| CELEX | 52014AP0381 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mardi 15 avril 2014 |
| 22.12.2017 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 443/393 |
P7_TA(2014)0381
Santé animale ***I
Résolution législative du Parlement européen du 15 avril 2014 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la santé animale (COM(2013)0260 — C7-0124/2013 — 2013/0136(COD))
(Procédure législative ordinaire: première lecture)
(2017/C 443/60)
Le Parlement européen,
| — | vu la proposition de la Commission au Parlement européen et au Conseil (COM(2013)0260), |
| — | vu l'article 294, paragraphe 2, l'article 43, paragraphe 2, l'article 114, paragraphe 3, et l'article 168, paragraphe 4, point b), du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, conformément auxquels la proposition lui a été présentée par la Commission (C7-0124/2013), |
| — | vu l'avis de la commission des affaires juridiques sur la base juridique proposée, |
| — | vu l'article 294, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, |
| — | vu l'avis motivé soumis par le Conseil fédéral autrichien, dans le cadre du protocole no 2 sur l'application des principes de subsidiarité et de proportionnalité, déclarant que le projet d'acte législatif n'est pas conforme au principe de subsidiarité, |
| — | vu l'avis du Comité économique et social européen du 10 décembre 2013 (1), |
| — | après consultation du Comité des régions, |
| — | vu les articles 55 et 37 de son règlement, |
| — | vu le rapport de la commission de l'agriculture et du développement rural et les avis de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire ainsi que de la commission de la pêche (A7-0129/2014), |
| 1. | arrête la position en première lecture figurant ci-après; |
| 2. | demande à la Commission de le saisir à nouveau, si elle entend modifier de manière substantielle sa proposition ou la remplacer par un autre texte; |
| 3. | charge son Président de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission ainsi qu'aux parlements nationaux. |
(1) Non encore paru au Journal officiel.
P7_TC1-COD(2013)0136
Position du Parlement européen arrêtée en première lecture le 15 avril 2014 en vue de l’adoption du règlement (UE) no …/2014 du Parlement européen et du Conseil relatif à la santé animale prévention des maladies animales transmissibles aux animaux ou aux humains et à la lutte contre celles-ci [Am. 1]
LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 43, paragraphe 2, son article 114, paragraphe 3, et son article 168, paragraphe 4, point b),
vu la proposition de la Commission européenne,
après transmission du projet d’acte législatif aux parlements nationaux,
vu l’avis du Comité économique et social européen (1),
après consultation du Comité des régions,
statuant conformément à la procédure législative ordinaire (2),
considérant ce qui suit:
| (1) | Les maladies animales transmissibles et les mesures nécessaires à la lutte contre celles-ci peuvent avoir des incidences désastreuses pour les animaux pris individuellement, les populations animales, les détenteurs d’animaux et l’économie , et ces incidences peuvent avoir d'importantes répercussions sur la santé publique et la sécurité sanitaire des denrées alimentaires . [Am. 2] |
| (2) | Comme l’a montré l’actualité récente, les maladies animales transmissibles peuvent aussi avoir des incidences significatives sur la santé publique et la sécurité sanitaire des denrées alimentaires , comme dans le cas de la grippe aviaire et des salmonelles. [Am. 3] |
| (3) | En outre, des effets d’interaction négatifs peuvent être constatés sur la biodiversité, le changement climatique et d’autres aspects environnementaux. Le changement climatique peut conditionner l’apparition de nouvelles maladies, la prévalence des pathologies existantes et la distribution géographique des agents pathogènes et des vecteurs, y compris ceux qui touchent la faune sauvage. |
| (3 bis) | Un contrôle adéquat des maladies animales infectieuses, dont les maladies zoonotiques, constitue une condition préalable au bon fonctionnement du marché intérieur du commerce des animaux vivants, des produits d'origine animale et des denrées alimentaires. [Am. 4] |
| (4) | Afin de garantir un niveau élevé de santé publique et animale dans l’Union, de permettre le développement rationnel des secteurs agricole et aquacole, et d’accroître la productivité, il est nécessaire de fixer les règles zoosanitaires à l’échelon de l’Union. Ces règles sont notamment nécessaires pour contribuer à l’achèvement du marché intérieur et éviter la propagation des maladies infectieuses. |
| (4 bis) | L'article 13 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne reconnaît que les animaux sont des êtres sensibles. La législation de l'Union sur le bien-être des animaux impose aux propriétaires d'animaux, aux détenteurs d'animaux et aux autorités compétentes de respecter les règles applicables au bien-être des animaux, gages d'un traitement décent des animaux sans douleurs ni souffrances inutiles. Ces règles, qui reposent sur des preuves scientifiques, peuvent améliorer la santé animale. [Am. 5] |
| (5) | Actuellement, la législation de l’Union en matière de santé animale consiste en un ensemble d’actes de base connexes et interdépendants qui établissent des règles zoosanitaires applicables aux échanges intra-Union européenne, à l’entrée dans l’Union d’animaux et de produits, à l’éradication des maladies, aux contrôles vétérinaires, à la notification des maladies et aux aides financières concernant les différentes espèces animales. Il manque cependant un cadre juridique général énonçant des principes harmonisés pour l’ensemble du secteur. |
| (5 bis) | Il est nécessaire, pour que les dispositions de la législation de l’Union en matière de santé animale soient aussi claires que possible et, partant, appliquées intégralement et correctement, de définir un critère et un principe d'organisation des actes délégués et des actes d'exécution qui seront adoptés en application du présent règlement. [Am. 6] |
| (6) | La stratégie de santé animale pour l’Union européenne (2007-2013), placée sous la devise «Mieux vaut prévenir que guérir», a été adoptée par la Commission dans sa communication du 19 septembre 2007 au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions. Elle vise à donner favoriser la santé animale en donnant une plus grande importance aux mesures préventives, à la surveillance des maladies, à la lutte contre celles-ci et à la recherche, afin de réduire l’incidence des maladies animales et de limiter autant que possible les effets de l’apparition de foyers. La stratégie propose l’adoption d’un «cadre réglementaire unique» et simplifié en matière de santé animale, dans un esprit de convergence avec les normes internationales, tout en promouvant fermement un niveau élevé de santé animale. [Am. 7] |
| (7) | Le présent règlement vise à mettre en œuvre les engagements et les conceptions exposés dans cette stratégie de santé animale, y compris le principe «Un monde, une seule santé», et à consolider le cadre juridique pour une politique commune de l’Union en matière de santé animale au moyen d’un cadre réglementaire unique, simplifié et souple. |
| (7 bis) | La communication de la Commission sur la nouvelle stratégie de santé animale pour l'Union européenne précise que, les agents pathogènes contagieux pouvant facilement se propager d'une exploitation à l'autre, une démarche collective doit être adoptée pour les mesures de prévention et de biosécurité. [Am. 8] |
| (8) | Les animaux peuvent être atteints d’un large éventail de maladies, infectieuses ou non. Dans bon nombre de cas, ces maladies peuvent être traitées, ne touchent que l’animal malade et ne se propagent ni à d’autres animaux ni aux humains. À l’inverse, les maladies transmissibles peuvent avoir des conséquences plus importantes sur la santé animale ou publique, et produire des effets au niveau d’une population entière. C’est uniquement à ces dernières maladies que devraient s’appliquer les dispositions relatives à la santé animale établies par le présent règlement. |
| (9) | Pour fixer ces dispositions relatives à la santé animale, il est essentiel de tenir compte des liens entre santé animale et santé publique, environnement, sécurité sanitaire des denrées alimentaires et des aliments pour animaux, bien-être des animaux, sécurité alimentaire, aspects économiques, sociaux et culturels , et, en particulier, bien-être des animaux, compte tenu de l'interdépendance entre bien-être animal et santé animale . [Am. 9] |
| (10) | La décision 94/800/CE du Conseil (3) a approuvé, au nom de ce qui était alors la Communauté européenne, et pour ce qui est des questions relevant de sa compétence, l’accord instituant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ainsi que les accords figurant aux annexes 1, 2 et 3 de celui-ci, comportant notamment l’accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires (accord SPS). L’accord SPS réglemente le recours aux mesures nécessaires pour protéger la vie ou la santé humaines, animales ou végétales, afin qu’elles ne génèrent pas de discriminations arbitraires ou injustifiées entre les membres de l’OMC. Lorsqu’il existe des normes internationales, elles doivent servir de base pour ce faire. Toutefois, les membres peuvent fixer leurs propres normes en la matière, à condition que celles-ci reposent sur des éléments scientifiques. |
| (11) | En ce qui concerne la santé animale, l’accord SPS fait référence aux normes de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) fixant les conditions de police sanitaire applicables au commerce international. Afin de réduire le risque de perturbation des échanges, les mesures de l’Union en matière de santé animale devraient aller dans le sens d’une convergence appropriée avec les normes de l’OIE. |
| (12) | Dans des circonstances particulières, lorsqu’il existe un risque significatif pour la santé animale ou publique mais qu’une incertitude scientifique subsiste, l’article 5, paragraphe 7, de l’accord SPS, qui a fait l’objet d’une interprétation destinée à l’Union dans la communication de la Commission du 2 février 2000 sur le recours au principe de précaution, permet aux États membres parties à cet accord d’adopter des mesures temporaires en s’appuyant sur les informations pertinentes disponibles. Dans pareilles circonstances, les membres de l’OIE sont tenus d’obtenir les informations complémentaires nécessaires à une évaluation du risque plus objective et, s’il y a lieu, de réexaminer la mesure dans un délai raisonnable. |
| (13) | L’évaluation des risques en vertu de laquelle sont adoptées les mesures relevant du présent règlement devrait s’appuyer sur les données scientifiques existantes et être menée de façon indépendante, objective et transparente. Il convient en outre de tenir dûment compte des avis rendus par l’Autorité européenne de sécurité des aliments instituée par le règlement (CE) no 178/2002 du Parlement européen et du Conseil (4). |
| (14) | Le règlement (CE) no 1069/2009 du Parlement européen et du Conseil (5) établit des règles en matière de santé, tant publique qu’animale, concernant certains sous-produits animaux et produits dérivés, afin d’empêcher et de limiter autant que faire se peut les risques que posent ces produits pour la santé publique et la santé animale, et plus particulièrement afin de protéger la sécurité de la chaîne de production des denrées alimentaire et des aliments pour animaux. Afin d’éviter tout chevauchement dans la législation de l’Union, le présent règlement ne devrait par conséquent s’appliquer aux sous-produits animaux et aux produits dérivés qu’en l’absence de dispositions spécifiques dans le règlement (CE) no 1069/2009 et lorsqu’un risque zoosanitaire est en jeu. Le règlement (CE) no 1069/2009 ne réglemente par exemple pas le traitement des sous-produits animaux et des produits dérivés dans un contexte de mesures de lutte contre une maladie; cette question est donc abordée, comme il se doit, dans le présent règlement. |
| (15) | Par ailleurs, des règles spécifiques en ce qui concerne les maladies animales transmissibles, y compris celles qui sont transmissibles à l’homme («zoonoses»), figurent d’ores et déjà dans le règlement (CE) no 999/2001 du Parlement européen et du Conseil (6), dans la directive 2003/99/CE du Parlement européen et du Conseil (7), et dans le règlement (CE) no 2160/2003 du Parlement européen et du Conseil (8); en outre, des règles spécifiques concernant les maladies transmissibles chez l’homme figurent dans la décision no 2119/98/CE du Parlement européen et du Conseil (9). Ces actes devraient demeurer en vigueur après l’adoption du présent règlement. En conséquence, afin d’éviter tout chevauchement dans la législation de l’Union, le présent règlement ne devrait s’appliquer aux zoonoses qu’en l’absence de dispositions spécifiques à ce sujet dans ces autres actes de l’Union. |
| (16) | Les maladies survenant dans des populations d’animaux sauvages peuvent nuire aux secteurs agricole et aquacole, à la santé publique, à l’environnement et à la biodiversité. Il est donc opportun que le champ d’application du présent règlement englobe dans pareil cas les animaux sauvages, à la fois en tant que victimes potentielles de ces maladies et en tant que vecteurs. |
| (17) | Les maladies animales ne se transmettent pas seulement par contact direct entre animaux ou entre animaux et humains. Elles sont également transportées plus loin par l’intermédiaire du système hydrique ou de l’air, de vecteurs tels que des insectes, ou encore des semences, ovules et embryons employés pour les inséminations artificielles, dons d’ovules ou transferts d’embryons. Des agents pathogènes peuvent également être présents dans les produits alimentaires et dans d’autres produits d’origine animale tels que le cuir, la fourrure, les plumes, la corne ainsi que tout autre matériel issu du cadavre d’un animal. En outre, divers autres objets, tels que les véhicules de transport, les équipements, le fourrage, le foin et la paille, peuvent diffuser des agents pathogènes. Par conséquent, pour être efficaces, les règles relatives à la santé animale doivent tenir compte de toutes les voies d’infection et de tous les matériels concernés. |
| (18) | Les maladies animales peuvent avoir des effets néfastes sur la distribution des espèces animales dans la nature et nuire ainsi à la biodiversité. Les micro-organismes à l’origine de maladies animales peuvent par conséquent relever de la définition des espèces exotiques envahissantes de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique. Les mesures prévues par le présent règlement tiennent également compte de la biodiversité, de sorte que le présent règlement devrait s’appliquer aux espèces animales et aux agents pathogènes, y compris ceux qui relèvent de la définition des espèces envahissantes animales, qui jouent un rôle dans la transmission des maladies visées par le présent règlement ou sont touchés par elles. |
| (19) | La législation européenne adoptée avant le présent règlement fixe, en matière de santé animale, des règles distinctes pour les animaux terrestres et aquatiques. La directive 2006/88/CE du Conseil (10) fixe des règles spécifiques pour les animaux aquatiques. Dans la plupart des cas, cependant, les grands principes en matière de bonne gouvernance zoosanitaire et de bonnes pratiques en matière de détention d'animaux sont applicables à ces deux groupes d’espèces animales. En conséquence, le présent règlement devrait s’appliquer aux animaux tant terrestres qu’aquatiques et harmoniser, s’il y a lieu, ces règles relatives à la santé animale. Concernant certains aspects, toutefois, notamment l’enregistrement et l’agrément des établissements ainsi que la traçabilité et les mouvements d’animaux à l’intérieur de l’Union, le présent règlement suit la démarche précédemment adoptée, qui consiste à définir des ensembles de règles zoosanitaires distincts pour les animaux terrestres et aquatiques, car ces animaux évoluent dans des milieux différents et requièrent de ce fait des exigences différentes dans un but de préservation de la santé. [Am. 10] |
| (20) | La législation adoptée par l’Union avant le présent règlement, et notamment la directive 92/65/CEE du Conseil (11), fixe également des règles zoosanitaires de base pour les autres espèces animales qui ne sont réglementées dans aucun acte de l’Union, telles que les reptiles, les amphibiens, les mammifères marins, ainsi que d’autres espèces ne relevant pas de la définition des animaux aquatiques ou terrestres au sens du présent règlement. En règle générale, ces espèces ne constituent pas un risque sanitaire significatif pour les humains ou pour les autres animaux, de sorte que les éventuelles dispositions relatives à la santé animale qui s’appliquent sont peu nombreuses. Afin d’éviter les charges administratives et coûts superflus, le présent règlement devrait respecter la démarche adoptée par le passé, qui consiste à établir un cadre juridique permettant la définition de règles zoosanitaires détaillées en ce qui concerne les mouvements de ces animaux et de leurs produits, si les risques l’exigent. |
| (21) | La détention d’animaux de compagnie, y compris d’animaux aquatiques d’ornement dans des habitations et des aquariums d’agrément non commerciaux, tant à l’intérieur qu’en extérieur, représente généralement un risque sanitaire plus faible, par comparaison à d’autres modes de détention ou types de mouvements d’animaux à plus grande échelle, tels que ceux qui sont habituels dans l’agriculture. De ce fait, il n’est pas nécessaire que les obligations générales en matière d’enregistrement, de tenue de dossiers et de mouvements à l’intérieur de l’Union s’appliquent à ces animaux, car cela représenterait une charge administrative et un coût injustifiés. En conséquence, les exigences relatives à l’enregistrement et à la tenue de dossiers ne devraient pas concerner les détenteurs d’animaux de compagnie. Par ailleurs, il convient de fixer des règles particulières s’agissant des mouvements non commerciaux d’animaux de compagnie à l’intérieur de l’Union. |
| (22) | En raison de leur ampleur, certains groupes précis d’animaux visés par des règles particulières relatives à la santé des animaux du présent règlement doivent être répertoriés en tant qu’espèces dans une annexe. Tel est le cas du groupe des mammifères à sabots de l’ordre des ongulés. La liste pourra être amenée à être modifiée à l’avenir, en raison de changements de taxonomie, d’évolutions scientifiques ou d’adaptations techniques justifiées par les connaissances scientifiques. De la même façon, il pourra être nécessaire d’adapter la liste des espèces d’animaux de compagnie en fonction de l’évolution de la société et des habitudes en matière d’animaux de compagnie, en particulier lorsque ceux-ci transmettent des maladies. Afin de tenir compte de ces changements, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les listes d’animaux de compagnie et d’ongulés faisant l’objet des annexes I et II du présent règlement. |
| (23) | Il n’est ni possible ni souhaitable d’assurer la prévention et la lutte contre toutes les maladies animales transmissibles au moyen de mesures réglementaires, par exemple si une maladie a pris trop d’ampleur, si les outils de diagnostic ne sont pas disponibles ou si le secteur privé peut prendre des dispositions pour lutter seul contre la maladie. Les mesures réglementaires visant à la prévention et à la lutte contre les maladies animales transmissibles peuvent avoir des conséquences économiques importantes pour les secteurs concernés et perturber le commerce. Il est capital, par conséquent, que de telles mesures ne soient appliquées que lorsqu’elles sont proportionnées et nécessaires, par exemple lorsqu’une maladie présente un risque important pour la santé animale ou la santé publique, ou lorsqu’il y a lieu de le soupçonner. |
| (24) | Par ailleurs, les mesures de prévention et de lutte devraient être définies «sur mesure» pour chaque maladie animale transmissible afin de prendre en compte son profil épidémiologique propre et ses conséquences. Les règles de prévention et de lutte applicables à chaque pathologie devraient donc être individualisées , compte tenu des conditions régionales . [Am. 11] |
| (25) | Dans le cas des maladies animales transmissibles, un état pathologique donné s’accompagne habituellement de manifestations cliniques ou pathologiques de l’infection. Cependant, aux fins du présent règlement, qui vise à lutter contre la propagation de certaines maladies animales transmissibles et à les éradiquer, la définition de la maladie devrait être plus large pour englober d’autres porteurs de l’agent pathogène. |
| (26) | Certaines maladies animales transmissibles ne se propagent pas facilement à d’autres animaux ou à l’humain, et ne nuisent donc pas à grande échelle à l’économie ou à la biodiversité. En conséquence, elles ne constituent pas une menace grave pour la santé animale ou publique dans l’Union et peuvent, si les États le souhaitent, faire l’objet de dispositions nationales. |
| (27) | En ce qui concerne les maladies animales transmissibles qui ne relèvent pas de mesures établies à l’échelon de l’Union, mais qui revêtent une certaine importance économique localement pour le secteur privé, ce dernier devrait, avec l’aide des autorités compétentes des États membres, prendre des dispositions pour la prévention ou la lutte contre ces maladies, par exemple au moyen de mesures d’autorégulation ou en élaborant des codes de bonnes pratiques. |
| (28) | Contrairement aux maladies animales transmissibles évoquées dans les considérants 26 et 27, les maladies animales hautement transmissibles peuvent aisément se propager au-delà des frontières et, dans le cas des zoonoses, avoir une incidence sur la santé publique et la sécurité sanitaire des denrées alimentaires. C’est la raison pour laquelle les maladies animales hautement transmissibles et les zoonoses devraient relever du champ d’application du présent règlement. |
| (29) | L’action no 5 de la Communication de la Commission au Parlement Européen et au Conseil «Plan d’action pour combattre les menaces croissantes de la résistance aux antimicrobiens» insiste sur le rôle préventif que devrait avoir le présent règlement et sur la réduction à en attendre de l’administration d’antibiotiques aux animaux. Les micro-organismes présentent une résistance croissante aux antimicrobiens auxquels ils étaient sensibles auparavant. Cette résistance complique le traitement des maladies infectieuses chez l’humain comme chez l’animal. Il convient donc de traiter les micro-organismes ayant développé une résistance comme s’il s’agissait de maladies transmissibles et de les inclure dans le champ d’application du présent règlement. |
| (30) | De nouveaux dangers, liés à certaines maladies ou à certaines espèces, peuvent apparaître, notamment à la suite de changements dans l’environnement, le climat, le mode ou les traditions d’élevage, mais aussi en raison de changements sociaux. Le et de l'évolution des rapports économiques et des échanges commerciaux à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Union. Des maladies cantonnées aujourd'hui à des territoires limités, si elles ne sont pas éradiquées en totalité, pourraient s'étendre et causer des dommages à l'économie de zones plus vastes. En outre, le progrès scientifique peut également mener à de nouvelles connaissances et à une sensibilisation accrue aux maladies existantes. D’autre part, les maladies et espèces importantes aujourd’hui pourraient se trouver marginalisées à l’avenir. Il convient donc de conférer au présent règlement un champ d’application large et de mettre l’accent, dans ses dispositions, sur les maladies présentant un grand intérêt public. L’OIE, avec le soutien de la Commission européenne, a mis au point un système permettant d’établir un ordre de priorité et un classement des maladies dans le cadre d’une étude intitulée «Recensement et catégorisation des maladies animales prioritaires, notamment de celles qui sont transmissibles à l’homme», assorti d’un outil pour ce faire. Le présent règlement devrait introduire une démarche comparable dans la législation de l’Union. [Am. 12] |
| (31) | Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre du présent règlement à l’échelon de l’Union en ce qui concerne les maladies animales transmissibles, il Il est nécessaire d’établir une liste harmonisée de celles-ci des maladies animales transmissibles (ci-après dénommées «maladies répertoriées»). Il convient par conséquent de conférer , qui devrait figurer sous forme de tableau dans une annexe jointe au présent règlement . Le pouvoir d'adopter des actes modifiant ou complétant une telle liste devrait être conféré à la Commission des compétences d’exécution en vue d’établir une telle liste conformément à l'article 290 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne . [Am. 13] |
| (32) | Des maladies émergentes, susceptibles de poser des risques importants pour la santé publique ou animale et d’avoir des incidences non négligeables sur la santé, l’économie ou l’environnement, pourraient voir le jour à l’avenir. Après l’évaluation de ces maladies et l’adoption de mesures d’urgence temporaires, s’il y a lieu, il peut être nécessaire de réagir rapidement et d’inscrire ces maladies parmi les maladies répertoriées. Il convient par conséquent de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à la procédure d’urgence dans ces cas, dûment justifiés, comportant un risque pour la santé publique ou animale. |
| (33) | Les maladies répertoriées devront faire l’objet de modes de gestion différents. Certaines maladies extrêmement contagieuses, qui ne sont pas actuellement présentes dans l’Union, requièrent dès leur apparition des mesures strictes en vue de leur éradication immédiate. Pour les autres maladies potentiellement présentes dans certaines parties de l’Union, des mesures d’éradication obligatoires ou volontaires sont nécessaires. Dans les deux cas, il convient d’instaurer des restrictions au déplacement d’animaux et de produits, telles qu’une interdiction des mouvements à destination et en provenance des zones touchées, ou de simples tests avant expédition. Dans d’autres situations, il peut être suffisant de mener une surveillance de la distribution de la maladie, sans adopter de mesures supplémentaires. Tel serait notamment le cas face à une maladie émergente au sujet de laquelle les informations seraient limitées. |
| (34) | Il convient d’établir des critères afin que l’ensemble des aspects pertinents soient pris en compte lors du choix des maladies animales transmissibles à répertorier aux fins du présent règlement et en vue de déterminer l’applicabilité des règles de prévention et de lutte contre la maladie contenues dans le présent règlement aux différentes maladies répertoriées, dans un objectif de cohérence et d’homogénéité. Pour garantir la prise en compte des progrès techniques et scientifiques et de l’évolution des normes internationales en vigueur, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en vue de modifier ces critères, s’il y a lieu. |
| (35) | Les règles de prévention et de lutte relatives à des maladies animales transmissibles spécifiques qui figurent dans le présent règlement devraient s’appliquer aux espèces animales pouvant transmettre les maladies concernées, soit parce qu’elles y sont sensibles, soit parce qu’elles peuvent jouer un rôle de vecteurs. Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre du présent règlement, il Il est donc nécessaire d’établir une liste harmonisée des espèces auxquelles les mesures relatives à des maladies répertoriées spécifiques devraient s’appliquer à l’échelon de l’Union (ci-après dénommées «espèces répertoriées») et il convient en conséquence de conférer qui devrait figurer sous forme de tableau dans une annexe jointe au présent règlement. Le pouvoir d'adopter des actes modifiant ou complétant une telle liste devrait être conféré à la Commission les compétences d’exécution permettant d’établir une telle liste conformément à l'article 290 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne . [Am. 14] |
| (36) | En fonction de l’importance et des répercussions d’une maladie répertoriée donnée, de sa distribution, de sa prévalence et de son incidence dans l’Union, du risque de propagation de celle-ci ainsi que de l’existence de mesures de prévention et de lutte contre ladite maladie répertoriée, il convient d’appliquer à chaque maladie répertoriée une catégorie distincte de règles de prévention et de lutte prévues par le présent règlement, de façon cohérente et harmonisée. [Am. 15] |
| (37) | Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre du présent règlement en ce qui concerne les mesures de prévention et de lutte applicables aux différentes maladies répertoriées, il Il est nécessaire de définir déterminer, et de présenter sous forme de liste, l’application des dispositions fixées par le présent règlement aux maladies répertoriées à l’échelon de l’Union. Il convient donc de conférer Cette liste devrait être présentée et mise à jour sous forme de tableau dans une annexe jointe au présent règlement. Le pouvoir d'adopter des actes modifiant ou complétant une telle liste devrait être conféré à la Commission les compétences d’exécution permettant de fixer les dispositions applicables aux différentes maladies répertoriées conformément à l'article 290 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne . [Am. 16] |
