions produites par le véhicule au-delà des seuils OBD indiqués au paragraphe 6.8.2.

3.10.12.1

Dans ce contexte, le terme « permanent » signifie que le mode défaillance n’est pas réversible, c’est-à-dire que le processus de diagnostic ou de détection à l’origine du basculement en mode défaillance permanent du système antipollution ne peut plus fonctionner dans le cycle d’essai suivant ni confirmer si les conditions à l’origine du basculement dans ce mode ont disparu. Tous les autres modes défaillance sont considérés comme n’étant pas permanents.

3.10.13

Par «unité de prise de mouvement», on entend le dispositif, actionné par le moteur, dont la puissance sert à alimenter des équipements auxiliaires montés sur le véhicule.

3.10.14

Par «accès», on entend la mise à disposition de toutes les données OBD relatives aux émissions, y compris les codes défaut nécessaires à l’inspection, au diagnostic, à l’entretien ou à la réparation des éléments du véhicule liés aux émissions, par l’intermédiaire de l’interface série de la prise diagnostic normalisée (conformément au paragraphe 6.5.3.5 de l’appendice 1 de l’annexe C5).

3.10.15

Par «accès illimité», on entend:

3.10.15.1

Un accès qui ne dépend pas d’un code d’accès ne pouvant être obtenu qu’auprès du constructeur ou un dispositif similaire; ou

3.10.15.2

Un accès qui rend possible l’évaluation des données communiquées sans devoir recourir à des informations uniques de décodage, à moins que ces informations ne soient elles-mêmes normalisées.

3.10.16

Par «données normalisées», on entend le fait que toutes les informations sur les flux de données, y compris tous les codes défaut utilisés, sont nécessairement produites en conformité avec les normes industrielles qui, du fait que leur format et les options autorisées sont clairement définis, assurent une harmonisation maximale dans l’industrie automobile, et dont l’utilisation est expressément autorisée par le présent Règlement.

3.10.17

(Réservé)

3.10.18

Par «défaut», s’agissant d’un système OBD, on entend le fait que des composants ou systèmes sous surveillance présentent de manière temporaire ou permanente des caractéristiques de fonctionnement qui diminuent la capacité du système OBD de surveiller efficacement ces composants ou systèmes ou qui ne respectent pas toutes les autres prescriptions détaillées applicables au système OBD.

3.10.19

Par «mode dégradé», on entend tout mode défaillance autre que le mode défaillance du système antipollution.

3.10.20

Par «code défaut en attente», on entend un code défaut enregistré dès qu’une défaillance est détectée, avant que le témoin de défaillance ne s’allume.

3.10.21

Par «état de préparation», on entend l’état indiquant si un programme de surveillance ou un groupe de programmes de surveillance a été exécuté depuis le dernier effaçage sur demande ou ordre externe (par exemple émis par un analyseur de diagnostic OBD).

3.11 Essai de correction en fonction de la température ambiante (annexe B6a)

3.11.1

Par «dispositif actif de stockage de chaleur», on entend une technique qui permet de stocker la chaleur au sein d’un dispositif d’un véhicule et de la restituer à un composant du groupe motopropulseur sur une période de temps définie au démarrage du moteur. Ce dispositif est caractérisé par l’enthalpie stockée dans le système et par le temps de restitution de la chaleur aux composants du groupe motopropulseur.

3.11.2

Par «matériaux d’isolation», on entend tout matériau du compartiment moteur attaché au moteur et/ou au châssis qui a un effet d’isolation thermique qui est caractérisé par une conductivité maximale de la chaleur de 0,1 W (mK).

4. Demande d’homologation

4.1

La demande d’homologation d’un type de véhicule en ce qui concerne les prescriptions du présent Règlement doit être présentée à l’autorité d’homologation de type par le constructeur du véhicule ou par son représentant dûment accrédité.

4.1.1

La demande visée au paragraphe 4.1 doit être établie conformément au modèle de fiche de renseignements présenté à l’annexe A1 du présent Règlement.

4.1.2

En outre, le constructeur doit fournir les renseignements suivants:

a)

Dans le cas d’un véhicule équipé d’un moteur à allumage commandé, une déclaration du constructeur relative au pourcentage minimum de ratés d’allumage, par rapport à un nombre total d’événements d’allumage, qui entraînerait un dépassement des seuils OBD indiqués au paragraphe 6.8.2 si ce pourcentage de ratés existait dès le commencement d’un essai du type 1 tel que décrit dans la partie B des annexes du présent Règlement, ou qui pourrait entraîner la surchauffe d’un ou plusieurs catalyseurs, ce qui provoquerait des dommages irréversibles;

b)

Une description écrite détaillée des caractéristiques de fonctionnement du système OBD comprenant la liste de tous les éléments du système antipollution du véhicule qui sont surveillés par le système OBD;

c)

Une description du témoin de défaillance utilisé par le système OBD pour signaler une défaillance au conducteur du véhicule;

d)

Le présent alinéa ne s’applique qu’au niveau 1A :

Une déclaration du constructeur selon laquelle le système OBD est conforme aux dispositions du paragraphe 7 de l’appendice 1 de l’annexe C5 du présent Règlement, concernant les performances en service dans toutes les conditions de conduite raisonnablement prévisibles;

e)

Le présent alinéa ne s’applique qu’au niveau 1A :

Un plan décrivant les critères techniques détaillés à appliquer et la justification nécessaire pour augmenter le numérateur et le dénominateur de chaque dispositif de surveillance qui doit satisfaire aux prescriptions des paragraphes 7.2 et 7.3 de l’appendice 1 de l’annexe C5 du présent Règlement, ainsi que pour désactiver les numérateurs, les dénominateurs et le dénominateur général dans les conditions énoncées au paragraphe 7.7 de l’appendice 1 de l’annexe C5 du présent Règlement;

f)

Une description des mesures prises pour empêcher toute modification non autorisée du calculateur de commande du système antipollution;

g)

Le cas échéant, les caractéristiques de la famille de systèmes OBD mentionnées au paragraphe 6.8.1;

h)

S’il y a lieu, des copies d’autres homologations comportant les données nécessaires pour l’extension des homologations et l’établissement des facteurs de détérioration.

4.1.3

Pour les essais décrits au paragraphe 3 de l’annexe C5 du présent Règlement, un véhicule représentatif du type de véhicule ou de la famille de véhicules équipé du système OBD à homologuer doit être présenté au service technique chargé des essais d’homologation. Si le service technique conclut que le véhicule présenté ne représente pas pleinement la famille de systèmes OBD telle que définie au paragraphe 6.8.1, un autre véhicule et, le cas échéant, un véhicule supplémentaire doivent être fournis pour subir les essais prévus au paragraphe 3 de l’annexe C5 du présent Règlement.

4.2

Un modèle de fiche de renseignements relative aux émissions d’échappement, aux émissions de dioxyde de carbone et à la consommation de carburant et/ou à la mesure de la consommation d’énergie électrique et de l’autonomie électrique, aux émissions par évaporation, à la durabilité et au système OBD figure à l’annexe A1 du présent Règlement. Les informations visées au paragraphe 3.2.12.2.7.6 de l’annexe A1 du présent Règlement doivent être mentionnées à l’appendice 1 (Informations relatives au système OBD) de la fiche communication présentée à l’annexe A2 du présent Règlement.

4.2.1

S’il y a lieu, des copies d’autres homologations comportant les données nécessaires pour l’extension des homologations et l’établissement des facteurs de détérioration.

4.3

Pour les essais décrits dans le tableau A du paragraphe 6, un véhicule représentatif du type de véhicule ou de la famille de véhicules équipé du système OBD à homologuer doit être présenté au service technique chargé des essais d’homologation.

4.3.1

Aux fins de l’alinéa e) du paragraphe 4.1.2, l’autorité d’homologation de type qui délivre l’homologation doit mettre les informations visées à cet alinéa à la disposition des autres autorités d’homologation de type, si elles en font la demande.

4.3.2

Aux fins des alinéas d) et e) du paragraphe 4.1.2, les autorités d’homologation de type ne doivent pas homologuer un véhicule si les informations fournies par le constructeur ne permettent pas de satisfaire aux exigences du paragraphe 7 de l’appendice 1 de l’annexe C5 du présent Règlement. Les paragraphes 7.2, 7.3 et 7.7 de l’appendice 1 de l’annexe C5 du présent Règlement s’appliquent dans toutes les conditions de conduite raisonnablement prévisibles. Pour l’évaluation du respect des exigences énoncées aux paragraphes 7.2 et 7.3 de l’appendice 1 de l’annexe C5, l’autorité d’homologation de type doit tenir compte du niveau actuel de la technologie.

4.3.3

Aux fins de l’alinéa f) du paragraphe 4.1.2, les mesures prises pour empêcher toute modification non autorisée du calculateur de commande du système antipollution doivent inclure une fonction de mise à jour utilisant un programme ou une procédure d’étalonnage approuvé par le constructeur.

4.3.4

La demande d’homologation de type des véhicules polycarburant, monocarburant et bicarburant doit respecter les prescriptions supplémentaires énoncées aux paragraphes 5.8 et 5.9.

4.3.5

Les changements de marque d’un système, d’un composant ou d’une entité technique qui interviennent après coup n’invalident pas automatiquement une homologation de type, à moins que les caractéristiques d’origine ou les paramètres techniques soient modifiés de telle manière que le fonctionnement du moteur ou du système antipollution s’en trouve affecté.

4.4

Avant que l’homologation de type du véhicule soit accordée, l’autorité compétente doit vérifier que des dispositions satisfaisantes ont été prises pour assurer un contrôle efficace de la conformité de la production.

5. Homologation

5.1

Lorsque le type de véhicule présenté à l’homologation satisfait à toutes les prescriptions pertinentes du paragraphe 6, l’homologation pour ce type de véhicule doit être accordée.

5.2

Un numéro d’homologation est attribué à chaque type homologué.

5.2.1

Le numéro d’homologation de type est composé de quatre sections séparées entre elles par le symbole « * ».

Section 1

:

La lettre « E » suivie du numéro distinctif de la Partie contractante qui a délivré l’homologation de type (1).

Section 2

:

Le numéro 154 suivi de la lettre « R », puis:

a)

De deux chiffres (le premier étant le zéro, le cas échéant) indiquant la série d’amendements par laquelle ont été introduites les dispositions techniques du Règlement ONU applicables dans le cadre de l’homologation (00 pour le Règlement ONU sous sa forme originale);

b)

D’une barre oblique (/) et de deux chiffres (le premier étant le zéro, le cas échéant) indiquant le complément à la série d’amendements applicable dans le cadre de l’homologation (00 pour le Règlement ONU dans sa version initiale);

c)

D’une barre oblique (/) et de deux caractères indiquant le niveau d’homologation (par exemple 1A, 1B).

Section 3

:

Un numéro séquentiel à quatre chiffres (commençant par des zéros, le cas échéant). La séquence commence à 0001.

