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AccueilDroit européen52015DC0377
Acte préparatoire52015DC0377

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET À LA COUR DES COMPTES COMPTES ANNUELS CONSOLIDÉS DE L'UNION EUROPÉENNE 2014

CELEX52015DC0377
TypeActe préparatoire
Datejeudi 23 juillet 2015

Résumé IA

Cette communication de la Commission présente les comptes annuels consolidés de l'Union européenne pour l'exercice 2014, détaillant l'état de la situation financière, le résultat économique et les flux de trésorerie de l'ensemble des institutions et organes de l'UE. Pour un professionnel du droit français, ce document offre une vision globale de la gestion budgétaire et financière de l'Union, permettant d'apprécier l'exécution des dépenses et des recettes au titre du cadre financier pluriannuel. Il constitue une base essentielle pour comprendre les engagements financiers de l'UE et leur impact sur les politiques communes, notamment en matière de fonds structurels et de politique agricole.

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 23.7.2015

COM(2015) 377 final

COMMUNICATION DE LA COMMISSION

COMPTES ANNUELS CONSOLIDÉS DE L'UNION EUROPÉENNE 2014


Comptes annuels consolidés de l’Union européenne

Exercice 2014

SOMMAIRE

EXAMEN ET ANALYSE DES ÉTATS FINANCIERS

NOTE ACCOMPAGNANT LES COMPTES CONSOLIDÉS

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS ET NOTES ANNEXES

BILAN

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS

ÉTATS AGRÉGÉS SUR L’EXÉCUTION DU BUDGET ET NOTES ANNEXES

EXAMEN ET ANALYSE DES ÉTATS FINANCIERS



1.UE: gouvernance et fonctionnement institutionnels

L’Union européenne (UE) est un partenariat économique et politique de 28 pays européens. Instituée en 1993 par le traité de Maastricht, elle a succédé à la Communauté européenne, à la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) et à l'Euratom. Dernière grande modification apportée au fondement constitutionnel de l’Union , le traité de Lisbonne est entré en vigueur le 1er décembre 2009.

L’UE est fondée sur l’état de droit. En d’autres termes, toutes ses actions reposent sur des traités que l'ensemble de ses États membres ont adoptés volontairement et démocratiquement. Elle possède une structure institutionnelle unique:

les citoyens européens élisent directement les membres du Parlement européen (PE);

les grandes priorités de l’Union sont arrêtées par le Conseil européen, qui rassemble dirigeants nationaux et européens;

les gouvernements font valoir les intérêts nationaux de leur pays au sein du Conseil de l’Union européenne (le «Conseil»);

les intérêts de l’UE dans son ensemble sont défendus par la Commission européenne (la «Commission»). Son président est élu par le PE, et les candidats aux postes de membres de la Commission sont proposés par les gouvernements nationaux, de commun accord avec le président élu, et les futurs membres sont soumis, en tant que collège, à un vote d’approbation du PE.

L’Union possède son propre ordre juridique, distinct du droit international et intégré au système juridique des États membres. L’ordre juridique de l’UE se fonde sur ses propres sources de droit. Eu égard à la nature très diverse de ces sources, une hiérarchie a dû être établie entre elles. La législation primaire se situe au sommet de la pyramide. Elle est constituée par les traités. Suivent les accords internationaux conclus par l’UE, les principes généraux du droit et la législation secondaire, qui s’appuie sur les traités.

Sources et hiérarchie du droit de l'Union:

traité sur l’Union européenne (TUE); traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne; autres traités et protocoles;

accords internationaux;

principes généraux du droit de l’Union;

législation secondaire.

La gouvernance institutionnelle de l’Union se compose d’institutions, agences et autres organes de l'UE répertoriés à la note 10 des annexes aux états financiers. Ses institutions principales, en ce sens qu'elles sont responsables de l’élaboration des politiques et de l'adoption des décisions, sont le Parlement européen, le Conseil européen, le Conseil et la Commission.

Parlement européen

Le Parlement européen est un forum essentiel pour le débat politique et la prise de décisions au niveau de l'UE. Les membres du Parlement européen sont directement élus par les électeurs de tous les États membres afin de représenter les intérêts des citoyens dans le cadre du processus législatif de l'UE et de veiller au fonctionnement démocratique des autres institutions de l’UE.

Au fil des ans et des modifications successives apportées aux traités européens, le PE a acquis des pouvoirs législatifs et budgétaires substantiels lui permettant de définir, en concertation avec les représentants des gouvernements des États membres au Conseil, la direction dans laquelle se dirige le projet européen. Ce faisant, le PE s’efforce de promouvoir la démocratie et les droits de l’homme, non seulement en Europe mais également dans le reste du monde.

Dans le cadre de la procédure budgétaire annuelle, le PE fait jeu égal avec le Conseil. Il est associé à la procédure budgétaire depuis sa phase préparatoire, participant notamment à la définition des lignes directrices générales et des types de dépenses, jusqu’à l’adoption du budget. Il établit le budget avec le Conseil et surveille son exécution. Le PE donne décharge sur l’exécution du budget de l’UE, sur recommandation du Conseil. Enfin, le PE doit donner son approbation au cadre financier pluriannuel (CFP), lequel assure l’évolution ordonnée des dépenses de l’Union dans la limite de ses ressources propres. L’actuel président du Parlement européen est Martin Schulz.

Le Conseil européen et le Conseil de l’Union européenne

Composé des chefs d’État ou de gouvernement des États membres ainsi que de son président et du président de la Commission, le Conseil européen donne l’élan nécessaire au développement de l’Union européenne et définit les orientations et priorités politiques générales. L’actuel président du Conseil européen est Donald Tusk.

Le Conseil adopte, avec le Parlement européen, la législation de l’UE, par la voie de règlements et de directives. Il adopte en outre des décisions ainsi que des recommandations non contraignantes. Le Conseil se compose d’un représentant de chaque État membre, au niveau ministériel, lequel est autorisé à engager le gouvernement dudit État membre par son vote. À l’exception de la formation «affaires étrangères», le Conseil est présidé par le représentant de l’État membre qui exerce la présidence de l’Union en vertu du système de rotation égale semestrielle. Un comité composé des représentants permanents des gouvernements des États membres (Coreper) prépare les travaux du Conseil.

Dans ses domaines de compétence, le Conseil prend ses décisions à la majorité qualifiée sauf dans les cas où les traités en disposent autrement (par exemple à l'unanimité ou à la majorité simple). Le Conseil est l’une des deux branches (l’autre étant le PE) de l’autorité budgétaire qui adopte le budget de l’Union européenne. Le Conseil adopte également les décisions qui fixent les dispositions applicables au système des ressources propres et au CFP. Dan ce cas, il applique une procédure législative particulière et statue à l’unanimité. S’agissant du CFP,, le Parlement doit donner son approbation à la majorité de ses membres. Le dernier CFP (2014-2020) a été adopté par le Conseil en novembre 2013.

Commission européenne

La Commission est l’organe exécutif de l’Union européenne. Elle représente les intérêts de l’UE dans son ensemble (et non les intérêts des différents pays).

Ses principales missions sont les suivantes:

proposer la législation qui sera adoptée par les colégislateurs, à savoir le PE et le Conseil;

faire appliquer le droit européen (au besoin avec l’aide de la Cour de justice de l’UE);

définir les objectifs et priorités d’action, dont les grandes lignes sont exposées annuellement dans le programme de travail de la Commission, et travailler à leur concrétisation;

gérer et mettre en œuvre les politiques et le budget de l’UE;

représenter l’Union sur la scène internationale (négocier des accords commerciaux entre l’UE et d’autres pays, par exemple).

Un nouveau collège de 28 commissaires (un pour chaque État membre) est désigné tous les cinq ans. Le candidat à la présidence de la Commission est proposé au Parlement européen par le Conseil européen, lequel prend sa décision à la majorité qualifiée en tenant compte du résultat des élections du Parlement européen. Le président de la Commission est alors élu par le Parlement européen, à la majorité de ses membres (soit au moins 376 des 751 voix). À la suite de son élection, le président élu sélectionne les 27 autres membres de la Commission sur la base des propositions formulées par les États membres. La liste définitive des commissaires désignés doit alors faire l’objet d’un accord entre le président élu et le Conseil. La Commission dans son ensemble doit recevoir l’approbation du Parlement. Avant cela, les commissaires désignés sont entendus et évalués par les différentes commissions du PE. Le mandat de l’actuelle Commission court jusqu’au 31 octobre 2019. Son président est Jean-Claude Juncker.

Les priorités de la Commission actuelle sont 1) l’emploi, la croissance et l’investissement, 2) le marché unique numérique, 3) l’Union de l’énergie et le climat, 4) le marché intérieur, 5) l’union économique et monétaire, 6) le libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, 7) la justice et les droits fondamentaux, 8) la migration, 9) l’UE en tant qu'acteur mondial et 10) le changement démocratique.

Le personnel de la Commission est organisé en départements appelés directions générales (DG) ou services, chacun étant responsable d’un domaine d'activité particulier avec à sa tête un directeur général. Les DG élaborent des propositions législatives qui ne deviennent officielles qu’après adoption par le collège des commissaires (assemblée des 28 commissaires). Les DG gèrent aussi les initiatives de financement au niveau de l’UE. Elles mènent en outre des consultations publiques et des activités de communication.

La Commission administre également plusieurs agences exécutives qui participent à la gestion des programmes de l’UE.



2.Initiatives et stratégies de la Commission

La nouvelle Commission entrée en fonction en novembre 2014 a défini son programme de travail pour 2015 et les nouvelles initiatives de la Commission jusqu’en 2019. Le programme de travail définit les projets de la Commission et recense des actions susceptibles de faire la différence en matière d’emploi, de croissance et d’investissement en 2015. Ce programme se concentre sur un ensemble limité de nouvelles initiatives concrètes telles que:

Un nouvel élan pour l’emploi, la croissance et l’investissement

Une offensive de 315 milliards d’euros sur le front des investissements: suivi législatif du plan annoncé fin 2014, qui débloque les investissements publics et privés dans l’économie réelle au cours des trois prochaines années

Promotion de l'intégration et de l’employabilité sur le marché du travail

Réexamen de la stratégie Europe 2020

Train de mesures sur le marché unique numérique

Création de conditions propices à une économie et à une société numériques dynamiques, en complétant l’environnement réglementaire relatif aux télécommunications

Modernisation du droit d’auteur

Simplification des règles applicables aux achats en ligne et numériques effectués par les consommateurs

Renforcement de la cybersécurité

Intégration de la numérisation

Une Union plus résiliente sur le plan, dotée d’une politique visionnaire en matière de changement climatique

Création de l’Union européenne de l’énergie: en vue de garantir la sécurité de l’approvisionnement énergétique, de davantage intégrer les marchés nationaux de l’énergie, de réduire la demande énergétique en Europe et de décarboniser la palette énergétique

Réponse multilatérale au changement climatique

Un marché intérieur plus approfondi et plus équitable

Une stratégie pour le marché intérieur

Un train de mesures sur la mobilité des travailleurs

Un plan d’action pour une union des marchés de capitaux

Un cadre pour la résolution des défaillances des établissements financiers

Un train de mesures sur le secteur aérien

Une stratégie en matière de commerce et d’investissement pour stimuler l’emploi et la croissance

Un espace de justice et de droits fondamentaux

Adhésion de l’Union européenne à la Convention européenne des droits de l’homme

Programme européen en matière de sécurité

Une nouvelle politique migratoire

Élaboration d'une nouvelle approche de la migration légale visant à faire de l’UE une destination attractive pour les talents et les compétences

Amélioration de la gestion des flux migratoires vers l’UE, en intensifiant la coopération avec les pays tiers et en favorisant la solidarité entre nos États membres et la lutte contre la traite des êtres humains

Une Europe plus forte sur la scène internationale

Politique européenne de voisinage

Objectifs de développement durable pur l'après-2015

Un environnement fiscal équitable

Un plan d’action relatif à la lutte contre l’évasion et la fraude fiscales, qui comportera des mesures à l'échelon de l'UE en vue de passer à un système dans lequel le pays où les bénéfices sont réalisés est également le pays d’imposition, et notamment une mesure sur l'échange automatique d’informations en matière de tax rulings et la stabilisation de l'assiette pour l'impôt sur les sociétés

Échange obligatoire d’informations en matière de tax rulings

Une Union du changement démocratique

Un accord de l'UE «Mieux légiférer»

Un registre de transparence obligatoire

Un réexamen du processus décisionnel concernant les organismes génétiquement modifiés

Une Union économique et monétaire plus approfondie: poursuite des efforts visant à promouvoir la stabilité économique et à attirer des investisseurs en Europe.

Lors de la préparation de son programme de travail, la Commission a examiné quelque 450 propositions soumises au PE et au Conseil et a proposé d’en retirer ou d’en modifier 80. Certains retraits sont proposés parce que les propositions ne cadrent pas avec les priorités de la nouvelle Commission. Dans de nombreux cas, la Commission reste fermement déterminée à atteindre les objectifs fixés, mais ces propositions perdent toute utilité dès lors qu’elles traînent sur une table de négociation, qu’elles sont en décalage par rapport aux événements ou que, dans le courant des négociations, elles ont été dénaturées à un point tel que leur objectif initial ne peut plus être atteint. À chaque fois que le cas se présentera, la Commission proposera des moyens nouveaux et meilleurs pour faire en sorte que cet objectif soit atteint.

3.Budget de l’Union européenne: de la préparation à la décharge

4.Budget et financement

Le CFP se compose de rubriques assorties de limites annuelles en matière de crédits d’engagement. La somme des plafonds de toutes ces rubriques correspond au plafond total des crédits d’engagement. Le budget de l’UE finance un large éventail de politiques et de programmes mis en œuvre dans toute l’UE. Conformément aux priorités fixées par le PE et le Conseil dans le CFP, la Commission gère des programmes, des activités et des projets spécifiques sur le terrain. Le lien direct entre le budget annuel et les politiques de l’UE est assuré au moyen de l’établissement du budget par activité (EBA). La nomenclature budgétaire par activité permet de recenser clairement les domaines politiques de l’Union européenne ainsi que le montant total de ressources affecté à chacun de ces domaines. La Commission prépare le budget et le Parlement et le Conseil l’approuvent normalement à la mi-décembre, conformément à la procédure visée à l’article 314 du TFUE. Selon le principe de l’équilibre budgétaire, le total des recettes doit, pour un exercice financier donné, être égal au total des dépenses.

L’UE dispose de deux grandes sources de financement: les ressources propres et les recettes diverses. Les ressources propres représentent de loin la majeure partie du financement de l’Union européenne. Elles échoient automatiquement à l’UE pour lui permettre de financer son budget sans décision ultérieure des États membres. Le montant total des ressources propres nécessaires au financement du budget est calculé comme étant la différence entre le total des dépenses et les recettes diverses. Le montant total des ressources propres ne peut excéder 1,23 % du revenu national brut (RNB) de l’UE. Les ressources propres se divisent en ressources propres traditionnelles (comme les droits de douane), en ressource fondée sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et en ressource fondée sur le revenu national brut. Les recettes diverses découlant des activités de l’UE (par exemple amendes pour infractions aux règles de la concurrence) représentent normalement moins de 10 % des recettes totales.

En règle générale, l’Union européenne n’est pas autorisée à emprunter des fonds sur les marchés des capitaux ou auprès d’institutions financières pour financer son budget.

5.Comment le budget de l’UE est-il géré et dépensé?

Dépenses opérationnelles primaires

Les dépenses opérationnelles de l’UE couvrent les diverses rubriques du CFP et se présentent sous différentes formes, en fonction de la manière dont les crédits sont dépensés et gérés. Depuis 2014, la Commission classe ses dépenses comme suit:

Gestion directe: exécution directe du budget par les services de la Commission.

Gestion indirecte: la Commission confie certaines tâches d’exécution du budget à des organismes de droit européen ou de droit national, tels que les agences européennes de droit public ou exécutant des missions de service public.

Gestion partagée: méthode par laquelle les missions d’exécution du budget sont déléguées aux États membres. Environ 80 % des dépenses relèvent de ce mode de gestion qui englobe des domaines tels que les dépenses agricoles et les actions structurelles.

Les différents acteurs financiers au sein de la Commission

Bien qu’il assume la responsabilité politique collective, le collège des commissaires n’exerce pas lui-même, dans la pratique, les pouvoirs d’exécution budgétaire dont il est investi. Il délègue ces tâches chaque année à différents fonctionnaires, soumis aux dispositions du règlement financier (RF) et du statut, qui sont responsables envers lui. Les fonctionnaires en question — généralement les directeurs généraux et les chefs de service — sont appelés «ordonnateurs délégués» ou «OD». Ils peuvent à leur tour déléguer des tâches d’exécution du budget à des «ordonnateurs subdélégués».

La responsabilité des ordonnateurs s’étend à l’ensemble du processus de gestion, de la détermination des actions à mener pour réaliser les objectifs politiques fixés par l’institution à la gestion des activités engagées du point de vue tant opérationnel que budgétaire. Chaque ordonnateur est tenu d’établir un rapport d’activité annuel (RAA) concernant les activités qui relèvent de sa responsabilité. Dans ce rapport, l’ordonnateur fait état des résultats des politiques et affirme avoir l’assurance raisonnable que les ressources allouées aux activités décrites dans son rapport ont été utilisées aux fins prévues et conformément au principe de bonne gestion financière et que les procédures de contrôle mises en place donnent les garanties nécessaires quant à la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes. En vertu de l’article 66 du règlement financier, la Commission transmet au Parlement européen et au Conseil un rapport de synthèse sur les différents RAA, par lequel elle assume la responsabilité politique générale à l’égard de la gestion du budget de l’UE, conformément à l’article 317 du TFUE. Ce rapport ainsi que les RAA sont disponibles à l’adresse suivante: http://ec.europa.eu/atwork/planning-and-preparing/synthesis-report/index_fr.htm

Le comptable exécute les ordres de paiement et de recouvrement établis par les ordonnateurs. Il est également chargé de gérer la trésorerie, de définir les règles et méthodes comptables, de valider les systèmes comptables, de tenir la comptabilité et d’établir les états financiers de l’institution. En outre, le comptable est tenu de signer les comptes annuels et de déclarer qu’ils présentent une image fidèle, dans tous les aspects significatifs, de la situation financière, des résultats des opérations et des flux de trésorerie.

Les engagements de dépenses sur le budget de l’UE

Avant qu’un engagement juridique (par exemple un contrat ou une convention de subvention) puisse être conclu avec un tiers, il faut qu’il y ait une ligne budgétaire autorisant l’activité en question dans le budget annuel. En outre, cette ligne budgétaire doit être dotée de suffisamment de crédits pour couvrir les dépenses. Si ces conditions sont réunies, les crédits requis doivent être réservés dans le budget au moyen d’un engagement budgétaire dans le système comptable et il n’y a qu’à ce moment-là qu’un engagement juridique peut être pris. Aucun montant ne peut être dépensé sur le budget de l’UE tant que l’ordonnateur n’a pas conclu d’engagement budgétaire.

Une fois approuvé, l’engagement budgétaire est enregistré dans le système de comptabilité budgétaire et les crédits sont consommés en conséquence. Il n’y a cependant aucun effet sur les états financiers (ou le grand livre des comptes), puisqu’aucune dépense n’a encore été occasionnée.



Les paiements

La Commission participe au réseau SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication) et effectue plus de deux millions de paiements chaque année. Aucun paiement ne peut être effectué si un engagement budgétaire n’a pas été préalablement approuvé par l’ordonnateur qui traite l’opération en question.

Un préfinancement est un paiement destiné à fournir une avance au bénéficiaire, par exemple un fonds de trésorerie. Il peut être fractionné en plusieurs versements sur une période définie dans l’engagement juridique spécifique. Si le bénéficiaire n’encourt pas de dépenses éligibles, il est dans l’obligation de restituer le préfinancement à l’UE. Le préfinancement versé n’est donc pas une dépense définitive tant que les conditions dont il est assorti ne sont pas satisfaites. Par conséquent, il est inscrit à l’actif du bilan lorsque le paiement initial est effectué.

Une déclaration de dépenses est adressée à l’organe européen compétent afin de prouver que le bénéficiaire a dépensé le préfinancement conformément à l’engagement juridique. La fréquence de réception de ces déclarations de dépenses au cours de l’année est variable; elle dépend du type d’action financée et des conditions.

Les critères d’éligibilité sont définis dans l’acte de base, dans les appels à propositions, dans d’autres documents adressés aux bénéficiaires de subvention et/ou dans les clauses contractuelles des conventions de subvention ou dans la décision de subvention. Après analyse, les montants éligibles sont inscrits en dépenses et le bénéficiaire est informé de tout montant non éligible.

Le règlement financier et les autres législations applicables, notamment en ce qui concerne la politique de l’agriculture et la politique de cohésion, octroient le droit de contrôler des dépenses encourues de nombreuses années auparavant. Lorsque des erreurs, des irrégularités ou des fraudes sont détectées, des recouvrements ou des corrections financières sont appliqués (voir la note 6 des annexes aux états financiers).

6.Information financière et obligation de rendre compte

Les comptes annuels consolidés de l’UE apportent des informations financières sur les activités des institutions, agences et autres organes de l’UE sous l’angle de la comptabilité budgétaire et de la comptabilité d’exercice. Ces comptes ne comprennent pas les comptes annuels des États membres.

Les comptes annuels de l’UE comprennent deux parties distinctes mais liées:

a) les états financiers et

b) les états sur l’exécution du budget, qui permettent de suivre, de manière détaillée, l’exécution budgétaire.

Il incombe au comptable de la Commission de préparer les états financiers de l’UE et de veiller à ce qu’ils présentent une image fidèle, dans tous les aspects significatifs, de la situation financière, des résultats des opérations et des flux de trésorerie de l’UE.

Outre les comptes annuels susmentionnés, des rapports ad hoc portant sur des domaines précis, tels que la gestion budgétaire et financière, les instruments financiers, les garanties accordées et les corrections financières, sont également élaborés.



Établissement de rapports et obligation de rendre compte au sein de la Commission:

7.Audit et décharge

Audit

Les comptes annuels de l’UE et la gestion des ressources sont contrôlés par la Cour des comptes européenne (la Cour), son auditeur externe, qui, dans le cadre de ses activités, établit pour le Parlement européen et le Conseil:

(1) un rapport annuel sur les activités financées par le budget général;

(2) un avis, fondé sur ses audits et figurant dans le rapport annuel sous forme de déclaration d’assurance, sur i) la fiabilité des comptes et ii) la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes concernant à la fois les recettes perçues auprès des redevables et les paiements aux bénéficiaires finals; et

(3) des rapports spéciaux qui rendent compte des résultats d’audits dans des domaines spécifiques.

Décharge

La décharge du budget pour un exercice donné constitue l’étape finale d’un cycle budgétaire. Le PE est l’autorité de décharge au sein de l’UE. Autrement dit, après l’audit et la finalisation des comptes annuels, il revient au Conseil d’émettre une recommandation et ensuite au Parlement de donner décharge à la Commission et à d’autres organes de l’UE pour l’exécution du budget de l’UE pour un exercice donné. Cette décision est fondée sur un examen des comptes annuels, du rapport de synthèse et du rapport annuel d’évaluation de la Commission, du rapport annuel, de l’opinion d’audit et des rapports spéciaux de la Cour ainsi que des réponses de la Commission aux questions et autres demandes d’informations qui lui sont adressées.

La décharge constitue le volet politique du contrôle externe de l’exécution budgétaire et se définit comme la décision par laquelle le Parlement européen, sur recommandation du Conseil, «libère» la Commission (et les autres organes de l’UE) pour sa gestion d’un budget donné en clôturant la vie de ce budget. Cette procédure de décharge peut donner lieu à trois situations: l’octroi, l’ajournement ou le refus de la décharge. Une partie intégrante de la procédure annuelle de décharge budgétaire au Parlement consiste en des auditions avec les commissaires, qui sont interrogés par les membres de la commission du contrôle budgétaire du Parlement sur les domaines politiques relevant de leur responsabilité. Le rapport final de décharge, assorti de recommandations spécifiques adressées à la Commission, est adopté en plénière. Les recommandations de décharge du Conseil sont adoptées par l’Ecofin. Tant le rapport de décharge du Parlement que les recommandations du Conseil donnent lieu à un rapport de suivi annuel dans lequel la Commission souligne les actions concrètes prises en réponse aux recommandations formulées.

