LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52014IR3921
Initiative législative52014IR3921

Avis du Comité des régions — Reconnaissance des aptitudes et compétences acquises dans le cadre de l’apprentissage non formel et informel

CELEX52014IR3921
TypeInitiative législative
Datejeudi 4 décembre 2014

Résumé IA

Le Comité des régions souligne l'importance de valoriser les compétences acquises hors du système formel d'éducation, en appelant à des cadres européens de reconnaissance transparents et flexibles. L'avis insiste sur la nécessité d'impliquer les collectivités locales et régionales dans la mise en œuvre de ces dispositifs, afin de faciliter la mobilité des apprenants et des travailleurs au sein de l'UE. Pour un professionnel du droit français, ce texte préfigure des évolutions normatives susceptibles d'influencer les politiques nationales de validation des acquis de l'expérience (VAE) et de formation professionnelle.

Texte intégral

21.1.2015

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 19/75


Avis du Comité des régions — Reconnaissance des aptitudes et compétences acquises dans le cadre de l’apprentissage non formel et informel

(2015/C 019/16)

Rapporteur:

M. Marek OLSZEWSKI (Pologne, AE), Maire de Lubicz

I. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ DES RÉGIONS,

Le contexte européen

1.

Bien que l’Europe dispose d’atouts majeurs, il reste de nombreux défis à relever dans le domaine de l’éducation si l’on veut réaliser les objectifs ambitieux de la stratégie Europe 2020. Au cours des dernières années, la reconnaissance de l’apprentissage non formel et informel a fait l’objet, à l’échelle de l’Union européenne, de plusieurs analyses comparatives grâce auxquelles il a été possible de mieux comprendre dans quelle mesure ladite reconnaissance s’est d’ores et déjà concrétisée.

2.

Depuis 2004, les institutions européennes ont soutenu les efforts nationaux dans ce domaine par diverses initiatives, notamment les «principes européens communs pour la détermination et la validation de l’éducation et de la formation non formelles et informelles» (1), les «lignes directrices européennes pour la validation des acquis non formels et informels» (Cedefop, 2009) (2) et les diverses éditions de l’«inventaire européen de la validation de l’apprentissage non formel et informel» (3). Ces actions ont abouti, en décembre 2012, à l’adoption de recommandations du Conseil (4) invitant les pays de l’Union européenne à établir des principes de validation qui soient liés avec les cadres des certifications des États membres et conformes avec celui de l’Union, permettant aux personnes concernées d’obtenir des qualifications, complètes ou partielles, acquises dans le cadre de l’apprentissage non formel ou informel. Il est temps à présent que les collectivités locales et régionales s’expriment à leur tour sur cette question.

Importance de la validation des aptitudes acquises de manière informelle et non formelle dans le contexte du paradigme de l’apprentissage tout au long de la vie

— Valoriser les meilleures et les plus adaptées des aptitudes

3.

Les compétences et le savoir ne s’acquièrent pas seulement par le truchement des systèmes éducatifs formels mais également par la voie d’un apprentissage qui excède ces cadres formalisés. Il s’agit en l’occurrence de l’acquisition informelle, au fil de l’existence personnelle, de compétences qui ne sont pas liées à des qualifications officiellement sanctionnées et certifiées. Les personnes concernées les engrangent, par exemple, lorsqu’elles exercent des tâches ménagères, se forment dans le cadre de leur travail, apportent une aide dans une exploitation agricole ou s’occupent de malades, de personnes âgées ou d’enfants, pour ne citer que quelques exemples.

4.

Les compétences acquises de manière non formelle, quant à elles, sont associées à des situations où un individu acquiert des aptitudes par d’autres types d’activités, qui servent à un apprentissage mais ne sont pas accompagnées d’une certification et de l’obtention d’une accréditation s’y rapportant. Sont ici visées des démarches telles que les séminaires, les formations ouvertes à tous, les stages, ou encore le sport amateur ou l’activité bénévole au service d’une communauté locale. Les compétences acquises de manière non formelle et informelle peuvent porter sur des aspects tant techniques, par exemple l’apprentissage par la pratique, que sociaux, comme dans le cas de la connaissance des langues.

5.