Section 4

:

Un numéro séquentiel à deux chiffres (commençant par des zéros, le cas échéant) désignant l’extension. La séquence commence à 00.

Tous les chiffres doivent être des chiffres arabes.

5.2.2

Exemple de numéro d’homologation attribué conformément au présent Règlement:

E11*154R01/01/02*0123*01

Il s’agit de la première extension de l’homologation portant le numéro 0123, délivrée par le Royaume-Uni conformément au complément 01 à la série 01 d’amendements, pour le niveau 2.

5.2.3

Une même Partie contractante ne peut pas attribuer ce numéro à un autre type de véhicule.

5.3

L’homologation ou l’extension ou le refus d’homologation d’un type de véhicule en application du présent Règlement est notifié aux Parties contractantes à l’Accord de 1958 appliquant le présent Règlement au moyen d’une fiche conforme au modèle reproduit dans l’annexe A2 du présent Règlement.

5.3.1

En cas de modification du texte actuel, par exemple si de nouvelles valeurs limites sont prescrites, les Parties contractantes à l’Accord de 1958 doivent être informées des types de véhicules déjà homologués qui sont conformes aux nouvelles dispositions.

5.4

Sur tout véhicule conforme à un type de véhicule Homologué en application du présent Règlement, il est apposé de manière bien visible, en un endroit facilement accessible et indiqué sur la fiche d’homologation, une marque internationale d’homologation composée:

5.4.1

D’un cercle à l’intérieur duquel est placée la lettre « E », suivie du numéro distinctif de la Partie contractante qui a accordé l’homologation;

5.4.2

Du numéro du présent Règlement, suivi de la lettre « R », d’un tiret et du numéro d’homologation, placés à droite du cercle mentionné au paragraphe 5.4.1.

5.4.3

La marque d’homologation doit comporter un code supplémentaire après le numéro d’homologation, afin d’indiquer le niveau (niveau 1A, 1B ou 2) pour lequel l’homologation a été accordée. Ce code doit être choisi conformément au tableau A3/1 de l’annexe A3 du présent Règlement.

5.5

Si le véhicule est conforme à un type de véhicule qui, dans le pays qui a accordé l’homologation en application du présent Règlement, est homologué en application d’un ou de plusieurs autres Règlements annexés à l’Accord de 1958, il n’est pas nécessaire de répéter le symbole prescrit au paragraphe 5.4.1; en pareil cas, les numéros de Règlement et d’homologation et les symboles additionnels pour tous les Règlements pour lesquels l’homologation a été accordée dans le pays qui a accordé l’homologation en application du présent Règlement doivent être inscrits l’un au-dessous de l’autre, à droite du symbole prescrit au paragraphe 5.4.1 (voir annexe A3).

5.6

La marque d’homologation doit être nettement lisible et indélébile.

5.7

La marque d’homologation doit être placée sur la plaque signalétique du véhicule ou à proximité de celle-ci.

5.7.1

On trouvera à l’annexe A3 du présent Règlement des exemples de marques d’homologation.

5.8

Prescriptions supplémentaires pour l’homologation des véhicules polycarburant

Le présent paragraphe ne s’applique qu’au niveau 1A.

5.8.1

Pour l’homologation d’un véhicule polycarburant à éthanol, le constructeur du véhicule doit décrire la capacité du véhicule à s’adapter à tout mélange d’essence et de carburant éthanol (jusqu’à une teneur de 85 % d’éthanol).

5.9

Prescriptions supplémentaires pour l’homologation des véhicules monocarburant à gaz et les véhicules bicarburant à gaz

5.9.1

Pour le GPL ou le GN, le carburant à utiliser doit être précisé dans la fiche de renseignements figurant à l’annexe A1 du présent Règlement.

5.10

Prescriptions pour l’homologation en ce qui concerne le système OBD

5.10.1

Le constructeur doit veiller à ce que tous les véhicules soient équipés d’un système OBD.

5.10.2

Le système OBD doit être conçu, construit et monté dans un véhicule de telle façon qu’il puisse identifier différents types de détérioration ou de défaillance pendant toute la durée de vie du véhicule.

5.10.3

Le système OBD doit être conforme aux prescriptions du présent Règlement dans des conditions d’utilisation normales.

5.10.4

Lorsque le système est soumis à essai avec un composant défectueux, conformément à l’appendice 1 de l’annexe C5 du présent Règlement, le témoin de défaillance du système OBD doit s’activer. Durant cet essai, le témoin de défaillance peut également s’activer à des niveaux d’émissions inférieurs aux seuils OBD définis au paragraphe 6.8.

5.10.5

Le présent paragraphe ne s’applique qu’au niveau 1A:

Le constructeur doit veiller à ce que le système OBD réponde aux prescriptions énoncées au paragraphe 7 de l’appendice 1 de l’annexe C5 du présent Règlement en matière de performances en service, dans toutes les conditions de conduite raisonnablement prévisibles.

5.10.6

Le présent paragraphe ne s’applique qu’au niveau 1A:

Les données concernant les performances en service qui doivent être enregistrées et fournies par un système OBD conformément aux dispositions du paragraphe 7.6 de l’appendice 1 de l’annexe C5 du présent Règlement doivent être directement communiquées par le constructeur aux autorités nationales et aux opérateurs indépendants sous une forme non cryptée.

5.11

Le présent paragraphe ne s’applique qu’au niveau 1A.

Prescriptions pour l’homologation en ce qui concerne les dispositifs de surveillance de la consommation de carburant et/ou d’énergie électrique

5.11.1

Le constructeur doit veiller à ce que les véhicules suivants des catégories M1, N1 et N2 soient équipés d’un dispositif permettant de collecter, de stocker et de mettre à disposition des données sur la quantité de carburant et/ou d’énergie électrique consommée pour le fonctionnement du véhicule:

a)

Les véhicules équipés uniquement de moteurs à combustion interne et les VEH-NRE alimentés exclusivement par du gazole minéral, du biogazole, de l’essence, de l’éthanol ou toute combinaison de ces carburants;

b)

Les VEH-RE alimentés à l’électricité et à l’un quelconque des carburants mentionnés à l’alinéa a).

5.11.2

Le dispositif de surveillance de la consommation de carburant et/ou d’énergie électrique doit être conforme aux prescriptions énoncées à l’appendice 5.

6. Spécifications et essais

6.1 Généralités

6.1.1

Le véhicule et les éléments susceptibles d’influer sur les émissions de CO2 et la consommation de carburant ou la consommation d’énergie électrique et les émissions de composés gazeux, y compris les émissions par évaporation et les émissions de particules en masse et en nombre doivent être conçus, construits et montés de telle façon que dans des conditions normales d’utilisation telles que l’exposition aux effets tels qu’humidité, pluie, chaleur, froid, sable, poussière, vibrations, usure, etc., auxquels ils peuvent être soumis, le véhicule puisse continuer à satisfaire aux prescriptions du présent Règlement pendant sa durée de vie utile. Cette prescription s’applique aussi à l’intégrité de tous les tuyaux flexibles, ainsi que de leurs joints et raccords utilisés dans les systèmes antipollution et les systèmes de réduction des émissions par évaporation.

Pour les émissions d’échappement, le CO2 et la consommation de carburant ou d’énergie électrique, ces conditions sont considérées comme remplies si les dispositions des paragraphes 6.3 et 8.2 sont respectées.

Pour les émissions par évaporation, ces conditions sont considérées comme remplies si les dispositions des paragraphes 6.6 et 8.3 sont respectées.

6.1.2

Le véhicule d’essai doit être représentatif, du point de vue de ses composants relatifs à la réduction des émissions et du fonctionnement des véhicules de la série de production à laquelle s’applique l’homologation. Le constructeur et l’autorité compétente doivent se mettre d’accord sur le modèle de véhicule d’essai censé être représentatif.

6.1.3

En ce qui concerne les émissions par évaporation, pour les véhicules dotés d’un système de réservoir étanche, cette prescription suppose l’existence d’un mécanisme qui permette, juste avant le ravitaillement, d’évacuer les vapeurs sous pression contenues dans le réservoir exclusivement à travers un canister à charbon actif dont la seule fonction est de retenir les vapeurs de carburant. Ce mode d’évacuation est aussi le seul qui soit autorisé lorsque la pression dans le réservoir dépasse la valeur normale de fonctionnement.

6.1.4

Conditions d’essai du véhicule

6.1.4.1

Les types et quantités de lubrifiant et de liquide de refroidissement pour les essais de mesure des émissions doivent être ceux spécifiés pour le fonctionnement normal du véhicule par le constructeur.

6.1.4.2

Le type de carburant pour les essais de mesure des émissions doit être celui spécifié à l’annexe B3 du présent Règlement.

6.1.4.3

Tous les systèmes antipollution, y compris les systèmes de réduction des émissions par évaporation, doivent être en état de marche.

6.1.4.4

Le moteur doit être conçu de façon à ce qu’il n’y ait pas d’émissions de gaz de carter.

6.1.4.5

Les pneumatiques utilisés pour les essais de mesure des émissions doivent être comme spécifié au paragraphe 2.4.5 de l’annexe B6 du présent Règlement.

6.1.5

Orifice de remplissage du réservoir à carburant

6.1.5.1

Niveau 1A :

Sous réserve des dispositions du paragraphe 6.1.5.2, l’orifice de remplissage du réservoir d’essence ou d’éthanol doit être conçu de manière à empêcher le remplissage avec un pistolet distributeur de carburant dont l’embout a un diamètre extérieur égal ou supérieur à 23,6 mm.

Niveau 1B :

Pas de prescriptions applicables aux orifices de remplissage des réservoirs à carburant.

6.1.5.2

Les dispositions du paragraphe 6.1.5.1 ne s’appliquent pas à un véhicule pour lequel les deux conditions suivantes sont remplies:

6.1.5.2.1

Le véhicule est conçu et construit de telle façon qu’aucun dispositif de réduction des émissions ne soit détérioré par l’utilisation de carburant avec plomb;

6.1.5.2.2

Il est apposé sur le véhicule, dans une position immédiatement visible pour une personne remplissant le réservoir de carburant, de manière nettement lisible et indélébile, le symbole pour l’essence sans plomb tel que spécifié dans la norme ISO 2575:2010 « Véhicules routiers - Symboles pour les commandes, indicateurs et témoins ». Des marquages complémentaires sont permis.

6.1.6

Des mesures doivent être prises pour empêcher les émissions par évaporation excessives et les déversements de carburant provoqués par l’absence du bouchon de réservoir. Cet objectif peut être atteint:

6.1.6.1

En utilisant un bouchon de réservoir à ouverture et fermeture automatiques, non amovible;

6.1.6.2

En concevant une fermeture de réservoir qui évite les émissions par évaporation excessives en l’absence du bouchon de réservoir;

6.1.6.3

Par tout autre moyen aboutissant au même résultat. On peut citer, à titre d’exemples non limitatifs, les bouchons attachés, les bouchons munis d’une chaîne ou ceux fonctionnant avec la même clef que la clef de contact. Dans ce cas, la clef ne doit pouvoir s’enlever du bouchon que lorsqu’il est verrouillé.

6.1.7

Dispositions relatives à la sûreté du système électronique

6.1.7.1

Tout véhicule équipé d’un calculateur de commande du système antipollution, notamment d’un calculateur de gestion des émissions par évaporation, y compris lorsque celui-ci est intégré dans un calculateur de gestion des émissions d’échappement, doit comporter des fonctions propres à empêcher toute modification, sauf dans les conditions autorisées par le constructeur. Le constructeur doit autoriser de telles modifications uniquement lorsque ces dernières sont nécessaires pour le diagnostic, l’entretien, l’inspection, la mise en conformité ou la réparation du véhicule. Tous les codes ou paramètres d’exploitation reprogrammables doivent être protégés contre les modifications non autorisées et offrir un niveau de protection au moins égal aux dispositions de la norme ISO 15031-7:2013. Toutes les puces mémoire amovibles liées à l’étalonnage doivent être moulées, encastrées dans un boîtier scellé ou protégées par des algorithmes, et ne doivent pas pouvoir être remplacées sans outils et procédures spéciaux.

6.1.7.1.1

Seuls les dispositifs directement liés à l’étalonnage des émissions ou à la prévention du vol du véhicule peuvent être protégés conformément au paragraphe 6.1.7.1.

6.1.7.2

Les paramètres de fonctionnement du moteur codés informatiquement ne doivent pas pouvoir être modifiés sans l’aide d’outils et de procédures spéciaux (par exemple, les composants du calculateur doivent être soudés ou moulés, ou l’enceinte doit être scellée ou soudée).

6.1.7.3

Les constructeurs peuvent demander à l’autorité compétente d’être exemptés d’une de ces obligations pour les véhicules sur lesquels une telle protection ne semble pas nécessaire. Les critères que l’autorité doit évaluer pour prendre une décision sur l’exemption incluent notamment la disponibilité de microprocesseurs augmentant les performances, le potentiel de hautes performances du véhicule et son volume de vente probable.

6.1.7.4

Les constructeurs qui utilisent des systèmes à calculateurs programmables doivent rendre impossible toute reprogrammation illicite. Ils doivent appliquer des stratégies renforcées de prévention des manipulations et des fonctions de protection de l’écriture rendant obligatoire l’accès électronique à un ordinateur hors site géré par le constructeur. L’autorité compétente doit approuver les méthodes offrant un niveau de protection adéquat contre les modifications non autorisées.

6.1.8

Arrondi

Sauf indication contraire dans le présent Règlement, les paragraphes 6.1.8.1 et 6.1.8.2 énoncent les règles d’arrondi à suivre pour satisfaire aux prescriptions dudit Règlement.

6.1.8.1

Lorsque le chiffre immédiatement à droite de la dernière décimale à conserver est inférieur à 5, celle-ci reste inchangée.

Exemple:

Si on obtient un résultat égal à 1,234 g mais qu’il faut uniquement conserver deux chiffres après la virgule, ce résultat est arrondi à 1,23 g.

6.1.8.2

Lorsque le chiffre immédiatement à droite de la dernière décimale à conserver est supérieur ou égale à 5, celle-ci est augmentée de 1.

Exemple:

Si on obtient un résultat égal à 1,236 g mais qu’il faut uniquement conserver deux chiffres après la virgule, 6 étant supérieur à 5, ce résultat est arrondi à 1,24 g.

6.1.9

L’utilisation de dispositifs d’invalidation qui réduisent l’efficacité des systèmes antipollution est interdite. Cette interdiction ne s’applique pas:

a)

Si la nécessité de ce dispositif pour protéger le moteur contre des avaries ou accidents et pour assurer la sécurité de fonctionnement du véhicule est démontrée;

b)

Si ce dispositif ne fonctionne pas en dehors des conditions nécessaires pour le démarrage du moteur;

ou

c)

Les conditions pertinentes sont essentiellement prises en compte dans les procédures d’essai visant à vérifier les émissions par évaporation et les émissions d’échappement moyennes.

6.1.10

Division par zéro

Dans le cas où les données à entrer dans une formule prescrite par le présent Règlement donneraient lieu, de manière justifiée, à une division par zéro (par exemple, si un VEH-RE consomme une quantité nulle de carburant en condition d’épuisement de la charge), il convient de faire preuve de jugement conformément aux règles de bonne pratique technique.

6.2 Procédure d’essai

Le tableau A montre les différentes prescriptions d’essai applicables pour l’homologation de type d’un véhicule.

Tableau A

Application des prescriptions d’essai pour l’homologation de type et les extensions

Catégorie de véhicule

Véhicules équipés d’un moteur à allumage commandé, y compris les véhicules hybrides (2), (3)

Véhicules équipés d’un moteur à allumage par compression, y compris les véhicules hybrides

Véhicules électriques purs

Véhicules à pile à combustible à hydrogène

Monocarburant

Bicarburant (4)

Polycarburant (4)

Monocarburant

Carburant de référence

Essence

GPL

GN/biométhane

Hydrogène (moteur à combustion interne)

Essence

Essence

Essence

Essence

Gazole

Essence

-

Hydrogène (pile à combustible)

GPL

GN/biométhane

Hydrogène (moteur à combustion interne) (5)

Éthanol (E85)

Essai du type 1 (pour l’applicabilité des composants mesurés et donc des procédures de mesure en fonction du carburant et de la technologie du véhicule, voir les tableaux 1A et 1B) (valeurs limites)

Oui

Oui (6)

Oui (6)

Oui (5)

Oui

(les deux carburants)

Oui

(les deux carburants)

Oui

(les deux carburants)

Oui

(les deux carburants)

Oui

Oui

-

-

ATCT

(essai à 14 °C)

Oui

Oui

Oui

Oui (5)

Oui

(les deux carburants)

Oui

(les deux carburants)

Oui

(les deux carburants)

Oui

(les deux carburants)

Oui

Oui

-

-

Émissions par évaporation

(essai du type 4)

Oui

Oui (7)

Oui (7)

-

Oui

(essence seulement)

Oui

(essence seulement)

Oui

(essence seulement)

Oui

(essence seulement)

-

Oui

-

-

Durabilité

(essai du type 5)

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

(essence seulement)

Oui

(essence seulement)

Oui

(essence seulement)

Oui

(essence seulement)

Oui

Oui

-

-

OBD

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

-

-

OBFCM

Oui

-

-

-

-

-

-

Oui

(les deux carburants)

Oui

Oui

-

-

6.2.6

Chacune des familles de véhicules ci-dessous doit se voir attribuer un identifiant unique au format suivant:

FT-nnnnnnnnnnnnnnn-WMI

Où:

FT est un identifiant du type de famille:

a)

IP = Famille d’interpolation telle que définie au paragraphe 6.3.2, avec ou sans utilisation de la méthode d’interpolation;

b)

RL = Famille de résistance à l’avancement sur route telle que définie au paragraphe 6.3.3;

c)

RM = Famille de matrices de résistance à l’avancement sur route telle que définie au paragraphe 6.3.4;

d)

PR = Famille de systèmes à régénération périodique (Ki) telle que définie au paragraphe 6.3.5;

e)

AT = Famille ATCT telle que définie au paragraphe 2 de l’annexe B6a;

f)

EV = Famille d’émissions par évaporation telle que définie au paragraphe 6.6.3;

g)

DF = Famille de durabilité telle que définie au paragraphe 6.7.5;

h)

OB = Famille de systèmes OBD telle que définie au paragraphe 6.8.1;

i)

ER = Famille de systèmes de traitement aval des gaz d’échappement utilisant un réactif, telle que définie au paragraphe 6.9.2;

j)

GV = Famille de VFG telle que définie au paragraphe 6.3.6.3;

k)

KC = Famille de facteurs de correction KCO2 telle que définie au paragraphe 6.3.11.

nnnnnnnnnnnnnnn est une chaîne de 15 caractères au maximum, composée uniquement des caractères 0-9, A-Z et du caractère de soulignement « _ ».

Le WMI (code d’identification mondiale du constructeur) est un code servant à identifier le constructeur d’une manière unique définie dans la norme ISO 3780:2009.

Il est de la responsabilité du propriétaire du WMI de s’assurer que la combinaison de la chaîne nnnnnnnnnnnnnnn et du WMI est spécifique à la famille et que la chaîne nnnnnnnnnnnnnnn est spécifique, pour ce WMI, aux essais effectués pour obtenir l’homologation.

6.3 Description de l’essai du type 1 (WLTP)

L’essai du type 1 doit être effectué sur tous les véhicules visés au paragraphe 1. Les procédures d’essai et les prescriptions énoncées au présent paragraphe et dans la partie B des annexes doivent être respectées (selon qu’il convient).

6.3.1

L’essai du type 1 doit être exécuté conformément aux dispositions relatives:

a)

Aux cycles WLTC comme spécifié à l’annexe B1;

b)

Aux modalités de sélection des rapports et de points de changement des rapports comme spécifié à l’annexe B2;

c)

Au(x) carburant(s) approprié(s) comme spécifié à l’annexe B3;

d)

À la résistance à l’avancement sur route et au réglage du dynamomètre comme spécifié à l’annexe B4;

e)

À l’équipement d’essai comme spécifié à l’annexe B5;

f)

Aux procédures d’essai comme spécifié aux annexes B6 et B8;

g)

Aux méthodes de calcul comme spécifié aux annexes B7 et B8.

6.3.2

Famille d’interpolation

6.3.2.1

Famille d’interpolation pour les véhicules équipés uniquement de moteurs à combustion interne

6.3.2.1.1

Des véhicules peuvent être considérés comme appartenant à la même famille d’interpolation même dans le cas où:

a)

Ils appartiennent à des classes de véhicules différentes (voir par. 2 de l’annexe B1);

b)

Ils ont des niveaux de réajustement de la vitesse différents (voir par. 8 de l’annexe B1);

c)

Ils ont des vitesses limitées différentes (voir par. 9 de l’annexe B1).

6.3.2.1.2

Seuls des véhicules identiques en ce qui concerne les caractéristiques suivantes relatives au véhicule, au groupe motopropulseur et à la boîte de vitesses peuvent être considérés comme appartenant à la même famille d’interpolation:

a)

Le type de moteur à combustion interne: type de carburant (ou types dans le cas des véhicules polycarburant ou bicarburant), procédé de combustion, cylindrée théorique, caractéristiques à pleine charge, technologie moteur et système de suralimentation, ainsi que d’autres sous-systèmes moteurs ou caractéristiques ayant une incidence non négligeable sur les émissions de CO2 dans les conditions du cycle WLTP;

b)

La stratégie de fonctionnement de tous les composants influant sur les émissions de CO2 dans le groupe motopropulseur;

c)

Le type de boîte de vitesses (manuelle, automatique ou à variation continue) et le modèle (couple maximal, nombre de rapports, nombre d’embrayages, etc.);

d)

Les rapports n/v. Cette prescription est considérée comme satisfaite si, pour tous les rapports de démultiplication concernés, la différence avec les rapports n/v du type de boîte de vitesses le plus couramment installé n’est pas supérieure à 8 %;

e)

Le nombre d’essieux moteurs.

