LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52015IR1185
Initiative législative52015IR1185

Avis du Comité européen des régions — Utiliser au mieux la flexibilité offerte par les règles existantes du pacte de stabilité et de croissance

CELEX52015IR1185
TypeInitiative législative
Datejeudi 9 juillet 2015

Résumé IA

Cet avis du Comité européen des régions plaide pour une interprétation plus souple des règles du pacte de stabilité et de croissance, afin de mieux prendre en compte les investissements publics et les spécificités locales. Il invite à exploiter les marges de manœuvre existantes pour soutenir la croissance et l'emploi sans pour autant remettre en cause la discipline budgétaire. Pour un professionnel du droit français, ce texte est une source d'orientation politique non contraignante, mais influente, sur l'application des règles budgétaires européennes.

Texte intégral

22.9.2015

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 313/22


Avis du Comité européen des régions — Utiliser au mieux la flexibilité offerte par les règles existantes du pacte de stabilité et de croissance

(2015/C 313/06)

Rapporteur:

Mme Olga ZRIHEN (BE/PSE), membre du Parlement wallon

Texte de référence:

Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, à la Banque centrale européenne, au Comité économique et social européen, au Comité des régions et à la Banque européenne d’investissement — «Utiliser au mieux la flexibilité offerte par les règles existantes du pacte de stabilité et de croissance»

[COM(2015) 12 final]

RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS,

1.

accueille favorablement le fait que la communication de la Commission, couplée au plan d’investissement, traduise la priorité accordée par la nouvelle Commission à une relance de l’investissement public et privé sur base du constat d’un important sous-investissement actuel, le niveau des investissements dans l’Union européenne étant actuellement inférieur, à niveau de produit intérieur brut (PIB) équivalent, de 230 à 370 milliards d’euros à la moyenne annuelle en 2007;

2.

partage l’objectif de la Commission d’assurer une utilisation optimale de la flexibilité dans l’interprétation des dispositions existantes du pacte de stabilité et de croissance (PSC) afin de garantir notamment que le PSC produise les effets anticycliques indispensables dans le contexte actuel de croissance atone, d’un niveau de chômage moyen dans l’Union européenne extrêmement élevé et de disparités régionales qui ont tendance à s’aggraver en raison de l’hétérogénéité de la chute des investissements, qui a touché principalement les pays les plus faibles; estime que cet objectif doit s’inscrire dans la durée, au-delà du plan d’investissement dans le contexte duquel la présente communication a été présentée;

3.

relève que la Commission a présenté un texte sans qu’il ait fait l’objet d’une consultation préalable des autres institutions européennes et sans qu’il fasse l’objet d’une procédure interinstitutionnelle; s’interroge par ailleurs sur la sécurité juridique que fournit la présente «communication interprétative» eu égard au fait qu’elle est non contraignante et que le PSC ne prévoit pas explicitement le recours à un tel instrument juridique, de sorte qu’elle est susceptible de faire l’objet de recours devant la Cour de justice de l’Union européenne;

4.

estime nécessaire de préciser la part des dépenses à des fins de cofinancements nationaux qui peut effectivement être exclue du calcul du solde budgétaire structurel en vue du respect du volet préventif du pacte;

5.

estime que les conditions posées à la mise en œuvre de la flexibilité, dont le fait qu’elle soit essentiellement limitée au volet préventif du PSC, sont trop restrictives pour une application cohérente dans l’ensemble de l’Union européenne et pour produire un effet réel sur la capacité d’investissement des États membres et des collectivités territoriales et ne tiennent pas compte du niveau de sous-investissement au niveau national ou régional; estime dès lors qu’il est nécessaire d’élargir l’application de la flexibilité en matière d’investissements à l’ensemble des États membres et demande à la Commission de faire des propositions en ce sens;

6.

se félicite de l’élargissement, dans le volet préventif du PSC, du champ de la clause d’investissement à la prise en compte des programmes d’investissement des États membres, notamment au titre des politiques structurelles et de cohésion, de l’initiative pour l’emploi des jeunes, des réseaux transeuropéens et du mécanisme pour l’interconnexion en Europe, ainsi qu’au cofinancement au titre du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS); réitère la volonté de lutter contre la crise économique et la distance toujours plus grande entre le centre de l’Europe et les régions périphériques grâce à des mesures anticycliques visant à relancer les investissements, en replaçant la confiance au cœur du programme de l’Union européenne; confirme, dès lors, sa position, exprimée dans son avis du 17 avril 2015 sur la proposition de règlement sur le FEIS, que l’ensemble des cofinancements nationaux au FEIS soient exemptés de comptabilisation au titre du PSC, quelle que soit la situation des États membres au regard du PSC, de façon à éviter le risque que les pays qui ont des besoins accrus en nouveaux investissements ne parviennent même pas à réaliser ceux qui bénéficient d’un financement européen. Il convient, en d’autres termes, de ne pas freiner les cofinancements des projets d’investissement et d’éviter d’aggraver le différentiel de croissance au sein de la zone euro;

