| CELEX | 52013IR6863 |
| Type | Initiative législative |
| Date | vendredi 31 janvier 2014 |
| 26.4.2014 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 126/31 |
Avis du Comité des régions — La dimension sociale de l’Union économique et monétaire
2014/C 126/08
I. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ DES RÉGIONS,
Considérations générales
| 1. | se félicite de la communication de la Commission sur le renforcement de la dimension sociale de l'Union économique et monétaire (UEM) qui s'inscrit dans le cadre de la feuille de route fixée par le Conseil européen des 13 et 14 décembre 2012 sur l'achèvement de l'UEM; |
| 2. | considère que cette communication constitue une première étape utile qui devra permettre, à travers la mise en œuvre des propositions qu'elle contient, de constituer les bases d'un véritable pilier social au sein de l'UEM; |
| 3. | relève à cet égard que le Conseil européen des 19 et 20 décembre ait formellement approuvé le recours des indicateurs clés en matière sociale et d'emploi dans le semestre européen 2014 mais regrette que leur fonction soit limitée à une analyse des évolutions dans le domaine social. Réitère dès lors son appel à l'intégration de la dimension sociale de l'UEM dans la gouvernance, la coordination et la surveillance des politiques économiques; |
| 4. | accueille favorablement les propositions de la Commission qui viseraient à procéder à un rééquilibrage de la zone euro jusqu'ici principalement centrée sur le pacte de stabilité et de croissance et le «6-pack», et à défendre l'idée d'adjoindre aux piliers actuels de l'UEM (économique, budgétaire, bancaire et politique) un pilier social; |
| 5. | affirme le caractère nécessairement transversal de ce futur pilier social de l'UEM pour que la dimension et les impacts sociaux de la gouvernance économique de l'UEM soient mieux pris en compte. Il s'agit là d'un enjeu crucial pour le bon fonctionnement et la viabilité à moyen et à long terme de l'UEM d'une part, et la légitimité du processus d'intégration européen, d'autre part; |
| 6. | rappelle que le bon fonctionnement d'une zone partageant une monnaie unique exige un certain degré de symétrie entre les économies qui en sont membres afin de réduire au maximum la récurrence et les conséquences de chocs asymétriques; considère que les risques de concurrence sociale entre États membres en cas de pareils chocs sont aujourd'hui avérés et que force est de constater l'apparition, depuis 2007-2008, d'un phénomène de polarisation entre le centre et la périphérie, notamment en matière d'emploi; |
| 7. | affirme que l'approfondissement de la dimension sociale a vocation à minimiser le risque de concurrence sociale que peut induire l'abandon d'outils d'ajustements économiques comme les taux de change ou l'encadrement européen des politiques fiscales, à compenser les effets négatifs de la crise et des politiques d'austérité; |
| 8. | a la conviction que le déficit de légitimité démocratique de l'UEM ne pourra être comblé qu'à condition que les citoyens européens soient convaincus que le principe de progrès social y est aussi défendu et que l'emploi et les normes sociales ne sont pas considérés comme de simples variables résiduelles du processus d'ajustement macroéconomique; |
| 9. | souligne à ce titre que les grands indicateurs sociaux ont pratiquement tous dépassé des seuils jamais atteints, qu'il s'agisse du taux de chômage des jeunes qui frôle les 23 %, du nombre de chômeurs de longue durée qui a augmenté dans la plupart des États membres, de la part de la population européenne menacée d'exclusion sociale qui atteint désormais 25 %; |
| 10. | souligne que la crise a inversé le processus de convergence du PIB régional par habitant et du chômage au sein de l'Union européenne et qu'aujourd'hui les déséquilibres sociaux croissent plus vite dans l'UEM que dans le reste de l'UE, qu'ils pèsent sur les performances économiques de l'UEM et la stabilité politique des États qui en sont membres; |
| 11. | en conclut que la zone euro ne souffre pas que des déficits budgétaires des États, mais aussi du différentiel de cohésion sociale et territoriale entre États membres et entre régions et qu'il est effectivement indispensable de placer la dimension sociale de l'UEM au même niveau que la coordination des politiques économiques. L'accent devrait être mis à cet égard sur la résolution des problèmes structurels; |
| 12. | insiste pour que la dimension sociale de l'UEM préserve l'existence des différents modèles sociaux nationaux actuels, permette leur cohabitation, et rappelle qu'elle n'a pas vocation à opérer une harmonisation sociale mais à préserver le principe d'unité dans la diversité; |
| 13. | est convaincu que l'UE a plutôt pour mission de renforcer les droits fondamentaux et les objectifs de la politique sociale ainsi que d'introduire à l'échelle de l'Union des normes minimales juridiquement contraignantes, en tenant compte des capacités d'action des États membres en matière de politique sociale; |
| 14. | appelle à inscrire l'approfondissement de la dimension sociale de la zone euro dans une logique de coopération renforcée ouverte qui permette d'associer aux actuels États membres de l'UEM ceux qui ont pris l'engagement par voie de Traité de la rejoindre ainsi que les autres Etats-membres de l'Union européenne dans la mesure où l'approfondissement de la dimension sociale apparaît indispensable à l'échelle de l'Union européenne dans son entièreté; |
| 15. | réitère son appel en faveur d'une meilleure coordination des politiques économiques et sociales entre les niveaux européen et nationaux dans le cadre du Semestre européen et demande que les collectivités locales et régionales soient davantage associées à cette coordination (1); |
| 16. | insiste pour que le processus de coordination des politiques sociales veille à ce que les autorités locales soient soutenues dans leurs efforts de mise en œuvre de politiques d'emploi et sociales appropriées. Cette démarche exige que l'on se penche sur les défis territoriaux spécifiques dans ces domaines et que l'on facilite le partage des meilleurs pratiques à l'échelon local et régional; |
| 17. | partage l'ambition de la Commission d'«améliorer la capacité de suivi des évolutions sociales et en matière d'emploi», de «mobiliser les actions et les décisions de financement de l'UE pour lutter de manière efficace et durable contre le chômage», d'«associer les mesures prises en matière de responsabilité et de discipline économique à une plus grande solidarité et à une aide financière accrue», de «réduire les obstacles à la mobilités transfrontalière de la main-d'œuvre», et de «consolider le rôle du dialogue social»; |
| 18. | réitère sa demande à la Commission d'approfondir la question de la qualité des dépenses publiques, notamment en évaluant l'opportunité d'une séparation entre les dépenses courantes et les dépenses d'investissements pour le calcul des déficits budgétaires, de manière à éviter d'entraver les investissements publics produisant des bénéfices nets à long terme; |
| 19. | estime de la même façon que la prise en compte des investissements sociaux en matière de calcul des déficits budgétaires devrait se faire de façon pondérée; |
Considérations particulières
Le tableau de bord d'indicateurs clés en matière sociale et d'emploi
| 20. | soutient l'idée de la Commission d'introduire un nouveau tableau de bord d'indicateurs clés en matière sociale et d'emploi ainsi que l'intégration de nouveaux indicateurs sociaux et de l’emploi dans la procédure de surveillance des déséquilibres macroéconomiques et le mécanisme d'alerte; |
| 21. | considère que la mise en place d'un tel mécanisme pour détecter les divergences sociales au sein de la zone euro constitue un progrès sur la voie de l'intégration solidaire et marque le début d'un rééquilibrage nécessaire entre politiques économiques et sociales dans le cadre du semestre européen; |
| 22. | regrette cependant que le spectre des indicateurs proposés par la Commission soit trop restreint pour pouvoir appréhender pleinement la situation sociale et son évolution dans les États membres et que le choix des indicateurs proposés ne soit pas suffisamment motivé. Le Comité invite la Commission à fournir une motivation plus circonstanciée avant de pouvoir se prononcer définitivement sur les indicateurs les plus appropriés; |
| 23. | propose également de prendre en considération, au moment d'élaborer le tableau de bord social, les personnes âgées de plus de 65 ans, à savoir les retraités, lesquels représentent dans certains États membres une proportion significative de la catégorie des pauvres; |
| 24. | recommande donc à la Commission de développer encore davantage le tableau de bord social en collaborant avec les collectivités locales et régionales en vue d'inclure des indicateurs déjà existants aux niveaux local, régional et national mais aussi le cas échéant des indicateurs supplémentaires tels que le taux de pauvreté des enfants, un index de l'emploi décent et un index sur le revenu minimum, d'exprimer les données à la fois en termes statistiques et monétaires (indiquant par exemple le coût des personnes ne travaillant pas, ne suivant pas d'études ni de formation — NEET exprimé en pourcentage du PIB) afin de donner une idée plus précise des conséquences économiques des perspectives sociales et en termes d'emploi et de transmettre un message plus fort et plus clair aux décideurs politiques; |
| 25. | propose également d'ajouter une dimension de genre aux indicateurs qui seront retenus, et notamment au taux de chômage, au taux de jeunes NEET et d'emploi des jeunes et au taux de risque de pauvreté dans la mesure où la reconnaissance des disparités entre les hommes et les femmes face aux difficultés sociales permettrait d'initier des politiques plus ciblées et donc plus efficaces; |
| 26. | suggère à la Commission de veiller à ce que des efforts supplémentaires soient consentis afin de fournir en temps utile des données statistiques pertinentes inhérentes aux indicateurs retenus dans le tableau de bord. Cela permettrait de disposer d'informations plus pertinentes et dans des délais plus appropriés; |
| 27. | fait part de sa préoccupation quant au fait que le tableau de bord, puisqu'il serait construit à partir de l'agrégation d'indicateurs nationaux, n'est pas en mesure de refléter les disparités pouvant exister au niveau régional et suggère donc d'avoir recours à des outils plus appropriés pour évaluer les disparités infranationales (2); |
| 28. | regrette qu'aucune référence chiffrée ne soit proposée afin d'identifier ce qui sera retenu comme étant les seuils d'alerte. Souligne à ce titre que l'absence à la fois de socle reconnu de protection minimum à l'échelle européenne et de toute référence dans la communication de la Commission à des standards sociaux communs ne permet pas à ce stade d'anticiper le niveau de ces seuils envisagé par la Commission; |
| 29. | considère que les seuils d'alerte sont en tout état de cause à définir en association étroite avec les partenaires sociaux; |
| 30. | rappelle à la Commission que le tableau de bord ne constitue qu'un outil statistique a posteriori et qu'il importe de le compléter par une analyse prospective et prévisionnelle des évolutions sociales en cours pour pouvoir initier des actions préventives et pas seulement correctives; |
| 31. | demande à la Commission de préciser qu'en matière sociale la lutte contre les déséquilibres ne saurait se traduire par le déclenchement automatique de sanctions en cas de dépassement des seuils d'alerte. Il s'agit au contraire de s'appuyer sur un mécanisme d'incitation à la convergence autour d'objectifs communs et de favoriser le partage des meilleures pratiques existantes; |
| 32. | demande dès lors à la Commission de préciser quels sont les mécanismes qui devraient entrer en vigueur si un État membre dépasse un seuil d'alerte donné; |
Accélération des mesures pour l'emploi et la mobilité des travailleurs
| 33. | reconnaît, dans la conjoncture économique actuelle, le rôle crucial de la mobilité des travailleurs au sein de l'UEM, et insiste dès lors sur sa nécessaire contribution à la promotion d'une croissance durable et inclusive; |
| 34. | partage l'avis de la Commission selon lequel le nombre de travailleurs mobiles en Europe demeure encore trop faible pour incarner un véritable marché du travail européen, et rappelle que les citoyens souhaitant mettre en œuvre la mobilité professionnelle devraient bénéficier d'informations plus fiables et de meilleure qualité ainsi que d'un accompagnement individuel; |
| 35. | observe que des formations linguistiques plus ciblées pourraient contribuer à faire évoluer les comportements à l'égard de la mobilité professionnelle. Par ailleurs, la mise en place de mécanismes en vue de promouvoir des stages de formation et d'apprentissage professionnels destinés tant aux étudiants qu'aux travailleurs, est d'une importance capitale pour encourager la mobilité dans les régions européennes; |
| 36. | invite la Commission à œuvrer de manière intensive à lever les obstacles à la mobilité transfrontalière des travailleurs au sein de l'UE, à savoir spécifiquement les obstacles de nature juridique (tels que la compatibilité des systèmes nationaux de sécurité sociale) et d'ordre pratique (tels que la maîtrise des langues étrangères ou la formation interculturelle); |
| 37. | souligne qu'il importe que les coordinations nationales du service EURES (devant être mises en place à partir de 2015) s'engagent dans une coopération étroite avec les collectivités locales et régionales dont le rôle pour la promotion de la mobilité des travailleurs est essentiel; attire l'attention sur le fait que l'amélioration du réseau EURES pour en faire un outil de soutien paneuropéen aux services de recrutement, de mise en concordance et de placement ne peut se faire au détriment ou en remplacement de ses missions de conseil. Au contraire, les services de conseil des conseillers EURES sur les questions pratiques liées au travail et à la couverture sociale à l'étranger, concernant par exemple le chômage, la maladie, les spécificités du travail temporaire, les mesures de réinsertion, la couverture en cas d'invalidité ou d'accident du travail ou les possibilités de perfectionnement professionnel, doivent rester au cœur des activités du réseau. Les missions de conseil des partenariats transfrontaliers EURES revêtent une très grande importance précisément dans les régions frontalières et contribuent à la mobilité; |
| 38. | reconnaît cependant qu'il serait illusoire de voir dans la promotion de la mobilité des travailleurs un levier suffisant pour contrebalancer les déséquilibres et les chocs asymétriques au sein de la zone euro; |
Une plus grande solidarité grâce au renforcement des instruments financiers
| 39. | rappelle la nécessité d'une solidarité vis-à-vis des États membres qui sont le plus touchés par la crise actuelle, dès lors que les États membres sont interdépendants non seulement du point de vue économique mais également du point de vue social; |