6.3.2.1.3

Si un autre paramètre est utilisé, par exemple une valeur plus élevée de nmin_drive comme spécifié à l’alinéa k) du paragraphe 2 de l’annexe B2, ou le coefficient ASM tel que défini au paragraphe 3.4 de l’annexe B2, ce paramètre doit être le même au sein d’une famille d’interpolation donnée.

6.3.2.2

Plage d’interpolation pour les VEH-NRE et les VEH-RE

Outre les prescriptions du paragraphe 6.3.2.1, seuls des VEH-NRE et VEH-RE identiques en ce qui concerne les caractéristiques suivantes peuvent être considérés comme appartenant à la même famille d’interpolation:

a)

Le type et le nombre de machines électriques: type de construction (asynchrone/synchrone, etc.), mode de refroidissement (air, liquide) et toutes autres caractéristiques ayant une influence non négligeable sur les émissions de CO2 et la consommation d’énergie électrique dans les conditions de l’essai WLTP;

b)

Le type de SRSEE de traction (type de batterie, capacité, tension nominale, puissance nominale, mode de refroidissement (air, liquide));

c)

Le type de convertisseur d’énergie électrique entre la machine électrique et le SRSEE de traction, entre le SRSEE de traction et l’alimentation à basse tension et entre le module de recharge sur secteur et le SRSEE de traction, et toutes autres caractéristiques ayant une influence non négligeable sur les émissions de CO2 et la consommation d’énergie électrique dans les conditions de l’essai WLTP. À la demande du constructeur et avec l’accord de l’autorité d’homologation, des convertisseurs d’énergie électrique entre le module de recharge sur secteur et le SRSEE de traction qui présentent des pertes à la recharge moindres peuvent être inclus dans la famille;

d)

La différence entre le nombre de cycles d’épuisement de la charge depuis le début de l’essai jusqu’au cycle de transition (compris) ne doit pas être de plus d’un.

6.3.2.3

Famille d’interpolation pour les VEP

Seuls des VEP identiques en ce qui concerne les caractéristiques suivantes relatives au groupe motopropulseur électrique et à la boîte de vitesses peuvent être considérés comme appartenant à la même famille d’interpolation:

a)

Le type et le nombre de machines électriques: type de construction (asynchrone/synchrone, etc.), mode de refroidissement (air, liquide) et toutes autres caractéristiques ayant une influence non négligeable sur la consommation d’énergie électrique et l’autonomie dans les conditions de l’essai WLTP;

b)

Le type de SRSEE de traction (type de batterie, capacité, tension nominale, puissance nominale, mode de refroidissement (air, liquide));

c)

Le type de boîte de vitesses (manuelle, automatique ou à variation continue) et le modèle (couple maximal, nombre de rapports, nombre d’embrayages, etc.);

d)

Le nombre d’essieux moteurs;

e)

Le type de convertisseur d’énergie électrique entre la machine électrique et le SRSEE de traction, entre le SRSEE de traction et l’alimentation à basse tension et entre le module de recharge sur secteur et le SRSEE de traction, et toutes autres caractéristiques ayant une influence non négligeable sur la consommation d’énergie électrique et l’autonomie dans les conditions de l’essai WLTP. À la demande du constructeur et avec l’accord de l’autorité d’homologation, des convertisseurs d’énergie électrique entre le module de recharge sur secteur et le SRSEE de traction qui présentent des pertes à la recharge moindres peuvent être inclus dans la famille;

f)

La stratégie de fonctionnement de tous les composants influant sur la consommation d’énergie électrique du groupe motopropulseur;

g)

Les rapports n/v. Cette prescription est considérée comme satisfaite si, pour tous les rapports de démultiplication concernés, la différence avec les rapports n/v du type et du modèle de boîte de vitesses le plus couramment installé n’est pas supérieure à 8 %.

6.3.2.4

Famille d’interpolation pour les VHPC-RE et les VHPC-NRE

Seuls des VHPC-RE et VHPC-NRE identiques en ce qui concerne les caractéristiques suivantes relatives au groupe motopropulseur électrique et à la boîte de vitesses peuvent être considérés comme appartenant à la même famille d’interpolation:

a)

Le type et le nombre de machines électriques: type de construction (asynchrone/synchrone, etc.), mode de refroidissement (air, liquide) et toutes autres caractéristiques ayant une influence non négligeable sur la consommation de carburant (ou le rendement du carburant) et la consommation d’énergie électrique dans les conditions de l’essai WLTP;

b)

Le type de pile à combustible (type de pile, tension nominale, mode de refroidissement (air, liquide)), et autres sous-systèmes ou caractéristiques de la pile à combustible ayant une influence non négligeable sur la consommation de carburant (ou le rendement du carburant) dans les conditions de l’essai WLTP;

c)

Le type de SRSEE de traction (modèle, capacité, tension nominale, puissance nominale, mode de refroidissement (air, liquide));

d)

Le type de boîte de vitesses (manuelle, automatique ou à variation continue) et le modèle (couple maximal, nombre de rapports, nombre d’embrayages, etc.);

e)

Le nombre d’essieux moteurs;

f)

Le type de convertisseur d’énergie électrique entre la machine électrique et le SRSEE de traction, entre le SRSEE de traction et l’alimentation à basse tension et entre le module de recharge sur secteur et le SRSEE de traction, et toutes autres caractéristiques ayant une influence non négligeable sur la consommation de carburant (ou le rendement du carburant) et la consommation d’énergie électrique dans les conditions de l’essai WLTP. À la demande du constructeur et avec l’accord de l’autorité d’homologation, des convertisseurs d’énergie électrique entre le module de recharge sur secteur et le SRSEE de traction qui présentent des pertes à la recharge moindres peuvent être inclus dans la famille;

g)

La stratégie de fonctionnement de tous les composants influant sur la consommation de carburant (ou le rendement du carburant) et la consommation d’énergie électrique du groupe motopropulseur;

h)

Les rapports n/v. Cette prescription est considérée comme satisfaite si, pour tous les rapports de démultiplication concernés, la différence avec les rapports n/v du type et du modèle de boîte de vitesses le plus couramment installé n’est pas supérieure à 8 %.

6.3.3

Famille de résistance à l’avancement sur route

Seuls des véhicules identiques en ce qui concerne les caractéristiques suivantes peuvent être considérés comme appartenant à la même famille de résistance à l’avancement sur route:

a)

Le type de boîte de vitesses (manuelle, automatique ou à variation continue) et le modèle (couple maximal, nombre de rapports, nombre d’embrayages, etc.). À la demande du constructeur et avec l’accord de l’autorité compétente, une boîte de vitesses présentant des pertes de puissance moindres peut être incluse dans la famille;

b)

Le nombre d’essieux moteurs.

Si au moins une machine électrique est accouplée dans la position point mort de la boîte de vitesses et si le véhicule n’est pas équipé d’un mode de décélération libre (selon le paragraphe 4.2.1.8.5 de l’annexe B4) tel que la machine électrique n’influe pas sur la résistance à l’avancement, les critères des paragraphes 6.3.2.2 a) et 6.3.2.3 a) s’appliquent.

En cas de différence de caractéristiques, en dehors de la masse du véhicule, de la résistance à l’avancement et de facteurs aérodynamiques, ayant une influence non négligeable sur la résistance à l’avancement sur route, le véhicule en cause n’est pas considéré comme appartenant à la même famille sauf accord de l’autorité compétente.

6.3.4

Famille de matrices de résistance à l’avancement sur route

La famille de matrices de résistance à l’avancement sur route peut être appliquée aux véhicules ayant une masse maximale techniquement admissible en charge ≥3,000 kg.

Les véhicules dont la masse maximale techniquement admissible est ≥2,500 kg peuvent faire partie de la famille de matrices de résistance à l’avancement sur route à condition que le point R du siège du conducteur soit situé à plus de 850 mm du sol.

Par « point R », on entend le point de référence de place assise défini au paragraphe 2.4 de l’annexe 1 de la Résolution d’ensemble sur la construction des véhicules (R.E.3).

Seuls des véhicules identiques en ce qui concerne les caractéristiques suivantes peuvent être considérés comme appartenant à la même famille de matrices de résistance à l’avancement sur route:

a)

Le type de boîte de vitesses (manuelle, automatique ou à variation continue);

b)

Le nombre d’essieux moteurs.

6.3.5

Famille de systèmes à régénération périodique (Ki)

Seuls des véhicules identiques en ce qui concerne les caractéristiques suivantes sont considérés comme appartenant à la même famille de systèmes à régénération périodique:

a)

Le type de moteur à combustion interne: type de carburant, procédé de combustion;

b)

Le système à régénération périodique (catalyseur, filtre à particules):

i)

Configuration (type d’enceinte, type de métal précieux, type de substrat, densité des canaux);

ii)

Type et principe de fonctionnement;

iii)

Volume ±10 %;

iv)

Emplacement (température ±100 °C à la seconde plus haute vitesse de référence);

c)

La masse d’essai de chaque véhicule de la famille doit être inférieure ou égale à la masse d’essai du véhicule utilisé pour l’essai de contrôle de Ki plus 250 kg.

6.3.6

Famille de VFG

6.3.6.1

Les VFG peuvent être regroupés en une famille de types de véhicules alimentés au GPL ou au GN/biométhane, identifiés par un véhicule parent. Pour les véhicules qui peuvent également être alimentés par des carburants liquides, ce regroupement ne s’applique que lorsque le véhicule fonctionne en mode gaz.

6.3.6.2

Un VFG parent est un véhicule sélectionné pour faire la démonstration de l’auto-adaptabilité d’un système d’alimentation en carburant, et auquel les membres d’une famille VFG se réfèrent. Il est possible d’avoir plus d’un véhicule parent au sein d’une famille de VFG.

