| CELEX | 52014IR7256 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 3 juin 2015 |
| 7.8.2015 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 260/6 |
Avis du Comité européen des régions — «Mieux protéger le milieu marin»
(2015/C 260/02)
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I. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ DES RÉGIONS DE L'UNION EUROPÉENNE
| 1. | rappelle l'importance fondamentale d'une politique maritime intégrée pour l’Union européenne. Les côtes et les espaces maritimes de l'Europe sont essentiels au bien-être et à la prospérité de ses citoyens; ils sont pour elle des voies commerciales, un régulateur climatique, une source d'approvisionnement en denrées alimentaires, en énergie et en matières premières, ainsi que des lieux de résidence et de loisirs prisés. Le bon état écologique des mers est un facteur central de la durabilité de la vie, même en dehors du milieu marin (1); |
| 2. | est profondément préoccupé de constater que l'état actuel des mers européennes n'est pas satisfaisant et, notamment, que de nombreux stocks de poissons continuent d'être pêchés à un niveau excédant leur rendement maximal durable, que les apports et la concentration en substances dangereuses et en nutriments, auxquels s'ajoutent les déchets, ainsi que la quantité d'espèces non indigènes et d'apports non matériels (bruit, lumière et chaleur), se situent trop souvent au-dessus du niveau écologiquement acceptable et que le changement climatique pèse de plus en plus lourdement sur les écosystèmes marins et côtiers; |
| 3. | est conscient qu'actuellement, de nombreuses activités économiques tendent plutôt à aggraver la pression exercée sur les mers et risquent à la longue de menacer les conditions de leur survie si des mesures énergiques ne sont pas prises dans le même temps pour rétablir un «bon état écologique». Les sociétés européennes paieraient très cher, à tout point de vue, les carences concernant la protection des mers (2); |
| 4. | souligne que les générations futures ont elles aussi droit à un milieu marin dynamique et riche en biodiversité, qui soit sûr, propre, sain et productif; |
| 5. | réitère dès lors son évaluation positive de la directive-cadre «Stratégie pour le milieu marin» (2008), en tant que pilier environnemental de la politique maritime intégrée de l’UE, qui fixe comme objectif contraignant l’obtention d’un «bon état écologique» d’ici à 2020 (3); |
État d'avancement de la mise en œuvre de la directive-cadre «stratégie pour le milieu marin»
| 6. | reconnaît les efforts considérables déployés à ce jour par les États membres, et ce dans un laps de temps très court, pour atteindre un bon état écologique, notamment dans le cadre de l’évaluation initiale, de la description du bon état écologique, de la fixation d’objectifs environnementaux, ainsi que de l'élaboration et de la mise en œuvre de programmes de surveillance; |
| 7. | constate néanmoins avec inquiétude que, d’après les constatations de la Commission, la définition que les États membres donnent de leurs objectifs pèche encore, dans l’ensemble, par manque d'ambition, imprécision et absence de cohérence et que, pour cette raison, il n'est guère possible de savoir s'il reste encore beaucoup à faire pour atteindre l’objectif visé (4); |
| 8. | accueille favorablement l'initiative relative à la stratégie commune de mise en œuvre menée par la Commission et les États membres dans le cadre du groupe de coordination de la stratégie marine et escompte que ses travaux déboucheront sur une meilleure compréhension commune de la mise en œuvre de la directive-cadre «Stratégie pour le milieu marin»; invite la Commission à présenter à bref délai la révision des critères et normes méthodologiques concernant le bon état écologique des eaux marines (2010/477/UE); |
| 9. | fait observer que, conformément aux prescriptions de la directive-cadre «Stratégie pour le milieu marin», les États membres sont à présent tenus d'élaborer pour la fin de l'année 2015 des programmes de mesures à mettre en œuvre à compter de 2016. Le Comité européen des régions soutient fermement l’appel de la Commission en faveur d’un «changement de rythme» dans la politique de protection du milieu marin et est convaincu que les consultations sur les programmes de mesures doivent être mises à profit à cette fin (5); |
| 10. | demande aux États membres d'interpréter de manière restrictive les clauses dérogatoires prévues par la directive-cadre «Stratégie pour le milieu marin», afin de ne pas compromettre le rétablissement d'un bon état écologique; |
| 11. | souligne que l'obtention de résultats satisfaisants dans la restauration d'un bon état environnemental des mers d’ici à 2020 sera extrêmement profitable à l’économie et aux conditions de vie dans les régions côtières, mais aussi dans les régions éloignées du littoral, tandis qu'un échec risque tout autant de se traduire par de graves préjudices économiques. C'est également là une des raisons pour lesquelles il s'impose que toutes les collectivités locales et régionales soient associées à l’élaboration des programmes de mesures et apportent leur contribution à cet égard; |
Connaissance
| 12. | note que les États membres ont déjà déployé d'importants efforts pour repérer, analyser et évaluer des données relatives aux eaux marines; souligne toutefois que, d'un point de vue scientifique, nous n'avons encore qu'une compréhension insuffisante de l'état des mers et des circuits par lesquels les pressions anthropiques s'exercent sur elles (6); |
| 13. | rappelle que les lacunes de nos connaissances ne peuvent être invoquées comme prétexte pour ne pas développer des programmes de mesures concrets et ambitieux; |
| 14. | soutient expressément les propositions de la Commission visant à développer encore, au niveau de l'Union et au niveau régional, la concertation entre les États membres en ce qui concerne la collecte, l'analyse et l'évaluation d'informations scientifiques sur le milieu marin, s'agissant notamment de promouvoir l'échange d'informations entre l'Agence européenne pour l'environnement, les conventions sur la mer régionale et les États membres, ainsi que d'établir une meilleure articulation avec les évaluations réalisées dans le cadre d'autres actes législatifs de l'UE; |
| 15. | invite toutes les parties intéressées à utiliser davantage les crédits qui, dans le cadre des programmes européens de la période de programmation 2014-2020, en particulier le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), Horizon 2020 et Interreg, sont disponibles pour des projets de recherche sur le milieu marin; |
| 16. | est d’avis qu’à l’avenir, des acteurs privés devraient eux aussi être tenus dans une plus large mesure, par exemple dans le contexte de l'octroi d’autorisations d'activités au large, de recueillir des informations sur l’état de la mer et de les mettre à disposition en vue de leur intégration dans d'autres collectes et analyses de données aux fins de la protection du milieu marin; |
Gouvernance
| 17. | a bien conscience que le développement des programmes de mesures de la directive-cadre «stratégie pour le milieu marin» relève de la compétence et de la responsabilité des États membres; a toutefois la conviction qu'une protection efficace des mers n'est possible que si tous les niveaux de gouvernement, les milieux économiques et la société civile unissent leurs efforts. Aussi adresse-t-il ses requêtes et ses attentes à toutes les parties concernées; |
| 18. | se félicite que la Commission continue de vouloir prendre une part active à l'analyse et l'évaluation de la mise en œuvre des mesures dans les États membres; l'engage à assumer un rôle de soutien, de coordination et d'impulsion en vue d'établir des liens entre toutes les réglementations pertinentes de l'Union sur la protection du milieu marin, y compris les programmes d'aide, et de veiller à leur respect; |
| 19. | souhaite que la Commission présente à intervalles réguliers des rapports d’évaluation sur la mise en œuvre de la directive-cadre «Stratégie pour le milieu marin», en relevant notamment, dans ce contexte, les exemples de bonnes pratiques; offre également, afin de faciliter le partage des solutions locales, de mettre à disposition la plate-forme technique conjointe qui existe déjà pour la coopération qu'il mène avec la Commission dans le domaine de l’environnement; |
| 20. | relève que, dans la mesure où elles subissent les retombées découlant de la situation dans laquelle se trouve le milieu marin, les collectivités locales et régionales disposent d'une expérience et de connaissances très étendues en la matière; demande en conséquence qu'elles soient étroitement associées, selon des modalités appropriées, à l'élaboration des programmes nationaux de mesures; |
| 21. | plaide, conformément aux «règles de bonne gouvernance», pour que les principes de participation, de coopération, de transparence, d'inclusion et de cohérence politique soient respectés lors de l'élaboration des programmes de mesures; |
| 22. | lorsque le règlement des problèmes qui se posent relève de la compétence de l’Union, escompte que les États membres se tourneront vers elle et qu'elle prendra alors des initiatives pour les résoudre; |
| 23. | prend acte avec préoccupation des constats de la Commission relevant que jusqu'à présent, la coopération au sein des bassins maritimes régionaux a laissé à désirer; est fermement convaincu qu'une programmation conjointe au niveau régional des actions menées dans lesdits bassins maritimes sera déterminante pour le succès commun. L'eau ignore les frontières (7); |
| 24. | apprécie la contribution majeure que les conventions sur les mers régionales apportent à la protection du milieu marin; considère qu'elles peuvent également représenter les plates-formes appropriées à partir desquelles les États membres élaboreront des mesures coordonnées au niveau régional et demande que les collectivités locales et régionales soient associées à ces travaux. Les groupements européens de coopération territoriale (GECT) peuvent eux aussi apporter leur concours à la coopération régionale; |
| 25. | préconise à cet égard qu'il soit fait recours aux nouvelles procédures de planification transfrontalière de l’espace maritime, de manière, notamment, que la pression croissante qui s'exerce sur le milieu marin en vue de son exploitation prenne une forme qui respecte les objectifs de sa protection. Dans ce contexte, il convient également d'envisager une procédure instaurant une obligation de prendre des mesures compensatoires en matière maritime (8); |
| 26. | constate qu'avec la mise en œuvre de la directive-cadre «Stratégie pour le milieu marin», l’UE et ses États membres seront également mieux à même de se conformer aux obligations qui leur incombent en vertu des conventions internationales; |
| 27. | invite la Commission à élaborer des propositions concernant le moyen de promouvoir les objectifs de la directive-cadre «Stratégie pour le milieu marin» dans les zones de la Méditerranée et de la mer Noire, ainsi que dans les eaux des pays et territoires d’outre-mer des États membres qui n'entrent pas directement dans son champ d’application; |
| 28. | est d’avis que les stratégies conçues pour les macrorégions et pour les bassins maritimes de l’Union constituent un cadre adéquat pour inscrire la protection du milieu marin dans une coopération régionale plus globale (9); |
Exigences générales applicables aux programmes de mesures
| 29. | invite les États membres à respecter, lors de l’élaboration et de la mise en œuvre des programmes de mesures, les principes de l'approche écosystémique, ainsi que celui de précaution et celui du pollueur-payeur; |
| 30. | relève que les réglementations et politiques de l'Union qui ont pour objet d'assurer, directement ou indirectement, la protection du milieu marin, sont multiples. Aussi importe-t-il, tout particulièrement, que les règles de la politique agricole commune, de la politique commune de la pêche, de la directive-cadre sur l’eau, des directives «Habitats» et «Oiseaux» (Natura 2000), ainsi que la stratégie en faveur de la biodiversité et la politique de lutte contre le changement climatique, soient en cohérence avec les programmes de mesures des États membres; |
| 31. | propose que l'on s'attache à poursuivre avec détermination les mesures suivantes, en tenant compte de la diversité des situations de départ et des conditions spécifiques qui prévalent dans chaque région marine et en veillant à la proportionnalité, à la rationalité économique et à la faisabilité des actions concernées; |
Mesures de préservation de la biodiversité, du réseau trophique marin et des fonds marins, classées selon l'ordre de présentation des «descripteurs» (D) de la stratégie pour le milieu marin; en l'occurrence D1, D4, D6
| 32. | insiste sur l’importance que les zones marines protégées, définies sur la base d'accords internationaux, européens et nationaux revêtent pour la protection et la préservation de la biodiversité marine; |
| 33. | est convaincu que la définition des zones marines protégées doit être suivie de l’établissement de systèmes clairs de protection et de gestion qui permettent de protéger et de sauvegarder les zones ainsi préservées et d'en assurer la fécondité écologique; juge qu'il est nécessaire d'instaurer des restrictions d'utilisation limitant la pêche et l'exploitation minière des fonds marins dans les zones marines protégées (par exemple, sous la forme de zones de non-prélèvement), afin de ne pas compromettre mais, tout au contraire, d'accroître le bénéfice tiré de la protection dont elles font l'objet; préconise que lesdites restriction d'utilisation, quel qu'en soit le type, soient adoptées sur la base d'un dialogue avec les secteurs concernés; |
| 34. | rappelle qu'il y a lieu de vérifier si les zones marines protégées qui existent actuellement constituent un réseau cohérent et représentatif, assurant une couverture appropriée de la multiplicité des écosystèmes marins; a la conviction qu'il est moins onéreux et plus intéressant, d'un point de vue écologique, que la gestion et la définition de ces zones s'effectuent selon une approche régionale transfrontalière plutôt que sur la base de mesures nationales unilatérales; |
| 35. | demande que lorsque le rétablissement du bon état écologique le nécessite, de nouvelles zones marines protégées soient établies (10); |
| 36. | estime par ailleurs qu'il est nécessaire de procéder à une étude plus approfondie de l'impact éventuel des activités maritimes sur les fonds marins (pêche mais aussi pose d'oléoducs, gazoducs, câbles, etc.), afin d’en dégager des normes et des règles en la matière; |
Mesures de protection contre les espèces non indigènes (D2)
| 37. | met en garde contre les risques écologiques et économiques qui découlent de la diffusion d'espèces non indigènes dans les mers européennes; approuve dès lors dans son principe le règlement sur les espèces exotiques envahissantes et espère notamment que l'observation ou, le cas échéant, la prévention en matière d'introduction d'espèces envahissantes par le biais des activités humaines aura des répercussions positives s'agissant de parvenir à un bon état écologique; |
| 38. | invite les États membres à dresser des listes nationales d'espèces non indigènes et envahissantes, à les coordonner au niveau régional et, sur cette base, à mener une coopération transfrontalière dans la lutte afférente; |
| 39. | se prononce en faveur de la ratification et de la mise en œuvre par l’Union européenne de la convention de l’Organisation maritime internationale (OMI) pour la gestion des eaux de ballast; |
| 40. | demande que les systèmes d’aquaculture ouverts soient exclusivement destinés à l'élevage d'espèces indigènes; |
Mesures de protection des espèces exploitées à des fins commerciales (D3)
| 41. | fait observer que la pêche continue de jouer un rôle économique et culturel important pour de nombreuses régions côtières de l'Union; est conscient de la diversité des systèmes de pêche au sein de l'Union et souligne que la politique commune de la pêche doit concilier les différents impératifs économiques avec les exigences écologiques du milieu marin; |
| 42. | accueille dès lors avec satisfaction la réforme de la politique commune de la pêche et espère à présent que les nouveaux objectifs définis à cette occasion, notamment les restrictions d’utilisation, seront fixés de manière que les populations des espèces exploitées soient rétablies ou maintenues à des niveaux supérieurs à ceux qui permettent d'obtenir le rendement maximal durable et que les obligations de débarquement seront mises en œuvre et effectivement contrôlées (11); |
| 43. | demande que les aides relevant du FEAMP soient utilisées de telle sorte qu'elles n'aillent pas à l'encontre des objectifs de la stratégie pour le milieu marin; souhaite notamment que l'on encourage à utiliser les nouvelles techniques de pêche sélective, afin de réduire la mortalité des prises accessoires (y compris celle des oiseaux) et de préserver les biotopes des fonds marins; |
Mesures de lutte contre l’eutrophisation (D5)
| 44. | rappelle que dans différentes régions des eaux marines européennes, l’enrichissement excessif en nutriments constitue un grave problème environnemental; |
| 45. | estime qu'il y a lieu, lors d'une prochaine révision de la directive sur les nitrates et de sa mise en œuvre, de réduire sensiblement les épandages d'engrais; dans le cadre de la politique agricole commune, l'utilisation d'autres méthodes de fertilisation moins polluantes devrait être encouragée; |
| 46. | préconise d'intensifier fortement le soutien apporté à l’agriculture biologique, de manière que sa part dans l'ensemble de l'activité agricole puisse augmenter pour dépasser 10 % en 2020; |
| 47. | réclame l’instauration obligatoire d’une interdiction de cultiver et d'utiliser des fertilisants à proximité de masses d'eau, de manière à pouvoir abaisser de manière substantielle les rejets de nutriments dans les eaux et, au final, dans le milieu marin; |
| 48. | demande que l'autorisation de systèmes d’aquaculture ouverts dans les eaux territoriales européennes soit subordonnée à la condition que les rejets de nutriments ainsi occasionnés ne mettent pas en péril l’objectif du bon état écologique (12); |
| 49. | est d'avis que les accords sur les SECA (Sulphur Emission Control Areas, zones de contrôle des émissions de soufre) doivent être étendus à toutes les régions marines de l'UE; espère que la Commission et les États membres continueront à déployer des efforts intensifs afin d'instaurer également des zones NECA (NOx Emission Control Areas, zones de contrôle des émissions d'oxydes d'azote); |
Mesures de réduction de la pollution (D8, D9)
| 50. | rappelle que les rejets des substances dangereuses les plus diverses ont pour effet, tant séparément que de manière cumulée, de compromettre et menacer la vie marine et finissent également par toucher l'homme, via la chaîne alimentaire; juge dès lors que l'objectif de parvenir à une absence totale de rejets de substances dangereuses d'ici à 2020 et la mise en œuvre des accords déjà conclus en ce sens revêtent une importance fondamentale; |
| 51. | souligne que la pollution croissante des côtes par la paraffine issue du nettoyage des cuves en mer nécessite de toute urgence l'interdiction de ces pratiques d'élimination en mer; |
| 52. | se prononce en faveur d’une révision des valeurs limites pour les effluents contenant des hydrocarbures, qu'ils proviennent des transports maritimes, de l'exploitation pétrolière ou de l'industrie; |
| 53. | réitère son appel en faveur d’un plan d’action européen en matière d'élimination, principalement par récupération et destruction, des munitions gisant au fond des mers, qui représentent un danger croissant pour la navigation, les activités en mer et le tourisme; |
| 54. | réaffirme qu'il estime que la pollution des mers doit être réduite à la source (production et consommation); considère cependant aussi qu'il y a lieu d'encourager des mesures telles que le «traitement quaternaire» dans les stations d'épuration, qui permettent de réduire la présence de micropolluants dans les eaux usées. Il convient, dans le même temps, de mettre un terme à l’épandage de boues d’épuration sur les terres agricoles; |
| 55. | fait observer que des pétroliers à simple coque, qui sont une source de dangers, continuent à croiser dans les eaux européennes et réclame que l'on effectue des contrôles sévères et que l'on prenne des dispositions encore plus exigeantes pour parer à ces risques; |
| 56. | est convaincu qu'il conviendrait d'élaborer des projets de ports de refuge, pour mettre en sécurité les navires en avarie, notamment ceux transportant une cargaison dangereuse, ainsi que de disposer de capacités d'aide suffisantes pour prévenir les accidents en cas de telles avaries, y compris à proximité des parcs éoliens en mer, qui sont de plus en plus nombreux; La coordination régionale transfrontalière est essentielle à cet égard; |
Mesures de réduction des déchets marins (D10)
| 57. | est favorable à une interdiction généralisée de l'élimination de déchets en mer, y compris, sur un plan de principe, pour l'incinération, car elle n'est pas contrôlable. Les coûts de l’élimination à terre doivent être inclus autant que faire se peut de manière forfaitaire dans les redevances portuaires; |
| 58. | invite à soutenir les efforts des pêcheurs en ce qui concerne la «pêche aux déchets», en prévoyant notamment que les déchets ainsi récoltés soient évacués gratuitement dans les ports et en modulant les redevances portuaires; |
| 59. | face à la dramatique pollution des mers provoquée par les déchets plastiques, demande que des efforts accrus soient déployés pour décourager l'usage du plastique et encourager son recyclage; escompte que les États membres appliqueront en particulier avec détermination les nouvelles réglementations visant à restreindre l'utilisation des sacs en plastique, voire à les interdire (13); |
| 60. | soutient des activités telles que la «journée de nettoyage du littoral», notamment sur les côtes et les plages européennes, qui, au-delà de leur utilité directe, peuvent faire œuvre de sensibilisation et contribuer à l’éducation en matière d’environnement; |
| 61. | est conscient des graves effets que les microplastiques produisent sur la vie marine; réclame dès lors, que, dans une première étape, l'UE édicte une interdiction de les utiliser dans les cosmétiques et les détergents; |
Mesures de réduction de l'introduction d'énergie en mer (D11)
| 62. | fait observer que l’introduction d’énergie dans les mers (bruit, lumière, chaleur, rayonnements) a manifestement une incidence sur le milieu marin, dont il convient que les effets soient, d'urgence, mieux explorés; |
| 63. | est d’avis qu'une fois qu'auront été fixés des normes et des critères internationaux pour l’établissement de la cartographie du bruit, il conviendrait de réaliser un cadastre du bruit pour les eaux marines de l’Union européenne. L’objectif doit être d’élaborer des normes juridiques et des valeurs limites afin de réduire le bruit dans le milieu marin; |
| 64. | demande que les applications d'intensité sonore particulièrement élevée, dont il est prouvé qu’elles ont un impact négatif sur certaines espèces, soient d’ores et déjà exclues des zones protégées (y compris les zones tampons); |
| 65. | prône d'encourager des méthodes de substitution pour l’exploration sismique et le déploiement de parcs d’éoliennes en mer; |
Observations finales
| 66. | souligne que l'information et le dialogue avec la population sont essentiels pour une protection efficace du milieu marin; invite en conséquence les États membres à prévoir, pour l'élaboration de leurs programmes de mesures, de consacrer suffisamment de temps et de moyens au débat public et propose dans ce contexte la collaboration des collectivités locales et régionales; |
| 67. | continue à soutenir la célébration de la «Journée maritime européenne» (JME) et espère que, dans les années à venir, cette manifestation contribuera, en tant que forum d’échanges scientifiques et politiques, y compris avec les collectivités locales et régionales, à ce que la mise en œuvre de la directive-cadre «Stratégie pour le milieu marin» soit couronnée de succès. |
Bruxelles, le 3 juin 2015.
Le président du Comité européen des régions
Markku MARKKULA
(1) COM(2007) 575 final.
(2) JO C 206 du 29.8.2006, p. 5.
(3) JO C 206 du 29.8.2006, p. 5; JO C 172 du 5.7.2008, p. 34.
(4) COM(2014) 97 final.
(5) Voir la note 4 de bas de page.
(6) JO C 62 du 2.3.2013, p. 44.
(7) JO C 104 du 2.4.2011, p. 47.
(8) JO C 415 du 20.11.2014, p. 9.
(9) JO C 391 du 18.12.2012, p. 1.
(10) JO C 172 du 5.7.2008, p. 34.
(11) JO C 225 du 27.7.2012, p. 20.
(12) JO C 391 du 18.12.2012, p. 84.
(13) JO C 356 du 5.12.2013, p. 30; JO C 280 du 27.9.2013, p. 44.
Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2015 sur le vingtième anniversaire de l'accord de paix de Dayton (2015/2979(RSP))
17/12/2015
Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2015 sur la situation aux Maldives (2015/3017(RSP))
17/12/2015
Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2015 sur la Malaisie (2015/3018(RSP))
17/12/2015
Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2015 sur le rapport annuel de 2014 sur les droits de l'homme et la démocratie dans le monde et sur la politique de l'Union européenne en la matière (2015/2229(INI))
17/12/2015