| 40. | soutient la proposition de la Commission visant à développer des stratégies d'inclusion active plus performantes ainsi qu'une utilisation plus efficace des budgets sociaux, de même, en s'appuyant notamment sur le Fonds social européen (FSE), il conviendrait de procéder à un meilleur ciblage des financements européens dans le domaine social dans le cadre des accords de partenariat et de la préparation des programmes opérationnels pour 2014-2020; rappelle que le CdR a également constamment soutenu le nouveau programme pour l'emploi et l'innovation sociale, le fonds européen d'aide aux plus démunis, le fonds européen d'ajustement à la mondialisation et l'initiative pour l'emploi des jeunes; |
| 41. | regrette cependant qu'en la matière, les propositions de la Commission se limitent à une activation d'outils déjà existants dont les objectifs et les périmètres ne sont pas forcément adaptés aux problématiques spécifiques de l'UEM; et suggère donc que la Commission intègre dans sa réflexion la possibilité de mécanismes d'incitation au bénéfice des pays de l'UEM qui mettraient en place des réformes susceptibles d'atteindre les objectifs sociaux de la stratégie UE 2020 et de lutter contre les déséquilibres sociaux; |
| 42. | précise que les mécanismes de supervision et de coordination des politiques économiques et sociales ne permettront jamais de supprimer le risque de choc asymétrique, en raison des spécificités économiques et industrielles inhérentes à chaque État membre; |
| 43. | en conclut que l'UEM devrait se doter d'outils spécifiques et de mécanismes lui permettant par des actions préventives d'éviter ou d'amortir les effets de ces chocs sur l'emploi et les politiques sociales dans les États membres; |
| 44. | précise que plusieurs études, scénarios et simulations de stabilisateurs automatiques ont été élaborés par les milieux universitaires; rappelle que d'autres zones d'union monétaire, à commencer par les États-Unis, ont développé leurs propres stabilisateurs automatiques qui ont prouvé leur efficacité, constate que la Commission n'a pas poussé plus loin sa réflexion en la matière même si elle implique une modification des traités; demande dès lors à la Commission de rédiger un livre vert sur les stabilisateurs automatiques dans la zone Euro afin d'identifier plus précisément parmi les études, scénarios et simulations existants, ceux qui pourraient être le mieux adaptés à la zone euro; |
| 45. | souligne à ce titre qu'un mécanisme d'absorption des chocs asymétrique ne constitue pas nécessairement un dispositif de solidarité avec des transferts unilatéraux du centre à la périphérie mais qu'il peut s'agir au contraire d'un système d'assurance visant à protéger tous les pays de l'UEM d'une vulnérabilité collective liée à la zone euro; |
| 46. | réitère sa demande à la Commission européenne d'étudier plus avant la faisabilité d'un système d'assurance chômage de l'Union européenne, qui pourrait agir comme un stabilisateur automatique au niveau de l'UEM (3). Ce système pourrait prendre appui sur le taux de chômage de courte durée qui est particulièrement sensible aux évolutions conjoncturelles et qui devrait donc permettre d'éviter les transferts budgétaires à sens unique. Il conviendrait également qu'un tel système puisse s'appuyer sur une stricte conditionnalité comme la conduite d'une politique active de lutte contre le chômage; |
Renforcer le dialogue social et territorial
| 47. | accueille favorablement les propositions de la Commission en vue d'améliorer l'association des partenaires sociaux à la coordination des politiques économiques et de l'emploi ainsi qu'au Semestre européen; |
| 48. | encourage vivement la Commission européenne à réaliser des efforts similaires en vue d'impliquer collectivités locales et régionales. Le rôle des collectivités territoriales est en effet capital dans la mise en œuvre des politiques sociales et de l'emploi. En outre, leur expérience unique et leur expertise pourraient permettre de mieux cerner les évolutions sociales à l'œuvre au sein de l'UEM. |
Bruxelles, le 31 janvier 2014
Le Président du Comité des régions
Ramón Luis VALCÁRCEL SISO
(1) Résolution du CdR sur les «Priorités du Comité des régions pour 2013 sur base du programme législatif et de travail de la Commission européenne» (CDR2204-2012_00_00_TRA_RES).
(2) Avis du CdR «Mesurer le progrès — au-delà du PIB» (CdR 163/2010 fin).
(3) Avis du CdR sur le «paquet investissements sociaux de l'UE», point 20 (ECOS-V-042, 9. 10.2013)
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur la Mauritanie, et en particulier le cas de Biram Dah Abeid (2014/2999(RSP))
18/12/2014
Résolution non législative du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l'Union européenne, de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Communauté européenne de l'énergie atomique et leurs États membres, d'une part, et la Géorgie, d'autre part (09827/2014 — C8-0129/2014 — 2014/0086(NLE) — 2014/2816(INI))
18/12/2014
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur le Soudan: la situation d'Amin Mekki Medani (2014/3000(RSP))
18/12/2014
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur la persécution de l'opposition démocratique au Venezuela (2014/2998(RSP))
18/12/2014