6.3.6.3

Membre de la famille de VFG

6.3.6.3.1

Un véhicule ne peut faire partie d’une famille de VFG que s’il partage les caractéristiques essentielles suivantes avec son ou ses VFG parents:

a)

Il est produit par le même constructeur;

b)

Il est soumis aux mêmes limites d’émission;

c)

Dans le cas d’un système d’alimentation en gaz à distribution centrale:

Il possède une puissance certifiée comprise entre 0,7 et 1,15 fois celle du VFG parent;

d)

Dans le cas d’un système d’alimentation en gaz avec distributeur individuel pour chaque cylindre:

Il possède une puissance par cylindrée certifiée comprise entre 0,7 et 1,15 fois celle du VFG parent;

e)

Si le véhicule est équipé d’un catalyseur, celui-ci est du même type (trois voies, oxydation, élimination des NOx);

f)

Il est doté d’un système d’alimentation en gaz (y compris le manostat) du même constructeur et du même type: induction, injection de vapeur (monopoint, multipoint), injection de liquide (monopoint, multipoint);

g)

Ce système d’alimentation en gaz est régulé par un module de gestion électronique du même type et avec les mêmes caractéristiques techniques, les mêmes principes logiciels et la même stratégie de régulation. Le véhicule peut être équipé d’un second module de gestion électronique, à la différence du véhicule père, pourvu que ce module de gestion ne soit utilisé que pour contrôler les injecteurs, les obturateurs supplémentaires et l’acquisition de données à partir de capteurs supplémentaires.

6.3.6.3.2

S’agissant des alinéas c) et d) du paragraphe 6.3.6.3.1:

Dans le cas où un essai fait apparaître que deux véhicules fonctionnant au gaz pourraient être membres de la même famille sauf en ce qui concerne leur puissance certifiée, respectivement P1 et P2 (P1 < P2), et que les deux sont mis à l’essai en tant que véhicule parent, l’appartenance à la famille sera acceptée pour tout véhicule dont la puissance certifiée est comprise entre 0,7 P1 et 1,15 P2.

6.3.7

Prescriptions supplémentaires pour les véhicules fonctionnant au GPL ou au GN/biométhane

6.3.7.1

Les prescriptions supplémentaires pour les véhicules fonctionnant au GPL ou au GN/biométhane figurent à l’annexe B6.

6.3.7.2

Pour l’essai du type 1 défini dans la partie B des annexes, les véhicules monocarburant à gaz doivent être soumis à l’essai du type 1 en vue de déterminer les variations de composition soit du GPL, soit du GN/biométhane, comme indiqué à l’annexe B6 pour les émissions polluantes, le carburant étant celui utilisé pour la mesure de la puissance nette conformément au Règlement ONU no 85.

6.3.7.3

Les véhicules bicarburant à gaz doivent être soumis à essai avec de l’essence et soit du GPL, soit du GN/biométhane. Les essais avec le GPL ou le GN/biométhane doivent être effectués afin de déterminer les variations de composition du GPL ou du GN/biométhane, comme indiqué à l’annexe B6 pour les émissions polluantes, et avec le carburant utilisé pour la mesure de la puissance nette conformément au Règlement ONU no 85.

6.3.7.4

Le présent paragraphe ne s’applique qu’au niveau 1A.

Nonobstant les dispositions du paragraphe 6.3.7.2, les véhicules monocarburant à gaz sont considérés pour l’essai du type 1 comme des véhicules qui ne peuvent fonctionner qu’avec un carburant gazeux.

6.3.8

Prescriptions supplémentaires pour les véhicules polycarburant

6.3.8.1

Pour les véhicules polycarburant, le passage d’un carburant de référence à un autre entre les essais doit se faire sans réglage manuel des paramètres du moteur.

6.3.9

Dispositif OBFCM

Niveau 1A uniquement :

Le dispositif OBFCM doit relever les paramètres et stocker les valeurs cumulées à bord du véhicule conformément à l’appendice 5.

6.3.10

Limites pour les émissions gazeuses, la masse de matières particulaires et le nombre de particules

Les masses résultantes d’émissions gazeuses ainsi que la masse des matières particulaires et le nombre de particules obtenus doivent être inférieurs aux valeurs limites indiquées au tableau 1A (pour le niveau 1A) ou au tableau 1B (pour le niveau 1B):

Tableau 1A

Le présent tableau ne s’applique qu’au niveau 1A

Limites d’émissions pour l’essai du type 1

Masse de référence

(RM) (kg)

Valeurs limites

Masse de monoxyde de carbone (CO)

Masse d’hydrocarbures totaux

(HCT)

Masse d’hydrocarbures non méthaniques

(HCNM)

Masse d’oxydes d’azote

(NOx)

Masse combinée d’hydrocarbures et d’oxydes d’azote

(HCT + NOx)

Masse dematières particulaires

(MP)

Nombre de particules

(NP)

L1

(mg/km)

L2

(mg/km)

L3

(mg/km)

L4

(mg/km)

L2 + L4

(mg/km)

L5

(mg/km)

L6

(#/km)

Catégorie

Classe

PI

CI

PI

CI

PI

CI

PI

CI

PI

CI

PI (8)

CI

PI (8)

CI

M

-

Toutes

1,000

500

100

-

68

-

60

80

-

170

4,5

4,5

6,0 × 1011

6,0 × 1011

N1

I

RM ≤ 1,305

1,000

500

100

-

68

-

60

80

-

170

4,5

4,5

6,0 × 1011

6,0 × 1011

II

1,305 < RM ≤ 1,760

1,810

630

130

-

90

-

75

105

-

195

4,5

4,5

6,0 × 1011

6,0 × 1011

III

1,760 < RM

2,270

740

160

-

108

-

82

125

-

215

4,5

4,5

6,0 × 1011

6,0 × 1011

N2

-

Toutes

2,270

740

160

-

108

-

82

125

-

215

4,5

4,5

6,0 × 1011

6,0 × 1011

PI

Allumage commandé.

CI

Allumage par compression.

Tableau 1B

Le présent tableau ne s’applique qu’au niveau 1B

Limites d’émissions pour l’essai du type 1

Masse maximale techniquement admissible en charge

(GVW) (kg)

Valeurs limites

Masse de monoxyde de carbone (CO)

Masse d’hydrocarbures non méthaniques

(HCNM)

Masse d’oxydes d’azote

(NOx)

Masse de matières particulaires

(MP)

Nombre de particules

(NP)

L1

(mg/km)

L3

(mg/km)

L4

(mg/km)

L5

(mg/km)

L5

(#/km)

Catégorie

Classe

G, O

D

G, O

D

G

D

O

G*1, O

D

G*1, O

D

M

-

Toutes

1,150

630

100

24

50

150

150

5

5

6,0 × 1011

6,0 × 1011

N1

-*2

GVW ≤ 1,700

1,150

630

100

24

50

150

150

5

5

6,0 × 1011

6,0 × 1011

-

1,700 < GVW ≤ 3,500

2,550

630

150

24

70

240

240

7

7

6,0 × 1011

6,0 × 1011

-*3

Toutes

4,020

-

100

-

50

-

150

5

-

6,0 × 1011

–

6.3.11.

Famille de facteurs de correction KCO2 pour les VEH-RE et les VEH-NRE

Il est permis de fusionner deux ou plusieurs familles d’interpolation dans la même famille de facteurs de correction KCO2 si les familles d’interpolation nouvellement fusionnées remplissent au moins un des critères définis aux alinéas a) à e) du présent paragraphe. La valeur représentative de KCO2 doit être déterminée de préférence avec le véhicule H ayant la demande d’énergie la plus élevée au sein d’une famille.

À la demande de l’autorité compétente, le constructeur doit fournir des éléments à l’appui des critères techniques ou d’autre nature appliqués pour justifier la fusion des familles d’interpolation concernées, par exemple dans les cas suivants:

Lorsque deux ou plusieurs familles d’interpolation sont fusionnées, dans le cas où elles avaient été divisées:

a)

Parce que la plage d’interpolation maximale de 20 g/km pour le CO2 était dépassée (dans le cas où le véhicule M a fait l’objet de la mesure: 30 g/km);

b)

En raison de différences de puissances nominales du même moteur à combustion physique (les différences de puissance ne concernent que les logiciels);

c)

Parce que les rapports n/v étaient juste en dehors de la tolérance de 8 %;

d)

Mais qu’elles remplissent toujours tous les critères pour constituer une même famille d’interpolation;

e)

En raison de différences du nombre d’essieux moteurs.

La présence de convertisseurs d’énergie électrique différents entre le module de recharge sur secteur et le SRSEE ne doit pas être considérée comme un critère dans le contexte de la famille de facteurs de correction.

6.4 (Réservé)

6.5 (Réservé)

6.6 Essai du type 4 (Détermination des émissions par évaporation)

6.6.1

L’essai du type 4 doit être effectué sur tous les véhicules équipés d’un réservoir à essence conformément aux prescriptions des paragraphes 6.6.2 à 6.6.4 et de l’annexe C3.

Niveau 1A :

Les véhicules monocarburant à gaz sont exemptés.

6.6.2

Lors d’un essai effectué conformément à l’annexe C3 du présent Règlement, les émissions par évaporation doivent être inférieures à la valeur indiquée dans le tableau 2.

Tableau 2

Valeur limite pour l’essai d’émissions par évaporation

Masse d’émissions par évaporation (g/essai)

2,0

6.6.3

Famille d’émissions par évaporation

6.6.3.1

Seuls les véhicules identiques en ce qui concerne les caractéristiques a), d) et e) ci-après, techniquement équivalents en ce qui concerne les caractéristiques b) et c) et semblables, ou, selon le cas, conformes aux tolérances définies pour les caractéristiques f) et g) ci-après peuvent être considérés comme appartenant à la même famille d’émissions par évaporation:

a)

Matériau et mode de construction du système de réservoir de carburant;

b)

Matériau des tuyaux flexibles de vapeur;

c)

Matériau des tuyaux de carburant et méthode de raccordement;

d)

Système de réservoir étanche ou non étanche;

e)

Réglages de la soupape de sécurité du réservoir de carburant (en dépression et en surpression);

f)

Capacité de traitement du butane (BWC300) du canister dans une marge de tolérance de 10 % par rapport à la valeur la plus élevée (pour les canisters utilisant le même type de charbon actif, le volume de charbon actif doit être égal, avec une marge de tolérance de 10 %, à celui pour lequel la capacité BWC300 a été déterminée);

g)

Système de purge (type de vanne et programme de purge, par exemple).

Le constructeur doit démontrer à l’autorité compétente que les caractéristiques b) et c) ci-dessus sont techniquement équivalentes.

6.6.3.2

Au sein d’une famille donnée, le véhicule considéré comme produisant les résultats d’émissions par évaporation les plus défavorables et qui doit être utilisé pour les essais est celui pour lequel le rapport entre la capacité du réservoir de carburant et la valeur BWC300 est le plus élevé. Le choix du véhicule doit être arrêté à l’avance en concertation avec l’autorité compétente.

6.6.3.3

Toute utilisation d’un nouveau réglage d’étalonnage, d’une nouvelle configuration ou d’un nouveau matériel informatique dans le cadre du système de réduction des émissions par évaporation place le modèle de véhicule dans une famille différente.

6.6.4

L’autorité compétente ne doit pas délivrer d’homologation si les renseignements fournis ne suffisent pas à démontrer que les émissions par évaporation sont effectivement limitées pendant une utilisation normale du véhicule.

