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Acte préparatoire52014DC0252

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS Deuxième évaluation intermédiaire des entreprises communes pour la mise en œuvre des initiatives technologiques conjointes «CLEAN SKY», «PILES À COMBUSTIBLE ET HYDROGÈNE» et «INITIATIVE EN MATIÈRE DE MÉDICAMENTS INNOVANTS»

CELEX52014DC0252
TypeActe préparatoire
Datejeudi 8 mai 2014

Résumé IA

Ce rapport de la Commission évalue la performance des entreprises communes (Joint Undertakings) «Clean Sky», «Piles à combustible et hydrogène» et «Initiative en matière de médicaments innovants» dans le cadre du 7e PCRD. Il conclut que ces partenariats public-privé ont globalement atteint leurs objectifs intermédiaires en matière de recherche et d'innovation, mais identifie des axes d'amélioration concernant la simplification administrative et l'attraction des PME. Ce document sert de base pour préparer la conception et la mise en œuvre des futurs partenariats européens dans le cadre d'Horizon 2020.

Texte intégral


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52014DC0252

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS Deuxième évaluation intermédiaire des entreprises communes pour la mise en œuvre des initiatives technologiques conjointes «CLEAN SKY», «PILES À COMBUSTIBLE ET HYDROGÈNE» et «INITIATIVE EN MATIÈRE DE MÉDICAMENTS INNOVANTS» /* COM/2014/0252 final */


Table des matières

Contents

1. INTRODUCTION.. 3

2. CONTEXTE. 3

3. PROCÉDURE D'ÉVALUATION.. 5

4. SYNTHÈSE DES RÉSULTATS D’ÉVALUATION ET RECOMMANDATIONS. 6

4.1. Clean Sky. 6

4.1.1. Organisation de l’entreprise commune et relations avec les parties prenantes. 6

4.1.2. Mise en œuvre du programme de recherche. 7

4.2. Piles à combustible et hydrogène. 7

4.2.1. Organisation de l’entreprise commune et relations avec les parties prenantes. 7

4.2.2. Mise en œuvre du programme de recherche. 7

4.3. Initiative en matière de médicaments innovants. 8

4.3.1. Organisation de l’entreprise commune et relations avec les parties prenantes. 8

4.3.2. Mise en œuvre du programme de recherche. 8

4.4. ANALYSES SWOT. 9

5. RÉPONSE DE LA COMMISSION AUX RAPPORTS DES GEI 10

5.1. Clean Sky. 10

5.1.1. Recommandations concernant l'organisation et l'efficience. 10

5.1.2. Recommandations concernant les progrès et l'efficacité. 11

5.2. Piles à combustible et hydrogène. 12

5.2.1. Recommandations concernant l'organisation et l'efficience. 12

5.2.2. Recommandations concernant les progrès et l'efficacité. 13

5.3. Initiative en matière de médicaments innovants. 14

5.3.1. Recommandations concernant l'organisation et l'efficience. 14

5.3.2. Recommandations concernant les progrès et l'efficacité. 15

6. CONCLUSIONS. 15

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS

Deuxième évaluation intermédiaire des entreprises communes pour la mise en œuvre des initiatives technologiques conjointes «CLEAN SKY», «PILES À COMBUSTIBLE ET HYDROGÈNE» et «INITIATIVE EN MATIÈRE DE MÉDICAMENTS INNOVANTS»

1. INTRODUCTION

Le présent rapport résume les conclusions et les principales recommandations formulées par les groupes d'experts indépendants qui ont mené les deuxièmes évaluations intermédiaires des initiatives technologiques conjointes (ITC) suivantes: Clean Sky, Piles à combustible et hydrogène (FCH), et Initiative en matière de médicaments innovants (IMI). Il présente également les observations de la Commission et met en lumière les domaines dans lesquels des mesures de suivi doivent être planifiées. Avec ce rapport, la Commission se conforme aux exigences prévues à l'article 11 de chacun des règlements du Conseil établissant les initiatives technologiques conjointes mentionnées ci-dessus[1].

Les informations concernant les trois groupes d'experts indépendants (GEI) ayant procédé à ces évaluations et concernant l'analyse SWOT (atouts, faiblesses, opportunités et menaces) effectuée pour chaque ITC sont fournies dans les annexes. L'annexe comprend également une liste complète des recommandations émises par les GEI. Les rapports individuels complets sont publiés sur le site Internet de l'entreprise commune correspondante.

2. CONTEXTE

Le septième programme-cadre (7e PC) pour les activités de recherche et de développement technologique a proposé que des partenariats public-privé (PPP) à long terme — tels que les ITC — soient mis en place au moyen d’entreprises communes (EC) en vertu de l’article 187 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (ex-article 171 du traité instituant la Communauté européenne) et a défini des critères spécifiques pour les identifier. Un certain nombre de domaines technologiques stratégiques ont été recensés et des PPP entre la Commission européenne et l'industrie ont été mis en place. Ce rapport est centré sur les PPP suivants:

L'entreprise commune Clean Sky (EC CS) est le PPP entre l’Union européenne (représentée par la Commission) et l’industrie aéronautique. Son objectif principal est de développer des technologies respectueuses de l'environnement (contribuant ainsi aux objectifs ACARE 2020[2] de réduire les émissions et les nuisances sonores dans les transports aériens en Europe) pour tous les segments de l'aviation commerciale.

Dans Clean Sky, l'industrie est représentée par 12 leaders de l'industrie et, à ce jour, 66 membres associés. Aux côtés des membres, on trouve plus de 400 partenaires sélectionnés par voie d'appels à propositions ouverts et travaillant à des tâches spécifiques. Tous les membres et partenaires travaillent ensemble dans un certain nombre de domaines technologiques, englobés dans six démonstrateurs technologiques intégrés (DTI) et un programme évaluateur de technologies, dans le but d'évaluer la performance des technologies développées dans le cadre de Clean Sky.

L'entreprise commune «Piles à combustible et Hydrogène» (EC FCH) est le PPP entre l'Union européenne (représentée par la Commission), les industries dans le secteur des piles à combustible et de l'hydrogène (représentées par le groupement industriel NEW-IG) et la communauté de la recherche (représentée par le groupement scientifique N.ERGHY). Son objectif principal est d'accélérer l'introduction des technologies des piles à combustible et de l'hydrogène sur le marché, afin de concrétiser leur potentiel en tant qu'instrument permettant la réalisation d'un système d'énergie produisant peu d'émissions de carbone. L'entreprise commune pour la mise en œuvre de l'Initiative en matière de médicaments innovants (EC IMI) est le PPP entre l'Union européenne (représentée par la Commission) et La Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques (EFPIA). Ses objectifs sont de créer un environnement plus collaboratif pour la recherche et le développement technologique (R&D) pharmaceutique en Europe, et de développer des médicaments plus efficaces et plus sûrs, tout en augmentant la compétitivité du secteur pharmaceutique de l'UE.

Clean Sky dispose d'un budget de 1,6 milliard d'EUR, avec une contribution maximale de l'UE de 800 millions d'EUR, dont au moins 200 millions affectés à des appels à propositions. En septembre 2013, quatorze appels à propositions ont été évalués et un portefeuille de projets a ensuite été sélectionné. À la date de l'évaluation, le portefeuille de projets compte 349 projets pour lesquels des accords de subvention ont été signés. L'évaluation du quinzième appel à propositions était en cours et le lancement du seizième et dernier appel était prévu avant la fin 2014.

«Piles à combustible et hydrogène» dispose d'une contribution maximale de l'UE aux activités de recherche de 470 millions d'EUR. À ce jour, six appels à propositions annuels ont été lancés et un portefeuille de projets a ensuite été sélectionné. Pour les cinq premiers appels, environ 380 millions d'EUR ont été engagés dans 131 projets. Les négociations pour les 71 projets présentés au titre de l'appel à propositions 2013, avec un financement total indicatif d'environ 68 millions d'EUR, étaient toujours en cours lors de cette deuxième évaluation intermédiaire.

Pour ce qui est de l'Initiative en matière de médicaments innovants, une contribution maximale de 1 milliard d'EUR a été allouée sur le budget du 7e PC. Dix appels à propositions ont eu lieu à ce jour, pour un portefeuille de projets d'environ 40 projets en cours. Le onzième et dernier appel a été lancé le 11 décembre 2013.

Conformément aux exigences des règlements du Conseil portant création des entreprises communes ITC, une première série d'évaluations intermédiaires a été réalisée en 2010 et 2011. Une deuxième série, faisant l'objet du présent rapport, a été achevée avant la fin 2013. La réponse de la Commission aux premiers rapports d'évaluation intermédiaire a été incluse dans sa communication intitulée «Partenariat pour la recherche et l’innovation»[3].

3. PROCÉDURE D'ÉVALUATION

Les deuxièmes évaluations intermédiaires des trois entreprises communes ont été réalisées en parallèle. La coordination des évaluations a été particulièrement importante dans le contexte de la transition du 7e PC vers le programme «Horizon 2020» avec l'actuel processus de poursuite de ces initiatives.

Cet exercice d'évaluation avait pour objectif d'évaluer l'efficacité, l'efficience et la qualité des opérations, tant en ce qui concerne leurs organes de fonctionnement que leurs activités.

À cet effet, la Commission a invité un certain nombre d'experts indépendants à produire un rapport fondé sur un examen des éléments probants et sur des entretiens avec les parties prenantes sélectionnées dans chaque domaine technologique. Pour faciliter l'évaluation des enjeux horizontaux et communs, un des experts était commun aux trois groupes d'experts indépendants (GEI).

Les réunions de lancement ont eu lieu en mars 2013 à Bruxelles et les évaluations ont ensuite duré cinq mois en moyenne. Elles ont été réalisées en combinant le travail à distance, des audioconférences, plusieurs réunions et des entretiens avec un large éventail d’intervenants. Dans le cas de «Piles à combustible et hydrogène», un sondage en ligne des coordonnateurs de projet a également été entrepris. Pour Clean Sky, plusieurs visites d’entreprises et d’installations dans une sélection de DTI se sont déroulées pour évaluer la stratégie et le travail accompli dans l'élaboration des démonstrateurs.

L'évaluation comprenait également l'analyse de documents internes et d'informations disponibles en ligne, notamment une série de documents concernant les politiques de l'UE.

Ces rapports des GEI ont été publiés en juillet 2013 (Piles à combustible et Hydrogène), août 2013 (Initiative en matière de médicaments Innovants) et octobre 2013 (Clean Sky). Cette deuxième série d'évaluations intermédiaires a soutenu, lorsque cela était pertinent, le processus législatif de mise en place de la prochaine génération d’entreprises communes ITC.

4. SYNTHÈSE DES RÉSULTATS D’ÉVALUATION ET RECOMMANDATIONS

La conclusion globale des rapports des GEI est que les entreprises communes ont réussi à atteindre leurs objectifs, qu’elles sont pertinentes au regard des défis d’Horizon 2020 et qu’elles devraient être poursuivies.

