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AccueilDroit européen52013IR7115
Initiative législative52013IR7115

Avis du Comité des régions — Une nouvelle stratégie de l’Union européenne pour les forêts et le secteur forestier

CELEX52013IR7115
TypeInitiative législative
Datejeudi 30 janvier 2014

Résumé IA

Le Comité des régions salue la proposition de nouvelle stratégie forestière de l'UE et insiste sur la nécessité de reconnaître la diversité des forêts et des pratiques de gestion forestière dans les États membres. Il souligne l'importance de la subsidiarité et de la compétence des régions en matière de politique forestière, tout en appelant à une meilleure coordination entre les politiques de l'UE ayant un impact sur les forêts, notamment dans les domaines de l'énergie, du climat et de la bioéconomie. L'avis met en garde contre une approche trop centralisée et uniforme, plaidant pour un soutien accru à la gestion durable et multifonctionnelle des forêts.

Texte intégral

26.4.2014

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 126/3


Avis du Comité des régions — Une nouvelle stratégie de l’Union européenne pour les forêts et le secteur forestier

2014/C 126/02

I. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ DES RÉGIONS,

Un pas positif pour la reconnaissance du caractère multifonctionnel, l'utilisation durable et la protection des forêts européennes

1.

accueille favorablement la communication de la Commission européenne sur la nouvelle stratégie pour les forêts, qui propose une approche globale et équilibrée de tous les aspects de la gestion durable des forêts et du secteur forestier. Bien que la mise en œuvre de la politique forestière relève de la compétence des États membres, cette stratégie est à même de constituer un instrument d'orientation propre à garantir la gestion durable des forêts, leur protection, le soutien à la biodiversité, leur prise en compte comme une ressource dans le cadre de la lutte contre le changement climatique et leur contribution à son atténuation, ainsi que, plus généralement, la pérennité du secteur forestier. Il y a lieu de se féliciter que la dimension économique et sociale des forêts soit abordée et que soit reconnue l'importance qu'elles revêtent comme gisements d'emplois pour les communautés locales, grâce notamment à un secteur forestier (bois) capable de créer une chaîne de valeur spécifique et au développement des savoir-faire forestiers;

2.

se félicite que la Commission européenne reconnaisse le rôle multifonctionnel des forêts, même s'il estime qu'il y aurait lieu de mener une réflexion plus approfondie sur le concept de multifonctionnalité en vue de différencier les forêts européennes et leur gestion selon la fonction que l'on entend promouvoir dans chaque cas. Le Comité se félicite en outre de la référence au principe de la consommation durable;

3.

estime que le moment est particulièrement approprié pour proposer une nouvelle stratégie, en raison des pressions croissantes exercées sur les forêts: le changement climatique, conjugué à une gestion forestière défaillante ces dernières années pour cause de faible rentabilité, conduit à une modification de leurs caractéristiques et des essences qui les composent, les politiques menées pour atteindre les objectifs fixés en matière de sources d'énergie renouvelables devraient avoir pour effet d'augmenter le recours à la biomasse forestière (1) et la crise économique modifier les pressions d'origine humaine. Le développement de critères de gestion durable qui soient mesurables et démontrables ainsi que la promotion d'actions d'amélioration dans des zones disposant de peu de ressources et d'investissements en infrastructures, peuvent contribuer significativement à une meilleure protection et à une utilisation durable à long terme des forêts d'Europe. Cet aspect revêt une importance particulière puisque la variabilité du climat entraîne de nouvelles pressions et ôte de la précision aux prévisions environnementales ou économiques;

4.

est d'avis que les forêts naturelles sont d'importants habitats et doivent être gérées dans le respect des lois forestières et régionales. Les États membres et les régions devraient pouvoir de ce fait interdire la plantation d'espèces de plantes et d'arbres génétiquement modifiées;

5.

tient à souligner que l'UE se doit de prendre dûment en considération que la politique forestière constitue une compétence nationale. Il importe que la stratégie révisée pour les forêts tienne compte de la diversité des situations qui prévalent dans les États membres et qu'elle s'inscrive dans une perspective de respect et de complémentarité vis-à-vis de leur politique nationale en la matière;

6.

demande à la Commission de préciser quels sont les objectifs de la stratégie qui découlent des engagements des États membres en matière forestière, en distinguant obligations internationales et européennes, de manière à pouvoir les suivre plus aisément. Le Comité estime par ailleurs qu'il conviendra de souligner, à tous les niveaux, le rôle des organes spécialisés existants et d'éviter d'en créer de nouveaux;

Les pressions humaines sur la forêt ont des conséquences pour la population, laquelle devrait y être sensibilisée

7.

souligne que la forêt subit l'influence des conditions économiques, immédiatement mais aussi à plus long terme, puisque c'est souvent après un long laps de temps que leurs conséquences se manifestent. Des phénomènes tels que les incendies, les modifications de l'affectation des sols, les coupes clandestines et le braconnage se produisent avec une fréquence croissante. En conséquence, il est nécessaire d'accroître la surveillance et de procéder à des contrôles et à des analyses coûts-avantages des utilisations prévues mais aussi de faire preuve de prévoyance pour ce qui est des conséquences éventuelles sur le long terme. Étant donné que l'utilisation et la fonction écologique des forêts varient fortement au sein de l'Union, les particularités régionales doivent être prises en compte à cet égard;

8.

exprime son inquiétude face à la tendance à la croissance des zones urbaines, qui constitue une menace pour l'environnement naturel et plus particulièrement pour les forêts périurbaines. Le Comité invite à développer les outils scientifiques appropriés afin que les projets d'extension des zones urbaines soient planifiés avec toute la prudence requise;

9.

tient à faire observer que, selon l'ONU et la stratégie de l'UE en faveur de la biodiversité, l'objectif de faire baisser de manière significative au niveau mondial, sur la période 2002-2010, le rythme auquel elle diminue n'a pas été atteint. En outre, ce sont les populations les plus pauvres qui, par priorité et avec le plus d'intensité, seront touchées par ce recul probable de la biodiversité. Informés, les citoyens peuvent toutefois contribuer à inverser cette tendance. Il est nécessaire de faire prendre conscience de la relation qui existe entre la qualité des écosystèmes et le développement durable, notamment en mobilisant et informant les citoyens et les partenaires sociaux. Il convient de mettre les données scientifiques davantage à la portée du grand public, par de larges campagnes d'information mais aussi d'éducation sur le respect de l'environnement. L'Union européenne et les États membres devraient insister davantage sur les activités forestières dans leurs politiques de développement respectives et mettre l'accent sur la création d'une législation forestière et d'une administration forestière, ainsi que sur les principes d'une utilisation durable des forêts dans les programmes de développement conclus avec des pays tiers et dans ceux de financement du développement au moyen des fonds. L'on soutiendrait ainsi les objectifs généraux de l'Union en matière de politique du développement; en outre, les administrations forestières des États membres, les universités et les organisations du secteur forestier disposeraient d'une expertise considérable dans la mise en œuvre de ces objectifs;

10.

rappelle que le secteur sylvicole contribue déjà de manière significative à la prospérité de l'UE, en assurant environ 3,5 millions d'emplois rien que dans le secteur secondaire et fait observer que, dans certaines régions, les possibilités de croissance durable et de création d'emplois que présente le secteur n'ont pas encore été pleinement exploitées. Gérer durablement la forêt, tirer parti des politiques d'acquisition de compétences, par exemple par la formation tout au long de la vie, et soutenir la recherche et le développement de nouvelles technologies ouvre la possibilité d'augmenter l'emploi non seulement dans les métiers traditionnels du secteur mais aussi dans de nouvelles activités professionnelles qui seront créées;

11.

est favorable à ce que soit encouragé un changement dans les modes et les comportements de consommation, en particulier au moyen de la promotion de la consommation de produits fabriqués avec du bois provenant de forêts durables. L'utilisation du bois et le remplacement de produits fabriqués avec des matériaux à fortes émissions de CO2 représentent un progrès important dans l'amélioration de la préservation de l'environnement et la mise en place d'une économie à faible intensité de carbone. Pour ce qui est de la transition vers les sources d'énergie renouvelables, dont la plus fondamentale est la biomasse forestière, il convient de développer la responsabilisation des consommateurs afin que leur consommation énergétique soit couverte par des ressources produites de la manière la plus durable possible sur le plan environnemental, économique et social;

12.

déplore que dans sa stratégie, la Commission européenne ne tienne pas suffisamment compte de l'utilisation des forêts à des fins récréatives et n'aborde pas, s'agissant de l'exploitation des ressources forestières, la nécessité de trouver le juste équilibre entre l'usage récréatif, l'exploitation économique et la protection de l'environnement, de manière à mettre en pratique les principes du développement durable sur la base de la compétitivité, de la protection de l'environnement et d'éléments sociaux;

Le rôle des communautés locales dans la préservation des forêts et de la diversité biologique

13.

déplore que la Commission européenne ne fasse pas référence au rôle des collectivités locales et régionales dans la mise en œuvre de la stratégie. En effet, leur participation assure l'équilibre entre l'exploitation économique des forêts, toujours plus intense, et le développement durable. Le Comité estime par conséquent qu'il convient de leur réserver une participation plus active à la conception de la stratégie et propose qu'elles soient représentées dans les organismes officiels de planification des politiques, tels que le comité permanent forestier et le groupe consultatif «Forêts, y inclus liège»;

14.

rappelle qu'avec 20 millions d’hectares de superficie, la forêt communale est le troisième type de propriété forestière le plus important en Europe. Les administrations locales et régionales sont à la fois propriétaires et responsables de la mise en œuvre et du suivi de nombre de politiques en lien avec les forêts;

15.

constate que les communautés locales sont au contact direct des forêts et qu'elles sont les premières à ressentir les effets des politiques qui y sont mises en œuvre. Ce sont elles qui endossent la responsabilité de protéger les forêts et assument directement le coût de cette protection, qui profitent de leur présence et les maintiennent en bon état; mais ce sont aussi les premières à subir les conséquences de leur dégradation. En outre, les pouvoirs locaux assument souvent la responsabilité de la collecte de données et ont la possibilité d'évaluer directement les effets des politiques mises en œuvre. Il est donc clair qu'il faut accorder la priorité à l'information correcte des communautés locales, mais en leur donnant les moyens de s'acquitter de leurs obligations. Il importe de mettre en place une communication décentralisée et durable avec les acteurs locaux en vue d'élaborer un concept forestier qui ait pour objectif l'acceptation et l'application au niveau local des politiques multilatérales de développement des forêts;

16.

appelle les États membres à prendre dûment en considération le rôle des collectivités locales et régionales dans le développement des ressources forestières à des fins récréatives et à ne pas leur imposer un surcroît de charges administratives inutiles lorsqu'elles s'emploient à gérer les surfaces boisées à des fins récréatives en s'efforçant de satisfaire autant que possible les habitants et les hôtes de l'endroit considéré;

17.

souligne que, les limites des massifs forestiers ne coïncidant pas avec les frontières nationales, il en va également de même pour les avantages qui en découlent et les problèmes qui se posent; le Comité est dès lors favorable au renforcement d'une coopération à grande échelle, notamment dans les zones transfrontalières;

18.

estime que les forêts européennes diffèrent tant par leurs caractéristiques propres que par les spécificités des territoires où elles sont situées et les risques qui les menacent, et suggère de différencier les politiques, de sorte qu'elles tiennent compte des conditions locales en vue d'obtenir les meilleurs résultats. Le Comité préconise de mettre en œuvre des mesures spécifiques et d'appuyer concrètement l'émergence de plans forestiers locaux et régionaux pour soutenir les collectivités locales et régionales dans les territoires qui présentent objectivement des spécificités marquées, telles que les zones faiblement peuplées, les régions ultrapériphériques, les régions insulaires, les régions les plus septentrionales, aux écosystèmes plus particuliers, et les forêts méditerranéennes, soumises à de plus fortes pressions en raison du changement climatique;

L'exploitation économique de la forêt du point de vue de la durabilité

19.

considère que la protection des forêts et du secteur forestier de même que leur gestion appropriée favorise la préservation d'une partie très importante des territoires faisant partie du réseau Natura 2000 et, partant, de la biodiversité européenne;

20.

souligne que le secteur public et les collectivités locales et régionales, en tant que propriétaires d'un pourcentage important des forêts européennes ou prestataires de services, doivent garantir le caractère multifonctionnel et durable de ces forêts, tout en veillant à ce qu'une gestion correcte et durable des ressources forestières en fasse un élément essentiel du développement économique de ces régions. Ils doivent dès lors contribuer à la préservation et à la gestion des forêts, pour autant qu'on leur accorde les moyens nécessaires à cette fin;

21.

partage le point de vue selon lequel il est nécessaire de reconnaître que l'UE ne dépend pas exclusivement de sa production et que sa consommation a une incidence sur les forêts à l'échelle mondiale. Il conviendrait de fixer comme objectifs, outre la garantie et la preuve de la gestion durable de toutes les forêts de l'UE, d'une part, l'accroissement des surfaces boisées et, de l'autre, l'augmentation de la productivité des forêts européennes, à tout le moins pour les forêts multifonctionnelles ayant principalement une fonction productive;

22.

estime par ailleurs que le pourcentage élevé de forêts privées en Europe crée des conditions qui demandent à être contrôlées mais dont il faut également tirer parti de manière appropriée. Parmi les aspects importants de la stratégie sur les forêts, il convient d'envisager d'améliorer le contrôle et la coordination de l'activité des propriétaires forestiers privés, ainsi que leur formation et le soutien à leur apporter. Plus particulièrement, il convient que les États membres fournissent des incitations à la bonne gestion des forêts privées; en effet, tant l'absence d'action en matière de protection que l'exploitation non durable des richesses forestières constituent des menaces. De même, les États membres exigeront des propriétaires forestiers privés qu'ils préservent leurs forêts sur le long terme, par la mise en œuvre d'un projet de gestion de leurs propriétés, et, en particulier, qu'ils y assurent les processus de régénération. Il y a lieu de garantir aux propriétaires forestiers et à leurs associations la possibilité de participer à la prise de décision concernant le secteur forestier et aux processus décisionnels correspondants aux niveaux européen, national et local;

23.

rappelle la situation des territoires dans lesquels le processus de régénération des forêts s'opère difficilement en raison des conditions pédoclimatiques qui y prévalent. Il convient de prêter une attention particulière aux régions ayant un relief et un climat difficiles — conditions qui compliquent encore davantage le recours à la mécanisation et sont favorables aux espèces envahissantes plus qu'aux essences forestières plantées -, en prévoyant des mesures de soutien aux investissements privés dans la reconversion, la préservation et le développement du secteur forestier;

24.

considère en outre qu'il est nécessaire d'encourager la gestion des forêts publiques qui ne sont pas rentables sur le plan économique en raison de la qualité de leurs produits ou de la rareté de leurs infrastructures. Il y a dès lors lieu d'investir dans ces forêts pour améliorer ces deux éléments ou encore l'accès à leurs ressources;

25.

est d'avis que le principe de l'utilisation en cascade appliqué au bois peut s'avérer très restrictif, dans la mesure où toutes les régions ne disposent pas des infrastructures ou des entreprises qui permettraient toutes les possibilités de transformation ou d'utilisation du bois. Il serait par conséquent plus réaliste de promouvoir le principe de l'utilisation efficace des ressources, dans le cadre d'une approche intégrée et sous la direction des collectivités locales et régionales, afin d'assurer la gestion durable des forêts européennes;

26.

se félicite du rôle que la Commission accorde dans sa communication à la compétitivité et à la viabilité des industries forestières, en tant qu'éléments moteurs d'une gestion durable des forêts européennes et juge qu'outre l'objectif de gestion durable qu'elles doivent viser, les industries forestières peuvent, dans le cadre de la responsabilité sociale des entreprises, contribuer à la diffusion auprès du grand public des informations sur les questions environnementales ayant trait aux produits forestiers;

27.

salue et apprécie les résultats des systèmes de certification volontaire et recommande que cette certification soit largement appuyée par d'autres instruments, y compris financiers, car elle contribuera, à une étape ultérieure, à mieux arrêter le flux du bois et des produits dérivés d'origine illégale;

28.

souligne que, pour les PME qui opèrent au niveau local, les mesures qu'il est préconisé d'adopter sont susceptibles d'entraîner une perte de compétitivité, consécutive à la hausse des coûts de production. Le Comité propose par conséquent que l'on mette en place des mesures de soutien aux PME, consistant notamment à encourager la consommation de produits forestiers produits localement, tout en évitant, autant que faire se peut, les politiques susceptibles d'entraîner un surcroît de bureaucratie et des coûts administratifs supplémentaires. Il convient d'accorder une attention plus particulière à la conclusion d'accords bilatéraux avec des pays tiers, de sorte à prendre en considération les effets que les mesures adoptées pourraient avoir sur le bien-être économique et social des zones forestières de ces pays;

29.

considère qu'il y a lieu d'encourager des plans de gestion forestière dans les forêts européennes visant l'utilisation durable de leurs ressources, en accordant une plus grande priorité dans la formulation aux forêts moins productives, davantage touchées par le changement climatique et à haute valeur de conservation (forêts méditerranéennes, forêts du réseau Natura 2000, etc.);

Cette stratégie portera ses fruits si elle est appliquée correctement et de manière coordonnée

30.

fait remarquer que la stratégie proposée ne présente ni des objectifs et indicateurs mesurables, ni des mécanismes de contrôle, ni un plan d'action à long terme, pour sa mise en œuvre, bien qu'elle fasse référence à toute une série de politiques et de procédures au niveau européen et international. L'absence de compétence de l'UE dans ce domaine ne saurait être un obstacle pour le suivi de la mise en œuvre de la stratégie, étant donné que les forêts ont une influence sur l'ensemble du continent et au-delà;

31.

a la conviction que le développement d'une région requiert une approche intégrée en matière de politiques publiques. Or, malgré l'adoption du cadre stratégique commun pour la période 2014-2020, l'approche plurifonds est absente de la communication de la Commission, alors que dans le même temps, les ressources allouées au sein du Fonds européen agricole pour le développement rural peuvent ne pas être suffisantes pour répondre aux défis auxquels sont confrontées les forêts. Le Comité propose que la possibilité donnée aux États membres d'adopter des programmes opérationnels plurifonds (FEADER, FEDER, FSE, Fonds de cohésion) ne soit pas limitée au seul «développement local mené par les acteurs locaux», mais qu'elle soit étendue aux «investissements territoriaux intégrés». Il invite toutes les parties prenantes à profiter du programme «Horizon 2020», lequel fixe les conditions du développement de la technologie forestière au moyen de la recherche et de l'innovation;

32.

préconise que la Commission européenne soutienne les études et les initiatives de recherche scientifique visant à développer des technologies modernes permettant de récolter et de produire du bois en diminuant l'impact sur l'environnement (y compris s'agissant des plantations forestières destinées à la production de bois à des fins énergétiques) par rapport aux méthodes traditionnelles, ainsi que celles qui font baisser les coûts de gestion tout en permettant un développement durable;

33.

rappelle que l'initiative phare de l'UE sur l'efficacité des ressources définit le cadre destiné à garantir que les stratégies à long terme de l'UE dans des domaines tels que l'énergie, le changement climatique et la politique environnementale produisent des effets bénéfiques en matière d'utilisation efficace des ressources. Qui plus est, la stratégie proposée pour les forêts et le secteur forestier peut assurer la continuité et la cohérence des différentes politiques concernées et contribuer à un développement économique, social et territorial équilibré, qui est une préoccupation fondamentale de l'UE;

34.

invite les États membres et la Commission à déployer tous les efforts requis pour traduire sur le terrain les propositions de la stratégie, en élaborant un plan d'action à long terme pour la mettre en œuvre, en mettant en œuvre des plans de gestion et programmes d'action et en renforçant leur communication et leur collaboration, entre eux comme avec les parties prenantes.

Bruxelles, le 30 janvier 2014

Le Président du Comité des régions

Ramón Luis VALCÁRCEL SISO


(1) En 2020, 20 % de l'énergie consommée dans l'UE devra provenir de sources renouvelables. Si cet objectif est atteint, la quantité de bois utilisée à des fins énergétiques dans l'UE équivaudra au volume total qui en est produit aujourd'hui.


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