Cette proposition de règlement vise à instaurer un mécanisme européen d'autocertification pour les importateurs d'étain, de tantale, de tungstène et d'or originaires de zones de conflit ou à haut risque, dans le cadre de leur devoir de diligence relatif aux chaînes d'approvisionnement. Le texte impose aux importateurs de l'UE de mettre en place des systèmes de gestion transparents pour identifier et atténuer les risques de financement de conflits armés ou de violations des droits de l'homme liés à l'extraction et au commerce de ces minerais. Pour un professionnel du droit français, ce règlement crée une obligation de conformité directe pour les opérateurs économiques, avec des implications en matière de responsabilité civile et de contrôle par les autorités nationales compétentes.