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AccueilDroit européen52015DC0379
Acte préparatoire52015DC0379

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET À LA COUR DES COMPTES COMPTES ANNUELS DU FONDS EUROPÉEN DE DÉVELOPPEMENT 2014

CELEX52015DC0379
TypeActe préparatoire
Datejeudi 23 juillet 2015

Résumé IA

Cette communication de la Commission présente les comptes annuels 2014 du Fonds européen de développement (FED), qui finance la coopération avec les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et les pays et territoires d'outre-mer (PTOM). Pour un professionnel du droit français, ce document constitue un acte préparatoire non contraignant, mais essentiel pour comprendre l'exécution budgétaire et la gestion financière des instruments de coopération extérieure de l'UE, pouvant servir de référence dans le cadre de contentieux ou d'audits liés à ces fonds.

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 23.7.2015

COM(2015) 379 final

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET À LA COUR DES COMPTES

COMPTES ANNUELS DU FONDS EUROPÉEN DE DÉVELOPPEMENT 2014


Comptes annuels du
Fonds européen de développement 2014

TABLE DES MATIÈRES

CERTIFICATION DES COMPTES

EXÉCUTION ET COMPTABILISATION DES RESSOURCES DU FED

ÉTATS FINANCIERS ET NOTES ANNEXES - FONDS GÉRÉS PAR LA COMMISSION EUROPÉNNE

ÉTATS FINANCIERS DU FED

NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS DU FED

ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS DU FED ET DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

RAPPORT SUR L'EXÉCUTION FINANCIÈRE DU FED

ÉTATS FINANCIERS ET NOTES ANNEXES - FONDS GÉRÉS PAR LA BANQUE EUROPÉNNE D'INVESTISSEMENT

CERTIFICATION DES COMPTES

Les comptes annuels du Fonds européen de développement pour l’exercice 2014 ont été établis conformément au titre IX du règlement financier du 11e Fonds européen de développement ainsi qu’aux principes, règles et méthodes comptables décrits dans l’annexe aux états financiers.

Je prends acte de ma responsabilité dans l’élaboration et la présentation des comptes annuels du Fonds européen de développement conformément à l’article 20 du règlement financier applicable au 11e Fonds européen de développement.

J’ai obtenu des ordonnateurs et de la BEI, qui en garantissent la fiabilité, toutes les informations nécessaires à l’établissement des comptes décrivant l’actif et le passif du Fonds européen de développement, ainsi que l’exécution du budget.

Je certifie par la présente que, sur la base de ces informations et des vérifications que j’ai jugées nécessaires pour être en mesure d’approuver les comptes, j’ai obtenu l’assurance raisonnable que les comptes présentaient une image fidèle de la situation financière du Fonds européen de développement, dans tous les aspects significatifs.

(signé)

Manfred Kraff

Comptable

13 juillet 2015



EXÉCUTION ET COMPTABILISATION DES RESSOURCES DU FED

1.CONTEXTE

L’Union européenne (ci-après l'«UE») entretient, en matière de développement, des relations basées sur la coopération avec un grand nombre de pays en développement. Ces relations visent principalement à promouvoir le développement économique, social et environnemental, avec pour objectif premier de réduire et d’éradiquer la pauvreté à long terme, au moyen d’une aide au développement et d’une assistance technique aux pays bénéficiaires. Pour y parvenir, l’UE, conjointement avec les pays partenaires, établit des stratégies de coopération et mobilise les ressources financières nécessaires à leur mise en œuvre. Les ressources que l’UE alloue à la coopération au développement proviennent de trois sources:

-le budget de l’UE;

-le Fonds européen de développement;

-la Banque européenne d’investissement.

Le Fonds européen de développement (ci-après le «FED») est le principal instrument dont l’UE dispose pour apporter son aide en matière de coopération au développement aux États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique («ACP») et aux pays et territoires d’outre-mer («PTOM»).

Le FED n’est pas financé par le budget de l’UE. Il est institué par un accord interne entre les représentants des États membres, siégeant au sein du Conseil, et dirigé par un comité spécifique. La responsabilité de l’exécution financière des opérations réalisées avec les ressources du FED incombe à la Commission européenne (ci-après la «Commission»), alors que la Facilité d’investissement est gérée par la Banque européenne d’investissement (ci-après la «BEI»).

Au cours de la période 2014-2020, l’aide géographique octroyée aux États ACP et aux PTOM restera essentiellement financée par le FED. Chaque FED est généralement conclu pour une durée de quelque 5 ans. Chaque FED étant régi par son propre règlement financier, il y a lieu d’établir des états financiers pour chacun d’eux. Il s’ensuit que les états financiers sont établis séparément pour chaque FED en ce qui concerne la partie gérée par la Commission. Ces états financiers sont également présentés sous forme agrégée afin de permettre une vue globale de la situation financière des ressources relevant de la responsabilité de la Commission.

L’accord interne établissant le 11e FED a été signé par les États membres participants, réunis au sein du Conseil, en juin 2013 1 . Il est entré en vigueur le 1er mars 2015. Afin d'assurer la continuité entre la fin du 10e FED et l'entrée en vigueur du 11e FED, la Commission a proposé des mesures transitoires, connues sous le nom de mécanisme de transition 2 . Le mécanisme de transition est présenté au titre du 11e FED.

Dans le même temps, le règlement financier du 10e FED 3 a été modifié et le nouveau règlement financier applicable à la période transitoire a été adopté 4 . Ils sont entrés en vigueur le 30 mai 2014. Le 2 mars 2015, le Conseil a adopté le règlement financier du 11e FED 5 et ses modalités d'exécution 6 . Ils sont entrés en vigueur le 6 mars 2015.

La Facilité d’investissement a été établie en vertu de l’accord de partenariat ACP-UE. Gérée par la BEI, cette facilité sert à soutenir le développement du secteur privé dans les États ACP à travers essentiellement, mais pas exclusivement, le financement d’investissements privés. La facilité fonctionne selon le principe d’un fonds renouvelable. Les remboursements des prêts qui sont réinvestis dans d’autres opérations permettent en effet à la facilité de s’autorenouveler en plus de jouir d’une indépendance financière. N’étant pas gérée par la Commission, la Facilité d’investissement n’est pas consolidée dans la première partie des comptes annuels (les états financiers du FED et le rapport connexe portant sur l’exécution financière). Les états financiers de la Facilité d’investissement sont joints à part dans les comptes annuels (partie II) afin de fournir une vision complète de l’aide au développement du FED 7 .

2.COMMENT LE FED EST-IL FINANCÉ?

Le Conseil européen du 2 décembre 2013 a adopté le cadre financier pluriannuel pour la période 2014-2020. Il a alors été décidé que la coopération géographique avec les États ACP ne serait pas intégrée au budget de l’UE (budgétisée), mais qu’elle continuerait d’être financée par le FED intergouvernemental existant.

Le budget de l’UE est un budget annuel dans lequel les recettes et les dépenses sont prévues et autorisées pour une année selon le principe de l’annualité budgétaire. À la différence de l’UE, le FED fonctionne sur une base pluriannuelle. Chaque Fonds établit un fonds global de mise en œuvre de la coopération au développement pendant une période qui est généralement de cinq ans. Les fonds attribués peuvent être utilisés sur toute la période du FED, car les ressources sont allouées sur une base pluriannuelle. Le caractère non annuel du budget est souligné dans les rapports budgétaires dans lesquels l’exécution du budget des FED est mesurée par rapport au total du fonds.

Les ressources du FED sont des contributions «ad hoc» des États membres de l’UE. À intervalles d’environ cinq ans, des représentants des États membres se réunissent au niveau intergouvernemental pour statuer sur un montant global attribué au Fonds et superviser son exécution. La Commission gère ensuite le Fonds conformément à la politique de coopération au développement de l’Union. Étant donné que les États membres possèdent leurs propres politiques d’aide et de développement parallèlement à la politique de l’Union, ils doivent coordonner leurs politiques avec l’UE afin de veiller à leur complémentarité.

Outre les contributions susmentionnées, les États membres ont également la possibilité de passer des accords de cofinancement ou bien de verser des contributions financières volontaires au FED.

3.COMPTES DE FIN D’EXERCICE

3.1.Comptes annuels

Il est de la responsabilité du comptable d’élaborer les comptes annuels et de veiller à ce que ceux-ci fournissent une image fidèle de la situation financière du FED.

Les comptes annuels sont présentés comme suit:

Partie I: Fonds gérés par la Commission

(I)États financiers du FED

(II)États sur l'exécution financière du FED

Partie II: Fonds gérés par la BEI

(I)États financiers de la Facilité d’investissement

Par ailleurs, comme 2014 est l'année de création du premier fonds fiduciaire relevant du FED (voir 3.2. ci-dessous), les comptes de celui-ci, ainsi que les comptes consolidés (du FED et du fonds fiduciaire), sont présentés ci-dessous.

Les comptes annuels sont adoptés par la Commission avant le 31 juillet de l’exercice ultérieur et présentés au Parlement européen et au Conseil dans le cadre de la procédure de décharge.

3.2.Fonds fiduciaire Bêkou

En vertu de l'article 187, paragraphe 1, du règlement financier applicable au budget général de l'Union («RF UE») et de l'article 42 du règlement financier applicable à la période de transition, la Commission est autorisée à créer des fonds fiduciaires de l'Union pour les actions extérieures au titre d'un accord conclu avec d'autres donateurs. Ces fonds fiduciaires peuvent être créés pour les actions d'urgence, les actions postérieures à la phase d'urgence et les actions thématiques. Conformément à l'article 187, paragraphe 6, du RF UE, le comptable du fonds fiduciaire de l'Union est le comptable de la Commission.

Le premier fonds fiduciaire multi-bailleurs de l'UE, dénommé «Bêkou», a été créé le 15 juillet 2014 par l'Union européenne ainsi que l'Allemagne, la France et les Pays-Bas, dans le but de faciliter la stabilisation et la reconstruction de la République centrafricaine. Le fonds fiduciaire Bêkou est établi pour une durée maximale de 60 mois.

Ce fonds ayant été créé dans le cadre du FED, ses comptes annuels sont consolidés avec ceux du FED.

4.AUDIT ET DÉCHARGE

4.1.Audit

Les comptes annuels du FED et la gestion des ressources sont supervisés par son auditeur externe, la Cour des comptes européenne (ci-après la «CCE»), qui établit un rapport annuel pour le Parlement européen et le Conseil.

4.2.Décharge

Le contrôle final est constitué par la décharge de l’exécution financière des ressources du FED pour un exercice donné. Le Parlement européen est l’autorité de décharge du FED. À la suite de l’audit et de la finalisation des comptes annuels, il revient au Conseil d’émettre une recommandation et ensuite au Parlement de décider de donner ou non décharge à la Commission pour l’exécution financière des ressources du FED pour l’exercice écoulé. Cette décision est fondée sur un examen des comptes et sur le rapport annuel de la CCE (qui comprend une déclaration d’assurance officielle) et les réponses de la Commission, et fait également suite aux questions et autres demandes d’informations adressées à la Commission.

FONDS EUROPÉEN DE DÉVELOPPEMENT

EXERCICE 2014

ÉTATS FINANCIERS ET NOTES ANNEXES - FONDS GÉRÉS PAR LA COMMISSION EUROPÉNNE

Les chiffres étant arrondis au million d'euros, la somme de certaines données financières figurant dans les tableaux ci-dessous peut ne pas correspondre aux totaux.

TABLE DES MATIÈRES

ÉTATS FINANCIERS DU FED

BILAN DU FED

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DU FED

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE DU FED

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET DU FED

BILAN PAR FED

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE PAR FED

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET PAR FED

NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS DU FED

ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

CERTIFICATION DES COMPTES

INFORMATIONS GÉNÉRALES CONCERNANT LE FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

BILAN DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS DU FED ET DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

BILAN CONSOLIDÉ

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE CONSOLIDÉ

ÉTAT CONSOLIDÉ DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

RAPPORT SUR L'EXÉCUTION FINANCIÈRE DU FED

ÉTATS FINANCIERS DU FED

Les chiffres étant arrondis au million d'euros, la somme de certaines données financières figurant dans les tableaux peut ne pas correspondre aux totaux.


BILAN DU FED

(en Mio EUR)

Note

31.12.2014

31.12.2013

ACTIFS À LONG TERME

Préfinancement

2.1

472

424

Contributions au fonds fiduciaire

2.2

39

–

511

424

ACTIFS À COURT TERME

Préfinancement

2.3

1 403

1 286

Créances

2.4

84

84

Liquidités et équivalents

2.6

391

759

1 878

2 128

TOTAL DE L’ACTIF

2 389

2 553

PASSIFS À LONG TERME

Dettes

2.7

(34)

(25)

(34)

(25)

PASSIFS À COURT TERME

Dettes

2.8

(1 423)

(1 214)

(1 423)

(1 214)

TOTAL DU PASSIF

(1 457)

(1 239)

ACTIF NET

932

1 313

FONDS ET RÉSERVES

Capital appelé - FED actifs

2.9

35 673

32 529

Report du capital appelé de FED clôturés

2.10

2 252

2 252

Résultat économique reporté des exercices précédents

(33 468)

(30 396)

Résultat économique de l’exercice

(3 526)

(3 072)

ACTIF NET

932

1 313

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DU FED

(en Mio EUR)

Note

2014

2013

PRODUITS OPÉRATIONNELS

3.2

132

123

DÉPENSES OPÉRATIONNELLES

Dépenses opérationnelles

3.3

(3 650)

(3 027)

Dépenses administratives

3.4

(22)

(167)

(3 671)

(3 194)

EXCÉDENT/(DÉFICIT) DES ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES

(3 539)

(3 072)

Produits financiers

3.5

13

0

Charges financières

(0)

0

EXCÉDENT/(DÉFICIT) DES ACTIVITÉS FINANCIÈRES

13

0

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE

(3 526)

(3 072)

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE DU FED

(en Mio EUR)

Note

2014

2013

Résultat économique de l’exercice

(3 526)

(3 072)

ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES

Contributions ordinaires des États membres

3 068

2 961

Contributions de cofinancement

66

18

(Reprise des) pertes de valeur sur créances

14

(2)

Variation des préfinancements à long terme

(47)

14

Variation des contributions au fonds fiduciaire

(39)

–

Variation des préfinancements à court terme

(117)

48

Variation des créances à court terme*

(22)

(7)

Variation des passifs à long terme

9

(15)

Variation des passifs à court terme**

227

123

FLUX DE TRÉSORERIE NETS

(368)

69

Variation nette des liquidités et équivalents

(368)

69

Liquidités et équivalents au début de l’exercice

2.5

759

690

Liquidités et équivalents à la clôture de l'exercice

2.5

391

759

* Créances à court terme hors créances liées aux contributions ordinaires et aux cofinancements.

** Passifs à court terme hors passifs liés aux contributions ordinaires et aux cofinancements.

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET DU FED

(en Mio EUR)

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Actif net total (C)+(D)+(E)

SOLDE AU 31.12.2012

45 691

16 112

29 579

(30 396)

2 252

1 435

Augmentation de capital — contributions ordinaires

–

(2 950)

2 950

–

–

2 950

Résultat économique de l’exercice

–

–

–

(3 072)

–

(3 072)

SOLDE AU 31.12.2013

45 691

13 162

32 529

(33 468)

2 252

1 313

Augmentation de capital — contributions ordinaires

–

(3 144)

3 144

–

–

3 144

Résultat économique de l’exercice

–

–

–

(3 526)

–

(3 526)

SOLDE AU 31.12.2014

45 691

10 018

35 673

(36 994)

2 252

932

BILAN PAR FED

(en Mio EUR)

31.12.2014

31.12.2013

Note

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

ACTIFS À LONG TERME

Préfinancement

2.1

–

17

411

44

–

90

334

–

Contributions au fonds fiduciaire

2.2

–

–

–

39

–

17

411

83

–

90

334

–

ACTIFS À COURT TERME

Préfinancement

2.3

5

142

1 178

77

5

259

1 021

–

Créances

2.4

3

66

15

0

2

58

24

–

Comptes de liaison

2.5

216

810

–

607

290

1 323

–

–

Liquidités et équivalents

2.6

–

–

–

391

–

–

759

–

224

1 018

1 193

1 076

297

1 640

1 804

–

TOTAL DE L’ACTIF

224

1 035

1 604

1 159

297

1 730

2 138

–

PASSIFS À LONG TERME

Dettes

2.7

–

–

(34)

–

–

–

(25)

–

–

–

(34)

–

–

–

(25)

–

PASSIFS À COURT TERME

Dettes

2.8

(10)

(175)

(1 195)

(43)

(28)

(263)

(923)

–

Comptes de liaison

2.5

–

–

(1 633)

–

–

–

(1 613)

–

(10)

(175)

(2 828)

(43)

(28)

(263)

(2 536)

–

TOTAL DU PASSIF

(10)

(175)

(2 862)

(43)

(28)

(263)

(2 561)

–

ACTIF NET

214

860

(1 258)

1 116

270

1 467

(423)

–

FONDS ET RÉSERVES

Capital appelé - FED actifs

2.9

12 840

11 699

11 134

–

12 840

11 699

7 990

–

Report du capital appelé de FED clôturés

2.10

627

1 625

–

–

627

1 625

–

–

Transferts de capital appelé entre FED actifs

2.11

(3 147)

1 758

(209)

1 597

(3 083)

2 130

952

Résultat économique reporté des exercices précédents

(10 114)

(13 988)

(9 356)

(10)

(10 125)

(13 658)

(6 614)

–

Résultat économique de l’exercice

8

(235)

(2 828)

(472)

10

(331)

(2 751)

–

214

860

(1 258)

1 116

270

1 467

(423)

–

ACTIF NET

214

860

(1 258)

1 116

270

1 467

(423)

–

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE PAR FED

(en Mio EUR)

2014

2013

Note

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

PRODUITS OPÉRATIONNELS

3.2

9

43

79

1

64

34

25

–

DÉPENSES OPÉRATIONNELLES

Dépenses opérationnelles

3.3

(1)

(293)

(2 881)

(475)

(53)

(362)

(2 612)

–

Dépenses administratives

3.4

–

0

(22)

–

–

(0)

(167)

–

(1)

(293)

(2 903)

(475)

(53)

(362)

(2 779)

–

EXCÉDENT/(DÉFICIT) DES ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES

8

(249)

(2 824)

(474)

11

(328)

(2 754)

–

Produits financiers

3.5

0

15

(3)

2

(0)

(3)

3

–

Charges financières

–

–

(0)

–

–

–

0

–

EXCÉDENT/(DÉFICIT) DES ACTIVITÉS FINANCIÈRES

0

15

(4)

2

(0)

(3)

3

–

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE

8

(235)

(2 828)

(472)

10

(331)

(2 751)

–

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET PAR FED

(en Mio EUR)

8e FED

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Transferts de capital appelé entre FED actifs (F)

Actif net total (C)+(D)+(E) + (F)

SOLDE AU 31.12.2012

12 840

–

12 840

(10 125)

627

(2 980)

361

Augmentation de capital — contributions ordinaires

–

–

–

–

Transferts vers le/à partir du 10e FED

–

(102)

(102)

Résultat économique de l’exercice

–

10

10

SOLDE AU 31.12.2013

12 840

–

12 840

(10 114)

627

(3 083)

270

Augmentation de capital — contributions ordinaires

–

–

–

–

Transferts vers le/à partir du 10e FED

–

–

(64)

(64)

Transferts vers le/à partir du 11e FED

–

–

–

–

Résultat économique de l’exercice

–

8

8

SOLDE AU 31.12.2014

12 840

–

12 840

(10 107)

627

(3 147)

214

(en Mio EUR)

9e FED

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Transferts de capital appelé entre FED actifs (F)

Actif net total (C)+(D)+(E) + (F)

SOLDE AU 31.12.2012

11 699

–

11 699

(13 657)

1 625

2 501

2 168

Augmentation de capital — contributions ordinaires

–

–

–

–

Transferts vers le/à partir du 10e FED

–

(371)

(371)

Résultat économique de l’exercice

–

(331)

(331)

SOLDE AU 31.12.2013

11 699

–

11 699

(13 988)

1 625

2 130

1 467

Augmentation de capital — contributions ordinaires

–

–

–

–

Transferts vers le/à partir du 10e FED

–

(372)

(372)

Transferts vers le/à partir du 11e FED

–

–

Résultat économique de l’exercice

–

(235)

(235)

SOLDE AU 31.12.2014

11 699

–

11 699

(14 223)

1 625

1 758

860

(en Mio EUR)

10e FED

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Transferts de capital appelé entre FED actifs (F)

Actif net total (C)+(D)+(E) + (F)

SOLDE AU 31.12.2012

21 152

16 112

5 040

(6 614)

–

479

(1 095)

Augmentation de capital — contributions ordinaires

–

(2 950)

2 950

2 950

Transferts vers les/à partir des 8e FED et 9e FED

–

473

473

Résultat économique de l’exercice

–

(2 751)

(2 751)

SOLDE AU 31.12.2013

21 152

13 162

7 990

(9 365)

–

952

(423)

Augmentation de capital — contributions ordinaires

–

(3 144)

3 144

3 144

Transferts vers les/à partir des 8e et 9e FED

–

(936)

(936)

Transferts vers le/à partir du 11e FED

–

(225)

(225)

Transfert du résultat économique reporté - trésorerie - du 10e FED au 11e FED

10

10

Résultat économique de l’exercice

–

(2 828)

(2 828)

SOLDE AU 31.12.2014

21 152

10 018

11 134

(12 183)

–

(209)

(1 258)

(en Mio EUR)

11e FED

Capital du Fonds - FED actifs (A)

Fonds non appelés - FED actifs (B)

Capital appelé - FED actifs (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Report du capital appelé de FED clôturés (E)

Transferts de capital appelé entre FED actifs (F)

Actif net total (C)+(D)+(E) + (F)

SOLDE AU 31.12.2012

–

–

–

–

–

–

Augmentation de capital — contributions ordinaires

–

–

–

–

Transferts vers les/à partir des 8e, 9e et 10e FED

–

–

–

Résultat économique de l’exercice

–

–

–

SOLDE AU 31.12.2013

–

–

–

–

–

–

Augmentation de capital — contributions ordinaires

–

–

–

–

Transferts vers les/à partir des 8e, 9e et 10e FED

–

1 597

1 597

Transfert du résultat économique reporté - trésorerie - du 10e FED au 11e FED

(10)

(10)

Résultat économique de l’exercice

–

(472)

(472)

SOLDE AU 31.12.2014

–

–

–

(482)

1 597

1 116

NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS DU FED

1.PRINCIPES COMPTABLES ESSENTIELS

Les principes comptables du FED sont identiques à ceux appliqués par l'Union européenne (UE) et sont exposés dans la note annexe 1 des comptes annuels consolidés de l'UE. Une synthèse des principes essentiels est présentée ci-dessous.

