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AccueilDroit européen52014AE2911
Avis institutionnel52014AE2911

Avis du Comité économique et social européen sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif aux installations à câbles — [COM(2014) 187 final — 2014/0107 (COD)]

CELEX52014AE2911
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 9 juillet 2014

Résumé IA

Le Comité économique et social européen (CESE) approuve la proposition de règlement visant à moderniser et simplifier le cadre juridique des installations à câbles (téléphériques, funiculaires, remontées mécaniques) en remplacement de la directive 2000/9/CE. L'avis souligne l'importance de maintenir un niveau élevé de sécurité tout en réduisant la charge administrative pour les fabricants et exploitants, notamment via l'utilisation de normes harmonisées. Il insiste sur la nécessité d'une application uniforme dans tous les États membres pour garantir la libre circulation des équipements et la protection des consommateurs.

Texte intégral

16.12.2014

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 451/81


Avis du Comité économique et social européen sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif aux installations à câbles

[COM(2014) 187 final — 2014/0107 (COD)]

(2014/C 451/13)

Rapporteur:

M. SIMONS

Les 24 et 2 avril 2014, respectivement, le Conseil et le Parlement européen ont décidé, conformément à l'article 114 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, de consulter le Comité économique et social européen sur la:

«Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif aux installations à câbles»

COM(2014) 187 final — 2014/0107 (COD).

La section spécialisée «Marché unique, production et consommation», chargée de préparer les travaux du Comité en la matière, a adopté son avis le 23 juin 2014.

Lors de sa 500e session plénière des 9 et 10 juillet 2014 (séance du 9 juillet 2014), le Comité économique et social européen a adopté le présent avis par 184 voix pour et 6 abstentions:

1. Conclusions et recommandations

1.1

Compte tenu des divergences d'interprétation auxquelles a donné lieu sur certains points la directive actuellement en vigueur, le Comité économique et social européen (CESE) approuve le choix d'un règlement fondé sur l'article 114 du TFUE.

1.2

Le CESE se félicite que la proposition de règlement soit alignée sur la directive 2000/9/CE, qui devrait être harmonisée avec le «paquet» législatif concernant les produits, adopté en 2008, et notamment avec la décision no 768/2008/CE relative au nouveau cadre législatif, sur laquelle il a déjà émis un avis favorable.

1.3

Le CESE demande instamment que la terminologie, notamment celle utilisée dans la version allemande, ainsi que les définitions et certains éléments indéniablement positifs repris de la directive en vigueur — ou des éléments découlant de cette directive — fassent l'objet d'un examen extrêmement attentif.

1.4

Les imperfections relevées par le CESE sont trop nombreuses pour pouvoir être énumérées dans les présentes conclusions. Le Comité renvoie expressément à cet égard au paragraphe 4.2 et aux paragraphes suivants ainsi qu'au chapitre 5, où des solutions sont également proposées.

2. Introduction

2.1

Le CESE a émis en 1994 déjà un avis (1) sur une proposition de directive de la Commission européenne relative aux installations à câble transportant du public. Le Comité y soutenait tout particulièrement la Commission «dans les efforts qu'elle déploie en vue d'amener tous les États membres à agir de manière coordonnée et à instaurer des contrôles stricts sur le territoire de l'Union européenne, cela afin d'atteindre et de garantir un niveau de sécurité élevé et, partant, de réduire le risque d'accidents futurs».

2.2

La proposition de la Commission devait également avoir pour résultat «de conforter les positions de l'industrie européenne, d'accroître la compétitivité de cette dernière et de faire en sorte qu'elle se positionne mieux face à la concurrence mondiale. La plupart des fabricants présents sur le marché mondial étant européens, toute action visant à augmenter les perspectives de ventes doit adopter une approche raisonnable et tolérable».

2.3

L'exploitation des installations à câbles est principalement liée au tourisme, surtout en montagne, qui occupe une place importante dans l'économie des régions concernées et compte de plus en plus dans la balance commerciale des États membres (2).

2.4

Les États membres ont la responsabilité d'assurer la sécurité des installations à câbles lors de leur construction, de leur mise en service et durant leur exploitation. Ils ont aussi, en association avec les autorités compétentes, des responsabilités en matière de droit des sols, d'aménagement du territoire et de protection de l'environnement. Les réglementations nationales présentent des différences importantes imputables à des techniques particulières à l'industrie nationale, à des coutumes et à des savoir-faire locaux. Elles prescrivent des dimensions et des dispositifs particuliers ainsi que des caractéristiques spéciales. Cette situation oblige les fabricants à redéfinir leurs produits pour chaque marché et s'oppose à l'offre de solutions standards.

2.5

Le respect des exigences essentielles de sécurité et de santé constitue un impératif pour assurer la sécurité des installations à câbles. Ces exigences doivent être appliquées avec discernement pour tenir compte du niveau technologique existant lors de leur mise sur le marché, leur mise en service et leur utilisation, ainsi que des impératifs techniques et économiques.

2.6

En outre, les installations à câbles peuvent être transfrontalières et leur réalisation peut alors se heurter à des réglementations nationales contradictoires.

2.7

Mais il a fallu attendre l'année 2000 pour que l'on légifère sur cette question. La directive 2000/9/CE relative aux installations à câbles transportant des personnes (3) a été promulguée le 20 mars 2000 et est entrée en vigueur le 3 mai 2002. Les principaux types d’installations à câbles couverts par la directive 2000/9/CE sont les funiculaires, les télécabines, les télésièges à attaches débrayables et à attaches fixes, les téléphériques, les funitels, les installations combinées (constituées de plusieurs types de câbles, comme ceux des télécabines et des télésièges) et les téléskis.

2.8

Aujourd'hui, plus de dix ans plus tard, une révision de la réglementation relative aux installations à câbles s'avère nécessaire pour diverses raisons.

3. Contenu essentiel de la proposition à l'examen

3.1

La proposition entend remplacer la directive 2000/9/CE par un règlement et aligner la directive sur le «paquet» législatif concernant les produits adopté en 2008, et en particulier sur la décision no 768/2008/CE relative au nouveau cadre législatif.

3.1.1

Cette dernière définit un cadre commun pour la législation d’harmonisation de l’Union applicable aux produits. Il s’agit de dispositions d’usage courant dans la législation européenne sur les produits (par exemple: définitions, obligations incombant aux opérateurs économiques, règles concernant les organismes notifiés, mécanismes de sauvegarde, etc.). Ces dispositions communes ont été renforcées pour que les directives puissent être appliquées et mises en œuvre plus efficacement dans les faits. De nouveaux éléments, tels que des obligations incombant aux importateurs, ont été ajoutés; ils sont essentiels pour améliorer la sécurité des produits proposés sur le marché.

3.1.2

La proposition entend également s’attaquer à certaines difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la directive 2000/9/CE. Plus spécifiquement, les autorités compétentes, les organismes notifiés et les fabricants avaient des opinions différentes sur la question de savoir si certains types d’installations relevaient du champ d’application de la directive 2000/9/CE et s’ils devaient donc être fabriqués et attestés conformément aux exigences et procédures prévues par la directive.

3.1.3

Les avis divergeaient également sur la nature de certains équipements et sur le fait qu’ils devaient être considérés comme des sous-systèmes, des éléments du génie civil ou des constituants de sécurité.

3.1.4

De plus, la directive ne précise pas le type de procédure d’évaluation de la conformité devant être appliqué aux sous-systèmes.

3.2

Ces approches divergentes ont entraîné des distorsions de marché et un traitement hétérogène des opérateurs économiques. Les fabricants et les exploitants des installations concernées ont dû modifier les équipements ou les soumettre à une nouvelle certification, ce qui a engendré des frais supplémentaires et des retards dans l’autorisation et l’exploitation de ces installations.

3.3

Le règlement proposé vise par conséquent à améliorer la clarté juridique en ce qui concerne le champ d’application de la directive 2000/9/CE et à parvenir ainsi à une meilleure mise en œuvre des dispositions juridiques concernées.

3.4

Par ailleurs, la directive 2000/9/CE contient des dispositions sur l’évaluation de la conformité des sous-systèmes. Toutefois, elle ne détermine pas la procédure concrète à appliquer par le fabricant et l’organisme notifié. De plus, elle n’offre pas aux fabricants l’éventail des procédures d’évaluation de la conformité disponibles pour les constituants de sécurité. Le règlement proposé aligne par conséquent les procédures d’évaluation de la conformité disponibles pour les sous-systèmes sur celles déjà appliquées pour les constituants de sécurité, sur la base des modules d’évaluation de la conformité établis dans la décision no 768/2008/CE relative à un cadre commun pour la commercialisation des produits. Dans ce contexte, il prévoit également l’apposition du marquage CE pour indiquer la conformité à ses dispositions, conformément au système existant pour les constituants de sécurité.

3.5

La proposition tient compte du règlement (UE) no 1025/2012 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 relatif à la normalisation européenne (4). La proposition prévoit:

—

la clarification du champ d’application en ce qui concerne les installations à câbles destinées à la fois à des fins de transport et de loisirs;

—

l’introduction d’un éventail de procédures d’évaluation de la conformité pour les sous-systèmes reposant sur les modules d’évaluation de la conformité existant pour les constituants de sécurité, alignés sur la décision relative au nouveau cadre législatif;

—

l’alignement sur la décision relative au nouveau cadre législatif.

Sont exclues:

—

les installations à câbles utilisées à des fins de loisirs dans des fêtes foraines ou parcs d’attractions;

—

certaines installations à câbles utilisées à des fins agricoles ou industrielles;

—

toutes les installations mues par câbles dans lesquelles les usagers ou les véhicules se trouvent sur l’eau.

3.6

La proposition conserve les procédures d’évaluation de la conformité des constituants de sécurité. Elle en met toutefois à jour les modules correspondants conformément à la décision relative au nouveau cadre législatif.

3.7

Elle maintient l’exigence d’une intervention de l’organisme notifié dans la phase de conception et de production de tous les sous-systèmes et constituants de sécurité.

3.8

La proposition introduit un éventail de procédures d’évaluation de la conformité pour les sous-systèmes basées sur les modules d’évaluation de la conformité prévus par la décision relative au nouveau cadre législatif. De plus, elle introduit également le marquage CE pour les sous-systèmes, puisqu’il n’y a aucune raison de les traiter différemment des constituants de sécurité.

3.9

La proposition renforce les critères de notification applicables aux organismes notifiés et instaure des exigences spécifiques pour les autorités notifiantes. Une adaptation aux nouvelles technologies est nécessaire afin de permettre la notification en ligne. Il est important de prévoir une période au cours de laquelle il sera possible de lever d’éventuels doutes ou préoccupations quant à la compétence des organismes d’évaluation de la conformité, avant que ceux-ci ne débutent leurs activités en tant qu'organismes notifiés.

4. Observations générales

4.1

Étant donné qu'il s'avère aujourd'hui qu'une interprétation uniforme des dispositions des directives n'est pas toujours assurée, le CESE fait remarquer que pour les efforts d'harmonisation de ce type (5), devant permettre de promouvoir la libre circulation des marchandises dans le marché intérieur, les règlements garantissent une interprétation uniforme. Aussi le CESE est-il favorable au choix du règlement et de l'article 114 du TFUE comme base juridique.

4.1.1

Dans la mesure où le contrôle de la mise en œuvre du règlement est délégué aux États membres, il incombe à la Commission de veiller à l'uniformité de cette mise en œuvre.

4.2

Il convient toutefois de reprendre le plus fidèlement possible les éléments de la directive en vigueur dont la qualité est indiscutable ainsi que les dispositions et les bonnes pratiques qui en découlent (6), tout en formulant avec précision les nouvelles dispositions du règlement.

4.2.1

L'on ne comprend pas pourquoi la mention «transportant des personnes» a été supprimée du titre du règlement, alors que le 8e considérant indique explicitement qu'il y a lieu de conserver tel quel le champ d’application de la directive.

4.2.2

Les termes techniques diffèrent parfois beaucoup de ceux utilisés dans la série de normes harmonisées relatives aux installations à câbles et devraient être uniformisés.

4.2.3

La formulation actuelle de la proposition de règlement [article 2, paragraphe 2, point a)] ne permet pas d'établir une distinction claire entre les ascenseurs (en particulier les ascenseurs inclinés) au sens de la directive 95/16/CE et les funiculaires. Les informations fournies à ce sujet au 11e considérant ne sont pas suffisantes et ne permettent pas une classification sans équivoque dans la pratique. Il importe que l'on puisse continuer à installer des ascenseurs inclinés au sens de la directive sur les ascenseurs pour divers usages en extérieur (liaisons entre une aire de stationnement dans la vallée et le village ou le centre-ville historique en altitude, entre des pistes de ski, etc.).

4.2.4

L'article 2, paragraphe 2, point f) exclut du champ d'application du règlement les installations se trouvant sur l'eau. Bien que le 12e considérant ait été ajouté afin d'éviter les malentendus et les interprétations divergentes, celui-ci ne contribue pas à une meilleure compréhension. Il conviendrait de préciser l'article 2, paragraphe 2, point f) en le subdivisant entre «bacs fluviaux mus par câbles» — tels que définis dans la directive 2000/9/CE — et «installations de ski nautique mues par câbles».

4.2.5

Les installations à câbles transportant des personnes — contrairement aux installations faisant l'objet d'autres directives telles que celle relative aux machines — sont soumises à des procédures d'autorisation réglementées, définies par les États membres. Par conséquent, il n'est pas nécessaire d'indiquer la raison sociale et l'adresse postale sur le sous-système ou le constituant de sécurité, d'autant plus qu'une déclaration UE de conformité (7), sur laquelle figurent ces indications, doit accompagner l'installation et être disponible auprès de l'autorité compétente. Afin de donner une idée de l'incidence économique de cet article, l'on pourrait citer par exemple le cas des télésièges à attaches fixes, sur lesquels devraient être apposées quelque 500 plaquettes. Il conviendrait dès lors de modifier l'article 11 (chapitre II) en supprimant, dans la première phrase, «sur le sous-système ou le constituant de sécurité ou, lorsque ce n’est pas possible, sur son emballage ou».

4.2.6

L'article 2, paragraphe 2, point d) exclut du champ d'application du règlement les installations dans les parcs d’attractions destinées exclusivement aux loisirs. Quelle différence cela fait-il, en matière de règles de sécurité et d'exigences essentielles, que la personne qui se trouve dans l'installation l'utilise uniquement à des fins de loisirs ou comme moyen de transport? Il est donc recommandé de ne conserver dans le texte que les «matériels spécifiques pour des fêtes foraines, implantés ou mobiles».

4.2.7

Les considérants 57 et 58, ainsi que l'article 41, définissent des dispositions transitoires. Une formule générale précisant que la proposition de règlement ne s'applique pas aux installations ayant déjà été mises sur le marché fait toutefois défaut. Il convient d'ajouter à l'article 9, sous la forme d'un nouveau paragraphe 3, la phrase suivante — qui figure dans la directive relative aux installations à câbles (28e considérant): «Il n'est pas nécessaire d'exiger la mise en conformité de toutes les installations à câbles existantes avec les dispositions applicables aux installations à câbles nouvelles». Il convient par ailleurs d'insérer à l'article 9, après l'actuel paragraphe 3, les dispositions suivantes concernant l'éventuel démontage et remontage en un autre endroit d'une installation à câbles: «Le démontage et remontage en un autre endroit d'une installation à câbles est autorisé aux conditions suivantes:

—

doivent être utilisés les constituants de sécurité et les sous-systèmes qui ont été soumis à une évaluation de conformité et mis sur le marché conformément à la directive 2000/9/CE ou au règlement actuel est autorisée;

—

l'installation à déplacer doit se trouver, sur le plan technique, dans un état tel qu'après le remontage, il puisse être garanti qu'elle présente un niveau de sécurité globalement équivalent à celui d'une nouvelle installation.»

4.2.8

L'article 36, paragraphe 2, stipule que les organismes notifiés doivent, sur demande, également fournir aux autres organismes notifiés des informations sur les résultats positifs de l’évaluation de la conformité. Les organismes notifiés sont des institutions indépendantes soumises à des impératifs économiques. Pour éviter le transfert de connaissances, il y a lieu de supprimer, dans cet article, «et, sur demande, aux résultats positifs».

4.3

Le CESE se félicite que la proposition de règlement aille dans le sens de la directive 2000/9/CE et soit conforme au «paquet» législatif concernant les produits, adopté en 2008, et en particulier à la décision no 768/2008/CE relative au nouveau cadre législatif, sur laquelle il a déjà émis un avis favorable (8).

5. Observations particulières

Observations relatives à d'autres considérants et articles de la proposition de règlement.

5.1

Dans la version allemande de la proposition de règlement, les termes «konstruiert» ou «Konstruktion» sont souvent utilisés à la place de «geplant» ou «Planung» qui figuraient dans la directive 2000/9/CE (NdT: les termes «conçu(es)» et «conception» sont utilisés dans la version française des deux documents). Ces mots sont employés dans tout le texte allemand, par exemple au 1er considérant, à l'article 1er, à l'article 2, paragraphe 1, à l'article 3, paragraphe 1, à l'article 3, paragraphe 3, et à l'article 8, paragraphe 1.

5.2

À l'article 3, paragraphe 4, il conviendrait d'adapter la définition du «constituant de sécurité» en supprimant «ou une installation à câbles». En effet, l'infrastructure soumise à des procédures définies par les États membres pourrait ne pas contenir de «constituants de sécurité» au sens du règlement, mais plutôt des «constituants critiques de sécurité».

5.3

L'article 11, paragraphe 9, stipule que sur requête motivée d'un État membre, les fabricants doivent lui communiquer toutes les informations et tous les documents concernant la procédure d'évaluation de la conformité. Afin de garantir que les constituants répondant à la série de normes harmonisées (et auxquels s'applique en conséquence une présomption de conformité) ne puissent pas être touchés par cet article, il est recommandé d'y apporter une précision en débutant comme suit le paragraphe 9: «En ce qui concerne les constituants mis sur le marché et ne répondant pas à la série de normes harmonisées, les fabricants, sur requête motivée d'une autorité nationale compétente, lui communiquent etc.».

5.4

Dans la version allemande, le mot «Drahtseilbahn» utilisé au 8e considérant n'est pas clair et ne correspond pas aux termes utilisés en néerlandais et en anglais.

5.5

Dans la proposition de directive — par exemple au 17e considérant — il est question de «l'entretien». L'entretien ne représente qu'une partie de la maintenance, qui comprend les activités d'inspection, d'entretien et de réparation. Il conviendrait dès lors de remplacer, dans la totalité du texte, le terme «entretien» par celui de «maintenance». Le terme «maintained» utilisé dans la version anglaise est correct.

5.6

La notion de «grundlegende Anforderungen» utilisée dans la version allemande de la directive relative aux installations à câble a été remplacée, dans la proposition de règlement, par celle de «wesentliche Anforderungen» (par exemple à l'article 6). Dans la version anglaise, il est toujours question de «essential requirements», comme dans la directive 2000/9/CE (NdT: la version française parle quant à elle d'«exigences essentielles» dans les deux documents). Il conviendrait de corriger la version allemande de la proposition de directive et d'utiliser partout «grundlegende Anforderungen».

5.7

Le 19e considérant ne correspond à aucun passage de l'acte et doit donc être supprimé.

5.8

Le 23e considérant prête à confusion dans la mesure où il met en relation la libre circulation des marchandises et l'analyse de sécurité, et doit donc être supprimé.

5.9

L'article premier définit l'objet du règlement à l'examen. Toutefois, lorsque l'on compare avec la directive 2000/9/CE, les domaines de la conception (NdT: ne concerne pas la version française), de l'assemblage et de la mise en service n'ont pas été repris. Il convient de remédier à cette lacune ou de reprendre tel quel le texte de la directive.

5.10

La définition de l'«installation à câbles» à l'article 3, paragraphe 1, est difficilement compréhensible. Il conviendrait de reprendre celle de la directive 2000/9/CE.

5.11

Dans la version allemande de l'article 3, paragraphe 8, il y a lieu de remplacer «Schleppaufzug» par «Schlepplift». Cette correction a également été apportée lors de la révision de la série correspondante de normes harmonisées.

5.12

Étant donné que la «mise en service» visée à l'article 3, paragraphe 12, ne concerne pas forcément l'installation dans son ensemble (notamment en cas de modifications), il y a lieu de compléter le texte par «... ou de ses composants».

5.13

À l'article 8, paragraphe 1, les exigences en matière d'analyse de sécurité ont été modifiées de telle sorte que plus aucune règle de responsabilité n'est définie. Étant donné que l'analyse de sécurité constitue toutefois le document le plus important pour le maître d'installation, il y a lieu de compléter l'article comme suit: «...sur ordre du maître d'installation ou de son mandataire».

5.14

L'article 8, paragraphe 2, stipule que l’analyse de sécurité est incluse dans le rapport de sécurité. Or, la directive 2000/9/CE précise, elle, que l'analyse de sécurité donne lieu à l'établissement d'un rapport de sécurité, ce qui est sensiblement différent. Il est recommandé de reprendre le texte de l'article 4, paragraphe 2, de la directive.

5.15

L'article 9, paragraphe 4, est difficilement compréhensible et devrait être remplacé par le texte de l'article 12 de la directive 2000/9/CE.

5.16

En vertu de l'article 10, paragraphe 1, une installation à câbles ne peut être maintenue en exploitation que si elle satisfait aux conditions établies dans le rapport de sécurité. Le manuel d'utilisation et de maintenance constitue justement un document important pour une exploitation en toute sécurité. Il est dès lors recommandé de modifier le texte en remplaçant «maintenue en exploitation» par «exploitée» et «dans le rapport de sécurité» par «dans les documents visés à l'article 9, paragraphe 2».

5.17

En vertu des modules définis dans l'annexe, un fabricant ne peut appliquer la procédure d’évaluation de la conformité qu'avec un organisme notifié. Par conséquent, le texte de l'article 11, paragraphe 2, doit être adapté en supprimant «mettent ou».

5.18

À l'article 11, paragraphe 7, l'expression «informations relatives à la sécurité» n'est pas claire et devrait être précisée.

5.19

À l'article 16, il est fait référence au «premier alinéa» alors qu'il n'y en a pas.

5.20

Les dispositions de la décision no 768 relatives à l'objection formelle à l'encontre d'une norme harmonisée (articles R9 et R19) devraient également être reprises à l'article 17.

5.21

La formulation de l'article 18, paragraphe 4, risque d'entraîner une application aux prototypes. Afin d'éviter cela, il convient d'ajouter «à l'exception des prototypes».

5.22

On pourrait déduire de l'article 19, paragraphe 2, que les déclarations UE de conformité des sous-systèmes ou des constituants de sécurité déjà mis sur le marché doivent également être mises à jour en permanence. Il convient dès lors de remplacer la fin de la première phrase («est mise à jour en permanence») par «est mise à jour au moment de la mise sur le marché du sous-système ou du constituant de sécurité».

5.23

L'article 21, paragraphe 2, exige que le marquage CE soit également apposé sur les sous-systèmes. Étant donné qu'il n'existe sur le marché aucun sous-système ne comportant pas au moins un constituant de sécurité et que ces derniers sont munis du marquage CE, il convient de renoncer à cette exigence. Il est dès lors recommandé de supprimer «le sous-système ou».

5.24

L'annexe II doit également être remaniée. Ce remaniement se doit cependant d'être exhaustif et doit impérativement être réalisé en association avec toutes les parties concernées.

Bruxelles, le 9 juillet 2014.

Le Président du Comité économique et social européen

Henri MALOSSE


(1) JO C 388 du 31.12.1994, p. 26.

(2) Ce paragraphe et les trois paragraphes suivants sont repris des considérants de la directive 2000/9/CE.

(3) JO L 106 du 3.5.2000, p. 21.

(4) JO L 316 du 14.11.2012.

(5) Article 114 TFUE.

(6) Il y a lieu de noter que divers coups de sonde ont révélé des imperfections dans les annexes ou les articles repris de la décision no 768/2008/CE (articles R2 et suivants).

(7) L'on part du principe que les déclarations CE de conformité restent valables.

(8) JO C 120 du 16.5.2008, p. 1.


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