| CELEX | 52015AR5660 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | jeudi 7 avril 2016 |
| 1.7.2016 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 240/15 |
Avis du Comité européen des régions — La législation environnementale européenne: améliorer l’information et le respect des normes
(2016/C 240/04)
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RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS
A. Observations générales
| 1. | se félicite que la Commission européenne lui ait demandé d’élaborer un avis de prospective sur les problématiques de l’amélioration de l’information et du respect des normes de la législation environnementale européenne. Ces deux questions ont été mises en évidence dans le programme de la Commission européenne sur le thème «Améliorer la réglementation» (1); |
| 2. | entend, par le présent avis de prospective, contribuer à l’initiative du programme REFIT de la Commission européenne intitulée «Fitness-check on streamlining monitoring and reporting obligations in environment policy» («Bilan de qualité de la simplification des obligations de suivi et de rapport en matière de politique environnementale») ainsi qu’au suivi des recommandations qu’il a lui-même formulées concernant l’amélioration de la mise en œuvre de la législation environnementale de l’Union européenne (2); |
| 3. | souligne que la principale responsabilité de garantir la mise en œuvre efficace et le respect de la législation européenne relève des autorités nationales et très souvent aux niveaux local et régional, comme l’a reconnu le Parlement européen (3); |
| 4. | fait remarquer qu’assurer un haut niveau de protection de l’environnement est l’un des objectifs fondamentaux de l’Union européenne, et redit son inquiétude quant au niveau de mise en œuvre de la législation environnementale; |
| 5. | insiste sur les nombreux avantages qu’entraîne une bonne mise en œuvre de la législation environnementale de l’Union européenne, aussi bien pour l’environnement que pour l’économie, en établissant des conditions de concurrence plus équitables, en renforçant la sécurité juridique pour les entreprises et en encourageant l’innovation, mais aussi, et surtout, en améliorant les conditions de vie et la santé de la population; souligne à cet égard que les coûts d’une mise en œuvre incomplète ou déficiente de ladite législation sont estimés à environ 50 milliards d’EUR par an; |
| 6. | prend acte des inquiétudes exprimées par le Parlement européen, qui observe qu’une grande partie des frais administratifs superflus liés à la législation environnementale découle de pratiques administratives inadéquates ou inefficaces dans le public et dans le privé au sein de plusieurs États membres et de leurs autorités régionales ou locales (4); il convient en l’occurrence de doter les collectivités territoriales, dans la législation nationale, de pouvoirs clairement définis leur permettant de remplir leurs obligations et de leur apporter un soutien pour qu’elles puissent s’en acquitter; |
| 7. | invite à améliorer cette situation, conformément aux termes du nouveau programme «Mieux légiférer», et encourage les États membres ainsi que les collectivités locales et régionales à mettre en œuvre la législation environnementale de l’Union européenne de la manière la plus claire, simple et facile d’accès qui soit, tout en garantissant son efficacité; |
| 8. | note toutefois que cette inefficacité s’explique entre autres par le fait que la législation de l’Union européenne est parfois élaborée sans que l’on ait procédé au préalable à une évaluation sérieuse et ciblée des compétences, des répercussions financières, de la capacité des autorités locales et régionales et des conditions environnementales différentes qui prévalent dans les États membres; |
B. Améliorer le suivi et les rapports en matière d’environnement
| 9. | souligne que le recueil d’informations (suivi), la communication de celles-ci (rapports) et la mise à disposition ainsi que la diffusion de données au sein de la population sont essentiels pour la réalisation du cycle politique complet en matière de législation environnementale, comprenant élaboration, mise en œuvre et évaluation; |
| 10. | réitère ses préoccupations au sujet des disparités qui existent en Europe en matière de suivi et de rapports, les informations fournies étant souvent incomplètes, incohérentes ou obsolètes; reconnaît que des informations de meilleure qualité et plus accessibles au niveau local, régional et national permettraient de cerner plus tôt les problématiques environnementales majeures en facilitant la mise en œuvre efficace des systèmes d’alerte précoce prévus dans les différentes directives, et par conséquent de réduire les coûts à long terme; |