1.1.BASE LÉGALE ET RÈGLES COMPTABLES

En vertu de l'article 46 du règlement financier du FED, les états financiers du FED sont élaborés selon les règles de comptabilité d'exercice inspirées des normes comptables internationales pour le secteur public (IPSAS). Les règles comptables arrêtées par le comptable de la Commission sont appliquées par l'ensemble des institutions et organismes de l'UE afin de disposer d'un jeu uniforme de règles de comptabilisation, de valorisation et de présentation des comptes propre à assurer l'harmonisation du processus d'établissement des états financiers et de consolidation, conformément aux dispositions de l'article 152 du règlement financier de l'UE. Ces règles s'appliquent également au FED, compte tenu de la nature particulière de ses activités.

1.2.PRINCIPES COMPTABLES

Les considérations générales (principes comptables) à suivre lors de l'élaboration des états financiers sont exposées dans la règle comptable 2 de l'UE (identiques à celles décrites dans IPSAS 1): présentation fidèle, comptabilité d'exercice, continuité des activités, cohérence de la présentation, agrégation des données, compensation et comparabilité des informations. Les caractéristiques qualitatives des informations financières, selon l'article 144 du règlement financier de l'UE, sont la pertinence, la fiabilité, la clarté et la comparabilité.

1.3.BASE DE PRÉPARATION

Monnaies et bases de conversion

Les comptes annuels sont présentés en millions d'euros, l'euro étant la monnaie fonctionnelle et de présentation de l'UE. Les transactions en monnaies étrangères sont converties en euros sur la base des taux de change applicables à la date à laquelle elles sont effectuées. Les soldes de fin d’exercice des actifs et passifs monétaires libellés en monnaies étrangères sont convertis en euros sur la base des taux de change en vigueur au 31 décembre.

Taux de change de l'euro

Monnaie

31.12.2014

31.12.2013

Monnaie

31.12.2014

31.12.2013

BGN

1,9558

1,9558

LTL

3,4528

3,4528

CZK

27,7350

27,4270

PLN

4,2732

4,1543

DKK

7,4453

7,4593

RON

4,4828

4,4710

GBP

0,7789

0,8337

SEK

9,3930

8,8591

HRK

7,6580

7,6265

CHF

1,2024

1,2276

HUF

315,5400

297,0400

JPY

145,2300

144,7200

LVL

-

0,7028

USD

1,2140

1,3791

1.3.1.Utilisation d’estimations

Conformément aux IPSAS et aux principes comptables généralement reconnus, les états financiers incluent nécessairement des montants basés sur des estimations et des hypothèses formulées par le management sur la base des informations les plus fiables dont il dispose. Les principales estimations portent notamment sur le passif au titre des avantages du personnel, les provisions, les risques financiers liés aux stocks et créances, les charges à payer et produits à recevoir, les actifs et passifs éventuels et le degré de dépréciation des immobilisations corporelles et incorporelles. Les résultats réels peuvent s’écarter de ces estimations. Les changements d’estimations sont pris en compte sur l’exercice au cours duquel ils sont connus.

1.4.BILAN

1.4.1.Immobilisations incorporelles

Les licences sur logiciels informatiques sont inscrites à l'actif du bilan sur la base de leur coût historique, diminué des amortissements et pertes de valeurs cumulés. Ces actifs sont amortis linéairement sur leur durée de vie utile estimée. Celle-ci dépend de leur durée de vie économique spécifique ou de leur durée de vie légale déterminée par un accord. Les immobilisations incorporelles développées au niveau interne sont capitalisées lorsque les critères pertinents des règles comptables de l'UE sont remplis. Les coûts capitalisables comprennent tous les coûts directement imputables qui sont nécessaires pour créer, produire et préparer l'immobilisation afin qu'elle puisse être exploitée de la manière prévue par la direction. Les coûts associés aux activités de recherche, les coûts de développement non capitalisables et les coûts d'entretien sont passés en charges à mesure qu'ils sont encourus.

1.4.2.Immobilisations corporelles

Toutes les immobilisations corporelles sont comptabilisées au coût historique diminué des amortissements et des pertes de valeurs. Le coût historique comprend toute dépense directement imputable à l'acquisition ou l'exécution d'une immobilisation. Les coûts ultérieurs sont inclus dans la valeur comptable de l'actif ou comptabilisés comme un actif distinct le cas échéant, uniquement s'il est probable que les avantages économiques ou le potentiel de service futur(s) associé(s) à cet actif iront à l'entité et si le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable. Les coûts de réparation et d'entretien sont portés au compte de résultat économique de l'exercice au cours duquel ils sont encourus. Les terrains et les œuvres d'art ne sont pas amortis, leur durée d'utilité étant considérée comme indéfinie. Les immobilisations en cours ne sont pas amorties, puisqu'elles ne sont pas encore disponibles pour utilisation. L'amortissement des autres actifs est calculé selon la méthode linéaire, de manière à imputer leur coût sur leur valeur résiduelle en fonction de leur durée d'utilité estimée, comme suit:

Catégorie d'actif

Taux d'amortissement linéaire

Bâtiments

4 %

Installations, machines et outillages

10 % à 25 %

Meubles

10 % à 25 %

Mobilier

10 % à 33 %

Véhicules

25 %

Matériel informatique

25 %

Autres immobilisations corporelles

10 % à 33 %

Les plus-values et moins-values de cession sont déterminées en comparant le produit de la cession diminué des frais de cession à la valeur comptable du bien et sont portées au compte de résultat économique.

Contrats de location

Les contrats de location d'immobilisations corporelles dans le cadre desquels la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété incombe à l'entité sont classés comme contrats de location-financement. Les contrats de location-financement sont inscrits à l'actif du bilan au commencement de la location, à la plus faible des deux valeurs suivantes: la juste valeur de l'actif loué ou la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location. Chaque paiement au titre de la location est ventilé entre les charges financières et l'amortissement du solde de la dette, de sorte à obtenir un taux constant sur le solde restant dû. Les obligations au titre de la location, nettes de charges financières, sont comptabilisées au passif du bilan. La partie d'intérêts de la charge financière est portée au compte de résultat économique sur la période de location de manière à obtenir un taux d'intérêt périodique constant sur le solde restant dû au passif au titre de chaque période. Les actifs détenus dans le cadre de contrats de location-financement sont amortis sur la plus courte des deux durées suivantes: la durée du contrat de location ou la durée de vie utile.

Les contrats de location dans le cadre desquels une part importante des risques et avantages inhérents à la propriété incombe au bailleur sont considérés comme des contrats de location simple. Les paiements au titre de contrats de location simple sont comptabilisés en charges dans le compte de résultat économique et répartis linéairement sur toute la durée du contrat de location.

1.4.3.Pertes de valeur sur actifs non financiers

Les actifs qui ont une durée d'utilité indéfinie ne font pas l'objet d'un amortissement/une dépréciation et subissent chaque année un test de dépréciation. Les actifs faisant l'objet d'un amortissement/une dépréciation sont soumis à un test de dépréciation chaque fois qu'un événement ou un changement de circonstances donne à penser que la valeur comptable pourrait ne pas être recouvrable. Une perte de valeur est comptabilisée à raison de l'excédent de la valeur comptable d'un actif sur sa valeur recouvrable. La valeur recouvrable est la plus élevée de la juste valeur de l'actif, diminuée des frais de vente, et de sa valeur d'utilité.

Les valeurs résiduelles des immobilisations incorporelles et des immobilisations corporelles et leur durée de vie utile sont examinées et ajustées au besoin au minimum une fois par an. Si la valeur recouvrable estimée d'un actif est inférieure à sa valeur comptable, la valeur comptable de l'actif doit être ramenée immédiatement à sa valeur recouvrable. Si les raisons justifiant les pertes de valeur comptabilisées lors des précédents exercices ne s'appliquent plus, ces pertes de valeur sont alors reprises en conséquence.

1.4.4.Actifs financiers

Les actifs financiers sont classés selon les catégories suivantes: actifs financiers à la juste valeur au moyen du compte de résultat; prêts et créances; placements conservés jusqu'à leur échéance; et actifs financiers disponibles à la vente. Ce classement est déterminé lors de la comptabilisation initiale et réexaminé à chaque clôture du bilan.

(I)Actifs financiers à la juste valeur au moyen du compte de résultat

Un actif financier est classé dans cette catégorie s'il a été acquis principalement en vue d'être revendu à court terme ou s'il a été désigné par l'entité comme devant appartenir à cette catégorie. Les actifs dérivés sont également repris dans cette catégorie. Ces actifs sont inscrits au bilan sous la rubrique «actifs à court terme» s'ils sont destinés à être cédés dans les douze mois qui suivent la date de clôture.

(II)Prêts et créances

Les prêts et créances sont des actifs financiers non dérivés assortis de paiements fixes ou déterminables qui ne sont pas cotés sur un marché actif. Ils sont générés lorsque l'entité fournit directement des biens et des services ou accorde directement un prêt à un débiteur sans intention d'utiliser la créance à des fins de transactions. Ils sont inscrits au bilan sous la rubrique «actifs à long terme», sauf lorsque l'échéance se situe dans les douze mois suivant la date de clôture.

(III)Placements conservés jusqu'à leur échéance

Les placements conservés jusqu'à leur échéance sont des actifs financiers non dérivés, assortis de paiements fixes ou déterminables et d'échéances fixes, que l'entité a l'intention manifeste et la capacité de conserver jusqu'à l'échéance. Au cours de l'exercice considéré, l'entité n'a détenu aucun placement relevant de cette catégorie.

(IV)Actifs financiers disponibles à la vente

Les actifs financiers disponibles à la vente sont des instruments non dérivés qui sont désignés comme devant appartenir à cette catégorie ou ne sont classés dans aucune autre catégorie. Ils sont classés comme actifs à court terme ou actifs à long terme selon l'échéance à laquelle l'entité s'attend à les céder, qui correspond généralement à l'échéance résiduelle à la date de clôture.

1.4.5.Préfinancements

Un préfinancement est un paiement destiné à fournir une avance au bénéficiaire, par exemple un fonds de trésorerie. Il peut être fractionné en plusieurs versements sur une période définie dans la convention de préfinancement spécifique. Le fonds de trésorerie (ou l’avance) est remboursé ou utilisé aux fins pour lesquelles il a été fourni pendant la période définie dans la convention. Si le bénéficiaire n’encourt pas de dépenses éligibles, il est dans l'obligation de restituer le préfinancement à l'entité. Le montant du préfinancement est apuré (en tout ou en partie) à mesure de l’acceptation des coûts éligibles (qui sont comptabilisés en dépenses) et des remboursements éventuels.

En fin d’exercice, l’encours des préfinancements est évalué sur la base du ou des montants initialement versés, déduction faite des éléments suivants: montants remboursés, montants éligibles apurés, montants estimés éligibles non encore apurés en fin d’exercice et réductions de valeur.

1.4.6.Créances à recevoir et à recouvrer

Les créances à recevoir et à recouvrer sont comptabilisées à la valeur initiale diminuée des dépréciations pour perte de valeur. Une dépréciation pour perte de valeur est constatée en présence d’éléments objectifs indiquant que l'entité ne sera pas en mesure de recouvrer tous les montants dus aux échéances initialement prévues des créances. La dépréciation correspond à la différence entre la valeur comptable de la créance et son montant recouvrable. Le montant de la dépréciation est constaté dans le compte de résultat économique.

1.4.7.Liquidités et équivalents

Les liquidités et équivalents sont des instruments financiers classés comme des actifs financiers disponibles à la vente. Ils comprennent l’encaisse, les dépôts bancaires à vue et d’autres placements à court terme très liquides assortis d’échéances initiales inférieures ou égales à trois mois.

1.4.8.Crédits provisionnels

Des provisions sont comptabilisées lorsque l'entité supporte une obligation actuelle (juridique ou implicite) envers des tiers résultant d’événements passés, qu’il est plus probable qu’improbable qu’une sortie de ressources sera nécessaire pour éteindre cette obligation et que le montant de celle-ci peut être estimé de façon fiable. Aucune provision n'est comptabilisée pour des pertes opérationnelles futures. Le montant de la provision correspond à la meilleure estimation des dépenses nécessaires au règlement de l’obligation actuelle à la date de clôture. Lorsque la provision comprend un grand nombre d'éléments, l'obligation est estimée en pondérant tous les résultats possibles en fonction de leur probabilité correspondante (méthode de la «valeur attendue»).

1.4.9.Dettes

Une partie importante des dettes de l'entité n’est pas liée à l’acquisition de biens ou de services — il s’agit en fait de déclarations de dépenses soumises par les bénéficiaires de subventions ou d’autres financements de l'UE, qui ne sont pas acquittées. Elles sont comptabilisées comme dettes pour les montants réclamés à la réception de la déclaration de dépenses. Après vérification et acceptation des frais éligibles, elles sont évaluées au montant accepté et éligible.

Les dettes résultant de l’achat de biens ou de services sont comptabilisées lors de la réception de la facture pour le montant initial de celle-ci et les dépenses correspondantes sont saisies dans les comptes lorsque les biens ou services sont livrés ou fournis et acceptés par l'entité.

1.4.10.Charges à payer/produits à recevoir et charges et produits à reporter

À la fin de la période comptable, les charges à payer sont constatées sur la base du montant estimatif des transferts dus au titre de l’exercice. Les produits sont également comptabilisés au cours de l’exercice auquel ils se rapportent. En fin d’exercice, lorsqu’une facture n’a pas été envoyée alors que le service a été fourni ou les biens livrés par l'entité ou qu’il existe un accord contractuel, le montant correspondant est comptabilisé dans les états financiers en tant que produit à recevoir. Par ailleurs, lorsque, en fin d’exercice, une facture a été envoyée alors que le service n’a pas encore été fourni ou que les biens n’ont pas encore été livrés, le produit correspondant est reporté et sera comptabilisé lors de l’exercice comptable suivant.

1.5.COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

1.5.1.Produits

Les produits des opérations sans contrepartie directe sont constitués des impôts et transferts, étant donné que le cédant fournit des ressources à l'entité bénéficiaire sans que celle-ci ne donne directement de contrepartie d'une valeur approximativement égale. Les transferts sont des entrées d'avantages économiques futurs ou de potentiel de service découlant d'opérations sans contrepartie directe, à l'exception des impôts.

Les produits de la vente de biens et de services (opérations avec contrepartie directe) sont comptabilisés lorsque l'acheteur s'est vu transférer les risques et avantages importants inhérents à la propriété des biens. La comptabilisation des produits d'une transaction impliquant la fourniture de services se fait en fonction du degré d'avancement de la transaction à la date de clôture.

1.5.2.Dépenses

Les charges liées à des opérations avec contrepartie directe telles que des achats de biens ou de services sont comptabilisées lorsque les fournitures sont livrées/les services sont fournis et accepté(e)s par l'entité. Elles sont valorisées au coût de facturation initial.

Les charges liées à des opérations sans contrepartie directe représentent la majeure partie des charges de l'entité. Elles concernent les transferts à des bénéficiaires et peuvent relever de trois catégories: les créances, les transferts dans le cadre de contrats et les subventions, apports et dons discrétionnaires. Les transferts sont comptabilisés en charges de l’exercice au cours duquel les événements donnant lieu à transfert se sont produits, pour autant que la nature du transfert considéré soit autorisée par la réglementation ou qu’un contrat signé autorise le transfert, que le bénéficiaire réponde aux éventuels critères d'éligibilité et que le montant puisse être raisonnablement estimé.

Lorsqu’une demande de paiement ou une déclaration de dépenses satisfaisant aux critères de comptabilisation est reçue, elle est comptabilisée en charges à concurrence du montant éligible.

1.6.ACTIFS ET PASSIFS ÉVENTUELS

1.6.1.Actifs éventuels

Un actif éventuel est un actif potentiel résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance (ou non) d’un ou de plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas totalement sous le contrôle de l'entité. Un actif éventuel est indiqué lorsque l’entrée d’avantages économiques ou un potentiel de service est probable.

1.6.2.Passifs éventuels

Un passif éventuel est une obligation potentielle résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance (ou non) d’un ou de plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas totalement sous le contrôle de l'entité, ou une obligation actuelle résultant d'événements passés mais non comptabilisée, soit parce qu’il est peu probable qu’une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques ou d’un potentiel de service sera nécessaire pour régler l’obligation, soit dans les cas extrêmement rares où aucune estimation fiable ne peut être faite pour le montant de l’obligation.

1.7.COFINANCEMENT

Les contributions de cofinancement reçues sont assimilables à des recettes conditionnelles tirées d'opérations sans contrepartie directe et sont présentées comme des dettes dues aux États membres et à des pays tiers, notamment. Le FED est tenu d’utiliser ces contributions pour fournir des services à des tiers, faute de quoi il doit restituer les actifs (c’est-à-dire les contributions reçues). Les dettes en cours relatives aux accords de cofinancement représentent les contributions de cofinancement reçues diminuées des dépenses encourues liées au projet. L’incidence sur l’actif net est nulle.

Les dépenses liées aux projets de cofinancement sont comptabilisées dès qu'elles ont été exposées. Le montant correspondant de contributions est comptabilisé en tant que produits opérationnels, l'incidence sur le résultat économique de l'exercice étant nulle.

2.NOTES ANNEXES AU BILAN

ACTIFS À LONG TERME

2.1.PRÉFINANCEMENT

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total au 31.12.2014

Total au 31.12.2013

Préfinancement

–

17

411

44

472

424

Total

–

17

411

44

472

424

(en Mio EUR)

Total

31.12.2014

Gestion directe

72

Mise en œuvre par:

Commission

47

Agences exécutives de l'UE

3

Délégations de l'UE

22

Gestion indirecte

400

Mise en œuvre par:

Pays tiers

22

Organisations internationales

127

BEI et FEI

223

Organismes de droit public

24

Organismes de droit privé ayant une mission de service public

4

Total

472

De nombreux contrats prévoient le versement d’avances avant le début des travaux, de la livraison de fournitures ou de la prestation de services. Parfois, les calendriers de paiement des contrats prévoient le versement d’avances sur la base de rapports sur l’état d’avancement des travaux. Les préfinancements sont normalement versés dans la monnaie du pays ou territoire d’exécution du projet.

Le délai de recouvrement ou d’utilisation des préfinancements détermine si ceux-ci sont présentés comme actifs de préfinancement à court ou à long terme. L’utilisation est définie par la convention sous-tendant le projet. Tout remboursement ou toute utilisation dû/due dans les douze mois qui précèdent la date de clôture est présenté(e) comme préfinancement à court terme. Comme un grand nombre de projets financés par les actions du FED sont à long terme, il est indispensable que les avances correspondantes soient disponibles pendant plus d’un an. Certains montants de préfinancements sont donc comptabilisés dans les actifs à long terme. Cependant, comme les 8e et 9e FED touchent à leur fin, la plupart des préfinancements sont à court terme.

L'augmentation des préfinancements à long terme, à hauteur de 80 millions d'EUR par rapport au 31 décembre 2013, s'explique essentiellement par la mise en œuvre de nouveaux contrats dans le cadre du mécanisme de transition (77 millions d'EUR).

2.2.CONTRIBUTIONS AU FONDS FIDUCIAIRE

Cette rubrique représente le montant versé à titre de contribution au fonds fiduciaire «Bêkou» de l'UE.


ACTIFS À COURT TERME

2.3.PRÉFINANCEMENT

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total au 31.12.2014

Total au 31.12.2013

Préfinancement (brut)

20

517

3 413

384

4 335

3 931

Apurement (coupure de l'exercice)

(15)

(375)

(2 235)

(307)

(2 932)

(2 645)

Total

5

142

1 178

77

1 403

1 286

(en Mio EUR)

Total

31.12.2014

Gestion directe

227

Mise en œuvre par:

Commission

116

Agences exécutives de l'UE

4

Délégations de l'UE

106

Gestion indirecte

1 176

Mise en œuvre par:

Pays tiers

257

Organisations internationales

494

BEI et FEI

357

Organismes de droit public

41

Organismes de droit privé ayant une mission de service public

24

Organismes de droit privé mettant en œuvre un partenariat public-privé

2

Total

1 403

2.3.1.Garanties reçues en rapport avec des préfinancements

Les garanties sont détenues en couverture du préfinancement et libérées une fois le paiement final effectué dans le cadre d’un projet. Au 31 décembre 2014, la valeur nominale des garanties reçues par le FED pour les préfinancements s’élevait à 259 millions d’EUR.

