| CELEX | 52013IE2103 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 26 février 2014 |
| 8.7.2014 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 214/8 |
Avis du Comité économique et social européen sur le thème «La production intégrée dans l'Union européenne» (avis d'initiative)
2014/C 214/02
Rapporteur: M. Pedro NARRO
Le 12 février 2013, le Comité économique et social européen a décidé, conformément à l'article 29, paragraphe 2, de son règlement intérieur, d'élaborer un avis d'initiative sur le thème
«La production intégrée dans l'Union européenne».
La section spécialisée «Agriculture, développement rural, environnement», chargée de préparer les travaux du Comité en la matière, a adopté son avis le 12 février 2014.
Lors de sa 496e session plénière des 26 et 27 février 2014 (séance du 26 février 2014), le Comité économique et social européen a adopté le présent avis par 143 voix pour, 6 voix contre et 9 abstentions.
1. Conclusions et recommandations
| 1.1 | La production intégrée constitue un exemple concret de la manière dont l'activité agricole opère en tenant compte de l'ensemble des aspects économiques, écologiques et sociaux du développement durable. Le CESE souhaite que l'on développe les modèles de production alimentaire qui privilégient l'utilisation rationnelle des ressources naturelles et le respect de normes environnementales élevées. |
| 1.2 | Le CESE défend l'idée que l'activité agricole doit chercher à trouver un équilibre entre la protection de l'environnement, la rentabilité et les besoins sociaux. L'agriculture durable est une des exigences de base de la société civile; elle peut être atteinte en utilisant différents modèles productifs. L'existence de la production intégrée est la manifestation de l'intérêt que montrent les agriculteurs européens à se conformer davantage encore aux normes d'une production durable. |
| 1.3 | Dans la transposition nationale de la nouvelle politique agricole commune, les États membres doivent veiller à allouer de nouvelles incitations à la production intégrée à travers les plans de développement rural, et à favoriser l'intégration de ce mode de production dans les nouveaux systèmes d'équivalences qui seront fixés dans le cadre de ce qu'on appelle le «paiement vert». |
| 1.4 | Le CESE invite la Commission européenne à mener une analyse détaillée sur la situation de la production intégrée dans les différents pays de l'UE. L'hétérogénéité des réglementations, la mise en place de systèmes privés de certification et les disparités qui existent non seulement entre pays, mais aussi entre régions, ne favorisent pas le développement de ce modèle de production. Il est souhaitable que la Commission élabore une communication sur la production intégrée, car un tel document serait à même d'apporter, à l'échelle de l'Union, de nouveaux éléments d'appréciation sur l'étendue de la production intégrée en Europe. |
| 1.5 | Pour que le système soit doté d'une cohérence et d'une certaine harmonisation, il serait opportun de lancer un débat à l'échelle européenne sur la possibilité d'établir des normes minimales de l'Union. Ces orientations communautaires contribueraient à mieux promouvoir le modèle de production intégrée auprès des agriculteurs et des consommateurs et devraient s'appuyer sur les instruments d'une politique européenne de promotion, qui fait actuellement l'objet d'un examen. |
| 1.6 | Le CESE constate qu'il existe un déficit d'information pour le consommateur et qu'il est nécessaire de lui faire mieux percevoir ce qu'est la réalité d'une exploitation agricole. L'existence de multiples labels de qualité est source de confusion pour le destinataire final des produits, ce pourquoi il est nécessaire d'intensifier les efforts visant à rapprocher le citoyen des produits agricoles qui respectent des normes économiques, sociales et environnementales élevées. |
| 1.7 | Afin de développer la production intégrée, il est nécessaire de faire davantage d'efforts en matière de recherche, de formation technique, de promotion d'initiatives collectives et, bien évidemment, de communication auprès des consommateurs et du secteur agricole, lesquels méconnaissent les avantages potentiels que revêt un modèle de production capable d'optimiser l'utilisation des ressources naturelles d'une manière qui soit à la fois professionnelle et en cohérence avec les nécessités de l'environnement. |
| 1.8 | Le CESE est favorable à ce que le système de production intégrée en Europe ait un caractère volontaire. Même si de nombreux éléments de la production intégrée deviennent obligatoires, seul un système volontaire sera à même d'améliorer la conscience environnementale des agriculteurs et la rentabilité de leurs exploitations. |
2. Introduction