7.

rappelle que le Comité des régions (CdR) revendique de façon constante de ne pas prendre en considération les dépenses publiques supportées par les États membres et les collectivités territoriales au titre du cofinancement des Fonds structurels et d’investissement parmi les dépenses structurelles, publiques ou assimilées définies dans le PSC, sans autre condition, et ce étant donné que ces investissements sont, par définition, des investissements d’intérêt général européen, dont l’effet de levier en termes de croissance durable est avéré;

8.

relève que la prise en compte des contributions des États membres au nouveau FEIS est, avant même l’évaluation par la Commission du respect du PSC, conditionnée par leur classification statistique par l’Office statistique européen (Eurostat) conformément aux définitions existant dans le Système européen des comptes (SEC);

9.

estime que la clause des réformes structurelles au titre du volet préventif et la façon dont les plans de réforme structurelle sont pris en compte au titre du volet correctif peuvent avoir un effet incitatif fort, à condition que soient précisés les types de réforme structurelle éligibles dans ce nouveau système; une telle précision devrait tenir compte de la nécessité que les réformes structurelles aient une incidence socio-économique positive, respectent la clause sociale horizontale définie à l’article 9 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) et contribuent à une meilleure capacité administrative, et du fait que les réformes structurelles requièrent une période de mise en place ou de transition et ont un certain coût à court terme avant de porter leurs fruits et de conduire aux effets positifs voulus, y compris budgétaires;

10.

déplore que la communication ne circonscrive pas plus en détail le type de «circonstances inhabituelles» indépendantes de la volonté d’un État membre, qui l’autoriserait à s’écarter temporairement de la trajectoire correctrice par rapport à son objectif budgétaire à moyen terme (OMT) et de ce fait laisse une très large manœuvre d’appréciation politique à la Commission européenne, susceptible d’aboutir à des traitements préférentiels au bénéfice de tel ou tel État membre;

Propositions de réformes ultérieures

11.

réitère (1) son appel à réviser les méthodes de calcul du «déficit structurel», dans la mesure où la notion, dans sa forme actuelle, ne tient compte ni des caractéristiques propres des économies nationales et régionales, ni des différences structurelles des dépenses publiques au niveau national et régional, ni de la différence entre dépenses courantes et dépenses d’investissement. En outre, le concept repose sur des calculs théoriques, empiriquement non vérifiables et dès lors contestables, du potentiel de croissance, qui ouvrent la porte à une mise en œuvre discrétionnaire du PSC;

12.

invite la Commission à évaluer si la règle actuelle du 1/20e relative à la réduction de la dette est viable et si elle doit faire l’objet d’une révision;

13.

suggère le recours, dans le cadre de la procédure de déséquilibre macroéconomique (PDM), à des indicateurs auxiliaires portant sur les disparités régionales avec l’objectif de prendre en considération d’éventuels déséquilibres structurels en termes de cohésion territoriale auxquels des États membres peuvent être confrontés et qui peuvent avoir un impact sur le volume et le rythme de l’ajustement budgétaire et des éventuelles réformes structurelles;

Pour un agenda européen de promotion d’investissements de qualité

14.

souligne que le plan d’investissement doit s’inscrire dans une stratégie européenne plus vaste, étroitement liée au réexamen de la stratégie Europe 2020, visant à permettre une croissance durable et génératrice d’emplois par la stimulation des investissements publics et privés, l’amélioration de la compétitivité de l’économie européenne et des réformes structurelles ayant une incidence socio-économique positive et contribuant à une meilleure capacité administrative; rappelle dans ce contexte le rôle des collectivités locales et régionales dans la relance des investissements pour l’emploi et la croissance, étant donné qu’environ 55 % de l’ensemble des investissements publics ont été réalisés par les gouvernements infranationaux en 2013 (2);

15.

réitère un certain nombre de propositions visant à la promotion au niveau européen d’investissements de qualité (3):

—

la demande, présentée dans le contexte du réexamen à mi-parcours de la stratégie Europe 2020, d’inclure dans le tableau de bord macroéconomique un indicateur relatif au taux d’investissement,