2.4.CRÉANCES À RECEVOIR

(en Mio EUR)

Note

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total au 31.12.2014

Total au 31.12.2013

Créances sur les clients, les organismes publics, les pays de l'AELE et les pays tiers

2.4.1

3

10

7

0

21

24

Créances sur les États membres

–

–

–

0

0

3

Produits à recevoir et charges reportées

2.4.2

0

56

7

(0)

63

57

Total

3

66

15

0

84

84

(en Mio EUR)

Total au 31.12.2014

Total au 31.12.2013

Créances à recouvrer d'opérations sans contrepartie directe

21

22

Créances à recevoir d'opérations avec contrepartie directe

63

62

Total

84

84

2.4.1.Créances sur les clients, les organismes publics, les pays de l'AELE et les pays tiers

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total au 31.12.2014

Total au 31.12.2013

Créances sur les clients, les organismes publics, les pays de l'AELE et les pays tiers

6

34

9

0

49

38

Dépréciation

(3)

(23)

(2)

(0)

(28)

(14)

Total

3

10

7

0

21

24

2.4.2.Produits à recevoir et charges reportées

Les produits à recevoir et les charges reportées incluent principalement des intérêts courus sur les préfinancements.

2.5.COMPTES DE LIAISON

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total au 31.12.2014

Comptes de liaison

216

810

(1 633)

607

-

Total

216

810

(1 633)

607

-

Pour des raisons d’efficacité, la trésorerie unique couvrant l’ensemble des FED est allouée au 11e FED 8 , ce qui a pour conséquence de générer des opérations réciproques entre les différents FED, qui sont compensées par des comptes de liaison entre les différents bilans. Les comptes de liaison sont uniquement présentés dans chaque FED.

2.6.LIQUIDITÉS ET ÉQUIVALENTS 9

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total au 31.12.2014

Total au 31.12.2013

Comptes spéciaux: institutions financières des États membres

–

–

–

344

344

719

Comptes courants: banques commerciales

–

–

–

47

47

39

Fonds spécial République démocratique du Congo*

–

–

–

1

1

1

Total

–

–

–

391

391

759

* Ce solde représente les montants disponibles pour la République démocratique du Congo, conformément aux dispositions de la décision 2003/583/CE du Conseil.

La diminution globale des liquidités et équivalents est essentiellement imputable au niveau des paiements ainsi qu'à un degré d'exécution budgétaire supérieur à celui de la précédente période comptable.

Il convient de noter que des crédits STABEX sont détenus par les États ACP bénéficiaires et ne sont donc pas inscrits au bilan du FED. STABEX est l’acronyme d’un mécanisme de financement compensatoire de l’UE visant à assurer la stabilité des recettes à l’exportation des pays ACP. Lorsque la Commission et l’État (ACP) bénéficiaire parviennent à un accord sur l’utilisation des fonds Stabex, une convention de transfert est signée par les deux parties. Conformément aux dispositions de l’article 211 de l’accord Lomé IV 10 (dans sa version révisée), les crédits sont transférés sur un compte ouvert au nom de l’État ACP; il s’agit d’un compte portant intérêts pour lequel la présentation de deux signatures (Commission et État bénéficiaire) est requise. Ces crédits demeurent sur ces comptes à double signature jusqu’à ce qu’un cadre d’obligations mutuelles justifie un transfert en faveur d’un projet. L’ordonnateur de la Commission conserve la signature sur ce compte afin de s’assurer que les crédits sont décaissés selon les modalités prévues. Les crédits qui se trouvent sur les comptes à double signature sont la propriété de l’État ACP et ne sont pas, de ce fait, enregistrés à l’actif dans les comptes du FED. Les transferts vers ces comptes sont comptabilisés comme des paiements Stabex. Voir également la note 3.2.2 pour des informations complémentaires.

PASSIFS À LONG TERME

2.7.DETTES

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total au 31.12.2014

Total au 31.12.2013

Cofinancement - dettes

–

–

34

–

34

25

Total

–

–

34

–

34

25

La variation du total des dettes de cofinancement est expliquée dans la note 2.8.1.2.

PASSIFS À COURT TERME

2.8.DETTES

(en Mio EUR)

Note

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total au 31.12.2014

Total au 31.12.2013

Créditeurs courants

2.8.1

0

22

446

5

474

322

Charges à payer

2.8.2

10

153

521

37

722

588

Contribution au capital du fonds reportée

2.8.3

–

–

228

–

228

304

Total

10

175

1 195

43

1 423

1 214

2.8.1.Créditeurs courants

(en Mio EUR)

Note

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total au 31.12.2014

Total au 31.12.2013

Fournisseurs et autres

2.8.1.1

0

23

379

(0)

402

244

Dettes de cofinancement

2.8.1.2

–

(0)

67

0

67

75

Dettes diverses

2.8.1.3

–

(1)

(0)

6

4

3

Total

0

22

446

5

474

322

Le poste des dettes inclut des récapitulatifs de dépenses reçus par le FED en ce qui concerne ses activités de subvention. Les dettes correspondantes sont enregistrées à concurrence du montant déclaré dès que la demande est reçue. La procédure est identique pour les factures et les notes de crédit reçues dans le cadre des marchés. Les coûts déclarés ainsi sont pris en compte pour la procédure de coupure de l’exercice. Après les écritures de fin d’exercice, les montants éligibles estimés ont été portés au compte de résultat économique.

2.8.1.1.Fournisseurs et autres

Sous cette rubrique figurent les montants dus aux fournisseurs ainsi que les montants à payer à des organismes publics et à des pays tiers.

L’augmentation de 158 millions d’EUR par rapport à la période comptable précédente s’explique principalement par l’augmentation des dettes dues aux pays tiers (160 millions d’EUR).

2.8.1.2.Dettes de cofinancement

Au total, les dettes de cofinancement à long terme et à court terme cadrent avec celles de l'exercice passé. En 2014, de nouvelles contributions de cofinancement ont été reçues de la BEI (48 millions d’EUR), de la Belgique (5 millions d’EUR), de la Suède (3 millions d’EUR) et d’autres pays.

Les dettes au titre du cofinancement ont été diminuées de 57 millions d’EUR pour comptabiliser le produit lié aux projets de cofinancement (voir 3.2.3 et 3.3.2).

2.8.1.3.Dettes diverses

La rubrique «Dettes diverses» contient principalement des encaissements non affectés et des montants remboursés.

2.8.2.Charges à payer

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total au 31.12.2014

Total au 31.12.2013

Charges à payer

10

153

521

37

722

588

Total

10

153

521

37

722

588

À la clôture de l’exercice, il est procédé à une évaluation des dépenses éligibles qui ont été encourues par les bénéficiaires des fonds du FED, mais qui n’ont pas encore été déclarées. Après ces calculs de clôture de l’exercice, les montants éligibles estimés sont inscrits comme charges à payer.

L’utilisation prévisionnelle d’un montant de préfinancement est présentée comme une estimation du préfinancement apuré (voir 2.3).

2.8.3.Contribution au capital du fonds reportée

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total au 31.12.2014

Total au 31.12.2013

Royaume-Uni

–

–

222

–

222

296

République tchèque

–

–

4

–

4

–

Irlande

–

–

–

–

–

5

Lituanie

–

–

1

–

1

2

Total

–

–

228

–

228

304

Il s’agit des contributions d’États membres versées par anticipation.

ACTIF NET

2.9.CAPITAL APPELÉ - FED ACTIFS

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total

Capital du Fonds

12 840

11 699

21 152

–

45 691

Capital non appelé

–

–

(13 162)

–

(13 162)

Capital appelé 31.12.2013

12 840

11 699

7 990

–

32 529

Capital du Fonds

12 840

11 699

21 152

–

45 691

Capital non appelé

–

–

(10 018)

–

(10 018)

Capital appelé 31.12.2014

12 840

11 699

11 134

–

35 673

Le capital du Fonds correspond au total des contributions des États membres pour le FED concerné, conformément aux dispositions de chacun des accords internes. Les fonds non appelés représentent la dotation initiale non encore appelée des États membres.

Le capital appelé est constitué du montant des dotations initiales appelées aux fins de transfert sur les comptes de trésorerie par les États membres.

Le capital du 8e et du 9e FED a été appelé et reçu dans son intégralité.

Les activités 2014 du mécanisme de transition ont été financées grâce à des montants dégagés dans de précédents FED (voir 2.11 Transferts de capital appelé entre FED actifs). Étant donné que l'accord interne établissant le 11e FED n'était pas encore entré en vigueur au 31 décembre 2014, aucun capital n'est présenté dans le cadre du 11e FED.

Capital appelé et capital non appelé par État membre

(en Mio EUR)

Contributions

%

non appelées 10e FED 31.12.2013

appelées en 2014

non appelées 10e FED 31.12.2014

Autriche

2,41

(317)

76

(241)

Belgique

3,53

(465)

111

(354)

Bulgarie

0,14

(18)

4

(14)

Chypre

0,09

(12)

3

(9)

République tchèque

0,51

(67)

16

(51)

Danemark

2,00

(263)

63

(200)

Estonie

0,05

(7)

2

(5)

Finlande

1,47

(193)

46

(147)

France

19,55

(2 573)

615

(1 958)

Allemagne

20,50

(2 698)

645

(2 053)

Grèce

1,47

(193)

46

(147)

Hongrie

0,55

(72)

17

(55)

Irlande

0,91

(120)

29

(91)

Italie

12,86

(1 693)

404

(1 288)

Lettonie

0,07

(9)

2

(7)

Lituanie

0,12

(16)

4

(12)

Luxembourg

0,27

(36)

8

(27)

Malte

0,03

(4)

1

(3)

Pays-Bas

4,85

(638)

152

(486)

Pologne

1,30

(171)

41

(130)

Portugal

1,15

(151)

36

(115)

Roumanie

0,37

(49)

12

(37)

Slovaquie

0,21

(28)

7

(21)

Slovénie

0,18

(24)

6

(18)

Espagne

7,85

(1 033)

247

(786)

Suède

2,74

(361)

86

(274)

Royaume-Uni

14,82

(1 951)

466

(1 485)

Total

100,00

(13 162)

3 144

(10 018)

2.10.REPORT DU CAPITAL APPELÉ DE FED CLÔTURÉS

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total

Fonds transférés de FED clôturés

627

1 625

–

–

2 252

Solde au 31.12.2014

627

1 625

-

-

2 252

Sous cette rubrique figurent les ressources transférées de FED clôturés.

2.11.TRANSFERTS DE CAPITAL APPELÉ ENTRE FED ACTIFS

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total

Solde au 31.12.2012

(2 980)

2 501

479

–

0

Transfert vers le 10e FED de montants dégagés dans les 8e et 9e FED

(102)

(371)

473

–

0

Solde au 31.12.2013

(3 083)

2 130

952

–

0

Transfert vers la réserve de performance du 10e FED de montants dégagés dans les FED précédents

(64)

(372)

436

0

Transfert vers la réserve de performance du 11e FED de montants dégagés dans les FED précédents

(225)

225

0

Transfert des réserves de performance du 10e et du 11e FED vers le mécanisme de transition

(1 372)

1 372

0

Solde au 31.12.2014

(3 147)

1 758

(209)

1 597

0

Sous cette rubrique figurent les ressources transférées entre les FED actifs.

Depuis l'entrée en vigueur de l'accord de Contonou, l'ensemble des fonds non utilisés dans le cadre d'anciens FED actifs sont transférés vers le FED le plus récent après dégagement. Les ressources transférées à partir d'autres FED augmentent les crédits du Fonds bénéficiaire tout en réduisant les crédits du Fonds d'origine. Les fonds transférés vers les réserves de performance du 10e et du 11e FED ne peuvent être engagés que dans des conditions spécifiques définies dans les accords internes.

3.NOTES ANNEXES AU COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

3.1.PRODUITS D'OPÉRATIONS AVEC ET SANS CONTREPARTIE DIRECTE

(en Mio EUR)

Total 2014

Total 2013

Produits d'opérations sans contrepartie directe

87

79

Produits d'opérations avec contrepartie directe

59

43

Total

145

123

Le montant de 87 millions d'EUR de produits d'opérations sans contrepartie directe est exclusivement constitué de produits opérationnels, tandis que le montant de 59 millions d'EUR de produits d'opérations avec contrepartie directe comprend des produits opérationnels (45 millions d'EUR) et des produits financiers (13 millions d'EUR - voir note 3.5).

3.2.PRODUITS OPÉRATIONNELS

(en Mio EUR)

Note

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total 2014

Total 2013

Récupération de dépenses

3.2.1

2

22

3

–

26

13

Récupération de crédits Stabex

3.2.2

4

–

–

–

4

61

Gains de change

3

21

19

1

45

41

Produits opérationnels — cofinancement

3.2.3

–

–

57

–

57

8

Total

9

43

79

1

132

123

(en Mio EUR)

Total 2014

Gestion directe

17

Mise en œuvre par:

Commission

0

Délégations de l'UE

17

Gestion indirecte

70

Mise en œuvre par:

Pays tiers

68

Organisations internationales

1

Total produits opérationnels hors gains de change

86

3.2.1.Récupération de dépenses

Cette rubrique comprend les ordres de recouvrement émis par le FED et les réductions de paiements ultérieurs enregistrées dans les comptes du FED, qui visent à recouvrer, à l’issue d’un contrôle, d’un audit ou d’une analyse d’éligibilité, des montants initialement payés. Il convient de noter que le recouvrement des préfinancements n’est pas inclus en tant que produits, mais porté au crédit du poste «Préfinancements» du bilan.

Récupération de l’indu

Des ordres de recouvrement ont été émis à la suite de paiements indus pour un montant de 48 millions d’EUR en 2014 contre 23 millions d’EUR en 2013. Sur ce montant, une somme de 25 millions d’EUR porte sur la récupération de dépenses, qui a donc été comptabilisée en tant que produits opérationnels. Le restant, soit 23 millions d’EUR, représente les récupérations de préfinancements versés et a été porté au crédit du poste «Préfinancements» du bilan.



La nature de la récupération de l’indu peut être résumée comme suit:

(en Mio EUR)

Recettes

Préfinance-ments

Total 2014

Recettes

Préfinance-ments

Total 2013

Erreur

0

2

2

2

4

6

Irrégularité

24

20

44

4

12

16

Notification par l’OLAF

1

0

1

–

1

1

Total

25

23

48

6

17

23

3.2.2.Récupération de crédits Stabex

En 2014, un montant de 4 millions d’EUR issu de comptes à double signature dans les pays ACP a été restitué au FED. Ces fonds ont été transférés principalement de Côte d'Ivoire (2 millions d'EUR) et d'Ouganda (1 million d'EUR). Ces recettes figurent parmi les produits opérationnels (récupération de crédits Stabex) dans le compte de résultat économique du 8e FED.

3.2.3.Produits opérationnels — cofinancement

Les produits opérationnels relatifs aux cofinancements représentent les contributions utilisées (voir 3.3.2).

3.3.DÉPENSES OPÉRATIONNELLES

(en Mio EUR)

Note

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total 2014

Total 2013

Dépenses opérationnelles — instruments d’aide

3.3.1

(0)

261

2 813

472

3 545

2 957

Dépenses opérationnelles — cofinancement

3.3.2

–

–

57

–

57

8

Pertes de change

2

18

11

3

33

60

Dépréciations de créances

(0)

14

0

0

14

1

Total

1

293

2 881

475

3 650

3 027

(en Mio EUR)

Total

2014

Gestion directe

933

Mise en œuvre par:

Commission

114

Agences exécutives de l'UE

2

Délégations de l'UE

817

Fonds fiduciaires

–

Gestion indirecte

2 670

Mise en œuvre par:

Pays tiers

1 111

Organisations internationales

1 148

BEI et FEI

179

Organismes de droit public

144

Organismes de droit privé ayant une mission de service public

46

Organismes de droit privé mettant en œuvre un partenariat public-privé

41

Total dépenses opérationnelles: instruments d'aide et cofinancement

3 603

3.3.1.Dépenses opérationnelles — instruments d’aide

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total 2014

Total 2013

Aide programmable

(7)

(3)

2 038

130

2 159

1 719

Soutien macroéconomique

–

42

–

–

42

21

Politiques sectorielles

0

10

(1)

–

10

222

Bonifications d’intérêts

3

–

–

–

3

(0)

Projets intra-ACP

–

215

507

258

979

645

Aide d'urgence

–

2

250

84

335

270

Aide aux réfugiés

(0)

–

–

–

(0)

1

Capitaux à risque

0

–

–

–

0

0

Stabex

2

–

–

–

2

(1)

Sysmin

0

–

–

–

0

0

Autres programmes d’aide liés aux FED précédents

–

2

–

–

2

5

Appui institutionnel

–

–

19

–

19

62

Compensation recettes d'exportation

1

(6)

–

–

(5)

13

Total

(0)

261

2 813

472

3 545

2 957

Les dépenses opérationnelles du FED couvrent divers instruments d’aide et se présentent sous différentes formes, en fonction de la manière dont les crédits sont dépensés et gérés.

3.3.2.Dépenses opérationnelles — cofinancement

Il s’agit des dépenses encourues pour le cofinancement de projets en 2014. Comme les contributions de cofinancement reçues sont assimilables à des recettes conditionnelles tirées d’opérations sans contrepartie directe, un montant correspondant de contributions a été comptabilisé en tant que produits opérationnels (voir 3.2.3).

3.4.DÉPENSES ADMINISTRATIVES

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total 2014

Total 2013

Dépenses administratives

–

(0)

22

–

22

167

Total

–

(0)

22

–

22

167

Cette rubrique inclut les dépenses d’appui, c’est-à-dire les frais administratifs liés à la programmation et à l’exécution des FED. Cela englobe les dépenses afférentes à la préparation, au suivi, au contrôle et à l’évaluation des projets ainsi que les dépenses liées aux réseaux informatiques, à l’assistance technique, etc.

La diminution des dépenses administratives est essentiellement imputable à une modification de la méthode d'évaluation des charges à payer. Si la même méthode avait été appliquée en 2013, les dépenses administratives totales (y compris les charges à payer) auraient été inférieures de 80 millions d'EUR.



3.5.PRODUITS FINANCIERS

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total 2014

Total 2013

Revenus d’intérêts — Banques européennes

0

1

(3)

0

(1)

0

Intérêts sur les préfinancements

(0)

13

(1)

2

15

(0)

- intérêts courus

(0)

12

(1)

–

11

(5)

- intérêts récupérés

0

1

0

2

3

5

Total

0

15

(3)

2

13

(0)

Les intérêts sur les préfinancements sont comptabilisés conformément aux dispositions de l’article 9, paragraphe 2, point d), du règlement financier applicable à la période de transition. Les produits d’intérêts négatifs de 2013 découlent de la contre-passation des intérêts courus sur préfinancements comptabilisés lors de l'exercice précédent. L'augmentation des produits d’intérêts enregistrés en 2014 dans le cadre du 9e FED est principalement imputable aux fluctuations du taux de change USD/EUR.

Les produits financiers sont considérés comme des produits d'opérations avec contrepartie directe.


4.ACTIFS ET PASSIFS ÉVENTUELS ET AUTRES INFORMATIONS IMPORTANTES

4.1.ACTIFS ÉVENTUELS

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total au 31.12.2014

Total au 31.12.2013

Garanties de bonne fin

3

44

54

–

101

116

Garanties pour retenues

2

30

18

–

50

56

Total

5

74

72

–

150

171

4.1.1.Garanties de bonne fin

Les garanties de bonne fin sont parfois requises pour s’assurer que les bénéficiaires des financements du FED satisfont à leurs obligations contractuelles avec le FED.

4.1.2.Garanties pour retenues

Les garanties pour retenues ne concernent que les marchés de travaux. En règle générale, une retenue de 10 % sur les paiements intermédiaires est prévue afin de garantir que le contractant satisfait à ses obligations. Ces montants retenus sont classés comme dettes. Sous réserve de l’approbation du pouvoir adjudicateur, le contractant peut soumettre à la place une garantie pour retenues qui remplace le pourcentage retenu sur les paiements intermédiaires. Ces garanties reçues sont présentées comme actifs éventuels.

4.2.PASSIFS ÉVENTUELS

4.2.1.Centre pour le développement de l'entreprise

Le Conseil des ministres ACP-UE a décidé, en juin 2014, «de procéder à la fermeture ordonnée du Centre pour le développement de l'entreprise (CDE)» et, parallèlement, de s'assurer «que les projets d'appui au secteur privé mis en œuvre par le CDE dans les pays et régions ACP soient menés à leur terme». À cet effet, le Conseil des ministres ACP-UE a habilité le Comité des ambassadeurs ACP-UE à prendre les décisions nécessaires.


Par la décision n° 4/2014 du 23 octobre 2014, le Comité des ambassadeurs ACP-UE a autorisé le conseil d'administration du CDE à prendre, avec effet immédiat, toutes les mesures appropriées pour préparer la fermeture du CDE. Comme indiqué à l'article 2 de ladite décision, le conseil d'administration a été chargé de passer un contrat avec un curateur afin qu'il établisse et mette en œuvre un plan de fermeture. Ce plan de fermeture devrait permettre «la fermeture du CDE de manière ordonnée, dans le respect des droits de toutes les tierces parties concernées et en veillant à ce que les projets en cours concernant le soutien au secteur privé soient menés à bien, soit par le CDE lui-même, soit par une entité pouvant être chargée de leur gestion». Le plan de fermeture doit prévoir l'achèvement de la liquidation du CDE le 31 décembre 2016 au plus tard.