Ces deuxièmes évaluations intermédiaires montrent que les entreprises communes existantes ont démontré avec succès la viabilité du concept de PPP pour la recherche dans des domaines technologiques stratégiques. Ces entreprises communes se sont avérées efficaces pour atteindre les principaux objectifs et ont permis de renforcer la position de l’Europe dans le domaine de la R&D dans le secteur aéronautique, le secteur pharmaceutique et le secteur des piles à combustible et de l'hydrogène.

Pour la suite, les experts estiment que certaines questions peuvent être améliorées et ont dès lors formulé une série de recommandations pour éliminer ou réduire les faiblesses relevées dans le fonctionnement actuel de chaque entreprise commune et pour en améliorer l'efficacité, l'efficience et la qualité.

4.1. Clean Sky

Le GEI a conclu que les recherches entreprises dans le cadre de l'EC Clean Sky[4] étaient de très haute qualité. À ce jour, un certain nombre de démonstrateurs sont en cours d’exécution ou ont été testés. Dans de nombreux cas, les évaluations préliminaires des avantages environnementaux confirment la capacité d’atteindre les objectifs à la fin du programme.

4.1.1. Organisation de l’entreprise commune et relations avec les parties prenantes

En ce qui concerne l’organisation et l’efficience dans l’utilisation des ressources, le rapport constate que la gouvernance globale est efficiente en ce qui concerne la gestion du programme et la prestation des appels et des projets. Le GEI est convaincu que Clean Sky a su créer et mettre en place un dialogue efficace entre l’industrie, y compris les PME, et les communautés de la recherche et les milieux académiques autour d'un programme stratégique commun. Cependant, le GEI considère qu'il faudrait améliorer les liens existants tant avec SESAR[5] qu’avec ACARE[6], et que Clean Sky devrait avoir une vision plus claire en ce qui concerne les lignes aériennes, les prestataires de services de navigation aérienne (ANSP) et les autres parties prenantes.

S’agissant de la gestion du secrétariat, le GEI a constaté qu'il était encore possible de réduire le travail administratif, d'augmenter l'efficacité organisationnelle et d'améliorer la communication interne et externe. De grands progrès ont néanmoins été réalisés pour accélérer les procédures et améliorer le niveau d’efficacité opérationnelle. Le rapport recommande des ajustements supplémentaires qui permettront d’améliorer encore l’efficacité du secrétariat. De plus, à présent que Clean Sky est bien établi, l’équilibre des compétences en gestion de projet doit être amélioré.

4.1.2. Mise en œuvre du programme de recherche

Concernant les progrès techniques, le rapport indique que, malgré les retards initiaux dus à un démarrage lent, Clean Sky témoigne de progrès satisfaisants dans la réalisation des objectifs fixés et affiche une attitude claire, ouverte et non discriminatoire à l'égard d'une large communauté de parties prenantes. En particulier, la stratégie (par exemple les méthodes, processus et outils) qui a été utilisée (pour lancer et gérer les appels à propositions, sélectionner les meilleures propositions, encourager la participation des PME et augmenter le taux de nouvelles entrées dans l'entreprise commune et d'appels à propositions) s'est avérée efficace.

Le développement technique des démonstrateurs progresse également de façon satisfaisante. Il est noté qu’à la fin de Clean Sky, les programmes de démonstration fourniront la preuve de l’intégration en pratique de différentes technologies et indiqueront les avantages potentiels dans un environnement opérationnel pertinent.

4.2. Piles à combustible et hydrogène

Pour l'EC «Piles à combustible et hydrogène»[7], l'engagement à long terme de l'UE combiné au financement stable fourni au moyen de l'instrument ont permis à l'entreprise commune de donner confiance à l'industrie et de soutenir le secteur pour combler le fossé entre la recherche et le déploiement.

4.2.1. Organisation de l’entreprise commune et relations avec les parties prenantes

Le GEI reconnaît que la gestion du projet est efficace et appréciée des participants, même s’il a été recommandé de réduire les frais généraux. La structure de gouvernance de FCH est jugée adéquate mais perfectible, notamment au niveau de la prise de décisions et de la coopération avec les États membres. Enfin, le GEI a également recommandé que l'entreprise commune améliore sa communication.

4.2.2. Mise en œuvre du programme de recherche

Concernant les progrès technologiques, l'évaluation a fait apparaître que les développements résultant de la recherche menée dans le secteur des piles à combustible et de l'hydrogène ont permis l'amélioration du marché (par exemple en réduisant les coûts et en améliorant les performances et la durée de vie des composants). Le rapport souligne que les projets de démonstration, en particulier dans le secteur des transports, ont renforcé les connaissances et la confiance. Bien que la qualité du travail effectué soit perçue comme comparable à celle des travaux menés dans le cadre du reste du 7e PC, l'impact sur la politique (une clé de la réussite des technologies des piles à combustible et de l'hydrogène) est perçu comme limité, sans doute à cause du stade précoce des activités de recherche (seuls quelques projets ont été finalisés). Néanmoins, les experts recommandent la révision des mécanismes et des liens entre la recherche et les politiques, ainsi que l’amélioration de la communication avec les services de la Commission en charge de l'élaboration des politiques. Ils recommandent également que l'accès aux ressources financières soit facilité pour permettre les démonstrateurs à grande échelle nécessaires pour que le marché adopte ces technologies. Dans le même temps, les activités de recherche radicalement nouvelles doivent se poursuivre.

4.3. Initiative en matière de médicaments innovants

Selon le GEI, l'Initiative en matière de médicaments innovants[8] a parfaitement démontré son efficacité à renforcer l'attractivité de l'Europe pour la recherche et le développement pharmaceutiques, à mettre les ressources en commun et inciter diverses parties prenantes à renforcer leur engagement et leur participation, et à encourager de nouvelles technologies et méthodologies en vue d’accélérer le développement de médicaments. Les rapports d’évaluation évoquent en particulier la haute qualité et l’excellence scientifique des projets.

4.3.1. Organisation de l’entreprise commune et relations avec les parties prenantes

Lors de l'évaluation de l'efficacité de l'IMI, le GEI a analysé les indicateurs de performance clés (KPI), la structure et les processus de gouvernance, les stratégies de communication et l'utilisation des fonds. L'une des principales conclusions est que les KPI devraient être approfondis afin de mieux mesurer et refléter les objectifs généraux de l'IMI. Il faudrait également une stratégie à long terme, afin de mieux évaluer l'impact général de l'IMI sur l'industrie biopharmaceutique, les systèmes de soins de santé et l'économie européenne.

En outre, le rapport souligne que la stratégie de communication doit être étoffée afin d'atteindre les différents groupes avec un message ciblé. Cela permettrait de répondre au manque de visibilité de l'IMI parmi les groupes spécifiques au sein de la communauté scientifique.

Même si le GEI a considéré que des progrès importants avaient été accomplis pour améliorer le fonctionnement du secrétariat, plusieurs points liés aux ressources humaines et organisationnelles peuvent encore être améliorés.

4.3.2. Mise en œuvre du programme de recherche

En ce qui concerne la mise en œuvre des activités de recherche et de développement, le GEI a noté qu'il subsiste des idées fausses sur les questions de propriété intellectuelle, bien que le problème soit perçu de manière très variée selon les parties prenantes. Le GEI a apprécié les efforts déployés pour explorer un nouveau mécanisme de financement, par exemple, à travers les appels à propositions pour l'exploitation des nouvelles possibilités scientifiques, qui ont fonctionné au-delà des attentes.

4.4. ANALYSES SWOT

Pour replacer l'évaluation dans un contexte plus large et aider à tirer des conclusions, les experts GEI ont effectué des analyses SWOT des entreprises communes ITC. À partir des atouts, faiblesses, opportunités et menaces des situations individuelles, un certain nombre de caractéristiques communes ont été mises au jour, en particulier concernant les points forts et les points faibles. Cette analyse est solide, car elle couvre explicitement trois des cinq entreprises communes ITC mises en place dans le cadre du 7e PC. Le rapport de la Commission sur la deuxième série d'évaluations intermédiaires pour les deux autres entreprises communes ITC sous la responsabilité de la DG Réseaux de communication, contenu et technologies, a déjà été publié[9] et les conclusions sont en ligne avec celles présentées ici.

En général, les atouts des actuelles entreprises communes ITC confirment que les PPP sont un modèle de coopération réussi pour répondre aux défis non concurrentiels dans des technologies spécifiques. Les ITC sont un instrument valide pour parvenir à un accord sur des agendas stratégiques de recherche et sur une utilisation potentiellement plus rationnelle des budgets de recherche. Un autre point fort réside dans la capacité de créer et de maintenir des collectivités fortes entre l'industrie, les organismes de recherche et les universités en élargissant le réseau des acteurs concernés, en créant une masse critique d'expertise pour résoudre les problèmes les plus complexes et en produisant des résultats scientifiques de qualité. La mobilisation des ressources et la croissance des synergies se sont également révélées être un atout.

Clean Sky a mis en place une structure de gouvernance efficace et une participation proactive des organes consultatifs, tandis que «Piles à combustible et hydrogène» et «Initiative en matière de médicaments innovants» devraient renforcer ces aspects.

Quant aux faiblesses, l'analyse souligne que l'équilibre entre le personnel scientifique et administratif dans les secrétariats des entreprises communes peut encore être amélioré. Ce point doit toutefois être envisagé dans le contexte plus large du concept des entreprises communes ITC qui sont, de par leur conception, de petits organismes ayant à fournir une gamme complète de services de soutien aux activités de recherche et de démonstration. Cela a un impact sur les possibilités d’améliorer l’équilibre entre les tâches administratives et scientifiques et de rééquilibrer les compétences du personnel en interne.

À cet égard, les règlements proposés par la Commission[10] incluent des mesures destinées à aider les entreprises communes à rationaliser certaines tâches administratives et à tirer meilleur parti des services communs offerts à toute la famille des organismes mettant en œuvre Horizon 2020.

En outre, les GEI ont commenté la faible participation de certaines catégories de parties prenantes (par exemple les PME et les entreprises de l'EFPIA) et les mesures à prendre pour élargir la portée des initiatives. Le niveau actuel de coordination avec les initiatives régionales, nationales et internationales et avec les politiques est jugé limité et devrait être amélioré. Ces observations sur la participation et sur la coordination aux différents niveaux d'intervention et les politiques sont tout à fait spécifiques aux ITC, tandis que le suivi des améliorations est du ressort de la Commission.

Le cas échéant, il a été considéré que la série d'indicateurs de performance clés établie pour chaque entreprise commune ITC n'était pas suffisamment aboutie, limitant dès lors la possibilité de démontrer tant l'impact socioéconomique et environnemental dans son ensemble que les résultats obtenus dans la réalisation des objectifs au niveau du programme. Ce dernier facteur peut en particulier menacer le soutien politique en faveur des entreprises communes ITC.

Enfin, les analyses ont identifié une menace commune, à savoir l'apparition potentielle d'une perception négative des entreprises communes ITC au sein des principales parties prenantes.

5. RÉPONSE DE LA COMMISSION AUX RAPPORTS DES GEI

La Commission se félicite des conclusions des GEI indiquant que les entreprises communes constituent un cadre approprié pour mettre en œuvre la recherche et la démonstration dans des secteurs importants spécifiques, et qu'elles doivent se poursuivre. La Commission s'engage à suivre les recommandations qui lui sont adressées et à collaborer à cet égard avec les autres parties prenantes et organismes. En règle générale, la Commission approuve les évaluations et les conclusions des GEI et la plupart des recommandations spécifiques. Un grand nombre de ces recommandations ont déjà été traitées dans les propositions de la Commission relatives aux entreprises communes ITC dans le cadre d’Horizon 2020.

5.1. Clean Sky

La Commission prend note de la conclusion du GEI selon laquelle Clean Sky, malgré un démarrage lent, a accéléré ses activités et a atteint sa vitesse de croisière. Bien que tous les retards n'aient pas encore été entièrement rattrapés, les tâches de mise en œuvre prévues seront toutes réalisées. La Commission souscrit à la position du GEI et a l'assurance que Clean Sky est en ligne avec la réalisation de ses objectifs.

5.1.1. Recommandations concernant l'organisation et l'efficience 5.1.1.1. Pertinence des règles internes de l'entreprise commune et de son financement

De manière générale, la Commission souscrit à l'avis du GEI selon lequel le processus de prise de décision devrait être accéléré, mais elle souligne en même temps que le processus de rationalisation devrait s'effectuer dans les limites des règles de participation et du règlement financier, conservant ainsi le contrôle et permettant une totale transparence sur l'utilisation des fonds publics.

5.1.1.2. Efficacité de l'organisation du secrétariat et des procédures, y compris le suivi

La Commission reconnaît que l'extension des entreprises communes est l'occasion de rationaliser l'utilisation des ressources administratives et techniques. Il est cependant important de noter que cette rationalisation doit être vue et réalisée dans le contexte plus large de la mise en œuvre d'Horizon 2020, dans le cadre duquel les entreprises communes sont des moyens d'atteindre les objectifs fixés par le législateur.

5.1.1.3. Efficacité de la communication

La Commission reconnaît que la communication doit devenir un canal central des synergies internes et externes de l'entreprise commune. Elle est déterminée à apporter son soutien à la réalisation de cet objectif. Il est important d'intensifier des activités de communication efficaces et de cibler le grand public, les représentants du secteur, les décideurs et la communauté internationale. La Commission est d'accord avec le GEI que de très bons résultats ont été obtenus à ce jour et que la situation actuelle est un important point de départ pour de nouvelles améliorations en matière de communication. En outre, la Commission reconnaît que les liens entre l'EC SESAR et Clean Sky devraient être renforcés, et est prête à travailler avec les deux entreprises communes pour améliorer la communication et renforcer les synergies et les complémentarités.

La Commission s'engage également à travailler en étroite collaboration avec Clean Sky et toutes les parties prenantes, y compris les membres du groupe des représentants des États, afin de susciter une prise de conscience à l'échelle mondiale et d'augmenter la visibilité de «Clean Sky 2».

5.1.1.4. Qualité des appels à propositions

Le GEI reconnaît que la procédure et la mise en œuvre des appels à propositions ont été efficaces et à la mesure du rôle des partenaires dans le programme technique de Clean Sky. La Commission reconnaît que cette approche doit se poursuivre et que les appels doivent continuer à contribuer de manière importante à la réalisation des objectifs spécifiques de «Clean Sky 2» qui sera encore plus ambitieux. Le GEI estime qu'il faut approfondir en examinant systématiquement le contenu technique des appels, et la Commission est disposée à contribuer à cet objectif.

5.1.2. Recommandations concernant les progrès et l'efficacité 5.1.2.1. Avancement général et efficacité

La Commission est d'accord avec la conclusion du GEI selon laquelle «Clean Sky 2» devrait devenir le point focal d'un programme paneuropéen pour l'innovation fondée sur des démonstrateurs dans le domaine aéronautique. Il est nécessaire de tirer parti de la réussite de Clean Sky dans le 7e PC pour tenter d'atteindre les objectifs en matière d'environnement et de compétitivité. La Commission souligne que ces objectifs environnementaux et les progrès accomplis dans leur réalisation doivent s’aligner sur d'autres initiatives soutenant sa politique environnementale.

La Commission note que le GEI a indiqué que la stratégie et la préparation de la phase de démonstration finale, y compris les essais en vol, ont été exemplaires. Dans le même temps, le GEI a souligné la nécessité d'établir une corrélation plus étroite entre les objectifs de Clean Sky et les objectifs généraux du secteur de l'aéronautique énoncés dans la plate-forme technologique européenne ACARE. La Commission partage la position du GEI et étudiera la possibilité de développer une méthodologie pour évaluer les progrès obtenus dans la réalisation des objectifs de l'ACARE.

5.1.2.2. Visites sur place

Le GEI reconnaît que les visites sur le terrain ont fourni une expérience de première main concernant les progrès réalisés par Clean Sky et la façon dont les résultats obtenus ont correspondu aux objectifs spécifiques. La Commission accepte la position du GEI, de même que sa recommandation de veiller à ce que les visites sur place soient envisagées dans les évaluations futures.

5.1.2.3. Évaluateur de technologies et besoins politiques

La Commission prend note de l'horizon actuel de l'évaluateur de technologies, qui vise à des évaluations technologiques. La Commission souhaiterait élargir la portée du développement d'outils pour l'évaluateur de technologies.

5.2. Piles à combustible et hydrogène 5.2.1. Recommandations concernant l'organisation et l'efficience 5.2.1.1. Gouvernance et engagement des parties prenantes

La Commission reconnaît que les procédures décisionnelles devraient être aussi rapides que possible, mais souligne que des délais appropriés devraient être assurés pour l'organisation et la préparation des réunions du comité directeur (CD). Il convient de noter que le vote de la Commission dans le comité directeur est indivisible, et qu'un temps suffisant doit être accordé pour l’exécution de la consultation interservices afin de parvenir à un accord entre tous les services concernés. Les délais actuellement prévus pour la fourniture des documents aux fins des réunions du comité directeur et pour la réponse aux procédures écrites respectent cette nécessité.

L'UE, en tant que membre du comité directeur, surveille la bonne allocation des ressources, l'engagement continu des membres et l'application efficace des procédures. L'autorité du directeur exécutif est limitée dans les domaines pour lesquels la Commission dispose d'un droit de veto (généralement sur les questions de dépenses publiques) et qui devraient donc rester du ressort du comité directeur. La Commission soutient la proposition visant à renforcer le rôle du groupe des représentants des États et à améliorer la circulation de l'information avec ce dernier.

5.2.1.2. Structure et gestion administrative

La proposition de règlement présentée par la Commission concernant «Piles à combustible et hydrogène 2» prévoit la possibilité de partager un ensemble de fonctions administratives. Néanmoins, compte tenu de la nature autonome des entreprises communes, il ne serait pas possible pour la Commission de revendiquer ces fonctions comme l’a proposé le GEI. La Commission est prête à étudier des options sur la manière dont les dépenses de l'industrie peuvent être contrôlées, lorsque cela est compatible avec l'approche globale de simplification inscrite dans Horizon 2020.

5.2.2. Recommandations concernant les progrès et l'efficacité

Pour la question du financement, la Commission est d'accord avec les mesures proposées. La nouvelle proposition de règlement concernant «Piles à combustible et hydrogène 2» prévoit que l'entreprise commune aura en effet accès au fonds de garantie, ce qui implique que la participation des PME sera facilitée.

En ce qui concerne les programmes de travail, un nouvel effort pour améliorer les synergies et les interactions avec d'autres domaines pertinents sera entrepris. Des mesures ont déjà été prises pour aligner au mieux les programmes de travail, en ce qui concerne à la fois les premiers appels lancés au titre d'Horizon 2020 et les activités relevant de l'initiative européenne «Véhicules verts».

La Commission est disposée à étudier les moyens de rationaliser les interactions entre ses services chargés de définir la politique et l'entreprise commune, afin de garantir que les activités de cette dernière correspondent mieux aux domaines d'action. Elle veillera également à ce que des preuves scientifiques soient toujours incorporées dans les domaines d'action relatifs aux transports et à l'énergie.

Le programme ERA-NET[11] (mise en réseau de l'espace européen de la recherche) et le programme conjoint de l'EERA (alliance européenne de la recherche dans le domaine de l'énergie) sur les piles à combustibles et l'hydrogène peuvent être considérés comme des instruments de coordination et d’intégration des activités nationales et régionales dans ce domaine et pourraient s’avérer des partenaires efficaces pour l'entreprise commune FCH.

La Commission étudiera la possibilité d'inclure les infrastructures de l'hydrogène dans le nouveau cadre de référence stratégique national (CRSN) pour les Fonds structurels.

5.3. Initiative en matière de médicaments innovants 5.3.1. Recommandations concernant l'organisation et l'efficience 5.3.1.1. Structure organisationnelle et mécanismes de financement La Commission approuve les recommandations du GEI en faveur de nouvelles améliorations dans la structure organisationnelle du secrétariat de l'IMI, afin d’assurer un équilibre approprié entre le personnel administratif et scientifique. Par ailleurs, l'IMI devrait recenser les éventuelles lacunes au niveau des aptitudes ou compétences, en vue d'apporter des améliorations. Le GEI recommande que l'IMI examine si certaines fonctions administratives et horizontales peuvent être partagées avec d'autres entreprises communes, sachant qu'une telle approche a déjà été reprise dans la proposition de la Commission concernant l'«Initiative en matière de médicaments innovants 2». La Commission appuie la recommandation de poursuivre la planification et la conception de nouveaux mécanismes de financement en vue d'assurer la pérennité des projets actuels et futurs, le cas échéant et en s’alignant sur les règles d'Horizon 2020. 5.3.1.2. Gouvernance et participation des intervenants industriels

Le GEI a encouragé la Commission à se prévaloir de la possibilité d'utiliser une comparaison croisée pour identifier les domaines de bonnes pratiques pour les fonctions opérationnelles du groupe des représentants des États et du comité scientifique dans les entreprises communes. La Commission se félicite de cette recommandation et encourage l'échange des bonnes pratiques, en particulier sur les questions relatives à la gouvernance et au rôle des organes consultatifs.

Le GEI a également observé que les projets IMI pourraient bénéficier de la participation d'entreprises pharmaceutiques de taille moyenne qui sont trop importantes pour être des PME mais ne sont pas membres de l'EFPIA. Il a été suggéré que l'entreprise commune devrait trouver le moyen de retenir ces entreprises dans de futurs projets. La Commission est favorable à cette observation et a abordé ce point dans sa proposition concernant l'«Initiative en matière de médicaments innovants 2», dans le cadre d’Horizon 2020. Cela comprend l'ouverture du partenariat aux entreprises au-delà des associés de l'EFPIA et des PME, incluant de façon explicite les entreprises de taille moyenne.

La Commission prend note du fait que le GEI a suggéré d'utiliser la possibilité d'inclure des contributions en nature hors-UE dans l'ensemble des contributions en nature. Elle note également qu'il a été recommandé à l'EFPIA de souscrire à cette suggestion, afin d'encourager l'industrie à s'engager plus largement dans l'IMI.

5.3.1.3. Stratégie de communication et sensibilisation

La Commission reconnaît que le comité directeur de l'IMI devrait s’efforcer, autant que possible, de finaliser et de mettre en œuvre la stratégie de communication nouvellement développée, qui serait liée à la vision de l’IMI et à son cadre d'action à long terme. Cela contribuerait à démontrer la valeur de l'IMI aux intervenants et au-delà et, par voie de conséquence, à attirer à la fois une plus grande participation et davantage d'investissements.

La Commission approuve l'accord de l'EFPIA de développer davantage la communication ciblée vers un large éventail de parties prenantes, y compris le grand public, les organisations de patients et les organismes de réglementation. Il est essentiel de privilégier les résultats et les impacts plutôt que les intrants et les processus - pour démontrer l'importance des travaux de l'IMI. Cela permettrait également d'augmenter encore la visibilité de l'IMI, de stimuler positivement l'image de l'entreprise commune et de gagner l'appui du public.

Le GEI recommande d'engager des membres du groupe des représentants des États pour jouer le rôle d'ambassadeurs de l'IMI dans leurs pays respectifs afin de renforcer le soutien et la participation aux appels futurs.

Le comité directeur a déjà pris des mesures en demandant que «des ambassadeurs scientifiques» de l’IMI soient identifiés et nommés dans chaque pays. Ils devraient être recrutés parmi les chercheurs principaux de haut niveau qui participent à des projets IMI ou qui ont une connaissance approfondie des activités scientifiques y afférentes. Leur rôle consisterait à renforcer la sensibilisation et les réalisations au niveau national et régional. Une liste provisoire de candidats potentiels sélectionnés au sein des projets IMI et parmi les anciens membres du Comité scientifique a été dressée.

La Commission se félicite des efforts déployés jusqu'à présent dans l'implication des PME, lesquels devraient être poursuivis. Elle soutient les suggestions du GEI sur la communication et les messages ciblés concernant les questions liées à la politique de propriété intellectuelle et les exemples de PME ayant tiré parti de leur participation à des projets IMI.

5.3.2. Recommandations concernant les progrès et l'efficacité 5.3.2.1. Indicateurs de performance clés

La Commission reconnaît que les indicateurs de performance clés (Key Performance Indicators - KPI) doivent encore être affûtés, en ligne avec l'approche générale définie par le législateur pour Horizon 2020. Il est clair que la stratégie à long terme et les KPI sont nécessaires pour quantifier le retour sur investissement et évaluer le rapport coût-efficacité et le coût d'opportunité de l'IMI. La Commission préconise que les KPI agrégés soient régulièrement contrôlés et largement communiqués au-delà des habituelles communautés de scientifiques et de chercheurs.

5.3.2.2. Disponibilité des données et des informations

Le GEI a recommandé que la Commission, avec l’EFPIA, aide à fournir les informations et les données de référence nécessaires pour développer les KPI agrégés. Dans l'ensemble, la Commission est d'accord avec le GEI mais préconise aussi un meilleur échange mutuel de données dans l'intérêt de l'élaboration des politiques au sein des services de la Commission.

6. CONCLUSIONS

La Commission reconnaît le travail rigoureux et approfondi effectué par les GEI dans le cadre de la deuxième évaluation intermédiaire des entreprises communes Clean Sky, «Piles à combustible et hydrogène» et «Initiative en matière de médicaments innovants». Elle reconnaît notamment les efforts déployés par les GEI pour fournir une comparaison croisée des procédures dans les trois entreprises communes et, dans le cas de Clean Sky, pour faire face à un programme chargé de visites sur place afin d’évaluer les résultats obtenus au niveau des démonstrateurs. Elle note également que les GEI ont reconnu le bien-fondé de l'approche en matière de PPP mise en œuvre au moyen des initiatives prises au titre de l'article 187 et qu’ils ont exprimé des opinions positives sur les perspectives d'avenir des entreprises communes dans le cadre d'Horizon 2020. La Commission prend note de la cohérence satisfaisante et effective des points de vue exprimés dans les deux évaluations provisoires à ce jour et prend acte du fait que les GEI reconnaissent que la plupart des recommandations des premières évaluations intermédiaires de 2010 et 2011 ont été mises en œuvre avec succès.

Les recommandations des GEI sont jugées précieuses pour éliminer, ou au moins réduire, les faiblesses relevées dans le fonctionnement courant des entreprises communes. Ces recommandations sont prises en compte, dans la mesure où le processus législatif le permet, pour l'établissement des entreprises communes ITC dans le cadre d'Horizon 2020 (c'est-à-dire «Clean Sky 2», «Piles à combustible et hydrogène 2» et «Initiative en matière de médicaments innovants 2»).

La Commission s'engage à mettre en œuvre des mesures correctives, le cas échéant et dans les limites de ses capacités d'intervention. Elle s'engage également à continuer à travailler avec les autres parties prenantes et organes des entreprises communes afin de donner suite aux recommandations de manière appropriée.

Enfin, la Commission rappelle que la mise en œuvre des recommandations relatives à la prochaine génération d'entreprises communes nécessite l'adoption de nouveaux règlements du Conseil. Depuis le 10 juillet 2013, date à laquelle la Commission a présenté ses propositions de règlements, les procédures ont véritablement débuté en vue de poursuivre Clean Sky, «Piles à combustible et hydrogène» et l'Initiative en matière de médicaments innovants dans le cadre d’Horizon 2020.

[1] Clean Sky: règlement du Conseil (CE) N° 71/2008; Piles à combustible et hydrogène: règlement du Conseil (CE) n° 521/2008, Initiative en matière de médicaments innovants: règlement du Conseil (CE) n° 73/2008.

[2] Objectifs ACARE (référence 2000): (i) réduire réduire la consommation de carburant et les émissions de CO2 de 50 % par kilomètre-passager, (ii) réduire les émissions de NOx de 80 %, (iii) réduire les nuisances sonores externes de 50 %, (iv) accomplir des progrès notables pour ce qui est de la réduction des incidences environnementales de la fabrication, de l'entretien et de l'élimination des aéronefs et des produits aéronautiques.

[3] Voir document de travail des services de la Commission, SEC(2011) 1072 final et la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Partenariat pour la recherche et l'innovation» [SEC(2011) 1072].

[4] http://www.cleansky.eu/sites/default/files/news/clean_sky_-_2nd_interim_assessment.pdf.

[5] http://www.sesarju.eu/.

[6] http://www.acare4europe.org/.

[7] http://www.fch-ju.eu/sites/default/files/2nd%20interim%20evaluation.pdf.

[8] http://www.imi.europa.eu/sites/default/files/uploads/documents/Governance/2ndInterimEvaluationIMI.pdf.

[9] COM(2013) 830.

[10]COM/2013/0496 «Bio-industries», COM/2013/0505 Clean Sky 2; COM/2013/0506 Piles à combustible et hydrogène (FCH) 2, COM/2013/0501 Composants et systèmes électroniques pour un leadership européen (ECSEL) COM/2013/0495 Initiative en matière de médicaments innovants (IMI) 2.

[11] Le système ERA-NET est destiné à renforcer la coopération et la coordination des activités de recherche menées au niveau national ou régional dans les États membres et les États associés.

http://ec.europa.eu/research/era/era-net-in-horizon-2020_en.html

Table des matières

ANNEXE I: RECOMMANDATIONS DU GEI............................................................................. 2

ANNEXE II: Analyses AFOM.................................................................................................... 13

ANNEXE III: Composition des GEI d’évaluation....................................................................... 17

ANNEXE I: RECOMMANDATIONS DU GEI

Clean Sky

Recommandation || Responsabilité

État d’avancement par rapport aux objectifs environnementaux ||

Points liés à CS1 et CS2: L’état d’avancement actuel est décrit par rapport aux objectifs de CS. Le GEI préconise davantage de transparence dans la traçabilité entre les objectifs de l’ACARE et les contributions spécifiques de Clean Sky. || CD, EC

Le GEI encourage les partenaires et les gestionnaires de projets à présenter de façon plus claire et plus cohérente les chiffres et les hypothèses de base utilisées pour l’évaluation des objectifs environnementaux par rapport aux objectifs de l’ACARE. || CD, EC, PPP à venir.

Coordination avec le 7e PC, l'EC SESAR et les programmes nationaux ||

Il est recommandé d’approfondir la relation qui existe tant avec l’ACARE qu’avec l'EC SESAR (à l’échelon des groupes de travail), dans le but d’établir une meilleure compréhension dans le cadre de l’EC concernant les compagnies aériennes, les prestataires de services de navigation aérienne (ANSP) et les autres groupes de parties prenantes. ||

Le GEI attache une très grande importance aux échanges entre l’EC et le Groupe des représentants des États et recommande que celui-ci continue de jouer un rôle clé pour assurer l’harmonisation entre les programmes nationaux et Clean Sky. || CD, EC, PPP à venir.

Efficacité de la promotion de la participation ||

Le GEI note avec satisfaction qu’il n’est pas indispensable de faire partie d’un consortium pour prendre part à un appel à propositions, que la candidature d’entités isolées est possible, et qu’il existe de nombreux monobénéficiaires, y compris parmi les PME. Le GEI recommande cependant d'accroître la visibilité du haut niveau de participation des PME et des intervenants récents (voir également à ce propos le point 3.5. Efficacité de la communication). || EC

Efficacité des stratégies DTI et TE ||

Le GEI prend acte des améliorations apportées à la notion de TRL (niveaux de préparation technologique) et recommande la diffusion des résultats par l’EC CS au sein de la communauté de R&D. || EC

Points liés à CS1 et CS2: Les visites effectuées ont démontré un excellent niveau de coopération entre les activités de recherche et développement et la préparation des vols d’essai. Des examens minutieux ont été réalisés avec des équipes pluridisciplinaires comprenant du personnel expérimenté en vols d’essai. Sur la base de l’exemple fourni par l’excellente préparation de vols d’essais de l'Avion régional vert (GRA), le GEI recommande que les démonstrateurs technologiques intégrés (DTI) accentuent leurs efforts de communication et de diffusion des meilleures pratiques, et les encourage à puiser dans l’expérience de la réussite d’autres DTI des leçons profitables pour leurs propres activités à venir. || EC, PPP à venir.

Complémentarité avec d’autres activités d’Horizon 2020 ||

CS2 constitue un cadre approprié pour mettre en œuvre et gérer des projets menés par le secteur industriel. Il est important de consacrer une partie significative des budgets à de tels projets, afin de faire progresser des technologies du niveau TRL 3 au niveau TRL 4, ou même TRL 5, sans se fixer a priori un objectif de contribution à une plateforme de démonstration volante à grande échelle. || CD, EC, CE, PPP à venir.

Il est important que de tels projets de l'industrie soient mis en œuvre directement par l’EC, sans intervention des grands projets de niveau TRL plus élevé. || CD, EC, CE, PPP à venir.

Ces projets doivent recourir à l’Évaluateur de technologies pour recueillir ses contributions lors de la phase d’évaluation et estimer l’impact environnemental et l’efficacité des projets à leur conclusion. || CD, EC, CE, PPP à venir.

Adéquation du cadre juridique et de la gouvernance de CS ||

Le GEI recommande de préserver le rôle du STAB et de le renforcer, par exemple pour la formulation des mises à niveau à venir de l'agenda stratégique de recherche et d'innovation (SRIA). Leur contribution est considérée comme significative (y compris pour un CS2) et il est recommandé d'assurer la participation de personnes de haut niveau, comme c’est le cas pour Clean Sky. || CD, EC, PPP à venir.

Nonobstant la grande qualité de la contribution des organes consultatifs, il reste encore possible d’élargir et de dynamiser les apports du comité consultatif scientifique et technologique (STAB) et du Groupe des représentants des États. L’EC CS doit chercher à maximiser le potentiel de ses organes consultatifs, afin d’engranger des soutiens pour les appels à propositions restants et les autres activités à tous les niveaux. || CD, EC

Degré d’adaptation du règlement intérieur et du financement de l’EC ||

Le GEI souligne que l’EC Clean Sky contribue également à la réussite des feuilles de route sur lesquelles l’ensemble des parties prenantes se sont accordées, et considérant que l’approche pluriannuelle est bénéfique, il en recommande la continuation à l’avenir. || CD, EC, PPP à venir.

Le GEI constate avec regret que s la gestion des GAM manque toujours de flexibilité pour pouvoir négocier un GAM (Grant Agreement for Members) pluriannuel. De façon générale, le GEI recommande une extension des pouvoirs discrétionnaires du directeur exécutif en matière de gestion et estime que les transferts budgétaires des GAM doivent être proposés, négociés et mis en œuvre par le directeur exécutif. Une telle mesure contribuerait à accélérer l’application des décisions nécessaires, puisque l’intervention du comité directeur ne serait plus nécessaire. || CD, EC, CE, PPP à venir.

Le GEI est bien conscient des recommandations qui ont été émises concernant l’état d’avancement et le calendrier de la planification stratégique (CSDP) ainsi que l’harmonisation avec le plan annuel de mise en œuvre (AIP) et les amendements annuels apportés aux GAM. Dans ce contexte, le Service d’audit interne (IAS) a formulé une constatation spécifique sur les changements de thèmes apportés à un AIP après son approbation. Le GEI approuve les intentions exprimées de déléguer un certain nombre de fonctions et de décisions du comité directeur vers le directeur exécutif en ce qui concerne la ratification de ces changements, de façon à donner à l’EC la flexibilité nécessaire pour ajuster la liste des thèmes aux besoins effectivement ressentis au cours de l’année. || CD, EC, CE, PPP à venir.

Points liés à CS1 et CS2: Le GEI estime que les possibilités actuellement existantes de redistribution budgétaire entre DTI (comme cela a été le cas en 2012) constituent un premier pas utile vers un minimum de flexibilité budgétaire. Le GEI regrette qu’il n’existe toujours pas de budget de réserve, lequel assurerait une flexibilité transversale. De ce fait, le GEI recommande au comité directeur d’envisager l’introduction d’un budget de réserve de 5 à 10 %. || CD, EC, CE, PPP à venir.

Le GEI considère que la vérification des contributions en nature reste une activité coûteuse en termes de temps et de travail, tant pour la gérer que pour la négocier, et que la procédure en vigueur ne remplit pas son but. En conséquence il recommande des mesures de simplification de cette procédure. || CD, EC, CE

Efficacité de l’équipe exécutive de l’EC et de ses procédures, y compris les procédures de suivi ||

Même si le secrétariat de Clean Sky a fait des progrès substantiels en termes d’accélération des processus et d’efficacité opérationnelle, le GEI recommande la mise en œuvre de quelques mesures complémentaires d’amélioration de l’efficacité. À présent que l’EC Clean Sky est bien implantée, il convient de trouver un nouvel équilibre au sein du secrétariat entre les capacités nécessaires aux fonctions administratives et à la gestion des projets. || CD, EC, CE

Le GEI estime que les effectifs du personnel technique de l’EC sont insuffisants et recommande au comité directeur de procéder à une évaluation des besoins en personnel, de façon à assurer que l’équipe exécutive soit pleinement en mesure d’exercer ses fonctions de coordination et de suivi. Le GEI recommande en même temps d'étudier les possibilités de partager certains services avec d’autres EC et de sous-traiter certaines activités administratives. || CD, EC, CE

Le secrétariat de Clean Sky doit continuer de rechercher des voies et moyens de réduire la bureaucratie et veiller à adopter la structure organisationnelle la mieux adaptée aux tâches qui l’attendent. || EC

Si le taux de participation et de succès des candidatures indique que les résultats de l’EC concernant l’administration du programme, la gestion de projets et la conception et la mise en œuvre de programmes sont satisfaisants et témoignent de sa capacité, le GEI observe que le délai d’obtention de subvention reste encore relativement long [240 jours entre la publication de l’appel à propositions et le GAP (Grant Agreement for Partners); 360 jours en moyenne pour les subventions accordées en 2012], et en recommande la réduction. || EC

Le GEI reconnaît l’intérêt du système adopté concernant les 16 normes de contrôle interne, et y voit un système robuste en vue d’une gestion efficace et effective. Le GEI constate avec satisfaction l’harmonisation effective entre les planifications stratégique et annuelle et recommande de s’y tenir de façon systématique. || EC

Le GEI accueille favorablement l’intention de l’EC (telle qu’elle ressort de la réunion du comité directeur du 22 mars 2013) de lancer des formations à l’intention des gestionnaires de thèmes (Topic Managers) et approuve les efforts de renforcement du suivi des responsables de projet (Project Officers) et de l’équipe administrative, afin d’assurer un traitement aussi réactif que possible des problèmes de retard et de difficultés dans l’exécution des projets. Ce sont là des mesures importantes pour lever les goulots d’étranglement qui limitent actuellement l’efficacité d’ensemble. || EC

Le GEI note avec satisfaction qu’au cours de la période d’évaluation, des audits ex post des rapports comptables des bénéficiaires de l’EC CS ont été menés à bien, et recommande que soient continués les efforts tendant à réduire le taux d’erreurs. Le GEI note avec satisfaction les efforts consentis par l’EC pour améliorer sa procédure de validation ex ante, ainsi que les conseils qu’elle a prodigués à ses bénéficiaires en ce qui concerne les coûts éligibles dans le cadre des projets Clean Sky. || EC

Efficacité de l’organisation et des procédures des DTI ||

Le GEI note avec satisfaction que les instruments de suivi et de contrôle sont arrivés à maturité et mis en œuvre, et recommande que les rapports d’avancement et les rapports techniques d’évaluation soient harmonisés sur l’ensemble des DTI. En particulier, les rapports d’avancement devraient comporter la comparaison entre avancement effectif et avancement planifié, et entre résultats obtenus et résultats planifiés. Le GEI recommande que les rapports techniques d’évaluation suivent la norme CE. Cette norme est d’une grande utilité pour assurer une évaluation systématique des aspects techniques et administratifs. || EC

Efficacité de la communication ||

La coopération et les échanges entre DTI semblent encore limités et il convient de les renforcer. Les modèles et instruments produits par l’ensemble des DTI doivent être analysés pour déceler des complémentarités éventuelles. L’interface de l'évaluateur de technologies avec les autres DTI nécessite une réflexion approfondie pour garantir des résultats en temps et heure. || CD, EC

Points liés à CS1 et CS2: Le GEI estime que la communication entre DTI pourrait être améliorée en recourant plus largement à l'évaluateur de technologies pour assurer le retour de l’information et discuter des questions d’efficacité technique. Ce même processus de communication s’améliorerait également avec l’instauration d’une relation plus étroite avec les groupes de travail SESAR et ACARE. L’équipe de l’EC doit s’impliquer davantage dans ce processus, auquel des ressources supplémentaires doivent être consacrées. || CD, EC, CE, PPP à venir.

Le GEI estime qu’un aspect clé des objectifs de communication de Clean Sky doit être d’en accroître la visibilité. Il fait siennes les recommandations de l’évaluation intermédiaire précédente, réaffirmant que le CS doit améliorer sa visibilité au sein du public concerné. || EC

Le GEI prend note avec satisfaction des efforts du secrétariat pour communiquer sur les thèmes des appels à propositions et pour diffuser les initiatives de Clean Sky au moyen de publications. Cependant, il a semblé au GEI qu’avec le nombre croissant de succès engrangés par les projets, il y avait matière à intensifier cette diffusion en ciblant un plus large éventail de parties prenantes, dont les décideurs dans les États membres. || EC

Les informations techniques fournies sur le site Internet doivent être améliorées, avec une participation et des apports plus dynamiques de la part des DTI. De plus, le GEI juge nécessaire d’identifier des formules appropriées pour communiquer sur les activités et les évaluations réalisées par l'évaluateur de technologies. || EC

Le GEI recommande que la stratégie de communication de Clean Sky soit plus spécifiquement axée sur les impacts socioéconomiques et environnementaux au sens large, à l'attention non seulement des parties prenantes du secteur aéronautique, mais également des législateurs et des décideurs aux niveaux européen et national. Ces initiatives doivent impliquer le Groupe des représentants des États et le STAB. || CD, EC

Le GEI se félicite de constater que Clean Sky a réussi à susciter un intérêt élevé auprès du secteur privé, bien au-delà du degré moyen de participation des entités industrielles à des projets de collaboration relevant du 7e PC. Il note néanmoins que, malgré le niveau de participation remarquable de PME, l’image de Clean Sky reste celle de «la grosse industrie et la grande technologie», et il recommande donc que les expériences réussies de collaboration avec des PME soient répercutées sur le site Internet et dans des publications qui leur soient consacrées. || EC

Qualité des activités ||

Le GEI prend note de la valeur ajoutée que constituent les visites techniques et les réunions de présentation technique, qui éclairent la réflexion et permettent d’approfondir l’analyse en vue d’arriver à une évaluation objective. Le GEI y voit un instrument clé de l’évaluation de la qualité des avancées techniques et recommande de faire des visites sur site une partie intégrante du processus d’évaluation. || EC

Qualité des appels à propositions ||

Dans le cas où un DTI spécifique suscite un grand nombre de propositions, le GEI recommande de répartir les responsabilités de façon flexible, de façon à optimiser la charge de travail qui en résulte au sein de l’EC. || CD, EC, PPP à venir.

Il est proposé d’inclure dans chaque thème la possibilité de présenter une approche permettant d'arriver au même résultat d'une manière plus innovante que l'approche décrite dans le thème. || EC, PPP à venir.

Il est recommandé d’inclure systématiquement, dans l’évaluation technique des DTI, une évaluation des appels à propositions afin d'en vérifier et d'en améliorer la haute qualité. Cela permettrait d'établir une relation claire entre le thème des appels et les objectifs du DTI et, partant, de mieux centrer les activités techniques. || CD, CE, PPP à venir

Le GEI note que dans certains cas, un choix inapproprié des sous-traitants a entraîné des résultats insuffisants au regard du projet auquel ils contribuaient. Il recommande en conséquence que l'EC explore les possibilités d’améliorer le processus de sélection des sous-traitants. || EC, PPP à venir.

Aéronefs à voilure fixe intelligents (Smart Fixed Wing Aircraft, SFWA) ||

Le GEI recommande de prendre en compte les vols d’essai dès le début du DTI. Il s’agit là d’une étape nécessaire qui doit être reconnue comme telle, passée sous silence au lancement du projet mais cependant absolument indispensable à sa réussite. || EC

Pour les DTI importants, il est recommandé d’adopter systématiquement une méthodologie de gestion industrielle de projet dès le lancement de ce dernier. || EC

Il est recommandé de s’assurer que les participants s’impliquent de façon stable dans les projets, de trouver des moyens pour empêcher que les sociétés participantes ne relâchent leur intérêt et leur attention, et de s’assurer que chaque participant alloue des ressources adéquates à l’entreprise. || EC

Le GEI recommande à l’EC de s’attacher à réduire au minimum le risque d'un engagement insuffisant de ressources, et de déléguer au comité directeur la responsabilité de remotiver les partenaires potentiellement défaillants. || EC

La recherche en aval destinée à amener les technologies au niveau de maturité TRL6 doit satisfaire aux étapes suivantes: capacité de fonctionnement, capacité d’ingénierie, capacité opérationnelle (facilité d’entretien, stabilité, etc.) et capacité de fabrication industrielle. Le GEI estime que cette recommandation vaut pour tout DTI important. || EC, PPP à venir.

Systèmes à voilure tournante écologique (Green Rotorcarft, GRC) ||

Le GEI encourage les partenaires et les gestionnaires de projets à présenter de façon plus claire et plus cohérente les chiffres et les hypothèses de base utilisées pour l’évaluation des objectifs environnementaux par rapport aux objectifs de l’ACARE. || EC

Systèmes pour une opération écologique (Systems for Green Operation, SGO) ||

Le GEI recommande un suivi étroit et la mise en œuvre d’un système d’alerte rapide pour les activités critiques, qui constituent les facteurs de réussite du programme SGO. || EC

Les avantages de SGO sont exprimés par phase de vol. Cela rend difficile la comparaison avec les autres DTI quand il s’agit de déterminer les technologies les plus prometteuses. En conséquence, le GEI est d’accord avec les évaluations techniques qui proposent d’aligner le rapportage chiffré sur les impacts environnementaux de SGO avec celui des autres DTI. || EC, PPP à venir.

Pour certains équipements, il est prévu de regrouper les activités de démonstration sur une unique plateforme d’essai. Il est nécessaire de disposer de plans de secours au cas où cette plateforme connaîtrait des retards. || EC, PPP à venir.

Moteurs écologiques et durables et verts (Sustainable and Green Engines, SAGE) ||

Il est fortement recommandé d’explorer les possibilités de mettre à l’essai la boîte de vitesses (avec AVIO) de façon à limiter les risques y afférents. || EC

Les conditions d’accès par des tiers au futur module d’essai de la boîte de vitesses restent à clarifier. || EC

Il est nécessaire de clarifier et de confirmer le calendrier et les caractéristiques technologiques du démonstrateur SAGE 4. || EC

Toute proposition relative à un vol d’essai sous combustion pauvre s’inscrivant dans le calendrier d'exécution de Clean Sky doit préciser les délais et le financement. || EC

Écoconception (Eco-Design, ED) ||

Il est recommandé de vérifier que l’EDA tient compte des leçons tirées d’autres domaines, tels que l’automobile, et des enseignements apportés par l’écosystème qui est en train d'apparaître en matière de déconstruction. || EC

Vu le contenu d’EDS, il est recommandé de veiller à la cohérence avec les DTI de SGO et de GRA/GRC portant sur l’électricité et de repérer les lacunes ou redondances. Il existe des synergies et des opportunités potentielles de fertilisation croisée. || EC

Évaluateur de technologies (ET) ||

Le GEI n’a pas identifié d’objectifs clairement quantifiables pour l’Analyse du cycle de vie (ACV). Il est recommandé que les méthodes et outils de mesure permettant d’évaluer les avantages en termes d’ACV soient examinés dans le cadre de la recherche actuelle et/ou future liée à Clean Sky. || EC

La résolution, la granularité et les hypothèses de base incorporées dans la modélisation des aéronefs ont potentiellement un impact sur la vérification de leur représentativité et de leur exactitude. Le GEI recommande que la modélisation des aéronefs soit aussi transparente que possible par rapport aux normes reconnues. || EC, PPP à venir.

La durée du système d’information de l’ET doit être alignée sur celle des évaluations de l’ET, pour assurer l’enregistrement des résultats d’évaluation les plus récents et de leur impact. || EC, PPP à venir.

Des technologies ayant un niveau TRL peu élevé sont incorporées dans les modèles d'aéronefs. Cependant, l'ET a pour but d'évaluer l’impact de technologies arrivées à maturité et les plus prometteuses, et il est nécessaire de mieux centrer ses objectifs. || EC, PPP à venir.

Questions générales ||

Clean Sky comporte de nombreuses démonstrations au sol et en vol arrivées en fin de programme. Il convient d’accorder une attention particulière aux facteurs les plus critiques et de réussite du programme. Il est recommandé d'assurer un suivi attentif et de fixer les priorités des ressources disponibles par rapport aux tâches restant à accomplir et aux bénéfices environnementaux de la technologie pour la démonstration. || EC, PPP à venir.

L’objectif central de CS est d’accélérer l’introduction et le développement de technologies respectueuses de l’environnement dans les aéronefs de la prochaine génération. S’il est important d'examiner les documents de gestion d’ensemble et l’état d’avancement des activités techniques, il est tout particulièrement crucial d'effectuer une vérification de ce qui se passe effectivement sur les sites des partenaires. Le GEI recommande que les évaluations effectuées à l’avenir comportent des visites techniques sur place. Une sélection représentative de visites techniques fournit de nouveaux moyens de comprendre ce qui se passe et de faire le lien entre éléments techniques probants et leçons tirées des divers DTI. ||

Évolution de la gestion 2010-2013 ||

Le GEI recommande une couverture simplifiée des appels à propositions par rapport aux objectifs des DTI et approuve le réexamen périodique d’ensemble du programme des appels à propositions dans le cadre de Clean Sky, en accordant la priorité aux activités de démonstration à ce stade. || CD, CE, PPP à venir.

Le GEI s’inquiète du nombre d’activités de démonstration dont le calendrier a été repoussé à la fin de CS et recommande de veiller à ce que les ressources adéquates soient mises à disposition dans le cadre des DTI. || EC

Comparaison scientifique et technique ||

Le GEI recommande un gel des objectifs et des plans dès que possible et un suivi étroit du statut technique des projets SFWA, de façon à éviter tout retard supplémentaire. Le DTI a sans doute surmonté les principaux risques, mais il en subsiste d’autres. || EC, PPP à venir.

Afin de réduire le risque que des programmes de démonstration planifiés ne soient pas achevés avant la fin de Clean Sky 1, les gestionnaires de projets doivent redoubler d’efforts pour souligner auprès de leur propre direction l’importance (en termes techniques, commerciaux et politiques) de l’entreprise conjointe Clean Sky et s’assurer qu’un niveau approprié de ressources est consacré aux projets et que les fonds soient engagés. || EC, PPP à venir.

Le gestionnaire de projets Clean Sky doit évaluer en permanence les nouveaux résultats et les applications potentielles des thèmes des appels à propositions, dans le but de détecter davantage d’opportunités dans l'ensemble de Clean Sky. || EC

Il conviendrait de s'attacher davantage à estimer les résultats du programme Clean Sky au regard des contributions d’autres programmes pertinents, et d'examiner comment ces résultats peuvent être partagés avec des parties prenantes extérieures à la communauté scientifique et technique. || CD, CE, PPP à venir.

Le GEI considère que lorsque la décision de SFWA/AI de donner ou non le feu vert à un aéronef à rotor non caréné contrarotatif (CROR) de démonstration sera connue, il pourra se révéler nécessaire de réexaminer et de clarifier les activités à venir de SAGE 1 au cours du calendrier d'exécution de Clean Sky. || EC

Piles à combustible et hydrogène (FCH)

Recommandation || Responsabilité

Gouvernance, conception et gestion du programme ||

Il revient à la gouvernance du programme d’assurer: une prise de décision plus rapide; un niveau plus élevé de ressources consacrées au programme et à la gestion des connaissances; et un engagement du secteur privé qui reste comparable aux efforts consentis par l’UE. Le directeur exécutif doit disposer de davantage de pouvoirs exécutifs; les fonctions administratives doivent être mises en commun avec d’autres EC ou rapatriées dans les services de la Commission; la Commission doit donner son accord à un mécanisme permettant de démontrer que l'industrie adopte des objectifs «élastiques» pour sa propre recherche et ses dépenses de déploiement précoce. Des objectifs contractuels visant à réduire le délai d’obtention des subventions devraient être introduits dans le cadre d’Horizon 2020. || CE, CD

La stratégie de recherche pour la poursuite de l’EC FCH dans Horizon 2020 doit suivre de plus près trois grands principes: harmonisation avec les politiques de l’UE; préférence pour les domaines où l’Europe est en position de leader ou peut y arriver; adaptation à l'évolution des besoins du secteur. || CD, organes consultatifs.

Le pilier énergie doit avoir pour priorités le stockage de l’électricité et l’efficacité de son utilisation finale, ainsi que la production d’hydrogène à partir de sources renouvelables; il sera nécessaire de recruter de nouveaux acteurs (par exemple, des exploitants de réseaux électriques). Il est nécessaire de maximiser les synergies et interactions avec d’autres programmes tout au long de la chaîne de valeur (par exemple, «Matériaux de pointe», «Fabrication et transformation de pointe»), Véhicule vert, Initiatives industrielles européennes du plan stratégique européen pour les technologies énergétiques (plan SET) (comme les réseaux intelligents). Six à dix pour cent du budget de l’EC FCH devraient être réservés à de la recherche axée sur l’obtention de véritables percées. || CS, PO

Il convient de renforcer la capacité d’adaptation au changement. Les résultats des programmes devraient réalimenter plus efficacement les plans de mise en œuvre annuels et pluriannuels. Tout en préservant la confiance des parties prenantes dans la vision à long terme, il faudrait viser une intégration plus étroite entre les intérêts de l’industrie et ceux d’autres parties prenantes au moyen d'ateliers conjoints avec la communauté des chercheurs, les organes consultatifs et les organisations régionales représentatives. || PO, IG

Certains domaines de recherche ont besoin d’être mieux mis en valeur: l’EC FCH doit élaborer une stratégie pour les réglementations, codifications et normes intégrant la dimension internationale dans l’ensemble des entreprises FCH, qui soit acceptée par tous (IG, RG, SRG, Commission) et fasse appel aux ressources du JRC. || PO, CD

Il convient de renforcer encore davantage la participation des PME au moyen d'un système de garanties financières, comme dans le Programme-cadre, et par l’établissement de liens entre les projets de recherche et le capital-risque du MFPR de façon à générer des entreprises et sociétés européennes nouvelles et innovantes. || CE

Suivi technologique et soutien stratégique ||

L’EC doit mettre en œuvre une procédure robuste de suivi technologique, adaptée aux niveaux du projet, du programme et de la stratégie. Les résultats devront servir à adapter les programmes de recherche, être mis à la disposition du plan SET et servir au soutien des politiques. || PO