Le concept d’apprentissage tout au long de la vie (éducation prolongée sur toute la durée de l’existence) constitue aujourd’hui un élément central de la politique européenne en matière éducative et dans le domaine de l’emploi et constitue par conséquent la clé de l’inclusion. Dans cette logique de pensée, la possibilité que soient reconnues et validées les compétences et les savoirs acquis au moyen d’une éducation non formelle et informelle représente un des impératifs les plus importants, qui doit déboucher sur un assouplissement des processus éducatifs et aboutir par là à accroître la mobilité de la main-d’œuvre, à améliorer l’employabilité, notamment parmi les jeunes, à intégrer les immigrants, ainsi qu’à redéfinir dans son ensemble la notion de formation, notamment lorsqu’elle s’applique à des adultes. Grâce à la validation de son apprentissage non formel et informel, chacun obtiendra non seulement la certification d’avoir atteint un certain niveau de compétence auquel il est parvenu en dehors du système officiel mais, dans des situations précises et en respectant un cadre d’accréditation approprié, il recevra en outre la garantie de pouvoir passer d’un niveau d’éducation à un autre.

6.

Dans le communiqué de Bruges de décembre 2010 (5), les ministres européens de l’enseignement et de la formation professionnels, les partenaires sociaux européens et la Commission européenne ont déclaré que les États membres devraient commencer au plus tard en 2015 à élaborer des procédures nationales de reconnaissance et de validation de l’apprentissage non formel et informel, qui seront fondées, le cas échéant, sur des cadres de qualification nationaux.

7.

Depuis lors, la réalité sur le terrain continue cependant à être bien différente de ces déclarations. Les procédures de reconnaissance et de validation des aptitudes ou connaissances non formelles et informelles présentent, au sein des systèmes d’éducation, des différences nombreuses et fortes, tant régionales que nationales (il en existe plus d’une centaine de définitions différentes au niveau national et régional). Certains pays et certaines régions de l’Union européenne sont à la traîne pour ce qui est de reconnaître l’éducation ou l’apprentissage non formels et informels.

8.

Dans cette optique, le Comité des régions appelle la Commission européenne à aborder cette question lors de l’examen des priorités politiques dans le cadre de la stratégie Europe 2020 renouvelée et à donner rapidement à la suite de son engagement de créer un espace européen des aptitudes et qualifications acquises dans le cadre de l’apprentissage formel mais aussi non formel, tout en veillant à assurer qu’il soit possible de passer d’un niveau d’éducation à un autre. Il s’agit d’une priorité centrale pour le Comité des régions, qui se reflète notamment dans ses propositions pour la nouvelle législature de l’Union européenne (6), sachant que la reconnaissance mutuelle de ce type de qualifications facilite, entre autres, la mobilité transfrontière des travailleurs, renforce la compétitivité et améliore la cohésion territoriale et sociale.

9.

Considérant que l’apprentissage non formel constitue un instrument d’insertion dans la société, le Comité des régions a plaidé à de nombreuses reprises, dans ses avis, en faveur de la reconnaissance et de la validation des compétences et des qualifications acquises dans le cadre de l’éducation non formelle. D’année en année, il n’a cessé de placer l’apprentissage et l’éducation non formels parmi ses grandes priorités.

10.

Le Comité des régions défend l’idée que des mécanismes paneuropéens de reconnaissance, de validation et de certification des compétences et des aptitudes informelles et non formelles peuvent contribuer à renforcer l’efficacité et la valeur de la formation non formelle et informelle qui est dispensée dans le cadre de programmes cofinancés par des ressources du Fonds social européen.

11.

Dans l’Union européenne, les collectivités locales et régionales détiennent des compétences essentielles dans le domaine de l’action éducative et formative et jouent un rôle capital en matière de politique de la jeunesse et de l’emploi.

12.

Il est nécessaire de mobiliser et de coordonner les établissements d’enseignement, universités, prestataires d’enseignement et de formation professionnels (EFP) et autres instances offrant des prestations dans ce domaine, les agences pour l’emploi, les organisations non gouvernementales et les organes assurant des services publics qui travaillent tous dans une région bien déterminée, de même que les entreprises. Si l’on se place de ce point de vue, il apparaît nécessaire de tenir compte de la dimension territoriale pour élaborer et mettre en œuvre des procédures de validation de l’apprentissage informel et non formel. Le Comité estime toutefois important que les établissements d’enseignement et les entreprises soient ouverts et s’adaptent aux nouveaux contextes découlant de la reconnaissance des études non formelles et informelles, ainsi qu’à l’exploitation des possibilités et perspectives qu’ils présentent.

13.

Par ailleurs, les pouvoirs locaux et régionaux constituent une source précieuse de connaissances concernant les possibilités d’emploi, l’offre disponible en matière d’éducation (informelle et non formelle) et les besoins des régions et villes qu’ils régissent. Il importe donc absolument d’associer les collectivités territoriales à la démarche, afin de favoriser le développement des aptitudes qui sont réellement recherchées par les employeurs.

