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AccueilDroit européen52015IR5241
Initiative législative52015IR5241

Avis du Comité européen des régions — Cadre de l’Union européenne pour la collecte de données dans le secteur de la pêche

CELEX52015IR5241
TypeInitiative législative
Datemercredi 10 février 2016

Résumé IA

Cet avis du Comité européen des régions soutient la proposition de révision du cadre de collecte de données dans le secteur de la pêche, en soulignant la nécessité d'une approche harmonisée et décentralisée. Il insiste sur l'importance de l'implication des régions et des autorités locales dans la collecte de données fiables pour une gestion durable des pêches, tout en appelant à une simplification administrative et à une réduction des charges pour les pêcheurs. Le texte vise à améliorer la qualité des données scientifiques pour la mise en œuvre de la politique commune de la pêche.

Texte intégral

5.4.2016

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 120/40


Avis du Comité européen des régions — Cadre de l’Union européenne pour la collecte de données dans le secteur de la pêche

(2016/C 120/08)

Rapporteur:

M. Olgierd GEBLEWICZ, maréchal de la voïvodie de Poméranie occidentale (PL/PPE)

Document de référence:

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant l’établissement d’un cadre de l’Union pour la collecte, la gestion et l’utilisation de données dans le secteur de la pêche et le soutien aux avis scientifiques sur la politique commune de la pêche (refonte)

[COM(2015) 294 final]

I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENTS

Amendement 1

Considérant 10

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

(10)

Il convient que la définition des «utilisateurs finals» soit alignée sur la définition des «utilisateurs finals de données scientifiques» figurant dans le règlement (UE) no 1380/2013 et couvre également les organismes scientifiques intéressés par les aspects environnementaux de la gestion des pêches.

(10)

Il convient que la définition des «utilisateurs finals» soit alignée sur la définition des «utilisateurs finals de données scientifiques» figurant dans le règlement (UE) no 1380/2013 et les recommandations du CSTEP, et couvre également les organismes scientifiques intéressés par les aspects environnementaux de la gestion des pêches.

Exposé des motifs

La définition du terme «utilisateur final» est trop large, en particulier lorsque les utilisateurs finals peuvent définir les exigences en matière de données. Par conséquent, on devrait distinguer deux types d’utilisateurs finals des données: ceux pouvant définir les exigences en matière de données et ceux qui peuvent seulement y avoir accès.

Dans le cadre de sa révision de la carte de collecte de données (DC MAP) [référence: rapport du CSTEP, «Review of DC MAP-(STECF-13-06)», partie 1, p. 6] et son rapport sur la révision du cadre de collecte des données (CCD) [«Report on DCF Revision (STECF-14-07)», partie 4, p. 43 à 45 et p. 106], le CSTEP propose trois types d’utilisateurs finals:

—

type 1: utilisateurs finals principaux pour lesquels le CCD a été conçu, y compris la Commission, tout organe tel que le CIEM et le CSTEP désigné par la Commission pour lui fournir des avis périodiques apportant un soutien direct au processus décisionnel de la PCP et d’autres organes de gestion de la pêche comme les ORGP et la CGPM qui utilisent les données du CDD pour mettre en œuvre leurs politiques de gestion de la pêche,

—

type 2: d’autres organes tels que les conseils consultatifs ou des sous-traitants auxquels la Commission peut demander des conseils ou des analyses qui se fondent sur des données du CCD,

—

type 3: tous les autres organes tels que les ONG, les organisations de pêcheurs et les universités intéressées par les données du CCD pour leur propre usage.

Ces trois types d’utilisateurs finals peuvent accéder aux données, mais ce sont uniquement ceux des types 1 et 2 qui peuvent contribuer aux procédures de définition des besoins en matière de données.

Amendement 2

Considérant 14

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

(14)

Il convient que les exigences en matière de données se rapportant à des politiques du secteur de la pêche qui ne relèvent pas directement du règlement (UE) no 1380/2013, telles que celles ayant trait au règlement (CE) no 1100/2007 et au règlement (CE) no 2347/2002, soient également couvertes par le présent règlement.

(14)

Il convient que les exigences en matière de données se rapportant à des politiques du secteur de la pêche qui ne relèvent pas directement du règlement (UE) no 1380/2013, telles que celles ayant trait au règlement (CE) no 1100/2007 , au règlement (CE) no 812/2004 et au règlement (CE) no 2347/2002, soient également couvertes par le présent règlement.

Exposé des motifs

Par souci de cohérence avec l’article 77, point c), du règlement (UE) no 508/2014.

Amendement 3

Article 4

Établissement des programmes pluriannuels de l’Union

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Article 4

Article 4

Établissement des programmes pluriannuels de l’Union

Établissement des programmes pluriannuels de l’Union

1. La Commission est habilitée à adopter, en conformité avec l’article 23, des actes délégués établissant des programmes pluriannuels de l’Union pour la collecte et la gestion de données biologiques, techniques, environnementales, sociales et économiques concernant le secteur de la pêche.

1. La Commission est habilitée à adopter, en conformité avec l’article 23, des actes délégués établissant des programmes pluriannuels de l’Union pour la collecte et la gestion de données biologiques, techniques, environnementales, sociales et économiques concernant le secteur de la pêche.

2. Les programmes pluriannuels de l’Union sont établis après consultation des groupes de coordination régionale visés à l’article 8, du comité scientifique, technique et économique de la pêche (CSTEP) et de tout autre organisme consultatif scientifique compétent.

2. Les programmes pluriannuels de l’Union sont établis après consultation des groupes de coordination régionale visés à l’article 8, du comité scientifique, technique et économique de la pêche (CSTEP) et de tout autre organisme consultatif scientifique compétent.

3. Lorsqu’elle établit un programme pluriannuel de l’Union, la Commission tient compte:

3. Lorsqu’elle établit un programme pluriannuel de l’Union, la Commission tient compte:

a)

des informations nécessaires aux fins de la gestion de la politique commune de la pêche;

a)

des informations nécessaires et disponibles aux fins de la gestion de la politique commune de la pêche;

b)

de la mesure dans laquelle les données sont nécessaires et pertinentes pour les décisions relatives à la gestion des pêches et à la protection de l’écosystème, y compris les espèces et les habitats vulnérables;

b)

de la mesure dans laquelle les données sont nécessaires et pertinentes pour les décisions relatives à la gestion des pêches et à la protection de l’écosystème, y compris les espèces et les habitats vulnérables,

c)

de la nécessité d’appuyer les analyses d’impact dont les mesures font l’objet;

c)

de la nécessité d’appuyer les analyses d’impact dont les mesures font l’objet;

d)

des coûts et des avantages;

d)

des coûts et des avantages;

e)

des séries chronologiques existantes;

e)

des séries chronologiques existantes;

f)

de la nécessité d’éviter les doubles emplois lors de la collecte des données;

f)

de la nécessité d’éviter les doubles emplois lors de la collecte des données;

g)

des spécificités régionales;

g)

des spécificités régionales;

h)

des obligations internationales de l’Union et de ses États membres.

h)

des obligations internationales de l’Union et de ses États membres.

Exposé des motifs

Afin de limiter les coûts supplémentaires dans la collecte des données et parce que l’ensemble des données par genre et par type fait déjà l’objet d’un traitement, la collecte des données ne pourra créer de nouvelles obligations sans une concertation avec l’ensemble des acteurs.

Amendement 4

Article 6

Plans de travail nationaux

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

1. Sans préjudice de leurs obligations actuelles en matière de collecte de données découlant de la législation de l’Union, les États membres collectent des données dans le cadre d’un programme opérationnel, visé à l’article 18 du règlement (UE) no 508/2014, ainsi que d’un plan de travail établi conformément au programme pluriannuel de l’Union et en application de l’article 21 du règlement (UE) no 508/2014.

1. Sans préjudice de leurs obligations actuelles en matière de collecte de données découlant de la législation de l’Union, les États membres collectent des données dans le cadre d’un programme opérationnel, visé à l’article 18 du règlement (UE) no 508/2014, ainsi que d’un plan de travail établi conformément au programme pluriannuel de l’Union et en application de l’article 21 du règlement (UE) no 508/2014.

2. Les plans de travail des États membres contiennent une description détaillée des éléments suivants:

2. Les plans de travail des États membres contiennent une description détaillée des éléments suivants:

a)

la fréquence à laquelle les données seront collectées;

a)

la fréquence à laquelle les données seront collectées;

b)

la source des données, les procédures et les méthodes selon lesquelles les données seront collectées et traitées pour obtenir les séries de données qui seront fournies aux utilisateurs finals;

b)

la source des données, les procédures et les méthodes selon lesquelles les données seront collectées et traitées pour obtenir les séries de données qui seront fournies aux utilisateurs finals;

c)

le cadre de contrôle et d’assurance de la qualité mis en place afin de faire en sorte que la qualité des données soit suffisante conformément à l’article 13;

c)

le cadre de contrôle et d’assurance de la qualité mis en place afin de faire en sorte que la qualité des données soit suffisante conformément à l’article 13;

d)

les modalités selon lesquelles et le moment auquel les données sont nécessaires;

d)

les modalités selon lesquelles et le moment auquel les données sont nécessaires , tels que définis par les principaux utilisateurs finals ;

e)

les mécanismes de coopération internationale et régionale, y compris les accords bilatéraux et multilatéraux conclus en vue d’atteindre les objectifs du présent règlement, et

e)

les mécanismes de coopération internationale et régionale, y compris les accords bilatéraux et multilatéraux conclus en vue d’atteindre les objectifs du présent règlement, et

f)

la manière dont les obligations internationales de l’Union et de ses États membres ont été prises en compte.

f)

la manière dont les obligations internationales de l’Union et de ses États membres ont été prises en compte.

3. Lors de la préparation de son plan de travail, chaque État membre coordonne ses efforts avec les autres États membres, notamment ceux appartenant à la même région marine, afin de garantir une couverture suffisante et efficace et d’éviter les doubles emplois entre les activités de collecte de données.

3. Lors de la préparation de son plan de travail, chaque État membre coordonne ses efforts et coopère avec les autres États membres, notamment ceux appartenant à la même région marine, afin de garantir une couverture suffisante et efficace et d’éviter les doubles emplois entre les activités de collecte de données.

4. Chaque État membre veille à ce que son plan de travail soit conforme aux recommandations conjointes applicables formulées par les groupes de coordination régionale, lorsque ces recommandations ont été approuvées par la Commission sous la forme d’un plan de travail régional, conformément à l’article 8.

4. Chaque État membre veille à ce que son plan de travail soit conforme aux recommandations conjointes applicables formulées par les groupes de coordination régionale, lorsque ces recommandations ont été approuvées par la Commission sous la forme d’un plan de travail régional, conformément à l’article 8.

Exposé des motifs

Le règlement à l’examen propose que les principaux utilisateurs finals participent à la définition des besoins en matière de données et soient en mesure de lancer les appels de données en cas de besoin. Par conséquent, les principaux utilisateurs finals devraient avoir la possibilité de définir les exigences en matière de données et de lancer des appels de données à tout moment. Il est possible que les besoins en matière de données, le calendrier des appels de données et les délais pour finaliser les données qui seront utilisées par les principaux utilisateurs finals ne soient pas connus au moment où les États membres sont censés établir les plans de travail.

Il importe que les États membres d’une même région non seulement se coordonnent mais aussi coopèrent activement (voir la clause no 46 du règlement de base: «Il convient que les États membres coopèrent les uns avec les autres et avec la Commission aux fins de la coordination des activités de collecte de données»). Cette approche devrait également être compatible avec l’intitulé et le contenu de l’article 8 de la proposition de règlement à l’examen.

Amendement 5

Article 7

Correspondants nationaux

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

1. Chaque État membre désigne un correspondant national et en informe la Commission. Le correspondant national sert de point de contact pour l’échange d’informations entre la Commission et l’État membre en ce qui concerne l’élaboration et la mise en œuvre des plans de travail.

1. Chaque État membre désigne un correspondant national et en informe la Commission. Le correspondant national sert de point de contact pour l’échange d’informations entre la Commission et l’État membre en ce qui concerne l’élaboration et la mise en œuvre des plans de travail et est intégré à toutes les communications en lien avec la carte de collecte de données (DC MAP), y compris celles concernant la transmission de données, la présentation de rapports et les réunions en la matière .

2. Le correspondant national accomplit en outre les tâches suivantes:

2. Le correspondant national accomplit en outre les tâches suivantes:

a)

coordonner la préparation du rapport annuel visé à l’article 10;

a)

coordonner la préparation du rapport annuel visé à l’article 10;

b)

assurer la transmission des informations au sein de l’État membre, et

b)

assurer la transmission des informations au sein de l’État membre;

c)

veiller à ce que les experts compétents assistent aux réunions organisées par la Commission et participent aux groupes de coordination régionale concernés, visés à l’article 8.

c)

veiller à ce que les experts compétents assistent aux réunions organisées par la Commission et participent aux groupes de coordination régionale concernés, visés à l’article 8 , et

d)

garantir, le cas échéant, la consultation des collectivités territoriales des zones littorales qui disposent d’une compétence juridique ou économique en matière de pêche et des collectivités territoriales au sein desquelles la pêche joue un rôle important, et les informer.

3. Si plusieurs organismes d’un État membre participent à la mise en œuvre du plan de travail, le correspondant national est responsable de la coordination de ces travaux.

3. Si plusieurs organismes d’un État membre participent à la mise en œuvre du plan de travail, le correspondant national est responsable de la coordination de ces travaux.

Exposé des motifs

Étant donné que les collectivités locales et régionales ont une bonne connaissance de la pêche et peuvent avoir des compétences juridiques ou économiques en matière de pêche, elles doivent disposer des informations nécessaires sur son fonctionnement. Elles jouent également un rôle très important dans la mise en œuvre du règlement (UE) no 508/2014, qui est l’instrument de mise en œuvre de la PCP.

Amendement 6

Article 8

Coordination et coopération

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

1. Conformément à l’article 25 du règlement (UE) no 1380/2013, les États membres coordonnent leurs actions avec les autres États membres et mettent tout en œuvre pour coordonner leurs actions avec les pays tiers sous la souveraineté ou la juridiction desquels se trouvent des eaux faisant partie de la même région marine. À cette fin, les États membres concernés de chaque région marine mettent en place un groupe de coordination régionale.

1. Conformément à l’article 25 du règlement (UE) no 1380/2013, les États membres coordonnent leurs actions avec les autres États membres et mettent tout en œuvre pour coordonner leurs actions avec les pays tiers sous la souveraineté ou la juridiction desquels se trouvent des eaux faisant partie de la même région marine au sens du CIEM ou de la FAO . À cette fin, les États membres concernés de chaque région marine mettent en place un groupe de coordination régionale.

2. Les groupes de coordination régionale sont composés d’experts des États membres, de la Commission et des utilisateurs finals concernés des données.

2. Les groupes de coordination régionale sont composés d’experts des États membres, de la Commission, des utilisateurs finals concernés des données , ainsi que de représentants des collectivités territoriales littorales qui disposent d’une compétence juridique ou économique en matière de pêche et de représentants des collectivités territoriales au sein desquelles la pêche joue un rôle important .

3. Les groupes de coordination régionale élaborent et adoptent les règles de procédure régissant leurs activités.

3. Les groupes de coordination régionale élaborent et adoptent les règles de procédure régissant leurs activités.

4. Les groupes de coordination régionale se concertent entre eux et avec la Commission sur les questions ayant une incidence sur plusieurs régions.

4. Les groupes de coordination régionale se concertent entre eux et avec la Commission sur les questions ayant une incidence sur plusieurs régions au sens du CIEM ou de la FAO, y compris les eaux européennes situées géographiquement dans les zones Copace .

5. Les groupes de coordination régionale peuvent élaborer des recommandations conjointes sous la forme d’un projet de plan de travail régional définissant les procédures, les méthodes, l’assurance et le contrôle de la qualité à appliquer pour la collecte et le traitement des données visées à l’article 5, paragraphe 2, points a) et b), et à l’article 5, paragraphe 4, ainsi que des stratégies d’échantillonnage coordonnées au niveau régional. Dans ce cadre, les groupes de coordination régionale tiennent compte de l’avis du CSTEP lorsqu’il y a lieu. Ces recommandations sont présentées à la Commission, qui vérifie si le projet de recommandations conjointes est compatible avec les dispositions du présent règlement et avec le programme pluriannuel de l’Union et, dans l’affirmative, approuve le plan de travail régional par voie d’acte d’exécution.

5. Les groupes de coordination régionale peuvent élaborer des recommandations conjointes sous la forme d’un projet de plan de travail régional définissant les procédures, les méthodes, l’assurance et le contrôle de la qualité à appliquer pour la collecte et le traitement des données visées à l’article 5, paragraphe 2, points a) et b), et à l’article 5, paragraphe 4, ainsi que des stratégies d’échantillonnage coordonnées au niveau régional. Dans ce cadre, les groupes de coordination régionale tiennent compte de l’avis du CSTEP lorsqu’il y a lieu. Ces recommandations sont présentées à la Commission, qui vérifie si le projet de recommandations conjointes est compatible avec les dispositions du présent règlement et avec le programme pluriannuel de l’Union et, dans l’affirmative, approuve le plan de travail régional par voie d’acte d’exécution.

6. Lorsque les plans de travail régionaux sont approuvés par la Commission, ils remplacent les parties correspondantes du plan de travail établi par chaque État membre. Les États membres actualisent leurs plans de travail en conséquence.

6. Lorsque les plans de travail régionaux sont approuvés par la Commission, ils remplacent les parties correspondantes du plan de travail établi par chaque État membre. Les États membres actualisent leurs plans de travail en conséquence.

7. La Commission peut adopter des actes d’exécution établissant des règles relatives aux procédures, au format et aux calendriers à respecter pour la présentation et l’approbation des plans de travail régionaux visés au paragraphe 5.

Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 24, paragraphe 2.

7. La Commission peut adopter des actes d’exécution établissant des règles relatives aux procédures, au format et aux calendriers à respecter pour la présentation et l’approbation des plans de travail régionaux visés au paragraphe 5.

Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 24, paragraphe 2.

Exposé des motifs

Étant donné que les collectivités locales et régionales ont une bonne connaissance de la pêche et participent, en vertu de leurs compétences juridiques ou économiques, à la gestion de ce secteur, elles doivent disposer des informations nécessaires sur le fonctionnement du secteur. Elles jouent également un rôle très important dans la mise en œuvre du règlement (UE) no 508/2014, qui est l’instrument de mise en œuvre de la PCP. La référence au CIEM constitue une précision apportée à la notion de «région marine».

La définition des zones marines par le CIEM ne concerne que la zone de l’Atlantique Nord et ne couvre pas la mer Méditerranée ni la mer Noire. Celle de la FAO couvre l’ensemble des océans.

Amendement 7

Article 16

Procédure à suivre pour garantir la disponibilité de données détaillées et de données agrégées

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

1. Les États membres mettent en place des technologies électroniques et des processus adéquats pour garantir une application effective de l’article 25 du règlement (UE) no 1380/2013 et s’abstiennent de toute restriction inutile susceptible de compromettre la diffusion la plus large possible des données détaillées et des données agrégées.

1. Les États membres mettent en place des technologies électroniques et des processus adéquats pour garantir une application effective de l’article 25 du règlement (UE) no 1380/2013 et s’abstiennent de toute restriction inutile susceptible de compromettre la diffusion la plus large possible des données détaillées et des données agrégées.

2. Les États membres mettent en place des garanties appropriées lorsque les données contiennent des informations concertant des personnes physiques identifiées ou identifiables. La Commission est habilitée à adopter, en conformité avec l’article 23, des actes délégués définissant les garanties appropriées à appliquer lors du traitement de ces informations.

2. Les États membres mettent en place des garanties appropriées lorsque les données contiennent des informations concertant des personnes physiques identifiées ou identifiables.

3. Les États membres veillent à ce que les données détaillées et les données agrégées pertinentes soient actualisées et mises à la disposition des utilisateurs finals dans un délai d’un mois à compter de la réception de la demande correspondante. Dans le cas de demandes présentées par d’autres parties intéressées , les États membres veillent à ce que les données soient actualisées et mises à disposition dans un délai de deux mois à compter de la réception de la demande correspondante.

3. Les États membres veillent à ce que les données détaillées et les données agrégées pertinentes soient actualisées et mises à la disposition des utilisateurs finals , tels que définis par le CSTEP, dans un délai d’un mois à compter de la réception de la demande correspondante , lorsque cette demande est déposée conformément à un calendrier annuel prédéfini . Dans le cas de demandes présentées soit par les principaux utilisateurs finals en dehors du calendrier annuel, soit par des parties autres que les principaux utilisateurs finals , les États membres veillent à ce que les données soient actualisées et mises à disposition dans un délai de deux mois à compter de la réception de la demande correspondante.

4. Lorsque des données détaillées sont demandées en vue d’une publication scientifique, les États membres peuvent, afin de protéger les intérêts professionnels des collecteurs de données, exiger que la publication des données n’ait pas lieu avant trois ans à compter de la date à laquelle les données se rapportent. Les États membres informent les utilisateurs finals et la Commission de toute décision de cette nature et des motifs de celle-ci.

4. Lorsque des données détaillées sont demandées en vue d’une publication scientifique, les États membres peuvent, afin de protéger les intérêts professionnels des collecteurs de données, exiger que la publication des données n’ait pas lieu avant trois ans à compter de la date à laquelle les données se rapportent. Les États membres informent les utilisateurs finals et la Commission de toute décision de cette nature et des motifs de celle-ci.

Exposé des motifs

Par souci de cohérence avec la définition des utilisateurs finals. La problématique de la protection des données individuelles est fondamentale. Il y a lieu que les dispositions prises et les garanties apportées ne soient pas seulement examinées par la Commission européenne. Le CSTEP (comité scientifique, technique et économique de la pêche de la Commission européenne) fournit une définition claire de l’utilisateur final.

Amendement 8

Article 17

Systèmes compatibles de stockage et d’échange de données

Texte proposé par la Commission

Amendement du CdR

1. Afin de réduire les coûts et de faciliter l’accès des utilisateurs finals et des autres parties intéressées aux données, les États membres, la Commission, les organismes consultatifs scientifiques et tous les utilisateurs finals concernés coopèrent en vue de mettre au point des systèmes compatibles de stockage et d’échange de données, en tenant compte des dispositions de la directive 2007/2/CE. Ces systèmes facilitent également la diffusion des informations aux autres parties intéressées . Les plans de travail régionaux visés à l’article 8, paragraphe 6, peuvent servir de base à un accord concernant ces systèmes.

1. Afin de réduire les coûts et de faciliter l’accès des utilisateurs finals aux données, les États membres, la Commission, les organismes consultatifs scientifiques et tous les utilisateurs finals concernés coopèrent en vue de mettre au point des systèmes compatibles de stockage et d’échange de données, en tenant compte des dispositions de la directive 2007/2/CE. Ces systèmes facilitent également la diffusion des informations aux parties autres que les principaux utilisateurs finals tels que définis par le CSTEP . Les plans de travail régionaux visés à l’article 8, paragraphe 6, peuvent servir de base à un accord concernant ces systèmes.

2. Des garanties sont mises en place, le cas échéant, lorsque les systèmes de stockage et d’échange de données visés au paragraphe 1 contiennent des informations concernant des personnes physiques identifiées ou identifiables. La Commission est habilitée à adopter, en conformité avec l’article 23, des actes délégués définissant les garanties appropriées à appliquer lors du traitement de ces informations.

2. Des garanties sont mises en place, le cas échéant, lorsque les systèmes de stockage et d’échange de données visés au paragraphe 1 contiennent des informations concernant des personnes physiques identifiées ou identifiables.

3. La Commission est habilitée à adopter des actes d’exécution établissant des règles relatives aux procédures, aux formats, aux codes et aux calendriers à utiliser pour garantir la compatibilité des systèmes de stockage et d’échange de données. Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 24, paragraphe 2.

3. La Commission est habilitée à adopter des actes d’exécution établissant des règles relatives aux procédures, aux formats, aux codes et aux calendriers à utiliser pour garantir la compatibilité des systèmes de stockage et d’échange de données. Ces actes d’exécution sont adoptés conformément à la procédure d’examen visée à l’article 24, paragraphe 2.

Exposé des motifs

Par souci de cohérence avec la définition des utilisateurs finals.

La problématique de la protection des données individuelles est fondamentale. Il y a lieu que les dispositions prises et les garanties apportées ne soient pas seulement examinées par la Commission européenne.

II.

RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS,

1.

se félicite de la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant l’établissement d’un cadre de l’Union pour la collecte, la gestion et l’utilisation de données dans le secteur de la pêche et le soutien aux avis scientifiques sur la politique commune de la pêche (PCP) et la considère comme une pierre angulaire majeure dans la mise en place d’une politique commune de la pêche régionalisée;

2.

estime que la collecte des données est essentielle pour améliorer les connaissances en matière de stocks halieutiques et la gestion à long terme de la pêche. L’amélioration de la collecte des données devrait permettre d’évaluer de manière plus fiable le rendement maximal durable et d’assurer la durabilité à long terme, comme le prescrit le règlement (UE) no 1380/2013 du Conseil;

3.

considère que la proposition est un instrument précieux pour parvenir à une pêche durable d’ici 2020;

4.

note que le déplacement progressif de l’attention vers les incidences de la pêche sur les écosystèmes a renforcé la nécessité de prendre en compte les effets de la pêche sur les écosystèmes, principe établi à l’article 2 de la nouvelle PCP comme l’un des principaux objectifs [règlement (UE) no 1380/2013];

5.

fait observer qu’une collecte de données fiable sur les espèces marines, commerciales et non commerciales, accompagnée d’autres données pertinentes sur l’environnement, se traduira par une évaluation plus précise de l’état des stocks ainsi que des écosystèmes marins et de leur dynamique;

6.

s’interroge sur la réduction de la fréquence de collecte des données qui peut avoir une incidence sur le suivi et la constitution de séries, notamment pour des données pouvant connaître des évolutions rapides et avoir une incidence importante sur les mesures de gestion;

7.

estime que la proposition constitue une étape essentielle pour la mise en œuvre de l’approche écosystémique de la PCP réformée;

8.

propose, en guise de première étape pour l’évaluation de l’incidence de la pêche sur les écosystèmes marins vulnérables, d’analyser les recoupements entre la distribution spatiale de l’effort de pêche et la localisation des habitats marins vulnérables. Une condition préalable est de disposer des cartes des habitats: lorsque ces dernières font défaut, il serait nécessaire de réaliser des études spécifiques financées dans le cadre des mesures de gestion directe. Ensuite, il conviendrait de détailler l’incidence des différents types d’engins de pêche sur les différents types d’habitats;

9.

note le grand potentiel de renforcement de l’interopérabilité avec la directive-cadre «stratégie pour le milieu marin»;

10.

estime que l’utilisation de navires de recherche en tant que plates-formes communes aux fins du cadre pour la collecte des données (CCD) et de la directive-cadre «stratégie pour le milieu marin» est le meilleur moyen de minimiser les coûts opérationnels. Néanmoins, il conviendrait de prévoir une disponibilité suffisante de ressources humaines et d’équipements dans les États membres afin de permettre la réalisation de nouvelles opérations;

11.

partage l’objectif d’une meilleure adéquation entre les données disponibles et les besoins de gestion, mais alerte cependant sur les conséquences que peut avoir l’analyse «coûts/avantages» ou «coût/usage» proposée par la Commission européenne. Pour certaines données, les campagnes de recherche en mer ne sont pas substituables par des méthodologies moins coûteuses;

12.

invite les États membres à effectuer une évaluation de leurs systèmes actuels de collecte des données dans la perspective d’assurer l’interopérabilité. Ces exercices d’évaluation devraient permettre d’examiner la conformité, les protocoles de transmission, la collecte, le traitement, la communication et la qualité des données. Une collecte efficace de données au niveau régional ainsi que la création de bases de données régionales devraient donner lieu à une meilleure intégration des données collectées dans les plans de gestion;

13.

demande à toutes les parties prenantes d’œuvrer, dans la mesure du possible, à la libre disponibilité des données collectées dans un format pouvant être consulté par les utilisateurs concernés, y compris les collectivités locales et régionales. Il est essentiel de fournir davantage d’informations à chaque région et de mieux prendre en compte les besoins de chacune;

14.

constate que les données scientifiques relatives à la pêche sont déjà largement disponibles, mais rarement dans un format pouvant être facilement utilisé par les collectivités locales et régionales faute d’interface appropriée et d’un savoir-faire au niveau local;

15.

souligne l’importance de la collecte de données pour l’analyse qualitative et quantitative de l’économie bleue, compte tenu de la nécessité de recueillir des données afin de combler les lacunes existantes au niveau des connaissances;

16.

souligne l’importance des données socio-économiques pour la pêche et l’aquaculture et émet l’hypothèse que l’harmonisation de ces données puisse à moyen terme contribuer à une plus grande harmonisation et à un renforcement des règles sociales dans ces secteurs;

17.

note toutefois que les financements du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) ne devraient être utilisés que pour la collecte de données effectuée dans le cadre des réglementations de la PCP et du FEAMP;

18.

demande que l’on accorde à la collecte des données et aux avis scientifiques servant les besoins de la PCP des moyens financiers qui reflètent l’ambition des objectifs de cette politique. Si les données sont collectées à d’autres fins que celles de la PCP, alors elles doivent être financées par des canaux différents du FEAMP;

19.

souligne l’importance de la collecte de données socio-économiques pour l’industrie de transformation du poisson. L’origine du poisson transformé est un paramètre important pour comprendre la chaîne de valeur dans les petites communautés vivant de la pêche et la disponibilité de cette information pourrait être très utile dans le cadre de l’approche politique de la pêche artisanale et côtière locale aux niveaux national et européen. La collecte et l’analyse attentive des données socio-économiques telles que l’équilibre hommes-femmes des travailleurs et les types d’emplois pourraient ouvrir de nouvelles perspectives de création d’emplois et de croissance économique dans les zones côtières. On estime que pour chaque euro investi dans la collecte de données, le contrôle et l’application de la règlementation dans l’industrie de la pêche, le rendement potentiel est de 10 EUR;

20.

rappelle que la collecte et la transmission des informations sur l’état de nos mers et océans ne doit créer aucun inconvénient ou charge administrative supplémentaire pour les pouvoirs locaux et régionaux ni pour les opérateurs économiques (1);

21.

se félicite de l’inclusion par la Commission européenne de données socio-économiques relatives à l’aquaculture dans sa proposition. Le Comité estime que l’économie bleue peut contribuer grandement au programme européen pour la croissance et l’emploi, notamment en ce qu’elle crée des emplois de qualité dans des régions structurellement faibles. Améliorer la collecte de données aura également un effet positif sur l’innovation et la concurrence et contribuera à réduire les incertitudes liées aux zones marines (2);

22.

se félicite du fait que le principe de proportionnalité, énoncé à l’article 5 du traité sur l’Union européenne, soit défendu dans la proposition;

23.

salue les efforts considérables déployés par la Commission européenne pour appliquer les principes d’une meilleure réglementation et de simplification dans la proposition;

24.

propose que le législateur établisse une classification des principaux types d’utilisateurs finals par souci de cohérence avec les recommandations du CSTEP:

type 1: utilisateurs finals principaux pour lesquels le CCD a été conçu, y compris la Commission, tout organe tel que le CIEM et le CSTEP désigné par la Commission pour lui fournir des avis périodiques apportant un soutien direct au processus décisionnel de la PCP et d’autres organes de gestion de la pêche comme les ORGP et la CGPM qui utilisent les données du CCD pour mettre en œuvre leurs politiques de gestion de la pêche;

type 2: d’autres organes tels que les conseils consultatifs ou des sous-traitants auxquels la Commission peut demander des conseils ou des analyses qui se fondent sur des données du CCD;

type 3: tous les autres organes tels que les collectivités locales et régionales pour lesquelles la pêche est importante, les ONG, les organisations de pêcheurs et les universités intéressées par les données du CCD pour leur propre usage;

25.

demande que la collecte de données dans le cadre de la PCP englobe également, outre l’inventaire des ressources halieutiques en vue d’assurer le développement durable de la pêche et de l’aquaculture, la collecte de données fiables sur les prédateurs piscivores (tels que les loutres, les cormorans et les hérons cendrés) ainsi que d’autres espèces animales strictement protégées (telles que les castors).

Bruxelles, le 10 février 2016.

Le président du Comité européen des régions

Markku MARKKULA


(1) NAT-V/044

(2) Voir note 1.


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