6.7 Essai du type 5 (Description de l’essai d’endurance servant à vérifier la durabilité des systèmes antipollution)

6.7.1

Cet essai doit être effectué sur tous les véhicules visés au paragraphe 1 auxquels s’applique l’essai spécifié au paragraphe 6.3. L’essai consiste en un vieillissement jusqu’à la durée de vie utile visée, effectué suivant le programme décrit à l’annexe C4 du présent Règlement sur une piste d’essai, sur la route ou sur un banc à rouleaux.

Niveau 1A :

La durée de vie utile visée est de 160,000 km.

Niveau 1B :

La durée de vie utile visée est de 80,000 km. Pour les véhicules dont la cylindrée réelle est inférieure ou égale à 0,660 l, la longueur est inférieure ou égale à 3,40 m, la largeur est inférieure ou égale à 1,48 m, la hauteur est inférieure ou égale à 2,00 m, le nombre de sièges est inférieur ou égal à 3 en plus du conducteur et la charge utile est inférieure ou égale à 350 kg, la durée de vie utile visée est de 60,000 km.

6.7.1.1

Les véhicules pouvant fonctionner soit à l’essence soit au GPL ou au GN ne doivent être soumis à l’essai du type 5 qu’avec de l’essence. Dans ce cas, le facteur de détérioration trouvé avec l’essence sans plomb doit également être utilisé pour le GPL ou le GN.

6.7.1.2

Des prescriptions particulières pour les véhicules hybrides figurent à l’appendice 4 de l’annexe C4.

6.7.2

Par dérogation aux prescriptions du paragraphe 6.7.1, le constructeur peut choisir d’utiliser les facteurs de détérioration indiqués aux tableaux 3a ou 3b (selon le cas) au lieu d’effectuer l’essai prévu au paragraphe 6.7.1.

Tableau 3a

Le présent tableau ne s’applique qu’au niveau 1A

Facteurs de détérioration multiplicatifs

Catégorie de moteur

Facteurs de détérioration multiplicatifs assignés

CO

HCT

HCNM

NOx

HC + NOx

Matières particulaires

(MP)

Particules (NP)

Allumage commandé

1,5

1,3

1,3

1,6

-

1,0

1,0

Allumage par compression

En l’absence de facteurs de détérioration pour les véhicules à allumage par compression, les constructeurs doivent appliquer les procédures relatives à l’essai de durabilité sur le véhicule complet ou à l’essai d’endurance sur banc pour déterminer ces facteurs.

Tableau 3b

Le présent tableau ne s’applique qu’au niveau 1B

Facteurs de détérioration additifs

Masse maximale techniquement admissible en charge

(GVW) (kg)

Valeurs limites

Masse de monoxyde de carbone (CO)

Masse d’hydrocarbures non méthaniques

(HCNM)

Masse d’oxydes d’azote

(NOx)

Masse de matières particulaires

(MP)

Nombre de particules

(NP)

L1

(mg/km)

L3

(mg/km)

L4

(mg/km)

L5

(mg/km)

L5

(#/km)

Catégorie

Classe

G

D, O

G

D, O

G

D

O

G (*1)

D, O

G (*1)

D, O

M

-

Toutes

127

(*4)

12

(*4)

11

(*4)

(*4)

0

(*4)

0

(*4)

N1

- (*2)

GVW ≤ 1,700

127

12

11

0

0

-

1,700 < GVW ≤ 3,500

281

18

15

0

0

- (*3)

Toutes

327

–

9

–

8

–

0

–

0

–

G

Essence, GPL.

D

Gazole.

O

Autre carburant.

6.7.2.1

Le présent paragraphe ne s’applique qu’au niveau 1B.

Si la valeur limite est différente de la valeur indiquée dans le tableau 3b, le facteur de détérioration additif attribué doit être calculé au moyen de l’équation ci-après et être arrondi conformément aux instructions de l’autorité d’homologation.

Facteur de détérioration additif attribué = Valeur limite * A * (Durée de vie utile - 3,000)/(80,000 - 3,000)

où:

A 0,11 pour le CO, 0,12 pour les NMHC, 0,21 pour les NOx et 0,00 pour MP et NP.

6.7.3

Le présent paragraphe ne s’applique qu’au niveau 1A.

À la demande du constructeur, le service technique peut réaliser l’essai du type 1 avant la fin de l’essai du type 5 en utilisant les facteurs de détérioration indiqués dans le tableau ci-dessus. À l’issue de l’essai du type 5, l’autorité d’homologation de type peut alors modifier les résultats de l’homologation de type consignés dans la fiche de communication reproduite à l’annexe A2 du présent Règlement, en remplaçant les facteurs de détérioration figurant dans le tableau ci-dessus par ceux mesurés lors de l’essai du type 5.

6.7.4

Les facteurs de détérioration sont déterminés en utilisant l’une des procédures indiquées au paragraphe 1.1 de l’annexe C4 (selon qu’il convient). Ces facteurs doivent être utilisés pour établir la conformité avec les prescriptions des paragraphes 6.3. et 8.2.

6.7.5

Famille de durabilité

Seuls les véhicules dont les paramètres du moteur ou du système antipollution sont identiques ou restent dans les tolérances prescrites par rapport au véhicule utilisé pour la détermination du facteur de détérioration peuvent être considérés comme appartenant à la même famille de durabilité:

a)

Moteur:

i)

Rapport entre la cylindrée du moteur et le volume de chaque composant catalytique ou filtre (-10 à +5 %);

ii)

Différence de cylindrée théorique de ±15 % ou ±820 cm3 par rapport à celle du véhicule soumis à essai, la valeur représentant l’écart le faible étant retenue;

iii)

Configuration des cylindres (nombre de cylindres, forme, distance entre les alésages et autres configurations);

iv)

Nombre de soupapes, commande des soupapes et procédé d’entraînement par arbre à cames;

v)

Type de carburant et système d’alimentation en carburant;

vi)

Procédé de combustion;

b)

Paramètres du système antipollution:

i)

Convertisseurs catalytiques et filtres à particules:

Nombre et disposition des convertisseurs catalytiques, filtres éléments;

Type d’activité catalytique (à oxydation, trois voies, piège à NOx en mélange pauvre, RCS, catalyseur de NOx en mélange pauvre ou autre) et caractéristiques de filtration;

Charge en métaux précieux (identique ou supérieure);

Type de métaux précieux et rapport (±15 %);

Substrat (structure et matériau);

Densité alvéolaire;

ii)

Injection d’air:

Avec ou sans;

Type (air pulsé, pompe à air, etc.);

iii)

Recyclage des gaz d’échappement (RGE):

Avec ou sans;

Type (refroidi ou non, commande active ou passive, haute ou basse pression ou pression combinée);

iv)

Autres dispositifs ayant une incidence sur la durabilité.

6.8 Essai du système OBD

Cet essai doit être effectué sur les types de véhicules indiqués dans le tableau A. La procédure d’essai décrite au paragraphe 3 de l’annexe C5 du présent Règlement doit être suivie.

6.8.1 Famille de systèmes OBD

6.8.1.1

Paramètres définissant la famille de systèmes OBD

Par « famille de systèmes OBD », on entend un groupe de véhicules d’un constructeur qui, de par leur conception, sont censés avoir des caractéristiques similaires en matière d’émissions de gaz d’échappement et de système OBD. Chaque moteur de cette famille doit satisfaire aux prescriptions du présent Règlement.

Une famille de systèmes OBD peut se caractériser par un certain nombre de paramètres techniques de base communs à tous les véhicules de cette famille. Dans certains cas, il peut y avoir interactions entre paramètres. Il faut aussi en tenir compte pour faire en sorte que seuls les véhicules ayant des caractéristiques semblables en matière d’émissions d’échappement soient inclus dans une famille de systèmes OBD.

6.8.1.2

À cette fin, les véhicules dont les paramètres décrits ci-dessous sont identiques peuvent être considérés comme appartenant à la même famille de systèmes OBD.

Moteur:

a)

Procédé de combustion (allumage commandé, allumage par compression, deux temps, quatre temps, rotatif);

b)

Méthode d’alimentation du moteur (injection monopoint ou multipoint); et

c)

Type de carburant (essence, gazole, polycarburant essence/éthanol, polycarburant gazole/biogazole, GN/biométhane, GPL, bicarburant essence/GN/biométhane, bicarburant essence/GPL).

Système antipollution:

a)

Type de convertisseur catalytique (oxydation, trois voies, catalyseur chauffé, RCS, autre);

b)

Type de filtre à particules;

c)

Injection d’air secondaire (avec ou sans); et

d)

Recyclage des gaz d’échappement (avec ou sans);

Éléments du système OBD et fonctionnement du système:

Méthodes de surveillance, de détection des défaillances et d’indication de celles-ci au conducteur du véhicule.

6.8.2 Seuils OBD

Les seuils OBD visés à l’annexe C5 sont indiqués dans les tableaux 4A et 4B.

Tableau 4A

Le présent tableau ne s’applique qu’au niveau 1A

Seuils OBD

Masse de référence

(RM)

(kg)

Masse de monoxyde de carbone

Masse d’hydrocarbures non méthaniques

Masse d’oxydes d’azote

Masse de matières particulaires (9)

(CO)

(mg/km)

(HCNM)

(mg/km)

(NOx)

(mg/km)

(MP)

(mg/km)

Catégorie

Classe

PI

CI

PI

CI

PI

CI

CI

PI

M

-

Toutes

1,900

1,750

170

290

90

140

12

12

N1

I

RM ≤ 1305

1,900

1,750

170

290

90

140

12

12

II

1305 < RM ≤ 1760

3,400

2,200

225

320

110

180

12

12

III

1760 < RM

4,300

2,500

270

350

120

220

12

12

N2

-

Toutes

4,300

2,500

270

350

120

220

12

12

PI

Allumage commandé.

CI

Allumage par compression.

Tableau 4B

Le présent tableau ne s’applique qu’au niveau 1B

Seuils OBD

Masse de référence

(RM)

(kg)

Masse de monoxyde de carbone

Masse d’hydrocarbures non méthaniques

Masse d’oxydes d’azote

Masse de matières particulaires1

(CO)

(mg/km)

(HCNM)

(mg/km)

(NOx)

(mg/km)

(MP)

(mg/km)

Catégorie

Classe

G

D

G

D

G

D

G

D

M

-

Toutes

4,060

-

320

-

300

-

-

-

N1

- (*1)

GVW ≤ 1,700

4,060

-

320

-

300

-

-

-

-

1,700 < GVW ≤ 3,500

8,960

-

460

-

410

-

-

-

- (*2)

Toutes

14,120

-

320

-

300

-

-

-

G

Essence, GPL.

D

Gazole.

6.9 Véhicules nécessitant l’usage d’un réactif pour le système de traitement aval des gaz d’échappement

6.9.1

Les véhicules nécessitant l’usage d’un réactif pour le système de traitement aval des gaz d’échappement doivent satisfaire aux prescriptions de l’appendice 6 du présent Règlement.

6.9.2

Définition de la famille de systèmes de traitement aval des gaz d’échappement utilisant un réactif (ER)

Seuls des véhicules identiques en ce qui concerne les caractéristiques suivantes peuvent être considérés comme appartenant à la même famille ER:

a)

Injecteur de réactif (principe, construction);

b)

Emplacement de l’injecteur de réactif;

c)

Stratégies de détection (pour le niveau le dosage et la qualité du réactif, ou pour le niveau de réactif et la surveillance des émissions de NOx);

d)

Affichage d’avertissements: messages, séquences des alarmes visuelles et séquences des composantes sonores, le cas échéant;

e)

Option d’incitation;

f)

Capteur de NOx (application de l’option décrite au paragraphe 6 de l’appendice 6) ou capteur de qualité du réactif (application de l’option décrite aux paragraphes 4 et 5 de l’appendice 6);

Le constructeur et l’autorité d’homologation doivent convenir du modèle représentatif de la famille ER.

7. Modifications et extension de l’homologation du type

7.1 Toute modification d’un type de véhicule doit être portée à la connaissance de l’autorité qui a accordé l’homologation de type du véhicule. Cette autorité peut alors:

7.1.1

Soit considérer que les modifications apportées restent dans les limites des familles couvertes par l’homologation ou qu’il est peu probable qu’elles aient un effet néfaste notable sur les valeurs des émissions de CO2 et de consommation de carburant ou d’énergie électrique et que, dans ce cas, l’homologation initiale reste valable pour le type modifié;

7.1.2

Soit exiger un nouveau procès-verbal du service technique chargé des essais.

7.2 La décision d’octroi ou de refus de l’extension, avec l’indication des modifications, doit être notifiée aux Parties contractantes à l’Accord appliquant le présent Règlement selon la procédure indiquée au paragraphe 5.3.

7.3 L’autorité d’homologation de type ayant délivré l’extension d’homologation doit lui attribuer un numéro de série et en informer les autres Parties à l’Accord de 1958 appliquant le présent Règlement au moyen d’une fiche de communication conforme au modèle de l’annexe A2 du présent Règlement.

7.4 Extensions pour les émissions d’échappement (essai du type 1) et les dispositifs OBFCM

7.4.1

L’extension de l’homologation doit être accordée sans essais supplémentaires si les véhicules sont conformes aux critères des alinéas a) et c) du paragraphe 3.0.1.

Outre les critères ci-dessus, dans les cas où le véhicule H ou L de la famille d’interpolation est modifié, le nouveau véhicule H ou L doit être soumis à essai et les émissions de CO2 de ce véhicule à l’issue de l’étape 9 du tableau A7/1 de l’annexe B7 et de l’étape 8 du tableau A8/5 de l’annexe B8 doivent être inférieures ou égales à la valeur, sur le segment de droite passant par les émissions de CO2 des véhicules H et L initiaux en fonction de la demande d’énergie sur le cycle, qui correspond à la demande d’énergie sur le cycle du véhicule soumis à essai.

Les émissions de référence mesurées doivent respecter les limites fixées au paragraphe 6.3.10.

L’exactitude du dispositif OBFCM doit être calculée pour tous les essais du type 1 effectués en vue d’obtenir une extension de l’homologation, et doit être conforme aux critères énoncés au paragraphe 4.2 de l’appendice 5.

7.4.1.1

Si l’homologation de type a été accordée uniquement en lien avec le véhicule H, l’extension ne doit être accordée que dans les cas ci-après:

a)

Pour inclure des véhicules supplémentaires, conformes aux critères des alinéas a) et c) du paragraphe 3.0.1 et dont la demande d’énergie sur le cycle est inférieure à celle du véhicule H;

b)

Pour créer une famille d’interpolation en soumettant aux essais un véhicule L (de préférence le véhicule ayant servi de véhicule H aux fins de l’homologation initiale). Dans ce cas, tous les véhicules couverts par l’extension de l’homologation doivent être conformes aux critères des alinéas a), b) et c) du paragraphe 3.0.1;

c)

Pour créer une famille d’interpolation en désignant le véhicule H comme véhicule L et en soumettant aux essais un véhicule H (de préférence le véhicule ayant servi de véhicule H aux fins de l’homologation initiale). Dans ce cas, tous les véhicules couverts par l’extension de l’homologation doivent être conformes aux critères des alinéas a), b) et c) du paragraphe 3.0.1.

7.4.2

Véhicules équipés de systèmes à régénération périodique

Pour les essais de détermination du facteur Ki effectués conformément à l’appendice 1 de l’annexe B6, l’extension d’homologation doit être accordée si les véhicules satisfont aux critères du paragraphe 6.3.5.

7.5 Extensions pour les émissions par évaporation (essai du type 4)

7.5.1

Pour les essais effectués conformément à l’annexe C3, l’extension d’homologation doit être accordée si les véhicules appartiennent à une famille d’émissions par évaporation homologuée telle que définie au paragraphe 6.6.3.

7.6 Extensions pour la durabilité des dispositifs antipollution (essai du type 5)

7.6.1

Pour les essais réalisés conformément à l’annexe C4, les facteurs de détérioration doivent être étendus aux différents véhicules et types de véhicules pour autant que les deux conditions suivantes soient respectées:

a)

Les véhicules appartiennent à la même famille de durabilité, telle que définie au paragraphe 6.7.5;

b)

Le facteur de détérioration (FD) le plus défavorable dérivé au sein de la famille de durabilité est appliqué. S’il est prévu d’inclure dans l’extension des véhicules dont la demande d’énergie sur le cycle est supérieure à celle du véhicule pour lequel les facteurs de détérioration ont été déterminés, le facteur de détérioration le plus défavorable est déterminé sur le véhicule ayant la température la plus élevée à l’entrée du système antipollution, mesurée comme prescrit au paragraphe 7.6.2.

7.6.2

La température à l’entrée du dispositif antipollution doit être supérieure de moins de 50 °C à celle du véhicule soumis à essai aux fins de la détermination des facteurs de détérioration. Elle doit être vérifiée dans les conditions stabilisées ci-après. Un véhicule conforme aux prescriptions du paragraphe 1.2 de l’annexe C4 pour la famille de durabilité étendue doit être amené à une vitesse égale à 120 km/h ou à la vitesse maximale du véhicule moins 10 km/h, la vitesse la moins élevée étant retenue, et maintenu à cette vitesse pendant au moins 15 min avec le réglage du banc correspondant à l’essai du type 1. À tout moment après cette période, la température à l’entrée du catalyseur doit être mesurée pendant au moins 2 min consécutives alors que le véhicule est maintenu à la vitesse constante susmentionnée, la valeur moyenne de la température étant considérée comme représentative.

7.7 Extension pour le système OBD

Pour les systèmes OBD, l’extension d’homologation de type peut être accordée aux véhicules appartenant à une famille de systèmes OBD homologuée, telle que définie au paragraphe 6.8.1.

8. Conformité de la production

8.1 Tout véhicule construit sous couvert d’une homologation de type délivrée au titre du présent Règlement doit être conforme au type de véhicule Homologué. Les procédures de contrôle de la conformité de la production doivent correspondre à celles qui sont énoncées à l’annexe 1 de l’Accord de 1958 (E/ECE/TRANS/505/Rev.3) et satisfaire aux prescriptions suivantes:

8.1.1

Le constructeur doit appliquer des mesures adéquates et des plans de contrôle détaillés et effectuer, aux intervalles prescrits dans le présent Règlement, les essais nécessaires pour vérifier que la production reste conforme au type homologué. Le constructeur doit faire approuver ces dispositions et le plan de contrôle par l’autorité compétente. Cette dernière doit effectuer des vérifications à intervalles réguliers. Ces vérifications doivent porter sur les sites de production et d’essai, dans le cadre des dispositions relatives à la conformité de la production et à la vérification continue. Si nécessaire, l’autorité compétente peut exiger la réalisation d’essais supplémentaires.

8.1.2

Le constructeur doit contrôler la conformité de la production en effectuant les essais appropriés conformément aux tableaux 8/1 et 8/2 et aux prescriptions relatives aux systèmes OBD, s’il y a lieu selon le tableau A du paragraphe 6. Le cas échéant et si nécessaire selon le tableau A, le constructeur doit déterminer et consigner l’exactitude du dispositif OBFCM conformément à l’appendice 5.

Les procédures spécifiques relatives à la conformité de la production sont définies aux paragraphes 8.2 à 8.4 et aux appendices 1 à 4.

Tableau 8/1

Prescriptions applicables à la procédure de contrôle de la conformité de la production pour les essais du type 1 selon le type de véhicule

Type de véhicule

Émissions de référence

Émissions de CO2

Rendement du carburant

Consommation d’énergie électrique

Exactitude du dispositif OBFCM

Véhicule équipé de moteurs à combustion interne

Niveau 1A et niveau 1B

Niveau 1A

Niveau 1B

Sans objet

Niveau 1A

VEH-NRE

Niveau 1A et niveau 1B

Niveau 1A

Niveau 1B

Sans objet

Niveau 1A

VEH-RE

Niveau 1A et niveau 1B: épuisement de la charge (10) et maintien de la charge

Niveau 1A: maintien de la charge uniquement

Niveau 1B: maintien de la charge uniquement

Niveau 1A et niveau 1B:

épuisement de la charge uniquement

Niveau 1A:

maintien de la charge

VEP

Sans objet

Sans objet

Sans objet

Niveau 1A et niveau 1B

Sans objet

VHPC-NRE

Sans objet

Sans objet

Exempté

Sans objet

Sans objet

VHPC-RE

Sans objet

Sans objet

Exempté

Exempté

Sans objet

Tableau 8/2

Prescriptions applicables à la procédure de contrôle de la conformité de la production pour les essais du type 4 selon le type de véhicule

Type de véhicule

Émissions par évaporation

Véhicules équipés uniquement de moteurs à combustion interne

Niveau 1A (11)

Niveau 1B (12)

VEH-NRE

Niveau 1A (11)

Niveau 1B (12)

VEH-RE

Niveau 1A (11)

Niveau 1B (12)

VEP

Sans objet

VHPC-NRE

Sans objet

VHPC-RE

Sans objet

8.1.3

Famille de conformité de la production

Le constructeur est autorisé à diviser la famille de conformité de la production en familles plus petites.

Si la production des véhicules a lieu dans différentes installations de production, une famille de véhicules du point de vue de la conformité de la production doit être créée pour chaque installation. Une famille d’interpolation peut être représentée dans une ou plusieurs familles de véhicules du point de vue de la conformité de la production.

Niveau 1A :

Le constructeur peut demander la fusion de ces familles. L’autorité compétente doit évaluer, sur la base des éléments matériels fournis par le constructeur, si une telle fusion est justifiée.

Niveau 1B :

À la demande du constructeur, des familles de conformité de la production issues de différentes installations de production peuvent être fusionnées. Pour les essais du type 1, cela n’est autorisé que si le volume de production annuel prévu dans chaque usine est inférieur à 1,000 unités. .