| (38) | Les opérateurs, les professionnels des animaux et les détenteurs d’animaux de compagnie qui travaillent avec les animaux sont les mieux placés pour observer la santé des animaux et produits dont ils ont la responsabilité et s’en porter garants. C’est à eux qu’il devrait incomber au premier chef d’appliquer les mesures de prévention et de lutte contre la propagation des maladies aux animaux et produits relevant de leur responsabilité et d'œuvrer individuellement et collectivement au développement de meilleures pratiques en matière de santé animale . [Am. 17] |
| (39) | La biosécurité constitue l’un des principaux outils de prévention à la disposition des opérateurs et des autres acteurs travaillant avec les animaux en vue d’empêcher l’introduction, le développement et la propagation des maladies animales transmissibles à destination, au départ et à l’intérieur d’une population animale. Le rôle de la biosécurité est également reconnu dans l’analyse d’impact préalable à l’adoption du règlement de l’Union relatif à la santé animale et les incidences possibles font l’objet d’une évaluation spécifique. Afin de garantir l’application par les opérateurs, les professionnels des animaux et les détenteurs d’animaux de compagnie, de mesures de biosécurité suffisamment souples, adaptées au type de production et aux espèces ou catégories d’animaux concernées et respectueuses de la situation locale et des évolutions techniques, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne afin qu’elle fixe des exigences supplémentaires et plus détaillées en matière de biosécurité. |
| (40) | Les produits biocides, tels que les désinfectants destinés à l’hygiène vétérinaire ou aux lieux où sont conservés des denrées alimentaires ou des aliments pour animaux, les répulsifs ou les rodenticides, jouent un rôle important dans les stratégies en matière de biosécurité, tant dans le cadre des exploitations que lors du transport des animaux. Ils devraient par conséquent être considérés comme relevant de la biosécurité. |
| (41) | La connaissance de la santé animale, y compris des symptômes des maladies, de leurs conséquences et des moyens de prévention possibles tels que la biosécurité, les traitements et les mesures de lutte, est indispensable à une gestion efficace de la santé des animaux et essentielle pour garantir une détection précoce des maladies animales. Les opérateurs et les autres professionnels des animaux devraient, par conséquent, acquérir de telles connaissances, selon que de besoin. Ces connaissances peuvent être acquises par différents moyens, par exemple l’enseignement formel, mais aussi le système de conseil agricole qui existe dans le secteur agricole, ou l’apprentissage informel, auquel les organisations d’agriculteurs nationales et européennes ainsi que d’autres structures pourraient apporter une contribution précieuse. Le présent règlement devrait également reconnaître ces autres modes d’acquisition des connaissances. Par analogie, cela vaut pour les détenteurs d'animaux de compagnie, compte tenu toutefois du fait que leur situation et leur degré de responsabilité diffèrent. [Am. 18] |
| (42) | Les vétérinaires et les professionnels de la santé des animaux aquatiques jouent un rôle essentiel dans tous les aspects de la gestion de la santé animale et le présent règlement devrait fixer des règles générales concernant leurs rôles et leurs responsabilités. |
| (43) | Les vétérinaires ont suivi des études et disposent de qualifications professionnelles qui attestent qu’ils ont acquis les connaissances, les compétences et les aptitudes nécessaires, entre autres, pour diagnostiquer les maladies et traiter les animaux. Dans certains États membres, il existe par ailleurs une profession spécialisée dénommée «professionnel de la santé des animaux aquatiques», soit pour des raisons historiques, soit en l’absence de vétérinaires traitant les maladies propres aux animaux aquatiques. Traditionnellement, ces professionnels ne sont pas des vétérinaires, mais pratiquent la médecine sur les animaux aquatiques. En conséquence, le présent règlement devrait respecter la décision des États membres reconnaissant cette profession. Dans pareil cas, les professionnels de la santé des animaux aquatiques devraient se voir confier les mêmes responsabilités et obligations que les vétérinaires, dans leur domaine spécialisé. Cette démarche est conforme au Code sanitaire pour les animaux aquatiques de l’OIE. |
| (44) | Afin de garantir que les vétérinaires et les professionnels de la santé des animaux aquatiques exerçant des activités qui relèvent du présent règlement disposent des qualifications nécessaires et bénéficient d’une formation adaptée, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne leurs qualifications et leur formation. |
| (45) | Les États membres, et plus particulièrement leurs autorités compétentes en matière de santé animale, sont des acteurs essentiels de la prévention et de la lutte contre les maladies animales transmissibles. L’autorité compétente en matière de santé animale joue un rôle important dans la surveillance, l’éradication, les mesures de lutte contre les maladies, les plans d’intervention, la sensibilisation aux maladies, ainsi que la facilitation des mouvements d’animaux et des échanges internationaux grâce à la délivrance de certificats zoosanitaires. Pour être en mesure d’effectuer les tâches qui leur incombent au titre du présent règlement, les États membres doivent disposer, sur l’ensemble de leur territoire, de ressources adéquates en matière de financement, d’infrastructures et de personnel, y compris du point de vue des capacités des laboratoires et des savoir-faire, qu’ils soient scientifiques ou de nature autre, s’il y a lieu. |
| (46) | En raison de ses ressources limitées, l’autorité compétente n’est pas toujours en mesure de mener l’ensemble des activités qui lui incombent au titre du présent règlement. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de fournir une base juridique permettant la délégation de ces activités aux vétérinaires et à d'autres professionnels qualifiés . Pour cette même raison, il est primordial que ces vétérinaires et professionnels ne se trouvent pas en situation de conflit d'intérêts . Afin de garantir les conditions nécessaires à l’application généralisée des mesures de prévention et de lutte contre les maladies dans l’ensemble de l’Union, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne la délégation de ces activités aux vétérinaires et leur formation adaptée. [Am. 19] |
| (47) | Une gestion optimale de la santé animale n’est possible qu’en coopération avec les détenteurs d’animaux, les opérateurs, les vétérinaires, les professionnels de la santé animale, les autres parties prenantes et les partenaires commerciaux. Pour recueillir leur soutien, il est nécessaire d’organiser de façon claire et transparente les procédures de décision et l’application des mesures prévues par le présent règlement. Par conséquent, l’autorité compétente devrait prendre les mesures nécessaires pour tenir le grand public informé, notamment lorsqu’il existe des motifs raisonnables de soupçonner que des animaux ou des produits peuvent présenter un risque pour la santé animale ou publique , pour la sécurité sanitaire des denrées alimentaires ou pour l'environnement, et lorsqu’un cas est d’intérêt public. [Am. 20] |
| (48) | Afin d’éviter la dissémination d’agents pathogènes à partir des laboratoires, instituts et autres installations qui les manipulent, il est indispensable que ces structures prennent les mesures de biosécurité, de biosûreté et de confinement biologique qui s’imposent. Le présent règlement devrait par conséquent définir les mesures de sécurité à respecter lors de la manipulation ou du transport d’agents pathogènes, de vaccins et d’autres produits biologiques. Cette obligation devrait également s’imposer à toute personne, physique ou morale, participant à une activité de ce type. Afin de garantir le respect des normes de sûreté lors de la manipulation d’agents biologiques hautement contagieux, de vaccins et d’autres produits biologiques, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne concernant les mesures de sûreté à prendre dans ces laboratoires, instituts et installations, ainsi que les mouvements d’agents pathogènes. |
| (49) | Une détection précoce et des procédures claires de notification et de communication d’informations sur les maladies sont essentielles pour lutter efficacement contre celles-ci. Aux fins d’une réaction efficace et rapide, tout soupçon ou toute confirmation de l’apparition d’un foyer de certaines maladies répertoriées devrait être immédiatement notifié à l’autorité compétente aux vétérinaires ou aux professionnels de la santé des animaux aquatiques . Il est parallèlement nécessaire de garantir que la notification et la communication font l'objet d'une approche professionnelle, de manière à prévenir les alertes sanitaires infondées . Ces obligations de notification devraient dès lors être applicables à toute personne physique et morale, afin qu’aucun foyer de maladie ne puisse passer inaperçu l'ensemble des opérateurs, des professionnels des animaux et des détenteurs d'animaux de compagnie . [Am. 21] |
| (50) | Les vétérinaires sont des acteurs essentiels dans le dépistage des maladies et constituent un maillon important entre les opérateurs et l’autorité compétente. Les opérateurs devraient, en conséquence, leur notifier les taux de mortalité anormaux, les autres problèmes pathologiques graves ou les baisses significatives de la production animale dont la cause est indéterminée. |
| (51) | Pour faire en sorte que les notifications aient lieu de façon efficace et rationnelle, et que les différentes circonstances entourant les taux de mortalité anormaux et autres signes graves de maladies puissent être éclairées, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les critères permettant de déterminer s’il y a lieu de procéder à une notification et les règles de déclenchement d’une enquête plus approfondie, le cas échéant. |
| (52) | Il est indispensable que la Commission et les autres États membres soient immédiatement informés de la présence de certaines maladies répertoriées. Une telle notification à l’échelon de l’Union permettra aux États membres touchés, voisins ou non, de prendre des mesures conservatoires si cela est nécessaire. Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre d’une telle notification à l’échelon de l’Union, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution. |
| (53) | Pour d’autres maladies, en revanche, il n’est pas nécessaire de procéder immédiatement à une notification ou d’agir instantanément. Dans de tels cas, il est indispensable de recueillir et communiquer des informations relatives à l’apparition de la maladie afin de maîtriser la situation et, le cas échéant, d’adopter des mesures de prévention et de lutte. Ces exigences quant aux informations à communiquer peuvent également s’appliquer aux maladies devant faire l’objet d’une notification à l’échelon de l’Union, mais pour lesquelles des informations complémentaires sont nécessaires en vue de la mise en œuvre de mesures efficaces de prévention et de lutte. Afin que soient collectées en temps voulu les informations et données correctes qui sont nécessaires pour empêcher la propagation de chaque maladie donnée ou pour lutter contre celle-ci, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les éléments à signaler. |
| (54) | L’un des objectifs principaux de la notification et de la communication d’informations est la production de données épidémiologiques fiables, transparentes et accessibles. Il convient de mettre en place à l’échelle de l’Union un système informatisé permettant une collecte et une gestion efficaces des données issues de la surveillance pour les maladies répertoriées et, s’il y a lieu, pour les maladies émergentes ainsi que les agents pathogènes résistant aux antimicrobiens. Ce système devrait favoriser une disponibilité optimale des données, faciliter les échanges de données et réduire la charge administrative pour les autorités compétentes des États membres en réunissant la notification des maladies et la communication des informations les concernant à l’intérieur de l’Union et à l’échelon international en une seule procédure (avec la base de données WAHIS/WAHID de l’OIE). Il convient également de garantir une cohérence avec les échanges d’informations effectués conformément à la directive 2003/99/CE. |
| (55) | Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre des dispositions relatives à la notification des maladies et à la communication d’informations à l’échelon de l’Union, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour établir une liste des maladies soumises aux règles de notification et de communication d’informations à l’échelon de l’Union prévues par le présent règlement et définir les procédures, formats et échanges de données et d’informations nécessaires au titre de la notification des maladies et de la communication d’informations. |
| (56) | La surveillance constitue une composante essentielle de la politique de lutte contre les maladies. Elle devrait permettre une détection précoce des maladies animales transmissibles et leur notification efficace, afin que le secteur et l’autorité compétente puissent mettre en œuvre en temps voulu, lorsque cela est faisable, des mesures de prévention et de lutte contre la maladie, et procéder à son éradication. Elle devrait en outre fournir des informations sur le statut zoosanitaire de chacun des États membres et de l’Union, afin de corroborer leur statut «indemne de maladie» et de faciliter le commerce avec les pays tiers. |
| (57) | Les opérateurs observent régulièrement leurs animaux et sont les mieux placés pour détecter des taux de mortalité anormaux ou d’autres symptômes de maladie grave. Ils constituent ainsi la clé de voûte de toute surveillance et sont indispensables à la surveillance entreprise par l’autorité compétente. Dans le contexte du présent règlement, il convient, en ce qui concerne les animaux sauvages, de reconnaître aussi l'importance du rôle joué par les chasseurs dans la surveillance des maladies grâce à leur expérience et à leur connaissance des maladies touchant les animaux sauvages. De même, les associations de chasseurs et les détenteurs d'un permis de chasse pourraient aussi seconder les opérateurs dans la surveillance des animaux sauvages. [Am. 22] |
| (58) | Afin de garantir une étroite collaboration et des échanges d’informations entre opérateurs et vétérinaires ou professionnels de la santé des animaux aquatiques, et de compléter la surveillance assurée par les opérateurs, les établissements devraient faire l’objet d’inspections zoosanitaires, selon que de besoin en fonction du type de production et d’autres facteurs pertinents. Pour garantir un niveau de surveillance proportionné aux risques que posent les différents types d’établissements, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les critères et la teneur de ces inspections zoosanitaires dans les différents types d’établissements. |
| (59) | Il est essentiel que l’autorité compétente dispose d’un système de surveillance pour les maladies répertoriées devant faire l’objet d’une surveillance. Tel devrait également être le cas pour les maladies émergentes lorsqu’il y a lieu d’évaluer les risques sanitaires et qu’il est nécessaire pour ce faire de recueillir des données épidémiologiques. Afin de garantir une utilisation optimale des ressources, il convient de recueillir, de partager et d’utiliser les informations de façon aussi efficace et rationnelle que possible. |
| (60) | La méthodologie, la fréquence et le niveau de la surveillance devraient être adaptés à chaque maladie particulière et tenir compte des objectifs spécifiques de la surveillance, du statut zoosanitaire de la région concernée et de toute surveillance supplémentaire menée par les opérateurs. |
| (61) | Dans certains cas, et selon le profil épidémiologique de la maladie et les facteurs de risque pertinents, il peut être nécessaire de mettre en place un programme de surveillance structuré. Les États membres devraient alors élaborer des programmes de surveillance épidémiologiques. Il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne la conception de la surveillance, les critères permettant la confirmation officielle de l’apparition d’un foyer et la définition des cas de ces maladies, ainsi que les exigences relatives aux programmes de surveillance, du point de vue de leur contenu, des informations à recueillir et de leur durée d’application. |
| (62) | Afin de promouvoir la coordination entre les États membre et de garantir la cohérence avec les objectifs de l’Union des programmes de surveillance, ces derniers devraient être présentés à la Commission et aux États membres à titre d’information. Les États membres appliquant le programme de surveillance devraient en outre remettre à la Commission des rapports réguliers sur les résultats de celui-ci. Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre des programmes de surveillance, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour établir une liste des maladies devant faire l’objet de programmes de surveillance et mettre en place des procédures, formats et échanges de données et d’informations harmonisés. |
| (63) | Les États membres qui ne sont pas indemnes ou ne sont pas réputés indemnes de certaines maladies répertoriées devant faire l’objet de mesures d’éradication en vertu du présent règlement devraient soit être tenus de mettre en place des programmes d’éradication obligatoires afin d’éradiquer ces maladies lorsque cette éradication est obligatoire dans l’Union soit avoir la possibilité de mettre en place des programmes d’éradication volontaires afin d’éradiquer ces maladies lorsque cette éradication est envisagée dans l’Union, mais n’est pas obligatoire. Afin de garantir des conditions uniformes pour une application généralisée dans l’ensemble de l’Union, il est nécessaire de fixer des exigences harmonisées en matière de programmes d’éradication obligatoires ou volontaires. Pour garantir une éradication effective des maladies, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les objectifs des stratégies de lutte contre les maladies, les mesures de lutte prises dans le cadre des programmes d’éradication obligatoires ou volontaires et les exigences attachées à ces programmes. [Am. 23] |
| (63 bis) | Par ailleurs, certaines maladies concernent l'Union mais ne requièrent pas d'en imposer l'éradication aux États membres. Les États membres ont la possibilité d'établir des programmes d'éradication volontaires de ces maladies s'ils en jugent l'éradication importante pour eux. Ces programmes d'éradication volontaires seraient reconnus à l'échelle de l'Union. Ce programme supposerait l'application de certaines mesures de lutte contre la maladie concernée. Il peut aussi permettre à l'État membre, moyennant l'approbation de la Commission, d'exiger certaines garanties dès lors qu'il accueille des animaux en provenance d'autres États membres ou de pays tiers, telles que la réalisation d'un dépistage supplémentaire de la maladie et des assurances quant aux résultats de ce dépistage dans un certificat de circulation. Leur programme peut aussi être admis au bénéfice d'une participation financière de l'Union, si la maladie figure dans le règlement (UE, Euratom) no 966/2012 du Parlement européen et du Conseil (12) , moyennant l'introduction d'une demande de financement. [Am. 24] |
| (63 ter) | Afin de garantir des conditions uniformes pour une application généralisée dans l'ensemble de l'Union, il est nécessaire de fixer des exigences harmonisées applicables à ces programmes d'éradication obligatoires ou volontaires. La garantie d'une éradication effective de la maladie commande de déléguer à la Commission le pouvoir d'adopter des actes conformément à l'article 290 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne en ce qui concerne les objectifs des stratégies et mesures de lutte contre la maladie prévues par les programmes d'éradication obligatoires ou volontaires et les exigences de ces programmes. [Am. 25] |
| (64) | Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre des programmes d’éradication, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour fixer les procédures relatives à la présentation de ces programmes, aux indicateurs de performance et à l’établissement de rapports. |
| (65) | Par ailleurs, les États membres devraient avoir la possibilité de déclarer l’ensemble de leur territoire, des zones ou compartiments de celui-ci, indemnes d’une ou de plusieurs maladies répertoriées soumises aux règles concernant les programmes d’éradication obligatoires ou volontaires, afin de se prémunir contre l’introduction de ces maladies répertoriées en provenance d’autres parties de l’Union ou de pays ou territoires tiers. À cet effet, il convient de mettre en place une procédure claire et harmonisée, comportant notamment les critères nécessaires à l’obtention du statut «indemne de maladie». Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre de la reconnaissance du statut «indemne de maladie» au sein de l’Union, il est nécessaire que ce statut soit officiellement approuvé et il convient dès lors de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour l’approuver. |
| (66) | L’OIE a institué la notion de «compartimentalisation» dans le cadre du Code sanitaire pour les animaux terrestres et du Code sanitaire pour les animaux aquatiques (ci-après dénommés «codes de l’OIE»). Dans la législation adoptée par l’Union avant le présent règlement, cette notion n’est reconnue que pour certaines espèces et maladies animales qui sont précisées dans les textes spécifiques concernés, en l’espèce la grippe aviaire et les maladies touchant les animaux aquatiques. Le présent règlement devrait permettre d’utiliser le système des compartiments pour d’autres espèces et maladies animales. Afin de définir le détail des conditions relatives à la reconnaissance des compartiments, les règles permettant leur approbation et les exigences applicables, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. |
| (67) | Les États membres devraient faire savoir publiquement si leur territoire ainsi que les zones ou compartiments de celui-ci, bénéficient du statut «indemne de maladie», afin d’en informer leurs partenaires commerciaux et de faciliter les échanges. |
| (68) | Afin d’établir les conditions détaillées de la reconnaissance du statut «indemne de maladie», il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les critères d’obtention de ce statut, les éléments nécessaires pour prouver l’absence de la maladie, les mesures spéciales de prévention et de lutte contre celle-ci, les restrictions, les informations à fournir, les dérogations, ainsi que les conditions du maintien, de la suspension, du retrait ou du rétablissement du statut «indemne de maladie». |
| (69) | Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre des procédures d’obtention du statut «indemne de maladie», il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour établir une liste des maladies répertoriées pouvant faire l’objet d’une compartimentalisation et pour fixer les dispositions détaillées en matière de format de présentation des demandes et d’échanges d’informations. |
| (70) | La présence d’une population animale entièrement non immunisée et sensible à certaines maladies répertoriées impose une sensibilisation et un état de préparation permanents à ces maladies. Par le passé, les plans d’intervention se sont avérés des outils essentiels pour faire face aux urgences sanitaires. En vue de disposer d’un tel outil efficace et rationnel de maîtrise des urgences sanitaires, suffisamment souple pour s’adapter aux situations d’urgence, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les obligations et conditions détaillées applicables aux plans d’intervention. |
| (71) | Les crises passées liées à la santé des animaux ont montré l’intérêt de disposer de procédures de gestion ciblées, détaillées et rapides pour les urgences sanitaires. Ces modalités d’organisation devraient permettre de réagir rapidement et efficacement, et d’améliorer la coordination des efforts de l’ensemble des parties intéressées, notamment des autorités compétentes et des différents acteurs concernés. |
| (72) | Pour veiller à ce que les plans d’intervention soient applicables dans les situations d’urgence réelles, il est essentiel de procéder à des exercices et de tester le bon fonctionnement des systèmes. À cet effet, les autorités compétentes des États membres devraient procéder à des exercices de simulation en coopération avec les autorités compétentes des États membres et des pays et territoires tiers voisins, lorsque cela est possible et pertinent. |
| (73) | Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre des plans d’intervention et des exercices de simulation, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour fixer les dispositions de mise en œuvre concrète de ces plans et exercices. |
| (74) | Les médicaments vétérinaires, tels que les vaccins, les sérums hyperimmuns et les agents antimicrobiens, jouent un rôle important dans la prévention et la lutte contre les maladies animales transmissibles. L’analyse d’impact réalisée en vue de l’adoption du règlement de l’Union relatif à la santé animale souligne tout particulièrement l’importance des vaccins en tant qu’outil de prévention, de lutte et d’éradication utilisé contre les maladies animales. |
| (75) | Cependant, pour certaines maladies animales transmissibles, les stratégies de lutte nécessitent l’interdiction ou la limitation de l’utilisation de certains médicaments vétérinaires, car leur usage compromettrait l’efficacité de ces stratégies. Ainsi, les sérums hyperimmuns ou les agents antimicrobiens peuvent masquer les manifestations d’une maladie, rendre un agent pathogène indétectable ou compliquer un diagnostic différentiel rapide et compromettre par là même la bonne détection de la maladie , ce qui mettrait gravement en péril la santé publique et animale . [Am. 26] |
| (76) | Les stratégies de lutte peuvent cependant varier considérablement d’une maladie répertoriée à l’autre. En conséquence, le présent règlement devrait établir des règles concernant l’utilisation des médicaments vétérinaires pour la prévention et la lutte contre les certaines maladies répertoriées et fixer des critères harmonisés à appliquer pour déterminer s’il y a ou non lieu d’utiliser des vaccins, des sérums hyperimmuns et des agents antimicrobiens et, le cas échéant, selon quelles modalités. Afin de garantir une certaine souplesse et de tenir compte des spécificités des différentes maladies répertoriées ainsi que de la disponibilité de traitements efficaces, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les restrictions, interdictions ou obligations relatives à l’utilisation de certains médicaments vétérinaires dans le cadre de la lutte contre certaines maladies répertoriées. En cas d’urgence, afin de parer aux risques émergents qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour la santé animale ou publique, l’économie, la société ou l’environnement, il devrait être possible d’adopter ces mesures par une procédure d’urgence. [Am. 27] |
| (77) | Dans le prolongement des conclusions de l’avis d’expert sur les banques de vaccins et/ou réactifs de diagnostic pour les maladies animales majeures (13), l’Union et les États membres devraient également avoir la possibilité de constituer des réserves d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic pour les maladies répertoriées qui constituent une menace sérieuse pour la santé animale ou publique. La création d’une banque d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union œuvrerait dans le sens des objectifs de l’Union en matière de santé animale, puisqu’elle permettrait une réaction rapide et efficace en cas de sollicitation de ses ressources et une utilisation rationnelle de ressources limitées. |
| (78) | Afin de garantir une réaction rapide et efficace, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne la création et la gestion de telles banques, ainsi que les normes et obligations en matière de sécurité applicables à leur fonctionnement. Cependant, le présent règlement ne devrait pas fixer de règles concernant le financement des mesures de prévention et de lutte contre les maladies, y compris s’agissant de la vaccination. |
| (79) | Les critères permettant un accès prioritaire aux ressources des banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union devraient être fixés de façon à garantir une distribution efficace en cas d’urgence. De même, pour le cas où des États membres n'ont pas établi de banque nationale d'antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic ou constatent que les banques de l'Union disposent de stocks limités, il convient de fixer des critères pour l'accès aux ressources des autres États membres. [Am. 28] |
| (80) | Pour des raisons de sécurité liées au bioterrorisme et à l’agroterrorisme, certains détails relatifs aux banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union devraient être considérés comme des informations confidentielles dont la publication devrait être interdite. |
| (81) | Afin de garantir des conditions uniformes de gestion des banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour fixer des dispositions détaillées quant aux produits biologiques devant figurer dans ces banques et aux maladies concernées, mais aussi concernant l’approvisionnement, les quantités, le stockage, la délivrance, les obligations procédurales et techniques liées aux vaccins, aux antigènes et aux réactifs de diagnostic, ainsi que la fréquence et la nature des informations à communiquer à la Commission. |
| (82) | En cas d’apparition d’un foyer d’une maladie répertoriée considérée comme représentant un risque élevé pour la santé animale ou publique dans l’Union, il est nécessaire de prendre des mesures immédiates de lutte contre cette maladie répertoriée pour l’éradiquer, afin de protéger la santé animale et publique ainsi que les secteurs concernés. |
| (83) | Il incombe au premier chef aux opérateurs, aux professionnels des animaux et aux détenteurs d’animaux de compagnie d’enrayer et de prévenir la propagation des maladies animales transmissibles. Ceux-ci devraient agir immédiatement si la présence de maladies hautement contagieuses est soupçonnée ou confirmée. |
| (84) | Il incombe à l’autorité compétente d’entreprendre les premières investigations pour confirmer ou infirmer l’apparition d’un foyer d’une maladie répertoriée hautement contagieuse et considérée comme présentant un risque élevé pour la santé animale ou publique dans l’Union. |
| (85) | L’autorité compétente devrait mettre en place des mesures préliminaires de lutte contre la maladie afin d’empêcher son éventuelle propagation et entreprendre une enquête épidémiologique. |
| (85 bis) | La directive 2003/99/CE impose aux États membres de transmettre chaque année à la Commission un rapport sur les tendances et les sources des zoonoses, des agents zoonotiques et de la résistance aux antimicrobiens. Parallèlement, dans le cadre des plans et du programme de contrôle prévus par le règlement (UE) no xxxx/xxxx (règlement sur les contrôles officiels) (14) (*1) et par le règlement (CE) no 2160/2003, les tats membres sont tenus d'adopter des mesures stratégiques en vue de surveiller, de prévenir et de contrôler les autres maladies animales infectieuses, y compris celles qui ne figurent pas à l'annexe du présent règlement. Parmi ces mesures figure une stratégie destinée à garantir de bonnes pratiques en matière de détention d'animaux et une utilisation responsable des médicaments vétérinaires. [Am. 29] |
| (86) | Dès que la présence d’une maladie répertoriée est confirmée, l’autorité compétente devrait prendre les mesures de lutte requises, y compris, si nécessaire, la création de zones réglementées, afin d’éradiquer la maladie et d’empêcher la poursuite de sa propagation. |
| (86 bis) | Les mesures de lutte contre la maladie qui deviennent nécessaires dans le cas de l'apparition d'un foyer de maladie peuvent nuire à la biodiversité et à la préservation des ressources génétiques d'animaux d'élevage. Conformément à la convention sur la diversité biologique et à la stratégie de l'Union européenne en matière de biodiversité, l'autorité compétente devrait, au moment de décider de l'application de mesures de lutte contre la maladie, tenir compte de leurs incidences sur la biodiversité et sur les ressources génétiques d'animaux d'élevage. [Am. 30] |
| (87) | L’apparition d’une maladie répertoriée chez des animaux sauvages peut représenter un risque pour la santé publique et la santé des animaux détenus , ou réciproquement . Il convient par conséquent d’établir des règles particulières pour la lutte contre les maladies et leur éradication dans la faune sauvage, ou, lorsque cela est nécessaire , chez des animaux détenus . [Am. 31] |
| (88) | Dans le cas des maladies répertoriées qui ne sont pas hautement contagieuses et font l’objet d’une obligation d’éradication, des mesures de lutte devraient être mises en œuvre pour empêcher leur propagation, notamment aux zones non infectées. Ces mesures peuvent cependant être plus limitées ou différentes, en comparaison des mesures applicables aux maladies répertoriées les plus dangereuses. Le présent règlement devrait en conséquence prévoir des dispositions particulières pour ces maladies. Les États membres ayant mis en place un programme d’éradication volontaire devraient également mettre en œuvre ces mesures de lutte. Toutefois, le degré et l’intensité de ces dernières devraient être proportionnés et tenir compte des caractéristiques de la maladie répertoriée considérée, de sa distribution et de son importance pour la région concernée, l’État membre concerné et pour l’Union dans son ensemble. [Am. 32] |
| (89) | Afin de garantir l’application efficace des mesures de lutte contre la maladie définies dans le présent règlement par les opérateurs, les détenteurs d’animaux de compagnie et les autorités compétentes, compte tenu des spécificités des mesures concernant certaines maladies répertoriées et des facteurs de risque à l’œuvre, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne pour fixer le détail des mesures de lutte contre la maladie lorsque la présence d’une maladie répertoriée dans des établissements, dans d’autres sites et dans des zones réglementées est soupçonnée ou confirmée. |
| (90) | Afin de permettre l’adoption, par la Commission, de mesures spéciales et temporaires de lutte contre la maladie, dans l’éventualité où les mesures de lutte établies dans le présent règlement seraient insuffisantes ou inadaptées pour faire face au risque, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour définir des mesures spéciales de lutte contre la maladie pour une durée limitée. |
| (91) | L’enregistrement de certains transporteurs et établissements détenant des animaux terrestres, ou manipulant ou transportant des produits germinaux, est nécessaire pour permettre aux autorités compétentes de mener une surveillance adaptée et de prévenir les maladies animales transmissibles, lutter contre elles et les éradiquer. |
| (92) | Lorsqu’un certain type d’établissement détenant des animaux terrestres, ou manipulant ou stockant des produits germinaux, présente un risque particulier pour la santé animale, il devrait faire l’objet d’un agrément par l’autorité compétente. |
| (93) | Afin d’éviter les charges et coûts administratifs injustifiés, en particulier pour les petites et moyennes entreprises (PME), il convient de laisser aux États membres une marge de manœuvre pour adapter le système d’enregistrement et d’agrément à la situation locale et régionale et aux modes de production. |
| (94) | En vue de réduire les charges administratives, l’enregistrement et les agréments devraient, dans la mesure du possible, être intégrés dans un système d’enregistrement ou d’agrément déjà mis en place par les États membres à d’autres fins. |
| (95) | Les opérateurs ont une connaissance directe des animaux dont ils s’occupent. En conséquence, ils devraient tenir à jour des dossiers contenant les informations utiles aux fins de l’évaluation du statut zoosanitaire, de la traçabilité et de toute enquête épidémiologique en cas d’apparition d’une maladie répertoriée. Ces dossiers devraient être facilement accessibles à l’autorité compétente. |
| (96) | Afin que le grand public dispose d’informations à jour concernant les établissements et transporteurs enregistrés ainsi que les établissements agréés, l’autorité compétente devrait établir et maintenir à jour un registre de ces établissements et transporteurs. Il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les informations à faire figurer dans le registre des établissements et des transporteurs ainsi que les obligations en matière de tenue de dossiers, s’agissant des informations à conserver, des dérogations aux obligations de tenue de dossiers et des exigences supplémentaires particulières pour les produits germinaux. |
| (97) | Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre des exigences fixées dans le présent règlement en matière d’enregistrement et d’agrément des établissements, de tenue de dossiers et de registres, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour définir les dispositions relatives aux obligations d’information, aux dérogations et aux autres principes, ainsi qu’au format et aux caractéristiques fonctionnelles des registres et des dossiers. |
| (98) | Une traçabilité efficace constitue un élément essentiel de la politique de lutte contre les maladies. Il convient de définir, en matière d’identification et d’enregistrement, des exigences spécifiques pour les différentes espèces d’animaux terrestres détenus et les différents produits germinaux, afin de faciliter l’application effective des dispositions en matière de prévention et de lutte contre les maladies contenues dans le présent règlement. En outre, il importe de ménager la possibilité de mettre en place un système d’identification et d’enregistrement concernant les espèces qui ne font actuellement pas l’objet de tels dispositifs, si l’évolution de la situation et des risques l’exige. |
| (99) | Afin de garantir le bon fonctionnement du système d’identification et d’enregistrement et de permettre la traçabilité, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les obligations relatives aux bases de données, la désignation de l’autorité compétente, les exigences détaillées en matière d’identification et d’enregistrement pour les différentes espèces animales, et les documents. |
| (100) | Il est opportun de réduire les charges et coûts administratifs et d’apporter au système une certaine souplesse lorsqu’il est possible de remplir les obligations en matière de traçabilité par des moyens autres que ceux prévus dans le présent règlement. Il convient dès lors de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les dérogations aux exigences en matière d’identification et d’enregistrement. |
| (101) | Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre du système d’identification et d’enregistrement et de la traçabilité, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour fixer les règles concernant les caractéristiques techniques des bases de données, les moyens d’identification, les documents et les formats, les délais ainsi que les critères de dérogation à ces systèmes. |
| (102) | Les restrictions de déplacement d’animaux et de produits susceptibles de transmettre une maladie animale transmissible constituent un outil important pour empêcher son introduction et sa propagation. Toutefois, de telles restrictions peuvent avoir des incidences économiques lourdes et perturber le fonctionnement du marché intérieur. Elles ne devraient donc être appliquées que lorsqu’elles sont nécessaires et proportionnées aux risques encourus. Cette démarche est conforme aux principes établis dans l’accord SPS et dans les normes internationales de l’OIE. |
| (103) | Tous les mouvements d’animaux devraient être soumis aux obligations générales établies par le présent règlement, telles que l’interdiction des mouvements d’animaux au départ d’un établissement présentant des taux de mortalité anormaux ou d’autres symptômes de maladies sans cause déterminée, ou encore les exigences de prévention zoosanitaire pendant le transport. |
| (104) | Le cadre juridique établi par l’actuelle législation de l’Union pour les mouvements d’animaux terrestres fixe des règles harmonisées au premier chef pour les mouvements d’animaux terrestres et de produits entre États membres et laisse le soin aux États membres de fixer les exigences nécessaires en la matière sur leur propre territoire. L’analyse d’impact relative à la législation de l’Union en matière de santé animale développe de façon détaillée une comparaison entre la situation actuelle et un scénario d’harmonisation, à l’échelle européenne, des règles relatives aux mouvements au sein des États membres. Elle conclut qu’il y a lieu de maintenir la ligne de conduite actuelle, car une harmonisation intégrale de l’ensemble des mouvements serait très complexe et ses avantages du point de vue de la facilitation des mouvements entre États membres ne compenseraient pas les incidences négatives que pourrait avoir cette mesure sur la capacité de lutter contre les maladies. |
| (105) | Les mouvements d’animaux d’un État membre à un autre sont soumis à une série d’obligations zoosanitaires de base. Aucun mouvement d’animaux ne saurait notamment avoir lieu au départ d’établissements présentant des taux de mortalité anormaux ou des signes de maladie de cause inconnue. Toutefois, des taux de mortalités, même anormaux, imputables à des procédures scientifiques autorisées par la directive 2010/63/UE du Parlement européen et du Conseil (15) et n’ayant aucune origine infectieuse liée à des maladies répertoriées ne sauraient être invoqués pour empêcher les mouvements d’animaux à des fins scientifiques. Ces taux de mortalité devraient néanmoins être enregistrés par l'autorité compétente. [Am. 33] |
| (106) | Le présent règlement devrait toutefois offrir une certaine souplesse pour faciliter les mouvements des espèces et catégories d’animaux terrestres présentant un faible risque de propagation de maladies répertoriées entre les États membres. En outre, il convient de prévoir d’autres possibilités de dérogations lorsque les États membres ou les opérateurs mettent en place de façon satisfaisante d’autres mesures d’atténuation des risques, telles qu’une biosécurité renforcée et des systèmes de surveillance efficaces. |
| (107) | Les mouvements des ongulés et des volailles, des groupes d’espèces animales revêtant une grande importance économique, sont soumis à des exigences particulières définies dans la législation européenne adoptée avant le présent règlement, plus précisément dans la directive 64/432/CEE du Conseil (16), la directive 91/68/CEE du Conseil (17), la directive 2009/156/CE du Conseil (18), la directive 2009/158/CE du Conseil (19) et, pour partie, la directive 92/65/CEE. Les principales règles applicables aux mouvements de ces espèces devraient être définies dans le présent règlement. Les exigences détaillées, qui dépendent fortement des maladies susceptibles d’être transmises par les différentes espèces ou catégories d’animaux, devraient être fixées par des actes ultérieurs de la Commission, compte tenu des spécificités des maladies ainsi que des espèces et catégories d’animaux concernées. |
| (108) | Les mouvements et les rassemblements d’ongulés et de volailles présentant un risque de maladie particulièrement élevé, il convient de définir dans le présent règlement des règles spécifiques pour protéger la santé des animaux concernés et empêcher la propagation des maladies animales transmissibles. [Am. 34] |
| (109) | En fonction des maladies et espèces répertoriées, il est nécessaire de définir des exigences zoosanitaires particulières pour certaines espèces animales autres que les ongulés et volailles détenus. Le cadre juridique applicable antérieurement au présent règlement, notamment la directive 92/65/CEE, définissait également les règles applicables à ces espèces. Cette directive fixe des dispositions particulières pour les mouvements d’espèces animales telles que les abeilles, les bourdons, les singes, les chiens et les chats, etc. et le présent règlement devrait dès lors fournir une base juridique pour l’adoption d’actes délégués et d’actes d’exécution fixant des règles spécifiques en ce qui concerne les mouvements de ces espèces animales. |
| (110) | Les établissements fermés, qui servent en général à la détention d’animaux de laboratoire ou d’animaux de zoo, présentent habituellement un niveau de biosécurité élevé et un statut sanitaire favorable et bien maîtrisé, et font l’objet de mouvements moins nombreux ou limités aux circuits fermés de ces établissements. Le statut d’établissement fermé, que les opérateurs peuvent demander s’ils le souhaitent, a été institué par la directive 92/65/CEE qui fixe les règles et les exigences en matière d’agrément, ainsi que les exigences relatives aux mouvements applicables aux organismes, instituts et centres agréés. Ce système permet à ces établissements de procéder entre eux à des échanges d’animaux soumis à des exigences moindres en matière de mouvements, tout en apportant des garanties sanitaires au sein du circuit des établissements fermés. En conséquence, il est largement accepté par les opérateurs et utilisé à titre volontaire. Il convient donc de conserver, dans le présent règlement, la notion d’établissements fermés, mais aussi de définir des règles applicables aux mouvements entre ces établissements. |
| (111) | Pour des raisons scientifiques, par exemple à des fins de recherche ou de diagnostic, et notamment aux fins autorisées conformément à la directive 2010/63/UE, il peut être nécessaire de déplacer des animaux ne répondant pas aux exigences zoosanitaires générales établies par le présent règlement et présentant donc un risque zoosanitaire plus élevé. Les dispositions du présent règlement ne devraient pas interdire ou restreindre indûment ces types de mouvements, car cela pourrait entraver des activités de recherche autorisées dans d’autres circonstances et freiner le progrès scientifique. Il est néanmoins essentiel que le présent règlement fixe des règles afin que ces mouvements d’animaux se déroulent dans de bonnes conditions de sécurité et soient enregistrés par l'autorité compétente . [Am. 35] |
| (112) | De par leurs caractéristiques, les schémas de déplacement des animaux de cirques, des animaux détenus dans des zoos, des animaux destinés à être exposés et de certains autres animaux sont souvent différents de ceux des autres espèces détenues. L’adaptation à ces animaux des dispositions de l’Union relatives aux mouvements devrait faire l’objet d’une attention particulière, compte tenu des risques spécifiques et des autres mesures possibles d’atténuation des risques. |
| (113) | Afin de garantir la réalisation des objectifs énoncés dans les considérants 102 à 112 du présent règlement, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les mesures de prévention des maladies lors des transports, les dispositions spécifiques applicables aux mouvements de certaines espèces animales et les situations particulières, telles que les rassemblements ou les envois refoulés, ainsi que les exigences et dérogations spéciales concernant d’autres types de mouvements, par exemple à des fins scientifiques. |
| (114) | Pour permettre l’adoption de règles particulières en matière de mouvements, lorsque les dispositions en la matière sont insuffisantes ou inadaptées pour limiter la propagation d’une maladie donnée, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour fixer des règles particulières et limitées dans le temps en ce qui concerne les mouvements. |
| (115) | Les animaux terrestres détenus qui font l’objet de mouvements entre États membres devraient être conformes aux exigences applicables à de tels mouvements. Les espèces présentant un risque sanitaire et revêtant une plus grande importance économique devraient être accompagnées d’un certificat zoosanitaire délivré par l’autorité compétente. |
| (116) | Dans toute la mesure du possible d’un point de vue technique, pratique et financier, il convient d’exploiter les évolutions technologiques pour réduire les charges administratives qui pèsent sur les opérateurs et l’autorité compétente en matière de certification et de notification, en utilisant les technologies de l’information pour remplacer les documents papier et faciliter les procédures de notification, et en les employant autant que possible à des fins multiples. |
| (117) | Dans les cas où il n’est pas tenu de disposer d’un certificat zoosanitaire délivré par l’autorité compétente, l’opérateur déplaçant des animaux vers un autre État membre devrait émettre un document d’autodéclaration confirmant que les animaux sont conformes aux exigences en matière de mouvements définies dans le présent règlement. |
| (118) | Afin de garantir la réalisation des objectifs énoncés dans les considérants 115, 116 et 117 du présent règlement, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les règles relatives au contenu, aux obligations d’information, aux dérogations aux exigences de certification zoosanitaire, aux règles spécifiques en matière de certification et aux obligations incombant aux vétérinaires officiels de procéder aux vérifications nécessaires avant de signer un certificat zoosanitaire. |
| (119) | La notification des mouvements d’animaux et de produits germinaux entre États membres et, dans certains cas, au sein des territoires nationaux des États membres, est essentielle pour garantir la traçabilité des animaux et des produits germinaux, dès lors que ces mouvements peuvent être associés à un risque de propagation de maladies animales transmissibles. Il y a donc lieu de notifier et d’enregistrer de tels mouvements. Il convient à cet effet d’utiliser le système IMSOC prévu à l’article 130, paragraphe 1, du règlement (UE) no xxxx/xxxx (*2) (règlement sur les contrôles officiels). |
| (120) | Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre des dispositions établies par le présent règlement relatives à la certification zoosanitaire et à la notification des mouvements, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour fixer les règles concernant les modèles de certificats zoosanitaires, les documents d’autodéclaration, ainsi que les formats et délais de notification des mouvements pour les animaux terrestres et aquatiques, les produits germinaux et, le cas échéant, les produits d’origine animale. |
| (121) | La nature particulière des mouvements d’animaux de compagnie constitue un risque zoosanitaire sensiblement différent de celui que posent les autres animaux détenus. Le présent règlement devrait Les dispositions d'ores et déjà adoptées devraient en conséquence établir des dispositions particulières pour continuer de s'appliquer à ces mouvements. Pour faire Il est ainsi fait en sorte que les animaux de compagnie ne présentent pas un risque important de propagation des maladies animales transmissibles. Il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les dispositions détaillées relatives aux mouvements de ces animaux. Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre des exigences établies par le présent règlement en matière de mouvements d’animaux de compagnie, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour établir des dispositions concernant les mesures de prévention et de lutte contre les maladies à appliquer pour de tels mouvements conformément à l'article 290 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, sans préjudice des dispositions du règlement (UE) no 576/2013 du Parlement européen et du Conseil (20). [Am. 36] |
| (122) | Les animaux sauvages peuvent, pour des raisons diverses, constituer un risque pour la santé animale et publique, par exemple s’ils sont déplacés vers un établissement ou d’un milieu vers un autre. Il peut être nécessaire de prendre des mesures préventives adaptées concernant les mouvements de ces animaux pour éviter la propagation des maladies animales transmissibles. Afin que les animaux sauvages ne représentent pas un risque important de propagation des maladies animales transmissibles, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les exigences supplémentaires applicables aux mouvements des animaux terrestres sauvages. |
| (123) | Les produits germinaux peuvent poser un risque semblable de propagation des maladies animales transmissibles aux animaux vivants. En outre, leur production présente des spécificités liées aux exigences sanitaires élevées applicables aux animaux reproducteurs et nécessitant des obligations zoosanitaires plus strictes ou particulières concernant les animaux donneurs. Afin que les mouvements de produits germinaux s’effectuent dans de bonnes conditions de sécurité et soient conformes au niveau sanitaire élevé requis, et pour tenir compte de certaines utilisations particulières, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne concernant les exigences détaillées applicables aux mouvements de produits germinaux de certaines espèces animales, les exigences particulières, relatives par exemple à leurs mouvements à des fins scientifiques, ainsi que les dérogations à l’obligation de certification zoosanitaire. |
| (124) | Les produits d’origine animale peuvent présenter un risque de propagation de maladies animales transmissibles. Les exigences établies par la législation de l’Union en matière de sécurité sanitaire pour les produits d’origine animale garantissent de bonnes pratiques d’hygiène et réduisent les risques zoosanitaires que comportent ces produits. Cependant, dans certains cas, le présent règlement devrait définir des mesures zoosanitaires spécifiques, telles que des mesures de lutte et des mesures d’urgence, afin d’éviter la propagation de maladies animales par des produits d’origine animale. Afin que les mouvements de produits d’origine animale se fassent dans de bonnes conditions de sécurité dans ces situations particulières, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les dispositions détaillées relatives aux mouvements de produits d’origine animale dans le cadre des mesures de lutte adoptées, les obligations en matière de certification zoosanitaire et les dérogations à ces règles, si le risque que présentent de tels mouvements et les mesures d’atténuation des risques en place le permettent. |
| (125) | Lorsque les États membres adoptent des mesures nationales concernant les mouvements d’animaux et de produits germinaux ou décident de prendre de telles mesures pour limiter les répercussions de maladies animales transmissibles autres que des maladies répertoriées à l’intérieur de leur territoire, ces mesures nationales ne sauraient peuvent faire obstacle aux règles du marché intérieur établies par la législation de l’Union qu'en cas de nécessité scientifiquement fondée de lutter contre une maladie infectieuse et pour autant que ces mesures soient proportionnées au risque . Il convient par conséquent d’encadrer ces mesures nationales et de veiller à ce qu’elles n’outrepassent pas les limites autorisées par la législation de l’Union. [Am. 37] |
| (126) | L’enregistrement et l’agrément des établissements aquacoles sont nécessaires pour permettre aux autorités compétentes de mener une surveillance adaptée et de prévenir les maladies animales transmissibles, de lutter contre elles et de les éradiquer. La directive 2006/88/CE impose que tous les établissements procédant à des mouvements d’animaux aquatiques disposent d’un agrément. Ce système d’agrément devrait être conservé dans le cadre du présent règlement, en dépit du fait que, dans certaines langues officielles de l’Union, le présent règlement n’emploie pas le même terme que la directive 2006/88/CE pour désigner ledit système. |
| (127) | L’abattage et la transformation d’animaux d’aquaculture faisant l’objet de mesures de lutte peuvent contribuer à la propagation de maladies animales transmissibles, notamment par l’intermédiaire des effluents contenant des agents pathogènes qui sont rejetés par les établissements de transformation. En conséquence, il est nécessaire d’octroyer un agrément aux établissements de transformation qui satisfont aux mesures d’atténuation des risques lors de l’abattage et de la transformation. Le présent règlement devrait donc prévoir l’agrément des établissements d’alimentation d’origine aquatique aptes à la lutte contre les maladies. |
| (128) | Afin que soient mises à la disposition du public des informations à jour concernant les établissements enregistrés et agréés, l’autorité compétente devrait établir et maintenir à jour un registre de ceux-ci. Il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les informations à faire figurer dans le registre des établissements aquacoles, ainsi que les exigences en matière de tenue de dossiers pour les établissements aquacoles et les transporteurs. |
| (129) | Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre des règles établies par le présent règlement en matière d’enregistrement et d’agrément des établissements aquacoles et des établissements d’alimentation d’origine aquatique aptes à la lutte contre les maladies, de tenue de dossiers et de registres d’établissements, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour définir des règles concernant les obligations d’information, les dérogations et les autres règles de mise en œuvre, ainsi que le format et les caractéristiques fonctionnelles des registres et des dossiers. |
| (130) | Puisqu’il est impossible, dans la plupart des cas, d’identifier individuellement les animaux aquatiques, les dossiers tenus par les établissements aquacoles, les établissements d’alimentation aquatique aptes à la lutte contre les maladies et les transporteurs constituent un outil essentiel pour garantir la traçabilité des animaux aquatiques. Les dossiers sont également précieux pour la surveillance de la situation sanitaire des établissements. |
| (131) | Comme pour les animaux terrestres, il est nécessaire d’établir des règles harmonisées concernant les mouvements d’animaux aquatiques, y compris en matière de certification sanitaire et de notification des mouvements. |
| (132) | La directive 2006/88/CE établit des dispositions relatives aux mouvements d’animaux aquatiques, lesquelles s’appliquent de la même façon aux mouvements effectués au niveau national et entre les États membres. Le facteur déterminant, concernant les règles applicables aux mouvements d’animaux aquatiques, est le statut sanitaire de ces derniers au regard des maladies répertoriées de l’État membre, des zones et compartiments de destination. |
| (133) | Le présent règlement devrait prévoir un système identique. Toutefois, pour encourager les États membres à améliorer l’état de santé de leurs populations aquatiques, il convient de procéder à certains ajustements et d’assouplir le dispositif. |
| (134) | Afin de garantir l’exercice d’un contrôle des mouvements d’animaux aquatiques, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne les mesures de prévention des maladies applicables aux transports, les dispositions spécifiques relatives aux mouvements de certaines catégories d’animaux aquatiques à différentes fins, les exigences ou dérogations spécifiques pour certains types de mouvements, tels que les mouvements à des fins scientifiques, ainsi que les exigences supplémentaires concernant les mouvements d’animaux aquatiques sauvages. |
| (135) | En vue de garantir la possibilité de dérogations temporaires et d’exigences particulières concernant les mouvements d’animaux aquatiques lorsque les dispositions relatives aux mouvements définies dans le présent règlement sont insuffisantes ou inadaptées pour limiter la propagation d’une maladie répertoriée particulière, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution en vue d’établir des dispositions ou des dérogations spéciales pour une durée limitée en matière de mouvements. |
| (136) | La production aquacole de l’Union est extrêmement variée du point de vue de ses espèces et de ses systèmes de production, et sa diversification progresse rapidement. Cette situation peut justifier l’adoption, à l’échelon des États membres, de mesures nationales concernant les maladies autres que celles qui sont considérées comme des maladies répertoriées au titre du présent règlement. Ces mesures nationales devraient cependant être justifiées, nécessaires et proportionnées aux objectifs visés. En outre, elles ne devraient pas porter atteinte aux mouvements entre les États membres, sauf si la prévention de l’introduction d’une maladie ou la lutte contre sa propagation l’exigent. Les mesures nationales ayant des conséquences sur le commerce entre États membres devraient être approuvées et régulièrement réexaminées à l’échelon de l’Union. |
| (137) | Actuellement, certaines maladies répertoriées concernent des espèces animales autres que celles qui sont définies par le présent règlement comme des espèces «terrestres» et «aquatiques», telles que les reptiles, les amphibiens, les insectes et d’autres, dans des proportions très limitées. Il n’est donc pas opportun d’exiger que l’intégralité des dispositions du présent règlement s’appliquent à ces animaux. Toutefois, si une maladie touchant des espèces autres que terrestres et aquatiques devait se trouver répertoriée, les exigences zoosanitaires pertinentes contenues dans le présent règlement devraient alors s’appliquer à ces espèces, afin que des mesures adaptées et proportionnées de prévention et de lutte contre la maladie puissent être prises. |
| (138) | Afin de garantir la possibilité, lorsqu’un risque le justifie, de fixer des dispositions relatives aux mouvements des animaux qui ne correspondent à la définition des animaux terrestres ou aquatiques dans le présent règlement, ainsi qu’aux produits germinaux et aux produits d’origine animale qui en sont issus, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne l’enregistrement et l’agrément des établissements, la tenue de dossiers et les registres, les exigences relatives à l’identification, l’enregistrement et la traçabilité des mouvements, ainsi que les obligations en matière de certification zoosanitaire, d’autodéclaration et de notification des mouvements pour les animaux, les produits germinaux et les produits d’origine animale issus de ces espèces. |
| (139) | Lorsque cela est nécessaire pour garantir des conditions uniformes de mise en œuvre des exigences zoosanitaires applicables aux autres espèces animales ainsi qu’aux produits germinaux et aux produits d’origine animale qui en sont issus, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour établir des règles détaillées concernant ces exigences. |
| (140) | Afin d’éviter l’introduction de maladies répertoriées et de maladies émergentes dans l’Union, il est nécessaire de disposer de règles efficaces relatives à l’entrée dans l’Union d’animaux, de produits germinaux et de produits d’origine animale susceptibles de transmettre de telles maladies. |
| (141) | Les conditions d’entrée des animaux et des produits dans l’Union devraient refléter les exigences applicables aux mouvements d’animaux et de produits à l’intérieur de l’Union pour la même catégorie, la même espèce et la même utilisation prévue. |
| (142) | Afin de faire en sorte que les animaux, les produits germinaux et les produits d’origine animale provenant de pays ou de territoires tiers soient conformes à des exigences zoosanitaires offrant des garanties équivalentes à celles qu’apporte la législation de l’Union, il est essentiel qu’ils fassent l’objet de contrôles adaptés par l’autorité compétente des pays ou territoires tiers qui exportent vers l’Union. Le cas échéant, le statut sanitaire du pays ou du territoire tiers d’origine devrait être vérifié avant que l’entrée de ces animaux, produits germinaux et produits d’origine animale ne soit acceptée. En conséquence, seuls les pays et territoires tiers pouvant démontrer qu’ils satisfont aux normes de santé animale applicables à l’entrée des animaux et des produits dans l’Union devraient être autorisés à exporter ceux-ci vers l’Union et être répertoriés à cette fin. |
| (143) | Pour certaines espèces et catégories d’animaux, de produits germinaux et de produits d’origine animale, aucune liste de pays et territoires tiers en provenance desquels l’entrée dans l’Union est autorisée ne figure dans les actes de l’Union adoptés avant la date d’adoption du présent règlement. Si tel est le cas et en attendant l’adoption de dispositions en vertu du présent règlement, les États membres devraient pouvoir définir les pays et territoires au départ desquels ces animaux, produits germinaux et produits d’origine animale peuvent être autorisés à entrer sur leur territoire. Pour ce faire, les États membres tiennent compte des critères établis par le présent règlement en ce qui concerne les listes de l’Union de pays et territoires tiers. |
| (144) | Afin de garantir le respect des conditions zoosanitaires d’entrée dans l’Union prévues par le présent règlement et la conformité aux principes des codes relatifs à la santé animale de l’OIE, tous les animaux, produits germinaux et produits d’origine animale entrant dans l’Union devraient être accompagnés d’un certificat zoosanitaire délivré par l’autorité compétente du pays ou du territoire tiers d’origine et attestant que toutes les exigences zoosanitaires pour l’entrée dans l’Union sont respectées. Cependant, il convient d’autoriser des dérogations à cette règle pour les produits présentant un risque zoosanitaire faible. |
| (145) | Les certificats zoosanitaires peuvent constituer des documents autonomes, mais la législation de l’Union requiert souvent une certification à d’autres fins, par exemple pour attester que les exigences relatives à la santé publique ou au bien-être animal applicables aux animaux ou aux produits ont été respectées. Il convient d’en tenir compte. Afin de limiter autant que faire se peut les charges et coûts administratifs, ces certificats zoosanitaires devraient aussi pouvoir comporter les renseignements requis au titre d’autres textes législatifs de l’Union concernant la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et des aliments pour animaux. |
| (146) | Les maladies peuvent se propager autrement que par l’intermédiaire des animaux, des produits germinaux, des produits d’origine animale, des sous-produits animaux et des produits dérivés. Les véhicules, les conteneurs de transport, le foin, la paille, les produits végétaux ou le matériel susceptibles d’avoir été au contact des animaux et des équipements infectés peuvent également propager les maladies. Si cela est nécessaire, il convient de prendre des dispositions pour empêcher la transmission de maladies par ces voies. |
| (147) | Afin que les exigences applicables à l’entrée dans l’Union soient suffisamment détaillées, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne l’ajout et la modification de critères d’inscription des pays et territoires tiers sur la liste, les critères de suspension ou de retrait de cette liste, l’ajout de dispositions relatives à l’agrément d’établissements dans des pays et territoires tiers et les dérogations, les exigences zoosanitaires applicables à l’entrée dans l’Union d’envois provenant de pays ou de territoires tiers, le contenu des certificats zoosanitaires et les exigences zoosanitaires applicables aux agents pathogènes ainsi qu’aux autres matériels, moyens de transport et équipements susceptibles de transmettre des maladies animales. |
| (148) | Afin de garantir des conditions uniformes de mise en œuvre des exigences zoosanitaires applicables à l’entrée dans l’Union d’envois d’animaux, de produits germinaux et de produits d’origine animale, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour établir, entre autres, les règles relatives à l’établissement de la liste des pays et territoires tiers au départ desquels l’entrée dans l’Union d’animaux, de produits germinaux et de produits d’origine animale est autorisée, et aux modèles de certificats zoosanitaires. |
| (149) | L’expérience a montré que lorsqu’un foyer de maladie grave apparaît dans des États membres ou dans des pays ou territoires tiers au départ desquels des animaux ou des produits entrent dans l’Union, les mesures de prévention et de lutte contre la maladie doivent être prises immédiatement pour limiter l’introduction et la propagation de celle-ci. Une telle situation d’urgence peut concerner des maladies répertoriées, des maladies émergentes ou d’autres dangers zoosanitaires. Dans ce contexte, il convient de préciser quelles sont les séries de mesures de prévention et de lutte définies dans le présent règlement qui peuvent être utilisées en cas d’apparition d’une maladie répertoriée ou émergente, ou d’un danger. Dans l’ensemble de ces cas, il est essentiel que des mesures puissent être prises dans un délai très bref et sans aucun retard. De telles mesures étant de nature à limiter les mouvements à l’intérieur ou à destination de l’Union, elles devraient, dans la mesure du possible, être mises en œuvre à l’échelon de l’Union. |
| (150) | Afin de garantir une réaction efficace et rapide aux risques émergents, il convient de conférer à la Commission des compétences d’exécution pour arrêter des mesures d’urgence. |
| (151) | La Commission devrait adopter des actes d’exécution immédiatement applicables dans des cas dûment justifiés ayant notamment trait à l’inscription sur les listes des maladies et espèces, aux maladies répertoriées devant faire l’objet de différentes séries de mesures de prévention et de lutte, à l’entreposage, à l’approvisionnement, au stockage, à la délivrance et aux autres procédures concernant les banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union, à la fixation de mesures spéciales de lutte contre la maladie et aux dérogations limitées dans le temps à celles-ci, aux dispositions spéciales et limitées dans le temps concernant les mouvements d’animaux terrestres et aquatiques, aux mesures d’urgence, ainsi qu’à l’établissement d’une liste de pays et territoires tiers pour l’entrée dans l’Union. |
| (152) | Le présent règlement fixe des règles générales et particulières pour la prévention et la lutte contre les maladies animales transmissibles et instaure une stratégie harmonisée en matière de santé animale dans l’ensemble de l’Union. Dans certains domaines, tels que les responsabilités générales en matière de santé animale, de notification, de surveillance, d’enregistrement et d’agrément ou de traçabilité, les États membres devraient être autorisés ou encouragés à appliquer des mesures nationales supplémentaires et plus strictes. Cependant, de telles mesures nationales ne devraient être autorisées que si elles ne compromettent pas les objectifs zoosanitaires du présent règlement, ne vont pas à l’encontre des règles établies par celui-ci et n’entravent pas les mouvements d’animaux et de produits entre les États membres, à moins que cela ne soit nécessaire pour prévenir l’introduction de la maladie ou lutter contre la propagation de celle-ci. |
| (153) | Les mesures nationales visées au considérant 152 devraient faire l’objet d’une procédure de notification simplifiée en vue de réduire la charge administrative. L’expérience a montré que la procédure de notification générale établie par la directive 98/34/CE du Parlement européen et du Conseil (21) constitue un outil important pour orienter et améliorer les règles techniques nationales dans le sens d’un surcroît de transparence, de lisibilité et d’efficacité, dans les domaines non harmonisés ou partiellement harmonisés. Il est donc opportun que la procédure générale de notification établie dans la directive 98/34/CE s’applique. |
| (154) | Actuellement, les règles de l’Union en matière de santé animale sont fixées dans les actes suivants du Parlement européen et du Conseil, et dans les actes adoptés ultérieurement par la Commission en application des premiers:
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| (155) | Les dispositions définies dans les actes législatifs visés au considérant 154 sont amenées à être remplacées par le présent règlement et par les actes qui seront adoptés ultérieurement par la Commission en application de celui-ci. Il convient par conséquent d’abroger ces actes législatifs. Cependant, afin de garantir la clarté juridique et d’éviter un vide juridique, l’abrogation ne devrait prendre effet qu’après adoption des actes délégués et des actes d’exécution correspondants en application du présent règlement. Partant, il est nécessaire de conférer à la Commission le pouvoir de déterminer la date à laquelle l’abrogation de ces actes législatifs devrait prendre effet. |
| (156) | Les actes du Conseil relatifs à la santé animale énumérés ci-après sont obsolètes et devraient être expressément abrogés dans un souci de clarté de la législation de l’Union: décision 78/642/CEE du Conseil (47); directive 79/110/CEE du Conseil (48); directive 81/6/CEE du Conseil (49); décision 89/455/CEE du Conseil (50); directive 90/423/CEE du Conseil (51); décision 90/678/CEE du Conseil (52). |
| (157) | Les exigences du présent règlement ne devraient s’appliquer qu’à compter du moment où l’ensemble des actes délégués et des actes d’exécution devant être adoptés par la Commission en application du présent règlement s’appliqueront. Il convient de prévoir un délai d’au moins 36 mois entre la date d’entrée en vigueur et celle de l’application des nouvelles règles, afin que les opérateurs concernés disposent de suffisamment de temps pour s’adapter. |
| (158) | Afin de garantir la sécurité juridique en ce qui concerne l’application des règles relatives à l’identification et l’enregistrement des animaux, les mesures de lutte contre certaines zoonoses et les mouvements non commerciaux des animaux de compagnie, il convient de conférer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en ce qui concerne la date à laquelle les règlements (CE) no 1760/2000, (UE) no XXX/XXX [Ex-998/2003] et (CE) no 21/2004, ainsi que les directives 92/66/CEE, 2000/75/CE, 2001/89/CE, 2002/60/CE, 2003/85/CE et 2005/94/CE et 2008/71/CE cesseront de s’appliquer. [Am. 40] |
| (159) | Les compétences d’exécution prévues dans le présent règlement devraient être exercées conformément au règlement (UE) no 182/2011 du Parlement européen et du Conseil (53). |
| (160) | Il est particulièrement important que la Commission procède aux consultations appropriées des parties prenantes durant son travail préparatoire, y compris au niveau des experts. Lorsqu’elle prépare et élabore des actes délégués, la Commission devrait veiller à ce que tous les documents utiles soient transmis en temps voulu, de façon appropriée et simultanée au Parlement européen et au Conseil. [Am. 41] |
| (161) | Le présent règlement ne saurait entraîner une charge administrative ou une incidence économique disproportionnées pour les petites et moyennes entreprises. La situation particulière de ces dernières a été prise en compte dans le cadre du présent règlement, qui a fait l’objet de consultations avec les acteurs concernés. Il n’a pas été envisagé d’accorder à ces entreprises une dérogation générale aux exigences contenues dans le présent règlement, compte tenu des objectifs de politique publique poursuivis, visant à protéger la santé animale et la santé publique. Cependant, il convient de prévoir pour ces entreprises un certain nombre de dérogations en lien avec les différentes exigences du présent règlement, en tenant compte des risques encourus. |
| (162) | Les objectifs du présent règlement, à savoir la fixation de règles zoosanitaires pour les animaux, les produits germinaux, les produits d’origine animale, les sous-produits animaux et les produits dérivés dans la mesure où ils ne relèvent pas de règles spécifiques contenues dans d’autres textes législatifs de l’Union, ainsi que tout autre matériel susceptible de contribuer à la propagation de maladies animales transmissibles, ne peuvent pas être réalisés de manière suffisante par les États membres, mais peuvent être atteints plus efficacement à l’échelon de l’Union, grâce à un cadre juridique commun et coordonné en matière de santé animale. Le présent règlement est donc conforme au principe de subsidiarité énoncé à l’article 5 du traité sur l’Union européenne. Conformément au principe de proportionnalité tel qu’énoncé audit article, le présent règlement n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ces objectifs, |
ONT ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
PARTIE I
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Chapitre 1
Objet, champ d’application et définitions
Article premier
Objet
1. Le présent règlement établit:
| a) | des dispositions en matière de prévention et de lutte contre les maladies animales transmissibles aux animaux ou aux humains; |
| b) | les instruments et mécanismes visant à permettre la déclaration des zones et territoires indemnes de maladie; |
| c) | les actions prioritaires; et |
| d) | la répartition des responsabilités en matière de santé animale . [Am. 42] |
Ces dispositions portent sur:
| a) | la hiérarchisation et la classification des maladies intéressant l’Union, ainsi que la définition des responsabilités en matière de santé animale (partie I); |
| b) | la détection et la notification précoces des maladies, la communication d’informations à leur sujet en temps voulu, la surveillance, les programmes d’éradication et le statut «indemne de maladie» (partie II); |
| c) | la sensibilisation et la préparation aux maladies, ainsi que la lutte contre celles-ci (partie III); |
| d) | l’enregistrement et l’agrément des établissements et des transporteurs, ainsi que les mouvements et la traçabilité des envois d’animaux, de produits germinaux et de produits d’origine animale au sein de l’Union (partie IV); |
| e) | l’entrée dans l’Union d’envois d’animaux, de produits germinaux et de produits d’origine animale, ainsi que l’exportation de tels envois au départ de l’Union (partie V); |
| f) | les mesures d’urgence à adopter en cas de situation d’urgence due à une maladie (partie VI). |
2. Les dispositions visées au paragraphe 1:
| a) | garantissent:
|
| b) | tiennent compte:
|
Article 2
Champ d’application du présent règlement
1. Le présent règlement s’applique:
| a) | aux animaux détenus , aux animaux non détenus et aux animaux sauvages; [Am. 49] |
| b) | aux produits germinaux; |
| c) | aux produits d’origine animale; |
| d) | aux sous-produits animaux et aux produits dérivés, sans préjudice des règles fixées par le règlement (CE) no 1069/2009; |
| e) | aux installations, aux moyens de transport, aux équipements, ainsi qu’à toute autre voie d’infection et à tout matériel qui contribuent ou sont susceptibles de contribuer à la propagation des maladies animales transmissibles. |
2. Le présent règlement s’applique aux maladies transmissibles, y compris aux zoonoses, sans préjudice des règles fixées par les textes suivants:
| a) | la décision no 2119/98/CE; |
| b) | le règlement (CE) no 999/2001; |
| c) | la directive 2003/99/CE; |
| d) | le règlement (CE) no 2160/2003. |
Article 3
Champ d’application de la partie IV concernant l’enregistrement, l’agrément, la traçabilité et les mouvements
1. La partie IV, titre I, s’applique:
| a) | aux animaux terrestres ainsi qu’aux animaux autres que des animaux terrestres, mais susceptibles de transmettre des maladies touchant les animaux terrestres; |
| b) | aux produits germinaux issus d’animaux terrestres; |
| c) | aux produits d’origine animale issus d’animaux terrestres. |
2. La partie IV, titre II, s’applique:
| a) | aux animaux aquatiques ainsi qu’aux animaux autres que des animaux aquatiques, mais susceptibles de transmettre des maladies touchant les animaux aquatiques; |
| b) | aux produits d’origine animale issus d’animaux aquatiques. |
3. La partie IV, titre III, s’applique:
| a) | aux animaux ne relevant pas de la définition des animaux terrestres ou des animaux aquatiques visés à l’article 4, paragraphe 1, point 4); |
| b) | aux produits germinaux et aux produits d’origine animale issus des autres animaux visés au point a). |
4. Dans la partie IV, le titre I, chapitres 1 et 3, ainsi que le titre II, chapitres 1 et 2, ne s’appliquent pas aux animaux de compagnie.
Article 4
Définitions
1. Aux fins du présent règlement, les définitions suivantes s’appliquent:
| 1) | «animaux»: les animaux vertébrés et invertébrés; |
| 2) | «animaux terrestres»: les oiseaux, les mammifères terrestres, les abeilles et les bourdons; |
| 3) | «animaux aquatiques»: les animaux des espèces suivantes, à tous leurs stades de développement, y compris les œufs, le sperme et les gamètes:
|
| 4) | «autres animaux»: les animaux appartenant à des espèces ne relevant pas de la définition des animaux terrestres et aquatiques; |
| 5) | «animaux détenus»: les animaux vivants détenus par des êtres humains; dans le cas des animaux aquatiques, les animaux d’aquaculture; [Am. 50] |
| 5 bis) | «animaux d'espèces domestiquées non détenus»: les animaux qui ne sont pas ou plus sous la garde de l'homme; [Am. 51] |
| 6) | «aquaculture»: l’élevage d’animaux aquatiques au moyen de techniques visant à augmenter, au-delà des capacités naturelles du milieu, la production des animaux concernés, ceux-ci demeurant la propriété d’une ou plusieurs personnes physiques ou morales tout au long de leur phase d’élevage et de culture, jusqu’à la récolte incluse, à l’exclusion de la récolte ou de la capture à des fins de consommation humaine d’animaux sauvages aquatiques qui sont ensuite temporairement détenus sans être alimentés jusqu’à leur abattage; |
| 7) | «animaux d’aquaculture»: les animaux aquatiques faisant l’objet d’aquaculture de techniques destinées à augmenter leur production au-delà de la capacité naturelle du milieu ; [Am. 52] |
| 8) | «animaux sauvages»: les animaux qui ne sont ni des animaux détenus ni des animaux d'espèces domestiquées non détenus; [Am. 53] |
| 9) | «volailles»: les oiseaux élevés ou détenus en captivité aux fins suivantes:
|
| 10) | «oiseaux captifs»: les oiseaux autres que des volailles détenus en captivité à toute autre fin que celles visées au point 9), y compris ceux qui sont détenus aux fins de spectacles, de courses, d’expositions, de compétitions, d’élevage ou de vente; |
| 11) | «animal de compagnie»: un animal appartenant à l’une des espèces visées à l’annexe I, et qui:
|
| 12) | «détenteur d’animal de compagnie»: une personne physique détenant un animal de compagnie; |
| 13) | «mouvement non commercial»: tout mouvement d’animaux de compagnie qui n’entraîne ni ne vise, directement ou indirectement, un gain financier ou un transfert de propriété non commercial au sens de l'article 3, point a), du règlement (UE) no 576/2013 ; [Am. 54] |
| 14) | «maladie»: l’apparition d’infections et d’infestations chez des animaux, accompagnées ou non de signes cliniques ou pathologiques et provoquées par un ou plusieurs agents pathogènes transmissibles aux animaux ou aux humains; |
| 15) | «maladies répertoriées»: les maladies répertoriées conformément à l’article 5, paragraphe 2; |
| 16) | «maladie émergente»: une maladie ne figurant pas parmi les maladies répertoriées et qui est susceptible de répondre aux critères relatifs aux maladies répertoriées fixés par l’article 6, paragraphe 1, point a):
|
| 17) | «profil de la maladie»: les critères d’une maladie visés à l’article 6, paragraphe 1, point a); |
| 18) | «espèces répertoriées»: les espèces animales ou groupes d’espèces animales répertoriés conformément à l’article 7, paragraphe 2, ou, dans le cas d’une maladie émergente, les espèces animales ou groupes d’espèces animales qui répondent aux critères relatifs aux espèces répertoriées fixés par l’article 7, paragraphe 2. |
| 19) | «danger»: un agent pathogène présent chez un animal ou dans un produit, ou un état de ceux-ci, susceptible d’avoir un effet néfaste sur la santé humaine ou animale; |
| 20) | «risque»: la probabilité de survenance démontrée ou démontrable scientifiquement et l’ampleur probable des conséquences biologiques et économiques d’un effet néfaste démontré ou démontrable scientifiquement sur la santé animale ou la santé publique; [Am. 56] |
| 21) | «biosécurité»: l’ensemble des mesures de gestion et des mesures matérielles destinées à réduire le risque d’introduction, de développement et de propagation des maladies ou des micro-organismes ayant développé une résistance aux antimicrobiens : [Am. 57]
|
| 22) | «opérateur»: une personne physique ou morale ayant des animaux et des produits sous sa responsabilité, y compris les détenteurs et transporteurs d’animaux, mais à l’exclusion des détenteurs d’animaux de compagnie et des vétérinaires; |
| 23) | «professionnel des animaux»: une personne physique ou morale en rapport, de par son activité professionnelle, avec des animaux ou des produits, et qui n’est ni un opérateur ni un vétérinaire; [Am. ne concernant pas toutes les langues] |
| 24) | «établissement»: tout local, toute structure ou tout milieu dans lequel sont détenus des animaux ou des produits germinaux, à l’exclusion:
|
| 25) | «produits germinaux»:
|
| 26) | «produits d’origine animale»:
|
| 27) | «sous-produits animaux»: les cadavres entiers ou parties d’animaux, les produits d’origine animale ou d’autres produits obtenus à partir d’animaux, qui ne sont pas destinés à la consommation humaine, à l’exclusion des produits germinaux; |
| 28) | «produits dérivés»: les produits obtenus moyennant un ou plusieurs traitements, conversions ou étapes de transformation de sous-produits animaux; |
| 29) | «produits»:
|
| 30) | «contrôle officiel»: un contrôle officiel tel que défini à l’article 2, point 1), du règlement (UE) no XXX/XXX (*3) [règlement sur les contrôles officiels]. |
| 31) | «statut sanitaire»: le statut, au regard de l’ensemble des maladies répertoriées pour une espèce répertoriée particulière:
|
| 32) | «zone»:
|
| 33) | «bassin versant»: une région ou un bassin délimité par des éléments naturels, tels que des collines ou des montagnes, dans lequel s’écoulent toutes les eaux de ruissellement; |
| 34) | «compartiment»: une sous-population animale contenue dans un ou plusieurs établissements et, s’agissant d’animaux aquatiques, dans un ou plusieurs établissements aquacoles, relevant d’un système commun de gestion de la biosécurité et caractérisée par un statut sanitaire distinct au regard d’une ou de plusieurs maladies particulières auxquelles sont appliquées les mesures de surveillance, de lutte et de biosécurité requises; |
| 35) | «quarantaine»: le maintien d’animaux à l’isolement sous le contrôle de l’autorité compétente, sans contact, direct ou indirect, avec d’autres animaux, en vue de vérifier l’absence de propagation de maladies pendant que les animaux sont placés sous observation pour une durée déterminée et, si nécessaire, soumis à des tests et à des traitements; |
| 36) | «unité épidémiologique»: un groupe d’animaux présentant une probabilité analogue d’exposition à un agent pathogène; |
| 37) | «foyer»: un ou plusieurs cas dans un établissement, une habitation ou un autre lieu dans lequel sont détenus ou se trouvent des animaux; [Am. 59] |
| 38) | «cas»: la confirmation officielle de la présence d’une maladie répertoriée ou d’une maladie émergente chez un animal vivant ou mort; |
| 39) | «zone réglementée»: une zone dans laquelle sont appliquées des restrictions de déplacement de certains animaux ou produits, ainsi que d’autres mesures de lutte contre les maladies, en vue d’empêcher la propagation d’une maladie donnée vers des zones non soumises à restrictions; une zone réglementée peut comprendre, le cas échéant, des zones de protection et de surveillance; |
| 40) | «zone de protection»: une zone comptant un ou plusieurs cas de maladie, instaurée après la confirmation officielle de l’apparition d’un foyer, et dans laquelle sont appliquées des mesures de lutte contre la maladie en vue d’empêcher sa propagation hors de la zone; |
| 41) | «zone de surveillance»: une zone instaurée après la confirmation officielle de l’apparition d’un foyer, située autour de la zone de protection, et dans laquelle sont appliquées des mesures de lutte contre la maladie en vue d’empêcher sa propagation hors des zones de surveillance et de protection; |
| 42) | «œufs à couver»: les œufs pondus par des volailles et destinés à être incubés; |
| 43) | «ongulés»: les animaux dont la liste figure à l’annexe II; |
| 44) | «établissement de produits germinaux»:
|
| 45) | «couvoir»: un établissement qui collecte, stocke, fait incuber et éclore des œufs aux fins de fournir:
|
| 46) | «transporteur»: un opérateur transportant des animaux pour son propre compte ou pour celui d’un tiers; |
| 47) | «établissement fermé»: tout établissement stable, aux limites géographiques fixes, créé à titre volontaire et disposant d’un agrément aux fins des mouvements d’animaux, dans lequel les animaux:
|
| 48) | «rassemblement»: le regroupement d’animaux terrestres détenus issus de plusieurs établissements pendant une durée plus courte que la période de séjour applicable à l’espèce animale concernée; |
| 49) | «période de séjour»: la période minimale durant laquelle un animal est tenu de demeurer dans un établissement avant d’en être transféré; |
| 50) | «IMSOC»: le système informatisé de gestion de l’information prévu à l’article 130, paragraphe 1, du règlement (UE) no XXX/XXX (*4) [règlement sur les contrôles officiels]; |
| 50 bis) | «établissement de transformation»: toute entreprise du secteur alimentaire agréée conformément à l'article 4 du règlement (CE) no 853/2004 du Parlement européen et du Conseil (54) ; [Am. 60] |
| 50 ter) | «établissement d'alimentation d'origine aquatique apte à la lutte contre les maladies»: toute entreprise du secteur alimentaire agréée conformément à l'article 177 et à la partie IV, titre II; [Am. 61] |
| 51) | «établissement d’alimentation d’origine aquatique apte à la lutte contre les maladies»: toute entreprise du secteur alimentaire agréée conformément aux dispositions suivantes:
|
| 51 bis) | «vétérinaire»: un professionnel ayant effectué un cursus scientifique complet, autorisé par l'autorité juridique à exercer, en toute indépendance, de façon éthique et en engageant sa responsabilité, tous les aspects de la médecine vétérinaire, dans l'intérêt des animaux, du client et de la société; [Am. 63] |
| 51 ter) | «vétérinaire officiel»: un vétérinaire désigné par les autorités compétentes et possédant les qualifications requises pour effectuer les contrôles officiels et autres activités officielles conformément aux dispositions du règlement (UE) no XX/20XX (*5) (règlement sur les contrôles officiels). [Am. 64] |
2. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 pour modifier:
| a) | la liste des animaux de compagnie figurant à l’annexe I; |
| b) | la liste des ongulés figurant à l’annexe II. |
Chapitre 2
Maladies répertoriées, maladies émergentes et espèces répertoriées
Article 5
Établissement d’une liste de maladies
1. Les dispositions particulières du présent règlement en matière de prévention et de lutte contre les maladies s’appliquent:
| a) | aux maladies répertoriées à l'annexe — I ; [Am. 65] |
| b) | aux maladies émergentes. |
2. La Commission établit, au moyen d’actes d’exécution, une liste Un tableau des maladies répertoriées visées au paragraphe 1, point a) , figure à l'annexe –I . La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l'article 253, tenant dûment compte des avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments et après consultation des parties et des experts concernés, pour modifier le tableau des maladies répertoriées qui figure à ladite annexe afin de tenir compte des progrès techniques et scientifiques, de l'évolution des normes internationales en vigueur et de l'évolution de la situation en matière de santé publique et de santé animale . [Am. 66]
Cette liste comprend Ce tableau énonce les maladies qui répondent aux conditions définies aux points a) et b) du présent paragraphe, compte tenu de l'évaluation des critères d’établissement de la liste des maladies fixés à l’article 6: [Am. 67]
| a) | les maladies susceptibles d’avoir une incidence significative sur au moins un des éléments suivants:
|
| b) | les maladies pour lesquelles des mesures d’atténuation des risques proportionnées à ces derniers existent ou peuvent être élaborées. |
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2. [Am. 70]
Pour des raisons d’urgence impérieuses dûment justifiées, liées à Dans le cas d' une maladie représentant un risque aux incidences particulièrement significatives, la Commission adopte des actes d’exécution immédiatement applicables conformément et lorsque des raisons d'urgence impérieuses l'exigent , à la procédure visée prévue à l’article 255, paragraphe 3 254 s'applique aux actes délégués adoptés en vertu du présent article . [Am. 71]
Article 6
Critères d’inscription sur la liste des maladies
1. La Lorsqu'elle modifie la liste des maladies en application de l'article 5, paragraphe 2, la Commission tient compte des critères suivants afin de déterminer si une maladie satisfait aux conditions requises pour être répertoriée conformément à l’article 5, paragraphe 2: [Am. 72]
| a) | le profil de la maladie, qui englobe les éléments suivants:
|
| b) | l’incidence de la maladie:
|
| c) | les situations de crise qu’elle est susceptible de générer et son utilisation potentielle à des fins bioterroristes; |
| d) | la faisabilité, la disponibilité et l’efficacité des mesures suivantes de prévention et de lutte contre la maladie:
|
| e) | l’incidence des mesures de prévention et de lutte contre la maladie du point de vue:
|
2. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter , après consultation des parties et des experts concernés, des actes délégués conformément à l’article 253 pour modifier les critères prévus au paragraphe 1 afin de tenir compte des progrès techniques et scientifiques ainsi que de l’évolution des normes internationales en vigueur. [Am. 75]
Article 7
Établissement d’une liste d’espèces
1. Les dispositions particulières du présent règlement concernant les maladies répertoriées et les dispositions adoptées en application de celui-ci du présent règlement s’appliquent aux espèces répertoriées à l'annexe –I . [Am. 76]
2. La Commission établit, au moyen d’ est habilitée à adopter des actes d’exécution, délégués conformément à l'article 253 pour modifier la liste des espèces visées au paragraphe 1 et figurant sous forme de tableau à l'annexe –I, afin de tenir compte des progrès techniques et scientifiques ainsi que de l'évolution de la situation en matière de santé publique et de santé animale, après consultation des parties et des experts concernés et compte tenu des avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments . [Am. 77]
Cette liste comporte énonce les espèces animales ou groupes d’espèces animales qui présentent un risque considérable du point de vue de la propagation de certaines maladies répertoriées, compte tenu des critères suivants: [Am. 78]
| a) | la sensibilité de la population animale exposée; |
| b) | la durée de la période d’incubation et de la période infectieuse pour les animaux; |
| c) | la capacité de ces animaux d’être porteurs de ces maladies particulières; |
| c bis) | l'utilisation de ces animaux à des fins d'élevage, de production ou d'abattage. [Am. 79] |
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2. [Am. 80]
Pour des raisons d’urgence impérieuses dûment justifiées, liées à Dans le cas d' une maladie représentant un risque aux incidences particulièrement significatives, la Commission adopte des actes d’exécution immédiatement applicables conformément à et lorsque des raisons d'urgence impérieuses l'exigent , la procédure visée prévue à l’article 255, paragraphe 3 254 s'applique aux actes délégués adoptés en vertu du présent article . [Am. 81]
Article 8
Application aux maladies répertoriées des dispositions en matière de prévention et de lutte
1. La Commission précise, au moyen d’ est habilitée à adopter des actes d’exécution, délégués conformément à l'article 253, en tenant dûment compte des avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments et après consultation des parties et des experts concernés, pour modifier l'annexe –I et concernant l’application aux maladies répertoriées des dispositions en matière de prévention et de lutte énumérées ci-après: [Am. 82]
| a) | les maladies répertoriées pour lesquelles des mesures d'éradication immédiates doivent être prises dès leur constatation et qui sont soumises aux dispositions concernant: [Am. 83]
|
| b) | les maladies répertoriées que tous les États membres doivent combattre en vue de leur éradication à terme dans l'ensemble de l'Union et qui sont soumises aux dispositions en matière de prévention et de lutte concernant: [Am. 84]
|
| c) | les maladies répertoriées qui concernent certains États membres et pour lesquelles des mesures doivent être prises en vue d'en empêcher la propagation à des parties de l'Union qui en sont officiellement indemnes ou qui disposent d'un programme d'éradication et qui sont soumises aux dispositions en matière de prévention et de lutte concernant: [Am. 85]
|
| d) | les maladies répertoriées qui font l'objet des dispositions des points a), b) et c) ci-dessus et les autres maladies pour lesquelles des mesures sont nécessaires en vue d'en empêcher la propagation en cas d'introduction dans l'Union ou de mouvements entre les États membres et qui sont soumises aux dispositions en matière de prévention et de lutte concernant: [Am. 86]
|
| e) | les maladies répertoriées qui font l'objet des dispositions des points a) et b) ci-dessus et les autres maladies pour lesquelles une surveillance est nécessaire au sein de l'Union et qui sont soumises aux dispositions en matière de prévention et de lutte concernant: [Am. 87]
|
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2. [Am. 88]
Pour des raisons d’urgence impérieuses dûment justifiées, liées à Dans le cas d' une maladie représentant un risque aux incidences particulièrement significatives et lorsque des raisons d'urgence impérieuses l'exigent , la Commission adopte des actes d’exécution immédiatement applicables conformément à la procédure visée prévue à l’article 255, paragraphe 3 254 s'applique aux actes délégués adoptés en vertu du présent article . [Am. 89]
2. Lorsqu’elle adopte les actes d’exécution délégués visés au paragraphe 1, la Commission tient compte des critères suivants: [Am. 90]
| a) | le degré d’incidence de la maladie sur la santé animale et publique, le bien-être animal et l’économie; |
| b) | la prévalence, l’incidence et la distribution de la maladie dans l’Union; |
| c) | la disponibilité, la faisabilité et l’efficacité des différentes séries de mesures de prévention et de lutte prévues par le présent règlement pour la maladie concernée, compte tenu des conditions régionales . [Am. 91] |
Chapitre 3
Responsabilités en matière de santé animale
SECTION 1
OPÉRATEURS, PROFESSIONNELS DES ANIMAUX ET DÉTENTEURS D’ANIMAUX DE COMPAGNIE
Article 9
Responsabilités en matière de santé animale et de mesures de biosécurité
1. Les opérateurs, les professionnels des animaux et les détenteurs d’animaux de compagnie:
| a) | sont garants de la santé des animaux détenus et des produits dont ils ont la responsabilité; |
| b) | prennent les mesures de biosécurité appropriées, aidés par des guides professionnels de bonnes pratiques, en appliquant surtout les bonnes pratiques en matière de microbiologie, et compte tenu des risques encourus, pour garantir la santé de ces animaux détenus et produits et prévenir l’introduction de maladies parmi les animaux ou produits relevant de leur responsabilité, ainsi que le développement, la multiplication et la propagation des maladies entre eux et à partir d’eux, sauf autorisation expresse à des fins scientifiques, selon que de besoin en fonction: [Am. 92]
|
| b bis) | appliquent les bonnes pratiques en matière de détention d'animaux; [Am. 93] |
| b ter) | veillent à une utilisation contrôlée des médicaments vétérinaires. [Am. 94] |
2. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 en ce qui concerne les mesures de biosécurité venant compléter les dispositions établies au paragraphe 1, point b).
Article 10
Connaissances de base en matière de santé animale
1. Les opérateurs et, les professionnels des animaux et les détenteurs d'animaux de compagnie acquièrent des connaissances concernant: [Am. 95]
| a) | les maladies animales, y compris celles qui sont transmissibles aux humains; |
| b) | les principes de biosécurité, les bonnes pratiques en matière de détention d'animaux, ainsi qu'une utilisation responsable des médicaments vétérinaires ; [Am. 96] |
| c) | les liens entre santé animale, bien-être des animaux et santé humaine. |
2. La nature et le niveau des connaissances requises conformément au paragraphe 1 dépendent:
| a) | des catégories et espèces d’animaux détenus ou de produits dont les opérateurs et les professionnels des animaux ont la responsabilité; |
| b) | du type de production; |
| c) | des tâches effectuées. |
3. Les connaissances visées au paragraphe 1 s’acquièrent de l’une des façons suivantes:
| a) | par l’expérience professionnelle ou la formation; conformément aux obligations applicables dans chaque État membre. Ce type de formation peut aussi être dispensé par des organismes professionnels. |
| b) | par les programmes existants du secteur agricole ou aquacole portant sur la santé animale; |
| c) | par l’enseignement formel. [Am. 97] |
Section 2
Vétérinaires et professionnels de la santé des animaux aquatiques
Article 11
Responsabilités des vétérinaires et des professionnels de la santé des animaux aquatiques
1. Lorsqu’ils exercent des activités relevant du champ d’application du présent règlement, les vétérinaires:
| a) | prennent toutes les dispositions utiles pour prévenir l’introduction, le développement et la propagation des maladies; |
| a bis) | conseillent les opérateurs quant aux mesures permettant de réduire autant que possible le risque de zoonoses, d'agents pathogènes, de résidus et de contaminants présents dans la chaîne alimentaire afin de garantir des denrées alimentaires sûres; [Am. 98] |
| b) | permettent une détection précoce des maladies en établissant un diagnostic et un diagnostic différentiel en bonne et due forme afin d’infirmer ou de confirmer la présence d’une maladie avant le début de tout traitement symptomatique; |
| c) | jouent un rôle actif:
|
| d) | coopèrent avec l’autorité compétente, les opérateurs, les professionnels des animaux et les détenteurs d’animaux de compagnie pour appliquer les mesures de prévention et de lutte contre les maladies prévues par le présent règlement. |
| d bis) | conseillent les opérateurs et les professionnels des animaux, selon l'état des connaissances, quant à la protection contre les risques biologiques et à d'autres aspects relatifs à la santé des animaux, en fonction du type d'établissement et des catégories et espèces animales qui y sont détenues. [Am. 102] |
2. Les professionnels de la santé des animaux aquatiques peuvent exercer, à l’endroit des animaux aquatiques, des activités assignées par le présent règlement aux vétérinaires, à condition qu’ils disposent pour ce faire d’un agrément en vertu de la législation nationale. Dans ce cas, le paragraphe 1 s’applique à ces professionnels.
2 bis. Les professionnels de la santé des abeilles peuvent exercer, à l'endroit des abeilles et des bourdons, des activités assignées par le présent règlement aux vétérinaires, à condition qu'ils disposent pour ce faire d'un agrément en vertu de la législation nationale. Dans ce cas, le paragraphe 1 s'applique à ces professionnels. [Am. 103]
3. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 en ce qui concerne les qualifications des vétérinaires , conformément à la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil (55), et des professionnels de la santé des animaux aquatiques qui exercent des activités relevant du champ d’application du présent règlement. [Am. 104]
SECTION 3
États membres
Article 12
Responsabilités incombant aux États membres
1. Afin que l’autorité compétente soit à même d’entreprendre les mesures nécessaires et appropriées ainsi que les activités requises par le présent règlement, les États membres veillent à ce qu’elle:
| a) | dispose d’un personnel qualifié, d’installations, d’équipements, de ressources financières et d’une organisation efficace couvrant l’ensemble du territoire de l’État membre; |
| b) | ait accès à des laboratoires qui disposent d’un personnel qualifié, d’installations, d’équipements et de ressources financières permettant de procéder de façon rapide et précise à un diagnostic et à un diagnostic différentiel des maladies répertoriées et des maladies émergentes; |
| c) | dispose de vétérinaires suffisamment formés pour effectuer les activités visées à l’article 11 qui relèvent du champ d’application du présent règlement. |
2. Les États membres aident les opérateurs et les professionnels des animaux à acquérir, entretenir et enrichir les connaissances de base en matière de santé animale visées à l’article 10 par l’intermédiaire de programmes adaptés dans les secteurs agricole ou aquacole, ou par l’enseignement formel , et ils garantissent que le niveau de connaissances requis est atteint . [Am. 105]
2 bis. Les États membres déterminent les conditions permettant de garantir l'acquisition, l'entretien et l'enrichissement des connaissance de base en matière de santé animale visées à l'article 10 par les opérateurs, les professionnels des animaux et les détenteurs d'animaux de compagnie. [Am. 106]
Article 12 bis
Mesures stratégiques pour les maladies non répertoriées
Les États membres adoptent des mesures stratégiques en matière de surveillance, de prévention et de contrôle des maladies animales infectieuses, y compris celles qui ne sont pas répertoriées à l'annexe du présent règlement, dans le but également de réduire le risque de développement d'une résistance aux antimicrobiens. Ces mesures sont adoptées dans le cadre des plans et du programme de contrôle nationaux visés respectivement à l'article X du règlement (UE) no xx/xxxx (*6) (règlement sur les contrôles officiels) et à l'article 5 du règlement (CE) no 2160/2003. [Am. 107]
Article 12 ter
Contrôles aux frontières
Les États membres veillent, grâce à une assistance technique à l'échelle de l'Union pour les maladies animales répertoriées à l'annexe –I du présent règlement, à l'application des mesures de biosécurité appropriées de nature préventive et axées sur les risques le long de leurs frontières extérieures, en coopération avec les autorités compétentes des pays tiers concernés. [Am. 108]
Article 13
Délégation par l’autorité compétente d’autres activités officielles
1. L’autorité compétente peut déléguer aux vétérinaires ou aux organisations professionnelles qualifiées une ou plusieurs des activités suivantes: [Am. 109]
| a) | les activités concernant la notification des maladies et la communication d’informations prévues dans la partie II, chapitre 1, et celles qui ont trait à la surveillance, prévues au chapitre 2 de cette même partie; |
| b) | les activités relatives:
|
1 bis. L'autorité compétente peut déléguer une ou plusieurs des activités énoncées au paragraphe 1 aux professionnels de la santé des abeilles. [Am. 110]
2. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 en ce qui concerne:
| a) | les circonstances et les conditions permettant la délégation des activités visées au paragraphe 1 aux paragraphes 1 et 1 bis ; [Am. 111] |
| b) | le détail des autres activités susceptibles d’être déléguées aux vétérinaires en plus de celles visées au paragraphe 1, ainsi que les circonstances et les conditions permettant cette délégation; |
| c) | les exigences minimales en matière de formation des vétérinaires visées à l’article 12, paragraphe 1, point c) , conformément à la directive 2005/36/CE . [Am. 112] |
Lors de l’adoption de ces actes délégués, la Commission tient compte de la nature de ces tâches et des obligations internationales incombant à l’Union et aux États membres.
Article 14
Information des citoyens
Lorsqu’il existe des motifs raisonnables de soupçonner que certains animaux ou produits peuvent présenter un risque, Lorsque des mesures sont requises en réponse à un foyer probable d'une maladie , l’autorité compétente prend les dispositions adéquates pour informer la population de la nature du risque et des mesures engagées ou sur le point d’être engagées pour prévenir ou maîtriser ce le risque, compte tenu de la nature, de la gravité et la nécessité d'éviter de semer la panique inutilement, de l’ampleur de celui-ci ce risque , et de l’intérêt du grand public à être informé. [Am. 113]
L'autorité compétente adopte toutes les mesures nécessaires pour informer les citoyens des principes de base à respecter pour prévenir l'apparition et la propagation des maladies animales, et les informer prioritairement du risque d'introduction d'agents pathogènes dans l'Union par les personnes qui se rendent hors du territoire de l'Union. [Am. 114]
Section 4
Laboratoires, installations et autres personnes physiques ou morales manipulant des agents pathogènes, vaccins et autres produits biologiques
Article 15
Obligations des laboratoires, installations et autres personnes manipulant des agents pathogènes, vaccins et autres produits biologiques
1. Tout en tenant compte des normes internationales existantes, les laboratoires, installations et autres personnes physiques ou morales manipulant des agents pathogènes à des fins de recherche, d’éducation, de diagnostic ou de production de vaccins et d’autres produits biologiques:
| a) | prennent les dispositions appropriées en matière de biosécurité, de biosûreté et de confinement biologique pour empêcher que les agents pathogènes ne s’échappent et n’entrent en contact avec des animaux en dehors des laboratoires ou des autres installations manipulant des agents pathogènes à des fins de recherche; |
| b) | veillent à ce que les mouvements d’agents pathogènes, de vaccins et d’autres produits biologiques entre les laboratoires ou les autres installations n’entraînent pas de risque de propagation de maladies répertoriées et émergentes. |
2. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 en ce qui concerne les mesures de sécurité applicables aux laboratoires, installations et autres personnes physiques ou morales manipulant les agents pathogènes, vaccins et autres produits biologiques, s’agissant:
| a) | des mesures de biosécurité, de biosûreté et de confinement biologique; |
| b) | des exigences applicables aux mouvements des agents pathogènes, vaccins et autres produits biologiques. |
PARTIE II
NOTIFICATION DES MALADIES ET COMMUNICATION D’INFORMATIONS, SURVEILLANCE, PROGRAMMES D’ÉRADICATION, STATUT «INDEMNE DE MALADIE»
Chapitre 1
Notification des maladies et communication d’informations
Article 16
Notification à l’intérieur des États membres
1. Les personnes physiques et morales opérateurs, les professionnels des animaux et les détenteurs d'animaux de compagnie notifient immédiatement: [Am. 115]
| a) | à l’autorité compétente toute apparition ou tout soupçon d’apparition d’un foyer d’une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point e); [Am. 116] |
| b) | à un vétérinaire ou à un professionnel de la santé des animaux aquatiques les taux de mortalité anormaux et les autres signes de maladie transmissible grave ou baisses significatives de la production animale sans cause déterminée, afin qu’il soit procédé à une enquête plus approfondie et notamment au prélèvement d’échantillons pour examen en laboratoire si la situation l’exige. [Am. 117] |
1 bis. Les vétérinaires ou les professionnels de la santé des animaux aquatiques notifient immédiatement à l'autorité compétente toute apparition ou tout soupçon d'apparition d'un foyer d'une maladie répertoriée visée à l'article 8, paragraphe 1, point e). [Am. 118]
1 ter. Les médecins informent immédiatement l'autorité compétente du moindre signe de maladie zoonotique. [Am. 119]
2. Les États membres peuvent décider que les notifications prévues au paragraphe 1, point b), sont à adresser à l’autorité compétente.
3. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 en ce qui concerne:
| a) | les critères permettant de déterminer si les circonstances qui imposent une notification telle que décrite au paragraphe 1, point b), sont réunies; |
| b) | les dispositions détaillées relatives à l’enquête plus approfondie prévue au paragraphe 1, point b). |
Article 17
Notification au sein de l’Union
1. Les États membres notifient immédiatement à la Commission et aux autres États membres l’apparition de tout foyer de maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point e), requérant une notification immédiate pour permettre la mise en œuvre en temps utile des mesures nécessaires de gestion du risque, compte tenu du profil de la maladie.
2. La notification prévue au paragraphe 1 contient les informations suivantes concernant le foyer:
| a) | l’agent pathogène concerné et, le cas échéant, son sous-type; |
| b) | les dates auxquelles l’apparition du foyer a été soupçonnée et confirmée; |
| c) | le lieu d’apparition du foyer; |
| d) | toute apparition d’autres foyers liés au premier; |
| e) | les animaux touchés par l’apparition du foyer; |
| f) | toute mesure de lutte contre la maladie adoptée en conséquence de l’apparition du foyer; |
| g) | l’origine possible ou avérée de la maladie répertoriée; |
| h) | les méthodes de diagnostic employées. |
3. La Commission détermine, au moyen d’ est habilitée à adopter des actes d’exécution, quelles délégués conformément à l'article 253 pour déterminer lesquelles des maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point e), doivent faire l’objet d’une notification immédiate par les États membres conformément au paragraphe 1. [Am. 120]
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2. [Am. 121]
Article 18
Communication d’informations au sein de l’Union
1. Les États membres communiquent à la Commission et aux autres États membres des informations relatives aux maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point e), pour lesquelles:
| a) | l’article 17, paragraphe 1, n’impose pas de procéder à une notification immédiate des apparitions de foyers; |
| b) | l’article 17, paragraphe 1, impose de procéder à une notification immédiate des apparitions de foyers, mais il est également nécessaire de communiquer des informations supplémentaires à la Commission et aux autres États membres concernant:
|
2. Les informations à communiquer conformément au paragraphe 1 portent sur les éléments suivants:
| a) | la détection des maladies répertoriées visées au paragraphe 1; |
| b) | les résultats de la surveillance menée, le cas échéant, conformément aux règles adoptées en vertu de l’article 29, point b) ii); |
| c) | les résultats des programmes de surveillance menés, le cas échéant, conformément à l’article 27, paragraphe 3, et aux règles adoptées en vertu de l’article 29, point b) ii); |
| d) | les programmes d’éradication menés, s’il y a lieu, conformément à l’article 33 et aux règles fixées par un acte d’exécution adopté conformément à l’article 35. |
3. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 afin de modifier et de compléter les exigences visées au paragraphe 2 et en ce qui concerne la communication d’informations relatives à d’autres aspects, s’il y a lieu, afin de garantir une application efficace des dispositions du présent règlement en matière de prévention et de lutte contre les maladies. [Am. 122]
Article 19
Dispositions communes concernant la notification et la communication d’informations au sein de l’Union
1. La notification et la communication d’informations au sein de l’Union prévues à l’article 17, paragraphe 1, et à l’article 18, paragraphe 1, sont effectuées selon un calendrier et une fréquence qui garantissent la transparence et l’application en temps utile des mesures nécessaires de gestion des risques, compte tenu:
| a) | du profil de la maladie; |
| b) | du type de foyer. |
2. Les États membres définissent des régions aux fins de la notification et de la communication d’informations au sein de l’Union prévues à l’article 17, paragraphe 1, et à l’article 18, paragraphe 1.
Article 20
Système informatisé de gestion de l’information pour la notification des maladies et la communication d’informations au sein de l’Union
La Commission met en place et administre un système informatisé de gestion de l’information pour assurer le fonctionnement des mécanismes et outils destinés à répondre aux exigences fixées dans les articles 17, 18 et 19 en matière de notification et de communication d’informations au sein de l’Union.
Article 21
Compétences d’exécution concernant la notification et la communication d’informations au sein de l’Union, ainsi que le système informatisé de gestion de l’information
La Commission établit, au moyen d’actes d’exécution, les dispositions définissant les exigences relatives à la notification et à la communication d’informations au sein de l’Union ainsi qu’au système informatisé de gestion de l’information visés aux articles 17 à 20 en ce qui concerne:
| a) | les informations devant être fournies par les États membres au titre de la notification et de la communication d’informations au sein de l’Union prévues à l’article 17, paragraphe 1, et à l’article 18, paragraphe 1; |
| b) | les procédures permettant la mise en place et l’utilisation du système informatisé de gestion de l’information prévu à l’article 20 et les mesures de transition à adopter pour procéder à la migration des données et des informations des systèmes actuels vers le nouveau système et faire en sorte que ce dernier soit pleinement opérationnel; |
| c) | le format et la structure des données à saisir dans le système informatisé de gestion de l’information prévu à l’article 20; |
| d) | les délais et fréquences applicables à la notification et à la communication d’informations au sein de l’Union visées à l’article 17, paragraphe 1, et à l’article 18, paragraphe 1; |
| e) | les régions définies conformément à l’article 19, paragraphe 2, aux fins de la notification et de la communication d’informations au sein de l’Union. |
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2.
Chapitre 2
Surveillance
Article 22
Obligations de surveillance incombant aux opérateurs
Afin de détecter la présence de maladies répertoriées et de maladies émergentes, les opérateurs:
| a) | observent l’état de santé et le comportement bien-être des animaux dont ils ont la responsabilité; [Am. 123] |
| a bis) | constatent toutes modifications des produits d'origine animale dont ils sont responsables susceptibles d'amener à soupçonner qu'une maladie répertoriée ou une maladie émergente en est la cause; [Am. 124] |
| b) | observent tout changement survenant dans les caractéristiques habituelles de la production des établissements, des animaux ou des produits germinaux relevant de leur responsabilité, et dont ils pourraient soupçonner qu’il est dû à une maladie répertoriée ou émergente; |
| c) | surveillent l’apparition de taux de mortalité anormaux et d’autres signes de maladie transmissible grave chez les animaux dont ils ont la responsabilité. [Am. 125] |
| c bis) | acceptent les inspections zoosanitaires d'un vétérinaire destinées à prévenir l'apparition de maladies répertoriées et de maladies émergentes, selon les critères établis à l'article 23; ces inspections sont aussi un moyen de conseiller l'opérateur en matière de biosécurité. [Am. 126] |
Les opérateurs peuvent participer à des démarches collectives volontaires de surveillance des maladies animales. [Am. 127]
Article 23
Inspections zoosanitaires
1. Les opérateurs veillent à ce que les établissements dont ils ont la responsabilité fassent l’objet d’inspections zoosanitaires effectuées par un vétérinaire ou tout autre professionnel qualifié , lorsque cela est nécessaire en raison des risques que pose l’établissement, compte tenu: [Am. 128]
| a) | du type d’établissement; |
| b) | des catégories et espèces d’animaux détenus présentes dans l’établissement; |
| b bis) | de la situation épidémiologique dans la zone ou la région; [Am. 129] |
| c) | de tout autre type de surveillance, de dispositifs d’assurance de la qualité ou de contrôles officiels auxquels sont soumis les animaux détenus et le type d’établissement concernés. |
Ces inspections zoosanitaires doivent avoir ont lieu selon une fréquence qui garantit une prévention satisfaisante des maladies animales et qui est proportionnée aux risques que pose présente l’établissement. L'autorité compétente fixe les modalités quant au contenu et à la fréquence des inspections zoosanitaires en fonction des types de risques présentés par les différents types d'établissements. [Am. 130]
Elles peuvent être effectuées lors de visites menées à d’autres fins.
2. Les inspections zoosanitaires prévues au paragraphe 1 visent à:
| a) | détecter tout signe signaler les signes d’apparition de maladies répertoriées ou émergentes; [Am. 131] |
| b) | fournir des conseils à l’opérateur en ce qui concerne la biosécurité ainsi que d’autres questions relatives à la santé des animaux, en fonction du type d’établissement et des catégories et espèces animales qui y sont détenues. |
| b bis) | fournir des informations à l'autorité compétente qui complètent la surveillance prévue à l'article 25. [Am. 132] |
Article 24
Délégation de pouvoir concernant les inspections zoosanitaires
La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253:
| a) | pour compléter:
|
| b) | pour définir les types d’établissements devant faire l’objet d’inspections zoosanitaires. [Am. 133] |
Article 25
Obligation de surveillance incombant à l’autorité compétente
1. L’autorité compétente surveille l’apparition des maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point e), et des maladies émergentes.
2. Cette surveillance est conçue de façon à garantir la détection en temps voulu de la présence des maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point e), et des maladies émergentes, moyennant la collecte, la compilation et l’analyse des informations utiles relatives à la situation zoosanitaire. Cette surveillance complète et s'appuie sur la surveillance effectuée par les opérateurs, individuellement et dans le cadre de programmes volontaires collectifs. [Am. 134]
3. L’autorité compétente veille à ce que les informations issues de la surveillance prévue au paragraphe 1 soient recueillies et utilisées de façon efficace et rationnelle.
Article 26
Méthodologie, fréquence et niveau de surveillance
La conception, les moyens, les méthodes de diagnostic, la fréquence, l’intensité, la population animale cible et le schéma d’échantillonnage de la surveillance visée à l’article 25, paragraphe 1, sont adaptés et proportionnés à ses objectifs, compte tenu:
| a) | du profil de la maladie; |
| b) | des facteurs de risque en jeu; |
| c) | du statut sanitaire:
|
| d) | de la surveillance menée par les opérateurs conformément à l’article 22, ou par d’autres autorités publiques. |
Article 27
Programmes de surveillance
1. L’autorité compétente entreprend la surveillance prévue à l’article 25, paragraphe 1, dans le cadre d’un programme de surveillance lorsqu’une surveillance structurée est nécessaire en raison:
| a) | du profil de la maladie; |
| b) | des facteurs de risque en jeu; |
| b bis) | des antécédents de l'État membre, de la zone ou du compartiment de celui-ci en matière de maladies. [Am. 135] |
2. Tout État membre qui met en place un programme de surveillance conformément au paragraphe 1 en informe la Commission et les autres États membres.
3. Tout État membre qui entreprend un programme de surveillance conformément au paragraphe 1 remet des rapports réguliers sur ses résultats à la Commission.
Article 28
Délégation de pouvoir
La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 en ce qui concerne:
| a) | la conception, les moyens, les méthodes de diagnostic, la fréquence, l’intensité, la population animale cible et les schémas d’échantillonnage de la surveillance prévue par l’article 26; |
| b) | les critères relatifs à la confirmation officielle et aux définitions des cas des maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point e), et, le cas échéant, des maladies émergentes; |
| b bis) | le détail des maladies répertoriées visées à l'article 8, paragraphe 1, point e), devant faire l'objet de programmes de surveillance; [Am. 136] |
| c) | les exigences relatives aux programmes de surveillance prévus à l’article 27, paragraphe 1, en ce qui concerne:
|
Article 29
Compétences d’exécution
La Commission définit, au moyen d’actes d’exécution, les exigences relatives à la surveillance et aux programmes de surveillance prévus par les articles 26 et 27 ainsi que par les dispositions adoptées en application de l’article 28, en ce qui concerne:
| a) | le détail des maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point e), devant faire l’objet de programmes de surveillance; [Am. 137] |
| b) | le format et la procédure relatifs:
|
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2.
Chapitre 3
Programmes d’éradication
Article 30
Programmes d’éradication obligatoires et volontaires
1. Les États membres qui ne sont pas indemnes ou qui ne sont pas réputés indemnes d’une ou de plusieurs des maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point b), sur l’ensemble de leur territoire ou dans des zones ou compartiments de celui-ci:
| a) | mettent en place un programme visant à éradiquer cette maladie ou à démontrer que l’État membre en est indemne, qui sera mené dans les populations animales concernées par la maladie et sur les parties utiles de leur territoire ou dans les zones ou compartiments utiles de celui-ci (ci-après dénommé «programme d’éradication obligatoire»); |
| b) | soumettent le projet de programme d’éradication obligatoire à la Commission, pour approbation. |
2. Les États membres qui ne sont pas indemnes ou qui ne sont pas réputés indemnes d’une ou de plusieurs des maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point c), et qui décident de mettre en place un programme visant à éradiquer cette ou ces maladies répertoriées, qui sera mené dans les populations animales concernées par celles-ci et sur les parties utiles de leur territoire ou des zones ou compartiments de celui-ci (ci-après dénommé «programme d’éradication volontaire») soumettent ce programme à la Commission, pour approbation:
| a) | lorsqu'ils demandent la reconnaissance des garanties zoosanitaires dans l'Union quant aux mouvements d'animaux ou de produits concernant cette maladie, ou |
| b) | lorsque le programme d'éradication volontaire fait l'objet d'une demande de participation financière de l'Union. [Am. 140] |
3. La Commission approuve, au moyen d’actes d’exécution:
| a) | les projets de programmes d’éradication obligatoires soumis à son approbation conformément au paragraphe 1; |
| b) | les projets de programmes d’éradication volontaires soumis à son approbation conformément au paragraphe 2. |
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2.
Pour des raisons d’urgence impérieuses dûment justifiées, liées à une maladie répertoriée représentant un risque émergent aux incidences particulièrement significatives, la Commission adopte les actes d’exécution immédiatement applicables prévus au point a), conformément à la procédure visée à l’article 255, paragraphe 3.
S’il y a lieu, la Commission peut, au moyen d’actes d’exécution, imposer aux États membres d' apporter des modifications ou mettre un terme aux programmes d’éradication approuvés conformément aux points a) et b). Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2. [Am. 141]
4. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 en ce qui concerne:
| a) | les objectifs, les stratégies de lutte contre la maladie et les objectifs intermédiaires des programmes d’éradication obligatoires et volontaires; |
| b) | les dérogations à l’obligation de soumettre pour approbation les programmes d’éradication obligatoires et volontaires, comme le prévoient le paragraphe 1, point b), et le paragraphe 2, lorsque cette approbation n’est pas nécessaire compte tenu des dispositions relatives à ces programmes adoptées en application de l’article 31, paragraphe 2, de l’article 34, paragraphe 2, et de l’article 35; |
| c) | les informations que les États membres doivent fournir à la Commission et aux autres États membres concernant les dérogations à l’obligation de faire approuver les programmes d’éradication obligatoires et facultatifs prévues au point b). |
La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 pour apporter des modifications ou mettre un terme aux dispositions adoptées en application du point b).
Article 31
Mesures relevant des programmes d’éradication obligatoires et facultatifs
1. Les programmes d’éradication obligatoires et facultatifs sont constitués au moins des mesures suivantes:
| a) | les mesures de lutte contre la maladie visant à éradiquer l’agent pathogène des établissements, compartiments et zones dans lesquels la maladie survient et à empêcher toute réinfection; |
| b) | la surveillance effectuée conformément aux dispositions des articles 26 à 29, en vue de démontrer:
|
| c) | les mesures de lutte contre la maladie à engager si les résultats de la surveillance sont positifs. |
2. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 en ce qui concerne:
| a) | les mesures de lutte contre la maladie prévues au paragraphe 1, point a); |
| b) | les mesures de lutte contre la maladie à adopter pour éviter toute réinfection de la population animale cible par la maladie considérée dans les établissements, les zones et les compartiments; |
| c) | la conception, les moyens, les méthodes de diagnostic, la fréquence, l’intensité, la population animale cible et le schéma d’échantillonnage de la surveillance, comme le prévoit l’article 26; |
| d) | les mesures de lutte contre la maladie à adopter en cas de résultats positifs pour la maladie répertoriée concernée, prévues au paragraphe 1, point c); |
| e) | la vaccination. |
Article 32
Éléments à présenter concernant les programmes d’éradication obligatoires et volontaires
Lorsqu’ils présentent leurs programmes d’éradication obligatoires et volontaires à la Commission pour approbation conformément à l’article 30, paragraphes 1 et 2, les États membres fournissent les informations suivantes:
| a) | une description de la situation épidémiologique de la maladie répertoriée visée par le programme d’éradication obligatoire ou volontaire; |
| b) | la description et la délimitation de la région géographique et administrative concernée par le programme d’éradication obligatoire ou volontaire; |
| c) | une description des mesures de lutte contre la maladie du programme d’éradication obligatoire ou volontaire visées à l’article 31, paragraphe 1, et dans les dispositions adoptées en application de l’article 31, paragraphe 2; |
| d) | la durée prévue du programme d’éradication obligatoire ou volontaire; |
| e) | les objectifs intermédiaires et les stratégies de lutte contre la maladie sous-tendant le programme d’éradication obligatoire ou volontaire; |
| f) | une analyse des coûts et avantages estimés du programme d’éradication obligatoire ou volontaire. |
| f bis) | l'indication précise des pouvoirs publics et des personnes privées associés à titres divers aux programmes, ainsi que des informations claires sur leurs responsabilités et leurs rôles respectifs dans l'exécution des programmes. [Am. 142] |
Article 33
Rapports
Tout État membre qui entreprend un programme d’éradication obligatoire ou volontaire communique à la Commission:
| a) | des rapports intermédiaires réguliers permettant le suivi des objectifs intermédiaires visés à l’article 32, point e), des programmes obligatoires ou volontaires en cours; |
| b) | un rapport final, une fois le programme achevé. |
Article 34
Durée d’application des programmes d’éradication
1. Les programmes d’éradication obligatoires et volontaires s’appliquent:
| a) | jusqu’à ce que soient réunies les conditions pour demander le statut «indemne de maladie» pour le territoire de l’État membre ou la zone conformément à l’article 36, paragraphe 1, ou pour le compartiment conformément à l’article 37, paragraphe 1; ou |
| b) | dans le cas d’un programme d’éradication volontaire, jusqu’à ce que celui-ci cesse de remplir ses fonctions étant donné que les conditions pour demander le statut «indemne de maladie» ne sont pas réunies; dans ce cas, le programme est retiré par l’autorité compétente ou par la Commission, conformément à la procédure par laquelle il a été mis en place. |
2. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 afin de compléter et de modifier les exigences prévues au paragraphe 1 en ce qui concerne la durée d’application des programmes d’éradication obligatoires et volontaires.
Article 35
Compétences d’exécution et délégation de pouvoir concernant les indicateurs de performance [Am. 143]
La Commission définit, au moyen d’actes d’exécution, les exigences en matière d’informations, de format et de procédure relatives aux dispositions des articles 30 à 33 en ce qui concerne:
| a) | la présentation, pour approbation, des projets de programmes d’éradication obligatoires ou volontaires; |
| b) | les indicateurs de performance; [Am. 145] |
| c) | les rapports communiqués à la Commission et aux autres États membres concernant les résultats de l’application des programmes d’éradication obligatoires ou volontaires. |
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2.
La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l'article 253 en ce qui concerne l'établissement d'indicateurs mesurant la performance de programmes d'éradication obligatoires ou volontaires prévus aux articles 30, 31 et 32. [Am. 145]
Chapitre 4
Statut «indemne de maladie»
Article 36
États membres et zones indemnes de maladie
1. Un État membre peut demander à la Commission d’approuver son statut «indemne de maladie» au regard d’une ou de plusieurs maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, points b) et c), soit pour l’ensemble de son territoire, soit pour une ou plusieurs des zones de celui-ci, dès lors qu’au moins l’une des conditions suivantes est remplie:
| a) | aucune des espèces répertoriées pour la maladie visée par la demande de statut «indemne de maladie» n’est présente sur l’ensemble du territoire de l’État membre ou dans la ou les zones concernées par la demande; |
| b) | l’agent pathogène est réputé ne pas pouvoir survivre sur l’ensemble du territoire de l’État membre ou dans la ou les zones concernées par la demande; |
| c) | dans le cas d’une maladie répertoriée transmise uniquement par des vecteurs, aucun de ces derniers n’est présent ou réputé pouvoir survivre sur l’ensemble du territoire de l’État membre ou dans la ou les zones concernées par la demande; |
| d) | il a été fait la preuve de l’absence de la maladie répertoriée au moyen:
|
2. Les demandes adressées par les États membres en vue d’obtenir le statut «indemne de maladie» comportent des éléments de preuve montrant que les conditions d’obtention de ce statut énumérées au paragraphe 1 sont respectées.
3. La Commission approuve, au moyen d’actes d’exécution, et moyennant modifications le cas échéant, les demandes adressées par les États membres en vue d’obtenir le statut «indemne de maladie», lorsque les conditions prévues aux paragraphes 1 et 2 sont réunies.
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2.
Article 37
Compartiments
1. Un État membre peut demander à la Commission la reconnaissance du statut «indemne de maladie» de certains compartiments pour les maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point a), et la protection de ce statut en cas d’apparition sur son territoire de foyers d’une ou de plusieurs maladies répertoriées, à condition:
| a) | que l’introduction de la ou des maladies répertoriées concernées par la demande puisse être effectivement empêchée à l’échelle du compartiment, compte tenu du profil de la maladie; |
| b) | que le compartiment concerné par la demande fasse l’objet d’un système unique et commun de gestion de la biosécurité visant à garantir le statut «indemne de maladie» de tous les établissements qui le composent; |
| c) | que le compartiment concerné par la demande ait été agréé par l’autorité compétente à des fins de mouvements d’animaux et de produits animaux conformément:
|
2. Un État membre peut demander à la Commission la reconnaissance du statut «indemne de maladie» de certains compartiments pour une ou plusieurs maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, points b) et c), à condition:
| a) | que l’introduction de la ou des maladies répertoriées concernées par la demande puisse être effectivement empêchée à l’échelle du compartiment, compte tenu du profil de la maladie; |
| b) | qu’une ou plusieurs des conditions suivantes soient remplies:
|
| c) | que les opérateurs contrôlant les établissements du compartiment disposent d’un système commun de gestion de la biosécurité permettant de garantir le statut «indemne de maladie» du compartiment; |
| d) | que le compartiment concerné par la demande ait été agréé par l’autorité compétente à des fins de mouvements d’animaux et de produits animaux conformément:
|
3. Les demandes de reconnaissance du statut «indemne de maladie» de certains compartiments adressées par les États membres conformément aux paragraphes 1 et 2 comportent des éléments de preuve montrant que les conditions énumérées dans ces paragraphes sont respectées.
4. La Commission reconnaît, au moyen d’actes d’exécution, et moyennant modifications le cas échéant, le statut «indemne de maladie» des compartiments lorsque les conditions visées aux paragraphes 1 ou 2 et 3 sont remplies.
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2.
5. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 en ce qui concerne:
| a) | les exigences en vue de la reconnaissance du statut «indemne de maladie» de certains compartiments prévue aux paragraphes 1 et 2, compte tenu du profil des maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, points a), b) et c), s’agissant au moins:
|
| b) | les dispositions détaillées relatives à l’approbation, par l’autorité compétente, du statut «indemne de maladie» des compartiments visé aux paragraphes 1 et 2; |
| c) | les compartiments situés sur le territoire de plusieurs États membres. |
Article 38
Listes des zones ou compartiments indemnes de maladie
Chaque État membre élabore et tient à jour une liste:
| a) | du territoire ou des zones indemnes de maladie visés à l’article 36, paragraphe 1; |
| b) | des compartiments indemnes de maladie visés à l’article 37, paragraphes 1 et 2. |
Les États membres rendent ces listes publiques.
Article 39
Délégation de pouvoir concernant le statut «indemne de maladie» des États membres et des zones
La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 en ce qui concerne:
| a) | les dispositions détaillées relatives au statut «indemne de maladie» des États membres et de leurs zones, compte tenu des différents profils de maladie, s’agissant:
|
| b) | les dérogations à l’obligation de faire approuver par la Commission le statut «indemne de maladie» pour une ou plusieurs maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, points b) et c), conformément à l’article 36, paragraphe 1, dès lors que cette approbation est superflue au vu des règles détaillées applicables au statut «indemne de maladie» qui ont été établies dans les dispositions adoptées en application du point a); |
| c) | les informations que doivent fournir les États membres à la Commission et aux autres États membres pour étayer les déclarations de statut «indemne de maladie» en l’absence d’adoption d’un acte d’exécution en application de l’article 36, paragraphe 3, conformément au point b). |
Article 40
Compétences d’exécution
La Commission définit, au moyen d’actes d’exécution, les obligations relatives au statut «indemne de maladie» des territoires, zones et compartiments conformément aux dispositions des articles 36, 37 et 38 et aux règles établies dans des actes d’exécution adoptés en application de l’article 39, en ce qui concerne:
| a) | les maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, points a), b) et c), pour lesquelles des compartiments indemnes de maladie peuvent être créés conformément à l’article 37; |
| b) | les obligations relatives aux informations à soumettre, au format et aux procédures, s’agissant:
|
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2.
Article 41
Conservation du statut «indemne de maladie»
1. Les États membres ne conservent le statut «indemne de maladie» pour leur territoire ou pour des zones ou compartiments de celui-ci, que:
| a) | tant que sont respectées les conditions d’octroi du statut «indemne de maladie» définies à l’article 36, paragraphe 1, à l’article 37, paragraphes 1 et 2, et dans les dispositions établies en application du paragraphe 3 et de l’article 39; |
| b) | tant qu’est menée une surveillance conforme aux exigences prévues à l’article 26 et visant à vérifier que le territoire, la zone ou le compartiment demeure indemne de la maladie répertoriée au regard de laquelle le statut «indemne de maladie» a été approuvé ou reconnu; |
| c) | tant que des restrictions frappent les mouvements d’animaux et, le cas échéant, de produits qui en sont issus, appartenant à des espèces répertoriées pour la maladie répertoriée au regard de laquelle le statut «indemne de maladie» a été approuvé ou reconnu, vers le territoire, la zone ou le compartiment concerné, conformément aux dispositions des parties IV et V; |
| d) | tant que sont appliquées d’autres mesures de biosécurité visant à empêcher l’introduction de la maladie répertoriée au regard de laquelle le statut «indemne de maladie» a été approuvé ou reconnu. |
2. Si les conditions visées au paragraphe 1 en ce qui concerne la conservation du statut «indemne de maladie» cessent d’être remplies, l’État membre concerné en informe immédiatement la Commission.
3. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 en ce qui concerne les conditions suivantes relatives à la conservation du statut «indemne de maladie»:
| a) | la surveillance prévue au paragraphe 1, point b); |
| b) | les mesures de biosécurité prévues au paragraphe 1, point c). |
Article 42
Suspension, retrait et rétablissement du statut «indemne de maladie»
1. Lorsqu’un État membre est fondé à soupçonner , ou est averti par l'intermédiaire d'une notification adressée par la Commission, qu’une condition, quelle qu’elle soit, de la conservation du statut «indemne de maladie» pour son territoire ou pour une zone ou un compartiment de celui-ci, a été enfreinte, cet État membre: [Am. 146]
| a) | suspend immédiatement prend les mesures appropriées en fonction du risque que pourraient présenter les mouvements des espèces répertoriées concernées par d'animaux en ce qui concerne la maladie répertoriée au regard de laquelle son statut «indemne de maladie» a été approuvé ou reconnu vers les autres États membres, zones ou compartiments ayant un statut sanitaire supérieur vis-à-vis de ladite maladie en question ; [Am. 147] |
| b) | applique immédiatement les mesures de lutte prévues dans la partie III, titre II, si une telle action présente un intérêt en vue de prévenir la propagation d’une maladie répertoriée au regard de laquelle le statut «indemne de maladie» a été approuvé ou reconnu. |
2. Les mesures prévues au paragraphe 1 sont levées lorsqu’une enquête plus poussée révèle:
| a) | que l’infraction soupçonnée n’a pas eu lieu; ou |
| b) | que l’infraction soupçonnée n’a pas eu d’incidences significatives et que l’État membre peut prouver que les conditions de conservation de son statut «indemne de maladie» sont à nouveau réunies. |
3. Lorsqu’une enquête plus poussée menée par l’État membre confirme une forte probabilité de survenance de la maladie répertoriée pour laquelle l’État a obtenu le statut «indemne de maladie» ou d’autres infractions significatives aux conditions de conservation de ce statut, l’État membre en informe immédiatement la Commission.
4. Au moyen d’actes d’exécution, la Commission retire alors immédiatement l’approbation octroyée au statut «indemne de maladie» d’un État membre ou d’une zone conformément à l’article 36, paragraphe 3, ou la reconnaissance de ce statut accordée à un compartiment conformément à l’article 37, paragraphe 4, après avoir recueilli auprès de l’État membre les informations visées au paragraphe 3 indiquant que les conditions de conservation de ce statut ne sont plus réunies. [Am. 148]
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2.
Pour des raisons d’urgence impérieuses dûment justifiées, si la maladie répertoriée visée au paragraphe 3 se propage rapidement et risque d’avoir des incidences particulièrement significatives sur la santé animale ou la santé publique, sur l’économie ou sur la société, la Commission adopte des actes d’exécution immédiatement applicables conformément à la procédure prévue à l’article 255, paragraphe 3.
5. Le pouvoir d’adopter des actes délégués est conféré à la Commission conformément à l’article 253 en ce qui concerne les règles de suspension, de retrait et de rétablissement du statut «indemne de maladie» visées aux mesures à prendre et les enquêtes à mener par l'État membre concerné en application des paragraphes 1 et 2 du présent article. [Am. 149]
Chapitre 4 bis
Laboratoires vétérinaires officiels [Am. 150]
Article 42 bis
Réseau européen de laboratoires
1. Le réseau européen de laboratoires est composé des laboratoires de référence de l'Union européenne, des laboratoires nationaux de référence et des laboratoires vétérinaires officiels.
2. Les laboratoires du réseau européen coopèrent dans l'exercice de leurs tâches et responsabilités afin que la surveillance des maladies animales et les programmes de contrôle et d'éradication prévus dans le présent règlement reposent sur l'état actuel des normes scientifiques et sur un diagnostic solide et fiable. [Am. 151]
Article 42 ter
Laboratoires de référence de l'Union
1. La Commission désigne les laboratoires de référence de l'Union européenne pour les maladies dont l'incidence sanitaire ou économique rend nécessaire d'atteindre les objectifs du présent règlement.
2. Les laboratoires sont désignés selon une procédure de sélection ouverte à tous, qui est renouvelée à intervalles réguliers.
3. Les laboratoires de référence de l'Union:
| a) | se conforment à la norme ISO/CEI 17025, relative aux «exigences générales concernant la compétence des laboratoires d'étalonnages et d'essais», et sont évalués et accrédités conformément à ladite norme par un organisme national d'accréditation agissant en conformité avec le règlement (CE) no 765/2008 du Parlement européen et du Conseil (56); |
| b) | s'acquittent des tâches qui leur incombent en tant que laboratoires de référence de l'Union européenne de manière impartiale et sans se trouver en situation de conflit d'intérêts; |
| c) | disposent de personnel dûment qualifié et correctement formé aux techniques d'analyse, d'essais et de diagnostic appliquées dans leur domaine de compétence, ainsi que de personnel d'appui, si nécessaire; |
| d) | possèdent les infrastructures, l'équipement et les produits nécessaires pour s'acquitter des tâches qui leur incombent ou y ont accès; |
| e) | veillent à ce que leur personnel ait une bonne connaissance des normes et des pratiques internationales et tienne compte dans son travail des dernières avancées en matière de recherche à l'échelle nationale, européenne et internationale; |
| f) | sont équipés pour s'acquitter de leurs tâches en situation d'urgence; |
| g) | le cas échéant, sont équipés pour respecter les normes de biosécurité applicables dans leur travail et tiennent compte des dernières avancées en matière de recherche à l'échelle nationale, européenne et internationale; sont équipés pour s'acquitter de leurs tâches en situation d'urgence; le cas échéant, sont équipés pour respecter les normes de biosécurité en vigueur. |
4. Il incombe à la Commission d'établir, au moyen d'actes d'exécution, les tâches et responsabilités spécifiques des laboratoires de référence de l'Union et, le cas échéant, les exigences minimales des installations, de l'équipement et du personnel nécessaires. [Am. 152]
Article 42 quater
Laboratoires nationaux de référence
1. Les États membres désignent un ou plusieurs laboratoires nationaux de référence pour chaque laboratoire de référence de l'Union européenne désigné conformément à l'article 42 ter, paragraphe 1.
2. Les laboratoires nationaux de référence satisfont aux exigences de l'article 42 ter, paragraphe 2.
3. Il incombe à la Commission d'établir, au moyen d'actes d'exécution, les tâches et responsabilités spécifiques des laboratoires nationaux de référence et, le cas échéant, les exigences minimales des installations, de l'équipement et du personnel nécessaires. Ces actes d'exécution sont adoptés conformément à la procédure d'examen visée à l'article 255, paragraphe 2. [Am. 153]
Article 42 quinquies
Coordination générale des laboratoires
1. Les laboratoires de référence de l'Union et les laboratoires nationaux de référence sont chargés, dans leur domaine de compétence:
| i) | de faire en sorte que les laboratoires vétérinaires officiels prévus à l'article 42 sexies reçoivent des informations actualisées sur les méthodes disponibles; |
| ii) | d'organiser des essais comparatifs entre laboratoires et de veiller à la participation active de ceux-ci; |
| iii) | de déterminer les besoins de formation du personnel de laboratoire et d'y pourvoir; |
| iv) | d'évaluer la qualité et l'aptitude des réactifs et des kits utilisés pour les diagnostics de laboratoire, et de produire et de distribuer le matériel de référence. |
2. Les laboratoires de référence de l'Union et les laboratoires nationaux de référence sont chargés de la coordination générale du réseau des laboratoires vétérinaires qui relèvent de leur compétence territoriale. [Am. 154]
Article 42 sexies
Laboratoires vétérinaires officiels
1. Les autorités compétentes désignent les laboratoires officiels chargés d'effectuer les analyses et les diagnostics relatifs aux maladies animales.
2. Les autorités compétentes peuvent uniquement désigner comme laboratoire officiel un laboratoire qui:
| a) | possède l'expérience, l'équipement et l'infrastructure nécessaires à la réalisation d'analyses ou d'essais ou diagnostics des échantillons; |
| b) | dispose de personnel dûment qualifié, formé et expérimenté en nombre suffisant; |
| c) | s'acquitte de ses tâches en tant que laboratoire officiel de manière impartiale et sans se trouver en situation de conflit d'intérêts; |
| d) | est en mesure de remettre à temps les résultats de l'analyse, de l'essai ou du diagnostic; |
| e) | dispose d'un système d'assurance de la qualité afin de garantir des résultats rigoureux et fiables des méthodes utilisées pour les analyses et les diagnostics. |
3. Les laboratoires vétérinaires officiels coopèrent avec les laboratoires nationaux de référence des États membres afin de veiller à ce que leurs tâches et responsabilités répondent à l'état actuel des normes scientifiques et des normes de qualité. [Am. 155]
PARTIE III
SENSIBILISATION, PRÉPARATION ET LUTTE CONTRE LA MALADIE
TITRE I
Sensibilisation et préparation à la maladie
Chapitre 1
Plans d’intervention et exercices de simulation
Article 43
Plans d’intervention
1. Les États membres élaborent et tiennent à jour des plans d’intervention et, s’il y a lieu, des manuels d’instructions détaillés définissant les mesures à prendre dans les États membres en cas d’apparition d’un cas ou d’un foyer d’une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), ou d’une maladie émergente, afin de garantir un niveau élevé de sensibilisation et de préparation à la maladie, ainsi qu’une réaction rapide.
2. Les plans d’intervention et, le cas échéant, les manuels d’instructions détaillées, abordent au moins les points suivants:
| a) | la mise en place d’une chaîne de commandement au sein de l’autorité compétente et avec d’autres autorités publiques, afin de garantir un processus décisionnel rapide et efficace au niveau de l’État membre ainsi qu’à l’échelon régional et local; |
| b) | le cadre de coopération entre l’autorité compétente et les autres autorités publiques concernées, afin que les actions entreprises soient cohérentes et coordonnées; |
| c) | l’accès:
|
| d) | la disponibilité des centres et groupes suivants, dotés de l’expertise nécessaire pour épauler l’autorité compétente:
|
| e) | l’application des mesures de lutte prévues au titre II, chapitre 1, pour les maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point a), et pour les maladies émergentes; |
| f) | les dispositions relatives à la vaccination d’urgence, le cas échéant; |
| g) | les principes relatifs à la délimitation géographique des zones réglementées établies par l’autorité compétente conformément à l’article 64, paragraphe 1; |
| h) | la coordination avec les États membres voisins ainsi qu’avec les pays et territoires tiers voisins, le cas échéant. |
2 bis. Les États membres consultent les parties prenantes concernées lors de l'élaboration et de la mise à jour des plans d'intervention. [Am. 157]
Article 44
Délégation de pouvoir et compétences d’exécution concernant les plans d’intervention
1. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 afin de définir les exigences et conditions détaillées applicables aux plans d’intervention prévus à l’article 43, paragraphe 1, et de compléter les exigences établies à l’article 43, paragraphe 2, compte tenu:
| a) | des objectifs des plans d’intervention visant à garantir un degré élevé de sensibilisation et de préparation aux maladies, ainsi qu’une réaction rapide; |
| b) | du profil des maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point a); |
| c) | des connaissances nouvelles et des évolutions en matière d’ ce qui concerne les maladies répertoriées et les outils de lutte contre les maladies. [Am. 158] |
2. La Commission fixe, au moyen d’actes d’exécution, les exigences concernant la mise en œuvre concrète, dans les États membres, des plans d’intervention prévus à l’article 43, paragraphe 1, en ce qui concerne:
| a) | les éléments visés à l’article 43, paragraphe 2, point a) et points c) à h); |
| b) | d’autres aspects opérationnels des plans d’intervention dans les États membres; |
| c) | les exigences et conditions détaillées applicables à la mise en œuvre pratique des actes délégués adoptés en application du paragraphe 1. |
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2.
Article 45
Exercices de simulation
1. L’autorité compétente veille à ce qu’il soit procédé régulièrement à des exercices de simulation concernant les plans d’intervention prévus à l’article 43, paragraphe 1:
| a) | afin de garantir, dans l’État membre, un niveau élevé de sensibilisation et de préparation à la maladie, ainsi qu’une réaction rapide à celle-ci; |
| b) | afin de vérifier le caractère opérationnel de ces plans d’intervention. |
2. Lorsque cela se révèle faisable et opportun, des exercices de simulation sont menés en étroite collaboration avec les autorités compétentes des États membres voisins et des pays et territoires tiers voisins.
3. Les États membres mettent à la disposition de la Commission et des autres États membres, si ceux-ci en font la demande, un rapport rendant compte des principaux résultats des exercices de simulation.
4. Lorsque cela se révèle faisable et opportun, la Commission établit, au moyen d’actes d’exécution, les dispositions relatives à la mise en œuvre pratique des exercices de simulation dans les États membres en ce qui concerne:
| a) | la fréquence, le contenu et le format de ces exercices; |
| b) | les exercices de simulation visant plusieurs maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point a); |
| c) | la collaboration entre États membres voisins et avec les pays et territoires tiers voisins. |
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2.
Chapitre 2
Utilisation de médicaments vétérinaires pour la prévention et la lutte contre les maladies
Article 46
Utilisation de médicaments vétérinaires pour la prévention et la lutte contre les maladies
1. Les États membres peuvent prendre prennent des mesures concernant l’utilisation responsable des médicaments vétérinaires pour les maladies répertoriées infectieuses , afin de garantir une prévention ou une lutte contre les maladies aussi efficace que possible, à condition que ces mesures respectent les règles d’utilisation des médicaments vétérinaires établies par les actes délégués adoptés en application de l’article 47. [Am. 159]
Ces mesures peuvent concerner les aspects suivants:
| a) | les interdictions et restrictions applicables à l’utilisation de médicaments vétérinaires; |
| b) | l’utilisation obligatoire de médicaments vétérinaires. |
2. Les États membres tiennent compte des critères ci-dessous pour déterminer s’il convient ou non d’utiliser des médicaments vétérinaires comme mesure de prévention et de lutte contre une maladie répertoriée donnée et, le cas échéant, selon quelles modalités: [Am. 160]
| a) | le profil de la maladie; |
| b) | la distribution de la maladie répertoriée:
|
| c) | la disponibilité, l’efficacité et les risques des médicaments vétérinaires , ainsi que les effets néfastes de la résistance aux antimicrobiens ; [Am. 161] |
| d) | la disponibilité de tests de diagnostic pour détecter les infections chez les animaux traités par médicaments vétérinaires; |
| e) | les incidences de l’utilisation des médicaments vétérinaires sur l’économie, la société, le bien-être animal et l’environnement, par comparaison aux autres stratégies disponibles de prévention et de lutte contre les maladies. |
3. Les États membres prennent les mesures préventives appropriées concernant l’utilisation des médicaments vétérinaires à des fins d’études scientifiques ou aux fins de la mise au point et des essais de ces médicaments dans des conditions contrôlées, dans un but de protection de la santé animale et publique.
3 bis. Afin de réduire la résistance aux antimicrobiens et conformément à l'action no 5 du plan d'action de la Commission énoncé dans sa communication au Parlement européen et au Conseil intitulée «Plan d'action pour combattre les menaces croissantes de la résistance aux antimicrobiens», les États membres rendent compte à la Commission, dans les deux ans qui suivent l'entrée en vigueur du présent règlement, de l'usage des médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques sur leur territoire. L'Union fixera ensuite des objectifs de réduction appropriés, dans les trois ans qui suivent l'entrée en vigueur du présent règlement. [Am. 162]
Article 47
Délégation de pouvoir concernant l’utilisation de médicaments vétérinaires
1. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 en ce qui concerne:
| a) | les interdictions et restrictions applicables à l’utilisation de médicaments vétérinaires; |
| b) | les conditions spécifiques d’utilisation des médicaments vétérinaires pour une maladie répertoriée particulière; [Am. 163] |
| c) | l’utilisation obligatoire de médicaments vétérinaires; |
| d) | les mesures d’atténuation des risques visant à empêcher la propagation des maladies répertoriées par l’intermédiaire d’animaux traités au moyen de médicaments vétérinaires ou par l’intermédiaire de produits issus de ces animaux; [Am. 164] |
| e) | la surveillance établie à la suite de l’utilisation de vaccins et d’autres médicaments vétérinaires pour des maladies répertoriées particulières. [Am. 165] |
| e bis) | les dispositions précisant l'usage auquel les animaux vaccinés d'urgence peuvent être destinés. [Am. 166] |
2. La Commission tient compte des critères figurant à l’article 46, paragraphe 2, pour établir les dispositions prévues au paragraphe 1.
3. En cas d’apparition de risques émergents, lorsque des raisons d’urgence impérieuse l’imposent, la procédure prévue à l’article 254 s’applique aux dispositions adoptées en application du paragraphe 1.
Chapitre 3
Banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic
Article 48
Création de banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union
1. Pour les maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point a), contre lesquelles la vaccination n’est pas interdite par un acte délégué adopté en application de l’article 47, paragraphe 1, la Commission peut créer et assumer la responsabilité de gérer des banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union, destinées au stockage et à la reconstitution des stocks d’un ou de plusieurs des produits biologiques suivants:
| a) | antigènes; |
| b) | vaccins; |
| c) | lots de semence primaire destinée à la production de vaccin; |
| d) | réactifs de diagnostic. |
1 bis. La Commission veille à l'existence d'une procédure accélérée de développement et d'enregistrement pour les agents pathogènes des maladies nouvellement émergentes et/ou importent des médicaments vétérinaires correctement enregistrés. [Am. 167]
2. La Commission veille à ce que les banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union prévues au paragraphe 1:
| a) | conservent en quantité suffisante les types appropriés d’antigènes, de vaccins, de lots de semence primaire destinée à la production de vaccins et de réactifs de diagnostic pour la maladie répertoriée concernée, compte tenu des besoins des États membres évalués dans le cadre des plans d’intervention prévus à l’article 43, paragraphe 1; |
| b) | reçoivent un approvisionnement régulier et renouvellent en temps voulu leurs stocks d’antigènes, de vaccins, de lots de semence primaire destinée à la production de vaccins et de réactifs de diagnostic; |
| c) | soient entretenues et déplacées selon les normes adaptées de biosécurité, de biosûreté et de confinement biologique visées à l’article 15, paragraphe 1, et dans les actes délégués adoptés en application de l’article 15, paragraphe 2. |
3. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 en ce qui concerne:
| a) | la gestion, le stockage et la reconstitution des stocks des banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union prévues aux paragraphes 1 et 2; |
| b) | les exigences en matière de biosécurité, de biosûreté et de confinement biologique nécessaires à leur fonctionnement, compte tenu des exigences énoncées à l’article 15, paragraphe 1, et dans les actes délégués adoptés en application de l’article 15, paragraphe 2. |
Article 49
Accès aux banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union
1. Sur demande et pour autant que des stocks soient disponibles, la Commission pourvoit à la fourniture des produits biologiques visés à l’article 48, paragraphe 1, issus des banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union:
| a) | aux États membres; |
| b) | aux pays ou territoires tiers, à condition que la demande ait pour principal objectif d’empêcher la propagation d’une maladie à l’Union. |
2. Lorsque les stocks sont limités, la Commission établit un ordre de priorité pour l’accès prévu au paragraphe 1, compte tenu:
| a) | du contexte zoosanitaire dans lequel la demande est formulée; |
| b) | de l’existence d’une banque nationale d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic dans l’État membre, le pays ou le territoire tiers demandeur; |
| c) | de l’existence, à l’échelle de l’Union, de mesures de vaccination obligatoire définies dans des actes délégués adoptés en application de l’article 47, paragraphe 1. |
Article 50
Compétences d’exécution concernant les banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union
La Commission établit, au moyen d’actes d’exécution, les dispositions applicables aux banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union en précisant, pour les produits biologiques visés à l’article 48, paragraphe 1:
| a) | lesquels de ces produits biologiques doivent figurer dans les banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union, et pour quelles maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point a); |
| b) | les types de produits biologiques devant figurer dans les banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union et en quelle quantité pour chacune des maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point a), pour lesquelles il existe une banque; |
| c) | les exigences relatives à l’approvisionnement, au stockage et à la reconstitution des stocks de ces produits biologiques; |
| d) | la fourniture aux États membres et aux pays et territoires tiers de ces produits biologiques issus des banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union; |
| e) | les exigences procédurales et techniques pour l’inclusion de ces produits biologiques dans les banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union et pour les demandes d’accès les concernant. |
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2.
Pour des raisons d’urgence impérieuses dûment justifiées, liées à une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), représentant un risque aux incidences particulièrement significatives, la Commission adopte des actes d’exécution immédiatement applicables conformément à la procédure visée à l’article 255, paragraphe 3.
Article 51
Confidentialité des informations concernant les banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union
Les informations relatives aux quantités et aux sous-types des produits biologiques visés à l’article 48, paragraphe 1, stockés dans les banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union, sont traitées comme des renseignements confidentiels et ne sont pas publiées.
Article 52
Banques nationales d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic
1. Les États membres ayant créé des banques nationales d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic pour les maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point a), pour lesquelles il existe des banques d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic de l’Union, veillent à ce que leurs banques nationales respectent les exigences de biosécurité, de biosûreté et de confinement biologique prévues à l’article 15, paragraphe 1, point a), et dans les actes délégués adoptés en application de l’article 15, paragraphe 2, et de l’article 48, paragraphe 3, point b).
2. Les États membres fournissent à la Commission et aux autres États membres des informations à jour en ce qui concerne:
| a) | l’existence ou la création de banques nationales d’antigènes, de vaccins et de réactifs de diagnostic visées au paragraphe 1; |
| b) | les types d’antigènes, de vaccins, de lots de semence primaire destinée à la production de vaccin et de réactifs de diagnostic détenus dans ces banques, ainsi que leurs quantités; |
| c) | toute modification dans leur fonctionnement. |
3. La Commission peut, au moyen d’actes d’exécution, établir des dispositions définissant le contenu, la fréquence et le format des informations à fournir visées au titre du paragraphe 2.
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2.
TITRE II
Mesures de lutte contre les maladies
Chapitre 1
Maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point a)
Section 1
Mesures de lutte lorsque la présence d’une maladie répertoriée est soupçonnée chez des animaux détenus
Article 53
Obligations incombant aux opérateurs, aux professionnels des animaux et aux détenteurs d’animaux de compagnie
1. Si la présence d’une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), est soupçonnée chez des animaux détenus, les professionnels des animaux, les opérateurs et les détenteurs d’animaux de compagnie, en plus de la notification des signes ou des soupçons conformément à l’article 16, paragraphe 1, et en attendant que l’autorité compétente prenne des mesures de lutte contre la maladie conformément à l’article 54, paragraphe 1, et à l’article 55, paragraphe 1, prennent les mesures appropriées de lutte contre la maladie prévues à l’article 55, paragraphe 1, points c), d) et e), afin d’empêcher la propagation de ladite maladie répertoriée à partir des animaux, établissements et sites touchés relevant de leur responsabilité à d’autres animaux ou aux humains.
2. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 pour fixer des dispositions détaillées venant compléter les mesures de lutte contre la maladie que prennent les opérateurs, les professionnels des animaux et les détenteurs d’animaux de compagnie prévues au paragraphe 1.
Article 54
Enquête de l’autorité compétente en cas de soupçon d’une maladie répertoriée
1. Si la présence d’une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), est soupçonnée chez des animaux détenus, l’autorité compétente mène sans attendre une enquête visant à confirmer ou à infirmer la présence de cette maladie.
2. Aux fins de l’enquête prévue au paragraphe 1, l’autorité compétente veille, le cas échéant, à ce que les vétérinaires officiels:
| a) | procèdent à un examen clinique d’un échantillon représentatif des animaux détenus des espèces répertoriées pour la maladie répertoriée concernée; |
| b) | procèdent aux prélèvements nécessaires sur ces animaux détenus des espèces répertoriées et à d’autres prélèvements pour examen dans les laboratoires désignés à cet effet par l’autorité compétente; |
| c) | procèdent à un examen en laboratoire pour confirmer ou infirmer la présence de la maladie répertoriée considérée. |
3. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 pour fixer des dispositions détaillées venant compléter celles qui concernent l’enquête menée par l’autorité compétente prévue au paragraphe 1.
Article 55
Mesures préliminaires de lutte contre la maladie prises par l’autorité compétente
1. Si la présence d’une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), est soupçonnée chez des animaux détenus, l’autorité compétente prend les mesures préliminaires de lutte contre la maladie énumérées ci-dessous, dans l’attente des résultats de l’enquête prévue à l’article 54, paragraphe 1, et de la mise en œuvre des mesures de lutte contre la maladie conformément à l’article 61, paragraphe 1:
| a) | placement sous surveillance officielle de l’établissement, de l’habitation, de l’entreprise du secteur alimentaire ou du secteur de l’alimentation animale, de l'entreprise de transport, de l'entreprise du commerce du bétail ou de l’établissement de sous-produits animaux ou de tout autre site dans lequel la présence de la maladie est soupçonnée; [Am. 168] |
| b) | établissement d’un inventaire:
|
| c) | application garantie de l'application des mesures de biosécurité nécessaires pour empêcher la propagation de l’agent pathogène répertorié à d’autres animaux ou aux humains; [Am. 171] |
| d) | si cela s’avère nécessaire pour empêcher la poursuite de la propagation de l’agent pathogène, isolement des animaux détenus des espèces répertoriées pour la maladie répertoriée concernée et prévention de tout contact avec la faune sauvage; |
| e) | restriction des mouvements d’animaux détenus, de produits et, le cas échéant, de personnes, de véhicules et de tout matériel ou tout autre moyen par lequel l’agent pathogène aurait pu se propager depuis ou vers l’établissement, les habitations, les établissements du secteur alimentaire ou du secteur de l’alimentation animale, les entreprises de transport, les entreprises du commerce du bétail, les établissements de sous-produits animaux, ou tout autre site dans lequel la présence de la maladie répertoriée est soupçonnée, dans la mesure nécessaire pour empêcher sa propagation; [Am. 172] |
| f) | adoption de toute autre mesure nécessaire de lutte contre la maladie compte tenu des mesures de lutte prévues à la section 4, et prise des dispositions nécessaires pour que les mesures de lutte épargnent aux animaux touchés toute souffrance et douleur évitables, en ce qui concerne: [Am. 173]
|
| g) | déclenchement de l’enquête épidémiologique prévue à l’article 57, paragraphe 1. |
2. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 afin de fixer des dispositions détaillées venant compléter celles qui figurent au paragraphe 1 en ce qui concerne les mesures particulières et détaillées de lutte contre la maladie qu’il convient de prendre en fonction de la maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), concernée, et compte tenu des risques qui se posent pour:
| a) | l’espèce ou la catégorie d’animaux; |
| b) | du type de production. |
Article 56
Examen et extension des mesures préliminaires de lutte contre la maladie
Les mesures de lutte contre la maladie prévues à l’article 55, paragraphe 1, sont:
| a) | sont examinées par l’autorité compétente, s’il y a lieu, à la suite des conclusions:
|
| b) | sont étendues à des sites autres que ceux visés à l’article 55, paragraphe 1, point e), si cela s’avère nécessaire. |
SECTION 2
Enquête épidémiologique
Article 57
Enquête épidémiologique
1. L’autorité compétente mène une enquête épidémiologique si la présence d’une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), est soupçonnée ou confirmée chez des animaux.
2. L’enquête épidémiologique visée au paragraphe 1 vise à:
| a) | établir l’origine probable de la maladie répertoriée et ses modes de propagation; |
| b) | calculer la durée probable depuis laquelle la maladie répertoriée est présente; |
| c) | recenser les établissements contact, les unités épidémiologiques à l’intérieur de ceux-ci, les habitations, les entreprises du secteur alimentaire et du secteur de l’alimentation animale, les entreprises de transport, les entreprises du commerce du bétail, les établissements de sous-produits animaux ou tout autre site dans lequel des animaux des espèces répertoriées pour la maladie répertoriée dont la présence est soupçonnée peuvent avoir été infectés, infestés ou contaminés; [Am. 175] |
| d) | obtenir des informations sur les mouvements d’animaux détenus, de personnes, de produits, de véhicules, de tout matériel ou autre moyen par lequel l’agent pathogène aurait pu se propager au cours de la période considérée précédant la notification du soupçon ou de la confirmation de la présence de la maladie répertoriée; |
| e) | obtenir des informations sur la propagation probable de la maladie répertoriée à l’environnement immédiat, y compris concernant la présence et la distribution des vecteurs de la maladie. |
Section 3
Confirmation de la présence d’une maladie chez des animaux détenus
Article 58
Confirmation officielle, par l’autorité compétente, de la présence d’une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a)
1. Pour confirmer officiellement la présence d’une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), l’autorité compétente s’appuie sur les informations suivantes:
| a) | les résultats des examens cliniques et des examens en laboratoire prévus à l’article 54, paragraphe 2; |
| b) | l’enquête épidémiologique prévue à l’article 57, paragraphe 1; |
| c) | les autres données épidémiologiques disponibles. |
2. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 en ce qui concerne les conditions nécessaires à la confirmation officielle visée au paragraphe 1.
Article 59
Levée des mesures préliminaires de lutte contre la maladie lorsque la présence de la maladie répertoriée ou d'une maladie émergente est infirmée [Am. 176]
L’autorité compétente continue d’appliquer les mesures préliminaires de lutte contre la maladie prévues à l’article 55, paragraphe 1, et à l’article 56, jusqu’à ce que la présence des maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point a), ou d'une maladie émergente ait été infirmée compte tenu des informations visées à l’article 58, paragraphe 1, ou des dispositions adoptées en application de l’article 58, paragraphe 2. [Am. 177]
Section 4
Mesures de lutte contre la maladie lorsque la présence de celle-ci est confirmée chez des animaux détenus
Article 60
Mesures immédiates de lutte contre la maladie prises par l’autorité compétente
Si l’apparition d’un foyer d’une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), fait l’objet d’une confirmation officielle conformément à l’article 58, paragraphe 1, chez des animaux détenus, l’autorité compétente:
| a) | déclare sans attendre officiellement infecté par cette maladie répertoriée l’établissement, l’habitation, l’entreprise du secteur alimentaire ou du secteur de l’alimentation animale, l'entreprise de transport, l'entreprise du commerce du bétail, l’établissement de sous-produits animaux ou tout autre site concerné ; [Am. 178] |
| b) | instaure immédiatement une zone réglementée adaptée à la maladie répertoriée considérée; |
| c) | applique immédiatement le plan d’intervention prévu à l’article 43, paragraphe 1, pour garantir une pleine coordination des mesures de lutte contre la maladie. |
Article 61
Établissements et autres sites touchés
1. En cas d’apparition d’un foyer d’une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), chez des animaux détenus dans un établissement, une habitation, une entreprise du secteur alimentaire ou du secteur de l’alimentation animale, une entreprise de transport, une entreprise du commerce du bétail, un établissement de sous-produits animaux ou tout autre site, l’autorité compétente prend immédiatement une ou plusieurs des mesures de lutte suivantes afin d’empêcher la poursuite de la propagation de cette maladie répertoriée: [Am. 179]
| a) | des restrictions de déplacement pour les personnes, les animaux, les produits, les véhicules ou tout autre matériel ou substance susceptibles d’être contaminés et de contribuer à la propagation de la maladie répertoriée; |
| b) | la mise à mort et l’élimination ou l’abattage , selon des méthodes humaines, des animaux susceptibles d’être contaminés et de contribuer à la propagation de la maladie répertoriée , et à condition que cela se passe d'une manière permettant d'épargner à l'animal toute douleur ou souffrance inutile ; [Am. 180] |
| c) | la destruction, la transformation, la conversion ou le traitement de produits, d’aliments pour animaux ou de toute autre substance, ou le traitement des équipements, des moyens de transports, des végétaux, des produits végétaux ou des eaux susceptibles d’être contaminés, selon que de besoin, afin de garantir la destruction de tout agent pathogène ou vecteur de celui-ci; |
| d) | la vaccination ou le traitement par d’autres médicaments vétérinaires des animaux détenus conformément à l’article 46, paragraphe 1, et à tout acte délégué adopté en application de l’article 47, paragraphe 1; de préférence une vaccination qui laisse les animaux en vie et qui n'a pas de conséquences négatives pour le commerce au sein de l'Union et avec les pays tiers; [Am. 181] |
| e) | l’isolement, la mise en quarantaine ou le traitement des animaux et produits susceptibles d’être contaminés et de contribuer à la propagation de la maladie répertoriée; |
| f) | le nettoyage, la désinfection, la désinfestation ou toute autre mesure de biosécurité nécessaire devant être appliquée à l’établissement, à l’habitation, à l’entreprise du secteur alimentaire ou du secteur de l’alimentation animale, à l'entreprise de transport, à l'entreprise du commerce du bétail, à l’établissement de sous-produits animaux ou à tout autre site touché, afin de réduire autant que faire se peut le risque de propagation de la maladie répertoriée; [Am. 182] |
| g) | le prélèvement d’un nombre suffisant d’échantillons appropriés pour la réalisation de l’enquête épidémiologique prévue à l’article 57, paragraphe 1; |
| h) | l’examen en laboratoire des prélèvements. |
2. Pour déterminer quelles sont les mesures de lutte contre la maladie prévues au paragraphe 1 qu’il convient d’appliquer, l’autorité compétente tient compte des éléments suivants:
| a) | le profil de la maladie; |
| b) | le type de production et les unités épidémiologiques au sein de l’établissement, de l’habitation, de l’entreprise du secteur alimentaire ou du secteur de l’alimentation animale, de l'entreprise de transport, de l'entreprise du commerce du bétail, de l’établissement de sous-produits animaux ou de tout autre site touché; [Am. 183] |
| b bis) | l'incidence des mesures sur la diversité génétique des animaux d'élevage et la nécessité de préserver les ressources génétiques d'animaux d'élevage. [Am. 184] |
3. L’autorité compétente n’autorise le repeuplement de l’établissement, de l’habitation ou de tout autre site que: [Am. 185]
| a) | lorsque l’ensemble des mesures de lutte contre la maladie et des examens en laboratoire prévus au paragraphe 1 ont été exécutés avec succès; |
| b) | lorsqu’une période suffisante s’est écoulée pour prévenir une nouvelle contamination de l’établissement, de l’habitation, de l’entreprise du secteur alimentaire ou du secteur de l’alimentation animale, de l'entreprise de transport, de l'entreprise du commerce du bétail, de l’établissement de sous-produits animaux et de tout autre site touché par la maladie répertoriée à l’origine de l’apparition du foyer visé au paragraphe 1. [Am. 186] |
Article 62
Établissements et sites épidémiologiquement uniformes
1. L’autorité compétente étend les mesures de lutte contre la maladie prévues à l’article 61, paragraphe 1, à d’autres établissements, unités épidémiologiques à l’intérieur de ceux-ci, habitations, entreprises du secteur alimentaire ou du secteur de l’alimentation animale, entreprises de transport, entreprises du commerce du bétail, établissements de sous-produits animaux ou sites, ou aux moyens de transport vers lesquels, à partir desquels ou par l’intermédiaire desquels l’enquête épidémiologique prévue à l’article 57, paragraphe 1, les résultats des enquêtes cliniques ou des examens en laboratoire, ou d’autres données épidémiologiques permettent de soupçonner une propagation de la maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), à l’égard de laquelle ces mesures ont été prises. [Am. 187]
2. Si l’enquête épidémiologique prévue à l’article 57, paragraphe 1, montre que l’origine probable de la maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), est un autre État membre, ou qu’il est probable que la maladie répertoriée se soit propagée à un autre État membre, l’autorité compétente en informe celui-ci ainsi que la Commission . [Am. 188]
3. Dans l’éventualité visée au paragraphe 2, les autorités compétentes des différents États membres coopèrent pour mener une enquête épidémiologique plus approfondie et appliquer les mesures de lutte contre la maladie.
Article 63
Délégation de pouvoir concernant les mesures de lutte contre la maladie dans les établissements et sites atteints qui sont épidémiologiquement uniformes
La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 pour établir des dispositions détaillées concernant les mesures de lutte contre la maladie adoptées par l’autorité compétente conformément aux articles 61 et 62 dans les établissements, entreprises du secteur alimentaire ou du secteur de l’alimentation animale, établissements de sous-produits animaux ou sites touchés qui sont épidémiologiquement uniformes, pour toute maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a).
Ces dispositions détaillées portent sur les points suivants:
| a) | les conditions et exigences relatives aux mesures de lutte contre la maladie visées à l’article 61, paragraphe 1, points a) à e); |
| b) | les procédures de nettoyage, de désinfection et de désinfestation prévues à l’article 61, paragraphe 1, point f), qui précisent, le cas échéant, les produits biocides à utiliser à ces fins; |
| c) | les conditions et exigences relatives au prélèvement d’échantillons et à l’examen en laboratoire prévus à l’article 61, paragraphe 1, points g) et h); |
| d) | les conditions et exigences détaillées relatives au repeuplement prévu à l’article 61, paragraphe 3; |
| e) | les mesures de lutte nécessaires prévues à l’article 62 qu’il convient de mettre en œuvre dans les établissements, sites et moyens de transport qui sont épidémiologiquement uniformes. |
Article 64
Création de zones réglementées par l’autorité compétente
1. Le cas échéant, l’autorité compétente établit une zone réglementée autour de l’établissement, de l’habitation, de l’entreprise du secteur alimentaire ou du secteur de l’alimentation animale, de l'entreprise de transport, de l'entreprise du commerce du bétail, de l’établissement de sous-produits animaux ou de tout autre site touché dans lequel est apparu un foyer d’une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, a), parmi des animaux détenus, en tenant compte: [Am. 189]
| a) | du profil de la maladie; |
| b) | de la situation géographique des zones réglementées; |
| c) | des caractéristiques écologiques et hydrologiques des zones réglementées; |
| d) | des conditions météorologiques; |
| e) | de la présence, de la distribution et du type de vecteurs dans les zones réglementées; |
| f) | des résultats de l’enquête épidémiologique prévue à l’article 57, paragraphe 1, ainsi que d’autres études et données épidémiologiques; |
| g) | des résultats des tests de laboratoire; |
| h) | des mesures appliquées pour lutter contre la maladie. |
| h bis) | des coûts directs et indirects pour les secteurs touchés et l'économie dans son ensemble. [Am. 190] |
L'autorité compétente crée la zone réglementée dans le respect du principe de proportionnalité. [Am. 191]
La zone réglementée est assortie, s’il y a lieu, d’une zone de protection et de surveillance aux dimensions et à la configuration bien définies.
2. L’autorité compétente évalue et examine la situation de façon continue et, si cela s’avère nécessaire pour empêcher la propagation de la maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a):
| a) | adapte les limites de la zone réglementée; |
| b) | crée des zones réglementées supplémentaires. |
3. Lorsque les zones réglementées se trouvent sur le territoire de plusieurs États membres, les autorités compétentes des États membres concernés établissent les zones réglementées prévues au paragraphe 1 en coopération.
4. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 concernant les dispositions détaillées en matière de création et de modification des zones réglementées, y compris des zones de protection ou de surveillance.
Article 65
Mesures de lutte contre la maladie dans les zones réglementées
1. Afin d’éviter la poursuite de la propagation de la maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), l’autorité compétente adopte une ou plusieurs des mesures suivantes de lutte dans les zones réglementées:
| a) | recensement des établissements, habitations, entreprises du secteur alimentaire ou du secteur de l’alimentation animale, entreprises de transport, entreprises du commerce du bétail, établissements de sous-produits animaux ou autres sites détenant des animaux des espèces répertoriées pour cette maladie répertoriée; [Am. 192] |
| b) | visites aux établissements, habitations, entreprises du secteur alimentaire ou du secteur de l’alimentation animale, entreprises de transport, entreprises du commerce du bétail, établissements de sous-produits animaux ou autres sites détenant des animaux des espèces répertoriées pour cette maladie répertoriée et, s’il y a lieu, examens, prélèvement d’échantillons et examen en laboratoire de ces prélèvements; [Am. 193] |
| c) | conditions applicables aux mouvements des personnes, des animaux, des produits, des aliments pour animaux, des véhicules et de tout autre matériel ou substance susceptibles d’être contaminés ou de contribuer à la propagation de cette maladie répertoriée à l’intérieur et à partir des zones réglementées ainsi qu’aux transports traversant les zones réglementées; |
| d) | exigences en matière de biosécurité pour:
|
| e) | la vaccination et le traitement par d’autres médicaments vétérinaires des animaux détenus, conformément à l’article 46, paragraphe 1, et à tout acte délégué adopté en application de l’article 47, paragraphe 1; |
| f) | le nettoyage, la désinfection et la désinfestation; |
| g) | la désignation ou, le cas échéant, l’agrément d’un établissement du secteur alimentaire aux fins de l’abattage , avec étourdissement préalable, d’animaux ou du traitement des produits d’origine animale en provenance des zones réglementées; [Am. 194] |
| h) | les exigences en matière d’identification et de traçabilité pour les mouvements d’animaux, de produits germinaux ou de produits d’origine animale; |
| i) | les autres mesures nécessaires en matière de biosécurité et d’atténuation des risques visant à réduire autant que faire se peut les risques de propagation de la maladie répertoriée considérée. |
2. L’autorité compétente prend toutes les mesures nécessaires pour informer de façon exhaustive les personnes présentes dans les zones réglementées des restrictions en vigueur et de la nature des mesures de lutte contre la maladie.
3. Pour déterminer les mesures de lutte contre la maladie prévues au paragraphe 1 qu’il convient de prendre, l’autorité compétente tient compte des éléments suivants:
| a) | le profil de la maladie; |
| b) | les types de production; |
| c) | la faisabilité, la disponibilité et l’efficacité de ces mesures de lutte. |
Article 66
Obligations incombant aux opérateurs dans les zones réglementées
1. Les opérateurs détenant des animaux et des produits dans les zones réglementées prévues à l’article 64, paragraphe 1, notifient à l’autorité compétente tout mouvement prévu d’animaux détenus et de produits, à l’intérieur ou au départ de la zone réglementée.
2. Ils ne procèdent à des mouvements d’animaux détenus et de produits qui en sont issus que conformément aux instructions de l’autorité compétente.
Article 67
Délégation de pouvoir concernant les mesures de lutte contre la maladie dans les zones réglementées
La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 concernant les dispositions détaillées relatives aux mesures de lutte contre la maladie à adopter dans les zones réglementées visées à l’article 65, paragraphe 1, pour chacune des maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point a).
Ces dispositions détaillées portent sur les points suivants:
| a) | les conditions et exigences relatives aux mesures de lutte contre la maladie prévues à l’article 65, paragraphe 1, points a), c), d), e), g), h) et i); |
| b) | les principes relatifs aux procédures de nettoyage, de désinfection et de désinfestation prévues à l’article 65, paragraphe 1, point f), qui précisent, le cas échéant, les produits biocides à utiliser à ces fins; [Am. 195] |
| c) | la surveillance à mener à la suite de l’application des mesures de lutte contre la maladie et des examens de laboratoire prévus à l’article 65, paragraphe 1, point b); |
| d) | les autres mesures spécifiques de lutte contre la maladie visant à limiter la propagation de certaines maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, point a). |
Article 68
Maintien des mesures de lutte contre la maladie dans les zones réglementées et actes délégués
1. L’autorité compétente continue d’appliquer les mesures de lutte contre la maladie prévues dans la présente section:
| a) | jusqu’à ce que les mesures de lutte appropriées au vu de la maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), à l’origine de l’application des restrictions aient été exécutées; |
| b) | jusqu’à ce qu’il ait été procédé au nettoyage, à la désinfection ou à la désinfestation finals, selon que de besoin, en fonction:
|
| c) | jusqu’à ce qu’une surveillance adaptée, en fonction de la maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), faisant l’objet des mesures de lutte et du type d’établissement ou de site, ait été menée dans la zone réglementée et confirme l’éradication de cette maladie répertoriée. |
2. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 au sujet des dispositions détaillées relatives aux mesures de lutte contre la maladie adoptées par l’autorité compétente comme le prévoit le paragraphe 1 en ce qui concerne:
| a) | les procédures relatives au nettoyage, à la désinfection ou à la désinfestation finals et, si nécessaire, l’utilisation de produits biocides à cet effet; |
| b) | la conception, les moyens, les méthodes, la fréquence, l’intensité, la population animale cible et le schéma d’échantillonnage de la surveillance visant au rétablissement du statut «indemne de maladie» après l’apparition du foyer; |
| c) | le repeuplement des zones réglementées à l’issue des mesures de lutte contre la maladie prévues au paragraphe 1, compte tenu des conditions de repeuplement prévues à l’article 61, paragraphe 3; |
| d) | les autres mesures nécessaires de lutte contre la maladie visant au rétablissement du statut «indemne de maladie». |
Article 69
Vaccination d’urgence
1. Si cela s’avère nécessaire pour lutter efficacement contre la maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), à laquelle s’appliquent les mesures de lutte prises en conséquence de l’apparition du foyer, les autorités compétentes peuvent:
| a) | élaborer un plan de vaccination; |
| b) | définir des zones de vaccination. |
2. Pour décider de la mise en place du plan et des zones de vaccination prévus au paragraphe 1, l’autorité compétente tient compte des éléments suivants:
| a) | les exigences relatives à la vaccination d’urgence établies dans les plans d’intervention prévus à l’article 43, paragraphe 1; |
| b) | les exigences relatives à l’utilisation de vaccins prévues à l’article 46, paragraphe 1, ainsi que dans tout acte délégué adopté en application de l’article 47, paragraphe 1. |
3. Les zones de vaccination prévues au paragraphe 1, point b), sont conformes aux exigences relatives aux mesures d’atténuation des risques visant à empêcher la propagation des maladies répertoriées et à celles qui concernent la surveillance, telles qu’elles sont définies dans tout acte délégué adopté conformément à l’article 47, paragraphe 1, points d) et e).
3 bis. Les animaux vaccinés d'urgence peuvent être destinés à un usage particulier conformément aux dispositions visées à l'article 47, paragraphe 1, point f). [Am. 196]
3 bis. Dans les cas où le vaccin utilisé est certifié sans danger pour la consommation humaine, l'abattage ultérieur d'animaux vaccinés et non infectés doit être évité. [Am. 197]
Section 5
Animaux sauvages et animaux d'espèces domestiquées non détenus [Am. 198]
Article 70
Animaux sauvages et animaux d'espèces domestiquées non détenus [Am. 199]
1. Si la présence d’une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), est soupçonnée ou confirmée officiellement chez des animaux sauvages et des animaux d'espèces domestiquées non détenus , l’État membre touché: [Am. 200]
| a) | met en place une surveillance dans cette population d’animaux sauvages, si une telle action est pertinente pour la maladie répertoriée concernée; |
| a bis) | surveille la population des animaux d'espèces domestiquées non détenus, si cette démarche est pertinente pour la maladie répertoriée concernée; [Am. 201] |
| b) | prend les mesures nécessaires de prévention et de lutte contre la maladie afin d’éviter la poursuite de sa propagation ou de parvenir à son éradication, et veille à ce que toute mesure de lutte épargne les douleurs et souffrances inutiles aux animaux touchés . [Am. 202] |
2. Les mesures de prévention et de lutte contre la maladie prévues au paragraphe 1, point b), tiennent compte des éléments suivants:
| a) | le profil de la maladie; |
| b) | des les animaux sauvages et les animaux d'espèces domestiquées non détenus touchés; [Am. 203] |
| b bis) | les contacts entre les animaux sauvages et les animaux détenus et le risque d'infection mutuelle qui y est lié; [Am. 204] |
| b ter) | les contacts directs entre les animaux concernés et l'homme et la proximité de l'homme; [Am. 205] |
| c) | les mesures de lutte contre la maladie à adopter en cas de soupçon ou de confirmation officielle de la présence d’une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), dans des zones réglementées chez des animaux détenus, conformément aux règles définies dans les sections 1 à 4. |
3. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 en ce qui concerne:
| a) | la surveillance établie en application du paragraphe 1, point a); |
| b) | les mesures de prévention et de lutte contre la maladie prises en application du paragraphe 1, point b). |
Pour adopter ces actes délégués, la Commission tient compte du profil de la maladie et des espèces répertoriées correspondant à la maladie répertoriée visée au paragraphe 1.
Section 6
Mesures supplémentaires de lutte contre la maladie adoptées par les États membres, coordination par la Commission et dispositions spéciales temporaires en matière de lutte
Article 71
Mesures supplémentaires de lutte contre la maladie adoptées par les États membres, coordination de celles-ci par la Commission et mesures spéciales et temporaires de lutte concernant les sections 1 à 5
1. Outre les mesures prévues à l’article 61, paragraphe 1, à l’article 62, à l’article 65, paragraphes 1 et 2, à l’article 68, paragraphe 1, et dans les actes délégués adoptés en application de l’article 67 et de l’article 68, paragraphe 2, les États membres peuvent prendre des mesures supplémentaires de lutte contre la maladie à condition que celles-ci respectent les dispositions du présent règlement et soient nécessaires et proportionnées en vue de maîtriser la propagation de la maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), compte tenu:
| a) | de la situation épidémiologique particulière; |
| b) | du type d’établissements ou de sites et du type de production; |
| c) | des catégories et espèces d’animaux concernées; |
| d) | du contexte économique ou social. |
2. Les États membres informent sans tarder la Commission:
| a) | des mesures de lutte contre la maladie que prend l’autorité compétente conformément aux articles 58, 59, 61, 62, 64 et 65, à l’article 68, paragraphe 1, à l’article 69, à l’article 70, paragraphes 1 et 2, et aux actes délégués adoptés en application des articles 63 et 67, de l’article 68, paragraphe 2, et de l’article 70, paragraphe 3; |
| b) | de toute mesure supplémentaire de lutte contre la maladie qu’ils prennent conformément au paragraphe 1. |
3. La Commission examine la situation sanitaire et les mesures de lutte contre la maladie prises par l’autorité compétente, ainsi que toute mesure de lutte supplémentaire prise par l’État membre conformément au présent chapitre, et peut, par voie d’actes d’exécution, définir pour une durée limitée des mesures spéciales de lutte contre la maladie adaptées à la situation épidémiologique, lorsque:
| a) | les premières mesures de lutte contre la maladie s’avèrent inadaptées à la situation épidémiologique; |
| b) | la maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, point a), semble se propager en dépit des mesures de lutte adoptées conformément au présent chapitre. |
Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 255, paragraphe 2.
4. Pour des raisons d’urgence impérieuses dûment justifiées, liées à une maladie représentant un risque aux incidences particulièrement significatives, la Commission adopte des actes d’exécution immédiatement applicables conformément à la procédure visée à l’article 255, paragraphe 3.
Chapitre 2
Maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, points b) et c)
Article 71 bis
Champ d'application du chapitre 2
Les dispositions suivantes du chapitre 2 ne s'appliquent aux maladies répertoriées visées à l'article 8, paragraphe 1, point c), que pour les États membres qui ont établi un programme national. [Am. 206]
Section 1
Mesures de lutte contre les maladies dont la présence est soupçonnée chez des animaux détenus
Article 72
Obligations incombant aux opérateurs, aux professionnels des animaux et aux détenteurs d’animaux de compagnie
1. Si la présence de maladies répertoriées visées à l’article 8, paragraphe 1, points b) et c), est soupçonnée chez des animaux détenus, les opérateurs, les professionnels des animaux et les détenteurs d’animaux de compagnie, outre la notification des signes et soupçons à l’autorité compétente et aux vétérinaires conformément à l’article 16, paragraphe 1, et dans l’attente de l’adoption par l’autorité compétente de mesures de lutte contre la maladie conformément à l’article 74, paragraphe 1, prennent les mesures adaptées de lutte contre la maladie visées à l’article 74, paragraphe 1, point a), et dans tout acte délégué adopté en application de l’article 74, paragraphe 3, afin d’empêcher la propagation de ladite maladie répertoriée des animaux, établissements et sites touchés relevant de leur responsabilité à d’autres animaux ou aux humains.
2. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 pour fixer des dispositions détaillées venant compléter les mesures de lutte contre la maladie que prennent les opérateurs, les professionnels des animaux et les détenteurs d’animaux de compagnie prévues au paragraphe 1.
Article 73
Enquête de l’autorité compétente en cas de soupçon d’une maladie répertoriée
1. Si la présence d’une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, points b) et c), est soupçonnée chez des animaux détenus, l’autorité compétente mène sans attendre une enquête visant à confirmer ou à infirmer la présence de cette maladie.
2. Aux fins de l’enquête prévue au paragraphe 1, l’autorité compétente veille, le cas échéant, à ce que les vétérinaires officiels:
| a) | procèdent à un examen clinique d’un échantillon représentatif des animaux détenus des espèces répertoriées pour la maladie répertoriée concernée; |
| b) | effectuent les prélèvements nécessaires sur les animaux détenus des espèces répertoriées et d’autres prélèvements pour examen dans les laboratoires désignés à cet effet par l’autorité compétente; |
| c) | procèdent à un examen en laboratoire pour confirmer ou infirmer la présence de la maladie répertoriée concernée. |
3. La Commission se voit conférer le pouvoir d’adopter des actes délégués conformément à l’article 253 pour fixer des règles détaillées venant compléter les dispositions relatives à l’enquête prévue au paragraphe 1.
Article 74
Mesures préliminaires de lutte contre la maladie prises par l’autorité compétente
1. Si la présence d’une maladie répertoriée visée à l’article 8, paragraphe 1, points b) ou c), est soupçonnée chez des animaux détenus, l’autorité compétente met en œuvre les mesures préliminaires de lutte contre la maladie décrites ci-dessous, dans l’attente des résultats de l’enquête prévue à l’article 73, paragraphe 1, et de la mise en œuvre de mesures de lutte contre la maladie conformément à l’article 78, paragraphes 1 et 2:
| a) | application de mesures de lutte contre la maladie afin de limiter la propagation de celle-ci à partir du territoire, de l’établissement, de l’habitation, de l’entreprise du secteur alimentaire ou du secteur de l’alimentation animale, de l'entreprise de transport, de l'entreprise du commerce du bétail, de l’établissement de sous-produits animaux, ou d’un autre site touché; [Am. 207] |
| b) | déclenchement, s’il y a lieu, d’une enquête Documents similaires |