8.États financiers consolidés de l’Union européenne: situation financière en 2014

9.Tendances générales

Recettes

Tendance des recettes sur cinq ans, en millions d’euros:

En 2014, la ressource RNB a diminué, tandis que les autres ressources propres sont restées stables. La récupération de dépenses (corrections financières et recouvrements – voir note 3.5 des annexes aux états financiers) a pratiquement doublé, passant de 1,8 à 3,4 milliards d’euros. Ce phénomène s’explique par le stade avancé de la clôture de la période de programmation 2000-2006 pour la politique de cohésion et le retrait associé des dépenses non éligibles engagées, ainsi que par les corrections significatives imposées par la Commission dans le domaine de la politique agricole.

Dépenses

Les principaux postes de dépense concernent les paiements de transferts effectués dans le contexte du Fonds européen agricole de garantie (FEAGA), du Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) et des autres instruments de développement rural, du Fonds européen de développement régional (FEDER), du Fonds de cohésion (FC) et du Fonds social européen (FSE). Pour l’exercice financier 2014, ceux-ci représentent près de 70 % des dépenses totales (113,468 milliards d’euros).

Ces dépenses ont atteint, globalement, le même niveau que l’an passé. Des baisses ont toutefois été observées pour le FEDER/FC, eu égard au fait que les dépenses reconnues en 2014 n’ont trait qu’à la période de programmation 2007-2013 et qu’aucune dépense n’a encore été imputée pour l’actuelle période 2014-2020, les programmes n’ayant démarré que lentement (la mise en œuvre par les États membres n’a commencé qu’en 2015).

L’UE considère en outre les futures obligations de paiement comme des dépenses qui ne figurent pas encore dans la comptabilité budgétaire de caisse. Les futures obligations de paiement en hausse figurant sous le poste créditeur pour l’agriculture et le développement rural et les futures obligations de paiement relatives aux droits à pension acquis par les commissaires, les membres du PE et le personnel entraînent généralement des dépenses supérieures et un résultat économique négatif (ces paiements seront financés par des budgets futurs et ne sont pas encore inclus dans les recettes).

Résultat économique

Le résultat économique (déficit) de la période est passé de 4 365 millions d’euros en 2013 à 11 280 millions d’euros en 2014. Cette augmentation s’explique principalement par les fortes pertes actuarielles (d’un montant net de 9,2 milliards d’euros) relatives au passif lié aux retraites et autres avantages du personnel et qui se sont produites par suite de la baisse des taux d’intérêts. De telles fluctuations sont prévisibles compte tenu des règles comptables en place, appliquées à l’échelle internationale, et du contexte économique actuel. L’effet serait inversé en cas de hausse des taux d’intérêt.

Par ailleurs, les chiffres présentés ici n’étant qu’une estimation actuarielle de la valeur du passif total à un moment donné, à savoir au 31 décembre 2014, et se fondant sur plusieurs hypothèses valables à cet instant, ces pertes ne sont pas indicatives de charges réelles sur le budget de l’UE, et elles n’ont aucun impact sur les montants qui devront être versés aux retraités, à la charge du budget de l’UE, dans les années à venir. Ces paiements sont déjà estimés dans le CFP 2014-2020 et seront exécutés dans le cadre la procédure budgétaire annuelle.

Actif

Les postes les plus importants de l'actif du bilan sont les actifs financiers (investissements, prêts, trésorerie) et les montants de préfinancement, qui constituent près de 85 % des actifs de l’UE. Le montant des prêts est resté stable, aux alentours de 60 milliards d’euros (voir note 4.3.2 ci-dessous), tandis que le montant des instruments financiers financés sur le budget de l’UE a augmenté de près de 2 milliards d’euros (voir note 4.3.1 ci-dessous). Sont inscrits à l’actif sous la rubrique Immobilisations corporelles les actifs relatifs au programme Copernicus (1,5 milliard d’euros) et sous la rubrique Construction les actifs de Galileo (1,5 milliard d’euros).

Ces dernières années, les institutions européennes sont parvenues à maintenir à un faible niveau les montants détenus en trésorerie et équivalents de trésorerie en fin d’exercice. Le solde de trésorerie élevé (17,5 milliards d’euros au 31 décembre 2014) est lié à la procédure budgétaire et est dû aux contributions au titre des ressources propres liées aux soldes TVA et RNB versées par les États membres en décembre 2014 (voir note 2.8.1 des annexes aux états financiers).

Valeurs disponibles en fin d’exercice



Actif de 163 milliards d’euros et passif de 221 milliards d’euros au bilan 2014 de l’UE

Actif Passif

Passif

Le passif se compose principalement de quatre éléments: les charges liées aux retraites et autres avantages du personnel, les charges financières, les postes créditeurs et les charges à payer. En comparaison avec 2013, le principal changement réside dans l’augmentation des charges liées aux retraites et autres avantages du personnel, qui sont passées de 46,8 milliards d’euros en 2013 à 58,6 milliards d’euros en 2014. Cette évolution s’explique surtout par la forte baisse des taux d’intérêt (voir ci-dessus).

Le fait que le passif l’emporte sur l’actif ne signifie pas que les institutions de l’UE sont en difficulté financière. Il indique plutôt que certaines charges seront financées par des budgets annuels futurs. Bon nombre de dépenses sont comptabilisées conformément aux règles de comptabilité d’exercice au cours de l’exercice 2014, alors qu’elles pourront en réalité être payées au cours de l’exercice 2015 (ou plus tard) et financées sur des budgets futurs. Les montants les plus significatifs à mettre en évidence concernent les activités du Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) (qui seront versés en 2015) et les avantages du personnel (à payer sur les 30 prochaines années au moins).

10.Préfinancements

La Commission met tout en œuvre pour faire en sorte que les niveaux de préfinancement soient maintenus à un niveau approprié. Il s’agit de trouver un juste équilibre entre contrôle suffisant et comptabilisation en temps utile des dépenses. On notera que le niveau de préfinancement est fortement tributaire du cycle du CFP: ainsi, au début de la période couverte par le CFP, l’on peut s’attendre à ce que d’importantes avances soient versées aux États membres au titre de la politique de cohésion.

Le préfinancement total (hors autres avances aux États membres) porté au bilan de l’UE s’élève à 45,2 milliards d’euros, dont 99,8 % concernent des activités de la Commission. Environ 76 % des préfinancements de la Commission sont mis en œuvre dans le cadre d'une gestion partagée, ce qui signifie que l’exécution du budget est déléguée aux États membres (la Commission conserve un rôle de supervision).



Préfinancement de la Commission par mode de gestion

La majorité des dépenses en gestion partagée couvre des dépenses agricoles et des actions structurelles. Les plus gros montants de préfinancement se rapportent au Fonds européen de développement régional et au Fonds de cohésion (FEDER et FC), au Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) et au Fonds social européen (FSE).

Dépenses en gestion partagée par fonds



11.Instruments financiers

12.Instruments financiers financés par le budget de l’UE en gestion directe et indirecte

L’importance et l’ampleur des instruments financiers pour l’exécution du budget augmentent d’année en année. Cette stratégie repose - à la différence de la méthode traditionnelle d’exécution budgétaire qui consiste à accorder des aides et des subventions - sur le principe fondamental selon lequel, pour chaque euro du budget versé au titre d'instruments financiers, le bénéficiaire final reçoit plus d'un euro de soutien financier, grâce à l’effet de levier. Cet usage intelligent du budget de l’UE vise à accroître autant que possible l'incidence des fonds disponibles.

Actifs financiers disponibles à la vente d’instruments financiers financés par le budget de l’UE

En règle générale, trois principaux types d’instruments financiers sont utilisés:

instruments de capitaux propres;

instruments de prêts; et

instruments de garantie.

De plus amples informations à leur sujet sont apportées ci-dessous:

Fonds de garantie relatif aux actions extérieures (1 996 millions d’euros d’actifs)

Le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures couvre les prêts garantis par l’UE sur décision du Conseil, en particulier les opérations de prêts de la Banque européenne d’investissement (BEI) à l’extérieur de l’Union européenne, les prêts d’assistance macrofinancière (prêts AMF) et les prêts Euratom hors Union européenne. Il s’agit d’un instrument à long terme (part non courante: 1 489 millions d’euros) géré par la BEI qui vise à couvrir tout prêt défaillant garanti par l’UE. Le Fonds est alimenté par les versements du budget général de l’UE (pour atteindre 9 % du montant en principal des opérations), par les intérêts produits par les placements financiers des disponibilités du Fonds et par les recouvrements obtenus auprès des débiteurs défaillants, dans la mesure où le Fonds est intervenu en garantie. Tout excédent annuel est reversé à une ligne spécifique de l’état des recettes du budget général de l’UE.

L’UE est tenue d’inscrire au budget général une réserve pour garantie de prêts à des pays tiers. Cette réserve est destinée à faire face aux besoins d’alimentation du Fonds de garantie et, le cas échéant, aux appels de garantie qui excèdent le montant disponible du Fonds afin d’en permettre l’imputation budgétaire. Cette réserve correspond au montant cible de 9 % des prêts en cours en fin d’année.



Instrument de financement avec partage des risques (961 millions d’euros d’actifs)

L’Instrument de financement avec partage des risques (IFPR) est géré par la BEI et le portefeuille d’investissement de la Commission sert à provisionner le risque financier lié aux prêts et garanties accordés par la BEI à des projets de recherche éligibles. Au total, la Commission a prévu un budget plafonné à 1 milliard d’euros pour l’IFPR, dont 800 millions d’euros au maximum au titre du programme «Coopération» et 200 millions d’euros au maximum au titre du programme «Capacité». La BEI s’est engagée à fournir le même montant. Le CFP 2014-2020 ne prévoit aucune nouvelle contribution du budget à l’IFPR. Au 31 décembre 2014, la Commission avait apporté une contribution de 856 millions d’euros à l’IFPR, incluant les contributions à l’AELE et aux pays tiers. En 2014, 375 millions d’euros de la contribution de l’UE à l’IFPR ont été transférés à l’instrument appelé à lui succéder dans le cadre d’Horizon 2020. Le montant fourni comme passif éventuel (cf. note 5.2.1 des annexes aux états financiers) représente la perte maximale estimée au 31 décembre 2014 que la Commission aurait à subir en cas de défaillances pour les prêts ou garanties donnés par la BEI dans le cadre de l’IFPR. Il convient de noter que le risque global encouru par la Commission est limité au montant qu’elle apporte à l’Instrument.

Horizon 2020 (643 millions d’euros d’actifs)

Horizon 2020 est un nouvel instrument de capitaux propres relevant du CFP 2014-2020. Considéré comme un vecteur de croissance économique et d’emploi, Horizon 2020 bénéficie du soutien politique des dirigeants européens et des membres du PE. Ceux-ci ont convenu que la recherche constitue un investissement dans l’avenir et l’ont ainsi placée au cœur du projet de l’Union européenne en faveur d’une croissance intelligente, durable et inclusive et de l’emploi. Alliant recherche et innovation, Horizon 2020 contribue à ces objectifs en mettant l’accent sur l’excellence dans le domaine scientifique, le leadership industriel et la résolution des défis de société. Il vise à faire en sorte que l’Europe produise des résultats scientifiques de classe mondiale, lève les obstacles à l’innovation et permette aux secteurs public et privé de collaborer plus facilement au service de l’innovation. Horizon 2020 est géré par le FEI.

Démarrage du MET (524 millions d’euros d’actifs)

L’aide au démarrage du mécanisme européen pour les technologies (MET) concerne les instruments «Croissance et emploi», le programme pluriannuel pour l’entreprise et l’esprit d’entreprise (MAP) et le programme-cadre pour la compétitivité et l’innovation (PIC), qui, sous la gestion fiduciaire du FEI, soutiennent la création et le financement de PME en phase de démarrage en investissant dans des fonds de capital-risque spécialisés et appropriés.

Instrument de garantie de prêts pour les projets RTE-T (235 millions d’euros d’actifs)

L’Instrument de garantie de prêt pour les projets RTE-T (GPTT) fournit des garanties afin d’atténuer les risques sur les recettes encourus par les projets RTE-Transport au cours des premières années de leur mise en œuvre. Plus précisément, la garantie vise à assurer la couverture complète des lignes de crédit de réserve, mobilisées dans les seuls cas où la trésorerie des projets concernés ne suffit pas à assurer le service de la dette privilégiée. L’instrument est un produit financier commun de la Commission et de la BEI. L'apport en capital à l’instrument GPTT était initialement fixé à 1 milliard d’euros, réparti équitablement entre la Commission et la BEI, pour la période de financement 2007-2013. Le règlement modificatif n° 670/2012 a réaffecté 200 millions d’euros à l’initiative relative aux emprunts obligataires pour le financement de projets et 50 autres millions d’euros au financement des subventions, de sorte que la contribution totale de l’UE encore disponible pour cet instrument s’élève à 250 millions.

Au 31 décembre 2014, la Commission avait apporté une contribution de 212 millions d’euros au GPTT. Le montant comptabilisé comme passif éventuel (note 5.2.1 des annexes aux états financiers) représente la perte maximale estimée au 31 décembre 2014 que la Commission aurait à subir en cas de défaillances pour les prêts donnés par la BEI dans le cadre des opérations du GPTT. Il convient de noter que le risque global encouru par la Commission est limité au montant qu’elle apporte à l’Instrument.



Instruments financiers (IF) par type

millions d’euros

Total de l’actif

Total du passif

Garanties données

Instruments de prêt/de capitaux propres/d'assistance technique:

Instrument de coopération économique et financière dans le cadre du partenariat euro-méditerranéen (MEDA)

290

(3)

Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP)

167

(7)

457

(9)

Instruments de prêts: prêts d’appui aux PME

19

-

Instruments de capitaux propres:

Mécanisme en faveur des PME innovantes et à forte croissance dans le cadre du programme-cadre pour la compétitivité et l’innovation

323

(0)

COSME – Compétitivité des entreprises et PME

31

-

Fonds européen pour l’Europe du Sud-Est (EFSE)

118

-

Fonds pour le développement des entreprises dans le cadre du mécanisme en faveur de l’innovation et du développement des entreprises dans les Balkans occidentaux

10

0

Fonds pour l’innovation des entreprises (ENIF) dans le cadre du mécanisme en faveur de l’innovation et du développement des entreprises dans les Balkans occidentaux

21

0

Aide au démarrage dans le cadre du mécanisme européen pour les technologies (MET) 1998

19

(0)

Fonds mondial pour la promotion de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables (GEEREF)

72

-

Mécanisme de fonds propres du programme-cadre pluriannuel

183

(0)

Fonds Marguerite

37

-

Instrument européen de microfinancement Progress (Progress Microfinance Facility - PMF) en faveur de l’emploi et de l’inclusion sociale

60

-

SE4F – Fonds Green for Growth en faveur de la région du voisinage oriental

52

-

Fonds européen pour l’efficacité énergétique

89

-

Projets pilotes de transfert de technologie

2

(0)

Fonds d’investissement «Initiative de microfinance pour l’Asie» (Microfinance Initiative for Asia - MIFA)

10

-

Fonds SANAD-MENA pour les micro, petites et moyennes entreprises

9

-

1 198

(1)

Instruments de garantie:

Mécanisme de garantie pour les PME au titre du programme-cadre pour la compétitivité et l’innovation (CIP/SMEG)

151

(259)

-

Mécanisme de garantie des prêts pour COSME – Compétitivité des entreprises et des PME

39

(1)

(42)

Horizon 2020 – Financement européen de l'innovation

478

(11)

(98)

Horizon 2020 – Garantie PME

165

(1)

(267)

Instrument de garantie de prêts pour les projets RTE-T (GPTT)

235

(3)

(209)

Mécanisme de garantie dans le cadre du mécanisme en faveur de l’innovation et du développement des entreprises dans les Balkans occidentaux

21

(2)

(10)

Programme pluriannuel pour les entreprises

26

(41)

-

Mécanisme de financement du capital naturel

3

-

-

Instrument d’emprunts obligataires pour le financement de projets (IEO)

149

(2)

(138)

Financement privé pour l’instrument d’efficacité énergétique (PF4EE)

6

(0)

-

Mandat européen de microfinancement Progress (assistance technique du PMF)

13

(9)

-

Instrument de financement avec partage des risques (IFPR)

961

(32)

(883)

Mécanisme de garantie PME

60

(15)

-

2 309

(376)

(1 647)

Total

3 820

(386)

(1 647)

Fonds de garantie relatif aux actions extérieures

1 996

(25)

(19 198)

13.Activités de prêt et d'emprunt gérées par la Commission

L’UE est habilitée par le traité UE à adopter des opérations d’emprunt pour mobiliser les ressources financières nécessaires pour accomplir ses mandats spécifiques. La Commission, agissant au nom de l’UE, gère actuellement trois programmes principaux: l’assistance macrofinancière (AMF), l’aide à la balance des paiements (BDP) et le mécanisme européen de stabilisation financière (MESF), dans le cadre desquels elle peut accorder des prêts et qu’elle finance en émettant des titres de créances sur les marchés de capitaux ou auprès d’institutions financières.

Les activités d’emprunt et de prêt de l’UE sont des opérations hors budget. Les capitaux requis pour financer les activités de prêt de l’UE au titre des programmes ci-dessus sont empruntés sur les marchés des capitaux ou auprès d’institutions financières; l’UE n’est autorisée ni à emprunter pour financer ses dépenses budgétaires ordinaires ni à afficher un déficit budgétaire, Le volume des emprunts varie de petits placements privés pour des montants allant jusqu’à 500 millions d’euros à des opérations de référence au titre de prêts (au minimum 1 milliard d’euros). En règle générale, les fonds collectés sont prêtés par des opérations réciproques au pays bénéficiaire, c’est-à-dire avec le même coupon, la même durée et le même montant. Malgré l’application de modalités similaires, le service de la dette des instruments de financement relève de la responsabilité juridique de l’UE, qui s’assure que tous les paiements d’obligations sont effectués en temps utile et entièrement. La Commission a mis en place des procédures de manière à garantir le remboursement des emprunts même en cas de défaut de paiement sur des prêts. Pour chaque programme national, les décisions du PE, du Conseil et de la Commission déterminent le montant global accordé, le nombre (maximum) de remboursements à effectuer et l’échéance (moyenne) maximale de l’enveloppe de prêts. La Commission et le pays bénéficiaire conviennent ensuite des paramètres de prêt/de financement, y compris des remboursements et du paiement des tranches. Par ailleurs, toutes les tranches du prêt, hormis la première, sont subordonnées au respect de conditions strictes et convenues, tout comme le soutien du Fonds monétaire international (FMI), dans le contexte d’une aide financière conjointe de l’UE et du FMI. Il s’agit là d’un autre facteur influençant le calendrier du financement, ceci implique que le calendrier et les échéances des émissions dépendent de l’activité de prêt correspondante de l’UE, le financement est libellé exclusivement en euros et les échéances vont de 3 à 30 ans,

les emprunts de l’UE sont des obligations directes et inconditionnelles de l’UE et sont garantis par les 28 États membres. Les emprunts contractés pour financer les prêts aux pays tiers sont couverts par le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures; en cas de défaillance d’un pays bénéficiaire, le service de la dette sera prélevé du solde de trésorerie disponible de la Commission, le cas échéant. Si cela devait s’avérer impossible, la Commission procéderait au prélèvement des fonds nécessaires auprès des États membres. Les États membres de l’UE sont tenus légalement, conformément à la législation relative aux ressources propres de l’UE [article 12 du règlement (UE, Euratom) n° 1150/2000 du Conseil], de débloquer des fonds suffisants pour répondre aux obligations de l’UE. Dès lors, les investisseurs sont uniquement exposés au risque de crédit de l’UE et non à celui du bénéficiaire des prêts financés, les prêts «back-to-back» garantissent que le budget de l’UE n’assume pas de risque des taux d’intérêt ou de risque de change.

Balance des paiements

Le mécanisme de la BDP, un instrument financier à base politique, apporte une aide financière à moyen terme aux États membres de l’UE. Il permet d’accorder des prêts aux États membres qui rencontrent des difficultés ou une menace sérieuse de rencontrer des difficultés dans leur balance des paiements ou leurs mouvements de capitaux. Seuls les États membres qui n’ont pas adopté l’euro peuvent bénéficier de ce mécanisme. L’aide à la BDP accordée à la Lettonie l’a été avant l’introduction de l’euro, le 1er janvier 2014. L’encours maximal des prêts accordé au titre de cet instrument est de 50 milliards d’euros. Les emprunts associés à ce mécanisme BDP des prêts sont garantis par le budget de l’UE. Les emprunts associés à ce mécanisme BDP des prêts sont garantis par le budget de l’UE. Au 31 décembre 2014, le budget de l’UE est ainsi exposé à un risque possible maximal de 8,6 milliards d’euros concernant ces prêts (les 8,4 milliards d’euros ci-dessous désignant la valeur nominale).

millions d’euros

Hongrie

Lettonie

Roumanie

Total

Total des prêts accordés

6 500

3 100

8 400

18 000

Versés au 31.12.2013

5 500

900

5 500

13 400

Versés en 2014

–

–

–

–

Prêts versés au 31.12.2014

5 500

2 900

5 000

13 400

Prêts remboursés au 31.12.2014

(4 000)

(1 000)

–

(5 000)

Encours au 31.12.2014

1 500

1 900

5 000

8 400

Un tableau illustrant le calendrier de remboursement de ces prêts figure ci-dessous.

Entre novembre 2008 et mai 2009, une aide financière s’élevant à un total de 14,6 milliards d’euros, dont 13,4 milliards d’euros avaient été versés vers le milieu de l’année 2011, a été accordée à la Hongrie, la Lettonie et la Roumanie. On notera que le programme de soutien de la BDP pour la Hongrie a expiré en novembre 2010 (avec 1 milliard d’euros non prélevés) et que les deux premiers remboursements de 2 milliards d’euros chacun ont été reçus comme prévu en décembre 2011 et en novembre 2014. Le programme de soutien de la BDP pour la Lettonie a expiré en janvier 2012 (avec 200 millions d’euros non prélevés) et les deux premiers remboursements, d’un milliard d’euros et de 1,2 milliard d’euros respectivement, ont été reçus comme prévu en avril 2014 et janvier 2015. Le premier programme de soutien de la BDP pour la Roumanie a expiré en mai 2012, tous les montants octroyés, soit 5 milliards d’euros, ayant été décaissés. Le premier remboursement de 1,5 milliard d’euros a été reçu en janvier 2015 comme prévu.

En février 2011, la Roumanie a demandé un programme d’assistance financière à titre de précaution avec suivi dans le cadre du mécanisme BDP pour soutenir la relance de la croissance économique. Le 12 mai 2011, le Conseil a décidé de mettre une assistance BDP préventive à la disposition de la Roumanie à concurrence de 1,4 milliard d’euros (décision 2011/288/UE du Conseil). Celle-ci a toutefois expiré à la fin mars 2013 sans avoir été utilisée. Suite à la deuxième demande d’assistance préventive introduite par la Roumanie, le Conseil a décidé, le 22 octobre 2013 (décision 2013/531/UE du Conseil), de fournir une nouvelle assistance BDP préventive de l’UE à concurrence de 2 milliards d’euros qui restera active jusqu’au 30 septembre 2015. Si son activation devait être demandée, l’assistance financière sera fournie sur la forme d'un prêt d’une échéance moyenne maximale de huit ans. Étant donné que cette assistance préventive de 2 milliards d'euros est actuellement le seul programme actif dans le cadre du mécanisme BDP, c’est aussi le seul montant encore disponible.

Mécanisme européen de stabilisation financière

millions d’euros

Irlande

Portugal

Total

Total des prêts accordés

22 500

26 000

48 500

Versés au 31.12.2013

21 700

22 100

43 800

Versés en 2014

800

2 200

3 000

Prêts versés au 31.12.2014

22 500

24 300

46 800

Prêts remboursés au 31.12.2014

–

–

–

Prêts en cours au 31.12.2014

22 500

24 300

46 800

Un tableau illustrant le calendrier de remboursement de ces prêts figure ci-dessous.

Le 11 mai 2010, le Conseil a adopté le MESF en vue de préserver la stabilité financière en Europe [règlement (UE) n° 407/2010 du Conseil]. Le mécanisme, qui se fonde sur l’article 122, paragraphe 2, du TFUE, permet l’octroi d’une assistance financière à un État membre qui connaît des difficultés ou une menace sérieuse de graves difficultés en raison d’événements exceptionnels échappant à son contrôle. L’assistance peut consister en un prêt ou une ligne de crédit. La Commission emprunte ces fonds sur les marchés des capitaux ou auprès d’institutions financières pour le compte de l’UE et les prête à l’État membre bénéficiaire. Pour chaque pays qui reçoit un prêt dans le cadre du MESF, une évaluation trimestrielle du respect des conditions de la politique attachée au prêt est effectuée préalablement au versement d’une autre tranche.