Fin juin 2015, le curateur a présenté au conseil d'administration du CDE un plan stratégique, assorti d'un budget et d'un programme de travail, qui reflète les résultats du dialogue social. Le budget de ce plan, approuvé par le conseil d'administration du CDE, servira de base à la proposition de décision de financement de la Commission, qu'elle adoptera après avoir reçu l'avis du comité du FED. Après adoption de ladite décision de financement, une convention de subvention sera conclue entre le CDE et la Commission, qui prévoira le financement nécessaire à la pleine réalisation de l'actif du CDE et au plein règlement de son passif. À la suite de l'entrée en vigueur de cette convention de subvention, le curateur sera en mesure de mettre en œuvre le plan stratégique définitif, d'adopter les mesures qu'il envisage et de s'engager à payer les dépenses exposées.

À la date de l'élaboration des états financiers du FED, les coûts totaux liés à la fermeture avoisineront, selon les estimations du plan stratégique et de son budget, 18 millions d'EUR, qui seront couverts par le FED.

4.3.AUTRES INFORMATIONS IMPORTANTES

4.3.1.Engagements restant à liquider non encore inscrits en charges

Le montant indiqué ci-dessous est le RAL (reste à liquider) budgétaire diminué des montants correspondants inscrits en charges au compte de résultat économique 2014. Le RAL budgétaire correspond au montant d’engagements ouverts pour lesquels les paiements et/ou dégagements n’ont pas encore été effectués. Il s’agit de la conséquence normale de l’existence de programmes pluriannuels.

(en Mio EUR)

8e FED

9e FED

10e FED

11e FED

Total au 31.12.2014

Total au 31.12.2013

Engagements restant à liquider non encore inscrits en charges

12

360

4 777

143

5 291

5 243

Total

12

360

4 777

143

5 291

5 243

Au 31 décembre 2014, le RAL budgétaire atteignait 5 889 millions d'EUR (2013: 6 025 millions d’EUR).

5.GESTION DES RISQUES FINANCIERS

Les informations ci-après relatives à la gestion des risques financiers du FED concernent les opérations de trésorerie effectuées par la Commission pour le compte du FED dans le but de mettre en œuvre ses ressources.

5.1.POLITIQUES DE GESTION DES RISQUES ET ACTIVITÉS DE COUVERTURE

Les règles et principes concernant la gestion des opérations de trésorerie sont fixés dans le RF applicable au 10e FED, dans l’accord interne et dans le règlement financier applicable à la période de transition.

En vertu du règlement précité, les grands principes suivants s’appliquent:

les contributions au FED sont payées par les États membres sur des comptes spéciaux ouverts auprès de la banque d’émission de chaque État membre ou de l’institution financière désignée par celui-ci. Le montant des contributions restera sur lesdits comptes spéciaux jusqu’à ce que les paiements du FED doivent être effectués;

les contributions au FED sont payées par les États membres en EUR, alors que les paiements du FED sont libellés en EUR ou dans d’autres monnaies, y compris dans des monnaies moins connues;

les comptes en banque ouverts par la Commission au nom du FED ne peuvent pas être à découvert.

Outre les comptes spéciaux, d’autres comptes bancaires sont ouverts par la Commission au nom du FED auprès d’institutions financières (banques centrales et banques commerciales) afin d’effectuer des paiements et de recevoir des versements autres que les contributions des États membres au budget.

Les opérations de trésorerie et de paiement sont fortement automatisées et reposent sur des systèmes informatiques modernes. Des procédures spéciales sont appliquées pour garantir la sécurité des systèmes et pour assurer la séparation des tâches conformément au règlement financier, aux standards de contrôle interne de la Commission et aux principes d’audit.

Un ensemble de lignes directrices et de procédures consignées par écrit régit la gestion des opérations de trésorerie et de paiement, afin de limiter le risque opérationnel et financier et d’assurer un niveau de contrôle adéquat. Ces lignes directrices et procédures couvrent les différents domaines d’opération et leur application est vérifiée régulièrement.

5.2.RISQUE DE CHANGE

Exposition du FED au risque de change à la clôture de l'exercice - position nette

(en Mio EUR)

31.12.2014

31.12.2013

USD

GBP

DKK

SEK

EUR

Autres

Total

USD

GBP

DKK

SEK

EUR

Autres

Total

Actifs financiers

Créances à recevoir et à recouvrer

0

76

8

84

4

75

4

84

Liquidités et équivalents

6

0

386

391

0

0

759

759

Total

6

0

–

–

462

8

475

4

0

–

–

834

4

843

Passifs financiers

Dettes

0

(691)

(45)

(736)

(1)

0

(574)

(74)

(648)

Total

0

–

–

–

(691)

(45)

(736)

(1)

0

–

–

(574)

(74)

(648)

Total

6

0

–

–

(229)

(37)

(261)

3

0

–

–

260

(70)

195

Toutes les contributions sont libellées en EUR et les autres monnaies sont achetées uniquement lorsque cela est nécessaire pour l’exécution des paiements. Par conséquent, les opérations de trésorerie du FED ne sont pas exposées au risque de change.

5.3.RISQUE DE TAUX D’INTÉRÊT

Le FED n’emprunte pas d’argent et n’est donc pas exposé au risque de taux d’intérêt.

Il perçoit toutefois des intérêts sur le solde de ses différents comptes bancaires. Par conséquent, la Commission a, pour le compte du FED, établi des mesures visant à assurer que les intérêts acquis reflètent régulièrement les taux d’intérêt du marché ainsi que leurs éventuelles fluctuations.

Les soldes de fin de journée détenus sur des comptes bancaires commerciaux sont rémunérés à la journée. La rémunération des soldes de ces comptes est basée sur des taux variables du marché auxquels une marge contractuelle (positive ou négative) est appliquée. Pour la plupart des comptes, le calcul des intérêts est lié au taux EONIA (Euro Over Night Index Average) et ajusté en fonction des fluctuations de ce taux. Pour certains autres comptes, le calcul des intérêts est lié au taux de la BCE (que celle-ci utilise pour ses opérations de refinancement). En conséquence, le FED ne court pas le risque que ses soldes soient rémunérés à des taux inférieurs à ceux du marché.

5.4.RISQUE DE CRÉDIT (RISQUE DE CONTREPARTIE)

Actifs financiers qui ne sont ni en souffrance ni dépréciés:

(en Mio EUR)

Total

Ni en souffrance ni dépréciés

En souffrance mais non dépréciés

< 1 an

1-5 ans

> 5 ans

Créances à recevoir d'opérations avec contrepartie directe et créances à recouvrer d'opérations sans contrepartie directe

84

75

5

4

Total au 31.12.2014

84

75

5

4

–

Créances à recevoir d'opérations avec contrepartie directe et créances à recouvrer d'opérations sans contrepartie directe

84

73

9

1

–

Total au 31.12.2013

84

73

9

1

–

Actifs financiers par catégorie de risque:

(en Mio EUR)

31.12.2014

31.12.2013

Créances

Encaissements

Total

Créances

Encaissements

Total

Contreparties ayant une notation de crédit externe

Première et haute qualité

0

318

318

3

606

609

Qualité moyenne supérieure

39

39

12

12

Qualité moyenne inférieure

7

7

123

123

Spéculatif

27

27

17

17

Total

0

391

391

3

758

761

Contreparties dépourvues de notation de crédit externe

–

–

Groupe 1 (débiteurs n'ayant jamais fait défaut)

83

83

79

79

Groupe 2 (débiteurs en défaut dans le passé)

1

1

2

2

Total

84

84

81

81

Total

84

391

475

84

758

842

Les fonds classés dans les catégories spéculatif et qualité moyenne inférieure se rapportent principalement à des contributions d'États membres au FED versées sur les comptes spéciaux ouverts par les États membres, conformément à l'article 22, paragraphe 3, du RF applicable au FED. En vertu dudit règlement, le montant de ces contributions est maintenu sur ces comptes spéciaux jusqu'à ce qu'il soit nécessaire d'exécuter les paiements.

La plupart des ressources en trésorerie du FED sont conservées, conformément au RF applicable au FED, sur les «comptes spéciaux» ouverts par les États membres pour le paiement de leurs contributions. La majorité de ces comptes sont ouverts auprès du Trésor ou de la banque centrale de chaque État membre. Ces institutions représentent le risque de contrepartie le plus faible pour le FED (l’exposition concerne ses États membres).

En ce qui concerne la part des ressources en trésorerie du FED qui est déposée auprès de banques commerciales afin de couvrir l’exécution des paiements, l’approvisionnement de ces comptes s’effectue selon le principe du «juste à temps» et est automatiquement géré par le système de gestion de la trésorerie de la Commission. Des soldes minimaux, proportionnels au montant moyen des paiements journaliers réalisés, sont maintenus sur chacun de ces comptes. Par conséquent, les soldes de fin de journée de ces comptes restent toujours faibles, ce qui limite l’exposition du FED aux risques.

De plus, des lignes directrices spécifiques sont appliquées pour la sélection des banques commerciales, afin de réduire encore le risque de contrepartie auquel le FED est exposé.

Toutes les banques commerciales sont sélectionnées par appel d’offres. La notation de crédit à court terme la plus basse ouvrant l’accès à une procédure d’appel d’offres est Moody’s P-1, ou une notation équivalente (S&P A-1 ou Fitch F1). Un niveau inférieur peut être requis dans des circonstances particulières et dûment justifiées.

5.5.RISQUE DE LIQUIDITÉ

Analyse des échéances des passifs financiers par échéance contractuelle résiduelle

(en Mio EUR)

< 1 an

1-5 ans

> 5 ans

Total

Dettes

702

34

736

Total au 31.12.2014

702

34

–

736

Dettes

623

25

648

Total au 31.12.2013

623

25

–

648

Grâce aux principes budgétaires appliqués au FED, les liquidités globales pour la période budgétaire sont toujours suffisantes pour l’exécution de tous les paiements correspondants. En effet, le total des contributions des États membres est égal au montant global des crédits de paiement pour la période budgétaire concernée.

Les contributions des États membres aux FED sont toutefois versées en trois tranches annuelles, alors que les paiements peuvent avoir un caractère saisonnier.

De manière à assurer que les ressources en trésorerie soient toujours suffisantes pour couvrir les paiements à exécuter au cours d’un mois, les informations sur la situation de la trésorerie sont régulièrement échangées entre la trésorerie de la Commission et les services ordonnateurs concernés, afin de garantir que les paiements exécutés sur une période n’excèdent pas les ressources en trésorerie disponibles.

Outre ce qui précède, les opérations de trésorerie journalières du FED bénéficient d’outils de gestion de la trésorerie automatisés qui garantissent la disponibilité quotidienne des liquidités suffisantes sur chaque compte bancaire du FED.

6.INFORMATIONS RELATIVES AUX PARTIES LIÉES

Aucune opération relative aux parties liées requérant la fourniture d’informations distinctes sous cette rubrique n’a été identifiée.

7.ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA DATE DE CLÔTURE

À la date de la communication des comptes, aucune question importante ou requérant la fourniture d’informations distinctes sous cette rubrique n’a été portée à l’attention du comptable du FED. Les comptes annuels et les notes annexes ont été élaborés à l’aide des données les plus récentes disponibles, comme il ressort des informations présentées ci-dessus.

8.RAPPROCHEMENT ENTRE LE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE ET LE RÉSULTAT BUDGÉTAIRE

Le résultat économique de l’exercice est calculé selon les principes de la comptabilité d’exercice. Or, le résultat budgétaire est établi sur la base d’une comptabilité de caisse. Le résultat économique et le résultat budgétaire couvrant tous deux les mêmes opérations sous-jacentes, il est utile de vérifier leur concordance par un rapprochement. Le tableau ci-dessous présente ce rapprochement, sous la forme d’une ventilation des éléments de recettes et de dépenses, pour les montants de réconciliation les plus importants.

(en Mio EUR)

2014

2013

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE

(3 526)

(3 072)

Recettes

Droits n’affectant pas le résultat budgétaire

(10)

(68)

Droits constatés en cours d’exercice mais non encore recouvrés

(19)

(6)

Droits constatés au cours des exercices antérieurs et recouvrés au cours de l’exercice

12

10

Effet net des préfinancements

41

71

Produits à recevoir (nets)

(71)

19

Dépenses

Dépenses de l’exercice non encore payées

165

90

Dépenses des exercices antérieurs payées au cours de l’exercice

(28)

(53)

Annulations de paiements

65

13

Effet net des préfinancements

(562)

(431)

Charges à payer (nettes)

417

464

RÉSULTAT BUDGÉTAIRE DE L’EXERCICE

(3 516)

(2 963)

8.1.Éléments de rapprochement - recettes

Les recettes d’un exercice budgétaire correspondent aux recettes encaissées sur les droits constatés au cours de l’exercice et aux encaissements sur les droits constatés au cours d’exercices précédents.

Les droits n’affectant pas le résultat budgétaire sont enregistrés au compte de résultat économique mais, d’un point de vue budgétaire, ils ne peuvent pas être considérés comme des recettes, car le montant encaissé est transféré dans des réserves et ne peut être réengagé sans une décision du Conseil.

Les droits constatés en cours d’exercice mais non encore recouvrés doivent être déduits du résultat économique aux fins du rapprochement, puisqu’ils ne font pas partie des recettes budgétaires. En revanche, les droits constatés au cours des exercices antérieurs et recouvrés au cours de l’exercice doivent être ajoutés au résultat économique aux fins du rapprochement.

L’effet net des préfinancements correspond aux préfinancements récupérés apurés. Il s’agit d’un encaissement qui n’a aucune incidence sur le résultat économique.

Les produits nets à recevoir consistent principalement en régularisations de fin d’exercice. Seul l’effet net, à savoir les produits à recevoir de l’exercice en cours moins les encaissements sur les produits à recevoir de l’exercice précédent, est pris en considération.

8.2.Éléments de rapprochement - dépenses

Les dépenses de l’exercice non encore payées doivent être ajoutées aux fins du rapprochement car elles sont incluses dans le résultat économique mais ne font pas partie des dépenses budgétaires. En revanche, les dépenses des exercices antérieurs payées au cours de l’exercice doivent être déduites du résultat économique aux fins du rapprochement, puisqu’elles font partie des dépenses budgétaires de l’exercice, mais soit elles n’ont pas d’effet sur le résultat économique soit elles font baisser les dépenses en cas de corrections.

Les encaissements provenant d’annulations de paiements, qui n’affectent pas le résultat économique, ont toutefois une incidence sur le résultat budgétaire.

L’effet net des préfinancements tient compte à la fois des nouveaux préfinancements versés au cours de l’exercice (comptabilisés en dépenses budgétaires de l’exercice) et de l’apurement des préfinancements versés au cours de l’exercice ou des exercices antérieurs par l’acceptation de dépenses éligibles. Ces derniers constituent des charges comptables, mais non des dépenses budgétaires, puisque les préfinancements initiaux avaient déjà été considérés comme des dépenses budgétaires lors du versement.

Les charges nettes à payer consistent principalement en régularisations de fin d’exercice qui concernent des dépenses éligibles encourues par les bénéficiaires des fonds du FED mais n’ayant pas encore été déclarées au FED. Seul l’effet net, à savoir les charges à payer de l’exercice en cours moins les remboursements de charges à reporter de l’exercice précédent, est pris en considération.

ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

Les chiffres étant arrondis au million d'euros, la somme de certaines données financières figurant dans les tableaux peut ne pas correspondre aux totaux.

CERTIFICATION DES COMPTES

Les comptes annuels du Fonds fiduciaire Bêkou de l'UE pour l'exercice 2014 ont été établis conformément au règlement financier applicable au budget général de l'Union européenne et aux règles comptables que j'ai arrêtées en ma qualité de comptable de la Commission, telles qu'applicables par l'ensemble des institutions et organismes communautaires.

Je prends acte de ma responsabilité dans l’élaboration et la présentation des comptes annuels du Fonds fiduciaire Bêkou de l'UE conformément à l’article 68 du règlement financier.

J’ai obtenu des ordonnateurs, qui en certifient la fiabilité, toutes les informations nécessaires à l’établissement des comptes décrivant l’actif et le passif du Fonds fiduciaire Bêkou de l'UE, ainsi que l’exécution du budget.

Je certifie par la présente que, sur la base de ces informations et des vérifications que j’ai jugées nécessaires pour être en mesure d’approuver les comptes, j’ai obtenu l’assurance raisonnable que les comptes présentaient une image fidèle, dans tous les aspects significatifs, de la situation financière, des résultats des opérations et des flux de trésorerie du Fonds fiduciaire Bêkou de l'UE.

(signé)

Manfred Kraff

Comptable de la Commission

5 juin 2015

INFORMATIONS GÉNÉRALES CONCERNANT LE FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

En vertu de l'article 187, paragraphe 1, du règlement financier applicable au budget général de l'Union («RF UE») et de l'article 42 du règlement financier applicable au 10e Fonds européen de développement pour la mise en œuvre du mécanisme de transition, la Commission est autorisée à créer des fonds fiduciaires de l'Union pour les actions extérieures au titre d'un accord conclu avec d'autres donateurs. Ces fonds fiduciaires peuvent être créés pour les actions d'urgence, les actions postérieures à la phase d'urgence et les actions thématiques. Les objectifs de chaque fonds fiduciaire sont définis dans son acte constitutif.

Le premier fonds fiduciaire multi-bailleurs de l'UE, dénommé «Bêkou» (ce qui signifie «espoir» en sango), a été créé le 15 juillet 2014 par l'Union européenne (représentée par les DG DEVCO et ECHO, ainsi que par le SEAE ) et trois de ses États membres (Allemagne, France et Pays-Bas ) dans le but de faciliter la stabilisation et la reconstruction de la République centrafricaine. Il est établi pour une durée maximale de 60 mois afin d'apporter une réponse à moyen terme.

Les fonds fiduciaires de l'Union pour les actions extérieures sont tenus d'établir et d'arrêter leurs propres comptes annuels. Le Fonds fiduciaire Bêkou de l'UE ayant été créé dans le cadre du FED, ses comptes annuels seront consolidés avec ceux du FED. L'établissement des comptes annuels est confié au comptable du Fonds fiduciaire Bêkou de l'UE, qui est le comptable de la Commission, conformément à l'article 187, paragraphe 5, du RF UE.

En 2014, les activités du Fonds fiduciaire Bêkou de l'UE ont été très limitées. Certaines contributions de donateurs ont été reçues dans le courant de l'année, mais aucun paiement n'a été effectué.



BILAN DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

(en Mio EUR)

Note

31.12.2014

ACTIFS À COURT TERME

Préfinancement

–

Créances

1.1

45

Liquidités et équivalents

–

45

TOTAL DE L’ACTIF

45

PASSIFS À LONG TERME

Dettes

1.2

(45)

(45)

PASSIFS À COURT TERME

Dettes

–

–

TOTAL DU PASSIF

(45)

ACTIF NET

–

FONDS ET RÉSERVES

Résultat économique reporté des exercices précédents

–

Résultat économique de l’exercice

–

ACTIF NET

–

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

Il n'y a eu aucune opération relative aux recettes ou aux dépenses en 2014.

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

(en Mio EUR)

2014

Résultat économique de l’exercice

–

ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES

(Reprise des) pertes de valeur sur créances

–

Variation des préfinancements à long terme

–

Variation des préfinancements à court terme

–

Variation des créances à court terme

(45)

Variation des passifs à long terme

45

Variation des passifs à court terme

–

FLUX DE TRÉSORERIE NETS

–

Variation nette des liquidités et équivalents

–

Liquidités et équivalents au début de l’exercice

–

Liquidités et équivalents à la clôture de l'exercice

–

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

(en Mio EUR)

Capital du Fonds (A)

Fonds non appelés (B)

Capital appelé (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Autres réserves (E)

Actif net total (C)+(D)+(E)

SOLDE AU 31.12.2013

–

–

–

–

–

–

Résultat économique de l’exercice

–

–

–

–

–

–

SOLDE AU 31.12.2014

–

–

–

–

–

–

NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

1.NOTES ANNEXES AU BILAN

ACTIFS

1.1.Créances

Le Fonds fiduciaire Bêkou de l'UE n'a pas de fonction de trésorerie propre. En revanche, il a recours à un système commun de trésorerie centrale mis en place pour les fonds fiduciaires de l'UE. Tous les paiements sont traités par l'intermédiaire du système de trésorerie centrale des fonds fiduciaires et enregistrés sur les comptes réciproques qui sont présentés sous cette rubrique. Les encaissements sont acceptés sur un compte bancaire spécifique du Fonds fiduciaire Bêkou de l'UE avant d'être placés sur le compte bancaire de trésorerie centrale des fonds fiduciaires. Le montant de 45 millions d'EUR représente les contributions reçues du Fonds européen de développement, de la France et des Pays-Bas dans le courant de 2014.

PASSIFS

1.2.Dettes

Les contributions reçues des participants sont présentées comme des passifs financiers vis-à-vis du Fonds européen de développement et des États membres car elles sont assimilables à des recettes conditionnelles tirées d'opérations sans contrepartie directe. Le fonds fiduciaire est tenu d’utiliser ces contributions pour fournir des services à des tiers, faute de quoi il doit restituer les actifs (c’est-à-dire les contributions reçues) aux donateurs.

Le total des passifs financiers à long terme vis-à-vis des États membres comprend 39 millions d'EUR de contributions du Fonds européen de développement, 5 millions d'EUR de la France et 1 million d'EUR des Pays-Bas.

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS DU FED ET DU FONDS FIDUCIAIRE BÊKOU

Les chiffres étant arrondis au million d'euros, la somme de certaines données financières figurant dans les tableaux peut ne pas correspondre aux totaux.

BILAN CONSOLIDÉ

(en Mio EUR)

31.12.2014

ACTIFS À LONG TERME

Préfinancement

472

472

ACTIFS À COURT TERME

Préfinancement

1 403

Créances

129

Liquidités et équivalents

391

1 923

TOTAL DE L’ACTIF

2 395

PASSIFS À LONG TERME

Dettes

(40)

(40)

PASSIFS À COURT TERME

Dettes

(1 423)

(1 423)

TOTAL DU PASSIF

(1 463)

ACTIF NET

932

FONDS ET RÉSERVES

Capital appelé - FED actifs

35 673

Report du capital appelé de FED clôturés

2 252

Résultat économique reporté des exercices précédents

(33 468)

Résultat économique de l’exercice

(3 526)

ACTIF NET

932

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE CONSOLIDÉ

(en Mio EUR)

2014

PRODUITS OPÉRATIONNELS

132

DÉPENSES OPÉRATIONNELLES

Dépenses opérationnelles

(3 650)

Dépenses administratives

(22)

(3 671)

EXCÉDENT/(DÉFICIT) DES ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES

(3 539)

Produits financiers

13

Charges financières

(0)

EXCÉDENT/(DÉFICIT) DES ACTIVITÉS FINANCIÈRES

13

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE

(3 526)

ÉTAT CONSOLIDÉ DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

(en Mio EUR)

Capital du Fonds (A)

Fonds non appelés (B)

Capital appelé (C) = (A)-(B)

Réserves cumulées (D)

Autres réserves (E)

Actif net total (C)+(D)+(E)

SOLDE AU 31.12.2013

45 691

13 162

32 529

(33 468)

2 252

1 313

Augmentation de capital — contributions ordinaires

–

(3 144)

3 144

–

–

3 144

Résultat économique de l’exercice

–

–

–

(3 526)

–

(3 526)

SOLDE AU 31.12.2014

45 691

10 018

35 673

(36 994)

2 252

932

RAPPORT SUR L'EXÉCUTION FINANCIÈRE DU FED

RAPPORT SUR L'EXÉCUTION FINANCIÈRE - 2014

NOTE INTRODUCTIVE



FED antérieurs

Le 6e FED ayant été clôturé en 2006 et le 7e FED en 2008, les comptes annuels ne contiennent plus de tableaux d’exécution relatifs à ces FED. Toutefois, l’exécution des soldes transférés se retrouve dans le 9e FED.

Comme pour les années précédentes, afin d’assurer une transparence dans la présentation des comptes de l’année 2014, les différents tableaux reprennent de façon distincte pour le 8e FED la partie utilisée sur la base de la programmation prévue dans les conventions de Lomé et la partie utilisée sur la base de la programmation prévue dans l’accord de Cotonou.

En application de l'article 1er, paragraphe 2, point b), de l'accord interne relatif au 9e FED, les reliquats et les montants dégagés des FED précédents ont été transférés au 9e FED et ont été engagés en tant que fonds du 9e FED au cours de la durée de vie de celui-ci.

10e FED

L’accord de partenariat ACP-CE, signé le 23 juin 2000 à Cotonou par les États membres de la Communauté européenne et les États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), est entré en vigueur le 1er avril 2003. L'accord de Cotonou a été modifié deux fois: la première par l’accord signé à Luxembourg le 25 juin 2005 et la deuxième par l’accord signé à Ouagadougou le 22 juin 2010.

La décision 2001/822/CE relative à l’association des pays et territoires d’outre-mer (PTOM) à l’UE, adoptée le 27 novembre 2001 par le Conseil de l’Union européenne, est entrée en vigueur le 2 décembre 2001. Cette décision a été modifiée le 19 mars 2007 (décision 2007/249/CE).

L’accord interne relatif au financement des aides de la Communauté européenne au titre du cadre financier pluriannuel pour la période 2008-2013 conformément à l’accord révisé de Cotonou, adopté le 17 juillet 2006 par les représentants des gouvernements des États membres de la Communauté européenne, est entré en vigueur le 1er juillet 2008.

En vertu de l’accord de Cotonou, la deuxième période (2008-2013) de l’aide de l’Union aux États ACP et aux PTOM est financée par le 10e FED à hauteur de 22 682 millions d’EUR, dont:

21 966 millions d’EUR alloués aux États ACP conformément au cadre financier pluriannuel défini à l’annexe Ib de l’accord révisé de Cotonou, parmi lesquels 20 466 millions d’EUR sont gérés par la Commission européenne;

286 millions d’EUR alloués aux PTOM, conformément à l’annexe II A bis de la décision révisée du Conseil relative à l’association des PTOM à la Communauté européenne, parmi lesquels 256 millions d’EUR sont gérés par la Commission européenne;

430 millions d’EUR affectés à la Commission européenne pour financer les dépenses liées à la programmation et à la mise en œuvre des ressources du 10e FED, conformément à l’article 6 de l’accord interne.

En vertu de la «clause de limitation dans le temps» du 10e FED (article 1er, paragraphes 4 et 5, de l'accord interne du 10e FED), les fonds ne pouvaient pas être engagés au-delà du 31 décembre 2013. Les fonds non engagés ont été transférés vers la réserve de performance.

- Mécanisme de transition

L’accord interne établissant le onzième Fonds européen de développement (11e FED) a été signé par les États membres, réunis au sein du Conseil, en juin 2013. Il est entré en vigueur le 1er mars 2015.

Soucieuse d'assurer la continuité entre la fin du 10e FED et l'entrée en vigueur du 11e FED, la Commission a proposé des mesures transitoires, connues sous le nom de «mécanisme de transition», afin d'assurer la disponibilité de fonds pour la coopération avec les États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et avec les pays et territoires d'outre-mer, ainsi que pour les dépenses d'appui.

Le mécanisme de transition a été adopté le 12 décembre 2013 (Décision 2013/759/UE) et est entré en vigueur le 1er janvier 2014. Ce mécanisme est financé par:

-les fonds dégagés des 8e et 9e FED jusqu’au 31.12.2013;

-les soldes non engagés du 10e FED au 31.12.2013;

-les fonds dégagés du 10e FED et des FED précédents à partir du 1.1.2014 et tout au long de l'année.

Au total, 1 597 millions d'EUR ont été mis à disposition au titre du mécanisme de transition en 2014, dont 1 488 millions d'EUR ont été alloués et sont comptabilisés dans le cadre du 11e FED et 109 millions d'EUR n'ont pas été alloués.

Le montant total disponible dans le cadre du 11e FED en 2014, intérêts et Stabex (19 millions d'EUR) compris, s'élevait à 1 616 millions d'EUR (voir total du tableau 2.6).

- Fonds engagés et non engagés/non alloués au 31.12.2014

Au 31.12.2014, 1 160 millions d'EUR étaient engagés et 456 millions n'étaient pas engagés ou alloués:

(en Mio EUR)

Fonds disponibles

1 616

Moins fonds engagés en 2014

-1 160

Total des fonds non engagés et non alloués au 31.12.2014

456

Les fonds non engagés et non alloués se présentent en détail comme suit:

(en Mio EUR)

Fonds non engagés - ACP (bilatéral, régional, intra-ACP, Réserve PIN/PIR)

333

Fonds non engagés - PTOM

14

Fonds non alloués - mécanisme de transition

109

Total fonds non engagés et non alloués au 31.12.2014

456

- Reliquats dans les réserves de performance non mobilisables au 31.12.2014

Jusqu'à l'entrée en vigueur du «mécanisme de transition» le 1er janvier 2014, les montants dégagés de projets relevant du 9e FED et des FED précédents étaient transférés vers la réserve de performance du 10e FED. Le 1er janvier 2014, les fonds non engagés du 10e FED ont été transférés vers la réserve de performance du 11e FED, à l'exception des fonds Stabex et de l'enveloppe administrative.

En 2014, tous les fonds dégagés de FED précédents ont été transférés vers les réserves respectives.

Conformément à l'article 1er, paragraphe 4, de l'accord interne relatif au 10e FED et à la décision 2013/759/UE du Conseil du 12 décembre 2013, ces fonds ont été alloués au mécanisme de transition.



(en Mio EUR)

Montant total disponible dans les réserves de performance non mobilisables au 31.12.2013

938

Montant total mis à disposition dans les réserves de performance non mobilisables au cours de l'année 2014

661

Moins montant total transféré vers le mécanisme de transition

-1 597

Réserve de performance non mobilisable non transférée vers le mécanisme de transition au 31.12.2014

2

- Réserve Stabex du 11e FED

À la suite de la clôture des comptes Stabex, les fonds inutilisés/dégagés sont transférés à la réserve Enveloppe A Stabex du 11e FED (article 1er, paragraphe 4, de l’accord interne relatif au 10e FED), et ensuite aux programmes indicatifs nationaux des pays concernés. Au 31 décembre 2014, le montant total des fonds Stabex dégagés transférés dans le 11e FED s’élevait à 5 millions d’EUR.

- Cofinancements du 10e FED

Dans le cadre du 10e FED, des accords de transfert pour les cofinancements émanant des États membres ont été signés et des crédits d’engagement ont été ouverts pour un montant total de 198,4 millions d’EUR, tandis que des crédits de paiement ont été ouverts pour le montant encaissé de 177,1 millions d’EUR.

La situation des crédits de cofinancement au 31.12.2014 est présentée dans le tableau ci-dessous:

(en Mio EUR)

Crédits d’engagement

Crédits de paiement

Cofinancement - Enveloppe A

181,4

160,5

Cofinancement - Intra-ACP

12,1

12,1

Cofinancement – Dépenses administratives

4,9

4,5

198,4

177,1

Les données figurant dans les tableaux ci-après, relatifs aux montants décidés, contractés et payés, sont des chiffres nets.
Les tableaux présentant la situation par instrument figurent en annexe.

ÉTATS FINANCIERS ET NOTES ANNEXES - FONDS GÉRÉS PAR LA BANQUE EUROPÉNNE D'INVESTISSEMENT

BANQUE EUROPÉENNE D’INVESTISSEMENT

CA/481/15

12 mars 2015

Document 15/082

CONSEIL D’ADMINISTRATION

Facilité d'investissement

États financiers

au 31 décembre 2014

État de la situation financière

État du résultat global

État des variations des ressources des donateurs

Tableau des flux de trésorerie

Notes annexes aux états financiers

Rapport de l’auditeur indépendant

ORG.: E

ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE

Notes

31.12.2014

31.12.2013

ACTIF

Liquidités et équivalents

5

545 399

599 515

Instruments financiers dérivés

6

448

1 024

Prêts et créances à recevoir

7

1 331 918

1 222 199

Actifs financiers disponibles à la vente

8

403 085

331 699

Montants à recevoir des donateurs

9/15

42 590

-

Actifs financiers conservés jusqu'à leur échéance

10

99 988

102 562

Autres éléments de l'actif

11

5 522

148

Total de l’actif

2 428 950

2 257 147

PASSIF ET RESSOURCES DES DONATEURS

PASSIF

Instruments financiers dérivés

6

14 632

3 545

Produits constatés d’avance

12

31 310

35 083

Dettes envers les tiers

13

68 824

331 235

Autres éléments du passif

14

2 591

2 572

Total du passif

117 357

372 435

CONTRIBUTIONS DES DONATEURS

Contribution des États membres, fraction appelée

15

2 057 000

1 661 309

Réserve de juste valeur

156 122

78 191

Bénéfices non répartis

98 471

145 212

Total des ressources des donateurs

2 311 593

1 884 712

Total du passif

2 428 950

2 257 147

ÉTAT DU RÉSULTAT GLOBAL

Notes

Du 1er janvier 2014

Du 1er janvier 2013

au 31 décembre 2014

au 31 décembre 2013

Intérêts et produits assimilés

17

77 240

69 593

Intérêts et charges assimilées

17

-1 522

-1 175

Intérêts et produits assimilés nets

75 718

68 418

Revenus d'honoraires et de commissions

18

1 163

2 728

Frais d'honoraires et de commissions

18

-37

-43

Revenus d'honoraires et de commissions nets

1 126

2 685

Variation de la juste valeur des instruments financiers dérivés

-11 663

4 399

Gains nets sur actifs financiers disponibles à la vente

19

8 109

5 294

Perte de change nette

-222

-6 925

Résultat net sur opérations financières

-3 776

2 768

Variation de la dépréciation de prêts et créances à recevoir, nette de reprises

7

-75 756

-27 334

Perte de valeur sur actifs financiers disponibles à la vente

8

-6 262

-8 176

Autres produits

21

337

-

Charges administratives générales

20

-38 128

-37 851

Résultat de l'exercice

-46 741

510

Autres éléments du résultat global:

Postes reclassés ou susceptibles d'être reclassés au résultat:

Actifs financiers disponibles à la vente — Réserve de juste valeur

8

1. Variation nette de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente

87 230

12 350

2. Montant net transféré au résultat

-9 299

-2 593

Total des actifs financiers disponibles à la vente

77 931

9 757

Total des autres éléments du résultat global

77 931

9 757

Total du résultat global de l’exercice

31 190

10 267

ÉTAT DES VARIATIONS DES RESSOURCES DES DONATEURS

Contributions appelées

Réserve de juste valeur

Bénéfices non répartis

Total

Au 1er janvier 2014

Notes

1 661 309

78 191

145 212

1 884 712

Contribution des États membres appelée durant l’exercice

15

105 691

-

-

105 691

Bonifications d’intérêts et assistance technique non utilisées

15

290 000

-

-

290 000

Perte de l’exercice 2014

-

-

-46 741

-46 741

Total des autres éléments du résultat global de l’exercice

-

77 931

-

77 931

Variation des contributions des donateurs

395 691

77 931

-46 741

426 881

Au 31 décembre 2014

2 057 000

156 122

98 471

2 311 593

Contributions appelées

Réserve de juste valeur

Bénéfices non répartis

Total

Au 1er janvier 2013

1 561 309

68 434

144 702

1 774 445

Contribution des États membres appelée durant l’exercice

15

100 000

-

-

100 000

Résultat de l’exercice 2013

-

-

510

510

Total des autres éléments du résultat global de l’exercice

-

9 757

-

9 757

Variation des contributions des donateurs

100 000

9 757

510

110 267

Au 31 décembre 2013

1 661 309

78 191

145 212

1 884 712

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

Notes

Du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2014

Du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2013

ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES

Résultat de l'exercice

-46 741

510

Ajustements réalisés pour:

Perte de valeur sur actifs financiers disponibles à la vente

8

6 262

8 176

Autres produits

21

-337

-

Variation nette de la dépréciation de prêts et créances

7

75 756

27 334

Intérêts capitalisés sur prêts et créances à recevoir

7

-11 915

-10 363

Variation des intérêts courus et du coût amorti des prêts et créances à recevoir

895

-249

Variation des intérêts courus et du coût amorti des actifs financiers conservés jusqu’à leur échéance

10

12

733

Variation des produits constatés d’avance

-3 773

-2 725

Effet des variations de change sur les prêts

7

-92 707

30 402

Effet des variations de change sur les actifs financiers disponibles à la vente

-449

-1 154

Effet des variations de change sur les liquidités détenues

-9 362

-378

Résultat des activités opérationnelles avant variation de l’actif et du passif d’exploitation

-82 359

52 286

Décaissement de prêts

7

-248 326

-242 203

Remboursement de prêts

7

166 578

119 160

Variation des intérêts courus sur les liquidités et équivalents

5

7

-1

Variation de la juste valeur des produits dérivés

11 663

-4 399

Variation des actifs financiers conservés jusqu’à leur échéance

10

-1 610 057

-680 635

Actifs financiers conservés jusqu’à leur échéance

10

1 612 619

676 369

Variation des actifs financiers disponibles à la vente

8

-42 646

-34 700

Remboursements/vente d’actifs financiers disponibles à la vente

8

43 378

38 737

Variation autres éléments d'actif

-5 374

76

Variation autres éléments de passif

19

1 419

Variation des autres montants dus à la Banque européenne d’investissement

-175

-6 539

Flux de trésorerie nets liés aux activités opérationnelles

-154 673

-80 430

ACTIVITÉS DE FINANCEMENT

Contribution reçue des États membres

15

105 691

187 310

Montants reçus des États membres au titre de bonifications d'intérêts et de l'assistance technique

7 410

50 000

Montants versés pour le compte des États membres au titre de bonifications d'intérêts et de l'assistance technique

-21 899

-24 312

Flux de trésorerie nets attribuables aux activités de financement

91 202

212 998

Variation nette des liquidités et équivalents

-63 471

132 568

État résumé de la trésorerie:

Liquidités et équivalents à l’ouverture de l’exercice

599 507

466 561

Flux de trésorerie nets attribuables aux:

activités opérationnelles

-154 673

-80 430

activités de financement

91 202

212 998

effets des variations de change sur les liquidités et équivalents

9 362

378

Liquidités et équivalents à la clôture de l’exercice

545 398

599 507

Les liquidités et équivalents se décomposent comme suit:

Liquidités

5

9 642

194 107

Dépôts à terme (hors intérêts courus)

415 756

405 400

Billets de trésorerie

5

120 000

-

545 398

599 507

Notes annexes aux états financiers au 31 décembre 2014

1 Informations générales

La Facilité d’investissement («la Facilité» ou «la FI») a été établie en vertu de l’accord de Cotonou sur la coopération et l’aide au développement («l’accord») négocié entre le groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique («les États ACP»), d’une part, et l’Union européenne et ses États membres, d’autre part, signé le 23 juin 2000 et révisé le 25 juin 2005 et le 23 juin 2010.

La Facilité n’est pas une entité juridique distincte, et la Banque européenne d’investissement («la BEI» ou «la Banque») gère les contributions au nom des États membres («les donateurs») conformément aux termes de l’accord et agit en qualité d’administrateur de la Facilité.

En vertu de cet accord, les financements au titre de la Facilité sont accordés sur les budgets des États membres de l'UE. Les États membres de l'UE contribuent, grâce aux montants alloués, à financer la FI et les subventions destinées au financement des bonifications d'intérêts, conformément aux dispositions des cadres financiers pluriannuels (premier protocole financier couvrant la période de 2000 à 2007 et désigné comme le 9e Fonds européen de développement (FED), deuxième protocole financier couvrant la période de 2008 à 2013 et désigné comme le 10e FED, ainsi que le «mécanisme de transition» couvrant la période allant du 1er janvier 2014 à l'entrée en vigueur du troisième protocole financier couvrant la période de 2014 à 2020 et désigné comme le 11e FED). La BEI est chargée de gérer:

-la Facilité, qui est un fonds renouvelable assumant des risques, ayant pour mission d’encourager les investissements du secteur privé dans les pays ACP et doté d’une enveloppe de 3 185,5 millions d’EUR, dont 48,5 millions d’EUR sont alloués aux pays et territoires d’outre-mer (les «PTOM»);

-les subventions destinées au financement des bonifications d’intérêts à hauteur de 586,85 millions d’EUR au maximum pour les pays ACP et de 3,5 millions d’EUR au maximum pour les PTOM. Un maximum de 15 % de ces subventions peut être utilisé pour soutenir l'assistance technique («AT») relative à des projets;

-le «mécanisme de transition» couvrant les subventions destinées à financer les bonifications d'intérêts et l'assistance technique relative à des projets, qui est composé des soldes non engagés et dégagés des FED précédents.

Les présents états financiers couvrent la période allant du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2014.

Sur proposition du Comité de direction de la BEI, le Conseil d’administration de la BEI a adopté les états financiers le 12 mars 2015 et autorisé leur soumission au Conseil des gouverneurs pour approbation au 28 avril 2015.

2 Principes comptables essentiels

Bases d'établissement des états financiers – Déclaration de conformité

Les états financiers de la Facilité ont été préparés conformément aux normes internationales d’information financière (IFRS) telles qu’adoptées par l’Union européenne.

2.2Reclassement concernant l'exercice précédent

Les commissions d'engagement ne sont plus présentées sous «Revenus d'honoraires et de commissions» mais sous «Intérêts et produits assimilés».

L'effet du reclassement sur les montants comparatifs de 2013 s'élève à 1 323 000 EUR.

2.3Principaux jugements et estimations comptables

L’établissement des états financiers implique le recours à des estimations comptables. Il impose aussi aux organes de direction de la BEI d’exercer leur jugement dans l’application des principes comptables de la Facilité d’investissement. Les domaines très complexes ou impliquant une marge d’appréciation élevée, ou ceux dans lesquels les hypothèses et les estimations ont une incidence importante sur les états financiers, sont indiqués ci-après.

Les estimations et les jugements ci-après sont ceux qui ont le plus d’importance.

Mesure de la juste valeur des instruments financiers

La juste valeur d’actifs et de passifs financiers qui se négocient sur des marchés actifs se base sur des cotations de marchés ou des cotations de courtiers. Lorsque la juste valeur ne peut être déterminée sur la base de marchés actifs, on a recours à une série de techniques de valorisation qui reposent notamment sur l’utilisation de modèles mathématiques. Les données qui alimentent ces modèles sont tirées, lorsque la possibilité existe, de marchés observables; en cas contraire, déterminer les justes valeurs implique d’exercer un jugement. Les valorisations sont classées à différents niveaux de la hiérarchie des justes valeurs sur la base des données utilisées dans le cadre des techniques de valorisation décrites et présentées dans les notes 2.5.3 et 4.

Ces techniques de valorisation peuvent intégrer des modèles relatifs à la valeur actuelle nette et aux flux de trésorerie actualisés, une comparaison avec des instruments similaires pour lesquels existent des prix de marché observables, des modèles Black-Scholes et polynomiaux de valorisation des options et d’autres modèles de valorisation. Les hypothèses et données utilisées dans les techniques de valorisation incluent des taux d’intérêt sans risque et de référence, des écarts de crédit utilisés dans le cadre de l’estimation des taux d’actualisation, les prix des obligations et des participations, les taux de change, les prix des indices boursiers ainsi que la volatilité et la corrélation de prix escomptées.

Les techniques de valorisation ont pour objectif de réaliser une mesure de la juste valeur reflétant le prix qui serait reçu pour la vente de l’actif ou payé pour le transfert du passif lors d’une transaction normale entre des participants de marché à la date d’évaluation.

La Facilité utilise des modèles de valorisation largement reconnus pour déterminer la juste valeur d’instruments financiers communs et plus simples tels que les contrats d’échange sur taux d’intérêt et devises, qui utilisent exclusivement des données de marché observables et nécessitent un exercice de jugement et d’estimation limité de la part des gestionnaires. Les prix et les données de modélisation observables sont généralement disponibles sur le marché pour les titres de créance et de participation négociés, les produits dérivés négociés en bourse et les simples produits dérivés de gré à gré tels que les contrats d’échange de taux. La disponibilité de prix de marché et de données de modélisation observables réduit le besoin de jugement et d’estimation de la part des gestionnaires, de même que l’incertitude accompagnant la détermination des justes valeurs. La disponibilité de prix de marché et de données observables varie selon les produits et les marchés et est sujette aux changements découlant d’événements particuliers et des conditions générales sur les marchés financiers.

Pour les instruments plus complexes, la Facilité utilise des modèles de valorisation internes qui sont développés sur la base de modèles de valorisation reconnus. Certaines, voire l’ensemble, des données importantes utilisées dans ces modèles peuvent ne pas être observables sur le marché et sont dérivées de prix ou de taux du marché ou sont estimées sur la base d’hypothèses. Certains prêts et certaines garanties pour lesquels il n’existe aucun marché actif sont des exemples d’instruments qui font appel à des données non observables importantes. Les modèles de valorisation qui utilisent des données non observables importantes nécessitent un niveau de jugement et d’estimation plus élevé de la part des gestionnaires pour déterminer la juste valeur. Cet exercice de jugement et d’estimation est généralement nécessaire pour sélectionner le modèle de valorisation adéquat à utiliser, déterminer les futurs flux de trésorerie prévisionnels produits par l’instrument financier en cours de valorisation, évaluer la probabilité d’une défaillance et d’un remboursement anticipé d’une contrepartie et sélectionner des taux d’actualisation adéquats.

La Facilité dispose d’un cadre de contrôle établi en ce qui concerne l'évaluation des justes valeurs. Ce cadre inclut les fonctions de gestion des risques et de gestion des données du marché de la BEI. Ces fonctions sont indépendantes de la gestion du front office et sont responsables de la vérification d'évaluations de juste valeur importantes. Les contrôles particuliers comprennent:

-la vérification de prix observables;

-une procédure de contrôle et d’approbation des nouveaux modèles de valorisation et des changements apportés aux modèles existants;

-le calibrage et le contrôle a posteriori de modèles par rapport à des transactions observées sur le marché;

-une analyse et une enquête concernant des mouvements de valorisation importants;

-l'examen de données non observables et corrections de valorisation importantes.

Lorsque des informations de tiers tels que des courtiers ou des services d'évaluation des prix sont utilisées pour mesurer la juste valeur, la Facilité vérifie que ces valorisations sont conformes aux exigences des IFRS. Cette vérification couvre les opérations suivantes:

-déterminer si le recours à la cotation du courtier ou au prix fourni par le service d'évaluation des prix est approprié;

-évaluer si la cotation d’un courtier ou le prix fourni par un service d'évaluation des prix particulier est fiable;

-comprendre comment la juste valeur a été trouvée et la mesure dans laquelle elle représente des transactions de marché réelles;

-lorsque les prix d’instruments similaires sont utilisés pour mesurer la juste valeur, vérifier de quelle manière ces prix ont été ajustés pour refléter les caractéristiques de l’instrument mesuré.

Perte de valeur sur prêts et créances à recevoir

La Facilité passe en revue ses prêts et créances à recevoir à chaque date d’arrêté des comptes afin de déterminer si une provision pour dépréciation doit être inscrite à l’état du résultat global. La direction de la Banque européenne d’investissement doit ainsi notamment exercer son jugement pour évaluer le montant et les dates des cash-flows futurs qui permettront de définir le niveau de provision requis. Ces estimations reposent sur des hypothèses concernant plusieurs facteurs et les résultats effectifs peuvent différer de ces estimations, ce qui donnera lieu à des variations de la provision. Outre des provisions spécifiques destinées à couvrir certains prêts ou créances à recevoir significatifs, la Facilité constitue également une provision collective pour dépréciation au titre d’engagements qui n’ont pas été recensés individuellement comme étant dépréciés mais qui présentent un risque de défaut plus important que lorsqu’ils ont été conclus.

En principe, un prêt est considéré comme douteux lorsque le paiement des intérêts et du principal est en souffrance depuis au moins 90 jours et que, parallèlement, la direction de la BEI considère qu’il existe une indication objective de perte de valeur.

Valorisation des titres de participation non cotés disponibles à la vente

La valorisation des titres non cotés disponibles à la vente se fait normalement à l’aide de l’une des techniques suivantes:

-analyse de transactions récentes sur le marché dans des conditions de concurrence normale;

-référence à la juste valeur actuelle d’un autre instrument identique en substance;

-examen des flux de trésorerie prévisionnels actualisés aux taux courants applicables à des positions assorties de modalités et de risques similaires;

-méthode de l’actif net corrigé; ou

-recours à d'autres modèles de valorisation.

La détermination des cash-flows et des facteurs d’actualisation de titres de participation non cotés disponibles à la vente nécessite un degré important d’estimation. La Facilité calibre périodiquement les techniques de valorisation et en teste la validité sur la base soit de transactions courantes observables sur le marché pour le même instrument, soit de toute autre donnée de marché observable disponible.

Pertes de valeur sur actifs financiers disponibles à la vente

La Facilité juge que ses participations matérialisées par des titres de placement disponibles à la vente doivent faire l’objet d’une dépréciation si elles ont subi une baisse importante ou prolongée de leur juste valeur en deçà de leur coût d’acquisition ou lorsqu’il existe d’autres indications objectives de perte de valeur. Pour déterminer si une baisse est importante ou prolongée, on se base sur un jugement où intervient une part d’appréciation. La FI considère généralement qu’une baisse est «importante» à partir d’un seuil de 30 % et prolongée lorsqu’elle excède douze mois. D’autres facteurs sont en outre évalués par la FI, tels que la volatilité normale du prix des titres cotés et les flux de trésorerie futurs, ainsi que les facteurs d’actualisation pour les titres non cotés.

Consolidation d'entités dans lesquelles la Facilité détient des intérêts

La Facilité s'est basée sur des jugements importants pour déterminer qu'aucune entité dans laquelle elle détient des intérêts n'est contrôlée par la FI. En effet, dans toutes ces entités, le commandité, le gestionnaire du Fonds ou le conseil d'administration est seul responsable de la gestion et du contrôle des activités ainsi que des affaires du partenariat et est habilité à prendre toutes mesures nécessaires pour réaliser l'objet et les objectifs du partenariat conformément aux lignes directrices relatives aux investissements et à la stratégie.

2.4Modification des principes comptables

Hormis les changements ci-après, la Facilité a toujours appliqué les méthodes comptables exposées dans la note 2.5 à toutes les périodes présentées dans les présents états financiers. La Facilité a adopté les nouvelles normes et les modifications de normes suivantes.

Normes adoptées

Les normes, modifications de normes et interprétations suivantes ont été adoptées lors de la préparation des présents états financiers:

IFRS 10 États financiers consolidés

La norme IFRS 10 remplace le volet d'IAS 27 «États financiers consolidés et individuels» qui a trait aux états financiers consolidés, ainsi que SIC 12 «Consolidation - Entités ad hoc». Elle intègre une nouvelle définition du contrôle, fournissant une seule base pour la consolidation de toutes les entités. Cette base repose sur les notions de pouvoir sur l'entité faisant l'objet d'un investissement, de rendements variables résultant des liens avec ladite entité et d'interaction entre pouvoir et rendements; la norme remplace ainsi l'approche consistant à mettre l'accent sur le contrôle juridique ou l'exposition aux risques et aux avantages, selon la nature de l'entité. L'adoption de la norme IFRS 10 n'a pas eu d'incidence sur la consolidation des investissements détenus par la Facilité. Par conséquent, aucun retraitement ne devra être opéré en application de la norme IFRS 10.

IFRS 11 Partenariats

La norme IFRS 11 remplace IAS 31 «Participations dans des coentreprises» et SIC-13 «Entités contrôlées conjointement - apports non monétaires par des coentrepreneurs», et établit des principes d'information financière pour les entités qui détiennent des intérêts dans des opérations contrôlées conjointement.

Selon IFRS 11, il n'existe que deux types de partenariats (activités conjointes ou coentreprises) et leur classement est fonction des droits et des obligations des parties, qui découlent de l'opération, plutôt que de la forme juridique de celle-ci. L'adoption de cette norme n'a pas eu d'incidence sur les états financiers de la Facilité.

IFRS 12 Informations à fournir sur les intérêts détenus dans d’autres entités

La norme IFRS 12 précise les informations à fournir dans les états financiers annuels pour permettre aux utilisateurs des états financiers d'évaluer la nature des intérêts de l'entité présentant l'information financière dans des filiales, des entreprises associées, des partenariats et des entités structurées non consolidées, ainsi que les risques qui en découlent. Les dispositions d'IFRS 12 sur les informations à fournir ne prévoient pas que des informations comparatives doivent être présentées pour les périodes antérieures à la première application de la norme. De nouvelles informations sont fournies à la note 22.

IFRS 10, 11 et 12 Modifications - États financiers consolidés, Partenariats et Informations à fournir sur les intérêts détenus dans d'autres entités: dispositions transitoires

Les modifications clarifient les dispositions transitoires de la norme IFRS 10 et fournissent un allègement transitoire supplémentaire dans IFRS 10, IFRS 11 et IFRS 12, en n'exigeant de fournir des informations comparatives ajustées que pour la seule période comparative précédente. Par ailleurs, pour les informations à fournir sur les entités structurées non consolidées, ces modifications suppriment l'obligation de présenter des informations comparatives pour les périodes antérieures à la première application d'IFRS 12. L'adoption de ces modifications n'a pas eu d'incidence sur les états financiers de la Facilité.

IAS 36 Modifications - Informations à fournir sur la valeur recouvrable des actifs non financiers

Les modifications restreignent l'obligation de fournir des informations sur la valeur recouvrable d'un actif ou d'une unité génératrice de trésorerie aux périodes durant lesquelles une perte de valeur a été comptabilisée ou reprise.

Elles prévoient également des dispositions détaillées sur les informations à fournir, qui sont d'application lorsque la valeur recouvrable d'un actif ou d'une unité génératrice de trésorerie a été déterminée sur la base de la juste valeur diminuée des coûts de sortie et qu'une perte de valeur a été comptabilisée ou reprise au cours de la période.

L'adoption de ces modifications n'a pas eu d'incidence sur les états financiers de la Facilité.

Normes publiées mais non encore en vigueur

Les normes, modifications de normes et interprétations suivantes sont applicables aux exercices commençant après le 1er janvier 2014 et n’ont pas été prises en considération pour l’établissement de ces états financiers. Celles d’entre elles pouvant être pertinentes pour la Facilité sont indiquées ci-après.

IFRS 9 Instruments financiers

La norme, publiée le 24 juillet 2014, remplace les indications existantes d'IAS 39 (Instruments financiers: comptabilisation et évaluation). La norme IFRS 9 comprend des indications révisées sur le classement et l'évaluation des instruments financiers, notamment un nouveau modèle de calcul de la dépréciation des actifs financiers, fondé sur les pertes de crédit attendues, ainsi que les nouvelles dispositions générales concernant la comptabilité de couverture. Elle reprend également les indications d'IAS 39 relatives à la comptabilisation et la décomptabilisation des instruments financiers. L'UE n'a pas encore adopté la norme IFRS 9. La Facilité n'a pas encore évalué l'incidence de cette norme.

IFRS 15 Produits des activités ordinaires tirés des contrats conclus avec des clients

La norme IFRS 15 établit un cadre global pour déterminer si, pour quel montant et à quel moment le produit est comptabilisé. Elle remplace les indications existantes sur la comptabilisation des produits, notamment IAS 18 (Produits des activités ordinaires), IAS 11 (Contrats de construction) et IFRIC 13 (Programmes de fidélisation de la clientèle). IFRS 15 s'applique aux périodes de déclaration annuelles ouvertes à partir du 1er janvier 2017, une adoption anticipée étant autorisée. L'UE n'a pas encore adopté la norme IFRS 15. La Facilité n'a pas encore évalué l'incidence de cette norme.

2.5Principes comptables essentiels

L’état de la situation financière présente les éléments de l’actif et du passif par ordre décroissant de liquidité et n’établit pas de distinction entre les éléments à court, moyen et long terme.

2.5.1 Bases de conversion

Les états financiers de la FI sont libellés en euros (EUR), sa monnaie opérationnelle et de présentation. Sauf indication contraire, les données financières exprimées en EUR ont été arrondies au millier le plus proche.

Les transactions en monnaies étrangères sont converties au taux de change en vigueur à la date de la transaction.

Les actifs et passifs monétaires libellés dans des monnaies autres que l’euro sont convertis sur la base des taux de change en vigueur à la date du bilan. Les gains ou pertes résultant de la conversion sont inscrits à l’état du résultat global.

Les postes non monétaires qui sont évalués à leur coût historique dans une monnaie étrangère sont convertis sur la base du taux de change en vigueur à la date de la transaction initiale. Les postes non monétaires évalués à leur juste valeur dans une monnaie étrangère sont convertis sur la base du taux de change en vigueur à la date de détermination de la juste valeur.

Les différences de change résultant du règlement de transactions à des taux différents de ceux en vigueur à la date de ces transactions, ainsi que les différences de change non réalisées sur des postes monétaires d’actif et de passif en devises à régulariser, sont enregistrées dans l’état du résultat global.

Les éléments de l’état du résultat global sont convertis en euros sur la base des taux de conversion de fin de mois.

2.5.2 Liquidités et équivalents

La FI assimile à des liquidités et équivalents de liquidité les comptes courants, les dépôts à court terme et les billets de trésorerie dont l’échéance initiale est égale ou inférieure à trois mois.

2.5.3 Actifs financiers autres que les produits dérivés

Les actifs financiers sont comptabilisés sur la base de la date de règlement.

Juste valeur des instruments financiers

La juste valeur est le prix qui serait reçu pour la vente d'un actif ou payé pour le transfert d'un passif lors d’une transaction normale entre des participants de marché à la date d'évaluation sur le marché principal ou, à défaut, sur le marché le plus avantageux auquel la Facilité puisse accéder à cette date.

Le cas échéant, la BEI détermine, pour le compte de la Facilité, la juste valeur d’un instrument au moyen du prix coté sur un marché actif où se négocie cet instrument. Un marché est considéré comme actif si des transactions relatives à cet actif ou à ce passif ont lieu avec suffisamment de fréquence et de volume pour fournir de façon continue une information sur le prix.

Lorsque la juste valeur d’actifs et de passifs financiers inscrits au bilan ne peut être déterminée sur la base de marchés actifs, on a recours à une série de techniques de valorisation qui reposent notamment sur l’utilisation de modèles mathématiques. Les données qui alimentent ces modèles sont tirées, lorsque la possibilité existe, de marchés observables; en cas contraire, déterminer les justes valeurs implique d’exercer un jugement. La technique de valorisation retenue intègre l’ensemble des facteurs que des acteurs du marché prendraient en considération dans le cadre de la tarification d’une transaction.

La BEI évalue les justes valeurs au moyen de la hiérarchie suivante, qui reflète l’importance des données utilisées pour réaliser les évaluations:

-Niveau 1: les données sont des prix cotés non ajustés sur des marchés actifs pour des instruments identiques auxquels la Facilité a accès.

-Niveau 2: les données sont des données autres que les prix cotés relevant du niveau 1 qui sont observables soit directement (c’est-à-dire sous la forme de prix) soit indirectement (c’est-à-dire dérivés de prix). Cette catégorie comprend des instruments valorisés au moyen de prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments similaires, de prix d’instruments identiques ou similaires cotés sur des marchés considérés comme moins actifs ou de techniques de valorisation dans le cadre desquelles toutes les données importantes sont observables directement ou indirectement à partir des données du marché.

-Niveau 3: les données ne sont pas observables. Cette catégorie comprend tous les instruments dont la technique de valorisation intègre des données qui ne sont pas basées sur des données observables et dont la valeur est fortement influencée par des données non observables. Cette catégorie comprend des instruments valorisés sur la base de prix côtés pour des instruments similaires nécessitant d’importants ajustements ou hypothèses non observables afin de refléter les différences entre les instruments.

La Facilité comptabilise les transferts entre niveaux de la hiérarchie des justes valeurs à partir de la fin de la période comptable durant laquelle le changement est intervenu.

Actifs financiers conservés jusqu'à leur échéance

Les actifs financiers conservés jusqu'à leur échéance consistent en titres cotés, acquis avec l'intention de les conserver jusqu'à leur échéance, et en billets de trésorerie dont l'échéance initiale est supérieure à trois mois.

Ces titres et billets de trésorerie sont initialement comptabilisés à leur juste valeur plus les coûts de transaction éventuels directement imputables. La différence entre le prix d’entrée et la valeur de remboursement est amortie selon la méthode du taux d’intérêt effectif sur la durée de vie résiduelle de l'instrument.

À chaque date de clôture, la Facilité doit apprécier s’il existe une indication objective de dépréciation d’un actif financier ou d’un groupe d’actifs financiers. Un actif financier (ou un groupe d’actifs financiers) est considéré comme ayant subi une perte de valeur si et seulement s’il existe une indication objective de sa dépréciation résultant d’un ou plusieurs événement(s) survenu(s) après la comptabilisation initiale de l’actif («événement générateur de pertes» avéré) et que cet événement générateur de pertes (ou événement) a sur les cash-flows futurs estimés de l’actif financier ou du groupe d’actifs financiers des conséquences qui peuvent être estimées de façon fiable. Les pertes de valeur sont comptabilisées au compte de résultat, le montant de la perte étant mesuré comme la différence entre la valeur comptable de l’actif et la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs estimés calculée au taux d’intérêt effectif initial de l’instrument.

Prêts

Les prêts émis par la Facilité sont comptabilisés dans ses actifs au moment de leur versement aux emprunteurs. Ils sont initialement comptabilisés au coût d’origine (montants décaissés nets) — soit la juste valeur du montant versé, y inclus les coûts de transaction — et ensuite au coût restant à amortir selon la méthode du taux effectif, déduction faite d’une éventuelle provision pour dépréciation ou non-recouvrabilité.

Actifs financiers disponibles à la vente

Les actifs financiers disponibles à la vente sont ceux qui sont désignés comme tels ou qui ne peuvent être classés dans aucune des trois catégories suivantes: désignés comme étant à leur juste valeur par le biais du compte de résultat, conservés jusqu’à leur échéance, ou prêts et créances à recevoir. Il s’agit notamment d’instruments participatifs directs et d’investissements dans des fonds de capital-risque.

Après l’évaluation initiale, les actifs financiers disponibles à la vente sont comptabilisés à leur juste valeur. Les précisions suivantes sont à noter concernant l’évaluation de la juste valeur des participations, lorsque celle-ci ne peut être déterminée sur la base de marchés actifs.

a.Fonds de capital-risque

La juste valeur de chaque fonds de capital-risque est basée sur la valeur nette d'inventaire (VNI) la plus récente déclarée par le fonds, si celle-ci a été calculée selon des normes internationales de valorisation reconnues comme conformes aux normes IFRS [par exemple, les règles du guide international de l'évaluation des portefeuilles de fonds (IPEV), publié par l'association européenne des sociétés de capital-risque]. En présence de certains éléments susceptibles de modifier l’évaluation, la Facilité peut toutefois décider de corriger la VNI déclarée par le fonds.

b.Prises de participation directes

La juste valeur des participations se calcule sur la base des derniers états financiers disponibles avec, le cas échéant, réutilisation de la méthode appliquée lors de leur acquisition.

Les gains et pertes latents sur les fonds de capital-risque et sur les participations directes sont inscrits en contributions des donateurs jusqu’à ce que les placements concernés soient vendus, collectés ou cédés d’une autre manière, ou jusqu’à ce qu’ils soient considérés comme dépréciés. Lorsqu’un placement disponible à la vente est considéré comme déprécié, la perte ou le gain cumulé latent qui était jusque-là comptabilisé dans les capitaux propres est transféré dans l’état du résultat global.

Pour les participations non cotées, la juste valeur se détermine au moyen de techniques de valorisation reconnues (par exemple, les actifs nets ajustés, l’actualisation ou un multiple des flux de trésorerie). Lorsque leur juste valeur ne peut être déterminée de façon fiable, ces placements sont comptabilisés à leur coût d’acquisition. Il est à noter que tel est également le cas pendant leurs deux premières années.

Les prises de participations réalisées par la Facilité correspondent généralement à des investissements dans des fonds de capital-investissement ou de capital-risque. Conformément à la pratique en vigueur dans ce secteur, ces participations sont normalement souscrites conjointement par plusieurs investisseurs, dont aucun n’est en position, individuellement, d’influencer les opérations courantes ou l’activité d’investissement du fonds. En conséquence, la participation d’un investisseur à l’organe de direction d’un fonds ne lui confère en principe aucun droit de regard sur la gestion quotidienne de ce fonds. De plus, les investisseurs individuels d’un fonds de capital-investissement ou de capital-risque ne déterminent pas la stratégie du fonds, notamment en ce qui concerne la distribution des dividendes ou toute autre distribution. Ces décisions sont le plus souvent prises par les gestionnaires du fonds sur la base du pacte d’actionnaires, qui régit leurs droits et obligations ainsi que ceux de tous les actionnaires du fonds. Par ailleurs, le pacte d’actionnaires interdit généralement aux investisseurs de conclure individuellement avec le fonds des transactions d’un montant important, d’échanger du personnel de direction avec le fonds ou d’obtenir un accès privilégié à des informations techniques essentielles. Les investissements effectués par la FI sont réalisés dans le respect de la pratique du secteur exposée ci-dessus, c’est-à-dire que la Facilité n’exerce sur ces investissements ni le contrôle ni aucune forme d’influence notable au sens d'IFRS 10 et d'IAS 28, y compris lorsque la participation qu’elle détient est supérieure à 20 % des droits de vote.

Garanties

Les garanties financières sont initialement enregistrées à leur juste valeur, soit la valeur actuelle nette (VAN) des primes attendues. Le calcul est effectué à la date de lancement de chaque opération et le montant est porté au bilan comme garanties financières aux postes «Autres éléments de l’actif» et «Autres éléments du passif».

Après l’enregistrement initial, les engagements de la FI au titre de chaque garantie sont évalués au plus élevé des deux montants suivants:

-la meilleure estimation des dépenses requises pour exécuter toute obligation financière découlant de la garantie, qui est faite à partir de l’ensemble des facteurs et informations significatifs connus à la date de l’état de la situation financière;

-le montant comptabilisé initialement, déduction faite de l’amortissement cumulé. L’amortissement du montant initialement enregistré se fait selon la méthode actuarielle.

Tout accroissement ou réduction des engagements relatifs aux garanties financières est inscrit à l’état du résultat global à la rubrique «Revenus d'honoraires et de commissions».

Les éléments d’actif de la Facilité relatifs à ces garanties sont ensuite amortis selon la méthode actuarielle et soumis à un test de dépréciation.

En outre, lorsqu’un accord de garantie est signé, il est présenté comme un élément de passif éventuel pour la FI et, une fois la garantie engagée, comme un engagement pour la Facilité.

2.5.4 Dépréciation d’actifs financiers

La Facilité réalise, à la clôture de chaque exercice comptable, un test de dépréciation sur ses actifs financiers pour vérifier l’existence d’indications objectives de pertes de valeur. Un actif financier (ou un groupe d’actifs financiers) est considéré comme ayant subi une perte de valeur si et seulement s’il existe une indication objective de sa dépréciation résultant d’un (ou plusieurs) événement(s) survenu(s) après la comptabilisation initiale de l’actif («événement générateur de pertes» avéré) et que cet événement générateur de pertes a sur les flux de trésorerie futurs estimés de l’actif financier ou du groupe d’actifs financiers des conséquences qui peuvent être estimées de façon fiable. Sont notamment considérés comme indications objectives de dépréciation les cas dans lesquels l’emprunteur, ou le groupe d’emprunteurs, est dans l’une des situations suivantes: a) difficultés financières importantes, b) défaut de paiement des intérêts ou cessation de remboursement du principal, c) probabilité de faillite ou de restructuration financière, et s’il existe des données observables indiquant une diminution évaluable des flux de trésorerie futurs estimés, telle que, par exemple, une évolution des arriérés ou de paramètres économiques généralement associés à des défaillances.

Des dépréciations sont enregistrées pour les prêts en cours à la clôture de l’exercice qui sont comptabilisés au coût restant à amortir et pour lesquels il existe des indications objectives de risque de non-recouvrement d’une partie ou de la totalité des montants par rapport aux dispositions contractuelles initiales ou d’une valeur équivalente. S’il existe une indication objective de perte de valeur avérée, le montant de la perte est égal à la différence entre la valeur comptable de l’actif et la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs estimés. La valeur comptable de l’actif est réduite par utilisation d’un compte de provision et le montant de la perte est porté à l’état du résultat global. La valeur comptable réduite continue de produire des intérêts au taux d’intérêt effectif de l’actif. Les prêts ainsi que la provision afférente sont annulés lorsqu’il n’existe pas de perspective réaliste de recouvrement. Si, au cours d’un exercice ultérieur, le montant de la perte de valeur estimée augmente ou diminue du fait d’un événement survenu après l’enregistrement de la dépréciation, la perte de valeur précédemment comptabilisée est augmentée ou diminuée par ajustement correspondant du compte de provision.

La Facilité procède à des évaluations de son risque de crédit sur chaque opération considérée individuellement et ne constitue pas de provisions collectives pour dépréciation.

Concernant les actifs financiers disponibles à la vente, la Facilité évalue à la clôture de chaque exercice s’il existe des indications objectives de dépréciation de ces actifs. Est notamment considérée comme indication objective de dépréciation une baisse importante ou prolongée de la juste valeur des instruments concernés en deçà de leur coût d’acquisition. Lorsqu’il existe une indication objective de dépréciation de l’actif, le montant de la perte cumulée (égal à la différence entre le coût d’acquisition et la juste valeur actuelle, diminuée de toute perte de valeur sur cet actif préalablement comptabilisée à l’état du résultat global) est sorti des contributions des donateurs et comptabilisé à l’état du résultat global. Les pertes de valeur sur actifs financiers disponibles à la vente ne sont pas reprises à l’état du résultat global; les augmentations de juste valeur après dépréciation sont enregistrées directement dans les contributions des donateurs.

La direction «Gestion des risques» de la Banque européenne d’investissement effectue au minimum une fois par an un test de dépréciation des actifs financiers. Ce test peut conduire à la reconnaissance de la décote dans l’état du résultat global sur la durée de vie de l’actif ou à tout autre ajustement rendu nécessaire par une réévaluation de la dépréciation initiale.

2.5.5 Instruments financiers dérivés

Les instruments dérivés incluent les contrats d’échange de devises (swaps de devises), les swaps croisés de devises et de taux, les contrats d’échange de devises à court terme (swaps de change) et les contrats d’échange de taux.

Dans le cours normal de ses activités, la Facilité peut conclure des contrats d’échange (pour couvrir des opérations de prêt spécifiques) ou des contrats à terme sur devises (pour couvrir des positions de change) dans des monnaies autres que l’euro faisant l’objet de transactions actives, de manière à compenser tout gain ou toute perte résultant de fluctuations des taux de change.

La Facilité n’utilise aucune des possibilités de couverture visées dans IAS 39. Tous les instruments dérivés sont comptabilisés à leur juste valeur par le biais du compte de résultat et déclarés en tant qu’instruments financiers dérivés. Cette juste valeur est obtenue essentiellement à partir de modèles d’actualisation des flux financiers, de modèles d’évaluation du prix des options et de prix cotés par des tiers.

Les instruments dérivés sont enregistrés à leur juste valeur et comptabilisés comme des actifs quand cette valeur est positive et comme des passifs quand elle est négative. Les variations de juste valeur des instruments financiers dérivés sont présentées dans l'état du résultat global au poste «Variation de la juste valeur des instruments financiers dérivés».

Les instruments dérivés sont enregistrés dans un premier temps sur la base de la date de négociation.

2.5.6 Contributions

Les contributions des États membres sont comptabilisées dans l’état de la situation financière comme montants à recevoir à la date de la décision du Conseil fixant le montant des contributions financières que les États membres doivent verser à la Facilité.

Les contributions des États membres remplissent les conditions suivantes et sont par conséquent classées en tant qu’instruments de capitaux propres:

-en vertu des dispositions de l’accord régissant les contributions, elles confèrent aux États membres le droit de décider de l’utilisation des actifs nets de la Facilité en cas de liquidation de celle-ci;

-elles sont classées dans la catégorie d’instruments subordonnée à toutes les autres catégories d’instruments;

-tous les instruments financiers de la catégorie d’instruments subordonnée à toutes les autres catégories d’instruments présentent des caractéristiques identiques;

-l’instrument concerné ne présente aucune des caractéristiques qui obligeraient à le classer comme élément de passif; et

-les flux de trésorerie prévisionnels attribuables à l’instrument concerné pendant toute sa durée de vie sont basés, pour une large part, sur le résultat, la variation des actifs nets comptabilisés ou la variation de la juste valeur des actifs nets comptabilisés et non comptabilisés de la Facilité pendant toute la durée de vie de l’instrument.

2.5.7 Revenus d’intérêts sur prêts

Les intérêts sur les prêts émis par la Facilité sont inscrits à l’état du résultat global («Intérêts et produits assimilés») et à l’état de la situation financière («Prêts et créances à recevoir») selon la méthode de la comptabilité d’exercice et au taux effectif, c’est-à-dire au taux qui actualise exactement les cash-flows ou recettes futurs sur la durée prévue du prêt jusqu’à obtention de la valeur comptable nette du prêt. Lorsque la valeur enregistrée d’un prêt est réduite à la suite d’une dépréciation, les revenus d’intérêts continuent d’être comptabilisés au taux d’intérêt effectif d’origine appliqué à la nouvelle valeur comptable.

Les commissions d'engagement sont différées et comptabilisées en produits selon la méthode du taux d'intérêt effectif sur la période comprise entre le décaissement et le remboursement du prêt concerné, et sont présentées dans l'état du résultat global au poste «Intérêts et produits assimilés».

2.5.8 Bonifications d’intérêts et assistance technique

Dans le cadre de son activité, la FI gère les bonifications d’intérêts et l’assistance technique pour le compte des États membres.

La fraction des contributions des États membres affectée au versement de bonifications d’intérêts et à l’AT n’est pas enregistrée dans les contributions des donateurs de la FI mais classée parmi les dettes envers les tiers. La Facilité effectue les décaissements en faveur des bénéficiaires finals puis retranche les montants correspondants des dettes envers les tiers.

Lorsque les contributions au titre des bonifications d’intérêts et de l’AT ne sont pas utilisées dans leur intégralité, elles sont reclassées dans les contributions à la Facilité.

2.5.9 Intérêts sur liquidités et équivalents

Les revenus d’intérêts sur la trésorerie et les équivalents de trésorerie sont inscrits à l’état du résultat global de la FI selon la méthode de la comptabilité d’exercice.

2.5.10Honoraires, commissions et dividendes

Les commissions reçues au titre de services fournis pendant une certaine période sont comptabilisées en produits lors de la prestation desdits services, tandis que les commissions rémunérant l'exécution d'un acte important sont comptabilisées en produits lorsque ledit acte est achevé. Elles sont présentées dans l'état du résultat global au poste «Revenus d'honoraires et de commissions».

Les dividendes liés aux actifs financiers disponibles à la vente sont comptabilisés à la date de leur réception et présentés dans l'état du résultat global au poste «Gains nets sur actifs financiers disponibles à la vente».

2.5.11Fiscalité

Le protocole sur les privilèges et immunités de l'Union européenne annexé au traité sur l’Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l’Union européenne dispose que les avoirs, revenus et autres biens des institutions de l’Union sont exonérés de tous impôts directs.

3 Gestion des risques

La présente note contient des informations sur les risques de crédit et les risques financiers auxquels la Facilité est exposée ainsi que sur la façon dont elle les gère et les maîtrise, en particulier les risques primaires associés aux instruments financiers qu’elle utilise. Il s’agit:

-du risque de crédit, c’est-à-dire le risque de perte résultant de la défaillance d’un client ou d’une contrepartie et attaché aux encours de crédit sous toutes leurs formes, y compris le risque de règlement;

-du risque de liquidité, à savoir le risque qu'une entité ne soit pas en mesure de financer les augmentations d'actifs et d'honorer les engagements qui arrivent à échéance sans essuyer de pertes inacceptables;

-du risque de marché, soit le risque que l’évolution des prix et des taux du marché, comme les fluctuations des taux d’intérêt, du prix des instruments de capitaux propres et des taux de change, affecte les revenus d’une entité ou la valeur des instruments financiers qu’elle détient.

Organisation de la gestion des risques

La Banque européenne d’investissement adapte en permanence sa gestion des risques.

Travaillant de manière indépendante, la direction «Gestion des risques» de la BEI décèle, évalue, surveille et signale les risques auxquels la Facilité est exposée. L’activité de gestion des risques est indépendante des salles des marchés et se déroule dans un cadre qui préserve la séparation des tâches. Son directeur général rend compte pour ce qui concerne les risques au vice-président de la Banque européenne d’investissement ayant compétence en la matière. Le vice-président compétent rencontre régulièrement le Comité de vérification pour examiner avec lui les questions ayant trait aux risques. Il est également chargé de veiller à ce que le Comité de direction et le Conseil d’administration de la BEI reçoivent toutes les informations pertinentes relatives aux risques.

Risque de crédit

Le risque de crédit correspond à la perte potentielle qui pourrait résulter de la défaillance d’un client ou d’une contrepartie et qui est attachée aux encours de crédit sous toutes leurs formes, y compris le risque de règlement.

3.2.1.Politique en matière de risque de crédit

Lorsqu’elle effectue l’analyse de crédit des contreparties dans les opérations de prêt, la BEI évalue le risque de crédit afin de le quantifier et de le tarifer. La Facilité a mis au point une méthodologie de notation interne des entreprises ou des institutions financières, qui permet de déterminer les notations à attribuer en interne à ses principales contreparties bénéficiaires (emprunteurs ou garants). Cette méthodologie de notation interne repose sur un système de fiches d’évaluation adaptées à chaque type important de contrepartie en matière de crédit (p. ex., entreprises, banques, entités du secteur public, etc.). Compte tenu des meilleures pratiques bancaires et des principes fixés en vertu de l’accord international de Bâle sur les fonds propres (Bâle II), toutes les contreparties qui revêtent de l’importance pour le profil de crédit d’une opération spécifique sont classées dans des catégories de notation interne, en recourant à la méthodologie de notation interne pour déterminer le type particulier de contrepartie. Chaque contrepartie se voit initialement attribuer une notation interne qui reflète sa notation à long terme en devises étrangères, à la suite d’une analyse approfondie du profil de risque de la contrepartie et de son contexte de risque-pays.

L’évaluation de crédit lors du financement de projets et d’autres opérations structurées à recours limité repose sur des outils de gestion du risque de crédit propres au secteur, axés essentiellement sur les liquidités disponibles et la capacité de faire face aux obligations financières. Parmi ces outils, on peut citer l’analyse du cadre contractuel des projets, l’analyse de la contrepartie et les simulations de flux de trésorerie. Comme les entreprises et les institutions financières, chaque projet se voit attribuer une notation de risque interne et une perte anticipée.

L’ensemble des opérations non souveraines (ou des opérations ne bénéficiant pas d’une garantie souveraine ou assimilée) font l’objet de restrictions spécifiques quant au niveau des transactions et à l’importance de la contrepartie. Le montant nominal maximal des opérations est limité par un plafond qui est fonction de la perte anticipée de l’opération. Des limites de contrepartie sont appliquées aux positions consolidées. Ces limites sont généralement fonction du volume des fonds propres des contreparties ainsi que de leur financement externe total à long terme.

Afin d’atténuer le risque de crédit, la Facilité a recours à divers rehaussements de crédit tels que:

-des sûretés liées au projet (p. ex., nantissement d'actions; nantissement d'actifs; cession de droits; nantissement de comptes); et/ou

-des garanties, généralement fournies par le promoteur du projet financé (p.ex., garanties de bonne fin, garanties à première demande).

En outre, la Facilité a parfois recours à des rehaussements de crédit qui ne sont pas directement liés au risque de projet, comme les sûretés ou les garanties bancaires.

La Facilité n’a pas recours à des produits dérivés de crédit pour atténuer le risque de crédit.

3.2.2.Exposition maximale au risque de crédit hors sûretés et autres rehaussements de crédit

Le tableau ci-dessous indique l’exposition maximale au risque de crédit pour les éléments de l’état de la situation financière, y compris les produits dérivés. Elle est donnée en valeur brute, avant effet d’atténuation résultant de l’utilisation de garanties.

Exposition maximale (en milliers d'EUR)

31.12.2014

31.12.2013

ACTIF

Liquidités et équivalents

545 399

599 515

Instruments financiers dérivés

448

1 024

Prêts et créances à recevoir

1 331 918

1 222 199

Montants à recevoir des donateurs

42 590

-

Actifs financiers conservés jusqu’à leur échéance

99 988

102 562

Autres éléments de l'actif

5 522

148

Total de l’actif

2 025 865

1 925 448

HORS BILAN

Passifs éventuels

- Garanties signées non émises

25 000

25 000

Engagements

- Prêts non décaissés

1 161 859

889 866

- Garanties émises

2 298

4 414

Total hors bilan

1 189 157

919 280

Exposition totale au risque de crédit

3 215 022

2 844 728

3.2.3.Risque de crédit sur les prêts et créances à recevoir

3.2.3.1Mesure du risque de crédit sur les prêts et créances à recevoir

Chaque opération de prêt de la Facilité fait l’objet d’une évaluation du risque globale et d’une quantification de la perte anticipée estimée, qui se reflètent dans un système de classement des prêts. Ce classement est établi selon des critères généralement reconnus, basés sur la qualité de l’emprunteur, la durée du prêt, la garantie ou, le cas échéant, le garant.

Le système de classement des prêts englobe les méthodologies, les processus, les bases de données et les systèmes informatiques qui permettent d’évaluer les risques de crédit liés aux opérations de prêt et de quantifier la perte anticipée. Il synthétise un grand nombre de données qui servent à établir un classement relatif des risques de crédit liés aux prêts. Le système de classement des prêts tient compte de la valeur actualisée de la perte anticipée estimée, laquelle est l’expression de la probabilité de défaillance des débiteurs principaux, de l’encours à risque et de la gravité des pertes en cas de défaillance effective. Le classement des prêts remplit les fonctions suivantes:

-il aide à obtenir une évaluation plus précise et plus quantitative des risques associés aux prêts;

-il facilite la répartition des tâches de suivi;

-il offre à tout moment une image instantanée de la qualité du portefeuille de prêts;

-il constitue un élément de prise de décision pour la tarification des risques en fonction de la perte anticipée.

Les facteurs suivants entrent en ligne de compte pour l’élaboration du classement des prêts:

I)la solvabilité de l’emprunteur: la direction «Gestion des risques» examine en toute indépendance la situation des emprunteurs et évalue leur solvabilité à partir de méthodologies internes et de données externes. Conformément à l’approche avancée de Bâle II retenue, la Banque a mis au point une méthodologie de notation interne qui permet de déterminer les notations à attribuer en interne aux emprunteurs et garants. Cette méthodologie repose sur une série de fiches d’évaluation propres à des types de contrepartie déterminés;

II)la corrélation de défaut: ce facteur permet de quantifier les probabilités de difficultés financières simultanées chez l’emprunteur et chez le garant. Plus la corrélation entre la probabilité de défaut de l’emprunteur et celle du garant est élevée, plus la valeur de la garantie et, par conséquent, le classement du prêt, sont bas;

III)la valeur des instruments de garantie et des sûretés: cette valeur est calculée à partir de la combinaison de la solvabilité de l’émetteur et du type d’instrument employé;

IV)le cadre contractuel: un solide cadre contractuel ajoute à la qualité des prêts et améliore leur classement interne;

V)la durée des prêts: toutes choses égales par ailleurs, plus la durée d’un prêt est longue, plus le risque de problèmes dans le service de la dette est élevé.

La perte anticipée sur un prêt découle d’un calcul combinant les cinq éléments ci-dessus. En fonction du niveau de la perte anticipée, un prêt est classé dans l’une des catégories suivantes:

A Prêts d’excellente qualité: cette catégorie recouvre trois sous-catégories. La sous-catégorie A comprend les risques souverains à l’intérieur de l’UE, c’est-à-dire les prêts accordés à un État membre, ou bénéficiant de sa garantie entière, explicite et inconditionnelle, pour lesquels aucune difficulté de remboursement n’est attendue et la perte inattendue est fixée à 0 %. Sont classés A+ les prêts accordés à (ou garantis par) des entités autres que les États membres et ne présentant aucune perspective de dégradation tout au long de leur durée. Sont classés A- les prêts qui présentent un risque de dégradation (par exemple, en raison de leur longue durée, ou encore de la forte volatilité du prix futur d’une sûreté par ailleurs excellente), mais pour lesquels cette dégradation serait probablement de très faible ampleur.

B Prêts de grande qualité: ces prêts constituent une classe d’actifs dans laquelle la Banque a confiance, même si une légère détérioration à l’avenir n’est pas à exclure. Les sous-catégories B+ et B- reflètent le degré de probabilité de cette détérioration éventuelle.

C Prêts de bonne qualité: un exemple de prêt entrant dans cette catégorie serait un prêt non garanti consenti à une banque ou à une entreprise connue pour sa solidité, remboursable dans son intégralité à l’échéance au bout de sept ans ou remboursable par tranches à compter de la date de décaissement, sur une durée équivalente.

D Cette catégorie du classement se trouve à la limite entre les prêts «de qualité acceptable» et ceux présentant des problèmes. Cette catégorie pivot du classement des prêts se subdivise plus précisément en deux sous-catégories, D+ et D-, les prêts notés D- étant ceux qui nécessitent un suivi plus étroit.

E Dans cette catégorie se rangent les prêts qui ont un profil de risque plus élevé que celui généralement admis. On y trouve aussi les prêts qui ont déjà rencontré de graves problèmes et pour lesquels on ne peut exclure une dégradation conduisant à une situation de perte. Ces prêts font donc l’objet d’un suivi étroit et intensif. Les sous-catégories E+ et E- correspondent à deux gradations dans ce suivi spécial; dans le cas des opérations classées E-, il existe une forte probabilité que le service de la dette ne soit pas assuré durablement de façon régulière et qu’il faille par conséquent recourir à une restructuration de la dette sous une forme ou une autre, voire à la constatation d’une perte de valeur.

F Les prêts classés dans la catégorie F présentent un niveau de risque inacceptable. Un prêt n’entre dans cette catégorie que dans le cas où une opération en cours connaît, après la signature du contrat, des problèmes imprévus, exceptionnels et graves. Toutes les opérations donnant lieu à une perte de principal pour la Facilité sont classées dans la catégorie F et font l’objet d’une provision spécifique.

En général, les prêts ayant une note inférieure ou égale à D- dans le classement interne sont inscrits sur la liste des opérations à surveiller. Cependant, si un prêt a été initialement approuvé avec une note inférieure ou égale à D-, il ne sera placé sur la liste des opérations à surveiller qu’en cas d’événement de crédit significatif entraînant une nouvelle dégradation de son classement.

Le tableau figurant à la section 3.2.3.3 présente l’analyse de la qualité de crédit du portefeuille de prêts de la Facilité en fonction des différentes catégories décrites ci-dessus.

3.2.3.2Analyse des risques de crédit au titre des prêts

Le tableau ci-dessous indique l’exposition maximale aux risques de crédit au titre des prêts signés et décaissés, par type d’emprunteur et compte tenu des garanties fournies par les garants:

Au 31.12.2014

Garantis

Autres rehaussements de crédit

Non garantis

Total

% du total

(en milliers d’EUR)

Banques

16 457

106 667

571 609

694 733

52 %

Entreprises

23 494

93 731

310 396

427 621

32 %

Institutions publiques

33 279

-

31

33 310

3 %

États

-

4 815

171 439

176 254

13 %

Total des décaissements

73 230

205 213

1 053 475

1 331 918

100 %

Portion signée non décaissée

121 826

117 758

922 275

1 161 859

Au 31.12.2013

Garantis

Autres rehaussements de crédit

Non garantis

Total

% du total

(en milliers d’EUR)

Banques

18 341

112 178

338 464

468 983

38 %

Entreprises

26 315

94 365

417 990

538 670

44 %

Institutions publiques

29 120

-

31

29 151

2 %

États

-

5 322

180 073

185 395

16 %

Total des décaissements

73 776

211 865

936 558

1 222 199

100 %

Portion signée non décaissée

14 966

117 758

757 142

889 866

3.2.3.3Analyse de la qualité de crédit par catégorie d’emprunteurs

Les tableaux ci-après présentent la répartition, au 31 décembre 2014 et au 31 décembre 2013, de la qualité de crédit du portefeuille de prêts de la Facilité en fonction du classement des prêts (encours signés, décaissés et non décaissés):

Au 31.12.2014

Excellente qualité

Bonne qualité

Risque min. accept.

Haut risque

Aucun classement

Total

% du total

(en milliers d’EUR)

A à B-

C

D+

D- et en dessous

Emprunteurs

Banques

75 268

7 074

307 049

879 420

336 318

1 605 129

65 %

Entreprises

102 974

7 964

16 713

456 210

-

583 861

23 %

Institutions publiques

-

-

33 279

40 031

-

73 310

3 %

États

-

-

4 815

226 662

-

231 477

9 %

Total

178 242

15 038

361 856

1 602 323

336 318

2 493 777

100 %

Au 31.12.2013

Excellente qualité

Bonne qualité

Risque min. accept.

Haut risque

Aucun classement

Total

% du total

(en milliers d’EUR)

A à B-

C

D+

D- et en dessous

Emprunteurs

Banques

65 571

15 434

97 478

689 905

404 129

1 272 517

60 %

Entreprises

6 773

15 970

5 691

520 048

-

548 482

26 %

Institutions publiques

-

-

-

69 151

-

69 151

3 %

États

-

-

-

221 915

-

221 915

11 %

Total

72 344

31 404

103 169

1 501 019

404 129

2 112 065

100 %

3.2.3.4Concentration des risques au titre des prêts et créances à recevoir

3.2.3.4.1Analyse géographique

Sur la base du pays de l’emprunteur, le portefeuille de prêts de la Facilité peut être ventilé entre les zones géographiques suivantes (en milliers d’EUR):

Pays de l’emprunteur

31.12.2014

31.12.2013

Ouganda

161 657

144 816

Kenya

155 168

131 384

Nigeria

137 832

73 469

Régional — ACP

136 182

101 863

Mauritanie

95 319

93 455

Jamaïque

77 272

68 000

Éthiopie

68 614

75 962

République dominicaine

64 614

64 015

Tanzanie

62 916

26 121

Cameroun

61 067

70 154

Togo

45 780

50 319

Congo (Rép. dém. du)

39 786

39 047

Maurice

35 811

108 511

Mozambique

29 139

26 202

Cap-Vert

26 101

27 470

Ghana

16 130

6 365

Rwanda

14 854

6 439

Polynésie française

14 622

13 994

Sénégal

12 046

13 063

Malawi

9 945

3 999

Samoa

7 595

8 872

Burkina

7 456

8 944

Haïti

7 379

5 511

Mali

7 207

7 717

Congo

6 919

8 649

Zambie

5 761

6 412

Vanuatu

3 835

5 028

Angola

3 623

6 380

Nouvelle-Calédonie

3 211

3 708

Niger

2 581

3 020

Sainte-Lucie

2 363

2 102

Palaos

2 254

2 224

Grenade

1 996

2 243

Trinité-et-Tobago

1 180

-

Micronésie

1 141

-

Liberia

821

364

Tonga

681

1 416

Gabon

528

512

Fidji

474

1 032

Burundi

40

-

Tchad

18

-

Lesotho

-

3 417

Total

1 331 918

1 222 199

3.2.3.4.2Analyse sectorielle

Le tableau ci-dessous analyse le portefeuille de prêts de la Facilité en fonction du secteur d’activité de l’emprunteur. Les opérations qui font d’abord l’objet d’un décaissement en faveur d’un intermédiaire financier avant rétrocession au bénéficiaire final sont comptabilisées dans les prêts globaux (en milliers d’EUR).

Secteur d’activité de l’emprunteur

31.12.2014

31.12.2013

Prêts globaux et accords de délégation

541 600

337 482

Développement, rénovation et transport urbains

209 849

216 244

Électricité, charbon et divers

198 604

234 106

Secteur tertiaire et divers

168 689

148 875

Matériaux de base et secteur minier

108 367

176 909

Réseaux routiers et autoroutiers

43 993

38 880

Aéroports et systèmes de gestion du trafic aérien

33 310

29 116

Traitement des matériaux, bâtiment

16 243

20 884

Télécommunications

6 089

11 746

Filière du papier

5 156

4 540

Filière alimentaire

18

-

Biens d’équipement et biens de consommation durables

-

3 417

Total

1 331 918

1 222 199

3.2.3.5Arriérés sur prêts et dépréciations

La détection, le suivi et le signalement des arriérés sur prêts se font selon les procédures définies au niveau de la BEI dans les Finance Monitoring Guidelines and Procedures (Lignes directrices et procédures en matière de suivi financier). Ces procédures sont conformes aux meilleures pratiques bancaires et sont adoptées pour tous les prêts gérés par la BEI.

Le processus de suivi est structuré afin de permettre (i) une détection et une notification adéquates des arriérés de paiement potentiels aux services compétents, (ii) un traitement rapide des dossiers difficiles au niveau opérationnel et décisionnel approprié et (iii) une communication régulière à la direction et aux institutions externes concernées (Commission européenne et États membres de l'UE) sur la situation générale des arriérés et sur les mesures de recouvrement déjà prises ou à prendre.

Le tableau ci-dessous présente les arriérés de remboursement sur prêts et les dépréciations de prêts (en milliers d’EUR):

Prêts et créances à recevoir

Prêts et créances à recevoir

Note

31.12.2014

31.12.2013

Valeur comptable

1 331 918

1 222 199

Dépréciés individuellement

Montant brut

210 338

227 007

Provision pour dépréciation

7

-152 137

-70 791

Valeur comptable des prêts et créances dépréciés individuellement

58 201

156 216

Dépréciés collectivement

Montant brut

-

-

Provision pour dépréciation

-

-

Valeur comptable des prêts et créances dépréciés collectivement

-

-

En souffrance mais non dépréciés

Répartition des montants en souffrance

0 à 30 jours

2 558

1 561

30 à 60 jours

528

-

60 à 90 jours

5

-

90 à 180 jours

-

-

plus de 180 jours

-

-

Valeur comptable des prêts et créances en souffrance mais non dépréciés

3 091

1 561

Valeur comptable des prêts et créances ni en souffrance ni dépréciés

1 270 626

1 064 422

Valeur comptable totale des prêts et créances à recevoir

1 331 918

1 222 199

3.2.4.Risque de crédit sur liquidités et équivalents

Les ressources disponibles sont investies conformément à l'échéancier des obligations contractuelles de la Facilité en matière de décaissement. Aux 31 décembre 2014 et 31 décembre 2013, les investissements revêtaient la forme de dépôts bancaires, de certificats de dépôt et de billets de trésorerie.

Les entités agréées font l'objet d'une notation similaire aux notations à court et long terme exigées pour les placements de trésorerie de la BEI. La notation à court terme minimale requise pour les entités agréées est P-1/A-1/F1 (Moody’s, S&P, Fitch). Si les notations décernées par différentes agences divergent, la notation la plus basse s’applique. Le montant maximal autorisé pour chaque banque agréée (hors comptes courants de la Facilité) est actuellement de 50 000 000 EUR (50 millions d'EUR).

Tous les investissements ont été effectués auprès d’entités agréées, avec une échéance maximale de trois mois à compter de la date de l’opération et jusqu'à concurrence du montant maximal d’exposition au risque de crédit. Aux 31 décembre 2014 et 31 décembre 2013, tous les dépôts bancaires, certificats de dépôt, billets de trésorerie et liquidités détenus dans le portefeuille de trésorerie de la Facilité étaient notés au minimum P-1 (équivalent Moody's) au jour du règlement.

Le tableau ci-après présente la situation des liquidités et équivalents, intérêts courus inclus (en milliers d’EUR):

Notation à court terme minimale

Notation à long terme minimale

31.12.2014

31.12.2013

(échelle Moody’s)

(échelle Moody’s)

P-1

Aaa

47 937

9 %

-

0 %

P-1

Aa1

-

0 %

48 130

8 %

P-1

Aa2

38

0 %

48

0 %

P-1

Aa3

-

0 %

50 000

8 %

P-1

A1

137 820

25 %

106 572

18 %

P-1

A2

359 604

66 %

394 765

66 %

Total

545 399

100 %

599 515

100 %

3.2.5Risque de crédit sur dérivés

3.2.5.1Politique en matière de risque de crédit sur dérivés

Le risque de crédit sur dérivés représente la perte qu’une partie donnée subirait si l’autre contrepartie à l’opération se trouvait dans l’incapacité d’honorer ses obligations contractuelles. Le risque de crédit associé aux produits dérivés varie en fonction de plusieurs facteurs (taux d’intérêt, taux de change, etc.) et ne correspond généralement qu’à une petite partie de la valeur notionnelle du produit.

Dans l’exercice normal de ses activités, la Facilité peut conclure des contrats d’échange («swaps»), pour couvrir des opérations de prêt spécifiques, ou des contrats à terme sur devises, pour couvrir ses positions de change, dans des monnaies autres que l’euro faisant l’objet de transactions actives. Tous les contrats d’échange sont exécutés par la Banque européenne d’investissement avec une contrepartie externe. Ils sont régis par les mêmes conventions-cadres relatives aux opérations de marché à terme et annexes de remise en garantie signées entre la Banque européenne d’investissement et ses contreparties externes.

3.2.5.2Mesure du risque de crédit sur dérivés

Tous les contrats d’échange exécutés par la Banque européenne d’investissement qui sont liés à la Facilité sont traités de la même façon, sur le plan contractuel et méthodologique, que les produits dérivés négociés par la Banque pour son propre compte. En particulier, l’admissibilité des contreparties intervenant dans les contrats d’échange est déterminée sur la base des mêmes critères que ceux que la Banque applique généralement à ses contrats.

La Banque européenne d’investissement mesure son exposition au risque de crédit liée aux contrats d’échange et aux produits dérivés en utilisant la valeur de marché nette et l’exposition potentielle future pour les besoins de l’information comptable et du suivi des limites d’encours. Ces deux approches intègrent pleinement les dérivés liés à la Facilité.

Le tableau suivant présente les échéances des contrats d’échange de devises et des swaps croisés de devises et de taux, réparties en fonction de leur montant notionnel et de leur juste valeur:

Contrats d’échange au 31.12.2014

inférieurs à

1 an

5 ans

supérieurs à

Total 2014

(en milliers d’EUR)

1 an

à 5 ans

à 10 ans

10 ans

Montant notionnel

-

11 606

-

-

11 606

Juste valeur (soit la valeur actualisée nette)

-

-3 219

-

-

-3 219

Contrats d’échange au 31.12.2013

inférieurs à

1 an

5 ans

supérieurs à

Total 2013

(en milliers d’EUR)

1 an

à 5 ans

à 10 ans

10 ans

Montant notionnel

2 453

2 584

13 491

-

18 528

Juste valeur (soit la valeur actualisée nette)

19

-62

-1 892

-

-1 935

3.2.6.Risque de crédit sur les actifs financiers conservés jusqu’à leur échéance

Le tableau ci-après présente la situation du portefeuille des actifs conservés jusqu’à leur échéance, entièrement composé de bons du trésor à échéance résiduelle de moins de trois mois émis par la Belgique, la France, l’Italie, le Portugal et l'Espagne. Les États membres de l’UE sont des émetteurs éligibles. La limite maximale autorisée pour chaque émetteur agréé est de 50 000 000 EUR (cinquante millions d’EUR). Des investissements dans des obligations à moyen et long terme pourraient également être éligibles en vertu des lignes directrices relatives aux investissements et suivant les exigences de liquidité:

Notation à court terme minimale

Notation à long terme minimale

31.12.2014

31.12.2013

(échelle Moody’s)

(échelle Moody’s)

P-1

Aa2

-

0 %

16 199

16 %

P-1

Aa3

-

0 %

39 399

38 %

NP

Ba2

49 994

50 %

-

0 %

P-3

Baa3

49 994

50 %

46 964

46 %

Total

99 988

100 %

102 562

100 %



Risque de liquidité

Le risque de liquidité désigne la capacité d’une entité à financer les augmentations d’actifs et à honorer ses engagements qui arrivent à échéance sans essuyer de pertes inacceptables. Ce risque se subdivise en risque de financement et en risque de liquidité du marché. Le risque de financement est le risque de voir une entité ne pas être en mesure de couvrir efficacement ses besoins en liquidités actuels et futurs, qu’ils soient programmés ou non programmés, sans porter atteinte à ses opérations quotidiennes ni à sa situation financière. Le risque de liquidité du marché est le risque de voir une entité rencontrer des difficultés à compenser ou à éliminer une position au prix du marché en raison d’une profondeur insuffisante du marché ou d’une perturbation du marché.

3.1.1Gestion du risque de liquidité

La Facilité est principalement financée par des contributions annuelles des États membres (ressources des 9e et 10e FED), ainsi que par les rentrées provenant de ses opérations. La Facilité gère principalement son risque de financement en planifiant ses besoins nets en liquidités et les contributions annuelles requises des États membres.

Chaque année, la Commission arrête et communique au Conseil, pour le 15 octobre au plus tard, l’état des engagements et des paiements ainsi que le montant annuel des appels de contributions (bonifications d’intérêts incluses) pour l’exercice en cours et les suivants, en tenant compte des prévisions de la BEI concernant la gestion et le fonctionnement de la Facilité.

Les schémas de décaissement du portefeuille existant et attendu sont analysés et suivis toute l’année afin de calculer les contributions annuelles des États membres. Les événements spéciaux, tels que les remboursements anticipés, les ventes d’actions ou les défaillances, sont pris en considération afin de corriger les besoins de liquidités annuels.

Pour réduire encore le risque de liquidité, la Facilité possède une réserve de liquidités suffisante pour couvrir à tout moment les décaissements prévus, tels que régulièrement communiqués par le département chargé des prêts de la BEI. Les fonds sont investis sur le marché monétaire et sur les marchés obligataires sous la forme de dépôts interbancaires et d’autres instruments financiers à court terme en tenant compte des engagements de décaissement de la Facilité. Les actifs liquides de la Facilité sont gérés par le département Trésorerie de la Banque afin de préserver une liquidité adéquate permettant à la Facilité d’honorer ses engagements.

Conformément au principe de la séparation des tâches entre front et back office, les opérations de règlement liées à l’investissement de ces actifs sont placées sous la responsabilité du département Prévisions et règlement des opérations de la BEI. Par ailleurs, l’agrément des contreparties et la fixation de limites aux placements de trésorerie, ainsi que la surveillance du respect de ces limites, sont de la responsabilité de la direction «Gestion des risques» de la Banque.

3.1.2Détermination du risque de liquidité

Les tableaux de la présente section analysent les passifs financiers de la Facilité en fonction de leur échéance, sur la base de la période restant à courir entre la date de clôture du bilan et la date d’échéance contractuelle (flux de trésorerie non actualisés).

Sur le plan des passifs financiers non dérivés, les engagements de la Facilité se composent de la portion non décaissée des crédits accordés dans le cadre de contrats de prêt signés, de la portion non décaissée des participations prises dans le cadre de souscriptions de capital ou d’accords d’investissement signés, des garanties de prêt octroyées ou des bonifications d’intérêts et du soutien promis dans le cadre de l’AT.

Les prêts octroyés au titre de la Facilité comportent certes une date limite, mais les dates et les montants des décaissements correspondent à l’état d’avancement des projets de financement sous-jacents. En outre, ces prêts sont des transactions effectuées dans un environnement opérationnel relativement instable, raison pour laquelle leur calendrier de décaissement est soumis à un niveau d’incertitude élevé.

Les investissements en fonds propres deviennent exigibles dès que les gestionnaires des fonds de placement émettent un appel de fonds en bonne et due forme au vu de l’avancement de leurs activités d’investissement. La période de tirage est habituellement de 3 ans, mais est fréquemment prolongée d’un ou de deux ans. Certains engagements demeurent après la fin de la période de tirage et jusqu’à la cession complète des investissements sous-jacents du fonds, ce dernier pouvant manquer parfois de la liquidité requise pour faire face aux obligations de paiement résultant de frais ou d’autres charges.

Les garanties ne donnent pas lieu à des obligations de décaissement précises, sauf si elles sont appelées. Le montant appelable des garanties diminue au rythme du calendrier de remboursement des prêts garantis.

Les sorties au titre de bonifications d’intérêts surviennent en cas de prêts subventionnés financés par les ressources propres de la Banque. Par conséquent, les sorties rapportées représentent uniquement des engagements liés à ces prêts, et non le montant total de bonifications d'intérêts non décaissé. À l’instar des prêts, leur calendrier de décaissement est incertain.

Les «sorties nominales brutes» au titre de l'assistance technique du tableau «Structure des échéances des passifs financiers non dérivés» désignent la part totale non décaissée des contrats d’AT signés. Les échéances de décaissement sont soumises à un niveau d’incertitude élevé. Les sorties classées dans la catégorie «3 mois ou moins» représentent le montant des factures restant à payer qui ont été reçues à la date d’arrêté des comptes.

Les engagements relatifs à des passifs financiers non dérivés pour lesquels aucune date d’échéance contractuelle n’a été définie sont classés sous «Échéance non définie». Les engagements pour lesquels il existe une demande de décaissement enregistrée à la date d’arrêté des comptes sont classés suivant l'échéance applicable.

La structure des échéances des passifs financiers dérivés correspond aux flux de trésorerie contractuels bruts non actualisés des contrats d’échange, y compris les contrats d’échange de devises (CCS), les swaps croisés de devises et de taux (CCIRS), les contrats d’échange de devises à court terme et les contrats d’échange de taux.

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Structure des échéances des passifs financiers non dérivés

3 mois ou moins

De 3 mois à un an

De 1 an à 5 ans

Plus de 5 ans

Échéance non définie

Sorties nominales brutes

En milliers d'EUR au 31.12.2014

Sorties au titre de prêts engagés mais non décaissés

1 576

-

-

-

1 160 283

1 161 859

Sorties au titre de prises de participations

4 584

-

-

-

196 053

200 637

Divers (garanties signées non émises, garanties émises)

-

-

-

-

27 298

27 298

Sorties au titre de bonifications d’intérêts

-

-

-

-

241 890

241 890

Sorties au titre de l’assistance technique

595

-

-

-

18 978