— Renforcer les liens de l’éducation et de la formation avec la mobilité et le marché du travail

14.

Dans ce domaine, le Comité des régions lance un appel pour que l’on tende à une coopération partenariale entre les instances des administrations gouvernementales et territoriales, les entrepreneurs, les travailleurs et leurs organisations, ainsi que celles de la société civile, dans le cadre du redéploiement des ressources liées à l’éducation tout au long de la vie, en tirant parti du concept de validation des aptitudes informelles et non formelles.

15.

Souligne l’importance que revêt l’acquisition la plus large possible des compétences transversales, surtout en ce qui concerne les compétences entrepreneuriales, et leur rôle dans la collaboration entre l’éducation formelle, non formelle et informelle et le marché de l’emploi.

16.

Attire l’attention sur l’importance essentielle des grands acteurs qui agissent en dehors du système éducatif officiel, lesquels portent un vif intérêt ou participent directement à la reconnaissance et à la validation des aptitudes acquises indépendamment des filières d’enseignement reconnues.

17.

Souligne qu’il est nécessaire de créer des cadres communs de qualité pour les stages des personnes en apprentissage et soutient à cet égard les initiatives du Conseil de l’Union européenne, qui a émis sur le sujet une série de recommandations en mars de cette année (7).

Cohérence d’ensemble des instruments et des politiques et mise en œuvre d’une approche fondée sur les résultats de l’apprentissage

18.

Dans les actions spécifiques, de nature juridique et organisationnelle mobilisant des ressources publiques, qui sont engagées afin d’atteindre les objectifs poursuivis, il convient d’envisager une réorientation des dépenses dans le secteur concerné.

19.

Placer la personne qui apprend au centre de la politique d’apprentissage tout au long de la vie peut concourir à donner encore plus d’efficacité à l’affectation des ressources en faveur du développement de l’éducation et de la formation. La reconnaissance des intérêts de l’individu qui apprend ouvre une voie dans laquelle les modèles de financement des missions éducatives et formatives sont réorientés de telle manière que l’attribution des moyens provenant de diverses sources et versants (formels, non formels et informels) ne donne pas inutilement lieu à des redondances mais aussi qu’elle soit taillée sur mesure en fonction des besoins des personnes en apprentissage, qui sont pluriels. De cette manière, et dans la logique du concept d’apprentissage tout au long de la vie, ce sera l’apprenant, et non les institutions ou le système qui, dans ce contexte, constituera alors le critère décisif pour l’attribution des ressources prévues et en sera le principal bénéficiaire.

20.

Avec une telle architecture fondatrice, la notion de validation des aptitudes acquises en dehors du système éducatif constitué est susceptible d’améliorer radicalement la réponse qui est apportée face aux nouveaux besoins des apprenants, qui sont tributaires, pour une part énorme, des évolutions de l’économie et de la société, lesquelles requièrent à leur tour des qualifications et des compétences nouvelles.

21.

Le Comité des régions est d’avis que l’application généralisée des mécanismes validant les aptitudes acquises par la voie non formelle et informelle n’implique pas une refonte complète des systèmes de formation professionnelle. Il fait observer que des mécanismes de validation, fussent-ils fragmentaires, incomplets et disparates, existent déjà dans les systèmes éducatifs actuels.

22.

La validation qui a lieu avant la poursuite d’études doit s’effectuer dans un contexte local ou régional, où elles sont assurées de bénéficier d’une aide pour leur programmation individualisée, de services d’orientation éducative et professionnelle, de la prise en compte des questions touchant à leur financement, d’un soutien pour celles qui sont effectuées en alternance, à tous les niveaux de formation, et d’un dialogue avec le monde du travail pour concilier au mieux l’offre et la demande de profils.

Garantie de la transparence des principes et procédures de reconnaissance des aptitudes et qualifications pour permettre l’élargissement des connaissances et insistance plus poussée sur la qualité

23.

Le Comité des régions fait remarquer que pour rendre possible la reconnaissance mutuelle des attestations obtenues par recours à la validation dans l’ensemble de l’Union européenne, il est nécessaire de garantir, au niveau européen, la bonne qualité et l’équivalence des procédures afférentes. Il estime dès lors que l’échange de bonnes pratiques entre les États membres en rapport avec l’évaluation de la qualité et les procédures de validation revêt la plus haute importance. Il s’impose en outre que ces procédures ne soient pas fastidieuses ou longues à l’excès.

24.