8.1.3.1

Famille de conformité de la production pour l’essai du type 1

Aux fins du contrôle du respect par le constructeur de la conformité de la production concernant l’essai du type 1, y compris, le cas échéant et si nécessaire, la vérification de l’exactitude du dispositif OBFCM, on entend par « famille » la famille de conformité de la production telle que définie aux paragraphes 8.1.3.1.1 et 8.1.3.1.2.

8.1.3.1.1

Pour les familles d’interpolation décrites au paragraphe 6.3.2 dont le volume de production prévu est supérieur à 1,000 véhicules par période de 12 mois, la famille de conformité de la production pour l’essai du type 1 doit être identique à la famille d’interpolation.

8.1.3.1.2

Pour les familles d’interpolation décrites au paragraphe 6.3.2 dont le volume de production prévu est inférieur ou égal à 1,000 véhicules par période de 12 mois, il est permis d’inclure plusieurs familles d’interpolation dans une même famille de conformité de la production, jusqu’à un volume de production combiné maximal de 5,000 véhicules par période de 12 mois. À la demande de l’autorité compétente, le constructeur doit fournir des éléments à l’appui des critères techniques ou d’autre nature appliqués pour justifier la fusion des familles d’interpolation concernées, étant entendu qu’il doit y avoir une grande similitude entre ces dernières, comme par exemple dans les cas suivants:

a)

Deux ou plusieurs familles d’interpolation qui ont été divisées parce que la plage d’interpolation maximale de 30 g/km de CO2 était dépassée;

b)

Des familles d’interpolation qui ont été divisées parce qu’il y avait différentes puissances nominales pour le même moteur à combustion;

c)

Des familles d’interpolation qui ont été divisées parce que les rapports n/v se trouvaient juste en dehors de la tolérance de 8 %;

d)

Des familles d’interpolation qui ont été divisées mais qui remplissent toujours tous les critères pour la constitution d’une seule famille d’interpolation.

8.1.3.2

Famille de conformité de la production pour l’essai du type 4

Aux fins du contrôle du respect par le constructeur de la conformité de la production concernant l’essai du type 4, on entend par « famille » la famille de conformité de la production, qui doit être identique à la famille d’émissions par évaporation décrite au paragraphe 6.6.3.

8.1.3.3

Famille de conformité de la production pour le système OBD

Aux fins du contrôle du respect par le constructeur de la conformité de la production concernant le système OBD, on entend par « famille » la famille de conformité de la production, qui doit être identique à la famille de systèmes OBD décrite au paragraphe 6.8.1.

8.1.4

Fréquence des essais du type 1

8.1.4.1

Niveau 1A :

Les vérifications concernant l’essai du type 1 effectuées par le constructeur doivent avoir lieu selon une périodicité fondée sur une méthode d’évaluation des risques conforme à la norme internationale ISO 31000:2018 (Management du risque - Lignes directrices), la fréquence minimale par famille de conformité de la production étant d’une vérification tous les 12 mois.

Niveau 1B :

Les vérifications concernant l’essai du type 1 effectuées par le constructeur doivent avoir lieu selon une périodicité d’au moins une vérification par famille de conformité de la production tous les 12 mois.

8.1.4.2

Si le nombre de véhicules produits au sein de la famille de conformité de la production dépasse 7,500 unités par période de 12 mois, la fréquence minimale de vérification par famille est déterminée en divisant par 5,000 le volume de production prévu par période de 12 mois et en arrondissant ce chiffre au nombre entier le plus proche.

8.1.4.3

Niveau 1A :

Si le nombre de véhicules produits au sein de la famille de conformité de la production dépasse 17,500 unités par période de 12 mois, la fréquence par famille doit être d’au moins une vérification tous les 3 mois.

Niveau 1B:

Si le nombre de véhicules produits au sein de la famille de conformité de la production dépasse 5,000 unités par mois, la fréquence par famille doit être d’au moins une vérification par mois.

8.1.4.4

Les vérifications doivent être réparties uniformément sur une période de 12 mois ou sur la période de production si celle-ci est inférieure à 12 mois. La dernière vérification doit aboutir à une décision dans les 12 mois, à moins que le constructeur ne puisse justifier qu’un délai supplémentaire d’un mois au maximum est nécessaire.

8.1.4.5

Le volume de production prévu de la famille de conformité de la production par période de 12 mois doit être contrôlé par le constructeur sur une base mensuelle, et l’autorité compétente doit être informée si une modification de ce volume entraîne des changements dans la taille de la famille de conformité de production ou dans la fréquence des essais du type 1.

8.1.5

Fréquence des essais du type 4

Une fois par an, un véhicule doit être prélevé au hasard dans la famille de véhicules du point de vue de la conformité de la production décrite au paragraphe 8.1.3.2 et soumis à l’essai décrit à l’annexe C3 ou, à défaut, au moins aux trois essais décrits à l’appendice 4.

8.1.6

Audits par l’autorité compétente

L’autorité compétente doit effectuer des audits pour vérifier les mesures prises et les plans de contrôle détaillés appliqués par le constructeur dans ses installations, dans tous les cas, à une fréquence d’au moins un audit par période de 12 mois.

Lorsque la méthode d’interpolation est utilisée, la vérification du calcul d’interpolation peut être effectuée par l’autorité compétente ou à sa demande dans le cadre de l’audit.

Si l’autorité compétente n’est pas satisfaite des résultats de l’audit, des essais physiques doivent être effectués directement sur des véhicules de production, comme décrit aux paragraphes 8.2. à 8.4, afin de contrôler la conformité de la production.

Niveau 1A uniquement :

Les dispositions prises et les plans de contrôle détaillés appliqués par le constructeur doivent être fondés sur une méthode d’évaluation des risques conforme à la norme internationale ISO 31000:2018 (Management du risque - Lignes directrices).

8.1.7

Vérifications par essais physiques réalisées par l’autorité compétente

Niveau 1A :

La fréquence normale des vérifications par essais physiques effectuées par l’autorité compétente doit être fondée sur les résultats de la procédure d’audit du constructeur, selon une méthodologie d’évaluation des risques, et, dans tous les cas, être d’au moins une vérification tous les trois ans. L’autorité compétente doit réaliser ces essais d’émissions physiques sur des véhicules de production, comme décrit aux paragraphes 8.2. à 8.4.

Dans le cas où le constructeur réalise les essais physiques, l’autorité compétente doit assister à ces essais dans les locaux du constructeur.

Niveau 1B :

La fréquence normale des essais de vérification physiques par l’autorité compétente doit être d’au moins un essai tous les trois ans. L’autorité compétente doit réaliser ces essais d’émissions physiques sur des véhicules de production, comme décrit aux paragraphes 8.2. à 8.4.

Dans le cas où le constructeur réalise les essais physiques, l’autorité compétente doit assister à ces essais dans les locaux du constructeur.

8.1.8

Rapports

L’autorité compétente doit consigner les résultats de tous les contrôles d’audit et essais physiques effectués pour vérifier la conformité de la production des constructeurs et les conserver pendant une période minimale de 10 ans. Ces rapports devraient être accessibles aux autres autorités compétentes.

8.1.9

Non-conformité

En cas de non-conformité, l’article 4 de l’Accord de 1958 s’applique.

8.2 Contrôle de la conformité pour un essai du type 1

8.2.1

L’essai du type 1 doit être effectué sur au moins trois véhicules de production, qui doivent être des membres valables de la famille de conformité de la production telle que décrite au paragraphe 8.1.3.1.

8.2.2

Les véhicules doivent être choisis au hasard dans la famille. Le constructeur ne doit effectuer aucun réglage sur les véhicules sélectionnés.

Dans le cas où les véhicules de la famille de conformité de la production sont assemblés dans des sites de production différents, à la demande de l’autorité compétente, le constructeur doit adapter la procédure de sélection des véhicules de sorte qu’ils soient issus des différents sites, sans préjudice du principe de sélection aléatoire au sein d’un site de production donné.

Dans le cas où plusieurs familles d’interpolation sont incluses dans la famille de conformité, à la demande de l’autorité compétente, le constructeur doit adapter la procédure de sélection des véhicules de sorte qu’ils soient issus des différentes familles d’interpolation, sans préjudice du principe de sélection aléatoire au sein d’une famille d’interpolation donnée.

8.2.3

Procédure d’essai du type 1

8.2.3.1

Le cas échéant, conformément au tableau 8/1, la vérification des émissions de référence, des émissions de CO2, du rendement du carburant, de la consommation d’énergie électrique et de l’exactitude du dispositif OBFCM doit être effectuée en suivant les prescriptions et procédures spécifiques énoncées dans l’appendice 1.

8.2.3.2

La procédure statistique permettant de calculer les critères d’essai et de parvenir à une décision d’acceptation ou de rejet est décrite à l’appendice 2 et dans le diagramme de décision de la figure 8/1.

Le cas échéant, conformément au tableau 8/1, la production d’une famille de conformité de la production doit être considérée comme non conforme dès lors qu’une décision de rejet est prise en appliquant les critères d’essai de l’appendice 2 pour une ou plusieurs des mesures effectuées (émissions de référence, émissions de CO2, rendement du carburant ou consommation d’énergie électrique).

Le cas échéant, conformément au tableau 8/1, la production d’une famille de conformité de la production doit être considérée comme conforme dès lors qu’une décision d’acceptation est prise en appliquant les critères d’essai de l’appendice 2 pour l’ensemble des mesures effectuées (émissions de référence, émissions de CO2, et rendement du carburant ou consommation d’énergie électrique).

Le cas échéant, conformément au tableau 8/1, lorsqu’une décision d’acceptation a été prise pour une émission de référence, cette décision ne doit pas être modifiée du fait des essais supplémentaires effectués en vue de prendre une décision pour les autres émissions de référence, les émissions de CO2, le rendement du carburant ou la consommation d’énergie électrique.

Le cas échéant, conformément au tableau 8/1, si une décision d’acceptation n’est pas prise pour l’ensemble des mesures effectuées (émissions de référence, émissions de CO2, et rendement du carburant ou consommation d’énergie électrique), un autre véhicule sélectionné conformément au paragraphe 8.2.2 doit être ajouté à l’échantillon et soumis à l’essai du type 1. La procédure statistique décrite à l’appendice 2 doit être répétée jusqu’à ce qu’une décision d’acceptation soit prise pour l’ensemble des mesures effectuées (émissions de référence, émissions de CO2, et rendement du carburant ou consommation d’énergie électrique).

La taille maximale de l’échantillon est:

Pour le niveau 1A : 16 véhicules;

Pour le niveau 1B: 32 véhicules pour les émissions de référence, 11 pour le rendement du carburant et la consommation d’énergie électrique.

Figure 8/1

Diagramme de décision relatif à la procédure d’essai de la conformité de la production (essai du type 1)

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