| CELEX | 52014IE1346 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 9 juillet 2014 |
| 16.12.2014 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 451/20 |
Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Financement des entreprises: recherche de nouveaux mécanismes financiers»
(avis d’initiative)
(2014/C 451/03)
| Rapporteur: | M. SMYTH |
Le 22 janvier 2014, le Comité économique et social européen a décidé, conformément à l'article 29, paragraphe 2, de son règlement intérieur, d'élaborer un avis d'initiative sur le thème:
«Financement des entreprises: recherche de nouveaux mécanismes financiers»
(avis d'initiative).
La section spécialisée «Union économique et monétaire, cohésion économique et sociale», chargée de préparer les travaux du Comité en la matière, a adopté son avis le 17 juin 2014.
Lors de sa 500e session plénière des 9 et 10 juillet 2014 (séance du 9 juillet 2014), le Comité économique et social européen a adopté le présent avis par 141 voix pour, aucune voix contre et 4 abstentions.
1. Conclusions et recommandations
| 1.1 | Après plus de six années de bouleversements économiques et financiers, les voies habituelles de financement des entreprises, et notamment des PME, demeurent en partie bloquées. Les banques, qui sont la source traditionnelle de financement de la plupart des PME, sont moins disposées à prêter du fait d'un certain nombre de facteurs, tels que le désendettement en cours, le renforcement des exigences de ratios de fonds propres et de liquidité, les dotations aux provisions pour créances douteuses et l'aversion au risque. Cette fragmentation des marchés financiers et des voies de financement constitue l'un des traits les plus durables de la crise financière en Europe. |
| 1.2 | La réduction des prêts de fonds de roulement aux PME constitue une forme chronique de défaillance des marchés qui requiert une réaction appropriée des décideurs politiques de l'UE. Jusqu'à présent, cette réaction n'a pas été à la hauteur du problème. |
| 1.3 | L'initiative d'opérations de refinancement à long terme (ORLT) (1) de la Banque centrale européenne (BCE) a été une réussite au sens où elle a permis d'éviter l'effondrement du système bancaire, mais les financements accordés à cette occasion ne sont pas parvenus à l'économie réelle. En fait, ils ont été utilisés pour renforcer les bilans des banques et ils constituent une occasion manquée car les entreprises continuent à être privées de fonds de roulement. |
| 1.4 | La Banque européenne d'investissement (BEI), qui a déployé une activité très intense pour soutenir les PME dans toute l'Europe, a été recapitalisée substantiellement et a renforcé ses activités de prêts aux PME. À lui seul, le soutien aux PME constitue la plus importante priorité politique du groupe BEI, dont il représente plus de 20 % du montant annuel des prêts et 100 % des activités du Fonds européen d'investissement. Même si la BEI est un fournisseur important de financement pour le développement des PME, elle continue à ne détenir qu'une faible part de l'ensemble des activités de prêts aux entreprises dans la zone euro. |
| 1.5 | Le CESE a approuvé le livre vert publié l'année dernière sur le financement à long terme de l'économie (2), qui a récemment donné lieu à la publication d'un train de mesures (3) en vue d'encourager le financement à long terme en général et d'orienter ces financements vers les PME en particulier. Ce train comprend des mesures visant à développer le recours à la titrisation des emprunts des PME. La Commission propose également de nouvelles règles afin d'inciter les fonds de pension à investir dans les actifs financiers et de soutenir ainsi le financement de la croissance à plus long terme dans l'économie réelle (4). Il existe également des propositions en vue de créer un marché secondaire à la fois liquide et transparent des obligations des sociétés et d'autres types. Le CESE se félicite de ces propositions et estime qu'elles sont susceptibles, en temps voulu, de contribuer à un marché réformé et plus efficace du financement des PME. |
| 1.6 | Plusieurs autres initiatives sont en cours d'élaboration afin de lever les obstacles à une évaluation plus précise par les prêteurs de la solvabilité et du risque de crédit. Elles incluent un recours accru aux archives numériques ayant une présentation standard pour les registres des entreprises, les instituts de statistique, les évaluations des risques de crédit bancaire et autres créanciers et la création éventuelle d'un registre central européen du crédit. Une information de meilleure qualité et plus actualisée sur les performances financières des PME devrait permettre une évaluation plus fiable du risque par les créanciers et une tarification plus adaptée du risque. |
