| CELEX | 52013IR7451 |
| Type | Initiative législative |
| Date | jeudi 30 janvier 2014 |
| 26.4.2014 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 126/35 |
Avis du Comité des régions — Projet de lignes directrices de l’Union européenne pour les aides d’État au sauvetage et à la restructuration d’entreprises en difficulté
2014/C 126/09
I. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ DES RÉGIONS,
Considérations générales
| 1. | accueille positivement le fait que la Commission européenne ait à présent initié une consultation sur la révision des lignes directrices concernant les aides d'État au sauvetage et à la restructuration d'entreprises en difficulté (AESR), ouverte largement à toutes les parties prenantes et présentant un certain nombre d'options. Regrette dans le même temps l'absence de saisine formelle du CdR et le calendrier serré de cette consultation limitée dans les faits à 6 semaines seulement; |
| 2. | relève avec satisfaction la réponse écrite détaillée en date du 7 novembre 2013 du commissaire à la concurrence au précédent avis sur les AESR du CdR (1) et se félicite qu'un certain nombre de recommandations du CdR aient été reprises par la Commission dans le nouveau projet de lignes directrices dont notamment:
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| 3. | réitère sa conviction que le processus de modernisation du dispositif des aides d'État doit se concentrer sur l'interdiction des aides susceptibles d'avoir une incidence réelle et notable sur le marché intérieur et doit simplifier les charges bureaucratiques pour les acteurs concernés; |
| 4. | se félicite de la confirmation de l'abandon par la Commission de l'objectif d'une réduction quantitative et indifférenciée des aides d'État mais estime que le projet soumis n'étaye que de façon insuffisante que «la révision opérée tient aussi compte de la stratégie Europe 2020» (point 5 du projet); |
| 5. | se réjouit de l'introduction proposée d'une notion de «soutien temporaire à la restructuration». Demande que sa durée maximale soit portée à 18 mois pour éviter qu'un tel soutien soit «à cheval» sur une année budgétaire; |
| 6. | approuve la proposition de la Commission de dresser une liste non exhaustive de difficultés sociales ou de défaillances du marché légitimant l'intérêt public d'une aide, dont un taux de chômage dans la région concernée supérieur au taux de chômage moyen de l’UE ou de l'État membre et le risque d’interruption de la continuité d’un SIEG (point 45 du projet). Demande à la Commission de préciser quel est le niveau territorial statistique pertinent pour mesurer de telles défaillances; |
| 7. | regrette l'affirmation péremptoire selon laquelle «les aides d’État au sauvetage et à la restructuration en faveur d’entreprises sidérurgiques en difficulté ne se justifient pas» en raison d'un «contexte actuellement marqué par une importante surcapacité de production sur les marchés européen et mondial» (point 15 du projet). Une telle analyse n'apparaît que de nature quantitative et de court terme alors que les atouts de la sidérurgie européenne résident dans une réorientation vers une production de qualité plus spécialisée. Il convient en outre de prendre en considération les estimations formulées dans l'étude de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), selon lesquelles la demande d'acier est appelée à augmenter pour passer de 1,4 milliard de tonnes en 2013 à 2,3 milliards de tonnes en 2025. L'analyse de la Commission semble également en contradiction avec le plan d’action pour l'industrie sidérurgique en Europe (2) qui suggère que les entreprises du secteur sidérurgique peuvent bénéficier d’un soutien public dans le respect des règles applicables aux aides d’État. Suggère dès lors que le secteur sidérurgique fasse l'objet de lignes directrices spécifiques; |
| 8. | se prononce en matière de répartition des charges pour l'option 1 qui propose une approche plus flexible en prévoyant que les contributions versées par les actionnaires et créanciers soient déterminées par rapport aux pertes probables qu'ils auraient subies en cas de faillite (section 3.5.2.). Réitère cependant sa demande que le seuil de la contribution propre soit en deçà de 50 % comme le prévoit déjà le régime actuel pour les entreprises de taille moyenne; |
| 9. | rappelle sa proposition que les participations de sous-traitants ou d'employés de l'entreprise puissent être incluses dans le calcul des contributions propres dans la mesure où elles sont clairement distinctes de toute forme d'aide et qu'elles témoignent de la confiance des acteurs de l'entreprise en la viabilité de leur entreprise; |
| 10. | demande que la période de non-récurrence d'une aide soit réduite de dix à cinq ans comme c'est déjà le cas pour le régime applicable aux producteurs agricoles primaires. La réduction de ce délai à cinq ans permettrait également d'assurer une cohérence avec la clause de pérennité des opérations définie à l'article 57 du règlement général actuel sur les fonds structurels qui permet un recouvrement des aides lorsque l'investissement n'est pas maintenu dans un délai de cinq ans ou de trois ans pour les PME. Réitère son souhait que cette clause «anti-délocalisation» prévue dans les fonds structurels soit appliquée au dispositif en matière d'AESR; |
| 11. | s'interroge pourquoi la Commission n'évoque pas dans la partie relative aux aides aux prestataires de SIEG en difficulté l'hypothèse que l'option 2 soit retenue en ce qui concerne la répartition des charges (point 106 du projet); |
| 12. | regrette vivement la proposition de la Commission d'abaisser sans explication approfondie le montant d'aide maximal pour un schéma d'aides au sauvetage et à la restructuration octroyé à une même entreprise à 5 millions d’euros alors qu'il avait été fixé en 2007 à 10 millions d’euros et que le CdR réclamait qu'il soit relevé à 15 millions d'euros pour tenir compte de l'inflation et d'autres facteurs pertinents (notamment l'incidence sur le PIB et sur le chômage); |
| 13. | demande à la Commission de fournir une analyse des encadrements en matière d'AESR qui existent dans d'autres États membres de l'OCDE. |
Bruxelles, le 30 janvier 2014
Le Président du Comité des régions
Ramón Luis VALCÁRCEL SISO
(1) Avis du Comité des régions du 11 avril 2013 sur les lignes directrices communautaires pour les aides d'État au sauvetage et à la restructuration d'entreprises en difficulté (CDR240-2013_AC)
(2) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — Plan d’action pour une industrie sidérurgique compétitive et durable en Europe, COM(2013) 407.
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur la Mauritanie, et en particulier le cas de Biram Dah Abeid (2014/2999(RSP))
18/12/2014
Résolution non législative du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l'Union européenne, de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Communauté européenne de l'énergie atomique et leurs États membres, d'une part, et la Géorgie, d'autre part (09827/2014 — C8-0129/2014 — 2014/0086(NLE) — 2014/2816(INI))
18/12/2014
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur le Soudan: la situation d'Amin Mekki Medani (2014/3000(RSP))
18/12/2014
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur la persécution de l'opposition démocratique au Venezuela (2014/2998(RSP))
18/12/2014