Conformément aux conclusions du Conseil Ecofin du 9 mai 2010, le mécanisme est limité à 60 milliards d’euros. Du point de vue juridique, la limite est toutefois fixée par l’article 2, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 407/2010 du Conseil, qui limite l’encours des prêts ou lignes de crédit à la marge disponible sous le plafond des ressources propres. Les emprunts relatifs à des prêts accordés dans le cadre du MESF sont garantis par le budget de l’UE. Au 31 décembre 2014, le budget est donc exposé à un risque possible maximum de 47,5 milliards d’euros concernant ces prêts (les 46,8 milliards d’euros ci-dessus désignant la valeur nominale). Étant donné que les emprunts dans le cadre du MESF sont garantis par le budget de l’UE, le PE suit les actions du MESF de la Commission et exerce un contrôle dans le contexte de la procédure budgétaire et de décharge. Les deux programmes MESF ayant expiré, aucun montant disponible n’apparaît dans le tableau ci-dessus.

Par sa décision d’exécution de décembre 2010, le Conseil a accepté d’octroyer à l’Irlande un prêt d’un montant maximal de 22,5 milliards d’euros et, en mai 2011, d’octroyer au Portugal un prêt d’un montant maximal de 26 milliards d’euros. Les décisions d’exécution initiale ont fixé un intérêt avec une marge pour aboutir à des conditions analogues à celles de l’aide apportée par le FMI. Avec l’adoption des décisions d’exécution 2011/682/UE et 2011/683/UE du Conseil du 11 octobre 2011, le Conseil a supprimé rétroactivement la marge des intérêts et a étendu l’échéance moyenne maximale de 7,5 ans à 12,5 ans et la durée des tranches individuelles jusqu’à 30 ans. Par suite de l’adoption des décisions d’exécution du Conseil 313/2013 et 323/2013 du 21 juin 2013, le Conseil a encore allongé de 7 ans l’échéance moyenne maximale des prêts octroyés à l’Irlande et au Portugal au titre du MESF, la portant à 19,5 ans. Cette prorogation allège le profil d’amortissement de la dette des deux pays et réduit leurs besoins de refinancement au-delà du programme.

Les trois dernières tranches ont été versées en 2014: 0,8 milliard d’euros pour l’Irlande et 1,8 milliard d’euros pour le Portugal en mars 2014 et enfin 0,4 milliard d’euros pour le Portugal en novembre 2014. Une enveloppe d’assistance financière de 1,7 milliard d’euros allouée au Portugal est arrivée à échéance sans avoir été demandée. Il n’y a actuellement aucun montant disponible au titre du MESF.

Le tableau suivant donne un aperçu du tableau d’amortissement prévu en valeur nominale pour les montants (en milliards d’euros) de prêts MESF et BDP en cours à la date de signature de ces comptes:

Année

BDP

MESF

Total

Hongrie

Lettonie

Roumanie

Total

Irlande

Portugal

Total

2015

0

5,0

5,0

5,0

2016

1,5

1,5

4,75

4,75

6,25

2017

1,15

1,15

0

1,15

2018

1,35

1,35

3,9

0,6

4,5

5,85

2019

0,5

1,0

1,5

0

1,5

2021

0

3,0

6,75

9,75

9,75

2022

0

2,7

2,7

2,7

2024

0

0,8

1,8

2,6

2,6

2025

0,2

0,2

0

0,2

2026

0

2,0

2,0

4,0

4,0

2027

0

1,0

2,0

3,0

3,0

2028

0

2,3

2,3

2,3

2029

0

0,4

0,4

0,4

2032

0

3,0

3,0

3,0

2038

0

1,8

1,8

1,8

2042

0

1,5

1,5

3,0

3,0

Total

1,5

0,7

3,5

5,7

22,5

24,3

46,8

52,5

Assistance macrofinancière (AMF)

L’AMF est un instrument financier axé sur une politique d’aide au redressement de la balance des paiements et/ou une aide budgétaire, non liées et sans affectation particulière, en faveur de pays tiers partenaires géographiquement proches du territoire de l’UE. Elle consiste en des subventions ou des prêts à moyen/long terme, voire en une combinaison appropriée des deux, et complète généralement un financement octroyé dans le cadre d’un programme de réforme et d’ajustement appuyé par le FMI. Ces prêts sont garantis par le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures (voir note 2.4 des états financiers).

14.Mécanismes intergouvernementaux de stabilité financière en dehors du cadre du traité de l’UE: Fonds européen de stabilité financière et Mécanisme européen de stabilité

Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a été créé par les États membres de la zone euro et s’est vu octroyer pour mandat de préserver la stabilité financière en Europe en apportant une aide financière aux États membres de la zone euro. Le FEFS n’est pas un organe de l’Union. Il est entièrement séparé et non consolidé dans les comptes de l'UE. Il n’est pas garanti par le budget de l’UE. Par conséquent, il n’a aucun impact sur les comptes de l’UE, hormis les sanctions possibles décrites ci-dessous. Compte tenu de l’entrée en vigueur du MES (voir ci-dessous), le FESF n’a pas octroyé de nouvelle assistance financière après le 1er juillet 2013.

La Commission est responsable de négocier la conditionnalité politique attachée à l’aide financière et le contrôle de la conformité avec cette conditionnalité. Le règlement (UE) n° 1173/2011 du Parlement européen et du Conseil autorise l’imposition de sanctions sous la forme d’amendes aux États membres dont la devise est l’euro. Ces amendes, d’un montant de 0,2 % du PIB de l’État membre l’année précédente, peuvent être appliquées dans les cas où un État membre n’a pas pris les mesures appropriées pour rectifier un déficit budgétaire excessif ou si une manipulation des statistiques a été constatée. De même, le règlement (UE) n° 1174/2011 relatif aux déséquilibres macroéconomiques prévoit d’imputer une amende annuelle de 0,1 % du PIB à un État membre de la zone euro dans les cas où il n’a pas pris la mesure correctrice demandée ou a soumis un plan de mesures correctrices insuffisant. Le règlement (UE) n° 1177/2011 a mis à jour le règlement (CE) n° 1467/97 visant à accélérer et à clarifier la mise en œuvre de la procédure concernant les déficits excessifs. Ce règlement mis à jour prévoit également la possibilité d’imputer des amendes à des États membres de la zone euro (égales à 0,2 % du PIB plus une composante variable). Ces amendes transitent désormais par le budget de l’UE et sont ensuite transférées au FESF. Autrement dit, ces montants apparaîtront à la fois comme un produit et une charge dans le budget et n’auront dès lors aucune incidence sur le résultat global du budget. Ils n’auront pas d’incidence non plus sur le résultat économique tel qu’il est présenté dans les états financiers de l’UE.

Le Mécanisme européen de stabilité (MES) est une organisation intergouvernementale de droit public international en dehors du cadre du traité de l’UE. Le traité MES a été signé par les États membres de la zone euro, alors au nombre de 17, et est entré en vigueur en octobre 2012. Le MES exerce les tâches accomplies par le MESF et le FESF, devenant ainsi le seul mécanisme permanent à répondre aux nouvelles demandes d’aide financière des États membres de la zone euro. En conséquence, le FESF et le MESF ne s’engagent plus dans de nouveaux programmes de financement ou ne passent plus de convention de prêt. Il convient également de noter que le budget de l’UE ne garantira pas les emprunts du MES. Étant donné que ce mécanisme a sa propre personnalité juridique et est directement financé par les États membres de la zone euro, il n’est pas un organe de l’UE et n’a aucun impact sur les comptes de l’UE ni sur le budget de l’UE, hormis les recettes des sanctions possibles décrites ci-dessus.

Les amendes perçues transiteront par le budget de l’UE et seront transférées au MES lorsque le FESF ne sera plus opérationnel. Par ailleurs, le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance prévoit le paiement de sanctions pour chacune des «parties contractantes» si cet État membre n’a pas pris les mesures nécessaires pour remédier à une violation du critère en matière de déficit. Les sanctions infligées (qui ne peuvent excéder 0,1 % du PIB) seront payables au MES si elles sont appliquées à des États membres de la zone euro (donc sans incidence sur le résultat budgétaire de l’UE, tout comme pour le FESF ci-dessus) ou au budget de l’UE pour les États membres en dehors de la zone euro. Dans ce dernier cas, le montant de la sanction sera porté en recettes dans le budget de l’UE et apparaîtra comme tel dans ses comptes.

15.Contexte économique et financier de l’exécution du budget de l’UE

Environnement macroéconomique

Dans le contexte de la crise de la dette souveraine, la croissance économique des États membres de l’UE a ralenti entre 2012 et 2013, avant de reprendre entre 2013 et 2014. Cette situation économique générale des États membres se reflète dans les ressources propres de l’UE, avec une légère hausse des ressources propres traditionnelles et des recettes TVA. Étant donné que les ressources RNB sont une composante résiduelle directement liée au niveau total des crédits de paiement adopté par l’autorité budgétaire (et que ces crédits ont été réduits par les États membres dans le CFP 2014-2020), le montant de ces recettes a baissé en 2014.

Le renforcement du pacte de stabilité et de croissance dans l’UE ouvre la voie à des finances publiques soutenables pour les États membres concernés. Le pacte budgétaire vise à consolider les finances publiques des États membres et devrait leur permettre d’accroître leur PIB dans les années à venir.

La politique de la Banque centrale européenne (BCE), qui consiste à maintenir les taux d’intérêts à un faible niveau, favorise la stabilisation de l’économie dans la zone euro. Dans le cadre de son mandat, la BCE contribue à renforcer la croissance dans la zone euro.



Produit intérieur brut de l’UE-28 aux prix du marché

Ressources RNB

Demandes de paiement non exécutées

En raison de l’environnement macroéconomique qui prévaut dans l’UE, la pression sur les budgets nationaux des États membres se traduit par une pression sur les crédits de paiement du budget de l’UE. Cette évolution a un effet immédiat sur les demandes de paiement reçues des États membres et autres bénéficiaires. Le montant total des demandes de paiement non exécutées en fin d’exercice est passé de 24,3 milliards d’euros en 2013 à 25,8 milliards d’euros en 2014. Bien qu’il y ait toujours des demandes en souffrance parce que les montants sont soumis en fin d’exercice, les montants exceptionnels observés ces dernières années sont dus à un manque de crédits de paiement.

Les demandes de paiement non exécutées doivent être financées sur les budgets futurs. C’est dans cette optique qu’en mai 2015, le Conseil et la Commission ont convenu d’un plan de paiement pour remettre durablement le budget de l’UE sur les rails. Pour l’UE, il est vital de tenir compte des besoins en crédits de paiement budgétaires à long terme, étant donné que ce sont ces crédits qui font l’objet d’une décision de l’autorité budgétaire et que, sans ceux-ci, aucun paiement et aucun transfert de liquidités ne peuvent être effectués. Une fois adoptés, les crédits sont automatiquement transformés en liquidités disponibles, en recourant au processus mensuel de collecte des ressources propres.

Au sein de la Commission, des prévisions de trésorerie à court terme sont établies chaque semaine (parfois quotidiennement) afin de garantir que les obligations de paiement immédiates de l’UE puissent être respectées, dans les limites des crédits de paiement disponibles dans le budget. Ces prévisions à court terme servent de base pour évaluer le montant des ressources propres à appeler mensuellement auprès des États membres. Lors du premier jour ouvrable de chaque mois, les États membres doivent créditer les comptes de ressources propres de la Commission d’un douzième du montant total des ressources TVA et RNB inscrites au budget de l'UE. Selon la situation de trésorerie de la Commission, les États membres peuvent être invités au premier trimestre à avancer, d’un ou deux mois, les ressources TVA et RNB. Ces avances devront être déduites des appels de fonds ultérieurs, suivant l’estimation des besoins de trésorerie.

S’agissant du moyen et du long terme, la Commission surveille de près les besoins de paiement de l’UE dans le cadre de ses activités régulières. Cette démarche est notamment nécessaire pour préparer les propositions de la Commission relatives au CFP, dans le cadre de l’établissement du budget annuel et lors de la préparation des budgets rectificatifs. Au cours de la phase de négociation du CFP, les modèles utilisés et les hypothèses sous-jacentes font l’objet d’une surveillance régulière et sont mis à jour si nécessaire. Les résultats de la simulation du modèle sont pris en considération dans les négociations budgétaires visant à établir le plafond de paiement du CFP.

Évolution des crédits d’engagement et de paiement, du RAL et du retard des demandes de paiement non exécutées en millions d’euros

NOTE ACCOMPAGNANT LES COMPTES CONSOLIDÉS

Les comptes consolidés de l’Union européenne relatifs à l’exercice 2014 ont été élaborés sur la base des informations fournies par les autres institutions et organismes conformément à l’article 148, paragraphe 2, du règlement financier applicable au budget général de l’Union européenne. Je déclare par la présente que lesdits comptes ont été établis conformément au titre IX dudit règlement financier ainsi qu’aux principes, règles et méthodes comptables exposés dans les notes aux états financiers.

J’ai obtenu des comptables des institutions et organismes précités, qui en certifient la fiabilité, toutes les informations nécessaires à la production des comptes décrivant l’actif et le passif de l’Union européenne, ainsi que l’exécution du budget.

Je certifie par la présente que, sur la base de ces informations et des vérifications que j’ai jugées nécessaires pour être en mesure de signer les comptes de la Commission européenne, j’ai obtenu l’assurance raisonnable que les comptes présentent une image fidèle, dans tous les aspects significatifs, de la situation financière, des résultats des opérations et des flux de trésorerie de l’Union européenne.

(signé)

Manfred Kraff

Comptable de la Commission

Le 17 juillet 2015

UNION EUROPÉENNE

EXERCICE 2014

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS ET NOTES ANNEXES

Des écarts peuvent sembler exister entre certaines données financières des tableaux ci-dessous lorsqu’elles sont additionnées car les chiffres sont arrondis au million d’euros.

SOMMAIRE

BILAN

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS

1. PRINCIPES COMPTABLES ESSENTIELS

2. NOTES ANNEXES AU BILAN

3. NOTES ANNEXES AU COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

4. NOTES ANNEXES AU TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

5. ACTIFS ET PASSIFS ÉVENTUELS ET AUTRES INFORMATIONS IMPORTANTES

6. PROTECTION DU BUDGET DE L’UE

7. GESTION DES RISQUES FINANCIERS

8. INFORMATIONS RELATIVES AUX PARTIES LIÉES

9. ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA DATE DE CLÔTURE

10. PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION

BILAN

millions d’euros

Remarque

31.12.2014

31.12.2013

ACTIFS NON COURANTS

Immobilisations incorporelles

2.1

282

237

Immobilisations corporelles

2.2

7 937

6 104

Investissements comptabilisés selon la mise en équivalence

2.3

409

349

Actifs financiers

2.4

56 438

59 844

Préfinancements

2.5

18 358

38 072

Créances à recevoir avec contrepartie directe et à recouvrer sans contrepartie directe

2.6

1 198

498

84 623

105 104

ACTIFS COURANTS

Actifs financiers

2.4

11 811

5 571

Préfinancements

2.5

34 237

21 367

Créances à recevoir avec contrepartie directe et à recouvrer sans contrepartie directe

2.6

14 380

13 182

Stocks

2.7

128

128

Liquidités et équivalents

2.8

17 545

9 510

78 101

49 758

TOTAL DE L’ACTIF

162 724

154 862

PASSIFS NON COURANTS

Retraites et autres avantages du personnel

2.9

(58 616)

(46 818)

Provisions

2.10

(1 537)

(1 323)

Dettes financières

2.11

(51 851)

(56 369)

(112 005)

(104 510)

PASSIFS COURANTS

Provisions

2.10

(745)

(545)

Dettes financières

2.11

(8 828)

(3 163)

Dettes

2.12

(43 180)

(36 213)

Charges à payer et produits à reporter

2.13

(55 973)

(56 282)

(108 726)

(96 204)

TOTAL DU PASSIF

(220 730)

(200 714)

ACTIF NET

(58 006)

(45 852)

Réserves

2.14

4 435

4 073

Montants à réclamer aux États membres*

2.15

(62 441)

(49 925)

ACTIF NET

(58 006)

(45 852)

*Le Parlement européen a adopté, le 17 décembre 2014, un budget prévoyant que le paiement des dettes à court terme de l’Union doit être assuré sur des ressources propres à collecter par les États membres ou à appeler auprès de ceux-ci en 2015. En vertu de l’article 83 du statut [règlement (CEE, Euratom, CECA) n° 259/68 du Conseil du 29 février 1968 tel que modifié], les États membres garantissent collectivement le paiement des prestations de pension.

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

millions d’euros

Remarque

2014

2013 (reclassé)*

PRODUITS

Produits des opérations sans contrepartie directe

Ressources RNB

3.1

104 688

110 194

Ressources propres traditionnelles

3.2

17 137

15 467

Ressources TVA

3.3

17 462

14 019

Amendes

3.4

2 297

2 757

Récupération de dépenses

3.5

3 418

1 777

Autres

3.6

5 623

4 045

Total

150 625

148 259

Produits des opérations avec contrepartie directe

Produit financier

3.7

2 298

1 991

Autres

3.8

1 066

1 443

Total

3 364

3 434

153 989

151 693

DÉPENSES**

Exécutées par les États-membres

3.9

Fonds européen agricole de garantie

(44 465)

(45 067)

Fonds européen agricole pour le développement rural et autres instruments de développement rural

(14 046)

(13 585)

Fonds européen de développement régional et Fonds de cohésion

(43 345)

(47 767)

Fonds social européen

(12 651)

(12 126)

Autres

(2 307)

(1 525)

Exécutées par la Commission et les agences exécutives

3.10

(15 311)

(12 519)

Exécutées par d’autres agences et organes de l’UE

3.11

(1 025)

(656)

Exécutées par des pays tiers et des organisations internationales

3.11

(2 770)

(2 465)

Exécutées par d’autres entités

3.11

(1 799)

(1 694)

Coûts du personnel et des pensions

3.12

(9 662)

(9 058)

Modifications des hypothèses actuarielles relatives aux avantages du personnel

3.13

(9 170)

(2 033)

Charges financières

3.14

(2 926)

(2 383)

Part du déficit net des entités associées et coentreprises

3.15

(640)

(608)

Autres dépenses

3.16

(5 152)

(4 572)

(165 269)

(156 058)

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE

(11 280)

(4 365)

* De plus amples informations figurent à la note 3.18.

**

Exécutées par les États membres: Gestion partagée

Exécutées par la Commission et les agences exécutives: gestion directe

Exécutées par d’autres agences et organes de l’UE, des pays tiers, des organisations internationales et d’autres entités: gestion indirecte

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

millions d’euros

Remarque

2014

2013

Résultat économique de l’exercice

(11 280)

(4 365)

Activités d’exploitation

4.2

Amortissements

61

48

Dépréciations

408

401

(Augmentation)/diminution des prêts

(1 298)

20

(Augmentation)/diminution des préfinancements

6 844

(1 695)

(Augmentation)/diminution des créances à recevoir avec contrepartie directe et à recouvrer sans contrepartie directe

(1 898)

923

(Augmentation)/diminution des stocks

–

10

Augmentation/(diminution) du passif lié aux retraites et avantages du personnel

11 798

4 315

Augmentation/(diminution) des provisions

414

(196)

Augmentation/(diminution) des dettes financières

1 146

(330)

Augmentation/(diminution) des comptes créditeurs

6 967

14 655

Augmentation/(diminution) des charges à payer et produits à reporter

(309)

(12 154)

Excédent budgétaire de l’exercice précédent comptabilisé comme produit hors trésorerie

(1 005)

(1 023)

Autres mouvements hors trésorerie

130

(50)

Activités d’investissement

4.3

(Augmentation)/diminution des immobilisations incorporelles et corporelles

(2 347)

(624)

(Augmentation)/diminution des investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence

(60)

43

(Augmentation)/diminution des actifs financiers disponibles à la vente

(1 536)

(1 142)

FLUX DE TRÉSORERIE NETS

8 035

(1 164)

Augmentation/(diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie

8 035

(1 164)

Valeurs disponibles en début d’exercice

2.8

9 510

10 674

Valeurs disponibles en fin d’exercice

2.8

17 545

9 510

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

millions d’euros

Réserves (A)

Montants à réclamer aux États membres (B)

Actif net = (A) + (B)

Réserve de juste valeur

Autres réserves

Excédent/(déficit) cumulé

Résultat économique de l’exercice

SOLDE AU 31 DÉCEMBRE 2012

150

3 911

(39 148)

(5 329)

(40 416)

Variations de la réserve du Fonds de garantie

–

46

(46)

–

–

Variations de la juste valeur

(51)

–

-

–

(51)

Autres

-

12

(9)

–

3

Affectation du résultat économique 2012

–

5

(5 334)

5 329

–

Résultat budgétaire 2012 crédité aux États membres

–

–

(1 023)

–

(1 023)

Résultat économique de l’exercice

–

–

–

(4 365)

(4 365)

SOLDE AU 31 DÉCEMBRE 2013

99

3 974

(45 560)

(4 365)

(45 852)

Variations de la réserve du Fonds de garantie

–

247

(247)

–

–

Variations de la juste valeur

139

–

–

–

139

Autres

–

(24)

16

–

(8)

Affectation du résultat économique 2013

–

(0)

(4 365)

4 365

–

Résultat budgétaire 2013 crédité aux États membres

–

–

(1 005)

–

(1 005)

Résultat économique de l’exercice

–

–

–

(11 280)

(11 280)

SOLDE AU 31 DÉCEMBRE 2014

238

4 197

(51 161)

(11 280)

(58 006)

ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS

1.PRINCIPES COMPTABLES ESSENTIELS

1.1.BASE LÉGALE ET RÈGLES COMPTABLES

La comptabilité de l’Union européenne est tenue conformément aux dispositions du règlement (UE, Euratom) n° 966/2012 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union et abrogeant le règlement (CE, Euratom) n° 1605/2002 du Conseil (JO L 298 du 26.10.2012, p. 1), ci-après le «règlement financier», et du règlement délégué (UE) n° 1268/2012 de la Commission du 29 octobre 2012 (JO L 362 du 31.12.2012, p. 1) relatif aux règles d’application dudit règlement financier.

En vertu de l’article 143 du règlement financier, l’Union européenne prépare ses états financiers selon les règles de comptabilité d’exercice inspirées des normes comptables internationalement admises pour le secteur public (IPSAS). Ces normes comptables, adoptées par le comptable de la Commission, doivent être appliquées par l’ensemble des institutions et organes de l’UE rentrant dans le périmètre de consolidation afin de disposer d’un jeu uniforme de règles de comptabilisation, de valorisation et de présentation des comptes propre à assurer l’harmonisation du processus d’établissement des états financiers et de consolidation. Ces comptabilités sont tenues par année civile en euros.

1.2.PRINCIPES COMPTABLES

Les états financiers ont pour objectif de fournir des informations sur la situation financière, le résultat et les flux de trésorerie d’une entité utiles à tout un éventail d’utilisateurs. Pour l’UE en tant que secteur public, les objectifs sont plus spécifiquement de procurer des informations servant à la prise de décisions et de permettre à l’entité de rendre des comptes quant à l’utilisation des ressources placées sous sa responsabilité. C’est dans ce cadre qu’est établi le présent document.

Les considérations générales (principes comptables) à suivre lors de la préparation des états financiers sont exposées dans la règle comptable 2 de l’UE et sont les mêmes que celles décrites dans IPSAS 1, à savoir: présentation fidèle, comptabilité d’exercice, continuité des activités, cohérence de la présentation, agrégation des données, compensation et comparabilité des informations. Les caractéristiques qualitatives du rapport financier selon l’article 144 du règlement financier sont la pertinence, la fiabilité, la clarté et la comparabilité.

Pour préparer les états financiers conformément aux règles et principes susmentionnés, l’encadrement doit formuler des estimations qui affectent les montants de certains postes portés au bilan et au compte de résultat économique, ainsi que les informations relatives aux instruments financiers et aux actifs et passifs éventuels.

1.3.CONSOLIDATION

PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION

Les états financiers consolidés de l’UE englobent l’ensemble des grandes entités contrôlées (à savoir les institutions de l’UE, dont la Commission, et les agences de l’UE), entités associées et coentreprises, soit 52 entités contrôlées, 7 coentreprises et 1 entité associée. La liste exhaustive des entités consolidées figure dans la note 10 des comptes de l’UE. Par rapport à 2013, le périmètre de consolidation reste inchangé, mais une entité associée a désormais été reclassée comme coentreprise et, par suite de la fusion de deux autres entités associées, la nouvelle entité a été classée comme coentreprise.

ENTITÉS CONTRÔLÉES

La décision d’intégrer une entité dans le périmètre de consolidation est fondée sur le concept du contrôle. Les entités contrôlées sont toutes des entités dont l’UE peut, directement ou indirectement, diriger les politiques financières et opérationnelles en vue de tirer des avantages de leurs activités. Ce pouvoir doit être actuellement exerçable. Les entités contrôlées sont pleinement consolidées. La consolidation débute à la date du premier contrôle et s’achève au terme desdits contrôles.

Les indicateurs de contrôle les plus communs au sein de l’UE sont: la création de l’entité par des traités constitutifs ou actes de droit dérivé, le financement de l’entité par le budget général, l’existence de droits de vote au sein des organes directeurs, la vérification des comptes par la Cour et la décharge par le Parlement européen. l est évident qu’il est nécessaire d’effectuer une évaluation individuelle au niveau de chaque entité afin de décider si un ou tous les critères susmentionnés suffisent à enclencher le contrôle.

Selon cette approche, les institutions (excepté la Banque centrale européenne — BCE) et agences de l’UE (hormis les agences de l’ancien deuxième pilier) sont considérées comme étant sous le contrôle exclusif de l’UE et sont donc également incluses dans le périmètre de consolidation. Par ailleurs, la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) en liquidation est également considérée comme une entité contrôlée.

Tous les soldes et transactions réciproques entre entités contrôlées de l’UE sont éliminés, tandis que les gains et pertes non réalisés liés à de telles transactions, étant non significatifs, n’ont pas été éliminés.

ENTREPRISES COMMUNES

Une coentreprise est un accord contractuel en vertu duquel l’UE et une ou plusieurs parties (les «coentrepreneurs») conviennent d’exercer une activité économique sous contrôle conjoint. Le contrôle conjoint est le partage, en vertu d’un accord contractuel, du contrôle direct ou indirect d’une activité représentant un potentiel de service. Les participations dans les coentreprises sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence et sont initialement comptabilisées à leur coût (voir 1.5.4 ci-dessous).

ENTITÉS ASSOCIÉES

Les entités associées sont des entités sur lesquelles l’UE détient directement ou indirectement une influence notable, sans pouvoir de contrôle. On parle d’influence notable lorsque l’UE détient, directement ou indirectement, au moins 20 % des droits de vote. Les participations dans ces entités sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence (voir 1.5.4 ci-dessous).

ENTITÉS NON CONSOLIDÉES DONT LES FONDS SONT GÉRÉS PAR LA COMMISSION

Les fonds du régime d’assurance-maladie du personnel de l’UE, le Fonds européen de développement et le Fonds de garantie des participants sont gérés pour leur compte par la Commission. Cependant, ces entités n’étant pas contrôlées par l’UE, elles ne sont pas consolidées dans ses états financiers.

1.4.BASE DE PRÉPARATION

2.Monnaies et base de conversion

Monnaie fonctionnelle et de présentation

Les états financiers sont présentés en millions d’euros, l’euro étant la monnaie fonctionnelle et de présentation de l’UE.

Transactions et soldes

Les transactions en devises étrangères sont converties en euros sur la base des taux de change applicables à la date à laquelle elles sont réalisées. Les gains et pertes de change liés au règlement de transactions en devises étrangères et à la conversion, aux taux de change de fin d’exercice, des actifs et passifs monétaires libellés en devises étrangères sont portés au compte de résultat économique.

Des méthodes de conversion différentes s’appliquent aux immobilisations corporelles et incorporelles, qui conservent leur valeur en euros au cours en vigueur à la date de leur acquisition.

Les soldes de fin d’exercice des actifs et passifs monétaires libellés en devises étrangères sont convertis en euros sur la base des taux de change en vigueur au 31 décembre:



Taux de change de l’euro:

Devise

31.12.2014

31.12.2013

Devise

31.12.2014

31.12.2013

BGN

1,9558

1,9558

LTL

3,4528

3,4528

CZK

27,7350

27,4270

PLN

4,2732

4,1543

DKK

7,4453

7,4593

RON

4,4828

4,4710

GBP

0,7789

0,8337

SEK

9,3930

8,8591

HRK

7,6580

7,6265

CHF

1,2024

1,2276

HUF

315,5400

297,0400

JPY

145,2300

144,7200

LVL

-

0,7028

USD

1,2141

1,3791

Les variations de la juste valeur des instruments financiers libellés en devises étrangères et classés comme étant disponibles à la vente qui sont liées à un écart de conversion sont portées au compte de résultat économique. Les écarts de conversion sur les actifs et passifs financiers non monétaires détenus à leur juste valeur au moyen du compte de résultat sont portés au compte de résultat économique. Les écarts de conversion relatifs à des instruments financiers non monétaires classés comme étant disponibles à la vente sont comptabilisés dans la réserve de juste valeur.

3.Utilisation d’estimations

Conformément aux IPSAS et aux principes comptables généralement reconnus, les états financiers incluent nécessairement des montants basés sur des estimations et des hypothèses formulées par la direction sur la base des informations les plus fiables dont elle dispose. Les principales estimations portent notamment sur le passif au titre des avantages du personnel, les provisions, les risques financiers liés aux stocks et créances, les charges à payer et produits à recevoir, les actifs et passifs éventuels, le degré de dépréciation des immobilisations corporelles et incorporelles et les montants fournis dans les annexes relatives aux instruments financiers. Les résultats réels peuvent s’écarter de ces estimations. Les changements d’estimations sont pris en compte sur l’exercice au cours duquel ils sont connus.

3.1.BILAN

4.Immobilisations incorporelles

Les licences sur logiciels informatiques sont inscrites à l’actif du bilan sur la base de leur coût historique, diminué des amortissements et pertes de valeurs cumulés. Ces actifs sont amortis linéairement sur leur durée de vie utile estimée. Celle-ci dépend de leur durée de vie économique spécifique ou de leur durée de vie légale déterminée par un accord. Les immobilisations incorporelles développées au niveau interne sont capitalisées lorsque les critères pertinents des règles comptables de l’UE sont remplis et ne concernent que la phase de développement de l’actif. Les coûts capitalisables comprennent tous les coûts directement imputables qui sont nécessaires pour créer, produire et préparer l’immobilisation afin qu’elle puisse être exploitée de la manière prévue par la direction. Les coûts associés aux activités de recherche, les coûts de développement non capitalisables et les coûts d’entretien sont passés en charges à mesure qu’ils sont encourus.

5.Immobilisations corporelles

Toutes les immobilisations corporelles sont comptabilisées au coût historique diminué des amortissements et des pertes de valeur. Le coût historique comprend toute dépense directement imputable à l’acquisition, l’exécution ou la cession d’une immobilisation.

Les coûts ultérieurs sont inclus dans la valeur comptable de l’actif ou comptabilisés comme un actif distinct le cas échéant, uniquement s’il est probable que les avantages économiques ou le potentiel de service futur(s) associé(s) à cet actif iront à l’UE et si le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable. Les coûts de réparation et d’entretien sont portés au compte de résultat économique de l’exercice au cours duquel ils sont encourus.

Les terrains et les œuvres d’art ne sont pas amortis, leur durée d’utilité étant considérée comme indéfinie. Les immobilisations en cours ne sont pas amorties, puisqu’elles ne sont pas encore disponibles pour utilisation. L’amortissement des autres actifs est calculé selon la méthode linéaire, de manière à imputer leur coût diminué de leur valeur résiduelle sur leur durée de vie utile estimée, comme suit:

Catégorie d’actif

Taux d’amortissement linéaire

Bâtiments

4 % à 10 %

Installations et outillages

10 % à 25 %

Mobilier et véhicules

10 % à 25 %

Mobilier

10 % à 33 %

Matériel informatique

25 % à 33 %

Autres

10 % à 33 %

Les plus-values et moins-values de cession sont déterminées en comparant le produit de la cession diminué des frais de cession à la valeur comptable du bien et sont incluses dans le compte de résultat économique.

Contrats de location

Les contrats de location d’immobilisations corporelles dans le cadre desquels la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété incombe à l’UE sont classés comme contrats de location-financement. Les contrats de location-financement sont inscrits à l’actif du bilan au commencement de la location, à la plus faible des deux valeurs suivantes: la juste valeur de l’actif loué ou la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location. Chaque paiement au titre de la location est ventilé entre les charges financières et l’amortissement du solde de la dette de sorte à obtenir un taux constant sur le solde restant dû. Les obligations locatives, nettes de charges financières, sont comptabilisées en «charges financières» (courantes et non courantes). La partie d’intérêts de la charge financière est portée au compte de résultat économique sur la période de location de manière à obtenir un taux d’intérêt périodique constant sur le solde restant dû au passif au titre de chaque période. Les actifs détenus dans le cadre de contrats de location-financement sont amortis sur la plus courte des deux durées suivantes: la durée du contrat de location ou la durée de vie utile.

Les contrats de location dans le cadre desquels une part importante des risques et avantages inhérents à la propriété incombe au bailleur sont considérés comme des contrats de location simple. Les paiements au titre de contrats de location simple sont comptabilisés en charges dans le compte de résultat économique et répartis linéairement sur toute la durée du contrat de location.

6.Dépréciation d’actifs non financiers

Les actifs qui ont une durée d’utilité indéfinie ne font pas l’objet d’un amortissement/une dépréciation et subissent chaque année un test de dépréciation. Les actifs faisant l’objet d’un amortissement/une dépréciation sont soumis à un test de dépréciation chaque fois qu’un événement ou un changement de circonstances donne à penser que la valeur comptable pourrait ne pas être recouvrable. Une perte de valeur est comptabilisée à raison de l’excédent de la valeur comptable d’un actif sur sa valeur (de service) recouvrable. La valeur (de service) recouvrable est la plus élevée de la juste valeur de l’actif, diminuée des frais de vente, et de sa valeur d’utilité.

Les valeurs résiduelles des immobilisations corporelles et leur durée de vie utile sont examinées et ajustées au besoin au minimum une fois par an. Si la valeur (de service) recouvrable estimée d’un actif est inférieure à sa valeur comptable, la valeur comptable de l’actif doit être ramenée immédiatement à sa valeur (de service) recouvrable. Si les raisons justifiant les pertes de valeur comptabilisées lors des précédents exercices ne s’appliquent plus, ces pertes de valeur sont alors reprises en conséquence.

7.Investissements comptabilisés selon la mise en équivalence

Participations dans des entités associées et coentreprises

Les participations dans des entités associées et coentreprises sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence et sont initialement comptabilisées à leur coût. La quote-part de l’UE dans les résultats des entités associées et coentreprises est comptabilisée dans le compte de résultat économique; sa quote-part dans les variations des réserves est comptabilisée en réserves. Le coût initial augmenté de tous les mouvements (contributions supplémentaires, part de résultats économiques et variations de la réserve, pertes de valeur et dividendes) donne la valeur comptable de l’entité associée ou de l’entreprise commune dans les états financiers de l’UE à la date de clôture du bilan. Les distributions reçues d’une entité associée ou coentreprise réduisent la valeur comptable de l’actif.

Si la quote-part de l’UE dans les déficits d’une coentreprise est égale ou supérieure à sa participation dans celle-ci, l’Union cesse de comptabiliser sa quote-part dans les pertes ultérieures («pertes non comptabilisées»). La part non comptabilisée des pertes est le résultat d’un exercice comptable qui est requis lorsque l’on utilise la méthode de la mise en équivalence. Ces pertes non reconnues ne sont pas des pertes pour l’UE et s’expliquent par le fait que la comptabilisation des dépenses s’effectue normalement avant l’augmentation des capitaux pour la contribution en espèces d’entrepreneurs autres que l’UE.

Les bénéfices et pertes non réalisés liés aux transactions entre l’UE et ses entités associées ou coentreprises, étant non significatifs, n’ont pas été éliminés. Les méthodes comptables des entités associées ou coentreprises peuvent différer de celles adoptées par l’UE pour des transactions et événements similaires dans des circonstances identiques.

S’il y a des indices de dépréciation, les valeurs sont, le cas échéant, réduites à la valeur recouvrable inférieure. La valeur recouvrable est définie conformément à la description fournie au point 1.5.3. Si la raison expliquant les pertes de valeur cesse de s’appliquer à une date ultérieure, la perte de valeur est reprise sur la valeur comptable qui aurait été déterminée si aucune perte de valeur n’avait été comptabilisée.

Lorsque l’UE détient 20 % ou plus d’un fonds de capital-risque, elle ne cherche pas à exercer une influence notable. Ces fonds sont donc considérés comme des instruments financiers et classés comme étant disponibles à la vente.

8.Actifs financiers

Classement

L’UE classe ses actifs financiers dans les catégories suivantes: les actifs financiers évalués à la juste valeur au moyen du compte de résultat, les prêts et créances, les placements détenus jusqu’à leur échéance et les actifs financiers disponibles à la vente. Ce classement est déterminé lors de la comptabilisation initiale et réexaminé à chaque clôture du bilan.

(I)Actifs financiers à la juste valeur au moyen du compte de résultat

Un actif financier est classé dans cette catégorie s’il a été acquis principalement en vue d’être revendu à court terme ou s’il a été désigné par l’UE comme devant appartenir à cette catégorie. Les actifs dérivés sont également repris dans cette catégorie. Ces actifs sont inscrits au bilan sous la rubrique «actifs courants» s’ils sont destinés à être cédés dans les douze mois qui suivent la date de clôture. Au cours de l’exercice considéré, l’UE n’a détenu aucun actif financier relevant de cette catégorie.

(II)Prêts et créances

Les prêts et créances sont des actifs financiers non dérivés assortis de paiements fixes ou déterminables qui ne sont pas cotés sur un marché actif. Ils sont générés lorsque l’UE fournit directement des biens et des services ou accorde directement un prêt à un débiteur sans intention d’utiliser la créance à des fins de transactions. Ils sont inscrits au bilan sous la rubrique «actifs non courants», sauf lorsque l’échéance se situe dans les douze mois suivant la date de clôture, et ce même si la date d’échéance de l’ensemble des prêts intervient plus de 12 mois après la date de clôture.

(III)Placements détenus jusqu’à leur échéance

Les placements détenus jusqu’à leur échéance sont des actifs financiers non dérivés, assortis de paiements fixes ou déterminables et d’échéances fixes, que l’UE a l’intention manifeste et la capacité de conserver jusqu’à l’échéance. Au cours de l’exercice considéré, l’UE n’a détenu aucun placement relevant de cette catégorie.

(IV)Actifs financiers disponibles à la vente

Les actifs financiers disponibles à la vente sont des instruments non dérivés qui sont désignés comme devant appartenir à cette catégorie ou ne sont classés dans aucune autre catégorie. Ils sont classés comme actifs courants ou non courants selon l’échéance à laquelle l’UE s’attend à les céder, qui correspond généralement à l’échéance résiduelle à la date de clôture. Les investissements dans des entités non consolidées et les autres participations non comptabilisées (opérations de capital-risque, par exemple) au moyen de la méthode de la mise en équivalence sont également classés comme actifs financiers disponibles à la vente.

Comptabilisation et évaluation initiales

Les achats et ventes d’actifs financiers à la juste valeur au moyen du compte de résultat, détenus jusqu’à leur échéance ou disponibles à la vente sont comptabilisés à la date de transaction — la date à laquelle l’UE s’engage à acheter ou vendre l’actif. Les prêts sont comptabilisés lorsque l’argent est avancé aux emprunteurs. Les instruments financiers sont initialement comptabilisés à la juste valeur. Pour tous les actifs financiers non comptabilisés à la juste valeur au moyen du compte de résultat, des frais sont ajoutés à la juste valeur à la date de leur comptabilisation initiale. Les actifs financiers comptabilisés à la juste valeur au moyen du compte de résultat sont initialement comptabilisés à la juste valeur et les frais de transaction sont portés au compte de résultat économique.

La juste valeur d’un actif financier lors de sa comptabilisation initiale correspond normalement au prix de la transaction (autrement dit, la juste valeur de la contrepartie reçue). Cependant, en cas d’octroi d’un prêt à long terme à taux zéro ou à un taux inférieur aux conditions du marché, sa juste valeur peut être estimée comme étant la valeur actualisée de l’ensemble des entrées de trésorerie futures, calculée sur la base du taux d’intérêt en vigueur sur le marché pour un instrument similaire assorti d’une notation similaire.

Les prêts sont évalués à leur valeur nominale, considérée comme étant la juste valeur du prêt. Le raisonnement qui sous-tend cette approche est le suivant:

-l’environnement dit «de marché» des activités de prêt de l’UE est très spécifique et différent du marché de capitaux utilisé pour émettre des obligations d’entreprises ou d’État. Comme les prêteurs opérant sur ces marchés ont le choix entre plusieurs types d’investissements, la possibilité d’opportunité est prise en compte dans les prix de marché. Cependant, cette possibilité de recourir à d’autres investissements n’est pas prévue pour l’UE, qui n’est pas autorisée à placer de l’argent sur les marchés de capitaux; elle peut uniquement emprunter des fonds à des fins de prêts au même taux. Ceci signifie que l’UE ne dispose d’aucune autre option de prêt ou d’investissement pour les sommes empruntées. Il n’y a donc pas de coût d’opportunité et, de ce fait, aucune base de comparaison avec les taux du marché. En fait, l’opération de prêt de l’UE représente elle-même le marché. Essentiellement, comme l’«option» du coût d’opportunité n’entre pas en ligne de compte, le prix du marché ne reflète pas fidèlement la substance des opérations de prêt de l’UE. Par conséquent, il n’est pas approprié de déterminer la juste valeur des activités de prêt de l’UE au regard des obligations d’entreprises ou d’État,

-du reste, en l’absence de comparaison possible avec un marché actif ou des opérations similaires, le taux d’intérêt devant être utilisé par l’UE aux fins d’une évaluation équitable de ses opérations de prêt au titre du mécanisme européen de stabilisation financière (MESF), de la balance des paiements (BDP) et d’autres prêts de ce type devrait être le taux d’intérêt facturé,

-à cela s’ajoute que, pour ces prêts, on observe des effets compensatoires entre les prêts et les emprunts en raison de leur caractère réciproque. Ainsi, le taux d’intérêt effectif d’un prêt équivaut au taux d’intérêt effectif des emprunts correspondants. Les coûts de transaction supportés par l’UE et refacturés au bénéficiaire du prêt sont directement portés au compte de résultat économique.

Les instruments financiers sont décomptabilisés lorsque les droits sur les flux de trésorerie qui découlent des investissements ont expiré ou ont été transférés et lorsque l’UE a transféré en substance tous les risques et avantages inhérents à la propriété.

Évaluation ultérieure

(I)Les actifs financiers à la juste valeur au moyen du compte de résultat sont, par la suite, comptabilisés à leur juste valeur. Les gains et pertes résultant de variations de la juste valeur de la catégorie «instruments financiers à la juste valeur au moyen du compte de résultat» sont portés au compte de résultat économique de l’exercice au cours duquel ils se produisent.

(II)Les prêts et créances ainsi que les placements détenus jusqu’à leur échéance sont comptabilisés au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Dans le cas des prêts octroyés sur des fonds empruntés, le même taux d’intérêt effectif s’applique aux prêts et aux emprunts compte tenu du fait que ces prêts disposent de caractéristiques propres aux «opérations face à face» et que les différences ne sont pas significatives entre le prêt et les conditions et montants de l’emprunt. Les coûts de transaction supportés par l’UE et refacturés au bénéficiaire du prêt sont directement portés au compte de résultat économique.

(III)Placements détenus jusqu’à leur échéance: l’UE n’a pas actuellement de placements détenus jusqu’à leur échéance.

(IV)Les actifs financiers disponibles à la vente sont, par la suite, comptabilisés à leur juste valeur. Les gains et pertes découlant des variations de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente sont comptabilisés dans la réserve de juste valeur. Lorsque des actifs classés comme actifs financiers disponibles à la vente sont décomptabilisés ou dépréciés, les ajustements cumulés de la juste valeur précédemment comptabilisés dans la réserve de juste valeur sont portés au compte de résultat économique. Les intérêts sur les actifs financiers disponibles à la vente calculés selon la méthode du taux d’intérêt effectif sont portés au compte de résultat économique. Les dividendes sur les instruments de capitaux propres disponibles à la vente sont comptabilisés lorsque le droit de l’Union européenne de recevoir le paiement est établi.

La juste valeur des investissements cotés sur des marchés actifs est basée sur les cours acheteurs actuels. Lorsque le marché d’un actif financier n’est pas actif (ou lorsqu’une valeur mobilière n’est pas cotée), l’UE détermine une juste valeur au moyen de techniques d’évaluation. Ces techniques incluent l’utilisation de transactions récentes réalisées dans des conditions de concurrence normale, la référence à d’autres instruments identiques en substance, une analyse des flux de trésorerie actualisés, des modèles de valorisation des options et d’autres techniques de valorisation communément appliquées par les acteurs du marché.

Lorsque la juste valeur d’investissements en instruments de capitaux propres n’ayant pas de cours sur un marché actif ne peut être évaluée de façon fiable, ces investissements sont évalués au coût diminué des pertes de valeur.

Dépréciation d’actifs financiers

L’UE détermine à chaque date de clôture s’il existe un indice objectif montrant qu’un actif financier a perdu de la valeur. Un actif financier est déprécié et les pertes de valeur sont supportées si, et seulement si, il existe un indice objectif de dépréciation résultant d’un ou plusieurs événements qui se sont produits après la comptabilisation initiale de l’actif et cet (ces) événement(s) de perte a (ont) une incidence sur les flux de trésorerie futurs estimés de l’actif financier pouvant être estimé de façon fiable.

(a)Actifs comptabilisés au coût amorti

S’il existe une indication objective d’une perte de valeur sur des prêts et créances ou sur des placements détenus jusqu’à leur échéance comptabilisés au coût amorti, le montant de la perte est évalué comme étant la différence entre la valeur comptable de l’actif et la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs estimés (à l’exclusion des pertes de crédit futures non encourues) calculée sur la base du taux d’intérêt effectif initial de l’actif financier. La valeur comptable de cet actif est diminuée et le montant de la perte est comptabilisé dans le compte de résultat économique. Si un prêt ou un placement détenu jusqu’à son échéance est assorti d’un taux d’intérêt variable, le taux d’actualisation utilisé pour mesurer la perte de valeur équivaut au taux d’intérêt effectif actuel déterminé dans le cadre du contrat. Le calcul de la valeur actualisée des flux de trésorerie estimés futurs d’un actif financier garanti reflète les flux de trésorerie qui pourraient résulter d’une saisie après déduction des coûts d’obtention et de vente des instruments de garantie, que la saisie soit probable ou non. Si, au cours d’une période ultérieure, le montant de la perte de valeur diminue et si cette diminution peut être liée objectivement à un événement postérieur à la comptabilisation de la perte de valeur, la perte de valeur précédemment comptabilisée est reprise via le compte de résultat économique.

(b)Actifs comptabilisés à la juste valeur

Dans le cas des apports en fonds propres classés comme des actifs financiers disponibles à la vente, une baisse importante ou permanente (prolongée) de la juste valeur d’un placement dans un tel instrument en deçà de son coût constitue également une indication objective de dépréciation. Si une telle indication existe pour un actif financier disponible à la vente, la perte cumulée — mesurée comme étant la différence entre le coût d’acquisition et la juste valeur actuelle, déduction faite de toute perte de valeur précédemment portée au compte de résultat économique pour l’actif considéré — est soustraite des réserves et comptabilisée dans le compte de résultat économique. Les pertes de valeur sur instruments de capitaux propres portées au compte de résultat économique ne sont pas reprises via le compte de résultat économique. Si, au cours d’une période ultérieure, la juste valeur d’un instrument d’emprunt considéré comme un actif financier disponible à la vente augmente et si cette augmentation peut objectivement être reliée à un événement survenant après la constatation de la perte de valeur, cette perte de valeur est reprise via le compte de résultat économique.

Investissements dans des fonds de capital-risque

Les investissements dans des fonds de capital-risque sont classés comme actifs financiers disponibles à la vente et sont dès lors comptabilisés à leur juste valeur, les gains et pertes découlant des variations de la juste valeur (en ce compris les écarts de conversion) étant comptabilisés dans la réserve de juste valeur. Étant donné qu’ils n’ont pas de cours coté sur un marché actif, les investissements dans des fonds de capital-risque sont évalués ligne par ligne au plus faible du coût ou de la valeur d’inventaire nette imputable. Les plus-values non réalisées découlant de l’évaluation à la juste valeur sont comptabilisées via les réserves et les moins-values non réalisées sont soumises à un test de dépréciation visant à déterminer si elles doivent être comptabilisées comme des pertes de valeur dans le compte de résultat économique ou comme des variations de la réserve de juste valeur.

9.Stocks

Les stocks sont évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation. Le coût est déterminé selon la méthode PEPS (premier entré, premier sorti). Le coût des produits finis et des travaux en cours couvre les matières premières, la main-d’œuvre directe, les autres coûts directement imputables ainsi que les frais généraux de production connexes (sur la base d’une capacité d’exploitation normale). La valeur nette de réalisation correspond au prix de vente estimé dans le cours normal de l’activité, diminué des coûts estimés pour l’achèvement et la réalisation de la vente. Lorsque les stocks sont détenus en vue d’une distribution gratuite ou quasi gratuite, ils sont évalués au plus faible du coût et du coût de remplacement actuel. Le coût de remplacement actuel correspond au coût que l’UE devrait assumer pour acquérir l’actif à la date de publication des comptes.


10.Préfinancements

Un préfinancement est un paiement destiné à fournir une avance au bénéficiaire, par exemple un fonds de trésorerie. Il peut être fractionné en plusieurs versements sur une période définie dans la convention de préfinancement spécifique. Le fonds de trésorerie (ou l’avance) est remboursé ou utilisé aux fins pour lesquelles il a été fourni pendant la période définie dans la convention. Si le bénéficiaire n’encourt pas de dépenses éligibles, il est dans l’obligation de restituer le préfinancement à l’UE. Le montant du préfinancement peut être apuré (en tout ou en partie) à mesure de l’acceptation des coûts éligibles (qui sont comptabilisés en dépenses) et des remboursements éventuels.

En fin d’exercice, l’encours des préfinancements est évalué sur la base des montants initiaux versés, déduction faite des éléments suivants: montants remboursés, montants éligibles apurés, montants estimés éligibles non encore apurés en fin d’exercice et réductions de valeur.

Les montants définis dans le règlement financier comme des «instruments financiers en gestion partagée» sont classés, d’un point de vue comptable, comme préfinancements. Ces préfinancements sont évalués aux montants initiaux versés aux États membres, déduction faite d’une estimation des montants utilisés.

Les intérêts sur les préfinancements sont comptabilisés à la date à laquelle ils sont acquis conformément aux dispositions de la convention en question. En fin d’exercice, il est procédé à une estimation des intérêts à recevoir sur la base des informations les plus fiables, laquelle est portée au bilan.

11.Créances à recevoir avec contrepartie directe et à recouvrer sans contrepartie directe

Les règles comptables de l’Union européenne exigeant une présentation distincte des opérations avec et sans contrepartie directe, aux fins de l’établissement des comptes, les créances à recevoir sont définies comme provenant des opérations avec contrepartie directe et les créances à recouvrer comme provenant des opérations sans contrepartie directe, ne découlant pas d’un contrat (créances souveraines).

Les créances à recevoir d’opérations avec contrepartie directe répondent à la définition des instruments financiers et sont, à ce titre, classées comme prêts et créances et mesurées en conséquence (voir 1.5.5 ci-dessus). Les informations données dans les annexes relatives aux instruments financiers concernant les créances à recevoir d’opérations avec contrepartie directe comprennent les produits à recevoir et les charges reportées des opérations avec contrepartie directe car ils ne sont pas significatifs.

Les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe sont comptabilisées à la valeur initiale (après ajustement pour les intérêts et pénalités) diminuée des dépréciations pour perte de valeur. Une dépréciation pour perte de valeur sur créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe est constatée en présence d’éléments objectifs indiquant que l’UE ne sera pas en mesure de recouvrer tous les montants dus aux échéances initialement prévues des créances en question. Le montant de la dépréciation correspond à la différence entre la valeur comptable de la créance et le montant recouvrable. Le montant de la dépréciation est constaté dans le compte de résultat économique. Une dépréciation générale, reposant sur l’expérience passée, est également comptabilisée pour les ordres de recouvrement non exécutés qui ne font pas l’objet d’une dépréciation spécifique. Voir la note 1.5.14 ci-dessous en ce qui concerne le traitement des produits à recevoir en fin d’exercice. Les montants indiqués comme créances à recouvrer d’opérations sans contrepartie directe ne sont pas considérés comme des instruments financiers, car ils ne découlent pas d’un contrat. Toutefois, dans les annexes aux états financiers, les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie sont, s'il y a lieu, comptabilisées avec les créances à recevoir des opérations avec contrepartie.

12.Liquidités et équivalents

La trésorerie et les équivalents de trésorerie sont des instruments financiers classés comme actifs financiers disponibles à la vente. Ils comprennent l’encaisse, les dépôts bancaires à vue et d’autres placements à court terme très liquides assortis d’échéances initiales inférieures ou égales à trois mois.

13.Retraites et autres avantages du personnel

Obligations au titre du régime de pension

L’UE gère un régime de pension à prestations définies. Tandis que les membres du personnel versent, sur leurs traitements, un tiers du coût attendu de ces prestations, le passif au titre du régime de pension n’est pas financé. Le passif comptabilisé au bilan au titre d’un régime de pension à prestations définies correspond à la valeur actualisée de l’obligation au titre des prestations définies à la date de clôture. L’obligation au titre des prestations définies est calculée par des actuaires selon la méthode des unités de crédit projetées. La valeur actualisée de l’obligation au titre des prestations définies est déterminée en actualisant les flux de trésorerie futurs estimés sur la base des taux d’intérêt d’obligations d’État libellées dans la devise dans laquelle les prestations doivent être versées et dont les échéances avoisinent celles du passif correspondant au titre du régime de pension.

Les écarts actuariels découlant des ajustements liés à l’expérience et les changements d’hypothèses actuarielles sont immédiatement répercutés sur le compte de résultat économique. Le coût des services passés est immédiatement porté au compte de résultat économique, sauf si les changements apportés au régime de pension sont subordonnés au maintien en service des membres du personnel pendant une durée déterminée (la période d’acquisition des droits). Dans ce cas, le coût des services passés est amorti linéairement sur la période d’acquisition des droits.

Couverture maladie postérieure à l’emploi

L’UE fournit à son personnel une couverture maladie donnant droit au remboursement des frais médicaux. Un fonds distinct a été créé pour sa gestion quotidienne. Les membres du personnel en activité ou en retraite, leurs conjoints survivants et leurs ayants droit bénéficient tous de ce régime. Les prestations accordées aux «inactifs» (retraités, orphelins, etc.) sont considérées comme des «avantages du personnel postérieurs à l’emploi». Étant donné la nature de ces prestations, un calcul actuariel est nécessaire. Le passif inscrit au bilan est déterminé sur les mêmes bases que l’obligation au titre du régime de pension (cf. ci-dessus).

14.Provisions

Des provisions sont comptabilisées lorsque l’UE supporte une obligation actuelle, juridique ou implicite, envers des tiers à la suite d’événements passés, qu’il est plus probable qu’improbable qu’une sortie de ressources sera nécessaire pour éteindre cette obligation et que le montant de celle-ci peut être estimé de façon fiable. Aucune provision n’est comptabilisée pour des pertes opérationnelles futures. Le montant de la provision correspond à la meilleure estimation des dépenses nécessaires au règlement de l’obligation actuelle à la date de clôture. Lorsque la provision comprend un grand nombre d’éléments, l’obligation est estimée en pondérant tous les résultats possibles en fonction de leur probabilité correspondante (méthode de la «valeur attendue»).

15.Dettes financières

Les dettes financières sont classées comme dettes financières à la juste valeur au moyen du compte de résultat ou comme dettes financières comptabilisées au coût amorti. Les emprunts sont composés d’emprunts auprès d’institutions de crédit et de dettes représentées par des titres. Les emprunts sont initialement comptabilisés à leur juste valeur, soit le produit de leur émission (la juste valeur de la contrepartie reçue) déduction faite des coûts de transaction supportés. Ils sont ensuite comptabilisés au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif; toute différence entre le produit des emprunts, déduction faite des coûts de transaction, et leur valeur de remboursement est portée au compte de résultat économique sur la durée de vie des emprunts selon la méthode du taux d’intérêt effectif.

Les charges financières figurent au bilan parmi les passifs non courants, sauf lorsque l’échéance se situe dans les douze mois qui suivent la date de clôture. Dans le cas des prêts octroyés sur des fonds empruntés, la méthode du taux d’intérêt effectif ne peut être appliquée aux prêts et aux emprunts pour des raisons d’importance relative. Les coûts de transaction supportés par l’UE et refacturés au bénéficiaire du prêt sont directement portés au compte de résultat économique.

Les dettes financières classées à la juste valeur au moyen du compte de résultat incluent les instruments dérivés lorsque leur juste valeur est négative. Leur traitement comptable est identique à celui des actifs financiers à la juste valeur au moyen du compte de résultat (cf. note 1.5.5). Au cours de l’exercice considéré, l’UE n’a eu aucune dette relevant de cette catégorie.

16.Dettes

Une partie importante des dettes de l’UE n’est pas liée à des opérations avec contrepartie directe, telle l’acquisition de biens ou de services. Il s’agit en fait de déclarations de dépenses soumises par les bénéficiaires de subventions ou d’autres financements de l’UE et non acquittées par celle-ci (opérations sans contrepartie directe). Elles sont comptabilisées comme dettes pour les montants réclamés à la réception de la déclaration de dépenses. Après vérification et acceptation des frais éligibles, elles sont évaluées au montant accepté et éligible.

Les dettes résultant de l’achat de biens ou de services sont comptabilisées lors de la réception de la facture pour le montant initial de celle-ci et les dépenses correspondantes sont saisies dans les comptes lorsque les biens ou services sont livrés ou fournis à l’UE et acceptés par celle-ci.

17.Charges à payer/produits à recevoir et charges et produits à reporter

Les transactions et événements sont constatés dans les états financiers de l’exercice auquel ils se rapportent. En fin d’exercice, lorsqu’une facture n’a pas été envoyée alors que le service a été fourni ou les biens livrés par l’UE ou qu’il existe un accord contractuel (par exemple par référence à un traité), le montant correspondant est comptabilisé dans les états financiers en tant que produit à recevoir. Par ailleurs, lorsque, en fin d’exercice, une facture a été envoyée alors que le service n’a pas encore été fourni ou que les biens n’ont pas encore été livrés, le produit correspondant est reporté et sera comptabilisé lors de l’exercice comptable suivant.

Les charges sont également comptabilisées au cours de l’exercice auquel elles se rapportent. À la fin de la période comptable, les charges à payer sont constatées sur la base du montant estimatif des transferts dus au titre de l’exercice. Le calcul des charges à payer est effectué conformément aux lignes directrices opérationnelles et pratiques publiées par la Commission, qui visent à faire en sorte que les états financiers fournissent une image fidèle des phénomènes économiques et autres qu’ils sont censés représenter.

17.1.COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

18.Recettes

PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE

La grande majorité des recettes de l’UE concerne des opérations sans contrepartie directe.

Ressources RNB et ressources TVA

Les recettes sont comptabilisées au titre de la période pour laquelle la Commission lance un appel de fonds aux États membres, demandant leur contribution. Elles sont évaluées à leur «montant appelé». Les ressources TVA et RNB étant déterminées sur la base d’estimations des données relatives à l’exercice budgétaire concerné, elles peuvent être revues au fil des variations jusqu’à ce que les données définitives soient publiées par les États membres. L’effet d’un changement d’estimation doit être inclus dans la détermination de l’excédent ou du déficit net de la période pendant laquelle le changement s’est produit.

Ressources propres traditionnelles

Les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe et produits correspondants sont comptabilisés lorsque les États membres reçoivent les relevés de comptabilité A mensuels (y compris les droits recouvrés et les montants garantis et non contestés). À la date de clôture, les montants recouvrés par les États membres au titre de l’exercice mais encore non versés à la Commission sont évalués et comptabilisés en produits à recevoir. Les relevés de comptabilité B trimestriels (y compris les droits non recouvrés et non garantis, ainsi que les montants garantis mais contestés par le débiteur) reçus des États membres sont comptabilisés en produits, diminués des frais de perception auxquels ils peuvent prétendre. De plus, une réduction de valeur est constatée pour le montant de l’écart de recouvrement estimé.

Amendes

Les recettes générées par les amendes sont comptabilisées une fois la décision d’imposer une amende arrêtée par l’UE et officiellement notifiée au destinataire. En cas de doute sur la solvabilité de l’entreprise, la créance fait l’objet d’une réduction de valeur. À compter de la notification de la décision de lui imposer une amende, le débiteur dispose d’un délai de deux mois pour:

-soit accepter la décision et par conséquent payer le montant de l’amende dans le délai imparti, et ce montant est définitivement encaissé par l’UE,

-soit ne pas accepter la décision et introduire un recours devant la juridiction de l’UE.

Malgré cela, le montant du principal de l’amende doit être payé dans le délai imparti de trois mois, le recours n’ayant pas d’effet suspensif (article 278 du traité UE), ou, dans certaines circonstances et moyennant l’accord du comptable de la Commission, une garantie bancaire pour le montant de l’amende peut être fournie à la place.

Si l’entreprise fait appel de la décision et a déjà versé le montant de l’amende à titre provisionnel, celui-ci est comptabilisé comme un passif éventuel. Cependant, étant donné qu’un recours du destinataire contre une décision de l’UE n’a pas d’effet suspensif, la trésorerie reçue est portée en apurement de la créance à recouvrer. Lorsqu’une garantie est fournie en lieu et place du paiement, l’amende reste comptabilisée comme une créance à recouvrer. S’il semble probable que le Tribunal ne se prononce pas en faveur de l’UE, une provision est comptabilisée pour couvrir ce risque. Si une garantie a été fournie en lieu et place du paiement, la valeur de la créance à recouvrer est réduite dans la mesure du nécessaire. Le total des intérêts reçus par la Commission sur les comptes bancaires où les paiements perçus sont déposés est comptabilisé comme un produit et tout passif éventuel est augmenté en conséquence.

Depuis le 1er janvier 2010, les amendes encaissées à titre provisoire sont gérées par la Commission dans un fonds expressément créé à cet effet (BUFI) et investies dans des instruments financiers classés comme actifs financiers disponibles à la vente.

PRODUITS DES OPÉRATIONS AVEC CONTREPARTIE DIRECTE

Le produit de la vente de biens et de services est comptabilisé lorsque l’acheteur s’est vu transférer les risques et avantages importants inhérents à la propriété des biens. La comptabilisation du produit d’une transaction impliquant la fourniture de services se fait en fonction du degré d’avancement de la transaction à la date de clôture.

Produits et charges d’intérêt

Les produits et charges d’intérêt sont comptabilisés au compte de résultat économique selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Cette méthode permet de calculer le coût amorti d’un actif financier ou d’un passif financier et de répartir le produit ou la charge d’intérêt sur la période voulue. Pour calculer le taux d’intérêt effectif, l’UE estime les flux de trésorerie en tenant compte de toutes les conditions contractuelles de l’instrument financier (les options de versement anticipé, par exemple) mais ne tient pas compte des pertes de crédit futures. Ce calcul inclut l’intégralité des commissions et des points payés ou reçus entre les parties au contrat qui font partie intégrante du taux d’intérêt effectif, des coûts de transaction et de toutes les autres primes positives ou négatives.

Dès qu’un actif financier ou un groupe d’actifs financiers similaires a été déprécié à la suite d’une perte de valeur, les produits d’intérêt sont comptabilisés sur la base du taux d’intérêt pour actualiser les flux de trésorerie futurs en vue d’évaluer la perte de valeur.

Dividendes

Les dividendes sont comptabilisés lorsque le droit de l’actionnaire de percevoir le paiement est établi.

19.Dépenses

Les charges liées à des opérations sans contrepartie directe représentent la majeure partie des charges de l’UE. Elles concernent les transferts à des bénéficiaires et peuvent relever de trois catégories: les créances, les transferts dans le cadre de contrats et les subventions, apports et dons discrétionnaires.

Les transferts sont comptabilisés en charges de l’exercice au cours duquel les événements donnant lieu à transfert se sont produits, pour autant que la nature du transfert considéré soit autorisée par la réglementation (règlement financier, statut ou autre) ou qu’un accord autorise le transfert, que le bénéficiaire réponde aux critères d’éligibilité et que le montant puisse être raisonnablement estimé.

Lorsqu’une demande de paiement ou une déclaration de dépenses satisfaisant aux critères de comptabilisation est reçue, elle est comptabilisée en charges à concurrence du montant éligible. En fin d’exercice, les dépenses éligibles encourues dues aux bénéficiaires mais non encore déclarées sont estimées et comptabilisées en charges à payer.

Les charges liées à des opérations avec contrepartie directe telles que des achats de biens ou de services sont comptabilisées lorsque les fournitures sont livrées et acceptées par l’UE. Elles sont évaluées au coût de facturation initial.


19.1.ÉLÉMENTS D’ACTIF ET DE PASSIF ÉVENTUELS

20.Actif éventuel

Un actif éventuel est un actif potentiel résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance ou non d’un ou plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas entièrement sous le contrôle de l’UE. Un actif éventuel est indiqué lorsque l’entrée d’avantages économiques ou un potentiel de service est probable.

21.Passif éventuel

Un passif éventuel est une obligation potentielle résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance ou non d’un ou plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas entièrement sous le contrôle de l’UE, ou une obligation actuelle résultant d’événements passés mais non comptabilisée, soit parce qu’il est peu probable qu’une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques ou un potentiel de service sera nécessaire pour régler l’obligation, soit dans les cas extrêmement rares où aucune estimation fiable ne peut être faite pour le montant de l’obligation.

22.NOTES ANNEXES AU BILAN

ACTIFS

22.1.IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

millions d’euros

Valeur brute comptable au 31 décembre 2013

474

Ajouts

104

Produits de cessions

(2)

Virements entre catégories d’actifs

0

Autres changements

1

Valeur brute comptable au 31 décembre 2014

577

Cumul des amortissements au 31 décembre 2013

(236)

Dotations aux amortissements pour l’exercice

(61)

Produits de cessions

2

Virements entre catégories d’actifs

0

Autres changements

0

Cumul des amortissements au 31 décembre 2014

(295)

Valeur nette comptable au 31 décembre 2014

282

Valeur nette comptable au 31 décembre 2013

237

Les montants ci-dessus correspondent essentiellement à des logiciels informatiques.

22.2.IMMOBILISATIONS CORPORELLES

L’augmentation des immobilisations corporelles s’explique principalement par le fait que, à la suite de la signature de la convention de délégation Copernicus avec l’Agence spatiale européenne (ESA) en 2014, des actifs du programme Copernicus (ancien programme GMES) à concurrence de 1 525 millions d’euros ont été transférés de l'ESA à la Commission. Conformément au règlement Copernicus adopté en 2014, l’UE assume désormais la responsabilité du programme Copernicus et doit donc inscrire les actifs correspondants à son bilan. Les 297 millions d’euros relatifs au satellite Sentinel 1A ont été inscrits à l’actif dans la rubrique «Installations et outillages» et les 1 228 millions d’euros relatifs aux autres satellites en cours de construction figurent à l’actif dans la rubrique «Construction». Copernicus est le programme européen d’observation de la Terre. Il est constitué d’une composante spatiale, qui comprend six séries de satellites et d’instruments d’observation de la Terre, d’une composante in situ (qui rassemble de nombreuses sondes au sol, en mer et dans les airs) et d’une composante services. Copernicus doit fournir les services suivants: surveillance de l’atmosphère, surveillance du changement climatique, surveillance des terres, surveillance du milieu marin, gestion des urgences et sécurité.

Figurent en outre à l’actif dans la rubrique «Construction» au 31 décembre 2014, 1 478 millions d’euros (2013: 1 041 millions d’euros) d’actifs liés au projet Galileo, le système global de navigation par satellite de l'UE (GNSS), construit avec l’aide de l’ESA. Des coûts de développement non capitalisables pour un montant de 17 millions d’euros ont été passés en charges au cours de cette période.

Immobilisations corporelles

millions d’euros

Terrains et bâtiments

Installations et outillages

Mobilier et véhicules

Matériel informatique

Autres

Contrats de location

Immobilisations en cours

Total

Valeur brute comptable au 31 décembre 2013

4 660

608

233

596

248

2 692

1 599

10 635

Ajouts

30

342

18

59

31

9

1 779

2 267

Produits de cessions

(9)

(58)

(20)

(49)

(22)

0

(6)

(164)

Virements entre catégories d’actifs

84

98

10

8

2

(8)

(195)

–

Autres changements

2

1

2

10

1

-

1

17

Valeur brute comptable au 31 décembre 2014

4 768

990

242

623

261

2 693

3 176

12 754

Cumul des amortissements au 31 décembre 2013

(2 399)

(474)

(168)

(461)

(166)

(863)

(4 531)

Dotations aux amortissements pour l’exercice

(153)

(65)

(17)

(74)

(25)

(95)

(429)

Reprise sur amortissements

-

16

0

2

3

-

21

Produits de cessions

4

42

18

47

18

0

128

Virements entre catégories d’actifs

-

4

(1)

(8)

(2)

7

–

Autres changements

-

0

(1)

(6)

(1)

-

(8)

Cumul des amortissements au 31 décembre 2014

(2 549)

(477)

(168)

(501)

(173)

(950)

(4 817)

VALEUR NETTE COMPTABLE AU 31 DÉCEMBRE 2014

2 219

513

74

122

89

1 743

3 176

7 937

VALEUR NETTE COMPTABLE AU 31 DÉCEMBRE 2013

2 261

134

65

134

83

1 829

1 599

6 104

22.3.INVESTISSEMENTS COMPTABILISÉS SELON LA MISE EN ÉQUIVALENCE

millions d’euros

Remarque

31.12.2014

31.12.2013

Participations dans des coentreprises

2.3.1

–

–

Participations dans des entités associées

2.3.2

409

349

Total

409

349

Les participations dans des coentreprises et entités associées sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence.

23.Participations dans des coentreprises

millions d’euros

GJU

SESAR

ITER

Clean Sky

IMI

ECSEL

FCH

Total

Participations au 31 décembre 2013

0

0

0

0

0

0

0

0

Contributions

0

95

118

125

166

75

69

647

Part du résultat net

0

(95)

(118)

(125)

(166)

(75)

(69)

(647)

Autres variations des capitaux propres

0

0

0

0

0

0

0

0

Participations au 31 décembre 2014

0

0

0

0

0

0

0

0

Part non comptabilisée des pertes*

–

(230)

(36)

(99)

(73)

(40)

(116)

(594)

* pour une explication détaillée des pertes non reconnues, voir la note 1.5.4.

Les valeurs comptables suivantes sont imputables à la Commission sur la base de son pourcentage de participation:

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Actifs non courants

250

198

Actifs courants

178

63

Passifs non courants

–

–

Passifs courants

(813)

(394)

Recettes

2

1

Dépenses

(666)

(412)

ENTREPRISE COMMUNE GALILEO EN LIQUIDATION

L’entreprise commune Galileo (GJU) est entrée en liquidation fin 2006. La procédure est toujours en cours. En 2014, l’entité a été inactive et la liquidation était toujours en cours.

ENTREPRISE COMMUNE SESAR

Au 31 décembre 2014, la Commission détenait 43,53 % du capital de SESAR.

ORGANISATION INTERNATIONALE ITER POUR L’ÉNERGIE DE FUSION (ITER)

La contribution de l’UE (Euratom) à ITER International est apportée par l’organisation Fusion for Energy, qui englobe les contributions des États membres et de la Suisse. L’ensemble de la contribution est, d’un point de vue juridique, considéré comme étant une contribution de l’Euratom à ITER étant donné que les États membres et la Suisse ne détiennent aucun droit de propriété dans ITER. Étant donné que, d’un point de vue juridique, l’UE détient une participation dans l’entreprise commune ITER International, elle doit comptabiliser cette participation dans ses comptes consolidés. Au 31 décembre 2014, la Commission détenait 40,61 % du capital d’ITER.

Initiatives technologiques conjointes

Des partenariats public-privé (PPP) prenant la forme d’initiatives technologiques conjointes (ITC), mis en place au moyen d’entreprises communes au sens de l’article 187 du traité, ont été créés pour mettre en œuvre les objectifs du programme de Lisbonne pour la croissance et l’emploi. L’entreprise commune (EC) Clean Sky, l’EC IMI, l’EC ECSEL (qui regroupe les anciennes EC ARTEMIS et ENIAC) et l’EC FCH sont des PPP créés sous la forme d’ITC. À la fin de l’exercice, les participations au capital étaient les suivantes: 61,39 % dans Clean Sky, 80,47 % dans IMI, 95,47 % dans ECSEL et 70,85 % dans FCH.



24.Participations dans des entités associées

Fonds européen d’investissement

La participation de la Commission au Fonds européen d’investissement (FEI) est traitée comme une participation à une entité associée, au moyen de la méthode de la mise en équivalence. Le FEI est l’institution financière de l’UE spécialisée dans le capital-risque et les garanties aux PME.

millions d’euros

FEI

Participation au 31 décembre 2013

349

Contributions

38

Part du résultat net

7

Autres variations des capitaux propres

15

Participation au 31 décembre 2014

409

Les valeurs comptables suivantes sont imputables à la Commission sur la base de son pourcentage de participation:

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Actif

497

499

Passif

(87)

(240)

Recettes

38

37

Excédent/(déficit)

21

(221)

La Commission a libéré 20 % de sa participation, le solde non appelé s’établissant à 809 millions d’euros.

millions d’euros

Total du capital du FEI

Participation de la Commission

Total du capital par actions

4 161

1 011

Partie libérée

(832)

(202)

Partie non appelée

3 329

809

24.1.ACTIFS FINANCIERS

millions d’euros

Remarque

31.12.2014

31.12.2013

Actifs financiers non courants

Actifs financiers disponibles à la vente

2.4.1

6 550

5 497

Prêts

2.4.2

49 888

54 347

Total

56 438

59 844

Actifs financiers courants

Actifs financiers disponibles à la vente

2.4.1

2 856

2 373

Prêts

2.4.2

8 955

3 198

Total

11 811

5 571

Total

68 249

65 415

25.Actifs financiers disponibles à la vente

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Investissements BUFI

3 068

1 910

Fonds de garantie relatif aux actions extérieures*

1 825

1 773

CECA en liquidation

1 699

1 696

Instrument de financement avec partage des risques (IFPR)

842

1 197

Horizon 2020

514

-

Aide au démarrage du MET

399

339

Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD)

188

188

Instrument de garantie de prêts pour les projets RTE-T (GPTT)

186

121

Opérations de capital-risque

145

124

Initiative d’emprunts obligataires pour le financement de projets

125

67

Fonds européen pour l’Europe du Sud-Est

117

116

Autres actifs financiers disponibles à la vente

298

339

Total

9 406

7 870

Non courants

6 550

5 497

Courants

2 856

2 373

* Le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures détient les obligations du MESF (20 millions d’euros) émises par la Commission. Elles ont donc été éliminées. Étant donné qu’il s’agit d’un instrument à long terme, une grande partie des actifs financiers disponibles à la vente, soit 1,489 milliard d’euros, est non courante.

L’Union européenne détient des actifs financiers disponibles à la vente principalement sous la forme d’instruments de garantie et d’instruments de capitaux propres. L’augmentation par rapport à 2013 s’explique principalement par les nouvelles amendes infligées en 2014 pour un montant supérieur à 2 milliards d’euros et investies dans le fonds BUFI, déduction faite des affaires relatives à des amendes qui ont été clôturées au cours de l’exercice 2014. En outre, Horizon 2020, qui est la huitième phase du programme-cadre de recherche et de développement technologique (8e PC), a démarré en 2014 et détenait des actifs pour plus d’un demi-milliard d’euros à la fin de l’exercice.

Hiérarchie des justes valeurs des actifs financiers disponibles à la vente:

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Niveau 1: prix cotés sur des marchés actifs

8 183

6 669

Niveau 2: données observables autres que les prix cotés

76

76

Niveau 3: techniques de valorisation utilisant des données qui ne sont pas fondées sur des données de marché observables

1 147

1 126

Total

9 406

7 870

Au cours de la période de référence, aucun transfert n’a eu lieu entre les niveaux d’évaluation de la juste valeur mentionnés ci-dessus.

Rapprochement des actifs financiers évalués à l’aide de techniques de valorisation utilisant des données qui ne sont pas fondées sur des données de marché observables (niveau 3):

millions d’euros

Solde d’ouverture au 31 décembre 2013

1 126

Achats et ventes

(57)

Plus-values et moins-values pour la période comptabilisées en excédent ou déficit

(2)

Plus-values et moins-values comptabilisées en actifs nets

81

Transferts vers le niveau 3

–

Transferts depuis le niveau 3

–

Autres

(1)

Solde de clôture au 31 décembre 2014

1 147

Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD)

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) n’étant pas cotée en Bourse et compte tenu des restrictions contractuelles imposées par ses statuts, relatives, entre autres, à la vente de participations, plafonnée au coût d’acquisition et autorisée aux seuls actionnaires existants, la participation de la Commission dans la BERD est évaluée au coût diminué de toute dépréciation.



millions d’euros

Capital total de la BERD

Participation de la Commission

Total du capital par actions

29 674

900

Partie libérée

(6 202)

(188)

Partie non appelée

23 472

712

26.Prêts

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Non courants

49 888

54 347

Courants

8 955

3 198

Total

58 843

57 545

Cette rubrique inclut les prêts octroyés sur fonds d’emprunts (58 509 millions d’euros) ainsi que les prêts octroyés sur le budget, à savoir les prêts spéciaux et les prêts au logement de la CECA en liquidation (139 millions d’euros). Sont aussi compris les dépôts à court terme (195 millions d’euros), qui sont classés comme prêts.

Prêts sur fonds d’emprunts

millions d’euros

AMF

Euratom

BDP

MESF

CECA en liquidation

Total

Total au 31.12.2013

569

387

11 623

44 468

211

57 258

Nouveaux prêts

1 360

-

-

3 000

-

4 360

Remboursements

(96)

(39)

(3 000)

-

-

(3 135)

Écarts de change

-

1

-

-

15

16

Variations de la valeur comptable

9

–

(33)

39

(5)

10

Dépréciation

-

-

-

-

-

–

Total au 31.12.2014

1 842

349

8 590

47 507

221

58 509

Non courants

1 762

299

5 700

41 800

211

49 772

Courants

80

50

2 890

5 707

10

8 737

La présentation courants/non-courants des prêts au bilan de la Commission (p. ex. MESF, BDP, Euratom, AMF) comporte une amélioration par rapport à la notion qui consistait à ne s’intéresser qu’à l’échéance finale du prêt, et se penche désormais sur les remboursements dus en fin d’exercice. Des garanties de tiers d’un montant de 349 millions d’euros (2013: 387 millions d’euros) ont été reçues pour couvrir les prêts Euratom. Au 31 décembre 2014, une enveloppe de 250 millions d’euros relative à une convention de prêt au titre de l’assistance macrofinancière a été accordée à l’Ukraine, mais elle n’a pas encore été versée.

Taux d’intérêt effectifs pour les prêts (exprimés comme une gamme de taux d’intérêt)

31.12.2014

31.12.2013

Assistance macrofinancière (AMF)

0,181 %-4,54 %

0,27 %-4,54 %

Euratom

0,26 %-5,76 %

0,34 %-5,76 %

Balance des paiements (BDP)

2,375 %-3,625 %

2,375 %-3,625 %

Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF)

1,875 %-3,750 %

2,375 %-3,750 %

CECA en liquidation

5,2354 %-5,8103 %

5,2354 %-5,8103 %

26.1.PRÉFINANCEMENTS

millions d’euros

Remarque

31.12.2014

31.12.2013

Préfinancements non courants

Préfinancements

2.5.1

15 980

34 819

Autres avances payées aux États membres

2.5.2

2 378

3 253

Total

18 358

38 072

Préfinancements courants

Préfinancements

2.5.1

29 222

16 403

Autres avances payées aux États membres

2.5.2

5 015

4 963

Total

34 237

21 367

Total

52 595

59 439

Le préfinancement représente une grande partie du total des actifs de l’UE et bénéficie donc d’une attention soutenue et régulière. Il convient de remarquer que le niveau des montants de préfinancements dans les différents programmes doit être suffisant pour garantir les fonds de trésorerie nécessaires pour que le bénéficiaire puisse entamer le projet tout en préservant également les intérêts financiers de l’UE et en prenant en considération les contraintes en matière de rentabilité et sur les plans juridique et opérationnel. Tous ces éléments ont dûment été pris en considération par la Commission en vue d’améliorer le suivi du préfinancement.

27.Préfinancements

millions d’euros

Valeur brute

Apurement (coupure de l'exercice)

Valeur nette au 31 décembre 2014

Valeur brute

Apurement (coupure de l'exercice)

Valeur nette au 31 décembre 2013

Gestion partagée

FEADER et autres instruments de développement rural

5 644

(2 115)

3 529

6 359

(1 032)

5 327

FEDER et FC

24 934

(2 182)

22 752

25 701

(2 164)

23 537

FSE

6 884

(953)

5 931

6 857

(492)

6 365

Autres

4 626

(2 535)

2 091

4 191

(2 054)

2 137

Gestion directe

Exécutée par:

Commission

13 173

(10 215)

2 958

14 841

(9 459)

5 382

Agences exécutives de l’UE

9 079

(6 618)

2 461

8 558

(5 108)

3 450

Gestion indirecte

Exécutée par:

Autres agences et organes de l’UE

548

(98)

450

412

(21)

391

Pays tiers

1 981

(1 169)

812

1 678

(782)

896

Organisations internationales

6 236

(3 476)

2 760

4 172

(2 460)

1 712

Autres entités

4 370

(2 910)

1 460

5 503

(3 478)

2 025

Total

77 474

(32 273)

45 202

78 272

(27 050)

51 222

Non courants

15 980

–

15 980

34 819

–

34 819

Courants

61 495

(32 273)

29 222

43 453

(27 050)

16 403

La baisse observée du total des préfinancements en gestion partagée et en gestion directe est principalement imputable à la clôture de la période de programmation 2007-2013, et à la mise en place progressive de programmes dans le cadre de la période 2014-2020. Les préfinancements relatifs aux anciens programmes diminuent compte tenu de l’acceptation des coûts, tandis que des avances moins importantes ont été versées pour la nouvelle période de programmation.

Pour les fonds structurels, cette transition entre périodes de programmation explique aussi les variations entre soldes courants et non courants. Les nouveaux préfinancements versés au titre de la période de programmation 2014-2020 sont généralement comptabilisés comme non courants; le montant de ces avances reste limité (en raison de l’adoption tardive des nouveaux programmes). La période de programmation 2007-2013 est entrée dans sa phase de clôture et, par conséquent, les sommes venant à échéance dans les douze mois se multiplient.

Garanties reçues en rapport avec des préfinancements

Il s’agit de garanties que la Commission exige parfois de la part des bénéficiaires qui ne sont pas des États membres en cas de versement d’avances (préfinancements). Pour ce type de garantie, deux valeurs doivent être fournies: la valeur «nominale» et la valeur «en cours». Pour la valeur «nominale», l’événement générateur est lié à l’existence de la garantie. Pour la valeur «en cours», l’événement générateur de la garantie est le paiement du préfinancement et/ou l’apurement ultérieur. Au 31 décembre 2014, la valeur «nominale» des garanties reçues pour les préfinancements était de 957 millions d’euros, tandis que la valeur «en cours» de ces garanties était de 605 millions d’euros (2013: 1,124 milliard d’euros et 887 millions d’euros respectivement).

Certains préfinancements versés au titre du 7e programme-cadre de recherche et de développement technologique (7e PC) et d’Horizon 2020 sont effectivement couverts par un Fonds de garantie des participants (FGP). Le FGP est un instrument de garantie mutuelle visant à couvrir les risques liés au non-paiement des montants par les bénéficiaires dans le cadre de la mise en œuvre des actions indirectes du 7e PC et d’Horizon 2020. Chaque participant à une action indirecte qui reçoit une subvention de l’UE verse 5 % de la contribution totale au capital du FGP.

Au 31 décembre 2014, les préfinancements couverts par le FGP s’élevaient à 1,8 milliard d’euros (2013: 4,5 milliards). Cette baisse est liée au fait que 2014 était la dernière année au cours de laquelle des projets pouvaient être signés au titre du 7e PC, et que les fonds disponibles pour de nouveaux projets étaient limités. L’UE (représentée par la Commission) agit en tant qu’agent exécutif pour les participants du FGP, mais ces derniers en sont les propriétaires.

En fin d’exercice, le total des actifs du FGP s’élevait à 1,640 milliard d’euros (2013: 1,658 milliard d’euros). Les actifs du FGP incluent aussi des actifs financiers gérés par la direction générale des affaires économiques et financières. Le PGF étant une entité distincte, ses actifs ne sont pas consolidés dans les présents comptes annuels.

28.Autres avances payées aux États membres

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Avances payées aux États membres pour les instruments financiers en gestion partagée

Non courantes

2 090

2 118

Courantes

1 733

2 118

Total

3 823

4 236

Programmes d’aide

Non courants

288

1 135

Courants

3 282

2 845

Total

3 570

3 981

Total

7 393

8 216

Dans le cadre des programmes de Fonds structurels 2007-2013 ainsi que du Fonds européen agricole pour le développement rural, les paiements des avances peuvent être effectués à partir du budget de l’UE en faveur des États membres de manière à contribuer au financement des instruments financiers (sous la forme de prêts, de garanties ou de prises de participations) mis en place et gérés sous la responsabilité de l’État membre (à savoir en gestion partagée). Les fonds inutilisés par ces instruments en fin d’exercice sont la propriété de l’UE (comme tout préfinancement) et sont donc considérés comme un actif inscrit au bilan de l’UE. Cependant, les actes juridiques de base n’imposent pas aux États membres de fournir des rapports périodiques à la Commission sur l’utilisation de ces fonds et, dans certains cas, ne les identifient même pas dans le relevé des dépenses soumis à la Commission. Les informations communiquées par les États membres concernant les montants non utilisés fin 2014 n’étaient pas disponibles au moment d’établir les présents comptes. Une estimation de la valeur de cet actif est dès lors opérée en fin d'exercice sur la base des informations reçues des États membres sur les fonds non utilisés au 31 décembre 2013 et sur les versements effectués en 2014. Par ailleurs, cette estimation se fonde désormais sur une extension de la période de mise en œuvre de ces instruments du 31 décembre 2015 au 31 mars 2017. Le solde de ces instruments en fin d’exercice est estimé en partant de l’hypothèse que les fonds seront utilisés intégralement et de manière uniforme pendant le reste de la période d’activité. Au terme de cette période, la Commission examinera l’usage réel des fonds et reportera dans les comptes les montants qui n’auront pas été épuisés.

La contribution totale demandée par les États membres à la Commission concernant ces instruments était de 10,904 milliards d’euros, dont 1,088 milliard restait à verser en fin d’exercice. En 2014, aucun montant relatif à la période de programmation 2014-2020 n’a été payé.

À l’instar de ce qui s’est fait ci-dessus, les avances payées par les États membres pour différents programmes d’aides (aides d’État, mesures liées au marché du FEAGA) et non utilisées à la fin de l’exercice sont comptabilisées à l’actif du bilan de la Commission. La Commission a estimé la valeur de ces avances en se fondant sur les informations transmises par les États membres; les montants qui en résultent sont inscrits sous les sous-rubriques «Programmes d’aide» ci-dessus.

28.1.CRÉANCES À RECEVOIR AVEC CONTREPARTIE DIRECTE ET CRÉANCES À RECOUVRER SANS CONTREPARTIE DIRECTE

millions d’euros

Remarque

31.12.2014

31.12.2013

Non courantes

Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

2.6.1

1 158

478

Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

2.6.2

40

20

Total

1 198

498

Courantes

Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

2.6.1

13 828

12 478

Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

2.6.2

551

704

Total

14 380

13 182

Total

15 578

13 680

29.Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

millions d’euros

Remarque

31.12.2014

31.12.2013

Non courantes

États membres

2.6.1.1

305

478

Produits à recevoir et charges reportées

2.6.1.3

853

–

Total

1 158

478

Courantes

États membres

2.6.1.1

10 679

5 574

Amendes

2.6.1.2

2 270

4 071

Produits à recevoir et charges reportées

2.6.1.3

832

2 741

Autres créances à recouvrer

48

92

Total

13 828

12 478

Total

14 987

12 957



30.Créances à recouvrer des États membres

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Constatées dans la comptabilité «A»

2 789

47

Constatées dans la comptabilité séparée

1 617

1 228

Ressources propres à recevoir

5 413

3 054

Dépréciation

(1 144)

(743)

Autres

12

6

Créances à recouvrer au titre des ressources propres

8 686

3 592

Fonds européen agricole de garantie (FEAGA)

2 250

2 294

Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader)

52

82

Instrument temporaire de développement rural (ITDR)

27

45

Programme spécial d’adhésion pour l’agriculture et le développement rural (SAPARD)

166

155

Dépréciation

(840)

(819)

Créances à recouvrer au titre du FEAGA et du développement rural

1 655

1 757

Recouvrement de préfinancement attendu

437

542

TVA payée et à récupérer auprès des États membres

44

68

Autres créances à recouvrer des États membres

161

94

Total

10 984

6 053

Non courantes

305

478

Courantes

10 679

5 574

Les montants non courants dus par les États membres concernent des décisions d’apurement de conformité non exécutées pour le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) à mettre en œuvre en tranches annuelles et/ou par reports annuels.

Créances à recouvrer au titre des ressources propres

L’augmentation significative des créances à recouvrer constatées dans la comptabilité «A» s’explique par les droits de douane et les cotisations «sucre» de 2,756 milliards d’euros de novembre et décembre, comptabilisées comme produits à recevoir les années précédentes.

Le montant des ressources propres à recevoir se rapporte aux budgets rectificatifs n° 2 à 7/2014 qui ont été adoptés le 17 décembre 2014. Conformément à l’article 10 du règlement (CE, Euratom) n° 1150/2000 du Conseil du 22 mai 2000 (JO L 130 du 31.5.2000, p. 1), les inscriptions correspondant aux réajustements des contributions au titre des ressources propres sont intervenues le premier jour ouvrable de février 2015. Les contributions des États membres au budget de l’UE basées sur la TVA et le RNB sont ajustées chaque année, le premier jour ouvrable de décembre. En 2014 a ainsi eu lieu une révision d’envergure du RNB, remontant à 2002. Cet ajustement a atteint un volume sans précédent, s’élevant à un total de 9,5 milliards d’euros pour l’ensemble des États membres.

Pour faire face à cette situation exceptionnelle, le Conseil a adopté, le 18 décembre 2014, une proposition de la Commission permettant aux États membres de reporter le paiement au 1er septembre 2015, sans intérêts, moyennant le respect de conditions strictes. Six États membres ont choisi de sursoir au paiement du montant de l’ajustement jusqu’en 2015. Ces reports s’élevaient à 5,4 milliards d’euros, comme l’indique le tableau ci-dessus.

Créances à recouvrer au titre du FEAGA et du développement rural

Cet article comprend principalement les créances sur les États membres au 31 décembre, tels que déclarés et certifiés par les États membres au 15 octobre. Une estimation est effectuée pour les créances à recouvrer nées après cette déclaration et jusqu’au 31 décembre. La Commission estime également la partie du montant dû par les bénéficiaires du FEAGA dont le recouvrement est improbable. Cette réduction de valeur n’implique pas que la Commission renonce au recouvrement futur de ces montants. Une déduction de 20 % est également comprise dans l’ajustement et correspond à la retenue que les États membres sont autorisés à pratiquer pour couvrir les frais administratifs.



31.Amendes

Il s’agit des montants devant être recouvrés et concernant les amendes infligées par la Commission pour un montant de 2,424 milliards d’euros (2013: 4,310 milliards d’euros), diminués d’un amortissement de 155 millions d’euros (2013: 239 millions d’euros). Des garanties s’élevant au total à 1,916 milliard d’euros avaient été reçues pour les amendes restant à payer à la fin de l’exercice (2013: 3,244 milliards d’euros). Il convient de noter que 183 millions d’euros des créances à recevoir étaient exigibles après le 31 décembre 2014.

La baisse du solde des amendes à payer en fin d’exercice est imputable au fait que des amendes d’un total de 4,1 milliards d’euros sont devenues définitives et ont donc été inscrites au budget en 2014.

32.Produits à recevoir et charges reportées

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Produits à recevoir en ressources propres

–

2 424

Fonds de cohésion, Fonds pour l'agriculture et le développement rural: corrections financières

1 502

31

Autres produits à recevoir

83

201

Dépréciation des produits à recevoir

–

–

Charges reportées relatives aux opérations sans contrepartie directe

101

85

Total

1 686

2 741

Non courants

853

–

Courants

832

2 741

Il convient de noter que les produits à recevoir en ressources propres, principalement les droits de douane de novembre et décembre, sont désormais inscrits dans les créances à recouvrer courantes.

33.Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Non courantes

Autres créances à recevoir

40

20

Total

40

20

Courantes

Clients

211

381

Dépréciation des créances à recevoir de clients

(103)

(100)

Charges reportées relatives aux opérations avec contrepartie directe

219

352

Autres

224

71

Total

551

704

Total

591

724

33.1.STOCKS

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Matériel scientifique

66

81

Autres

62

47

Total

128

128

33.2.TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE

millions d’euros

Remarque

31.12.2014

31.12.2013

Comptes auprès du Trésor et des banques centrales

11 840

2 505

Comptes courants

303

168

Régies d’avances

4

4

Transferts (fonds en transit)

–

(1)

Autres dépôts à terme

28

29

Comptes bancaires pour l’exécution du budget et autres dépôts à terme

2.8.1

12 174

2 705

Valeurs attachées à des instruments financiers

2.8.2

1 275

1 406

Valeurs liées à des amendes

2.8.3

2 738

4 165

Valeurs liées à d’autres institutions, agences et organes

1 358

1 234

Total

17 545

9 510

34.Comptes bancaires pour l’exécution du budget et autres dépôts à terme

Cette rubrique comprend les disponibilités financières de la Commission détenues sur des comptes auprès de chaque État membre et pays AELE (Trésor ou banque centrale), sur des comptes à vue détenus dans des banques commerciales ou dans des régies d’avances, ainsi que sous la forme de fonds de caisse.

Le solde élevé fin 2014 est essentiellement imputable aux contributions versées par les États membres au titre des ressources propres sur la base de leurs soldes TVA et RNB en décembre 2014, ainsi qu’aux budgets rectificatifs qui ont réduit les contributions des États membres, adoptés en décembre 2014, et aux montants restitués aux États membres début 2015 par voie de budgets modificatifs.

35.Valeurs attachées à des instruments financiers

Les montants relatifs à cette rubrique concernent essentiellement des équivalents de trésorerie gérés par les fiduciaires pour le compte de la Commission aux fins d’exécution de programmes d’instruments financiers spécifiques financés par le budget de l’UE. Les valeurs attachées à des instruments financiers ne peuvent être utilisées que dans le programme concerné.

36.Valeurs liées à des amendes

Il s’agit ici des montants reçus en rapport avec des amendes infligées par la Commission dans le cas d’affaires encore en cours. Ces montants sont conservés sur des comptes de dépôt spécifiques qui ne sont utilisés à aucune fin. Si un recours a été introduit ou si l’on ne sait pas si un appel sera introduit par l’autre partie, le montant sous-jacent est affiché comme un passif éventuel dans la note 5.2.

La baisse de ce solde s’explique par le fait que depuis 2010, toutes les amendes encaissées à titre temporaire sont gérées par la Commission dans un fonds expressément créé à cet effet (BUFI) et investies dans des instruments financiers classés comme disponibles à la vente (voir note 2.4.1).

PASSIF

36.1.RETRAITES ET AUTRES AVANTAGES DU PERSONNEL

millions d’euros

Remarque

31.12.2014

31.12.2013

Pensions — personnel

2.9.1

50 897

40 933

Pensions – autre

2.9.2

1 322

1 016

Régime commun d’assurance-maladie

2.9.3

6 396

4 869

Total

58 616

46 818

L’augmentation significative du passif lié aux avantages du personnel s’explique par la baisse notable du taux d’actualisation appliqué, qui a donné lieu à une perte actuarielle majeure pour l’exercice (montant net de 9,2 milliards d’euros).

Comme indiqué ci-dessous, le taux d’actualisation réel a fortement chuté de 1,8 à 0,7 %, à l'image des conditions économiques sous-jacentes. Ce changement est responsable à lui seul de la quasi-totalité de l’augmentation du passif, étant donné que l’évolution des autres variables (nouveaux membres, coût des services et charges d’intérêt, par exemple) étaient conformes aux chiffres de l’année précédente. De telles fluctuations actuarielles sont prévisibles compte tenu des règles comptables en place, appliquées à l'échelle internationale, et du climat économique actuel. En cas de hausse des taux d’intérêt, l’effet serait inversé.

Par ailleurs, les chiffres présentés ici n’étant qu’une estimation actuarielle de la valeur du passif total à un moment donné, à savoir au 31 décembre 2014, et se fondant sur plusieurs hypothèses valables à cet instant, ces pertes ne sont pas indicatives de charges réelles sur le budget de l’UE, et elles n’ont aucun impact sur les montants à verser aux retraités à partir du budget de l’UE dans les années à venir. Ces paiements sont déjà estimés dans le CFP 2014-2020 et seront exécutés au titre de la procédure budgétaire annuelle.

37.Pensions — personnel

Conformément à l’article 83 du statut, le paiement des prestations prévues au régime de pension des fonctionnaires européens (PSEO: Pension Scheme of European Officials) constitue une dépense dans le budget de l’UE. Ce régime ne fait l’objet d’aucun préfinancement, mais les États membres garantissent collectivement le paiement des prestations selon la clé de répartition fixée pour le financement de cette dépense. De plus, les fonctionnaires contribuent à un tiers du financement à long terme de ce régime au moyen d’une contribution obligatoire prélevée sur leurs salaires.

Le passif du régime des pensions a été évalué sur la base du nombre de fonctionnaires actifs et retraités au 31 décembre 2014 et des dispositions du statut en vigueur à cette date. Cette évaluation a été effectuée selon la méthodologie des normes IPSAS 25 (et par conséquent de la règle comptable 12 de l’UE). La méthode d’évaluation actuarielle utilisée pour calculer cet engagement est la méthode de la projection de l’unité de crédit. Les principales hypothèses actuarielles relatives au passif au titre des pensions du personnel utilisées aux fins de l’évaluation étaient les suivantes:

31.12.2014

31.12.2013

Taux d’actualisation nominal

2,0 %

3,7 %

Taux d’inflation anticipé

1,3 %

1,9 %

Taux d’actualisation réel

0,7 %

1,8 %

Coefficient de matrimonialité: homme/femme

81 % à 49 %

81 % à 49 %

Augmentation générale des traitements/réévaluation des pensions

(0,2) %

(0,2) %

Table de mortalité des fonctionnaires internationaux (ICSLT)

ICSLT 2013

ICSLT 2013

38.Pensions – autres

Cette rubrique comprend les obligations de pension envers les membres et anciens membres de la Commission, de la Cour de justice (et du Tribunal) et de la Cour des comptes, les secrétaires généraux du Conseil, le Médiateur européen, le Contrôleur européen de la protection des données et les membres du Tribunal de la fonction publique européenne. Y figurent également les obligations de pension envers certains membres du Parlement européen.

39.Régime commun d’assurance-maladie

Un calcul est également effectué pour évaluer le passif que l’UE devra assumer au titre du régime commun d’assurance-maladie pour son personnel retraité. Le taux d’actualisation et l’augmentation générale des traitements appliqués dans le calcul sont conformes à ceux utilisés dans l’évaluation des pensions du personnel; les motifs de variation du passif sont donc identiques à ceux du passif au titre des pensions du personnel.

Variations du passif lié aux avantages du personnel

millions d’euros

Pensions — personnel

Pensions — autre

Régime commun d’assurance-maladie

Passif brut au 31 décembre 2013

45 947

1 289

5 133

Coût du service/normal

2 153

62

–

Charges d’intérêt

1 683

44

49

Prestations servies

(1 368)

(47)

(68)

Pertes actuarielles*

8 255

191

1 554

Variations dues aux nouveaux arrivants

461

67

–

Passif brut au 31 décembre 2014

57 131

1 606

6 668

Coefficients de correction appliqués aux pensions

1 371

N/A

N/A

Déduction des taxes sur les pensions

(7 605)

(119)

N/A

Actifs du plan

N/A

(165)

(272)

Passif net au 31 décembre 2014

50 897

1 322

6 396

* Pertes actuarielles brutes avant impôts et coefficients de correction.

Tendance sur cinq ans du passif lié aux retraites et autres avantages du personnel

millions d’euros

31.12.2010

31.12.2011

31.12.2012

31.12.2013

31.12.2014

Passif lié aux avantages du personnel

37 172

34 835

42 503

46 818

58 616

39.1.PROVISIONS

millions d’euros

Montant au 31.12.2013

Dispositions complémentaires

Montants inutilisés reversés

Montants utilisés

Transfert vers le courant

Variations de l’estimation

Montant au 31.12.2014

Contentieux

487

567

(97)

(229)

–

0

728

Démantèlement de sites nucléaires

963

–

–

(31)

–

159

1 091

Financières

282

117

(0)

(76)

–

9

332

Amendes

–

30

–

–

–

–

30

Autres

135

94

(53)

(73)

–

(0)

102

Total

1 867

807

(150)

(409)

–

168

2 282

Non courantes

1 323

241

(93)

(28)

(69)

164

1 537

Courantes

545

566

(57)

(381)

69

4

745

Contentieux

Il s’agit de l’estimation des montants susceptibles d’être payés après la fin de l’exercice en ce qui concerne un certain nombre d’affaires judiciaires en cours. Cette augmentation de la provision est essentiellement due aux actions en justice perdues liées au FEDER. Cette hausse significative n’a été que partiellement compensée par les montants non utilisés à la suite du règlement d’une affaire relative aux ressources propres traditionnelles qui portait sur les cotisations «sucre» – voir aussi note 3.2.



Démantèlement de sites nucléaires

En 2012, un consortium d’experts indépendants a mis à jour l’étude qu’il avait effectuée en 2008 concernant l’estimation des coûts du programme de démantèlement des installations nucléaires du Centre commun de recherche (JRC) et de la gestion des déchets. Leur estimation, d’un montant de 989 millions d’euros (contre 1,222 milliard précédemment) a servi de base à cette provision. En 2014, cette base a été mise à jour à nouveau conformément à la «révision 2014 de la stratégie de démantèlement et de gestion des déchets du JRC» (Decommissioning and Waste Management - DWM). Elle s’aligne ainsi sur les remarques formulées, par des experts externes, lors de la révision du programme DWM du JRC. Conformément aux règles comptables de l’UE, cette provision est indexée de manière à tenir compte de l’inflation puis actualisée pour obtenir sa valeur actuelle nette (sur la base de la courbe des swaps à coupon zéro en euros). Au 31 décembre 2014, ceci a donné lieu à une provision de 1,091 milliard d’euros, scindée entre les montants qui devraient être utilisés en 2015 (27 millions d’euros) et par la suite (1,064 milliard d’euros).

Étant donné la durée estimée de ce programme (environ 20 ans), il est utile de préciser qu’il existe une certaine incertitude quant à cette estimation et que le coût final pourrait différer des montants actuellement comptabilisés.

Provisions financières

Il s’agit principalement de provisions qui représentent les pertes estimées qui seront encourues en relation avec les garanties au titre des différents instruments financiers, où le Fonds européen d’investissement (FEI) et la Banque européenne d'investissement (BEI) sont habilités à émettre des garanties en leur propre nom, mais pour le compte et au risque de la Commission. Le risque financier lié aux garanties appelées et non appelées est cependant plafonné. Les provisions financières non courantes sont actualisées à leur valeur actuelle nette (sur la base de la courbe des swaps à coupon zéro en euros).

39.2.DETTES FINANCIÈRES

millions d’euros

Remarque

31.12.2014

31.12.2013

Dettes financières non courantes

Emprunts

2.11.1

49 743

54 153

Autres dettes financières

2.11.2

2 108

2 216

Total

51 851

56 369

Dettes financières courantes

Emprunts

2.11.1

8 727

3 065

Autres dettes financières

2.11.2

101

99

Total

8 828

3 163

Total

60 680

59 533

40.Emprunts

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Emprunts

58 491

57 237

Élimination: Fonds de garantie relatif aux actions extérieures*

(20)

(20)

Total

58 470

57 218

*Le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures détient les obligations du MESF émises par la Commission, et il convient donc de les éliminer.



Emprunts par instrument financier

millions d’euros

AMF

Euratom

BDP

MESF

CECA en liquidation

Total

Total au 31.12.2013

569

387

11 623

44 468

190

57 237

Nouveaux emprunts

1 360

-

-

3 000

-

4 360

Remboursements

(96)

(39)

(3 000)

-

-

(3 135)

Écarts de change

-

1

-

-

14

15

Variations des valeurs comptables

9

–

(33)

39

(1)

14

Total au 31.12.2014

1 842

349

8 590

47 507

203

58 491

Non courants

1 762

299

5 700

41 800

193

49 754

Courants

80

50

2 890

5 707

10

8 737

Les emprunts comprennent également les dettes attestées par des certificats équivalant à 58,261 milliards d’euros (2013: 56,981 milliards d’euros). Les variations observées dans la valeur comptable correspondent aux nouveaux intérêts cumulés.

La présentation courants/non-courants des emprunts au bilan de la Commission (p. ex. AMF, Euratom, BDP et MESF) comporte une amélioration par rapport à la notion qui consistait à ne s’intéresser qu’à l’échéance finale du prêt, et se penche désormais sur les remboursements dus en fin d’exercice.

Taux d'intérêt effectifs pour les emprunts (exprimés comme une gamme de taux d’intérêt)

31.12.2014

31.12.2013

Assistance macrofinancière (AMF)

0,181 %-4,54 %

0,27 %-4,54 %

Euratom

0,138 %-5,6775 %

0,291 %-5,6775 %

Balance des paiements (BDP)

2,375 %-3,625 %

2,375 %-3,625 %

Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF)

1,875 %-3,750 %

2,375 %-3,750 %

CECA en liquidation

6,92 %-9,78 %

6,92 %-9,78 %

41.Autres dettes financières

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Non courants

Dettes liées aux locations-financements

1 674

1 756

Bâtiments payés par tranches

371

369

Autres

63

91

Total

2 108

2 216

Courants

Dettes liées aux locations-financements

81

82

Bâtiments payés par tranches

20

17

Total

101

99

Total

2 209

2 315

Dettes liées aux locations-financements

millions d’euros

Montants futurs à payer

< 1 an

1-5 ans

> 5 ans

Total du passif

Terrains et bâtiments

75

358

1 309

1 742

Autres immobilisations corporelles

6

8

–

14

Total au 31.12.2014

81

366

1 309

1 755

Partie d’intérêts

70

272

392

734

Total des paiements futurs minimaux au titre de la location au 31 décembre 2014

151

638

1 700

2 489

Total des paiements futurs minimaux au titre de la location au 31 décembre 2013

171

672

1 884

2 727

41.1.COMPTES CRÉDITEURS

millions d’euros

Valeur brute

Ajustements*

Valeur nette

2014

Déclarations de dépenses et factures reçues de:

États membres:

Fonds européen agricole pour le développement rural et autres instruments de développement rural

318

(23)

295

Fonds européen de développement régional et Fonds de cohésion

19 928

(2 306)

17 622

Fonds social européen

5 893

(272)

5 621

Autres

751

(93)

658

Entités publiques et privées

1 718

(106)

1 612

Total des déclarations de dépenses et factures reçues

28 608

(2 800)

25 808

Fonds européen agricole de garantie

11 066

N/A

11 066

Dettes diverses

156

N/A

156

Dettes liées aux ressources propres

5 945

N/A

5 945

Autres

204

N/A

204

Total au 31.12.2014

45 980

(2 800)

43 180

2013

Total des déclarations de dépenses et factures reçues

27 257

(2 918)

24 339

Fonds européen agricole de garantie

11 252

N/A

11 252

Dettes diverses

147

N/A

147

Dettes liées aux ressources propres

244

N/A

244

Autres

231

N/A

231

Total au 31.12.2013

39 131

(2 918)

36 213

* Montants non éligibles estimés et acomptes en attente

Le poste des créditeurs inclut des récapitulatifs/déclarations de dépenses reçus par la Commission dans le cadre d’activités de subvention. Les dettes correspondantes sont créditées à concurrence de la déclaration dès que la demande est reçue. Si la contrepartie est un État membre, elles sont classées comme telles. La procédure est identique pour les factures et notes de crédit reçues dans le cadre des marchés publics. Les déclarations en question ont été prises en compte au travers de la coupure de l’exercice. Après les écritures de coupure de l’exercice, les montants éligibles estimés ont donc été inscrits comme des charges à payer, tandis que la partie restante est notifiée en tant que «Montants non éligibles estimés et acomptes en attente» (voir ci-dessous).

Les dettes liées aux ressources propres font référence à la contribution des États membres au budget de l’UE à rembourser en fin d’exercice, à la suite du dernier budget rectificatif de 2014 (5,9 milliards d’euros). La hausse significative par rapport au dernier exercice s’explique par les révisions du RNB effectuées en fin d’exercice (voir aussi note 2.6.1.1).

Montants non éligibles estimés et acomptes en attente

Le poste créditeur a été réduit de la partie relative aux demandes de remboursement reçues, mais encore non vérifiées, qui a été considérée comme montant estimé non éligible. Les montants les plus importants concernent les directions générales chargées des actions structurelles. Le poste créditeur a également été réduit de la partie des demandes de remboursement reçues correspondant aux autres avances aux États membres (voir note 2.5.2) restant à payer à la fin de l’exercice (2,0 milliards d’euros).

Demandes de préfinancement

Outre les montants ci-dessous, des demandes de préfinancement à hauteur de 1,3 milliard d’euros ont été reçues et n’avaient pas encore été payées à la fin de l’exercice. Conformément aux règles comptables de l’UE, ces montants ne sont pas comptabilisés comme dettes.

41.2.CHARGES À PAYER ET PRODUITS À REPORTER

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Charges à payer

55 798

56 085

Produits reportés

56

62

Autres

118

134

Total

55 973

56 282

La ventilation des charges à payer est la suivante:

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Fonds européen agricole de garantie

33 667

33 491

Fonds européen agricole pour le développement rural et autres instruments de développement rural

13 414

12 458

Fonds européen de développement régional et Fonds de cohésion

3 157

4 371

Fonds social européen

976

1 109

Autres

4 584

4 656

Total

55 798

56 085

ACTIF NET

41.3.RÉSERVES

millions d’euros

Remarque

31.12.2014

31.12.2013

Réserve de juste valeur

2.14.1

238

99

Réserve du Fonds de garantie

2.14.2

2 372

2 125

Autres réserves

2.14.3

1 825

1 849

Total

4 435

4 073

42.Réserve de juste valeur

Conformément aux règles comptables de l’UE, les variations de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente sont désormais comptabilisées au moyen de la réserve de juste valeur.

Variations de la réserve de juste valeur relative aux actifs financiers disponibles à la vente au cours de la période de référence:

millions d’euros

2014

2013

Inclus dans la réserve de juste valeur

135

(25)

Inclus dans le compte de résultat économique

(10)

(25)

Total

125

(50)

Par ailleurs, un montant de 15 millions d’euros dans les variations globales de la réserve de juste valeur se rapporte à des investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence.

43.Réserve du Fonds de garantie

Cette réserve comprend le «montant objectif» de 9 % de l’encours garanti par le Fonds. La contrepartie de ce montant doit être détenue sous la forme d’actifs.

44.Autres réserves

Ce montant concerne principalement la réserve de la CECA en liquidation (1,532 milliard d’euros) relative aux actifs du Fonds de recherche pour le charbon et l’acier, une réserve qui a été créée dans le cadre de la liquidation de la CECA.

44.1.MONTANTS À RÉCLAMER AUX ÉTATS MEMBRES

millions d’euros

Montants à appeler auprès des États membres au 31.12.2013

49 925

Restitution de l’excédent budgétaire 2013 aux États membres

1 005

Variations de la réserve du Fonds de garantie

247

Autres variations de réserve

(15)

Résultat économique de l’exercice

11 280

Total des montants à appeler auprès des États membres au 31.12.2014

62 441

Ce montant représente la part des dépenses encourues par l’UE jusqu’au 31 décembre à financer par des budgets ultérieurs. Bon nombre de dépenses sont comptabilisées conformément aux règles de comptabilité d’exercice au cours de l’exercice N, alors qu’elles pourront en réalité être payées au cours de l’exercice N+1 (ou plus tard) et donc financées sur le budget de l’exercice N+1 (ou plus tard). Compte tenu de cette inscription au passif et du fait que les montants correspondants seront financés sur des budgets ultérieurs, le passif est de loin supérieur à l’actif en fin d’exercice. Les montants les plus significatifs à mettre en évidence concernent les activités du Fonds européen agricole de garantie. En réalité, la plus grande partie des montants à appeler est versée par les États membres moins de 12 mois après la fin de l’exercice financier en question, dans le cadre du budget de l’année suivante.

On notera également que les éléments susmentionnés n’ont aucun effet sur le résultat de l’exécution du budget. Les recettes budgétaires doivent toujours être égales ou supérieures aux dépenses budgétaires, tout excédent de recettes étant restitué aux États membres.

45.NOTES ANNEXES AU COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

PRODUITS

PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE

45.1.RESSOURCES RNB

Les produits des ressources propres constituent l’élément principal des produits d’exploitation de l’UE. Parmi les trois catégories de ressources propres – ressources propres traditionnelles (RPT), ressources TVA et ressources RNB – les recettes RNB, s'élevant à 104,688 milliards d’euros (2013: 110,194 milliards d’euros) sont les plus importantes.

45.2.RESSOURCES PROPRES TRADITIONNELLES

millions d’euros

2014

2013

Droits de douane

17 204

15 268

Cotisations «sucre»

(67)

199

Total

17 137

15 467

Les ressources propres traditionnelles comprennent les droits de douane et les cotisations «sucre». Les États membres retiennent, à titre de frais de perception, 20 % des ressources propres traditionnelles. Les chiffres ci-dessus sont présentés après déduction de ces frais.

On notera également que par suite d’une décision de justice concernant le règlement relatif aux prélèvements dans le secteur du sucre, remis en question par certaines entreprises et certains États membres, un montant de 200 millions d’euros a été remboursé aux parties concernées en 2014. La provision associée, initialement comptabilisée en 2012, a donc été utilisée en 2014.

45.3.RESSOURCES TVA

En vertu de la décision 2007/436/CE (Euratom) sur les ressources propres, les contributions TVA sont calculées en appliquant un taux unique de 0,30 % à la base TVA harmonisée de chaque État membre. Parallèlement, cette décision prévoyait un taux d’appel inférieur pour l’Autriche (0,225 %), l’Allemagne (0,15 %), les Pays-Bas et la Suède (0,10 %). Cette exception n’était toutefois accordée que pour la période 2007-2013. En 2014, un taux unique de 0,30 % a recommencé à s’appliquer à tous les États membres et il en restera ainsi jusqu’à l’entrée en vigueur d’une nouvelle décision sur les ressources propres. Ce changement explique la hausse des recettes TVA passées de 14,019 milliards d’euros en 2013 à 17,462 milliards d’euros en 2014.

PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE: TRANSFERTS

45.4.AMENDES

Ces produits (2,297 milliards d’euros) se rapportent aux amendes imposées par la Commission pour infraction aux règles européennes, généralement dans le domaine de la concurrence. Les créances et produits correspondants sont comptabilisés une fois la décision d’imposer une amende arrêtée par la Commission et officiellement notifiée au destinataire.

En 2014, le plus gros montant concerne le marché des roulements destinés à l’industrie automobile. La Commission a infligé des amendes pour un montant total de 953 millions d’euros aux constructeurs de roulements pour voitures et camions, pour avoir constitué une entente.

45.5.RÉCUPÉRATION DE DÉPENSES

millions d’euros

2014

2013

Gestion partagée

3 328

1 628

Gestion directe

45

69

Gestion indirecte

45

6

Gestion décentralisée

–

41

Gestion conjointe

–

33

Total

3 418

1 777

Cette rubrique représente principalement les ordres de recouvrement émis par la Commission qui sont encaissés ou déduits de paiements ultérieurs enregistrés dans le système comptable de la Commission, de sorte à recouvrer les montants précédemment payés sur le budget général. Ces opérations se fondent sur des contrôles, des audits ou des analyses d’éligibilité. Les ordres de recouvrement émis par les États membres à l’intention des bénéficiaires des dépenses du FEAGA, ainsi que les fluctuations des estimations des produits à recevoir entre la fin de l’exercice précédent et la fin de celui-ci, sont également inclus.

Il convient de noter que ces chiffres représentent l’impact comptable des actions correctives de l’UE seulement, constaté suivant les règles comptables de l’UE en vigueur. Ces chiffres ne peuvent exprimer et n’expriment donc pas toute l’ampleur des mesures prises pour protéger le budget de l’UE, en particulier pour la politique de cohésion, où des mécanismes spécifiques ont été mis en place pour assurer la correction des dépenses inéligibles, et dont la plupart n’impliquent pas l’émission d’un ordre de recouvrement. Du reste, les préfinancements récupérés ne sont pas non plus considérés comme des recettes, conformément aux règles comptables de l’UE. Pour plus de détails sur les corrections financières et la récupération de dépenses, voir la note 6.

La gestion partagée se taille la part du lion:

Agriculture: le FEAGA et le développement rural

Dans le cadre du FEAGA et du Feader, les montants inscrits en produits de l’exercice sous cette rubrique sont des corrections financières de l’exercice et des remboursements déclarés par les États membres et perçus au cours de l’exercice auxquels s’ajoute l’augmentation nette du solde, pour l’exercice, des montants restant à recouvrer au titre des fraudes et irrégularités déclarées par les États membres.

Politique de cohésion

Les principaux montants associés à la politique de cohésion comprennent les ordres de recouvrement émis par la Commission pour récupérer les dépenses indues des années précédentes, les montants relatifs aux corrections financières mises en œuvre par retrait en cours d’exercice ainsi que les déductions des dépenses moins la diminution des produits à recevoir en fin d’exercice.



D’autres ordres de recouvrement dans le cadre de la politique de cohésion concernent le recouvrement de préfinancements — cf. note 6.4. Ces montants ne sont pas inscrits en produits de l’exercice, mais portés au crédit du poste «préfinancements» du bilan.

La récupération totale de dépenses a pratiquement doublé en comparaison avec l’année dernière, eu égard au stade avancé de la clôture de la période de programmation 2000-2006 de la politique de cohésion et aux retraits correspondants effectués, ainsi qu’aux corrections significatives imposées par la direction générale de l’agriculture et du développement rural en 2014.

45.6.AUTRES PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE

millions d’euros

2014

2013

Transfert d’actifs

1 448

–

Ajustements budgétaires

794

1 187

Impôts et cotisations du personnel

1 276

1 137

Contributions des pays tiers

336

373

Prélèvements agricoles

409

48

Ajustements des provisions

369

208

Autres

990

1 091

Total

5 623

4 045

Le transfert de recettes d’actif concerne le transfert, dans le cadre du programme Copernicus (anciennement le programme GMES), de satellites de l’Agence spatiale européenne (ESA) à la Commission (voir note 2.2). Ce transfert constitue une opération sans contrepartie directe au sens des règles comptables de l’UE et aura lieu à l’avenir pour les satellites Copernicus encore en construction.

Les ajustements budgétaires incluent l’excédent budgétaire de 2013 (1,005 milliard d’euros) qui est indirectement reversé aux États membres par déduction des montants de ressources propres qu’ils doivent payer à l’UE l’année suivante. Il s’agit donc de recettes pour 2014.

Les produits issus des impôts et cotisations du personnel résultent des prélèvements sur les traitements du personnel et sont essentiellement composés de deux montants: les contributions au régime de pension et les impôts sur le revenu.

Les contributions de pays tiers se rapportent aux contributions versées par les pays de l’AELE et les pays candidats à l’adhésion.