—

l’invitation lancée à la Commission européenne de publier un livre blanc établissant une typologie à l’échelon de l’Union européenne de la qualité des investissements publics dans les comptes de dépenses publiques, en fonction de leurs effets sur le long terme,

—

la demande adressée à la Commission européenne d’inclure un chapitre relatif à la qualité des investissements publics, y compris à l’échelon infranational, dans chacun de ses rapports annuels sur les finances publiques dans l’Union économique et monétaire (UEM);

16.

rappelle sa demande faite à la Commission d’évaluer l’incidence des règles SEC 2010 sur la capacité d’investissement des pouvoirs publics et d’assurer le principe de non-discrimination entre investissements publics et privés, conformément à l’article 345 TFUE;

Pour une meilleure implication des collectivités territoriales dans le processus de gouvernance économique

17.

attire l’attention du Parlement, du Conseil et de la Commission, mais aussi des États membres et des collectivités territoriales, sur le rapport de suivi de la stratégie Europe 2020, établi annuellement par la plate-forme spécialisée au sein du CdR, et en souligne plus particulièrement les observations liées à la gouvernance économique et au Semestre européen, présentes dans la 5e édition d’octobre 2014 (4);

18.

estime que la participation et la prise en compte des collectivités territoriales dans le processus de coordination des politiques économiques — certes en progrès — reste insuffisante et pose problème quant à la représentativité, la légitimité et l’exhaustivité des programmes nationaux de réformes et des recommandations spécifiques par pays; suggère dès lors une meilleure implication des collectivités locales et régionales dans le cadre du Semestre européen, sur le modèle du principe de partenariat régissant les Fonds structurels;

L’Union économique et monétaire et sa dimension sociale

19.

rappelle sa conviction que, conformément à l’article 3 du traité sur l’Union européenne (TUE), la crédibilité et la légitimité de l’UEM reposent sur la capacité à prouver qu’elle sert le progrès social et que l’emploi et les normes sociales ne sont pas considérés comme secondaires par rapport aux préoccupations macroéconomiques et budgétaires;

20.

demande dès lors à la Commission d’intégrer dans le suivi du rapport des Cinq présidents sur le futur de l’UEM, présenté en juin 2015, les pistes d’action contenues dans la communication de la Commission sur le renforcement de la dimension sociale de l’UEM de 2012 et le paquet sur les investissements sociaux de 2013. Tout en répondant à la nécessité de préserver l’existence et la cohabitation des différents modèles sociaux existant au sein de l’UEM, ce suivi devrait notamment examiner la possibilité de mécanismes d’incitation à des réformes susceptibles d’accélérer la mise en œuvre des objectifs sociaux de la stratégie Europe 2020 ainsi que de coordination des stabilisateurs automatiques au niveau de l’UEM (5).

Bruxelles, le 9 juillet 2015.

Le président du Comité européen des régions

Markku MARKKULA


(1) Voir point 25 de l’avis du Comité des régions du 3 décembre 2014: «Promouvoir la qualité des dépenses publiques dans des domaines faisant l’objet de mesures de l’Union européenne», rapporteur: Mme Catiuscia Marini (PSE/IT) COR-2014-04885-00-00-AC-TRA.

(2) Sixième rapport sur la cohésion économique, sociale et territoriale: investissement pour l’emploi et la croissance [COM(2014) 473].

(3) Avis «Promouvoir la qualité des dépenses publiques dans les domaines faisant l’objet de mesures de l’Union européenne» COR-2014-04885 — BUDG-V-009. (JO C 19 du 21.1.2015, p. 4).

(4) Comité des régions (2014), Cinquième rapport de suivi du CdR sur la stratégie Europe 2020 (en anglais), octobre 2014, Réf: COR-2014-05553.

(5) Avis du CdR sur le «Paquet investissements sociaux de l’Union européenne», point 20 (ECOS-V-042, 9.10.2013).


Documents similaires

Initiative législative52015IP0471

Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2015 sur le vingtième anniversaire de l'accord de paix de Dayton (2015/2979(RSP))

17/12/2015

Initiative législative52015IP0464

Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2015 sur la situation aux Maldives (2015/3017(RSP))

17/12/2015

Initiative législative52015IP0465

Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2015 sur la Malaisie (2015/3018(RSP))

17/12/2015

Initiative législative52015IP0470

Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2015 sur le rapport annuel de 2014 sur les droits de l'homme et la démocratie dans le monde et sur la politique de l'Union européenne en la matière (2015/2229(INI))

17/12/2015

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →