| CELEX | 52014AP0093 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 5 février 2014 |
| 24.3.2017 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 93/366 |
P7_TA(2014)0093
Procédures d'insolvabilité ***I
Résolution législative du Parlement européen du 5 février 2014 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (CE) no 1346/2000 du Conseil relatif aux procédures d'insolvabilité (COM(2012)0744 — C7-0413/2012 — 2012/0360(COD))
(Procédure législative ordinaire: première lecture)
(2017/C 093/61)
Le Parlement européen,
| — | vu la proposition de la Commission au Parlement européen et au Conseil (COM(2012)0744), |
| — | vu l'article 294, paragraphe 2, et l'article 81 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, conformément auxquels la proposition lui a été présentée par la Commission (C7-0413/2012), |
| — | vu l'article 294, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, |
| — | vu l'avis du Comité économique et social européen du 22 mai 2013 (1), |
| — | vu l'article 55 de son règlement, |
| — | vu le rapport de la commission des affaires juridiques (A7-0481/2013), |
| 1. | arrête la position en première lecture figurant ci-après; |
| 2. | demande à la Commission de le saisir à nouveau, si elle entend modifier de manière substantielle sa proposition ou la remplacer par un autre texte; |
| 3. | charge son Président de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission ainsi qu'aux parlements nationaux. |
(1) JO C 271 du 19.9.2013, p. 55.
P7_TC1-COD(2012)0360
Position du Parlement européen arrêtée en première lecture le 5 février 2014 en vue de l’adoption du règlement (UE) no …/2014 du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (CE) no 1346/2000 du Conseil relatif aux procédures d’insolvabilité
LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, et notamment son article 81,
vu la proposition de la Commission européenne,
après transmission du projet d'acte législatif aux parlements nationaux,
vu l'avis du Comité économique et social européen (1),
statuant conformément à la procédure législative ordinaire (2),
après consultation du Contrôleur européen de la protection des données (3),
considérant ce qui suit:
| (1) | Le règlement (CE) no 1346/2000 du Conseil (4) a établi un cadre européen pour les procédures d’insolvabilité transfrontières. Il détermine quel État membre est compétent pour ouvrir une procédure d’insolvabilité, établit des règles uniformes concernant la législation applicable et prévoit la reconnaissance et l'exécution des décisions en matière d’insolvabilité ainsi que la coordination entre la procédure d’insolvabilité principale et les procédures secondaires. |
| (2) | Le rapport de la Commission du 12 décembre 2012 sur l’application du règlement (CE) no 1346/2000 (5) conclut que le règlement fonctionne bien en règle générale mais qu'il conviendrait d'améliorer l'application de certaines de ses dispositions afin de renforcer l'efficacité de la gestion des procédures d'insolvabilité transfrontières. |
| (3) | Le champ d’application du règlement (CE) no 1346/2000 devrait être élargi aux procédures qui favorisent le redressement d’un débiteur économiquement viable en grave difficulté financière , de façon à aider les entreprises saines à survivre et à donner une seconde chance aux entrepreneurs. Il conviendrait, en particulier, d'inclure les procédures qui prévoient la restructuration d’un débiteur au stade de la pré-insolvabilité ou qui maintiennent en place l’équipe dirigeante. Le règlement devrait également couvrir les procédures prévoyant la décharge des dettes des consommateurs et des indépendants qui ne satisfont pas aux critères de l’instrument actuel. [Am. 1] |
| (4) | Il conviendrait de préciser les règles de compétence pour l’ouverture d'une procédure d’insolvabilité et d’améliorer le cadre procédural pour la détermination de la compétence. De même, il y a lieu d'instaurer une règle de compétence explicite pour les actions qui dérivent directement de procédures d'insolvabilité ou et qui y sont étroitement liées. [Am. 2] |
| (5) | Afin d’améliorer l’efficacité des procédures d’insolvabilité lorsque le débiteur a un établissement dans un autre État membre, il conviendrait de supprimer la condition exigeant que les procédures secondaires soient des procédures de liquidation. En outre, une juridiction devrait être en mesure de refuser l'ouverture d'une procédure secondaire qui ne serait pas nécessaire à la protection des intérêts de créanciers locaux. Il y a lieu d’améliorer la coordination entre la procédure principale et les procédures secondaires, notamment en exigeant des juridictions concernées qu’elles coopèrent. |
| (6) | Afin d’améliorer la diffusion d’informations auprès des créanciers et des juridictions concernées et d'éviter l'ouverture de procédures d'insolvabilité parallèles, les États membres devraient être tenus de publier les décisions pertinentes relatives aux affaires d'insolvabilité transfrontières dans un registre électronique accessible à tous. Par ailleurs, il convient de prévoir l'interconnexion des registres d'insolvabilité, ainsi que l’introduction de formulaires uniformisés pour la production des créances afin de faciliter la tâche des créanciers étrangers et de réduire les frais de traduction. |
| (7) | Des règles spécifiques de coordination des procédures relatives à différents membres d’un même groupe d'entreprises devraient être mises en place. Les syndics représentants de l'insolvabilité et les juridictions concernés dans les différentes procédures d’insolvabilité devraient être tenus de coopérer et de communiquer entre eux. De plus, tout syndic représentant de l'insolvabilité concerné devrait disposer des instruments procéduraux lui permettant de proposer un plan de redressement pour les entreprises du groupe faisant l'objet de procédures d'insolvabilité et de demander, au besoin, une suspension des procédures d’insolvabilité concernant une autre entreprise que celle pour laquelle il a été désigné. La définition de l'expression «groupe d'entreprises» devrait être réputée strictement limitée au contexte de l’insolvabilité et ne devrait avoir aucune incidence sur les aspects des entreprises relatifs aux groupes. [Am. 3. Le présent amendement s'applique à l'ensemble du texte] |
| (8) | Afin de permettre une adaptation rapide du règlement pour tenir compte des modifications pertinentes du droit national de l'insolvabilité notifiées par les États membres, il convient de déléguer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité en ce qui concerne la modification des annexes. Il importe particulièrement que la Commission procède aux consultations appropriées durant son travail préparatoire, y compris au niveau des experts. Il convient que, lorsqu'elle prépare et élabore des actes délégués, la Commission veille à ce que les documents pertinents soient transmis simultanément, en temps utile et de façon appropriée, au Parlement européen et au Conseil. |
| (9) | Afin d’assurer des conditions uniformes d’exécution du règlement (CE) no 1346/2000, il convient de conférer des compétences d’exécution à la Commission. Ces compétences devraient être exercées en conformité avec le règlement (UE) no 182/2011 du Parlement Européen et du Conseil (6). |
| (10) | Il convient donc de modifier le règlement (CE) no 1346/2000 en conséquence. |
| (11) | La modification du présent règlement ne préjuge en rien des règles relatives à la récupération des aides d'État auprès d’entreprises insolvables, conformément à la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne (affaire C-454/09, Commission/Italie — «New Interline»). Lorsque la récupération intégrale du montant d’une aide d’État s’avère impossible parce que l’ordre de recouvrement concerne une entreprise faisant l'objet d'une procédure d’insolvabilité, cette procédure devrait toujours être une procédure de liquidation et aboutir à la cessation définitive des activités du bénéficiaire et à la liquidation de ses actifs. |
| (12) | Conformément aux articles 1er et 2 du protocole sur la position du Royaume-Uni et de l'Irlande à l'égard de l'espace de liberté, de sécurité et de justice, annexé au traité sur l'Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, [le Royaume-Uni et l'Irlande ont notifié leur souhait de participer à l'adoption et à l'application du présent règlement]/[sans préjudice de l’article 4 dudit protocole, le Royaume-Uni et l'Irlande ne participent pas à l'adoption du présent règlement et ne sont pas liés par celui-ci ni soumis à son application]. |
| (13) | Conformément aux articles 1er et 2 du protocole sur la position du Danemark annexé au traité sur l’Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, le Danemark ne participe pas à l’adoption du présent règlement et n'est dès lors pas lié par celui-ci ni soumis à son application, |
ONT ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT,
Article premier
Le règlement (CE) no 1346/2000 est modifié comme suit:
| 1) | Au considérant 2, la référence à l’article 65 est remplacée par une référence à l’article 81. |
| 2) | Aux considérants 3, 5, 8, 11, 12, 14 et 21, les termes «Communauté» ou «communautaire» sont remplacés par le terme «de l’Union». |
| 3) | Le considérant 4 est remplacé par le texte suivant:
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| 4) | Le considérant 6 est remplacé par le texte suivant:
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| 5) | Le considérant 7 est remplacé par le texte suivant:
(*1) Règlement (CE) no 44/2001 du Conseil du 22 décembre 2000 concernant la compétence judiciaire, la reconnaissance et l'exécution des décisions en matière civile et commerciale (JO L 12 du 16.1.2001, p. 1).»." |
| 6) | Le considérant 9 est remplacé par le texte suivant:
(*2) Directive 2001/24/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 avril 2001 concernant l'assainissement et la liquidation des établissements de crédit (JO L 125 du 5.5.2001, p. 15).»." |
| 7) | Le considérant suivant est inséré:
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| (8) | Le considérant 10 est remplacé par le texte suivant:
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| 8 bis) | Le considérant 11 est remplacé par le texte suivant:
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| 9) | Le considérant suivant est inséré:
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| 10) | Le considérant 13 est supprimé. |
| 11) | Les considérants suivants sont insérés:
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| 12) | Les considérants suivants sont insérés:
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| 13) | Le considérant 20 est remplacé par le texte suivant:
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| 14) | Les considérants suivants sont insérés:
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| 15) | Le considérant suivant est inséré:
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| 16) | Le considérant 29 est remplacé par le texte suivant:
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| 17) | Le considérant suivant est inséré:
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| 18) | Le considérant 31 est remplacé par le texte suivant:
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| 19) | Les considérants suivants sont insérés:
(*4) Règlement (UE) no 182/2011 du Parlement Européen et du Conseil du 16 février 2011 établissant les règles et principes généraux relatifs aux modalités de contrôle par les États membres de l’exercice des compétences d’exécution par la Commission (JO L 55 du 28.2.2011, p. 13)." (*5) Directive 95/46/CE du Parlement européen et du Conseil du 24 octobre 1995 relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données (JO L 281 du 23.11.1995, p. 31)." (*6) Règlement (CE) no 45/2001 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2000 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les institutions et organes communautaires et à la libre circulation de ces données (JO L 8 du 12.1.2001, p. 1).»." |
| 20) | Aux considérants 32 et 33, les termes «traité instituant la Communauté européenne» sont remplacés par les termes «traité sur le fonctionnement de l’Union européenne». |
| 21) | Les articles 1er et 2 sont remplacés par le texte suivant: «Article premier Champ d’application 1. Le présent règlement s’applique aux procédures judiciaires ou administratives collectives, y compris les procédures provisoires, qui relèvent d’une loi ayant trait à l’insolvabilité, ou à l’ajustement de dettes et dans le cadre desquelles, aux fins d’un redressement de l’évitement d’une liquidation , de l’ajustement d’une dette, d’une réorganisation ou d’une liquidation,
Lorsque de telles procédures peuvent être lancées avant l'insolvabilité, leur objectif doit être d'éviter la liquidation. La liste des procédures visées au présent paragraphe figure à l’annexe A. [Am. 13] 1 bis. Si les procédures visées au paragraphe 1 sont confidentielles en vertu de la législation de l'État membre dans lequel les procédures d'insolvabilité sont ouvertes, le présent règlement ne s'applique à ces procédures qu'à partir du moment où celles-ci deviennent publiques, conformément à la législation de l'État membre, et pour autant qu'elles ne portent pas atteinte aux créances des créanciers qui ne sont pas concernés par ces procédures. [Am. 14] 2. Le présent règlement ne s’applique pas aux procédures d’insolvabilité qui concernent
Article 2 Définitions Aux fins du présent règlement, on entend par:
(*7) Directive 2013/36/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant l'accès à l'activité des établissements de crédit et la surveillance prudentielle des établissements de crédit et des entreprises d'investissement, modifiant la directive 2002/87/CE et abrogeant les directives 2006/48/CE et 2006/49/CE (JO L 176 du 27.6.2013, p. 338). " (*8) Directive 2011/61/UE du Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2011 sur les gestionnaires de fonds d'investissement alternatifs et modifiant les directives 2003/41/CE et 2009/65/CE ainsi que les règlements (CE) no 1060/2009 et (UE) no 1095/2010 (JO L 174 du 1.7.2011, p. 1). " (*9) Directive 2013/34/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative aux états financiers annuels, aux états financiers consolidés et aux rapports y afférents de certaines formes d'entreprises, modifiant la directive 2006/43/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant les directives 78/660/CEE et 83/349/CEE du Conseil (JO L 182 du 29.6.2013, p. 19).». " |
| 22) | L’article 3 est modifié comme suit:
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| 23) | Les articles suivants sont insérés: «Article 3 bis Compétence en raison de lien de connexité 1. Les juridictions de l’État membre sur le territoire duquel la procédure d’insolvabilité est ouverte en application de l’article 3 sont compétentes pour connaître de tout recours qui découle directement de la procédure d’insolvabilité et y est étroitement lié. 2. Lorsqu’un recours tel que visé au paragraphe 1 est lié à un recours en matière civile et commerciale formé contre le même défendeur, le syndic représentant de l'insolvabilité peut porter les deux recours devant les juridictions de l’État membre sur le territoire duquel le défendeur est domicilié ou, si le recours est dirigé contre plusieurs défendeurs, devant les juridictions de l’État membre sur le territoire duquel l’un d’eux est domicilié, à condition que la juridiction saisie soit compétente en vertu des dispositions du règlement (CE) no 44/2001( UE ) no 1215/2012 du Parlement européen et du Conseil (*10). [Am. 29] 3. Sont réputés connexes, aux fins du présent article paragraphe 2 , les recours qui sont à ce point étroitement liés qu’il y a intérêt à les instruire et à les juger en même temps afin d’éviter que ne soient rendues des décisions inconciliables, issues de procédures séparées. [Am. 30] Article 3 ter Vérification de la compétence; droit de recours juridictionnel 1. La juridiction saisie d’une demande d’ouverture d’une procédure d’insolvabilité examine d’office si elle est compétente en vertu de l’article 3. Dans sa décision d’ouverture de la procédure d’insolvabilité, la juridiction expose le fondement en vertu duquel elle est compétente et précise notamment si sa compétence est fondée sur le paragraphe 1 ou le paragraphe 2 de l’article 3. 2. Lorsqu’une procédure d’insolvabilité est ouverte conformément à la législation nationale en dehors de toute décision juridictionnelle, le syndic désigné dans ladite procédure examine si l’État membre dans lequel la procédure est en cours est compétent en vertu de l’article 3. Si tel est le cas, le syndic expose le fondement de cette compétence et précise notamment si ladite compétence est fondée sur le paragraphe 1 ou le paragraphe 2 de l’article 3. [Am. 31] 3. Tout créancier ou toute partie intéressée ayant sa résidence habituelle, son domicile ou son siège dans un autre État membre que celui où la procédure a été ouverte a le droit d’attaquer la décision d’ouverture de la procédure principale. La juridiction qui ouvre la procédure principale ou le syndic informe de la décision les créanciers susvisés, pour autant qu’ils soient connus, dans un délai suffisant pour leur permettre d’attaquer ladite décision.» en vertu de la compétence internationale dans les trois semaines qui suivent la publication d'informations relatives à la date d'ouverture de la procédure d'insolvabilité, conformément à l'article 20 bis, point a). ». [Am. 32] (*10) Règlement (UE) no 1215/2012 du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2012 concernant la compétence judiciaire, la reconnaissance et l'exécution des décisions en matière civile et commerciale (JO L 351 du 20.12.2012).» " |
| 24) | À l’article 4, paragraphe 2, le point m) est remplacé par le texte suivant:
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| 25) | L’article suivant est inséré: «Article 6 bis Conventions Clauses de compensation globale avec déchéance du terme Les conventions Si l'une des parties au contrat contenant une clause de compensation globale sont régies avec déchéance du terme est une institution entrant dans le champ d'application de la directive 2001/24/CE, ladite clause de compensation avec déchéance du terme est régie exclusivement par la législation applicable au contrat duquel elles relèvent elle relève .». [Am. 33] |
| 26) | L’article suivant est inséré: «Article 10 bis Obligation d’approbation en vertu du droit interne Lorsque la législation de l’État membre régissant les effets de la procédure d’insolvabilité sur les contrats visés aux articles 8 et 10 dispose qu’un contrat ne peut être résilié ou modifié qu’avec l’approbation de la juridiction qui a ouvert la procédure d’insolvabilité mais qu’aucune procédure d’insolvabilité n’a été ouverte dans cet État membre, la juridiction qui a ouvert la procédure d’insolvabilité est compétente pour approuver la résiliation ou la modification de ces contrats.». |
| 26 bis) | L'article 12 est remplacé par le texte suivant: «Article 12 Brevets européens à effet unitaire et marques communautaires Aux fins du présent règlement, un brevet communautaire européen à effet unitaire , une marque communautaire, ou tout autre droit analogue établi par des dispositions communautaires ne peut être inclus que dans une procédure visée à l'article 3, paragraphe 1.». [Am. 34] |
| 27) | L’article 15 est remplacé par le texte suivant: «Article 15 Effets de la procédure d’insolvabilité sur les actions en justice ou les procédures arbitrales en cours Les effets de la procédure d’insolvabilité sur une action en justice ou une procédure arbitrale en cours concernant un bien ou un droit dont le débiteur est dessaisi sont régis exclusivement par la législation de l’État membre dans lequel l’action en justice est pendante ou dans lequel l’instance arbitrale a son siège.». |
| 28) | L’article 18 est modifié comme suit:
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| 29) | Les articles suivants sont insérés: «Article 20 bis Création de registres d’insolvabilité Sur leur territoire, les États membres créent et tiennent un seul ou plusieurs registres dans lesquels sont consignées les informations suivantes accessibles à tous gratuitement sur l’internet (“registres d’insolvabilité”):
Article 20 ter Interconnexion des registres d’insolvabilité 1. La Commission met en place, par voie d’actes d’exécution, un système décentralisé permettant l’interconnexion des registres d’insolvabilité. Ce système comporte les registres d’insolvabilité et le portail européen e-Justice, qui sert de point central d’accès public par voie électronique aux informations disponibles dans le système. Le système propose une fonction de recherche dans toutes les langues officielles de l’Union afin de permettre l’accès aux informations visées à l’article 20 bis. 2. Par voir d’actes d’exécution en conformité avec la procédure visée à l’article 45 ter, paragraphe 3, la Commission adopte, au plus tard le … (*11) ce qui suit:
Article 20 quater Coût de la création et de l’interconnexion des registres d’insolvabilité 1. La création et le développement futur du système d’interconnexion des registres d’insolvabilité sont financés sur le budget général de l’Union. 2. Chaque État membre supporte les coûts d’adaptation nécessaires pour permettre l’interopérabilité de son registre national d’insolvabilité avec le portail européen e-Justice, ainsi que les coûts de gestion, d’exploitation et de tenue dudit registre. Article 20 quinquies Inscription des procédures d’insolvabilité Lorsqu’une procédure principale ou secondaire est ouverte à l’encontre d’une entreprise, d’une personne morale ou d’une personne physique qui exerce une activité d’indépendant ou une profession libérale, la juridiction ouvrant la procédure d’insolvabilité veille à ce que les informations visées à l’article 20 bis soient publiées immédiatement dans le registre d’insolvabilité de l’État d’ouverture. Les États membres mettent en place des procédures de radiation du registre d'insolvabilité. ». [Am. 37] |
| 30) | L’article 21 est remplacé par le texte suivant: «Article 21 Publication dans un autre État membre 1. Tant que le système d’interconnexion des registres d’insolvabilité visé à l’article 20 ter n’est pas mis en place, le syndic représentant de l'insolvabilité demande que la notification de la décision d’ouverture de la procédure d’insolvabilité et, le cas échéant, de la décision de désignation d’un syndic représentant de l'insolvabilité soit publiée dans tout autre État membre où est situé un établissement du débiteur conformément aux modalités de publication prévues dans cet État. Ces mesures de publicité indiquent le syndic désigné et précisent si la règle de compétence appliquée est celle du paragraphe 1 ou du paragraphe 2 de toutes les autres informations prévues à l’article 3 20 bis. [Am. 38]. 2. Le syndic représentant de l'insolvabilité peut demander que les informations visées au paragraphe 1 du présent article soient publiées dans tout autre État membre où sont situés des actifs , des créanciers ou des créanciers débiteurs du débiteur conformément à la procédure prévue dans cet État.». [Am. 39] |
| 31) | L’article 22 est remplacé par le texte suivant: «Article 22 Inscription dans les registres publics d’un autre État membre Tant que le système d’interconnexion des registres d’insolvabilité visé à l’article 20 ter n’est pas mis en place, le syndic représentant de l'insolvabilité demande que les décisions visées à l’article 21 soient publiées au livre foncier, au registre du commerce ou dans tout autre registre public de tout autre État membre où est situé un établissement du débiteur et où cet établissement est inscrit dans un registre public. Le syndic représentant de l'insolvabilité peut demander une telle publication dans tout autre État membre.». |
| 31 bis) | À l'article 24, le paragraphe 2 est remplacé par le texte suivant: «2. Celui qui a exécuté cette obligation avant les mesures de publicité prévues à l'article 20 bis ou 21 est présumé, jusqu'à preuve contraire, avoir ignoré l'ouverture de la procédure d'insolvabilité; celui qui l'a exécutée après ces mesures de publicité est présumé, jusqu'à preuve contraire, avoir eu connaissance de l'ouverture de la procédure.». [Am. 40] |
| 32) | L’article 25 est remplacé par le texte suivant: «Article 25 Reconnaissance et caractère exécutoire d’autres décisions 1. Les décisions relatives au déroulement et à la clôture d’une procédure d’insolvabilité rendues par une juridiction dont la décision d’ouverture est reconnue conformément à l’article 16 ainsi que les concordats approuvés par une telle juridiction sont également reconnus sans autre formalité. Ces décisions sont exécutées conformément aux articles 32 à 56, à l’exception de l’article 34, paragraphe 2, 39 à 46 du règlement (CE) no 44/2001 UE ) no 1215/2012 . [Am. 41] Le premier alinéa s’applique également aux décisions qui découlent directement de la procédure d’insolvabilité et qui y sont étroitement liées, même si elles sont rendues par une autre juridiction. Le premier alinéa s’applique également aux décisions relatives aux mesures conservatoires prises après la demande d’ouverture d’une procédure d’insolvabilité ou en rapport avec elle. 2. La reconnaissance et l’exécution des décisions autres que celles visées au paragraphe 1 sont régies par le règlement (UE) no 1215/2012, pour autant que ledit règlement soit applicable.». |
| 33) | L’article 27 est remplacé par le texte suivant: «Article 27 Ouverture de la procédure Lorsqu’une procédure principale est ouverte par une juridiction d’un État membre et reconnue dans un autre État membre, une juridiction d’un autre État membre qui est compétente en vertu de l’article 3, paragraphe 2, peut ouvrir une procédure d’insolvabilité secondaire conformément aux dispositions exposées au présent chapitre. Les effets de la procédure secondaire sont limités aux actifs du débiteur se trouvant sur le territoire de l’État membre où ladite procédure a été ouverte.». |
| 34) | L’article suivant est inséré: «Article 29 bis Décision d’ouverture d’une procédure secondaire 1. La juridiction saisie d’une demande d’ouverture d’une procédure secondaire en informe immédiatement le syndic représentant de l'insolvabilité de la procédure principale et lui donne la possibilité d’être entendu au sujet de la demande. [Am. 42] 2. À la demande du syndic représentant de l'insolvabilité de la procédure principale, la juridiction visée au paragraphe 1 reporte la décision d’ouvrir la procédure secondaire ou refuse de l’ouvrir, si le représentant de l'insolvabilité de la procédure principale fournit une preuve suffisante que l’ouverture d’une telle procédure n’est pas nécessaire pour protéger les intérêts des créanciers locaux, notamment si le syndic représentant de l'insolvabilité de la procédure principale a pris l’engagement visé à l’article 18, paragraphe 1, et en respecte les conditions. [Am. 43] 2 bis. Les créanciers locaux ont le droit d'attaquer la décision de reporter ou de refuser l'ouverture de la procédure secondaire dans les trois semaines à compter de la publication de cette décision, au titre de l'article 20 bis, point a). [Am. 44] 2 ter. Les créanciers locaux ont le droit d'adresser une requête à la juridiction en charge de la procédure principale afin qu'elle demande au représentant de l'insolvabilité de la procédure principale de prendre les mesures qui s'imposent pour préserver les intérêts des créanciers locaux. Une telle demande peut porter sur l'interdiction du retrait d'actifs de la part de l'État membre dans lequel l'ouverture de la procédure secondaire a été reportée ou refusée, sur le report de la répartition des produits dans le cadre de la procédure principale ou sur l'obligation pour le représentant de l'insolvabilité de la procédure principale de fournir une garantie quant à l’exécution des engagements. [Am. 45] 2 quater. La juridiction visée au paragraphe 1 peut désigner un syndic dont les pouvoirs sont limités. Celui-ci veille à ce que l'engagement soit dûment exécuté et prend part à sa mise en œuvre si cela s'avère nécessaire pour protéger les intérêts des créanciers locaux. Le syndic est habilité à adresser des requêtes, conformément au paragraphe 2 ter. [Am. 46] 3. Lorsqu’elle se prononce sur l’ouverture d’une procédure secondaire, la juridiction visée au paragraphe 1 ouvre le type de procédure prévu par son droit interne qui est le plus approprié compte tenu des intérêts des créanciers locaux, que les conditions concernant la solvabilité du débiteur soient remplies ou non. 4. Le syndic représentant de l'insolvabilité de la procédure principale est immédiatement averti de la décision d’ouverture de la procédure secondaire et a le droit d’attaquer cette décision dans les trois semaines qui suivent la réception de la notification . Dans les cas où cela se justifie, la juridiction qui ouvre la procédure secondaire peut réduire cette période jusqu'à une semaine au maximum suivant la réception de la notification. .». [Am. 47] |
| 35) | L’article 31 est remplacé par le texte suivant: «Article 31 Coopération et communication entre syndics représentants de l'insolvabilité 1. Le syndic de la procédure principale et les syndics Les représentants de l'insolvabilité des procédures secondaires d'insolvabilité concernant le même débiteur coopèrent entre eux, pour autant que cette coopération soit de nature à faciliter la gestion efficace des procédures, ne soit pas incompatible avec les règles applicables à chacune des procédures et ne génère aucun conflit d'intérêts . Cette coopération peut prendre la forme d’accords ou de protocoles. [Am. 48] 2. En particulier, les syndics représentants de l'insolvabilité :
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| 36) | Les articles suivants sont insérés: «Article 31 bis Coopération et communication entre juridictions 1. Pour faciliter la coordination des procédures d’insolvabilité principale et secondaires concernant le même débiteur, une juridiction devant laquelle une demande d’ouverture d’une procédure d’insolvabilité est pendante ou qui a ouvert une telle procédure coopère avec toute autre juridiction devant laquelle une procédure d’insolvabilité est pendante ou qui a ouvert une telle procédure, pour autant que cette coopération soit de nature à faciliter la gestion efficace des procédures et ne soit pas incompatible avec les règles applicables à chacune des procédures. À cette fin, les juridictions peuvent, au besoin, désigner une personne ou un organe agissant qui agira sur leurs instructions , pour autant que cela ne soit pas incompatible avec les règles applicables aux procédures . [Am. 49] 2. Les juridictions visées au paragraphe 1 peuvent communiquer directement entre elles ou se demander directement des informations ou de l’aide, à condition que cette communication soit gracieuse et respecte les droits procéduraux des parties à la procédure et la confidentialité des informations. 3. La coopération peut avoir lieu par tout moyen approprié, notamment
Article 31 ter Coopération et communication entre syndics représentants de l'insolvabilité et juridictions 1. Pour faciliter la coordination des procédures d’insolvabilité principale et secondaires ouvertes à l’encontre du même débiteur, [Am. 50]
dans chaque cas, pour autant que cette coopération et cette communication soient de nature à faciliter la coordination des procédures, ne soient pas incompatibles avec les règles applicables à chacune des procédures et ne génèrent aucun conflit d'intérêts. [Am. 51] 2. La coopération visée au paragraphe 1 a lieu par tout moyen approprié, y compris les moyens exposés à l’article 31 bis, paragraphe 3, pour autant qu’ils ne soient pas incompatibles avec les règles applicables à chacune des procédures.». |
| 37) | L’article 33 est modifié comme suit:
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| 38) | L’article 34 est remplacé par le texte suivant: «Article 34 Clôture de la procédure d’insolvabilité principale ou des procédures d’insolvabilité secondaires 1. La clôture de la procédure principale n’empêche pas la poursuite des procédures secondaires qui sont toujours ouvertes à la date concernée. 2. Lorsqu’une procédure secondaire concernant une personne morale est ouverte dans l’État membre du siège de ladite personne morale et que la clôture de cette procédure entraîne la dissolution de la personne morale, une telle dissolution n’empêche pas la poursuite de la personne morale concernée n'est pas rayée du registre du commerce tant que la procédure principale qui a été ouverte dans un autre État membre n'est pas clôturée .». [Am. 52] |
| 39) | À l’article 35, le terme «liquidation» est remplacé par le terme «réalisation». |
| 40) | L’article 37 est remplacé par le texte suivant: «Article 37 Conversion de la procédure antérieure Le syndic représentant de l'insolvabilité de la procédure principale peut demander à la juridiction de l’État membre dans lequel la procédure secondaire a été ouverte d’ordonner la conversion de la procédure secondaire en un autre type de procédure d’insolvabilité prévu par la législation dudit État membre.». |
| 41) | L’article 39 est remplacé par le texte suivant: «Article 39 Droit de produire les créances Tout créancier qui a sa résidence habituelle, son domicile ou son siège dans un État membre autre que l’État d’ouverture de la procédure, y compris les autorités fiscales et les organismes de sécurité sociale des États membres (“créanciers étrangers”), a le droit de produire ses créances dans la procédure d’insolvabilité par tous les moyens de transmission, notamment électroniques, qui sont acceptés par le droit de l’État d’ouverture. La représentation par un avocat ou un autre professionnel du droit n’est pas obligatoire pour la production des créances.». |
| 42) | L’article 40 est modifié comme suit:
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| 43) | L’article 41 est remplacé par le texte suivant: «Article 41 Procédure de production des créances 1. Tout créancier étranger connu produit ses créances au moyen du formulaire uniformisé élaboré conformément à la procédure consultative visée à l’article 45 ter, paragraphe 4, et publié sur le portail européen e-Justice au plus tard le … (*13). Le formulaire porte l’intitulé “Production de créances” dans toutes les langues officielles de l’Union. 2. Sur le formulaire uniformisé de production de créances, le créancier visé au paragraphe 1 indique
Le formulaire uniformisé de production de créances est accompagné des copies des pièces justificatives, le cas échéant. 3. Les créances peuvent être produites dans n’importe quelle langue officielle de l’Union. Il peut être demandé au créancier de fournir une traduction dans la langue officielle ou l’une des langues officielles de l’État d’ouverture de la procédure ou dans une autre langue que ledit État membre a acceptée. Chaque État membre mentionne au moins une langue officielle de l’Union, différente de sa propre langue, qu’il accepte aux fins de la production des créances. 4. Les créances sont produites dans le délai prévu par la législation de l’État d’ouverture de la procédure d’insolvabilité. Pour un créancier étranger, ce délai n’est pas inférieur à 45 jours à compter de la publication de la décision d’ouverture de la procédure au registre d’insolvabilité de l’État d’ouverture. 5. Lorsque le syndic représentant de l'insolvabilité conteste une créance produite conformément au présent article, il donne au créancier la possibilité de fournir des éléments complémentaires attestant l’existence de la créance et de son montant». |
| 44) | L’article 42 est supprimé. |
| 45) | Le chapitre suivant est inséré: «CHAPITRE IV BIS INSOLVABILITÉ DES MEMBRES D’UN GROUPE D’ENTREPRISES Article 42 bis Devoir de coopération et de communication d’informations entre syndics représentants de l'insolvabilité 1. Lorsque la procédure d’insolvabilité concerne deux ou plusieurs membres d’un groupe d’entreprises, le syndic représentant de l'insolvabilité désigné dans la procédure relative à un membre du groupe coopère avec tout syndic représentant de l'insolvabilité désigné dans la procédure visant un autre membre du même groupe, pour autant qu’une telle coopération soit de nature à faciliter la gestion efficace de la procédure, ne soit pas incompatible avec les règles applicables à ladite procédure et n’engendre pas de conflit d’intérêts. Cette coopération peut prendre la forme d’accords ou de protocoles. 2. Dans l’exercice de la coopération visée au paragraphe 1, les syndics représentants de l’insolvabilité
Les syndics représentants de l'insolvabilité peuvent convenir de conférer des pouvoirs supplémentaires au syndic représentant de l'insolvabilité désigné dans l’une des procédures, lorsque les règles applicables à chacune des procédures l’autorisent. Article 42 ter Communication et coopération entre juridictions 1. Lorsque des procédures d’insolvabilité concernent deux ou plusieurs membres d’un groupe d’entreprises, une juridiction devant laquelle une demande d’ouverture de procédure concernant un membre du groupe est pendante ou qui a ouvert une telle procédure coopère avec toute autre juridiction devant laquelle une demande d’ouverture de procédure concernant un autre membre du même groupe est pendante ou qui a ouvert une telle procédure, pour autant que cette coopération soit de nature à faciliter la gestion efficace des procédures et ne soit pas incompatible avec les règles qui leur sont applicables. À cette fin, les juridictions peuvent, au besoin, désigner une personne ou un organe agissant qui agira sur leurs instructions , pour autant que cela ne soit pas incompatible avec les règles applicables aux procédures . [Am. 54] 2. Les juridictions visées au paragraphe 1 peuvent communiquer directement entre elles ou se demander directement des informations ou une aide. 3. La coopération a lieu par tout moyen approprié, notamment
Article 42 quater Coopération et communication entre syndics représentants de l'insolvabilité et juridictions Un syndic représentant de l'insolvabilité désigné dans une procédure d’insolvabilité concernant un membre d’un groupe d’entreprises coopère et communique avec toute juridiction devant laquelle une demande d’ouverture de procédure à l’encontre d’un autre membre du même groupe d’entreprises est pendante ou qui a ouvert une telle procédure, pour autant que cette coopération soit de nature à faciliter la coordination des procédures et ne soit pas incompatible avec les règles qui leur sont applicables et ne génère pas de conflit d'intérêts . Le syndic représentant de l'insolvabilité peut, en particulier, demander à ladite juridiction des informations concernant la procédure relative à l’autre membre du groupe ou demander de l’aide dans le cadre de la procédure dans laquelle il a été désigné. [Am. 55] Article 42 quinquies Pouvoirs des syndics représentants de l’insolvabilité et suspension de la procédure 1. Un syndic représentant de l’insolvabilité désigné dans une procédure d’insolvabilité ouverte à l’encontre d’un membre d’un groupe d’entreprises a le droit
2. La juridiction ayant ouvert la procédure visée au paragraphe 1, point b), suspend entièrement ou partiellement la procédure, s’il est avéré si le représentant de l'insolvabilité apporte la preuve suffisante que la suspension serait profitable aux créanciers de ladite procédure. La suspension peut être prononcée pour une durée maximale de trois deux mois et peut être prorogée ou renouvelée pour la même durée. La juridiction ordonnant la suspension peut exiger que le syndic représentant de l'insolvabilité prenne toute mesure de nature à garantir les intérêts des créanciers de la procédure.». [Am. 59] Article 42 quinquies bis Ouverture des procédures de coordination collective 1. Les procédures de coordination collective peuvent être lancées par un représentant de l'insolvabilité auprès de toute juridiction compétente en matière de procédures d'insolvabilité à l'encontre d'un membre du groupe, pour autant que:
2. Lorsque plus d'une juridiction est saisie pour ouvrir une procédure de coordination collective, la procédure de coordination collective est ouverte dans l'État membre où les fonctions les plus essentielles du groupe sont exécutées. À cet égard, les juridictions saisies communiquent et coopèrent l'une avec l'autre conformément à l'article 42 ter. S'il n'est pas possible de déterminer les fonctions les plus essentielles, la première juridiction saisie peut ouvrir la procédure de coordination collective pour autant que les conditions d'ouverture d'une telle procédure soient remplies. 3. Lorsqu'une procédure de coordination collective est ouverte, les représentants de l'insolvabilité doivent recevoir l'approbation du coordinateur avant de demander une suspension de la procédure conformément à l'article 42 quinquies, paragraphe 1, point b). Les suspensions en cours restent valides et d'application et elles sont soumises au pouvoir du coordinateur de demander qu'un terme y soit mis. [Am. 60] Article 42 quinquies ter Missions et droits du coordinateur 1. La juridiction qui ouvre la procédure de coordination collective désigne un coordinateur. Le coordinateur est indépendant des membres du groupe et de leurs créanciers et il est chargé:
2. Le coordinateur a le droit:
Article 42 quinquies quater Approbation par la juridiction du programme de coordination collective 1. Les représentants de l'insolvabilité désignés pour une procédure d'insolvabilité qui seraient visés par un programme de coordination collective peuvent formuler des observations sur le projet dudit programme dans un délai fixé par le coordinateur au moment de la présentation du projet et ne dépassant pas un mois. 2. Le projet de programme soumis à l'approbation de la juridiction est accompagné:
3. La juridiction approuve le programme si elle estime que le coordinateur a satisfait aux exigences formelles du paragraphe 2 du présent article et de l'article 42 quinquies ter, paragraphe 1, point c). [Am. 62] Article 42 quinquies quinquies Liens entre les procédures de coordination collective et les procédures d'insolvabilité 1. Lorsqu'ils mettent en œuvre la procédure d'insolvabilité, les représentants de l'insolvabilité doivent tenir compte des recommandations du coordinateur et du programme de coordination collective. Lorsqu'un représentant de l'insolvabilité décide de s'écarter des mesures ou des actions proposées dans le programme de coordination collective, il en explique les raisons à la réunion des créanciers ou à tout organe auquel il est tenu de rendre des comptes en vertu de la législation de l'État membre concerné. 2. Le non-respect du paragraphe 1 est considéré comme une infraction aux obligations du représentant de l'insolvabilité au titre de la législation de l'État membre concerné. [Am. 63] Article 42 quinquies sexies Responsabilité du coordinateur Le coordinateur honore ses obligations avec la diligence requise. Il doit répondre des dommages subis par les biens de la procédure d'insolvabilité concernés par la procédure de coordination collective si ces dommages sont raisonnablement imputables au non-respect de ces obligations. Sa responsabilité est établie conformément à la législation de l'État membre où la procédure de coordination a été ouverte. [Am. 64] Article 42 quinquies septies Coûts 1. Les législations des États membres prévoient des dispositions relatives aux frais de justice et à la rémunération du coordinateur. 2. Les coûts de la procédure de coordination collective sont pris en charge au prorata par les membres du groupe à l'encontre desquels une procédure d'insolvabilité a été ouverte au moment de l'ouverture de la procédure de coordination. La part que chaque membre du groupe doit supporter est calculée sur la base du pourcentage de la valeur des actifs de chaque membre dans les actifs consolidés de tous les membres du groupe à l'encontre desquels une procédure d'insolvabilité a été ouverte.». [Am. 65] |
| 46) | L'article suivant est inséré: «Article 44 bis Information sur le droit national de l’insolvabilité 1. Les États membres fournissent, dans le cadre du réseau judiciaire européen en matière civile et commerciale créé par la décision 2001/470/CE du Conseil (*14), dans le but de permettre l’accès de tous à l’information, une description de leur droit national de l’insolvabilité et des procédures dans ce domaine, notamment en ce qui concerne les éléments énumérés à l’article 4, paragraphe 2. 2. Les États membres actualisent régulièrement cette information. (*14) Décision 2001/470/CE du Conseil du 28 mai 2001 relative à la création d'un réseau judiciaire européen en matière civile et commerciale (JO L 174 du 27.6.2001, p. 25).»." |
| 47) | L’article 45 est remplacé par le texte suivant: «Article 45 Modification des annexes 1. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués visant à modifier les annexes A et C en conformité avec la procédure fixée au présent article et à l’article 45 bis. 2. Pour susciter une modification de l’annexe ALes États membres notifient à la Commission leurs règles nationales en matière de procédures d’insolvabilité dont ils souhaitent l’insertion à l’annexe A, qui répondent aux critères énoncés à l'article 1er , accompagnées d’une brève description. La Commission examine si les règles notifiées remplissent les conditions énoncées à l’article 1er et, si c’est le cas, modifie l’annexe A par voie d’actes délégués. [Am. 66] 2 bis. Les États membres notifient à la Commission tout changement notable apporté à leurs règles nationales en matière de procédures d'insolvabilité. La Commission examine si les règles modifiées remplissent les conditions énoncées à l'article 1er et, si c'est le cas, modifie l'annexe A par voie d’actes délégués.». [Am. 67] |
| 48) | Les articles suivants sont insérés: «Article 45 bis Exercice de la délégation 1. Le pouvoir d’adopter des actes délégués conféré à la Commission est soumis aux conditions fixées au présent article. 2. Le pouvoir d’adopter des actes délégués visé à l’article 45 est conféré à la Commission pour une durée indéterminée à compter de la date d’entrée en vigueur du présent règlement. 3. La délégation de pouvoir visée à l’article 45 peut être révoquée à tout moment par le Parlement européen ou le Conseil. La décision de révocation met fin à la délégation de pouvoir qui y est précisée. La révocation prend effet le jour suivant celui de la publication de ladite décision au Journal officiel de l’Union européenne ou à une date ultérieure qui est précisée dans ladite décision. Elle ne porte pas atteinte à la validité des actes délégués déjà en vigueur. 4. Aussitôt qu’elle adopte un acte délégué, la Commission le notifie au Parlement européen et au Conseil simultanément . 5. Un acte délégué adopté en vertu de l’article 45 n’entre en vigueur que si le Parlement européen ou le Conseil n’a pas exprimé d’objections dans un délai de deux mois à compter de la notification de cet acte au Parlement européen et au Conseil ou si, avant l’expiration de ce délai, le Parlement européen et le Conseil ont tous deux informé la Commission de leur intention de ne pas exprimer d’objections. Ce délai est prolongé de deux mois à l’initiative du Parlement européen ou du Conseil. Article 45 ter Pouvoir d’adopter des actes d’exécution 1. Le pouvoir d’adopter des actes d’exécution est conféré à la Commission aux fins suivantes:
2. Pour l’adoption ou la modification des actes d’exécution visés au paragraphe 1, la Commission est assistée d’un comité. Ledit comité est un comité au sens du règlement (UE) no 182/2011. 3. Lorsqu’il est fait référence au présent paragraphe, l’article 5 du règlement (UE) no 182/2011 s’applique. 4. Lorsqu’il est fait référence au présent paragraphe, l’article 4 du règlement (UE) no 182/2011 s’applique.». |
| 49) | À l’article 46, la date «1er juin 2012» est remplacée par «… [10 ans après son entrée en application]». |
| 50) | L’article suivant est inséré: «Article 46 bis Protection des données 1. Les États membres appliquent règles nationales transposant la directive 95/46/CE s'appliquent au traitement des données à caractère personnel effectué dans les États membres en vertu du présent règlement , pour autant que les opérations de traitement visées à l'article 3, paragraphe 2, de la directive 95/46/CE ne soient pas compromises . [Am. 68] 2. Le règlement (CE) no 45/2001 s’applique au traitement des données à caractère personnel effectué par la Commission en vertu du présent règlement.». |
| 51) | L’annexe B est supprimée. |
| 51 bis) | À l'annexe C, la section intitulée «DEUTSCHLAND» est remplacée par le texte suivant: «DEUTSCHLAND
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Article 2
Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Il est applicable à compter du … (*15), à l’exception de l’article 44 bis, qui est applicable à compter du … (*16).
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans les États membres conformément aux traités.
Fait à …,
Par le Parlement européen
Le président
Par le Conseil
Le président
(1) JO C 271 du 19.9.2013, p. 55
(2) Position du Parlement européen du 5 février 2014.
(3) JO C 358 du 7.12.2013, p. 15.
(4) Règlement (CE) no 1346/2000 du Conseil du 29 mai 2000 relatif aux procédures d'insolvabilité (JO L 160 du 30.6.2000, p. 1).
(5) JO C, , p. .
(6) Règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 février 2011 établissant les règles et principes généraux relatifs aux modalités de contrôle par les États membres de l’exercice des compétences d’exécution par la Commission (JO L 55 du 28.2.2011, p. 13).
(*3) Règlement (CE) no 1393/2007 du Parlement européen et du Conseil du 13 novembre 2007 relatif à la signification et à la notification dans les États membres des actes judiciaires et extrajudiciaires en matière civile ou commerciale (JO L 324 du 10.12.2007, p. 79).».
(*11) 36 mois après la date d'entrée en vigueur du présent règlement.
(*13) 24 mois après la date d'entrée en vigueur du présent règlement.
(*15) 24 mois après l'entrée en vigueur du présent règlement.
(*16) 12 mois après l'entrée en vigueur du présent règlement.