Le Comité des régions appelle à une mise en œuvre rapide et radicale des recommandations du Conseil, en insistant en particulier sur la nécessité d’articuler les modalités de validation avec les cadres des certifications des États membres et celui de l’Union, ainsi que d’établir des règles claires garantissant que lesdites modalités soient conformes aux prescriptions déjà en vigueur.

25.

Par ailleurs, le Comité des régions estime que même s’il convient de mettre l’accent sur la qualité, les procédures de validation doivent rester claires et suffisamment simples pour ne pas avoir un effet dissuasif sur les personnes qui souhaitent officialiser leurs acquis d’apprentissage et pour que l’apprentissage tout au long de la vie devienne une réalité. De plus, il est essentiel de mettre en place des mécanismes d’assurance de qualité tout au long des procédures de reconnaissance et de validation des acquis non formels et informels pour garantir que ces acquis bénéficient du même traitement que ceux de l’éducation formelle.

Une politique d’information appropriée

26.

Pour fonder la légitimité de la procédure de validation, il est nécessaire de l’ancrer très solidement dans les réalités du monde du travail. Bien souvent, pour diverses branches d’activité, c’est par le secteur concerné lui-même ou en coopération étroite avec lui que devraient être développées les méthodes de reconnaissance.

27.

Le Comité des régions estime que parmi les éléments d’une importance capitale pour que les procédures de validation soient mises en œuvre avec succès figure une politique d’information qui soit ample, complète et compréhensible autant que nécessaire, cible les citoyens et les entreprises pour leur exposer les possibilités et les avantages de la validation des compétences et soit en outre conçue en fonction des personnes auxquelles elle s’adresse.

28.

Préconise que les actions d’information soient réalisées séparément pour chacun des niveaux de compétence du cadre européen des certifications (8), en particulier du troisième au sixième.

29.

Suggère en outre qu’elles soient coordonnées et cofinancées dans une certaine mesure par le truchement du Fonds social européen et d’Erasmus+, au titre de l’action clé 3 (soutien à la réforme des politiques).

30.

Fait remarquer, pour la formulation des messages politiques, que dans l’ensemble de l’Union européenne, la responsabilité essentielle pour la politique dans le domaine éducatif et formatif appartient aux pouvoirs locaux et régionaux.

31.

Disposant de compétences essentielles en matière d’éducation et de formation, ces pouvoirs ont une connaissance directe des compétences qui sont demandées par le marché du travail sur leur territoire, ainsi que des besoins de leurs citoyens en matière de formation. De ce fait, ils contribuent et sont à même de contribuer dans la mesure la plus importante à l’élaboration et à l’exécution des actions dans le domaine de l’enseignement et de la formation, y compris pour ce qui concerne la validation de l’apprentissage non formel et informel, dans le plein respect du principe de subsidiarité.

32.

De l’avis du Comité des régions, les procédures de validation des aptitudes acquises par d’autres voies que la filière éducative formelle constituent un élément absolument capital pour modifier de manière radicale le modèle européen de formation professionnelle. Vues dans la perspective des régions, elles représentent non seulement un rouage essentiel pour créer un marché de l’emploi équilibré mais, en améliorant l’articulation entre l’éducation, la formation et l’emploi, contribuent par ailleurs à assouplir les filières éducatives dans la visée de les adapter à un monde qui change à un rythme de plus en plus vif.

33.

Considère qu’il est essentiel de partager les bonnes pratiques locales et régionales dans le domaine de l’enseignement non formel, informel et professionnel, de transférer les connaissances et de garantir la participation aux projets de collaboration pour les parties prenantes.

34.

Le Comité des régions souligne que les processus de validation des aptitudes informelles et non formelles ouvrent des pistes pour remédier aux tendances relevées dans les filières d’enseignement professionnel à se trouver en inadéquation avec les besoins du marché du travail.

35.

Le Comité des régions juge qu’il conviendrait de créer des cadres communs, à l’échelle de toute l’Europe, pour les dispositifs de validation des aptitudes informelles et non formelles, dans l’objectif de garantir qu’elles puissent faire l’objet d’une reconnaissance mutuelle.

36.

La validation des aptitudes informelles et non formelles devrait porter en particulier sur le cinquième niveau de compétence, pour lequel, par exemple, l’offre éducative afférente a pratiquement disparu dans les pays d’Europe centrale et orientale.

37.

Le Comité des régions demande qu’à l’échelon de l’Union européenne, on entreprenne de créer un cadre concret et commun pour la reconnaissance des aptitudes et des compétences acquises non seulement dans le cadre de l’apprentissage formel mais aussi non formel, tout en garantissant la possibilité de passer d’un niveau d’éducation à un autre.

38.

L’intérêt politique pour toute la diversité des processus éducatifs qui, fondés sur la pratique, relèvent de l’apprentissage non formel, s’est polarisé toujours davantage sur les normes de qualité, la validation et les stratégies de reconnaissance.

39.

Il est absolument nécessaire de bâtir, sous la forme de lignes directrices et de scénarios envisageables de mise en œuvre, une stratégie paneuropéenne visant à instaurer un cadre commun pour la reconnaissance de l’éducation et de l’apprentissage non formels et informels, dans le but de faciliter l’instauration des procédures nationales adéquates.

40.

Il convient de démontrer clairement que les actions proposées ne peuvent être réalisées de manière satisfaisante par les États membres et qu’eu égard à leur ampleur et de leurs effets, il est préférable qu’elles soient mises en œuvre à l’échelon de l’Union européenne. Elles sont associées à des problématiques transfrontières, dont ni les pays de l’Union, ni les collectivités locales et régionales ne sont en mesure d’assurer une gestion adéquate. En outre, par rapport à des initiatives entreprises au niveau national, régional ou local, elles devraient présenter des avantages manifestes, découlant, par exemple d’une analyse globale de politique reposant sur des éléments probants, ou encore d’un cadre commun, afin de favoriser, dans le domaine de l’éducation et de la formation, une interaction avec le reste du monde. Eu égard aux aspects transfrontières, il convient que les groupements de coopération, tant publics que privés, qui œuvrent de part et d’autre des frontières soient également associés à la définition des procédures de validation.

41.

Dans le même temps, l’Union européenne ne doit agir que dans la mesure nécessaire, l’objet et la forme des actions concernées devant être appropriés pour la réalisation des buts visés. Lorsqu’il s’avère nécessaire d’établir des normes à l’échelon européen, il convient de veiller à les définir sous une forme minimale, en laissant aux États membres, aux régions et aux pouvoirs locaux compétents la faculté d’en édicter de plus sévères, conformément au principe de proportionnalité. La formule proposée pour les actions dans ce domaine doit être d’une simplicité maximale, garantissant que les objectifs fixés soient atteints tout en laissant à l’échelon national, régional et local la marge de décision la plus large possible.

Bruxelles, le 4 décembre 2014.

Le Président du Comité des régions

Michel LEBRUN


(1) Projet de conclusions du Conseil et des représentants des gouvernements des États membres, réunis au sein du Conseil, sur des principes européens communs pour l’identification et la validation de l’éducation et de la formation non formelles et informelles (18 mai 2004), http://www2.cedefop.europa.eu/etv/Information_resources/EuropeanInventory/publications/principles/validation2004_fr.pdf

(2) http://www.cedefop.europa.eu/FR/Files/4054_fr.pdf

(3) Cedefop: Inventaire européen de la validation de l’apprentissage non formel et informel — Accueil: http://www.cedefop.europa.eu/en/about-cedefop/projects/validation-of-non-formal-and-informal-learning/european-inventory.aspx

(4) Recommandation du Conseil du 20 décembre 2012 relative à la validation de l’apprentissage non formel et informel, http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2012:398:0001:0005:FR:PDF

(5) Communiqué de Bruges sur la coopération européenne renforcée en matière d’enseignement et de formation professionnels pour la période 2011-2020, http://ec.europa.eu/education/policy/vocational-policy/doc/brugescom_fr.pdf

(6) COR-2014-02333-00-00-RES

(7) Recommandation du Conseil relative à un cadre de qualité pour les stages (10 mars 2014), http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/fr/lsa/141425.pdf

(8) Le cadre européen des certifications (CEC) comporte huit niveaux d’acquis d’apprentissage, rendant beaucoup plus aisée la comparaison entre les qualifications nationales.


Documents similaires

Initiative législative52014IP0107

Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur la Mauritanie, et en particulier le cas de Biram Dah Abeid (2014/2999(RSP))

18/12/2014

Initiative législative52014IP0110

Résolution non législative du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l'Union européenne, de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Communauté européenne de l'énergie atomique et leurs États membres, d'une part, et la Géorgie, d'autre part (09827/2014 — C8-0129/2014 — 2014/0086(NLE) — 2014/2816(INI))

18/12/2014

Initiative législative52014IP0108

Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur le Soudan: la situation d'Amin Mekki Medani (2014/3000(RSP))

18/12/2014

Initiative législative52014IP0106

Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2014 sur la persécution de l'opposition démocratique au Venezuela (2014/2998(RSP))

18/12/2014

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →