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AccueilDroit européen52015IR1535
Initiative législative52015IR1535

Avis du Comité européen des régions — Vers un accord mondial sur le climat à Paris

CELEX52015IR1535
TypeInitiative législative
Datemercredi 14 octobre 2015

Résumé IA

Le Comité européen des régions (CdR) appelle à un accord mondial ambitieux et juridiquement contraignant lors de la COP21 à Paris, soulignant le rôle crucial des collectivités locales et régionales dans la mise en œuvre des politiques climatiques. L'avis insiste sur la nécessité d'intégrer les objectifs climatiques dans toutes les politiques de l'UE et de renforcer la coopération entre les niveaux de gouvernance pour atteindre la neutralité carbone. Il préconise également des mécanismes de financement adéquats et une participation active des régions dans le suivi des engagements climatiques internationaux.

Texte intégral

17.12.2015

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 423/53


Avis du Comité européen des régions — Vers un accord mondial sur le climat à Paris

(2015/C 423/10)

Rapporteur:

Mme Annabelle JAEGER (FR/PSE), conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d’Azur

Texte de référence:

Communication de la Commission au Parlement européen et au Conseil — Protocole de Paris — Programme de lutte contre le changement climatique après 2020

[COM(2015) 81 final]

RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS,

À quelques mois de la 21e conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), et dans l’esprit de ses précédents rapports (1):

—

soutient fortement l’Union européenne (UE) pour qu’elle joue pleinement son rôle de leader dans les négociations internationales;

—

l’exhorte à accélérer ses efforts avant 2020 et l’entrée en vigueur du nouvel accord climatique, notamment sur l’efficacité énergétique, le signal-prix du dioxyde de carbone (CO2) en Europe et la mobilisation de financements internationaux pour la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement;

—

l’encourage à rehausser avant Paris, et pas plus tard qu’en 2016, le niveau de sa contribution déterminée nationalement (Intended Nationally Determined Contribution — INDC), et considère que l’accord de Paris devra être un accord durable et dynamique, qui contienne un mécanisme permettant d’évaluer et de rehausser régulièrement (tous les cinq ans) les contributions des États;

—

l’encourage à montrer comment elle va respecter sa part des engagements financiers pris en 2009 à Copenhague et à défendre une approche équitable sur les financements et la différenciation qui permette de soutenir la transition énergétique et la résilience des territoires les plus pauvres ou les plus vulnérables dans le monde;

—

appelle de ses vœux une nouvelle gouvernance climatique mondiale basée sur les principes de gouvernance multiniveaux, où l’action des acteurs non étatiques soit pleinement reconnue et où chaque niveau de gouvernement puisse maximiser son action sur le climat.

Pour un accord de Paris ambitieux, le rôle déterminant de l’Union européenne

1.

Au regard du 5e rapport d’évaluation du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et de son rapport de synthèse, le Comité des régions (CdR) est très préoccupé par le fait que le monde n’est pas sur la bonne trajectoire pour contenir l’élévation de la température en deçà de 2 oC. Il reconnaît l’urgence d’accélérer les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux impacts du dérèglement climatique et d’adopter un accord à Paris qui permette de rester sous ce seuil.

2.

En conséquence, le CdR appelle l’UE à soutenir activement un objectif mondial de long terme correspondant aux scénarios du GIEC les plus sûrs. Il s’agit de viser un objectif zéro carbone en 2050. Un tel objectif commun adresserait de fait un signal fort à tous les pays et à tous les acteurs, notamment aux investisseurs, afin de réorienter l’économie mondiale loin des énergies fossiles.

Le CdR rappelle à cet égard que l’UE s’est fixé un objectif à long terme de — 80 à — 95 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050.

3.

Le CdR estime que les premiers engagements de l’UE dans le cadre de son INDC vont dans le bon sens; toutefois le CdR l’exhorte à aller plus loin en décidant d’une révision à la hausse de ses engagements fixés par le Conseil européen en octobre 2014. Le CdR est d’avis (2) qu’une réduction d’au moins 50 % des gaz à effet de serre en Europe serait à la fois réaliste et bénéfique pour l’Europe. Il est également possible et souhaitable d’atteindre au moins 40 % d’énergies renouvelables et 40 % d’efficacité énergétique. En outre, le CdR estime que l’UE devrait soutenir l’inscription dans l’accord de Paris de périodes d’engagement et de cycles de révision de cinq ans, commençant en 2025, afin d’éviter de s’enfermer dans une ambition inférieure sur une longue période, et de prendre en compte régulièrement les évolutions de la science et des technologies.

4.

Le CdR appelle les pays développés membres ou non de l’UE à annoncer un «paquet financier» d’ici à la COP21 pour appuyer les efforts d’adaptation aux changements climatiques et d’atténuation des gaz à effet de serre dans les pays en développement. Le CdR attend de l’UE une feuille de route pour accroître ses financements, lesquels devront être prévisibles, transparents, nouveaux et additionnels. Dans ce document, l’UE indiquera comment elle entend respecter son engagement de mobiliser sa juste part de l’engagement des 100 milliards de dollars des États-Unis par an d’ici à 2020. L’UE devra également soutenir, dans l’accord de Paris, le principe de nouveaux engagements financiers pour la période après-2020, établis tous les cinq ans, avec des objectifs séparés pour l’adaptation, qui a été le parent pauvre des financements «climat».

5.

Le CdR se félicite également de la position de la Commission européenne (CE) selon laquelle l’accord et les décisions connexes doivent fournir un cadre pour un ensemble solide de règles en matière de transparence et un système commun, unifié, permettant de mesurer, de rapporter et de vérifier régulièrement les performances de chaque partie par rapport à ses objectifs en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Un tel cadre constituera un fondement essentiel pour une véritable coopération mondiale dans le domaine climatique et sera utile pour promouvoir la confiance dans le respect des engagements. Il sera également indispensable pour comprendre le niveau d’atténuation atteint et encourager l’ambition. À ce titre, un tel cadre est dans l’intérêt de tous.

6.

Le CdR salue la position de la CE visant à inclure l’adaptation comme pilier de l’accord (avec la réduction des gaz à effet de serre et les financements). Il est essentiel de reconnaître le lien clair entre l’augmentation de la température et l’accroissement des besoins d’adaptation.

Le CdR se félicite aussi qu’à terme le Fonds vert pour le climat ait décidé d’allouer ses financements à parts égales entre l’atténuation du changement climatique et l’adaptation. Il recommande à la CE d’utiliser l’initiative Mayors Adapt, lancée en 2014 dans le cadre de la stratégie européenne sur l’adaptation au changement climatique, comme bonne pratique et exemple à suivre possible par les partenaires internationaux pour améliorer la résilience des territoires.

Les pays en développement, et en particulier les pays les moins avancés et les petits États insulaires, sont les plus vulnérables face aux impacts des changements climatiques: le nouvel accord climatique doit permettre de prendre en compte leurs besoins d’adaptation;

7.

Le CdR recommande également à l’Union européenne d’accroître dès maintenant ses efforts de lutte contre les changements climatiques (sans attendre l’entrée en vigueur de l’accord de Paris en 2020) en:

—

renforçant de manière significative le prix du carbone en Europe, pour qu’il atteigne un niveau crédible permettant de réorienter les investissements publics et privés. Au-delà de l’adoption de la réserve de stabilité sur l’EU-ETS (3), la réforme structurelle post-2020 de cet outil devra limiter durablement le surplus de quotas de CO2 et accroître le produit de la vente de quotas pour les États.

L’Union européenne devra soutenir l’affectation de la totalité des revenus de l’EU-ETS à la transition énergétique et à la lutte mondiale contre le changement climatique, dont 50 % au moins au Fonds vert pour le climat;

—

ayant recours à grande échelle aux sources d’énergie renouvelables et à l’efficacité énergétique;

—

réduisant rapidement ses soutiens publics et subventions aux combustibles fossiles, principaux responsables des changements climatiques (que ce soit pour l’exploration de nouvelles réserves, pour la production ou pour la consommation);

—

soutenant l’action concrète territoriale et la mobilisation des acteurs;

—

favorisant les marchés publics «verts», soit l’achat de produits et de services qui soient plus efficaces sur le plan énergétique;

Les régions et les villes, leviers de réussite des objectifs climatiques

8.

Les villes et régions ont un rôle clé dans l’atteinte et le renforcement des objectifs climatiques des pays. Parce que ce sont elles qui agissent sur la mobilité et les transports, sur l’aménagement urbain et le bâti, sur l’énergie et les infrastructures vertes, elles sont des acteurs incontournables participant aux efforts mondiaux pour réduire les gaz à effet de serre et accroître la résilience face aux impacts des changements climatiques.

9.

Le CdR se réjouit de constater que le nouveau régime climatique promet de mettre davantage l’accent sur la réalisation effective des engagements pris dans le protocole de Paris. Le rôle des villes et des régions est mis en avant par la CE et de nombreux autres acteurs dans les négociations de l’ONU (4) sur le climat. Ceux-ci préconisent la reconnaissance par le nouvel accord de l’action des villes et des régions, sans laquelle les États ne pourront pas tenir leurs engagements. La crédibilité des engagements pris par les parties dépendra de l’engagement fort et réel des villes et des régions, ainsi que de l’industrie ou des investisseurs.

10.

Une mise en avant de la convention des maires, ainsi qu’une extension jusqu’à 2030 et 2050, est nécessaire afin d’amplifier la dynamique des 6 500 villes et régions européennes signataires et engagées à dépasser les objectifs européens de baisse des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020.

Le CdR soutient l’élargissement de la démarche de la convention des maires au niveau mondial et demande à la CE de fournir les moyens nécessaires à une telle dynamique, respectueuse des réalités territoriales. Cet élargissement doit être fait en coordination avec les autres initiatives internationales et nationales portées par les réseaux de collectivités comme le Compact of Mayors et dans le respect desdites initiatives. En parallèle, il s’agit aussi de ne pas marginaliser les villes qui auraient décidé d’agir sur le front du climat sans faire partie de la convention.

11.

Le CdR appelle la CE à se mobiliser en faveur de la prise en compte, dans le cadre du nouvel accord, des efforts quantifiables et mesurables des villes et des régions dans les contributions nationales (sur la baisse des gaz à effet de serre, les économies d’énergie et les énergies renouvelables). La CE peut notamment s’appuyer sur le travail du Compact of States and Regions, de la convention des maires et du Compact of Mayors, qui contiennent tous des engagements clairs, précis et transparents de villes et de régions en Europe et à travers le monde.

Le CdR estime qu’il est nécessaire de mettre en place des conditions adéquates — régulation et mécanismes financiers — pour permettre une action optimisée des villes et des régions.

12.

Le CdR rappelle la nécessité d’une politique volontaire et innovante d’investissement tournée vers les territoires dans les projets durables — notamment dans le domaine de l’énergie et de l’adaptation —, celle d’inclure les villes et régions dans les processus d’octroi de financements et la prise en compte des projets à plus petites échelles dans le cadre du plan Juncker. Il recommande d’étudier l’idée de décompter l’investissement climat du calcul de l’endettement «Maastricht».

13.

Le CdR recommande un accès facilité pour les villes et régions aux principaux fonds mondiaux pour le climat: le Fonds vert pour le climat, le Fonds pour l’environnement mondial et le Fonds pour l’adaptation.

En particulier, un accès direct par les autorités locales et régionales des pays en développement les plus vulnérables aux fonds mondiaux pour le climat, notamment le Fonds vert, permettrait une action accélérée de ces acteurs dans une approche commune «climat et objectifs du millénaire pour le développement».

14.

Le CdR propose une gouvernance climatique mondiale qui formalise le travail des villes et des régions, et se base sur les principes de gouvernance multiniveaux:

—

il rappelle la volonté des autorités locales et régionales de voir insérer dans le texte de l’accord un paragraphe sur leur rôle incontournable face à l’enjeu climatique et de formaliser leur rôle dans le processus de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), afin de pouvoir maximiser leur potentiel d’action sur le climat;

—

il demande notamment à ce que, durant les COP, soient organisés de manière systématique une journée dédiée aux autorités locales ainsi qu’un espace dédié aux gouvernements locaux par le secrétariat de la CCNUCC et le pays hôte, comme c’est le cas cette année pour la COP21;

—

il demande par ailleurs la mise en place d’un dialogue structuré pendant le cycle des négociations et pas seulement durant les conférences internationales de fin d’année. La CE pourrait montrer l’exemple en systématisant un dialogue avec le CdR, plusieurs fois par an, avant et pendant les conférences organisées par la CCNUCC (COP et conférences préparatoires à Bonn, en Allemagne).

15.

Le CdR se félicite de l’organisation du sommet mondial «Climat et territoires» à Lyon les 1er et 2 juillet prochains, ainsi que du sommet mondial des gouvernements locaux pour le climat à Paris les 4 et 7 décembre, et entend y participer. Ces événements constituent une occasion pour tous les acteurs non étatiques de travailler ensemble en amont et pendant la COP21, et de réitérer leur rôle essentiel en annonçant des engagements forts pour catalyser l’action climatique mondiale, notamment celle des États.

16.

Le CdR recommande enfin à l’Union européenne de soutenir la mise en place d’une décision de la COP instaurant un programme de travail sur l’action des villes et régions pour le climat, définissant un modus operandi entre les autorités locales et régionales, d’une part, et les États, d’autre part. On peut prendre l’exemple de la convention sur la diversité biologique (CBD), qui a adopté en 2010 un «plan d’action pour les villes et les régions» (5). Un tel plan serait une application souple du principe de gouvernance multiniveaux à l’échelle internationale.

L’engagement de tous les acteurs: une nécessité pour le succès de la COP21 et la lutte mondiale contre le dérèglement climatique

17.

Le GIEC et le programme des Nations unies pour l’environnement nous disent clairement que, pour pouvoir contenir le réchauffement en deçà de 2 oC d’ici la fin du siècle, il faut que tous les acteurs accélèrent leurs actions de réduction d’émissions dès à présent, à commencer par ceux des pays principalement responsables des changements climatiques.

La nouvelle politique climatique doit s’appuyer sur une large adhésion de l’ensemble des parties prenantes et être mise en œuvre selon une approche ascendante. Les villes et régions jouent à ce titre un rôle essentiel d’information, de pédagogie et de fédérateur des initiatives des acteurs.

18.

En tenant compte des discussions actuelles sur l’«Agenda de l’action» proposé par les coprésidences française et péruvienne de la COP afin de renforcer l’action climatique de tous les acteurs, le CdR réaffirme son souhait de voir les villes et régions participer à cet agenda. Le CdR:

—

invite les régions et villes d’Europe à poursuivre et à amplifier leurs engagements sur des objectifs quantifiables portant sur la réduction des gaz à effet de serre, les transports propres, le développement des énergies renouvelables ou les économies d’énergie pour amplifier la dynamique autour de l’accord de Paris. Il les invite à rejoindre la convention des Maires, les initiatives Compact of Mayors et Compact of States and Regions ainsi qu’à participer aux grands rendez-vous de Lyon ou de Paris pour témoigner et afficher leur détermination;

—

invite les régions et villes à continuer de mutualiser leurs bonnes pratiques intra-européennes, mais aussi Nord-Sud, notamment via la plate-forme NAZCA (6), Compact of Mayors, Compact of States and Regions;

—

a conscience que la crédibilité des engagements pris dépend des critères de sélection des projets et initiatives, de leur transparence et de la rigueur des méthodes et du sérieux de leur évaluation. La convention des Maires est une référence en la matière et pourrait inspirer les autres initiatives en cours et à venir pour garantir un système MRV (7) (Monitoring, reporting and review) solide. À ce titre, le CdR demande à l’UE de jouer un rôle de mise en cohérence et d’harmonisation de celles-ci à l’échelle européenne, voire au-delà;

—

invite également les villes et les régions d’Europe à utiliser le levier de leurs coopérations internationales décentralisées pour appuyer la transition énergétique et la résilience dans les pays tiers, et notamment les pays pauvres et vulnérables. Ces relations privilégiées entre régions et villes du monde entier peuvent être utilisées pour une diplomatie climatique à toutes les échelles.

19.

Dans cet esprit de mobilisation collective, le CdR entend délivrer des messages convergents avec le Comité économique et social européen montrant que les régions et les villes sont mobilisées pour la COP21 avec la société civile et les entreprises.

20.

Le réchauffement climatique représente un des plus gros défis de l’humanité pour le développement durable, la santé et l’économie mondiale. La conférence de Paris est non pas une fin en soi, mais le coup d’envoi d’un processus dynamique et évolutif qui permettra à la communauté internationale de corriger le tir pour se remettre dans la trajectoire visant à maintenir la hausse des températures en-dessous de 2 °C. Un nouvel accord mondial sur le climat à Paris est un impératif; rendre possible et renforcer la dynamique des acteurs l’est tout autant pour s’assurer collectivement d’une réponse à la hauteur des enjeux.

Bruxelles, le 14 octobre 2015.

Le Président du Comité européen des régions

Markku MARKKULA


(1) Avis CdR 2691/2014 sur un «Cadre stratégique en matière de climat et d’énergie pour la période de 2020 à 2030», Annabelle Jaeger (FR/PSE); avis CdR 5810/2013 sur le «Livre vert — Un cadre pour les politiques en matière de climat et d’énergie à l’horizon 2030», Sirpa Hertell (FI/PPE); résolution CdR 5883/2013 sur la «19e Conférence des Parties (CdP) à la CCNUCC — Faire progresser l’action de la communauté internationale en matière de changement climatique»; avis CdR 3752/2013 sur la «Stratégie de l’UE relative à l’adaptation au changement climatique», Neil Swannick (UK/PSE).

(2) Avis CdR 2691/2014 sur un «Cadre stratégique en matière de climat et d’énergie pour la période de 2020 à 2030», Annabelle Jaeger (FR/PES).

(3) Système communautaire d’échange de quotas d’émission (European Union Emission Trading Scheme — EU-ETS).

(4) Organisation des Nations unies.

(5) Décision CBD COP10: X/22, «Plan d’action sur les gouvernements sous-nationaux, les villes et autres autorités locales pour la diversité biologique» (https://www.cbd.int/decision/cop/default.shtml?id=12288).

(6) Plate-forme des acteurs non étatiques pour l’action sur le climat (Non-State Actor Zone for Climate Action — NAZCA).

(7) Surveillance, déclaration et vérification des émissions de gaz à effet de serre (Monitoring, reporting and review — MRV).


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