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AccueilDroit européen52014IR5704
Initiative législative52014IR5704

Avis du Comité européen des régions — Soutien local et régional au commerce équitable en Europe

CELEX52014IR5704
TypeInitiative législative
Datejeudi 4 juin 2015

Résumé IA

Cet avis du Comité européen des régions encourage les collectivités locales et régionales à promouvoir le commerce équitable via des politiques d'achats publics responsables, des campagnes de sensibilisation et des partenariats avec les acteurs du secteur. Il souligne le rôle clé des territoires dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable de l'UE et propose des recommandations pour intégrer le commerce équitable dans les stratégies locales. Pour un professionnel du droit français, ce texte offre un cadre non contraignant mais incitatif pour orienter les actions des collectivités en matière de commande publique et de développement territorial.

Texte intégral

7.8.2015

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 260/17


Avis du Comité européen des régions — Soutien local et régional au commerce équitable en Europe

(2015/C 260/04)

Rapporteur

Barbara DUDEN (DE/PSE), membre de la commission des affaires européennes du Parlement du Land de Hambourg

Document de référence

I. OBSERVATIONS GÉNÉRALES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS

1.

accueille favorablement la résolution législative du Parlement européen du 2 avril 2014 sur la proposition relative à l’Année européenne du développement (2015) (1). L'Année européenne devrait non seulement être utilisée pour mettre en avant de manière générale la politique de développement de l’Union et la rapprocher des citoyens de l’UE, mais aussi et surtout pour adopter une approche ambitieuse en matière de commerce équitable, celui-ci pouvant servir d’indicateur de la cohérence de la politique de développement;

2.

renvoie à de précédents avis et activités du CdR qui mettent en exergue l’importance particulière des collectivités locales et régionales et leur rôle dans l’action extérieure de l’UE (2);

3.

souligne l’importance fondamentale de la cohérence des politiques de l’UE, conformément à l’article 21 du traité sur l’Union européenne (TUE) et à l’article 208 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), et rappelle que l’Union joue un rôle de premier plan dans la conception et la mise en œuvre de politiques cohérentes dans le domaine du développement; attire notamment l’attention sur la complémentarité entre les politiques commerciale et de développement et réaffirme que le CdR doit être reconnu à cet égard comme moteur et coordonnateur des efforts consentis par les collectivités locales et régionales en matière de développement;

4.

rappelle que, dès 2006 dans sa résolution sur le commerce équitable et le développement, le Parlement européen a appelé de ses vœux une coordination du commerce équitable à l’échelle de l’UE et l’intégration de ce concept dans toutes les politiques (3). La Commission a répondu à cette demande en publiant, le 5 mai 2009, une communication intitulée «Contribuer au développement durable: le rôle du commerce équitable et des systèmes non gouvernementaux d’assurance de la durabilité liés au commerce» (4), laquelle devrait maintenant déboucher sur une véritable stratégie de l’UE en matière de commerce équitable;

5.

renvoie à un précédent avis du CdR en la matière (5), qui reconnaissait le rôle joué par les collectivités locales et régionales dans le domaine de la politique commerciale relative aux produits issus du commerce équitable;

6.

soutient l’idée d’un futur cadre de développement qui promeuve tout à la fois des objectifs de développement et de durabilité, en associant les collectivités locales et régionales à ce processus (6);

7.

est d’accord avec la demande exprimée par le Parlement européen concernant le cadre de développement mondial pour l’après-2015 (7), dans laquelle ce dernier invite à définir un «nouveau cadre de développement mondial permettant d’instaurer des échanges commerciaux plus équitables et plus durables fondés sur le dialogue, la transparence et le respect, et d’établir une plus grande équité dans le commerce mondial»;

Contexte

8.

constate que tant le volume des échanges de biens certifiés équitables que le soutien local et régional au commerce équitable en Europe ont considérablement augmenté durant ces dix dernières années. Ainsi, l’on compte aujourd’hui plus de 1 500 communes du commerce équitable en Europe (ce nombre a doublé au cours des cinq dernières années), tandis que le concept de «régions équitables» jouit lui aussi d’une popularité croissante;

9.

renvoie à la définition du commerce équitable établie par l’Organisation mondiale du commerce équitable et les Organisations des labels du commerce équitable (Fairtrade Labelling Organisations International, aujourd’hui Fairtrade International): «Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect dans le but de parvenir à une plus grande équité du commerce international. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits sociaux des producteurs et des travailleurs défavorisés, particulièrement dans les pays de l’hémisphère sud. Les organisations du commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel» (charte pour le commerce équitable, 2009);

10.

rappelle qu’il partage la position de la Commission visant à préserver dans l’ensemble de l’Union le caractère volontaire du commerce équitable et d’autres systèmes similaires d’assurance de la durabilité (8);

II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS

Nécessité d’une stratégie de l’Union européenne dans le domaine du commerce équitable

11.

est favorable à l’élaboration d’une stratégie européenne dans le domaine du commerce équitable, favorisant une approche cohérente et coordonnée en la matière, et ce dans toutes les politiques de l’UE, mais surtout dans le domaine du commerce et du développement ainsi que de la consommation et de la production durables;

12.

attend avec intérêt la communication sur le commerce récemment annoncée et invite la Commission à profiter de cette occasion pour présenter les mesures concrètes qu’elle envisage afin d’évoluer vers un cadre cohérent pour le commerce équitable dans l’UE;

13.

souligne qu’une telle stratégie doit encourager l’engagement actif des collectivités territoriales dans ce domaine, tout en y associant également d’autres acteurs essentiels tels que le Parlement européen, le Service européen pour l’action extérieure et le Comité économique et social européen. La création d’un groupe de travail interinstitutionnel pourrait être envisagée à cette fin, afin de coordonner, dans un souci de cohérence, les mesures adoptées dans ce domaine et de veiller à la complémentarité des initiatives et politiques de l’UE en la matière;

La sensibilisation des citoyens au commerce équitable

14.

se félicite de la dernière édition de l’Eurobaromètre (9), qui montre que la moitié des citoyens de l’UE sont prêts à dépenser davantage pour des produits issus du commerce équitable;

15.

constate que, en dépit d’une meilleure reconnaissance du commerce équitable et du soutien accru dont il bénéficie dans l’ensemble de l’Europe, la connaissance de ce concept diffère sensiblement d’un État membre de l’UE à l’autre et au sein même des pays de l’UE. Alors qu’il est relativement bien connu en Europe occidentale et septentrionale, où son taux de notoriété dans la population dépasse 50 %, il reste assez méconnu dans la plupart des pays d’Europe centrale et orientale. Une stratégie de l’Union européenne en faveur du commerce équitable aurait en outre un impact positif sur les pays candidats;

16.

souligne que les jumelages internationaux (de villes) existants (dans l’UE, en Europe et dans le monde) devraient être utilisés pour faire œuvre de sensibilisation autour de la question du commerce équitable et échanger les bonnes pratiques à l’échelon local et régional. Il convient en particulier de soutenir et de promouvoir dans ce contexte les efforts déployés par les organisations de la société civile, en coopération avec les collectivités territoriales;

17.

juge très important de favoriser l’éducation des consommateurs au sein de l’UE, notamment dans le cadre scolaire, mais aussi extrascolaire, et ce en coopération avec les initiatives existantes au niveau local et régional;

Passation de marchés publics

18.

accueille favorablement les directives sur la passation des marchés publics révisées par l’UE, qui permettent l’introduction de critères relatifs au commerce équitable dans les marchés publics. Il est désormais plus facile pour un pouvoir adjudicateur de se fier à l’étiquetage volontaire et à des systèmes de certification pour prendre en compte les intérêts du développement durable dans le cadre des marchés publics;

19.

demande à la Commission de définir des orientations pratiques qui éclairent à l’aide d’exemples concrets et ainsi promeuvent le commerce équitable et d’autres critères sociaux dans le contexte de la passation de marchés publics;

20.

se réjouit de l’intérêt croissant affiché par les collectivités locales partout en Europe à l’égard d’une production alimentaire durable, en particulier en ce qui concerne la demande de denrées alimentaires produites localement. Cette approche, saluée par le Comité des régions, est parfaitement complémentaire de la consommation de produits issus du commerce équitable, comme l’attestent de nombreuses initiatives régionales et locales dans ce domaine;

21.

estime qu’il serait très utile que des exemples de marchés publics prenant en considération des critères sociaux et éthiques soient mis à la disposition des collectivités locales et régionales. Il faudrait également que la Commission encourage une coopération plus étroite entre les collectivités territoriales dans ce domaine, par exemple en ce qui concerne l’élaboration de lignes directrices et de critères communs, les négociations avec les fournisseurs et les contrats de fourniture à long terme, ainsi que la surveillance concertée des pratiques en vigueur dans les marchés publics du point de vue du respect de critères environnementaux, sociaux et éthiques;

22.

suggère que les collectivités régionales et locales, en étroite collaboration avec différentes parties prenantes telles que les universités, les écoles ou les hôpitaux, coopèrent dans un domaine donné. Il est à cet égard d’une importance primordiale que les responsables soient informés de la possibilité d’appliquer des critères de durabilité dans leurs appels d’offres, afin qu’ils puissent en faire usage; souligne que des pôles de connaissances peuvent assurer cette diffusion de l’information. Ces pôles de connaissances peuvent aider les collectivités régionales et locales et les entreprises à mettre en œuvre des marchés publics équitables en leur apportant des connaissances et de l’expertise;

23.

suggère que les États membres intègrent dans leur ordre juridique la possibilité que les marchés publics incluent des critères qui introduisent une discrimination positive en faveur des produits du commerce équitable;

24.

attire également l’attention sur le fait que la mise à disposition d’une centrale ou plateforme d’achat peut par exemple constituer un bon moyen de faciliter la réalisation d’achats durables au niveau local et régional. De telles initiatives peuvent simplifier les achats publics de produits issus du commerce équitable, en permettant à plusieurs collectivités territoriales de coordonner leurs commandes et livraisons, et ainsi de profiter d’une réduction des coûts;

25.

se félicite des efforts actuellement déployés par les institutions de l’UE en faveur du commerce équitable au sein de leurs propres structures, par exemple par la consommation de produits issus du commerce équitable lors de manifestations organisées par l’UE, et demande une application systématique de telles approches. Les institutions de l’UE doivent elles-mêmes donner l’exemple. Ces institutions devraient promouvoir la consommation de produits issus du commerce équitable auprès des pouvoirs publics mais aussi lors de manifestations organisées à l’initiative de l’UE;

Contribution à un «entrepreneuriat équitable»

26.

est d’avis que les collectivités territoriales peuvent encourager les entreprises de leur propre région à intégrer les principes du commerce équitable et de la responsabilité des entreprises dans leurs pratiques commerciales. Elles peuvent par exemple encourager le secteur local de l’hôtellerie et de la restauration à acheter des produits équitables. Il serait également envisageable d’appuyer la rédaction d’un code de conduite du commerce équitable auquel adhéreraient les entreprises présentes sur le territoire des collectivités locales et régionales;

27.

propose que le commerce équitable figure également parmi les missions de développement des entreprises et fasse partie des stratégies de RSE mises en œuvre par les organisations professionnelles nationales correspondantes. Des initiatives multipartenaires [telles que des initiatives relatives au commerce équitable mises en œuvre dans différents États membres, ou la Fair Wear Foundation (Fondation pour un habillement équitable) dans certains secteurs] ou des labels reconnus (par exemple Fairtrade) pourraient être développés et promus à titre complémentaire avec le soutien de l’UE;

28.

signale que des critères relatifs au commerce équitable peuvent être appliqués dans le cadre de l’aide apportée aux petites et moyennes entreprises et à la création d’entreprises par des fonds publics, tels que le Fonds européen de développement régional (FEDER). L’organisation de foires dans le domaine du commerce équitable, à l’image de la foire de Dortmund, le plus grand salon professionnel ouvert au public actuellement organisé en la matière dans l’espace germanophone, serait un pas de plus dans cette direction;

Soutien aux efforts consentis au niveau local et régional pour promouvoir le commerce équitable

29.

propose, dans l’optique d’un élargissement du concept de régions équitables, d’examiner dans quelle mesure la «Capitale allemande du commerce équitable», qui s’inspire de l’initiative de la «Capitale européenne de la culture», constitue un exemple approprié pour inciter les communes et les régions européennes à promouvoir le commerce équitable. Une telle initiative devrait également prendre en compte de manière spécifique les défis particuliers auxquels sont confrontés les États membres d’Europe centrale et orientale;

30.

est convaincu que le prix récompensant la «Capitale/Région européenne du commerce équitable» serait pour les collectivités territoriales une incitation supplémentaire à se faire connaître au niveau suprarégional ou international grâce à des initiatives dans le domaine du commerce équitable. Une telle initiative doit impliquer directement les citoyens et les organisations opérant au niveau local;

Le commerce équitable dans le cadre de développement mondial pour l’après-2015 (10)

31.

souligne que le rôle des collectivités locales dans l’élaboration du programme de développement pour l’après-2015 doit être renforcé, comme suggéré par le groupe à haut niveau (11). Les objectifs de développement pour l’après-2015 doivent reconnaître le rôle des collectivités locales, qui sont un acteur majeur de la politique de développement, et les objectifs de durabilité actuellement examinés doivent être transposés dans des stratégies nationales, régionales et locales coordonnées;

32.

rappelle que la mise en œuvre des objectifs de durabilité passe par le développement de partenariats entre de multiples acteurs; dans ce contexte, il convient avant tout de promouvoir et de soutenir financièrement les partenariats qui, dans le domaine du commerce équitable, prennent en compte toutes les dimensions de la durabilité;

33.

se félicite de la récente communication de la Commission européenne sur le «Partenariat mondial pour l’éradication de la pauvreté et le développement durable après 2015», et notamment de la reconnaissance explicite du rôle du commerce en faveur de la croissance inclusive et du développement durable. En outre, le CdR note avec intérêt la référence expresse à la contribution des systèmes de commerce équitable aux avantages économiques, environnementaux et sociaux dans ce contexte;

34.

juge nécessaire d’élaborer des indicateurs concrets pour mesurer le degré de réalisation des objectifs. Le commerce équitable devrait être un indicateur de la durabilité de la production et de la consommation, notamment dans le secteur des marchés publics; il pourrait aussi et surtout servir d’indicateur en ce qui concerne l’objectif des «partenariats de solidarité», étant donné les expériences très positives réalisées dans ce domaine avec la participation de différentes parties prenantes;

Échange d’expériences

35.

renvoie à la publication d’une étude sur la promotion du commerce équitable par les collectivités locales et régionales, qui présente les différentes stratégies en matière de commerce équitable mises en œuvre dans l’Union européenne et examine les obstacles éventuels. Une sélection de bonnes pratiques a également été compilée en complément de cette étude. Ces documents sont publiés par le CdR afin de constituer des communautés d’apprentissage et de formation dans ce domaine et d’appuyer les exigences politiques formulées dans le présent avis;

36.

se félicite de l’inclusion de la question du commerce équitable dans les prochaines assises de la coopération décentralisée pour le développement; est d’avis que, dans le cadre de ces manifestations, le CdR doit établir une connexion plus forte entre le commerce équitable et d’autres mesures et réseaux existant au niveau régional;

37.

souligne que les fonds des programmes d’éducation et de sensibilisation au développement (DEAR — «Development Education and Awareness Raising») et d’autres programmes similaires devraient également être utilisés à l’avenir pour permettre l’établissement d’un nombre croissant de partenariats urbains dans le domaine du commerce équitable, notamment avec des villes du Sud; soutient la mise en place de partenariats stratégiques entre les collectivités locales et régionales et les réseaux de producteurs du commerce équitable dans des pays partenaires de l’UE via le nouveau programme thématique pour les organisations de la société civile et les autorités locales;

38.

considère avec intérêt des pratiques telles que la rencontre du commerce équitable organisée par la région Pays de la Loire (Conseil ligérien du commerce équitable), qui réunit chaque année tous les acteurs régionaux du commerce équitable, afin qu’ils partagent leurs expériences dans les différents domaines;

Politique commerciale de l’UE

39.

rappelle que l’UE joue un rôle central dans le commerce mondial, tout en s’efforçant de renforcer sa position de chef de file dans le débat sur le développement durable; invite en conséquence les institutions européennes à aménager le commerce extérieur de l’UE de telle sorte qu’il contribue au développement durable;

40.

prend acte avec satisfaction du fait que l’UE a engagé certaines actions, telles que l’intégration obligatoire d’un chapitre élargi sur le développement durable dans les accords commerciaux conclus avec des pays tiers, certains accords commerciaux bilatéraux mentionnant même explicitement que les parties contractantes soutiennent un commerce juste et équitable. Cette ouverture de marchés devrait également profiter aux petits agriculteurs;

41.

insiste pour qu’on veille, lors de la mise en œuvre de ces accords, à ce que les petits agriculteurs des pays concernés bénéficient d’un soutien afin de promouvoir le commerce équitable; par exemple, les délégations commerciales pourraient rencontrer de manière ciblée, en coopération avec les autorités locales ou régionales et les délégations de l’UE dans les pays partenaires, les petits exploitants agricoles et se familiariser avec le contexte local;

Conditions de travail dans les chaînes d’approvisionnement internationales

42.

souligne que l’attention du public et l’intérêt de nombreux consommateurs se sont davantage portés, ces dernières années, sur les conditions de travail inacceptables et les atteintes aux droits de l’homme dans les pays producteurs. C’est ainsi, par exemple, que les gouvernements allemand et néerlandais œuvrent, de concert avec des entreprises, des syndicats et la société civile, à des initiatives similaires dans le secteur du textile, afin d’établir dans toute la chaîne d’approvisionnement des conditions de vie et de travail plus favorables et plus durables pour les travailleurs de l’industrie de l’habillement au niveau mondial. La Commission européenne étudie actuellement la possibilité d’adopter une approche similaire au niveau européen;

43.

approuve expressément de telles initiatives et invite la Commission européenne, ainsi que les autorités nationales compétentes, à développer des projets analogues, en y associant les collectivités locales et régionales en tant qu’interlocuteurs;

Promotion du commerce équitable dans les relations bilatérales

44.

invite à activer d’autres possibilités de pratiquer le commerce équitable, par exemple en faisant davantage appel au lien existant entre la coopération décentralisée au développement et le commerce équitable. Les expériences relatives à l’introduction du commerce équitable dans des partenariats existants avec des villes et régions des pays du Sud, ainsi que celles réalisées dans le cadre de jumelages intraeuropéens, pourraient servir de point de départ;

45.

propose de développer davantage et de promouvoir dans ce contexte les réseaux existants du commerce équitable, en particulier les réseaux unissant au sein de l’UE plusieurs villes ou régions par-delà les frontières intérieures de l’Union, tels que le réseau transfrontalier regroupant quatre villes du commerce équitable, Metz, Luxembourg, Trèves et Sarrebruck.

Bruxelles, le 4 juin 2015.

Le président du Comité européen des régions

Markku MARKKULA


(1) A7-0384/2013.

(2) Pour n’en citer que quelques-uns: «Accorder une autonomie accrue aux autorités locales dans les pays partenaires pour une meilleure gouvernance et des résultats plus concrets en matière de développement» (CDR2010-2013), «L’Europe dans le monde: une nouvelle stratégie pour le financement de l’action extérieure de l’UE» (CDR732-2012).

(3) Résolution du Parlement européen sur le commerce équitable et le développement [2005/2245(INI)].

(4) COM(2009) 215 final.

(5) Avis du CdR intitulé «Contribuer au développement durable: le rôle du commerce équitable et des systèmes non gouvernementaux d’assurance de la durabilité liés au commerce» (CDR214-2009).

(6) Avis du CdR intitulé «Accroître l’impact de la politique de développement de l’UE: un programme pour le changement» (CDR364-2011).

(7) Rapport du Parlement européen du 17 novembre 2014 sur «L’Union et le cadre de développement mondial pour l’après-2015 [2014/2143(INI)]».

(8) CdR op cit. Avis intitulé «Contribuer au développement durable [...]» (CDR214/2009).

(9) Eurobaromètre spécial 421, «L’Année européenne pour le développement — Avis des Européens sur le développement, la coopération et l’aide».

(10) «Une vie décente pour tous: de la vision à l’action collective» (en préparation).

(11) Rapport du groupe à haut niveau de personnalités éminentes au programme de développement pour l’après-2015, 30 mai 2013.


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