| 11. | souligne le rôle central que jouent les collectivités régionales et locales dans le recueil de données et dans l’utilisation des résultats du suivi et des rapports pour informer les citoyens, en favorisant une plus grande sensibilisation du public, en coopération avec les agences de protection de l’environnement; |
| 12. | souligne qu’il convient de procéder à une répartition adéquate des responsabilités et des ressources, et de garantir la bonne circulation des données entre les municipalités, les régions et les États membres, dans le cadre des normes relatives au suivi et à l’information en matière d’environnement, et ce, afin de s’assurer que les rapports et les indicateurs relatifs à la situation environnementale sont cohérents, solides et fiables; |
| 13. | encourage les collectivités locales et régionales à faire obligation aux promoteurs de projets de leur transmettre les données environnementales qu’ils ont recueillies pour les évaluations d’impact environnemental et aux fins d’obtenir les permis ou licences exigés au titre de la législation environnementale de l’Union européenne; |
| 14. | insiste sur l’importance du fait que les collectivités locales et régionales travaillent en étroite collaboration et, à cette occasion, intègrent et soutiennent des bénévoles, des ONG et des citoyens intéressés, dotés de compétences scientifiques, en vue de la collecte de données environnementales, notamment en matière de biodiversité; |
Actions de la Commission européenne et/ou de l’Union européenne pour améliorer le suivi et les rapports en matière d’environnement
| 15. | se félicite que la Commission européenne entreprenne actuellement un bilan de qualité concernant la simplification des exigences de suivi et de rapport dans la législation environnementale de l’Union européenne. Il invite la Commission européenne à coordonner ce bilan de qualité avec les différentes révisions des exigences de suivi et de rapport qui ont cours dans d’autres domaines de la politique de l’Union européenne, par exemple l’agriculture, l’énergie et les services financiers; |
| 16. | soutient la Commission européenne dans son intention de mettre en place un dispositif de suivi et de rapports en matière de législation environnementale de l’Union européenne qui soit plus moderne, plus efficace et plus efficient. Il considère les objectifs suivants comme essentiels (5):
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| 17. | souscrit aux principes suivants, qui devraient donner des orientations pour les exigences en matière de suivi et de rapports au niveau de l’Union européenne: l’exhaustivité et la suffisance, l’homogénéité et la cohérence, la comparabilité conciliées avec les principes de subsidiarité et de proportionnalité, l’accessibilité, le respect des délais et la continuité (6); |
| 18. | insiste sur le fait que la Commission européenne, les États membres et les collectivités locales et régionales devront éviter, dans le cadre de leurs efforts pour simplifier le processus de suivi et de rapports et réduire la charge administrative:
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| 19. | souligne qu’il est nécessaire de procéder à un inventaire complet des obligations en matière de rapports prévues par l’acquis de l’Union européenne dans le domaine de l’environnement, à une vérification de leur bien-fondé ainsi qu’à une évaluation des coûts administratifs liés au suivi et aux rapports pour les collectivités locales et régionales; |
| 20. | demande que le bilan de qualité des exigences de suivi et de rapports effectué par la Commission européenne tienne dûment compte du cycle FPEIR (Force motrice-Pression-État-Impact-Réponse); |
| 21. | demande instamment à la Commission européenne d’étudier les possibilités de gain d’efficacité dans le cadre des activités de suivi et de rapports et d’éliminer les charges administratives inutiles qui y sont liées, notamment en automatisant les outils de rapport et en analysant les synergies qui existent entre les obligations de rapport découlant de différentes directives; |
| 22. | reconnaît qu’il existe de bonnes pratiques en matière d’exigences de suivi et de rapport dans le domaine de l’environnement, notamment le Système européen d’information sur l’eau (WISE) et l’intégration des rapports sur les émissions dans l’atmosphère des grandes installations de combustion (GIC) dans le registre européen des rejets et des transferts de polluants (PRTR européen); |
| 23. | estime que, pour améliorer le suivi et les rapports en matière d’environnement et avoir une meilleure vision de leurs objectifs, la Commission devrait élaborer des «tableaux de bord de mise en œuvre» pour les nouvelles directives, comme elle le fait déjà pour certaines directives plus récentes (7); |
| 24. | insiste pour que la Commission européenne, si elle envisage d’abroger la directive relative à la standardisation des rapports, définisse à nouveau dans l’avenir une approche horizontale au niveau de l’Union européenne pour les actions de suivi et de rapport; |
| 25. | reconnaît le rôle important que joue l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) pour ce qui est de fournir une base de connaissances solide qui sous-tend la politique environnementale et sa mise en œuvre, ainsi que la valeur de son travail en matière de suivi et de rapports; |
| 26. | réitère son soutien au développement de cadres de mise en œuvre et d’information structurés (SIFF), comme l’a proposé la Commission européenne pour tous les principaux actes législatifs de l’Union en matière d’environnement (8); |
| 27. | renouvelle sa demande que la Commission européenne fasse en sorte que les États membres et leurs collectivités territoriales mettent en œuvre correctement les exigences minimales existantes de la directive concernant l’accès public à l’information en matière d’environnement, conformément à la convention d’Aarhus (9); |
Améliorer le suivi et les rapports en matière d’environnement grâce aux moyens numériques
| 28. | estime que les solutions électroniques et l’administration en ligne ouvrent des possibilités considérables, s’agissant d’aider les collectivités locales et régionales à simplifier leurs activités de suivi et de rapport en matière d’environnement, et plus particulièrement de réduire les charges administratives qui pèsent sur les collectivités territoriales et les entreprises, de recueillir des données structurées et des résultats systématisés de suivi et de rapports, de faciliter l’analyse des risques, et d’améliorer la qualité du suivi et des rapports, par exemple sous la forme de lignes directrices ou de formulaires en ligne et en améliorant l’information et la participation du public; |
| 29. | appelle la Commission européenne et l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) à examiner, dans le cadre de projets pilotes, comment utiliser les TIC et l’administration en ligne pour réduire les obligations des collectivités territoriales en matière de suivi et d’élaboration de rapports, sans affecter l’impact de la législation; |
| 30. | invite la Commission européenne à évaluer, dans le cadre de ses bilans de contrôle de la qualité, dans quelle mesure il est possible pour les opérateurs et les collectivités territoriales d’utiliser le même outil de rapport en ligne pour plusieurs volets de la législation environnementale de l’Union européenne; |
| 31. | invite à nouveau la Commission européenne, l’AEE et les États membres à exploiter davantage les possibilités des technologies d’observation de la Terre, comme le GMES, afin de renforcer l’efficacité du suivi (10); |
| 32. | souligne qu’il est nécessaire d’encourager les investissements dans les systèmes d’information et les outils en ligne, notamment dans des portails et sites internet qui soient conviviaux, et demande instamment que les utilisateurs des systèmes, tels que les collectivités locales et régionales et les opérateurs, soient associés à leur développement; |
| 33. | appelle à déployer des efforts pour garantir l’interopérabilité totale à la fois transfrontalière et transsectorielle des services électroniques de l’Union européenne et des États membres dans le domaine de l’environnement, aux niveaux national, régional et local (11); |
| 34. | met en exergue le rôle important joué par les informations publiques en matière environnementale (géographique) pour les entreprises fondées sur les technologies numériques, notamment les PME et les jeunes pousses; encourage les collectivités locales et régionales à exploiter toutes les possibilités qui leur sont offertes de réutiliser les informations du secteur public, et à renforcer les compétences numériques des entrepreneurs dans le cadre de l’utilisation de ces données, ce afin d’inciter les citoyens, les entreprises et la société civile à proposer de nouveaux services, d’accroître la compétitivité et de créer de nouveaux emplois; |
| 35. | invite la Commission européenne à encourager davantage l’échange de meilleures pratiques et de technologies entre les États membres et les collectivités territoriales et à promouvoir, dans le cadre de son futur plan d’action 2016-2020 pour l’administration en ligne, ainsi que de ses futurs appels de propositions au titre du programme LIFE, du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) et du programme Horizon 2020, des activités de suivi, de rapport et de fourniture d’informations en matière d’environnement par voie électronique, ainsi que des activités de recherche et d’innovation en la matière; |
| 36. | encourage les collectivités territoriales à promouvoir la mise en place, en matière d’environnement, des pratiques de suivi et de rapport et des SIFF fondés sur la technologie numérique, en recourant à une assistance technique au titre des Fonds structurels et d’investissement européens; |
Évaluation de l’initiative Inspire au titre du programme REFIT
| 37. | est d’avis que, à la lumière de l’expérience acquise dans le cadre de la mise en œuvre de la directive 2007/2/CE établissant une infrastructure d’information géographique dans la Communauté européenne (Inspire), il est nécessaire d’inventorier les prescriptions scientifiques et techniques de la directive qui sont pertinentes et applicables du point de vue du ratio coûts/bénéfices. Aussi le Comité attend-il avec intérêt l’évaluation au titre du programme REFIT de la directive Inspire, qui vise à permettre la mise en commun des informations géographiques en matière d’environnement entre les organismes du secteur public et à faciliter, dans toute l’Union, l’accès du public aux informations géographiques; |
| 38. | est favorable à la poursuite du développement d’Inspire en tant qu’outil d’administration en ligne, afin de disposer d’un format et d’une procédure de collecte de données qui soient communs et centralisés pour les informations géographiques sur l’environnement, ce afin de simplifier le suivi et les rapports en matière d’environnement, et de rendre plus efficaces l’assurance de la conformité et du respect de la législation de l’Union européenne, en particulier en appliquant les principes des données ouvertes et des solutions numériques dans le cadre du concept de «ville intelligente» au moment de publier les données et de les mettre à la disposition du public; |
| 39. | demande à la Commission européenne d’étudier les conséquences éventuelles qu’entraînerait la décision d’étendre à d’autres domaines l’obligation de se conformer aux exigences d’Inspire en matière de format; |
| 40. | est convaincu que l’initiative Inspire est à même de procurer des avantages importants aux collectivités locales et régionales et demande instamment aux États membres, avec le soutien de la Commission européenne, de renforcer la participation de leurs collectivités territoriales au processus Inspire et à renforcer les capacités des administrations des dites collectivités à mettre en œuvre la directive correspondante (12); |
| 41. | souhaite qu’il soit conféré à l’AEE et au Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne un rôle de coordination plus important pour assurer la cohérence et la compatibilité lors de la collecte et de la compilation des différentes données au niveau de l’Union européenne, activités réalisées au moyen de divers outils tels que Inspire, GMES, GEOSS et EyeonEarth; |
C. Améliorer l’assurance de conformité avec la législation environnementale de l’Union européenne
| 42. | fait remarquer que le programme de la Commission européenne sur le thème «Améliorer la réglementation» met un accent particulier sur l’initiative «Make it Work» de certains États membres (13), laquelle fournit des recommandations concernant les dispositions relatives à la garantie du respect des normes contenues dans la réglementation européenne en matière d’environnement; |
| 43. | déplore le manque d’harmonisation et de cohérence des exigences en matière de respect des normes dans les différents textes législatifs de l’Union européenne relatifs à l’environnement, le degré de précision des dispositions et les différentes définitions ayant évolué séparément. Par conséquent, les collectivités locales et régionales peuvent être confrontées à des problèmes d’interprétation et d’intégration de ces dispositions lors de la mise en œuvre des activités relatives au respect des normes; |
| 44. | souscrit aux principes suivants, s’agissant de garantir la conformité avec la législation environnementale de l’Union européenne: désignation, compétences et professionnalisme des autorités responsables; assurance de la conformité fondée sur des informations concrètes; combinaison appropriée d’activités diverses visant le respect des normes; planification, évaluation et révision des activités d’assurance de conformité, en communiquant avec les citoyens et en garantissant un suivi; garantie d’une coordination efficace entre les différentes autorités; |
| 45. | invite les pouvoirs publics de niveau national, régional et local à adopter, en plus des principes susmentionnés, une approche d’assurance de la conformité qui soit fondée sur les risques, et demande à l’Union européenne d’avoir recours à des recommandations de mise en œuvre qui correspondent aux spécificités et aux intérêts locaux et régionaux; |
| 46. | estime que l’évaluation des risques offre aux collectivités locales et régionales compétentes une excellente occasion de réduire les charges administratives inutiles tout en maintenant un niveau élevé de protection de l’environnement, car elle permet de mieux définir les priorités s’agissant de l’utilisation des ressources limitées destinées aux inspections; |
| 47. | est d’avis que la législation environnementale de l’Union européenne devrait s’intéresser avant tout aux risques de non-conformité et aux conséquences éventuelles qui s’ensuivent pour l’environnement et la santé; |
| 48. | invite la Commission européenne à présenter prochainement une initiative en matière d’assurance de la conformité qui couvrira les notions de promotion, de suivi et d’application de la conformité, sera axée sur une approche fondée sur les risques, et répondra aux objectifs du septième programme d’action pour l’environnement; |
| 49. | est favorable à l’idée d’adopter une directive européenne horizontale qui définirait les dispositions en matière d’assurance de la conformité en se fondant sur les principes susmentionnés, et ce pour l’ensemble de l’acquis environnemental de l’Union européenne; cette solution répondrait en outre à la demande faite par le CdR à la Commission européenne de présenter un cadre législatif européen général et contraignant sur les inspections et la surveillance environnementales (14); |
| 50. | considère que les collectivités locales et régionales compétentes se trouvent dans une position privilégiée, notamment pour ce qui est de développer des activités de promotion du respect des normes, notamment collaborer avec les acteurs soumis à la réglementation, et informer les citoyens sur la non-conformité et les résultats des principales inspections réalisées; |
| 51. | invite instamment les États membres et les collectivités régionales et locales à appliquer les règles de manière cohérente et à adopter des sanctions proportionnées et dissuasives en cas de violations de la législation environnementale de l’Union européenne, ainsi qu’à dûment appliquer la directive 2008/99/CE relative à la protection de l’environnement par le droit pénal; |
| 52. | recommande vivement à la Commission européenne et aux États membres, à titre d’action complémentaire, de continuer à renforcer le rôle du Réseau de l’Union européenne pour la mise en œuvre de la législation communautaire environnementale et pour le contrôle de son application (réseau IMPEL) en lui assurant notamment un soutien financier approprié à long terme et en faisant en sorte qu’il recoure plus systématiquement aux inspections réalisées dans le cadre d’évaluations par des pairs et aux inspections conjointes (15) dans tous les domaines clés de la législation environnementale, qu’il coopère davantage avec d’autres réseaux européens chargés du contrôle du respect de la législation, et qu’il continue de développer les réseaux IMPEL nationaux au sein desquels des experts issus de collectivités régionales et locales échangent de bonnes pratiques; |
| 53. | reprend à son compte la demande faite par le Parlement européen (16) à la Commission de favoriser le renforcement des capacités des réseaux des juges et des procureurs qui sont également spécialisés dans la criminalité environnementale; |
| 54. | demande à la Commission européenne de prendre en considération, dans son éventuelle nouvelle initiative sur le respect des normes, les précédents appels du CdR à la nécessité de relancer la directive, actuellement bloquée, sur l’accès à la justice en matière d’environnement — demande pour laquelle le CdR reçoit le soutien du Parlement européen — et de définir des critères généraux pour les systèmes nationaux de traitement des plaintes (17); |
| 55. | rappelle que les Fonds structurels de l’Union européenne ont un objectif thématique spécifique visant à améliorer les capacités des collectivités locales et régionales, et que des financements européens suffisants doivent donc être alloués à cette fin. |
D. Actions complémentaires pour améliorer la mise en œuvre de la législation environnementale de l’Union européenne
Initiatives à prendre par la Commission européenne et l’Union européenne
| 56. | Afin de poursuivre la mise en œuvre du septième programme d’action de l’Union européenne pour l’environnement, et notamment son quatrième objectif prioritaire portant sur l’amélioration de l’application, et pour faire suite à ses précédents avis sur l’amélioration de la mise en œuvre de la législation européenne en matière d’environnement, le CdR demande instamment à la Commission européenne et à l’Union européenne (18):
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| 57. | demande à la Commission européenne, soit de créer un groupe d’experts de la Commission, composé de représentants des autorités locales, régionales et nationales, ainsi que d’acteurs clés, qui sera chargé de fournir des conseils pour améliorer la qualité et la cohérence de l’acquis de l’Union européenne en matière d’environnement et son application, soit d’intégrer cette tâche au mandat de groupes d’experts de la Commission européenne existants et de composition similaire; propose de contribuer à ce groupe. |
Initiatives à prendre par les autorités nationales, régionales et locales
| 58. | Le CdR invite instamment:
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Renforcer la coopération du CdR avec la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil pour améliorer la mise en œuvre et le contrôle de la législation environnementale de l’Union européenne
| 59. | se félicite de l’attention accrue portée par les colégislateurs à l’amélioration de la mise en œuvre de la législation environnementale de l’Union européenne et à son contrôle (19); |
| 60. | demande au Parlement européen et au Conseil d’étudier conjointement avec le CdR dans quelle mesure ce dernier peut, en sa qualité d’organe consultatif, les faire bénéficier des expériences des collectivités locales et régionales dans le cadre de leurs exercices de contrôle; |
| 61. | souligne l’expérience qu’il a acquise grâce à la plateforme technique conjointe du CdR et de la Commission européenne pour la coopération dans le domaine de l’environnement, laquelle constitue un forum destiné à favoriser le dialogue sur les problèmes et les solutions locales et régionales dans la mise en œuvre de la législation environnementale de l’Union européenne; |
| 62. | souligne que la plateforme a été reconnue par le Parlement européen et le Conseil et établie sur une base solide et à long terme dans le cadre du septième programme d’action pour l’environnement, lequel confirme que la plateforme «facilitera le dialogue et l’échange d’informations afin d’améliorer la mise en œuvre de la législation sur le terrain»; |
| 63. | souhaite donc contribuer au développement de la plateforme technique, et suggère à la Commission européenne d’examiner, conjointement avec le Parlement européen et le Conseil, dans quelle mesure les réunions de cette plateforme pourraient être associées aux débats du Parlement européen et du Conseil sur l’amélioration de la mise en œuvre et du contrôle du respect de la législation environnementale; |
| 64. | se félicite que la Commission européenne ait adopté ces dernières années, dans le domaine de la politique de l’environnement, une approche proactive consistant à rechercher une contribution précoce du CdR à la formulation des politiques, en lui demandant de réaliser des avis de prospective, comme cela est prévu dans l’accord de coopération signé par les deux institutions (20). Le CdR suggère d’étudier conjointement la possibilité de coorganiser, sur une base plus régulière, une réunion de la plateforme technique dans le cadre de l’élaboration de chaque avis de prospective; |
| 65. | invite la Commission européenne à associer étroitement le Comité des régions à toute initiative future visant à améliorer la mise en œuvre de la législation et la gouvernance dans le domaine environnemental, par exemple l’initiative sur la révision de la mise en œuvre de la législation environnementale (Environmental Implementation Review — EIR) (21); |
Bruxelles, le 7 avril 2016.
Le président du Comité européen des régions
Markku MARKKULA
(1) COM(2015) 215 final.
(2) CDR593-2013_00_00_TRA_AC, CDR 1119-2012, CdR 164/2010 fin.
(3) Résolution du Parlement européen du 12 mars 2013 [2012/2104 (INI)].
(4) Résolution du Parlement européen du 12 mars 2013 [2012/2104 (INI)].
(5) MiW — Projet «Make it Work» 10/2015, document de travail pour l’atelier conjoint Commission et Make it Work sur le suivi et les rapports, Bruxelles, 19 et 20 novembre 2015, http://www.ieep.eu/assets/1857/Discussion_paper_for_Workshop_on_Reporting_13-10-15.pdf, consultation publique de la Commission européenne sur la «Simplification des obligations de suivi et de rapport en matière de politique environnementale», http://ec.europa.eu/environment/consultations/reporting_en.htm.
(6) MiW — Projet «Make it Work» 10/2015.
(7) Pour un aperçu des tableaux de bord existants: http://ec.europa.eu/environment/legal/reporting/products_en.htm.
(8) CDR1119-2012_00_00_TRA_AC.
(9) CDR1119-2012_00_00_TRA_AC.
(10) CDR1119-2012_00_00_TRA_AC, CdR 163/2011 fin.
(11) Voir aussi les avis COR-2014-05514-00-00-AC et COR-2015-02646.
(12) Rapport technique de l’AEE no 17/2014, rapport final de la consultation publique sur Inspire: http://inspire.ec.europa.eu/reports/consultations/INSPIRE_Public_Consultation_Report_final.pdf.
(13) http://www.ieep.eu/work-areas/environmental-governance/better-regulation/make-it-work/.
(14) CDR593-2013_00_00_TRA_AC, CDR1119-2012_00_00_TRA_AC, CdR 164/2010 fin.
(15) CDR1119-2012_00_00_TRA_AC, CdR 164/2010 fin.
(16) Résolution du Parlement européen du 12 mars 2013 [2012/2104 (INI)].
(17) CDR1119-2012_00_00_TRA_AC, CdR 164/2010 fin; résolution du Parlement européen du 12 mars 2013 [2012/2104(INI)].
(18) COR-2015-04129, CDR593-2013_00_00_TRA_AC, CDR1119-2012_00_00_TRA_AC, CdR 164/2010 fin.
(19) Déclaration de M. La Via, président de la commission ENVI, lors de la réunion de la commission ENVE du CdR, le 3 mars 2015; secrétariat général du Conseil, 9 octobre 2015: Écologisation du semestre européen: subventions nuisibles à l’environnement et mise en œuvre de la législation environnementale — Échange de vues. Document d’information de la présidence http://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-12790-2015-REV-1/fr/pdf.
(20) CdR 164/2010.
(21) http://ec.europa.eu/smart-regulation/roadmaps/docs/2016_env_088_environmental_implementation_review_en.pdf.
Avis institutionnel — 52016AB0061
28/12/2016
Position (UE) n° 1/2017 du Conseil en première lecture en vue de l'adoption du règlement du Parlement européen et du Conseil concernant les contrôles officiels et les autres activités officielles servant à assurer le respect de la législation alimentaire et de la législation relative aux aliments pour animaux ainsi que des règles relatives à la santé et au bien-être des animaux, à la santé des végétaux et aux produits phytopharmaceutiques, modifiant les règlements du Parlement européen et du Conseil (CE) n° 999/2001, (CE) n° 396/2005, (CE) n° 1069/2009, (CE) n° 1107/2009, (UE) n° 1151/2012, (UE) n° 652/2014, (UE) 2016/429 et (UE) 2016/2031, les règlements du Conseil (CE) n° 1/2005 et (CE) n° 1099/2009 ainsi que les directives du Conseil 98/58/CE, 1999/74/CE, 2007/43/CE, 2008/119/CE et 2008/120/CE, et abrogeant les règlements du Parlement européen et du Conseil (CE) n° 854/2004 et (CE) n° 882/2004, les directives du Conseil 89/608/CEE, 89/662/CEE, 90/425/CEE, 91/496/CEE, 96/23/CE, 96/93/CE et 97/78/CE ainsi que la décision 92/438/CEE du Conseil (règlement sur les contrôles officiels) Adoptée par le Conseil le 19 décembre 2016 (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE. )
19/12/2016
Avis institutionnel — 52016AB0060
15/12/2016
P8_TA(2016)0508 Liste des pays tiers dont les ressortissants sont soumis à l'obligation de visa ou exemptés de cette obligation: révision du mécanisme de suspension ***I Résolution législative du Parlement européen du 15 décembre 2016 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (CE) n° 539/2001 fixant la liste des pays tiers dont les ressortissants sont soumis à l'obligation de visa pour franchir les frontières extérieures des États membres et la liste de ceux dont les ressortissants sont exemptés de cette obligation (révision du mécanisme de suspension) (COM(2016)0290 — C8-0176/2016 — 2016/0142(COD)) P8_TC1-COD(2016)0142 Position du Parlement européen arrêtée en première lecture le 15 décembre 2016 en vue de l’adoption du règlement (UE) 2017/… du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (CE) n° 539/2001 du Conseil fixant la liste des pays tiers dont les ressortissants sont soumis à l’obligation de visa pour franchir les frontières extérieures des États membres et la liste de ceux dont les ressortissants sont exemptés de cette obligation (révision du mécanisme de suspension)
15/12/2016