Il est essentiel d’intensifier notablement la publication et la diffusion des résultats. À l’avenir, les propositions devront inclure obligatoirement une liste d’indicateurs clés de performance (KPI) susceptible d’être publiés et l'évaluation devra pénaliser les niveaux de publication trop faibles. Il convient d’encourager les projets en cours à dévoiler certains de leurs résultats post hoc. L’EC FCH devrait prévoir des «salles blanches» à cet effet. || PO

Les DG en charge de politiques au sein de la Commission doivent communiquer plus clairement et plus visiblement sur la politique générale relative aux activités en matière de FCH (par exemple, véhicules à zéro émissions, stockage de l’énergie). Les procédures suivies pour intégrer les résultats scientifiques dans les politiques des transports et de l’énergie doivent être transparentes et efficaces, tout en étant cohérentes dans l’ensemble des secteurs. || CE, PO

Interaction avec les États membres et les Régions ||

Il est nécessaire de renforcer l’implication des États membres dans le programme. Le mandat du SRG doit être étendu pour recouvrir des fonctions stratégiques, comprenant un rôle proactif dans le choix et la conception de projets de démonstration et de déploiement à grande échelle, ainsi que la participation au suivi technologique; le flux d’information entre le SRG et le bureau du programme nécessite des améliorations; les membres doivent être plus clairement associés aux stratégies nationales de recherche et/ou industrielles; il est nécessaire d’explorer des solutions innovantes pour le cofinancement par les États membres (par exemple, des activités ERA-NET ou un cofinancement conditionnel dans le cadre des appels à propositions). || CE, CD, SRG, PO

Le déploiement repose de façon critique sur la relation avec les autorités locales et régionales. La relation avec des organismes tels que HyER est importante pour les transports et devrait être mieux mise à profit. Il est nécessaire de bâtir des relations du même genre pour le stockage et d'autres aspects des infrastructures. || PO

Le financement des futurs projets de déploiement et de renforcement de capacités est vital et exigera de nouveaux arrangements financiers. La Commission doit se pencher sur la question de l’éligibilité des infrastructures Hydrogène au financement dans le cadre des nouveaux cadres de référence stratégiques nationaux (CRSN) pour les Fonds structurels. L’EC FCH doit être prête à faciliter la tâche des développeurs en apportant des conseils sur les options financières disponibles auprès des institutions communautaires, dont la BEI, les Fonds structurels et les crédits et subventions du RTE-T; il faut aussi envisager des appels pour la préparation de projets pouvant bénéficier d'un financement. || CE, États membres, PO, CD.

Communication et diffusion ||

L’EC FCH doit s’efforcer de devenir l’autorité de référence en Europe en matière de connaissances sur le FCH. Il est nécessaire d’améliorer de façon substantielle la visibilité de l’EC FCH, dont le site Internet devra évoluer pour refléter cette ambition. Les règles qui gouvernent la communication d’informations sur le programme aux diverses parties prenantes (Comité scientifique, SRG, services de la Commission) doivent être réexaminées afin de déterminer s’il est possible pour l’EC de diffuser davantage d’informations tout en restant dans une lecture conforme de ces règles. Si tel n’est pas le cas, il sera nécessaire de les modifier dans ce sens pour Horizon 2020. || PO

L’EC FCH doit soutenir l’engagement, l’éducation et la formation des parties prenantes au-delà des limites de la communauté FCH, et impliquer le SRG dans ce processus. || PO, CD

Initiative en matière de médicaments innovants (IMI)

Recommandation || Responsabilité

Stratégie de communication ||

L’IMI doit finaliser et appliquer une stratégie appropriée de communication, comportant des buts et objectifs clairs et mesurables, tant en direction des principales parties prenantes qu’à l’intention d’un plus large public. || CD, EC

Relations avec les parties prenantes et KPI ||

Parallèlement aux KPI existants, il est nécessaire d’élaborer et de mesurer des KPI consolidés afin d’apporter une démonstration quantifiée des impacts et des bénéfices socioéconomiques de l’IMI. || Secr, EC

L’IMI doit consentir davantage d’efforts pour recueillir un engagement accru de la part d’un plus large éventail de parties prenantes de l'industrie. || Secr, EC

Il est nécessaire que des participants d’autres secteurs industriels de la santé soient associés à IMI 2. || CD, SRG, EC

Organisation et efficacité ||

Le secrétariat de l’IMI doit continuer de rechercher des voies et moyens de réduire la bureaucratie et veiller à adopter la structure organisationnelle la mieux adaptée aux tâches qui l’attendent. || Secr, EC

L’IMI doit chercher à maximiser le potentiel de ses organes consultatifs, afin d’engranger des soutiens pour les appels à propositions restants et les autres activités à tous les niveaux. || Secr, EC

L’IMI doit prévoir et concevoir de nouveaux mécanismes de financement plus flexibles afin d’assurer la durabilité des projets en cours et à venir, quand cela est approprié. || Secr, EC

La Commission doit veiller à la transparence d’IMI 2 et à une meilleure flexibilité en ce qui concerne sa gouvernance. || CD, CE, EC

Disponibilité des données ||

Des données de référence doivent être obtenues en parallèle au lancement d’IMI 2, de façon à permettre une meilleure analyse et évaluation des résultats d’IMI 2 par rapport aux objectifs. || EC

ANNEXE II: Analyses SWOT

CLEAN SKY

ATOUTS · Le principe de base du PPP dans la recherche aéronautique a été démontré avec succès. L’EC CS est un élément central du paysage aéronautique européen, reconnu comme un leader mondial des PPP en aéronautique. · Il s'agit d'un modèle de coopération spécifique adapté aux défis aéronautiques non concurrentiels. · CS s’appuie sur les résultats du 6e PC et du 7e PC, et agit comme un catalyseur des investissements du secteur privé en R&D aéronautique européenne. · Contribution appréciable aux objectifs de l’ACARE. Le TE constitue une approche innovante de l’évaluation systématique des bénéfices environnementaux. L’évaluation des TRL pourrait être adoptée dans d’autres domaines du programme H2020. · L’EC CS est validé comme instrument pour parvenir à un accord sur un agenda stratégique de la recherche et (virtuellement) sur l’utilisation efficace des budgets de recherche. · Production scientifique de haut niveau et réseau étendu couvrant l'industrie, les PME et les institutions universitaires. · Participation et implication élevées des PME. Degré remarquable de mobilisation et de mise en commun de ressources et d’expertise pour s’attaquer aux problèmes les plus complexes de l’aéronautique sur la totalité du cycle de R&D. · Les ressources mobilisées voient leur effet renforcé par des synergies impliquant un vaste éventail de parties prenantes. · Structure de gouvernance efficace et participation proactive des organes consultatifs (NSRG et STAB). · Procédures et méthodologies de haut niveau. · Visibilité augmentée par la diffusion des résultats dans des publications scientifiques et des conférences, salons aéronautiques et expositions. || FAIBLESSES · Les KPI et l’évaluateur technologique n’ont pas encore la maturité nécessaire pour faire la démonstration d’impacts environnementaux et socioéconomiques à caractère plus général. · Déséquilibre entre les tâches scientifiques et administratives du secrétariat de CS: - lourdeur des règles administratives, règlements et contrôles, et - manque de ressources techniques (à l’échelon de l’EC) pour traiter les questions transversales. · Faible flexibilité, notamment en matière budgétaire; pas de budget de réserve. · Certains DTI n’atteignent pas les objectifs en termes de qualité et d’efficacité. · Les DTI n’utilisent pas activement le retour d'information qu’ils reçoivent du TE. · Certains DTI bénéficient de ressources insuffisantes de la part des entreprises. · Certains DTI manquent de priorités claires pour l’allocation de leurs ressources aux projets. · La communication entre DTI reste insuffisante. · La coordination avec des initiatives nationales/internationales reste limitée, au risque d’une utilisation inefficace des ressources.

OPPORTUNITÉS · Rôle potentiel de CS comme plateforme de construction d’une vision européenne commune pour la recherche aéronautique focalisée sur l’environnement. · Élaboration de nouveaux modes de financement. · Diffusion de l’impact socioéconomique et environnemental général au-delà de la communauté aéronautique. · Exploration de synergies et de possibilités de fertilisations croisées avec d’autres secteurs industriels. · Mise en place d’un environnement favorable pour les projets de type Niveau 2 dans le cadre du prochain programme de recherche de l’UE. || MENACES · Perception négative de la part de certains groupes clés de parties prenantes. · Le fait que des partenaires clés (associés) manquent de priorités pour l’allocation de ressources clés entraîne des problèmes sans fin: perte de focus, glissements de calendrier... · Des changements clés des marchés de l’aéronautique sont ignorés. · Modifications de la structure industrielle européenne, comme des changements de propriété ou des entreprises conjointes.

FCH

ATOUTS · Le principe de base du PPP appliqué à la recherche FCH a été démontré avec succès. · L’EC FCH est désormais un élément central du paysage FCH européen. · L’EC FCH est validé comme instrument pour parvenir à un accord sur un agenda stratégique de la recherche et (virtuellement) sur l’utilisation efficace des budgets de recherche. · Des communautés fortes ont été créées dans le groupe des industriels et celui des chercheurs. · L’EC FCH assure un développement régulier, entraîné par l'industrie, en direction d’objectifs à long terme, et en passant par divers cycles économiques. · Une mobilisation et une mise en commun impressionnantes de ressources et d’expertise. · La masse critique pour le domaine de l’application à l’automobile a été atteinte. · Stabilité budgétaire pour le développement à long terme, ce qui attire le secteur privé. · Forte participation des parties prenantes, notamment en ce qui concerne l’implication de l'industrie et la coopération entre RG. · La gouvernance est en place et en activité. · Perception positive de la gestion de projets de la part des coordinateurs de projets. || FAIBLESSES · Lourdeur des règles administratives, règlements et contrôles. · Utilisation moins qu’optimale des ressources et déséquilibre entre personnel administratif et scientifique. · Les taux de financement de projets sont inférieurs à ceux du PC et imprévisibles. · Absence d’un fonds de garantie couvrant les PME en difficultés financières. · Manque de cohérence dans l’approche des applications stationnaires et des premiers marchés. · Manque de coordination avec les programmes nationaux; implication et engagement inégaux des États membres à l'égard de l’EC FCH. · Manque de souplesse d’adaptation pour mettre à jour des objectifs dépassés. · Faible niveau d’échanges entre l’EC FCH et le programme de recherche fondamentale du PC. · Les efforts et stratégies de communication ciblée et de diffusion sont insuffisants et la visibilité est faible. · Insuffisance du suivi et de la gestion de connaissances aux niveaux du projet, du programme et de la stratégie. · L’avancement des travaux sur les activités transversales n’est pas satisfaisant.

OPPORTUNITÉS · Contribution aux défis sociétaux de l’UE tels qu’identifiés dans ses politiques de l’énergie, des transports et du changement climatique. · Création d’une avance de l’Europe dans un domaine émergent à fort potentiel. · Réelle harmonisation entre les initiatives régionales, nationales et européennes. · Meilleure visibilité, entraînant de nouvelles participations et un soutien politique accru. · Promotion de meilleures pratiques et montée de la prise de conscience de la technologie au sein du grand public et parmi les décideurs dans toute l’Europe. · Édification d’une vision commune et communication de celle-ci aux participants et aux bénéficiaires. · Stimulation d’un déploiement à grande échelle et d’un renforcement de capacités coordonnés de la technologie FCH. · Les limitations du véhicule électrique à batterie pourraient inciter l’industrie et les décideurs à se tourner vers les véhicules électriques à pile à combustible. · Intégration d’électricité renouvelable en grande quantité grâce à l’utilisation de l’hydrogène comme matériau de stockage énergétique. · L’interaction avec d’autres secteurs industriels peut générer de nouvelles opportunités pour les entreprises, y compris les PME. · Synergies et interaction avec d’autres programmes tout au long de la filière. || MENACES · Bas prix de l’énergie et mesures stratégiques inadéquates. · Déplacements de priorités entre les objectifs stratégiques de l’UE en matière de climat, d’énergie et de compétitivité. · Échec de la recherche des investissements nécessaires pour les secteurs amont et d’infrastructure. · Obstacles techniques non résolus, concernant notamment les performances et le coût. · Compétitivité de l’UE inexistante ou prenant du retard sur l’Asie et l’Amérique du Nord dans un avenir proche. · Marchés export insuffisamment ouverts (par exemple, l’Asie). · Pas de mise en place d’incitations adéquates pour le démarrage du marché. · Manque de soutien politique/stratégique pour le FCH. · Faible niveau d’acceptation de la technologie par les utilisateurs finaux, en raison de l’incapacité à faire prendre conscience de ses avantages par la société, et/ou d’accidents. · Une crise économique ou financière prolongée peut entraîner une perte d’intérêt des secteurs public et/ou privé. · Percée de technologies concurrentes. · Des démonstrations isolées et non coordonnées au niveau de l’UE, des États membres ou des régions, ne prenant en considération ni le développement du produit, ni sa capacité de mise sur le marché, ni l’investissement en capacité de production d’un produit commercial.

IMI

ATOUTS · Reconnu comme un PPP leader mondial des industries de santé, particulièrement aux États-Unis d’Amérique. · Un modèle collaboratif unique permettant de répondre aux besoins médicaux non concurrentiels non satisfaits (solution à l’échec commercial). · Catalyseur de l’investissement du secteur privé en R&D biopharmaceutique européenne. · Production scientifique de haut niveau et réseaux très actifs couvrant secteur privé, PME et institutions universitaires. · Amélioration du degré de confiance parmi de nombreux groupes pertinents de parties prenantes, y compris les autorités de tutelle. · Masse critique d’expertise permettant d’aborder les problèmes de santé publique les plus complexes sur l’ensemble du cycle de R&D. · Les ressources mobilisées voient leur effet renforcé par des synergies impliquant un vaste éventail de parties prenantes. · Une initiative menée par le secteur privé, fortement soutenue par les PDG des compagnies de l’EFPIA, et mettant l’accent sur les résultats tangibles. || FAIBLESSES · Manque de clarté et de direction de la stratégie de communication, faible visibilité. · Les KPI n’ont pas encore la maturité nécessaire pour faire la démonstration d’impacts socioéconomiques à caractère plus général. · Incitations insuffisantes pour une participation des PME et des non-membres de l’EFPIA. · Procédures et règlements encore trop bureaucratiques. · Les organes consultatifs sont loin de réaliser leur plein potentiel. · Faible soutien effectif des États membres, d’où une mauvaise harmonisation avec les politiques et stratégies de ceux-ci. · Déséquilibre entre les tâches scientifiques et administratives au sein du secrétariat de l’IMI, ce qui suggère que de nouvelles compétences sont nécessaires. · Toutes les compagnies de l’EFPIA ne sont pas impliquées. · Pas de planification en vue de la durabilité des projets.

OPPORTUNITÉS · L’attention croissante portée aux besoins de santé d’une population vieillissante, avec un impact socioéconomique considérable. · Partir de l’IMI et s’en inspirer comme d’un modèle qui a fait ses preuves pour catalyser l’engagement des parties prenantes (par exemple, les patients ou les autorités de tutelle). · Maximisation du potentiel de l’IMI en tant que plateforme à la base d’une vision commune (par exemple, pour la politique de santé). · Élargissement du domaine d’activités et accueil d’investissement extra-communautaire pour la R&D biomédicale. · Effet de levier grâce à d’autres sources de financement potentielles (par exemple, le capital-risque et/ou des crédits BEI). · Amélioration supplémentaire de l’environnement de la R&D biopharmaceutique, par la levée des goulots d’étranglements ou de meilleures procédures (par exemple, pour les essais cliniques). · Exploration des possibilités d'associer d’autres secteurs et parties prenantes (par exemple, les organismes payeurs ou les évaluateurs de technologies de santé). · Développement de nouveaux modèles de financement pour explorer les résultats et améliorer la durabilité. || MENACES · Diminution du soutien politique à l’IMI. · Perturbations de l’équilibre à la limite entre activités pré-concurrentielles et concurrentielles. · La coordination avec des initiatives nationales reste limitée, au risque d’une utilisation peu efficace des ressources. · Concurrence d’autres PPP de par le monde, aboutissant à une baisse de l’intérêt des entreprises. · Réglementation de plus en plus pesante et resserrement des systèmes de fixation des prix et de remboursement. · Départ de personnel clé de l’IMI. · Ralentissement économique compromettant le niveau de financement. · Perception négative de la part de certains groupes clés de parties prenantes (patients, organismes payeurs, régulateurs). · Perte de l’avantage de compétitivité au profit d’économies émergentes (c’est-à-dire la Chine et le Brésil). · Dégradation de la réputation de l’IMI et de son soutien par l’UE suite à un manque de résultats. · Diminution du soutien politique à l’IMI.

ANNEXE III: Composition des groupes d'experts chargés des évaluations

Membres des groupes d'experts chargés des évaluations || EC, JTI

QUENTIN, François (Président) (FR), Président du Conseil d’administration de HUAWEI France et membre du Conseil consultatif du Groupe HUAWEI, membre d’un groupe de conseillers auprès du Cabinet du Premier ministre. || CS

BROUCKAERT, Jean-François (Rapporteur) (BE), Professeur associé au Département de turbomachines et propulsion à l’Institut Von Karman de dynamique des fluides (VKI), Belgique. || CS

Ivonne HERRERA (NO), scientifique confirmée à SINTEF ICT, Department of Software Engineering Safety and Security, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur, portant sur l’ingénierie et la maintenance de l’avionique, le trafic aérien, les analyses de gestion et de sécurité pour les secteurs de l’aéronautique et des carburants; membre du groupe chargé de la première évaluation intermédiaire en 2010. || CS

Enzo BERTOLINI (IT), Directeur de la Fondation Clément Fillietroz, qui exploite l’Observatoire astronomique et le Planétarium de la Vallée d’Aoste (recherche en astrophysique et communications scientifiques à destination des étudiants et du grand public); membre du groupe chargé de la première évaluation intermédiaire en 2010. || CS

Anneli Ojapalo (Président) (FI), PDG de la Compagnie Ojapalo Consulting Oy et coordinateur de programme du Programme finlandais des piles à combustible. || FCH

Nigel Lucas (Rapporteur) (UK), consultant indépendant avec plus de 30 ans d’expérience dans le secteur de l’énergie; auparavant directeur exécutif d’Environmental Resources Management et professeur à l’Imperial College Centre for Environmental Technology. || FCH

Helge Holm-Larsen (DK), actuellement PDG de la PME TEGnology, auparavant Directeur à Topsoe Fuel Cell A/S. || FCH

Dirk De Keukeleere (BE), consultant indépendant dans les domaines des transports et des technologies de l’énergie, auparavant chercheur/gestionnaire à l’Institut flamand de recherche technologique dans les domaines des piles à combustible, de l’automobile et de l’énergie. || FCH

Jackie Hunter (Président) (UK) PDG de OI Pharma Partners Ltd. Sa société a aidé des compagnies et des organisations à mettre au point des stratégies ouvertes d’innovation et à les mettre en œuvre, notamment dans le domaine de la R&D en sciences de la vie. Auparavant Senior Vice President chez GlaxoSmithKline et président du Groupe des directeurs de recherche à l’EFPIA. Son unité à GSK a produit 17 validations cliniques de concepts. Elle a pris part à des comités et groupes de réflexion stratégique internationaux portant sur la R&D pharmaceutique. En tant qu’administrateur d’une société anonyme et membre du conseil de surveillance d’organismes universitaires et autres, elle a acquis un point de vue diversifié couvrant de nombreux groupes de parties prenantes. || IMI

Marcin Szumowski (Rapporteur) (PL), Président & PDG, OncoArendi Therapeutics, fondateur, BTM Mazovia. Après une carrière brillante de chercheur aux États-Unis d’Amérique, Marcin Szumowski s’occupe de transfert de technologie et de compagnies start-up depuis 2000, en tant que co-fondateur et directeur de trois start-ups, dont Medicalgorithms S.A., à présent cotée en bourse, dont il a été PDG de 2005 à 2010. Depuis 2001 il est le chef du bureau des relations internationales et de la gestion de projets à l’Institut de biologie expérimentale de Nencki. Il a participé au groupe d’experts indépendants qui a assisté la Commission européenne pour l'analyse d’impact d’IMI 2. || IMI

Tom Andersen (DK) est le chef du Bureau régional pour le Proche Orient de la Banque européenne d’investissement, au Caire, et consultant indépendant. Jusqu’à l’année dernière, il était Conseiller économique adjoint à la Banque européenne d’investissement, spécialisé dans l’évaluation de la viabilité économique de projets de R&D et d'opérations de financement de projets dans les secteurs pharmaceutique et chimique. Il a travaillé auparavant aux acquisitions et cessions dans le cadre d’un consortium industriel et pour Novo Nordisk, une société pharmaceutique basée en UE, où il évaluait et analysait sa recherche pharmaceutique et le développement de sa branche commerciale. Il a participé au GEI chargé de la première évaluation de l'IMI. || IMI

Bart Wijnberg (NL) - Avant de partir à la retraite, Bart Wijnberg travaillait au Ministère néerlandais de la santé, des affaires sociales et des sports, où il a exercé des responsabilités pour la commande du rapport déterminant de l’OMS intitulé «Médicaments prioritaires en Europe et dans le reste du monde» en prévision du 7e PC, ainsi que pour le lancement du partenariat public-privé néerlandais Top Institute Pharma (TI Pharma). Il a été membre du «Groupe de contact des États membres, candidats et associés pour l’IMI» et du GEI chargé de la première évaluation de l'IMI. || IMI

Maria Rosaria Di Nucci (IT) est chercheuse confirmée au Centre de recherche sur la politique environnementale de la Freie Universität Berlin, et consultante indépendante. Elle travaille dans les domaines de la politique environnementale et énergétique et de l’évaluation stratégique depuis plus de 25 ans, et a pris part à diverses Initiatives de l’UE. Elle est également présente dans le domaine de l'analyse d’impact. Le Dr Di Nucci est expert évaluateur pour les organismes européens de financement de la RDT et pour la CE. Elle participe par ailleurs à l’évaluation de l’EC Clean Sky et de l’EC «Piles à combustibles et hydrogène», à titre d’expert commun. || CS, FCH et IMI

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