| 2.1 | Dans ses avis antérieurs, le CESE a abordé les principaux défis que la société européenne doit affronter en matière de production alimentaire: la sécurité des approvisionnements, la recherche et l'innovation agricoles, le changement climatique, la diminution des ressources naturelles ou encore la nécessité de préserver la biodiversité. Aussi est-il est pertinent d'analyser un modèle de production qui répond aux attentes tant des agriculteurs que des consommateurs: la production intégrée. |
| 2.2 | Dans son état actuel, l'agriculture offre de nouvelles possibilités et avancées technologiques qui peuvent améliorer sa contribution à l'environnement tout en étant avantageuses pour l'agriculteur, lequel peut grâce à elles améliorer la gestion et la rentabilité de son exploitation. L'agriculture est confrontée au défi majeur d'avoir à fournir des aliments sains à une population mondiale qui comptera plus de 9 milliards d'habitants en 2050. |
| 2.3 | L'activité agricole qui est en train de se développer dans ce domaine recèle une complexité et des difficultés qui exigent des agriculteurs qu'ils soient mieux préparés et aient des connaissances techniques et environnementales qui leur permettent de contribuer à la préservation de l'environnement, à la transparence du mode de production et à la sécurité alimentaire. L'agriculture est un secteur stratégique qui exige que les besoins économiques, sociaux et environnementaux soient pris en considération de manière cohérente et coordonnée. |
| 2.4 | Les surfaces agricoles et forestières occupent 80 % du territoire de l'UE. Dans la mesure où les agriculteurs exploitent les ressources naturelles, ils assument une responsabilité s'agissant de la préservation et de l'utilisation durable de celles-ci. Cet objectif, partagé par les agriculteurs et les consommateurs, peut être atteint grâce à l'innovation et à la recherche, par le développement de nouvelles techniques de production intégrée qui permettent une utilisation plus rationnelle des ressources. |
| 2.5 | Le modèle de production intégrée est une forme d'agriculture durable dont l'objectif est d'améliorer la rentabilité de l'activité agricole tout en respectant des normes sociales et environnementales élevées. Dans tous les cas, elle doit être un instrument qui contribue, de manière pédagogique, à expliquer aux consommateurs qu'il existe une nouvelle relation entre l'environnement et la production d'aliments. Il convient que le secteur de la distribution appuie et reconnaisse ce modèle de production. Et il est essentiel que la production intégrée suscite un intérêt commercial qui la mette en valeur. |
| 2.6 | L'efficacité du système demeure, dans bien des cas, affaiblie par un processus de certification complexe, qui est de plus excessivement coûteux dans certains pays. |
3. Le concept de production intégrée
| 3.1 | L'Organisation internationale de lutte biologique contre les animaux et les plantes nuisibles (OILB) définit la production intégrée comme un système agricole de production d'aliments qui optimise l'utilisation des ressources naturelles et leurs mécanismes de régulation en garantissant le caractère viable et durable de l'agriculture sur le long terme. Cette forme d'agriculture sélectionne soigneusement les méthodes biologiques, les techniques de culture et les processus chimiques utilisés, en cherchant à trouver un équilibre entre la protection de l'environnement, la rentabilité et les besoins sociaux. |
| 3.2 | Nous nous référons en substance à un modèle volontaire fondé sur l'application pratique et continue (par un transfert de connaissances et d'expériences entre les services techniques, l'agriculteur et l'exploitation elle-même) d'outils novateurs et technologiques qui, utilisés efficacement, permettent d'atteindre les normes de qualité, de sécurité et de respect de l'environnement attendues par la société actuelle. |
| 3.3 | Le concept de «production intégrée» est fréquemment utilisé comme synonyme d'«agriculture intégrée», et de nombreux pays utilisent indifféremment l'un ou l'autre terme. Toutefois, bien qu'il s'agisse de systèmes parallèles présentant beaucoup d'éléments communs, ce sont deux réalités distinctes, deux modèles différenciés que l'agriculteur peut choisir. La production intégrée correspond à une vision sectorielle, avec des différences de réglementation suivant les produits, tandis que l'agriculture intégrée se réfère à la gestion globale d'une exploitation. |
| 3.4 | La production intégrée comprend des aspects écologiques, éthiques et sociaux en matière de production agricole, ainsi que des dimensions de qualité et de sécurité des aliments. Elle est considérée à l'heure actuelle comme l'une des normes de production alimentaire les plus élevées au monde. L'ensemble des orientations utilisées dans la production intégrée et les outils correspondants ont montré leur utilité et servi de source d'inspiration pour les organisations d'agriculteurs qui cherchent à produire des aliments de qualité selon des normes environnementales et sociales élevées. |
| 3.5 | Outre les objectifs susmentionnés, la production intégrée promeut également une meilleure articulation du secteur agricole par l'intégration de services techniques de conseils d'experts, chargés de planifier les activités agricoles que doivent réaliser les producteurs sur leurs exploitations conformément à la méthodologie prévue par les réglementations en matière de production intégrée. Il s'agit d'appliquer concrètement et de manière continue des concepts généraux comme l'innovation et la technologie. |
| 3.6 | La production intégrée concilie méthodes traditionnelles et technologie moderne. Elle tient compte des connaissances et techniques les plus récentes, grâce à un processus continu et dynamique de révision et d'évaluation. L'exemple qui peut être donné à cet égard est celui de l'agriculture de précision qui, par le recours à la technologie GPS la plus avancée, permet à l'agriculteur d'économiser de l'argent et de réduire la pollution en épandant moins d'engrais et de pesticides. Avant que l'agriculteur ne décide du moment, du mode et du lieu de production, il est procédé à des analyses préliminaires concernant les conditions (sols, climat, eau, substances nutritives, etc.). |
| 3.7 | La production intégrée facilite le transfert rapide de connaissances entre les producteurs agricoles, les consultants techniques et les pouvoirs publics, en limitant la portée de certains risques spécifiques dans la gestion de l'exploitation. |
| 3.8 | Ce modèle de production procure aux consommateurs davantage de qualité et de sécurité, en leur donnant confiance dans les produits qu'ils vont acheter et consommer; il s'agit d'optimiser le respect de la flore et de la faune par le recours à des méthodes moins agressives, en préservant la diversité biologique par une gestion appropriée des ressources naturelles. |
| 3.9 | Pour ce qui est des agriculteurs, ce système peut diminuer leurs coûts de production et améliorer la gestion de leurs exploitations, en la modernisant. Ainsi, il est possible d'obtenir une meilleure rentabilité par la valorisation des produits, ainsi qu'une meilleure qualité de vie en milieu rural et le maintien — indispensable — de la population dans les zones rurales. |
| 3.10 | La production intégrée est sans aucun doute un élément clé pour appliquer le concept d'agriculture durable, et peut servir de point référence vers lequel orienter le modèle agricole de l'UE. |
4. La production intégrée dans l'UE
| 4.1 | À l'heure actuelle, à la différence des régimes concernant les produits biologiques ou du commerce équitable, il n'existe pas de cadre juridique européen sur la production intégrée, ni de lignes directrices de l'UE qui orienteraient ce modèle de production à caractère volontaire. |
| 4.2 | Cependant, les initiatives publiques dans le domaine de la production intégrée se sont multipliées ces dernières années, avec dans certains cas la création d'un encadrement au niveau national ou régional (au Portugal, en France, au Royaume-Uni, en Belgique ou en Espagne). Dans d'autres cas, il s'est agi d'initiatives privées sous l'égide de la grande distribution (1). Cette situation hétérogène a entraîné des distorsions quant à la définition, aux objectifs et au développement de la production intégrée. |
| 4.3 | C'est dans ce contexte que l'Initiative européenne pour le développement durable en agriculture (EISA) a vu le jour en 2001, avec pour objectif de promouvoir et de défendre un certain nombre de principes cohérents de la production intégrée à l'échelle de l'UE. Une des premières missions de cette organisation a été de créer un code européen de la production intégrée (2), lequel a été utilisé par la FAO pour définir des pratiques durables en agriculture. En 2002, l'Assemblée des régions européennes fruitières, légumières et horticoles (AREFLH) s'est déclarée en faveur d'une réglementation européenne en la matière, avant de publier, en avril 2013, le guide des pratiques européennes en matière de production intégrée (3). |
| 4.4 | Comme c'est le cas pour les autres modèles de production, les produits issus du système de production intégrée peuvent obtenir un label de garantie, moyennant un contrôle et une certification par des organismes de certification accrédités. Ce label de garantie peut être utilisé par les produits qui remplissent les normes générales et les normes techniques spécifiques à chaque culture. Dans certains cas (Danemark, Pays-Bas), la certification n'est pas obtenue pour un produit spécifique, mais pour l'ensemble de l'exploitation qui pratique ce modèle de production. Jusqu'à présent, les labels de qualité de niveau national et de niveau régional coexistent. |
5. Problématiques clés de la production intégrée
À l'heure actuelle, il existe des doutes, des questions et des interrogations sur le rôle que joue ce modèle de production dans l'agriculture européenne. Le CESE juge nécessaire de clarifier certains des éléments les plus controversés, lesquels, en raison d'une méconnaissance ou d'informations biaisées, pourraient créer encore davantage de confusion auprès des citoyens.
5.1 La relation entre agriculture conventionnelle et agriculture intégrée
| 5.1.1 | Les modèles d'agriculture conventionnelle, biologique et intégrée sont légitimes, présentent des différences et des similitudes et constituent, dans tous les cas, des options respectables en matière de production alimentaire. |
| 5.1.2 | L'agriculture conventionnelle comprend certaines des pratiques ou techniques utilisées par l'agriculture intégrée. De fait, l'obligation que prévoit la directive relative à l'utilisation durable des pesticides (4) de recourir, à compter de 2014, à la «lutte intégrée contre les ennemis des cultures» est un nouvel élément qui rapproche ces deux modèles de production. La production intégrée est le modèle vers lequel, peu à peu, se dirige l'agriculture conventionnelle. Il s'agit d'une influence positive qui doit être maintenue. |
| 5.1.3 | Toutefois, la production intégrée apporte dans tous les cas une importante valeur ajoutée, qui est fondée sur la décision volontaire du producteur de se conformer à un modèle exigeant une rigoureuse certification, basée sur des contrôles stricts exigeant l'avis de techniciens hautement qualifiés, une formation personnalisée, des objectifs en matière d'efficacité énergétique et de réduction des fuites de carbone, l'utilisation de systèmes technologiques pour la gestion des risques, la fertilisation, l'élagage, l'aménagement des sols, etc. |
| 5.1.4 | À l'heure actuelle, beaucoup d'agriculteurs se tournent vers la production intégrée dans l'optique d'optimiser la capacité de production de leur exploitation tout en augmentant la fertilité des sols, en éliminant ou en réduisant les résidus de pesticides et en améliorant la santé des cultures (5). |
| 5.1.5 | L'agriculture conventionnelle et l'agriculture biologique sont réglementées au niveau européen, cette dernière étant même protégée par un label de qualité. Au contraire, l'agriculture intégrée est exclusivement réglementée au niveau national ou régional, générant de grandes disparités et une confusion législative croissante. |
| 5.1.6 | L'importance croissante de l'agriculture intégrée justifie que des efforts supplémentaires soient déployés pour informer efficacement les citoyens européens sur ce modèle d'agriculture. |
5.2 Le rôle de l'UE dans le développement de la production intégrée
| 5.2.1 | Il conviendrait que l'UE mène une analyse détaillée de la situation de la production intégrée en Europe, afin d'avoir un état des lieux et une idée de son développement potentiel. Parmi les mécanismes dont dispose l'UE, le plus approprié serait en l'occurrence que la Commission élabore une communication pour étudier les enjeux de ce modèle de production et le rôle de l'UE à cet égard. |
| 5.2.2 | L'hétérogénéité des réglementations nationales et régionales en matière de production intégrée nous conduit à nous interroger sur l'opportunité de procéder, à l'échelle européenne, à une harmonisation, d'une manière ou d'une autre, de la législation existante. À l'heure actuelle, l'UE concentre l'aide apportée à la production intégrée par le canal des plans de développement rural et des programmes opérationnels des OCM, tels ceux des fruits et légumes. La nouvelle PAC sera fondée sur la durabilité. Ainsi, il est logique que la production intégrée contribue à la coordination concrète du nouveau système de paiement vert, à travers les actes délégués. Le nouveau partenariat européen pour l'innovation est également susceptible d'ouvrir de nouvelles perspectives pour ce modèle de production (6). |
| 5.2.3 | Par le passé, les systèmes d'agriculture biologique ou de commerce équitable ont fait l'objet d'un débat similaire quant à l'opportunité de légiférer. Beaucoup de labels de qualité attestant que les produits sont issus de la production intégrée coexistent au niveau régional ou national, raison pour laquelle un débat est ouvert sur l'opportunité de créer un nouveau label au niveau de l'UE ou de simplifier le paysage existant. Au préalable, il convient que l'UE améliore la communication à l'endroit des citoyens concernant les labels existants destinés à mettre en valeur la qualité ou l'origine du produit. |
| 5.2.4 | Le secteur de la production intégré est varié et hétérogène, mais il est unanimement demandé qu'il soit réglementé par des lignes directrices minimales au niveau de l'UE, afin de gagner en cohérence et en reconnaissance. |
5.3 À la recherche d'une meilleure communication entre consommateurs et agriculteurs
| 5.3.1 | La production intégrée est actuellement en plein essor: les agriculteurs qui acceptent d'améliorer leur rentabilité moyennant une amélioration de la contribution de l'agriculture à la préservation de l'environnement et des ressources naturelles sont toujours plus nombreux. Mais malgré cet intérêt croissant du secteur agricole, l'on observe que le grand public méconnaît ce qu'est la production intégrée et ce qu'elle peut apporter à un modèle d'agriculture durable. |
| 5.3.2 | Le CESE observe des insuffisances dans la diffusion de ce modèle de production et invite à renforcer la formation des agriculteurs et à encourager les producteurs à mettre en place des initiatives collectives pour sauvegarder l'environnement. L'agriculteur doit offrir aux consommateurs la plus grande transparence possible sur ses modes de production et s'efforcer de montrer comment l'innovation peut se mettre au service de l'agriculture durable. De nombreux pays de l'UE réalisent des initiatives visant à rapprocher le consommateur de ce qu'est la réalité d'une exploitation agricole et à améliorer sa connaissance de cette activité essentielle qu'est la production d'aliments. |
5.4 Vers une nouvelle norme de production?
| 5.4.1 | La lutte intégrée contre les ennemis des cultures est un volet de la production intégrée dont l'application sera obligatoire à compter de 2014, comme le prévoit l'article 14 de la directive 2009/128 relative à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable. Cette obligation faite à tous les agriculteurs constitue un pas très important vers le développement de la production intégrée dans l'UE et suppose une nouvelle norme de production européenne en matière de lutte contre les ennemis des cultures. |
| 5.4.2 | Si certains éléments classiques de la production intégrée deviennent peu à peu des pratiques obligatoires pour les agriculteurs, cela ne doit pas modifier le caractère volontaire du système de production intégrée, lequel permet une incorporation progressive des agriculteurs en fonction des conditions qui sont les leurs sur le plan économique, environnemental ou géographique. La décision que prend un agriculteur de passer à la production intégrée entraîne des changements importants dans sa manière de gérer l'exploitation, et surtout un fort investissement en matière d'assistance technique, de formation, de contrôles, de matériel et de produits spécifiques. |
Bruxelles, le 26 février 2014.
Le Président du Comité économique et social européen
Henri MALOSSE
(1) EUREP-GAP, QS, QSGAP, BRC, Nature’s choice, entre autres.
(2) A Common Codex of Integrated Farming. L'EISA a publié en 2006 et mis à jour en 2012 son dispositif européen de l'agriculture raisonnée.
(3) www.areflh.org.
(4) Directive 2009/128 instaurant un cadre d'action communautaire pour parvenir à une utilisation durable des pesticides.
(5) En Espagne, d'après les plans de développement rural, la plupart des bénéficiaires sont des agriculteurs exploitant une superficie inférieure à 10 hectares, principalement dans des zones présentant des handicaps spécifiques.
(6) http://ec.europa.eu/agriculture/eip/index_en.htm.
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur la Mauritanie, et en particulier le cas de Biram Dah Abeid (2014/2999(RSP))
18/12/2014
Résolution non législative du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l'Union européenne, de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Communauté européenne de l'énergie atomique et leurs États membres, d'une part, et la Géorgie, d'autre part (09827/2014 — C8-0129/2014 — 2014/0086(NLE) — 2014/2816(INI))
18/12/2014
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur le Soudan: la situation d'Amin Mekki Medani (2014/3000(RSP))
18/12/2014
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur la persécution de l'opposition démocratique au Venezuela (2014/2998(RSP))
18/12/2014