LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52013IR7114
Initiative législative52013IR7114

Avis du Comité des régions — Les inégalités de santé dans l’Union européenne

CELEX52013IR7114
TypeInitiative législative
Datevendredi 31 janvier 2014

Résumé IA

Le Comité des régions souligne que les inégalités de santé persistent entre et au sein des États membres, affectant particulièrement les régions défavorisées et les groupes vulnérables. Il appelle à une intégration systématique de la réduction de ces inégalités dans toutes les politiques européennes, notamment via les fonds structurels et la coordination des systèmes de santé. Cet avis invite les institutions européennes et les États membres à adopter une approche transversale pour garantir un accès équitable aux soins et promouvoir la prévention.

Texte intégral

26.4.2014

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 126/26


Avis du Comité des régions — Les inégalités de santé dans l’Union européenne

2014/C 126/07

I. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ DES RÉGIONS,

Introduction

1.

accueille favorablement le rapport à l'examen (1), qui fait le point des avancées réalisées dans la mise en œuvre de la communication de 2009 (2), laquelle présentait un calendrier de mesures destinées à lutter contre les inégalités en matière de santé; reconnaît le caractère à la fois exhaustif et provisoire du rapport, mais estime que celui-ci gagnerait à mettre en valeur la réussite de quelques mesures en particulier et d'accorder la priorité à celles qui doivent être poursuivies et menées à terme;

2.

estime que la santé et le bien-être des individus et de la population en général sont leur plus grande ressource; considère que l'ampleur des inégalités de santé entre les États membres et au sein de chacun d'entre eux déroge à l'article 35 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et remet en question l'engagement de celle-ci en faveur de la solidarité, de la cohésion sociale, économique et territoriale, des droits de l'homme et de l'égalité des chances;

3.

reconnaît que les déterminants de l'état de santé comprennent un éventail très large de facteurs personnels, sociaux, économiques et environnementaux dont l'interrelation détermine l'état de santé des individus et celui de la population en général. Les inégalités en matière de santé découlent dans une large mesure des désavantages socioéconomiques; de plus, l'état de santé et le bien-être dépendent aussi directement des décisions politiques prises par les pouvoirs publics à tous les niveaux, des choix individuels posés par les personnes quant à leur mode de vie et leur participation à leurs communautés, des facteurs biologiques et des paramètres géographiques;

4.

souligne que, étant donné la diversité des facteurs qui ont une incidence sur les inégalités en matière de santé, le secteur de la santé n'est pas en mesure de réduire celles-ci à lui seul: elles requièrent des actions de la part de tous les acteurs chargés de promouvoir la santé et le bien-être, sous la forme de plans intégrés et coordonnés relevant de l'ensemble du gouvernement, selon l'approche consistant à intégrer la santé dans toutes les politiques, et par une participation plus large de la société; souligne qu'une condition nécessaire pour mener et mettre en œuvre ces actions est que les décideurs politiques et administratifs soient fermement engagés à résoudre les inégalités de santé sur le plan stratégique;

5.

tout en reconnaissant la diversité des systèmes de santé dans l'UE, souligne que les collectivités locales et régionales jouent un rôle clé en matière de prestation de services de santé publique, de promotion de la santé et de prévention des maladies; de même, des politiques telles que celles de l'emploi, du logement, des transports, de la planification, de l'environnement et de la sécurité publique appartiennent aussi à la sphère des missions des collectivités territoriales, ce qui leur confère un rôle essentiel dans la promotion de la santé publique et la réduction des inégalités de santé; estime que c'est souvent au niveau local et régional que les approches intersectorielles qui sont indispensables pour réduire les inégalités de santé peuvent être conçues et mises en œuvre de manière plus ciblée et plus efficace, et s'avérer probantes;

6.

craint que le climat économique actuel ne fasse peser une menace importante, dans la mesure où les coupes dans les budgets de la santé, auxquelles s'ajoutent les défis du vieillissement démographique, solidement documentés, rendent le financement des services de santé encore plus problématique. Il convient de voir dans la réduction des inégalités de santé une étape essentielle, à l'heure où de nombreux pouvoirs publics au sein des États membres essaient de réformer leur système de santé pour le rendre plus efficace et plus viable;

7.

fait remarquer que le rapport se contente de noter que certaines inégalités de santé sont liées aux disparités qui existent d'un pays à l'autre de l'UE en matière de qualité et d'efficacité des services de santé (3); estime que le rapport Marmot sur les inégalités en matière de santé dans l'UE (4), publié en même temps que le rapport à l'examen, a pu renforcer ce jugement et éventuellement donner plus de poids aux conclusions du rapport;

Inégalités en matière de santé: faits et chiffres

8.

déplore que le rapport confirme la persistance d'inégalités importantes et d'écarts inacceptables en matière de santé entre les États membres et à l'intérieur de chaque État. Ces dernières années, le niveau d'inégalité a diminué pour un petit nombre d'indicateurs, est resté stable pour d'autres et s'est détérioré pour quelques-uns; le Comité attire en particulier l'attention sur le fait que le différentiel d'espérance de vie en bonne santé soit de près de 19 ans entre l'État membre le plus favorisé et le moins favorisé, soit un écart très important; ainsi, si l'espérance de vie augmente, cela signifie que les personnes vivent plus longtemps tout en présentant des maladies chroniques;

9.

se félicite que le taux de mortalité ait baissé et que l'espérance de vie se soit accrue. Toutefois, ces améliorations sont menacées par la progression de tendances négatives en matière de taux d'obésité, de diabète et d'inactivité physique; l'augmentation prévisible de l'impact des maladies chroniques, si elle n'est pas combattue, nous promet un avenir en mauvaise santé et coûteux pour la société;

10.

les obstacles qui empêchent l'accès aux services de santé (notamment en matière de coûts, de distance et de temps d'attente) sont considérables dans certains États membres, et par ailleurs le type et la qualité des traitements médicaux reçus dépend souvent des services disponibles sur le lieu de résidence de la personne concernée; le Comité attire l'attention sur le fait qu'il serait avantageux sur le plan sociétal d'inciter les médecins généralistes et les services de santé à s'établir dans des zones défavorisées et isolées;

11.

étant donné l'existence d'un gradient social de l'état de santé, considère que pour lutter contre les inégalités, il est indispensable d'appliquer un nivellement par le haut, plutôt qu'un nivellement sur la moyenne statistique, de façon à améliorer la santé de toutes les couches de la population en visant le niveau atteint par les membres de la société qui jouissent de la meilleure santé;

Avancées dans la mise en œuvre de l'initiative «Solidarité en matière de santé»

12.

accueille favorablement l'action conjointe sur les inégalités en matière de santé pour la période 2011-2014, à laquelle participent 15 États membres; est favorable à la prorogation de cette initiative qui doit faire l'objet d'un engagement renforcé et d'objectifs plus ciblés, étant donné la nécessité de continuer à traiter prioritairement cette problématique et de tirer parti des réussites engrangées; appelle également à envisager des mécanismes de cofinancement plus flexibles favorisant la participation à l'action conjointe;

13.

encourage l'introduction et la mise en œuvre de stratégies intersectorielles globales dotées de ressources suffisantes à tous les niveaux de gouvernance appropriés, sachant que la réduction des inégalités en matière de santé nécessitera forcément un engagement de la part de nombreux ministères et niveaux de gouvernance, lesquels sont souvent en concurrence les uns avec les autres sur le plan de la dotation en ressources et sont souvent compartimentés à cet égard; les stratégies de niveau national peuvent servir de base aux stratégies régionales et locales, et réciproquement;

Améliorer la base de données et de connaissances

14.

soutient les programmes en cours consistant à diffuser les connaissances acquises à partir de projets couronnés de succès, de sorte à combler le fossé entre la recherche, les politiques et la pratique et à encourager la mise en place de projets similaires; toutefois, étant donné la surcharge d'informations auxquelles les décideurs politiques et praticiens sont confrontés, est favorable à ce qu'on privilégie une présentation accessible et concise; en particulier, invite à adopter des messages plus succincts étayés par des exemples de réussite; de plus, préconise de mettre en œuvre et de promouvoir un portail principal pour accéder aux informations;

15.

se félicite des actions d'envergure menées en collaboration entre la Commission européenne, les agences internationales et les parties prenantes publiques et recommande que le niveau de partenariat développé avec l'OMS Europe soit poussé au maximum en matière de coordination des politiques, de partage des ressources et de promotion d'initiatives telles que le réseau «Villes-santé», le réseau Régions-santé de l'OMS et le réseau mondial «Villes et communautés amies des aînés»; est également favorable à une collaboration renforcée à travers les programmes de travail des agences de l'UE;

16.

sans disposer des données requises, il est extrêmement difficile d'évaluer les avancées accomplies; par conséquent, le Comité demande instamment à toutes les autorités de continuer à travailler à la mise au point d'indicateurs sanitaires fondamentaux de l'Union européenne (European Core Health Indicators — ECHI) normalisés; la mise au point d'indicateurs doit se faire dans le cadre d'un dialogue étroit avec les représentants du niveau local et régional; cela devrait faciliter dans la mesure du possible les efforts déployés par les niveaux infranationaux pour lutter contre les inégalités de santé; souligne qu'il est nécessaire d'éviter les doublons en matière de charges administratives liées à la collecte de données, étant donné la coexistence d'obligations diverses de présenter des rapports aux niveaux national et international;

17.

accueille favorablement le programme de recherche de l'UE sur les inégalités en matière de santé et propose d'inclure les thèmes de recherche suivants à l'avenir: l'efficacité des interventions pour réduire les inégalités de santé; les facteurs qui influencent les écarts en matière d'espérance de vie en bonne santé; une meilleure analyse des études longitudinales afin de mieux comprendre ce qui entraîne des inégalités en matière de santé; des indicateurs de santé mentale; et les raisons pour lesquelles certaines régions dont le PIB est relativement faible présentent de bons indicateurs de santé et vice-versa;

Associer tous les acteurs sociaux à l'effort

18.

rappelle qu'atteindre les objectifs de la stratégie Europe 2020 est fondamental pour lutter contre les inégalités en matière de santé, et souligne la corrélation qui existe entre la bonne santé d'une population et le caractère productif et durable de son économie; de même, souligne que les objectifs arrêtés au plus haut niveau doivent déboucher sur des réalisations concrètes et mesurables aux niveaux local et régional;

19.

insiste sur le fait que remettre les personnes sur le chemin du travail et garantir des lieux de travail sains sont des dispositions essentielles pour la santé de la population; souligne qu'une condition indispensable à la réduction des inégalités en matière de santé est de donner la priorité absolue à la réduction du chômage de longue durée et du chômage des jeunes; se dit préoccupé par les incidences, immédiates et à long terme, que peut avoir sur la santé et la santé mentale de certaines personnes le sentiment d'être exclus de la société et de ne pas y contribuer;

20.

souligne qu'il est nécessaire de mettre en place des réseaux de soutien social solides, sachant que le soutien d'une famille, d'amis ou d'une communauté locale a une corrélation avec l'amélioration de la santé, y compris la santé mentale, des individus, et tout particulièrement pour les personnes âgées souffrant de problèmes d’isolement, de mobilité ou de communication;

21.

alors que les budgets publicitaires pour les biens de consommation et les services font abstraction des messages sanitaires, et sachant que, pour améliorer la santé, il faut le concours de la société dans son ensemble, estime indispensable d'associer le secteur privé dans le cadre d'initiatives relevant de la responsabilité sociale des entreprises ou par des mesures législatives ou fiscales, afin d'obtenir des résultats sociétaux plus probants sur le plan sanitaire, par exemple réduire le gaspillage des aliments périssables, améliorer la clarté de l'étiquetage, indiquer le coût de l'énergie, etc.

22.

soutient l'analyse selon laquelle des mesures fiscales peuvent servir à décourager la consommation de tabac, l'abus d'alcool et la teneur excessive en graisses saturées, en sucre et en sel de certains aliments transformés afin de mieux tenir compte des coûts qu'ils engendrent pour la santé publique et d'autres services publics. Soutient également des mesures équivalentes destinées à promouvoir une alimentation et des modes de vie plus sains et à favoriser un changement de comportement;

23.

estime que les politiques de gouvernance concernées devraient s'orienter vers davantage de contrôle sanitaire, au moyen d'évaluations d'impact sur la santé, afin de garantir que les politiques publiques ont pour effet net d'améliorer la santé et le bien-être de la population tout en réduisant les inégalités de santé;

Répondre aux besoins des groupes vulnérables

24.

est convaincu qu'il est essentiel de donner aux enfants le meilleur départ dans la vie, la période la plus propice pour réduire les inégalités de santé et améliorer la situation sanitaire se situant avant la naissance et dans la petite enfance. Recommande d'accorder une attention particulière à la santé des enfants dans les programmes destinés à réduire les inégalités, et souligne qu'il importe de disposer de services de qualité pour l'accueil de la petite enfance; de telles mesures présentent un taux de rendement supérieur à celui des interventions menées à un âge ultérieur;

25.

attire l'attention sur les retombées de programmes de parentalité positive fondés sur des éléments concrets et efficaces au regard des coûts (5), dont l'objectif est de donner aux parents des stratégies concrètes pour les aider à gérer leur comportement et celui de leurs enfants, et invite à rendre de tels programmes disponibles à une plus grande échelle, notamment auprès des enfants et des parents à risque;

26.

estime que l'obésité chez les enfants est l’un des principaux problèmes de santé auxquels nous soyons confrontés aujourd'hui. Cette forme d'obésité révèle les clivages socioéconomiques qui existent dès un âge précoce, elle conditionne fortement l'obésité à l'âge adulte, favorise le développement de maladies chroniques et en amplifie les effets, avec des conséquences désastreuses tant pour les caisses de santé que pour la santé des personnes; souhaite vivement que le plan d'action proposé par la Commission aborde ce problème;

27.

dans la mesure où l'OMS attribue 60 % de la charge globale de morbidité en Europe à sept principaux facteurs de risques (6), estime qu'il est essentiel de lutter contre lesdits facteurs de risques et de relever les attentes en matière de santé, notamment dans le cadre éducatif, pour réduire les inégalités de santé; préconise de mieux cibler les groupes à risque en recourant aux TIC et aux médias sociaux, ainsi qu'à des modèles, de sorte à présenter les informations relatives à la santé et aux modes de vie sains d'une manière qui soit accessible et digne de foi, les conséquences sanitaires à plus long terme ne relevant pas forcément d'une priorité immédiate pour certaines personnes;

28.

appelle la Commission à encourager la mise en commun d'expériences en matière d'éducation à la santé et de promotion de modes de vie sains, ainsi que la prévention, le dépistage précoce et le traitement en matière d'alcoolisme, de tabagisme, de régime alimentaire, d'obésité et de toxicomanie; en outre, invite les pouvoirs publics des États membres à promouvoir l'activité physique, des modes de vie sains et des programmes d'acquisition de compétences vitales (connaissances en matière de santé, connaissances basiques en sciences, capacité à trier les informations, compétences en calcul pour gérer un budget, etc.), en se penchant plus particulièrement sur les jeunes et les groupes vulnérables;

29.

dans la mesure où les personnes âgées peuvent être touchées par un faisceau de facteurs conjugués — par exemple avoir de faibles revenus, souffrir d'affections chroniques, être isolées ou avoir des problèmes de mobilité — et où les personnes vivent plus longtemps, souligne qu'il importe d'atteindre les objectifs du partenariat d'innovation européen pour un vieillissement actif et en bonne santé et soutient une mise en œuvre élargie de ses plans d'action; souhaite en outre promouvoir la Déclaration de Dublin de 2013 relative aux «Villes et communautés amies des aînés en Europe» (7);

30.

souligne que les programmes de santé publique visant à réduire les inégalités de santé peuvent être rentables — par exemple le dépistage, la détection et le traitement des groupes à risque pour lesquels les conditions héréditaires augmentent la probabilité de développer certaines maladies; l'on peut faire valoir que de tels programmes (par exemple, améliorer l'accès au dépistage du cancer du col de l'utérus pour les femmes à faibles revenus) sont prioritaires pour des raisons d'efficacité;

31.

souligne qu'il est nécessaire de lutter contre les inégalités de santé par le biais des pouvoirs publics et des services de niveau local ainsi qu'à travers les organisations de développement communautaire actives, lesquels sont les mieux placés pour comprendre à la fois les besoins des groupes vulnérables au niveau local et pour obtenir l'engagement le plus avantageux dans les programmes;

Améliorer l'efficacité des politiques de l'UE

32.

les pouvoirs publics des États membres étant responsables de l'organisation et de la prestation des services de santé, le rapport à l'examen et les actions de la Commission destinées à soutenir et à coordonner les efforts des États membres peuvent être considérés comme en accord avec l'application des principes de subsidiarité et de proportionnalité; apprécie que les différentes politiques et les différents programmes de financement de l'UE, notamment en matière d'affaires sociales, de recherche et d'innovation, d'éducation, d'énergie, de développement rural et de politique régionale ont le potentiel d'avoir une incidence sur la santé et ses déterminants et de contribuer à la réduction des inégalités de santé;

33.

se félicite du faisceau d'objectifs thématiques proposé par la Commission en tant que moyen de concentrer les dépenses et d'intégrer la réduction des inégalités de santé dans les priorités d'investissement relevant du FEDER; est convaincu que l'inclusion des aspects liés à la santé dans les divers programmes et flux de financement de l'UE est une incitation supplémentaire à mettre en place des stratégies intersectorielles de haut niveau; approuve les conditions ex ante pertinentes dans le cadre du règlement portant dispositions communes et considère que tout cadre de politique stratégique qui en découle doit s'appliquer au niveau opérationnel approprié pour atteindre les effets désirés;

34.

se dit préoccupé par le fait qu’il existe, selon le rapport, un manque de capacités des systèmes de santé à présenter des investissements pour remédier aux inégalités en matière de santé (8); souligne que renforcer les capacités pour attirer et investir des fonds de l'UE doit être une priorité; à cette fin, soutient une promotion plus large de ressources telles que l'action conjointe en matière d'équité concernant les demandes de Fonds structurels de l'UE, et rappelle qu'il est nécessaire que les États membres disposent de points de contact bien médiatisés;

35.

souligne que faciliter la coopération des systèmes et des autorités sanitaires locales et régionales est essentiel dans toutes les phases du cycle de programmation des fonds relevant du CSC pour garantir que les améliorations de la santé reçoivent une priorité appropriée, en particulier lors de l'application d'éléments discrétionnaires des programmes opérationnels, sachant que toutes les régions comprennent des poches de pauvreté souvent localisées;

36.

regrette que la réduction des inégalités de santé ne soit pas un objectif spécifique du programme intitulé «La santé en faveur de la croissance»; plus largement, invite à trouver un équilibre entre les investissements dans les infrastructures et ceux dans les mesures de santé préventives; s'agissant des investissements d'infrastructure, invite aussi à trouver un juste milieu entre le développement à grande échelle d'hôpitaux (dans les zones éligibles) et celui de soins de proximité plus accessibles et intégrés; souligne également la nécessité d'évaluer les dépenses de l'UE en mettant l'accent sur l'effet, la durabilité et le retour sur investissement;

37.

encourage les autorités et organes à recourir au groupement européen de coopération territoriale (GECT) pour développer des partenariats afin de faciliter les projets transfrontaliers destinés à réduire les inégalités en matière de santé, par exemple en ce qui concerne l'infrastructure et l'accès à des équipements médicaux de pointe;

Conclusions

38.

à l'heure où la pression démographique et budgétaire s'intensifie, se félicite que l'UE lance des initiatives d'envergure pour aider les autorités des États membres à mettre en place des systèmes de santé durables et efficaces, notamment en investissant dans les soins de santé préventifs en vue de réduire les coûts sur le long terme et de restructurer les systèmes de soins de santé afin d’offrir un accès équitable à des soins de santé de haute qualité;

39.

se félicite des progrès accomplis concernant les actions de la Commission visant à remédier aux inégalités en matière de santé et souligne qu'il faut aller plus loin à tous les niveaux de gouvernance; par exemple, dans le cadre du processus du semestre européen, il existe des possibilités de mettre en évidence les problèmes d'inégalité de santé au sein des États membres; de même, les collectivités locales et régionales ont la capacité d'introduire et de mettre en œuvre des stratégies visant à réduire les inégalités aux niveaux infranationaux, par des actions rentables fondées sur des preuves, en concentrant les ressources sur les personnes les plus vulnérables;

40.

étant donné les responsabilités qui sont celles des collectivités territoriales, le Comité des régions entend participer aux initiatives pertinentes de la Commission européenne et souhaite rendre ses ressources disponibles à cette fin; il apprécierait que la Commission européenne élabore, dans les trois prochaines années, un nouveau rapport d'étape qui permette de juger des avancées accomplies.

Bruxelles, le 31 janvier 2014.

Le Président du Comité des régions

Ramón Luis VALCÁRCEL SISO


(1) Rapport sur les inégalités en matière de santé dans l'Union européenne — SWD(2013) 328 final

(2) Solidarité en matière de santé: réduction des inégalités de santé dans l’Union européenne, COM(2009) 567.

(3) SWD(2013) 328, p. 20

(4) «Rapport sur les inégalités en matière de santé dans l'UE» (Report on Health Inequalities in the EU), M. Marmot et al — Commission européenne (actuellement sous presse).

(5) Voir par exemple, http://www.triplep.net/glo-en/home

(6) Hypertension artérielle, tabagisme, consommation d'alcool, hypercholestérolémie, surpoids, consommation insuffisante de fruits et de légumes et manque d'activité physique: Mortalité et charge de morbidité imputables aux principaux facteurs de risques sélectionnés OMS — Risques sanitaires mondiaux (Mortality and burden of disease attributable to selected major health risks — WHO Global Health Risks) (2009)

(7) http://www.ahaconference2013.ie/dublin_declaration/dublin_declaration_text.

(8) SWD (2013) page 16


Documents similaires

Initiative législative52014IP0107

Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur la Mauritanie, et en particulier le cas de Biram Dah Abeid (2014/2999(RSP))

18/12/2014

Initiative législative52014IP0110

Résolution non législative du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l'Union européenne, de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Communauté européenne de l'énergie atomique et leurs États membres, d'une part, et la Géorgie, d'autre part (09827/2014 — C8-0129/2014 — 2014/0086(NLE) — 2014/2816(INI))

18/12/2014

Initiative législative52014IP0108

Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur le Soudan: la situation d'Amin Mekki Medani (2014/3000(RSP))

18/12/2014

Initiative législative52014IP0106

Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur la persécution de l'opposition démocratique au Venezuela (2014/2998(RSP))

18/12/2014

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →