| CELEX | 52015IR1693 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 14 octobre 2015 |
| 17.12.2015 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 423/58 |
Avis du Comité européen des régions — Développer le potentiel de l’énergie océanique
(2015/C 423/11)
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RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS
Importance de l’énergie océanique
| 1. | souligne l’importante contribution que l’énergie océanique apporte en vue de répondre aux futurs besoins énergétiques non seulement au sein de l’Union européenne mais également dans une perspective mondiale; se félicite qu’elle fasse partie des cinq secteurs prioritaires de la stratégie européenne pour la croissance bleue et escompte que l’Union européenne a la capacité de devenir un acteur important dans le domaine de l’énergie océanique; |
| 2. | fait observer que l’énergie océanique, qui constitue une source d’énergie renouvelable fiable et prévisible, a le potentiel:
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| 3. | souligne que, étant donné la grande diversité que l’énergie océanique présente sur le plan des techniques, il s’ensuit que son développement doit s’effectuer sur tout un éventail de plans différents et dans plusieurs environnements. Grâce aux nombreuses zones côtières dont elle est dotée, l’Union européenne peut réussir à être un protagoniste mondial en la matière; |
| 4. | fait valoir que, selon les estimations fournies par la feuille de route sur l’énergie océanique européenne pour la période 2010-2050:
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| 5. | reconnaît que l’océan Atlantique présente le potentiel le plus élevé d’énergie océanique dans l’Union européenne; souligne toutefois que les autres mers et bassins hydriques de l’Union pourraient apporter une contribution importante, notamment la mer du Nord, la mer Baltique, la Manche et la Méditerranée; |
| 6. | reconnaît le potentiel que revêt l’énergie océanique propre pour les nombreuses îles de l’Union européenne; l’exploitation de cette énergie pourrait contribuer à assurer l’autonomie énergétique des îles et des régions maritimes périphériques, y compris les régions ultrapériphériques (3), tout en offrant un potentiel considérable sur le plan du développement économique et social grâce à la création d’emplois locaux dans ces communautés, et notamment des possibilités pour les nombreux ports de petite et de moyenne taille présents dans l’Union européenne; |
| 7. | souligne que le développement du secteur de l’énergie océanique revêt un intérêt pour l’ensemble de l’Union européenne: en effet, les possibilités qu’il offre d’investir dans la recherche, la connaissance, les qualifications et le développement, dans la fabrication et l’exportation de composants, dans le développement de chaînes d’approvisionnement, ne se limitent pas aux zones côtières ou insulaires; |
| 8. | souligne qu’il importe d’adopter une approche globale en matière d’énergie renouvelable en mer. En effet, l’énergie océanique partage un certain nombre de défis communs avec les autres sources d’énergie en mer, par exemple les problèmes d’accès au réseau, de connectivité et de développement des compétences; |
| 9. | fait observer qu’il existe différents types d’énergie océanique: énergie marémotrice (par exemple les lagons à marée), énergie hydrolienne, énergie houlomotrice, énergie osmotique et conversion de l’énergie thermique des océans (CETO) (4); |
| 10. | note que les technologies liées à ces diverses formes d’énergie océanique présentent différents niveaux de maturité et qu’elles se trouvent toutes, à l’exception de l’énergie marémotrice, en phase de recherche et développement; il s’agit principalement de projets pilotes à petite échelle, et non d’installations fonctionnant à une échelle commerciale, aucun consensus ne prévalant encore quant aux équipements technologiques à privilégier; |
| 11. | souligne cependant que les convertisseurs de flux des marées et d’énergie houlomotrice suscitent un intérêt commercial croissant et sont susceptibles de jouer un rôle de plus en plus important à moyen et à long terme, dans la mesure où ils peuvent produire de l’énergie dans des lieux très variés. |
L’Union européenne et ses régions à la pointe… mais pour combien de temps?
| 12. | note que l’Union européenne se trouve actuellement à la pointe du développement du secteur sur le plan mondial: une multitude d’activités de démonstration et de recherche à petite échelle y ont été mises en route, plus de 500 entreprises sont actives dans le secteur de l’énergie océanique, et l’Union européenne compte pour plus de 50 % de l’activité de l’énergie houlomotrice à l’échelle mondiale; certains projets sont également parvenus à boucler leur montage financier (5); |
| 13. | reconnaît que dans de nombreux cas, la dynamique en faveur du développement de l’énergie océanique et marine est insufflée par le niveau infranational, à savoir par exemple les Cornouailles, la Bretagne, l’Aquitaine, les Pays de la Loire, la Basse-Normandie, le Pays basque, la Cantabrie, la Galice, l’Écosse, le pays de Galles, la Flandre et la région Västra Götaland, entre autres régions; |
| 14. | fait toutefois observer que, malgré un intérêt des industriels et un engagement de plusieurs multinationales et entreprises du secteur de l’énergie dans des activités de recherche et développement, le volume des investissements n’a pas atteint le même niveau que dans les autres secteurs de l’énergie renouvelable et les objectifs de déploiement envisagés pour 2020 n’ont pas été atteints; |
| 15. | reconnaît qu’à défaut de mesures suffisantes, l’Union européenne risque de perdre sa position dominante sur le plan mondial. |
Les défis du développement de l’énergie océanique
| 16. | souligne qu’un certain nombre d’obstacles connexes devront être surmontés pour assurer la croissance du secteur:
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| 17. | fait valoir que, si ces défis doivent être abordés collectivement, ce sont surtout les défis technologiques et financiers qui sont particulièrement pressants; en effet, sans validation de principe et sans technologie fiable, ce secteur économique aura des difficultés à réaliser des avancées et à démontrer qu’il est viable; |
| 18. | se dit préoccupé par le fait que les investissements à grande échelle font face à un obstacle majeur, à savoir que la technologie de l’énergie océanique se trouve pour une grande part dans sa phase liminaire, et que parallèlement les processus de test dans l’océan ou en mer présentent des coûts élevés, surtout lorsque les conditions sont difficiles et peu prévisibles, ce qui freine les avancées dans le développement technologique; ce problème concerne tout particulièrement les investisseurs privés, la validation de principe et le caractère modulable des technologies étant deux facteurs clés pour l’accès au financement et la réduction des coûts unitaires; |
| 19. | rappelle l’importance des aspects environnementaux exposés dans la directive-cadre «Stratégie pour le milieu marin» et son récent avis sur ce sujet (6); est favorable à la poursuite des activités de recherche et d’innovation afin de mettre en place des solutions durables en matière d’énergie océanique, s’agissant des activités d’essai et de déploiement, dès lors que l’introduction d’énergie dans les mers (bruit, lumière, chaleur, rayonnements) a une incidence sur le milieu et les écosystèmes marins; |
| 20. | invite à tirer des enseignements du secteur de l’éolien et de l’éolien en mer, notamment pour que les entreprises et les instituts de recherche collaborent afin d’éviter la duplication des efforts et des financements; invite aussi à promouvoir la normalisation au sein de ce secteur d’activité, car elle est nécessaire au renforcement de la compétitivité en matière de coûts. |
Actions au niveau de l’Union européenne et renforcement de la coordination/coopération
| 21. | affirme que, compte tenu de l’ampleur des investissements nécessaires pour réaliser le potentiel qu’offre le secteur de l’énergie océanique, il est essentiel de déployer des actions coordonnées entre les différents niveaux de gouvernance au sein de l’Union européenne; invite la Commission européenne à organiser une conférence avec la Banque européenne d’investissement, le Parlement européen, les États membres, les collectivités locales et régionales (CLR), les instituts de recherche et les universités, les ONG, le secteur émergent, et les investisseurs potentiels; |
| 22. | se félicite de l’initiative de la Commission européenne de créer un forum sur l’énergie océanique, chargé de la publication d’une feuille de route pour l’énergie océanique afin d’orienter le développement de ce secteur; entend garantir, par le présent avis, que ladite feuille de route prendra dûment en considération la forte dimension locale et régionale que revêt le développement de cette industrie émergente; |
| 23. | demande à la Commission européenne de convertir le forum sur l’énergie océanique en une plateforme industrielle qui permettra de progresser sur la voie de la mise en œuvre des actions clés définies dans la feuille de route pour l’énergie océanique; |
| 24. | demande que soient mis en place au niveau de l’Union européenne, sous la forme d’une déclaration d’intention claire, des objectifs en matière d’énergie océanique, afin de donner aux investisseurs la sécurité nécessaire pour qu’ils s’engagent sur le long terme; |
| 25. | souligne qu’il est nécessaire d’adopter une approche cohérente pour toutes les activités ayant trait aux mers et aux océans; fait valoir que le développement du secteur de l’énergie océanique pourrait servir de tremplin à la création d’une politique industrielle maritime pour l’Union européenne; |
| 26. | se félicite que l’Irlande et le Portugal aient mis en place des stratégies nationales pour l’énergie marine et océanique; se réjouit que huit États membres de l’Union européenne (l’Irlande, l’Espagne, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Finlande et le Royaume-Uni) aient inclus l’énergie océanique dans leur plan d’action national en matière d’énergies renouvelables et que d’autres États membres tels que le Danemark et la Suède aient adopté des initiatives en ce sens; |
| 27. | invite les États membres à donner une impulsion stratégique et politique au développement de ce secteur, en apportant un soutien accru aux projets de recherche et de démonstration sur leur territoire; souligne par ailleurs qu’il importe que les États membres fournissent des cadres réglementaires stables et des régimes de subvention d’un bon rapport coût-efficacité afin que les sources d’énergie renouvelables attirent les investisseurs ayant des objectifs de long terme; |
| 28. | réitère son appel en faveur de la création d’une communauté de la connaissance et de l’innovation pour l’économie bleue (7), étant donné que le développement des compétences et le transfert des idées issues de la recherche marine vers le secteur privé auront un rôle crucial à jouer dans le développement de l’énergie océanique; |
| 29. | insiste sur la nécessité de tirer parti des initiatives et des partenariats existants qui ont été couronnés de succès (8), d’utiliser à plein les connaissances acquises dans le cadre du plan stratégique européen pour les technologies énergétiques (plan SET) et de son pilier pour la recherche, l’alliance européenne de la recherche dans le domaine de l’énergie (EERA); il s’agit notamment de faire participer les acteurs du plan SET et des initiatives Villes intelligentes et Horizon 2020 à la mise en place d’une stratégie énergétique locale et régionale; |
| 30. | se félicite, dès lors, de l’inclusion de deux appels distincts concernant le secteur de l’énergie océanique dans les volets «croissance bleue» et «énergie à faible intensité de carbone (LCE)» du programme de travail d’Horizon 2020 pour la période 2016-2017, à savoir LCE 15 «Scaling up in the ocean energy sector to arrays» (développement de structures multiples dans le secteur de l’énergie océanique) et LCE 16 «2nd generation of design tools for ocean energy devices and arrays development and deployment» (outils de conception de 2e génération pour le développement et le déploiement de dispositifs et de structures multiples dans le domaine de l’énergie océanique); |
| 31. | souligne la nécessité de développer la formation professionnelle en faveur des compétences nécessaires pour l’installation et l’entretien des centrales d’énergie océanique qui dépendent pour l’instant des compagnies pétrolières et gazières, et d’encourager les différents secteurs à partager leurs connaissances et à apprendre les uns des autres. |
Aides d’État
| 32. | se félicite que la possibilité d’utiliser des aides d’État ait été accordée, en avril 2015, à un programme portugais qui soutient des projets de démonstration (50 MW de capacité installée) de production d’énergie renouvelable à partir de l’océan (énergie houlomotrice, énergie marémotrice) et des technologies de production d’énergie éolienne en mer innovantes; |
| 33. | fait observer que de nombreuses parties prenantes considèrent que les «Lignes directrices en matière d’aides d’État pour la protection de l’environnement et l’énergie» adoptées en 2014 ont la souplesse requise pour soutenir les projets de démonstration dans ce domaine; |
| 34. | appelle à faire réaliser une analyse technique complémentaire par des experts en matière d’aides d’État, en collaboration avec le forum sur l’énergie océanique, afin de s’assurer que le régime des aides d’État tient compte des problèmes spécifiques auxquels est confronté ce secteur et qu’il permettra de réaliser des investissements publics majeurs, par exemple dans l’infrastructure de réseau et dans des projets de grande envergure qui se trouvent en phase pilote, avant le stade de la commercialisation. |
Une macrorégion atlantique
| 35. | demande que les futurs programmes de financement de l’Union européenne qui soutiennent la coopération territoriale, et notamment le programme transnational de l’espace atlantique, soient recentrés sur le développement de l’énergie océanique; |
| 36. | recommande d’envisager sérieusement la mise en place d’une macrorégion atlantique qui serait centrée sur le développement de l’énergie océanique; une telle approche fournirait un axe de coopération clair aux cinq États membres et aux nations/régions de cette zone, et conduirait éventuellement à la création d’une stratégie industrielle maritime cohérente pour la macrorégion atlantique, centrée sur les énergies renouvelables et la connectivité; |
| 37. | recommande que des stratégies/technologies appropriées et adaptées soient élaborées pour l’ensemble des différents bassins maritimes, en tirant parti des expériences existantes et du développement de technologies de pointe pour les régions dont le potentiel en énergie marine est inférieur/différent; |
| 38. | accueille favorablement la communication de la Commission C(2015) 6317 «Towards an Integrated Strategic Energy Technology (SET) Plan» [Vers un plan stratégique intégré pour les technologies énergétiques (plan SET)] et, en particulier, les références au renforcement de la coopération régionale en matière d’énergie océanique sur le littoral atlantique, afin de contribuer à réduire davantage les coûts dans ce domaine. |
Répondre aux défis financiers
| 39. | fait valoir qu’un soutien significatif du secteur public, notamment par le biais de partenariats public-privé novateurs, est essentiel pour le développement de l’énergie océanique; |
| 40. | reconnaît que les mécanismes de soutien de la BEI qui existent actuellement (9) jouent un rôle essentiel; insiste toutefois sur le fait qu’il serait souhaitable, au niveau de l’Union européenne, de disposer d’instruments nouveaux et novateurs aptes à créer un environnement plus favorable pour soutenir les investissements dans des technologies énergétiques innovantes présentant plus de risques, et particulièrement dans celles touchant au déploiement des technologies liées à l’énergie océanique; |
| 41. | se félicite par conséquent du lancement, en juin 2015, des nouveaux projets de démonstration InnovFin dans le domaine de l’énergie par la BEI et la Commission européenne et invite les États membres et les collectivités locales et régionales à encourager l’utilisation de ce nouveau mécanisme pour soutenir les projets d’énergie océanique; |
| 42. | souligne qu’il importe d’investir dans les interconnexions, en particulier entre les États membres et leurs régions, en mettant à niveau les infrastructures de transmission de sorte à renforcer leur capacité à absorber la production d’électricité renouvelable, en investissant dans les réseaux de distribution, en étendant les réseaux jusqu’aux régions reculées ainsi qu’en élaborant et en mettant en œuvre des solutions fondées sur des réseaux intelligents; |
| 43. | invite la BEI et la Commission européenne à donner la priorité à l’utilisation du nouveau Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) pour soutenir les investissements dans le secteur de l’énergie océanique, notamment en examinant de quelle façon ce fonds peut être utilisé pour soutenir le développement du réseau et la connectivité; |
| 44. | se félicite que de nombreuses stratégies de spécialisation intelligente portent un intérêt accru aux énergies renouvelables marines; accueille favorablement le lancement de la plateforme européenne de spécialisation intelligente sur l’énergie et souligne qu’il importe de garantir qu’elle viendra compléter les travaux du forum sur l’énergie océanique; |
| 45. | se félicite qu’un des programmes opérationnels régionaux accorde la priorité aux investissements dans l’énergie marine; |
| 46. | souligne qu’il importe de renforcer les liens entre la politique énergétique et la politique de cohésion de l’Union européenne; demande à la Commission européenne de fournir des précisions sur la priorité accordée à l’énergie océanique dans les programmes opérationnels régionaux relatifs aux Fonds ESI pour la période 2014-2020 et de fournir une analyse pour savoir quelles régions donnent la priorité à l’énergie océanique dans leurs stratégies de spécialisation intelligente; |
| 47. | se félicite que le Conseil européen ait pris la décision, en octobre 2014, de renouveler l’initiative NER 300, et fait remarquer que les projets à petite échelle y seront dorénavant également éligibles (10); |
| 48. | appelle à fixer, dans le cadre du nouveau régime, des prix qui soient stables et plus élevés pour les émissions de CO2 et à augmenter les crédits pour le financement de projets (novateurs) liés aux énergies renouvelables; |
| 49. | accueille favorablement des projets tels que le projet ERA-NET sur l’énergie océanique, qui vise à coordonner les activités entre les agences des États membres et des régions afin de soutenir la recherche et l’innovation dans le secteur, et se réjouit à la perspective de voir une multitude de projets ayant trait à l’énergie océanique bénéficier d’aides au titre d’Horizon 2020 et d’autres programmes tels qu’Erasmus+; |
| 50. | réitère son appel à donner davantage de priorité politique à la création de synergies entre les budgets de l’Union européenne, des États membres et des entités infranationales (collectivités locales et régionales) (11) pour soutenir les investissements revêtant une importance extrême pour l’Europe, par exemple dans l’énergie océanique. |
Questions touchant à l’environnement et aux autorisations
| 51. | affirme que l’énergie océanique peut être développée de manière à renforcer l’environnement naturel; |
| 52. | souligne qu’il importe de garantir la participation des autorités régionales, des organisations de défense de l’environnement et d’autres ONG au forum sur l’énergie océanique et à d’autres initiatives stratégiques au niveau de l’Union européenne; invite les États membres, les collectivités locales et régionales et les entreprises du secteur à travailler en étroite collaboration avec ces organismes, afin de s’assurer que ce nouveau secteur soit mis en place de manière durable, en réduisant au minimum les incidences sur l’environnement; |
| 53. | souligne le rôle excessivement important que joue la planification de l’espace maritime pour appuyer le développement du secteur de l’énergie océanique (et marine), car elle fournit un mécanisme qui rassemble les différents utilisateurs de la mer/de l’océan (secteur énergétique, transport maritime, aquaculture, pêche, activités récréatives et conservation de la nature) pour les faire dialoguer, échanger des informations et prendre des décisions coordonnées concernant l’utilisation des espaces maritimes (ce qui contribue à éviter les conflits entre secteurs), développer des synergies et réduire les incidences négatives sur les écosystèmes; demande instamment aux États membres et aux collectivités territoriales participant à la préparation de la planification de l’espace maritime d’utiliser ce processus pour planifier également le développement de l’énergie océanique; |
| 54. | insiste sur l’importance de simplifier les procédures administratives en matière d’autorisation et de planification au niveau national et à celui des collectivités territoriales, et attire l’attention sur les bonnes pratiques que l’Écosse est reconnue avoir développées à cet égard: en effet, elle a mis en place des programmes de planification maritime sectorielle, de recherche environnementale et de suivi stratégique, ainsi qu’un guichet unique pour les autorisations et des orientations en la matière; |
| 55. | souligne l’importance de l’accès aux données et du partage des informations, afin d’éviter les doubles emplois et de réduire les coûts des opérations de démarrage, mais aussi dans l’intérêt du grand public, qui gagne à comprendre l’environnement marin et les incidences potentielles que ces évolutions ont sur l’écosystème marin; |
| 56. | souligne qu’il importe de comprendre le milieu marin et l’écologie marine, d’assurer leur surveillance et de poursuivre les recherches à leur sujet, afin de construire un ensemble de données plus complet que celui qui existe actuellement, notamment en réalisant des études d’impact environnemental qui soient exhaustives, en utilisant une approche basée sur les écosystèmes pour tenir compte de la biodiversité que recèlent ces régions et quantifier les effets potentiels des dispositifs présents sur le milieu marin. |
Sensibilisation et communication
| 57. | estime que, pour susciter l’adhésion des citoyens de l’Union européenne et toucher tant leur cœur que leur esprit, il convient de considérer comme une priorité essentielle la diffusion d’informations sur les avantages et le potentiel de l’énergie océanique; |
| 58. | souligne l’importance du dialogue et de la communication avec toutes les parties intéressées, y compris les pêcheurs, le secteur de l’aquaculture et les autres utilisateurs de l’espace marin/maritime; |
| 59. | souligne le rôle que la Commission européenne et le Comité des régions peuvent jouer dans la sensibilisation à l’énergie océanique, par exemple dans le cadre de la semaine européenne de l’énergie durable, des Open Days, de la semaine européenne des villes et des régions ou du Pacte des maires, et éventuellement par la mise en place de nouveaux dispositifs. |
Bruxelles, le 14 octobre 2015.
Le Président du Comité européen des régions
Markku MARKKULA
(1) JO C 62 du 2.3.2013, p. 47. Voir par exemple le projet de lagune à marée dans la baie de Swansea: Tidal Lagoon Swansea Bay.
(2) Projet SI Ocean.
(3) Voir cette démonstration de convertisseurs d’énergie océanique, par exemple dans les îles Canaries, à La Réunion et en Martinique: Ocean energy converters demonstration.
(4) Source: Ocean Energy Europe.
(5) Par exemple, le projet MeyGen.
(6) ENVE-VI-001.
(7) JO C 19 du 21.1.2015, p. 24.
(8) Programmes conjoints, JPI Oceans («Des mers et des océans sains et productifs»), SI Oceans, SEAS-era et ERA-NET sur l’énergie océanique.
(9) Programmes conjoints de la BEI et des institutions de l’Union européenne: Fonds européen 2020 pour l’énergie, le changement climatique et les infrastructures, Fonds mondial pour la promotion de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, Fonds européen pour l’efficacité énergétique, plan stratégique européen pour les technologies énergétiques (plan SET).
(10) Le programme NER 300 soutient des projets de démonstration de technologies de captage et de stockage du carbone respectueuses de l’environnement, mais aussi de technologies novatrices liées aux énergies renouvelables.
(11) JO C 62 du 2.3.2013, p. 32.
Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2015 sur le vingtième anniversaire de l'accord de paix de Dayton (2015/2979(RSP))
17/12/2015
Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2015 sur la situation aux Maldives (2015/3017(RSP))
17/12/2015
Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2015 sur la Malaisie (2015/3018(RSP))
17/12/2015
Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2015 sur le rapport annuel de 2014 sur les droits de l'homme et la démocratie dans le monde et sur la politique de l'Union européenne en la matière (2015/2229(INI))
17/12/2015