| CELEX | 52014IR2646 |
| Type | Initiative législative |
| Date | jeudi 26 juin 2014 |
| 19.8.2014 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 271/61 |
Avis du Comité des régions — Cadre d’action de Hyogo post-2015: gérer les risques pour parvenir à la résilience
2014/C 271/12
| Rapporteur | M. Harvey SIGGS, membre du conseil du comté de Somerset (UK, CRE). |
| Texte de référence | Communication de la Commission européenne au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — Le cadre d’action de Hyogo post-2015: gérer les risques pour parvenir à la résilience — COM(2014) 0216 final |
I. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ DES RÉGIONS,
Observations générales
| 1. | accueille favorablement la communication de la Commission, compte tenu des répercussions majeures des catastrophes naturelles au plan économique, social, écologique et de la sécurité et des défis immenses qu’elles représentent pour les collectivités locales et régionales (CLR); |
| 2. | reconnaît que les politiques de prévention et de gestion des risques sont essentielles pour garantir la croissance économique et le développement durable tout en protégeant les personnes, et que la mise en place d’un nouveau cadre international pour la réduction des risque de catastrophes aidera considérablement à relever les défis futurs, y compris ceux résultant du changement climatique, sans oublier le rôle de l’Union européenne et de ses collectivités locales et régionales dans l’atténuation et l’adaptation au changement climatique et la construction d’infrastructures résilientes; |
| 3. | note avec préoccupation que le phénomène prend de l’ampleur ces dernières années, les catastrophes étant à la fois de plus en plus fréquentes et de plus en plus extrêmes. Entre 2002 et 2012, les catastrophes naturelles ont entraîné la mort de plus de 1 00 000 personnes par an en moyenne et l’on observe une tendance à la hausse des pertes économiques directes dans le monde entier, la moyenne annuelle du préjudice économique s’élevant à plus de 100 milliards d’euros. Si les tous pays sont vulnérables, les pays en développement déplorent des pertes plus lourdes en vies humaines tandis que les nations développées subissent un préjudice économique plus important. Dans l’Union européenne, au cours des dix dernières années, les catastrophes naturelles ont causé 80 000 décès et entraîné des pertes économiques à hauteur de 95 milliards d’euros; |
| 4. | constate que même si l’Union européenne joue désormais un rôle plus actif dans le domaine de la protection civile à la suite de l’entrée en vigueur du mécanisme de protection civile de l’Union, sa tâche en la matière est plus complexe en raison de la diversité des systèmes administratifs et juridiques qui régissent les différents mécanismes nationaux de protection de ses États membres. |
Comprendre les catastrophes — données, cibles et indicateurs
| 5. | reconnaît qu’il est possible de limiter les répercussions de tous les types de catastrophes au moyen de la gestion du risque et du renforcement des capacités de résilience des infrastructures existantes et futures; toutefois, les décideurs politiques doivent faire des choix difficiles au plan budgétaire, environnemental, social et culturel s’agissant de garantir la sécurité de base et la qualité de vie face à la menace de catastrophes, qu’elles soient naturelles ou dues à des attaques délibérées. De même, il est nécessaire de prêter une attention particulière aux défis émergents; |
| 6. | estime que les régions côtières et maritimes sont confrontées à des défis supplémentaires en matière de réduction des risques de catastrophes. Exposées à l’élévation du niveau des mers, au réchauffement de l’océan, à de hautes vagues, à des pluies prolongées ou des incendies, ces régions sont souvent moins accessibles ce qui rend les opérations de secours plus compliquées qu’ailleurs. Appelle l’Union européenne à réfléchir sur leur vulnérabilité dans le contexte de sa stratégie pour le tourisme côtier et maritime. Les régions qui font face à des problèmes géographiques et démographiques sont aussi confrontées à des défis supplémentaires, comme les régions montagneuses et les régions ayant une valeur environnementale particulière; ces régions peuvent également être plus exposées au risque de catastrophes naturelles telles que les glissements de terrain, les incendies de forêt et les sécheresses, ce qui rend plus complexes les mesures de prévention, de préparation et d’intervention; |
| 7. | constate que les conséquences tragiques et fatales des catastrophes en Europe sont souvent exacerbées par deux facteurs majeurs: la fragilité intrinsèque du territoire et un modèle de développement inadapté qui a été suivi dans le passé; |
| 8. | appelle à un engagement réaffirmé à intégrer les politiques pour la réduction des risque de catastrophes dans des plans sectoriels et de développement en vue d’une approche complète du renforcement des capacités de résilience; |
| 9. | admet qu’il est fondamental de pouvoir disposer d’une information complète, fiable et exacte pour comprendre les catastrophes et en tirer les enseignements afin de mettre en place des plans visant à renforcer les capacités de résilience et pour atténuer l’impact d’événements à venir et justifier des investissements financiers. La collecte d’informations sur les risques et les accidents existe bien mais leur intégration tant à l’intérieur des pays qu’entre ceux-ci doit être améliorée; |
| 10. | appelle les CLR à appliquer pleinement une politique d’ouverture des données et à ne permettre la rétention d’informations pour des raisons de défense, de sécurité ou commerciales que lorsque cela est légitime et absolument nécessaire; les intérêts commerciaux ne devraient pas prévaloir sur la sécurité publique et le bien-être des personnes; |
| 11. | recommande de renforcer la collaboration et l’investissement en matière de systèmes d’information ainsi que leur interconnexion transfrontière et de travailler avec le secteur privé qui détient des informations importantes en rapport avec les catastrophes naturelles afin de pouvoir consigner, consulter, analyser et utiliser les données relatives aux catastrophes et à leur gestion en vue d’atténuer les effets des catastrophes futures; |
Reddition de comptes, transparence et gouvernance — protocoles décisionnels et procédure d’escalade
| 12. | reconnaît que les CLR ont la responsabilité institutionnelle et politique de protéger leurs citoyens et qu’elles sont souvent le premier échelon de gouvernance à intervenir en cas d’urgence en fournissant les services de base et un aperçu de la situation et en gérant les catastrophes au moment où elles se produisent. Les CLR sont en première ligne de la gestion des catastrophes, étant responsables de la prévention et de l’intervention immédiate ainsi que des opérations de secours; elles possèdent également une connaissance approfondie de leurs localités et communautés. Elles ont besoin de connaissances, d’outils, de moyens et de ressources pour pouvoir assumer leurs responsabilités et protéger la vie, les biens, l’économie et l’environnement; |
| 13. | observe que la responsabilité en matière de protection civile est souvent dévolue aux niveaux local et régional alors qu’ils ne disposent pas des fonds suffisants pour répondre aux besoins, et appelle les gouvernements nationaux à mettre en adéquation leurs missions et leurs ressources financières; |
| 14. | préconise une étude d’envergure sur les moyens les plus efficaces de renforcer les capacités des collectivités locales et d’encourager leur participation au renforcement des capacités de résilience face aux catastrophes ainsi qu’à la prise de décision relative à la réduction des risques en la matière; |
| 15. | sachant que l’ampleur et l’impact des catastrophes peuvent avoir un caractère local, régional, national ou international, recommande la mise en place de protocoles afin de garantir une meilleure coordination entre les politiques et les programmes régionaux et nationaux relatifs aux risques de catastrophe, une meilleure intégration des décideurs politiques et planificateurs locaux au processus et le recours à des procédures d’escalade convenues pour les catastrophes qui ont un impact sur plus d’une région; note que les facteurs de risque peuvent être quantifiés et souligne que le risque est fonction de la densité de la population; |
| 16. | attire l’attention sur les menaces et les catastrophes transfrontières qui touchent des régions de deux États membres ou plus de l’Union européenne et recommande une meilleure coopération entre les régions voisines pour garantir un partage des efforts de prévention et une coordination des interventions; au niveau local et régional, il convient de mettre en place des systèmes d’information efficaces dans les régions frontalières, qui transmettront les informations par-delà les frontières et en temps réel, tout en connectant entre eux les organes chargés de la gestion de crise; |
Le rôle des autorités locales et régionales dans la gestion des catastrophes naturelles
| 17. | note que les CLR ont trois rôles à jouer en matière de gestion des catastrophes:
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A) Prévention et préparation
| 18. | défend l’idée que l’investissement dans le renforcement de la préparation et de la résilience, prenant en compte la probabilité d’occurrence d’une catastrophe, constitue le moyen le plus efficace et rentable d’atténuer l’impact et de réduire le coût de l’intervention et de la reconstruction après la catastrophe. Cela suppose d’investir dans des infrastructures résilientes qui résisteront aux catastrophes, y compris les bâtiments, les transports (routes, chemins de fer, aéroports), les services (communications, fourniture d’énergie, distribution d’eau, assainissement) et l’infrastructure sociale; |
| 19. | rappelle que l’Union européenne dispose d’un Fonds de solidarité permettant de fournir de l’aide en cas de catastrophe et se félicite que les modifications que le Comité des régions a proposé d’apporter au règlement aient été prises en compte dans la version finale de celui-ci. Ainsi, le Fonds permet par exemple désormais de remettre l’infrastructure endommagée en fonction sous une forme qui pourra mieux résister aux catastrophes naturelles ultérieures, voire même de déplacer cette infrastructure. Cependant, le CdR recommande que des moyens financiers suffisants soient alloués au Fonds de solidarité dans le cadre du budget de l’Union européenne. Le Comité des régions appelle également les États membres à utiliser au mieux les possibilités de financement des projets de prévention et de gestion des risques de catastrophes prévues dans le cadre de la période de programmation 2014-2020. |
| 20. | comprend que le passage d’une approche axée sur l’intervention et la reconstruction à une autre, privilégiant la prévention, la préparation et la résilience, requiert un changement de mentalité et une nouvelle approche également en matière d’allocation des ressources; il s’agirait à cet effet de prévoir des investissements en amont plutôt que des dépenses d’intervention après-coup. Cette approche, assortie de la prise en compte de la probabilité d’occurrence d’une catastrophe, serait plus rentable et bénéfique à long terme; |
| 21. | reconnaît qu’il est difficile de quantifier, de mesurer et d’évaluer la résilience des communautés (excepté après une catastrophe) et de faire valoir l’intérêt économique de l’investissement dans la résilience; |
| 22. | est fermement convaincu que l’application de codes de construction, une planification rigoureuse et le suivi de l’utilisation des sols peuvent réduire de manière significative la vulnérabilité; |
| 23. | invite la Commission à entreprendre des recherches et à fournir des orientations quant aux moyens pour les CLR de faire en sorte que tous les développements (bâtiments, transports et services inclus) soient planifiés en ayant pour principe directeur la résilience; reconnaît que les CLR ont la responsabilité d’assurer le suivi de l’application des normes de conception résiliente et de la conformité à celles-ci; |
| 24. | admet que malgré la rentabilité de la résilience à long terme lorsque qu’est prise en compte de manière raisonnée la probabilité d’occurrence d’une catastrophe, le développement résilient aux catastrophes peut nécessiter des fonds d’amorçage conséquents. Pour avoir des structures plus sûres, il est nécessaire d’apporter des changements dans leur conception, ce qui entraîne un surcoût de construction généralement à hauteur de 10 à 50 % (et davantage s’il faut déplacer une partie du réseau énergétique, de transport ou de distribution d’eau); souligne qu’agir maintenant est bien plus rentable que réaménager a posteriori des bâtiments qui ne sont pas sûrs. L’UNISDR (Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes) estime que le rapport coût/bénéfice est de 1 pour 4. Par ailleurs, la mise en place de nouveaux systèmes résilients appelle une nouvelle technologie et de la formation, qui souvent ne sont pas facilement disponibles dans les régions moins développées; |
| 25. | recommande aux CLR d’évaluer la résilience de leurs structures existantes, en particulier de celles qui abritent des services essentiels telles que les hôpitaux et les usines de traitement de l’eau; |
| 26. | invite la Commission à réaliser une étude sur les moyens les plus efficaces de développer des communautés résilientes qui soient préparées, équipées et à même de se prendre en charge en cas de catastrophes; |
| 27. | se félicite que la Commission ait mis l’accent sur la résilience et reconnaît que cette approche peut aider les autorités locales, régionales et nationales à mieux se préparer aux catastrophes grâce à l’établissement de plans d’intervention en cas d’urgence et à l’évaluation des risques (par les CLR, les entreprises et d’autres entités) visant à réduire les pertes plutôt que d’attendre qu’un événement se produise et en assumer après le coût; |
| 28. | plaide pour un soutien à la campagne des Nations unies «Pour des villes résilientes» et son outil d’auto-évaluation, qui permet aux pouvoirs locaux de vérifier leur degré de résilience au moyen de dix principes essentiels; |
| 29. | prend note de la Déclaration de Venise de 2012 de l’UNISDR sur la résilience au niveau local en vue de la protection du patrimoine et les stratégies d’adaptation au changement climatique ainsi que de la nécessité de réfléchir à une meilleure protection du patrimoine contre les catastrophes; |
| 30. | est conscient du fait que des catastrophes continueront de se produire et que ce phénomène pourrait bien prendre de l’ampleur à l’avenir. Les rapports consensuels sur le changement climatique publiés par le Groupe intergouvernemental sur le changement climatique indiquent que la nécessité de planifier et de construire des infrastructures adaptées à la réalité du changement climatique est une évidence; |
B) coordination et communication en matière d’intervention
| 31. | note que lors de nombreuses catastrophes, la communication est insuffisante et la gestion défaillante. La gestion d’une catastrophe est un exercice pluridisciplinaire qui implique toute une série d’organisations. Soutient par conséquent sans réserve l’inclusion dans le texte sur le mécanisme de protection civile de l’Union de dispositions établissant un programme de formation pour les membres des équipes d’intervention ainsi que des ateliers, des séminaires et des projets pilotes en vue de constituer un corps de responsables de la protection civile; |
| 32. | encourage les CLR à reconnaître le rôle souvent sous-estimé que peuvent jouer les volontaires et la communauté pour promouvoir la résilience à la suite d’une catastrophe, et à mettre au point des plans pour développer cette ressource et en tirer parti. Des citoyens informés et sensibilisés sont des acteurs essentiels dans le développement de la résilience; reconnaît que la dimension du genre revêt une grande importance s’agissant de bâtir des communautés résilientes; |
| 33. | reconnaît que les CLR ont le devoir de tenir informées leur communautés des risques potentiels ou qui se précisent et de planifier en amont avec les parties prenantes concernées les modalités pour communiquer ces menaces sans provoquer la peur ni dissuader l’activité économique; |
| 34. | admet le rôle de plus en plus important des technologies de téléphonie mobile, de l’Internet et des médias sociaux dans la communication des informations en cas de catastrophe et préconise la réalisation d’autres études sur les meilleures pratiques en matière de communication numérique dans ce type de situation. La communication numérique est de plus en plus le canal utilisé par les personnes et les communautés pour accéder aux nouvelles et à l’information et sera souvent la première source d’information. Les canaux de communication numérique peuvent aussi être des moyens importants d’obtenir des informations de la part des victimes et de coordonner les activités dans le cadre de l’intervention; |
| 35. | reconnaît que les activités de sensibilisation sont essentielles pour diffuser le message auprès des communautés locales. Il importe d’associer toutes les parties de la communauté, au stade le plus précoce possible, et de les encourager à se préparer à une auto-assistance car l’arrivée des secours prend toujours un certain temps; aussi est-il également essentiel d’établir des programmes et des plans spécifiques de préparation aux situations d’urgence dans les établissements scolaires afin de susciter une prise de conscience et une sensibilisation des personnes dès leur jeune âge pour accroître le degré de résilience de la population; |
| 36. | appelle les CLR à concevoir des canaux de communication efficaces pour atteindre les personnes les plus vulnérables en temps opportun et à mettre en place des mécanismes afin de les mettre à l’abri pendant et après un épisode météorologique extrême ou d’autres catastrophes. Les sociétés européennes vieillissent et la proportion de la population dont la mobilité est réduite où souffrant de handicaps augmente. En cas de catastrophe, elles sont souvent les plus vulnérables et font partie des premières victimes; |
| 37. | appelle à investir dans la formation et l’entraînement (pratique) à faire face à des situations de catastrophe car ces activités sauvent des vies et atténuent la perturbation des activités. Une formation et une éducation ciblées à l’adresse des responsables de la protection civile, de même nature que celles destinées aux dirigeants de la communauté, aux travailleurs sociaux et au personnel médical ainsi qu’aux services de secours et de lutte contre les incendies, peuvent aussi réduire le nombre de décès après une crise; |
C) Reconstruction
| 38. | Reconnaît que la reconstruction à la suite d’une catastrophe peut prendre de nombreuses années et que les assurances jouent un rôle important pour garantir une reconstruction rapide et effective. Souligne le rôle positif que peuvent jouer les partenariats public-privé et appelle à les encourager. L’assurance privée peut contribuer à la viabilité des finances publiques et jouer un rôle positif dans la gestion des risques de catastrophe. Elle contribue à la réduction de l’incidence économique et facilite la reconstruction. Des politiques bien conçues en matière d’assurances peuvent aussi décourager les comportements à risques et promouvoir la sensibilisation au risque. Les partenariats public-privé devraient avoir des domaines bien délimités et des objectifs convenus; |
| 39. | fait part de sa préoccupation quant à la possibilité qu’en raison de l’accroissement des risques, les assurances deviennent inaccessibles ou inabordables dans certaines régions, ce qui peut à son tour aggraver la vulnérabilité et exacerber la susceptibilité de la société, et exercer une forte pression sur les finances des pouvoirs publics; |
| 40. | fait valoir que la phase de reconstruction offre une occasion d’incorporer le principe de résilience à la remise sur pied des logements et des infrastructures en vue de leur résilience future, surtout dans les zones où les catastrophes naturelles surviennent régulièrement (par exemple les agglomérations situées le long des cours d’eau). Des mesures doivent être prises au niveau des États membres pour garantir la disponibilité de fonds, qui pourraient être mobilisés dans le cadre de partenariats, afin que non seulement les travaux de reconstruction soient financés, mais aussi que les dépenses nécessaires à la résilience future soient couvertes; |
| 41. | observe que les CLR ont un rôle à jouer pendant cette phase pour ce qui est des attentes, des déceptions et des problèmes de santé des personnes touchées par une catastrophe ou déplacées à la suite de celle-ci et que cela requiert en permanence des ressources; |
Agenda international
| 42. | invite instamment la Commission à ancrer fermement le principe de la résilience dans son aide humanitaire et ses politiques de développement; |
| 43. | recommande vivement que le cadre post-Hyogo prenne dûment en considération le lien existant entre risque, résilience et mobilité des personnes. Note qu’une catastrophe conduit souvent à des déplacements de population et que cela peut avoir des conséquences négatives systématiques sur les communautés d’origine et d’accueil; |
| 44. | reconnaît que dans les pays en développement, les cadres de planification sont moins élaborés et que les impératifs économiques poussent au développement. Les instances gouvernementales à tous les niveaux doivent comprendre que le développement peut accroître les risques de catastrophes et que si elles permettent le développement, elles doivent alors aussi accepter une augmentation concomitante de ces risques; |
Subsidiarité et proportionnalité
| 45. | approuve le maintien des principes de subsidiarité et de proportionnalité. La protection civile est un domaine où l’Union intervenant intervient pour soutenir, coordonner ou compléter l’action de ses États membres. De même, la nature non contraignante de la communication et des principes que la Commission y énonce confirme ce respect du principe de proportionnalité. |
Bruxelles, le 26 juin 2014.
Le Président du Comité des régions
Michel LEBRUN
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur la Mauritanie, et en particulier le cas de Biram Dah Abeid (2014/2999(RSP))
18/12/2014
Résolution non législative du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l'Union européenne, de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Communauté européenne de l'énergie atomique et leurs États membres, d'une part, et la Géorgie, d'autre part (09827/2014 — C8-0129/2014 — 2014/0086(NLE) — 2014/2816(INI))
18/12/2014
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur le Soudan: la situation d'Amin Mekki Medani (2014/3000(RSP))
18/12/2014
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur la persécution de l'opposition démocratique au Venezuela (2014/2998(RSP))
18/12/2014