Les prélèvement agricoles concernent les prélèvements laitiers qui sont un outil de gestion du marché visant à pénaliser les producteurs de lait qui dépassent leurs quantités de référence. N’étant pas lié à des paiements antérieurs de la Commission, il est considéré en pratique comme une recette correspondant à une destination particulière. La hausse des prélèvements laitiers de cette année est due aux huit États membres qui ont dépassé leurs quotas laitiers en 2013/2014, ce qui signifie qu’ils doivent verser des pénalités (aussi appelées «super-prélèvement»). Le régime des quotas laitiers a été aboli le 1er avril 2015.



PRODUITS DES OPÉRATIONS AVEC CONTREPARTIE DIRECTE

45.7.PRODUIT FINANCIER

millions d’euros

2014

2013

Produits d’intérêts sur:

Préfinancements

16

29

Paiements tardifs

387

88

Actifs financiers disponibles à la vente

65

71

Prêts

1 722

1 712

Liquidités et équivalents

10

21

Actifs financiers dépréciés

0

-

Autres

1

1

Produits d’intérêts

2 202

1 922

Dividendes

6

6

Gains réalisés sur la vente d’actifs financiers

30

24

Autres produits financiers

61

40

Total

2 298

1 991

Les produits d’intérêt sur les prêts concernent surtout les prêts accordés sur des fonds empruntés (voir note 2.4.2).

Plus-values et moins-values nettes réalisées sur les actifs financiers

millions d’euros

2014

2013

Plus values/(moins-values) nettes réalisées sur les actifs financiers disponibles à la vente

13

24

45.8.AUTRES PRODUITS DES OPÉRATIONS AVEC CONTREPARTIE DIRECTE

millions d’euros

2014

2013

Produits liés aux immobilisations corporelles

16

38

Gains de change

478

336

Autres

571

1 070

Total

1 066

1 443

Les autres recettes issues des opérations de change sont surtout des frais de gestion et des recettes relatives à des créances à recevoir précédemment dépréciées.


DÉPENSES

PAIEMENTS DE TRANSFERT ET SUBVENTIONS PAR MODE DE GESTION

45.9.GESTION PARTAGÉE

millions d’euros

Exécutés par les États-membres

2014

2013

Fonds européen agricole de garantie

44 465

45 067

Fonds européen agricole pour le développement rural et autres instruments de développement rural

14 046

13 585

Fonds européen de développement régional et Fonds de cohésion

43 345

47 767

Fonds social européen

12 651

12 126

Autres

2 307

1 525

Total

116 814

120 070

Les programmes relatifs aux Fonds structurels se trouvent dans la dernière phase de la période de programmation 2007-2013 et dans la phase de lancement de la période de programmation 2014-2020.

La majeure partie de la baisse par rapport à 2013 concerne le Fonds européen de développement régional et le Fonds de cohésion. Les dépenses reconnues en 2014 se rapportent à la période de programmation 2007-2013 et aucune dépense n’a encore été imputée pour la période actuelle, les programmes n’ayant démarré que lentement (la mise en œuvre par les États membres n’a commencé qu’en 2015).

La baisse des dépenses consenties par le Fonds européen agricole de garantie est essentiellement imputable à l’incidence du mécanisme de discipline financière.

La sous-rubrique «Autre» inclut essentiellement: l'asile et la migration (0,6 milliard d’euros), la sécurité intérieure (0,5 milliard d’euros), la pêche et les affaires maritimes (0,5 milliard d’euros), le Fonds européen de solidarité (0,2 milliard d’euros) et le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (0,1 milliard d’euros).

45.10.GESTION DIRECTE

millions d’euros

2014

2013

Exécutés par la Commission

10 431

8 722

Exécutés par les agences exécutives de l’UE

4 880

3 797

Total

15 311

12 519

Ces montants concernent principalement la mise en œuvre de programmes relevant de la politique de recherche (8,9 milliards d’euros) et de l'agence pour les réseaux (1,5 milliard d’euros), ainsi que les instruments relevant de la politique européenne de voisinage (1,5 milliard d’euros) et de la coopération au développement (1,3 milliard d’euros).

L’augmentation des montants en 2014 est essentiellement due à la coopération au développement, qui a enregistré une hausse de 0,5 milliard d’euros (dont un versement de 250 millions d’euros à l’Ukraine), à l’énergie (1,1 milliard d’euros) et aux programmes de recherche gérés par les agences exécutives (1,1 milliard d’euros imputable à la hausse du nombre de projets en cours).

45.11.GESTION INDIRECTE

millions d’euros

2014

2013

Exécutés par d’autres agences et organes de l’UE

1 025

656

Exécutés par des pays tiers

1 005

720

Exécutés par des organisations internationales

1 765

1 745

Exécutés par d’autres entités

1 799

1 694

Total

5 594

4 815

45.12.COÛTS DU PERSONNEL ET DES PENSIONS

millions d’euros

2014

2013

Coûts du personnel

5 693

5 527

Coûts des pensions

3 970

3 531

Total

9 662

9 058

Les coûts liés aux pensions sont des éléments des variations qui sont apparues à la suite de la revalorisation actuarielle du passif lié aux avantages du personnel autres que les hypothèses actuarielles.

45.13.MODIFICATIONS DES HYPOTHÈSES ACTUARIELLES RELATIVES AUX AVANTAGES DU PERSONNEL

La perte actuarielle de 9,2 milliards d’euros nets sous cette rubrique concerne le passif lié aux avantages du personnel porté au bilan (voir note 2.9). Ce montant exceptionnellement élevé est dû à la baisse spectaculaire des taux d’intérêts, qui reflète la conjoncture économique sous-jacente.

45.14.CHARGES FINANCIÈRES

millions d’euros

2014

2013

Charges d’intérêts:

Emprunts

1 712

1 697

Autres

22

22

Contrats de location

90

99

Dépréciation d’actifs financiers disponibles à la vente

3

8

Pertes de valeur sur les prêts et créances à recevoir

1 030

469

Perte réalisée sur la vente d’actifs financiers

17

–

Autres charges financières

51

87

Total

2 926

2 383

Le montant de la charge d’intérêts sur les emprunts correspond au produit des intérêts sur les prêts (opérations réciproques ou «back-to-back»).

45.15.PART DU RÉSULTAT NET DES COENTREPRISES ET ENTITÉS ASSOCIÉES

Conformément à la méthode de la mise en équivalence, l’UE comptabilise dans son compte de résultat économique la part du résultat net de ses coentreprises et de ses entités associées (cf. également notes 2.3.1 et 2.3.2).


45.16.AUTRES DÉPENSES

millions d’euros

2014

2013

Dépenses administratives et informatiques

2 070

2 034

Dépenses liées aux immobilisations corporelles

1 186

1 105

Pertes de change

370

395

Ajustements des provisions

688

399

Autres

839

640

Total

5 152

4 572

Les coûts de recherche et de développement sont inclus dans les dépenses administratives et informatiques et sont les suivants:

millions d’euros

2014

2013

Coûts de recherche

353

335

Coûts de développement non capitalisés

54

74

Total

406

409

La rubrique «Dépenses liées aux immobilisations corporelles» comprend un montant de 369 millions d’euros (2013: 388 millions d’euros) concernant les contrats de location simple. Les montants à payer pendant la durée résiduelle de ces contrats de bail sont les suivants:

millions d’euros

Montants futurs à payer

< 1 an

1-5 ans

> 5 ans

Total

Bâtiments

332

988

934

2 254

Matériel informatique et autre équipement

7

15

0

22

Total

339

1 003

934

2 276

45.17.INFORMATIONS SECTORIELLES PAR RUBRIQUE DU CADRE FINANCIER PLURIANNUEL (CFP)

millions d’euros

Croissance intelligente et inclusive

Croissance durable

Sécurité et citoyenneté

L'UE acteur mondial

Administration

Non attribué à une rubrique du CFP*

Total

Ressources RNB

–

–

–

–

–

104 688

104 688

Ressources propres traditionnelles

–

–

–

–

–

17 137

17 137

TVA

–

–

–

–

–

17 462

17 462

Amendes

–

–

–

–

–

2 297

2 297

Récupération de dépenses

1 136

2 226

3

53

–

0

3 418

Autres

1 981

508

4

53

4 590

(1 513)

5 623

Produits des opérations sans contrepartie directe

3 117

2 734

6

106

4 590

140 072

150 625

Produit financier

66

3

0

36

1

2 192

2 298

Autres

119

(11)

(4)

97

215

649

1 066

Produits des opérations avec contrepartie directe

185

(8)

(4)

134

216

2 841

3 364

Total des recettes

3 302

2 726

2

240

4 806

142 913

153 989

Dépenses exécutées par les États membres:

FEAGA

–

(44 465)

–

–

–

–

(44 465)

FEADER et autres instruments de développement rural

–

(14 033)

–

(12)

–

–

(14 046)

FEDER et FC

(43 345)

–

–

–

–

–

(43 345)

FSE

(12 651)

–

–

–

–

–

(12 651)

Autres

(561)

(542)

(1 109)

(94)

–

–

(2 307)

Exécutées par la CE et les agences exécutives

(9 809)

(339)

(1 114)

(4 046)

9

(12)

(15 311)

Exécutées par d’autres agences et organes de l’UE

(789)

(58)

(473)

(40)

–

334

(1 025)

Exécutées par des pays tiers et des organisations internationales

(246)

4

(8)

(2 520)

(0)

–

(2 770)

Exécutées par d’autres entités

(1 317)

–

(5)

(478)

(0)

1

(1 799)

Coûts du personnel et des pensions

(1 538)

(324)

(362)

(566)

(6 066)

(806)

(9 662)

Modifications des hypothèses actuarielles relatives aux avantages du personnel

–

–

–

–

(9 170)

–

(9 170)

Charges financières

(152)

(25)

(1)

(26)

(557)

(2 165)

(2 926)

Part du déficit net des coentreprises / entités associées

(640)

–

–

–

–

–

(640)

Autres charges

(1 397)

(60)

(115)

(126)

(3 069)

(385)

(5 152)

Total des dépenses

(72 444)

(59 843)

(3 189)

(7 908)

(18 853)

(3 032)

(165 269)

Résultat économique de l’exercice

(69 141)

(57 117)

(3 186)

(7 668)

(14 047)

139 880

(11 280)

* «Non attribué à une rubrique du CFP»: l’exécution budgétaire des entités consolidées et les ajustements de consolidation, les opérations non budgétaires et les programmes non affectés peu importants.

La présentation des recettes et des charges par rubrique du CFP se fonde sur une estimation, puisque tous les engagements ne sont pas liés à une rubrique du CFP.

45.18.RECLASSEMENT DES CHIFFRES DE 2013

Afin de mieux présenter les informations aux utilisateurs, la structure du compte de résultat économique a été revue dans les comptes 2014. Comme l’exigent les règles comptables de l’UE, un reclassement des chiffres de 2013 a été opéré sans modifier aucun montant, la présentation des chiffres existants ayant seule changé: les recettes, les dépenses et les résultat restent identiques à ceux initialement publiés dans les comptes de 2013. Un aperçu de l’incidence des modifications figure ci-après:

millions d’euros

Ressources propres et contributions reçues

Autres produits d’exploitation

Total des produits d’exploitation

Frais

administratifs

Charges d’exploitation

Total des charges d’exploitation

Surplus des activités opérationnelles

Produits financiers

Charges financières

Variations du passif lié aux retraites et autres avantages du personnel

Part du déficit net des entités associées et coentreprises

Résultat économique de l’exercice

2013 (reclassé)

2013 (publié)

141 241

8 415

149 655

(9 269)

(138 571)

(147 840)

1 815

2 038

(2 045)

(5 565)

(608)

(4 365)

Produits des opérations sans contrepartie directe

Ressources RNB

110 194

–

110 194

–

–

–

–

–

–

–

–

–

110 194

Ressources propres traditionnelles

15 467

–

15 467

–

–

–

–

–

–

–

–

–

15 467

TVA

14 019

–

14 019

–

–

–

–

–

–

–

–

–

14 019

Amendes

–

2 757

2 757

–

–

–

–

–

–

–

–

–

2 757

Récupération de dépenses

1 777

1 777

–

–

–

–

–

–

–

–

–

1 777

Autres

1 561

2 484

4 045

–

–

–

–

-

–

–

–

–

4 045

Total

141 241

7 018

148 259

–

–

–

–

–

–

–

–

–

148 259

Produits des opérations avec contrepartie directe

Produit financier

–

–

–

–

–

–

–

1 991

–

–

–

–

1 991

Autres

–

1 397

1 397

–

–

–

–

47

–

–

–

–

1 443

Total

–

1 397

1 397

–

–

–

–

2 038

–

–

–

–

3 434

TOTAL DES RECETTES

141 241

8 415

149 655

–

–

–

–

2 038

–

–

–

–

151 693



millions d’euros

Ressources propres et contributions reçues

Autres produits d’exploitation

Total

Frais

administratifs

Charges d’exploitation

Total des charges d’exploitation

Surplus des activités opérationnelles

Produits financiers

Charges financières

Variations du passif lié aux retraites et autres avantages du personnel

Part du déficit net des entités associées et coentreprises

Résultat économique de l’exercice

2013 (reclassé)

Dépenses exécutées par les États-membres:

Fonds européen agricole de garantie

–

–

–

–

(45 067)

(45 067)

–

–

–

–

–

–

(45 067)

Fonds européen agricole pour le développement rural et autres instruments de développement rural

–

–

–

–

(13 585)

(13 585)

–

–

–

–

–

–

(13 585)

Fonds européen de développement régional et Fonds de cohésion

–

–

–

–

(47 767)

(47 767)

–

–

–

–

–

–

(47 767)

Fonds social européen

–

–

–

–

(12 126)

(12 126)

–

–

–

–

–

–

(12 126)

Autres

–

–

–

–

(1 525)

(1 525)

–

–

–

–

–

–

(1 525)

Exécutées par la Commission et les agences exécutives

–

–

–

–

(12 519)

(12 519)

–

–

–

–

–

–

(12 519)

Exécutées par d’autres agences et organes de l’UE

–

–

–

–

(656)

(656)

–

–

–

–

–

–

(656)

Exécutées par des pays tiers et des organisations internationales

–

–

–

–

(2 465)

(2 465)

–

–

–

–

–

–

(2 465)

Exécutées par d’autres entités

–

–

–

–

(1 694)

(1 694)

–

–

–

–

–

–

(1 694)

Coûts du personnel et des pensions

–

–

–

(5 527)

–

(5 527)

–

–

–

(3 531)

–

–

(9 058)

Modifications des hypothèses actuarielles relatives aux avantages du personnel

–

–

–

–

–

–

–

–

–

(2 033)

–

–

(2 033)

Charges financières

–

–

–

–

(469)

(469)

–

–

(1 914)

–

–

–

(2 383)

Part du déficit net des entités associées et coentreprises

–

–

–

–

–

–

–

–

–

–

(608)

–

(608)

Autres charges

–

–

–

(3 742)

(699)

(4 442)

–

–

(131)

–

–

–

(4 572)

TOTAL DES CHARGES

–

–

–

(9 269)

(138 571)

(147 840)

–

–

(2 045)

(5 565)

(608)

–

(156 058)

Résultat économique de l’exercice

141 241

8 415

149 655

(9 269)

(138 571)

(147 840)

1 815

2 038

(2 045)

(5 565)

(608)

–

(4 365)

46.NOTES ANNEXES AU TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

46.1.OBJECTIF ET ÉTABLISSEMENT DU TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

Les informations relatives aux flux de trésorerie constituent une base pour évaluer la capacité de l’UE à générer de la trésorerie et des équivalents de trésorerie ainsi que ses besoins en termes d’utilisation de ces flux de trésorerie.

Le tableau des flux de trésorerie est établi à l’aide de la méthode indirecte. Ceci signifie que le résultat économique de l’exercice est ajusté en fonction des effets des transactions sans effet de trésorerie, de tout décalage ou régularisation d’entrées ou de sorties de trésorerie opérationnelle passées ou futures et des éléments de produits ou de charges liés aux flux de trésorerie se rapportant aux investissements.

Les flux de trésorerie provenant de transactions en devise étrangère sont enregistrés dans la devise de présentation des états financiers de l’UE (l’euro), par application au montant en devise étrangère du taux de change entre l’euro et la devise étrangère à la date de ces flux.

Le tableau des flux de trésorerie présente les flux de trésorerie de l’exercice classés en activités opérationnelles et d’investissement (l’UE n’a pas d’activités de financement).

46.2.ACTIVITÉS D’EXPLOITATION

Les activités opérationnelles correspondent aux activités de l’UE autres que des activités d’investissement. Il s’agit de la majorité des activités effectuées. Les prêts octroyés aux bénéficiaires (et les emprunts connexes, le cas échéant) ne sont pas considérés comme des activités d’investissement (ou de financement), étant donné qu’ils font partie des objectifs généraux et donc des opérations quotidiennes de l’UE. Les activités opérationnelles comprennent également les investissements tels que ceux du FEI et de la BERD, ainsi que les fonds de capital-risque. Ces activités visent en effet à contribuer à la réalisation d’objectifs politiques.

46.3.ACTIVITÉS D’INVESTISSEMENT

Les activités d’investissement couvrent l’acquisition et la cession d’immobilisations corporelles et incorporelles ainsi que d’autres investissements qui ne sont pas inclus dans les valeurs disponibles. Les activités d’investissement n’incluent pas les prêts octroyés aux bénéficiaires. L’objectif est de faire apparaître les véritables investissements effectués par l’UE.


47.ACTIFS ET PASSIFS ÉVENTUELS ET AUTRES INFORMATIONS IMPORTANTES

47.1.ACTIF ÉVENTUEL

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Garanties reçues:

Garanties de bonne fin

400

441

Autres garanties

27

39

Autres actifs éventuels

49

16

Total

476

496

Les garanties de bonne fin sont parfois requises pour s’assurer que les bénéficiaires des financements de l’UE satisfont à leurs obligations contractuelles avec l’UE.

47.2.PASSIF ÉVENTUEL

millions d’euros

Remarque

31.12.2014

31.12.2013

Garanties données

5.2.1

20 862

22 162

Amendes

5.2.2

5 602

5 227

FEAGA, développement rural et préadhésion

5.2.3

505

1 537

Politique de cohésion

5.2.4

9

137

Affaires juridiques et autres litiges

5.2.5

789

689

Autre passif éventuel

5

52

Total

27 772

29 805

Toutes les dettes éventuelles, à l’exception des dettes liées aux amendes, seraient financées, si elles devenaient exigibles, par le budget de l’UE lors des exercices à venir.

48.Garanties données

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Garantie des prêts octroyés par la BEI

Garantie à 65 %

18 283

19 077

Garantie à 70 %

447

1 361

Garantie à 75 %

168

257

Garantie à 100 %

300

461

Total

19 198

21 156

Autres garanties données

1 664

1 006

Total

20 862

22 162

Le budget de l’UE garantit des prêts signés et accordés par la BEI sur ses fonds propres à des pays tiers au 31 décembre 2014 (y compris les prêts accordés aux futurs États membres avant leur adhésion). La garantie de l’UE est toutefois limitée à un pourcentage du plafond des lignes de crédit autorisées: 65 % (pour les accords conclus jusqu’en 2007), 70 %, 75 % ou 100 %. Lorsque le plafond n’est pas atteint, c’est la totalité de l’encours qui bénéficie de la garantie de l’UE. Pour les accords conclus après 2007 (mandats 2007-2013 et 2014-2020), la garantie de l’UE est limitée à 65 % du solde restant à recouvrer et non des lignes de crédit autorisées. Au 31 décembre 2014, le montant total de l’encours était de 19,198 milliards d’euros, auquel se limite ainsi le risque maximum encouru par l’UE. Au 31 décembre 2014, environ 82 % des opérations de prêt de la BEI (aux États et aux collectivités publiques) sont couvertes par une garantie globale, tandis que les opérations restantes ne bénéficent d’une couverture que pour les risques politiques.

D’autres garanties se rapportent principalement au mécanisme de financement avec partage des risques (883 millions d’euros), à Horizon 2020 (365 millions d’euros) et à l’instrument de garantie de prêts pour les projets RTE-T (209 millions d’euros).

49.Amendes

Ces montants se rapportent à des amendes infligées par la Commission pour atteinte aux règles de libre concurrence, dont le montant est payé à titre provisionnel et pour lesquelles soit un recours a été introduit, soit on ignore si un recours sera introduit. Ils continueront de figurer parmi les passifs éventuels jusqu’à ce que la Cour de justice rende une décision définitive. Les intérêts sur les paiements provisionnels sont inclus dans le résultat économique de l’exercice et aussi en tant que dette éventuelle, de façon à tenir compte du caractère incertain des droits de la Commission sur ces montants.

50.FEAGA, développement rural et préadhésion

Il s’agit de dettes éventuelles envers les États membres relatives à des décisions de conformité du FEAGA, au développement rural et aux corrections financières de préadhésion faisant l’objet d’une procédure en instance devant la Cour de justice. La détermination du montant définitif de la dette et la date d’imputation au budget des effets des recours gagnés dépendront de la durée de la procédure devant la Cour.

51.Politique de cohésion

Il s’agit de passifs éventuels envers les États membres en rapport avec des actions dans le cadre de la politique de cohésion en attendant la date d’audition orale ou le jugement pendant de la Cour de Justice.

52.Affaires juridiques et autres litiges

Cette rubrique porte sur des actions en dommages-intérêts actuellement intentées contre l’UE, sur d’autres litiges et sur les frais de justice estimés. Il est à noter que, dans le cadre d’une action en dommages-intérêts au titre de l’article 288 CE, le requérant doit démontrer une violation suffisamment grave, de la part de l’institution, d’une règle de droit ayant pour objet de conférer des droits à des particuliers, un dommage réel subi par le requérant et un lien de causalité direct entre l’acte illégal et le préjudice invoqué.

52.1.AUTRES INFORMATIONS IMPORTANTES

53.Engagements budgétaires encore non apurés restant à liquider

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Engagements budgétaires encore non apurés restant à liquider

144 741

178 399

Le montant ci-dessus correspond au RAL («reste à liquider») budgétaire diminué des montants afférents inclus en tant que dépenses dans le compte de résultat économique de 2014. Le RAL budgétaire correspond au montant des engagements ouverts pour lesquels les paiements et/ou dégagements n’ont pas encore été effectués. Le RAL budgétaire est la conséquence normale de l’existence de programmes pluriannuels. Au 31 décembre 2014, le RAL budgétaire se montait à 189,585 milliards d’euros (2013: 222,410 milliards d’euros).

54.Engagements juridiques significatifs

millions d’euros

31.12.2014

31.12.2013

Actions structurelles

433 527

150

Protocole avec les pays méditerranéens

264

264

Accords de pêche

176

79

Galileo

719

–

Copernicus

3 476

–

Réseau transeuropéen de transport (RTE-T)

–

850

Autres engagements contractuels

3 127

3 531

Total

441 288

4 873

Ces engagements trouvent leur origine dans les engagements juridiques à long terme pris par la Commission concernant des montants qui n’étaient pas couverts par des crédits d’engagement inscrits au budget. Ils peuvent être liés à des programmes pluriannuels tels que les actions structurelles ou des montants que la Commission s’est engagée à payer ultérieurement dans le cadre de contrats administratifs existant à la clôture du bilan (par exemple les contrats liés à la fourniture de services en matière de sécurité, de nettoyage, etc., mais aussi les engagements contractuels pour des projets spécifiques tels que des travaux de construction). La hausse significative des engagements juridiques associés aux actions structurelles est imputable au lancement du CFP 2014-2020, pendant la période de référence.

Actions structurelles

Le tableau ci-après établit une comparaison entre les engagements juridiques qui n’ont pas encore donné lieu à un engagement budgétaire et les engagements maximaux par rapport aux montants prévus dans le CFP 2014-2020. Les futures obligations représentent les montants en suspens pour lesquels la Commission est tenue d’effectuer les paiements après le 31 décembre 2014.

millions d’euros

Fonds

Cadre financier 2014-2020 (A)

Engagements juridiques conclus (B)

Engagements budgétaires (C)

Dégagements (D)

Engagements juridiques moins engagements budgétaires (=B-C+D)

Obligations futures (=A-C-D)

Fonds européen de développement régional et Fonds de cohésion

259 799

133 163

16 837

–

116 325

242 962

Fonds social européen

89 624

57 828

9 273

–

48 555

80 350

Fonds européen d’aide aux plus démunis

3 814

3 723

501

–

3 222

3 313

RUBRIQUE 1B: FONDS DE LA POLITIQUE DE COHÉSION

353 236

194 714

26 611

–

168 102

326 625

Fonds européen agricole pour le développement rural

99 348

20 707

3 295

–

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