| 1.7 | Un certain nombre d'autres propositions en vue d'améliorer l'accès des PME aux financements se trouvent actuellement soit en préparation soit à l'étude. Le CESE approuve cette réaction plus volontariste des décideurs politiques, mais constate que sa mise en œuvre exigera un certain temps. Le grand défi demeure celui des actions à entreprendre dès maintenant et à court terme afin d'améliorer l'accès des PME aux financements. |
| 1.8 | En la matière, une solution identique pour tous ne conviendrait pas pour tous les États membres. Certains d'entre eux ont conçu des approches adaptées à leurs structures et à leurs réglementations financières nationales. À cet égard, l'une des initiatives les plus intéressantes est le dispositif de financement de prêts («Funding for Lending Scheme» — FLS) au Royaume-Uni (5). Ce dernier a rencontré un très grand succès s'agissant de stimuler les prêts hypothécaires et de prêter aux ménages britanniques au cours des deux dernières années; actuellement, son unique activité vise à stimuler les prêts aux PME. Ce dispositif encourage les banques participantes à accroître les capacités nettes de financement des PME en en réduisant le coût. Les partisans de ce dispositif font valoir qu'en l'absence de ce dernier, les prêts aux PME seraient bien moins importants. |
| 1.9 | Le CESE considère que ce dispositif de financement de prêts constitue un exemple de bonne pratique et recommande à la BCE d'étudier sérieusement l'instauration d'une initiative similaire au sein de la zone euro. Le 5 juin 2014, la BCE a annoncé une série de mesures de liquidité pour stimuler l'activité de prêt des banques aux PME (6). Le CESE se félicite de constater que la principale mesure de la BCE, les opérations ciblées de refinancement à plus long terme (OCRPLT), est similaire au dispositif de financement de prêts au Royaume-Uni, tel qu'exposé dans le présent avis. Il apprécie également que les travaux du CESE menés dans le cadre du présent avis aient précédé l'évolution des réflexions des décideurs politiques. |
2. La crise des activités de prêts en Europe
| 2.1 | Le débat sur le prêt et les financements aux entreprises tend à tourner autour de l'offre et la demande de capitaux de développement ou d'investissement, notamment pour les PME. Les prêteurs tendent à faire valoir l'existence d'une pénurie de nouveaux projets et, de ce fait, l'absence d'une demande de financement du développement. Les représentants des PME et des entreprises de taille intermédiaire se plaignent souvent aussi bien de l'offre de financement de développement et du coût de ces crédits et ils estiment que les banques surévaluent le prix du risque de crédit. Chacune de ces deux opinions recèle une part de vérité. Quoi qu'il en soit, dans les différents États membres de l'UE, le volume des prêts aux entreprises, qu'elles soient de grande ou de petite taille, est resté au mieux constant et dans le pire des cas, il a fortement baissé. |
| 2.2 | Dans le présent avis, le CESE n'entend pas mettre l'accent sur le capital-développement ou le financement de nouvelles entreprises ou de jeunes pousses ou encore de l'innovation. Le présent avis s'attaquera plutôt à la question de l'accès au financement de fonds de roulement, aux instruments de découverts bancaires et aux instruments renouvelables, qui sont le sang qui irrigue les activités de la plupart des entreprises. Il est difficile de mettre en évidence les tendances en matière d'emprunts relatifs au fonds de roulement en raison de l'absence de données; néanmoins, il est possible d'en observer les tendances générales au travers des données de la BCE concernant les prêts aux entreprises non financières. Ces chiffres n'ont cessé de se réduire au cours des quatre ou cinq dernières années et ce n'est qu'au cours des derniers mois qu'ils indiquent quelques signes de reprise. |
| 2.3 | L'une des dimensions les plus marquantes des crises économiques et financières des six dernières années est la grave réduction du financement aux entreprises. Alors que les banques se sont efforcées de réduire leur exposition aux prêts improductifs et à une dette sans valeur, l'offre habituelle de prêts de fonds de roulement pour des entreprises, et notamment pour les plus petites d'entre elles et les microentreprises, s'est réduite en termes aussi bien nominaux que réels. Cette réduction des prêts aux entreprises peut être qualifiée de forme chronique de défaillance des marchés. En outre, la fragmentation des marchés financiers européens a produit une structure à deux niveaux des taux d'intérêt des prêts. C'est ainsi que les petites entreprises en Italie et en Espagne, par exemple, doivent subir des charges d'intérêts bien supérieures à celles d'entreprises similaires en Allemagne et au Royaume-Uni. Jusqu'à présent, la réaction des décideurs politiques de l'UE n'a pas été à la hauteur du problème et certains éléments tendent à prouver que les effets du renforcement de la réglementation bancaire européenne et internationale pourraient avoir exacerbé le problème du prêt aux entreprises en accentuant l'aversion des banques au risque. |
3. La réaction des décideurs politiques
| 3.1 | Les décideurs politiques de l'UE ont été en peine pour s'attaquer aux retombées de la crise financière et à ses conséquences sur l'économie réelle. La fragilité du secteur bancaire de l'UE hypothèque fortement la reprise économique. Afin de remédier à cette fragilité, la Banque centrale européenne a lancé en 2012-2013 une initiative sans précédent pour permettre aux banques de l'UE d'accéder à plus de 1 000 milliards d'euros à un coût relativement faible. Cette initiative a été baptisée «Opération de refinancement à long terme» (ORLT). Il s'agissait de réagir à la menace d'une paralysie ou d'un effondrement du système bancaire alors que les banques peinaient à assainir leur bilan et à respecter des exigences plus sévères de ratio de fonds propres. Cette initiative a été une réussite au sens où elle a permis d'éviter l'effondrement du système bancaire, mais les financements ainsi accordés ne sont pas parvenus à l'économie réelle. En lieu et place, les banques les ont utilisés pour renforcer leur bilan. En un sens, ce résultat était prévisible et compréhensible. Pour la plupart des banques européennes, la priorité était et demeure de survivre. D'un autre côté, ce résultat constitue une occasion manquée, car les financements de fonds de roulement continuent à faire défaut aux entreprises. |
| 3.2 | En mars 2013, le capital de la Banque européenne d'investissement a été sensiblement relevé. Son capital libéré a été augmenté par un apport de liquidités de ses actionnaires à hauteur de 10 milliards d'euros. La BEI prévoit d'être en mesure d'accroître encore ses prêts, déjà importants, aux PME jusqu'à un montant de 40 milliards d'euros sur les trois à quatre prochaines années. Cette recapitalisation de la BEI a contribué à renforcer ses activités de prêts aux PME. À lui seul, le soutien aux PME constitue la plus importante priorité politique du groupe BEI, dont il représente plus de 20 % du montant annuel des prêts et 100 % des activités du Fonds européen d'investissement. Toutefois, les prêts de la BEI aux PME tendent à servir principalement de capital de développement, d'innovation et de financement de nouveaux projets. Il semble que la BEI envisage actuellement de fournir des prêts de fonds de roulement et le résultat de ses délibérations à cet égard ne sera pas sans intérêt. Même si la BEI est un fournisseur important de financement pour le développement des PME, elle continue à ne détenir qu'une faible part de l'ensemble des activités de prêts aux entreprises dans la zone euro. |
| 3.3 | Au Royaume-Uni et aux États-Unis, les autorités monétaires ont recouru à certaines mesures peu orthodoxes, telles qu'un assouplissement quantitatif de la masse monétaire afin de fournir des liquidités au système bancaire. Cette politique implique l'achat par les banques centrales de très grands volumes d'obligations d'État et de sociétés et une création supplémentaire de monnaie au sein du système bancaire. Elle a contribué à éviter la paralysie des marchés monétaires et des mécanismes de circulation monétaire aussi bien aux États-Unis qu'au Royaume-Uni. Certaines données semblent montrer qu'aux États-Unis, le programme d'assouplissement quantitatif a contribué à relancer le crédit à l'économie réelle et son financement. Les autorités monétaires américaines envisagent actuellement d'arrêter ce programme, puisque la reprise économique semble s'affirmer. Au Royaume-Uni, les indications prospectives de la Banque d'Angleterre laissent entendre qu'une fois la reprise économique bien établie, il sera également mis fin à la politique d'assouplissement quantitatif. |
| 3.4 | En mars 2013, la Commission a publié un livre vert sur le financement à long terme de l'économie (7), suivi d'un train de mesures afin de promouvoir le financement à long terme en général et d'orienter ses financements vers les PME en particulier (8). L'axe essentiel de ce train de mesures consiste à stimuler le recours aux titres adossés à des actifs pour les emprunts des PME. Un recours accru à de tels titres permettrait de soulager les banques et les autres institutions financières afin que ces dernières s'engagent davantage dans le prêt aux entreprises. La Commission propose également de nouvelles règles afin d'inciter les fonds de pension à investir dans les actifs financiers tels que les titres adossés à des actifs, et de soutenir ainsi le financement de la croissance à plus long terme dans l'économie réelle (9). Des propositions se sont faites jour en vue de créer un marché secondaire à la fois liquide et transparent pour les obligations de sociétés et d'accroître l'attrait des obligations sécurisées et des placements privés. Une communication sur les financements participatifs (10) vise à promouvoir les meilleures pratiques, à suivre le développement des marchés de financements participatifs et à faciliter la mise en place d'un label de qualité de ces financements. |
| 3.5 | Il convient de mentionner d'autres initiatives pertinentes à cet égard. Les obstacles à une évaluation plus précise par les prêteurs de la solvabilité du risque de crédit résultent essentiellement du coût et du manque d'informations financières pertinentes. L'Institut de la finance internationale (IIF) propose une série de mesures pour y remédier. Ces dernières incluent un recours accru aux archives numériques ayant une présentation standard pour les registres des entreprises, les instituts de statistique, les évaluations des risques de crédit bancaire et autres créanciers. Ces archives nationales consignant les risques de crédit devraient être intégrées à une banque de données européenne, pour aboutir éventuellement à un registre européen central du crédit. L'IIF appelle à l'établissement de normes européennes pour la collecte et la déclaration d'informations de manière à pouvoir procéder à des analyses croisées entre entreprises et pays différents. Une information de meilleure qualité et plus actualisée sur les performances financières des PME devrait permettre une évaluation plus fiable du risque par les créanciers et une tarification plus adaptée du risque. |
| 3.6 | En vue d'améliorer les flux de financement en faveur des PME, d'autres propositions prévoient de:
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S'agissant de la mise en œuvre de nombre des propositions citées précédemment, des progrès ont été accomplis, mais il reste à relever le défi des actions immédiates et à court terme pour améliorer l'accès des PME aux financements.
4. La voie de nouveaux financements des entreprises
| 4.1 | Concevoir un dispositif afin de favoriser un accès accru au financement dans toute l'Union n'est pas une tâche simple. Certains États membres ont conçu des solutions adaptées à leurs structures et à leurs réglementations financières nationales. En la matière, une approche identique pour tous ne conviendrait pas dans tous les États membres. À cet égard, l'une des initiatives les plus intéressantes, qui mérite un examen plus attentif, est le dispositif de financement de prêts au Royaume-Uni («Funding for Lending Scheme» — FLS). |
| 4.2 | Le Trésor du Royaume-Uni et la Banque d'Angleterre ont lancé ce dispositif en juillet 2012 pour tenter de stimuler les activités de prêts à l'économie réelle (11). Le Trésor, ainsi que les actionnaires de la Banque d'Angleterre, supervisent le fonctionnement du dispositif. Le dispositif de financement de prêts offre aux banques qui participent une source de financements bon marché; des coûts inférieurs de financement devraient permettre aux banques d'accroître la disponibilité de crédits en réduisant les taux d'intérêt qu'elles pratiquent. Ce dispositif incite les banques à accroître leurs activités de prêt et il leur permet ainsi d'obtenir des financements supplémentaires dans le cadre du dispositif. Depuis le début de ses activités, le dispositif de financement de prêts a contribué à réduire substantiellement les coûts des financements bancaires, ce qui s'est traduit par une amélioration des conditions de crédit. Il convient de reconnaître que la réussite de ce dispositif a principalement consisté à stimuler les prêts aux ménages et les prêts hypothécaires en particulier. Il s'est avéré moins efficace pour stimuler les activités de prêt aux entreprises; aussi, en novembre 2013, les autorités ont adapté ce dispositif pour en concentrer les activités uniquement sur la relance des prêts aux PME. |
| 4.3 | Le dispositif de financement de prêts est conçu pour offrir une incitation économique aux banques participantes à améliorer leurs activités nettes de prêt (c'est-à-dire leurs activités brutes de prêt moins les remboursements). Il offre des financements à prix réduit à toutes les banques, même à celles qui se désendettent. Le dispositif ne prévoit pas de plafonner le montant des financements que peuvent tirer les banques. Par exemple, si une banque participante a un portefeuille de prêts aux entreprises d'un montant de 100 milliards d'euros au moment de son entrée dans le dispositif, elle pourrait tirer à ce titre au moins 5 milliards d'euros de financement. Si cette même banque accroît ensuite ses prêts aux PME d'un milliard d'euros supplémentaires, elle aurait alors le droit de tirer encore 5 milliards d'euros supplémentaires du dispositif de financement de prêts. Ce rapport de 1 à 5 du droit de tirage par rapport aux prêts nets aux PME, combiné aux coûts réduits de financement, fournit une forte incitation aux banques à élargir leurs activités de prêts (12). |
| 4.4 | Le dispositif de financement de prêts ainsi modifié fait l'objet d'un suivi de la Banque d'Angleterre. La plupart des institutions financières au Royaume-Uni y participent. Le dispositif révisé qui vise uniquement à stimuler les activités de prêt aux entreprises fonctionne depuis novembre 2013 et il est vraisemblablement trop tôt pour tirer des conclusions pertinentes quant à son efficacité. Certaines des plus grandes banques du Royaume-Uni et de la zone euro ont continué à se désendetter assez rapidement et ce phénomène est vraisemblablement responsable de la plus grande partie de la réduction des activités de prêt aux entreprises. Les partisans du dispositif font valoir que sans ce dernier, la situation sur le marché du crédit au Royaume-Uni serait bien pire. |
| 4.5 | Le CESE estime qu'il conviendrait de mettre en place un dispositif similaire dans toute la zone euro. Un dispositif dans la zone euro semblable au dispositif britannique de financement des prêts, pourrait, sur une période limitée allant jusqu'à deux ans, contribuer à ramener le financement des entreprises à des volumes plus normaux tout en facilitant le processus de désendettement en cours. |
| 4.6 | Le 5 juin 2014, la BCE a annoncé une série de mesures de liquidité pour stimuler l'activité de prêt des banques aux PME (13). Le CESE se félicite de constater que la principale mesure de la BCE, les opérations ciblées de refinancement à plus long terme (OCRPLT), est similaire au dispositif de financement de prêts au Royaume-Uni, tel qu'exposé dans le présent avis. |
| 4.7 | Le CESE a approuvé la plupart des propositions de la Commission en vue d'améliorer l'accès des PME aux financements, mais elles sont programmées selon un calendrier fixé le plus souvent à plus long terme et elles sont susceptibles de nécessiter l'élaboration de nouveaux textes législatifs et/ou la création de nouvelles institutions. Toutefois, la crise du financement de fonds de roulement frappe les entreprises dès à présent, elle est pressante et tout prouve qu'elle s'aggrave. Le CESE estime que les décideurs politiques de l'UE devraient faire davantage pour offrir des solutions à plus court terme, telles que les dispositifs d'incitation (FLS ou ORLT) décrits précédemment. Il convient de jauger toute éventualité d'une hausse des risques financiers ou sur la réputation à l'aune des 26 millions de chômeurs dans l'UE, dont 5,6 millions sont âgés de moins de 25 ans. |
Bruxelles, le 9 juillet 2014.
Le Président du Comité économique et social européen
Henri MALOSSE
(1) Opération de refinancement à long terme, par laquelle des prêts à faible taux d'intérêt sont accordés aux banques de la zone euro.
(2) JO C 327 du 12.11.2013, p. 11.
(3) COM(2014) 168 final.
(4) COM(2014) 167 final.
(5) http://www.bankofengland.co.uk/markets/Pages/FLS/default.aspx
(6) http://www.ecb.europa.eu/press/pr/date/2014/html/pr140605_2.fr.html
(7) COM(2013) 150/2 final.
(8) COM(2014) 168 final.
(9) COM(2014) 167 final.
(10) COM(2014) 172 final.
(11) http://www.bankofengland.co.uk/markets/Pages/FLS/default.aspx
(12) Pour une description complète du fonctionnement du dispositif de financement de prêts, voir: R. Churm et A. Radia «The Funding for Lending Scheme» («Le financement du dispositif de prêt»), Bulletin trimestriel de la Banque d'Angleterre (BoE Quarterly Bulletin), quatrième trimestre 2012, http://www.bankofengland.co.uk/publications/Documents/quarterlybulletin/qb120401.pdf (en anglais).
(13) http://www.ecb.europa.eu/press/pr/date/2014/html/pr140605_2.fr.html
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur la Mauritanie, et en particulier le cas de Biram Dah Abeid (2014/2999(RSP))
18/12/2014
Résolution non législative du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l'Union européenne, de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Communauté européenne de l'énergie atomique et leurs États membres, d'une part, et la Géorgie, d'autre part (09827/2014 — C8-0129/2014 — 2014/0086(NLE) — 2014/2816(INI))
18/12/2014
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur le Soudan: la situation d'Amin Mekki Medani (2014/3000(RSP))
18/12/2014
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur la persécution de l'opposition démocratique au Venezuela (2014/2998(RSP))
18/12/2014